S O M M A I R E
1. SAHARA-ONU-MAROC
- L'OPINION: Un plan inacceptable
2. MAROC-RÉGIONALISME
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Maroc: Des Amazighs portent plainte contre des
chaînes de télévision
2. "DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
- AFP: Maroc: appel à la libération d'un journaliste en garde à vue
- YAHOO/AFP: Le procès d'Ali Lamrabet en délibéré au 14 juin après une
séance houleuse
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1. SAHARA-ONU-MAROC
http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=1366
Sahara
Un plan inacceptable
« La marocanité du Sahara est irréversible ». Cette phrase,
inlassablement répétée par les Marocains, ne relève pas pour eux de la
simple littérature. Plus qu'une conviction, c'est un principe de base,
une constante.
Partant de cette vérité bien établie, il serait utopique de croire que
le peuple marocain, unanime à ce sujet, accepterait de faire la moindre
concession là-dessus, tant la question relève pour lui du sacré.
Comme il vient de le rappeler lors de l'imposante marche de Casablanca
contre le terrorisme, que nous avions d'ailleurs qualifiée, à juste
titre, de deuxième Marche Verte, ce peuple fier sait se dresser tel un
seul homme à chaque fois que ses intérêts vitaux sont menacés.
Il l'avait fait le 6 novembre 1975 pour récupérer ses provinces du sud,
il l'a fait le 25 mai 2003 pour défendre son projet sociétal
démocratique et il est tout aussi prêt à le refaire, si nécessaire, pour
défendre son intégrité territoriale.
Cette attitude hautement patriotique tire son essence de l'attachement
des Marocains à leurs droits légitimes, soutenus en cela par la ferme
position de leur Souverain, garant de l'intégrité territoriale du pays.
SM le Roi ne manque d'ailleurs pas de rappeler, à chaque occasion, que «
le Maroc ne cédera pas un seul pouce du territoire de son Sahara,
inaliénable et indivisible ». (Discours de SM le Roi prononcé à Laâyoune
le 6 mars 2002).
Le Maroc avait récupéré ses provinces sahariennes en 1975, conformément
à la légalité internationale, fort de l'arrêt de la Cour Internationale
de Justice reconnaissant l'existence de liens historiques et ancestraux
entre les populations du Sahara et le pouvoir central marocain.
Il n'était à aucun moment obligé de se laisser enliser dans un processus
à chaque fois entravé par ses adversaires. Si notre pays avait accepté
l'idée d'un référendum, c'était uniquement pour mettre un terme,
internationalement, à un conflit monté de toutes pièces par l'Algérie
voisine et confirmer aux yeux du monde entier la marocanité du
territoire.
Depuis, beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts pour que ce même
référendum s'avère, en définitive, inapplicable. Ce constat tiré de la
réalité sur le terrain, devait amener l'ONU à reconnaître, en l'an 2000,
la caducité du référendum et à envisager, sur proposition du
représentant personnel du Secrétaire Général, une solution politique.
C'est ce qu'on avait alors appelé « troisième voie ».
Fâcheuse tendance
Le Maroc, qui n'a cessé de se montrer coopératif avec l'instance
onusienne, a accepté l'idée, même si elle ne le réconforte pas dans tous
ses droits. Un « accord-cadre sur le statut du Sahara » fut proposé par
M. Baker en juin 2001 préconisant la délégation par le Royaume du Maroc
de certaines de ses compétences juridiques à une autorité décentralisée,
de manière à permettre à celle-ci de gérer ses propres affaires locales.
Avec, toutefois, la nécessité de tenir compte de la souveraineté et de
l'intégrité territoriale du Maroc ainsi que des spécificités de la
région.
Une perspective qui promettait, d'autant plus que Rabat affiche sa ferme
résolution à poursuivre le développement et la mise en œuvre des
principes démocratiques et de décentralisation, en commençant par la
région du Sahara.
Seulement, fidèles à leur habitude à chaque fois que les choses se
mettent à bouger, l'Algérie et le Polisario ont rejeté l'accord-cadre et
se sont ingéniés à le torpiller. L'opinion internationale a même eu
droit à la fameuse et non moins bizarroïde proposition algérienne de «
partager le territoire ». Proposition ridicule qui fut énergiquement
critiquée par plusieurs officiels et observateurs internationaux
acculant Alger à faire marche-arrière sans se départir toutefois de sa
fâcheuse tendance à vouloir, à chaque coup, faire ramener les choses à
la case départ.
L'abandon par l'Algérie et le Polisario de l'idée d'une solution
politique, pourtant acceptée au départ, n'a, en tout cas, pas manqué de
trouver une oreille attentive.
Dans son dernier rapport, le Secrétaire Général a, à son tour, abandonné
l'accord-cadre qu'il avait lui-même présenté comme la solution de la
dernière chance, pour proposer un « Plan de paix pour
l'autodétermination… ». Un plan qui fait dans l'amalgame en voulant
fondre deux options inconciliables par un mixage entre la « troisième
voie » et le plan de règlement ou, en plus clair, entre l'accord-cadre
et le référendum d'autodétermination.
Pour le moins curieux, le nouveau plan préconise une période de
transition de quatre à cinq ans s'apparentant à une « solution politique
» provisoire aux perspectives dangereuses tant que ses modalités
techniques et de mise en œuvre demeurent elles-mêmes floues, pour passer
ensuite à l'acte final, soit à un référendum d'autodétermination.
Autrement dit, pour se retrouver, au bout du chemin, dans le cas de
figure du Plan de règlement qui avait conduit à l'impasse en l'an 2000
mais, cette fois ci, avec une différence de taille, celle d'un exercice
secessionniste qui aura déjà été expérimenté sur le terrain.
Parti-pris ?
Selon le document, le corps électoral appelé à participer au référendum
sera composé de trois catégories :
les personnes identifiées par la MINURSO et figurant sur la liste
provisoire du 3 décembre 1999, sans prendre en compte les appels à la
mise à jour de la liste pour les personnes qui répondaient aux critères
mais qui n'avaient pas atteint en décembre 1999 l'âge de 18 ans ;
les personnes incluses sur la liste de rapatriement établie par le HCR
au 31 octobre 2000 et dont le Maroc n'a reçu aucune notification
officielle;
les personnes ayant résidé continuellement au Sahara depuis le 30
décembre 1999, ce qui ôte ce droit à celles ayant résidé dans le
territoire avant cette date et continuent de le faire.
De ce fait, non seulement il est fait peu de cas de l'équité et des
principes démocratiques, mais il est aussi précisé que la liste des
votants sera arrêtée définitivement et sans appel par l'instance
onusienne. Autrement dit, tout droit de recours est exclu.
Voilà qui nous met en droit de se poser des questions sur les véritables
visées de ce nouveau plan. Par le revirement opéré, un alignement sur
les thèses des séparatistes est, en tout cas, à craindre. Ceci au moment
où l'ONU se devait, au contraire, de défendre son autorité et
contrecarrer les agissements des séparatistes avortant à chaque fois ses
propres efforts.
Cette nouvelle orientation, pour le moins surprenante, ne pourrait, in
fine, qu'atteindre à l'intégrité territoriale du Maroc et provoquer,
dans la foulée, l'instabilité dans la région, ce qui est inacceptable.
Comme est inacceptable le nouveau plan tant qu'il semble faire dans le
parti-pris.
Les Marocains, cependant, sauront faire preuve de la vigilance
nécessaire.
Jamal HAJJAM
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2. MAROC-RÉGIONALISME
http://www.jeune-independant.com/la24.htm
Maroc: Des Amazighs portent plainte contre des chaînes de télévision
Des Marocains amazighs ont décidé de porter plainte contre les
directeurs de deux chaînes de télévision et de radios marocaines. Il
s’agit des chaînes de télévision 2M et TVM qui ne donnent quasiment
aucun espace à la langue amazighe. Pourtant, le Maroc a reconnu
récemment tamazight comme langue nationale. Les citoyens marocains
estiment que les directeurs responsables de ces stations «les ont
trahis». Ils pensent aussi que «tamazight est délibérément laissée pour
compte à l’image de leurs régions qui n’ont pas droit de cité». Ils
demandent également que «soient restituées toutes leurs cotisations
détournées de leur destination initiale : la promotion et le
développement de la langue et de la culture amazighes». R. N.
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3. "DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
Maroc: appel à la libération d'un journaliste en garde à vue
RABAT, 9 juin (AFP) - Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM)
a réclamé lundi la "libération" d'un journaliste interpellé le 5 juin
pour avoir publié une lettre d'un groupe inconnu qui revendique les
attentats du 16 mai à Casablanca.
Dans un communiqué parvenu à l'AFP, le SNPM se déclare "très inquiet des
graves développements du dossier" de Mustapha Alaoui, directeur de
l'hebdomadaire Al Ousboue, et réclame sa "libération immédiate".
Le journaliste, diabétique, a été transféré à l'hôpital au cours de sa
garde à vue en raison d'une brusque détérioration de son état de santé,
avait-on appris de sources concordantes.
Pour le SNPM, tout journaliste soupçonné d'un délit de presse doit
"rester en liberté jusqu'au procès, quelles que soient les raisons de la
poursuite judiciaire".
Dans un bref manuscrit reproduit en Une par l'hebdomadaire Al Ousboue,
un groupe inconnu "Assaïqa" - qui se présente comme dissident d'un
groupe intégriste mis en cause dans les attaques terroristes -
revendique la préparation de trois des cinq attentats du 16 mai à
Casablanca.
La publication de cette lettre est un "acte qui constitue une violation
caractérisée des dispositions pénales en vigueur et particulièrement de
celles contenues dans la loi sur la lutte antiterroriste", avait estimé
le parquet.
Mustapha Alaoui devait être interrogé sur "les conditions dans
lesquelles cette lettre est parvenue à son destinataire et publiée sans
que cela ait été porté à la connaissance des autorités judiciaires
compétentes, comme l'exige la loi", avait ajouté le parquet.
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http://fr.news.yahoo.com/030610/202/38yh8.html
Le procès d'Ali Lamrabet en délibéré au 14 juin après une séance
houleuse
RABAT (AFP) - Le procès en appel du journaliste franco-marocain Ali
Lamrabet, condamné à 4 ans de prison pour "outrage à la personne du
roi", a été mis en délibéré au 17 juin, mardi à Rabat, au terme d'une
séance houleuse marquée par le retrait des avocats de la défense.
Les avocats du journaliste, Me Abderrahim Jamaï et Ahmed Benjelloun, se
sont retirés de l'audience après avoir protesté contre la "disparition"
d'une pièce du dossier qu'ils contestent, une "photo-montage" considérée
par l'accusation comme un "outrage au roi".
Après une brève intervention du procureur, qui a demandé la confirmation
du jugement de première instance, la cour a décidé de mettre le jugement
en délibéré au 17 juin.
Le débat sur la localisation de la photo "disparue", et de nouvelles
protestations de la défense quant à l'illégalité de l'incarcération
d'Ali Lamrabet, ont constitué l'essentiel de la séance. De vifs échanges
ont eu lieu entre la cour et la défense, en présence de plusieurs
dizaines de journalistes et militants des droits de l'Homme venus
soutenir l'accusé.
Ali Lamrabet, qui était présent sur un fauteuil roulant, observe une
grève de la faim depuis le 6 mai. Il a été hospitalisé peu après son
incarcération intervenue dès sa condamnation en première instance le 21
mai.
Me Benjelloun a dénoncé "une parodie de justice" et un "procès
politique" au cours duquel son client "a été privé des droits les plus
élémentaires de la défense".
La défense est longuement revenue sur le recours à l'article 400 du code
marocain de procédure pénale pour justifier l'incarcération de leur
client. Cet article, ont-ils plaidé, ne pouvait être invoqué dans la
mesure où le prévenu ne se trouvait dans aucun des cas prévus par la loi
pour une incarcération immédiate.
M. Lamrabet a été condamné le 21 mai à quatre ans de prison ferme, à
l'interdiction de ses deux publications, Demain Magazine et Doumane
(arabophone) et à 20.000 dirhams d'amende (environ 2000 euros) pour
"outrage à la personne du roi" et pour atteintes au "régime monarchique"
et à "l'intégrité territoriale" du pays.
Plusieurs organisations internationales ont dénoncé cette condamnation,
notamment Reporters sans frontières (RSF), dont Ali Lamrabet est le
correspondant au Maroc, Amnesty International et la Fédération
internationale des journalistes (Fij).
La Commission européenne avait également fait savoir le 5 juin qu'elle
suivait avec une "grande attention" le procès en appel d'Ali Lamrabet.