S O M M A I R E
1. SAHARA-ONU-PLAN BAKER II
- MAP: La majorité des membres du Conseil de sécurité s'oppose à
l'approbation du plan Baker
- MAP: Entretien téléphonique entre SM le Roi et le Premier ministre
britannique
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Le nouveau plan de paix au Sahara occidental
désavoue le Maroc Mohamed VI saisit Bush, Chirac et Aznar
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Le CNASPS appelle au respect de la charte des
Nations unies
- AFP: Les sahraouis doivent décider "librement" de leur destin
(Bouteflika)
- APS: Sahara occidental : Le conseil de sécurité de l'ONU appelé "à
prendre ses responsabilités"
- L'OPINION: Benaissa : Non à toute décision relative au Sahara imposée.
- LE MATIN (maroc): Chronique : trois Rois, une cause
2. ALGÉRIE-MAROC
- AFP: L'Algérie disposée "à refonder" ses relations avec le Maroc
(Bouteflika)
3. ALGÉRIE-FRANCE
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Les retrouvailles algéro-françaises se confirment
- EL WATAN: Conseil des ministres à l’Elysée / Les engagements de
Chirac/ Qui se souvient des «Accords d’Évian» ?
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1. SAHARA-ONU-PLAN BAKER II
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/onu_plan%20baker.htm
La majorité des membres du Conseil de sécurité s'oppose à l'approbation
du plan Baker
New York (Nations Unies), 17/07/03 - Le Conseil de sécurité de l'ONU
s'est réuni, mercredi en fin d'après-midi au siège de l'Organisation, au
niveau de ses experts pour discuter du projet de résolution déposé
vendredi dernier demandant l'approbation du Conseil du plan de paix
Baker sur le Sahara.
Les impressions recueillies auprès des experts, représentant des quinze
membres du Conseil, sur le déroulement et les résultats de ces
consultations, qui ont duré 2 heures et demi, ont confirmé la tendance
observée lors de l'introduction de ce projet, à savoir que la grande
majorité des Etats membres du Conseil s'oppose à l'approbation du plan
de paix proposé par M. James Baker.
Ces délégations ont souligné le rôle facilitateur du Conseil de sécurité
dans le règlement des différends internationaux comme le prévoient la
charte des Nations Unies et la pratique du Conseil.
Ils ont surtout insisté sur la nécessité de continuer à favoriser le
dialogue et la négociation en vue de dégager une solution acceptable
pour toutes les parties, car seule cette démarche est compatible avec la
recherche d'une solution politique.
Ces mêmes délégations ont affirmé l'intérêt du Conseil de s'accorder sur
une approche susceptible de maintenir son unité et de contribuer
positivement à la résolution de cette question.
Les experts comptent poursuivre leurs consultations lundi prochain pour
tenter de se mettre d'accord sur des formulations et des approches
consensuelles qui tiennent compte des positions exprimées.
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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/sm_telepho_blair.htm
Entretien téléphonique entre SM le Roi et le Premier ministre
britannique
Rabat 17/07/03- Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a eu
jeudi matin, un entretien téléphonique avec le Premier ministre
britannique, M. Tony Blair.
Au cours de cet entretien, le Souverain a évoqué avec le Premier
ministre britannique les développements que connaît la question du
Sahara marocain, à la lumière des consultations en cours au sein du
Conseil de Sécurité.
L'entretien a également porté sur les différents aspects des relations
maroco-britanniques et les moyens de les renforcer et de les développer
dans divers domaines.
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http://www.jeune-independant.com/aujourd%20hui.htm#a1
Le nouveau plan de paix au Sahara occidental désavoue le Maroc Mohamed
VI saisit Bush, Chirac et Aznar
Par Aït-Chaâlal Mouloud
Pris de court par le nouveau plan de paix pour le règlement du plus
vieux conflit dans le continent africain, le Maroc s’empresse de faire
basculer la situation à son avantage en plein examen du Conseil de
sécurité de l’ONU de ce qui s’apparente à une nouvelle «feuille de
route» inspirée par les Etats-Unis. Le roi Mohamed VI n’as pas tardé à
prendre langue, mardi soir, avec le président des Etats-Unis, W. George
Bush, le président français Jacques Chirac et le président du
gouvernement espagnol, José-Maria Aznar, Etats impliqués dans ce
conflit, chargeant son ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa
d’agiter le foulard rouge au sujet de ce qu’il appelle «souveraineté
marocaine». Rabat s’enorgueillit de qualifier les Etats-Unis d’un allié
stratégique, mais le nouveau rapport de James Baker, envoyé personnel du
secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, s’annonce comme
un camouflet pour le régime alaouite. Mardi, le chef de la diplomatie
marocaine a fait part du «refus catégorique» de son pays du nouveau plan
de paix, soumis le 12 juillet au Conseil de sécurité par James Baker. La
réaction de M. Benaïssa intervient après que l’agence de presse
marocaine (MAP-officielle) avait annoncé «le rejet par le Maroc des
termes du dernier plan proposé par James Baker». Ce plan qui se
présente comme une copie revue et corrigée de l’accord-cadre, soumis
l’an dernier par les Etats-Unis, prévoit que le statut définitif du
Sahara occidental sera fixé au plus tard dans cinq ans par voie
référendaire précédée par une période de transition durant laquelle
l’administration des territoires sahraouis occupés sera confiée
notamment au Polisario. Selon les termes de ce nouveau document
américain, le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui sera
organisé et conduit par l’ONU quatre ans au moins, cinq ans au plus
après l’adoption du plan par le Polisario et le Maroc. Trois options ou
questions seront soumises aux électeurs : l’indépendance, l’intégration
au Maroc ou l’autonomie (au sein du Maroc). Toutefois, les électeurs qui
devront se prononcer dans ce référendum sont ceux qui ont été déclarés
admis à voter par la Commission d’identification de la Mission des
Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental
(Minurso) sur la foi de la liste électorale provisoire du 30 décembre
1999 et qui résident, depuis cette date et de manière permanente, au
Sahara occidental. Cette liste qui ne tiendra pas compte des recours ou
autres objections, les Marocains ont toujours refusé de l’approuver,
estimant qu’elle était favorable aux Sahraouis. La liste du nombre des
votants publiée en janvier 2000 par la Minurso est estimée à 86 000
personnes. Le Polisario maintient qu’en application du plan de
règlement, seules les 74 000 personnes énumérées dans le recensement
espagnol de 1974 sont habilitées à participer au référendum alors que le
Maroc avance le chiffre de 200 000 électeurs. C’est sur ce chapitre du
nouveau plan, favorable au Polisario, que le Maroc a senti sa faiblesse
et appris a ses dépens qu’il ne pouvait compter désormais sur le soutien
des Etats-unis dont les positions changent à l’évidence au gré des
intérêts.
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http://www.jeune-independant.com/aujourd%20hui.htm#a1
Proposition de Baker sur l’autodétermination du peuple sahraoui
Le CNASPS appelle au respect de la charte des Nations unies
Le Conseil national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui
(CNASPS) exprime son soutien à la nouvelle proposition de l’envoyé
spécial du secrétaire général des Nations unies, James Baker, portant
sur l’autodétermination du peuple sahraoui. Dans un communiqué rendu
public, hier, le CNASPS a appelé le Conseil de sécurité des Nations
unies à s’engager résolument sur la voie devant conduire à
l’autodétermination et à l’indépendance du Sahara occidental.
Le CNASPS a dénoncé la position du Maroc qui, selon le communiqué,
adopte des attitudes négatives et de confrontation défiant par là même
la communauté internationale. « Il s’agit là d’une volonté délibérée de
la part du Maroc tendant à s’opposer à toute tentative de la part de la
communauté internationale à trouver une solution durable qui permette au
peuple sahraoui de s’exprimer sur son avenir. L’illustration de cette
volonté de s’aliéner le peuple du Sahara occidental apparaît aujourd’hui
dans le rejet du dernier plan proposé par James Baker. » Le CNASPS
appelle le Maroc et ses alliés, particulièrement la France, à
accompagner le processus international qui reconnaît au peuple du Sahara
occidental son droit à l’autodétermination.
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Les sahraouis doivent décider "librement" de leur destin (Bouteflika)
ALGER, 16 juil (AFP)
L'Algérie soutient une "solution juste et définitive fondée sur le
droit du peuple sahraoui à décider librement de son destin" au Sahara
occidental, a réaffirmé mercredi à Alger le président Abdelaziz
Bouteflika.
"La question du Sahara occidental, qui est et demeure un problème de
décolonisation inachevée, attend toujours de trouver une solution
conforme à la légalité internationale", a déclaré le président algérien
lors d'un dîner offert en l'honneur du président paskistanais Pervez
Musharraf en visite d'Etat en Algérie.
"La position de l'Algérie (...) reste constante et ne souffre d'aucune
ambiguïté. Elle réside dans notre soutien au plan de règlement de l'ONU
et aux accords de Houston que les deux parties au conflit, le Maroc et
le Front Polisario ont acceptés", a souligné le chef de l'Etat
algérien.
Un référendum d'autodétermination, prévu en janvier 1992, après un
cessez-le-feu effectif depuis septembre 1991, est repoussé d'année en
année en raison de divergences entre le Maroc et le Polisario,
essentiellement sur la composition du corps électoral appelé à y
participer.
"De notre point de vue, il est impératif que l'ONU continue d'assumer
ses responsabilités dans la recherche d'une solution juste et
définitive, fondée sur le droit du peuple sahraoui à décider librement
de son destin".
"Pour ce qui la concerne, l'Algérie continuera à apporter son plein
appui aux efforts du secrétaire général de l'ONU et elle renouvelle son
soutien et sa confiance à M. James Baker dans sa recherche d'une
solution juste et durable à ce conflit qui n'a que trop duré", a ajouté
M. Bouteflika.
Les Etats-Unis avaient présenté la semaine dernière un projet de
résolution prévoyant notamment, à l'issue d'une période de quatre ans
minimum et cinq ans maximum la tenue d'un référendum.
Dans l'intervalle, une autorité administrative, l'Autorité du Sahara
Occidental, dont le chef exécutif et l'assemblée législative seront
élus, doit prendre en charge ce territoire actuellement occupé par le
Maroc.
Le Maroc "a rejeté les termes du dernier plan proposé par James Baker",
envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara
occidental.
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http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=45157
Sahara occidental : Le conseil de sécurité de l'ONU appelé "à prendre
ses responsabilités"
[Aps 17/7/03] Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple
sahraoui (CNASPS) a appelé jeudi le conseil de sécurité "à prendre ses
responsabilités (...) pour le parachèvement du processus référendaire
tel qu'entamé à Houston et conforté par la nouvelle proposition de M.
James Baker".Le conseil de sécurité est saisi du rapport du secrétaire
général sur la question du Sahara occidental. Ce rapport fait état de la
nouvelle proposition de James Baker portant sur l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental.
Aussi, le CNASPS en appelle au conseil de sécurité des Nations Unies
pour "qu'il s'engage plus résolument sur la voie devant conduire à
l'autodétermination et à l'indépendance du Sahara occidental".
Le CNASPS affirme également "qu'à chaque fois qu'un progrès est
enregistré dans le cadre du règlement pacifique du problème du Sahara
occidental, de nouveaux obstacles sont érigés par le Maroc en adoptant
une attitude négative et de confrontation, défiant par la même la
communauté internationale".
Le comité de solidarité considère qu'il s'agit "d'une volonté délibérée
de la part du Maroc tendant à s'opposer à toute tentative de la part de
la communauté internationale a trouver une solution durable qui permette
au peuple sahraoui de s'exprimer librement sur son avenir". A ce propos,
le CNASPS souligne que "l'illustration de cette volonté du Maroc de
s'aliéner le peuple du Sahara occidental apparaît aujourd'hui dans le
rejet du dernier plan de paix propose par James Baker, envoyé spécial du
SG/ONU".
Une telle démarche, ajoute le CNAPS "est vouée à l'échec" et "n'influera
point sur la détermination de l'Algérie plurielle à soutenir la juste
cause du peuple sahraoui et son représentant légitime le front Polisario
jusqu'à l'organisation d'un référendum libre, régulier et sans
contraintes de quelques nature que ce soit".
Le CNASPS appelle "le Maroc et ses alliés, particulièrement la France, à
suivre la voie de la sagesse et d'accompagner le consensus international
qui ne voit de solution a la question du Sahara occidental que dans
l'exercice par le peuple de ce territoire de son droit inaliénable a
l'autodétermination".
Le CNASPS rappelle enfin, "les liens étroits et indéfectibles qui
unissent les peuples algérien et sahraoui et condamne toutes les
manœuvres qui puissent porter atteinte a cette relation historique tels
que les propos et pseudo-analyses qu'avait véhiculé ces derniers jours
certains milieux hostiles aux relations privilégiées qu'entretiennent
nos deux peuples".
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L'OPINION
Sahara marocain. M.Benaissa : Non à toute décision relative au Sahara
imposée.
Le ministre des affaires étrangères et de la coopération, M.Mohamed
Benaissa, a réitéré, mardi à Rabat, le refus catégorique du maroc de
toute décision sur le sahara marocain qui serait imosée au Royaume () à
l'issue de ses entretiens avec le secrétaire général de la ligue des
Etats arabes, M. Amr Moussa. (Mohamed Rial).
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http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=24745
Chronique : trois Rois, une cause
16.07.2003 | 18h57
On reparle de l’affaire du Sahara occidental marocain, ces derniers
temps. Mais on en parle d’une manière curieusement ambiguë sur une base
étalée de conjectures et même de divinations. «L’affaire» est pourtant
simple dans son énoncé comme dans ses perspectives. Quitte à paraître
user de répétitions, nous redirons ici les lignes maîtresses de ce
dossier primordial pour le Royaume qui, par la récupération en 1976 de
ses provinces méridionales sous occupation espagnole, avait écrit la
pénultième page de sa décolonisation qui a débuté fin 1955 et qui devra
se clore lorsqu’il intégrera les dernières poches encore ibériques sur
ses rivages méditerranéens.
L’acte populaire décisif de «La Marche Verte», en ramenant le territoire
compris entre le sud de Tarfaya et la presqu’île de Lagouira dans le
giron de la mère-patrie, a déjoué tous les plans malveillants des
ennemis du Maroc qui s’évertuaient depuis des décennies à briser les
légitimes aspirations du Maroc à recouvrer son intégrité territoriale.
D’abord, ça été la mise sur orbite de ce qui fut appelé «front
polisario», mouvement créé ex-nihilo ou plutôt né des amours sorcières
de l’Algérie boumédiéniste et de l’Espagne franquiste. Des bandes
formées du résidu laissé par le contingent colonial (le tercio) installé
dans la colonie saharienne et par un ramassis de douteux laissés-pour
compte originaires de pays sahariens (Mauritanie, Mali, Niger et autres)
parrainés par les nostalgiques espagnols de la colonisation, encadrés
par l’armée algérienne et puissamment équipés par la Libye, furent
lâchées contre le Maroc en vue de le déstabiliser et d’en détacher in
fine la province saharienne aux fins d’installer un étatillon
indépendant épousant les contours de l’ancienne entité naguère sous
tutelle madrilène.
Le premier épisode de l’offensive fut l’attaque - à plusieurs reprises -
contre les Forces Armées Royales par des bataillons algériens dans la
localité d’Amgala non loin de la ligne de démarcation entre le Maroc et
la province de Tindouf.
Défaits, les Algériens se résolurent à se retirer rapidement, laissant
la place à leurs supplétifs «sahraouis» qui poursuivent des raids vers
Oum Dreiga et plus au nord jusqu’au massif de l’Ouarkziz. Il faut
reconnaître que le mouvement séparatiste, qui disposait alors d’atouts
non négligeables, a pu donner de la tablature, pen qui n’a pas
immédiatement trouvé ses marques face à une tactique de guérilla adossée
à son sanctuaire algérien.
Cette situation, désagréable pour le Royaume, ne devait pas perdurer
longtemps, car sous l’impulsion du Souverain défunt, une nouvelle
stratégie fut mise en place basée essentiellement sur l’édification des
murs à l’est du territoire sahraoui pour empêcher les percées et
incursions des bandes armées du polisario. Le résultat ne se fit pas
attendre et d’Alger vint l’acceptation d’un cessez-le-feu (en 1990) pour
voir venir, officiellement, l’organisation du référendum sous les
auspices des Nations unies, dont le principe avait été accepté par le
Royaume lors du Sommet africain de Naïrobi.
On sait ce qu’il est advenu, des années durant, de la confection des
listes des votants présumés. Lenteurs, confusions et malversations
firent un sort à ce qui devrait être le préalable à toute consultation
crédible. Le représentant spécial du secrétaire général onusien,
l’Américain James Baker n’en poursuivait pas moins ses efforts
diplomatiques pour arriver à faire accepter à tous les protagonistes de
l’affaire du Sahara un plan de paix définitif. Jusqu’à ce jour, alors
que le Conseil de sécurité poursuit ses consultations, aucune des
versions rendues publiques par l’ancien secrétaire d’Etat républicain,
n’a eu l’heur de trouver une chance d’aboutir.
Reste que quels que soient le type et la teneur de la résolution qui
sortira des conciliabules du Conseil de sécurité, il est certain que le
Maroc unanime (Roi, gouvernement, peuple, société civile, corps
constitués et classe politique) n’acceptera jamais d’entériner ce qui
pourrait porter atteinte - même minime - à son intégrité territoriale
comme à ses droits juridiques et historiques.
Depuis son indépendance, restée imparfaite parce qu’étaient encore
spoliés nombre de ses terres, trois Rois se sont succédé sur le Trône
Alaouite. Dans une exemplaire dynamique de continuité dynastique,
Mohammed V avait lancé au départ l’offensive anti-colonialiste du
parachèvement par son discours de Mhamid Al-Ghizlane, pour qu’après lui
son fils Hassan II récupère le Sahara Occidental grâce à un mécanisme
diplomatico-populaire sans précédent dans l’Histoire, pour sa part,
l’actuel Souverain Sa Majesté Mohammed VI maintient, il y a maintenant
quatre années, le cap fermement et proclame à toute occasion que le
Sahara Occidental est marocain et qu’il le restera.
Trois Rois plus des générations de Marocains ont œuvré, avec un haut
esprit de sacrifice, pour recoller les morceaux d’un pays démembré par
les insatiables appétits impérialistes des deux siècles passés.
Que le monde - et surtout les détracteurs du Royaume - ne s’y trompent
pas : ils trouveront sans relâche ce pays du nord-ouest de l’Afrique
debout avec ses trente et un millions (comme un seul homme) pour
défendre son bien le plus précieux : l’unité dans son intégrité.
Alors foin des feuilletons calamiteux et poursuivons sans faillir le
combat dans le droit fil de l’exemple donné par «la Marche Verte» !
Abdallah Stouky
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2. ALGÉRIE-MAROC
L'Algérie disposée "à refonder" ses relations avec le Maroc
(Bouteflika)
ALGER, 17 juil (AFP)
Le président Abdelaziz Bouteflika a affirmé mercredi à Alger "la
disponibilité de l'Algérie à refonder (ses) relations" avec le Maroc
"tout en mettant de côté certaines questions sur lesquelles les Nations
unies trancheront".
Le président algérien, intervenant lors d'un dîner offert en l'honneur
du président Pakistanais Pervez Musharraf en visite d'Etat en Algérie,
faisait ainsi allusion à la question du Sahara occidental, occupé par le
Maroc, et pomme de discorde entre Rabat et Alger.
L'Algérie est "disposée à édifier le Grand maghreb arabe au bénéfice de
tous", a ajouté le président algérien.
"Je vois en vous (M. Musharraf) un messager de la paix, c'est pourquoi
je vous demande de transmettre un message de paix a nos frères au Maroc
envers lesquels nous témoignons amitié et fidélité", a ajouté M.
Bouteflika
M. Musharraf doit se rendre jeudi au Maroc, dans le cadre d'une tournée
maghrébine commencée en Tunisie.
La question du Sahara occidental est à la base des difficultés de l'UMA
(Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) qui n'a pu tenir un
sommet depuis 1994.
Un sommet prévu en juin 2002 à Alger avait été reporté sine die en
raison de l'absence du Maroc qui reproche à Alger son soutien au
mouvement indépendantiste du Polisario revendiquant le Sahara
occidental.
La frontière terrestre entre le Maroc et l'Algérie est fermée depuis
août 1994. La fermeture avait été décidée par Alger après que Rabat eut
accusé les services secrets algériens d'être impliqués dans un attentat
d'islamistes perpétré dans un hôtel de Marrakech et imposé un visa aux
algériens.
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3. ALGÉRIE-FRANCE
http://www.quotidien-oran.com/quot2595/even.htm
ALGERIE-FRANCE
Les retrouvailles algéro-françaises se confirment
De L’un De Nos Correspondants A Paris : Lounès Guemache
Le président Chirac a demandé à ses ministres d’oeuvrer pour le
renforcement des relations politiques avec l’Algérie. Le président
Bouteflika devrait se rendre en France avant la fin de l’année et
plusieurs ministres français effectueront des déplacements à Alger dans
les prochains mois.
Comme nous le révélions dès lundi, un conseil des ministres restreint
consacré à la coopération franco-algérienne s’est tenu hier à l’Elysée,
siège de la présidence française. Le chef du gouvernement Jean-Pierre
Raffarin et quinze ministres ont participé à cette réunion
exceptionnelle, présidée par Jacques Chirac et destinée, selon un
porte-parole de l’Elysée, à «faire le suivi de la visite d’Etat du
président français et à fixer la feuille de route des ministres». Tous
les poids lourds du gouvernement français ont pris part à ce conseil qui
a duré 45 minutes : le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, le chef
de la diplomatie, Dominique de Villepin, la ministre de la Défense,
Michèle Alliot-Marie, celui de l’Economie et des Finances, Francis Mer
et le ministre des Transports Gilles de Robien, qui était récemment en
Algérie pour une visite de travail. Les secrétaires d’Etat au
développement durable, Tokia Saïfi et aux anciens combattants, tous deux
d’origine algérienne, ont également assisté à la réunion.
Aucune annonce officielle n’a été faite à l’issue de ce conseil
restreint. Mais le président Chirac aurait, une nouvelle fois, demandé à
ses ministres d’assurer un suivi régulier des relations avec l’Algérie.
Le président français veut en effet faire de l’Algérie un partenaire
privilégié de la France, au même titre que le Maroc. Mais cette
évolution des relations bilatérales devrait passer par un renforcement
de la coopération politique.
Le président Bouteflika est attendu à Paris avant la fin de l’année
pour une visite de travail. Et des ministres du gouvernement Ouyahia
effectueront des déplacements dans la capitale française. Pour leur
part, plusieurs ministres français devront effectuer prochainement des
visites de travail en Algérie. Parmi eux, la ministre de la Défense,
Michèle Alliot-Marie. Prévu initialement en mai dernier, ce déplacement
a été retardé pour cause de remaniement ministériel en Algérie, après le
limogeage de l’ancien Premier ministre Ali Benflis. Attendue à Alger,
probablement à la rentrée, Michèle Alliot-Marie devrait surtout parler
avec les responsables politiques et militaires algériens de la question
de la relance de la coopération militaire entre les deux pays, en panne
depuis de nombreuses années. La France souhaite faire de l’Algérie un
partenaire d’importance dans la cadre de la future politique européenne
de défense, voulue par les Français et les Allemands après la récente
guerre en Irak, pour contrer l’influence grandissante des Américains et
faire entendre la voix de l’Europe dans le monde. Dans ce contexte,
Paris pourrait se montrer plus souple sur la question sensible de la
vente de certaines catégories d’armes à l’Algérie.
Dans le domaine de la coopération, pour renforcer ses relations avec
l’Algérie, la France envisage de prendre plusieurs mesures. Parmi elles,
la réouverture prochaine de tous les consulats et les centres culturels
fermés durant les années de violence terroriste, avec un renforcement
des effectifs, la création d’un Haut Conseil franco-algérien
universitaire et de recherche et d’une Ecole supérieure des affaires.
Paris pourrait également envoyer des experts en Algérie pour assister le
gouvernement dans la mise en place des réformes économiques et
politiques qui connaissent un retard considérable, ce qui inquiète
l’Europe. Les deux pays s’étaient aussi engagés à développer leur
coopération dans les domaines des transports, de l’eau et de l’énergie.
Par ailleurs, la France envisage de peser de tout son poids au sein des
instances politiques, économiques et monétaires internationales pour
défendre les dossiers présentés par l’Algérie.
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http://www.elwatan.com/journal/html/2003/07/17/sup_html.htm
Conseil des ministres à l’Elysée / Les engagements de Chirac
Le chef de l’Etat français, Jacques Chirac, a présidé hier matin, à
l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire, une réunion à laquelle
ont pris part une quinzaine de ministres (Nicolas Sarkozy - Intérieur,
Dominique de Villepin - Affaires étrangères, Michèle Alliot
Marie-Défense, Luc Ferry - Education, Francis Mer - Economie, Gilles de
Robien - Transports, Roselyne Bachelot - Ecologie, Jean-François Mattei
- Santé, Jean-Jacques Aillagon - Culture, Nicole Fontaine - Industrie,
Pierre-André Wiltzer - Coopération, Xavier Darcos - Enseignement
scolaire, Christian Jacob - Famille, Tokia Saïfi -Développement durable
et Hamlaoui Mékachera - Anciens combattants) pour assurer le suivi de la
coopération entre la France et l’Algérie, comme il s’y était engagé au
lendemain de sa visite d’Etat début mars, a indiqué l’Elysée.
La porte-parole de l’Elysée, Catherine Colona, a précisé que cette
réunion à laquelle a participé le Premier ministre relève d’«un
mécanisme exceptionnel et rare» qui tient «à l’importance des relations
et des liens entre la France et l’Algérie». «Lors du Conseil des
ministres qui avait suivi la visite d’Etat qu’il a effectuée en Algérie,
le président Chirac avait demandé à chacun des ministres de s’impliquer
et d’en faire le point avant les vacances d’été.» Cela permet au chef de
l’Etat de suivre et d’évaluer les actions de coopération bilatérale
engagées dans chacun des départements ministériels, a encore précisé la
porte-parole de l’Elysée. A la réunion d’hier matin, les ministres ont
reçu leur feuille de route. Des visites de ministres français en Algérie
et algériens en France sont programmées à la suite de celles qui ont
déjà eu lieu. Les dernières en date étant celles de MM. Gilles de
Robien, le 28 juin à Alger à la faveur de la reprise des vols d’Air
France vers l’Algérie, et du ministre algérien de l’Energie et des Mines
à Paris, M. Chakib Khellil, courant juillet. «Vous pouvez compter sur le
plein soutien de la France et de l’Union européenne», «je tiens à vous
assurer de notre entière disponibilité, si vous le souhaitez», «la
France peut vous aider à relever de nombreux défis», «la France restera
votre meilleur avocat auprès des institutions financières
internationales...», avait déclaré le président Chirac devant les élus
de la nation lors de sa visite d’Etat en Algérie début mars, exprimant
la volonté de construire un «partenariat d’exception». Les problèmes en
suspens, voire sensibles ont été mis sur la table par les deux parties,
d’abord en juin 2000 à Paris par le président Bouteflika, puis en mars
2003 à Alger par le président Chirac, qui veulent une «refondation» des
relations bilatérales. De nombreux chantiers de coopération sont,
depuis, ouverts ou réactivés : hydrocarbures, hydraulique, transport,
environnement et développement durable, éducation, circulation des biens
et des personnes, lutte contre le terrorisme, administration locale,
PMI/PME, formation professionnelle, histoire et mémoire... A titre
d’exemple, le 2 mars dernier, un protocole d’accord a été signé à Alger
portant sur la création d’un haut conseil universitaire et de recherche
afin de renforcer les échanges universitaires entre les deux pays et de
rénover le dispositif de coopération existant. «Construire de nouvelles
relations franco-algériennes, c’est aussi renforcer la présence des
entreprises françaises en Algérie qui expriment elles-mêmes leur
confiance dans l’avenir de votre pays. La France est déjà, et de loin,
son premier partenaire économique et commercial. Les échanges
commerciaux ne cessent de se développer entre les deux pays et tendent à
s’équilibrer, ce qui est le signe d’une relation dense et saine. Il faut
poursuivre cet élan et encourager les investissements français en
Algérie. Mais le renouveau de nos relations n’aura pas tout son sens
sans une meilleure circulation des personnes entre nos deux pays. La
France s’est engagée à réaménager et à moderniser son dispositif
consulaire pour rendre un meilleur service aux Algériens qui désirent se
rendre dans notre pays», déclarait le président Chirac dans une
interview accordée à El Watan à la veille de sa visite d’Etat en
Algérie. «La France est le premier partenaire commercial de l’Algérie,
en cumulant la place de premier fournisseur et, depuis 2002, celle de
deuxième client.» «Cela contribue à faire de notre relation commerciale
bilatérale une relation équilibrée, donc solide. Au sein du Maghreb,
l’Algérie est redevenue le premier marché pour nos entreprises»,
indiquait le président Chirac à El Watan. Depuis la visite à Paris du
président Bouteflika en juin 2000, le marché algérien s’est ouvert aux
sociétés françaises qui ont dû cependant présenter des offres
compétitives pour remporter les contrats. Les contrats décrochés par les
entreprises françaises représentent six milliards d’euros. La France,
c’est également deux tiers du marché algérien du médicament et de
l’automobile. Gaz de France et Totalfinaelf sont engagées avec Sonatrach
dans un partenariat stratégique à travers le projet de gazoduc
Algérie-Espagne et l’exploitation des réserves de gaz du Sud-Ouest
algérien. Hors hydrocarbures, l’investissement français reste faible.
L’attente algérienne réside dans des partenariats industriels, dans une
coopération dans la formation des ressources humaines et la
modernisation du secteur financier. Au chapitre de l’histoire et de la
mémoire, dans la même interview le président Chirac soulignait : «Plus
de quarante ans après, la signature, le 12 mars 1962, des Accords
d’Evian, préambule à l’indépendance de l’Algérie, on commence à
percevoir à quel point les "évènements", comme on les appelait
pudiquement, ont été en réalité une guerre pas comme les autres qui a
marqué durablement la société française. La France et l’Algérie n’en
portent pas seulement les séquelles dans leur mémoire collective. C’est
tout le socle de leur vie sociale et politique qui date de cette guerre
longtemps inavouée. Des dossiers semblent toujours en suspens et
risquent de constituer un écueil pour une normalisation des relations.
Il y a, d’une part, le dossier des harkis qui soulève de part et d’autre
de la Méditerranée une polémique interminable, ainsi que le dossier de
la torture au cours de la Guerre d’Algérie.» Le président Chirac
annonçait lors de sa visite à Alger un plan d’action pour la
réhabilitation des sépultures françaises et des mesures
d’informatisation de l’état civil français.
Un traité d’amitié devra être signé entre la France et l’Algérie, le
même qui a consacré la réconciliation entre la France et
l’Allemagne.
Par N. B.
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CONJONCTURE / Qui se souvient des «Accords d’Évian» ?
L’événement est tellement rarissime qu’il ne peut passer inaperçu. Hier,
au Palais de l’Elysée, sous la présidence de M. Jacques Chirac, un
Conseil des ministres exceptionnel réunissant pas moins d’une quinzaine
de membres du gouvernement directement impliqués dans le «dossier
Algérie» s’est tenu immédiatement après le Conseil des ministres
ordinaire.
Jacques Chirac, dans la foulée, émotionnelle pourrait-on dire, de sa
visite en Algérie, début mars dernier, avait voulu marquer de sa densité
et de son empreinte personnelles sa visite d’Etat en Algérie qui l’avait
très fortement marqué. A Alger comme à Oran, Chirac et son épouse
avaient été très chaleureusement accueillis. L’homme, qui affectionne
particulièrement les bains de foule dans son propre pays, avait été très
fortement et très sincèrement marqué par les ovations de la rue
algérienne. Dès son retour en France, il avait émis le souhait,
c’est-à-dire donné l’ordre, d’un suivi rigoureux des relations entre les
deux pays. Au titre des premières mesures, du reste, on peut notablement
relever le retour d’Air France, un pavillon national hautement
symbolique, en Algérie, depuis le 28 juin dernier. Tout le monde aura vu
dans ce geste capital de décrispation la main de l’Elysée, n’en déplaise
au chef de l’Ugta algérienne qui s’y était déclaré contre, lui qui a
placé des milliards de la CNAS, à «fonds perdus», dans la banque
mafieuse Khalifa, sans qu’aucun compte lui soit demandé. Marque
significative de l’importance qu’attache la France de Chirac à ses
relations avec l’Algérie, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et
toute la brochette des grosses pointures de son gouvernement ont assisté
au spécial Conseil des ministres d’hier. Qu’est-ce à dire ? On savait
Chirac continuateur de la tradition gaullienne, ce général guerrier
libérateur de son pays et maître-artisan de la décolonisation. De
Gaulle, un homme de droite qui tenait à l’intégrité de la «race
française», souhaitait fonder les relations entre la France et l’Algérie
sur un socle d’exemplarité qui devait servir de tremplin pour le reste
des relations avec l’Afrique et le monde arabe.
Dans l’esprit de la refondation
C’était, nous semble-t-il, l’esprit même des Accords d’Évian qui, tout
en consacrant l’indépendance de l’Algérie, scellaient avec ce pays un
pacte unique en son genre qui n’avait été conclu avec aucune des
anciennes colonies françaises. Ceux qui avaient négocié et signé ces
accords, n’en déplaise à la veuve de Boumediène, n’étaient ni des
traîtres ni des collaborationnistes. Avec le recul, on s’aperçoit en
effet que ces accords préservaient la dignité des Algériens mieux que
tous les accords qui ont été par la suite passés avec la France. Certes,
ils étaient un peu mâtinés de néo-colonialisme, mais dans la position
qui était celle de l’Algérie, à l’époque, ils préservaient l’essentiel :
libre circulation des Algériens vers la France, sans visa, facilités
d’investissement, etc. Gloser sur les errements du passé n’est pas notre
propos, tant la redéfinition et la refondation des relations avec la
France sont autrement plus importantes. On retiendra, cependant, de
l’exceptionnel Conseil des ministres français d’hier que les étrangers
ont apparemment une meilleure perception de la dimension économique, de
la place géostratégique et du poids politique de l’Algérie sur la scène
internationale. La France, mais également d’autres pays seraient honorés
d’une coopération forte avec notre pays. Il est vrai qu’ils y auront
tout à gagner, car c’est là un fondement des relations internationales.
Malheureusement, c’est ici, de notre côté, qu’un problème de taille se
pose. Nos gouvernants, plus soucieux de leurs intérêts et fortunes
personnels, ne savent pas ou ne font pas l’effort de répondre aux
gratifiants appels du pied qui leur sont faits. Ils sont tellement
corrompus et incompétents qu’ils ne rougissent même pas quand
d’importants appels d’offres internationaux — cimenteries, aéroports,
etc. — ne trouvent pas de réponse parmi les grands groupes mondiaux.
L’Algérie n’a pas encore les dirigeants qu’elle mérite.
Par A. S.
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