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Politique/ Media francophones/ Sélection de presse 18-VII-2003   Lista de mensajes  
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S O M M A I R E

1. SAHARA-ONU-PLAN BAKER II
- LE MATIN (maroc):
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Menaces sur la paix régionale.
- AS-SABAH: La proposition de Baker sur le Sahara marocain dans
l'impasse. Selon une source diplomatique, l'Espagne aurait présenté
trois propositions et la France d'importants amendements.
- ACH-CHARK AL-AWSAT: Rabat : Evolution positive de la position du
conseil de sécurité sur le conflit du Sahara et recul de la position
américaine.
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Manuvres à l'O.N.U
- L'ÉCONOMISTE: Responsabilité
- L'ÉCONOMISTE: Plan Baker: A la recherche d'un consensus
- AL BAYANE: Benaissa: Le Maroc n'entrave pas les plans de règlement de
la question du Sahara
- AL BAYANE: Les leçons de l'histoire par Ahmed Zaki
- MAP: Benabdellah: "Nous n'accepterons jamais tout ce qui pourrait nous
amener à renoncer à la souveraineté nationale
- MAP: Plusieurs partis politiques rejettent les manoeuvres visant à
porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume

2. SAHARA-USA
- SPS: Le Président de la République entame une visite de travail aux
Etats Unies d'Amérique

3. ALGÉRIE-MAROC-CINISME DU MAKHZEN
- MAP: Benabdellah: Le Maroc a toujours exprimé sa volonté d'avoir des
relations normales et profondes avec l'Algérie


===================
1. SAHARA-ONU-PLAN BAKER II
AUJOURD'HUI LE MAROC
Menaces sur la paix régionale.
Khalid Naciri, membre du bureau politique du PPS et membre fondateur du
"Collectif Sahara-Maghreb"considère qu'une solution imposée au Maroc
perturberait la paix et la stabilité dans toute la région. Entretien.
(Abedlmohsin El Hasouni).

---------
AS-SABAH
La proposition de Baker sur le Sahara marocain dans l'impasse. Selon une
source diplomatique, l'Espagne aurait présenté trois propositions et la
France d'importants amendements.
Selon un diplomate haut placé, la seconde tournée de consultations au
Conseil de sécurité des Nations unies aurait abouti à un quasi-consensus
autour d'un refus d'imposer la dernière proposition Baker aux parties en
litige. Seuls deux ou trois Etats étaient favorables à l'idée de
l'imposer. Or l'article 6 de la Charte des Nations unies stipule qu'en
cas d'intervention de l'ONU dans le règlement d'un conflit, la solution
proposée doit être acceptée par l'ensemble des parties. (Nabil Darwish).

----------
ACH-CHARK AL-AWSAT
Rabat : Evolution positive de la position du conseil de sécurité sur le
conflit du Sahara et recul de la position américaine.
Rabat a annoncé une évolution des positions du conseil de sécurité,
suite aux entretiens téléphoniques rapidement réalisés par le souverain
marocain avec les dirigeants d'Etats membres du conseil de sécurité.
(Talha Jibreel).

----------
AUJOURD'HUI LE MAROC
Manuvres à l'O.N.U
Les Etats-Unis ont-ils fait volte-face par rapport au dossier du Sahara?
Le projet de résolution entérinant la deuxième mouture d'une plan Baker
déposé vendredi dernier devant le Conseil de sécurité par le
représentant permanent de Washington auprès de l'O.N.U laisse penser que
quelque chose a changé dans l'attitude américaine envers l'intégrité
territoriale du Royaume. () Selon Washington, le responsable américain a
entrepris sa démarche au nom du "Groupe des amis du Sahara occidental".
Ce groupe est formé de cinq pays: Etats-Unis, France, Espagne,
Grande-Bretagne et Russie. Soit quatre membres permanents sur cinq que
compte le Conseil de sécurité. L'unanimité contre le Maroc.() Vouloir
imposer une résolution qui ressemble à une manuvre anti-marocaine n'a
rien d'amical pour la cause marocaine. Plus "étonnant encore, Paris, que
le Maroc compte parmi les pays amis et principaux soutiens dans ce
dossier, semble avoir cautionné l'initiative américaine malgré la
position mitigée du Quai d'Orsay selon laquelle la France est contre le
fait d'imposer une solution aux protagonistes du conflit. (Abdellah
Chankou).

--------
http://www.leconomiste.com/article.html?e=1497
Responsabilité

«La position du Maroc est claire: nous refusons qu'une quelconque
décision relative à la souveraineté du Royaume nous soit imposée». Cette
déclaration du ministère des Affaires étrangères marocain intervient à
un moment crucial de l'évolution du dossier du Sahara.
Le Maroc était et demeure favorable à une solution politique. C'est dans
cette optique qu'il a soutenu l'initiative Baker. Cependant, devant
l'intransigeance de l'Algérie et du Polisario, les propositions Baker
sont allées de concession en concession. Elles en arrivent aujourd'hui
au point de négliger totalement les intérêts du Maroc et d'aboutir au
plan actuellement proposé. En pratique et à terme, ce plan revient à
céder le Sahara à l'Algérie par Polisario interposé. Une telle démarche
est inacceptable pour le Maroc.
Le Royaume, malgré un environnement international difficile, a réussi à
contenir la déferlante islamiste. Mieux, il l'a fait en persévérant dans
sa démarche de démocratisation et de modernisation. Ces acquis ne
peuvent être ignorés sur l'échiquier régional.
Le Maroc ne peut accepter de se laisser dépecer. Cela remettrait en
cause sa stabilité et son projet de société.
Céder sur la question de la souveraineté territoriale reviendrait à nous
jeter dans des désordres dont l'issue serait fatale. Il serait aberrant
que la communauté internationale ne tienne pas compte du danger pour
notre pays et notre société. Si l'Occident considère effectivement le
Maroc comme étant un pays ami et allié, c'est maintenant que le Royaume
a besoin de lui et de son influence positive.
Dans le contexte culturel, politique et géographique de la région, la
communauté internationale a un rôle positif à jouer pour maintenir le
cap de la modernisation et de la démocratisation. Faute de cela, au lieu
d'un seul pays, c'est toute la région qui risquerait d'être happée par
une spirale de violences.

Abdelmounaïm DILAMI

--------
http://www.leconomiste.com/article.html?r=4
Plan Baker: A la recherche d'un consensus

· Les consultations reprendront lundi prochain

· Le ballet diplomatique marocain se poursuit

Les consultations auprès du Conseil de sécurité concernant le plan Baker
sur le Sahara ont eu lieu avant-hier après-midi au siège de l'ONU. Elles
ont duré plus de deux heures et demie. Selon une dépêche de la MAP, la
majorité des experts qui se sont penchés sur le plan Baker, se seraient
opposés à son imposition. Aussi, Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires
étrangères et de la Coopération, a affirmé la disposition du Maroc à
"ouvrir un dialogue sincère, franc et constructif en vue de parvenir à
un règlement politique du conflit". Il a en outre rappelé que
l'imposition du plan est contraire à la Charte des Nations unies. Pour
l'heure, le ballet diplomatique marocain se poursuit. Les contacts avec
les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Espagne et d'autres pays membres sont
toujours en cours. Le ministre de la diplomatie a donc réitéré le rejet
du Maroc du plan proposé par James Baker. Les réserves du Royaume
portent notamment sur la "question du référendum sur le sort du
territoire", cette proposition n'ayant mené nulle part auparavant.
Pour rappel, les Etats-Unis avaient présenté la semaine dernière un
projet de résolution prévoyant, notamment, à l'issue d'une période de 4
ans minimum et 5 ans au plus, la tenue d'un référendum. "Le plan Baker
conduirait à des complications et attiserait la tension dans la région",
explique-t-il. A l'issue des consultations, les experts devraient se
réunir lundi prochain pour tenter de dégager un consensus. Côté
algérien, la solution retenue est toujours fondée "sur le droit du
peuple sahraoui à décider librement de son destin", affirme le président
Abdelaziz Bouteflika. "Elle réside dans notre soutien au plan de
règlement de l'ONU et aux accords de Houston que les deux parties au
conflit, le Maroc et le front Polisario, ont acceptés", poursuit le chef
d'Etat algérien. D'un autre côté, la chaîne émiraties Abou Dhabi déclare
dans une émission que "l'Algérie est le premier soutien du front et
qu'elle l'appuie aux plans politique et militaire, ce qui a porté un
grand préjudice aux relations entre Rabat et Alger et provoqué leur
rupture". Selon les observateurs, il semble qu'hormis le différend sur
la question du Sahara, l'Algérie soit disposée à renouer ses relations
avec le Maroc. Le président algérien a affirmé son intention de rétablir
la paix avec son voisin marocain. A l'occasion d'un dîner en l'honneur
du président pakistanais Musharraf en visite en Algérie, il a déclaré:
"Je vois en vous (Pervez Musharraf) un messager de la paix, c'est
pourquoi je vous demande de transmettre un message de paix à nos frères
au Maroc". Le président pakistanais est actuellement en visite au Maroc
dans le cadre d'une tournée maghrébine.


Guerre des communications

Contacté par L'Economiste, un haut responsable diplomatique a confirmé
que concernant ce dossier sensible, il y avait une "guerre des
communications", et qu'il ne fallait pas que "le Maroc tombe dans le
piège". En effet, pendant que la MAP affirme l'opposition des experts à
l'approbation du plan Baker, d'autres sources, comme la presse
espagnole, infirment cette information. Pour La Razon, quotidien de la
droite espagnole, la majorité des membres du Conseil seraient favorables
au plan Baker. Un journaliste espagnol de Canal Sur (canal audiovisuel
de l'Andalousie), également contacté par L'Economiste, a confirmé
l'information. La teneur des informations diffusées par les médias est à
considérer avec beaucoup de précautions. Quoi qu'il en soit, les
consultations se poursuivent et la voie diplomatique est privilégiée par
le Maroc.

Mouna KADIRI

--------
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=37252
Benaissa: Le Maroc n'entrave pas les plans de règlement de la question
du Sahara (7/18/2003)

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed
Benaïssa, a affirmé mercredi que le Maroc n'entrave
pas les plans de règlement du Sahara, réitérant la disposition du
Royaume à
"ouvrir un dialogue sincère, franc et constructif en vue de parvenir à
un
règlement politique du conflit".
M. Benaissa, qui s'exprimait dans une déclaration diffusée par la chaîne
satellitaire "Abou Dhabi", dans son émission "Al-Madar", a souligné que
ce règlement doit "garantir au Maroc son unité territoriale et sa
souveraineté sur tous ses territoires et assurer, en même temps, aux
habitants des provinces du sud du royaume des compétences conformément à
ce qui a été convenu avec M. James Baker, envoyé spécial du secrétaire
général de l'ONU pour le Sahara, dans le cadre de l'accord-cadre".
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a réitéré le
rejet par le Maroc du point proposé par James Baker relatif à la période
"au cours de laquelle l'administration des affaires des provinces du sud
sera confiée à une minorité des habitants des provinces, ce qui conduira
incontestablement à un conflit entre les tribus, les ethnies et les
populations dans la région".
M. Benaissa a ajouté que les réserves du Maroc portent également sur "la
question du référendum sur le sort du territoire", précisant que cette
proposition n'avait conduit par le passé à aucun résultat. "Pourquoi
revenir maintenant à cette proposition, si nous allons discuter d'une
solution politique qui garantit à chaque partie ses droits et assure, en
même temps, la sécurité et la stabilité de la région?", s'est interrogé
M. Benaissa. "Pourquoi évoquer de nouveau une option qui a fait l'objet
de
réserves de toutes les parties et que les Nations Unies n'ont pu mettre
en
œuvre ?", s'est encore interrogé le ministre des Affaires étrangères et
de la coopération.
Le ministre a par ailleurs salué la position prise par la France, la
Russie et certains pays membres non permanents au Conseil de sécurité
des Nations Unies qui s'opposent à tout règlement qui sera imposé aux
parties
en conflit, puisque il s'agirait d'un précédent dans l'histoire du
Conseil de sécurité.
Le Maroc, a-t-il ajouté, poursuit ses contacts avec les Etats-Unis pour
les convaincre que le fait d'aller dans la voie du plan Baker
"conduirait à des complications et attiserait la tension dans la
région".
M. Benaissa a estimé que l'Espagne, qui préside actuellement le Conseil
de sécurité, "a commencé à comprendre la réalité des choses", ajoutant
que Rabat est en contact permanent avec Madrid.
Après avoir rappelé le partenariat liant les deux pays dans l'espace
stratégique, économique et politique, notamment dans le cadre de la
coopération euroméditerranéenne, M. Benaissa a souhaité que "l'Espagne
puisse saisir ces choses et prenne la position qui ne conduirait pas à
envenimer la tension dans la région".(MAP)

------
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=37254
Les leçons de l'histoire (7/18/2003)
par Ahmed Zaki

L'examen de la question du Sahara par le Conseil de sécurité de
l'Organisation des Nations-Unies pose le problème de la nouvelle
position adoptée par les Etats-Unis d'Amérique.
L'Administration américaine qui s'était jusqu'ici tenue à une approche
de recherche d'une solution consensuelle, a pris l'initiative de se
distinguer en appuyant la récente proposition de James Baker, le
représentant spécial du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, rejetée
par le Maroc parce que ne respectant pas le principe intangible de la
souveraineté marocaine sur les provinces sahariennes.
Un tel revirement est inamical vis-à-vis de notre pays qui entretient,
par ailleurs, des relations basées sur le respect des intérêts
réciproques avec les USA, loin de tout hégémonisme ou de diktat.
Les peuples américain et marocain ont une longue histoire commune,
plusieurs fois centenaires. Faut-il rappeler que le Maroc a été le
premier pays à reconnaître l'indépendance et l'intégrité territoriale
des Etats-Unis ? A-t-on besoin de rafraîchir la mémoire des responsables
américains sur le rôle joué par le Maroc lors de la deuxième guerre
mondiale dans la lutte contre le nazisme aux côtés des alliés, qui a
valu à feu Mohammed V d'être déclaré compagnon de la libération par le
général De Gaulle ? Se souvient-on encore de la conférence d'Anfa en
1943 qui a scellé, en présence de Mohammed V et du Président Rosevelt,
l'engagement des alliés pour barrer la route à Hitler ?
Le Maroc, puissance africaine et arabe, joue un rôle actif dans la
recherche de solutions aux conflits régionaux et notamment au
Moyen-Orient qui lui vaut l'estime de toute la communauté
internationale.
A ces titres, il est en droit d'être écouté et soutenu par ceux-là même
qui ont la responsabilité de veiller à la stabilité de la planète et à
la défense de la paix.
Les Etats-Unis d'Amérique sont donc interpellés pour revenir à la raison
et s'en tenir, dans l'affaire du Sahara, au soutien de la solution
politique telle que prônée par le Maroc, en abandonnant les calculs
strictement mercantiles qui visent à faire les yeux doux à l'Algérie,
par ailleurs puissance pétrolière incontestable. Que les USA cherchent à
établir dans cette optique des liens économiques pour des contrats
juteux, c'est leur affaire. Mais qu'ils pensent pouvoir le faire sur le
dos de l'intégrité territoriale du Maroc, cela est inacceptable.
Dans tous les cas, le Maroc unanime est apte à défendre ses intérêts
vitaux et stratégiques, comme il a su le faire tout au long de son
histoire millénaire.

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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/bena_sahara.htm
Benabdellah: "Nous n'accepterons jamais tout ce qui pourrait nous amener
à renoncer à la souveraineté nationale

Rabat, 17/07/03 - La proposition relative à la question du Sahara
marocain en cours d'examen au Conseil de sécurité "ne convient
nullement, dans sa forme actuelle, au Maroc qui l'a rejetée", a affirmé
le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, M. Nabil
Benabdellah, soulignant que le Maroc "n'acceptera jamais tout ce qui
pourrait nous amener à renoncer à la souveraineté nationale".

Dans un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement, tenu jeudi
à Rabat, M. Benabdellah a ajouté que le conseil a suivi un exposé du
ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed
Benaissa, sur les développements de la question du Sahara marocain au
Conseil de sécurité.

Il a ajouté que le conseil a exprimé son soutien aux hautes initiatives
entreprises par SM le Roi Mohammed VI, qui veille personnellement à
suivre les développements de ce dossier pour la défense de l'intégrité
territoriale du Royaume et de la souveraineté nationale, à travers les
nombreux contacts qu'a eus le Souverain avec plusieurs chefs d'Etat de
pays membres permanents du Conseil de Sécurité, ainsi qu'avec le
président du gouvernement du Royaume d'Espagne, qui assure actuellement
la présidence du Conseil de sécurité, a poursuivi le ministre.

Le gouvernement a également salué les initiatives de la diplomatie
marocaine à cet égard, a-t-il dit, soulignant que ces initiatives et
contacts diplomatiques ont abouti à une meilleure compréhension de la
position du Maroc au sein du Conseil de Sécurité, de la part de
plusieurs pays dont la France et la Russie.

Interrogé sur la position des Etats-Unis à propos de la question du
Sahara, M. Benabdellah a indiqué que Washington a présenté une
proposition dans le cadre du Conseil de sécurité, soulignant qu'au Maroc
"nous avons exprimé notre étonnement au sujet de cette proposition qui
ne tient nullement compte des positions constantes du Royaume appelant à
un règlement politique global préservant la souveraineté nationale de
notre pays et garantissant son intégrité territoriale".

Le ministre a considéré que la présentation par les Etats-Unis de cette
proposition "ne signifie pas forcément qu'ils s'y attachent fortement.
La preuve en est que le Conseil de sécurité, en l'examinant hier
(mercredi), a convenu d'y introduire des amendements", précisant que le
conseil de sécurité n'a pas entériné cette proposition.

Concernant la position espagnole, M. Benabdellah a souligné que tous les
membres du Conseil de sécurité, y compris l'Espagne, commencent à
comprendre la position marocaine et s'orientent vers l'adoption d'un
plan qui prend en considération les intérêts du Maroc et sa ferme
détermination à préserver son intégrité territoriale et à défendre sa
souveraineté nationale.

Il s'est dit convaincu que la ferme détermination dont a fait montre le
Maroc, et en particulier les contacts entrepris par SM le Roi Mohammed
VI, qui suit personnellement les développements de ce dossier, a permis
de faire évoluer les choses de façon à préserver les intérêts du Maroc.

"La situation actuelle ne doit en aucun cas susciter l'inquiétude des
citoyens", a dit le ministre, soulignant que le Maroc ne se départira
jamais de sa position constante sur cette question, position qui prend
en considération les textes régissant l'action du Conseil de sécurité.

Concernant le rejet par le Maroc de la proposition américaine, le
ministre a expliqué que la position du Royaume se base sur une approche
globale, fondée sur un règlement politique global qui tient compte des
intérêts nationaux et préserve la souveraineté nationale et l'intégrité
territoriale du Maroc.

Le Royaume demeure, toutefois, disposé à discuter toute solution pouvant
permettre à la région de surmonter cette situation.

A la question de savoir si le Maroc a rejeté le référendum ou le projet
dans sa totalité, M. Benabdellah a répondu que par le passé le Royaume
avait réagi positivement à d'autres propositions et "que nous sommes
prêts à revenir à ces propositions notamment la solution politique
appelée +troisième voie+". Il a affirmé que le Royaume est disposé à
traiter ce dossier sur cette base.

--------
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/sahata_partis.htm
Plusieurs partis politiques rejettent les manoeuvres visant à porter
atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume

Rabat, 17/07/03 - Plusieurs partis politiques ont exprimé leur rejet de
toute manoeuvre visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du
Royaume.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée mardi dernier
par le premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires
(USFP), M. Abderrahmane Youssoufi, le Bureau politique a affirmé la
mobilisation du parti aux côtés de toutes les composantes de la société
marocaine pour faire échec aux manoeuvres visant à porter atteinte à
l'intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur les
provinces du sud.

Le communiqué, dont se fait l'écho jeudi le quotidien "Al Ittihad Al
Ichtiraki", indique que le bureau politique a suivi un exposé sur les
développements de la question nationale et a constitué un groupe de
travail chargé du suivi de ce dossier.

De son côté, le Bureau exécutif du Rassemblement national des
indépendants (RNI) a tenu mercredi une réunion présidée par M. Ahmed
Osman, président du parti, consacrée à la question de l'intégrité
territoriale du Royaume à la lumière des discussions en cours au sein du
Conseil de Sécurité sur ce dossier.

Dans un communiqué publié par son Bureau politique, le RNI réaffirme son
"attachement constant à la marocanité de nos provinces du sud" et
souligne que "le Maroc, qui s'est comporté de manière positive vis-à-vis
des efforts onusiens, refuse qu'une quelconque décision relative au
Sahara lui soit imposée et réaffirme sa détermination à poursuivre ses
efforts en vue de parvenir à une solution politique dans le cadre de la
souveraineté totale et de l'intégrité du Royaume".

Le RNI a également appelé le peuple marocain à se mobiliser pour faire
échec à toutes les manoeuvres visant à porter atteinte à l'intégrité
territoriale du Royaume.

Le bureau politique du parti estime par ailleurs que l'édification du
Maghreb constitue un "choix stratégique", appelant l'Algérie à s'engager
totalement en vue de l'instauration d'une coopération positive visant à
atteindre cet objectif.

Le RNI appelle également à la libération "immédiate et inconditionnelle"
de tous les "séquestrés" marocains dans les camps de Tindouf, en
violation du droit international et du droit humanitaire.

Pour sa part, le bureau politique du Mouvement Démocratique Social (MDS)
dénonce "les manoeuvres" qui ont entâché la réunion du Conseil de
Sécurité, et qui n'ont d'autre objectif que de "servir les visées
hégémoniques des ennemis du Royaume et à porter atteinte à son intégrité
territoriale".

Dans un communiqué publié par le bureau politique du parti à l'issue de
sa réunion de lundi dernier, le MDS réitère ses appels à la mobilisation
de toutes les forces vives de la nation autour de SM le Roi Mohammed VI.
"Le front intérieur doit être renforcé en associant les forces
patriotiques et démocratiques pour faire face à toutes ces menées",
ajoute le communiqué.

Le Parti du Centre Social (PCS) dont le bureau politique a tenu mardi
dernier une réunion consacrée à la question du Sahara marocain, condamne
"toutes les manoeuvres hostiles à la souveraineté totale du Maroc sur
son territoire", réaffirmant son soutien aux positions clairvoyantes de
SM le Roi Mohammed VI.

Le parti de l'Union constitutionnelle (UC) considère, quant à lui, qu'au
vu des "tendances dangereuses que commence à emprunter la dernière
approche de James Baker et qui touchent les fondements de notre
intégrité territoriale et portent atteinte au principe de la
souveraineté du Maroc sur son territoire", le parti exprime "son refus
total de ce plan aussi bien en ce qui concerne ses dispositions
transitoires que dans ses perspectives définitives".

Dans un communiqué publié au terme d'une réunion de son bureau
politique, le parti a exhorté l'ensemble des formations politiques et
des composantes de la société civile à "la mobilisation derrière SM le
Roi pour faire face à cette nouvelle manoeuvre".

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2. SAHARA-USA
http://www.spsrasd.info/sps-160703.html
Le Président de la République entame une visite de travail aux Etats
Unies d'Amérique

Washington D.C, 16/07/03 (SPS) - Le Président de la République, Mohamed
Abdelaziz, a entamé mardi une visite de travail de quelques jours aux
Etats Unis d'Amérique au moment où le Conseil de securité de l'ONU se
penche sur la question de la décolonisation du territoire sahraoui
occupé militairement par le Maroc depuis 1975 et à la veille de
l'expiration du mandat de la Minurso qui doit se terminer le 31 juillet
prochain.

Cette visite présidentielle aux USA intervient au moment où le Front
Polisario, sans toutefois abandonner l'option du Plan de réglement
onusien de 1991, a exprimé sa disponibilité à "contribuer à
l?exploration" du plan Baker présenté aux parties en janvier dernier,
intitulé "Plan de paix pour l'autodétermination du peuple sahraoui".

Le Chef de l'Etat qui est accompagné dans cette visite par le
coordinateur avec la Minurso, M'Hamed Khadad, et du représentant du
Front Polisario auprès des Nations Unies, Boukhari Ahmed, a eu des
rencontres avec des membres du Congrès américains tels que Georges
Radanovich, Joseph Pitts, James Inhofe, Edward Kennedy et Tom Daschle,
ainsi que le représentant, Robin Hayes.

La délégation présidentielle aura a assister vendredi à une session du
Conseil des USA pour les réfugiés, consacrée à la situation humanitaire
des réfugiés sahraouis qui vivent un drame inhérent à l'invasion de leur
pays et qui s'est prolongé depuis plus d'un quart de siècle.

Le Conseil des USA pour les réfugiés est une importante institution qui
regroupe les plus influentes associations américaines d'aide humanitaire
et de développement aux Etats Unis d'Amérique, rappelle-t-on. (SPS)

010/esp/100 162240 jul 03 SPS

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Le président Mohamed Abdelaziz à Washington

Arrivé hier, 14 juillet 2003, à Washington, le président Mohamed
Abdelaziz a entamé une visite de travail de quelques jours aux Etats
Unis d'Amerique.

Cette visite intervient au moment où la question de la décolonisation
du Sahara Occidental est en discussion au Conseil de Sécurité qui
doit prendre, avant le 31 juillet 2003, une position vis à vis de la
prorogation du mandat de la MINURSO et du plan presenté aux parties
en janvier dernier par M. James Baker intitulé "plan de paix pour
l'autodetermination du peuple du Sahara Occidental".

A cet égard, il faut rappeler que le Front POLISARIO, en gage de
bonne volonté et dans le but de contribuer à l'avènement d'une paix
juste et durable au Sahara Occidental sur la base du strict respect
du droit à l'autodetermination du peuple saharaoui, vient d'exprimer
sa disponibilité à explorer la voie proposée par Baker sans toutefois
abandonner le Plan de règlement des Nations Unies et les Accords de
Houston.

Le président a eu aujourd'hui plusieurs rencontres et s'est
entretenu avec des membres du congrès parmi lesquels Georges
Radanovich, Joseph Pitts et le senateur James Inhofe. Dans la soirée,
le président a été l'hote d'un dîner offert en son honneur par des
personnalités amies de la cause sahraouie.

Washington, 15.07.03

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3. ALGÉRIE-MAROC-CINISME DU MAKHZEN
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/beanab_algerie.htm
Benabdellah: Le Maroc a toujours exprimé sa volonté d'avoir des
relations normales et profondes avec l'Algérie

Rabat, 17/07/03 - Le Maroc a toujours exprimé sa volonté d'avoir des
relations normales, fécondes et profondes avec l'Algérie, a affirmé M.
Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, porte-parole du
gouvernement, lors d'un point de presse, jeudi à Rabat, à l'issue du
conseil de gouvernement.

"Le Maroc a toujours exprimé sa volonté d'avoir des relations normales,
fécondes et profondes avec notre voisin algérien", a souligné M.
Benabdellah en réponse à une question sur la position exprimée,
mercredi, par le Président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, concernant
la volonté de son pays d'ouvrir une nouvelle page dans ses relations
avec le Maroc.

M. Benabdellah a rappelé que les deux pays entretiennent des relations
diplomatiques, que "nos contacts sont nombreux et diversifiés et qu'il
n'y a pas lieu de parler de normalisation".

"Il y a lieu, par contre, de parler de propositions concrètes et de
voies claires pour un approfondissement conséquent des relations entre
nos deux pays", a dit M. Benabdellah, assurant qu'"aujourd'hui, plus
qu'hier, nous sommes appelés, aussi bien en Algérie qu'au Maroc, à
intensifier les contacts pour dégager cette vision concrète qui
permettrait aussi bien de renforcer nos relations bilatérales que
d'ouvrir une nouvelle page concernant la construction maghrébine à
laquelle nous aspirons tous".

Le Président algérien avait exprimé, lors d'un dîner offert en l'honneur
du président pakistanais, Pervez Musharraf, "la disponibilité de
l'Algérie à refonder ses relations avec le Maroc tout en mettant de côté
certaines questions sur lesquelles les Nations Unies trancheront".

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération,
M. Mohamed Benaissa a indiqué, dans une interview réalisée depuis Rabat
et diffusée jeudi par la chaîne de télévision satellitaire "Al Jazeera",
que le Maroc et l'Algérie doivent oeuvrer en vue d'un règlement
pacifique et équitable de la question du Sahara, ajoutant que cette
question est essentiellement "une question géopolitique
maroco-algérienne".

Il a souligné la nécessité d'oeuvrer, la main dans la main, pour le
règlement des questions et des différends entre les deux pays, la
réouverture des frontières et l'élimination des facteurs de tension
entre Rabat et Alger d'abord, et dans la région du Maghreb arabe en
suite.

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Vie, 18 de Jul, 2003 4:37 pm

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