Salut, Jacques.
En fait, tu proposes une interlingua améliorée, probablement sans orthographe antiphonétique ni verbes irréguliers.
Je ne questionne pas le modèle; en fait, j'estime un tel modèle comme le meilleur modèle aujourd'hui pour l'Europe.
Je questionne une autre chose, je questionne la typique naïveté politique autour les langues planifiées.
Bien sûr, si tu en es sincère, tu vas reconnaître que l'introduction d'une telle langue auxiliaire va dégrader les trois langues fortes de l'Union Européenne, c'est-à-dire le français, l'anglais et l'allemand, au niveau des patois.
On ne fait pas une omelette sans fêler les oeufs.
La résignation est fort possible, bien sûr; nous l'avons vue en la pratique, à propos de l'euro, pour des monnaies si puissantes comme le marc allemand et la livre britannique.
À mon avis, le premier pas pratique, c'est d'intéresser plusieurs bonnes universités européennes au projet, tout en remarquant d'abord que le projet est scientifique, pas une secte pseudorreligieuse comme l'espéranto et, plus faiblement, l'ido, l'interlingua ou le volapuk.
Mais nous ne soyons pas trop optimistes. Comme tu en sais, le timide projet pour améliorer l'épouvantable orthographe du français est arrêté en général, et les linguistes, philologues, et cetera, ont refusé la réforme. Ils ne veulent pas la commodité du peuple, mais sa propre commodité et la conservation de leurs privilèges, impossibles avec une orthographe phonétique ou une ortograf fonetik.
Néanmoins, on assure que le mot "impossible" n'existe pas en français.
À bientôt, Alexandre Xavier!
----- Message originale -----
Mon projet est double.
D'une part je fais connaître mon souhait de voir l'Union Européenne désigner une équipe de linguistes/créateurs de langues, équipe chargée d'élaborer pour l'U.E. une langue auxiliaire qui soit la quintessence des langues de l'U.E., élaboration sur le modèle de la création d'interlingua, mais avec les moyens incomparablement supérieurs de notre époque.
D'autre part, et je considère cette démarche comme bien inférieure à la première, j'essaie de proposer une méthode parmi d'autres possibles permettant de dégrossir cette élaboration. Je considère 36 langues de l'U.E. de 2007 parlées en 2004 par au moins 1 million de locuteurs, plus le maltais qui en compte moins mais qui sera bientôt une des langues officielles de l'U.E. Dans une première phase je retiens ce qui est commun à la fois à au moins 19 des 36 langues considérées, et d'autre part ce qui est commun à tout ensemble de langues additionnées comptant plus de la moitié de tous les locuteurs de l'Union Européenne. Donc 2 critères de choix combinés.
Suite à une première analyse je considère que cette langue serait écrite en alphabet latin sans signes diacritiques, et qu'il est intéressant pour l'étude du vocabulaire, de faire une liste multilingue de mots adaptés à cette fin, sans signes diacritiques, sans majuscules et sans particulesdevant les verbes anglais et roumains, méthode permettant de mieux dégager les racines objectives modernes et les affixes majoritaires.
Cette méthode basée sur la reconnaissance visuelle doit être combinée avec une méthode de reconnaissance auditive.
A ce jour ma liste de mots français à traduire compte 10000 mots et leurs traductions progressent rapidement mais je prévois de les mener jusqu'en 2007.
Amicalement,
Jacques