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SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-DOSSIER DE " L'ÉCONOMISTE" DE 21-III-20   Lista de mensajes  
Responder Mensaje #1647 de 6732 |
SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-DOSSIER DE "L'ÉCONOMISTE"
- L'ÉCONOMISTE: «Nous voulons attirer les investisseurs touristiques»
Interview de Mohamed Rharrabi, wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra
- L'ÉCONOMISTE: Urbanisme: Ce que deviendra la ville...
- L'ÉCONOMISTE: Habitat: 4.500 logements pour les bidonvillois
- L'ÉCONOMISTE: Le tourisme, un créneau sous-exploité
- L'ÉCONOMISTE: Des milliers de jeunes formés pour la pêche
- L'ÉCONOMISTE: Le nouveau projet d'extension du port sera achevé en
2004
- L'ÉCONOMISTE: L'Agence de développement social à la rescousse des ONG
- L'ÉCONOMISTE: Poulpe: Les unités de congélation s'enlisent dans la
crise
- L'ÉCONOMISTE: La pêche draine 90% des projets d'investissement
- L'ÉCONOMISTE: L'eau de mer pour approvisionner la ville

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47108
«Nous voulons attirer les investisseurs touristiques»
Interview de Mohamed Rharrabi, wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra

Dans une interview exclusive, Mohamed Rharrabi, wali de
Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, établit son diagnostic de la région et
son programme d'action. Pêche, tourisme, élevage, urbanisme… les projets
prioritaires

· L'Economiste: Quelques mois après votre nomination, quel est votre
diagnostic?
- Mohamed Rharrabi: La région recèle de multiples potentialités. On peut
citer le littoral, la pêche ainsi que ses activités annexes, sans
oublier le tourisme. D'autres atouts existent sur le plan fiscal et
disponibilité du terrain. Toutefois, la zone souffre de contraintes. Il
s'agit entre autres de l'environnement naturel difficile. Mais depuis la
récupération des provinces du Sud, l'Etat a fait un effort colossal en
matière d'infrastructures et de développement des secteurs productif et
social.
Les réalisations effectuées par le secteur public entre 1976 et 2001 se
chiffrent à 7,9 milliards de DH. Des infrastructures qu'il faut
aujourd'hui amortir par une économie productive.

· Quels sont les principaux projets?
- Il s'agit entre autres de parachever les infrastructures, notamment au
niveau des réseaux d'assainissement liquide. Le schéma directeur réalisé
il y a quelques années est en cours d'actualisation auprès de l'ONEP.
Une phase qui précède la recherche de financement pour les aménagements.
Pour la ville d'El Marsa, les moyens sont déjà trouvés. La municipalité
a réservé une enveloppe de 10 millions de DH à laquelle viendra
s'ajouter un prêt du FEC. La ville de Tarfaya bénéficie pour sa part de
la coopération belge. Ce pays va financer 70% du montant du projet géré
par l'ONEP également. Toujours dans le même objectif, nous travaillons
sur un projet de développement urbain estimé à près de 60 millions de
DH.

· Que comptez-vous faire exactement sur ce plan?
- La requalification du cadre bâti de Laâyoune et la mise à niveau de
ses quartiers sont à l'ordre du jour. Ceci va générer des journées de
travail pour les populations. Il s'agit de relooker la ville à travers
l'élargissement de sa principale artère, l'avenue Mekka, le
réaménagement des trottoirs, des voiries, la création d'espaces
d'animation ainsi que l'adoption de la couleur ocre claire. C'est pour
remplacer la couleur beige, jugée trop salissante pour la cité qui fait
face aux vents du Sahara. A ceci s'ajoutent la mise en place de zones
d'activité et le reboisement des entrées de Laâyoune.
Pour ouvrir cette dernière sur le littoral, nous envisageons également
l'aménagement d'une double voie reliant Laâyoune à la cité portuaire
d'El Marsa et à la plage de Foum El Oued. Une manière d'encourager le
tourisme du site balnéaire de Foum El Oued et l'activité pêche d'El
Marsa.

· Comment dénicher les projets porteurs et créateurs d'emploi?
- Le taux de chômage dans la région atteint 25%. Pour le résorber, il
faut promouvoir tous les secteurs porteurs comme la pêche, le tourisme
et l'élevage de camelins. Pour doper cette dernière activité, des
subventions sont programmées car le secteur pourrait drainer des
investissements dans des filières annexes, notamment dans l'exploitation
de lait de chameau.
Un aliment d'une grande richesse qui pourrait servir de base pour la
préparation de plusieurs dérivés. D'un autre côté, l'élevage de camelins
peut être un vecteur pour animer la région à travers l'aménagement d'un
camélodrome pour l'organisation de courses de chameaux. Ce projet auquel
s'intéressent des promoteurs émiratis et une association provinciale a
retenu également l'intérêt du ministère de l'Agriculture qui accepte de
le financer en partie.

· Comment expliquez-vous le manque d'afflux des investisseurs?
- L'intérêt des investisseurs pour la région commence à se faire sentir
depuis quelque temps. J'ai reçu plusieurs investisseurs étrangers qui
souhaiteraient réaliser notamment dans le secteur de la pêche des
projets en partenariat avec des Marocains. Il faut souligner que les
deux dernières visites de Sa Majesté le Roi dans les provinces du Sud
ont donné un nouvel élan aux investissements dans la zone. Par ailleurs,
grâce à son développement pendant près de trois décennies, la région de
Laâyoune, qui accusait un retard considérable dans tous les domaines
lors de la récupération du Sahara, peut prétendre séduire aujourd'hui
les promoteurs.

· Quelle est votre stratégie pour la pêche?
- L'application du plan d'aménagement élaboré par le ministère de
tutelle suscite en effet beaucoup d'animosité entre les différents
intervenants. C'est surtout au niveau de l'industrie des unités de
congélation, filière annexe de la pêche. Le dernier communiqué du
ministère, précisant qu'il n'intervenait plus dans la fixation des prix
du poulpe à l'export, a généré des problèmes au niveau de la
commercialisation du produit, selon les opérateurs. Nous avons transmis
leurs doléances aux représentants du département. Mais c'est à ce
dernier que revient le rôle de réguler le secteur pour mieux optimiser
ses potentialités déterminantes pour la région.

· Côté ZI, comment débloquer les situations encore en suspens?
- Le taux de valorisation dans la municipalité d'El Marsa ne dépasse pas
12%. Nous sommes donc en train d'examiner ce dossier. Nous entamerons
sûrement une démarche de sensibilisation auprès des attributaires avant
de fixer des délais de valorisation. A défaut, nous prendrons les
mesures qui s'imposent pour réactiver la zone.
Parallèlement au déblocage de ce dossier, nous étudions également
l'aménagement d'une zone industrielle à Laâyoune. Une étude de
faisabilité est en cours par l'Erac Sud. Toutefois, ce projet ne pourra
se faire sans une subvention afin de rendre le prix du terrain
accessible.

· Le tourisme offre aussi un potentiel important…
- Nous avons tous les atouts naturels, mer, culture, désert, qui
s'inscrivent dans la tendance d'aujourd'hui, pour le promouvoir. Dans ce
sens, le Conseil provincial et le Conseil régional ont programmé une
enveloppe d'un million de DH pour participer à une étude pour
l'élaboration du produit touristique des provinces du Sud.
Parallèlement, nous souhaiterons attirer les promoteurs touristiques sur
le site balnéaire de Foum El Oued de 325 ha qui mérite d'être inscrit
parmi les autres zones du plan Azur. Reste qu'il faut que les
investisseurs marocains donnent l'exemple. L'aubaine pour la région
serait d'exploiter la proximité des îles Canaries qui reçoivent 12
millions de touristes par an. Mais il faudrait que le transport aérien
suive. Pour le moment, il est trop cher et pas assez développé sur la
région.

Propos recueillis par Malika ALAMI

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47109
Urbanisme: Ce que deviendra la ville...

· Une opération de requalification du cadre bâti a été lancée

· Un vaste programme de développement de la ville est aussi envisagé

Contrairement à ce que peuvent penser les personnes n'ayant jamais
visité Laâyoune, la ville n'a pas un cachet architectural particulier.
Il est possible à travers ses artères de l'assimiler à une autre ville
marocaine. Ce n'est qu'en sortant de Laâyoune, en prenant par exemple la
route d'El Marsa qui abrite le port de la cité, que l'on sent le désert
à la vue d'océans de sable de part et d'autre de la route. En fait, la
tradition urbaine dans cette région comme dans toutes les provinces
sahariennes est très récente car le mode de vie qui prévalait dans ces
contrées était essentiellement nomade avant 1975.
A partir de cette date marquée par la récupération de nos provinces du
sud, a démarré la phase de l'urbanisme volontariste qui a duré près de
deux décennies. Aujourd'hui, Laâyoune est une métropole de près de
220.000 habitants. Elle fait l'objet depuis quelque temps d'une
opération de requalification de son cadre bâti. Un projet composé de
deux volets, précise Mohamed Adib Alaoui, directeur de l'agence urbaine
de Laâyoune.
Il s'agit d'une part de la mise à niveau du cadre bâti à partir d'un
diagnostic précis. Ce dernier a déjà concerné 350 ha et 10.000 lots,
soit 90% des quartiers de la ville, indique un document de l'agence
urbaine. Par ailleurs, pour rehausser la qualité du paysage urbain de
Laâyoune, quelques artères feront l'objet d'un relookage. L'avenue
Mekka, épine dorsale de la ville, est notamment visée par ce programme.
Lequel prévoit également de doter les axes de Laâyoune d'un cahier de
prescriptions architecturales qui servira de référence aux
professionnels du bâtiment. Parallèlement à cette opération, un vaste
programme de développement est envisagé. Pour ce faire, des commissions
ont été créées afin d'établir le diagnostic des espaces verts,
l'environnement, la circulation, les réseaux, l'éclairage public, les
revêtements et le paysage urbain. Le coût des interventions et
l'échéancier des actions ont aussi été fixés, indique une note de
l'agence urbaine de Laâyoune.



Approche participative

Depuis sa création, l'agence urbaine de Laâyoune a adopté une approche
participative, raconte Mohamed Adib Alaoui, directeur de
l'établissement. "Cette démarche implique toutes les parties concernées
dans l'identification des problèmes et l'apport de solutions adaptées",
poursuit-il. C'est l'approche qui a prévalu dans l'élaboration du schéma
directeur de l'aménagement urbain (SDAU) de Laâyoune et Laâyoune plage.
Un document, aujourd'hui en cours d'homologation, qui a nécessité
dix-huit mois de travail. Il planifie et organise le territoire composé
par les centres de Laâyoune, El Marsa et Foum El Oued. Selon Mohamed
Adib Alaoui, les grands axes du SDAU s'articulent autour du renforcement
de la ville de Laâyoune en tant que capitale économique des provinces
sahariennes. Il s'agit de conforter sa vocation tertiaire en développant
les activités économiques et industrielles d'appoint en complé-
mentarité avec la ville d'El Marsa. Concernant cette municipalité, le
SDAU vise à rehausser son statut pour en faire une ville à part entière.
Pour ce faire, il a prévu l'extension de sa structure industrielle et la
consolidation de sa vocation administrative et résidentielle.
Au niveau de Foum El Oued, le SDAU programme sa transformation en pôle
touristique régional et lieu de loisirs. A noter que selon les
prévisions du SDAU, Laâyoune pourrait atteindre à l'horizon 2015 une
superficie de 5.300 ha et abriter 330.000 habitants.

M.A.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47110
Habitat: 4.500 logements pour les bidonvillois

· Déjà 1.450 logements achevés et 1.550 en cours de construction, le
reste sera bientôt lancé

· C'est l'Erac-sud qui pilote ce programme pour le compte de l'Habitat

L'immobilier ne cesse de croître dans la ville de Laâyoune. Alors que la
cité n'était qu'une simple plate-bande de constructions sur la rive
gauche de oued Sakia El Hamra, ne dépassant pas 50 ha, elle est devenue
une véritable métropole régionale en l'espace de deux décennies.
Aujourd'hui, elle ne présente pas de déficit en logements. Les besoins
en logements et demandes en lots sont largement couverts, notamment par
les opérations en cours de viabilisation ou de construction. Selon Ahmed
Mansir, directeur de l'Erac-sud, plus de 4.500 logements et 2.144 lots
sont programmés dans la ville. Une opération réalisée par l'Erac-sud en
tant que maître d'ouvrage délégué pour le compte du département de
l'Habitat. Déjà 1.450 logements sont achevés, 1.550 sont en cours de
construction pour être fin prêts en juin prochain et 1.500 seront lancés
le mois prochain. A ceci s'ajoute la viabilisation de 2.144 lots,
précise Ahmed Mansir. Selon lui, l'investissement global est de 495
millions de DH. Ces projets s'inscrivent dans le cadre du programme El
Aouda et El Wahda. Des projets envisagés à la suite des engagements pris
par le gouvernement pour la réalisation de 20.000 unités d'habitat dans
les provinces du sud, précise Essaid Laïmani, directeur régional de
l'Habitat. Selon les données dont dispose cet établissement, Laâyoune
abrite deux types d'habitat insalubre: des bidonvilles au nombre de 16
noyaux et des campements Al Wahda (l'unité). Ces derniers sont
constitués d'une population à très faible revenu, qui vivait
initialement sous les tentes. Le nombre de ménages habitant ces
campements seraient de quelque 10.686, d'après les recensements réalisés
en 2001. Leur relogement est, selon les représentants de l'Habitat,
prioritaire et devrait être finalisé avant fin 2004. Le recasement des
bidonvillois est également prévu. Il s'inscrit dans le cadre du plan
d'action de résorption de l'habitat insalubre (Parhi), qui de décennal
devient quinquennal et impliquera au niveau de chaque région les
collectivités locales. Le nombre de ménages ciblés à Laâyoune par le
projet est 788 dont 154 en milieu rural. Du côté de Boujdour, au niveau
des bidonvilles ce sont 1.510 ménages qui ont été enregistrés. Parmi ce
nombre, 1.360 familles résidant dans les villages de pêcheurs. Les 150
autres sont en milieu urbain.



Un parc de plus de 26.000 logements

En dehors des opérations de lotissements en cours de viabilisation, la
superficie nette occupée par l'habitat est de 500 ha environ aujourd'hui
à Laâyoune. Le schéma directeur de l'aménagement urbain (SDAU) de
Laâyoune fait état d'un parc de 26.000 logements. En matière
d'équipement, l'Etat a consenti des efforts importants depuis la
récupération des provinces du sud. La ville n'a rien à envier aux autres
villes du Royaume. Elle dispose de moyens tant au niveau de la
communication, transport, santé, éducation, infrastructure.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47111
Le tourisme, un créneau sous-exploité

· Une étude est en cours pour l'exploitation du site balnéaire de Foum
El Oued

· La création d'un CRT est à l'ordre du jour

· Une campagne promotionnelle est envisagée par l'ONMT

Malgré diverses potentialités touristiques, de longues étendues
atlantiques, des plateaux désertiques, d'admirables dunes de sable qui
se déplacent et des sabkhats (dépression de lacs salés), la région de
Laâyoune reste méconnue. Peu de touristes étrangers et même nationaux la
visitent. En 2002, la destination a enregistré 35.658 arrivées et 58.086
nuitées. Le taux d'occupation pour sa part était au cours de la même
période de 62% mais ce n'est que grâce à la présence de la Minurso à
Laâyoune, explique El Mana Khaloufi, délégué du Tourisme à Laâyoune. Car
le produit du désert, bien qu'il réponde aux attentes de nombreux
touristes, est pratiquement absent de l'offre actuelle. En fait, le
tourisme dans les provinces du sud est encore embryonnaire. Mais les
autorités locales sont déterminées à renverser la tendance et à
promouvoir la région. Car le secteur touristique peut être également un
autre axe de développement de la région et une source d'emplois, dans la
mesure où les potentialités environnementales et culturelles de la
région sont préservées et mises en avant. Pour ce faire, est envisagée
l'exploitation du site balnéaire de Foum El Oued: une zone de 325 ha
équipée en hors site et d'une capacité de 45 grandes unités
touristiques.
Pour le moment, une étude est en cours et selon Mohamed Adib Alaoui,
deux investisseurs sont intéressés. Reste que si le développement
touristique de la région passe par l'aménagement d'infrastructures, -la
ville offre pour le moment près 1.500 lits à travers 10 hôtels-, il est
nécessaire d'accompagner ce secteur par d'autres mesures. Les
investisseurs sont souvent confrontés aux problèmes d'accès difficiles
et à l'absence d'infrastructures dans d'autres sites sauvages. D'un
autre côté, le produit nécessite une vision globale et intégrée et
gagnerait à être promu à travers des campagnes publicitaires, quasi
absentes aujourd'hui. Pour remédier à cela, selon El Mana Khaloufi,
l'ONMT a programmé une campagne publicitaire. Par ailleurs, pour
organiser la profession, la création d'un CRT est envisagée. Reste à
trouver une solution pour la desserte aérienne. Celle-ci est
insuffisante jusqu'à présent, bien que la ville dispose d'un aéroport
international capable de recevoir toutes sortes d'avions. D'un autre
côté, le prix du voyage est encore trop cher pour encourager les
nationaux à visiter nos provinces du sud. Le tourisme international de
son côté est surtout représenté par les voyageurs qui descendent la côte
en camping-car, pour traverser le pays en direction de la Mauritanie ou
l'Afrique noire. A ceux-ci s'ajoutent les touristes de croisière en
provenance des îles Canaries.
Le reste des mouvements enfin est constitué par des chasseurs, des
pêcheurs sous-marins, les hommes d'affaires ou les représentants de
l'administration en tournée dans le sud.



Chant de dunes

Incroyable mais vrai! Selon Khaloufi El Mana, des chercheurs de
l'université Ibnou Zohr d'Agadir ont découvert dernièrement des
mégadunes qui “chantent” au nord de Tarfaya. Un phénomène qui existe
déjà en Namibie et en Arabie saoudite, et qui se déclare sous la forme
d'un écho géant lorsque la dune est chauffée par le soleil. Une
découverte, selon le délégué de l'ONMT, qui pourrait être exploitée à
des fins touristiques. Mais ce n'est pas le seul atout de la région de
Laâyoune. Toujours du côté de Tarfaya, des endroits inédits sont
notamment à visiter. Il s'agit entre autres de la lagune de Naïla,
véritable réserve écologique et le plus grand espace lagunaire sur
l'Atlantique marocain où transitent diverses espèces d'oiseaux.

M.A.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47112
Des milliers de jeunes formés pour la pêche

· C'est dans le cadre d'un contrat-programme qui cible la région

Bonne nouvelle pour les jeunes chômeurs de la région de Laâyoune. Le
contrat-programme baptisé "Sakia El Hamra", prévoyant la formation de
6.000 jeunes au métier de la pêche, a démarré en janvier dernier. Cette
opération, qui vise la résorption du chômage dans la région, a fait
l'objet d'une convention entre le ministère des Pêches maritimes et la
wilaya de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra. Selon Moulay Abdallah El
Idrissi, directeur d'exploitation des provinces du sud à l'ONP,
l'opération de formation est estimée à 7 millions de DH. Elle est
composée de deux principales phases. Il s'agit dans un premier temps de
cours théoriques d'une durée de trois semaines suivis de cours pratiques
à bord de barques pendant également trois semaines. La formation est
enfin bouclée par des stages pratiques à bord de navires de pêche
côtière. A l'issue de cette dernière phase, les lauréats s'organisent en
groupes de six personnes au sein de microentreprises. Les quatre
premières sont d'ailleurs créées. Au terme d'une convention conclue
entre l'Anapec, la wilaya et l'ONP, elles bénéficieront chacune d'une
subvention de 18.000 DH. Par ailleurs, une licence de pêche artisanale
leur est accordée. Le ministère des Pêches maritimes (MPM) exige
toutefois qu'elle soit utilisée pour des barques construites en fibres
de verre. Le département de tutelle vise ainsi à moderniser le secteur
et l'ONP s'associe à cette opération en y consacrant une enveloppe de 20
millions de DH, soit 20.000 DH, par microentreprise pour l'acquisition
des barques. Pour la fourniture de ces embarcations, le MPM a lancé un
appel à manifestation d'intérêt. Pour le moment, trois chantiers navals,
dont les prototypes ont été homologués par le département des Pêches, se
sont installés à Laâyoune. Outre ces opérations, la construction de six
villages de pêcheurs figure également parmi les objectifs du
contrat-programme Sakia El Hamra. Un projet pour lequel l'ONP a alloué
une enveloppe de 36 millions de DH, soit 6 millions de DH pour
l'aménagement de noyaux commerciaux en deux ans (2003-2004) dans chaque
site. Ceux-ci seront organisés dans un premier temps autour de la pêche,
pour s'étendre par la suite à d'autres activités tel le tourisme. Selon
les représentants du projet, le premier village-pilote est prévu au site
Tarouma situé à 25 km du port de Laâyoune. Les sites d'Akhfennir,
Negrita, Amigriou, Dzira et Foum Ougnit sont aussi concernés par le
programme. Ils sont en cours de validation par l'INRH.


Des marins sur le chemin du savoir

C'est le centre de qualification professionnelle maritime (CQPM) de
Laâyoune qui assure la formation des 6.000 jeunes concernés par le
programme Sakia El Hamra. Créé en 1984, il a été transféré en 2000 à
Laâyoune Plage. Il s'inscrit dans le cadre du développement des
activités de pêche dans les provinces du sud du Royaume. Selon Mustapha
Hrouch, directeur de l'établissement, les formations proposées sont
diversifiées. Le niveau qualification est préparé en deux ans pour
l'obtention du certificat d'aptitude professionnelle maritime. Le niveau
spécialisation, préparé en une année, permet l'obtention de la licence
de patron de pêches, ou du permis de conduire les moteurs marins ou
encore du certificat de conduite des moteurs hors-bord. Outre ces
filières, le CQPM assure des sessions de formation continue au profit
des marins-pêcheurs. Par ailleurs, des cours de vulgarisation au
bénéfice des marins-pêcheurs artisanaux sont organisés.
L'alphabétisation au profit des marins peu ou non scolarisés figure
également parmi les activités de l'établissement.

M. A.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47113
Le nouveau projet d'extension du port sera achevé en 2004



· Estimé à 175 millions de DH, il a démarré en septembre 2002

· La séparation des activités pêche et commerce figure parmi ses
objectifs

Le projet d'extension du port de Laâyoune est sur la bonne voie.
Commencés en septembre 2002, les travaux sont au stade d'aménagement de
la digue transversale. L'ouverture des carrières de matériaux et
l'installation du chantier sont déjà achevées. Selon Zouhair Sil, chef
de service infrastructure à l'ODEP à Laâyoune, le projet a été confié
pour sa réalisation à l'entreprise Somagec. Cette dernière est chargée
des travaux de prolongement de la digue de 1.445 mètres linéaires. De
même, il s'agit de construire 340 mètres linéaires de quai pour
l'activité commerce et 225 mètres linéaires pour la pêche. A ceci
s'ajoute l'aménagement de terre-pleins. L'ensemble de ces travaux
nécessiteront une enveloppe de 175 millions de DH et seront achevés en
septembre 2004. Outre séparer les deux activités pêche et commerce,
l'extension permettra au port de faire face à l'accroissement de son
trafic. Par ailleurs, l'opération assurera plus de salubrité au complexe
portuaire, qui offrira ainsi de meilleures conditions de débarquement de
poisson et par là suscitera le développement du secteur de la pêche dans
la région. Une retombée très importante du projet quand on sait que
Laâyoune occupe la place de premier port sardinier du Royaume. L'espèce
pélagique représente 95% des débarquements. En 2002, le complexe
portuaire a été fréquenté par 179 bateaux sardiniers, 304 chalutiers et
26 palangriers. Au cours de la même année, le port a enregistré 480.000
tonnes de poisson débarqué, soit 40% du volume des captures nationales
et 929 millions de DH en valeur. L'année précédente, le poisson débarqué
équivalait à 393.000 tonnes, soit 555 millions de DH. A noter que ce
n'est pas la première extension dont a fait l'objet le port de Laâyoune.
Mis en service en 1986, il a été agrandi à deux reprises.
L'accroissement du trafic de commerce a incité en effet les pouvoirs
publics à l'élargir en 1991 et 1997. En attendant l'achèvement de
l'extension, aujourd'hui, l'essor de cette activité de commerce est
freiné par l'exiguïté des infrastructures. Activité qui a atteint en
2002 trois millions de tonnes. Les phosphates occupent une grande part
de ce trafic. Ils sont suivis du sable et des hydrocarbures en troisième
position. Pour accompagner l'évolution de ces activités, en dehors de
l'extension du port, l'ODEP a programmé l'acquisition d'une grue de 20
tonnes estimée à 15 millions de DH. La mise en place d'un système
intégré de manutention du sable coûtant 10 millions de DH figure parmi
les projets également.



Une nouvelle halle

Parmi les projets tributaires de l'achèvement de l'extension du port
figure l'aménagement d'une nouvelle halle. Une opération décidée à la
suite de l'évolution des débarquements. Celle-ci sera construite sur un
terrain de 7.000 m2 et nécessitera une enveloppe de 40 millions de DH.
“Ce sera une halle nouvelle génération”, précise enthousiaste Moulay
Abdallah El Idrissi, directeur d'exploitation de l'ONP dans les
provinces du sud. En effet, l'unité sera équipée de toutes les
installations et systèmes sophistiqués pour assurer la conservation des
produits de la mer dans des conditions conformes aux normes de qualité.
A noter que l'actuelle halle en service, certifiée ISO 9002 depuis deux
ans, a obtenu le deuxième prix d'encouragement à l'issue du dernier
concours qualité organisé par le ministère du Commerce et de
l'Industrie. D'une capacité de 460.000 tonnes par an et une superficie
de 400 m2, elle est devenue exiguë pour les quantités de poisson
annuelles.

M. A.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47114
L'Agence de développement social à la rescousse des ONG

· Sur 470 associations, seules une centaine sont actives

· La plupart de ces ONG se concentrent sur les activités culturelles

Les associations sont nombreuses à Laâyoune. Près de 470 sont recensées.
Toutefois, une centaine seulement sont actives, précise Hassan Tarik,
coordinateur régional de l'Agence de développement social (ADS) à
Laâyoune. Par ailleurs, rares sont les associations de développement.
Les activités culturelles sont plutôt leur vocation. Pour renforcer les
capacités institutionnelles de l'ensemble de ces ONG, une opération a
été entamée par l'ADS. L'établissement a ainsi organisé fin janvier
dernier deux sessions de formation qui ont profité respectivement à 53
représentants d'associations de Boujdour et 60 adhérents d'associations
de la province de Laâyoune. Le thème choisi était l'organisation
administrative et financière des associations. Les prochaines sessions
prévues en avril et juin prochain à Laâyoune porteront respectivement
sur la recherche de partenariat ainsi que les techniques de
communication, la recherche de moyens financiers et la gestion de
projets. Selon Hassan Tarik, les mêmes opérations seront répétées dans
d'autres provinces de la wilaya. L'ADS, implantée à Laâyoune depuis
2000, couvre non seulement cette province mais toutes les autres
provinces du Sud. Parmi ses activités figure également le soutien
financier aux petits projets générateurs de revenus. Au cours de l'année
2003, une quinzaine de projets bénéficieront d'aides financières,
précise le coordinateur de L'ADS. La démarche adoptée dans ce cadre par
l'établissement est une approche participative. A l'échelle des
provinces du Sud, l'ADS a reçu une trentaine de dossiers dont les
projets sont susceptibles d'être financés. A noter que l'Agence de
développement social, créée en 1999, est un établissement public placé
sous la tutelle de l'Etat. Outre l'apport technique et financier des
projets de développement social, elle a pour mission d'améliorer les
conditions de vie des personnes les plus vulnérables, en particulier en
milieu rural et périurbain. A Laâyoune les citoyens, concernés sont très
nombreux. Près de 50% de la population sont dans un état d'assistanat.

M. A.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47115
Poulpe: Les unités de congélation s'enlisent dans la crise

· Difficultés de commercialisation, forte saisonnalité de la filière,
rareté du poulpe… les raisons de la crise

· Les opérateurs ont sollicité l'intervention du ministre de tutelle

· La filière abrite une quinzaine d'unités et emploie 1.200 personnes

C'est un véritable calvaire que vit en ce moment le secteur de la
congélation à Laâyoune. Difficile de commercialiser le poulpe. Depuis
que le ministère des Pêches n'intervient plus dans la fixation des
tarifs du poulpe à l'export, la commercialisation du produit est
déséquilibrée. C'est du moins ce qu'affirment les membres de
l'Association des unités de congélation de Laâyoune (AUCL).
Paradoxalement, alors qu'il y a un an, l'interventionnisme du
département des Pêches au niveau de la commercialisation des
céphalopodes avait soulevé un tollé chez les opérateurs. Aujourd'hui,
ces derniers protestent contre renversement d'attitude contraire. Pour
Mohamed Ali Habouha, secrétaire général de l'AUCL, c'est entre autres le
manque de concertation avec les professionnels et l'improvisation de
décision qui sont inopportuns. La Commission de concertation pour le
suivi des marchés et des cours du poulpe venait de fixer les prix du
produit à l'export le 17 décembre dernier, mais le communiqué du 31
décembre 2002 a rendu caduques, selon lui, toutes les dispositions
prises. Les prix offerts aujourd'hui par les importateurs sont en deçà
d'une manière globale de 10 à 20% de ce qui est demandé par les unités
de congélation. Ces dernières actuellement disposent d'un stock de près
de 5.700 tonnes d'une valeur de 234 millions de DH d'environ, qu'ils
n'arrivent pas à vendre aux prix souhaités, informe Brahim Zoubeir,
président de l'AUCL. Mais ce n'est pas la seule contrainte qui mine les
industriels de la congélation du sud. La forte saisonnalité qui frappe
la filière qui ne travaille qu'un mois sur douze et la dégradation de la
ressource poulpière, ainsi que la rareté du produit en raison de
l'effort de pêche exercé sur celle-ci freinent le développement du
secteur. Pour le sortir de la crise, une délégation regroupant des élus
locaux et des opérateurs ont fait le déplacement dernièrement à Rabat
pour solliciter l'intervention du ministre de tutelle. Les intervenants,
représentés dans une commission de coordination, ont également saisi par
la même occasion à travers des lettres la Primature et le ministre de
l'Intérieur. Parmi leurs doléances, figure l'élaboration d'un plan de
sauvegarde préconisant le rééchelonnement et la reconversion des dettes
des sociétés en difficulté. De même, ils souhaitent entre autres
l'interdiction de la congélation du pélagique à bord pour protéger
l'investissement à terre. L'accès à la ressource à travers l'affectation
de licences de pêches fait également partie des recommandations
préconisées par les opérateurs de l'industrie de congélation. “Une
mesure qui va nous permettre de diversifier notre activité et opérer en
tant que système intégré'', précise Mohamed Ali Habouha. Selon lui, ces
revendications ont été retenues lors des journées d'études initiées par
Sa Majesté le Roi l'an dernier. Contactés par L'Economiste, les
représentants du département des Pêches ont signalé que le ministre
envisage un déplacement à Laâyoune en avril prochain pour tenter de
trouver avec les opérateurs des réponses à leurs problèmes. A noter que
le secteur de la congélation, principal tissu industriel des provinces
du sud, regroupe actuellement une quinzaine d'unités et emploie 1.200
personnes.


Carte de visite

Créée en novembre 1999, l'Association des unités de congélation de
Laâyoune (AUCL) réunit 13 adhérents. Selon M'hamed Moussaoui, directeur
de l'AUCL, les industries du secteur ont traité, en 2002, 4.079 tonnes
de poulpes, soit une valeur de plus de 20 millions de DH. Au cours de la
même année, ils ont également congelé 118 tonnes de poisons frais et
11.159 tonnes de sardines, soit respectivement 7 et 78 millions de DH en
valeur.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47116
La pêche draine 90% des projets d'investissement

· Jusqu'au 10 mars, le CRI a instruit 251 demandes de certificats
négatifs

Le rapport des premiers mois d'activité du centre régional
d'investissement (CRI) de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra est établi.
Depuis le démarrage de l'entité en novembre 2002, au 10 mars dernier,
l'établissement a instruit 251 demandes de certificats négatifs, dont
167 ont été acceptés et 127 retirés.
L'entité a également traité au cours de la même période 18 dossiers de
création d'entreprises. Quatre d'entre eux concernent des personnes
physiques, les quatorze autres visent la naissance de personnes morales.
C'est la SNC qui caracole en tête avec 9 intentions de création, les
cinq autres sont des SARL. Selon Ech-Echarki Ritab, directeur du CRI, la
répartition des intentions de création d'entreprises par secteur
d'activité reflète la prédominance du secteur de la pêche et ses
filières annexes, activité économique-phare de la région. L'industrie de
congélation attire ainsi la plupart des investisseurs, ajoute le
représentant de l'établissement. A noter que ce domaine abrite
actuellement une quinzaine d'unités et emploie 1.200 personnes. A cause
d'un problème de commercialisation du poulpe, il connaît en ce moment
des difficultés. Outre le volet des demandes de création d'entreprises,
l'une des principales missions du CRI, l'entité a également instruit au
cours de la même période dix-huit projets d'investissement. Selon le
responsable du CRI, 90% d'entre eux concernent le secteur de la pêche.
Ils généreront 1.450 emplois. Une aubaine pour la région qui souffre
d'un taux de chômage de 25%. A noter que trois des projets traités sont
supérieurs à 200 millions de DH. Parmi les quinze autres projets
inférieurs respectivement à 200 millions figure l'implantation d'une
minoterie.
Un investissement de 30 millions de DH qui va générer 150 emplois. Une
cinquantaine seront créés par un autre investissement qui vise
l'aménagement d'une unité de gaz, une opération estimée à 10 millions de
DH. Parallèlement, l'entité accompagne également le programme Sakia El
Hamra, une opération d'aménagement de six villages de pêcheurs qui va
toucher 6.000 marins et générer 1.000 micro-entreprises (voir article
dans le même dossier).


Zones industrielles

Pour le directeur du CRI, les investissements dans la région pourraient
être plus nombreux, si entre autres la situation de la zone industrielle
de la municipalité d'El Marsa était débloquée. Valorisée à peine à 12%,
ce site de 200 ha, qui fait l'objet de spéculations depuis 2001,
décourage plus d'un investisseur potentiel, souvent aiguillonné vers
Tarfaya. Une manière de préserver l'investissement toujours au profit de
la région. Le cas de la zone industrielle d'El Marsa sur lequel se
penchent actuellement les autorités locales, risque de freiner un autre
projet de zone industrielle envisagé à Laâyoune par l'Erac Sud. Une
étude de faisabilité est aujourd'hui en cours. Toutefois, le projet ne
pourra se faire sans une subvention. Ceci afin de rendre le prix du
terrain accessible.

M. A.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=47117
L'eau de mer pour approvisionner la ville

· L'extension de la station de dessalement coûtera 70 millions de DH

Dans un peu plus d'une année, le débit par jour de la station de
dessalement de la ville de Laâyoune aura presque doublé. Grâce à une
extension de l'unité, il passera de 7.000 m3/jour à 13.000 m3/jour. Ce
volume additionné à celui des sept puits d'eau douce du site de Foum El
Oued, évalué à 6.000 m3/j accompagnera le développement de la ville. Le
projet permettra de renforcer l'alimentation en eau potable de Laâyoune.
Il répondra aussi aux besoins en eau potable de la municipalité d'El
Marsa et de Foum El Oued. Deux sites jusque-là non dotés de réseau de
distribution mais desservis uniquement par des camions-citernes.
Financés par l'ONEP, les travaux sont estimés à 101 millions de DH. Près
de 70% de ce montant concernent l'extension de la station actuelle, le
reste est destiné à l'aménagement de réservoirs et du réseau de
distribution pour Foum El Oued et El Marsa, précise Mustapha Ennouhi,
directeur régional de l'ONEP. C'est le groupement français OTV et
l'entreprise Corsin Aquatra Maroc qui prendront en charge la réalisation
des ouvrages. Selon le représentant de l'ONEP, ils seront achevés en été
2004. Parallèlement, l'alimentation en eau potable des quartiers est de
la ville de Laâyoune n'a pas été oubliée. Pour cela, des travaux pour la
construction de réservoirs sont programmés. Une enveloppe de 20 millions
de DH est dédiée à cet effet. En attendant l'achèvement de toutes ces
opérations, l'unité de dessalement réalisée en 1995 continue à
fonctionner 24 h/24. Implantée à l'entrée de la municipalité d'El Marsa,
à 25 km de Laâyoune, la station assure 60% des besoins en eau potable de
la ville, le reste est fourni par les puits de Foum El Oued. Entièrement
automatisée, l'unité emploie 10 personnes. C'est le manque de ressources
en eau douce dans la région qui a conduit l'ONEP à son aménagement. Une
opération qui a nécessité pour sa réalisation deux années de travaux et
une enveloppe de 625 millions de DH (aménagement de l'unité de
production et opération d'adduction). Bien que le coût de production
soit élevé, 25 DH le prix du m3, ce dernier est facturé aux abonnés à
2,30 DH pour la première tranche. Ces derniers sont actuellement plus de
23.200 bénéficiant de l'eau potable provenant de cette station de
dessalement. Le traitement assuré au niveau de cette unité permet
d'obtenir une eau contenant 500 mg de sel/ litre, alors qu'avant le
dessalement, l'eau de mer atteint 40 g/sel/ litre. Selon le directeur de
l'ONEP, l'eau potable distribuée est conforme aux normes nationales et
aux directives de l'OMS. Pour assurer le contrôle de qualité, la station
abrite un laboratoire.

M. A.

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Vie, 21 de Mar, 2003 4:10 pm

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