*******ACTION URGENTE*******
LA COMPAGNIE WESSEX VEUT PRÉPARER L'EXPLOITATION DU PETROLE DU SAHARA
OCCIDENTAL
****CAMPAGNE DE PROTESTATION****
INFORMATION: http://www.arso.org/wessex04.htm#fr
SIGNATURE ON LINE: http://www.umdraiga.com/varios/wessexexploration.htm
S O M M A I R E
1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT-ÉCHEC?
- MAROC HEBDO (No. 608): Voyage de Mohamed Benaïssa en Algérie. Gérer l’impasse
- MAP: Benabdellah: Le Maroc n'attend la médiation de quiconque au sujet de la
question du Sahara "marocain"
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: “Le Maroc n’attend la médiation de personne”
- AL BAYANE: Sahara "marocain": Médiation espagnole
- L'OPINION: Abbas El Fassi, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal,
à l’hebdomadaire « Al Akhbar Al Maghribiya »: Le dossier du Sahara n’est
pas dans l’impasse
- MAP: Benaissa: Le Maroc disponible à coopérer avec M. Baker pour
parvenir à une solution politique négociée
- MAP: Sahara: Rabat et Madrid plaident de nouveau pour une "solution
politique négociée"
- AL-OUSBOU: L'Algérie rejette les avancées marocaines à propos du
Sahara
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Maroc-Algérie : Le dégel ? A l'Est, rien de
nouveau. Si ce n'est la nouvelle donne internationale qui pourrait bien
finir par dénouer la relation complexe qu'entretiennent Rabat et Alger.
- AL-ASR: Visite en Algérie du ministre des Affaires Etrangères Benaïssa: le
début de la détente ? Une visite pour relancer les relations
bilatérales. L'affaire du Sahara n'a pas été abordée et la date de la
réunion des commissions mixtes a été fixée.
2. SAHARA-MAROC-RÉSISTANCE-REPRESSION
- AL-OUSBOU: Propagande "séparatiste" à Guelmim.
- LE REPORTER: Des Sahraouis s'en remettent à l'Instance Equité et
Réconciliation.
- LE REPORTER: Quand un traître se dénonce
3. MAROC-TERRORISME-ISLAMISME-SAHARA-MAKHZEN-BASRI
- MAROC HEBDO (No. 608): Extraits de l’interview accordée par Driss Basri au
journal espagnol ABC: Au Maroc, le terrain est propice aux kamikazes
- MAROC HEBDO (No. 608): Les tribulations de l’ex-ministre de l’Intérieur à
Paris. Driss Basri fait de l’opposition
4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-ESPAGNE
- MAP: Des membres de la Fondation espagnole CBD-Habitat à Dakhla pour
l'activation du plan d'action pour la protection du phoque moine
5. MAROC-USA-RIDICULE DU MAKHZEN
- AL AYAM: Le Roi Mohammed VI "s'excuse" de "ne pouvoir assister" au
Sommet du G-8 aux Etats-Unis. [NOTE: IL NE FUT INVITÉ!]
6. RASD-USA-RAGE DU MAKHZEN
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Le chef du Polisario se "ridiculise" [AVEC
NOTES]
7. ESPAGNE-MAROC
- MAP: Rabat et Madrid réaffirment leur volonté d'inscrire leurs
relations dans le cadre d'un "partenariat stratégique"
- MAP: Benaissa: le Maroc veut maintenir un "dialogue global basé sur le
respect mutuel et la confiance" avec l'Espagne
8. MAROC-ONU
- L'ÉCONOMISTE: Consécration du Maroc à l’ONU
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
===========================================================
1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT-ÉCHEC?
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_608/html_608/gerer.html
Voyage de Mohamed Benaïssa en Algérie
Gérer l’impasse
Le déplacement effectué à Alger, samedi 29 mai 2004, par notre ministre des
Affaires étrangères est un nouveau gage de la totale disposition du Royaume au
dialogue. C’est la fonction première d’une diplomatie active.
Mustapha Sehimi
On prête au regretté Souverain, feu SM Hassan II, ces propos amers, à la fin
des
années soixante-dix, lors d’une réunion ad hoc sur le Sahara: “Avec l’Algérie,
ce sera une affaire de vingt ans ou plus. Il faut nous y préparer…” Évaluation
lucide et stratégique d’une altérité pratiquement structurelle articulée sur
des
positionnements désormais bien enracinés du pays voisin.
Rien n’y fera donc, et il faut en prendre son parti en mesurant d’une manière
conséquente la nature et la portée véritables de cette situation devenue
structurante dans les relations passablement perturbées entre les deux pays.
Le déplacement effectué à Alger, samedi 29 mai 2004, par notre ministre des
Affaires étrangères, n’a guère démenti ces paramètres qui prévalent depuis des
décennies ; loin de là. Fallait-il s’y rendre, dira-t-on ? Oui, certainement,
ne
serait-ce que pour montrer de nouveau la totale disposition du Royaume au
dialogue ; n’est-ce pas la première fonction de la diplomatie ? Mais les
autorités d’Alger ont mis un soin particulier à la plomber avant même qu’elle
n’ait lieu, comme pour rappeler, si besoin était, l’état d’esprit que
l’officiel
marocain allait trouver sur place.
Réouverture
D’ailleurs, la veille même de l’arrivée Mohamed Benaïssa à Alger, le ministre
algérien de l’Intérieur, Nourredine Yazid Zerhouni, avait tenu à faire cette
mise au point claire : “Il n’est pas question de rouvrir les frontières en
l’état actuel des relations algéro-marocaines”. Il avait expliqué à cette
occasion que leur ouverture, au milieu des années quatre-vingt-dix avait drainé
pas moins de deux millions de touristes algériens vers le Royaume, lui
procurant
des recettes de l’ordre de quelque quatre milliards de dollars. En sens
inverse,
seules quelques dizaines de milliers de nationaux s’étaient rendus de leur côté
dans ce pays voisin.
Officiellement donc, la partie algérienne se sert de cette question pour tenter
de peser sur les positions de Rabat. Et cette mesure d’ouverture des frontières
reste, à ses yeux, subordonnée à une normalisation des relations bilatérales
que
viendrait consacrer une rencontre entre les deux chefs d’État. La thèse
algérienne est connue en la matière : tout peut être mis sur le tapis dans
cette
perspective, exception faite du Sahara.
Or, comment peut-on sérieusement escompter des retrouvailles et une politique
de
coopération si, précisément, le grand obstacle qui pèse sur les rapports
bilatéraux depuis pratiquement trois décennies n’est pas, lui aussi, inséré
comme il se doit dans l’agenda de travail et dans la nouvelle “feuille de
route”
Alger-Rabat?
Lors de son séjour à Alger, Mohamed Benaissa a transmis un message verbal de SM
Mohammed VI au président Abdelaziz Bouteflika. Un entretien téléphonique a même
eu lieu par la suite entre les deux chefs d’État. Rien n’a filtré pour
l’instant
sur la teneur de ces deux contacts.
Mais on peut penser que le Souverain a tenu, de nouveau, à réaffirmer la
position du Maroc sur la question nationale du Sahara et, plus globalement, sur
l’esprit qui doit prévaloir dans l’optique d’une véritable normalisation des
relations entre les deux pays.
Comme pour meubler le “vide” actuel, les deux pays ont décidé la convocation de
deux groupes de travail, consulaire et économique, déjà mis en place voici un
an. Ils tiendront ainsi leurs réunions respectives dans les toutes prochaines
semaines de ce mois de juin.
Mais que faut-il en attendre de bien concret dans la mesure où il manquera
toujours le volontarisme politique qui, seul, peut sortir les relations entre
les deux pays de l’impasse actuelle? Pourtant, lors de la dernière campagne des
élections présidentielles le président sortant, candidat, avait affirmé qu’il
ne
laissera aucun Algérien mourir pour le Sahara.
Certains en avaient tiré, de manière plutôt précipitée d’ailleurs, qu’il avait
ainsi tenu, de la manière la plus publique qui soit, à “recadrer” la politique
algérienne en la matière. Or, rien de bien significatif n’est venu confirmer
aujourd’hui ces propos.
Et, d’ailleurs, le président Bouteflika peut-il être l’homme de la paix et de
la
solution juste et durable de ce dossier saharien ? Rien n’est moins sûr, et ce
pour plusieurs raisons : sa marge de manœuvre et de décision reste très étroite
dans cette affaire, comme dans de nombreuses autres, face à une hiérarchie
militaire dont les positions restent rigidifiées ; les engagements d’Alger sur
la scène internationale à propos du Sahara pèsent encore de tout leur poids et
il faudrait une forte dose de courage pour négocier leur inflexion dans un sens
différent ; enfin que faire du Front Polisario implanté à Tindouf et qui a été
"instrumentalisé" au service des intérêts de l’Algérie depuis le début des
années soixante-dix ?
Aggiornamento
C’est dire que le coût politique et diplomatique d’un “aggiornamento” à cet
égard est extrêmement élevé. Et il est quelque peu surréaliste, pense-t-on,
pour
l’heure en tout cas, d’attendre de “grands gestes” du président algérien. Mais,
pour autant, l’homme a été formé depuis longtemps aux exigences et aux
contraintes de la realpolitik, autrement dit aux rapports de forces et à sa
perception de ce qu’il estime être les intérêts de son pays. Et, à cet égard,
il
ne peut ignorer que le dossier du Sahara a enregistré une certaine évolution,
ces dernières semaines, qu’il ne peut évacuer d’un trait de plume. Ainsi, le
calendrier actuel a prévu que le Conseil de sécurité réexamine la question du
Sahara à la fin octobre 2004 ; ainsi encore, cet intervalle peut être mis à
profit pour se pencher de nouveau sur les voies d’une approche moins
conflictuelle des parties concernées et intéressées.
C’est dans cet esprit que Paris et Madrid, en particulier, s’emploient à créer
les conditions les plus favorables pour un dénouement. En visite à Paris, le
ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel-Angel Moratinos, a pu en
parler avec son homologue français, Michel Barnier.
Maturation
Tous deux se sont prononcés à cette occasion pour une “solution politique
réaliste et durable qui doit être trouvée entre les parties, dans le cadre des
Nations Unies et sous l’égide de James Baker, envoyé personnel du Secrétaire
général de l’ONU, sans que rien ne leur soit imposé”. Alors que le précédent
cabinet espagnol de José-Aznar avait fait montre de son hostilité à l’égard de
la question nationale du Sahara, tel n’est plus le cas du nouveau gouvernement
Zapatero, qui a re-profilé sa position, désormais convergente avec celle de
Paris. La solution d’une large autonomie est à l’ordre du jour et elle doit
être
étudiée d’une manière imaginative et constructive pour tous. Et Madrid et Paris
redoublent d’efforts pour continuer à plaider pour le dialogue et l’audace.
C’est donc par une dynamique externe qu’il y a des chances de sortir les
relations Rabat-Alger du blocage actuel. SM Mohammed VI ne l’ignore pas et il
“laisse le temps au temps”, inscrivant la solution finale dans un processus de
maturation qui finira par porter ses fruits à terme. En charge du département
des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaissa inscrit son
action dans ce cadre-là, mettant en œuvre à cet égard, en termes d’action
diplomatique, les orientations royales. Depuis plus de cinq ans à la tête de ce
ministère, il a capitalisé une expérience et un savoir-faire qui contribuent à
dynamiser notre politique extérieure.
Avec un appareil diplomatique en voie de mise à niveau et d’optimisation de ses
ressources humaines et un ministre délégué comme Tayeb-Fassi Fihri, c’est une
autre séquence, plus efficace le plus visible, qui est en train de s’inscrire
dans la mise en œuvre et le déploiement de notre politique étrangère.
--------->
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/benabdellah-sahara.htm
Benabdellah: Le Maroc n'attend la médiation de quiconque au sujet de la
question
du Sahara "marocain"
Rabat, 10/06/04 - Le Maroc n'attend la médiation de quiconque au sujet de la
question du Sahara "marocain", et "ce que nous demandons c'est que ce dossier
soit traité de manière constructive et positive" au sein de l'Organisation des
Nations Unies, a déclaré jeudi le ministre de la Communication, Porte-parole du
gouvernement, M. Nabil Benabdellah.
Interrogé lors du point de presse donné à l'issue du Conseil de gouvernement,
au
sujet de "ce qu'attend le Maroc du gouvernement espagnol concernant la question
du Sahara", M. Benabdellah a indiqué que "pour le Maroc, il s'agit
essentiellement d'une action que doivent impulser l'ONU et l'envoyé personnel
du
secrétaire général".
Dans ce sens, le ministre a affirmé que le Maroc a exprimé sa disposition à
coopérer avec l'ONU pour trouver une solution définitive et globale à la
question du Sahara "marocain" "sur la base du 'respect' de la 'souveraineté
nationale' et de 'l'intégrité territoriale' de notre pays".
Le ministre a souligné que les efforts du Maroc s'inscrivent dans ce sens et
que
le Royaume a réaffirmé dans le dernier mémorandum, transmis au secrétaire
général de l'ONU, la nécessité de veiller à ce que toute solution de la
question
du Sahara "respecte" la "souveraineté nationale marocaine" et "l'intégrité
territoriale" du Maroc.
--------->
http://www.leconomiste.com/article.html?r=3
Sahara: “Le Maroc n’attend la médiation de personne”
Le Maroc n’attend la médiation de personne au sujet de la question du Sahara
"marocain", et “ce que nous demandons c’est que ce dossier soit traité de
manière constructive et positive” au sein de l’Organisation des Nations unies,
a
déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Nabil
Benabdellah.
Le Maroc a exprimé sa disposition à coopérer avec l’ONU pour trouver une
solution définitive et globale à la question du Sahara "marocain" “sur la base
du respect de la souveraineté nationale”.
-------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=42420
Sahara "marocain": Médiation espagnole (6/11/2004)
Le Maroc et l'Espagne ont réaffirmé mercredi leur volonté de chercher
"une solution politique négociée" de la question du Sahara dans le cadre
de la légalité internationale.
Les ministres marocain et espagnol des Affaires étrangères et de la
Coopération, respectivement MM. Mohamed Benaissa et Miguel Angel
Moratinos, ont abordé la question du Sahara lors de leurs entretiens à
Madrid, réaffirmant la volonté des deux pays à "chercher une solution
politique, consensuelle, juste et définitive, négociées par les parties
concernées".
Cette solution, ont ajouté les deux ministres, doit intervenir "dans le
cadre de la légalité internationale et des efforts des Nation Unies",
réaffirmant leur volonté d'apporter " une contribution active pour la
réalisation de cet objectif".
Le ministre espagnol qui s'exprimait lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue marocain a indiqué que son pays mène
actuellement des "contacts bilatéraux" avec les différentes parties pour
aider à trouver une solution politique acceptée par tous.
Concernant, par ailleurs, la décision du président américain George Bush
d'accorder au Maroc le statut d'allié majeur en dehors des pays membres
de l'OTAN, M. Moratinos a réitéré que cette décision "constitue une
bonne nouvelle".
Il a appelé à cet égard à "calmer l'opinion publique espagnole",
regrettant "la persistance de certains sentiments, idées et images". Il
a également affirmé que l'organisation de manoeuvres militaires
maroco-américaines ne le préoccupe pas pour autant.
M. Moratinos a regretté cette "obsession" vis-à-vis des relations entre
le Maroc et l'Espagne, affirmant que les deux pays parlent actuellement
de coopération économique et culturelle "dans le cadre de la paix et du
dialogue".
"Cela ne nous préoccupe pas que les forces armées de deux pays
importants comme le Maroc et les Etats Unis maintiennent des relations
de coopération et organisent des manoeuvres conjointes, comme nous
l'avons fait par le passé et nous le ferons dans le futur avec le
Maroc", a martelé le chef de la diplomatie espagnole.
M. Benaissa a, pour sa part, expliqué que la décision du président Bush
est le couronnement d'une amitié séculaire entre le Maroc et les Etats
Unis, relevant que les deux pays signeront le 15 juin un accord de libre
échange.
Il a indiqué que le Maroc ne cherche pas à acheter des armes des Etats.
"Le Maroc, un pays démocratique et pacifique, ne cherche pas la guerre"
mais cherche à contribuer à la stabilité et à la paix dans la région,
a-t-il dit.
Les deux ministres ont assuré que le Maroc et l'Espagne son décidés à
asseoir les bases d'un partenariat stratégique solide et avoir des
relations tournées vers l'avenir.
---------->
http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=3762
Abbas El Fassi, Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, à
l’hebdomadaire « Al Akhbar Al Maghribiya »:
Le dossier du Sahara n’est pas dans l’impasse
Le gouvernement appelé à déployer un effort particulier en matière
d’emploi, de santé, de protection de l’environnement et de prévention
contre les accidents de la circulation - La nouvelle ère requiert le
renforcement de l’indépendance de la justice
Dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « Al Akhbar Al
Maghribiya », M. Abbas El Fassi, Secrétaire Général du Parti de
l’Istiqlal, a indiqué que la question de notre "intégrité territoriale"
ne se trouve pas dans l’impasse. Il devait, par ailleurs, souligner que
les perspectives ne semblent pas claires pour la Koutla démocratique
après l’adhésion de l’une de ses composantes à un autre bloc ; mais il a
fait part de son optimisme quant aux relations Istiqlal-USFP. Le
Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal a, par ailleurs, assuré que
les propos de Boukhari ne peuvent être pris au sérieux. S’agissant de la
réforme constitutionnelle, M. Abbas El Fassi a indiqué que la priorité
doit être accordée à la bonne application de la Constitution et le
respect de son esprit.
Voici la traduction de cet entretien :
Q : Votre parti a célébré l’anniversaire de la disparition du leader
Allal El Fassi à El Aaiun. Quels sont la symbolique du lieu et les
signaux que porte cette manifestation?
R : Nous avons choisi de commémorer le 30ème anniversaire du décès du
leader de la libération Feu Allal El Fassi à El Aaiun, au Sahara
"marocain", pour la simple raison qu’elle a de tout temps été la région
qui a occupé une importante part de ses préoccupations, de sa pensée et
de son combat. Il n’avait cessé d’œuvrer, par tous les moyens, pour sa
"réintégration" à la "mère patrie". Il défendait cette cause quelques
instants seulement avant qu’il ne rende l’âme. Les populations de El
Aaiun ont réservé un accueil "populaire" "débordant d’enthousiasme" à la
délégation istiqlalienne et ont exprimé dans une "parfaite spontanéité"
leur "joie" et leur "fierté" de voir El Aaiun abriter le meeting
national organisé à cette occasion par le Parti de l’Istiqlal. Le
message de SM le Roi Mohammed VI au meeting a suscité des sentiments de
fierté les plus profonds parmi les participants et l’ensemble de la
population de Saguiat El Hamra et Rio de Oro.
Q : Quels sont les signaux que vous vouliez transmettre dans ce
contexte?
R : Le discours que j’ai prononcé à l’occasion de ce meeting a été
centré que la question nationale "sacrée", sur le combat du leader de
l’indépendance Feu Allal El Fassi, pour "l’intégrité territoriale". Ce
discours a également porté sur la défense de la proposition faite par le
Maroc concernant le règlement définitif et durable du conflit
"artificiel" du Sahara "marocain", qui consiste en la régionalisation
élargie à travers la délégation de larges compétences dans plusieurs
domaines. Ceci, afin de permettre aux citoyens de gérer eux-mêmes leurs
affaires locales et régionales. Il ne sera fait exception que des
domaines à caractère national, notamment la diplomatie, la défense, la
sûreté, la justice, l’enseignement, la monnaie, les communications et
les grands travaux. Il est possible d’aboutir à la solution définitive
que le Maroc propose, par la voie de la négociation. Si l’Algérie
persiste dans son entêtement, le Maroc pourra alors entamer la mise en
œuvre de la régionalisation.
Q : Le discours de satisfaction n’est plus en mesure de cacher l’impasse
dans laquelle se trouve le dossier du Sahara, à la lumière des
développements successifs?
R : Je ne crois pas que la question de notre "intégrité territoriale" se
trouve dans l’impasse. Nous avons "l’unanimité" du peuple marocain,
l’attitude ferme de SM le Roi, garant de "l’intégrité" et la
"souveraineté" nationale, de ne céder ne serait-ce qu’un pouce de "nos"
territoires "récupérés" ; ainsi que la position claire et sans équivoque
du Maroc qui rejette toute solution imposée et rejette le référendum que
les populations du Sahara "marocain" considèrent comme une "atteinte" à
leur "identité" et à leur "dignité". En effet, il est insensé qu’il leur
soit demandé s’ils sont ou non Marocains, alors qu’ils n’ont, de père en
fils, eu d’allégeance que pour le Maroc, comme ils "n’avaient cessé" de
combattre la politique coloniale qui avait "morcelé" le territoire
politique "marocain" ; comme ils ont milité pour l’unité.
Par ailleurs, de nombreux pays influents expriment leur compréhension
envers la position du Maroc.
Q : Nous vivons une phase confuse. Nous n’avons pas encore trouvé un
terme pour décrire la situation politique que nous vivons au Maroc. Ne
partagez-vous pas avec moi ce sentiment?
R : A mon avis, la phase politique actuelle est claire et ne souffre la
moindre confusion. Le Maroc a opté d’une manière "irréversible" pour la
consolidation de la "démocratie", de "l’Etat de droit" et du respect des
"Droits de l’Homme". Ce choix a été consacré depuis l’accession de SM le
Roi Mohammed VI au Trône de Ses "glorieux ancêtres".
Si confusion il y a, elle réside dans la campagne menée par quelques
journaux contre les partis politiques sans exception ainsi que dans
l’encouragement injustifié, particulièrement de la part des moyens
d’information publics, de certains partis qui ne disposent pas du
moindre élu au Parlement et qui ne représentent qu’une minorité de la
minorité d’une région ou d’une collectivité locale.
Q : Mais comment pourrions-nous appeler cette phase ? Le Maroc vit-il
une transition démocratique ou plutôt une alternance consensuelle?
R : Nous avons vécu l’expérience de l’alternance consensuelle au
lendemain des élections législatives de 1997. Ce qui veut dire que
l’alternance n’a pas été issue des urnes ; mais elle était plutôt
intervenue dans le cadre d’un consensus entre le Palais et la Koutla
démocratique au terme de discussions entamées depuis 1992 et qui se sont
limitées dans la phase finale au Palais et au Premier ministre désigné
par la suite. Ceci a été confirmé par Me Abderrahmane Youssoufi au 14ème
Congrès du Parti de l’Istiqlal en rappelant que les élections manquaient
de transparence et que c’était essentiellement au détriment du Parti de
l’Istiqlal.
Notre pays a franchi un pas "qualitatif" en 2002 ; une "unanimité
presque totale" s’est faite autour de la "transparence" des élections.
Ceci s’est réalité dans le cadre du nouveau concept de l’autorité auquel
le Souverain a appelé. Une conviction commune s’est constituée autour du
fait que le développement économique et social passait par la démocratie
politique.
Cette phase a été marquée par de "nombreuses réformes" et mesures qui
ont touché divers domaines dont la charte électorale, le code de la
presse et de la communication audiovisuelle. L’instance de
réconciliation et d’équité a été également créée afin de compenser les
préjudices matériels et moraux des victimes des disparitions forcées et
des détentions arbitraires et de leurs ayants droit...
(...)
Q : Qu’est-ce qu’un ministre dans un ministère sans fonctions
précises, comme c’est le cas de M. Abbas El Fassi?
R : Poser la question au sujet des missions du ministère d’Etat est,
pour votre journal comme aussi pour de nombreux citoyens, une chose
légitime. Toutefois, ce questionnement comporte , sur les pages de
certains journaux, des arrières pensées pas tout à fait innocentes. Ces
gens annonçaient déjà que je ne serais pas reconduit pour un deuxième
mandat à la tête du Parti. Ils se refusaient à admettre que le Parti de
l’Istiqlal dispose du premier groupe à la Chambre des Représentants et
qu’il soit le premier parti par le nombre de voix et des sièges
remportés aux dernières élections communales.
En regardant de près les équipes gouvernementales qui se sont succédé
depuis l’indépendance jusqu’à maintenant, on doit constater que le
ministère d’Etat constitue effectivement une exception. Exception qui
revêt plus d’une signification. M. Abdelhadi Boutaleb a été ministre
d’Etat, Feu Dr Mohamed Benhima, Feu Moulay Ahmed El Alaoui et M’hamed
Bahnini étaient ministres sans portefeuille. En ma qualité de ministre
d’Etat, j’ai effectué plusieurs missions à l’étranger dans le cadre de
la défense de notre "intégrité territoriale" et pour exposer
"l’expérience" du Maroc en matière de "gouvernance" et du "développement
économique et social". La dernière mission que j’ai effectuée a eu lieu
au cours de ce mois ; c’est ainsi que j’ai représenté le Maroc à une
réunion qui s’est déroulée en Malaisie qui assure actuellement la
présidence de l’OCI, et dont les travaux ont été consacrés aux questions
de la Palestine et de l’Irak. J’ai également représenté le Maroc au sein
d’une délégation composée de cinq pays qui s’est rendue en Irlande qui
assure la présidence de l’Union Européenne et en Russie, toujours pour
défendre la cause palestinienne. Au début, j’ai effectué un autre
déplacement pour rencontrer M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU.
(...)
Q : La position du Parti de l’Istiqlal vis-à-vis de la question Amazigh
a toujours été entourée d’une confusion guère rassurante et...
R : Absolument pas. Pour le Parti de l’Istiqlal, l’amazigh est l’une des
composants fondamentales de l’identité nationale. Depuis quatre
décennies déjà, Feu Allal El Fassi avait appelé à la création d’un
chaîne universitaire pour la langue et la culture amazigh, comme premier
jalon pour la formation des formateurs. C’est hélas la carence dont nous
souffrons aujourd’hui au niveau de notre système éducatif.
Le Parti de l’Istiqlal a, d’ailleurs, voté pour la Charte de la réforme
de l’enseignement qui institue l’enseignement de Tamazight. Pour
éclairer vos lecteurs, je dois apporter certaines précisions. En effet,
et grâce au nouveau concept de l’autorité qui garantit la neutralité de
cette dernière aux élections, le Parti de l’Istiqlal a obtenu une
importante représentativité dans les régions à forte population de
citoyens d’origine amazigh. Le parti a deux députés dans le Rif, deux
députés de la province de Khémisset et deux autres de la province
d’Azilal. Au niveau des élus communaux, et à titre d’exemple, des élus
istiqlaliens président 10 communes dans la province d’Azilal, ce qui
représente le 1/4 des communes de cette province.
Dans une intrviex accordée dernièrement à un quotidien national au sujet
de l’amazigh, j’ai déclaré que je considère l’arabe comme langue
officielle et l’amazigh comme une langue nationale.
Beaucoup parmi ceux qui ont été interviewés par le même journal ont
exprimé cette même opinion.
(...)
Edité le: vendredi 11 juin 2004.
----------->
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/beneissa_sahara_baker.htm
Benaissa: Le Maroc disponible à coopérer avec M. Baker pour parvenir à
une solution politique négociée
Madrid, 10/06/04 - Le ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, M. Mohamed Benaissa, a affirmé, dans un entretien au
journal espagnol "ABC" paru jeudi, que le Maroc est disponible à
coopérer avec M. James Baker, envoyé personnel du secrétaire général de
l'ONU, pour parvenir à une solution politique négociée à la question du
Sahara.
"Actuellement, nous travaillons avec James Baker pour trouver une
solution politique négociée (de la question du Sahara). Nous acceptons
son plan, mais avec des lignes rouges. Il y a des choses qui ne
conviennent pas au Maroc et ne cadrent pas avec sa constitution et son
système", a expliqué M. Benaissa, qui a achevé jeudi une visite
officielle de deux jours en Espagne.
Le ministre a cité à titre d'exemple les domaines de la Justice et de la
sécurité, qui ne peuvent être conférés à nulle région au Royaume,
affirmant que le Maroc peut cependant donner à "sa population dans les
provinces du sud des compétences qui n'affectent pas sa souveraineté.
Cela peut être appelé autonomie, autonomie locale ou régionale, mais
tout cela devrait être négocié", a tenu à expliquer M. Benaissa.
Le ministre a assuré que le Maroc avait accepté l'organisation d'un
référendum comme solution à "ce problème qui n'a que trop duré",
soulignant qu'il s'est avéré par la suite impossible d'organiser ce
référendum en raison des problèmes rencontrés dans le parachèvement du
processus d'identification des votants.
Il a indiqué avoir remis, en personne, au secrétaire général de l'ONU
des amas de documents contenant les noms de personnes qui ont été
inscrites pour voter, alors que leurs propres frères ne l'ont pas été.
Cette situation, a-t-il ajouté, a amené le conseil de sécurité de l'ONU
à opter pour une solution politique négociée.
La problème du Sahara, la coopération bilatérale et d'autres questions
régionales et internationales ont été au centre des entretiens qu'a eus
mercredi M. Benaissa avec son homologue espagnol, Miguel Angel
Moratinos.
Au terme de leurs discussions, les deux ministres ont rendu public un
communiqué conjoint dans lequel ils ont réaffirmé la volonté du Maroc et
de l'Espagne de "chercher une solution politique, consensuelle, juste et
définitive, négociée par les parties concernées".
Cette solution, ont ajouté les deux ministres, doit intervenir "dans le
cadre de la légalité internationale et des efforts des Nation unies",
réaffirmant leur volonté d'apporter "une contribution active à la
réalisation de cet objectif".
Le ministre espagnol, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue marocain, a indiqué que son pays mène
actuellement des "contacts bilatéraux" avec les différentes parties pour
aider à trouver une solution politique acceptée par tous.
----------->
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/rabat_madrid_sahara.htm
Sahara: Rabat et Madrid plaident de nouveau pour une "solution politique
négociée"
Madrid, 10/06/04 - Le Maroc et l'Espagne ont réaffirmé mercredi leur
volonté de chercher "une solution politique négociée" de la question du
Sahara dans le cadre de la légalité internationale.
Les ministres marocain et espagnol des Affaires étrangères et de la
coopération, respectivement MM. Mohamed Benaissa et Miguel Angel
Moratinos, ont abordé la question du Sahara lors de leurs entretiens à
Madrid, réaffirmant la volonté des deux pays à "chercher une solution
politique, consensuelle, juste et définitive, négociées par les parties
concernées".
Cette solution, ont ajouté les deux ministres, doit intervenir "dans le
cadre de la légalité internationale et des efforts des Nation Unies",
réaffirmant leur volonté d'apporter " une contribution active pour la
réalisation de cet objectif".
Le ministre espagnol qui s'exprimait lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue marocain a indiqué que son pays mène
actuellement des "contacts bilatéraux" avec les différentes parties pour
aider à trouver une solution politique acceptées par tous.
Concernant, par ailleurs, la décision du président américain George Bush
d'accorder au Maroc le statut d'allié majeur en dehors des pays membres
de l'OTAN, M. Moratinos a réitéré que cette décision "constitue une
bonne nouvelle".
Il a appelé à cet égard à "calmer l'opinion publique espagnole",
regrettant "la persistance de certains sentiments, idées et images". Il
a également affirmé que l'organisation de manoeuvres militaires
maroco-américaines ne le préoccupe pas pour autant.
M. Moratinos a regretté cette "obsession" vis-à-vis des relations entre
le Maroc et l'Espagne, affirmant que les deux pays parlent actuellement
de coopération économique et culturelle "dans le cadre de la paix et du
dialogue".
"Cela ne nous préoccupe pas que les forces armées de deux pays
importants comme le Maroc et les Etats Unis maintiennent des relations
de coopération et organisent des manoeuvres conjointes, comme nous
l'avons fait par le passé et nous le ferons dans le futur avec le
Maroc", a martelé le chef de la diplomatie espagnole.
M. Benaissa a, pour sa part, expliqué que la décision du président Bush
est le couronnement d'une amitié séculaire entre le Maroc et les Etats
Unis, relevant que les deux pays signeront le 15 juin un accord de libre
échange.
Il a indiqué que le Maroc ne cherche pas à acheter des armes des Etats.
"Le Maroc, un pays démocratique et pacifique, ne cherche pas la guerre"
mais cherche à contribuer à la stabilité et à la paix dans la région,
a-t-il dit.
Les deux ministres ont assuré que le Maroc et l'Espagne son décidés à
asseoir les bases d'un partenariat stratégique solide et avoir des
relations tournées vers l'avenir.
---------->
AL-OUSBOU
L'Algérie rejette les avancées marocaines à propos du Sahara.
() Selon une source politique à Rabat, il existe un projet de rencontre
entre Abbas El Fassi et James Baker. Cependant, les informations en
provenance de New York font état d'un refus algérien de tout ce qu'a dit
le ministre français des Affaires Etrangères au cours de sa visite à
Rabat : non à une rencontre bilatérale avec le Maroc, non à une
rencontre à 3 avec la France, non à l'application du plan d'autonomie.
Tous ces non viennent du fait que l'Algérie se trouve en position de
force en tant que membre du Conseil de Sécurité et membre de la
commission du G8 chargée par Bush de régler les problèmes du monde
arabe, commission dont le Maroc est exclu. [04/06/2004]
--------->
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
Maroc-Algérie : Le dégel ? A l'Est, rien de nouveau. Si ce n'est la
nouvelle donne internationale qui pourrait bien finir par dénouer la
relation complexe qu'entretiennent Rabat et Alger.
() Aujourd'hui, une donne a changé qui pourrait forcer Alger et Rabat à
renouer les liens : la donne internationale. L'intensification du ballet
diplomatique entre Washington, Paris, Madrid, Alger et Rabat ces
dernières semaines montre que le Maghreb a gagné quelques places sur
l'échiquier international. Les Etats-Unis sont assurément ceux qui ont
ouvert le bal () Les Américains se décideront-ils pour autant à forcer
la main à Bouteflika pour débloquer le conflit du Sahara ? Oui, s'ils
font le lien entre les investissements en Algérie et la nécessité d'une
stabilité de la région, et donc d'un règlement du conflit qui ne mette
pas en périol la stabilité du pouvoir marocain. Le réchauffement entre
Madrid et Rabat ne doit pas non plus être sous-estimé () La France, qui
n'en finit pas d'agacer les Algériens par ses déclarations
pro-marocaines, pourrait aussi être tenté d'affiner son discours face
aux Algériens de plus en plus tentée par l'ami Américain. Ceci pourrait
permettre aux Français de retrouver de la voix auprès des autorités
algériennes sur la question sahraouie () (dossier réalisé par Nadia
Hachimi Alaoui, Younès Alami, Omar Brouksy, Mohammed Jamaï et Ali Amar)
[05/06/2004]
--------->
AL-ASR
Visite en Algérie du ministre des Affaires Etrangères Benaïssa : le
début de la détente ? Une visite pour relancer les relations
bilatérales. L'affaire du Sahara n'a pas été abordée et la date de la
réunion des commissions mixtes a été fixée.
() Les entretiens qu'à eus Mohammed Benaïssa avec les responsables
algériens, au cours de sa visite éclair à Alger, et qui faisaient suite
à une conversation téléphonique entre SM le Roi et le Président
Bouteflika, n'ont pas vraiment porté leurs fruits, puisque les deux
parties se sont contentées de fixer la date de la réunion des
commissions mixtes sur les affaires consulaires et les affaires
économiques, créées il y a un an. () (Abdelaziz Tahiri) [04/06/2004]
<------------------------------------>
2. SAHARA-MAROC-RÉSISTANCE-REPRESSION
AL-OUSBOU
Propagande "séparatiste" à Guelmim.
Les habitants de Guelmim ont eu la surprise de constater, hier matin,
que tous les signes du moussem d'Afrir, que les tribus Aït Lahsen ont
coutume d'organiser, avaient été incendiés par des inconnus, qui avaient
laissé sur place des tracts appelant au "séparatisme". C'est la première
manifestation du genre dans la région depuis une vingtaine d'années.
[04/06/2004]
---------->
LE REPORTER
Des Sahraouis s'en remettent à l'Instance Equité et Réconciliation.
Un groupe de Sahraouis, estimant être victimes des atteintes aux droits
de l'Homme, a soumis un mémorandum à l'Instance Equité et Réconciliation
pour attirer l'attention de l'Instance sur leur situation () (B.M)
[04/06/2004]
--------->
LE REPORTER
Quand un traître se dénonce
() Abdelilah Ichou, au magazine espagnol licencieux "Intervieu", avoue,
après avoir été approché par un membre du consulat espagnol de Tétouan,
qu'il a collaboré avec les services secrets espagnols pendant 5 ans,
auxquels il a régulièrement vendu des renseignements sur l'armée
marocaine et notamment sur les contingents stationnés dans le Sud () Il
n'a pas dnéoncé de corruption, de favoritisme, ni d'incompétence. Ce qui
aurait pu, à la limite, être mis sur le compte d'un "militantisme
rétribué". Non. Il a vendu des informations sur l'armement dont
disposent les troupes de son pays, sur les effectifs, sur les points
d'emplacements des contingents, sur les officiers Aujourd'hui, le
lieutenant Ichou a, au Maroc, le statut de déserteur et traître passible
de justice militaire et, en Espagne, celui d'"immigré clandestin toléré"
inscrit sur la liste des demandeurs d'asile politique. De ces deux
patries, il ne peut se réclamer d'aucune, ne bénéficiant de confiance ni
ici, ni là-bas. Enfin, il sera bien heureux si le gouvernement marocain
ne renouvelle pas sa demande d'extradition auprès de Madrid. Car la
réponse du gouvernement Zapatero ne serait peut-être pas celle du
gouvernement Aznar (Bahia Amrani) [04/06/2004]
<------------------------------------------------->
3. MAROC-TERRORISME-ISLAMISME-SAHARA-MAKHZEN-BASRI
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_608/html_608/aumaroc.html
Extraits de l’interview accordée par Driss Basri au journal espagnol ABC
Au Maroc, le terrain est propice aux kamikazes
Dans un long entretien, pour le moins ambigu, publié par le journal espagnol
ABC, en date du lundi 30 mai 2004, l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss
Basri, revient sur la montée de l’intégrisme religieux au Maroc. Nous en
donnons
de larges extraits.
• ABC: À partir de votre vaste expérience, que pensez-vous de cette
effervescence islamiste? Comment des citoyens marocains en sont-ils arrivés à
commettre les attentats de Casablanca et des émigrés marocains à perpétrer ceux
de Madrid ?
- Driss Basri : Ceux qui sont derrière cette idée l’ont conçue au Maroc, où ils
ont rencontré un terrain favorable, mais leurs raisons principales se trouvent
dans ce qui se passe au Proche-Orient. La motivation essentielle, disons-le
franchement, c’est ce qui se passe en Palestine. Et tant que ce problème n’est
pas réglé, le monde arabo-musulman connaîtra de tels phénomènes. Les autres
motivations ne sont pas très importantes. Comment en est-on arrivé là? Au jour
d’aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner qu’apparaissent de futurs kamikazes. Et
les actes terroristes ne nécessitent pas beaucoup de technologie ou
d’information. Tout ce dont on a besoin circule librement sur Internet.
• ABC: En 1994, il y a eu à Marrakech un premier attentat islamiste qui visait
a
enflammer le Maroc, comme cela s’est passé en Algérie voisine. Il semble qu’il
y
ait une différence énorme avec ce qui s’est passé récemment...
- Driss Basri : Énormément. L’attentat de Marrakech a été le produit d’une
infiltration étrangère, alors que celui de Casablanca est une affaire
maroco-marocaine. Pour Casablanca, la révélation a été que le Maroc était
infecté, atteint de cette fièvre venue du Proche-Orient. De son temps, Hassan
II
accordait beaucoup d’importance à la recherche d’une solution pour la
Palestine,
il présidait le Comité Al-Qods, organisait de grandes manœuvres diplomatiques
et
la population avait confiance en lui, dans l’espoir de résultats qui ne sont
jamais venus. De nos jours, ce qui se passe, c’est que le monde arabe et nombre
de ses dirigeants ont perdu leur influence face à l’énorme importance qu’ont
prise les États-Unis, qui se sont alignés de manière flagrante et arrogante du
côté d’Israël.
• ABC: Est-ce que le facteur religieux, la politique adoptée par rapport aux
mosquées, qui conditionnent les sentiments de la rue…
- Driss Basri : Il faut dire que le terrain est favorable au recrutement et à
l’endoctrinement des candidats. Ce sont les gens de condition modeste, qui
n’ont
même pas les moyens de survie, qui s’impliquent plus facilement dans le
mysticisme et qui sont prêts à tout, du moment qu’on leur promet le paradis. En
Espagne, c’est le même cycle. Le profil international, des points de vue de
l’argent, des moyens de transport, des explosifs, des recrues, tout cela se
trouve facilement. La seule difficulté tient au secret et à la conviction
d’aller au Paradis.
• ABC:Pensez-vous que le contrôle des mosquées peut aider à contrecarrer le
phénomène islamiste?
- Driss Basri : Il existe un risque que les gens se fassent endoctriner dans
les
mosquées. Mais il est autrement plus difficile de contrôler ceux qui vont et
viennent ou qui s’entretiennent en privé par petits groupes de deux ou trois
fidèles. Il y a en outre un phénomène (de fidélité religieuse) qui fait qu’il
est impossible qu’ils se trahissent entre eux. Au Maroc, le gouvernement a
entrepris un politique de contrôle des mosquées, en les fermant à certaines
heures précises du jour ou de la nuit, mais elle n’a pas donné beaucoup de
résultats. La seule solution est de superviser, d’un point de vue religieux,
les
prêches des imams, voir s’il s’agit d’un message orthodoxe ou extrémiste, mais
cela non plus n’a pas énormément fait avancer les autorités dans leurs
investigations…
• ABC: L’islam militant, menace-t-il la démocratie au Maroc? Est-il vrai que
les
dernières élections on été remportées par les candidats islamistes?
- Driss Basri : Vu état actuel des partis politiques marocains traditionnels,
socialistes, conservateurs ou libéraux, vu la conjoncture économique, vu la
situation de dégradation sociale, le vote va automatiquement aux islamistes,
aussi bien modérés que radicaux. Ce n’est une surprise pour personne que les
islamistes jouissent d’une large majorité. Heureusement que ce sont des gens
prudents qui ont passé un accord, ce qui est surprenant d’ailleurs, entre eux
et
avec le gouvernement pour ne pas se présenter dans toutes les circonscriptions
électorales. Mais quand ils se présenteront ils gagneront confortablement. Il
est clair que la majorité politique au Maroc est en faveur des islamistes, et
ceci depuis quelque temps déjà. À l’époque de Hassan II, nous avions entamé de
les intégrer dans la vie politique normale au sein du Parti de la Justice et du
Développement et il était prévu d’en faire de même avec les radicaux de
Abdessalam Yasin, mais la mort a surpris le Roi. Quelle est la solution? Nous
avons un problème international, celui de la Palestine, qui ne dépend pas des
Marocains ; et un autre, intérieur et commun à tous les pays musulmans, qui est
économique et social. Aujourd’hui, avec le problème irakien, ce phénomène ne
peut que s’amplifier. Avez-vous vu ce que les Américains ont fait à Najaf et à
Kerbala?
• ABC: Vous, qui connaissez parfaitement l’importance des relations
hispano-marocaines, croyez-vous que du temps de Hassan II, c’est-à-dire de
votre
temps, il était possible que nous connaissions une crise comme celle qui s’est
déclenchée entre les deux pays à propos de l’incident de l’îlot du Persil?
- Driss Basri : Les dirigeants doivent faire preuve de sens commun. Ce qui
s’est
passé au cours des deux ou trois dernières années avec l’Espagne est le fruit
de
plusieurs malentendus. Personnellement, je ne veux pas entrer dans les détails,
mais je dis que lorsqu’on est dirigeant politique, on doit transcender toute
considération et se tenir à une hauteur de jugement. Et, avec l’Espagne, plus
qu’avec tout autre pays, plus qu’avec la France, et encore plus qu’avec les
Etats-Unis, le Maroc a les moyens très solides et très fiables pour s’entendre
avec nos amis espagnols.
• ABC: Voyez-vous une quelconque nouveauté dans l’attitude de l’Espagne
concernant le Sahara?
- Driss Basri : Zapatero a dit qu’elle va changer. Mais qu’est-ce qui pourra
bien changer maintenant que l’unanimité est faite au Conseil de Sécurité ? Et,
de toutes manières, il a dû dépêcher le ministre Moratinos à Alger pour les
rassurer que l’Espagne ne changerait pas. Chirac avait proposé une rencontre à
quatre entre l’Espagne, la France, l’Algérie et le Maroc, sur la Côte d’Azur,
mais les Algériens ont refusé. Aujourd’hui, il faudrait une grande impulsion
pour commencer de nouveau ou explorer de nouvelles possibilités, mais ce ne
sera
pas facile. Les Américains nous pressent pour que nous acceptions le plan de
paix élaboré par James Baker, mais ce serait un crime contre nos intérêts.
Traduit par Abdellah Rajy
--------->
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_608/html_608/driss.html
Les tribulations de l’ex-ministre de l’Intérieur à Paris
Driss Basri fait de l’opposition
Dans une interview accordée au journal espagnol “ABC”, Driss Basri déclare,
mordicus, que les attentats du 11 mars à Madrid ont été préparés au Maroc.
L’ex-homme fort sous Hassan II ne peut pas, lui, se laver les mains de
l'apparition et la radicalisation du phénomène intégriste dans le Royaume.
Abdellatif Mansour
Chaque fois que Driss Basri parle, il fait parler de lui. C’est une relation de
cause à effet, presque systématique, qui tient plus à l’“es qualité" par trop
spéciale du personnage qu'à la propension, toute compréhensible, des médias à
donner suite à ses déclarations.
Le dernier épisode en date de ce scénario répétitif, c'est l'entretien accordé
par Driss Basri, à Paris, au quotidien espagnol ABC, le 30 mai 2004 (voir page
8).
Comme de bien entendu, l'écho au Maroc a eu la résonance attendue, dans les
sphères du pouvoir, dans le microsome et par le répercutage d'une presse écrite
à l'affût de relief dans une vie politique nationale à électrocardiogramme
presque plat.
L'intervieweur du journal madrilène, en professionnel qui colle aux événements
et aux soucis majeurs de son pays, a évidemment attaqué par le terrorisme
intégriste. Plus précisément les attentats du 11 mars 2004, dans la capitale
espagnole. Basri met immédiatement les pieds dans le plat en déclarant que ces
actes barbares “ont été conçus au Maroc".
Santé
Il est, bien sûr, établi que la nébuleuse islamiste, prenant le train de la
mondialisation du commerce et des conflits, n'a pas de frontières. De même que
l'on sait que les immigrés marocains qui ont perpétré le drame d'Atocha ont des
attaches dans leur pays d'origine, particulièrement à Tanger. Et que la
distance
entre ces deux paramètres, c'est celle du Maroc par rapport aux ramifications
d'un phénomène quasi-planétaire, généralement inscrit sous le label générique
de
la Qaïda.
Et même s'il est admis que nous soyons devenus, à notre corps social défendant,
fournisseurs d'intégristes terrorisants, l'enquête n'a pas abouti, parce que
toujours en cours, aux conclusions définitives de Driss Basri. Il est connu que
les terroristes du 11 mars 2004 résidaient en Espagne régulièrement, légalement
et qu'ils y étaient même, au plan matériel, assez bien installés.
Au fait, sous quel statut, Driss Basri réside-t-il, lui-même, en France? Le 10
juillet 2003, l'ex-ministre d'État à l'Intérieur a quitté le Maroc pour
l'Hexagone. Quand on a été Driss Basri, il faut bien un motif officiel pour
passer la frontière. La raison avancée avait été la maladie. Ce qui en soi
avait
fait jaser dans les milieux de la politique et des médias. On avait ainsi parlé
de pathologie hépatique avancée, voire d'éventuelle greffe du foie.
Tout cela vient d'être balayé par l'intéressé, dans la même interview où il
dément avoir un quelconque problème de santé.
À prendre ou à laisser. Après tout, si Driss Basri se porte bien, c'est tant
mieux pour lui. Autre sujet de discussion dans les salons et les rédactions:
Basri s'est-il définitivement exilé? Pour démontrer le contraire, il a fait un
rapide aller-retour Paris-Casablanca, en janvier 2001.
Il en a profité pour assister aux funérailles de son homonyme et ancien
adversaire, Fkih Basri. Puis, plus rien, du moins en matière de déplacements.
Arrivant, dans quelques semaines, au terme des six mois réglementaires d'un
visa
temporaire, il lui fallait régulariser sa situation.
De sources diplomatiques françaises, la demande de carte de séjour a été
finalement refusée. Les justifications invoquées par le requérant ayant été
jugées insuffisantes. Il devient donc un illustre immigré clandestin. Impasse.
Il est de notoriété publique que Driss Basri a eu le temps, durant sa longue
période faste, longtemps avant la mort de Hassan II, de préparer ses arrières.
Financièrement, il n'a donc rien à craindre ni pour ses vieux jours, ni pour le
gîte et le couvert des siens.
Sa fortune, plus que confortable, est placée quelque part entre le Maroc, la
France, la Suisse et l'Amérique.
On peut donc naïvement penser qu'il peut appuyer sa démarche de résidence
durable par un projet d'investissement. Sauf que, dans ce cas de figure, Driss
Basri ne serait pas un investisseur ordinaire. Ses anciennes entrées dans les
milieux politiques et sécuritaires français ne lui ont été, apparemment,
d'aucune utilité. À l’évidence, Driss Basri pose problème.
Manifestement, la France ne veut pas courir le risque d'altérer ses relations
avec le Maroc, à cause du cas Basri. Et il semble que l'on ne soit pas loin, à
la Place Beauvau, de lui signifier gentiment de chercher refuge ailleurs.
Comme s'il avait besoin de complications supplémentaires, Driss Basri possède
un
passeport qui a expiré en mars 2004. On a refusé de le lui renouveler au
Consulat général du Maroc à Paris, puisqu'il n'est pas résident permanent. Il
n'a donc droit qu'à un laisser passer, pour rentrer au pays et obtenir une
prolongation de validité en bonne et due forme. Rentrer, c'est vite dit. C'est
en fait tout son problème.
Solitude
En définitive, si l'on ne considère sa situation que du seul point de vue
administratif, Driss Basri est en train de devenir un exilé de fait. Le dernier
du genre, après avoir lui-même contraint à l'exil bon nombre d'anciens
opposants. Ironie du sort, pourrait-on dire.
Sans vouloir le charger après coup, l'ex-homme fort sous Hassan II termine mal
son parcours. Sa traversée du désert, sans horizon visible, il la vit mal,
avant
même son départ pour la France. Dès après son limogeage le 9 novembre 1999, il
a
connu les affres de la solitude, de l'isolement et de l'ingratitude de ceux,
surtout, dont il avait parrainé la carrière et fait la fortune.
Après avoir été, pendant près de vingt-cinq ans, à la fois craint et couru par
tout ce qui comptait au Maroc, sa disgrâce, bien qu'attendue, a été l'événement
majeur des premiers mois du nouveau règne. On l'évite, mais on reste à l'affût
de ses moindres faits et gestes, à l'écoute de ses moindres réactions.
Driss Basri supporte mal son nouveau statut. Il a perdu l'habitude de prendre
seul son petit déj., où il y avait foule de personnages de tous acabits et pour
mille et une raisons. Son chez lui était devenu un espace public et le golf
royal de Rabat, un deuxième chez lui. Entre les deux, des audiences royales
quasi-quotidiennes et de rares passages au ministère.
En traversant le miroir pour passer de ce côté-ci de la vie, Driss Basri ne
s'est fait ni à une existence ordinaire, ni à une obligation tacite de réserve
qu'il aurait vaguement promise. En France, ce sentiment d'anonymat est devenu
encore plus pesant. Il y vit en compagnie de sa femme, Fatiha, et de son fils
aîné, Hicham.
Non grata
Hicham est ce génie des affaires qui avait bouclé ses premiers milliards dès la
trentaine rugissante. Habitué aux coup de pouce en or de papa, qui pouvaient
devenir des coups de poing pour les sollicités récalcitrants, il doit avoir
quelques difficultés à s'adapter aux rigueurs du monde des affaires français.
Il
aurait, d’ailleurs, l'intention de s'établir aux Etats-Unis.
Le couple Basri reçoit régulièrement la visite de ses quatre autres enfants,
Widad, Soukaina, Taoufik et Khalid. Une famille géographiquement éclatée, comme
il y en a tant. Mais celle-là porte un patronyme lourd de passif politique.
Quelle alternative pour Driss Basri, au cas où la France juge définitivement sa
présence encombrante? Une fuite en avant dans un exil plus affirmé et plus
endurci, sous des cieux plus compréhensifs, ne lui ressemble pas. L'homme est
du
“genre terroir", d'autant qu’à 66 ans, il a dépassé l'âge d'adaptation aux us
et
coutumes d'autres cultures. L'unique direction qu'il pourrait prendre, donc,
est
celle du pays. À ceci près que son retour est quelque peu problématique, et
pour
lui et pour les pouvoirs publics.
Depuis le début de l'instruction de “l'affaire Laâfoura-Slimani", le nom de
Driss Basri est dans tous les esprits, sur toutes les lèvres. Les deux
principaux inculpés sont des hommes à lui. Et le système où ils ont pris racine
et prospéré, c’est ce que l'on a fini par appeler “le système Basri".
Un système de rapine à ciel ouvert, une propension pathologique d'accumulation
de biens gargantuesques et de pactole pharaonique pompé sur la misère des
autres. On a pu dire que Driss Basri est lui-même l'instrument exécutif d'une
politique qui le dépassait et dont il est devenu une sorte de victime
expiratoire.
En politique, peut-être, mais ce système-là, aux allures de Cosa nostra, c'est
lui, et uniquement lui. Le dossier Laâfoura-Slimani, l'un des plus sinistrement
crapuleux, parmi d'autres, n'a pas encore livré toutes ses facettes, tous ses
protagonistes flamboyants et ses comparses obscurs qui courent toujours. Ce
petit monde de malfrats, sans autre envergure que la couverture de Driss Basri,
a mis toute une ville en coupe réglée. Les milliaires qui devaient servir à
résorber les bidonvilles dans les périphéries des grandes villes, ont été virés
sur des comptes personnels. Sans vergogne.
C'est dans ces bidonvilles, par ailleurs toujours en place, que les
prédicateurs
de l'apocalypse et leur sergents recruteurs ont embrigadé et endoctriné les
kamikazes des attentats du 16 mai 2003, à Casablanca. Et peut-être même ceux
qui
ont commis le carnage de Madrid, si l’on en croit l’ancien patron de la
sécurité
au Maroc.
Dedans
On rejoint, alors, les propos de Driss Basri dans le journal espagnol ABC. Si
le
phénomène islamiste a germé et s'est amplifié jusqu'à devenir à la fois un
danger terroriste et une force électorale, dit-il en substance, la cause en est
“la dégradation sociale" et “l'état actuel des partis politiques marocains
traditionnels, socialistes ou libéraux".
L'ex-ministre omnipotent prend ici une position esthétique intolérable. Il fait
mine d'observer l'islamisme et l'intégrisme au Maroc du dehors. Alors qu'il est
dedans, depuis le début, ou presque. Tant au niveau des causes
socio-économiques
que de la stratégie politique.
Commissaire de police, il a assisté au lancement de ce phénomène, sous le
général Oufkir; secrétaire d'État, il l'a assisté dans sa radicalisation, sous
Dlimi, un autre général de la même veine. L'objectif étant à l'époque d'enrayer
la montée irrésistible de l'opposition laïque, baasiste ou marxiste.
Un des faits culminants a été l'assassinat de Omar Benjelloun, en 1975, par la
bande à Abdelkrim Moutii, un “client" des services sécuritaires que Driss Basri
a dirigés, par personnes interposées, pendant près de deux décennies. Suivront
d'autres épisodes, tout aussi criminels, d'agressions, parfois de liquidation
de
militants de l'UNEM (Union national des étudiants du Maroc) par des Islamistes
fanatisées, sur les campus universitaires de Fès et d'Oujda, au début des
années
90. Driss Basri n’en est pas au premier reniement des phases pas très
reluisantes de son parcours. N'avait-il pas, dans une interview parue dans les
publications hebdomadaires “Al Ayam" et “Le journal", nié avoir eu connaissance
de l'existence de Derb Moulay Chérif, haut lieu de torture des opposants
politiques? Il avait tout mis sur le compte des militaires.
Mémoires
Les concernés apprécieront -s’ils ne l’ont déjà fait au sein de l’Instance
Équité et Réconciliation- avant que les historiens ne s’en chargent.
Toujours est-il que Driss Basri ne peut pas se laver les mains de l'apparition
et de l'évolution de la mouvance islamo-intégriste au Maroc. Ceci au regard de
l'histoire. Mais il y a plus urgent pour lui, sa situation administrative en
France et le risque qu'il encourt, par rapport à la justice, au cas où il
rentrerait au Maroc. Le juge d'instruction pourrait difficilement éviter de
l'appeler à témoigner et, le cas échéant, à s'expliquer.
Il y aurait, cependant, une ultime sortie pour lui, théâtrale et réussie,
celle-là: ce serait qu'il écrive ses mémoires, en confiant la clé de sa mémoire
à sa conscience, puisque celui à qui il avait dit l'avoir remise n’est plus. Il
en serait quitte avec la société et avec lui-même. Où qu'il soit.
<------------------------------------------>
4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-ESPAGNE
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/phoque_moine.htm
Des membres de la Fondation espagnole CBD-Habitat à Dakhla pour
l'activation du plan d'action pour la protection du phoque moine
Dakhla-Villa Cisneros, 10/06/04 - Des membres de la Fondation espagnole
pour la préservation de la biodiversité "CBD-Habitat" ont visité
récemment Dakhla-Villa Cisneros, à l'invitation de l'association locale
"Nature-Initiative", dans le cadre de l'activation du plan d'action pour
la protection du phoque moine de la Méditerranée.
Ce plan d'action, élaboré en avril 2000 par des experts du Maroc,
d'Espagne, du Portugal et de Mauritanie, est motivé par l'ambition de
préserver cette espèce menacée de disparition des côtes atlantiques de
ces pays.
Le plan prévoit la mise en place de mécanismes de coordination et de
financement des activités de sauvegarde des phoques moines, de
surveillance, de collecte de données et de délimitation des champs
d'intervention directe pour faire face au déclin de cette espèce, a
indiqué le directeur de l'Institut régional de Recherches halieutiques
(IRRH), M. Mohamed El Idrissi.
Il vise également à sensibiliser les marins pêcheurs et la société
civile à l'importance de la préservation de cette espèce animale, ainsi
qu'à mettre en place un plan d'urgence à ce propos, a-t-il ajouté.
La visite des représentants de la fondation espagnole a été marquée par
des rencontres avec les responsables de l'IRRH et des membres de
l'association "Nature-Initiative", axées sur la coopération et la
coordination visant à protéger les phoques vivant dans la région de
Dkhila ("province" d'Aousserd), ainsi que par des visites dans des zones
où vit cette espèce de mammifères menacée d'extinction.
M. El Idrissi a souligné, à cette occasion, que le Maroc a décidé dès
1993 d'interdire toute activité de pêche entre les latitudes 20 et 21
sur une distance de 12 miles au large du littoral en vue de remédier au
risque de disparition du phoque moine.
Il a ensuite exposé la panoplie de mesures prises par le Maroc à cet
égard, à savoir l'interdiction d'usage de tous les types de filets sur
une distance de 8 miles au large du littoral allant du Cap Blanc "La
Güera" au Cap Bojador et la limitation de l'extension vers le Sud des
différentes sortes de pêche artisanale, à travers le regroupement de
toutes les activités maritimes dans le village de pêcheurs "Lamhiriz",
soulignant que ces mesures ont été prises en considération lors de
l'élaboration des plans d'aménagement de la pêche à la poulpe.
M. El Idrissi a indiqué également que la commission mixte
maroco-mauritanienne avait approuvé en 2003 un plan d'action visant la
protection du phoque moine. Depuis, a-t-il ajouté, la coopération entre
les organes concernés des deux pays s'est intensifiée en matière de
gestion, de contrôle de sécurité de l'environnement maritime et de
biodiversité.
Il a rappelé, à ce propos, que les autorités provinciales d'Aousserd
avaient mis en place, en mars 2000, une commission locale chargée du
suivi des mesures de protection de cette espèce, dont la présidence a
été confiée au directeur de l'IRRH.
Pour sa part, le coordinateur de la Fondation espagnole en Mauritanie,
M. Pablo Fernandez De Larrinoa, a indiqué que "CDB-Habitat" a mis en
place des programmes visant la préservation de cette espèce et ce, dans
le cadre d'un plan d'action pour la protection du phoque moine et en
collaboration avec l'Institut mauritanien des études océanographiques et
maritimes et des associations environnementales locales.
Ce programme prévoit la création d'une réserve naturelle au niveau des
frontières maritimes avec le Maroc, l'amélioration du niveau de vie et
du professionnalisme des pêcheurs artisanaux dans cette zone, à travers
la formation, la sensibilisation et l'équipement en matières de sécurité
maritime et d'assistance technique.
Dans une déclaration à la MAP, M. De Larriloa a affirmé que l'objectif
de la Fondation est de transférer au Maroc l'expérience qu'elle a
acquise en Mauritanie, en collaboration avec l'IRRH, l'association
Nature-Initiative et les différents intervenants.
Selon les statistiques, le nombre de phoques vivant dans la région de
Dkhila est passé 317 en début des années 1990 à 103 en 1998, en raison
du taux élevé de mortalité des bébés-phoques qui varie entre 70 et 90
pc.
Le groupe de travail de la fondation espagnole est composé notamment de
Louis Mariano Gonzalez, coordinateur du plan de récupération du phoque
moine pour l'Atlantique, Pablo Fernandez de Larrinoa, coordinateur du
projet phoque moine en Mauritanie et Hemmadi Ould Mohamed, coordinateur
de la fondation en Mauritanie.
<-------------------------------->
5. MAROC-USA-MENSONGES DU MAKHZEN
AL AYAM
Le Roi Mohammed VI s'excuse de ne pouvoir assister au Sommet du G-8 aux
Etats-Unis.
Des sources concordantes ont rapporté que le Roi Mohammed VI avait de
nouveau décliné l'invitation au Sommet du G-8 (), après avoir fait de
même il y a deux ans pour la même occasion (). () Selon certains
observateurs la tournée du Souverain qui le conduira en Afrique
sub-saharienne, pourrait en être la cause. Le Roi devrait par ailleurs
se rendre aux Etats-Unis à la fin de ce mois dans le cadre d'une visite,
dont l'objet reste inconnu. [02/06/2004]
<-------------------------->
6. RASD-USA-RAGE DU MAKHZEN
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=15690
Le chef du Polisario se "ridiculise"
Le patron des polisariens "dicte" à George W. Bush la conduite à suivre.
Il l’a fait, lundi, dans une longue lettre où il proteste contre le
statut d’allié majeur non-Otan, conféré le 3 juin par les Etats-Unis au
Maroc. Le patron d’un "campement perdu dans le désert" conseille le
président de la plus grande puissance au monde. Il le fait sur le ton
d’un fin connaisseur de la géopolitique. D’un homme familier des grands
de ce monde, d’un illustre visionnaire. Il trace noir sur blanc à
l’adresse du président américain l’avenir de la région. «Il est à
craindre que le Maroc ne profite de son nouveau statut d’allié majeur
des USA en dehors de l'OTAN, pour s’embarquer dans une aventureuse
course d’armements», écrit Mohamed Abdelaziz à George W. Bush.
Après l’énonciation de cette donne, le polisarien fait une leçon de
prospective politique au président américain: «Une telle politique aura,
sans doute, un impact négatif sur la stabilité et l'harmonie dans la
région du Maghreb». Dans son zèle à conseiller un grand, le chef du
Polisario se mêle les pinceaux, "oublie la prudence", "commet la gaffe"
[NOTE: LA "GAFFE" EST DIRE LA VÉRITÉ!!] : «Notre population civile a été
bombardée par le napalm et par les bombes à fragmentation». Mohamed
Abdelaziz confond sans doute le paysage désertique de Tindouf avec les
climats tropiques du Vietnam! [NOTE: QUEL CINISME MAKHZENIEN!!!]
Le "ridicule" de la démarche de Mohamed Abdelaziz ne devrait pas
pourtant distraire d’une nouvelle donne. Le statut d’allié majeur
non-Otan permet de facto la levée de restrictions sur des ventes
d’armements. Il autorise également le Maroc à disposer de l’aide
financière des USA et à se porter candidat à certains contrats
militaires américains: recherches et programmes de développement
contrôlés par le Pentagone. Ce nouveau statut provoque au demeurant de
nombreux commentaires dans la presse espagnole et algérienne. En
Espagne, les déclarations du ministre des Affaires étrangères, Miguel
Angel Moratinos [NOTE: CE GRAND "GÉNIE" DES RELATIONS
INTERNATIONALES!!!], lors d’une conférence de presse tenue mercredi à
Madrid en compagnie de son homologue marocain, sont claires et
rassurantes. C’est «une bonne nouvelle», a-t-il dit avant de préciser:
«Cela ne nous préoccupe pas que les forces armées de deux pays
importants comme le Maroc et les Etats-Unis [NOTE: SELON MORATINOS LE
MAROC ET LES ÉTATS-UNIS SONT AU MÊME NIVEAU!!!] maintiennent des
relations de coopération et organisent des manoeuvres conjointes, comme
nous l'avons fait par le passé et nous le ferons dans le futur avec le
Maroc».
En Algérie, pas de commentaire officiel. Mais la presse affiliée au
régime s’étonne de la décision de Washington. Elle ravale même les
cocoricos lancés après l’invitation du président algérien au Sommet du
G8. Le quotidien algérien La Nouvelle République explique, dans son
édition du mercredi, que «l’armement des pays du Maghreb risque d’être
la question qui fâche dans les relations algéro-américaines». Pourquoi ?
«le refus de vendre des armes à l’Algérie à l’heure où le Maroc est
placé comme allié privilégié».
Par: Aziz DAKI
<--------------->
7. ESPAGNE-MAROC
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/rabat_madrid_part_strat.htm
Rabat et Madrid réaffirment leur volonté d'inscrire leurs relations dans
le cadre d'un "partenariat stratégique"
Madrid, 10/06/04 - Le Maroc et l'Espagne ont réaffirmé mercredi leur
volonté d'inscrire leurs relations bilatérales dans le cadre d'un
"partenariat stratégique", en développant le traité d'amitié, de
coopération et de bon voisinage qui lie les deux pays, conformément à la
déclaration de Casablanca.
"Ce partenariat stratégique implique une coordination de plus en plus
importante non seulement pour les questions à caractère bilatéral mais
aussi dans le cadre européen et euro-méditerranéen", souligne un
communiqué conjoint, rendu public au terme d'une réunion à Madrid entre
les ministres marocain et espagnol des Affaires étrangères et de la
coopération, respectivement MM. Mohamed Benaissa et Miguel Angel
Moratinos.
La réunion entre les deux ministres confirme l'engagement pris par les
deux pays lors de la visite au Maroc du président du gouvernement
espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero, en avril 2004, d'asseoir les
relations bilatérales sur les bases de la confiance, de la solidarité et
du respect mutuels, ajoute le communiqué.
Lors de cette réunion, les deux ministres, accompagnés des délégations
des deux pays, se sont félicités de l'évolution positive des relations
bilatérales, depuis la visite de M. Rodriguez Zapatero au Maroc,
évolution qui s'est manifestée à travers la multiplication des visites
des délégations de part et d'autre et de l'intensification des contacts
à tous les niveaux.
Les deux parties ont procédé à une analyses minutieuse des actions
accomplies par les différents groupes de travail crées le 11 décembre
2001, enregistrant avec satisfaction les résultats concrets auxquels
sont parvenus ces groupes en tant qu'instruments efficaces chargés de
traiter des thèmes spécifiques des relations bilatérales.
Les groupes mixtes de travail sont chargés de la question de
l'immigration, de la concertation sur les questions politiques, de la
délimitation des eaux territoriales dans la zone Atlantique, de la
coopération économique et culturelle et du rapprochement des sociétés
civiles des deux pays.
Le groupe chargé des questions politiques, souligne le communiqué,
accomplit efficacement la mission qui lui est dévolue, à savoir la
coordination et l'impulsion des travaux des autres groupes, que ce soit
au niveau des différents départements ministériels des deux pays que
dans le cadre des relations avec les régions autonomes espagnoles qui
mènent des actions de développement au Maroc.
Pour ce qui est du travail du groupe chargé de la délimitation des eaux
territoriales dans la zone Atlantique, les deux parties s'accordent sur
la nécessité de poursuivre les concertations afin de parvenir à des
solutions mutuellement avantageuses dans le cadre d'un accord portant
sur des arrangements provisoires concernant la délimitation des eaux et
la coopération dans la région concernée, comme cela a été envisagé lors
de la 7ème réunion de haut niveau tenue les 8 et 9 décembre 2003.
Concernant le groupe chargé de la coopération économique, les deux
parties ont souligné la nécessité d'impulser les objectifs de
développement tracés par les déclarations communes adoptées au terme de
la 6ème réunion de haut niveau de décembre 2003 et de la visite de M.
Zapatero au Maroc en avril 2004. Elles ont également mis l'accent sur
l'importance des investissements productifs en tant que facteur de
stabilité et de développement du Maroc.
Ce groupe de travail s'est vu confier une nouvelle mission qui consiste
à proposer des stratégies pour impulser les investissements au Maroc.
Le groupe chargé de la coopération culturelle et du rapprochement des
sociétés civiles des deux pays est appelé, quant à lui, à élaborer un
nouvel accord de partenariat stratégique de coopération culturelle et de
développement.
L'Espagne procédera à une révision générale de son programme d'aide au
développement dans lequel le Maroc continuera d'être considéré comme un
pays prioritaire, annonce le communiqué conjoint qui relève à cet égard
la prochaine visite au Maroc de la secrétaire d'Etat espagnole chargée
de la coopération.
Les deux parties ont, par ailleurs, mis en exergue le travail accompli
jusqu'ici par le groupe chargé des questions de l'immigration,
soulignant la nécessité de poursuivre les concertations sur les mesures
opérationnelles à prendre, notamment en ce qui concerne le mémorandum de
rapatriement des mineurs non-accompagnés et l'intégration de la
communauté marocaine résidant en Espagne.
Les ministres des affaires étrangères des deux pays ont invité les
différents groupes de travail à se réunir de nouveau à partir des mois
de septembre prochain pour évaluer et suivre leurs actions respectives.
Ils ont également échangé les points de vue sur différentes questions
régionales et internationales d'intérêt commun, comme la nouvelle
politique européenne de voisinage. La partie espagnole a réaffirmé à cet
égard son appui au souhait du Maroc de bénéficier d'un statut avancée
avec l'Union européenne.
Les deux ministres se sont mis d'accord pour tenir une nouvelle réunion
dans la perspective de la préparation de la prochaine visite des rois
d'Espagne au Maroc et de la tenue en Espagne de la 7ème réunion de haut
niveau.
----------->
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/BANA_espagne_maroc.htm
Benaissa: le Maroc veut maintenir un "dialogue global basé sur le
respect mutuel et la confiance" avec l'Espagne
Madrid, 10/06/04 - Le ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, M. Mohamed Benaissa, a indiqué avoir transmis au
gouvernement et au peuple espagnols un message de bonne volonté de SM le
Roi Mohammed VI, portant sur la quête d'un "dialogue global basé sur le
respect mutuel et la confiance" avec l'Espagne.
"Le Maroc cherche à établir un dialogue global qui nous permettra
d'affronter les défis communs" ayant trait à l'immigration, au
développement et à la coopération économique, a dit le ministre dans un
entretien publié jeudi au journal espagnol ABC.
"Nous avons une volonté sincère de renforcer nos relations avec
l'Espagne dans tous les domaines", a indiqué M. Benaissa qui a achevé
jeudi une visite officielle de deux jours en Espagne.
Le ministre a mis l'accent à cet égard sur les "bonnes relations
qu'entretiennent les deux familles royales" et le rôle qu'elles jouent
l'une et l'autre.
M. Benaissa, qui a relevé qu'une "nouvelle génération n'ayant pas les
obsessions du passé, est au pouvoir en Espagne et au Maroc", a également
mis en exergue les relations privilégiées existant entre SM le Roi
Mohammed VI et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez
Zapatero, deux dirigeants "appartenant à la même génération et ayant les
mêmes aspirations dans le cadre de la mondialisation et des défis
actuels".
Concernant les défis communs auxquels les deux pays sont confrontés, M.
Benaissa a notamment insisté sur l'immigration et la lutte contre le
terrorisme, deux dossiers qui font l'objet d'une coopération étroite
entre les deux pays.
"Le Maroc, comme l'Espagne, pâtissent de l'immigration", a affirmé le
ministre, soulignant que le Royaume reçoit annuellement des milliers
d'immigrés clandestins subsahariens et qu'il n'est pas aisé de lutter
contre ce phénomène par le biais de la seule politique de rapatriement.
Le ministre a plaidé, à cet égard, pour une approche globale de la
problématique migratoire englobant également le volet législatif dans
chaque pays et exprimé la détermination du Maroc à collaborer avec
l'Espagne en "toute transparence".
Pour ce qui est du phénomène du terrorisme qui a frappé douloureusement
les deux pays en moins d'une année, le ministre a estimé que "le
terrorisme n'est pas lié à une race ou à une religion", assurant que "le
Marocain n'a jamais été un terroriste".
A propos de la récente décision du président américain George Bush de
faire du Maroc un allié majeur en dehors des pays membres de l'OTAN et
qui a suscité des "craintes" chez une certaine presse espagnole, M.
Benaissa a tenu à rassurer l'opinion publique espagnole.
Le Maroc et les Etats-Unis entretiennent de bonnes relations
traditionnelles qui datent de plus de deux siècles. Ils vont maintenant
signer un accord de libre-échange. Les relations privilégiées "ne
constituent une menace pour personne", a-t-il conclu.
<----------->
8. MAROC-ONU
http://www.leconomiste.com/article.html?r=3
Consécration du Maroc à l’ONU
Le Représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Mohamed Bennouna,
a
été élu, par acclamation, à la présidence de la 6e Commission de l’Assemblée
générale chargée des questions juridiques.
L’ambassadeur Bennouna, juriste de renommée internationale, agrégé de droit
public et en sciences politiques, et docteur en droit international, a été
membre et rapporteur de la Commission du droit international des Nations Unies.
C’est la première fois que le Maroc présidera la Commission juridique des
Nations unies, composée de tous les Etats membres, qui est chargée de préparer
pour l’Assemblée générale des projets de conventions multilatérales afin de
faire progresser la codification et le développement du droit international.
____________