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Politique/ Media francophones/ Sélection de presse 15-VII-2003   Lista de mensajes  
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S O M M A I R E

1. SAHARA-ONU-PLAN BAKER II
- L'EXPRESSION: La Maroc s’enlise
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: La presse de Rabat fustige James Baker: «Le
complot algéro-américain»
- MAP: Le règlement de la question du Sahara ne doit pas se faire sans
l'accord de l'ensemble des parties concernées, selon Paris
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: Ballet diplomatique après la «mini-crise du
vendredi»/ Le Maroc «contre l'imposition d'un règlement»/ Partie serrée
pour aujourd'hui/ L'inconnue espagnole à la tête du Conseil de sécurité
- MAP: Entretien téléphonique entre SM le Roi et M. Jose-Maria Aznar
- LE MATIN (maroc): Entretien téléphonique entre le Souverain et le
Président Bush/ S.M. le Roi Mohammed VI a adressé un message de
félicitations au Président français, M. Jacques Chirac, à l'occasion de
la Fête nationale de son pays.
- AL-ALAM: Pas de solution au Sahara en-dehors de la souveraineté
marocaine et l'intégrité territoriale.
- AT-TAJDID: Besoin urgent de mobilisation nationale.
- AS-SABAH (14-VII-2003): Le rapport Baker ignore les réserves du Maroc
sur les plans de règlement.
- AUJOURD'HUI LE MAROC (14-VII-2003): Mascarade Hispano-américaine à
l'ONU.

2. ALGÉRIE-USA
- EL MOUDJAHID: Des relations en nets progrès
- LA TRIBUNE: Relations algéro-américaines : embellie conjoncturelle ?

===================
1. SAHARA-ONU-PLAN BAKER II
http://www.lexpressiondz.com/articles.php3?category=7&id=16940&datedeb=2003-07-1\
5


SAHARA OCCIDENTAL
La Maroc s’enlise
15-07-2003 - Page : 7

La proposition Baker, auparavant saluée par le Palais royal, est
aujourd’hui décriée quasiment pour les mêmes raisons.

C’est officiel désormais, le Maroc, par la voix de son chef de la
diplomatie, Mohamed Benaïssa, a quasi officiellement rejeté le plan
Baker, présenté la semaine passée à l’approbation des membres du conseil
de sécurité. Ce qui n’était que rumeur est aujourd’hui confirmé. A
l’aide de propos enrobés de formules diplomatiques, le Maroc a
officiellement rejeté le plan du représentant personnel de Kofi Annan
dans la région du Sahara occidental. Mohamed Benaïssa, dans une
déclaration faite hier à l’agence de presse marocaine, a démenti les
informations rapportées la veille, par les médias, soulignant avec force
que «ce document n’a pas été adopté par les membres du Conseil de
sécurité de l’ONU», ajoutant que «les négociations autour de celui-ci
vont toujours bon train». Essayant, une fois n’étant pas coutume,
d’attribuer le beau rôle au Palais royal, Benaïssa a ajouté que «le
Maroc a toujours exprimé sa disposition à ouvrir un dialogue sincère,
franc et démocratique en vue de parvenir à un règlement politique qui
préserve au Maroc sa souveraineté sur ses territoires et son intégrité
territoriale...» En clair, il faut d’abord accepter que le peuple
sahraoui vive définitivement sous le joug du Palais de Mohamed VI et que
ses richesses soient systématiquement pillées avant que le dialogue
(autour de quoi d’autre?) ne puisse être.
Ce qui reste à souligner, dans ce rebondissement, c’est que la situation
risque fort de se compliquer dans la région face au silence algérien,
jouissant du statut d’observateurs onusiens et l’acceptation du bout des
lèvres du président de la Rasd (République arabe sahraouie et
démocratique) de cette proposition. Une proposition qui, même si elle
remet en cause l’indépendance du Sahara occidental, n’en remet pas moins
sur le tapis, le fameux référendum d’autodétermination du peuple
sahraoui durant les cinq années à venir, ce qui n’arrange guère les
intérêts du palais dont le chef de la diplomatie parle de «démocratie»
sans en mesurer la portée et la teneur, puisque c’est le Maroc qui a
toujours oeuvré à empêcher le peuple sahraoui de décider souverainement
de son sort. La position marocaine vient compliquer un peu plus le
processus d’édification de l’UMA (Union du Maghreb Arabe), bloqué depuis
une dizaine d’années. Elle met aussi dans l’embarras les Etats membres
du Conseil de sécurité que le Maroc tente d’influencer dans le but de
rejeter ce plan. A l’expiration du mandat de la Minurso, renouvelé
depuis peu pour une durée de trois mois, la porte sera grande ouverte
aux scénarios les plus fous. En attendant, le Maroc continue de faire
régner ses lois sur un territoire, sur lequel il n’a aucun droit.

Mohamed ABDOUN

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http://www.quotidien-oran.com/quot2593/even.htm

La presse de Rabat fustige James Baker: «Le complot algéro-américain»

Alors qu’à Alger, le dernier plan Baker est perçu par les observateurs
comme une concession majeure du Polisario et de l’Algérie, au Maroc les
plumes s’aiguisent contre James Baker, le représentant de Kofi Annan. Le
fait que le plan Baker retienne l’option référendaire comme couronnement
du processus à mettre en oeuvre, est présenté comme une atteinte
intolérable à «l’intégrité territoriale du Maroc».

James Baker a été porté au pinacle quand il a proposé en 2001 un «accord
cadre» sur l’autonomie du Sahara Occidental dans le cadre de la
souveraineté marocaine. Désormais, avec son nouveau plan qui est une
sorte de mixage entre l’option référendaire et l’accord cadre, l’ancien
ministre des Affaires étrangères américain est voué aux gémonies. Le
projet de résolution américain soutenant ce plan, fait écrire des choses
étonnantes sur l’axe pétrolier Washington-Alger. Etonnantes quand on
connaît la qualité des relations entre les Etats-Unis et le Maroc.

«Aujourd’hui le Maroc» qui évoque une soirée «mouvementée dans les
coulisses du Conseil de Sécurité de l’ONU», parle d’une véritable
«révolution» provoquée par une «surprenante initiative américaine visant
à imposer le plan Baker comme solution définitive du conflit».
«Al-Ahdath Al Maghribiya» note que le dernier plan sort l’Algérie de la
«position de partie au conflit» alors que l’accord cadre de 2001 l’y
incluait au côté du Maroc, de la Mauritanie et du Polisario. Mais ce qui
étonne, le plus, le journal, est ce qu’il considère comme un revirement
de l’attitude des Etats-Unis. Le changement d’attitude des Etats-Unis et
de James Baker est «si incompréhensible que certains se demandent s’il
n’est pas sans rapport avec la volonté de l’Algérie de privatiser le
secteur pétrolier et dont on dit que les lobbys économiques américains y
auraient une part importante». Le journal communiste Al-Bayane avertit
d’ailleurs les Américains que «le Maroc unanime» ne saurait accepter le
«diktat, d’où qu’il vienne, qui viserait à faire le jeu des ennemis de
son intégrité territoriale, quels qu’ils soient». Le journal explique
que le Maroc n’a consenti à un rôle de l’ONU pour la recherche d’une
solution à la tension «entretenue», uniquement pour permettre à des pays
comme l’Algérie de «trouver une sortie honorable qui les aide à se
désengager d’une manière acceptable d’une position inconfortable». Du
coup, l’annonce par l’Algérie et le Polisario qu’ils acceptent le plan
Baker est présentée par le journal «Assahra Al Maghribia» comme un
«complot de la diplomatie algérienne qui a commencé depuis 1974 à
défendre l’autodétermination d’une terra-nullus pour demander enfin sa
partition».

Le quotidien «Assabah» fait état de la surprise suscitée par le rapport
présenté au Conseil de Sécurité qui a «ignoré les réserves du Maroc ».
Un Maroc «qui a refusé de signer un chèque en blanc, car M. Baker n’a
laissé aucune possibilité pour d’éventuels amendements ou propositions».
Al-Alam s’en prend directement à James Baker qui «manque de crédibilité»
dans la recherche d’un «règlement rapide, permanent et consensuel à la
tension artificielle sur la question du Sahara marocain».

Accusant l’Algérie d’avoir tout fait pour «torpiller» l’accord cadre, le
journal «L’Opinion» se désole qu’elle ait trouvé une oreille attentive
chez James Baker et Kofi Annan. Il reproche à ce dernier d’avoir
abandonné l’accord cadre pour proposer un «plan de paix pour
l’autodétermination qui fait dans l’amalgame en voulant fondre deux
options inconciliables par un mixage entre la «troisième voie» et le
plan de règlement ou, en plus clair, entre l’accord cadre et le
référendum d’autodétermination». Le fait que l’on revienne à
l’autodétermination est présenté comme un alignement sur les thèses des
«séparatistes».

Alors que la presse marocaine pourfend James Baker et évoque même une
sorte de «complot» algéro-américain, le journal «Asharq Al-Awssat a
publié des extraits de la lettre du ministre marocain des Affaires
étrangères en réponse au dernier rapport de Kofi Annan. Il y explique ce
qu’il entend par solution «politique» et qui consiste uniquement à
mettre les parties sur la voie de la négociation pour aboutir à un
accord sur une «solution réaliste et définitive sur la base d’un
transfert des prérogatives vers les populations locales dans le cadre de
la souveraineté du Maroc et de son unité territoriale».

Benaïssa y exprime la «surprise» du Maroc devant la volonté «d’imposer»
le plan Baker et affirme que cela allait à l’encontre de l’esprit et la
lettre de la Charte des Nations unies. «Il n’existe pas de précédent de
solution politique imposée aux parties», écrit-il dans sa lettre datée
du 23 mai dernier. Benaïssa considère que le plan Baker s’inspire
fondamentalement du plan de règlement (référendum) qui s’est avéré
inapplicable. Ce plan, selon lui, «complique» la situation et contient
des dispositions transitoires qui «accordent des privilèges fondamentaux
à une minorité, sans tenir compte de la composition sociale, tribale et
des coutumes de la population du Sahara». Le ministre marocain réaffirme
son attachement à l’accord cadre.

Il tente de rafraîchir la mémoire de Kofi Annan en indiquant que
l’Algérie avait réagi à l’accord cadre en mettant en doute la «la
neutralité et l’objectivité du Secrétariat général» et en proposant une
«partition du Sahara révélant ainsi que ses véritables objectifs sont
totalement éloignés de la défense du principe du droit à
l’autodétermination».

M. Saâdoune

--------
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/france_sahara.htm
Le règlement de la question du Sahara ne doit pas se faire sans l'accord
de l'ensemble des parties concernées, selon Paris

Paris, 15/07/03 - La France ne souhaite pas que le règlement de la
question du Sahara se fasse sans l'accord de l'ensemble des parties
concernées, a déclaré mardi le porte-parole du ministère français des
Affaires étrangères, M. Hervé Ladsous.

Pour la France, "ce qui est clair", c'est que le règlement de la
question du Sahara que "nous souhaitons évidemment ne se fera pas sans
l'accord de l'ensemble des parties concernées", a-t-il affirmé.

"C'est pour nous, une constante dans l'analyse que nous avons faite de
ce dossier", a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay.

M. Ladsous a rappelé que les consultations se poursuivent à New York
concernant les propositions de James Baker, envoyé spécial du secrétaire
général des Nations Unies.

---------
http://www.leconomiste.com/article.html?a=49255
Sahara: Ballet diplomatique après la «mini-crise du vendredi»

· Le Maroc «contre l'imposition d'un règlement»

· Partie serrée pour aujourd'hui

· L'inconnue espagnole à la tête du Conseil de sécurité

La question du Sahara sera réexaminée aujourd'hui mercredi 16 juillet,
au Conseil de sécurité. Une "réunion d'experts" planchera sur le
deuxième plan de James Baker. Les coulisses du Conseil ont connu une
agitation inhabituelle depuis vendredi dernier, après le dépôt par les
USA d'un projet de résolution visant à imposer le dernier plan de
l'émissaire onusien. La machine diplomatique a fonctionné pour réitérer
le refus du Maroc de tout règlement imposé. Ce qui inquiète, c'est que
l'affaire du Sahara sera tranchée à la fin de ce mois. La décision devra
être votée vraisemblablement le 31 juillet.
Le mandat de la Minurso, qui expire le même jour, serait prolongé
également jusqu'au 31 octobre prochain.
Une source diplomatique marocaine de haut rang a indiqué à L'Economiste,
"qu'il ne faut pas être alarmiste" au sujet des répercussions de
l'initiative américaine. Plusieurs pays amis, dont la France, s'activent
pour pousser les membres du Conseil de sécurité à faire valoir le
critère de la négociation. La France aurait présenté, vendredi dernier
aussi, un projet de résolution reprenant l'esprit de la troisième voie:
une autonomie du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine.
"Le Maroc garde pour l'instant son calme et compte beaucoup sur
l'intervention de ses alliés", indique notre source: les entretiens
téléphoniques de SM le Roi avec Jacques Chirac et George W. Bush
visaient d'ailleurs à faire bouger les choses dans ce sens. Selon cette
même source diplomatique, "il est impensable que le Conseil adopte un
plan rejeté par les parties concernées, sinon, ce serait un grave
précédent". Pour Rabat, "cela risquerait d'encourager l'élan
indépendantiste de plusieurs mouvements séparatistes dans le monde".
Ce "qui intrigue aussi dans cette affaire", c'est le "revirement
spectaculaire du Polisario la fameuse soirée du vendredi": il a donné
son accord à la mouture Baker alors qu'il l'avait rejetée au départ. En
fait, "le deuxième plan Baker arrange en quelque sorte les
séparatistes". Car "il ne fait que reporter la résolution du conflit",
souligne-t-on à Rabat: après quelques années d'autonomie, les
différentes parties tomberaient dans le même problème de départ, à
savoir le référendum, acharnement défendu par les séparatistes": en
réalité, le "plan bis de Baker reprend un peu de l'accord-cadre et
beaucoup de la résolution 15-14 qui prévoit le référendum". Et l'Espagne
dans tout cela? La résolution américaine a été soutenue par la
présidence espagnole. Ce qui gêne Rabat tablant sur le réchauffement des
relations avec Madrid.
"Nous préférons voir le bon côté des choses", confie la même source
diplomatique: lors des consultations, l'ambassadeur espagnol à l'ONU,
Inocencio Arias, a réitéré le refus de son pays de toute imposition du
règlement. "Reste maintenant à savoir si les paroles seront concrétisées
par des actes". En tout cas, le Maroc veut que les pays les plus
concernés comme les USA et l'Espagne, avec qui il a beaucoup coopéré,
lui renvoient l'ascenseur. A ce niveau, la machine diplomatique
marocaine, critiquée pour son inefficacité et ses multiples centres de
décision, a peut-être à gagner en exploitant d'autres canaux, notamment
les ONG, ou à ne pas donner l'impression qu'elle se raidit, font
remarquer des observateurs étrangers.
Et si le pire se produisait à la fin du mois? "Nous ne nous laisserons
pas avoir!" insiste le diplomate marocain de haut rang. Mais en fait, si
aucun terrain d'entente n'est trouvé, on se dirigerait automatiquement
vers une solution imposée.

Pourquoi le Maroc a rejeté le plan Baker

Le 23 mai, le Maroc a envoyé une lettre au secrétaire général des
Nations unies, retraçant sa réponse. Le détail des griefs tels
qu'expliqués dans la lettre:
- Ce plan réintroduit l'organisation d'un référendum qui reviendrait aux
options initiales. Or, celles-ci ont déjà révélé leur échec.
- Le plan octroie à une minorité de la population le droit d'élire les
institutions locales.

Nadia LAMLILI

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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/sm_aznar.htm
Entretien téléphonique entre SM le Roi et M. Jose-Maria Aznar

Rabat, 15/07/03 -Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a eu
ce mardi un entretien téléphonique avec M. José-Maria Aznar, président
du conseil espagnol dont le pays assume la présidence du Conseil de
Sécurité des Nations Unies pour le mois de juillet 2003.

A cette occasion, le souverain et le président du gouvernement espagnol
ont procédé à un examen approfondi des débats en cours menés au sein du
Conseil de Sécurité sur la question du Sahara marocain.

SM le Roi Mohammed VI et M. José-Maria Aznar ont également apprécié les
efforts actuellement déployés par les deux pays voisins pour assurer un
développement harmonieux et fructueux de leurs relations bilatérales
conformément aux aspirations des deux peuples amis.

--------
Entretien téléphonique entre le Souverain et le Président Bush

14.07.2003 | 19h04

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a eu hier lundi un entretien téléphonique
avec le Président des Etats-Unis d’Amérique, M. Georges W. Bush.
Lors de cet entretien, qui s’est déroulé dans un climat empreint
d’amitié, S.M. le Roi et le Président américain ont évoqué différentes
questions régionales et internationales.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président George W. Bush ont examiné
les développements de la question du Sahara marocain aux Nations unies
et passé en revue les différents aspects des relations bilatérales,
exprimant leur satisfaction de l’évolution positive que connaissent ces
relations.

A l’occasion de la Fête nationale de la France : Message de
félicitations du Souverain au Président Jacques Chirac


S.M. le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au
Président français, M. Jacques Chirac, à l'occasion de la Fête nationale
de son pays.
Voici le texte du message:
«Monsieur le Président et très grand ami, la célébration de la Fête
nationale française m'offre, une fois encore, l'occasion d'exprimer à
Votre Excellence mes sincères félicitations, ainsi que mes sentiments de
profonde amitié et mes vœux fervents de bonheur, de santé et de longue
vie. Je formule les mêmes souhaits pour les vôtres, auxquels nous
attachent des liens d'affection et d'estime réciproque.
Les multiples intérêts partagés par les peuples marocain et français,
les liens particuliers tissés tout au long de riches périodes d'histoire
commune, ont instauré une si parfaite communion d'esprit et d'idéaux
entre nos deux nations, qu'il est permis de donner cette relation
privilégiée en exemple à tous ceux qui croient en la cœxistence
enrichissante entre les peuples, les cultures et les religions.
Il s'agit là, surtout, d'une réussite qui renforce notre confiance en
l'avenir et nous incite à raffermir davantage nos relations dont la
qualité et l'intensité doivent beaucoup à votre engagement personnel.
Je nourris la conviction que nos deux pays amis, forts de leur ferme
attachement aux valeurs de la démocratie, de la liberté, de la paix et
du progrès, demeureront résolument engagés dans leur action commune
visant à ancrer ces valeurs, particulièrement dans notre espace
méditerranéen, en vue notamment d'aboutir à une solution juste, globale
et durable au Proche-Orient et de garantir la stabilité, le
développement et la prospérité au profit des peuples de cette région.
Veuillez agréer, Monsieur le Président et très grand ami, les assurances
de ma très Haute et cordiale considération».

---------
AL-ALAM
Pas de solution au Sahara en-dehors de la souveraineté marocaine et
l'intégrité territoriale.
Le Conseil de sécurité n'a pris aucune décision à propos du dossier du
Sahara. Il a simplement étudié la nouvelle proposition de M. Baker (),
qui patauge dans les propositions irréalistes et parfois
contradictoires. C'est pourquoi elles sont ensuite refusées. () Le Maroc
affirme que le nouveau plan Baker est anti-démocratique et ne permettra
pas d'aboutir à une solution définitive.

-------
AT-TAJDID
Besoin urgent de mobilisation nationale.
L'Amérique change de position sur le dossier du Sahara marocain. Des
menaces de plus en plus lourdes contre notre intégrité territoriale. ()
Le Maroc se trouve dans une position difficile après le changement de
position de l'Algérie et du Polisario, qui ont accepté le dernier plan
Baker et la proposition par les Etats-Unis d'un projet de résolution
devant le conseil de sécurité. (Abdelghani Bouderra. Moustafa Khalfi).

----------
AS-SABAH (14-VII-2003)
Le rapport Baker ignore les réserves du Maroc sur les plans de
règlement.
Benaïssa à As-Sabah : "Nous espérons que l'Espagne, qui préside le
Conseil de sécurité, contribuera à trouver une formule qui laissera le
dialogue ouvert'. Selon une source informée, le Maroc aurait été surpris
par le rapport présenté par le Secrétaire général de l'ONU au Conseil de
sécurité, qui ne tient pas compte des réserves émises par le Maroc qui
avait refusé de signer un chèque en blanc à James Baker. (Nabil
Darwish).

---------
AUJOURD'HUI LE MAROC (14-VII-2003)
Mascarade Hispano-américaine à l'ONU.
Les coulisses du Conseil de sécurité de l'ONU ont connu une soirée
mouvementée, vendredi, lorsque le délégué américain à présenté un projet
de résolution-surprise visant à imposer le plan Baker comme solution
définitive à l'affaire du Sahara.

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2. ALGÉRIE-USA
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/07/14/5909954
Algérie-Etats-Unis
Des relations en nets progrès
Par : TAHAR Mohamed Al Anouar Le : Lundi 14 juillet 2003

Le sous-secrétaire d’Etat américain, Richard Armitage, vient de faire un
rappel important sur l’état des relations politiques et économiques
algéro-américaines.
Le haut responsable américain a aussi une vision extrêmement positive de
l’évolution politique de l’Algérie affirmant qu’Alger est dans une
position imprenable pour jouer un rôle de leadership au 21e siècle.
Chacun aura compris que la teneur de ce message dépasse de très loin les
usages diplomatiques qui, traditionnellement, sont empreints de beaucoup
de correction et de politesse pour s’intéresser aux réalités du terrain.
Depuis deux ans, les relations économiques et commerciales
algéro-américaines semblent se fortifier, l’Algérie compte pour cela
parmi l’un des tout premiers fournisseurs de gaz naturel des Etats-Unis.
Ces relations sont en nette évolution aujourd’hui. S’agissant des
relations politiques, elles connaissent, depuis l’arrivée du président
Bush Jr., un renforcement important. le Président de la République, M.
Abdelaziz Bouteflika, a effectué deux visites à Washington qui ont
permis de consolider les relations entre les deux pays.
L’Algérie a été l’un des tout premiers pays à condamner les attentats du
11 septembre 2001, l’un des tout premiers aussi à adhérer à la coalition
internationale de lutte antiterroriste sous l’égide des Nations unies,
coalition constituée au lendemain des attentats du 11 septembre.
De nombreux responsables américains à un haut niveau, attestent de
l’efficacité de la présence algérienne au sein de la coalition
antiterroriste.
Il faut aussi rappeler que le Président américain avait, au lendemain de
son investiture, adressé l’un de ses tous premiers messages au Président
de la République algérienne, M. Abdelaziz Bouteflika soulignant qu’il
serait honoré de bénéficier de l’expérience accumulée par le Président
algérien sur des dossiers aussi délicats comme celui du Proche-Orient.
Dans ce même ordre d’idées, M. Richard Armitage vient de déclarer que
l’Algérie est un candidat particulièrement qualifié pour la nouvelle
initiative de partenariat avec le Moyen-Orient qui englobe une gamme de
programmes de coopération en matière de réformes tirant ainsi la
conclusion que l’Algérie est à même aujourd’hui d’occuper la place qui
lui revient dans la communauté des nations.
Elle continue également d’être un acteur important dans la guerre
mondiale contre le terrorisme à travers une coopération internationale
renforcée et à travers l’organisation de forums. Le regard positif que
porte sur notre pays le sous-secrétaire d’Etat américain va vers cette
consolidation de l’Etat de droit auquel s’attelle l’Algérie, celui qui
contribue à protéger les droits de tous les citoyens algériens tout en
luttant contre les atteintes à la sécurité perpétrées par des
extrémistes.
Il y a un grand intérêt que portent les Etats-Unis à travailler avec un
Etat stable ou règne la sécurité et en voie de démocratisation, évoquant
ce qui se fait en Algérie en la matière.
Le haut responsable américain, à travers ce témoignage, porte une
appréciation positive sur ce qui a été accompli par l’Algérie ces
dernières années, la lutte courageuse menée contre le fléau terroriste
et la stratégie de stabilisation et de consolidation des institutions,
la politique de réformes conduite depuis plus de trois années et qui a
abouti à des résultats tangibles.
Il y a des opportunités formidables qui s’offrent d’élargir les rapports
entre nous, ne manque pas de souligner M. Richard Armitage qui
s’exprimait devant une assemblée de participants réunis dans le cadre de
la cérémonie de prestation de serment de l’ambassadeur Richard Erdman,
nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, qui succède à Mme Janet
Sanderson.

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http://www.latribune-online.com/1507/politique.htm
Relations algéro-américaines : embellie conjoncturelle ?

Mardi 15 juillet 2003

Par Louisa Aït Hamadouche

Quand elles proviennent de responsables américains, les déclarations
relatives à la position de l’Algérie et à son influence sont examinées à
la loupe. Elles sont très vite répercutées au sein de l’opinion publique
en leur donnant la charge d’une doctrine stratégique. L’épisode relatif
à l’Algérie Etat pivot en est une illustration. La sortie médiatique de
Richard Armitage en prend-elle le chemin ? Le numéro deux du département
d’Etat n’a pas ménagé ses propos obligeants à l’égard de la «position
imprenable» de l’Algérie, de «son leadership», de son rôle en tant
qu’«acteur important dans la guerre mondiale contre le terrorisme». Sur
le plan interne, il n’a pas tari d’éloges sur le fait que l’Algérie se
place dans une «perspective inégalée pour contribuer au combat en tant
que nation qui s’attelle à créer une culture et un cadre légal
protégeant les droits de tous les citoyens algériens […]». Pour les
Etats-Unis, poursuit-il, «l’engagement avec une Algérie en voie de
démocratisation, stable et où règne la sécurité revêt un intérêt
important» et offre des «opportunités formidables en matière d’échanges
et de commerce». Cette plaidoirie a été assortie d’un retour sur
l’histoire et d’un rappel que l’«Algérie avait été l’un des premiers
pays à reconnaître les Etats-Unis». Pour tenter d’en saisir les
contours, ces éloges doivent d’abord être placés dans différents
contextes, à savoir la conjoncture politique immédiate, le contexte
international et la perspective globale. Partant de la conjoncture
politique immédiate, signalons en premier lieu que Richard Armitage a
pris la parole à l’occasion de la prestation de serment de Richard
Erdman, nouvel ambassadeur américain à Alger. Cérémonie protocolaire,
pleine de formalités durant laquelle le discours diplomatique prend
généralement et logiquement le pas sur les considérations de fond.
Deuxièmement, le profil du nouvel ambassadeur n’est, semble-t-il, pas
susceptible de donner une substance politique (concrète) aux discours du
diplomate. Au sein de la hiérarchie du département d’Etat américain,
Erdman ne se situait pas au sommet. Il était conseiller du secrétaire
d’Etat adjoint chargé du Proche-Orient, William Burns. Concernant son
expérience sur le terrain, l’Afrique du Nord n’avait, jusqu’à présent,
jamais figuré au centre de ses priorités puisqu’il a servi à l’ambassade
américaine en Israël après avoir été conseiller de la délégation
américaine à l’Assemblée générale des Nations unies en 2002 et envoyé
spécial d’un groupe de surveillance pour Israël, le Liban et Chypre.
Troisièmement, Alger et Washington ont, sur le plan interne, un point en
commun : des échéances électorales pour avril et novembre 2004, dans
l’ordre. Toutes proportions gardées, le soutien international pour l’un
comme pour l’autre des candidats sortants sera important. Ainsi le
président algérien axe-t-il son plan de campagne sur la réhabilitation
de l’Algérie sur la scène internationale, grâce à son omniprésence dans
les conférences, forums, sommets et autres colloques internationaux.
Dans cette perspective, les déclarations valorisantes du bras droit de
Colin Powell ne peuvent qu’apporter un appui certain à cette
candidature. Du côté du président Bush, la portée de la caution
internationale n’est évidemment pas comparable, d’autant qu’elle
s’inscrit dans une conjoncture particulière. Le poids que le contexte
international risque d’avoir dans la balance de la réélection de George
W. Bush est proportionnel à la façon dont va évoluer la situation en
Irak. Engagées dans une mission qui n’est traditionnellement pas la
leur, les troupes américaines rencontrent beaucoup de mal à imposer la
paix. L’administration républicaine néoconservatrice commence tout juste
à laisser entrevoir un retour sur les principes qui sont les siens, à
savoir la non-implication dans des missions de reconstruction de la
nation. Cependant, en attendant qu’un compromis soit trouvé avec les
alliés (Français et Allemands), Washington a grandement besoin du
soutien du plus grand nombre de pays arabes dans sa démarche en Irak.
Précisons que la situation est tellement précaire, les contradictions et
les risques si grands que l’absence de critiques quant à la répression
exercée par la puissance occupante est déjà un soutien certain. Le
troisième élément d’analyse se situe à une échelle globale et relève du
poids de l’Algérie dans la politique étrangère américaine. En discourant
sur la «voie d’accès au Moyen-Orient, à l’Afrique et à la Méditerranée»,
Armitage parle-t-il de géographie (étude de l’ensemble des facteurs et
des relations qui caractérisent et conditionnent la vie des groupes
humains dans leurs différents territoires ; connaissance de l’espace
local, régional, national, mondial et de la façon dont les hommes y
vivent) ou de géopolitique (étude des déterminants géographiques qui
interviennent dans la politique des Etats -tant intérieure qu’extérieure
dans leur influence et leurs rapports de force; étude de la volonté de
puissance appliquée aux situations de la géographie physique et humaine)
? Dans le premier cas, les propos de celui qui, avec Donald Rumsfeld, a
été l’un des principaux avocats de Saddam Hussein au temps du règne de
Ronald Reagan ne souffre d’aucun démenti. En revanche, si c’est bien le
second cas qui est évoqué, les arguments objectifs et les variables
indépendantes manquent à l’argumentaire. La lutte antiterroriste, la
gestion de l’Irak, l’initiative de partenariat avec le Moyen-Orient et
même le pétrole sont autant d’enjeux dans lesquels l’Algérie n’a jusqu’à
présent pas joué le premier rôle. Sachant que le Maroc est donné en
exemple aux monarchies du Golfe sommées de se réformer et qu’il
entretient déjà des relations commerciales avec Israël, sachant que les
ressources pétrolières sont garanties grâce aux multiples ouvertures
réalisées depuis 2001 et que la lutte internationale contre le
terrorisme est un sujet consensuel pour Washington et vital pour Alger,
pourquoi la situation de l’Algérie dans la politique étrangère
américaine changerait-elle ?

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Mar, 15 de Jul, 2003 7:47 pm

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15 de Jul, 2003
7:29 pm
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