SOMMAIRE:
1.- MAROC/SAHARA/USA
- L'EXPRESSION (ALGÉRIE): MANOUVRES MILITAIRES AMERICANO-MAROCAINES AU
SAHARA OCCIDENTAL.Et le droit international ? (Ali
OUSSI).L’administration Bush serait-elle en train de se livrer à un
double jeu aux conséquences incalculables ?
2.- UMA/SÁHARA OCCIDENTAL
- LE MATIN DU SAHARA: UMA : construction maghrébine et souveraineté
nationale
- LE JEUNE INDEPENDANT (ALGÉRIE): Relance de l’Union du Maghreb arabe.
Prudence et interrogations (Par Hamidou B.)
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (ALGÉRIE):Clôture des travaux du conseil des
ministres des AE.UMA: le sommet des chefs d’Etat avant mars 2003
- AL BAYANE (MAROC):ÇA SUFFIT !
3.- MAROC/AMÉRIQUE DU SUD-DIPLOMATIE
- LE MATIN DU SAHARA (MAROC): Mohamed Benaïssa entame aujourd'hui une
tournée en Amérique du sud
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1.- MAROC/SAHARA/USA
L'EXPRESSION (ALGÉRIE)
http://www.lexpressiondz.com/articles.php3?category=7&id=12122&datedeb=2003-01-0\
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MANOUVRES MILITAIRES AMERICANO-MAROCAINES AU SAHARA OCCIDENTAL
Et le droit international ?
06-01-2003 - Page : 24
L’administration Bush serait-elle en train de se livrer à un double jeu
aux conséquences incalculables ?
Des médias marocains, dans leurs dernières éditions, ont fait état de
manoeuvres communes maroco-américaines en territoires sahraouis occupés.
Les sites ciblés sont, à en croire les mêmes médias, qui précisent que
ces manoeuvres militaires ont eu lieu à Abtih, située entre Tantan et
Smara. Cette action, appelée à durer jusqu’à la fin de la semaine
prochaine, à laquelle des forces importantes prennent part, constitue au
yeux des experts, une implication quasi directe des Américains aux côtés
des Marocains dans leur défi au droit international et aux résolutions
prises par l’ONU, dans lesquelles le peuple sahraoui a obtenu le droit à
l’autodétermination. L’étonnement est d’autant plus de mise, il faut le
dire, que ces manoeuvres hostiles en direction de le RASD, interviennent
quelques semaines à peine après la visite dans les trois Etats
maghrébins, de William Burns, sous-secrétaire d’Etat américain au
Proche-Orient et à l’Afrique du Nord. Lors de son passage à Alger, ce
haut responsable US avait clairement signifié le soutien de la Maison
-Blanche aux résolutions onusiennes par rapport au règlement de la
question du Sahara occidental, appuyant donc implicitement les positions
du membre observateur qu’est l’Algérie, depuis toujours attachée au
droit international, au droit des peuples à l’autodétermination et aux
décisions onusiennes prises en ce sens. De son côté, l’ONU garde un oeil
attentif sur la région. Le représentant personnel du secrétaire général
des Nations unies, James Baker est, en effet, attendu pour une tournée
dans les pays concernés du 14 au 17 janvier. Le représentant personnel
de Kofi Annan doit ainsi, se rendre en Algérie, au Maroc, au Sahara
occidental et en Mauritanie. Ce dernier pays, au même titre que
l’Algérie, jouit du statut d’observateur octroyé par l’ONU dans le
conflit opposant le Palais marocain au peuple sahraoui. Cette tournée,
il faut le croire, sera un test décisif pour la crédibilité de l’ONU
face à l’hégémonisme de plus en plus prononcé des autorités américaines
sous l’administration de Bush Junior.
Ali OUSSI
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2.- U.M.A./SÁHARA OCCIDENTAL
LE MATIN DU SAHARA (MAROC)
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=17600
UMA : construction maghrébine et souveraineté nationale
05.01.2003 | 18h30
Entre espoir nourri et désappointement à peine voilé, la XXème session
du Conseil ministériel de l'UMA, réunie à Alger les 2 et 3 janvier, a
clôturé ses travaux sans toutefois donner lieu à des mesures
spectaculaires. L'annonce d'un prolongement jusqu'à samedi a suscité
chez les observateurs quelques interrogations et, surtout, donné à
penser que «quelque chose allait sortir» de cette réunion à huis
clos.
En fait de nouveauté, il s'est agi apparemment d'un campement dans les
positions de chacun, reprenant de nouveau l'antienne de l'unité, de
solidarité et d'intégration.
La réunion d'Alger, à laquelle ont pris part les experts et les
ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres avait pour
objectif, entre autres, de jeter les bases d'un Sommet des chefs d'Etat
que le gouvernement algérien souhaite de tous ses vœux. Y est-elle
parvenue ? Et sinon pourquoi ? Deux questions essentielles, en effet,
qui ont surgi naturellement aussitôt de la clôture de la session
annoncée. Si chacun des ministres s'est, à qui mieux-mieux, employé à
souligner les acquis de cette réunion, à formuler même - c'est le cas de
Abdelaziz Belkhadem, ministre algérien des Affaires étrangères - des
proclamations vertueuses, les observateurs semblent en revanche enclins
à n'y voir qu'une volonté commune d'entretenir les espoirs et les
attentes des peuples de la région. Car l'interrogation majeure est de
savoir pourquoi un Sommet maghrébin si des problèmes politiques
continuent à empoisonner les relations entre certains Etats et à
entretenir ne serait-ce qu'une relative suspicion au niveau des
responsables ? Il y a cependant deux ordres de problèmes qui minent
l'évolution du Maghreb : le premier tient à la récurrence des
antagonismes bilatéraux entre certains Etats.
Le second à une inadéquation implicite entre les objectifs proclamés de
l'union et le comportement de tous les jours. Ce dernier obstacle
pourrait à la limite être à terme surmonté, dans la mesure où une
réforme institutionnelle, inscrite dans l'évolution du groupement,
pourrait donner à ce dernier un souffle nouveau. Qu'il s'agisse de
Mohamed Benaïssa, de ses homologues algérien et tunisien, le ton est le
même à cet égard. La réunion d'Alger, soutiennent-ils, est parvenue à
adopter de bonnes résolutions, elle permettra de relancer l'UMA et de
mettre fin à plusieurs années de léthargie ! Le propos peut paraître
lénifiant, assez en tous cas pour appeler un commentaire.
Le tabou des frontières
L'intégration de l'UMA est certainement le meilleur projet que les
gouvernements de la région peuvent et doivent défendre. Les bases ayant
été jetées en février à Marrakech, les peuples respectifs en ont caressé
le rêve et le fol espoir que sa réalisation est leur propre affaire
d'abord. Rêve brisé cependant par les égoïsmes nationaux et les calculs
sordides de certains. Les participants au Conseil d'Alger pouvaient-ils
ignorer qu'il existe des problèmes graves de frontières entre le Maroc
et l'Algérie, la Tunisie et la Libye? Le feraient-ils qu'une réalité,
sourde et omniprésente, rebelle aux réductions, viendrait le leur
rappeler. L'adoption d'une déclaration finale samedi dernier
recommandant « la refondation des mécanismes de l'UMA» a passé quasiment
sous silence l'existence de problèmes d'ordre bilatéral, mais elle ne
les a pas pour autant occultés ni enterrés aussi facilement. Peut-être
que la séance à huis clos de samedi a-t-elle été consacrée au problème
épineux des frontières, illustré en effet par l'affaire du Sahara !
Quand Mohamed Benaïssa souligne que Maroc et Algérie «œuvrent pour
hisser leurs relations au niveau escompté par des rencontres à
différents niveaux et des discussions en vue de régler nos questions en
suspens «, il fait œuvre de profession de foi. Mais il n'ignore pas - il
ne s'en est jamais caché non plus - que le problème des frontières entre
Rabat et Alger, pour bilatéral qu'il soit, aussi réduit soit-il
géographiquement,détermine à l'évidence les contours de la configuration
maghrébine. C'est son miroir grossissant, son envers du décor. Autant
que sa veine jugulaire, il est aussi sa ligne sismique. Tant et si bien
que depuis toujours, en particulier depuis la première conférence
maghrébine, organisée en avril 1958 à Tanger, l'axe organique
Rabat-Alger a constitué la clé de voûte de toute construction du
Maghreb. Comme toujours, celle-ci demeure tributaire du baromètre
maroco-algérien qui souffle le chaud et le froid sur une relation
passionnelle.
La révision du traité : une double lecture
Il y a le langage et il y a la réalité ! Ce propos d'un diplomate
marocain averti correspond nolens volens à ce débat feutré que le Maroc
et l'Algérie engagent depuis maintenant trente ans. «Tôt ou tard, a
indiqué le chef de la diplomatie marocaine, nous trouverons avec nos
frères algériens un règlement à la question du Sahara. Nous nous
attelons à l'édification d'un avenir pospère pour nos deux peuples et
pour les peuples de l'UMA». Il y a ici l'illustration parfaite du
langage diplomatique et du rappel à une réalité incandescente qui tient
à la responsabilité du gouvernement algérien dans l'affaire du Sahara
et, ce faisant, renforce la dimension bilatérale du problème. Quand le
ministre algérien des Affaires étrangères invoque la révision du Traité
de Marrakech, il s'inscrit à coup sûr dans la tradition de l'évolution
souhaitable de tout groupement régional, a fortiori dans un monde
constamment sommé de s'adapter aux nouvelles exigences. Il reste, en
revanche, que son objection selon laquelle «les dispositions du traité
signé à Marrakech ne constituent pas un texte juridique sur la base
duquel l'UMA peut être redynamisée» inspire une autre lecture. Autrement
dit, le texte de Marrakech interdit expressément que l'un ou l'autre des
cinq Etats membres organise ou encourage la désintégration de ses Etats
voisins, interdit l'incitation au séparatisme et fait du respect de la
souveraineté et de l'intégrité territoriale des autres partenaires une
règle d'or !
On ne saurait dire, sincèrement, que le gouvernement algérien se fût en
quoi que ce soit conformé à un tel engagement, signé en son nom par
Chadli Bendjedid le 17 février 1989 ! De même, comment le même
gouvernement peut-il invoquer à la fois la logique maghrébine
unitariste, les faveurs de l'Etat de droit et en même temps garder dans
les geôles de Tindouf, depuis 27 ans, quelque 1262 prisonniers marocains
au grand scandale du HCR, de l'ONU, de l'Union européenne et de tous les
défenseurs des droits de l'Homme ? Ce sont les hommes qui font les
textes et façonnent leur destin.
Les dirigeants du Maghreb auraient beau se prévaloir de beaux principes,
invoquer l'unité et le progrès, ils resteront en-deçà des rêves incarnés
par leurs peuples respectifs aussi longtemps qu'il demeureront
prisonniers d'une courte vision. A trop vouloir combattre l'unité
nationale et l'intégrité territoriale du Maroc, le gouvernement algérien
risque de se heurter au cercle vicieux de ses propres contradictions et
de retarder l'échéance du Maghreb.
Hassan Alaoui
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LE JEUNE INDEPENDANT (ALGÉRIE)
http://www.jeune-independant.com/aujourd%20hui.htm
Relance de l’Union du Maghreb arabe
Prudence et interrogations
Par Hamidou B.
Qualifiée par les uns de «tournant» important, par les autres de
«succès», la réunion du conseil des ministres des Affaires étrangères de
l’Union du Maghreb arabe (UMA) aura eu le mérite d’avoir regroupé tous
les chefs de la diplomatie des cinq pays membres de l’Union, après un
gel de plusieurs années, eu égard aux questions sensibles qui divisent
les relations entre membres de «la même famille maghrébine». La question
du Sahara occidental constitue certainement, à ce propos, la toile de
fond d’une brouille qui dure depuis 1975 entre l’Algérie et le Maroc,
une mésentente qui a plongé la région dans la politique du «chacun pour
soi», entre autres la signature par le Maroc et la Tunisie de l’accord
d’association avec l’Union européenne. Cette politique du repli sur soi
s’est négativement répercutée sur l’Union du Maghreb arabe et les
objectifs assignés à cet ensemble lors du sommet de l’Union à Zéralda
(Alger).
Depuis cette rencontre, aucun autre sommet n’a pu se tenir, en dépit des
déclarations de «bonnes intentions» des uns et des autres. La dernière
tentative de voir les chefs d’Etat réunis à Alger en juin 2002 a échoué
à la dernière minute à cause de l’obstination du palais royal à
considérer le problème du Sahara occidental comme étant un litige entre
l’Algérie et le Maroc. La politique de chantage a ainsi pris le pas sur
les intérêts stratégiques de tous les pays de la région face à la
mondialisation et aux enjeux vitaux.
D’ailleurs, notre ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem,
a relevé dans son intervention de vendredi que «le Maghreb se voit
destiné, par la logique irrépressible de la globalisation, à être l’un
des carrefours où convergent les grandes circulations d’idées,
d’influences et d’images, en même temps qu’il a vocation, en tant
qu’ensemble compétitif en gestation, à gagner de haute lutte ses titres
de pôle d’attraction de biens, de services et des capitaux dans le
contexte d’une nouvelle division internationale du travail reposant sur
l’avantage comparatif, la productivité et la qualité». Cette prise de
conscience des Algériens quant à la nécessité de la refondation de l’UMA
est-elle pour autant partagée par les autres membres ? Si les
déclarations de bonnes intentions des «cinq» ont ravivé l’espoir de voir
les pays de l’UMA surmonter leurs divergences, la réalité implacable du
terrain incite plutôt à la prudence. Les déclarations à Alger de Mohamed
Benaïssa, chef de la diplomatie marocaine, n’augurent rien de bon dans
la perspective d’une vraie relance de cet ensemble régional. L’accord
difficilement conclu pour la tenue d’un sommet en Algérie l’atteste par
ailleurs. Les observateurs restent plutôt sceptiques. L’intransigeance
du Maroc à considérer la question du Sahara occidental comme étant un
problème entre l’Algérie et le Maroc qui s’accrochent à l’idée que le
règlement de ce conflit passe par des négociations entre les deux pays
n’incite pas à l’optimisme. Le Maroc, qui a fait capoter le sommet de
juin dernier, est-il revenu à de meilleurs sentiments en participant à
la 20e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA
? A cette question, Benaïssa répondra par : «En juin c’était l’été, en
janvier c’est l’hiver.» Il soulignera que son pays ne peut «laisser de
côté l’affaire du Sahara (occidental)», allusion à la position de
l’Algérie qui a suggéré aux Marocains de laisser cette question se
régler au niveau des instances onusiennes. Autrement dit, le Maroc s’en
tient à sa position tout en abandonnant la politique de la chaise vide.
Changement de stratégie ? H. B.
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LE QUOTIDIEN D'ORAN (ALGÉRIE)
http://www.quotidien-oran.com/quot2433/even.htm
Clôture des travaux du conseil des ministres des AE
UMA: le sommet des chefs d’Etat avant mars 2003
Le rideau est tombé sur les travaux du conseil des ministres des
Affaires étrangères de l’UMA dans la matinée d’hier. La clôture,
programmée initialement pour la soirée du vendredi, a dû être reportée
de quelques heures en raison de l’importance des questions posées à
l’ordre du jour, notamment celles relatives à l’organisation et à la
refondation de l’UMA.
Le ministre des Affaires étrangères algérien, Abdelaziz Belkhadem, a
déclaré clore la réunion aux environs de 10 heures, hier, en faisant
part de l’adoption par les participants d’un communiqué final. Les chefs
de la diplomatie ont aussi procédé à la signature d’un procès-verbal
sanctionnant les travaux de la session, la 20ème du genre. Dans leur
communiqué final, les participants ont adressé leurs remerciements au
Président Bouteflika pour la tenue de la réunion à Alger et adressé un
message de soutien au président de l’Autorité palestinienne, Yasser
Arafat.
A défaut de pouvoir s’entendre sur la tenue du sommet de l’organisation
qui devra tendre à réunir les chefs d’Etat des 5 pays membres, Belkhadem
s’est contenté de formuler le souhait et la nécessité que ce sommet se
tienne dans les plus brefs délais. Selon des sources diplomatiques
algériennes, le rendez-vous ne saurait dépasser le mois de mars, avant
la visite du président français en Algérie, prévue pour la même période.
Durant les travaux de cette session, il a été beaucoup question de la
refondation de l’Union. Les résolutions adoptées, non encore rendues
publiques, semblent en être largement imprégnées. Mais l’on suppose que
la révision opérée sur le mode de fonctionnement et d’organisation et
les mécanismes qui les sous-tendent sont à la mesure du constat
affligeant fait sur l’état de l’organisation. Les pays du Maghreb
partagent à l’unanimité l’idée selon laquelle l’UMA est un outil
stratégique qui peut être le levier d’intégration économique profitable
aux peuples de la région, mais aussi répondant au voeu des investisseurs
étrangers qui raisonnent en terme de taille de marché des consommateurs,
avant de s’engager. L’argument tient lieu d’étalon de mesure de
l’attractivité sur la scène du marché international. Le sommet a donc
révélé le souci commun de faire jouer à l’Union, en tant que facteur
d’intégration sous-régionale, pleinement son rôle, celui pour lequel
elle a été instituée.
Dans le même temps, il a montré l’étendue des divergences qui opposent
l’Algérie au Maroc. Si le faste du protocole a quelque peu refréné les
ardeurs antagoniques, le ministre des Affaires étrangères du Maroc, se
voulant réaliste, a crûment rappelé que le litige du Sahara Occidental
peut hypothéquer à tout moment les objectifs fixés. Le royaume chérifien
l’a déjà démontré en gelant sa participation à l’UMA depuis 1994,
paralysant de fait l’avancée de l’organisation vers des conquêtes de
coopération effective. A Alger, M. Benaïssa, le chef de la diplomatie
marocaine, a réactualisé les traditionnelles positions de son pays: le
Sahara Occidental est considéré comme une question de souveraineté
nationale. Et tant qu’elle n’est pas réglée, le Maroc se sent menacé
dans sa sécurité. Il y a aussi le dossier des frontières qui constitue
une pierre d’achoppement entre les deux pays. Tant qu’elles demeurent
fermées, Rabat estime qu’il est illusoire de penser Union. On le voit,
en dépit de la volonté commune affichée de faire oeuvre utile, l’UMA
pâtira encore pour longtemps du problème sahraoui.
Omar S.
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AL BAYANE (MAROC)
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=32497
ÇA SUFFIT ! (1/5/2003)
Le Maghreb est en panne. Les hautes instances de l'Union du Maghreb
Arabe sont paralysées et la réunion des ministres des Affaires
étrangères, hier à Alger, ne pouvait que faire ce constat. Malgré les
efforts déployés par le Maroc pour réactiver cette instance unitaire, le
climat qui règne au sein des relations intermaghrébines ne permet pas
d'aller de l'avant pour concrétiser les aspirations des peuples du
Maghreb à l'union et au développement des échanges sur les plans
économique, social et culturel. Ce blocage est le résultat d'un manque
évident de la part de la présidence de l'UMA assurée par l'Algérie,
d'assainir les contentieux qui l'opposent au Maroc depuis que notre pays
a récupéré ses provinces sahariennes.
Ainsi, privilégiant les tentatives de l'affaiblissement du Maroc au
détriment de la coopération et d'une politique de bon voisinage,
l'Algérie qui a misé (à tort) sur l'usure du temps , se trouve dans
l'impasse, suite à l'échec de sa volonté d'imposer une république
chimérique au sud de notre pays. De plus en plus de pays, en Afrique
comme dans le reste du monde, longtemps abusés par Alger, ont fini par
revenir à la raison et retirer leur reconnaissance de la fantomatique
RASD, pomme de discorde du Maghreb.
Il est donc grand temps pour les dirigeants algériens de revenir à la
réalité et d'abandonner, une bonne fois pour toute, leur velléité de
nuire au Maroc et à son peuple pour ouvrir de nouvelles perspectives de
relance de l'unité maghrébine. Celle-ci est une nécessité vitale pour
l'avenir de la région qui souffre déjà du retard à mettre en place les
structures de fonctionnement de l'UMA, ce que ses peuples payent très
chers dans cette conjoncture internationale où ne s'imposent que les
groupements régionaux forts et dynamiques.
Voilà plus d'un quart de siècle que l'UMA est otage d'une chimère
entretenue à partir d'Alger et irrémédiablement vouée à l'échec. Alors,
ça suffit.
par Ahmed ZAKI
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3.- MAROC/AMÉRIQUE DU SUD
LE MATIN DU SAHARA
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=17595
Mohamed Benaïssa entame aujourd'hui une tournée en Amérique du sud
05.01.2003 | 16h12
M. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, effectuera à compter de ce lundi, une tournée en Amérique
du Sud, au cours de laquelle il visitera l'Argentine, le Pérou, le Chili
et la Colombie, porteur de messages royaux aux chefs d'Etat de ces pays,
annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la
coopération.
(...)
MAP
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