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Politique/ Media francophones/ Sélection de presse 8-XI-2003 (II)   Lista de mensajes  
Responder | Reenviar Mensaje #2146 de 6631 |
S O M M A I R E (suite)


1. RASD-LYBIE-ALGÉRIE-MAROC (SUITE)
- LIBERTÉ: Le Polisario va libérer 300 prisonniers marocains
- EL MOUDJAHID: Le Président Sahraoui informe le Président Libyen de la
libération de
300 prisonniers de guerre marocains
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Après une demande des Nations unies et les bons
offices de la Libye
Le Polisario libère 300 prisonniers de guerre marocains
- MAP: La Minurso espère un élargissement rapide de tous les prisonniers
de guerre marocains détenus à Tindouf
- EL MOUDJAHID: Abdelaziz à El Moudjahid :
«Le Maroc n’a pas réussi à convaincre les investisseurs à venir au
Sahara»
- LA TRIBUNE: Pour des raisons humanitaires 300 prisonniers marocains
libérés par le Polisario. Il reste encore 600 prisonniers marocains
détenus par le Polisario, 150 prisonniers de guerre sahraouis détenus
par le Maroc en plus des 500 civils sahraouis prisonniers ou enlevés qui
croupissent dans les geôles marocaines
- EL WATAN: RASD / Libération de 300 prisonniers marocains

2. MAROC-SAHARA
- LE MATIN (maroc): Sahara les grandes manœuvres
- MAP/LE MATIN (maroc): Discours de S.M. le Roi à l'occasion du 28e
anniversaire de la Marche Verte : le Maroc disposé à promouvoir toute
solution politique et définitive au Sahara (texte intégral)

3. LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE
- - MINISTÈRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES: Libération prochaine de
prisonniers de guerre marocains.
Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay (Paris, le 07 novembre 2003)
- MAP: La France appelle à la libération "immédiate" de tous les détenus
marocains

4. ESPAGNE-MAROC
- L'ÉCONOMISTE (7-XI-2003): Sol Melia enterre son projet d'Agadir

5. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- LE MATIN (maroc): Université Al Akhawayn : projet de création de la
première école euroméditerranéenne supérieure de management

6. SAHARA-MENSONGES DU MAKHZEN
- MAP: Un ancien détenu des camps de Tindouf relate les "atrocités"
subies par les "séquestrés" Marocains (télévision)

7. FRANCE-MAURITANIE
- MINISTÈRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES: Elections présidentielles
en Mauritanie. Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay (Paris, le 07
novembre 2003)

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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
===========================================================

1. RASD-LYBIE-ALGÉRIE-MAROC (SUITE)
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=16682
Le Polisario va libérer 300 prisonniers marocains
Par Rubrique Etranger

Le Front Polisario va libérer 300 prisonniers de guerre marocains pour
“des raisons humanitaires”, a annoncé, jeudi soir à Alger, Mohamed
Abdelaziz, secrétaire général de cette organisation, revendiquant
l'indépendance du Sahara occidental annexé par le Maroc.
Cette libération a été décidée à l'occasion du mois de jeûne sacré
musulman du ramadan, a indiqué M. Abdelaziz lors d'une conférence de
presse tenue en compagnie de Seïf El-Islam Kadhafi, le fils du leader de
la révolution libyenne. “Cette libération a été décidée à la demande du
colonel Kadhafi”, conformément aux recommandations de l'ONU, a précisé
M. Abdelaziz. La fondation Kadhafi a engagé cette opération depuis
quatre mois, a souligné le fils du dirigeant libyen qui anime cette
fondation.
La libération de ces prisonniers a commencé hier par l'intermédiaire du
Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui devrait rapatrier ces
prisonniers au Maroc par avion, ont aussi indiqué MM. Abdelaziz et
Kadhafi.

Le Polisario détiendra encore quelque 600 prisonniers marocains après
cette libération, selon M. Abdelaziz, qui a souligné que son
organisation avait déjà libéré plus de 1 300 prisonniers marocains,
depuis le début du conflit qui l'oppose au Maroc. M. Abdelaziz a aussi
observé que le Maroc détenait 150 prisonniers de guerre sahraouis et que
quelque 500 Sahraouis étaient portés disparus ou avaient été enlevés
depuis le début du conflit.
MM. Abdelaziz et Kadhafi avaient été reçus jeudi par le président
algérien Abdelaziz Bouteflika. Le roi Mohammed VI du Maroc avait reçu,
jeudi soir, un appel téléphonique du chef de la révolution libyenne, le
colonel Muammar Kadhafi qui lui a fait part d'une prochaine libération
de “plusieurs” prisonniers de guerre marocains encore détenus à Tindouf
(sud-ouest algérien) par le front Polisario, a rapporté l'agence
marocaine MAP. Deux cent quarante-trois prisonniers de guerre marocains
avaient été libérés en août dernier par le Polisario et remis au CICR.
Ces prisonniers, dont des officiers, avaient été capturés dans les
années 1975-1980. Ils avaient été libérés à la demande du chef du
gouvernement espagnol, José Maria Aznar, avait indiqué le Polisario.
Un cinquième plan de règlement, dit plan Baker, de ce conflit présenté
par l'ONU prévoit que le statut définitif du Sahara occidental, annexé
par le Maroc en 1975, sera décidé d'ici cinq ans par un référendum.
L'ONU peine à organiser un référendum au Sahara occidental, en raison de
divergences entre le Maroc et le Polisario sur la composition du corps
électoral appelé à y participer et sur l'objet même de la consultation,
Rabat estimant qu'elle ne devrait pas remettre en question
l'appartenance au Maroc de ce territoire. Initialement prévu en janvier
1992, le référendum a été reporté d'année en année.
Le Polisario, qui a proclamé en 1976 la République arabe sahraouie
démocratique (RASD), dispute au Maroc cette ancienne colonie espagnole
quasi désertique de 266 000 km2, comptant près de 300 000 habitants.

Un communiqué commun en ce sens a d’ailleurs été signé durant le même
soir par Mohamed Abdelaziz et Seïf El Islam El Gueddafi, président de la
fondation et fils du chef du régime libyen qui avaient tous les deux
dîné auparavant avec le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Parmi les
prisonniers libérés, figurent des officiers, des sous-officiers et de
simples soldats, a annoncé M. Abdelaziz qui a profité de l’occasion pour
lancer un appel pressant au Maroc afin qu’il libère, à son tour, les 150
combattants sahraouis qui sont chez lui ainsi que 500 civils sahraouis
enlevés par les services marocains. Rappelons que le Conseil de sécurité
de l’ONU exige des deux parties la libération des prisonniers. Seul le
Front Polisario a répondu jusqu’à ce jour à une telle demande. C’est la
cinquième fois que les Sahraouis procèdent à une telle opération, et
c’est la première fois qu’ils libèrent un nombre si élevé de
prisonniers. Ils détiennent encore un peu plus de 600 militaires, sur
environ 2000 qu’ils avaient depuis 1975, date du déclenchement de la
lutte contre l’occupation marocaine. Beaucoup d’observateurs se sont
interrogés sur la signification de ce geste, plus exactement sur le fait
que les prisonniers soient remis aux Libyens alors que ces derniers ont
porté de grands préjudices à la cause sahraouie. En effet, depuis 1985,
Tripoli n’a même pas fourni une aide alimentaire aux réfugiés sahraouis,
à la suite d’un sommet Hassan II El Gueddafi à Oujda. Les Libyens ont
même exercé des pressions sur certains pays africains pour les inciter à
retirer leur reconnaissance de la RASD. Cependant, Maâmar El Gueddafi,
capricieux et imprévisible, a créé, il y a quelques années une fondation
portant son nom dans l’espoir de redorer son blason. Il s’est mis alors
à faire dans l’humanitaire sans toutefois mettre fin à la pression qu’il
exerce sur le peuple libyen. Cette fondation doit à tout prix soigner
son image de marque. C’est ainsi que depuis six mois, il a fait le
forcing auprès des Sahraouis afin qu’ils lui remettent des prisonniers
marocains. Le Front Polisario a fini par céder. Mais son geste
contribuera-t-il à donner une autre image du maître de Tripoli à travers
le monde ? Il faut en douter.

Par T. B.

-------
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/11/07/8255777
Le Président Sahraoui informe le Président Libyen de la libération de
300 prisonniers de guerre marocains

La direction du Front Populaire de Libération de la Saguia El-Hamra et
Rio d’El-Oro (Polisario) et le gouvernement de la République arabe
sahraoui démocratique (RASD) ont informé jeudi la République libyenne de
la décision de libérer 300 prisonniers de guerre marocains.
L’Agence de presse sahraouie (SPS) a indiqué que le Président du
Polisario, M. Mohamed Abdelaziz, a adressé un message au Guide de la
Révolution libyenne, M. Maâmar El-Gueddafi, dans lequel il souligne la
«bonne foi exprimée par cette initiative humanitaire».
La libération des prisonniers «consacre la ferme volonté du peuple
sahraoui à asseoir une coopération constructive sur la voie menant au
droit légitime à l’autodétermination et à œuvrer pour la stabilité et
l’instauration de la paix dans notre région», a indiqué le message.
Cette décision est intervenue à la demande du dirigeant libyen qui est
«empreinte de sentiments de sincérité et de perpétuel attachement à la
fraternité et à la paix entre les frères, et suite à l’adoption du
Conseil de sécurité de l’ONU de sa dernière résolution sur le Sahara
occidental», ajoute la même source.
Le message souligne, en outre, la disponibilité du Polisario à la «mise
en œuvre immédiate de cette résolution, en coordination avec la partie
libyenne et sahraouie et les institutions concernées par cette
question».

---------
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=2280
Après une demande des Nations unies et les bons offices de la Libye
Le Polisario libère 300 prisonniers de guerre marocains
par Y.B
Après quatre mois de préparations et de négociations, le Front Polisario
a libéré hier 300 prisonniers de guerre marocains détenus de 1975 à
1991.L’annonce de cette initiative a été faite jeudi à Alger
conjointement lors d’une conférence de presse organisée par le président
de la RASD, M.Mohamed Abdelaziz, et le président de la fondation
Gueddafi, M.Seif El-Islam El-Gueddafi.

Intervenant juste après la lecture du communiqué commun entre la
fondation et le Polisario (et non la RASD), M.Mohamed Abdelaziz a
indiqué que la décision de libération des 300 prisonniers, un vendredi
de ramadan, est un geste humanitaire strict du Polisario.

Répondant à une question d’un journaliste qui voulait savoir si la
fondation allait travailler dans le sens de la libération de prisonniers
sahraouis détenus par le Maroc, Seif El-Islam El-Gueddafi a précisé que
sa fondation a œuvré pour cette libération auprès du Polisario à la
demande de la présidente de la commission des droits de l’homme des
Nations unies faite depuis 4 mois.

Pour le fils du leader libyen, il est évident d’œuvrer dans ce sens,
sans pour autant donner d’autres précisions. Les deux parties ont au
passage salué l’encouragement du président Bouteflika et le soutien de
l’Algérie pour faciliter toutes les démarches de nature à servir les
intérêts de la région et de ses peuples, pouvait-on lire dans le
communiqué commun.

Les deux conférenciers ont par ailleurs précisé que le leader de la
Jamahiria Mouammar El-Gueddafi avait joint quelques minutes auparavant
le souverain marocain pour l’informer de l’issue des bons offices de la
fondation qui porte son nom.

Selon la même source, le roi du Maroc a accepté le retour des 300
prisonniers en donnant instructions pour les autorisations
d’atterrissage des avions devant les rapatrier de leur lieu de détention
vers le Maroc. Selon M.Mohamed Abdelaziz, le Front Polisario attend un
geste similaire du gouvernement marocain qui détient toujours 150
prisonniers de guerre et plus de 500 civils sahraouis entre détenus et
ceux portés disparus.

Le président de la RASD a également indiqué que le Front Polisario
détient encore quelque 600 prisonniers de guerre marocains. Pour le
président de la fondation Gueddafi, la solution du conflit entre le
Sahara occidental et le Maroc réside dans la construction de l’Union
africaine, une instance qui bannit les frontières en Afrique, à
l’origine de 75 % des conflits.

------
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/minurso.htm

La Minurso espère un élargissement rapide de tous les prisonniers de
guerre marocains détenus à Tindouf

New York (Nations Unies), 07/11/03 - La MINURSO a émis, vendredi,
l'espoir de voir l'ensemble des prisonniers de guerre marocains encore
détenus à Tindouf en territoire algérien, libérés rapidement.

Tout en se félicitant de l'annonce, jeudi, de la libération de
séquestrés marocains, la Mission des Nations Unies au Sahara espère la
libération rapide de tous les prisonniers de guerre marocains restants,
conformément au droit international humanitaire, indique un communiqué
de la Mission publié au siège de l'ONU à New York.

SM le Roi Mohammed VI avait reçu, jeudi soir, un appel téléphonique du
guide de la révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi, au cours
duquel le dirigeant libyen avait informé le Souverain, qu'à la suite de
l'intervention de l'Etat libyen auprès de la République algérienne, il
sera procédé à la libération de plusieurs Marocains séquestrés en
Algérie.

--------
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/11/07/8724617

Mohamed Abdelaziz à El Moudjahid :
«Le Maroc n’a pas réussi à convaincre les investisseurs à venir au
Sahara»
Par : Amel Z. Le : Vendredi 07 novembre 2003

- E. M. : Monsieur le président, ce geste que vous avez dit,
«humanitaire», honore les Sahraouis, mais comment l’avez-vous concrétisé
?
- Le Président Abdelaziz : C’est en fait toute une série d’actions qui
nous ont amené à ce résultat. Il y a d’abord les résolutions du conseil
de sécurité appelant à libérer les prisonniers de guerre, et c’est à la
suite de la requête du président libyen, Maâmar el-Gueddafi, que nous
avons décidé de libérer ces 300 prisonniers de guerre marocains, en ce
mois sacré de ramadhan.
Dans ce contexte, nous remercions et nous félicitons en même temps le
Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour les efforts
qu’il a déployés, de son côté, pour la réussite de cette opération.

- Mais pourquoi n’avez-vous pas demandé de contrepartie de la partie
marocaine ?
- Vous savez, les résolutions du Conseil de sécurité appellent toujours
à arrêter le drame des prisonniers. qu’ils soient sahraouis détenus par
le Maroc ou marocains détenus chez nous. Nous avons initié de nombreuses
actions en ce sens. la question des prisonniers marocains et sahraouis
est contenue dans le cadre du plan de règlement initial, qui prévoit que
la libération des prisonniers et détenus de guerre intervient
directement avec l’avènement de la période transitoire. Malheureusement,
le Maroc l’a refusé. Idem pour le plan de paix de M. James Baker de
janvier dernier, et qui a connu le même refus. Aussi, le Maroc est le
seul responsable du drame vécu par le peuple sahraoui et par ses
prisonniers. en ce qui nous concerne, je dirais que malgré tout cela, la
République sahraouie demeure attachée aux valeurs humanitaires et c’est
ce qui a motivé notre action.

- Pourquoi toutes ces entraves à l’autodétermination du peuple sahraoui,
à votre avis ?
- Parce que le Sahara occidental est riche et c’est à cause de cela
d’ailleurs que le Maroc a envahi le pays. Nous sommes riches et eux
veulent exploiter cette richesse.

- Ont-ils réussi à le faire jusqu’à présent ?
- Je crois que le Maroc voulait essayer par tous les moyens d’impliquer
les capitaux étrangers dans le Sahara occidental et, jusqu’à présent, il
n’a pas réussi à le faire, malgré les accords signés avec TotalFinaElf
et certains autres. Le Maroc n’a pas réussi à convaincre les
investisseurs à venir au Sahara occidental avant la solution du
problème.

Propos recueillis par Amel Z.

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http://www.latribune-online.com/0811/divers.htm

Pour des raisons humanitaires

300 prisonniers marocains libérés par le Polisario

Il reste encore 600 prisonniers marocains détenus par le Polisario, 150
prisonniers de guerre sahraouis détenus par le Maroc en plus des 500
civils sahraouis prisonniers ou enlevés qui croupissent dans les geôles
marocaines

Samedi 8 novembre 2003

Par Abdelkrim Ghezali

Avant d’animer d’une conférence de presse conjointe, le président de la
RASD, Mohamed Abdelaziz, et le fils de Kadhafi, Seif El Islam en sa
qualité de président de la Fondation Kadhafi, ont signé un communiqué
commun faisant suite à l’accord entre les deux parties relatif à la
libération de 300 détenus marocains qui devaient être rapatriés hier.
Lors du point de presse, le président sahraoui a précisé que cette
initiative était purement humanitaire, d’une part pour répondre
favorablement aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment son
volet sur l’échange des prisonniers de guerre, et d’autre part pour
satisfaire la demande de Maamar El Kadhafi qui a souhaité voir la RASD
faire un geste en faveur des prisonniers marocains. On a appris lors du
même point de presse tenu dans la soirée de jeudi dernier à l’hôtel
Sheraton que cette initiative remontait à juillet dernier lorsque le
président de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU avait saisi la
Fondation Kadhafi pour intervenir auprès des Sahraouis pour la
libération des prisonniers de guerre marocains. Depuis, d’intenses
contacts ont eu lieu entre la Fondation libyenne et les autorités
sahraouies. Mohamed Abdelaziz a révélé qu’avec cette libération, il
s’agit du plus grand nombre de prisonniers libérés en une seule fois.
Selon le président sahraoui, il reste encore 600 prisonniers marocains
détenus par le Polisario, 150 prisonniers de guerre sahraouis détenus
par le Maroc en plus des 500 civils sahraouis prisonniers ou enlevés qui
croupissent dans les geôles marocaines. Avec les 300 d’hier, la RASD a
libéré en totalité plus de 1 300 prisonniers marocains depuis la trêve
entre les deux parties. Cependant, le Maroc n’a libéré que 60 Sahraouis
en 1997 à la demande des Américains, des Allemands et des Argentins.

A. G.

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http://www.elwatan.com/journal/html/2003/11/08/sup_html.htm
RASD / Libération de 300 prisonniers marocains

Le Front Polisario a programmé de libérer aujourd’hui 300 prisonniers de
guerre marocains. La nouvelle a été annoncée jeudi soir à l’hôtel
Sheraton au cours d’une conférence de presse donnée par le président de
la RASD, Mohamed Abdelaziz. Les 300 prisonniers seront remis à la
Fondation El Gueddafi.

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2. MAROC-SAHARA
http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=27819
Point de vue : Sahara les grandes manœuvres

07.11.2003 | 21h27

La question du Sahara marocain, simple en apparence, a été dénaturée par
les convoitises de l’Algérie qui l’ont travestie avec des tissus de
mensonges et de contre-vérités qui, heureusement, ont fini par faire
découvrir le vrai visage d’une Algérie à l’appétit débordant. On se
rappelle que la dernière discussion de ce dossier au Conseil de sécurité
a été marquée par la surprenante proposition américaine qui a pris tout
le monde de court, notamment le Maroc.
Depuis, l’alerte a été sonnée, et la diplomatie marocaine s’est
mobilisée pour remettre les pendules à l’heure. C’est ainsi que Sa
Majesté le Roi Mohammed VI a rencontré les Présidents Georges W. Bush,
Jacques Chirac et Poutine entre autres pour réaffirmer la position
marocaine qui reste constante et irrévocable.

En même temps, la société civile a pris le relais et on a assisté à
l’envoi de plusieurs délégations de notables sahraouis dans plusieurs
pays pour réaffirmer et expliquer la position de notre pays sur cette
affaire.
Comme on peut le constater, les grandes manœuvres ont commencé et, à
défaut d’une percée positive, on peut craindre un retour en arrière
dépassé et contre- productif que certains se croient obligés de rappeler
sans illusion, certes, sur ses chances d’aboutir. A ce propos, il faut
une coordination de cette campagne avec la diplomatie officielle pour ne
pas tomber dans les erreurs du passé qui ont beaucoup coûté à notre pays
et nui aux efforts consentis par tout un peuple pour défendre ses
acquis.

C’était une époque, il faut le dire, caractérisée par une lutte voire
une sourde rivalité entre les départements où chacun avait ses
«Sahraouis» avec les résultats que l’on sait et les frustrations qui en
découlent. Les militants sahraouis en savent quelque chose. L’attitude
américaine dans cette affaire, il faut la mettre sur le compte d’une
conjoncture politique internationale difficile pour ce pays dont la
politique étrangère a toujours souffert d’un manque de feelings et de
touche intellectuelle qui fait souvent la différence. Mais pour être
honnête, il faut quand même rendre grâce à l’Amérique de nous avoir
reveillé pour constater l’ampleur des dégâts.

C’est ainsi que notre pays a sonné l’alerte à tous les niveaux officieux
et officiels, et c’est tant mieux, pourvu que ça dure. Les délégations
qui sillonnnent la planète ont une mission sacrée à remplir, elle doit
être claire et précise : le Maroc œuvre pour la paix en étroite
collaboration avec les Nations unies, sa souveraineté sur ses provinces
du sud est un acquis non négociable, mais l’Algérie et le polisario
sapent toutes les initiatives positives et imposent à notre pays une
guerre larvée depuis 1975. Et malgré les échecs que colelctionne ce pays
dans cette affaire, il s’entête à subventionner le terrorisme malgré la
mobilisation de la communauté internationale pour lutter contre ce fléau
qui menace la stabilité du monde.

Il faut remarquer que devant le rouleau compresseur marocain et la
communauté internationale qui commence à découvrir les manœuvres
algériennes, ce pays tente de changer son fusil d’épaule. C’est une
attitude dictée par la conjoncture politique extérieure de ce pays et
surtout par l’agenda du président Bouteflika qui brigue un second mandat
des plus hypothétiques. C’est une course contre la montre pour gagner du
temps. Il faut se rappeler que lorsque le Président algérien est revenu
aux Affaires dans son pays, son premier geste a été le rappel du staff
qui encadrait le polisario. C’est ainsi qu’il a nommé Abdelkader Mssahal
au poste de minsitre chargé des Affaires africaines. Ce monsieur, il
faut le rappeler, était le gourou du polisario et coiffait toutes les
déléations polisiariennes dans toutes les conférences internationales
(OUA, Non Alignés, ONU …). C’est donc une illusion que de croire que la
position hostile de ce pays à l’égard du Maroc connaîtra une quelconque
évolution, sinon agressive.

Actuellement l’Algérie et son polisario traversent une situation des
plus délicates. En témoigne le revirement de certains de leurs alliés
inconditionnels qui ont fini par comprendre qu’ils ont été menés en
bateau par l’Algérie pendant plus d’un quart de siècle . Mais le même
plat finit par devenir indigeste, et voilà que «France liberté» jadis
très proche des thèses des séparatistes crie au mensonge et à la
manupulation dont la communauté internationale fut victime : le
polisario torture les prisonniers de guerre marocains, leur impose le
travail forcé dans les camps de Tindouf, détourne l’aide humanitaire,
refuse l’application de la Convention de Genève.

A Tindouf, on constate que le vent a tourné et on réunit en toute hâte
un semblant de congrès quelque part dans le désert algérien pour
dénicher des boucs émissaires et les livrer en pature pour limiter les
dégâts après le rapport accablant publié par «France libertés» et les
autres organisations espagnole, américaine, italienne sans parler des
organisations marocaines qui ont dénoncé les crimes contre l’humanité
perpétrés dans les camps de Tindouf par le polisario et la sécurité
militaire algérienne. De toute façon rien ne sera plus comme avant et,
pour commencer, l’Algérie doit trouver des réponses adéquates. Ce ne
sera pas facile et les familles sahraouies retenues dans les camps du
polisario attendent, certaines depuis plus de vingt ans, le retour de
leurs enfants «loués» à Cuba pour travailler dans les champs de canne à
sucre (Zaffra), les plantations de tabac, voire pour faire les
domestiques des dignitaires du régime cubain.

Cette situation dénoncée par des familles sahraouies rentrées dans leur
pays, le Maroc, confirme, s’il en est besoin, la face cachée d’une
Algérie socialiste qui n’hésite pas à pratiquer l’esclavage dans ses
formes les plus abominables.
On peut toutefois regretter le silence complice du HCR qui, malgré les
multiples mémorandums et rapports déposés auprès de cette organisation
depuis 1979 par l’AOSA Rio, et les témoignages des centaines de cadres
revenus dans leur pays, le Maroc, le HCR se cantonne dans un silence
méprisant et qui ne fait pas honneur à cette organisation pourtant
dépendant de l’ONU qui faut-il le rappeler, a dénoncé les atteintes aux
droits de l’Homme attribuées au polisario.

A propos de ce silence du HCR on peut se demander si les activistes
d’une époque révolue, comme un certain Jexa Ziegler, ne continuent pas
de manipuler ce commissariat aux réfugiés censé apporter secours et
assistance à ces milliers de personnes. A cet égard il ne serait pas
inutile de rappeler le travail accompli par le FLU et l’AOSA Roio, ces
organisations marocaines qui ont toujours relevé le défi et prouvé que
le combat pour la patrie et la dignité méritait bien les sacrifices que
les militants de ces mouvements de la première heure ont accompli malgré
un environnement hostile et des moyens limités.
Mais maintenant que les contours de cette affaire sont désormais définis
et clarifiés par la majorité des membres du Conseil de sécurité, à
savoir que la solution politqiue pronée par tous doit impérativement
respecter la souveraineté de notre pays sur ses provinces du sud, cette
solution réaliste et durable n’est pas une chimère, et un dialogue entre
le Maroc et une opposition qui se voulait radicale mais qui a mûri avec
le temps serait une nitiative courageuse pour couronner les discussions
de Marrakech et de Skhirat.

Cela va dans le sens de l’Histoire et de l’émancipation démocratique que
notre pays s’est fixé d’accomplir. Ce n’est pas nouveau et la politique
de la main tendue a toujours été une constante de la politique de notre
pays dans son approche de ce problème. Certes, parfois la manière
laissait à désirer, mais la volonté d’aboutir à une solution a toujours
existé. Les récentes déclarations du Président Jacques Chirac à propos
justement de ce dossier du Sahara marocain, ne laissent aucun doute sur
le climat qui règne au Conseil de sécurité. En effet, la volonté des
membres de ce conseil va dans le sens de la recherche d’une solution
politique négociée qui sera «réaliste et durable» ; cela ne se fera que
dans le cadre de la «souveraineté marocaine».
Et le Président Chirac de clarifier que la position algérienne demeure
inchangée et, par conséquent, à contre-courant du consensus qui se
confirme de plus en plus au sein du Conseil de sécurité .

Il est vrai que l’Algérie n’est pas à une contradiction près dans son
approche de ce dossier. Ce qui fait que ce pays se retrouve seul
chavirant entre ses plans cachés et ses échecs à répétition sur la scène
internationale où ses alliés de jadis n’arrivent plus à suivre les
élucubrations d’un pays dont les positions affichées dans cette affaire
cachent mal son engouement pour un leadership régional qu’il ne peut
pas, à l’évidence, assumer pour les raisons que tout le monde ne connait
que trop.
Et last but not least, ce pays entre dans une zone de turbulence, et le
récent livre du général Nezzar «Bouteflika, l’homme et son bilan» sorti
récemment est édifiant du climat qui règne en Algérie ; et une fuite en
avant de ce pays dans l’affaire du Sahara est plus que probable. Alors
que du côté du polisario le récent congrès tenu dans le désert algérien
et malgré la diatribe du sieur Abdelaziz, le naufrage n’est qu’une
question de temps.

Mais ce temps justement manque cruellement aussi bien au maître qu’à
l’élève, surtout après la publication des rapports très négatifs publiés
par les organisations humainitaires très proches du polisario jadis et
qui commencent à prendre leurs distances vis-à-vis d’un mouvement pour
un flagrant délit de mensonges, de crimes contre l’humanité, de
détournements d’aide humanitaire destinée aux séquestrés des camps de
Tindouf.
A ne pas en douter, aussi bien l’Algérie que le polisario traversent un
sale temps et ce malgré l’effort d’une presse algérienne aux ordres de
tenter de limiter les dégâts.

Avant de terminer, il est important de souligner que la campagne
d’explication entreprise par notre pays est le moyen par excellence
qu’il faut encourager pour contrer les allégations mensongères de
l’Algérie et du polisario sur la scène internationale, et la présence
dans ces délégations d’anciens cadres du polisario et de militants
unionistes est un apport positif pour l’éclatement de la vérité
intrinsèque sans fard et sans une propagande qui a fait son temps et qui
a fini par lasser même les plus fidèles qui ne croient plus que le
soleil se lève à l’Est, alors que Abdelaziz, quelque part dans le désert
algérien, continue de manœuvrer avec l’aide de la sécurité militaire
algérienne pour colmater les brèches mais surtout se maintenir sur les
dunes de ce désert où il a fini par se perdre faute de repères fiables.

Par Rachid Aomar (co-fondateur du FLL)

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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/texte-disc-royal.htm
http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=27790

Discours de S.M. le Roi à l'occasion du 28e anniversaire de la Marche
Verte : le Maroc disposé à promouvoir toute solution politique et
définitive au Sahara

06.11.2003 | 23h08

S.M. le Roi Mohammed VI a réitéré, hier, la disposition du Maroc à
«contribuer pleinement à toute solution politique consensuelle, réaliste
et définitive» de la question du Sahara qui tienne compte de la
souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité
territoriale. «Le Maroc, fort de son unanimité nationale et de son bon
droit, restera disposé à contribuer pleinement à toute solution
politique consensuelle, réaliste et définitive, pour autant qu'elle
prenne en compte son droit légitime de préserver la souveraineté du
Royaume, son unité nationale et son intégrité territoriale, dans le
respect et en application des principes démocratiques», a réaffirmé le
Souverain dans un discours adressé à la nation à l'occasion du 28e
anniversaire de la Marche Verte.

S.M. le Roi a souligné que «toute démarche contraire à cet impératif ne
fait que renforcer l'unanimité nationale, mais elle risque par ailleurs,
de plonger toute la région dans l'instabilité, au lieu de promouvoir la
coopération pour éradiquer le terrorisme et l'extrémisme, qui menacent
l'espace méditerranéen tout entier».

Le Souverain a souligné à nouveau que le Maroc qui est resté toujours
attaché au principe de règlement pacifique des différends a
«invariablement fait preuve d'une collaboration constante avec les
Nations unies, souscrivant pleinement aux résolutions du Conseil de
sécurité, en particulier celles adoptées depuis l'année 2001, qui
insistent toutes sur la recherche d'une solution politique, dite de
troisième voie, après que la communauté internationale ait relevé
l'inapplicabilité du Plan de règlement de 1991».

S.M. le Roi a réitéré la détermination du Maroc à «persévérer dans la
voie pacifique, notamment dans le cadre du processus onusien en cours,
processus pour le succès duquel nous ne ménagerons aucun effort et
auquel nous contribuerons avec sincérité et esprit de pleine
coopération».

Le Souverain a néanmoins précisé que «cette volonté de paix et notre
recherche d'une solution négociée ne doivent, en aucune manière, être
perçues comme une quelconque faiblesse de notre part car, plus que
jamais, Nous demeurons déterminé à défendre légitimement notre
souveraineté nationale, notre intégrité territoriale, la dignité des
citoyens marocains et notre identité, qui est caractérisée par son
unicité et par la richesse qu'elle doit à ses affluents pluriels, et
dont Nous sommes le Garant, en Notre qualité d'Amir Al Mouminine, et de
Représentant Suprême de la Nation». S.M. le Roi s'est dit «fier du refus
unanime» que le peuple marocain a opposé à «l'interprétation
inappropriée» de la résolution 1495 adoptée par le Conseil de sécurité
des Nations unies le 31 juillet dernier, soulignant que ce refus «prouve
une nouvelle fois au monde, si besoin est, que la Nation marocaine,
d'Oujda à Smara, et de Tanger à Lagouira, est unie et qu'elle n'admet
aucune atteinte à sa souveraineté nationale ou à son intégrité
territoriale».

Le Souverain a également fait part de Sa «grande fierté» de la «forte
participation» des populations des provinces sahariennes aux différentes
opérations électorales, «avec des taux de participation dépassant ceux
enregistrés dans les autres régions, confirmant ainsi leur indéfectible
attachement à leur marocanité». «Chaque bulletin de vote ainsi déposé
dans les urnes, en toute liberté et en toute spontanéité, a valeur de
vote confirmatif de leur marocanité et de renouvellement de la Beia
perpétuelle qui les lie au Glorieux Trône Alaouite, dans un climat de
sécurité, de sérénité, de stabilité et d'exercice effectif de la
démocratie», a affirmé S.M. le Roi.


Le Texte intégral Du DISCOURS ROYAL

A l'occasion du 28e anniversaire de la glorieuse Marche Verte, S.M. le
Roi Mohammed VI a adressé, hier soir, un discours à la nation dont voici
le texte intégral :
"Louange à Dieu,
Que la Prière et la Bénédiction soient sur Le Prophète, Sa Famille et
Ses Compagnons
Cher peuple,
Nous célébrons cette année l'anniversaire de la glorieuse Marche Verte
sous le triple signe de la dévotion, de la fidélité et de la grâce
rendue à Dieu.
Notre dévotion au Très-Haut est, en effet, sublimée en ces jours-ci par
les faveurs que Dieu dispense aux Musulmans en ce mois sacré du Ramadan,
mois de révélation du Saint Coran. C'est une période particulièrement
favorable aux âmes pour se hisser aux cimes des grandes vertus qui
doivent prévaloir entre les croyants et que symbolisent le sacrifice, la
solidarité, la tolérance et la bienfaisance.

Nous célébrons également cet anniversaire sous le signe de la fidélité à
la mémoire de notre vénéré grand-père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, le
Libérateur de la nation, dont nous venons de commémorer la
quarante-deuxième année de sa disparition, fidélité, également, à la
mémoire du concepteur de la Marche Verte, dont nous célébrons
aujourd'hui le 28e anniversaire, à savoir notre auguste père, Sa Majesté
le Roi Hassan II. Puisse Le Très-Haut les recevoir en Sa Sainte
Miséricorde et sanctifier leur âme. A l'un et à l'autre, la patrie
restera à jamais reconnaissante et n'aura de cesse de leur rendre, avec
déférence, l'hommage qui leur sied. Pour notre part, nous faisons le
serment devant Le Très-Haut de rester fidèle à la voie qu'ils nous ont
tracée.

Notre commémoration de la glorieuse Marche Verte se fait aussi sous le
signe de la grâce rendue à Dieu pour les bienfaits qu'Il ne cesse de
nous prodiguer. Nous communions ce soir dans l'unité nationale, la
solidarité sociale et la fierté du modèle marocain, profondément ancré
dans notre sublime religion et fermement attaché à la concrétisation de
ses grands idéaux de justice, d'égalité, de dignité humaine et
d'ouverture sur notre temps.

La glorieuse Marche Verte restera à jamais pour nous un repère
incontournable dans notre Histoire contemporaine, au même titre que la
Révolution du Roi et du peuple pour le recouvrement de notre
indépendance nationale. C'est également l'occasion d'évaluer, comme
chaque année, le chemin parcouru et de renforcer notre mobilisation afin
de relever les défis.

Cher peuple, nous voudrions aujourd'hui t'entretenir de l'évolution que
connaît la question de nos provinces sahariennes, qui exige de notre
part davantage de vigilance et de clairvoyance, notamment par l'adoption
d'une stratégie qui consacre nos choix démocratiques. En effet, notre
force provient de notre choix libre et éclairé de la démocratie. Ce
choix, autant que les fruits d'une diplomatie offensive, où se
conjuguent les efforts des différentes institutions, qu'elles soient
parlementaires, partisanes, syndicales, ou associatives, sont à même de
nous aider à faire valoir la justesse de notre cause.

Nous te disons sans ambages que nous comprenons parfaitement ton
inquiétude, somme toute naturelle, suite à l'interprétation inappropriée
de la Résolution 1495, adoptée par le Conseil de sécurité le 31 juillet
dernier. Nous sommes fier du refus unanime que tu as opposé à cette
interprétation, refus qui prouve une nouvelle fois au monde, si besoin
est, que la nation marocaine, d'Oujda à Smara, et de Tanger à Lagouira,
est unie et qu'elle n'admet aucune atteinte à sa souveraineté nationale
ou à son intégrité territoriale.

Le Maroc, Etat démocratique, est toujours resté attaché au principe de
règlement pacifique des différends. En outre, il a invariablement fait
preuve d'une collaboration constante avec les Nations unies, souscrivant
pleinement aux résolutions du Conseil de sécurité, en particulier celles
adoptées depuis l'année 2001, qui insistent toutes sur la recherche
d'une solution politique, dite de troisième voie, après que la
communauté internationale ait relevé l'inapplicabilité du Plan de
règlement de 1991.

Compte tenu du fait que la légalité internationale exige, dans son
esprit autant que dans sa lettre, que toute solution politique soit
négociée au préalable, et ses modalités d'application mutuellement
acceptées, le Maroc a de tout temps demandé que soit scrupuleusement
respecté ce principe de base, et récuse, aujourd'hui comme hier, tout
autre interprétation qui sortirait de ce cadre.

Nous réitérons, encore aujourd'hui, que nous sommes déterminé, dans
l'esprit de la Marche Verte, à persévérer dans la voie pacifique,
notamment dans le cadre du processus onusien en cours, processus pour le
succès duquel nous ne ménagerons aucun effort et auquel nous
contribuerons avec sincérité et esprit de pleine coopération. Cette
volonté de paix et Notre recherche d'une solution négociée ne doivent,
en aucune manière, être perçues comme une quelconque faiblesse de notre
part car, plus que jamais, Nous demeurons déterminé à défendre
légitimement notre souveraineté nationale, notre intégrité territoriale,
la dignité des citoyens marocains et notre identité, qui est
caractérisée par son unicité et par la richesse qu'elle doit à ses
affluents pluriels, et dont nous sommes le garant, en Notre qualité
d'Amir Al Mouminine, et de représentant suprême de la nation.

Acteur international loyal et responsable, et conscient, de surcroît, de
ses responsabilités et de son rôle agissant au sein des institutions
internationales et régionales, le Maroc n'hésite pas à participer
activement aux opérations de maintien de la paix, en Afrique et
ailleurs, et à contribuer pleinement à la recherche d'une solution juste
et globale au conflit du Moyen-Orient, apportant ainsi la preuve de son
attachement aux vertus de la paix, du dialogue et de la démocratie. Ceci
lui vaut, d'ailleurs, d'être reconnu et apprécié comme partenaire
crédible et fidèle à ses engagements.

Nous avons l'intime conviction, cher peuple, que tu partages notre
vision, compte tenu de la parfaite symbiose qui caractérise nos
relations, que tu as pleine confiance dans ton présent et que tu es
rassuré quant à ton avenir. Tu peux être fier, cher peuple, de tes
capacités, qui sont à même de te garantir le succès dans tout ce que tu
entreprends et dans les projets d'envergure que tu te proposes de
réaliser.

En effet, en l'espace de quatre années de labeur, le paysage marocain a
été foncièrement transformé à tous les niveaux. Nous sommes déterminé,
dans le cadre de notre action visant à asseoir la pratique démocratique
sur des bases saines et solides, à doter les diverses régions du Royaume
d'une plus grande cohésion, afin d'affirmer plus nettement leur
personnalité distinctive, dans le cadre d'un Maroc uni et riche de
l'apport de ses diverses composantes régionales. Nous sommes également
soucieux de faire de la régionalisation, de la décentralisation, de la
déconcentration et de la démocratie participative et de proximité, un
projet stratégique qui s'affirme et se concrétise de jour en jour sur le
terrain, notamment dans nos provinces du Sud.

Nous avons relevé avec grande fierté, lors des différentes opérations
électorales, la forte participation de nos fidèles sujets des provinces
sahariennes, avec des taux de participation dépassant ceux enregistrés
dans les autres régions, confirmant ainsi leur indéfectible attachement
à leur marocanité. Chaque bulletin de vote ainsi déposé dans les urnes,
en toute liberté et en toute spontanéité, a valeur de vote confirmatif
de leur marocanité et de renouvellement de la Beia perpétuelle qui les
lie au glorieux Trône Alaouite, dans un climat de sécurité, de sérénité,
de stabilité et d'exercice effectif de la démocratie.

Le conflit artificiel autour de la marocanité de notre Sahara ne
concerne nullement une question de décolonisation, dans la mesure où
cette décolonisation a déjà eu lieu, par le biais de négociations, de
consensus et d'accords entre les parties concernées, notamment le Maroc
et l'Espagne.

Il s'agit, en fait, d'un différend créé de toutes pièces et qui va à
contre-courant de l'unité maghrébine, dans un monde où seuls les blocs
et les regroupements régionaux, fondés sur les principes de démocratie
et d'intégration économique, ont voix au chapitre.

C'est conscient de cette réalité que le Maroc a toujours considéré
l'Union du Maghreb Arabe comme un choix stratégique incontournable.
Cette foi n'a d'égal que notre attachement inébranlable aux liens de
fraternité, au nom desquels nous appelons l'Algérie sœur à œuvrer, de
concert avec nous, pour résoudre les problèmes qui entravent encore la
concrétisation des ambitions de nos peuples pour la mise en place d'une
Union maghrébine forte, fondée sur la compréhension mutuelle, la
stabilité, la concorde, l'unité, le progrès et la paix.

Nous saluons les positions constructives d'un certain nombre d'acteurs
influents de la communauté internationale, qui comprennent la justesse
de la cause marocaine et sont soucieux de la stabilité du Maghreb arabe
et de la région méditerranéenne. Nous demeurons ouverts, par ailleurs, à
toute démarche de bons offices à cet égard. Le Maroc, fort de son
unanimité nationale et de son bon droit, restera disposé à contribuer
pleinement à toute solution politique consensuelle, réaliste et
définitive, pour autant qu'elle prenne en compte son droit légitime de
préserver la souveraineté du Royaume, son unité nationale et son
intégrité territoriale, dans le respect et en application des principes
démocratiques. Toute démarche contraire à cet impératif ne fait que
renforcer l'unanimité nationale, mais elle risque, par ailleurs, de
plonger toute la région dans l'instabilité, au lieu de promouvoir la
coopération pour éradiquer le terrorisme et l'extrémisme, qui menacent
l'espace méditerranéen tout entier.

La dynamique engagée sur l'ensemble du territoire national, dans le
cadre d'une société démocratique moderniste, pour assurer au citoyen un
avenir plus prospère, est encore plus évidente dans nos provinces du
Sud, où la mobilisation générale et l'esprit de sacrifice portent, de
jour en jour, leurs fruits et consacrent le principe de gestion des
affaires locales et régionales.

Le Maroc, qui célèbre aujourd'hui le 50e anniversaire de la Révolution
du Roi et du peuple pour le recouvrement de l'indépendance et de la
liberté, et ce dans une parfaite symbiose entre la nation et son Roi,
garant de sa souveraineté, de son unité nationale et de son intégrité
territoriale, n'acceptera aucune solution qui ne prenne pas en
considération ses droits légitimes. Nous sommes par ailleurs déterminé à
poursuivre notre action pour conduire le Maroc vers davantage de
progrès, d'unité et de démocratie.

"Le mal et le bien ne sauraient marcher de pair. Rends le bien pour le
mal, et tu verras ton ennemi se changer en protecteur et ami" (Sourate
41, verset 34). Véridique est la Parole de Dieu. Wassalamou alaikoum
warahmatoullah wabarakatouh".

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3. LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=38223
Libération prochaine de prisonniers de guerre marocains
Dernière mise à jour : 07/11/03

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 07 novembre 2003)

Je note avec satisfaction l'annonce faite par le Front Polisario,
concernant la libération prochaine de 300 prisonniers de guerre
marocains. Il s'agit d'une décision positive après les libérations qui
étaient intervenues au début du mois de septembre.
Nous notons cependant que plus de 600 prisonniers de guerre resteront
encore en captivité après cette libération et nous continuons à nous
mobiliser avec nos partenaires européens pour obtenir leur libération
totale et immédiate, et ce, conformément au droit international
humanitaire.

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http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/france_liberat_detenu%20sahara.htm
La France appelle à la libération "immédiate" de tous les détenus
marocains

Paris, 07/11/03 - La France s'est félicitée, vendredi, de la prochaine
libération de prisonniers de guerre marocains, détenus "à Tindouf dans
le Sud algérien", à la suite de l'intervention de l'Etat libyen auprès
de l'Algérie, tout en appelant à la libération "immédiate" de l'ensemble
des détenus marocains.

"Il s'agit d'une décision positive après les libérations intervenues
début septembre", a déclaré le porte-parole du ministère français des
Affaires étrangères, qui a précisé: "Nous continuerons à nous mobiliser
avec nos partenaires européens pour obtenir la libération totale et
immédiate" des détenus marocains, "conformément au droit international
humanitaire".

SM le Roi Mohammed VI avait reçu, jeudi soir, un appel téléphonique du
guide de la révolution libyenne, au cours duquel, le colonel Mouammar
Kadhafi avait informé SM le Roi, qu'à la suite de l'intervention de
l'Etat libyen auprès de la République algérienne, il sera procédé à la
libération de plusieurs Marocains séquestrés en Algérie.

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4. ESPAGNE-MAROC
http://www.leconomiste.com/article.html?a=51422

Sol Melia enterre son projet d'Agadir

· Le groupe motiverait sa décision par la crise consécutive aux
attentats du 11 septembre

· Les représentants locaux semblent avoir quitté leur bureau de
Marrakech

La rumeur qui avançait il y a près de deux ans l'abandon par Sol Melia
de son projet d'un immense complexe hôtelier de luxe à Agadir avait dit
vrai. La convention d'investissement signée en 1999 entre le
gouvernement marocain et l'opérateur espagnol a expiré, sans que
l'investissement envisagé n'ait été réalisé. La durée de l'accord était
de 36 mois. A son échéance, le promoteur espagnol avait demandé un délai
supplémentaire qui lui avait été refusé.
Sur le front de mer dans la station balnéaire, à proximité du Palais
Royal, le terrain octroyé, un des meilleurs de la place, est
désespérément vide. L'établissement de 500 suites dans un premier temps
et autant de chambres dans une seconde phase ainsi que les centaines
d'emplois programmés n'étaient qu'un mirage. L'investisseur avait prévu
la construction d'un Sol Melia Paradisus, le premier du genre de la
Méditerranée. Jusqu'à ce jour, ce must du portefeuille du groupe n'est
décliné qu'en Amérique latine et aux Caraïbes. Selon les informations
dont dispose L'Economiste, bien que le projet n'ait pas abouti, le
groupe ibérique réclame à ses associés marocains les frais d'étude
élaborée. Des dépenses que ces derniers refusent de prendre en charge,
car ils considèrent qu'elles ne sont pas justifiées.
Chef de file d'un groupe d'investisseurs marocains qui comprend Idou
Management, Akwa Group, CIH et BMCI, le numéro un espagnol de
l'hôtellerie projetait d'investir au total plus d'un milliard de dirhams
(100 millions d'euros).
Contactée par L'Economiste, au siège du groupe situé à Gremio Toneleros
à Palma de Mallorca, une représentante de l'entreprise confirme
l'annulation du projet à Agadir. Les raisons avancées pour expliquer
l'arrêt du programme sont par contre plutôt vagues. Monica Cerda,
chargée de la communication du groupe, indique que ce sont des
conditions économiques difficiles, conséquences des attentats du 11
septembre, qui ont poussé l'opérateur à renoncer à son investissement au
Maroc.
Sur les projets à venir du groupe dans le Royaume, elle ne dit rien. En
tout cas, la fermeture des bureaux implantés à Marrakech et la
résiliation de leur abonnement téléphonique tout récemment laissent
penser que rien n'est au programme pour le moment. Les dirigeants du
groupe à l'échelle du Maroc semblent avoir quitté la place.
Pour rappel, en plus de l'unité projetée à Agadir, le groupe Sol Melia
avait été mandaté par le CIH pour gérer les unités dont la banque avait
obtenu la mise en possession par voie judiciaire. Mais la multinationale
espagnole a été contrainte de quitter ces établissements (Tichka à
Marrakech, Médina Palace à Agadir et les unités de Dounia Hôtels à
Ouarzazate), suite à la mise en redressement judiciaire ou à des
arrangements de leurs propriétaires avec le CIH. Au niveau d'Agadir, il
ne gère plus le Médina Palace depuis 2000.
Cet investissement annulé de Sol Melia à Agadir n'est pas le seul. Parmi
les programmes touristiques présentés ces dernières années, ceux par
exemple du Club Med au Sahara ou encore le Trigano dans la région de
Marrakech ne sont restés jusqu'à présent que des projets sur le papier.


10e groupe hôtelier mondial

Sol Melia n'est pas n'importe qui dans l'industrie du tourisme. Le
groupe est leader dans son pays et dixième mondial dans l'hôtellerie. Il
dispose d'hôtels en Europe, dans les Caraïbes, en Afrique du Nord et au
Moyen-Orient. En 2002, le groupe avait prévu d'enrichir son portefeuille
de 510 unités, soit par des contrats de gestion pour compte, soit par
des acquisitions ou des investissements dans les murs au cours des trois
prochaines années. Aucun renseignement n'a été donné pour le moment sur
ce programme. Des rumeurs parlent toutefois de difficultés financières
du groupe en Amérique latine. Une information qui n'a pu être vérifiée.

De notre correspondante, Malika ALAMI

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5. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=27798

Université Al Akhawayn : projet de création de la première école
euroméditerranéenne supérieure de management

07.11.2003 | 14h40

Une étape déterminante a été franchie, mardi et mercredi à Barcelone
(nord-est de l'Espagne) pour la création à Ifrane, dans le cadre de
l'Université Al Akhawayn, de la première Ecole euroméditerranéenne
d'enseignement supérieur pour le management.

Répondant à l'invitation du gouvernement autonome de Catalogne et à
celle de l'Ecole supérieure d'administration et de la Direction des
Entreprises (ESADE), l'une des plus prestigieuses écoles de gestion et
d'économie en Espagne et en Europe, MM. André Azoulay, conseiller de
S.M. le Roi et administrateur d'Al Akhawayn, et M. Rachid Belmokhtar,
président de cette université, ont participé à une journée de travail, à
Barcelone.

Durant cette réunion, a été annoncée solennellement la création de la
future institution universitaire à Ifrane, qui sera la première du genre
dans la rive Sud de la Méditerranée.

«Il s'agira d'un véritable pôle d'excellence dans notre région qui aura
vocation à former et à recycler les décideurs de demain dans le domaine
de la gestion et la sphère de l'économie des entreprises», a déclaré M.
Azoulay devant un large parterre de responsables catalans, d'hommes
d'affaires et d'universitaires, réunis au siège de l'ESADE en présence
du consul général du Maroc à Barcelone, M. Bouchaïb EL Khalfi, et des
représentants de nombreuses associations marocaines.

Après avoir souligné «la fierté du Maroc d'avoir été coopté pour ce
projet par des partenaires aussi reconnus et crédibles que l'Ecole des
hautes études commerciales à Paris ou de l'ESADE à Barcelone», le
conseiller de S.M. le Roi a ajouté que «ce choix, qui ne devait rien au
hasard ou à la complaisance, était au contraire en totale cohérence avec
le projet de société que le Maroc construit et qui privilégie pour les
générations montantes l'optimisation de ses ressources humaines».

C'est sur ce thème du «Maroc en mutation» que M. Azoulay a fait un
exposé détaillé en partant du récent discours de S.M. le Roi Mohammed VI
sur la réforme du Code de la famille et du statut de la femme pour
présenter «une société en mouvement, consciente de ses atouts, réaliste
sur ses fragilités et portée sur une ambition consensuelle pour un Maroc
où démocratie, croissance et justice sociale forment désormais un projet
global.Ce projet est lui-même ancré autour de valeurs philosophiques et
spirituelles sur lesquelles aucun Marocain responsable n'est prêt à
céder», a-t-il soutenu.

Le conseiller de SM le Roi a également abordé, dans son intervention,
l'évolution du projet euroméditerranéen qui, depuis Barcelone en 1995, a
fait naître des attentes et espoirs pour lesquels la réponse stratégique
et politique «commence enfin à prendre forme». M. Azoulay a mis en
perspective dans ce contexte l'opportunité pour l'Union européenne de
prendre la juste mesure du «caractère pédagogique, incitatif et moteur
des réalités marocaines» pour accélérer la mise en œuvre dans les deux
rives de la Méditerranée du partenariat stratégique avancé désormais
inscrit sur l'agenda des priorités européennes.
M. Azoulay a, par ailleurs, tenu une séance de travail avec le président
de la Généralité de la Catalogne (gouvernement autonome), M. Jordi
Pujol, et rencontré d'autres responsables politiques catalans à
Barcelone.

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6. SAHARA-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.map.co.ma/mapfr/info_fr/ancien%20detenu%20tindouf.htm
Un ancien détenu des camps de Tindouf relate les "atrocités" subies par
les "séquestrés" Marocains (télévision)

Rabat, 07/11/03- L'émission mensuelle "Grand Angle" de la deuxième
chaîne de télévision "2M" a diffusé, jeudi soir, un "témoignage
poignant" d'un ancien détenu des camps de Tindouf sur les "atrocités"
subies par les "séquestrés" marocains.

"J'ai failli y passer à deux reprises et maintenant j'apprécie tout ce
qui est autour de moi, j'apprécie même un verre d'eau bien frais (...)
parce que là bas j'étais privé de tout", a indiqué Boujemaâ Benjeddi
ex-pilote de l'air.

La "torture" dans les camps était "atroce", a poursuivi cet officier
détenu pendant 21 ans. "On a subi les "pires" "tortures" physiques et
morales et le malheur c'est que ça continue toujours, nous avons des
amis qui subissent toujours la même chose là bas", a-t-il dit.

La parole a été donnée également à Lahcen Mahraoui, un jeune Marocain
résidant en France, qui préside l'Association Synergie-île de France,
chargée de sensibiliser l'opinion publique sur la question des Marocains
"séquestrés" à Tindouf.

"Pour moi le Sahara et les personnes qui y vivent est un tout et ce tout
fait 'partie du Maroc'", a ajouté ce Marocain de 37 ans, dont
l'Association avait organisé le 18 octobre dernier un séminaire à
Stains, en banlieue parisienne, sur la situation humanitaire des
"séquestrés" de Tindouf.

De son côté, Azeddine Talbi, conseiller général du Parti communiste
français (PCF) au sein de la commune de Stains, a indiqué qu'en tant
qu'"humain et en tant que personne qui oeuvre pour la paix avec d'autres
militants qui ne sont pas forcément au sein du PCF, c'est une chose
qu'on ne peut pas accepter et qu'on ne pourra jamais accepter, 30 ans
c'est trop", a-t-il martelé.

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7. FRANCE-MAURITANIE
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=38227
Elections présidentielles en Mauritanie
Dernière mise à jour : 07/11/03

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 07 novembre 2003)

- (Il y a des élections présidentielles aujourd'hui en Mauritanie. Or,
hier, l'un des candidats à cette élection a été interpellé, retenu
plusieurs heures puis relâché. Avez-vous une réaction ?)
- Nous avons suivi avec attention les événements qui se sont produits
hier en Mauritanie, veille du scrutin présidentiel. Nous exprimons notre
satisfaction que ces élections pluralistes se tiennent aujourd'hui comme
prévu.

- (Mais on ne peut pas exprimer une satisfaction alors que l'on arrête
les candidats ?)
- Il y a deux éléments dans ce que je vous ai dit : nous avons suivi
avec attention les événements qui se sont produits hier, d'une part, et
d'autre part, nous exprimons la satisfaction que ces élections, qui sont
des élections pluralistes, se tiennent comme prévu aujourd'hui.

- (Vous ne faites donc pas de commentaire sur l'arrestation du candidat
?)
- Pas de commentaire. Il a été arrêté, puis libéré. Nous avons suivi
avec attention cette affaire.

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Sáb, 8 de Nov, 2003 3:16 am

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