S O M M A I R E
1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-REPRESSION-CINISME DU MAKHZEN
- AUJOURDHUI LE MAROC: Après la dissolution par la justice de la section
de Laâyoune de l'association marocaine pour la vérité et la justice,
l'injustice et le mensonge en forum/ Autorité de l'Etat.
2. EXPLOITATION DES RICHESSES NATURELLES DU SAHARA OCCIDENTAL
- APS: Sahara occidental : l'Eucoco dénonce "les spoliations" par le
Maroc des richesses du peuple sahraoui
- APS: Des experts appellent à l'arrêt de "l'exploitation illégale" des
richesses du Sahara occidental
3. LOBBY PRO MAROCAIN EN BÉLGIQUE-ALGÉRIE
- EL WATAN: AMBASSADE D’ALGÉRIE À BRUXELLES / Le coup de bluff ridicule
des services secrets marocains
- LE SOIR D'ALGÉRIE: LA BELGIQUE HUMILIE LE MAROC. La marche sur
l’ambassade d’Algérie n’aura pas lieu
- MAP: Prochaine action pour la libération des prisonniers de guerre
marocains détenus à Tindouf, affirme un représentant d'Amnesty
International
4. DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
- AFP: L'AMDH dénonce l'interdiction d'un spectacle de l'humoriste Bziz
- AFP: L'état de santé du journaliste Ali Lamrabet continue de
s'aggraver (médecins)
- LE POINT (30-VI-2003): Ali Lmrabet : Un journaliste trublion, par
Emmanuel Saint-Martin
- ACH-CHARK AL-AWSAT (29-VI-2003): Le vice secrétaire général du PJD :
Nous avons décidé de réduire notre participation aux élections
communales pour rassurer les parties politiques "frappées d'épouvante".
5. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- L'ÉCONOMISTE (30-VI-2003): Maroc-Espagne: Pour un mécanisme anticrise,
par Miquel Valls i Maseda
6. ESPAGNE-MAROC
- MAP: Aznar: l'Espagne a inauguré une nouvelle étape dans ses relations
avec le Maroc
- ACH-CHARK AL-AWSAT (30-VI-2003): Palacio se rendra en visite au Maroc
vendredi. Madrid dément avoir reçu de Rabat une demande d'extradition de
16 personnes suspectées de lien avec les événements de Casablanca.
7. CINISME DU MAKHZEN
- AFP: Ali Lamrabet a choisi d'"envenimer l'atmosphère", selon un
ministre marocain
- LE MATIN (maroc) (30-VI-2003): Danse du ventre
8. ESPIONNAGE MAROCAIN CONTRE L'ALGÉRIE
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: MOEURS, MENSONGES ET VIDEO. Guerre entre services
secrets algériens et marocains
9. MAROC-INTEGRISME-MENSONGES DU MAKHZEN
- MAP: Tout sera dit devant le tribunal au sujet des liens entre les
attentats de Casablanca et Al Qaïda (Benaïssa)
10. ESPAGNE-MAURITANIE
- AFP: Le président Ould Taya en visite de deux jours en Espagne
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1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-REPRESSION-CINISME DU MAKHZEN
AUJOURD'HUI LE MAROC
Après la dissolution par la justice de la section de Laâyoune de
l'association marocaine pour la vérité et la justice, l'injustice et le
mensonge en forum.
Le chef d'inculpation qui a conduit à la dissolution de la section de
Laâyoune du Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ) est
particulièrement accablant. Les membres de cette antenne ont profité de
cette structure légalement constituée pour la transformer en officine du
Polisario et en machine anti-marocaine. Enquête sur une affaire où
l'intégrité territoriale du Maroc a été soumise à une manipultion
perfide.
Autorité de l'Etat.
Cette poignée d'individus issus du Sahara marocain, en fait, un ramassis
d'activistes à la solde du Polisario, se sont rendus coupables d'un
certain nombre d'actes jugés d'une extrême gravité qui les ont
rapprochés de plus en plus des objectifs réels de leur raison d'être.
Manipulation de jeunes Sahraouis qu'ils incitent à des troubles de
l'ordre public, complot avec des organisations étrangères connues pour
leur hostilité au Maroc pour porter préjudice à la situation
diplomatique du Royaume, fabrication de drapeaux de la fantomatique RASD
et de tracts contre l'intégrité territoriale du pays qu'ils distribuent
au vu et au su de tout le monde Ces actes concourent tous à créer un
climat de destabilisation dans les provinces du Sud (..) Il fallait
rétablir l'ordre et la loi par la dissolution -inscrite dans l'ordre des
choses -d'une association travaillant contre le Maroc et les Marocains
qui s'est servie du caractère très sensible de l'affaire du Sahara, de
la vitalité démocratique marocaine et de sa volonté de tourner la page
des années de braise pour porter atteinte à l'image du pays et de ses
institutions. Une telle attitude a un nom : haute trahison (Abdellah
Chankou).
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2. EXPLOITATION DES RICHESSES NATURELLES DU SAHARA OCCIDENTAL
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=44212
Sahara occidental : l'Eucoco dénonce "les spoliations" par le Maroc des
richesses du peuple sahraoui
[Aps 30/6/03] Alger - Le président de la coordination des comités
européens de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) M. Pierre Galland, a
accusé, dimanche à Alger, le Maroc de tenter d'imposer "un fait accompli
en spoliant les ressources naturelles du Sahara occidental", assurant
que l'Eucoco poursuivra ses actions de mobilisation pour faire valoir le
droit des sahraouis sur ses territoires."Le Maroc veut s'accaparer
illégalement les richesses du peuple sahraoui dans les territoires
occupés du Sahara occidental, en s'appuyant sur des sociétés
multinationales peu scrupuleuses du droit international", a affirmé M.
Galland dans une conférence de presse tenue à Alger.
Cette conférence faisait suite aux travaux, de deux jours, de la
rencontre internationale sur l'exploitation des ressources naturelles
dans les territoires sahraouis et de la réunion de la Task force de la
coordination des comités européens de soutien au peuple sahraoui
(Eucoco).
M. Galland, également membre du sénat belge, a dénoncé les contrats de
prospection pétrolières avec des multinationales dans les territoires
occupés du Sahara occidental et accords de concessions de pêche avec des
pays européens dans les eaux territoriales sahraouis.
"Ce pillage éhonté est perpétré par l'occupant marocain en dépit de
l'avis du conseiller juridique de l'Onu, attestant de l'illégalité de
toute exploitation des richesses du Sahara occidental sans l'assentiment
du peuple sahraoui", a-t-il fait observer.
M. Galland a annoncé que l'Eucoco s'engagera dans une série
d'initiatives, à l'endroit de la communauté internationale, "en vue
clairement d'assurer la protection des ressources naturelles du Sahara
occidental".
"Ses actions se baseront sur le cadre juridique qui confirment le droit
du peuple sahraoui à disposer de son territoire et de ses richesses",
a-t-il ajouté.
Le président de l'Eucoco a considéré que le règlement du problème de
décolonisation du Sahara occidental est de nature à favoriser
l'émergence d'une zone de stabilité et de prospérité au Maghreb.
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http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=44210
Des experts appellent à l'arrêt de "l'exploitation illégale" des
richesses du Sahara occidental
[Aps 30/6/03] Alger - Des experts et juristes internationaux ont lancé,
dimanche à Alger, un appel pressant à la communauté internationale
notamment le conseil de sécurité de l'Onu, lui demandant d'agir en
faveur de l'arrêt immédiat de "l'exploitation illégale" des richesses
dans les territoires occupés du Sahara occidental.Dans une déclaration
finale qui a sanctionnée les travaux de la rencontre internationale sur
l'exploitation des ressources naturelles dans les territoires sahraouis
et de la réunion de la Task force de la coordination des comités
européens de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), les participants ont
exigé "l'arrêt immédiat de toute prospection et exploitation illégale
des richesses dans les territoires occupés du Sahara occidental".
Les experts ont rappelé, en ce sens, les principes du droit
international en la matière ainsi que les règles consacrées par les
Nations-unis, recommandant la sauvegarde des ressources naturelles d'un
territoire non autonome.
Les participants se sont référés, pour ce faire, à l'avis du conseiller
juridique de l'Onu, rendu le 29 janvier 2002, confirmant l'illégalité de
toute exploitation des richesses du Sahara occidental sans l'approbation
expresse du peuple sahraoui.
Dès lors, les participants soulignent que "la responsabilité juridique
et morale de l'Onu reste engagé "jusqu'à la mise en œuvre de toutes "les
résolutions pertinentes" qui consacrent le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination.
Pour ces experts, le règlement de la question du Sahara occidental doit
être, par conséquent, "conforme à la légalité internationale" par la
mise en œuvre, "urgente", du plan de règlement de l'Onu et des accords
d'Houston devant aboutir à "l'organisation d'un référendum libre,
régulier et sans contrainte de quelque nature que ce soit".
Les participants ont décidé de saisir notamment, le secrétaire général
de l'Onu, M. Kofi Annan, l'Union africaine, les membres du conseil de
sécurité, la présidence de l'Union Européenne (UE) ainsi que M. James
Baker, l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara
occidental.
Le président de la république arabe sahraouie démocratique (Rasd), M.
Mohamed Abdelaziz, des représentants d'organisations internationales,
des experts en droit international, des membres du conseil de la nation
et de l'assemblée populaire nationale (Apn), ont pris part à cette
rencontre de deux jours, organisée à l'initiative du comité algérien de
solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps).
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3. LOBBY PRO MAROCAIN EN BÉLGIQUE-ALGÉRIE
http://www.elwatan.com/journal/html/2003/07/01/sup_html.htm
AMBASSADE D’ALGÉRIE À BRUXELLES / Le coup de bluff ridicule des services
secrets marocains
Finalement, le rassemblement prévu dimanche dernier par le Cercle
européen de la communauté marocaine et des amis du Maroc (CECM) devant
l’ambassade d’Algérie à Bruxelles n’a pas eu lieu.
Le ministère belge de l’Intérieur en a décidé ainsi pour «éviter des
conflits intercommunautaires à Bruxelles» puisque dans le même temps un
nombre d’associations dont Le comité belgo-européen de soutien au peuple
sahraoui et le Collectif pour la libération de Ali Lemrabet (le
journaliste marocain) ont appelé, de leur côté, à un rassemblement
devant l’ambassade du Maroc. Il faut préciser que la mobilisation du
mouvement associatif algérien est une réaction aux attaques et campagnes
de dénigrement menées depuis un certain temps par les services secrets
marocains contre l’Algérie dont ils veulent en faire, aux yeux de
l’opinion internationale, «le colonisateur du Sahara» et le principal
obstacle à la construction maghrébine. Rappelons, pour l’exemple,
l’action au mois de mai dernier de ce même «cercle marocain» qui avait
abouti à l’attribution par le Parlement européen (PE) du «passeport pour
la liberté» à la fille d’un prisonnier marocain militaire au
Sahara-Occidental. A la mi-juin, c’était au tour du ministre de
l’Emigration marocain d’appeler, lors d’une visite à Bruxelles et à
Amsterdam, sa communauté à se mobiliser pour la marocanité du Sahara.
C’est de bonne guerre, n’était le fait d’accuser directement et
régulièrement «l’Algérie» d’être le «colanisateur du Sahara». Le choix
de Bruxelles pour une telle campagne n’est pas fortuit. Au-delà de son
statut de capitale des institutions internationales, Bruxelles et la
Belgique ainsi que la Hollande sont des fiefs de l’immigration
marocaine. Plusieurs centaines de milliers de Marocains sont citoyens
belges ou hollandais. La campagne marocaine en Belgique a atteint un
point fort au moment des élections législatives belges du 18 mai
dernier. Le lobbie marocain assurait les partis politiques belges du
vote des Marocains-Belges contre une facilitation, voire un soutien à
leur manifestation pour la «marocanité du Sahara». Journalistes et
observateurs politiques avertis à Bruxelles n’ont pas manqué de
conclure, à juste titre, à une fuite en avant du pouvoir marocain face
d’une part à la montée de la misère et du péril islamiste chez eux, et
d’autre part l’approche de l’échéance fixée par l’ONU pour un référendum
d’autodétermination au Sahara-Occidental.
Par M’hamedi Bouzina
Bruxelles : De notre correspondant
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http://www.lesoirdalgerie.com/actualite.htm
LA BELGIQUE HUMILIE LE MAROC
La marche sur l’ambassade d’Algérie n’aura pas lieu
De notre bureau de Bruxelles Aziouz Mokhtari
Antoine Duquesne, ministre belge de l’Intérieur, a fait annuler, à la
dernière minute, la “marche sur l’ambassade d’Algérie à Bruxelles” à
laquelle avait appelé, rappelons-le, le renseignement marocain sous le
couvert du “Cercle européen de la communauté marocaine et des amis du
Maroc”. Un véritable camouflet pour les services secrets de Sa Majesté
Mohamed VI.
Finalement, le ministre belge de l’Intérieur, M. Antoine Duquesne, a
fait annuler, à la dernière minute, le rassemblement devant l’ambassade
d’Algérie à Bruxelles. C’est un mystérieux et énigmatique “Cercle
européen de la communauté marocaine et des amis du Maroc” qui avait,
rappelons- le, appelé à une grande manifestation devant la
représentation diplomatique algérienne dans le royaume de Belgique.
Pour, était-il mentionné dans le texte de l’appel, exiger “la libération
immédiate des prisonniers marocains détenus à Tindouf en Algérie”. Selon
ce “cercle”, en définitive, une émanation du renseignement marocain, il
s’agissait de “sensibiliser l’opinion publique et les ONG sur la réalité
de ce conflit artificiel alimenté par l’Algérie”. La manifestation
devant l’ambassade de notre pays, ici, devait être le point d’orgue, le
moment privilégié et médiatisé d’une semaine d’actions et de
mobilisations, de la “semaine du Sahara marocain”. Cependant, alors que
tous les réseaux et toutes les officines du Makhzen n’avaient d’yeux que
pour le dimanche 29 à 14h30 (moment de la provocation devant les locaux
de l’ambassade algérienne), la notification d’interdiction transmise par
la police fédérale tombe, alors, comme un couperet. Sans possibilité de
recours. Pendant les journées de jeudi, vendredi et samedi, un climat de
mobilisation — et de colère —, sans équivalent jusque-là, était ressenti
chez des associations belges, européennes, algériennes et
belgoalgériennes pour contrer cette immense et inacceptable provocation.
Les maisons communales d’Ettarbek, qui abrite le siège de l’ambassade du
Maroc, et d’Ixelles, abritant celui de l’ambassade d’Algérie, ont été,
littéralement, noyées sous les demandes de manifestation pour la
“libération de Lemrabet”, journaliste marocain condamné à 3 ans de
prison pour absolument rien du tout ou pour “le droit du peuple sahraoui
à l’autodétermination”. La tension avait atteint son comble. Ce
collectif d’associations a décidé de maintenir son appel à “venir
nombreux” pour exprimer le “refus devant le déni de droit au peuple
sahraoui” et pour “exiger la libération sans conditions de Lemrabet”.
Les nombreuses ONG et les personnalités civiles qui s’étaient mobilisées
pour contrer la manœuvre du Makhzen étaient même affairées à mettre au
point les derniers préparatifs pour les sit-in envisagés. Le bourgmestre
(maire) d’Ixelles, contacté par le “comité de soutien au peuple
sahraoui”, avait, initialement, opté pour une fermeté plutôt “favorable”
au renseignement marocain : maintien de l’action du “cercle” et refus
aux autres associations de contre-manifester. Prétexte invoqué : forte
possibilité de “troubles à l’ordre public”. “Dans ce cas-là, ont
argumenté, fort justement, les représentants du comité algérien pour la
citoyenneté, l’association de la communauté algérienne du Hainaut et le
comité de soutien à Lemrabet, chargés pour ce qui les concerne d’obtenir
l’autorisation de manifester devant l’ambassade du Maroc, permettez-nous
de nous rassembler devant la représentation diplomatique marocaine comme
vous avez permis aux “Marocains” d’organiser une activité équivalente à
la rue Molière, devant le siège de l’ambassade d’Algérie”. Saisie
pendant la journée de vendredi dernier, la cellule de crise du ministère
de l’Intérieur a donné des assurances pour une “réflexion plus
approfondie sur les données du problème”. Entre-temps, le “cercle”, fort
de l’autorisation que lui avait accordée, auparavant, le bourgmestre
d’Ixelles, battait campagne pour qu’il y ait une foule devant
“l’ambassade d’Algérie”. Les ONG, les représentants du mouvement
associatif et plusieurs personnalités du monde politique, culturel et
des affaires tenaient, à ce moment précis, une réunion de “crise” pour
riposter. Néanmoins, la décision de maintenir les appels pour “le droit
du peuple sahraoui à l’indépendance” et la “libération du journaliste
Lemrabet” étaient bel et bien maintenues. Plusieurs autocars étaient
commandés pour transporter les gens qui de Mons ou Charleroi (Wallonie,
sud du pays), qui d’Anvers (Flandre, nord du pays), qui de Bruxelles.
Les Sahraouis n’étaient pas en reste : de fortes délégations de réfugiés
sahraouis en Allemagne, en Italie, aux Pays- Bas, en France avaient pris
leurs dispositions pour rejoindre Bruxelles, la capitale européenne.
Antoine Duquesne ne pouvait qu’opter pour le refus de se rassembler aux
deux parties. C’est là un véritable camouflet pour le bourgmestre
d’Ixelles et pour le renseignement marocain. La veille, samedi, lors du
séminaire sur “la marocanité du Sahara”, organisé au 58, rue Deleunoy,
les Marocains ne sont pas venus en masse. Instruits que “la grande
marche sur l’ambassade d’Algérie” a pu être annulée par ce qu’ils
considèrent comme le “lobby algérien antimarocain”, ils ont dénoncé les
organisateurs pour leur “absence de clairvoyance”. Cependant, le palais
royal reviendra à la charge, régulièrement et sans se décourager. C’est
là une décision prise par le roi et son “premier ministre” Driss
Djettou. Le dispositif humain et financier nécessaire a été adopté il y
a un mois à Rabat.
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http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_fr/amnesty-brux.htm
Prochaine action pour la libération des prisonniers de guerre marocains
détenus à Tindouf, affirme un représentant d'Amnesty International
Bruxelles, 29/06/03 - Amnesty International (AI) entreprendra, à partir
du 6 septembre prochain, une série d'actions pour la libération des
prisonniers de guerre marocains détenus à Tindouf en Algérie, a annoncé
samedi à Bruxelles, un représentant de l'Organisation au cours d'un
colloque organisé dans le cadre de la "Semaine du Sahara marocain".
Il est tout à fait "scandaleux que des hommes soient utilisés comme des
otages", a indiqué le représentant d'Amnesty, précisant que le
Secrétariat général d'AI diffusera des documents sur le sujet à toutes
les sections de l'Organisation et interviendra auprès du "Polisario" et
du gouvernement algérien pour la libération de ces prisonniers, dont
certains sont détenus depuis plus 27 ans dans le sud algérien, dans des
conditions inhumaines.
Ce colloque constitue le point d'orgue de la "Semaine du Sahara
marocain" à Bruxelles, organisée à l'initiative du "Cercle européen de
la Communauté marocaine et des amis du Maroc", une ONG qui vise à
informer et à sensibiliser les décideurs politiques et la société civile
belges au sort des prisonniers et séquestrés marocains dans les camps de
Tindouf.
Lors de ce colloque, MM. Hamid Chabar, gouverneur chargé de la
coordination avec la MINURSO, Mustapha Bouh Barazani, ex-membre du
bureau politique du "Polisario", Agay Dah, Abadila Semlali et Ahmed
Khar, tous présidents d'ONG et anciens détenus à Tindouf, ainsi que Mlle
Saadani Malainine, sociologue et ex-déportée à Cuba, ont tour à tour
apporté des éclairages sur la question du Sahara et dénoncé
l'utilisation, par le "Polisario", des populations séquestrées dans les
camps à des fins d'enrichissement personnel.
L'aide humanitaire destinée aux séquestrés profite pour la plupart aux
dirigeants du "Polisario" qui se sont notoirement enrichis, ont-ils
précisé, soulignant que dans le cas des camps de Tindouf, il est
impropre de parler de réfugiés.
Il s'agit de milliers de séquestrés maintenus malgré eux et qui
n'hésitent pas à fuir, à la première occasion, pour retourner dans leur
pays, ont-ils affirmé.
Les témoignages ont également dénoncé vigoureusement le calvaire enduré
par les prisonniers de guerre marocains détenus dans le sud algérien et
qui sont utilisés dans les travaux forcés.
L'assistance a été particulièrement émue par le témoignage de Fayçal,
fils de l'adjudant-chef des FAR, Mhamed El Ouarti, détenu à Tindouf
depuis 1979. Fayçal, la trentaine, a raconté qu'il ne se rappelle pas du
visage de son père, mais qu'il entretient avec lui des correspondances
épisodiques par le biais du CICR.
Les larmes aux yeux, Fayçal a dit ne souhaiter qu'une chose : Revoir son
vieux père âgé aujourd'hui de 68 ans. Avant le colloque, la délégation
marocaine, conduite par M. Hamid Chabar, a eu d'intenses contacts avec
des responsables politiques belges ainsi que des rencontres avec
différentes personnalités et des interventions dans plusieurs médias.
La délégation a eu, vendredi, une rencontre avec Mme Joëlle Milquet,
présidente du Centre Démocratique Humaniste, ex-parti Social Chrétien.
Très touchée par les témoignages poignants des membres de la délégation,
Mme Milquet a fait part de sa volonté d'organiser une audition au
Parlement belge sur la question du Sahara et de sensibiliser, via les
structures de son parti, l'opinion publique sur la question du Sahara.
Elle a également indiqué qu'elle prendra des initiatives, dès la
rentrée, sur la question des séquestrés et des prisonniers de guerre
marocains.
Au cours de la journée, la délégation a rencontré aussi M. Daniel
Ducarme, ministre-président de la région de Bruxelles-capitale, qui
était l'instigateur il y a quelques semaines, de la remise du "Passeport
pour la liberté" au capitaine des FAR, Mimoune Zeggai, détenu depuis
plus 27 ans à Tindouf.
Dans cette affaire, la Belgique entend dissocier les aspects
humanitaires des aspects politiques et c'est dans ce cadre que s'inscrit
l'initiative de la remise du Passeport pour la liberté, a souligné M.
Ducarme.
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4. DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
L'AMDH dénonce l'interdiction d'un spectacle de l'humoriste Bziz
RABAT, 30 juin (AFP) - Un spectacle de l'humoriste marocain Ahmed
Snoussi ("Bziz") a été interdit samedi à Taourirt (est), affirme lundi
l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante) qui
réclame "la levée de l'interdiction" imposée aux activités de cet
artiste.
Dans un communiqué parvenu à l'AFP, l'AMDH estime que "les
considérations sécuritaires" invoquées par les autorités locales pour
interdire le spectacle programmé pour le 28 juin "révèlent une mentalité
hostile à la création artistique".
"Je suis interdit de télévision et de scène dans mon pays depuis 14
ans", a déclaré à l'AFP Ahmed Snoussi, plus connu sous le nom de Bziz.
L'humoriste marocain, très critique de la classe politique de son pays,
se produit régulièrement à l'étranger.
"Ils ont interdit mon spectacle sans même savoir ce que j'allais y
faire. Je ne veux pas bouleverser l'ordre des choses, je veux faire mon
métier", a-t-il ajouté.
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L'état de santé du journaliste Ali Lamrabet continue de s'aggraver
(médecins)
RABAT, 30 juin (AFP) - L'état de santé du journaliste franco-marocain
Ali Lamrabet, incarcéré à Rabat, continue de s'aggraver après l'arrêt de
sa grève de la faim, ont averti lundi des médecins qui réclament son
transfert dans un milieu de réanimation.
Ali Lamrabet, condamné à trois ans de prison notamment pour "outrage au
roi", a accepté de se réalimenter à partir du 24 juin, après un jeûne de
cinquante jours qui l'avait fortement affaibli.
Les symptômes constatés chez Ali Lamrabet "n'ont fait que s'aggraver et
d'autres complications sont apparues", affirment quatre médecins
marocains qui avaient rendu visite une première fois au journaliste le
23 juin, dans l'hôpital de Rabat où il avait été transféré après son
incarcération.
Dans une lettre au ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, les
signataires demandent "un transfert d'Ali Lamrabet dans un milieu de
réanimation pour bénéficier de la prise en charge médicale,
psychologique, multidisciplinaire et continue que la gravité de son état
nécessite".
"Sans remettre en question la compétence des collègues en charge de M.
Lamrabet, nous affirmons que le service où il se trouve n'est pas adapté
à la gravité de son état", ajoutent-ils.
Le mauvais état de santé d'Ali Lamrabet a par ailleurs été confirmé
lundi à l'AFP par sa famille qui assure que le journaliste reste
toujours incapable de se tenir debout.
Ali Lamrabet a arrêté le 24 juin une grève de la faim qu'il avait
entamée le 6 mai pour protester contre sa condamnation en première
instance à quatre ans de prison et contre l'interdiction de ses deux
journaux satiriques Demain et Doumane (en arabe).
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http://www.lepoint.fr/monde/document.html?did=132210
Ali Lmrabet : Un journaliste trublion
Emmanuel Saint-Martin
Après quarante-sept jours de grève de la faim, Ali Lmrabet a accepté de
s'alimenter de nouveau. Comme un pied de nez supplémentaire au palais
royal, le journaliste marocain a pris sa décision après un entretien
avec le prince Moulay Hicham. Surnommé le « Prince rouge », ce cousin de
Mohammed VI a acquis une image de quasi-opposant. Mais reste membre de
la famille royale. Qu'on l'ait laissé rencontrer le journaliste trublion
témoigne de la volonté du pouvoir marocain de trouver une issue à cette
affaire Lmrabet, devenue bien encombrante.
Dirigeant deux hebdomadaires, Demain Magazine et Doumane, ce journaliste
de 44 ans, condamné à quatre ans de prison pour « outrage à la personne
du roi » et « atteinte au régime monarchique », est devenu le symbole du
raidissement du pouvoir marocain, bien loin des signes de libéralisation
donnés par Mohammed VI après son accession au trône. Un symbole qui
dépasse l'image de Lmrabet dans son pays, où ses coups d'éclat
n'exaspèrent pas seulement le pouvoir. Mais un symbole tout de même :
quatre autres journalistes marocains viennent d'être emprisonnés dans le
cadre des enquêtes consécutives aux attentats du 16 mai à Casablanca.
Ils sont accusés d'avoir publié des articles « incitant au terrorisme »
© le point 27/06/03 - N°1606 - Page 20 - 217 mots
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ACH-CHARK AL-AWSAT (29-VI-2003)
Le vice secrétaire général du PJD : Nous avons décidé de réduire notre
participation aux élections communales pour rassurer les parties
politiques "frappées d'épouvante".
Le Dr Saadeddine El Othmani a déclaré à Charq que son parti examinait
actuellement la question de la réduction du nombre de ses candidatures
aux prochaines communales, comme il l'avait fait pour les législatives
en septembre 2002, et ce afin de rassurer les milieux politiques,
notamment ceux qui, frappés d'épouvante à l'idée du score que pourrait
réaliser le PJD, mènent campagne contre celui-ci. () (par Moncef Slimi)
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5. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.leconomiste.com/article.html?a=48923
Maroc-Espagne: Pour un mécanisme anticrise
Par Miquel Valls i Maseda, président de la Chambre de Commerce de
Barcelone
Le président de la Chambre de Commerce de Barcelone, une des plus
dynamiques d'Europe, sera en visite cette semaine au Maroc. Il détaille
ici pour les lecteurs de L'Economiste sa vision des relations entre les
deux Royaumes, des relations qui n'ont jamais été aussi développées
qu'aujourd'hui. Mais il ne veut pas s'arrêter là: il propose d'établir
un système anticrise.
Le Maroc et l'Espagne ont surmonté les derniers événements, et le
déroulement normal des relations économiques entre les deux pays a suivi
son cours, optant pour la croissance, ce qui démontre que, dans ce
domaine de coopération, le rapprochement de nos tissus d'entreprises a
donné des preuves de dynamisme et d'efficacité accrue.
Ces relations n'avaient jamais été aussi importantes jusqu'à présent. Il
suffit de rappeler que l'Espagne est le deuxième partenaire économique
du Maroc au niveau mondial et que le Maroc est l'un des premiers
partenaires commerciaux de l'Espagne, la Catalogne étant la Communauté
autonome qui brasse le plus gros volume de cet échange avec 30% du
volume total.
· Créer un "cadre stable de coopération"
L'existence de ces intérêts communs et la complémentarité des deux
économies sont des faits qui se traduisent par l'accroissement des
échanges commerciaux (3,1 milliards d'euros en 2002, soit 32 milliards
de DH), des investissements (900 entreprises installées au Maroc),
l'ouverture d'importantes lignes de crédit et de programmes pour la
coopération au développement (158 millions d'euros en 1995-2000).
Ajoutons à cela la présence d'une communauté de 200.000 Marocains,
résidents en Espagne, qui transfèrent chaque année quelque 200 millions
d'euros et dont 140.000 sont affiliés à la Sécurité sociale.
Le voisinage géographique, la complémentarité économique et la destinée
historique commune exigent de relancer la coopération bilatérale et
d'amorcer une nouvelle étape de relations économiques et sociales entre
les deux pays. Mais, pour ce faire, il faut absolument "créer des cadres
stables de coopération", ce qui favorisera non seulement la diffusion
pertinente de la réalité économique et sociale des deux pays mais
encouragera aussi l'intervention de leurs agents économiques et sociaux
et, partant, le développement des secteurs productifs, qui renforceront
la présence d'entreprises catalanes/espagnoles et assureront la
promotion de leur association avec les entreprises marocaines.
En résumé, il s'agit de créer des mécanismes permettant de surmonter la
méconnaissance réciproque et pouvant fonctionner en guise de "ceinture
de sécurité" pour éviter de futures crises. Car n'oublions pas que c'est
sur le principe d'une entente commune et de relations de bon voisinage
entre l'Espagne et le Maroc qu'une bonne partie s'appuie sur la future
prospérité économique. Et un Maroc prospère est une nécessité pour
l'Espagne et pour l'Europe.
Barcelone, le 27 juin 2003
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6. ESPAGNE-MAROC
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_fr/aznar_nvelle%20etape.htm
Aznar: l'Espagne a inauguré une nouvelle étape dans ses relations avec
le Maroc
Madrid, 30/06/03 - L'Espagne a inauguré une nouvelle étape de relations
fructueuses avec les pays de son environnement dont le Maroc, a déclaré
lundi M. José Maria Aznar, président du gouvernement espagnol.
Lors du débat sur l'"état de la nation" au Congrès des députés, M. Aznar
a indiqué que le Maroc et l'Espagne se sont engagés dans une "ère
nouvelle" de coopération.
Après avoir évoqué les attentats de Casablanca, le chef du gouvernement
espagnol a assuré que "les autorités et le peuple marocains savent
qu'ils peuvent compter sur note solidarité et notre coopération".
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ACH-CHARK AL-AWSAT (30-VI-2003)
Palacio se rendra en visite au Maroc vendredi. Madrid dément avoir reçu
de Rabat une demande d'extradition de 16 personnes suspectées de lien
avec les événements de Casablanca.
Une source diplomatique a indiqué à Charq que la ministre espagnole des
Affaires étrangères rencontrerait vendredi prochain son homogue
marocain. Le programme de cette visite inclut l'inauguration de centres
culturels et sanitaires espagnols à Tetouan et une rencontre officieuse
avec Benaïssa, à l'occasion d'un dîner à Asilah. ()
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7. CINISME DU MAKHZEN
Ali Lamrabet a choisi d'"envenimer l'atmosphère", selon un ministre
marocain
BRUXELLES, 30 juin (AFP) - Le journaliste franco-marocain Ali Lamrabet,
condamné à trois ans de prison ferme pour outrage au roi, a choisi
d'"envenimer l'atmosphère" en refusant une proposition de transfert
sanitaire vers la France, a estimé lundi le ministre marocain de
l'Intérieur, Mustapha Sahel.
"C'est son choix. Il a refusé le transfèrement et d'aller se faire
soigner en France. Il a préféré rester là où il est, continuant à
envenimer l'atmosphère et à faire ce qu'il veut faire. Ca, c'est son
choix", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.
Le ministre marocain séjourne lundi et mardi à Bruxelles pour des
entretiens avec les responsables de l'Union européenne. Mustapha Sahel
s'est entretenu ainsi lundi avec le commissaire européen pour la Justice
et les Affaires intérieures, Antonio Vitorino.
Le ministre a indiqué avoir évoqué avec le commissaire européen en
particulier la question de l'immigration clandestine et celle de la
réadmission des clandestins.
En ce qui concerne les Marocains immigrés clandestins en Europe, ils
seront réadmis "automatiquement" dans leur pays, a déclaré Mustapha
Sahel.
Mais un "problème d'identification" se pose pour les immigrés
clandestins venus des pays sub-sahariens ou d'ailleurs, a expliqué le
ministre.
Ceux ci sont de plus en plus nombreux à transiter par le Maroc, a-t-il
indiqué. Selon lui, sur les contrôles effectués en 2003 au Maroc et qui
portaient sur quelque 30.000 tentatives d'émigration clandestine,
l'"émigration africaine représente la moitié et cette proportion a
tendance à augmenter".
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http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=24173
Danse du ventre
29.06.2003 | 18h35
Après le pilote dans l’avion et le psy à proximité du divan, il serait
peut-être utile de se demander s’il y avait ce jour-là un Marocain dans
la salle. Un Marocain, juste un Marocain, ni plus ni moins, vivant dans
« le plus beau pays du monde », comme le revendiquerait Fahia Bennis,
avec des enfants scolarisés au Maroc, s’acquittant de ses impôts de
manière très citoyenne mais tout en râlant, payant tous les mois ses
factures d’eau, d’électricité, de téléphone, en continuant de râler.
Bref un Marocain lambda, qui a peut-être même contracté un
crédit-logement, faisant peut-être des rêves à l’universel mais Marocain
dans ses tripes. Y avait-il, ce jour-là, un Marocain dans la salle ? Y
avait-il un Marocain en ce jour où le boutiquier de Reporters sans
frontières s’est dévoilé, de la même manière qu’on fait son outing et
dit toute la haine qu’il portait aux habitants de ce pays ? Y avait-il
un Marocain dans la salle quand le Ménard pas nouveau a déclaré haut et
fort que désormais sa cible privilégiée sera le tourisme « pour montrer
le revers de la médaille du Maroc ». RSF, menace du haut de son
arrogance son président (probablement à vie), va dire partout, à tous
ceux qui ont le projet de passer leurs vacances à Marrakech, Agadir,
Tanger ou Essaouira, que « ce pays enferme ses journalistes ».
Le problème n’est pas que Robert Ménard menace le tourisme au Maroc ou
décide de mener campagne contre des vacances sous le soleil, les pieds
dans l’eau. Le problème n’est pas non plus que celui de RSF voit des
Bastille à prendre un peu partout et plus particulièrement à
Bougnoule-land, comme l’a si justement écrit ma consœur Amina Talhimet.
Non le problème, comme la vérité, est ailleurs. Qu’un homme de passage
au Maroc, comme il l’a été il y a quelques années en Tunisie, menace
–même s’il se méprend lourdement sur sa capacité de nuisance- de livrer
à la misère et de réduire au chômage des millions de Marocains qui
vivent directement ou indirectement du tourisme.
Non, ce ne sont pas ces « hauts responsables qui bouffent dans la main
du makhzen » ni ces « privilégiés qui font le nouveau makhzen économique
» qui sont la cible de RSF. Non, ce sont ces millions de Marocains qui,
sans le tourisme et ce qu’il génère, viendront grossir les statistiques
et l’indice de pauvreté. Y avait-il, ce jour-là, un Marocain dans la
salle pour réagir à cette haine de l’Arabe, cette xénophobie, ce désir
morbide de vouloir exterminer l’indigène en le privant de ressources,
celles du tourisme en l’occurrence ? Apparemment non. Ce jour-là, il n’y
avait que des bougnouls, la bouche en cœur, devant un blond venu de
l’Hexagone.
Narjis Rerhaye
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8. ESPIONNAGE MAROCAIN CONTRE L'ALGÉRIE
http://www.quotidien-oran.com/quot2581/even.htm
MOEURS, MENSONGES ET VIDEO
Guerre entre services secrets algériens et marocains
Il a 51 ans et c’est une taupe. L’affaire du vice-consul d’Algérie au
Maroc accusé d’intelligence avec des puissances étrangères était le
chargé des affaires sociales de la communauté algérienne au Maroc. Sa
condamnation à 5 années de prison ferme ne lève pas les doutes sur cette
sombre affaire où se mêlent espionnage, sexe, chantage et retournement.
Accusé d’avoir livré des secrets militaires, notamment des
renseignements sur le fonctionnement de la DRS dans le royaume
chérifien, A.R., diplomate au ministère algérien des Affaires
étrangères, a été condamné par la chambre criminelle de la cour d’Alger
à 5 ans de prison ferme. En poste depuis 1999, ce diplomate de 51 ans
était installé avec son épouse à Rabat puis dans une autre ville
marocaine que la justice a refusé de divulguer et qui a été le théâtre
de cette scabreuse affaire entre 2000 et 2002.
C’est une classique histoire de moeurs entre ce diplomate et une femme
marocaine qui a été l’origine de cette affaire d’espionnage. Le
diplomate fréquentait une jeune femme marocaine et a développé une
relation avec elle qui s’est achevée par des films coquins entre
l’accusé et cette Marocaine, probablement un «appât» des services
secrets marocains. Car, munis de ces deux films vidéos fort
compromettants pour la carrière de ce diplomate, que ce dernier a été
approché par des agents de la DST marocaine du général Lanigri, chargé
du contre-espionnage. Soumis à un chantage infâme, les services
marocains ont tenté - et réussi selon le procureur - à faire chanter le
diplomate algérien en l’obligeant à leur transmettre des renseignements
sensibles sur le fonctionnement des services extérieurs de la DRS, la
DDSE, en territoire marocain, les activités politiques de l’ambassadeur,
Boualem Bessaïeh, les correspondances classées, ainsi que des
renseignements sur le personnel militaire et des données économiques sur
l’état de l’investissement algérien au Maroc.
Ces liens avec un officier des renseignements militaires marocains n’ont
pas été explicitement étayés par les magistrats de la cour d’Alger et
l’affaire prend une autre dimension avec l’accusation portée contre
l’épouse du diplomate qui aurait été, également, en relation avec un
ressortissant marocain travaillant pour la DST.
Des liens que l’accusé, ancien wali de son état, a catégoriquement niés
à la barre en estimant que si, effectivement, les services marocains ont
tenté de le soumettre à un chantage pour obtenir des renseignements, il
n’a jamais divulgué «quoi que ce soit», selon son avocat. La défense du
diplomate exhibera, à cet effet, des lettres anonymes envoyées par ses
contacts au sein de la DST le menaçant de divulguer les vidéos s’il ne
se montrait pas plus docile et coopérerait avec eux.
Le procureur général a d’ailleurs estimé que l’inculpé avait
«outrepassé» ses prérogatives consulaires et agi en contradiction avec
le rang diplomatique qu’il assumait, en mettant «en danger» des secrets
d’Etat en entretenant un contact avec des agences de renseignements
«ennemies» en dehors du cadre protocolaire. La cour a estimé que ses
agissements ont permis aux services secrets marocains d’essayer de le
«recruter» et, de ce seul fait, le diplomate algérien est en violation
des lois de la république algérienne. Reste que l’inculpation de «haute
trahison» n’a pas été prononcée par la cour pour la simple raison que ce
diplomate a joué à... «l’agent double» sans le savoir.
Car au niveau des services spéciaux algériens, on ne semble pas
forcément affecté par cette affaire de «taupe». Selon des sources
proches de ces services, le diplomate algérien, dont le crime de
«trahison» est étayé par des preuves accablantes, était sous
surveillance des services algériens depuis quelques mois. Ayant eu des
informations quant aux fréquentations de ce diplomate, les services
extérieurs algériens l’ont, apparemment, laissé faire.
Documents secrets, correspondances estampillées «confidentiel»,
télégrammes diplomatiques ont été remis aux services marocains par
l’intermédiaire de cette «taupe» dans une opération d’intoxication des
services de la DST marocaine. Sachant que «la cible» a été complètement
«environnée», selon le jargon des espions, par les Marocains, les
services algériens ont certainement tenté de tirer profit de cette
situation embarrassante qui voit un diplomate algérien devenir transfuge
marocain.
Rappelé pour des «consultations de routine», le nommé A.R. a alors été
appréhendé par la DRS et traduit devant le procureur. Les services
secrets restent, par contre, peu diserts sur les dommages et les
conséquences de cette «trahison» avant que la taupe ne fut découverte
et... manipulée. Reste que cette affaire ne fait que confirmer, qu’avec
le dossier du Sahara Occidental, le contre-terrorisme et la guerre
contre la drogue, les services algériens et marocains se rendent, coup
par coup, dans une confrontation strictement «confidentielle».
Mounir B.
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9. MAROC-INTEGRISME-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_fr/benaissa_alqaida_lisbonne.htm
Tout sera dit devant le tribunal au sujet des liens entre les attentats
de Casablanca et Al Qaïda (Benaïssa)
Lisbonne, 30/06/03- Le ministre des Affaires étrangères et de la
coopération, M. Mohammed Benaïssa, a indiqué lundi à Lisbonne, qu'il "y
a de nombreuses indications qui montrent que certaines des personnes
arrêtées" au Maroc à la suite des attentats terroristes de Casablanca
entretenaient "d'une manière ou d'une autre, des contacts avec d'autres
personnes impliquées dans les actes terroristes d'Al Qaïda".
M. Benaïssa, en visite de travail au Portugal, a mis l'accent, au cours
d'une conférence de presse conjointe avec son homologue portugais
Martins Da Cruz, sur la transparence de la justice marocaine et de
l'instruction judiciaire en cours concernant ces attentats qui ont fait
44 morts, le 16 mai dernier à Casablanca.
Ces liens avec Al Qaïda "seront confirmés durant le procès", a-t-il
ajouté en assurant que "tout sera dit devant le tribunal".
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10. ESPAGNE-MAURITANIE
Le président Ould Taya en visite de deux jours en Espagne
MADRID, 1er juil (AFP) - L'Espagne et la Mauritanie ont signé mardi à
Madrid un accord sur le contrôle de l'immigration, peu après l'arrivée
dans la capitale espagnole du président mauritanien Maaouiya Ould Taya
pour une visite de deux jours.
La ministre espagnole des Affaires étrangères Ana Palacio et son
homologue mauritanien, Mohamed Ould Tolba, ont signé un accord sur
l'immigration destiné à réguler les flux migratoires et prévoyant le
retour en Mauritanie des immigrés illégaux venant de ce pays, même s'ils
ne sont pas Mauritaniens.
La Mauritanie n'est pas un pays de grande émigration, mais c'est un
territoire de transit pour de nombreux immigrants, en particulier du
Sénégal et du Mali, qui se dirigent ensuite vers les Canaries.
"Nous devons favoriser l'immigration légale, mais lutter contre le
trafic des personnes", a dit Ana Palacio au cours d'une conférence de
presse commune.
"L'accord que nous avons signé avec la Mauritanie va dans la direction
de la politique d'immigration de l'Union européenne", a-t-elle ajouté.
Elle a indiqué qu'au cours de la visite du président mauritanien, une
déclaration politique sera également signée pour "faire passer les
relations entre les deux pays à un niveau supérieur".
Mohamed Ould Tolba a, de son côté, déclaré que l'Espagne et la
Mauritanie entretiennent des "relations stratégiques fortes qui vont en
se développant".
La visite du président mauritanien est le premier déplacement hors du
pays de Maaouiya Ould Taya depuis le coup d'Etat manqué du 8 juin dont
le bilan officiel est de quinze morts, civils et militaires, et 68
blessés.
Le roi Juan Carlos et la reine Sofia ont accueilli le président
mauritanien et son épouse au palais du Prado, dans la banlieue de
Madrid, avant de les inviter à déjeuner.
Le président mauritanien sera reçu mercredi au palais de la Moncloa,
résidence du chef du gouvernement espagnol, par José Maria Aznar.
Depuis la visite du roi d'Espagne en Mauritanie en 1994, suivie par
celle de M. Aznar, en juillet 2000, les relations entre les deux pays se
sont développées et diversifiées: pêche, hydraulique, hydrocarbures,
santé, culture et éducation.
Cette tendance s'est confirmée lors de la réunion de la 4ème Commission
mixte de coopération hispano-mauritanienne à Las Palmas de Gran Canaria,
les 8 et 9 mai 2001. Dans les conclusions de cette réunion, le Royaume
d'Espagne a confirmé que la Mauritanie est considérée désormais par
l'Espagne comme un pays prioritaire dans le cadre du Plan de Coopération
Espagnole 2001- 2004. Ce statut permet à la Mauritanie de bénéficier de
tous les instruments et mécanismes de financement au sein de l'Agence
espagnole de la coopération internationale.
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