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Politique/ Media francophones/ Sélection de presse 8-XI-2003 (I)   Lista de mensajes  
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S O M M A I R E

1. RASD-LYBIE-ALGÉRIE-MAROC
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: LE POLISARIO LIBERE 300 PRISONNIERS MAROCAINS.
Les dessous d'une libération: Le sort de Kadhafi discuté entre Bush et
Bouteflika/ La fondation Kadhafi contacte les salafistes algériens/ 650
Sahraouis encore détenus au Maroc/ Kadhafi préfère Bouteflika à Chirac/
Bruits de bottes aux frontières algéro-marocaines.
- LE SOIR D'ALGÉRIE: LE POLISARIO LIBERE 300 PRISONNIERS MAROCAINS.
Rabat mis devant le fait accompli
- L'EXPRESSION: POUR CONTRECARRER LES MANOEUVRES DE RABAT Le Polisario
libère des prisonniers
- AFP: Libération de prisonniers: un geste du Polisario en faveur d'un
règlement au Sahara occidental
- EL MOUDJAHID: Les attentes des peuples de la région
- EL WATAN: L’obstination de Mohammed VI
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Mohamed VI appelle à nouveau l’Algérie à ouvrir
des négociations avec le Maroc
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Rabat se découvre son «Harry Potter»
- EL MOUDJAHID: Le Président de la RASD écrit au Président Bouteflika:
«L’Algérie, un exemple exceptionnel de fidélité aux principes...»
- APS: Les 300 prisonniers marocains remis au président de la fondation
El-Gueddafi
- AP: Le Polisario va libérer 300 soldats marocains
- LIBERTÉ: Le Polisario va libérer 300 prisonniers marocains


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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
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1. RASD-LYBIE-ALGÉRIE-MAROC
http://www.quotidien-oran.com/quot2692/even.htm
LE POLISARIO LIBERE 300 PRISONNIERS MAROCAINS

Les dessous d'une libération: Le sort de Kadhafi discuté entre Bush et
Bouteflika/ La fondation Kadhafi contacte les salafistes algériens/ 650
Sahraouis encore détenus au Maroc/ Kadhafi préfère Bouteflika à Chirac/
Bruits de bottes aux frontières algéro-marocaines

Le Front Polisario a libéré 300 prisonniers de guerre marocains suite à
la médiation de la Fondation Kadhafi, dirigée par le fils du guide
libyen Seif El-Islam. Une opération complexe et secrète qui a duré 4
mois et qui a tourné à la guerre diplomatique entre Algériens,
Marocains, Libyens, Américains et Français.

« Je voudrais saluer le rôle positif du Président Bouteflika et de
l’Algérie qui ont facilité cette rencontre», a tenu à préciser le
Président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, lors de la conférence de presse
commune tenue avec Seif El-Islam Kadhafi qui a eu trois heures de
retard. Et pour cause. Le Président Bouteflika a invité le Sahraoui et
le Libyen à sa table du f’tour, à la Résidence d’Etat de Zéralda. «C’est
lors de ce dîner à trois que les détails et les derniers arrangements de
cette opération ont été réglés», confessent les deux hommes qui se sont
donnés l’accolade devant des journalistes et des observateurs surpris
par ce regain d’amitié entre le Polisario et Tripoli.


Le sort de Kadhafi discuté entre Bush et Bouteflika

Que s’est-il passé entre temps? Il faut remonter à avril 2002 pour
retracer les mécanismes de ce jeu diplomatique assez compliqué qui isole
définitivement le Maroc dans le Maghreb.

A la tête d’une délégation réduite, le Président Bouteflika s’envole
dans le Glam présidentiel à destination de Syrte. C’est sous une tente,
dressée aux alentours du palais présidentiel que Mouammar El-Kadhafi
reçoit le Président algérien. L’heure est grave. Saddam Hussein venait
de chuter à Baghdad et les «faucons» de l’administration Bush pointent
déjà les futurs «dictateurs» à abattre. Le nom de Kadhafi est en tête de
liste. Les griefs portés par les Américains à l’Irak peuvent facilement
s’appliquer à la Libye: développement des ADM (Armes de destruction
massive), soutien aux groupes terroristes (le désert libyen ayant servi
de camp d’entraînement aux commandos des Palestiniens du FPLP/FDLP, aux
Irlandais de l’IRA, aux Basques de l’ETA et aux factions afghanes
d’Hekmetyar), réserves importantes de pétrole et absence de démocratie.
Kadhafi veut être «réintroduit dans le jeu diplomatique international»,
indiquent des diplomates algériens. Bouteflika devient son «avocat»
auprès des Américains et lui conseille de mettre de l’eau dans son lait
de chèvre. Washington négociait alors les indemnités des 213 victimes de
l’attentat contre l’avion de la PAN AM, au-dessus de Lockerbie en
contrepartie de la levée de l’embargo. Alger fera l’intermédiaire à
condition que Kadhafi s’implique davantage dans le processus de paix au
Sahara Occidental et clarifie sa position. Tripoli est en froid avec le
Polisario qu’elle ne soutient plus financièrement à la demande de
Mohamed VI venu, plus tôt, dans une visite d’Etat en Libye.


La fondation Kadhafi contacte les salafistes algériens

Des émissaires de la Fondation Kadhafi internationale pour la
bienfaisance débarquent à Alger, puis à Illizi, ainsi que des
responsables des services de renseignements libyens. Sur une demande
algéro-allemande, les Libyens proposent leurs bons offices pour tenter
de négocier une réédition du commando du GSPC et la libération des 15
otages européens restants détenus dans les grottes de Tamelrghik, aux
abords des frontières algéro-libyennes, dont 10 Allemands. Les Libyens
trouvent les contacts nécessaires pour inciter Abderezak el-Para à
livrer les otages en «territoire malien». Au même moment, la présidente
libyenne de la commission des droits de l’Homme de l’ONU, une jeune
diplomate controversée qui a fait ses études aux Etats-Unis, débarque
chez le guide de la révolution verte pour enclencher l’opération de
libération des 300 prisonniers marocains: «c’est à l’initiative de la
présidente de la CDH/ONU et à la demande spécifique du guide El-Kadhafi
que l’opération a été menée à terme avec un tel succès. La fondation ne
représente pas la diplomatie officielle libyenne», souligne Seif
El-Islam, désigné pour succéder à son père à la tête de la «Djamahyria
libyenne».


650 Sahraouis encore détenus au Maroc

Juillet 2003
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1495 de l’Américain
James Baker qui doit mettre en application le processus onusien qui doit
conduire au référendum au Sahara Occidental en 2007. Paris fait miroiter
le veto et se fait l’avocat du Maroc à New York. Paris est informée de
l’initiative libyenne et redoute qu’elle ne torpille les efforts du Quai
d’Orsay et les pressions exercées par des ONG françaises contre le
Polisario.

Une autre Fondation, «France Libertés», dirigée par Danielle Mitterrand
rompt sa neutralité et s’attaque violemment aux Sahraouis dans un
rapport, les accusant de «torturer» les prisonniers de guerre marocains
à Tindouf. «Si ces prisonniers souffrent, c’est à cause du Maroc qui est
responsable de toutes ces tragédies. Rabat refuse la période transitoire
des Nations unies qui implique un échange des prisonniers et leur
libération réciproque. En ne l’appliquant pas, ils condamnent leurs
propres prisonniers», rétorque le Président sahraoui Mohamed Abdelaziz
qui donne des chiffres éloquents. Le Polisario a libéré avant les 300
prisonniers de ce 6 novembre, 1.300 Marocains et détient encore 600. Or,
dans les geôles marocaines sont emprisonnés 150 soldats du Polisario
alors que 580 civils sahraouis, notamment des militants du Polisario,
sont portés disparus. Aucune ONG ne bouge. «Nous allons faire la même
chose du moment qu’on a été saisi par une des parties en conflit et
examiner le problème de l’autre côté», promet le fils Kadhafi qui va
remettre une lettre dans ce sens au guide libyen.


Kadhafi préfère Bouteflika à Chirac

Août 2003
Paris négocie avec Tripoli les indemnités des victimes françaises d’un
autre attentat, celui du DC 10 d’UTA abattu au nord du Tchad. La Libye a
reconnu sa responsabilité mais se refuse de payer davantage.

Les Français réclament des indemnités à hauteur des 2,7 milliards de
dollars qu’ont obtenus les familles de victimes britanniques et
américaines, dont les gouvernements ont voté la levée des sanctions qui
pesaient sur le régime de Kadhafi. Menaces de veto français encore une
fois. Les négociations traînent par la faute de... Chirac. «Ce n’est pas
un problème politique mais personnel», lâche Seif El-Islam Kadhafi, le
28 octobre dernier dans les colonnes du Figaro. Le Président français
n’apprécie guère ce «bédouin têtu», comme il l’a qualifié une fois. La
brouille est ailleurs.

Tripoli qui avait refusé de s’occuper des otages français détenus à
Jolo, aux Philippines, n’a jamais reçu de contrepartie française qui lui
promettait de la «relancer dans le jeu diplomatique international».
Kadhafi est accusé par Paris de s’être dérobé de la France et de s’aider
de Bouteflika qui a plaidé sa cause auprès de Bush Jr.

Au même moment, les émissaires de la Fondation Kadhafi participent
auprès des négociateurs targuis emmenés par Ayad Aghaly à «lever les
derniers obstacles de la libération des otages européens». Bouteflika
récolte les louanges de Berlin, Vienne, Bamako et Berne mais s’efface au
profit de Kadhafi qui est porté au pinacle par les diplomates européens.
C’est la réhabilitation tant souhaitée à Tripoli qui accélère le
processus de libération des prisonniers marocains. «C’est un des
premiers pays à soutenir le Polisario et continue avec des principes qui
sont autodétermination et décolonisation. Nous avons un bureau du
Polisario à Tripoli, des contacts réguliers au sein de l’Union Africaine
et des centaines de jeunes Sahraouis qui étudient en Libye», précise
Mohamed Abdelaziz avec l’assentiment de Seif El-Islam Kadhafi.


Bruits de bottes aux frontières algéro-marocaines

Automne 2003
Rabat, soutenue par Paris, ne veut pas se distancer dans cette course
qui risque de verrouiller le Maghreb au profit de l’Algérie et par
conséquent des Américains. Chirac conclut, lors de sa visite à Rabat, un
contrat d’armes portant sur la fourniture des dernières batteries
anti-aériennes et un lot d’équipements militaires sophistiqués,
notamment pour les Mirages 2000 qui équipent l’aviation royale
marocaine.

Au même moment, le Palais royal laisse se propager une campagne
anti-algérienne hystérique marquée par les «revendications
territoriales» du FLAM (38% de l’Algérie), qui veut organiser une
«marche blanche» vers les frontières algériennes, le 6 novembre, jour
commémoratif de la «marche verte» de Hassan II. Commentaire de
Abdelaziz: «c’est une fuite en avant. Cela reflète parfaitement la
logique de la politique marocaine qui ne conçoit que l’expansion sur les
territoires des autres».

Cette énième provocation passe mal auprès des Algériens qui convoquent
l’ambassadeur du Maroc à Alger pour lui exiger des «explications». Une
première. A Rabat, l’ambassadeur algérien, Boualem Bessaieh est reçu par
le MAE marocain, Mohamed Benaïssa. La tension est à son comble.

C’est le moment que choisit Bouteflika pour réunir Libyens et Sahraouis
et lancer un message clair aux Marocains: «le Maghreb ne se fera pas
sans un Sahara Occidental libre». Après la visite de Bouteflika à
Tindouf, il reçoit, pour la première fois de l’histoire, le Président de
la RASD à titre officiel. D’Etat à Etat. Une première aussi.

A Rabat, on n’apprécie guère ce mic-mac diplomatique. Le roi Mohamed VI
prononce un discours dans lequel il réitère «la souveraineté marocaine
inaltérable sur l’ensemble de ses territoires». Le Maroc n’entend pas
céder. Plus tard dans la soirée, Kadhafi téléphone à Mohamed VI et
l’informe de la libération des 300 prisonniers marocains. Les avions du
CICR sont déjà en vol vers Tindouf et le roi marocain ne peut refuser
une libération qui le prend de court surtout qu’il cultive
l’anti-Tazmamart. Rabat se résigne face au duo algéro-libyen qui avait
déjà reporté le sommet de l’UMA, de juin dernier, pour cause d’absence
du roi marocain. Le Maroc est isolé.

Mohamed Abdelaziz porte l’estocade: «je lance un appel aux frères
marocains depuis Alger pour travailler ensemble à arrêter ce drame
profond que vit le peuple sahraoui et mettre fin à cette tragédie dans
le Maghreb».

Mounir B.

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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2003/11/08/article.php?sid=2626&cid=2
Actualités : LE POLISARIO LIBERE 300 PRISONNIERS MAROCAINS
Rabat mis devant le fait accompli

C’est à la surprise générale que le Front Polisario a procédé à la
libération, hier vendredi, de trois cents prisonniers de guerre
marocains. La décision a été annoncée par le président sahraoui en
personne au cours d’une cérémonie organisée à cet effet, jeudi dernier à
Alger.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Pour l’occasion d’ailleurs, le
président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a animé,
à l’hôtel Sheraton Club-des-Pins, une conférence de presse,
conjointement avec le président de la Fondation caritative Kadafi, Seïf
El-Islam Kadafi, le fils du guide libyen. Il faut préciser, en effet,
que cette libération intervient suite à une médiation de la Libye.
“Cette libération intervient à la demande du colonel Maâmar
El-Gueddafi”, liton dans le communiqué commun qui a sanctionné l’accord
conclu dans ce sens entre les deux parties. Le fils du guide libyen
précisera, par ailleurs, au cours de la conférence de presse que la
Libye n’a fait qu’accéder “à une demande faite par le président de la
commission des droits de l’homme de l’ONU, il y a quatre mois de cela”.
Le président Abdelaziz, qui ne dément pas son cosignataire, ajoutera,
pour sa part, que le Front Polisario n’a répondu favorablement à la
recommandation du Conseil de sécurité de l'ONU et à la demande “des
frères libyens” que pour “des considérations strictement humanitaires”.
Cela étant, le président de la RASD souhaitera un geste réciproque de la
part des Marocains. “Cette initiative (libération de prisonniers de
guerre marocains, ndlr) n’est pas la première du genre, mais reste la
plus importante de par le nombre de prisonniers libérés”, dira le
président sahraoui, qui ajoutera : “Je lance un appel urgent et
chaleureux, à partir d’Alger, pour faire en sorte que cessent les
malheurs du peuple sahraoui et de nos frères marocains.” L’orateur, qui
précisera que “le Polisario détient encore quelque chose comme 600
prisonniers”, ne manquera pas de rappeler que, “par contre, ils sont 150
prisonniers de guerre et plus de 500 disparus que nous déplorons de
notre côté”. Ce disant, le président sahraoui portera un sévère coup
diplomatique à Rabat. “Le gouvernement marocain est demeuré le seul à
défier la communauté internationale au sujet du nouveau plan Baker du 8
juillet dernier et adopté le 30 juillet par le Conseil de sécurité.” A
préciser que le plan en question prévoit, en substance, un référendum
pour l’autodétermination du peuple sahraoui au bout de 5 ans de
transition. Ce dont les Marocains se méfient comme de la peste. A telle
enseigne que nos voisins de l’ouest, dont “l’Algérophobie” a atteint son
paroxysme ces dernières semaines, actionnent les relais traditionnels du
makhzen pour exhumer les fantasmes moyenâgeux de “l’Algérie marocaine”.
Dans un délire national suscité par le palais royal (comme l’atteste le
contenu belliqueux des sites officiels marocains) qui frise l’hystérie,
38% des territoires algériens (pas moins) sont revendiqués par le
royaume alaouite. Dans son discours à la nation prononcé hier à
l’occasion du 28e anniversaire de la Marche verte (le 6 novembre 1975,
le défunt Hassan II déplaçait 300.000 “civils” marocains pour annexer le
Sahara occidental), le roi du Maroc insistait particulièrement sur
l’intégrité territoriale du royaume. Manière bien subtile de relayer
solennellement l’hystérique campagne pour l’avènement du Grand-Maroc. Le
geste de la RASD, qui a choisi cette date “anniversaire” justement et
Alger pour l’annoncer, se veut par conséquent un camouflet pour Rabat,
plus que jamais dévoilé dans ses prétentions expansionnistes dépassant
largement sa taille.
K. A.

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http://www.lexpressiondz.com/articles.php3?category=4&id=19519&datedeb=2003-11-0\
8

POUR CONTRECARRER LES MANOEUVRES DE RABAT
Le Polisario libère des prisonniers
08-11-2003 - Page : 24

Pendant que le Polisario libère les prisonniers de guerre, certains
milieux marocains ressortent de nouveau la théorie du «Grand Maroc».


Une nouvelle fois, le front Polisario décide une libération de
prisonniers de guerre marocains.
Au nombre de 300, ces derniers viennent s’ajouter aux 1303 autres
libérés précédemment et seront remis à la fondation El-Gueddafi (une ONG
libyenne) en présence d’une délégation du Comité international de la
Croix-Rouge (Cicr). Ils seront, par la suite, rapatriés dans leur pays.
C’est lors d’une conférence de presse animée conjointement par le
secrétaire général du front Polisario, président de la Rasd, M.Mohamed
Abdelaziz et Seif el Islam El-Gueddafi, président de cette fondation
caritative que cette information a été rendue publique dans la soirée de
jeudi dernier.
Le président sahraoui, expliquant son initiative, a indiqué que cette
décision d’élargir un certain nombre de détenus marocains «un vendredi
de Ramadan» est «un geste strictement humanitaire du Polisario».
Il a fait savoir aussi que son mouvement «attend un geste similaire du
gouvernement marocain qui détient toujours 1150 prisonniers de guerre et
plus de 500 civils sahraouis entre détenus et ceux portés disparus».
M.Mohamed Abdelaziz, a, dans ce cadre, demandé au fils du leader libyen
d’intervenir auprès du Maroc pour leur libération, précisant que le
gouvernement marocain n’avait pas pris d’initiative dans ce sens malgré
les résolutions de l’ONU, et ce depuis 1987, année durant laquelle
furent libérés 166 prisonniers de guerre sahraouis. Il reste que cette
nouvelle action humanitaire de la part du Polisario a pris au dépourvu
les observateurs et autres analystes des affaires de la région surtout
dans le contexte actuel des manoeuvres souterraines qui caractérisent
les rapports entre certains pays de la région.
C’est que l’arrière-plan régional est caractérisé depuis quelques temps
par une remontée d’un cran de la tension induite par la conjugaison de
plusieurs faits troublants mais émanant tous de la partie marocaine.
D’abord, il y eut le refus annoncé publiquement par le Maroc du plan
Baker et de la résolution 1495 du conseil de la sécurité de l’ONU sur le
Sahara occidental.Ensuite, les toutes récentes velléités de
revendications et d’expansion territoriales lancées par un parti
politique nouvellement créé avec le silence, sinon la complicité du
palais royal marocain. Enfin, paradoxalement, cette nouvelle fournée de
prisonniers marocains libérés unilatéralement, décidée par les Sahraouis
intervient le jour même où le royaume chérifien célébrait le 28e
anniversaire de la fameuse «Marche verte» à la faveur de laquelle il
avait occupé et annexé militairement ce territoire de 260.000 kilomètres
carrés avec ses ressources et ses populations. En somme, il est
désormais clair que le Royaume chérifien a une grande responsabilité
dans la détérioration du climat politique et diplomatique dans la région
du Nord-Ouest africain.
D’autant que Rabat ne cache plus son rejet de la résolution 1495 de
l’ONU et ses manoeuvres pour torpiller la mission Baker sont patentes.
Le récent discours du Roi Mohammed VI célébrant la «Marche verte», le
donne à penser. Le souverain marocain a une nouvelle fois martelé
implicitement qu’en dehors de la souveraineté du Maroc sur le Sahara
occidental, il ne pourrait y avoir que le «risque de plonger toute la
région dans l’instabilité». Il s’agit de savoir maintenant si la
monarchie marocaine est prête à assumer toutes les conséquences de ce
jusqu’au-boutisme.

Mohamed DERAR

--------
Libération de prisonniers: un geste du Polisario en faveur d'un
règlement au Sahara occidental

ALGER, 7 nov (AFP) - La décision du Front Polisario de libérer trois
cents prisonniers de guerre marocains est un geste en faveur d'un
règlement de la question du Sahara occidental, alors que le Maroc
persiste dans son rejet du nouveau plan de paix des Nations unies,
soulignent les observateurs en Algérie.

Le secrétaire général du Polisario Mohamed Abdelaziz, dont le mouvement
revendique l'indépendance du Sahara occidental, a annoncé jeudi soir à
Alger que son mouvement allait libérer 300 prisonniers marocains à la
demande du chef de la révolution libyenne le colonel Mouammar Kadhafi.

Cette mesure, que M. Abdelaziz a qualifié de "geste humanitaire strict",
est intervenue le jour où le roi du Maroc Mohammed VI rappelait une
nouvelle fois que son pays restait attaché à la recherche d'une solution
politique au conflit du Sahara occidental, tout en étant déterminé à
préserver sa souveraineté sur ce territoire annexé par son pays en 1975.

Selon des diplomates, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat à Alger,
ce "geste de bonne volonté" du Polisario isole un peu plus le Maroc qui
"manifestement joue la montre dans ce conflit, espérant que la politique
du fait accompli et de la colonisation finira par lasser et venir à bout
du mouvement indépendantiste".

La libération des 300 prisonniers, la plus importante jamais réalisée
depuis le début du conflit, est un point en faveur du Polisario qui
"voit son image ainsi réhaussée auprès de la communauté internationale",
estime pour sa part un responsable politique algérien.

A l'inverse, souligne un autre, "s'il continue sur la voie du rejet des
résolutions des Nations unies, tôt ou tard le Maroc finira par avoir sur
le dos même ses propres alliés".

Le Maroc a émis récemment encore des "objections majeures" à une
résolution de l'ONU qui "appuie" un plan dont plusieurs dispositions
comporteraient, selon Rabat, "des risques majeurs" pour la stabilité et
la sécurité dans la région.

Ce plan, proposé par l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker,
accepté par le Polisario et l'Algérie, prévoit que le statut définitif
du Sahara occidental serait décidé dans cinq ans par référendum après
une période de large autonomie de gestion de ce territoire.

Le royaume chérifien continue de soutenir une "troisième voie" qui
"préserve son unité territoriale et sa souveraineté", après qu'un plan
en 1991 se fut révélé "inapplicable", a réitéré le souverain marocain
dans un discours prononcé à l'occasion du vingt-huitième anniversaire de
la "Marche verte".

Celle-ci avait entraîné l'annexion par le Maroc de cette ancienne
colonie espagnole quasi-désertique de 266.000 km2, comptant près de
300.000 habitants.

Un premier plan de règlement de l'ONU prévoyait notamment l'organisation
d'un référendum d'autodétermination pour décider du statut du Sahara
occidental; mais Rabat et le Polisario n'ont jamais pu se mettre
d'accord sur la composition du corps électoral.

Toute démarche contraire à l'esprit de cette "troisième voie" risque de
"plonger toute la région dans l'instabilité, au lieu de promouvoir la
coopération pour éradiquer le terrorisme et l'extrémisme qui menace
l'espace méditerranéen tout entier", a estimé jeudi Mohammed VI.


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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/11/07/8741358

Les attentes des peuples de la région
Par : B. A. Le : Vendredi 07 novembre 2003

Le Président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, a adressé un
message fort à la communauté maghrébine et internationale, en recevant à
rompre le jeûne dans la résidence officielle, le Président de la RASD,
M. Mohamed Abdelaziz, et l’envoyé spécial du leader de la Révolution
libyenne, Seif El Islam Ghaddafi, et ce à l’occasion d’un événement
humanitaire, celui de la libération de 300 prisonniers marocains par le
F. Polisario. Il n’est pas utile de préciser que l’Algérie qui voue
beaucoup de considération et de respect pour ses frères marocains,
peuple et dirigeants, a accueilli l’annonce du geste sahraoui, qui
intervient à la demande d’un autre pays frère de la région, la Libye,
avec beaucoup de satisfaction. C’est un pas de plus dans le sens de la
détente des relations entre les deux parties en conflit sur la question
du Sahara Occidental, que le Président Bouteflika et l’ensemble des
dirigeants de pays amis qui, à l’image du Président Aznar, ont effectué
auparavant les mêmes démarches auprès de la RASD en faveur des
prisonniers marocains.
L’Algérie a, pour sa part, multiplié ses efforts au plan régional et
international pour offrir de meilleures chances à une solution pacifique
du conflit au Sahara Occidental, qui oppose depuis près de trois
décennies deux pays frères et voisins, en apportant son soutien au Plan
de règlement de l’ONU qui consacre le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination, puis récemment, à l’instar aussi de la communauté
internationale, son appui à la nouvelle proposition de règlement de M.
James Baker et aux efforts louables du secrétaire général de l’ONU, M.
Kofi Annan, dont on connaît la sagesse et l’impartialité dans le
traitement des questions internationales.
L’œuvre diplomatique de l’Algérie s’inscrit dans une dynamique de paix
globale tant à l’échelle de la région où nous vivons, le Maghreb, que
sur le plan international. C’est l`un des principes du travail
diplomatique colossal que le Président de la République a fourni tout au
long de ses fréquents déplacements, à l’ONU d’abord et auprès des pays
amis qui peuvent apporter un plus aux préoccupations de paix. Le
Président Bouteflika a fait de la construction du Maghreb, un défi
d’avenir, à l’exemple de ce qui se fait avec beaucoup de réussite en
Europe. C’est pourquoi, et en toutes circonstances, il maintient un
contact suivi, régulier et imprégné de sincérité avec les autres
dirigeants du Maghreb, pour faire avancer la cause commune, qui il faut
bien le souligner a pris du retard. L’Algérie poursuivra donc ses
efforts pour que notre région puisse enfin , elle aussi, et de manière
homogène et unie aller de l’avant pour affronter les défis de la
mondialisation.

--------
http://www.elwatan.com/journal/html/2003/11/08/sup_html.htm

LE CONFLIT DU SAHARA-OCCIDENTAL / L’obstination de Mohammed VI

Le roi du Maroc n’exclut pas de trouver «une solution politique» au
conflit du Sahara-Occidental. Dans un discours prononcé jeudi à
l’occasion du 28e anniversaire de l’invasion de ce territoire par
l’armée de son pays, le souverain marocain donne l’impression de
s’adresser uniquement à sa propre opinion en soulevant une question qui
ne suscite qu’indifférence, car les frontières du Maroc, telles que
reconnues internationalement, ne sont nullement menacées.

Le Front Polisario a annoncé jeudi la libération de 300 prisonniers de
guerre marocains. Libération prévue aujourd’hui. Le souverain marocain
ne cesse d’étonner. Le roi Mohammed VI revendique toujours «une solution
politique» au conflit du Sahara-Occidental, alors même que l’histoire du
processus de paix rattrape chaque jour son pays qui en est le signataire
avec le Front Polisario, l’autre partie au conflit, identifiée comme
telle par les Nations unies. C’est le Maroc qui a opté en 1989 pour ce
qu’on appelle la résolution 690 du Conseil de sécurité portant plan de
paix de l’ONU, signant même les avenants comme les accords de Houston,
une reconnaissance de fait et de jure du droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination. Depuis cette date, la communauté internationale,
incarnée par les instances onusiennes, refuse de prendre acte des
atermoiements marocains, même si elle se heurte à ses nombreux blocages.
L’autre paradoxe, c’est la célébration de la «marche verte», qui n’est
autre que l’invasion du Sahara-Occidental par l’armée marocaine en
novembre 1975, quand il s’agit de parler de paix. Le roi l’a fait jeudi,
et a tenu un discours dont les fondements sont totalement réfutés par la
communauté internationale. Le Maroc, a-t-il dit, reste attaché à la
recherche d’une solution au conflit, mais est déterminé à préserver sa
souveraineté territoriale. L’autre variante de ce discours déjà entendu,
mais rejeté comme tel, parce qu’expansionniste, colonial et totalement
contraire aux résolutions de l’ONU concernant le Sahara-Occidental, est
«le respect des frontières et de l’intégrité territoriale». Opposant une
incroyable sérénité, les partenaires du royaume et les pays qui
entretiennent des relations avec lui ne considèrent pas que les
frontières du Maroc internationalememnt reconnues soient menacées ou
remises en cause par qui que ce soit. Le roi ou les ministres du royaume
n’osent pas aller jusqu’au bout de cette logique sans fondement. Dans le
même temps, le Conseil de sécurité ne partage pas le point de vue
officiel marocain, rappelé jeudi par Mohammed VI, selon lequel le plan
de paix onusien est «inapplicable». Bien entendu, le Maroc soulève les
questions de procédure pour en empêcher l’application, tout en se
heurtant à la perspicacité de l’ONU. Mais cette fois, Rabat tente de
sortir d’autres explications à son refus de ce plan et sa préférence
pour ce qu’il appelle «la troisième voie», qui n’est rien d’autre que le
rattachement définitif et sans vote, sauf s’il s’agit d’un vote
confirmatif, du Sahara-Occidental au Maroc. Il s’agit, selon le
souverain, du risque de «plonger toute la région dans l’instabilité au
lieu de promouvoir la coopération pour éradiquer le terrorisme et
l’extrémisme qui menacent l’espace méditerranéen tout entier». Mais en
quoi de telles questions seraient-elles liées, et qui, en fait, empêche
une telle coopération de s’établir au moins à l’échelle maghrébine ?
C’est le Maroc qui a conditionné la relance du processus maghrébin à «la
reconnaissance de ses frontières, de sa souveraineté et de son intégrité
territoriales». C’était à Alger en mars 2002, et c’est le ministre
marocain des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa, qui en était
l’auteur. Benaïssa a préféré l’allusion et le non-dit, mais pas le
discours direct. Son souverain en fait autant, même si le royaume occupe
par la force les territoires auxquels il est fait allusion. A croire
aussi que le royaume développe un double discours, l’un fait
d’intransigeance et l’autre un peu moins, comme le prouvent le voyage à
Houston le 17 septembre dernier du chef de la diplomatie marocaine, et
sa tentative de convaincre l’envoyé personnel de l’ONU, James Baker,
d’apporter des aménagements à son projet de résolution. En vain, le
Maroc se verra rappeler ses propres engagements internationaux et
n’obtiendra qu’un délai de deux mois expirant le 31 décembre prochain
pour s’engager à «accepter et appliquer» la résolution 1495 du 31
juillet dernier. Aux yeux de l’ONU, le discours du roi ne constitue pas
une réponse. Bien entendu, l’Algérie est présente dans le discours du
roi qui l’invite à «œuvrer de concert avec nous (les Marocains ndlr)
pour résoudre les problèmes qui entravent encore la concrétisation des
ambitions de nos peuples» pour l’intégration maghrébine. C’est pourtant
Rabat qui s’y oppose, en avançant, outre cette histoire de frontières et
de souveraineté territoriale sur lesquelles ne pèse aucune menace, cette
exigence d’un règlement préalable du conflit du Sahara-Occidental qui
entérinerait son occupation du Sahara-Occidental. C’est également
Mohamed Benaïssa qui en est l’auteur ainsi que l’ancien ministre de
l’Intérieur, Ahmed Midaoui. Au moment où Rabat célébrait cet
anniversaire, le président sahraoui était reçu avec beaucoup de faste
par le président Bouteflika. La rencontre entre les deux hommes s’est
prolongée par un f’tour en l’honneur du président Mohamed Abdelaziz et
de Seïf El Islam El Gueddafi, envoyé spécial du leader libyen. Une
manière bien particulière de rappeler la position de l’Algérie à l’égard
de cette question. C’est-à-dire, le soutien à la lutte du peuple
sahraoui pour l’autodétermination et le refus de toute solution qui
constituerait un déni de droit. Quant au Maroc, il faudra bien qu’il
donne une réponse claire à la question de l’ONU, tout aussi claire.

Par T. Hocine

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http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=2282

Mohamed VI appelle à nouveau l’Algérie à ouvrir des négociations avec le
Maroc

par Hamidou B.
Le roi Mohamed VI du Maroc a lancé jeudi un appel à «l’Algérie sœur à
œuvrer, de concert avec nous, pour résoudre les problèmes qui entravent
encore la concrétisation des ambitions de nos peuples pour la mise en
place d’une union maghrébine forte, fondée sur la compréhension
mutuelle, la stabilité, la concorde, l’unité, le progrès et la paix».

Mis au pied du mur par la communauté internationale, Mohamed VI veut
encore une fois faire diversion en appelant à des négociations entre
l’Algérie et le royaume pour résoudre les problèmes qui bloquent
l’UMA.Autrement dit, le Sahara occidental.

Le roi du Maroc, s’adressant à la nation marocaine, se dit prêt à
trouver «une solution négociée» au conflit du Sahara occidental.Encore
une fois, le palais royal se trompe d’adresse et d’interlocuteur dans
cette affaire.Ce problème inscrit depuis les années soixante à la
commission de décolonisation des Nations unies oppose, comme l’a
réaffirmé la résolution 1495 du Conseil de sécurité et adoptée à
l’unanimité, le royaume du Maroc au Front Polisario.

Les Algériens, comme l’a rappelé il y a quelques jours Abdelaziz
Belkhadem, le ministre des Affaires étrangères, «ne sont pas les tuteurs
des Sahraouis».Qu’est-ce qui agite dans ce contexte précis le palais
royal à demander avec insistance l’ouverture de négociations avec
l’Algérie pour résoudre le problème du Sahara occidental ? Il semble que
le délai accordé par le Conseil de sécurité au Maroc pour «répondre
positivement au plan Baker» pour sa mise en œuvre a désarçonné le palais
royal.

Les récentes provocations sur les prétendus «droits territoriaux» du
Maroc sur l’Algérie, revendiqués par le Parti libéral réformateur (PLR),
font partie de la politique de fuite en avant prônée par les tenants du
jusqu’au-boutisme et de la politique du pire au détriment des peuples de
la région du Maghreb arabe.

Mohamed VI se dit par ailleurs déterminé «à défendre légitimement notre
souveraineté nationale, notre intégrité territoriale».Comme si l’Algérie
avait menacé la souveraineté territoriale du Maroc, des paroles qui
finalement ne convainquent même pas les Marocains.

La communauté internationale sait qui bloque la construction de l’UMA et
qui sont les protagonistes du conflit du Sahara occidental.

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http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=2281

Rabat se découvre son «Harry Potter»

par Mohamed Zaâf
Mohamed Ziane, le secrétaire général du Parti marocain libéral, voit
plus clair que la Minurso, la Croix-Rouge internationale, Kofi Annan et
son envoyé personnel James Baker, paraît-il.Avec son œil de lynx, il
voit plus clair que la France qui, apparemment, trouve des difficultés à
rompre définitivement avec un séculaire réflexe colonialiste qui fait
qu’elle soit aujourd’hui la principale puissance (mis à part Israël,
plus discret sur la question) à militer pour le maintien du territoire
sahraoui sous colonisation marocaine.

Le libéral Mohamed Ziane voit ce que les quatre yeux de Benaïssa et de
Mohamed VI réunis n’ont pas pu déceler jusque-là.A la place du
Polisario, il voit, lui, un «Algésario» qui engloberait des «masses de
citoyens du Sahel, des Touareg, des personnes de ces régions qui se
déplacent à cause de la sécheresse».

La «vision» de M.Ziane en ce ramadan dit que «l’armée algérienne les
encadre, les prépare et les organise en bandes armées pour imposer sa
politique».Le mirage zianiste affirme encore que «la majorité des gens
qui constituent l’ossature du Polisario sont des non-Sahraouis, ils sont
Touareg, Maliens, Mauritaniens, etc.

encadrés par des officiers de l’armée régulière algérienne». Comme le
ferait un derviche dans les vieux contes de Meknès, Ziane transforme en
un tour de passe-passe verbal le Polisario en «Algésario».Une dextérité
à rendre malade de jalousie Harry Potter ! M.Ziane ment au moins par
omission lorsqu’il avance de tels propos, à moins qu’il ne trouve du
plaisir à se présenter sous l’image d’un ignare endurci.

Oublie-t-il que le plan de paix de Houston achoppe justement sur les
résultats des commissions d’identification et de leur efficacité pour
reconnaître le vrai du faux Sahraoui ? Oublie-t-il que la partie qui a
tenté d’inclure vainement des non-Sahraouis dans la liste électorale en
prévision du référendum d’autodétermination (comme le démontre
l’histoire des 130 000 recours), c’est bien le Maroc et non le Polisario
? Oublie-t-il que contrairement aux Sahraouis qui veulent voir l’ONU
terminer les listes, c’est le Maroc qui ne veut plus entendre parler de
la question des recours ? M.Ziane oublie-t-il qu’en 1991, le royaume
s’était assis très très officiellement autour de la table des
négociations avec le Polisario et non pas avec un curieux «Algésario»,
pure production de l’imagination ? Oublie-t-il que l’Etat marocain avait
signé avec ce même Polisario un cessez-le-feu et un plan de règlement
qui l’engageait devant la communauté internationale ? Oublie-t-il que ce
même Polisario, que les autorités officielles marocaines ont rencontré à
plusieurs reprises, reconnaissant du coup son existence et surtout sa
représentativité, se trouve présent dans les organisations régionales et
mondiales et que la RASD, reconnue dans divers continents, figure parmi
les fondateurs de l’Union africaine et bénéficie de la sympathie et de
l’appui des principales puissances africaines, à l’instar des moteurs du
Nepad ? L’Algérie n’a rien négocié et n’a rien à négocier avec le Maroc
sur la question du Sahara occidental.

L’Algérie n’a aucune prétention sur un territoire qui ne lui appartient
pas et qui, de surcroît, a des propriétaires qui le réclament.Dans le
cadre d’un référendum d’autodétermination libre, «les Sahraouis peuvent
choisir d’être Marocains ou Mauritaniens s’ils le veulent, de toute
façon ils ne seront pas Algériens», déclarait le défunt Boumediene dans
les années 1970, coupant court à la propagande marocaine qui, déjà, à
l’époque, prêtait à l’Algérie des arrière-pensées hégémonistes.

Dans le conflit du Sahara occidental, l’Algérie peut au mieux aider
comme elle l’avait fait pour l’arrêt des hostilités entre la Mauritanie
et le Polisario. L’accord qui mettait fin à l’effusion de sang était-il
signé par Nouakchott et l’»Algésario» à l’époque ? La Mauritanie s’en
est-elle portée plus mal ? Au Maroc, les attaques reprennent de plus
belle contre l’Algérie, constatons-nous.

Les frères Marocains qui s’échinent à cette acrobatie pensent-ils
sérieusement que les verbiages peuvent changer quelque chose au problème
ou influer quelque peu sur la position et les principes algériens ? On
entend des voix marocaines qui font référence à Nezzar, alors que
d’autres parlent de leur intention d’appeler à la rescousse des partis
algériens «amis» comme le FFS, le PT ou le RCD.

Il serait salutaire à nos amis au Maroc de prendre conscience que de
Nezzar en Algérie, il ne reste que l’image symbolique d’un «mauvais pas»
historique du pays dans sa marche éternelle. Quant au FFS, la formation
qui compte le plus parmi celles citées, nous sommes obligés de
reconnaître que lorsqu’ils sont approchés sur la question du Sahara
occidental, ses militants et ses cadres laissent apparaître un malaise.

Nombreux sont ceux qui se montrent gênés sinon frustrés par la tiédeur
de leur leader face à une «cause juste» mais sacrifiée sur l’autel d’une
belle-famille, selon les soupçons proclamés.Quoi qu’il en soit, les
reniements et les revirements marocains, en voie de devenir légendaires,
ne peuvent que réduire toujours plus la confiance si nécessaire à la
construction maghrébine.

Une construction plus exaltante et certainement plus noble qu’une
entreprise colonisatrice contre un petit grand peuple démuni, un peuple
digne et généreux qui, nous en sommes sûrs, et le président Mohamed
Abdelaziz l’affirmait déjà au début des années 1990, sera à tous points
de vue plus bénéfique pour le Maroc une fois indépendant.

---------
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/11/07/7529827

Le Président de la RASD écrit au Président Bouteflika
«L’Algérie, un exemple exceptionnel de fidélité aux principes...»
Par : EL MOUDJAHID Le : Vendredi 07 novembre 2003

Le Président de la République Sahraouie Démocratique (RASD) et
secrétaire général du Front populaire de libération de la Saguia
El-Hamra et Rio Del Oro (Polisario), M. Mohamed Abdelaziz, a adressé un
message au Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dont
voici le texte intégral:

[ON PEUT TROUVER LE TEXTE DANS:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/2144
http://www.spsrasd.info/sps-071103.html#2 ]

-------
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=50842
Les 300 prisonniers marocains remis au président de la fondation
El-Gueddafi

[Aps 7/11/03] Hassi Robini - Les 300 prisonniers marocains devaient
être remis, vendredi à camp Chahid Cherif, au président de la fondation
El-Gueddafi pour les œuvres caritatives, M. Seif El Islam El Gueddafi,
par le front Polisario. La libération de ces 300 prisonniers, qui
intervient par un vendredi du mois de ramadan, a eu lieu en présence
d'une délégation du comité international de la croix rouge (CICR),
indique une source proche du front Polisario.

Selon la même source, les prisonniers devaient être acheminés vers
l'aéroport de Tindouf où trois avions devaient être affrétés pour les
transporter vers leur pays.

Cette initiative d'ordre "strictement humanitaire" intervient après la
rencontre, jeudi à Alger, entre MM. Mohamed Abdelaziz, secrétaire
général du front Polisario, président de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) et Seif El Islam El Gueddafi, président de la
fondation El-Gueddafi.

Cette opération la plus importante, jamais réalisée depuis le début de
l'occupation, en 1975, par l'armée marocaine des territoires sahraouis,
intervient également en signe de concrétisation du vœu formulé par la
commission onusienne des droits de l'homme qui avait appelé, à travers
plusieurs résolutions, à l'échange de prisonniers de guerre entre les
deux parties du conflit, le Maroc et le front Polisario.

La libération de ces 300 prisonniers rappelle-t-on viendront s'ajouter à
quelques 1.300 autres ayant rejoint le Maroc après leur libération par
le front Polisario.

Depuis le déclenchement du conflit au Sahara occidental, le gouvernement
marocain qui détient 1.150 prisonniers de guerre en a libéré 106, en
1987, grâce aux bonnes offices des Etats-Unis, de l'Allemagne et de
l'Argentine.

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http://fr.news.yahoo.com/031107/5/3hkqq.html
vendredi 7 novembre 2003, 23h24

Le Polisario va libérer 300 soldats marocains

ALGER/RABAT (AP) - Le président de République arabe sahraouie
démocratique (RASD, autoproclamée), Mohamed Abdelaziz, a annoncé
vendredi la libération pour "des raisons humanitaires" de 300
prisonniers de guerre marocains, à la suite d'une médiation diplomatique
de la Libye.

L'annonce officielle de cette libération de soldats marocains,
considérés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) comme
"les plus vieux prisonniers de guerre du monde", intervient après une
initiative du fils du colonel Kadhafi, Seif El Islam El Kadhafi, venu
négocier à Alger.

Le dirigeant libyen, Moammar Kadhafi, a confirmé personnellement cette
information par téléphone jeudi soir au roi Mohammed VI du Maroc, selon
l'agence marocaine MAP.

Mohamed Abdelaziz annonce dans une lettre adressée au président algérien
Abdelaziz Bouteflika "la décision de la RASD de libérer 300 prisonniers
de guerre" qu'il présente "comme une initiative humanitaire exprimant la
bonne foi et concrétisant, à l'occasion du mois de Ramadan, la ferme
volonté du peuple sahraoui à établir une coopération constructive sur la
voie menant à son droit légitime à l'autodétermination et à la
contribution à la stabilité et à la paix dans la région".

Après cette libération, le front Polisario détiendra encore 617 soldats
marocains faits prisonniers lors d'affrontements avec l'armée marocaine
entre 1975 et 1991, date d'un cessez-le-feu conclu en 1991 au
Sahara-Occidental sous l'égide des Nations unies.

Les soldats libérés devaient être confiés vendredi au CICR avant leur
transfert par avion à Agadir (600 km au sud de Rabat) où ils seront
hospitalisés avant de raconter leurs conditions de détention aux
autorités militaires marocaines.

Mais la radio algérienne, citant le secrétaire général du Polisario,
Mohamed Abdelaziz, a annoncé dans la soirée que la remise des
prisonniers de guerre marocains au CICR était différée à samedi.

L'envoyé spécial de la radio algérienne à Tindouf (1.800km au sud
algérien), où se trouvent les camps sahraouis, n'a donné aucune
explication quant à ce report.

La RASD, autoproclamée en 1976 et le front Polisario, deux structures
dirigées par Mohamed Abdelaziz, militent pour l'indépendance du
Sahara-Occidental, une ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc
en 1975.

Le Polisario, qui a détenu jusqu'à 2.000 soldats marocains en territoire
algérien, dans les camps de la région de Tindouf, est soutenu
militairement et diplomatiquement par l'Algérie. Mohamed Abdelaziz et
Seif Kadhafi devaient se rendre à Tindouf vendredi.

L'annonce de cette libération intervient alors que le Maroc célébrait
jeudi le 28e anniversaire de la "Marche verte" qui avait vu quelque
300.000 civils marocains franchir pacifiquement le 6 novembre 1975 la
frontière entre le Maroc et le Sahara-Occidental à l'appel du roi Hassan
II "pour parachever l'intégrité territoriale" du royaume.

Elle intervient également alors que la pression internationale augmente
sur le Polisario pour libérer "les plus vieux prisonniers de guerre du
monde" dont certains sont détenus depuis le déclenchement des
hostilités. Le Conseil de sécurité a notamment réitéré sa demande "d'une
libération inconditionnelle de tous les prisonniers marocains".
Qualifiés de "problème humanitaire grave" par Kofi Annan, en raison de
leur âge et de leur très mauvais état de santé, ces détenus auraient en
outre été victimes de "tortures physiques et mentales" et de "travail
forcé" selon un rapport publié en août par la Fondation France-Libertés
de Danielle Mitterrand.

Tandis que Rabat dénonce "une politique de libération au compte-gouttes"
et envisage de porter ce "scandale humanitaire" devant la justice
internationale, le Polisario avait relâché 243 prisonniers marocains en
août.

Cette nouvelle vague de libération intervient enfin alors que le
président algérien et le roi Mohammed VI du Maroc doivent se rencontrer
le 5 décembre à Tunis dans le cadre du dialogue euro-méditerranéen.

Véritable menace pour la stabilité régionale, le conflit du
Sahara-Occidental paralyse depuis un quart de siècle l'intégration
économique et politique du Maghreb en raison de la vive tension entre
Rabat et Alger sur ce dossier. AP

nim/oao1/Bg/pyr

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Sáb, 8 de Nov, 2003 3:08 am

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S O M M A I R E 1. RASD-LYBIE-ALGÉRIE-MAROC - LE QUOTIDIEN D'ORAN: LE POLISARIO LIBERE 300 PRISONNIERS MAROCAINS. Les dessous d'une libération: Le sort de...
Carlos Ruiz Miguel
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8 de Nov, 2003
2:48 am
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