>Kvestion: Ke koncerne to le auxiliari lingues?
*
Perhaps that concerns the auxiliary languages
more than Babel that was so often mentioned in Auxlang.
Human History is under mysterious shadow
and perhaps Men's first languages were planified languages
elaborated for them but not by them.
*
What is history after all ?
History is facts which become legend in the end;
legends are lies which become history in the end.
(Jean Cocteau)
Best regards,
Jacques
*
On Wed, 2 Aug 2006 15:09:04 +0200, Kjell Rehnström
<
cellus@...>
wrote:
>Den 2006-08-01 23:11:10 skrev Jacques Dehée
<
jean.perdriau@...>:
>
>> - Glozel, petit hameau de la montagne Bourbonnaise, est situé sur
la
>> commune de Ferrières/Sichon dans l'Allier à une vingtaine de
kilomètres
>> au
>> sud-est de Vichy.
>
>Le rest deleti.
>
>Kvestion: Ke koncerne to le auxiliari lingues?
>
>Kjell R, semprim kuriosi.
--- En
linguamundi@yahoogroups.com, Jacques Dehée <jacquesdehe@y...>
escribió:
>
>
> - Glozel, petit hameau de la montagne Bourbonnaise, est situé
sur
> la commune de Ferrières/Sichon dans l'Allier à une vingtaine de
> kilomètres au sud-est de Vichy.
> Le 1er mars 1924, dans le champ Duranthon ( rebaptisé plus tard
le
> champ des morts ), un jeune agriculteur de 17 ans, Emile, et son
> grand-père, Claude Fradin, font une découverte impossible qui
> déclenche l'une des plus violentes controverses archéologiques du
> XXe siècle car elle remet en cause ce que l'on savait sur les
> origines de l'écriture.
> En défrichant un morceau de terrain, l'une des vaches tirant la
> charrue tombe dans un trou, à l'intérieur duquel Emile trouve des
> ossements humains. Avec la découverte de ce tombeau, ils pensent
> avoir mis la main sur un trésor, les premières fouilles se font à
> coups de pelle et de pioche. Ils trouvent divers objets, des
urnes,
> des vases, des haches et des tablettes gravées. Ils brisent les
> urnes mais elles ne contiennent que de la terre, déception, le
trou
> est rebouché et l'avoine est semée.
> Au cours de l'été, la Société d'Emulation du Bourbonnais se
> déplace, recueille des échantillons et les envoie au Dr Capitan
des
> Beaux-Arts.
> A l'époque, le Dr Capitan, l'abbé Breuil et le conservateur du
musée
> des Eyzies, M. Peyroni, composaient le triumvirat incontournable
de
> la préhistoire.
> Entre temps, en 1925, Antonin Morlet, médecin à Vichy, passionné
> d'archéologie, entend parler de la découverte et se rend sur place
> avec son épouse. Fasciné par ce qu'il trouve, il obtient le droit
de
> publication sur les objets qui restent la propriété de M. Emile
> Fradin.
> 13 mois après avoir reçu les premières pièces, le Dr Capitan se
> rend sur place. "Vous avez là un gisement merveilleux..", il
demande
> au Dr Morlet un rapport détaillé.
> Mais au lieu d'envoyer son rapport, le Dr Morlet le publie le 23
> septembre 1925 sous le titre "Nouvelle station néolithique".
Morlet
> est convoqué par Capitan, furieux, "...mettez mon nom à la place
de
> celui d'Emile Fradin..", ( fait rapporté et publié par le chanoine
> Cote, "Glozel, 30 ans après", 1959 ; toutes les
personnes "baignant"
> dans le milieu scientifique savent l'importance d'avoir son nom au
> sein d'une publication ) ; Morlet refuse.
> Puis l'abbé Breuil écrit un article en faveur de Glozel mais sans
> citer le nom du Dr Morlet, qui à son tour s'insurge et accuse
l'abbé
> de vouloir s'approprier la découverte. L'abbé se retournera alors
> lui aussi contre Glozel.
> On est bien loin des argumentations scientifiques !
> Les grands pontes de la préhistoire, tout d'abord très
favorables
> à Glozel, pris de court par cette fabuleuse découverte, se
> retrouvant "hors jeu", prennent alors position contre Glozel.
> D'autant plus qu'à cette même période un éminent épigraphiste,
René
> Dussaud, vient de publier officiellement que l'écriture est née en
> Phénicie, 1 600 ans av. J.C. ( après la mise à jour du sarcophage
du
> roi Ahiram de Byblos, recouvert d'inscriptions ).
> Or le Dr Morlet estime les tablettes gravées à 5 ou 6 000 ans av.
> J.C..
> Les deux découvertes sont contradictoires et cela va déclencher
> une véritable guerre chez les hommes de science. Les glozeliens et
> les anti-glozeliens s'affrontent, Glozel devient l'affaire Dreyfus
> de l'archéologie.
> Et dans cette guerre, tous les coups ( bas ) sont permis,
lettres
> anonymes, injures, etc. ; un jour le Dr Morlet surprend même miss
> Garrod, secrétaire de l'abbé Breuil, en flagrant délit de truquage
> lors d'une enquête sur place de la Commission des fouilles (
nommée
> par le Dr. Capitan, impartialité quand tu nous tiens !!! ).
> Le Dr Morlet, Emile Fradin sont traînés dans la boue, tout est mis
> en oeuvre pour les déshonorer, "calomniez, calomniez, il en
restera
> toujours quelque chose".
> Le Président de la Société Préhistorique de France se rend à
> Glozel, il paye 4 francs pour entrer dans le musée ( mis en place
> sommairement par Emile Fradin pour satisfaire le nombre croissant
de
> visiteurs, curieux de voir ces fantastiques objets si
> controversés ), puis il prétend qu'on lui montre des choses
fausses.
> Il porte plainte contre X pour "entreprise pécuniaire pour montrer
> les produits d'une mystification".
> Le 25 février 1928, la police de Clermond-Ferrand fait une
> descente pour perquisitionner chez les Fradin ; leur but, trouver
> l'atelier où Emile fabrique ses objets. Ils brisent les vitrines,
> certains objets, ils molestent le pauvre Emile et emportent plus
de
> 200 objets, soit disant pour les faire dater mais à l'époque il
n'y
> a aucun moyen pour faire cela.
> Le 4 juin 1929, Emile Fradin est inculpé d'escroquerie, le juge
> d'instruction va le cuisiner pendant les 63 heures de
> l'interrogatoire.
> On veut qu'il avoue avoir fabriqué ces objets, mais ce jeune
paysan
> du Bourbonnais, ignorant tout de la préhistoire, a sa conscience
> pour lui, il n'a pas fabriqué ces objets surgis de la nuit des
> temps.
> Son courrier est ouvert, il est constamment surveillé par la
> police qui veut le surprendre en flagrant délit de fabrication et
> vérifier s'il enterre lui-même les objets.
> Finalement, deux ans plus tard, l'inculpation finit par un non-
> lieu.
> Emile Fradin peut enfin profiter de la vie, il se marie et a des
> enfants.
> Le Dr Morlet continue ses fouilles, toujours à ses frais, pendant
16
> ans. Il trouvera plus de 3000 objets, jusqu'en 1941 où la loi
> Carcopino est votée. Il est désormais interdit de fouiller le sol
> français sans l'autorisation de l'Etat. Ceci met fin au fouilles
de
> Glozel.
> Le Dr Morlet meurt en 1966, il ne verra pas la reconnaissance de
> Glozel.
> En 1972, Henri François, ingénieur au Commissariat à l'Energie
> Atomique, en visite à Glozel, fait des prélèvements et les envoie
à
> 3 laboratoires étrangers pour datation. On utilisera la méthode de
> datation au carbone 14 pour les os gravés et la thermoluminescence
> pour les céramiques et la terre cuite.
> Pour les trois laboratoires indépendants ,les résultats sont
clairs
> et irréfutables, Glozel est ancien !
> Henri François écrira à Emile Fradin :
> "...Seuls quelques attardés mal informés pourront encore prétendre
> que vous êtes un faussaire, les regroupements des mesures faites
> indépendamment dans chaque laboratoire sont parfaits et
> indiscutables..."
> Les résultats sont les suivants :
> • les ossements ont entre 15 000 et 17 000 ans,
> • les céramiques ont 5 000 ans,
> • les tablettes gravées ont 2 500 ans.
> En 1974, une équipe du Centre de Recherche Nucléaire de Grenoble
> passe le site au magnétomètre, montrant qu'il existerait encore
des
> objets enfouis.
> En 1975, après un congrès d'archéométrie tenu à Oxford, la
lumière
> est enfin faite sur l'authenticité du site. L'Etat reconnaît
> l'authenticité de Glozel, mais la communauté scientifique continue
> de douter.
> De 1983 à 1990, de nouvelles fouilles sont entreprises,
> bizarrement, à plusieurs kilomètres du champ des morts, ensuite,
> aucun résultat n'est publié (?).
> Alors pourquoi ?
> Je cite M. Remy Chauvin, biologiste, "père spirituel des
hérétiques
> en France" :
> "...S'ils ne publient pas c'est qu'ils ont probablement trouvé des
> choses qui les ennuient, alors pourquoi ?
> De quoi a-t-on peur ?
> On a peur de contrarier quelques vieux professeurs, on a peur de
> démolir les théories en cours ?
> Mais, est-ce que les théories scientifiques sont des monuments
> religieux ?
> Qu'y a-t-il donc à Glozel qui soit responsable d'une telle levée
de
> boucliers ?
> Faisons donc des fouilles méthodiques et raisonnées à l'endroit où
> Emile Fradin les fit ! ..."
> M. Emile Fradin s'est vu proposé des sommes fabuleuses pour ses
> découvertes mais il n'a cédé aucun objet. Le 16 juin 1990, il
reçut
> les Palmes Académiques.
> En 1995, suite à la diffusion d'une émission télévisée, le
résumé
> provisoire des recherches précédentes est enfin publié mais ne
> révèle rien, si ce n'est ce que l'on savait déjà, qu'il y a une
> grande disparité dans l'âge des objets de Glozel.
>
> Plus de 3000 objets ont été retrouvés, des poteries, des
tablettes
> gravées, des pierres polies, des bijoux en os, des têtes de
flèches,
> des aiguilles, et il ne semble pas que les signes écrits aient été
> superposés à des gravures animalières antérieures.
> Tous les ossements, humains ( n'appartenant pas à des squelettes
> d'homme moderne ), et d'animaux ( ayant été transformés en outils,
> bijoux, certains portant des signes d'écriture ), tous, présentent
> une fossilisation avancée.
> Les haches en pierre polie ont leur tranchant trop peu usé et
sont
> donc certainement votives.
> Les galets, gravés notamment de splendides rennes, ont soulevé
> l'admiration des spécialistes en art préhistorique.
> Les objets en céramique, idoles, vases mortuaires aux masques
> étranges dépourvus de bouche et les fameuses tablettes couvertes
> d'inscriptions toujours inconnues, ont été fabriqués dans un four
> ovale qui fut tout d'abord pris pour une tombe.
>
> Même s'il n'y a plus de doute sur l'authenticité du site, Glozel
> conserve encore de nombreux mystères.
> En effet, sans doute à cause de la très forte radioactivité
> naturelle de la région, les datations sont extrêmement disparates,
> et on a du mal à comprendre et à fortiori à expliquer la présence
> sur le même lieu, d'objets âgés de 17 000 ans, de 5 000 ans, de 2
> 500 ans, de 1 500 ans, et même du moyen âge !
> Reste également l'énigme de l'écriture que l'on retrouve sur des
> os gravés de 17 000 ans, toujours non déchiffrée...
> Elle présente de grandes ressemblances avec :
> • des formes très anciennes de l'écriture phénicienne.
> • Mais aussi avec un certain nombre d'inscriptions
> alphabétiformes retrouvées dans des sites magdaléniens, au
Portugal,
> en Roumanie et en France.
> Glozel serait peut-être un ancien lieu de culte, magique, où
> auraient été regroupés des objets de diverses provenances ? ...
> On ne pourra lever le voile du mystère que si l'on étudie
> sérieusement et systématiquement ce site exceptionnel.
> - En 1924, à Glozel, petit village de la Montagne Bourbonnaise, un
> jeune paysan, Emile Fradin, découvre un grand nombre d'objets
> enfouis en labourant son champ. Le docteur Morlet, un médecin
> exerçant à Vichy, commence les fouilles et attire l'attention du
> monde scientifique. Car les découvertes s'avèrent
exceptionnelles :
> il y a de très nombreux vases et des poteries, dont des idoles
> bisexuées totalement inconnues jusque-là, un grand nombre d'objets
> décorés en os ou en pierre, mais surtout, des tablettes d'argile
> recouvertes d'inscriptions qui forment indubitablement une
écriture.
> Or les théories en cours veulent que l'écriture soit apparue en
> Mésopotamie, bien après la date estimée du site de Glozel. Le fait
> que l'écriture pourrait être apparue en Europe occidentale
> bouleverse toutes les certitudes, et beaucoup sont très attachés
> à "leur" certitude. C'est pourquoi un grand nombre de sommités
> scientifiques entreprend de discréditer le site, de manière
> totalement injuste et partiale. La plupart des détracteurs de
Glozel
> n'ont d'ailleurs jamais mis les pieds sur le site. Pis, ceux qui
> l'ont fait, se sont parfois comportés de façon incroyable,
> introduisant à la hâte des faux grossiers pour ensuite faire
accuser
> Fradin. Celui-ci sera d'ailleurs traîné devant les tribunaux,
ainsi
> que Morlet. Mais leur innocence et leur bonne foi finit par
éclater,
> aucune preuve n'ayant pu être apportée contre eux, et ayant reçu
le
> soutien sans réserve de plusieurs grands spécialistes (qui eux,
> avaient assisté aux fouilles et examiné les objets
sérieusement !).
> Les médias, attisés par le fait que de nombreuses personnalités en
> cure à Vichy venaient visiter le site, n'ont certes pas contribué
à
> calmer les tensions, mais ont tout de même offert une gigantesque
> tribune à ce petit coin perdu de Bourbonnais. Depuis, les tensions
> se sont apaisées, et les analyses des objets continuent dans
> plusieurs pays, avec des moyens de plus en plus modernes. Ces
> méthodes attestent le fait que les objets sont authentiques, mais
il
> semblerait que plusieurs époques cohabitent, principalement l'
> antiquité et la préhistoire. En attendant, l'essentiel des
> trouvailles reste bien tranquillement dans le mini-musée attenant
à
> la maison des Fradin, jusqu'à ce que le mystère s'éclaircisse.
>