**** LUTTE ET UNITÉ POUR L'INDEPENDANCE ET LA PAIX *******
S O M M A I R E
1. FRONT POLISARIO-CONGRES
- SPS: Tifariti : un symbole de la résistance qui abrite les assises du XIème
congres du Front Polisario
- EL WATAN: 11e CONGRES DU POLISARIO / Un contexte particulier
-nLE JEUNE INDÉPENDANT: Sous le thème «Lutte et unité pour l’indépendance»
Le Front Polisario tient son 11e congrès à Tifariti
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (12-X-2003): LE 11EME CONGRES DU FRONT POLISARIO S’OUVRE
AUJOURD’HUI. La RASD réplique à Chirac
- APS/EL MOUDJAHID/LE MATIN (algérie): Le congrès du Polisario est un message à
l'Onu pour appliquer ses décisions, selon un responsable de ce mouvement
- SPS: Le XI ème congrès du Front Polisario entame ses travaux dans les
territoires libérés sahraouis
- SPS: La paix est indivisible'', décalre la représentante de l'ANC devant le
XIème congrès du Front Polisario à Tifariti
- SPS: Le Front Polisario tient son 11ème congrès dans les territoires libérés
de la RASD
- AFP: Premier congrès du Polisario dans les "territoires libérés"
- MAP/L'OPINION: lettre ouverte de "ASEDETI" adressée aux "séquestrés" dans les
camps de Lahmada
2. FRANCE-MAROC-SAHARA
- CONFERENCE DE PRESSE DE CHIRAC À L’ISSUE DE SA VISITE D'ETAT AU MAROC, RABAT,
SAMEDI 11 OCTOBRE 2003
- LE MATIN (maroc): L’amitié maroco-française au-delà du circonstanciel
- L'OPINION: Sahara : La position juste et claire de Paris
- EL WATAN: Algérie-France / L’aveu de Jacques Chirac
3. SAHARA-ONU-CINISME MAROCAIN
- LE MATIN (maroc): Intervention de l’ambassadeur Bennouna devant la 4e
commission de l’Assemblée générale de l’ONU : le règlement définitif du
différend relatif au Sahara "marocain"
- EL MOUDJAHID: Plusieurs pays appellent à l’application «rapide» du plan
Baker
- EL MOUDJHAHID: Pour une solution pacifique urgente du conflit
4. MENSONGES DU MAKHZEN
- Réponse au rapport karmous-dubuisson du Comité Français sur le Sahara
Occidental
- MAP: Une ex-responsable du Polisario: l'unique souci des "séquestrés" de
Tindouf est de "regagner" la "mère patrie"
5. LOBBY PRO MAROCAIN EN MEXICO
- MAP: Fin de la visite au Mexique d'une délégation des "provinces du Sud"
6. ESPAGNE-MAROC
- AFP/L'ÉCONOMISTE: Bonnes perspectives pour Telefonica…
- MAP: Arrivée au Maroc d'une délégation militaire espagnole patrie
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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
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1. FRONT POLISARIO-CONGRES
http://www.spsrasd.info/sps-121003.html#2
Tifariti : un symbole de la résistance qui abrite les assises du XIème congres
du Front Polisario
Tifariti (territoires libérés), 12/10/03 (SPS) La localité de Tifariti qui
abrite durant trois jours, du 12 au 14 octobre, les assises du XIème congres du
Front Polisario, représente pour les sahraoui un symbole de résistance contre
le colonisateur marocain qui a envahi et occupe militairement le territoire
depuis octobre 1975.
Deux mois seulement après l’invasion du pays, les citoyens qui avaient fui les
villes investies par les troupes marocaines, devaient vivre un réveillon
différent de ceux qu’ils avaient connus. Tifariti fera ce 1er janvier 1976 son
baptême de feu à travers des bombardements intensifs de l’aviation
marocaine.Des dizaines de femmes et d’enfants trouveront la mort avantl’aube
du nouvel an, alors que des centaines seront mutiléspour le restant de leurs
jours.
En février de la même année les blindés marocains devaient la prendre en
tenaille de l’Est et de l’Ouest alorsqu’elle était défendue par une seule unité
decombattants sahraouis. Les troupes marocaines (FAR) vont l’occuperpendant
deux mois avant d’être délogées par l’Arméede Libération Populaire Sahraoui
(ALPS). Les FAR reviendront en forcedurant l’été de l’année 1977 pour
s’yinstaller durant un peu moins de deux ans. La bataille décisive deTifariti
sera livrée en mars 1979, les FAR y perdront des centainesde morts et de
blessés et l’évacueront en débandadeen y abandonnant le gros de leurs armements
et de leur matériel deguerre.
Depuis lors, l’état-major marocain va adopter la stratégie des murs de sable
qui contourneront la localité à quelques60 kilomètres à vol d’oiseau au nord-
ouest du village.Il va se contenter désormais de bombardements sporadiques des
positions de la 2ème région militaire qui la défend, dont le dernier en date
est intervenu à un mois seulement du cessez-le-feu, le 6 septembre 1991,
décrété à la faveur du Plan de paix del’ONU, accepté par les deux parties et
qui devait aboutir àun référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
Bien avant l’invasion marocaine, Tifariti semble être prédestinée à la
résistance. Déjà en mars 1912, l’expédition française, qui tentait de faire la
jonction avec ses troupes au Maroc, sous le commandement du capitaine Guerard,
a été exterminée à ‘’Gleib Akhchah’’, rebaptisé pour les circonstances
par ‘’Gleib Chouhada’’ (montagne des martyrs).
Le Front Polisario qui y organise son premier congrès dans les territoires
libérés affirme ainsi sa présence effective dans leterritoire dont il a libéré
le tiers avant le cessez-le-feu.Il y accueille des dizaines d’invités
étrangersvenus des cinq continents, représentants de pays, de partis
politiqueset d’organisations internationales. (SPS)
010/090/000 121247 oct 03 SPS
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http://www.elwatan.com/journal/html/2003/10/13/sup_html.htm
11e CONGRES DU POLISARIO / Un contexte particulier
Le 11e congrès du Front Polisario se tient depuis hier après-midi dans la
région de Tifariti en territoire sahraoui libéré. C’est un événement chargé de
symboles pour la lutte du peuple sahraoui. Le plus important de ces symboles
est que ce lieu a fait l’objet de bombardements intensifs de l’aviation
marocaine quelques heures avant le cessez-le-feu de 1991.
Des bombardements qui ont coûté la vie à des dizaines de femmes et d’enfants.
Le congrès se tient à 80 km seulement des murs de cantonnement érigés par
l’armée marocaine. La région est aussi le lieu de déploiement des forces
onusiennes de la Minurso, dont le mandat prorogé en juillet dernier par le
Conseil de sécurité expirera le 31 octobre prochain. Tifariti, éloignée de 300
km de Tindouf dans le Sud-Ouest algérien, lieu des campements de réfugiés
sahraouis, accueille incontestablement un événement d’une portée historique
particulière pour le peuple du Sahara-Occidental puisqu’il s’agit du premier
congrès du Front qui se déroule en terre libérée depuis le congrès constitutif
en 1973. Intervenant dans un contexte international particulier marqué par
l’adoption, le 31 juillet dernier, de la résolution 1495 appelant les parties
en conflit à la mise en œuvre du plan Baker, «Plan de paix pour
l’autodétermination du peuple sahraoui», ces assises placées sous le
thème «Lutte et unité pour l’indépendance et la paix» ont pour objectif de
consacrer aux yeux de l’opinion internationale les trente années d’existence et
de lutte du Front Polisario. «C’est également un message du peuple au monde
entier pour réaffirmer son attachement à sa liberté et au recouvrement de sa
terre confisquée», dira M. Khatri Adouh, rapporteur de la commission de
préparation du 11e congrès. «Il s’agit de démontrer à la communauté
internationale que le Front Polisario est un interlocuteur sérieux, désireux
d’atteindre des objectifs de paix et prêt à explorer toutes les voies légales
et pacifiques pour atteindre son idéal d’indépendance», dira un responsable
sahraoui. La rencontre a fédéré pas moins de 1600 délégués sahraouis et de
cadres du Polisario qui s’attelleront pendant quatre jours à discuter puis à
adopter les statuts de l’organisation, son règlement intérieur, la Constitution
de la RASD et élire une nouvelle direction politique du Front pour un mandat de
quatre ans. Plusieurs délégations étrangères prendront part à ce congrès,
l’Algérie notamment qui a vu la participation de plusieurs représentants de
partis politiques (FLN, RND, FNA, Islah) ainsi que la Commission d’amitié et de
solidarité avec le peuple sahraoui de l’Assemblée populaire nationale et un
nombre important de représentants des médias nationaux. Il est également à
signaler la présence de délégations européennes, espagnoles, d’Afrique,
d’Amérique du Sud et d’Asie ainsi que de plusieurs ONG.
Par Monia Zergane
Tifariti : De notre envoyée spéciale
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http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=1560
Sous le thème «Lutte et unité pour l’indépendance»
Le Front Polisario tient son 11e congrès à Tifariti
par Hamidou B.
Le Front Polisario tient, depuis hier, son 11e congrès à Tifariti, dans les
territoires du Sahara occidental.Un congrès qui, faut-il le rappeler, se tient
trois mois après l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité de la
résolution 1495 consacrant notamment «le plan de paix pour l’autodétermination
du peuple du Sahara occidental», plan élaboré par le diplomate américain James
Baker.
Les congressistes du Front Polisario devraient centrer leurs travaux
notamment, «sur la politique à mener durant les quatre prochaines années, à la
lumière des derniers développements», a indiqué une source sahraouie.Des
dizaines de pays venus des cinq continents assistent aux assises du Front
Polisario.
Le Front de libération nationale, (FLN), le Rassemblement national démocratique
(RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) sont présents aux côtés
des autres invités des Sahraouis. Il convient de rappeler dans ce contexte de
réunions au niveau international (la commission de l’assemblée générale de
l’ONU et les assises du Front Polisario à Tifariti), que les Sahraouis ont
salué le dernier plan Baker alors que l’autre belligérant dans le conflit
sahraoui, en l’occurrence le Maroc, l’a rejeté.
Le représentant permanent du royaume du Maroc a demandé, lors de son
intervention vendredi dernier à la 4e commission de l’assemblée générale des
Nations unies que le «plan Baker devrait être revu et corrigé». Ne ratant
jamais l’occasion de s’en prendre à l’Algérie, s’agissant de l’affaire du
Sahara occidental, l’ambassadeur du Maroc a fait de notre pays son abcès de
fixation en évoquant la position exprimée par l’Algérie depuis le déclenchement
du conflit en 1975.
Voulant déformer la réalité de ce problème de décolonisation, le représentant
du palais royal vient une nouvelle fois frapper à la mauvaise adresse en
appelant l’ouverture de négociations entre l’Algérie et le royaume pour, dit-
il, «le règlement définitif et durable de ce conflit».
Aux yeux du palais royal, «la solution politique» passe par des négociations
entre les deux grands pays voisins du Maghreb.Tout en accusant l’Algérie de
détenir sur son sol (Tindouf, NDLR), des prisonniers de guerre marocains,
l’ambassadeur du royaume s’en est pris à la position de principe du
gouvernement algérien.
Baâli, le représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, a clairement exprimé la
position du gouvernement algérien en déclarant qu’il s’agit d’une occupation
d’un territoire par le Maroc, qui persiste à refuser le droit à
l’autodétermination au peuple du Sahara occidental.
Il a rappelé dans cet ordre d’idées que l’Algérie n’a aucun «intérêt
stratégique» dans la région.Baâli a tenu à rappeler au représentant du Maroc et
à la communauté internationale que c’est le Maroc qui, après avoir accepté et
signé le plan de règlement de 1991, a refusé de s’y soumettre ; c’est encore le
Maroc qui a refusé le dernier plan de paix de Baker.
A noter que la commission de l’assemblée générale de l’ONU reprendra
aujourd’hui ses travaux à New York. H.B.
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http://www.quotidien-oran.com/quot2669/even.htm
LE 11EME CONGRES DU FRONT POLISARIO S’OUVRE AUJOURD’HUI
La RASD réplique à Chirac
La France, par la voix de son Président Jacques Chirac, prend fait et cause
pour le royaume chérifien sur l’affaire du Sahara Occidental. Ce qui constitue,
de l’aveu même du Président français, «un point de divergence entre la France
et l’Algérie».
Jacques Chirac tente, toutefois, d’atténuer l’effet d’annonce que peut avoir
sa déclaration, faite hier à Rabat, pour ménager les Algériens, en ajoutant que
les divergences existent «dans toutes les familles». Cette déclaration est une
façon de dire que le Maroc est un partenaire économique privilégié de la
France, et que celle-ci ne peut oeuvrer à l’encontre de ses intérêts. Le
Président français a ajouté, par ailleurs, qu’«aucune solution ne peut être
imposée contre le gré de l’une des parties». M. Chirac a indiqué avoir discuté
de cette question avec le Président algérien Abdelaziz Bouteflika, réaffirmant
la position de la France en faveur d’une «solution acceptée par toutes les
parties». Mais qu’en est-il de la partie sahraouie? Il est à rappeler que la
France a joué un rôle important dans la décision du Conseil de Sécurité
d’appuyer le plan de James Baker sur le conflit du Sahara Occidental,
résolution contraignante pour le Maroc, lors d’un vote intervenu le 31 juillet
dernier. Un plan considéré, par les Sahraouis comme la «voie la plus appropriée
pour un règlement juste et durable du conflit». Cependant, l’attitude du
Président Chirac, loin de constituer une avancée vers le règlement de la
situation, conforte les Marocains dans leurs thèses et risque de retarder le
processus de paix dans la région, et avoir également pour effet de ternir
davantage les relations entre l’Algérie et le Maroc. D’autre part, réagissant
aux déclarations du Président français, le ministère des Affaires extérieures
de la RASD a rendu public, hier, un communiqué, déplorant «l’alignement
inconditionnel de l’Etat français sur les thèses expansionnistes du Maroc», en
contradiction avec les intentions de la France de «jouer un rôle dans la
recherche d’une solution pacifique concernant la question de décolonisation du
Sahara Occidental». Les rédacteurs du communiqué s’interrogent, en outre, sur
le bien-fondé de la politique française concernant le respect de la légalité
internationale dans le règlement des conflits dans le monde. «Si la France
prétend défendre la légalité internationale et les solutions pacifiques dans
certaines parties du monde, pourquoi cette même France cherche-t-elle,
aujourd’hui, la violation de la même légalité internationale et la confiscation
des droits des peuples, dans le cas du Sahara Occidental?», peut-on lire dans
le communiqué en question, ajoutant que «de tels comportements politiques ne
peuvent être interprétés que comme une politique des deux poids, deux mesures».
Les Sahraouis soulignent, par ailleurs, qu’une véritable refonte des relations
franco-maghrébines doit être fondée sur «de nouvelles bases plus saines et plus
équilibrées qui respectent la légalité internationale et qui prennent
pleinement en compte les intérêts de la France et ceux de l’ensemble des pays
et des peuples du Maghreb, et non privilégier les intérêts d’un seul pays au
détriment des autres».
Sur un autre plan, le Front Polisario tiendra, à partir d’aujourd’hui, son
onzième congrès à Tisaritti, dans les territoires libérés du Sahara Occidental,
une première depuis la naissance de ce mouvement, il y a plus de 30 ans. La
11ème édition du congrès est tenue sous le thème «lutte et unité pour
l’indépendance et la paix» du peuple du Sahara Occidental.
M. Mazari
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http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=49465
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/10/12/0239188
http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=10672&idc=9&taj=1&refresh=1
Le congrès du Polisario est un message à l'Onu pour appliquer ses décisions,
selon un responsable de ce mouvement
[Aps 12/10/03] La tenue du 11eme congrès du front Polisario dans les
territoires libérés du Sahara occidental, à Tifariti (quelque 550 km au nord-
est d'Al-Ayoun), est un message aux Nations-Unies pour qu'elles appliquent
leurs décisions concernant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a
affirmé, dimanche, M. Khatri Adouh, directeur du département orientation du
front Polisario.M. Khatri a souligné, lors d'un point de presse, que ce congrès
revêt une "importance exceptionnelle", car en se tenant à Tifariti il "confirme
la souveraineté de la république arabe sahraouie démocratique (RASD) sur les
territoires libérés du Sahara occidental".
Ces assises sont importantes car "elles se déroulent peu de temps après
l'adoption, à l'unanimité, par le conseil de sécurité de l'Onu de la résolution
1495 et avant sa prochaine réunion sur le dossier du Sahara occidental, prévue
le 31 octobre prochain", a-t-il ajouté.
"Ceci constitue un message à l'Onu, pour qu'elle applique ses décisions sur le
Sahara occidental qui confirment, toutes, le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination", a indiqué M. Khatri.
L'ouverture des travaux du congrès, a-t-il annoncé, est prévue dans l'après-
midi en présence notamment du secrétaire général du Polisario et président de
la RASD, M. Mohamed Abdelaziz, des représentants des instances dirigeantes du
mouvement ainsi que des délégations étrangères.
Il a également annoncé que les travaux du congrès devaient durer jusqu'au 16
octobre, mais pourraient être prolongés au-delà de cette date.
La résolution 1495, adoptée le 31 juillet dernier, a consacré "le plan de paix
pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental" élaboré par l'envoyé
personnel du secrétaire général de l'Onu, M. Kofi Annan, James Baker, comme la
voie la plus appropriée pour un règlement juste et durable du conflit du Sahara
occidental.
Le front Polisario a été créé le 10 mai 1973. Il a proclamé le 27 février 1976
la RASD, reconnue par la majorité des pays membres des Nations-Unies.
[Aps 12/10/03]
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http://www.spsrasd.info/sps-121003.html
Le XI ème congrès du Front Polisario entame ses travaux dans les territoires
libérés sahraouis
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (Territoires libérés), 12/10/03 (SPS) Le XI ème congrès du Front
Polisario a ouvert, dimanche dans l’après-midi, ses travaux à Tifariti dans les
territoires libérés de la RASD, sous la présidence du Secrétaire général de
l’Organisation, Président de la république, Mohamed Abdelaziz et en présence de
plus de 1600 délégués et de nombreux invités étrangers.
Sous le thème ‘’lutte et unité pour l’indépendance et la paix’’, le congrès du
Martyr M’Beirik Labeid Brahim, ‘’a été organisé dans les territoires libérés de
la RASD pour affirmer la souveraineté du peuple sahraoui sur son territoire’’,
a soutenu M. Khattri Adouh, membre du Secrétariat national dans une conférence
de presse à la veille de l’ouverture des travaux du congrès.
‘’Il symbolise également notre disponibilité à coopérer positivement avec la
résolution 1495/2003 du Conseil de sécurité et un message éloquent en
direction de la communauté internationale’’, a-t-il martelé.
Les assises de ce ‘’congrès du parachèvement de la souveraineté ’’, selon le
qualificatif donné par l’un des congressistes, se tiennent en présence d’une
forte délégation algérienne composée des différents parties politiques du pays,
de parlementaires et du mouvement associatif algérien.
Les trois géants de l’Afrique sont représentés ici à Tifariti, a fait remarqué
un membre de la commission préparatoire du congrès, mettant en exergue la
participation de l’Afrique du Sud, du Nigeria et de l’Algérie.
Il y a là aussi des représentants de partis politiques de pays latino-
américains, d’Australie et de la solidarité internationale, on indiqué les
organisateurs.
Au programme de ce grand rassemblement qui se poursuivra jusqu’au 14 octobre
prochain, des activité culturelles et des incursion dans des sites
touristiques, sont prévues pour les délégations étrangères. (SPS)
010/090/000 1625 oct 03 SPS
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http://www.spsrasd.info/sps-131003.html
La paix est indivisible'', décalre la représentante de l'ANC devant le XIème
congrès du Front Polisario à Tifariti
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 13/10/03 (SPS) La représentante du Congrès
National Africain (ANC), membre du Comité exécutif de ce parti au pouvoir en
Afrique du Sud, Mme Nikiwie Nun, a déclaré que ‘’la paix est indivisible’’
et ‘’qu’il ne peut pas y avoir de paix pour les uns et la guerre pour les
autres dans les relations internationales’’.
Mme Nun qui s’exprimait sur la tribune du XIème congrès du Front Polisario à
Tifariti dans les territoires libérés de la RASD, a estimé que ‘’le cas du
Sahara occidental est un défi pour la survie des idéaux constitutifs des
Nations Unies’’.
Elle considère qu’’’il ne peut pas y avoir de paix sans justice au Sahara
occidental’’ et que le Conseil de sécurité ‘’doit agir en urgence contre
l’intransigeance du Maroc’’.
‘’L’ANC réitère son appel pour un référendum libre, juste et impartial pour
l’autodétermination au Sahara occidental’’, a-t-elle martelé. (SPS)
010/090/000 131225 oct 03 SPS
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http://www.spsrasd.info/sps-111003.html#2
Le Front Polisario tient son 11ème congrès dans les territoires libérés de la
RASD
Tifariti (territoires libérés), 11/10/03 (SPS) Le Front Polisario s’apprête à
ouvrir, dimanche, les travaux de son 11ème congrès populaire, à Tifariti, dans
les territoires libérés de la RASD, sous le thème "lutte et unité pour
l'indépendance et la paix" en présence de plus de 1400 délégués venus des
wilayas et des institutions sahraouies ainsi que des représentants de la
diaspora sahraouie dans les pays étrangers.
Le congrès qui portera le nom du martyre, M'Beirik Labeid Brahim El Abd, est
appelé à "marquer une étape cruciale pour resserrer les rangs, concentrer les
efforts et les énergies du pays pour mettre fin au colonialisme marocain du
territoire et permettre à notre peuple d'exercer son droit à
l’autodétermination et à l'indépendance", avait précisé récemment le
Secrétariat national du Front Polisario dans un communiqué.
Il aura à adopter la ligne de conduite politique du Front Polisario durant les
quatre prochaines années à la lumière des derniers développements et des
perspectives qui se dessinent devant la lutte pour l'indépendance du pays,
envahi et colonisé par le Maroc depuis 1975.
Ces assises auront également à adopter les statuts de l'organisation, son
règlement intérieur, la Constitution de la RASD et à élire une nouvelle
direction politique du Front Polisario.
Ces assises qui se poursuivront jusqu’au 14 octobre prochain, sont assistées
par des invités de marque venus des cinq continents ‘’témoigner de leur soutien
à la cause de libération nationale du peuple sahraoui sur son territoire
libéré’’, a déclaré à SPS un membre de la commission préparatoire du congrès.
(SPS)
010/090/000 111901 oct 03 SPS
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Premier congrès du Polisario dans les "territoires libérés"
Le mouvement indépendantiste du Front Polisario tient depuis dimanche, pour la
première fois depuis sa création en 1973, son congrès à Tifariti (550 km au
nord-est d'Al Ayoun), dans "les territoires libérés" du Sahara occidental, a
indiqué l'agence algérienne APS.
Les précédents congrès s'étaient tenus dans les camps des réfugiés sahraouis
près de la ville algérienne de Tindouf (sud-ouest algérien) où est basé le
Polisario, a précisé lundi à l'AFP un responsable de ce mouvement.
Selon le Polisario, ce congrès est appelé à "marquer une étape cruciale dans le
resserrement des rangs, la concentration des efforts du pays pour mettre fin au
colonialisme marocain du territoire, et permettre à notre peuple d'exercer son
droit a l'autodétermination, et à l'indépendance".
Ce congrès, qui doit s'achever le 15 octobre, devrait également adopter "la
ligne de conduite politique du Front Polisario durant les quatre prochaines
années, à la lumière des derniers développements et des perspectives qui se
dessinent devant la lutte pour l'independance du pays", a précisé le Polisario
Ces assises auront aussi à "adopter les statuts de l'organisation, son
règlement intérieur, la Constitution de la RASD (République arabe sahraouie
démocratique) et élire une nouvelle direction politique du Front", a ajouté ce
mouvement.
Dans une déclaration au quotidien algérien El youm, le délégué du Polisario à
l'ONU Mohamed Hadad a dénoncé lundi les déclarations du président français
Jacques Chirac lors de sa dernière visite au Maroc.
"Les déclarations de M. Chirac reflètent la position de la France qui constitue
le véritable obstacle à toute paix au Sahara (occidental)".
Au cours de sa visite le 9 octobre à Fès (est du Maroc), M. Chirac avait
affirmé que la France soutenait la position du Maroc sur le Sahara occidental
et qu'elle la soutiendrait à nouveau au conseil de sécurité des Nations Unies.
Ce congrès est "un message à l'ONU, pour qu'elle applique ses décisions sur le
Sahara occidental", a affirmé dimanche à Tifariti un responsable du polisario
cité par APS.
Le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté le 31 juillet 2003, la résolution
1495 consacrant "le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental".
Ce plan, le cinquième présenté par l'ONU, prévoit que le statut définitif de
l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental annexée par le Maroc en 1975,
sera décidé d'ici cinq ans par un référendum.
Le Polisario, qui a proclamé en 1976 la République arabe sahraouie démocratique
(RASD), dispute au Maroc cette ancienne colonie espagnole quasi-désertique de
266.000 km2, comptant quelque 300.000 habitants.
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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/assedit_sequestres.htm
http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=1482
lettre ouverte de "ASEDETI" adressée aux "séquestrés" dans les camps de Lahmada
El Aaiún, 11/10/03 - L'association de défense des "séquestrés" sahraouis à
Tindouf (ADESETI) a souligné que la société civile internationale est
convaincue que les agissements du Polisario ne sont autre qu'une vile
exploitation et une violation criarde et honteuse d'une composante du
peuple "Marocain" sans défense et vivant dans des conditions difficiles dans
les camps de Tindouf.
Dans une lettre ouverte adressée aux "séquestrés" dans les camps de Lahmada, à
l'occasion de la tenue prochainement du dénommé "11ème congrès populaire
général" du "Polisario", ADESETI a précisé que les ONG internationales,
dont "France-Libertés" se sont rendues compte des mensonges de ce mouvement
séparatiste, qui ne pourra indéfiniment leurrer ces personnes.
Dans sa lettre portant la signature du porte-parole de l'association et
président de sa section locale à El Aaioun, M. Yahia Alamine, ADESETI a relevé
qu'il est temps de revenir à la raison et d'oeuvrer ensemble pour
l'intégration, dans le cadre d'un Maroc unifié où tous les droits sont
garantis, loin de toute réflexion improvisée, dans un monde, où les Etats se
réunifient en regroupements régionaux, au lieu de créer un micro Etat et pour
l'édification d'une économie forte et cohérente.
Dans sa missive, dont une copie est parvenue samedi au bureau de la MAP à El
Aaioun, l'association de défense des séquestrés sahraouis à Tindouf, a précisé
que plus de 8000 citoyens sahraouis ont regagné la mère patrie, soulignant que
ces "ralliés" ont "retrouvé" leur "dignité", leur "honneur" et leur "liberté",
des valeurs qu'ils ont perdues à Tindouf, avec l'espoir d'une réunification
prochaine dans le cadre d'un Maroc "démocratique" "unifié".
D'autre part, ADESETI a qualifié le dénommé "11ème congrès populaire général"
du "Polisario" prévu du 12 au 14 octobre courant dans les camps de Tindouf, de
pièce de théâtre, dont les interprètes ne sont que des marionnettes manipulées
par ceux qui exploitent leur misère et leur naïveté.
En s'adressant aux "séquestrés" dans les camps de Lahmada, ADESETI a indiqué
que ces exploiteurs, qui "excellent dans l'art de la mise en scène pour
exploiter vos conditions difficiles et voler les aides internationales qui vous
sont destinées, exploitent votre misère et votre malheur, afin de servir leurs
vils intérêts".
L'association de défense des "séquestrés" sahraouis à Tindouf s'est dite
convaincue que ce "congrès" constituera une opportunité pour dénoncer ces
mensonges qui ont duré plus de 28 ans, et dont tout le monde connaît la
duplicité et l'inutilité, soulignant que les séquestrés dans les camps de
Tindouf mettront fin à ces futilités.
Il est temps, a-t-elle ajouté, que tout le monde sache que "l'Algérie utilisera
des sahraouis pour torturer leurs frères, afin de poursuivre la course derrière
un mirage, dont tout le monde connaît les secrets".
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2. FRANCE-MAROC-SAHARA
http://www.elysee.fr/magazine/deplacement_etranger/sommaire.php?
doc=/documents/discours/2003/031011CP.html
CONFERENCE DE PRESSE DE CHIRAC À L’ISSUE DE SA VISITE D'ETAT AU MAROC, RABAT,
SAMEDI 11 OCTOBRE 2003
(...)
QUESTION – En 2001, ici-même, dans ces lieux, vous aviez évoqué le Sahara
occidental et vous aviez parlé de provinces du Sud marocain. Est-ce que cette
formulation reste pour vous d'actualité ?
LE PRESIDENT – Vous connaissez la position de la France dans cette affaire et
c'est une position constante là où le débat a lieu, c'est-à-dire au Conseil de
sécurité, à l'ONU, qui consiste à soutenir la position du Maroc. Pour toute une
série de raisons sur lesquelles je ne reviens pas. J'en ai, vous l'imaginez,
parlé très souvent avec les autorités algériennes et avec le Président
BOUTEFLIKA. Vous savez que les relations entre l'Algérie et la France se sont
considérablement renforcées et, là encore, la fraternité s'est affirmée. Nous
avons voulu tourner une page et en écrire ensemble une nouvelle. J'ai tenu à
rendre hommage à l'action déterminée des autorités algériennes pour faire face
aux difficultés auxquelles elles sont confrontées, à la fois politiques et
économiques. Et elles savent parfaitement que l'aide et la solidarité de la
France ne leur fera pas défaut.
Mais dans toutes les familles, il peut y avoir un point de divergence ; là,
nous avons un point de divergence, je le dis très clairement, je ne l'ai jamais
caché. Ce que je veux simplement indiquer aujourd'hui, c'est que dans le cadre
du processus engagé, notamment par l'envoyé spécial, enfin le représentant
spécial du Secrétaire général, M. BAKER, dans ce cadre, nous estimons qu'une
solution ne peut que recueillir que l'accord des parties et notamment des deux
parties principales et qu'une solution ne peut pas être imposée par la
communauté internationale contre le gré de l'une des parties.
(...)
QUESTION – Permettez-moi de revenir sur la question du Sahara. En affirmant
votre soutien clair à la position du Maroc, quel rôle la France compte jouer
dans le rapprochement des positions des deux pays concernés, à savoir le Maroc
et l’Algérie en vue de trouver une solution politique durable comme vous le
souhaitez sur ce problème ?
LE PRESIDENT – Je voudrais dire que je souhaite beaucoup que les relations
entre l’Algérie et le Maroc se renforcent dans un processus d’union du Maghreb
qui soit un peu, si vous le voulez, de la même nature que celui que nous avons
eu en Europe et qui nous a permis de surmonter des difficultés qui étaient sans
aucun doute à l’origine beaucoup plus sérieuses, beaucoup plus graves que
celles qui existent entre le Maroc et l’Algérie. Et dans cet esprit, j’ai
salué, je me suis réjoui des derniers entretiens qui ont eu lieu entre Sa
Majesté le Roi et d’une part le Président américain et d’autre part aussi à
l’occasion de la réunion de l’ONU entre le Roi et le Président algérien. Vous
pouvez être assurés que la France fera tout ce qui est en son pouvoir pour
faciliter ces rapprochements qui sont dans la nature des choses.
(...)
QUESTION – Pardonnez-moi d'insister sur la question du Sahara occidental. Est-
ce qu'il y a une vraie médiation française sur le Sahara occidental auprès de
l'Algérie et auprès du Maroc ? Est-ce que ce n'est pas par rapport, justement,
aux interventions américaines sur ce dossier, est-ce qu'il n'y a pas une petite
gué-guerre diplomatique franco-américaine sur le Sahara occidental pour
l'instant ?
LE PRESIDENT – Je n'ai pas observé de guerre ou de gué-guerre franco-américaine
sur le Sahara occidental, ni même maroco-américaine. Je vous ai dit ce que je
pensais de cette situation, je n'ai rien à ajouter de plus. Je souhaite
naturellement que petit à petit, dans le respect des situations existantes, des
intérêts tels qu'ils existent, une solution puisse être trouvée et je persiste
à penser que la sagesse finira par l'emporter.
(...)
QUESTION – Monsieur le Président, est-ce que vous avez eu l'occasion d'évoquer
le sort du journaliste franco-marocain Ali LAMRABET au cours de vos entretiens ?
LE PRESIDENT – M. LAMRABET a été condamné par une justice souveraine à trois
ans de prison. C'est une affaire marocaine purement intérieure et il va de soi
que nous n'avons pas à intervenir dans ce domaine. J'ajoute que ce journaliste
pouvait bénéficier juridiquement de possibilité de transfèrement en France.
Nous avons pris toutes les dispositions, en accord avec, les autorités
marocaines, pour que ce transfèrement puisse avoir lieu. Il l'a refusé. La
situation est celle-là et je n'ai donc pas d'autres commentaires à faire.
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http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=27140
L’amitié maroco-française au-delà du circonstanciel
12.10.2003 | 19h24
En quelque quarante-huit heures intenses et accélérées, la visite du Président
français au Maroc a illustré de nouveau la profondeur du champ d’amitié maroco-
français.Visite d’Etat mais visite quasiment de famille, elle a été marquée par
une série d’entretiens entre S.M. le Roi Mohammed VI et le Président Jacques
Chirac, et a ouvert aussi de nouvelles perspectives à ce partenariat
stratégique exemplaire, à nul autre pareil, entre deux pays que l’Histoire ne
cesse d’interpeller dans une même ferveur
Exceptionnelle, cette visite éclaire d’une nouvelle lumière les rapports entre
la France et le Maroc et dont la force tient à un passé où la consanguinité
politique et culturelle n’est pas un vain mot.
S’il est un trait remarquable du caractère familial d’une telle visite, c’est
bel et bien la présence active de Mme Bernadette Chirac, tout à sa grâce et à
son ardeur, qui a conféré à ce voyage une tonalité particulière.
Quand le Président, son époux, lançait du haut de la ville du Détroit son
message d’espoir aux jeunes, elle assumait son rôle au côté de S.A.R. la
Princesse Lalla Meryem à l’Observatoire des droits de l’enfant ou à la
Fondation Mohammed V pour la solidarité. Et le fait qu’elle ait reçu des mains
de Son Altesse Royale le Prix Mohammed VI de l’enfant renforce cette dimension
de Mme la Présidente dont on sait la présence et le rôle marqués auprès de son
mari.
Au Parlement marocain, panthéon d’une longue tradition d’échanges et de joutes,
elle était aux premières loges, l’œil vif et tendre, attentive aux propos que
le Président prononçait à l’adresse de la nation. Les déclarations du Président
de la République française, multiples, différentes mais précises ne sacrifient
en aucun cas à la langue de bois ou à ce redoutable manichéisme qui fleurit les
discours politiques.
On dit Jacques Chirac spontané et populaire, mais l’on oublie, tradition
d’énarque oblige, qu’il incarne aussi un esprit de rigueur. Dès lors, en
choisissant de proclamer avec des accents gaulliens son soutien - et donc celui
de la France - au processus de réformes et de modernisation engagé par S.M. le
Roi Mohammed VI, il donnait le ton et traçait le territoire. Sans ambiguïté et
sans la moindre concession à ceux qui, limités désormais à quelques feuilles de
presse, en conçoivent à chaque fois de l’aigreur à tout rapprochement franco-
marocain, à toute avancée positive du Maroc et qui, sauf mauvaise foi, doivent
convenir aujourd’hui que pour ne parler que de celui-ci, le nouveau Code de la
Famille constitue une véritable révolution. Jacques Chirac a commencé sa visite
par la ville de Fès, il s’est rendu ensuite à Tanger avant de regagner la
capitale du Royaume, Rabat, et le Parlement où il a prononcé l’un de ses
discours les plus importants.
La ville de Fès incarne à la fois la tradition historique et spirituelle et une
modernité exigeante. L’accueil qu’elle a réservé à S.M. le Roi et à son
illustre hôte - comme en témoignent les images fortes rapportées par la
télévision - est à la mesure de son irréductible volonté d’ancrage dans une
ouverture qui devient aujourd’hui l’emblème du Maroc. «Rien ne sera désormais
banal ou circonstanciel”, a-t- il affirmé. Au-delà de la rhétorique habituelle
et des propos de conjoncture, cette proclamation résume à elle seule le palier
auquel est parvenue l’amitié entre les deux pays.
Dans le même souci, le Président français a exprimé son admiration pour «la
transition politique et sociale sans précédent» mise en œuvre par le Souverain
et qui a valeur d’exemple. On se réjouit, en effet, des deux côtés qu’une
réforme aussi fondamentale, aussi radicale et révolutionnaire concernant le
statut de la femme et le Code de la Famille ait été annoncée par le Souverain
pendant la visite du Président français. La France y adhère, confortée par un
soutien populaire des associations et des partis - y compris islamiques - qui y
voient non seulement une avancée spectaculaire et décisive mais un tournant
dans l’histoire sociale du Maroc.
Avec la réforme des droits de l’Homme et le renforcement des institutions, le
Code de la Famille soumis au Parlement constitue une continuité organique qui
hisse la démocratie marocaine au rang de modèle. Là aussi, le Président Chirac
saura tirer l’enseignement qui s’impose : « Le Maroc, a-t-il souligné avec
force, est un exemple pour quiconque cherche à savoir comment, dans une société
moderne, faire vivre en harmonie la religion et l’Etat...Pour la France,
attachée de façon indéfectible à la laïcité et qui abrite une population
musulmane importante, votre expérience est capitale...».
Sur les plus importants sujets de l’heure, ceux qui conditionnent l’amitié
entre les deux pays comme ceux aussi qui les impliquent seulement, la
convergence aura été un point d’appui significatif. Mieux, sur le dossier
épineux du Sahara, actuellement sous la loupe du Conseil de sécurité, le
Président français aura été d’une transparence on ne peut plus souhaitée. Rien
n’a été laissé au hasard lors des entretiens entre les deux chefs d’Etat, nul
volet oublié, pas de zone d’ombre.
Mais la fraternelle et familiale conviction que le Royaume du Maroc et la
République française consolident une amitié traditionnelle, ouvrent de nouveaux
champs de coopération, mettent à plat forcément ce qui peut constituer des
divergences, se positionnent in fine pour offrir aux autres pays l’illustration
vivante de ce que peut et devrait être un partenariat fraternel moderne. Non,
rien ne sera plus «banal ou circonstanciel»...
S.M. le Roi Mohammed VI, s’adressant jeudi soir au Président français, ne s’est-
il pas fait l’avocat au nom du Maroc, n’a-t-il pas prononcé le plaidoyer pro
domo de l’amitié maroco-française en soutenant que «les liens si forts que
l’Histoire a tissés entre nos deux pays, l’amitié et l’estime que nous vous
portons Monsieur le Président, votre soutien personnel et celui du gouvernement
de la France, sont à nos yeux un gage de réussite de notre partenariat
stratégique».
Hassan Alaoui
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http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=1478
Sahara : La position juste et claire de Paris
La position de la France soutenant l'intégrité territoriale du Maroc,
clairement exprimée à Rabat par le président français Jacques Chirac, révèle le
degré de justesse de notre cause nationale et dévoile, dans la foulée, le
caractère préfabriqué de l'affaire du Sahara qui n'a fait qu'hypothéquer, trois
décennies durant, l'avènement d'un Maghreb arabe fort, rompu au service du
développement commun de ses composantes et de leurs populations.
La position tranchée de la France, une des plus grandes et des plus anciennes
démocraties au monde, est réjouissante et réconfortante dans la mesure où elle
exprime une reconnaissance solennelle du bien-fondé de la position du Maroc et
de son droit au parachèvement et à la préservation de son intégrité
territoriale.
Le peuple marocain, unanime là-dessus, en a toujours appelé à la sagesse, à
l'équité et à la clairvoyance des puissances mondiales et de l'opinion publique
internationale.
Aujourd'hui, avec cette remarquable et équitable sortie de la France qui, par
le biais de son président, assure notre pays de son soutien « là où le débat a
lieu », c'est à une nouvelle page que nous devrions assister : Celle du
dialogue serein et sérieux en vue de trouver une solution juste et durable à la
question du Sahara, dans le respect des intérêts historiques et légitimes du
Maroc. La seule condition pour voir cette éventualité aboutir est l'adhésion
sincère de l'Algérie, loin de toute tergiversation.
Pour sa part, Rabat a toujours montré sa disposition à engager des négociations
avec Alger, principale partie concernée par le dossier du fait même qu'elle en
est l'instigatrice du temps de la guerre froide, aujourd'hui un vieux souvenir.
Si le président Chirac a révélé en toute sincérité que la question du Sahara
est « un point de divergence entre la France et l'Algérie », il n'a pas pour
autant manqué de rappeler au pouvoir algérien que « dans toutes les familles,
il peut y avoir des points de divergences », ajoutant qu'une solution ne peut
que recueillir l'accord des deux parties principales et qu'elle ne peut en
aucun cas être imposée.
C'est une position bien fraternelle mais nettement rangée du côté du droit.
C'est aussi un message clair à l'adresse de l'Algérie appelée à œuvrer, aux
côtés du Maroc, au renforcement des relations dans un processus d'union du
Maghreb qui soit un peu de la même nature que celui de l'Europe, autrefois
théâtre de difficultés beaucoup plus sérieuses, mais surmontées grâce à la
sagesse et à l'altruisme de ses Etats. La balle est donc dans le camps de
l'Algérie.
Quant à la position courageuse et responsable de la France, elle devrait faire
des émules parmi les pays occidentaux. C'est, en tout cas, notre souhait.
Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI
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http://www.elwatan.com/journal/html/2003/10/12/sup_html.htm
Algérie-France / L’aveu de Jacques Chirac
La question du Sahara-Occidental n’a pas manqué d’être évoquée et peut-être
même plus souvent que prévu, à l’occasion de la visite d’Etat de trois jours au
Maroc du chef de l’Etat français.
Elle a même occulté les autres sujets de discussion entre les deux parties,
mais ce n’est ni excessif ni inopportun en pareil cas. Après avoir dit que son
pays appuyait le Maroc dans le conflit du Sahara-Occidental, le chef de l’Etat
français a déclaré hier peu avant de quitter le Maroc, que cette question
constitue «un point de divergence» entre son pays et l’Algérie. Jacques Chirac
aurait pu se contenter de réaffirmer l’appui français au Maroc, mais il a
préféré aller au-delà de ce qui est une règle de conduite dans la politique
étrangère de la France depuis bien longtemps. Peu avant d’arriver au Maroc pour
sa visite d’Etat, il avait déclaré qu’«aucune solution ne peut être imposée
contre le gré de l’une des parties», et cela tout le monde sait depuis au moins
le mois de juillet dernier que c’est le Maroc qui dit non au nouveau plan de
paix de l’ONU même dépourvu de ses aspects contraignants envisagés dans sa
mouture initiale par son auteur, l’ancien secrétaire d’Etat américain James
Baker. Il y est clairement question de la tenue d’un référendum
d’autodétermination du peuple sahraoui auquel s’oppose fermement le Maroc,
ainsi que la France par conséquent puisqu’elle accorde sa préférence à ce
qu’elle appelle «une solution politique réaliste et durable qui tiendrait
compte des intérêts du Maroc». Ce qui semble contrarier certaines professions
de foi. Mais l’important réside dans la continuité relevée dans la position
française à l’égard de cette question inchangée depuis l’invasion du Sahara-
Occidental par l’armée marocaine en 1975. C’est pourquoi le chef de l’Etat
français n’apporte aucun élément nouveau. Si ce n’est, peut-être, le fait d’en
parler avec une
certaine insistance à quelques jours d’une réunion du Conseil de sécurité
consacrée à cette même question.
Par S. Menouar
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3. SAHARA-ONU-CINISME MAROCAIN
http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=27131
Intervention de l’ambassadeur Bennouna devant la 4e commission de l’Assemblée
générale de l’ONU : le règlement définitif du différend relatif au
Sahara "marocain"
12.10.2003 | 16h18
Le règlement définitif et durable du différend relatif au Sahara "marocain"
devrait passer par l’élaboration d’une "solution politique" négociée entre les
deux pays voisins, le Maroc et l’Algérie, a déclaré vendredi le représentant
permanent du Royaume auprès des Nations Unies, M. Mohamed Bennouna. Intervenant
au terme du débat de la 4e commission de l’Assemblée générale de l’ONU,
l’ambassadeur Bennouna a souligné «que tel ou tel groupement autoproclamé
puisse participer également à la recherche de cette solution, affirmant que
ceci ne change rien ni à la nature de la question elle-même, ni aux partenaires
réellement concernés
Aux yeux du représentant du Maroc, il convient de négocier pour parvenir à une
solution mutuellement acceptable garante de la stabilité de la région du
Maghreb et des Etats qui la composent.
Il a réaffirmé la disponibilité du Royaume à rechercher une "solution
politique" juste, réaliste et durable et à négocier un statut qui permette à
des institutions démocratiquement élues par tous les habitants et anciens
habitants du territoire de gérer librement leurs propres affaires locales.
L’ambassadeur a, en outre, estimé que le dernier plan proposé par l’envoyé
personnel de secrétaire général, M. James Baker, «devrait être nécessairement
revu et corrigé, dans la mesure où il exclut de la gestion des institutions
locales la grande majorité de la population résidant dans les provinces du
Sud», notant qu’il s’agit d’un projet évolutif.
Voici par ailleurs le texte intégral de ce discours :
«Monsieur le Président, le règlement définitif et durable du différend relatif
au Sahara 'marocain' devrait passer par l’élaboration d’une 'solution
politique' négociée entre les deux pays voisins, le Maroc et l’Algérie.
S’agissant en effet d’un différend régional de caractère géopolitique, cette
approche a fini par s’imposer au sein des Nations Unies et de l’ensemble de la
Communauté internationale. Que tel ou tel groupement autoproclamé puisse
participer également à la recherche de cette solution, ceci ne change rien ni à
la nature de la question elle-même, ni aux partenaires réellement concernés.
Mon pays relève avec satisfaction l’évolution intervenue dans les esprits au
sein des Nations Unies et qui a permis de démystifier, sur ce sujet, comme sur
tant d’autres, les habillages idéologiques du temps de la guerre froide.
Puisqu’il convient de négocier pour parvenir à une solution mutuellement
acceptable, il faut donc dévoiler les attentes des uns et des autres, s’engager
dans la recherche d’une solution réaliste et durable, garante de la stabilité
de la région du Maghreb et des Etats qui la composent.
Alors que le Maroc défend clairement et sans ambiguïté sa 'souveraineté'
sur 'l’intégralité' de 'son' territoire national, il serait souhaitable que
l’Algérie précise ce qu’elle appelle ses intérêts stratégiques dans le
règlement de ce différend, lequel a été malheureusement utilisé dans les
querelles intestines du pouvoir algérien.
Quant au groupement autoproclamé sous la dénomination du Polisario, il ne peut
se réclamer de la légalité internationale, à un moment où il est en violation
manifeste de celle-ci, que ce soit par le refus systématique du recensement par
le HCR des réfugiés dans les camps de Tindouf en territoire algérien, ou que ce
soit surtout par les crimes commis à l’encontre des prisonniers marocains comme
vient de le révéler à la face du monde le rapport de l’Organisation France
Liberté, élaboré à partir de témoignages auprès des survivants des camps de la
torture, du travail forcé et de la mort.
«Monsieur le Président,
l’Algérie a tenté d’occulter l’expression de ses intérêts dits stratégiques
sous le voile pudique du respect du principe de l’autodétermination.
Sûrs de nos droits, nous avons accepté ce défi pour préserver la paix et la
sécurité de notre région. Le Maroc, pays décolonisé partiellement en 1956, a
été à la pointe de la lutte pour la libération du continent africain et pour le
principe de libre détermination. Nous avons naturellement testé l’un des moyens
préconisés pour la mise en œuvre de ce principe, à savoir le référendum par
lequel un oui ou un non de quelques milliers de personnes était censé établir,
comme par miracle, l’harmonie au Sahara. Mais la réalité a montré les limites
de la solution miraculeuse, ainsi que l’ont reconnu M. le Secrétaire général,
Kofi Annan, et son envoyé personnel, M. James Baker, lorsqu’ils ont conclu à
l’impossibilité de la mise en œuvre du Plan de règlement de 1991.
Et c’est à leur demande et avec la même bonne foi et la même volonté de
préserver la paix dans notre région, que nous nous sommes engagés dans la
recherche de ce qu’il a été convenu d’appeler une solution politique qui
serait, comme cela nous a été dit, sans gagnant ni perdant, par opposition au
Plan de règlement. Dans le même esprit, nous avons accepté de négocier sur la
base de l’Accord Cadre, qui nous a été soumis en juin 2001 et qui nous a été
présenté comme la dernière chance pour la paix dans notre région.
L’Algérie et le polisario ont rejeté cette initiative avec fracas, et sans
ménagement ni pour le Secrétaire général ni pour son envoyé personnel,
démontrant, s’il en était besoin, que leur objectif réel n’était pas la
recherche d’une solution de compromis mais la satisfaction exclusive d’intérêts
géopolitiques.
La prochaine étape allait le révéler sans aucun détour puisque le Président
algérien va proposer le 2 novembre 2001 à M. Baker, lors d’une rencontre à
Houston, Texas, la partition pure et simple du territoire, afin de s’assurer un
accès à l’Atlantique.
Est-il concevable, à un moment où l’Afrique entière souffre de tant de
mouvements séparatistes, qui la menacent de balkanisation, qu’on ait pensé à
introduire ce cancer au Maghreb, au risque de le voir proliférer partout ?
Est-il normal également qu’on ait choisi de noyer l’Accord Cadre de juin 2001
dans une série d’options aussi irréalistes les unes que les autres ?
Toujours est-il qu’en juin 2002, à la faveur de la résolution 1429, le Conseil
de Sécurité a demandé à l’envoyé personnel de proposer de nouveau une solution
politique en tenant compte des positions exprimées par les parties ? On aurait
pu s’attendre alors que celles-ci aient eu l’occasion de discuter en profondeur
tout nouveau projet avant sa soumission au Conseil.
Tel ne fut malheureusement pas le cas, le projet soumis aux parties en janvier
de cette année n’a fait l’objet de leur part que de réponses écrites, sans
qu’elles n’aient eu l’occasion de le discuter ni entre elles ni avec l’envoyé
personnel.
Pour le moins, ceci peut paraître inhabituel, s’agissant de l’avenir d’une
région du monde et de sa stabilité. Plus inhabituelle encore a été la procédure
proposée au Conseil auquel il a été demandé d’endosser le plan du médiateur et
de demander aux parties de le mettre en œuvre.
L’incompatibilité d’une telle procédure avec le chapitre VI de la Charte était
certes manifeste, d’autant plus que le Plan proposé soulevait des difficultés
substantielles que les réponses écrites avaient mis en exergue.
Il est évident qu’on ne peut faire l’économie d’une négociation, pour parvenir
à la solution politique, là où les divergences demeurent profondes.
Comment penser que le Maroc, comme d’ailleurs tout autre pays du monde, pouvait
accepter une délégation de pouvoirs dans des conditions qui introduiraient
l’instabilité et les affrontements internes ? Ce sont toutes ces questions et
bien d’autres sur lesquelles il aurait fallu se pencher avant de soumettre le
Plan au Conseil. Car enfin, l’objectif n’est pas d’empocher une résolution,
quel qu’en soit le contenu, mais bien de s’entendre d’abord sur la solution,
qui, si elle recueille l’approbation du Conseil, peut bénéficier et de la
légitimité des Nations Unies et de la garantie de la mise en œuvre.
Fort heureusement, le Conseil dans sa résolution 1495 du 30 juillet dernier a
finalement rétabli l’ordre naturel des choses, dans le respect du Chapitre VI
de la Charte, en mettant l’accent sur la nécessite de parvenir à l’accord des
parties avant d’endosser une quelconque proposition. Il reste maintenant aux
deux pays voisins, le Maroc et l’Algérie à se montrer à la hauteur de leurs
responsabilités dans le maintien de la paix et de la sécurité de la région. Le
Royaume du Maroc, pour sa part, tient à réaffirmer solennellement sa
disponibilité à rechercher, en toute bonne foi, les voies et les moyens d’une
solution politique juste, réaliste et durable.
Quant au fond de la question, nous nous engageons toujours à négocier avec la
flexibilité nécessaire un statut qui permette à des institutions élues
démocratiquement par tous les habitants et anciens habitants du territoire
comme l’a proposé M. Baker en février 2001, de gérer librement leurs propres
affaires locales.
Il est bien entendu qu’à ce stade, l’Assemblée générale ne peut qu’encourager
les parties à négocier une solution politique, sans interférer dans le
processus de règlement qui a été confié par le Conseil de Sécurité à M. Kofi
Annan et à son envoyé personnel, lesquels doivent lui faire rapport à ce sujet.
En tout état de cause, l’Assemblée générale n’a pas pour vocation d’être une
chambre d’enregistrement des résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité,
surtout lorsqu’il s’agit d’une question en pleine évolution et qui est inscrite
à l’agenda du Conseil pour ce même mois d’octobre. Le projet de plan proposé
par l’envoyé personnel devra être nécessairement revu et corrigé, notamment
dans la mesure où il exclut de la gestion des institutions locales la grande
majorité de la population résidant dans les provinces du Sud.
Il s’agit d’un projet évolutif, dont le contenu est appelé à subir les
mutations nécessaires pour répondre à l’obligation posée par l’Assemblée
générale dans sa résolution 57/135 du 11 décembre 2002 de rechercher une
solution politique mutuellement acceptable.
L’Algérie a choisi délibérément de rompre la tradition de dialogue au sein de
cette Commission, tradition qui permettait chaque année de mettre au point un
consensus avec le Maroc, l’autre partie au différend régional sur le Sahara. Ce
faisant, l’Algérie prend le risque d’attiser les antagonismes au Maghreb et de
mettre en péril la recherche d’une solution politique négociée sous les
auspices de M. le Secrétaire général et de son envoyé personnel.
Le Maroc, pour sa part, réitère sa disponibilité à parvenir à un texte de
consensus qui prend acte de la proposition de l’envoyé personnel et encourage
les parties à poursuivre leurs discussions avec les Nations Unies dans un
esprit d’ouverture et de recherche du compromis.
Le Maroc, comme vient de le rappeler Sa Majesté le Roi Mohammed VI, réaffirme
avec force son attachement au projet maghrébin dans sa dimension stratégique,
sa vertu économique et sa portée humaine et culturelle.
Monsieur le Président, je ne peux conclure cette déclaration sans revenir à
l’humain, à l’essence de toute action politique, à l’essence du rôle de notre
organisation née de la lutte contre les fascismes et les plus graves insultes à
l’esprit. Il faut répéter encore et encore l’obligation de libérer les plus
vieux prisonniers du monde qui croupissent dans les camps de concentration à
Tindouf au moment où leurs geôliers se présentent ici pour réclamer
l’application du droit international.
Il faut que les Nations Unies aient accès aux camps de réfugiés et parlent à
tous ceux qui sont condamnés à l’enfermement et au silence.
Je vous remercie Monsieur le Président».
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/10/11/5876908
Plusieurs pays appellent à l’application «rapide» du plan Baker
Par : EL MOUDJAHID Le : Samedi 11 octobre 2003
Plusieurs pays ont appelé à «l'application dans les plus brefs délais» du plan
de paix proposé en juillet dernier, par M. James Baker, envoyé personnel du
secrétaire général des Nations unies pour le règlement du conflit du Sahara
occidental, indique-t-on de source diplomatique à New york. Lors du débat
général de la quatrième commission des questions politiques spéciales et de la
décolonisation de l'Onu qui se poursuivaient hier, et consacrée au Sahara
occidental, les intervenants ont mis l'accent sur rôle qui incombe à la
communauté internationale de mettre fin à l'occupation marocaine de l'ancienne
colonie espagnole. Le groupe de Rio, qui regroupe 19 pays, a réaffirmé la
responsabilité des Nations-unies quant au droit à l'autodétermination du peuple
sahraoui, réitérant son appui aux initiatives du secrétaire général de l'Onu M.
Kofi Annan et de son envoyé personnel, M. James Baker, particulièrement le plan
de paix endossé, en juillet dernier, par le Conseil de sécurité, fait-on
savoir de même source. Le groupe exhorte les deux parties concernées, marocains
et sahraouis, de mettre en œuvre ce plan « le plus tôt possible ». Le Venezuela
qui plaide pour une solution négociée, juste et durable, pour le cas du Sahara
occidental s'est déclaré « favorable à l'organisation, dans les plus brefs
délais, d'un referendum sur le principe d'autodétermination», ajoute-t-on de
même source. Le représentant de Cuba, pour sa part, réaffirme sa conviction
qu'un referendum juste, transparent et impartial constitue «la seule voie à
même de garantir un règlement honorable à cette question». Le Nigeria ,quant à
lui, a indiqué appuyer pleinement le processus de référendum sous l'égide des
Nations-unies et de l'Union africaine soulignant que le plan de règlement
proposé par le secrétaire général était à la base de ce processus, selon la
même source. Le représentant de la Namibie a déclaré que son gouvernement
réitérait son appui au plan de paix de M. Baker qui « représente une solution
viable pour le règlement pacifique de la question du Sahara occidental ». De
son côté, la Tanzanie a qualifié le Sahara occidental de dernier bastion du
colonialisme en Afrique dont le règlement « ne peut être compromis par un
opportunisme politique », a indiqué son représentant, cité par la même source.
Le représentant de la Zambie a réaffirmé « le soutien de son gouvernement au
processus de décolonisation et au droit à l'autodétermination du peuple
sahraoui soulignant que le plan de règlement des Nations-unies est le seul
cadre envisageable » pour le règlement du conflit au Sahara occidental.
Réitérant l'appui de son gouvernement au plan de paix de l'Onu de M. James
Baker, le représentant sud-africain a émis le vœux que la 58e session de
l'Assemblée générale exerce des pressions pour la recherche d'une solution
juste et durable afin que la population du Sahara occidental exerce son droit à
l'autodétermination. Pour sa part, le Timor leste s'est félicité que le Front
Polisario ait accepté le plan de paix onusien, lançant un appel au secrétaire
général et au Conseil de sécurité pour « poursuivre la recherche d'une
solution à ce conflit, qui prenne en considération le droit international et
les résolutions pertinentes des Nations-unies», rapportent les mêmes sources.
Enfin le représentant du Gabon a indiqué de son côté que «l'Assemblée générale
devrait continuer à encourager les négociations entre les deux parties».
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/10/11/5897164
Pour une solution pacifique urgente du conflit
Par : EL MOUDJAHID Le : Samedi 11 octobre 2003
La 4e commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation a
achevé ses travaux vendredi en appelant les Nations unies à trouver une
solution pacifique « urgente » au conflit du Sahara occidental. La situation du
Sahara occidental, a estimé Txomin Aurrek Iza, du Parlement basque et président
de l'intergroupe parlementaire «paix et liberté au Sahara», est le «plus grand
défi» lancé à la communauté internationale en matière de décolonisation. Il a
insisté sur l'urgence de trouver une solution pacifique au conflit du Sahara
occidental, compte tenu de la situation humanitaire difficile du peuple
sahraoui vivant sous occupation militaire marocaine. Pour sa part, Mme Miranda
Navarro, avocate et membre du bureau de Las Palmas (Espagne), a présenté les
résultats d'une mission d'observation, qui a commencé en 2002 et s'est terminée
en juin 2003, sur le procès de l'administration marocaine contre les
prisonniers politiques sahraouis à El-Ayoun, au Sahara occidental. A cet
égard, elle a fait état des nombreux obstacles rencontrés par la mission et
notamment du manque de coopération de la part des autorités marocaines, qui
font souvent recours à des manœuvres d'intimidation, en cours d'audience, et
qualifié de «médiévales» les méthodes employées par le tribunal. Pour sa
part, Mme Soledad Monzon Cabrera, du Congrès de Las Palmas a rappelé la
position officielle de l'Espagne, qui avait été exposée lors d'un débat
parlementaire le 23 avril 2003, et qui soutient toute solution « viable »
acceptée par les deux parties et conforme au droit international. De son côté,
Alejandro Javier Rodriguez Carrion, professeur de droit international à
l'université de Malaga, a affirmé que le Maroc n'a jamais pu se réclamer
d'aucun droit pour justifier l'occupation du Sahara occidental. Il a notamment
rappelé que la Cour internationale de justice avait clairement indiqué, dans
son avis consultatif de 1975, qu'il n'existait aucun lien de souveraineté
entre ce territoire et le royaume du Maroc. Enfin, Mme Vanessa Ramos, de
l'association américaine de juristes, a remis en question la légalité des
accords passés entre la société américaine Kerr-McGee et la compagnie française
Total-Fina, avec le Maroc, et qui portent sur l'exploration et l'exploitation
des gisements pétroliers du Sahara occidental.
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4. MENSONGES DU MAKHZEN
COMMUNIQUÉ
Prisonniers de guerre marocains/Rapport de Mme Karmous et de Mme Dubuisson au
nom de France Libertés :
Réaction de Martine de Froberville*
(Paris, 9/10/2003) – L’analyse du rapport de Mme Karmous et de Mme Dubuisson,
publié sous le sceau de France Libertés, démontre que les deux auteurs
instruisent un procès exclusivement à charge contre le Front Polisario en
particulier et contre les Sahraouis en général. Par un laborieux empilage
d’allégations sans preuves, elles portent des accusations très graves qu’elles
tentent de faire passer pour des vérités absolues. Dans une démarche
prétendument fondée sur le droit international humanitaire, elles dénaturent
l’esprit même de ce droit, son exigence d’impartialité et de neutralité.
La très longue détention des prisonniers de guerre des deux camps, dans le
conflit maroco-sahraoui, appelle bien évidemment la compassion.
S’agissant des prisonniers marocains, la négation de leur existence pendant 20
ans par les autorités de leur pays constitue peut-être la plus insupportable
des épreuves.
Pour déplorer le sort de ces prisonniers, il n’est pas besoin de noircir leurs
conditions de détention ni de ternir l’image de ceux qui les détiennent. Loin
de contribuer à rétablir ces hommes dans la dignité que leur dénient les
autorités de leur pays, une telle attitude constitue en fait une nouvelle
insulte à leur humanité. C’est instrumenter leur drame à des fins politiques.
Défendre la cause sahraouie ne signifie pas cautionner des comportements
coupables de certains membres du Front Polisario. Mais pointer du doigt la
conduite de quelques individus ne permet pas d’étendre la responsabilité de
leurs agissements à l’ensemble de ce dernier et encore moins à tous les
Sahraouis.
Si le Front Polisario, en particulier, et les Sahraouis en général, avaient
autant de crimes à se reprocher que le laisse entendre France Libertés dans son
rapport, comment expliquer la liberté et l’indépendance dont cette organisation
a joui dans son investigation ?
Comment accréditer les accusations graves proférées par France Libertés à
l’encontre du Front Polisario si ce mouvement de libération, tout au long des
16 années de guerre ouverte, n’a jamais eu recours aux armes prohibées, à des
massacres de populations civiles ni à la destruction d’infrastructures ?
Comment justifier que France Libertés qui se prétend « amie du peuple
sahraoui », prenne inconditionnellement fait et cause pour les prisonniers de
guerre marocains pour attenter à la dignité de ce peuple ?
Comment expliquer que cette organisation accable aujourd’hui le peuple
sahraoui, quand hier, à l’issue de sa première visite dans les campements en
2001, sa présidente, Mme Danielle Mitterrand, se déclarait « « impressionnée
par les acquis sociaux » de «ce peuple pacifique » et relevait « le respect des
droits humains et la liberté d'expression» constatés sur place » ? **
Comment comprendre qu’une organisation humanitaire oublie le drame des
Sahraouis, la mort de milliers d’entre eux, l’exode de centaines de milliers
d’autres, privés, eux aussi, depuis près de trente ans de leur famille et de
leur patrie ? Comment admettre qu’elle occulte les conditions de vie des
réfugiés sahraouis dans un environnement hostile, avec des carences
alimentaires et sanitaires graves dont elle a été le témoin sur place ?
Comment croire que France Libertés milite en faveur du droit à
l’autodétermination des Sahraouis quand elle tend à discréditer leur peuple à
travers ses représentants ?
Comment soutenir que France Libertés souhaite un règlement juste et durable de
la question du Sahara Occidental si elle travestit la vérité au risque
d’aiguiser les rancœurs au Maghreb ?
Comment imaginer que la France et l’Europe deviennent des acteurs de paix et de
réconciliation au sud de la Méditerranée, si ceux qui prétendent y aspirer
alimentent la zizanie dans la région ?
* Président du Comité sur le Sahara Occidental et auteur de l’ouvrage « Sahara
Occidental : la confiance perdue – l’impartialité de l’ONU à l’épreuve »(1996,
L’Harmattan)
** In ARSO, Nouvelles hebdomadaires, 5-10/11/01
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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/saha-trans.htm
Une ex-responsable du Polisario: l'unique souci des "séquestrés" de Tindouf est
de "regagner" la "mère patrie"
Rabat, 13/10/03 - L'unique souci des personnes "séquestrées" dans les camps de
Tindouf, en Algérie, est de "regagner" la "mère-patrie" le Maroc, a indiqué Mme
Kaltoum El Khayate, ex responsable du Polisario qui a "regagné" dernièrement le
Royaume en réponse à l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse".
Dans un entretien publié lundi par le quotidien "Assabah", Mme El Khayate, qui
était chargée des relations internationales au sein de l'"Union de la femme
sahraouie", a ajouté que les "séquestrés" de ces camps qui ne supportent plus
leurs conditions de détention, se rendent de plus en plus compte du non fondé
de la thèse des "séparatistes", et ne pensent qu'à "regagner" la "mère patrie"
chaque fois que l'occasion s'y présente.
Le prochain congrès général du Polisario connaîtra à coup sûr et à l'instar de
celui tenu en 1988, un éclatement, a-t-elle ajouté, soulignant que "la
direction du Polisario a perdu sa crédibilité". Cette "direction organise des
congrès généraux chaque fois qu'elle fait face à des difficultés politiques, et
ce dans le but de permettre aux dirigeants de préserver leurs postes et leurs
privilèges, a révélé Mme El Khayate, donnant pour preuve l'inamovibilité de
cette direction depuis 1975".
Mme El Khyate, qui a poursuivi des études sur les relations internationales à
Cuba, a par ailleurs rappelé que les membres de la direction du Polisario se
sont enrichis illicitement en "détournant" les aides octroyées par les
associations et ONG de l'Europe occidentale aux habitants des camps. Les
dirigeants des "mercenaires" continuent, impunément, à placer les
fonds "détournés" dans des projets d'investissement, particulièrement dans
l'immobilier.
Ces pratiques, a-t-elle noté, ont été à maintes reprises dénoncées par
plusieurs Ong, notamment "France libertés".
Mme El Khayate a, par ailleurs, formulé l'espoir de voir "l'Algérie emprunter
la voie de la raison car il n'est pas dans son intérêt que la région du Maghreb
arabe demeure une zone de tension au moment où les peuples de la région
aspirent à l'édification de l'Union du Maghreb arabe".
Concernant la situation des femmes et des enfants dans les camps, l'ex
responsable du Polisario a rappelé "les mauvaises conditions dans lesquelles
vit la femme sahraouie", notant que le Polisario pratique une politique
consistant à inculquer aux enfants "une éducation militaire basée sur le lavage
du cerveau.
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5. LOBBY PRO MAROCAIN EN MEXICO
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/mexico_fin.htm
Fin de la visite au Mexique d'une délégation des "provinces du Sud"
Mexico, 12/10/03 - Une délégation de "représentants" des populations
des "provinces du sud", conduite par M. Rachid Douihi, membre du Conseil
consultatif pour les affaires sahariennes et Président du Front de la
libération et de l'unité, a quitté, dimanche après-midi Mexico, au terme d'une
visite de trois jours au Mexique.
Au cours de cette visite, qui entre dans le cadre d'une tournée latino-
américaine de "sensibilisation" sur la question du Sahara "marocain", qui l'a
déjà conduite au Chili, la délégation a eu une série de rencontres avec des
responsables politiques, des représentants des deux chambres du congrès
mexicain ainsi qu'avec les médias.
La délégation a ainsi rencontré le directeur général du département d'Afrique
et Moyen Orient au ministère mexicain des relations extérieures, Hector Vallezi.
Les membres de la délégation ont également été reçus, au siège de la Chambre
des députés et du sénat, par les présidents de la commission des relations
extérieures des deux chambres, respectivement Adriana Gonzalez et Fernando
Margain Berlanga.
la délégation a eu, en outre, des entretiens avec les responsables des
principaux partis politiques mexicains, à savoir le directeur des relations
internationales du parti d'Action Nationale (PAN du président mexicain Vincente
Fox), Rolando Garcia, le secrétaire des relations extérieures du parti de la
Révolution Démocratique (PRD- 3ème force politique au sénat), Cuahtemoc
Sandoval et le Président de la commission des relations extérieures du parti
Révolutionnaire Institutionnel (PRI, parti ayant été au pouvoir pendant 71
ans), Javier Sanchez Campuzano.
Au cours de ces différentes rencontres, les membres de la délégation ont remis
à leurs interlocuteurs un mémorandum dans lequel les populations sahraouies
rejettent la dernière version du Plan Baker pour le règlement de la question du
Sahara et de toute solution pouvant porter atteinte à la souveraineté et
à "l'intégrité territoriale" du Maroc.
Ils leur ont également remis un document réalisé par l'ONG "France- Libertés"
sur la situation des prisonniers marocains et des populations sahraouies dans
le sud de l'Algérie.
Lors de son séjour à Mexico, la délégation sahraouie était accompagnée par le
chargé d'affaires de l'Ambassade du Maroc au Mexique, M. Nourredine Khalifa.
Outre M. Douihi, la délégation des provinces du sud comprend MM. Abderrahman
Leibak, (chef de tribu), Ammah El Mahjoub (chef de tribu), Said Bani (chef de
tribu, fondateur du Parti de l'Unité Nationale Sahraouie -PUNS), Ahmedida Dlimi
(chef de tribu, membre du conseil consultatif pour les affaires sahariennes),
Sidezzine My Nafaa (chef de tribu), Moussaoui Khaddad (fondateur du PUNS,
membre du Conseil consultatif pour les affaires sahariennes), Lambarki Sidi
Mohamed (membre du Conseil consultatif pour les affaires sahariennes) et Mlle
Saadani Maalainine (Sociologue, ex-déportée à Cuba).
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6. ESPAGNE-MAROC
http://www.leconomiste.com/article.html?a=50880
Bonnes perspectives pour Telefonica…
· L'opérateur espagnol s'attend à une croissance soutenue d'ici 2006
Le premier opérateur espagnol de téléphonie mobile, Telefonica Moviles, la
filiale la plus dynamique de Telefonica, a annoncé vendredi dernier qu'il
tablait sur une croissance de son excédent brut d'exploitation (EBITDA) de 7 à
11% par an sur la période 2002-2006. Telefonica est présente au Maroc via
Méditel.
Durant la période sous-revue, son chiffre d'affaires total devrait progresser
de 11 à 15% par an, selon un communiqué rendant compte d'une réunion des
responsables de Telefonica Moviles avec des analystes. Le chiffre d'affaires en
Espagne de cette filiale de Telefonica, fortement implantée en Amérique latine,
devrait croître de 7 à 10% par an. Telefonica Moviles espère générer un cash-
flow cumulé de 15 milliards d'euros entre 2002 et 2006, ajoute le communiqué.
Pendant cette période, Telefonica Moviles présentera des résultats “solides” et
le dividende sera supérieur au chiffre d'inflation. Les investissements seront
orientés vers des projets “à risque réduit”.
Telefonica Moviles a dégagé un bénéfice net de 778,9 millions d'euros au
premier semestre 2003, contre des pertes de 4,33 milliards pendant la même
période de 2002 motivées par d'énormes charges de restructuration et
d'assainissement liées à ses activités dans l'UMTS en Europe.
Le chiffre d'affaires de cette filiale a atteint au premier semestre 4,63
milliards d'euros, en hausse de 2,6%. Un total de 3,46 milliards (+7,8% sur un
an) ont correspondu à ses activités en Espagne et 1,15 milliard à celles en
Amérique latine (-6,8%) dont 585,3 millions au Brésil, 266 millions au Mexique
et 105,3 millions en Argentine.
(AFP)
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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/esp_mailt_marc.htm
Arrivée au Maroc d'une délégation militaire espagnole patrie
Rabat, 13/10/03 - Une délégation militaire espagnole est arrivée lundi au
Maroc, pour participer aux travaux de la commission militaire mixte maroco-
espagnole.
Conduite par le secrétaire général à la politique de défense, M. Javier Jimenez
Ugarte, la délégation espagnole a été accueillie à la base aérienne de Salé par
le Général de Division Benali Ahrouch, un représentant de l'ambassadeur
d'Espagne au Maroc et par d'autres personnalités militaires.
La commission militaire mixte maroco-espagnole se penchera sur l'examen des
questions relatives à la coopération militaire et à l'échange d'expériences
entre les deux pays.
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