SOMMAIRE
1. ALGERIE - RASD - SOLIDARITE
- SPS: La parlementaire sahraouie Khadidja Hamdi réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination
- SPS: Les étudiants algériens organisent un rassemblement de solidarité avec le peuple sahraoui
- LE COURRIER DU VIETNAM: L'Algérie soutient des causes justes
2. TERRITOIRES OCCUPES - DROITS HUMAINS - LETTRE A ANNAN
- SPS: Des activistes des droits humains appellent l?ONU ? assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara Occidental
3. SAHARA-ONU-MAROC
- L'OPINION: Le Conseil de Sécurité recommande une solution politique consensuelle et enterre le Plan Baker
- LE MATIN.MA/ MAP: Sahara marocain : le Maroc se félicite de l'adoption de la résolution onusienne
4. SAHARA-MAROC-EGYPTE
- DECLARATION DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA RASD M. MOHAMED SALEM OULD SALEK
1. ALGERIE - RASD - SOLIDARITE
- SPS: La parlementaire sahraouie Khadidja Hamdi réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination
- SPS: Les étudiants algériens organisent un rassemblement de solidarité avec le peuple sahraoui
- LE COURRIER DU VIETNAM: L'Algérie soutient des causes justes
2. TERRITOIRES OCCUPES - DROITS HUMAINS - LETTRE A ANNAN
- SPS: Des activistes des droits humains appellent l?ONU ? assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara Occidental
3. SAHARA-ONU-MAROC
- L'OPINION: Le Conseil de Sécurité recommande une solution politique consensuelle et enterre le Plan Baker
- LE MATIN.MA/ MAP: Sahara marocain : le Maroc se félicite de l'adoption de la résolution onusienne
4. SAHARA-MAROC-EGYPTE
- DECLARATION DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA RASD M. MOHAMED SALEM OULD SALEK
- LE SOIR D'ALGERIE: L'instruction
donnée à Belkhadem
- LE JEUNE INDEPENDANT: Sahara occidental : Moubarak offre sa médiation aux Marocains
- LE MATIN.MA: Expliquant la position marocaine sur le Sahara : Emissaire Royal en Tunisie et en Egypte
- AL BAYANE: L'Egypte offre ses bons offices entre Rabat et Alger (11/2/2004)
- L'ECONOMISTE: Sahara: OPA sur les médiateurs
5. SAHARA-MAROC-ALGÉRIE
- AFP: Sahara occidental: "L'Algérie préfère le blocage", selon Rabat
- AFP: Sahara occidental: le Maroc et l'Algérie enlisés dans une crise diplomatique
- L'EXPRESSION ( ALG): Le Maroc souffle le chaud et le froid
6. SAHARA-MAROC-MONDE ARABE-USA
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Monde arabe : La vision marocaine
- AP: La presse marocaine vote Kerry
- L'ECONOMISTE: Présidentielles américaines. John Kerry plébiscité par nos lecteurs
7. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-PILLAGE DES RESSOURCES
- MAP: Pêche-Poulpe : le ministre tire la sonnette d'alarme et appelle le secteur à la raison
L'ECONOMISTE: Pêche artisanale - Les enjeux du plan de viabilisation
8. SAHARA-MAURITANIE-DÉSINFORMATION
MAP: IMMIGRATION CLANDESTINE (links)
- LE JEUNE INDEPENDANT: Sahara occidental : Moubarak offre sa médiation aux Marocains
- LE MATIN.MA: Expliquant la position marocaine sur le Sahara : Emissaire Royal en Tunisie et en Egypte
- AL BAYANE: L'Egypte offre ses bons offices entre Rabat et Alger (11/2/2004)
- L'ECONOMISTE: Sahara: OPA sur les médiateurs
5. SAHARA-MAROC-ALGÉRIE
- AFP: Sahara occidental: "L'Algérie préfère le blocage", selon Rabat
- AFP: Sahara occidental: le Maroc et l'Algérie enlisés dans une crise diplomatique
- L'EXPRESSION ( ALG): Le Maroc souffle le chaud et le froid
6. SAHARA-MAROC-MONDE ARABE-USA
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Monde arabe : La vision marocaine
- AP: La presse marocaine vote Kerry
- L'ECONOMISTE: Présidentielles américaines. John Kerry plébiscité par nos lecteurs
7. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-PILLAGE DES RESSOURCES
- MAP: Pêche-Poulpe : le ministre tire la sonnette d'alarme et appelle le secteur à la raison
L'ECONOMISTE: Pêche artisanale - Les enjeux du plan de viabilisation
8. SAHARA-MAURITANIE-DÉSINFORMATION
MAP: IMMIGRATION CLANDESTINE (links)
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1. ALGERIE - RASD -
SOLIDARITE
SPS
RASD/ALGERIE/MEDIAS
RASD/ALGERIE/MEDIAS
La parlementaire sahraouie Khadidja
Hamdi réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit à
l'autodétermination
Alger, 28/10/2004 (SPS) Mme Khadija
Hamdi, parlementaire et épouse du président sahraoui Mohamed
Abdelaziz, a réitéré mercredi l'attachement du peuple sahraoui à
son droit à l'autodétermination qui constitue un acquis
fondamental".
Mme Hamdi qui était accompagnée de Mme Meriem Salek, ministre de la culture de la république sahraouie a souligné dans une conférence de presse que le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies a apporté "des plans d'action pour l'avenir proche, appelant les Nations Unies à faire pression sur la partie marocaine et à l'obliger à se conformer à la légalité internationale et de consacrer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers un referendum libre et régulier.
Mme Hamdi a saisi cette occasion pour affirmer que le peuple sahraoui est un peuple pacifique et ne voue aucune hostilité à l'égard du peuple marocain.
Mme Hamdi qui était accompagnée de Mme Meriem Salek, ministre de la culture de la république sahraouie a souligné dans une conférence de presse que le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies a apporté "des plans d'action pour l'avenir proche, appelant les Nations Unies à faire pression sur la partie marocaine et à l'obliger à se conformer à la légalité internationale et de consacrer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers un referendum libre et régulier.
Mme Hamdi a saisi cette occasion pour affirmer que le peuple sahraoui est un peuple pacifique et ne voue aucune hostilité à l'égard du peuple marocain.
Elle a évoqué également les prétentions marocaines quant au développement durable dans les territoires sahraouis occupés, affirmant que ce développement en réalité n'est qu'un développement des prisons et des centres de détention".
Mme Salek a considéré que "la carte de développement durable" que fait valoir le Maroc est "contradictoire" ajoutant que le développement véritable adopté par le régime marocain dans les territoires sahraouis est "la prolifération des prisons telle la prison "Lakhal" qui connaît des violations flagrantes des droits de l'Homme".
La délégation sahraouie est en
visite en Algérie à l'invitation de l'organisation nationale des
enfants de chouhada ainsi que l'association des amis du peuple
sahraoui afin d'assister aux festivités du 50eme anniversaire du
déclenchement de la guerre de libération. (SPS) 060/090/700 281301
OCT 04 SPS
SPS
RASD/ALGERIE/SOLIDARITE
RASD/ALGERIE/SOLIDARITE
Les étudiants algériens organisent un rassemblement de
solidarité avec le peuple sahraoui
Alger, 31/10/2004 (SPS) L'Union Générale des Etudiants
Libres (UGEL) a organisé, samedi au camp international des
scouts algériens à Sidi Fredj, un rassemblement de solidarité
avec le peuple sahraoui en lutte pour son autodétermination, a
rapporté l'Agence algérienne de presse (APS).
L'ambassadeur de la RASD à Alger, M. Mohamed Yeslem
Baisset, et M. Mohamed Lamine, membre du Secrétariat
national, ainsi que les Secrétaires généraux du Comité
National Algérien de Soutien avec le Peuple Sahraoui (CNASPS)
et le Comité belge de soutien au peuple sahraoui (OXFAM)
étaient présents à cette rencontre.
"Le soutien exprimé par les jeunes algériens à la
cause sahraouie incite le peuple sahraoui à poursuivre la
lutte pour son droit à l'autodétermination et à
l'indépendance", a souligné M. Lamine, lors d'une
intervention.
Il a également fait état de la symbolique de la
révolution algérienne qui est, a-t-il estimé, un
"flambeau dont se sont inspirés les pays opprimés par
la colonisation et qui aspirentà l'indépendance".
Le secrétaire général de l'UGEL a souligné, pour sa
part, que "La solidarité algérienne avec le peuple
sahraoui est un soutien naturel pour le droit à
l'autodétermination et au processus de décolonisation".
(SPS)
020/090/700 311050 OCT 04 SPS
LE COURRIER DU VIETNAM
L'Algérie soutient des causes justes
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=14&NEWSPAPER_ID=29&TOPIC_ID=9&REPLY_ID=21022
02.11.04 - L'Algérie "a
de tout temps soutenu les causes justes dans le monde et appuyé le
règlement des conflits par la voix du dialogue pacifique", a
déclaré le président Abdelaziz Bouteflika, dimanche à
Alger.
Le chef de l'Etat algérien a plaidé, à l'occasion du 50e anniversaire du début de la guerre d'indépendance, pour l'édification d'un Maghreb Arabe Uni sur des bases de "stabilité, de coopération commune et du respect mutuel" et a affirmé que "la lutte contre le terrorisme est un devoir national".
Le chef de l'Etat algérien a plaidé, à l'occasion du 50e anniversaire du début de la guerre d'indépendance, pour l'édification d'un Maghreb Arabe Uni sur des bases de "stabilité, de coopération commune et du respect mutuel" et a affirmé que "la lutte contre le terrorisme est un devoir national".
L'Algérie "a de tout temps
soutenu les causes justes dans le monde et appuyé le règlement des
conflits par la voix du dialogue pacifique, notamment ceux qui
continuent de tourmenter la conscience universelle comme la cause
palestinienne dont le peuple subit quotidiennement les actes barbares
et les crimes abjects commis par le pouvoir israélien", a
déclaré M. Bouteflika. L'Algérie "n'a cessé d'oeuvrer, à
travers son espace méditerranéen et son appartenance africaine et
arabe, (...) à trouver les solutions aux problèmes qui
paraissaient difficiles et à penser aux meilleurs moyens de
régler les conflits qui ont souvent mis à mal la paix et la
sécurité" sur le continent africain, a-t-il
dit.
Le président algérien a appelé au
"respect de la volonté du peuple irakien d'organiser des
élections démocratiques pluralistes sous l'égide des Nations unies
pour mettre fin à l'occupation et à l'effusion de
sang, préparer le retour à la stabilité et la paix dans
toute la région et édifier un Etat irakien afin qu'il puisse
retrouver sa place au sein de la nation arabe, souverain dans ses
décisions et libre de ses orientations". "Le peuple sahraoui
a le droit de vivre comme ses frères dans la sécurité et la
paix, de décider de son destin, et d'opter en toute liberté et
souveraineté pour son devenir", a-t-il encore dit, évoquant
la question du Sahara occidental.
(...)
2. TERRITOIRES OCCUPES - DROITS HUMAINS - LETTRE A
ANNAN
SPS
TERRITOIRES OCCUPES/DROITS HUMAINS
TERRITOIRES OCCUPES/DROITS HUMAINS
Des activistes des droits humains appellent l?ONU ?
assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara
Occidental
El Aaiun (territoires occupés), 01/11/2004 (SPS) Des
activistes sahraouis des droits humains ont appelé le Secrétaire
général de l'ONU, Kofi Annan, à assumer ses responsabilités
dans la décolonisation du Sahara Occidental, estimant que "la
question sahraouie doit être maintenant inscrite dans le Chapitre 7
de la Charte de l'ONU, partant du refus du Maroc de souscrire à la
légalité internationale".
Dans une lettre adressée vendredi dernier ? M. Annan, plus
de 24 activistes parmi lesquels figure le prix Rafto des droits
humains en 2002, Sidi Mohamed Deddech, ont déploré que les retards
enregistrés dans l'organisation du référendum
d'autodétermination du peuple sahraoui, ajoutent aux souffrances de
leur peuple et "encourage le Maroc dans son fait accompli
colonial et à poursuivre ses violations flagrantes des droits
humains dans le territoire sahraoui".
"Le Maroc a renié tous ses engagements contractés
devant l'ONU à l'exemple du Plan de règlement et des accords
d'Houston", ont-il relevé, estimant que cette rébellion
contre la Droit et la légalité internationale "ne peuvent
être encouragés par la communauté internationale".
En outre les signataires ont appelé à l'arrêt "des
pratiques répressives systématiques : le kidnapping, la
déportation, les arrestations arbitraires et les jugements sommaires"
dans les territoires occupés du Sahara Occidental, appelant à
"élargir les prérogatives de la Minurso afin qu'elle puissent
garantir le respect des droits humains et à s'ouvrir à la
société civile sahraouie". (SPS) 010/090/100 011004 Nov 04
SPS
3. SAHARA-ONU-MAROC
L'OPINION
Le Conseil de Sécurité recommande une solution
politique consensuelle et enterre le Plan Baker
http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5937
Le conseil de sécurité de l'ONU vient de se prononcer à nouveau dans sa résolution 1570 pour une solution politique consensuelle au problème du Sahara.
Le conseil de sécurité de l'ONU vient de se prononcer à nouveau dans sa résolution 1570 pour une solution politique consensuelle au problème du Sahara.
02.11.04
A l'unanimité de ses membres, il s'est donc positionné, solennellement et objectivement, pour la recherche d'une telle solution comme piste alternative aux options précédentes, dont l'inapplicabilité était constatée par les instances compétentes de l'Organisation des Nations-Unies.
En engageant les Etats de la région à emprunter cette piste, le conseil de sécurité a délibérément déplacé le curseur, se rendant compte, qu'avec les démarches précédentes, on appuyait plutôt sur le mauvais bouton.
Le texte de la résolution, qu'on peut d'ailleurs consulter sur le site Internet de l'ONU, est si direct dans sa formulation, si clair dans son énoncé, qu'il ne laisse guère de place à une quelconque interprétation. Il ne faut donc pas être nécessairement linguiste, grammairien ou lexicographe pour en faire la seule lecture qu'il livre.
Cette pureté de cristal n'a pourtant pas dissuadé l'agence " APS " et certains milieux algériens de travestir le texte onusien, et plus grave encore, de le mettre carrément de côté pour présenter à qui veut les suivre une toute autre résolution, la 1495 en l'occurrence, où il était question du défunt " Plan de règlement ", formule délaissée par la communauté internationale, qui a constaté sur le terrain de la réalité et des faits avérés, que cette option a entamé son crépuscule aussitôt après les premières démarches tendant à sa mise en oeuvre. C'est d'ailleurs dans ce sens, que la résolution 1570 parle expressément de "l'impasse actuelle" qu'il importe de transce il y a impasse que la situation requiert une nouvelle résolution.
Poussant l'amalgame à l'extrême, on n'hésite pas d'affirmer à Alger que la résolution 1570 "confirme la validité du plan de paix", alors que dans cette résolution, le conseil de sécurité n'évoque, à aucun moment, fut-ce sur le mode allusif, le fameux plan de paix, encore moins sa validité. Il confirme plutôt la tendance générale de la communauté internationale, qui s'est convertie il y a longtemps déjà, à l'idée d'une solution politique acceptable pour tous, et a tenu à le consigner expressément dans ses diverses recommandations.
Que le Maroc et l'Algérie croisent des regards différents sur la question du Sahara, est une donnée réelle, que l'Algérie manipule les leviers de son logiciel de blocage à chaque tentative d'approche, est un classique. Mais que ses officiels s'ingénient à substituer une résolution de l'ONU à une autre, est bien plus qu'une montée aux extrêmes, c'est une perversion de l'esprit qui tend manifestement à noyer le nouveau dans l'ancien, et donc à plomber le débat et à assombrir les horizons.
C'est d'autant plus flagrant, que l'écart entre la résolution 1495, et la résolution 1570 nouvellement adoptée, n'est pas de l'épaisseur d'un trait.
C'est bien à un tout autre horizon, que cette dernière nous convie sur le ton de l'insistance loin de ces prophéties rétrospectives. C'est bien à un travail qui consiste à tenter la synthèse et à chercher le consensus qu'elle nous invite. C'est bien vers une voie qui mène à concilier les positions et à rapprocher les points de vue qu'elle nous oriente.
A l'unanimité de ses membres, il s'est donc positionné, solennellement et objectivement, pour la recherche d'une telle solution comme piste alternative aux options précédentes, dont l'inapplicabilité était constatée par les instances compétentes de l'Organisation des Nations-Unies.
En engageant les Etats de la région à emprunter cette piste, le conseil de sécurité a délibérément déplacé le curseur, se rendant compte, qu'avec les démarches précédentes, on appuyait plutôt sur le mauvais bouton.
Le texte de la résolution, qu'on peut d'ailleurs consulter sur le site Internet de l'ONU, est si direct dans sa formulation, si clair dans son énoncé, qu'il ne laisse guère de place à une quelconque interprétation. Il ne faut donc pas être nécessairement linguiste, grammairien ou lexicographe pour en faire la seule lecture qu'il livre.
Cette pureté de cristal n'a pourtant pas dissuadé l'agence " APS " et certains milieux algériens de travestir le texte onusien, et plus grave encore, de le mettre carrément de côté pour présenter à qui veut les suivre une toute autre résolution, la 1495 en l'occurrence, où il était question du défunt " Plan de règlement ", formule délaissée par la communauté internationale, qui a constaté sur le terrain de la réalité et des faits avérés, que cette option a entamé son crépuscule aussitôt après les premières démarches tendant à sa mise en oeuvre. C'est d'ailleurs dans ce sens, que la résolution 1570 parle expressément de "l'impasse actuelle" qu'il importe de transce il y a impasse que la situation requiert une nouvelle résolution.
Poussant l'amalgame à l'extrême, on n'hésite pas d'affirmer à Alger que la résolution 1570 "confirme la validité du plan de paix", alors que dans cette résolution, le conseil de sécurité n'évoque, à aucun moment, fut-ce sur le mode allusif, le fameux plan de paix, encore moins sa validité. Il confirme plutôt la tendance générale de la communauté internationale, qui s'est convertie il y a longtemps déjà, à l'idée d'une solution politique acceptable pour tous, et a tenu à le consigner expressément dans ses diverses recommandations.
Que le Maroc et l'Algérie croisent des regards différents sur la question du Sahara, est une donnée réelle, que l'Algérie manipule les leviers de son logiciel de blocage à chaque tentative d'approche, est un classique. Mais que ses officiels s'ingénient à substituer une résolution de l'ONU à une autre, est bien plus qu'une montée aux extrêmes, c'est une perversion de l'esprit qui tend manifestement à noyer le nouveau dans l'ancien, et donc à plomber le débat et à assombrir les horizons.
C'est d'autant plus flagrant, que l'écart entre la résolution 1495, et la résolution 1570 nouvellement adoptée, n'est pas de l'épaisseur d'un trait.
C'est bien à un tout autre horizon, que cette dernière nous convie sur le ton de l'insistance loin de ces prophéties rétrospectives. C'est bien à un travail qui consiste à tenter la synthèse et à chercher le consensus qu'elle nous invite. C'est bien vers une voie qui mène à concilier les positions et à rapprocher les points de vue qu'elle nous oriente.
Pour toutes ces démarches, le Maroc ne formule aucune condition contraignante, ne pose aucun préalable contre-productif et ne nourrit aucun dessein occulte.
Sa main reste tendue, et sa promptitude à investir le champ de réflexion ainsi offert, à se mouvoir dans cette plate forme de discussion ainsi tracée, est toujours aussi vivace.
Le noyau rationnel de cette approche est bien en vue. Pour y parvenir, il faut que la raison l'emporte sur les pulsions, et que l'impulsion cède devant le réalisme.
C'est bien à ces avancées et guère à des reculades, que l'Organisation des Nations Unies nous invite, aujourd'hui, par l'adoption au conseil de sécurité de cette résolution qui indique clairement, que la communauté internationale vogue à plein voile vers une solution politique consensuelle, et hier encore, par le vote révélateur de la quatrième commission, autant de signaux diplomatiques à lourde résonance politique.
S'affranchir des thèses qui ont du plomb dans l'aile n'est ni honteux, ni délictueux. Affronter vaille que vaille, la vérité internationale dans toute sa ténacité est une plongée dans l'absurde. Avancer la responsabilité supposée de l'autre pour dissimuler la sienne, est un flottement dans le vide.
En attendant, c'est l'idéal maghrébin qui en pâtit si lourdement. Il peine à émerger. Il peine à se faire entendre. Il peine dans toute sa peine. Or, seul un Maghreb fort et uni, nous permettrait de maîtriser les commandes de notre destin dans un monde qui fonctionne telle une usine de soucis de tous genres, de menaces renouvelées, et d'impondérables à l'infini.
S'i l n'y a pas encore d'apocalypse à l'horizon, il
y a tout de même à cet même horizon, une épaisse couche de
brouillard qu'il importe de pulvériser.
LE MATIN.MA/ MAP
Sahara marocain : le Maroc se félicite de l'adoption de
la résolution onusienne
01.11.2004 |
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=40187
Le Maroc se félicite vivement de l'adoption par le Conseil
de sécurité des Nations unies de la résolution 1570 sur la
question du Sahara appelant à "mettre fin à l'impasse
actuelle et progresser vers une solution politique", indique hier
un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération. En voici le texte : «Le Royaume du Maroc se
félicite vivement de l'adoption, le 27 octobre dernier, par le Conseil
de sécurité des Nations unies, de la résolution 1570 sur la
question nationale. Après avoir rappelé toutes ses précédentes
résolutions sur le sujet, le Conseil de sécurité a confirmé
l'appréciation du Secrétaire général de l'ONU sur "l'impasse
actuelle", issue des positions inconciliables sur le second Plan
Baker.
Face à ce constat, le Conseil de sécurité, unanime, a donc demandé» à nouveau aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations unies pour «mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique» et a aménagé, à cette fin, une prorogation de 6 mois du mandat de la Minurso. Les termes de la résolution du Conseil de sécurité ne souffrent ainsi aucune ambiguïté et ne se prêtent à aucune divergence d'interprétation. Aussi, le Royaume du Maroc s'étonne-t-il de la lecture tronquée et de la présentation trompeuse faite par l'Algérie à ce sujet.
En effet, le Conseil de sécurité n'a, à aucun moment, ni d'aucune façon, validé le Plan Baker II et encore moins demandé son application. Bien au contraire, le Conseil a demandé à toutes les parties de mettre à profit la période supplémentaire de 6 mois pour coopérer de bonne foi avec le Secrétaire général et son représentant spécial, en vue de dépasser le blocage actuel et réaliser des progrès vers une solution politique à négocier et déterminer d'un commun accord.
Le Conseil a, ainsi, confirmé l'approche qu'il avait déjà dégagée par sa précédente résolution 1541 du 29 avril 2004.
Au lieu de répondre positivement à l'appel clair lancé aujourd'hui par le Conseil de sécurité, l'Algérie préfère, malheureusement, continuer à bloquer la situation par son exigence infondée d'une acceptation et d'une mise en ¦uvre du Plan Baker II.
Face à ce constat, le Conseil de sécurité, unanime, a donc demandé» à nouveau aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations unies pour «mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique» et a aménagé, à cette fin, une prorogation de 6 mois du mandat de la Minurso. Les termes de la résolution du Conseil de sécurité ne souffrent ainsi aucune ambiguïté et ne se prêtent à aucune divergence d'interprétation. Aussi, le Royaume du Maroc s'étonne-t-il de la lecture tronquée et de la présentation trompeuse faite par l'Algérie à ce sujet.
En effet, le Conseil de sécurité n'a, à aucun moment, ni d'aucune façon, validé le Plan Baker II et encore moins demandé son application. Bien au contraire, le Conseil a demandé à toutes les parties de mettre à profit la période supplémentaire de 6 mois pour coopérer de bonne foi avec le Secrétaire général et son représentant spécial, en vue de dépasser le blocage actuel et réaliser des progrès vers une solution politique à négocier et déterminer d'un commun accord.
Le Conseil a, ainsi, confirmé l'approche qu'il avait déjà dégagée par sa précédente résolution 1541 du 29 avril 2004.
Au lieu de répondre positivement à l'appel clair lancé aujourd'hui par le Conseil de sécurité, l'Algérie préfère, malheureusement, continuer à bloquer la situation par son exigence infondée d'une acceptation et d'une mise en ¦uvre du Plan Baker II.
Le Royaume du Maroc réitère, pour sa part, sa pleine
disposition à coopérer sincèrement avec les Nations unies et
toutes les parties pour parvenir, dans cette nouvelle phase, à une
solution politique définitive de compromis, dans le respect de
l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du
Royaume".
MAP
MAP
4. SAHARA-MAROC-EGYPTE
DECLARATION DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA
RASD M. MOHAMED SALEM OULD SALEK
http://arso.org.site.voila.fr/MAErasd011104.html
Le gouvernement de la RASD a reçu avec étonnement et
surprise les informations diffusées le dimanche, 31octobre 2004 par
des agences de presses internationales selon lesquelles l'Égypte,
suite à la visite effectuée par le ministre marocain des affaires
étrangères, Mohamed Benaissa " s'est engagé à prendre
contact avec les responsables algériens et marocains, afin de tenter
de mettre un terme au conflit qui oppose ces deux pays sur le Sahara
occidental".
Le peuple et le gouvernement Sahraouis se résistent à
croire à de telles informations, lesquelles si se confirment
supposeraient que la diplomatie égyptienne a, de manière difficile
à justifier pour un pays qui a toujours veillé pour son prestige
et sa crédibilité, décidé non seulement de mettre en question
la neutralité qu'il proclame mais aussi de nuire à la cause d'un
peuple qui, à l'instar du peuple palestinien, lutte pour sa liberté
et dignité.
Le gouvernement égyptien est bien placé pour savoir que toutes les résolutions adoptées par l'ONU depuis 1976, réaffirment que le conflit du Sahara Occidental est un problème de décolonisation qui oppose le Royaume du Maroc, puissance occupante, et le Front Polisario en tant que représentant légitime du peuple Sahraoui. Comme telle, sa solution n'est autre que l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance à travers un référendum juste et libre qui doit être organisé par les Nations Unies.
Tous les efforts entrepris par la Communauté internationale pour mettre fin au conflit, que se soit le plan de règlement, les accords de Houston ou le dernier plan de paix élaboré par James Baker sont inscrits dans le cadre de cette légalité internationale qu'aucun pays peut ou doit ignorer.
Le peuple et le gouvernement Sahraouis, qui ont toujours gardé l'espoir de voir l'Egypte jouer un rôle positif et respectueux des résolutions et principes des Nations Unies pour contribuer à l'avènement d'une paix juste et durable entre la RASD et le Royaume du Maroc, attendent avec intérêt justifié une clarification définitive de la position du gouvernement Egyptien sur le sens et l'opportunité des déclarations qui ont été diffusées par les moyens d'informations.
Le gouvernement égyptien est bien placé pour savoir que toutes les résolutions adoptées par l'ONU depuis 1976, réaffirment que le conflit du Sahara Occidental est un problème de décolonisation qui oppose le Royaume du Maroc, puissance occupante, et le Front Polisario en tant que représentant légitime du peuple Sahraoui. Comme telle, sa solution n'est autre que l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance à travers un référendum juste et libre qui doit être organisé par les Nations Unies.
Tous les efforts entrepris par la Communauté internationale pour mettre fin au conflit, que se soit le plan de règlement, les accords de Houston ou le dernier plan de paix élaboré par James Baker sont inscrits dans le cadre de cette légalité internationale qu'aucun pays peut ou doit ignorer.
Le peuple et le gouvernement Sahraouis, qui ont toujours gardé l'espoir de voir l'Egypte jouer un rôle positif et respectueux des résolutions et principes des Nations Unies pour contribuer à l'avènement d'une paix juste et durable entre la RASD et le Royaume du Maroc, attendent avec intérêt justifié une clarification définitive de la position du gouvernement Egyptien sur le sens et l'opportunité des déclarations qui ont été diffusées par les moyens d'informations.
Bir Lehlou, le 1 Novembre 2004
LE SOIR D'ALGERIE
L'instruction donnée à Belkhadem
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/11/02/article.php?sid=15256&cid=3
02.11.04
02.11.04
Le chef de l'Etat aurait chargé Abdelaziz Belkhadem de
décliner, «publiquement», l'offre de médiation égyptienne
entre l'Algérie et le Maroc. Cette décision fait suite à
l'annonce, par un ministre égyptien,d'une prochaine médiation de
Hosni Moubarak entre Alger et Rabatsur la question du Sahara
Occidental, indiquent des sourcesproches du ministère algérien des
Affaires étrangères.
LE JEUNE INDEPENDANT
Sahara occidental : Moubarak offre sa médiation aux
Marocains
par Z. M.
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11353
02.11.04
02.11.04
Le président égyptien Hosni Moubarak s'est
engagé à prendre contact avec les responsables algériens et
marocains afin de tenter d'aplanir la tension entre l'Algérie et
le Maroc, notamment au sujet du conflit du Sahara occidental qui
oppose le Front Polisario au royaume alaouite.
C'est ce qu'a révélé avant-hier Magued Abdel Fattah, porte-parole du président égyptien, à l'issue d'une rencontre entre M. Moubarak aet le ministre marocain des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa. «L'Egypte, qui a une position neutre sur le sujet du Sahara occidental, engagera des contacts avec les deux parties», a affirmé le porte-parole.
L'initiative du chef de l'Etat égyptien intervient suite à une sollicitation du chef de la diplomatie marocaine, qui se trouvait pour deux jours au Caire. Elle intervient aussi alors que le président Bouteflika avait réaffirmé à Johannesburg (Afrique du Sud) l'intransigeance de l'Algérie quant au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
C'est ce qu'a révélé avant-hier Magued Abdel Fattah, porte-parole du président égyptien, à l'issue d'une rencontre entre M. Moubarak aet le ministre marocain des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa. «L'Egypte, qui a une position neutre sur le sujet du Sahara occidental, engagera des contacts avec les deux parties», a affirmé le porte-parole.
L'initiative du chef de l'Etat égyptien intervient suite à une sollicitation du chef de la diplomatie marocaine, qui se trouvait pour deux jours au Caire. Elle intervient aussi alors que le président Bouteflika avait réaffirmé à Johannesburg (Afrique du Sud) l'intransigeance de l'Algérie quant au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
«L'Algérie a toujours fait de la question d'autodétermination des peuples son principe cardinal, un principe qu'elle a toujours défendu devant les Nations unies», avait indiqué le chef de l'Etat. «L'Algérie a défendu à l'époque le droit à l'autodétermination pour des pays comme Belize, Timor ou le Surinam, pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd'hui pour le Sahara occidental ?», avait-il notamment dit devant les chefs d'Etat initiateurs du NEPAD, soulignant une nouvelle fois qu'il s'agit d'un «problème de décolonisation».
Il a également réaffirmé l'attachement de l'Algérie à une solution de cette question dans le cadre de la légalité internationale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans un discours prononcé avant-hier au palais des Nations à l'occasion du 50e anniversaire du 1er Novembre 1954, date du déclenchement de la lutte armée contre l'occupant français, le président Bouteflika a réaffirmé ce principe en soulignant que «le peuple sahraoui a le droit de vivre comme ses frères dans la sécurité et la paix, de décider de son destin et d'opter en toute liberté et souveraineté pour son devenir».
Une affirmation qui risque de rendre caduque la tentative de
médiation du président égyptien. L'Egypte avait déjà
tenté, en 2000, une médiation entre Alger et Rabat, entre autres sur
la question de la réouverture des frontières terrestres.
Z. M.
Z. M.
LE MATIN.MA
Expliquant la position marocaine sur le Sahara : Emissaire
Royal en Tunisie et en Egypte
01.11.2004 | 16h31
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=40181
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a entamé samedi une tournée diplomatique qui l'a mené en Tunisie puis en Egypte. A Tunis, le chef de la diplomatie a été reçu par le Président Zine El Abidine Ben Ali à qui il a remis un message de S.M. Mohammed VI. M. Benaïssa déclarait, à l'issue de cette audience qu'il avait informé le chef de l'Etat tunisien des derniers développements de la situation dans la région et particulièrement de la question du Sahara marocain. Il a souligné, à l'occasion, les efforts de S.M. le Roi Mohammed VI qui ne cesse d'¦uvrer pour parvenir à une solution politique et définitive à la question .
M. Benaïssa a également mis l'accent sur la thèse marocaine qui préserve l'intégrité territoriale du Maroc et le vif intérêt qu'accorde S.M. le Roi Mohammed VI à l'Union du Maghreb Arabe.
Au Caire, Mohamed Benaïssa rencontrait dimanche le Président Housni Moubarak, à qui il a également remis un message Royal. Le ministre des Affaires étrangères rappelait dans la capitale égyptienne, à l'occasion d'une encontre avec la presse, la vision du Maroc pour le règlement de la question du Sahara qui «s'inscrit dans le cadre de ce qui a été décidé par le Conseil de sécurité, en l'occurrence une solution politique négociée et approuvée par les parties». «Nous sommes dans l'attente de celui qui va négocier avec nous», indiquait à cet égard M. Benaïssa.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a entamé samedi une tournée diplomatique qui l'a mené en Tunisie puis en Egypte. A Tunis, le chef de la diplomatie a été reçu par le Président Zine El Abidine Ben Ali à qui il a remis un message de S.M. Mohammed VI. M. Benaïssa déclarait, à l'issue de cette audience qu'il avait informé le chef de l'Etat tunisien des derniers développements de la situation dans la région et particulièrement de la question du Sahara marocain. Il a souligné, à l'occasion, les efforts de S.M. le Roi Mohammed VI qui ne cesse d'¦uvrer pour parvenir à une solution politique et définitive à la question .
M. Benaïssa a également mis l'accent sur la thèse marocaine qui préserve l'intégrité territoriale du Maroc et le vif intérêt qu'accorde S.M. le Roi Mohammed VI à l'Union du Maghreb Arabe.
Au Caire, Mohamed Benaïssa rencontrait dimanche le Président Housni Moubarak, à qui il a également remis un message Royal. Le ministre des Affaires étrangères rappelait dans la capitale égyptienne, à l'occasion d'une encontre avec la presse, la vision du Maroc pour le règlement de la question du Sahara qui «s'inscrit dans le cadre de ce qui a été décidé par le Conseil de sécurité, en l'occurrence une solution politique négociée et approuvée par les parties». «Nous sommes dans l'attente de celui qui va négocier avec nous», indiquait à cet égard M. Benaïssa.
AL BAYANE
L'Egypte offre ses bons offices entre Rabat et Alger
(11/2/2004)
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44265
Le président égyptien Hosni Moubarak s'est engagé, dimanche, à prendre contact avec les responsables algériens et marocains, afin de tenter de mettre un terme au conflit qui oppose depuis des années les deux pays sur le Sahara.
"L'Egypte, qui a une position neutre sur le sujet du Sahara, engagera des contacts avec les deux parties", a déclaré à des journalistes Magued Abdel Fattah, le porte-parole du président égyptien, à l'issue d'une rencontre entre M. Moubarak et le ministre marocain des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa.
Le président égyptien Hosni Moubarak s'est engagé, dimanche, à prendre contact avec les responsables algériens et marocains, afin de tenter de mettre un terme au conflit qui oppose depuis des années les deux pays sur le Sahara.
"L'Egypte, qui a une position neutre sur le sujet du Sahara, engagera des contacts avec les deux parties", a déclaré à des journalistes Magued Abdel Fattah, le porte-parole du président égyptien, à l'issue d'une rencontre entre M. Moubarak et le ministre marocain des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa.
L'ECONOMISTE
?Sahara: OPA sur les médiateurs
http://www.leconomiste.com/article.html?a=59079
· L'Egypte intervient suite à la visite de Benaïssa
· Deux lectures différentes de la résolution de l'ONU
LES négociations extra-ONU, à propos du conflit du Sahara, ont encore de beaux jours devant elles. A chaque fois que la machine onusienne coince, les diplomates sollicitent des interventions tierces pour sortir de l'impasse.
L'Egypte, qui a une position neutre sur le conflit, vient ainsi de proposer sa médiation entre le Maroc et l'Algérie. Cette proposition intervient suite à la visite du ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa, qui a rencontré le président Hosni Moubarak. Benaïssa est également allé en Tunisie où il a eu des entretiens sur le Sahara avec le président Zine Al Abidine Ben Ali, à qui il a remis un message de SM le Roi, dont la teneur n'est pas connue.
· L'Egypte intervient suite à la visite de Benaïssa
· Deux lectures différentes de la résolution de l'ONU
LES négociations extra-ONU, à propos du conflit du Sahara, ont encore de beaux jours devant elles. A chaque fois que la machine onusienne coince, les diplomates sollicitent des interventions tierces pour sortir de l'impasse.
L'Egypte, qui a une position neutre sur le conflit, vient ainsi de proposer sa médiation entre le Maroc et l'Algérie. Cette proposition intervient suite à la visite du ministre des Affaires étrangères Mohamed Benaïssa, qui a rencontré le président Hosni Moubarak. Benaïssa est également allé en Tunisie où il a eu des entretiens sur le Sahara avec le président Zine Al Abidine Ben Ali, à qui il a remis un message de SM le Roi, dont la teneur n'est pas connue.
L'intervention de l'Egypte, ce mastodonte arabe qui a
fourbi ses armes dans le conflit du Proche-Orient, montre que «le
procédé» des médiations prendra encore de l'importance, vu
la profonde divergence qui existe entre les parties en conflit. Tout
prête à croire que l'effort diplomatique sera axé sur la
recherche de médiateurs, dont l'action souhaitée est d'abolir
«les blocages psychologiques».
Et les médiateurs les plus recherchés pour le moment sont les voisins immédiats, impliqués dans le processus d'intégration régionale: la Tunisie et l'Egypte, sans oublier l'Espagne et la France.
Dans l'enceinte de l'ONU, la divergence entre le Maroc et l'Algérie s'est encore une fois confirmée la semaine dernière après l'adoption par le Conseil de sécurité de la prolongation du mandat de la Minurso.
Et les médiateurs les plus recherchés pour le moment sont les voisins immédiats, impliqués dans le processus d'intégration régionale: la Tunisie et l'Egypte, sans oublier l'Espagne et la France.
Dans l'enceinte de l'ONU, la divergence entre le Maroc et l'Algérie s'est encore une fois confirmée la semaine dernière après l'adoption par le Conseil de sécurité de la prolongation du mandat de la Minurso.
Chaque partie a fait une lecture différente de la
résolution. L'Algérie a accueilli avec «une grande satisfaction
la victoire» du plan Baker II» et avec quoi elle attaque le Maroc,
l'accusant de revenir sur ses engagements. Le Maroc avait en effet
accepté le premier plan Baker, communément appelé «la
troisième voie», qui prévoit une autonomie du Sahara sous
souveraineté marocaine. Il a, par contre, rejeté la deuxième
mouture qui prévoit un référendum après une période de
transition de cinq ans. Pour le Maroc, ce projet de consultation
référendaire fera revenir tout le règlement à la case
départ.
La résolution 1570, adoptée la semaine dernière, réaffirme l'attachement du Conseil à la recherche d'»un règlement juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental». Elle fait référence à la résolution 1495 du 31 juillet 2003 dans laquelle le Conseil appuyait le plan de paix élaboré par James Baker. Et c'est cette référence que l'Algérie a mise en exergue pour faire valoir «la justesse de sa cause».
Sur la même résolution, le Maroc affirme, en revanche, que Kofi Annan a «constaté» que le plan de James Baker «a conduit à une impasse» dans le règlement du conflit du Sahara. Pour Mohammed Benouna, représentant du Maroc aux Nations unies, Annan «a souligné la nécessité de sortir de cette impasse et de progresser vers une solution négociée et acceptée par toutes les parties».
La résolution 1570, adoptée la semaine dernière, réaffirme l'attachement du Conseil à la recherche d'»un règlement juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental». Elle fait référence à la résolution 1495 du 31 juillet 2003 dans laquelle le Conseil appuyait le plan de paix élaboré par James Baker. Et c'est cette référence que l'Algérie a mise en exergue pour faire valoir «la justesse de sa cause».
Sur la même résolution, le Maroc affirme, en revanche, que Kofi Annan a «constaté» que le plan de James Baker «a conduit à une impasse» dans le règlement du conflit du Sahara. Pour Mohammed Benouna, représentant du Maroc aux Nations unies, Annan «a souligné la nécessité de sortir de cette impasse et de progresser vers une solution négociée et acceptée par toutes les parties».
5. SAHARA-MAROC-ALGÉRIE
AFP
Sahara occidental: "L'Algérie
préfère le blocage", selon Rabat
RABAT, 1er nov (AFP) http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041101210650.t41ktffm.xml
Le Maroc a accusé lundi l'Algérie de "continuer à bloquer la situation" dans la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental, après l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité le 28 octobre concernant ce conflit.
La résolution de l'Onu a prorogé le mandat de la Mission de l'Onu au Sahara occidental (MINURSO) réaffirmant son attachement à "un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires étrangères affirme que "l'Algérie préfère malheureusement continuer à bloquer la situation par son exigence infondée d'une acceptation et d'une mise en oeuvre du Plan Baker II, au lieu de répondre positivement à l'appel clair lancé par le Conseil de Sécurité".
Le plan Baker, rejeté par Rabat, préconise un référendum d'autodétermination après une autonomie transitoire de cinq ans au Sahara occidental - une ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975 et dont le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance.
L'Algérie s'est livrée, selon Rabat, à une "lecture tronquée et à une présentation trompeuse" de la résolution 1570 adoptée le 28 octobre, à l'unanimité, par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Alger avait accueilli cette résolution avec "grande satifaction", estimant que "le Conseil de sécurité a réaffirmé sa position constante concernant le règlement (...) qui doit être fondé sur l'exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit à l'autodétermination conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies".
Dans le communiqué publié lundi, le Maroc se "félicite vivement" à son tour de cette même résolution, estimant que "le Conseil de sécurité n'a, à aucun moment ni d'aucune façon, validé le plan Baker" et qu'il est "encore moins demandé son application".
RABAT, 1er nov (AFP) http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041101210650.t41ktffm.xml
Le Maroc a accusé lundi l'Algérie de "continuer à bloquer la situation" dans la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental, après l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité le 28 octobre concernant ce conflit.
La résolution de l'Onu a prorogé le mandat de la Mission de l'Onu au Sahara occidental (MINURSO) réaffirmant son attachement à "un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires étrangères affirme que "l'Algérie préfère malheureusement continuer à bloquer la situation par son exigence infondée d'une acceptation et d'une mise en oeuvre du Plan Baker II, au lieu de répondre positivement à l'appel clair lancé par le Conseil de Sécurité".
Le plan Baker, rejeté par Rabat, préconise un référendum d'autodétermination après une autonomie transitoire de cinq ans au Sahara occidental - une ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975 et dont le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance.
L'Algérie s'est livrée, selon Rabat, à une "lecture tronquée et à une présentation trompeuse" de la résolution 1570 adoptée le 28 octobre, à l'unanimité, par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Alger avait accueilli cette résolution avec "grande satifaction", estimant que "le Conseil de sécurité a réaffirmé sa position constante concernant le règlement (...) qui doit être fondé sur l'exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit à l'autodétermination conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies".
Dans le communiqué publié lundi, le Maroc se "félicite vivement" à son tour de cette même résolution, estimant que "le Conseil de sécurité n'a, à aucun moment ni d'aucune façon, validé le plan Baker" et qu'il est "encore moins demandé son application".
"Les termes de la
résolution du Conseil de Sécurité ne souffrent aucune ambiguïté
et ne se prêtent à aucune divergence d'interprétation",
assure le ministère marocain des Affaires étrangères, relevant
que le texte adopté appelle à la recherche d'une "solution
politique" négociée.
Le ministère marocain exprime
enfin l'"entière disposition" de Rabat à coopérer avec
l'Onu et "toutes les parties" pour "une solution
politique définitive de compromis, dans le respect de l'intégrité
territoriale et de l'unité nationale du royaume".
AFP
Sahara occidental: le Maroc et l'Algérie enlisés dans
une crise diplomatique
RABAT, 2 nov (AFP)
http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041102132846.095bekr1.xml
Le conflit du Sahara occidental, qui oppose depuis
près de trente ans le Maroc au front Polisario, soutenu par
l'Algérie, est l'objet d'une nouvelle crise diplomatique où Rabat et
Alger paraissent durablement enlisées.
Les responsables des deux "pays frères" du Maghreb campent sur des positions absolument inconciliables après la réunion du Conseil de sécurité de l'Onu, le 28 octobre, et la prorogation du mandat de la Minurso - la mission de l'Onu chargée du respect du cessez-le-feu au Sahara occidental depuis 1991.
Une escalade verbale entre les deux voisins, où les politiques ont rejoint les éditoriaux enflammés de la presse, tourne autour de la lancinante question du statut définitif de l'ancienne colonie espagnole, un vaste territoire semi-désertique annexé par le Maroc en 1975 qui prolonge le royaume vers le sud, le long du littoral atlantique.
L'Algérie, qui soutient et héberge le front Polisario, en lutte pour l'indépendance du territoire, estime que le Conseil de sécurité à réaffirmé son adhésion au plan de règlement proposé par James Baker, l'ancien envoyé spécial de l'Onu dans la région, un plan qui prévoit un référendum d'autodétermination des Sahraouis après une période d'autonomie.
Cette analyse est vigoureusement rejetée par Rabat où le ministère des Affaires étrangères a publié lundi un communiqué qui accuse Alger de "continuer à bloquer" la recherche d'une solution au conflit. L'Algérie s'est livrée, selon Rabat, à une "lecture tronquée et à une présentation trompeuse" de la résolution 1570 adoptée à l'Onu le 28 octobre.
Le Maroc estime que "le Conseil de sécurité n'a, à aucun moment ni d'aucune façon, validé le plan Baker" et qu'il a, au contraire, "constaté" que ce plan "conduit à une impasse". Rabat soutient que "les termes de la résolution du Conseil ne souffrent aucune ambiguïté", et appelle à la recherche d'une solution négociée qui doit en tout état de cause "respecter l'intégrité territoriale du royaume".
Le Conseil de sécurité avait réaffirmé son attachement à "un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peupl e du Sahara occidental".
L'Algérie est accusée par les Marocains de visées colonialistes. Le voisin maghrébin, producteur de pétrole, voudrait se ménager un accès à l'Atlantique via un Sahara occidental devenu indépendant - en fait sous son contrôle via la République arabe sahraouie démocratique (RASD), un Etat autoproclamé en 1976 par le front Polisario.
Le reconnaissance officielle de la RASD, décidée par l'Afrique du sud le 15 septembre, a largement alimenté le regain de tension autour du conflit. Le Maroc, jugeant la décision sud-africaine "partiale, surprenante et inopportune", avait immédiatement rappelé "pour consultations" son ambassadeur à Prétoria tout en tenant l'Algérie pour responsable de ce camouflet diplomatique.
La dispute territoriale sur le Sahara occidental - un dossier promu au rang de "cause sacrée" par le Maroc - constitue par ailleurs le principal obstacle aux efforts d'intégration régionale du Maghreb.
Les responsables des deux "pays frères" du Maghreb campent sur des positions absolument inconciliables après la réunion du Conseil de sécurité de l'Onu, le 28 octobre, et la prorogation du mandat de la Minurso - la mission de l'Onu chargée du respect du cessez-le-feu au Sahara occidental depuis 1991.
Une escalade verbale entre les deux voisins, où les politiques ont rejoint les éditoriaux enflammés de la presse, tourne autour de la lancinante question du statut définitif de l'ancienne colonie espagnole, un vaste territoire semi-désertique annexé par le Maroc en 1975 qui prolonge le royaume vers le sud, le long du littoral atlantique.
L'Algérie, qui soutient et héberge le front Polisario, en lutte pour l'indépendance du territoire, estime que le Conseil de sécurité à réaffirmé son adhésion au plan de règlement proposé par James Baker, l'ancien envoyé spécial de l'Onu dans la région, un plan qui prévoit un référendum d'autodétermination des Sahraouis après une période d'autonomie.
Cette analyse est vigoureusement rejetée par Rabat où le ministère des Affaires étrangères a publié lundi un communiqué qui accuse Alger de "continuer à bloquer" la recherche d'une solution au conflit. L'Algérie s'est livrée, selon Rabat, à une "lecture tronquée et à une présentation trompeuse" de la résolution 1570 adoptée à l'Onu le 28 octobre.
Le Maroc estime que "le Conseil de sécurité n'a, à aucun moment ni d'aucune façon, validé le plan Baker" et qu'il a, au contraire, "constaté" que ce plan "conduit à une impasse". Rabat soutient que "les termes de la résolution du Conseil ne souffrent aucune ambiguïté", et appelle à la recherche d'une solution négociée qui doit en tout état de cause "respecter l'intégrité territoriale du royaume".
Le Conseil de sécurité avait réaffirmé son attachement à "un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peupl e du Sahara occidental".
L'Algérie est accusée par les Marocains de visées colonialistes. Le voisin maghrébin, producteur de pétrole, voudrait se ménager un accès à l'Atlantique via un Sahara occidental devenu indépendant - en fait sous son contrôle via la République arabe sahraouie démocratique (RASD), un Etat autoproclamé en 1976 par le front Polisario.
Le reconnaissance officielle de la RASD, décidée par l'Afrique du sud le 15 septembre, a largement alimenté le regain de tension autour du conflit. Le Maroc, jugeant la décision sud-africaine "partiale, surprenante et inopportune", avait immédiatement rappelé "pour consultations" son ambassadeur à Prétoria tout en tenant l'Algérie pour responsable de ce camouflet diplomatique.
La dispute territoriale sur le Sahara occidental - un dossier promu au rang de "cause sacrée" par le Maroc - constitue par ailleurs le principal obstacle aux efforts d'intégration régionale du Maghreb.
L'Union du Maghreb arabe (UMA), qui regroupe depuis
1989 le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, a
été paralysée par ce conflit. La nouvelle crise diplomatique entre
Alger et Rabat contribue à en éloigner encore toute perspective de
résolution.
L'EXPRESSION ( ALG)
Le Maroc souffle le chaud et le froid
http://www.lexpressiondz.com/T20041102/ZCQ.htm
Dans son édition d'hier, la presse marocaine a semblé nous faire reproche de fêter comme il se doit le cinquantenaire de la guerre de Libération nationale. Entre «ingratitude» algérienne et «loyauté» marocaine, les accusations ont fusé de toutes parts sans le moindre fondement historique. Preuve que le retour en force de notre pays sur le devant de la scène internationale ne fait pas que des heureux.
Dans son édition d'hier, la presse marocaine a semblé nous faire reproche de fêter comme il se doit le cinquantenaire de la guerre de Libération nationale. Entre «ingratitude» algérienne et «loyauté» marocaine, les accusations ont fusé de toutes parts sans le moindre fondement historique. Preuve que le retour en force de notre pays sur le devant de la scène internationale ne fait pas que des heureux.
AS-SABAH (1-XI-2004)
Un plan algérien pour frapper l'économie
marocaine.
Des sources informées indiquent qu'une guerre sans merci
serait menée contre le phénomène de la contrebande de produits
algériens vers le Maroc (). Selon ces sources, les preneurs de
décisions en Algérie mèneraient une guerre économique contre le
Maroc, relevant que le rythme de contrebande s'était accru au cours
des dernières semaines dans le but de frapper l'économie
marocaine. Selon ces sources, cette hausse du volume de marchandises
de contrebande après l'échec diplomatique de l'Algérie,
reflète les intentions occultées des dirigeants de ce
pays.
()
6. SAHARA-MAROC-MONDE ARABE-USA
AUJOURD'HUI LE MAROC
Monde arabe : La vision marocaine
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22399
Pas d'intégration maghrébine sans solution politique
définitive au problème du Sahara. Et pas d'édification arabe sans
une UMA forte. C'est le message que le Maroc tente de transmettre aux
Etats arabes.
Le ministre des Affaires étrangères marocain, Mohamed Benaïssa s'est rendu le week-end dernier à Tunis et au Caire, porteur de messages royaux aux présidents Zine El Abidine Benali et Housni Moubarak.
Ces deux missives royales ont concerné deux points
essentiels. D'une part, les derniers développements dans l'affaire
du Sahara et d'autre part, la tenue au Maroc, en décembre prochain,
du Forum Avenir consacré principalement aux réformes politiques
dans le monde arabe. De prime à bord, ces deux sujets peuvent
sembler dissemblables. En fait, ils sont étroitement liés. La
vision de SM Mohammed VI en matière de développement
socio-économique du monde arabe fait que ces deux sujets sont les
faces d'une même médaille. Expliquons-nous. Tout d'abord, le
Maroc, et à maintes reprises, n'a cessé d'expliquer que le
problème artificiel du Sahara a été créé de toutes pièces
par l'Algérie. Ce conflit dure depuis presque 30 ans, il a coûté
cher en vies humaines et en souffrances de civils innocents, des
milliards de DH des contribuables marocains ont été dépensés,
privant ainsi nos provinces du Sud d'énormes opportunités de
développement. L'entêtement algérien à vouloir, coûte que
coûte, installer un Etat fantoche sur le sol marocain a donné lieu à
l'un des plus grands gâchis de l'Histoire du monde arabe.
Résultat: l'Union du Maghreb Arabe est en stand-by. La
complémentarité maghrébine, qu'elle soit politique, économique
ou sociale, demeure un v¦u pieux. Pourtant, le Maroc a tendu la main
aux dirigeants algériens. Les émissaires royaux se sont succédé
à Alger, les médiations européennes et arabes se sont
multipliées, les gestes de bonne volonté de la part du Maroc à
l'égard des citoyens algériens également. En réponse, le pouvoir
à Alger a préféré tourner le dos au Maroc et insulter
l'avenir. Voilà le triste bilan des relations
maroco-algériennes.
Malgré tout cela, le Maroc reste convaincu que la
construction maghrébine ne peut se faire sans l'implication du Maroc
et de l'Algérie. Pour ce faire, les dirigeants algériens doivent
accepter de s'asseoir autour d'une même table avec leurs homologues
marocains afin de parvenir à une solution politique définitive à
l'affaire du Sahara. Seule condition: le respect de la souveraineté
marocaine sur ses provinces du Sud, tout le reste est négociable.
Une fois cette étape franchie par Alger, l'édification de l'UMA se
fera d'elle-même. Mais la construction maghrébine n'est pas une
fin en soi. Bien au contraire, ce n'est qu'un préalable essentiel.
Cette entité devra s'intégrer à un espace beaucoup plus vaste, à
savoir le Moyen-Orient. Une union qui donnera naissance à ce que
Washington appelle "le Grand Moyen-Orient". Voilà le lien
entre l'affaire du Sahara et le développement du monde arabe. Le
terme "Grand Moyen-Orient", auquel certains Etats arabes
semblent être allergiques, est tout simplement l'équivalent de la
région MENA. Les pays de cette région, peu importe sa
dénomination, ont un avenir commun. Et l'économie est
indubitablement le vecteur de toute réforme. D'ailleurs, ont été
conviés au Forum Avenir tous les pays du Moyen-Orient et de
l'Afrique du Nord, les secrétaires généraux de la Ligue arabe,
de l'UMA, du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ainsi que les
commissaires européens. Et ce sont exclusivement les ministres des
Affaires étrangères et de l'Economie qui y sont
conviés.
Les réfractaires estiment que les Etats-Unis souhaitent
"imposer au monde arabe" l'Etat d'Israël. En clair, les
réformes politiques doivent être synonymes de normalisation avec
l'Etat hébreu. Même si tel est le dessein américain, les Etats
arabes n'ont aucun prétexte à retarder leurs réformes internes
en matière politique et économique. Pire, ils s'affaiblissent de
jour en jour et donnent ainsi l'opportunité aux ultra-conservateurs
américains de leur imposer une réforme synonyme (cette fois-ci
clairement) de normalisation avec Tel-Aviv. En d'autres termes, le
Forum Avenir est un rendez-vous à ne pas manquer.
"Cette rencontre, a souligné Benaïssa, sera un
espace de dialogue sur les moyens de soutenir la marche de la
réforme dans la région, à la lumière du rapport final du dernier
Sommet arabe, tenu à Tunis". Il n'est donc pas du tout question
d'imposer quoi que ce soit aux Etats arabes. "La vision du
Souverain quant à la réforme, au développement et à la
modernisation doit venir de l'intérieur, tout en respectant les
particularités et l'identité de chaque pays de la
région".
Par : Abdelmohsin EL HASSOUNI
AP
La presse marocaine vote
Kerry
http://www.24heures.ch/home/journal/index.php?Page_ID=12437&id=213240&rubrique_news=all
RABAT (AP): Les principaux
quotidiens marocains consacrent mardi leur Une à l'élection
présidentielle américaine en affichant une préférence marquée
pour John Kerry face à George W. Bush, qualifié de «dangereux»
et de «pyromane».
Cet engagement, témoignant d'un large
ressentiment anti-américain dans l'opinion publique, tranche avec la
discrétion des responsables politiques qui s'abstiennent de tout
commentaire officiel.
Promu en mai «allié majeur» des Etats-Unis dans le Maghreb, le Maroc vient en outre de conclure un accord commercial de libre-échange avec les Etats-Unis, premier du genre passé par Washington avec un Etat africain.
Depuis son indépendance en 1956, le Maroc a toujours entretenu d'excellentes relations, notamment sur plan sécuritaire et militaire, avec Washington qui défend les intérêts du royaume dans l'épineux conflit du Sahara-Occidental.
Promu en mai «allié majeur» des Etats-Unis dans le Maghreb, le Maroc vient en outre de conclure un accord commercial de libre-échange avec les Etats-Unis, premier du genre passé par Washington avec un Etat africain.
Depuis son indépendance en 1956, le Maroc a toujours entretenu d'excellentes relations, notamment sur plan sécuritaire et militaire, avec Washington qui défend les intérêts du royaume dans l'épineux conflit du Sahara-Occidental.
Une qualité de relations
diplomatiques qui n'empêche toutefois pas la presse marocaine de
tirer à boulets rouges sur le président sortant.
»Le 2 novembre opposera une Amérique chrétienne qui voit en Bush son nouveau messie, et l'autre Amérique, silencieuse, qui voudrait rendre l'Amérique aux Américains», écrit le quotidien «L'Opinion» (nationaliste), qualifiant Bush «d'homme dangereux».
»Le monde a durement souffert de l'unilatéralisme du président Bush» écrit «Libération» (socialiste) estimant que la réélection du républicain équivaudrait à «un suicide de la démocratie américaine».
»Si les milieux d'affaires marocains avaient le droit de vote, c'est Kerry qui l'emporterait», assure «L'Economiste». Evoquant «la complicité» de Bush avec Ariel Sharon, le quotidien des affaires estime que «le terrorisme n'a jamais été aussi actif depuis que l'Amérique le combat».
»Avant, Arabes et Américains, on croyait que l'on était amis parce que l'on ne se connaissait pas, aujourd'hui on se croit ennemis parce qu'on ne se connaît toujours pas», résume Karl Stanzick, informaticien américain installé depuis 1995 au Maroc, cité par »L'Economiste».
L'hebdomadaire «Tel Quel» (réformiste/laïc) soutient également sans réserve John Kerry et se montre très critique quant à l'organisation en décembre au Maroc du «Forum de l'avenir». En marge du G8, ce forum vise à promouvoir «les réformes démocratiques dans le Grand Moyen-Orient», selon le souhait de l'administration Bush.
Qualifiant l'accueil au Maroc de ce forum «d'indignité» nationale et de «démocratisation par le diktat», «Tel Quel» estime que «vu de Washington, le 'Grand Moyen-Orient' est une sorte 'd'Islam Corp.': la civilisation ennemie coupable d'avoir enfanté Ben Laden et ses fans». AP
»Le 2 novembre opposera une Amérique chrétienne qui voit en Bush son nouveau messie, et l'autre Amérique, silencieuse, qui voudrait rendre l'Amérique aux Américains», écrit le quotidien «L'Opinion» (nationaliste), qualifiant Bush «d'homme dangereux».
»Le monde a durement souffert de l'unilatéralisme du président Bush» écrit «Libération» (socialiste) estimant que la réélection du républicain équivaudrait à «un suicide de la démocratie américaine».
»Si les milieux d'affaires marocains avaient le droit de vote, c'est Kerry qui l'emporterait», assure «L'Economiste». Evoquant «la complicité» de Bush avec Ariel Sharon, le quotidien des affaires estime que «le terrorisme n'a jamais été aussi actif depuis que l'Amérique le combat».
»Avant, Arabes et Américains, on croyait que l'on était amis parce que l'on ne se connaissait pas, aujourd'hui on se croit ennemis parce qu'on ne se connaît toujours pas», résume Karl Stanzick, informaticien américain installé depuis 1995 au Maroc, cité par »L'Economiste».
L'hebdomadaire «Tel Quel» (réformiste/laïc) soutient également sans réserve John Kerry et se montre très critique quant à l'organisation en décembre au Maroc du «Forum de l'avenir». En marge du G8, ce forum vise à promouvoir «les réformes démocratiques dans le Grand Moyen-Orient», selon le souhait de l'administration Bush.
Qualifiant l'accueil au Maroc de ce forum «d'indignité» nationale et de «démocratisation par le diktat», «Tel Quel» estime que «vu de Washington, le 'Grand Moyen-Orient' est une sorte 'd'Islam Corp.': la civilisation ennemie coupable d'avoir enfanté Ben Laden et ses fans». AP
nim/nc
L'ECONOMISTE
?Présidentielles américaines
John Kerry plébiscité par nos lecteurs
http://www.leconomiste.com/article.html?a=59052
· Si les Marocains pouvaient voter, Kerry
l'emporterait haut la main
· Le rare soutien à Bush tient au dossier du Sahara et à
l'imprévisibilité des démocrates
Et si le monde entier votait aux élections
présidentielles américaines? La question n'est pas incongrue,
compte tenu du poids de l'Amérique dans le monde. C'est à la
Maison blanche que se façonnent en effet les grandes orientations
internationales que le reste du monde doit subir. La moindre
décision du président américain en politique étrangère ou en
économie, touche bien plus que les 286 millions de ses concitoyens.
Elle concerne tout le reste du monde sans que celui-ci n'ait la
possibilité d'influencer le processus de désignation de celui
qui dirigera la première puissance mondiale pendant quatre
ans.
Comme cela ressort de sondages réalisés un peu partout
dans le monde, notamment en Europe, l'impopularité de George Bush
ne fait aucun doute. Les personnes sondées par L'Economiste lui
reprochent «sa politique étrangère désastreuse et
l'arrogance dont il fait preuve dans le traitement des problèmes
internationaux».
Son rival, Kerry, est préférable pour la stabilité mondiale mais plus par rejet du président sortant que par adhésion à la personnalité ou au programme du candidat démocrate. «C'est avant tout dans leur propre intérêt que les USA doivent changer de politique étrangère. Ils n'ont jamais été aussi isolés dans le monde alors qu'ils en sont dépendants», observe un cadre supérieur de banque. Bush a réussi une performance, poursuit-il: le rejet de toutes les populations du monde hormis trois pays dont Israël.
Le rejet du président actuel tient bien sûr à l'Irak, mais aussi au fait que les gens sont convaincus qu'il continuera à allumer les foyers de tension plutôt que de les éteindre. Mais sur le Moyen-Orient, John Kerry et les démocrates inspirent presque la même méfiance car «c'est un sujet où la politique américaine- entendez le soutien indéfectible au gouvernement israélien- est une constante».
Dans les milieux financiers (banques et sociétés de Bourse), certains analystes considèrent que la victoire de Bush serait a priori favorable au Maroc, notamment pour le règlement du problème du Sahara. Ils redoutent qu'une alternance à la Maison Blanche ne remette les comptes à zéro sur ce dossier. Mais l'avis n'est pas partagé par tous. Pour les Etats-Unis, le conflit du Sahara n'est pas prioritaire, c'est l'opportunisme qui prévaut dans leur attitude sur ce dossier «, rappelle un directeur de banque. Pour le Sahara, les «fans» de Bush espèrent qu'il activera le règlement du conflit lors de son prochain mandat. Pour l'instant, le jeu des USA n'est pas clair malgré une position officielle plutôt favorable et une neutralité plutôt bienveillante. Mais «de temps à autre, l'on note des effets d'annonce qui sèment le doute sur cette position. Il est clair que l'Algérie présente plus d'arguments économiques», constate un délégué d'une association professionnelle. Ceux qui choisissent Kerry comptent sur un changement de politique internationale. «Pour Bush, on est sûr de ce qui nous attend, en revanche avec Kerry, c'est l'incertain. Je préfère parier sur l'incertain», affirme ce familier des marchés financiers. Pour un enseignant à l'ISCAE, quel que soit le vainqueur, la politique américaine ne subira pas de bouleversements (voir aussi l'interview du président de l'Institut des relations internationales et stratégiques en page 6). En fait, si les démocrates l'emportent, le changement sera tout au plus sur la forme alors que les choix stratégiques sont du ressort du Congrès et du conseil national de sécurité.
Pour le Maroc, le mandat Bush a été plutôt fructueux (ALE, statut de partenaire privilégié). L'ALE est d'ailleurs perçue par toutes les personnes interrogées comme une opportunité si les opérateurs savent la saisir. Sur ce registre, le textile est nettement en avance car il y a une prise de conscience de la nécessité de diversifier les débouchés. Par ailleurs, le Maroc aura réussi à améliorer son image de marque durant le mandat de Bush et à jouer un rôle stratégique. De plus, il a été bien noté pour ses efforts de démocratisation. Mais cela pèsera-t-il en sa faveur dans l'affaire du Sahara?
· Ce que Bush a laissé sur le plan économique
Son rival, Kerry, est préférable pour la stabilité mondiale mais plus par rejet du président sortant que par adhésion à la personnalité ou au programme du candidat démocrate. «C'est avant tout dans leur propre intérêt que les USA doivent changer de politique étrangère. Ils n'ont jamais été aussi isolés dans le monde alors qu'ils en sont dépendants», observe un cadre supérieur de banque. Bush a réussi une performance, poursuit-il: le rejet de toutes les populations du monde hormis trois pays dont Israël.
Le rejet du président actuel tient bien sûr à l'Irak, mais aussi au fait que les gens sont convaincus qu'il continuera à allumer les foyers de tension plutôt que de les éteindre. Mais sur le Moyen-Orient, John Kerry et les démocrates inspirent presque la même méfiance car «c'est un sujet où la politique américaine- entendez le soutien indéfectible au gouvernement israélien- est une constante».
Dans les milieux financiers (banques et sociétés de Bourse), certains analystes considèrent que la victoire de Bush serait a priori favorable au Maroc, notamment pour le règlement du problème du Sahara. Ils redoutent qu'une alternance à la Maison Blanche ne remette les comptes à zéro sur ce dossier. Mais l'avis n'est pas partagé par tous. Pour les Etats-Unis, le conflit du Sahara n'est pas prioritaire, c'est l'opportunisme qui prévaut dans leur attitude sur ce dossier «, rappelle un directeur de banque. Pour le Sahara, les «fans» de Bush espèrent qu'il activera le règlement du conflit lors de son prochain mandat. Pour l'instant, le jeu des USA n'est pas clair malgré une position officielle plutôt favorable et une neutralité plutôt bienveillante. Mais «de temps à autre, l'on note des effets d'annonce qui sèment le doute sur cette position. Il est clair que l'Algérie présente plus d'arguments économiques», constate un délégué d'une association professionnelle. Ceux qui choisissent Kerry comptent sur un changement de politique internationale. «Pour Bush, on est sûr de ce qui nous attend, en revanche avec Kerry, c'est l'incertain. Je préfère parier sur l'incertain», affirme ce familier des marchés financiers. Pour un enseignant à l'ISCAE, quel que soit le vainqueur, la politique américaine ne subira pas de bouleversements (voir aussi l'interview du président de l'Institut des relations internationales et stratégiques en page 6). En fait, si les démocrates l'emportent, le changement sera tout au plus sur la forme alors que les choix stratégiques sont du ressort du Congrès et du conseil national de sécurité.
Pour le Maroc, le mandat Bush a été plutôt fructueux (ALE, statut de partenaire privilégié). L'ALE est d'ailleurs perçue par toutes les personnes interrogées comme une opportunité si les opérateurs savent la saisir. Sur ce registre, le textile est nettement en avance car il y a une prise de conscience de la nécessité de diversifier les débouchés. Par ailleurs, le Maroc aura réussi à améliorer son image de marque durant le mandat de Bush et à jouer un rôle stratégique. De plus, il a été bien noté pour ses efforts de démocratisation. Mais cela pèsera-t-il en sa faveur dans l'affaire du Sahara?
· Ce que Bush a laissé sur le plan économique
Les opérateurs retiennent du mandat de Bush l'aggravation
de la volatilité des matières premières et la flambée du cours
du pétrole. En fait, l'incertitude politique n'a fait
qu'aggraver les tensions qui régnaient déjà sur ce marché. A
noter également l'envolée de la prime de risque liée aux
tensions géopolitiques. «Malgré les annonces pour un dollar
fort, Bush a fortement pesé sur sa baisse pour doper les
exportations et réduire les déficits». Pour un spécialiste du
commerce international, le mandat Bush aura provoqué une véritable
pagaille sur le marché de l'or noir. Et tous les pays, dont le
Maroc, le paient très cher aujourd'hui.
Parmi les explications avancées, les fonds de pension
britanniques qui ont moins de visibilité sur les autres marchés,
se rabattent sur le pétrole». La guerre en Irak ni les tensions au
Moyen-Orient n'expliquent pas à elles seules, la flambée du
pétrole car les deux facteurs ne sont pas des faits nouveaux.
Le secteur financier retiendra également l'adoption de la loi sur le contrôle des mouvements de fonds et la lutte contre le blanchiment d'argent. «Le contrôle en lui-même est bon car la transparence est toujours bénéfique même si elle est contraignante, compte tenu de l'importance des règlements cash dans notre économie», remarque un directeur de banque. De toute façon, l'impact restera limité. «Il est peu probable que cette loi affecte le volume des transferts qui sont plafonnés et portent sur de petits montants», précise un banquier. Si blanchiment il y a, il proviendrait davantage de gros montants via le change. «Au Maroc, la majorité des transferts est canalisée par le circuit bancaire formel, contrairement à d'autres pays comme la Malaisie ou l'Inde où les circuits parallèles en contrôlent l'essentiel».
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Le secteur financier retiendra également l'adoption de la loi sur le contrôle des mouvements de fonds et la lutte contre le blanchiment d'argent. «Le contrôle en lui-même est bon car la transparence est toujours bénéfique même si elle est contraignante, compte tenu de l'importance des règlements cash dans notre économie», remarque un directeur de banque. De toute façon, l'impact restera limité. «Il est peu probable que cette loi affecte le volume des transferts qui sont plafonnés et portent sur de petits montants», précise un banquier. Si blanchiment il y a, il proviendrait davantage de gros montants via le change. «Au Maroc, la majorité des transferts est canalisée par le circuit bancaire formel, contrairement à d'autres pays comme la Malaisie ou l'Inde où les circuits parallèles en contrôlent l'essentiel».
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Le monde politique s'abstient de voter
· La prochaine administration est attendue sur le Sahara
Peu de politiques ont accepté de répondre à nos sollicitations, sans doute embarrassés préférant «préserver l'avenir». Ceux qui nous ont répondu ont évité soigneusement de prendre position dans le duel Bush-Kerry. Ahmed Osman patron du RNI, est pour «le candidat qui approfondira de plus les relations maroco-américaines». Son parti, dit-il, a des relations avec les deux partis.
Saâd Eddine El Othmani du PJD ne penche pour aucun des deux candidats, car au final, estime t-il, les deux ont pratiquement le même discours. Démocrate ou républicain? c'est pareil. Il n'y aura pas de grand changement dans la stratégie de l'Administration américaine, convient Mohamed Khalil Boucetta, membre de l'Istiqlal. «La recherche du leadership et les exigences de la real politik américaine laissent penser que les deux candidats ont pour l'essentiel, la même vision de la conduite des affaires internationales».
ALE, Sahara, coopération en matière de lutte contre le terrorismeŠC'est en gros ce que les partis politiques ont retenu du mandat de Bush en ce qui concerne le Maroc. Ces dossiers ont permis d'instaurer «une relation privilégiée» entre les deux pays, d'où le statut d'allié majeur hors OTAN, octroyé au Royaume par George W. Bush. Cette relation privilégiée qui, selon Boucetta de l'Istiqlal, est une constante dans les rapports entre les deux pays, le Maroc étant le premier pays à avoir reconnu l'indépendance des USA. «Pour la question du Sahara, les Etats-Unis soutiennent la solution politique proposée par le Maroc», croient savoir nos politiques se fondant sur la nécessité d'un dialogue entre le Maroc et l'Algérie, rappelée par l'Administration américaine.
Le prochain président est appelé à faire preuve de sagesse et d'humanisme. D'un côté, pour améliorer le niveau des relations historiques entre le Maroc et les USA et l'autre, pour «rétablir la confiance dans les relations internationales». Le monde est déboussolé, relève Ahmed Osman, et il est plus risqué aujourd'hui que pendant la guerre froide.
Mettre fin au drame irakien et pousser vers l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, tel est le v¦u des politiciens. Quant à El Othmani du PJD, il ne se fait pas trop d'illusions concernant les dossiers nationaux. Sur le Sahara, l'administration américaine a toujours fonctionné, dit-il, selon la politique «des deux poids, deux mesures».
· La prochaine administration est attendue sur le Sahara
Peu de politiques ont accepté de répondre à nos sollicitations, sans doute embarrassés préférant «préserver l'avenir». Ceux qui nous ont répondu ont évité soigneusement de prendre position dans le duel Bush-Kerry. Ahmed Osman patron du RNI, est pour «le candidat qui approfondira de plus les relations maroco-américaines». Son parti, dit-il, a des relations avec les deux partis.
Saâd Eddine El Othmani du PJD ne penche pour aucun des deux candidats, car au final, estime t-il, les deux ont pratiquement le même discours. Démocrate ou républicain? c'est pareil. Il n'y aura pas de grand changement dans la stratégie de l'Administration américaine, convient Mohamed Khalil Boucetta, membre de l'Istiqlal. «La recherche du leadership et les exigences de la real politik américaine laissent penser que les deux candidats ont pour l'essentiel, la même vision de la conduite des affaires internationales».
ALE, Sahara, coopération en matière de lutte contre le terrorismeŠC'est en gros ce que les partis politiques ont retenu du mandat de Bush en ce qui concerne le Maroc. Ces dossiers ont permis d'instaurer «une relation privilégiée» entre les deux pays, d'où le statut d'allié majeur hors OTAN, octroyé au Royaume par George W. Bush. Cette relation privilégiée qui, selon Boucetta de l'Istiqlal, est une constante dans les rapports entre les deux pays, le Maroc étant le premier pays à avoir reconnu l'indépendance des USA. «Pour la question du Sahara, les Etats-Unis soutiennent la solution politique proposée par le Maroc», croient savoir nos politiques se fondant sur la nécessité d'un dialogue entre le Maroc et l'Algérie, rappelée par l'Administration américaine.
Le prochain président est appelé à faire preuve de sagesse et d'humanisme. D'un côté, pour améliorer le niveau des relations historiques entre le Maroc et les USA et l'autre, pour «rétablir la confiance dans les relations internationales». Le monde est déboussolé, relève Ahmed Osman, et il est plus risqué aujourd'hui que pendant la guerre froide.
Mettre fin au drame irakien et pousser vers l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, tel est le v¦u des politiciens. Quant à El Othmani du PJD, il ne se fait pas trop d'illusions concernant les dossiers nationaux. Sur le Sahara, l'administration américaine a toujours fonctionné, dit-il, selon la politique «des deux poids, deux mesures».
Propos recueillis par
M.K, M.Kd, N.L & A.S.
M.K, M.Kd, N.L & A.S.
7. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-PILLAGE DES
RESSOURCES
MAP
Pêche-Poulpe : le ministre tire la sonnette d'alarme et
appelle le secteur à la raison
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/poulpe_laenser.htm
(propos recueillis par Bouchra Benyoussef)
Rabat, 01/11/04- le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, M. Mohand Laenser, a tiré, lundi, la sonnette d'alarme sur l'effondrement de certaines pêcheries, en particulier le poulpe, soulignant la détermination de son département à prendre des mesures "strictes" pour la reconstitution des stocks car "il y va de l'intérêt de la profession".
Rabat, 01/11/04- le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, M. Mohand Laenser, a tiré, lundi, la sonnette d'alarme sur l'effondrement de certaines pêcheries, en particulier le poulpe, soulignant la détermination de son département à prendre des mesures "strictes" pour la reconstitution des stocks car "il y va de l'intérêt de la profession".
"Aujourd'hui, il y a surexploitation, qu'elle soit +licite ou illicite+, le constat est là, et par conséquent, il est dans l'intérêt de l'Etat, des professionnels et des salariés d'accepter la logique que l'on ne peut plus continuer à surexploiter durablement" cette ressource, du moins jusqu'à la reconstitution des stocks, a déclaré le ministre à la MAP.
Les stocks ont connu un effondrement régulier passant de 100.000 T en 2001, date de démarrage du premier plan de gestion de la pêcherie, à 18.000 T en 2003 pour atteindre à fin juillet 2004, 8.000 T.
Le Maroc a instauré plusieurs périodes de repos biologique pour la préservation de cette ressource halieutique nationale, à forte valeur ajoutée, le prix moyen du poulpe variant, selon les périodes de l'année, de 6.000 à 8.000 dollars (1 dollar= 8,70 DH) la tonne. En 2003, l'arrêt a été de 9 mois en continu, un "record" correspondant à la crise la plus grave qu'ait connue le secteur, selon la profession.
Les professionnels (segments de la pêche hauturière, côtière, artisanale, unités de congélation) comme les marins-pêcheurs contestent ces arrêts biologiques de plus en plus longs et reconduits régulièrement et systématiquement, occasionnant des chutes vertigineuses du chiffre d'affaires, évaluées par certains opérateurs, contactés par la MAP, à plus de 60 pc l'an pour la pêche hauturière et artisanale, sans parler du préjudice économique et social causé aux saisonniers.
"Quel que soit le bien-fondé des positions des uns et des autres, il y a un constat qui est là, et qui s'impose à tout le monde. La ressource s'est amenuisée, elle est devenue rare , a averti le ministre. ˆNous sommes dans une situation où certaines ressources s'épuisent, c'est aujourd'hui le cas du poulpe, ce sera bientôt le cas des crevettes et d'autres espèces, telle que la sardine, pour lesquelles des plans d'aménagement sont en perspective” , a-t-il ajouté.
Dans l'immédiat, les débats sont focalisés autour du poulpe. "Et s'il faut en arriver à arrêter cette pêcherie, le temps qu'elle se reconstitue, c'est aussi dans l'intérêt des professionnels", a-t-il rétorqué.
Le ministre devait, d'ailleurs, se réunir ce lundi avec les professionnels pour "discuter, ensemble, de la situation critique du poulpe" et arrêter une "position stratégique". Tout le monde se rendra à l'évidence "qu'il est pratiquement impossible de continuer cette pêcherie, mais il existe d'autres espèces, le poisson de fond, blanc ou céphalopodes autres que le poulpe, pour lesquelles il n'y a aucun problème", a-t-il affirmé.
En attendant, les bateaux peuvent reprendre la mer "dès demain s'ils le veulent, mais ils ne pêcheront pas le poulpe", a-t-il insisté.
Une nouvelle prospection sera conduite prochainement par l'Institut national de recherche halieutique (INRH) pour déterminer les quotas qui seront "probablement encore plus faibles" (déjà la saison passée, les trois segments n'ont pas pu réaliser les quotas qui leur étaient alloués). Le ministre compte, à ce propos, mettre à profit ces arrêts pour "peaufiner" les mesures de lutte contre la pêche illicite.
Parmi ces mesures, il envisage d'intensifier le contrôle par voie de mer, air et terre en caressant l'espoir plus tard d'équiper chaque barque, à son sens le segment le "plus destructeur de la ressource", d'un système GPS et instaurer la traçabilité pour pouvoir maîtriser le circuit en amont et en aval.
Plus de 4.000 barques "hors-la-loi" opèrent et parfois même en période de repos biologique, reconnaît le président de l'association des propriétaires des barques de pêches artisanales de Dakhla, Moulay Hassan Talbi, qui préconise la "stricte application de la loi", mais pour "tout le monde", comme convenu dans une précédente réunion avec le ministre.
A la mi-septembre, une rencontre avait réuni, au siège du département de tutelle, la Marine Royale, la Gendarmerie Royale et les professionnels de la pêche maritime, où l'unanimité s'était dégagée sur la nécessité d'intensifier les contrôles et d'appliquer la loi en vigueur afin de mettre un terme à toutes les violations commises par les contrevenants, a confié à la MAP M. Talbi.
Les professionnels des segments hauturier et côtier, eux pointent du doigt, la pêche artisanale, à l'origine, selon eux, de tous les maux, en particulier la destruction des juvéniles dans les coraux.
Pour le segment hauturier, les mesures d'aménagement et la gestion de la pêcherie ont eu un effet pervers sur les ressources. Pire, ces mesures ont provoqué une recrudescence de l'effort de pêche, attisé et augmenté le braconnage sans oublier leurs impacts sur le contexte bioéconomique de la pêcherie. Pour eux, l'INRH a "pêché par trop d'excès ".
Du côté de la pêche côtière, l'on se veut plus modéré. Le 4-ème vice-président de la Fédération des Chambres des pêches maritimes, Kamal Sabri, qui est également secrétaire général de l association de la pêche côtière de Casablanca, ira jusqu'à suggérer un repos biologique encore plus long, 15 à 20 ans, comme pour la morue au Canada. Une mesure jugée exagérée par M. Laenser.
Une autre mesure, et non des moindres sera de veiller à ce qu'uniquement 100 bateaux côtiers et 2500 barques aient accès à cette pêcherie, conformément au contenu du plan d'aménagement. Le ministre rappelle, à cet égard, que le segment hauturier, fort de 300 unités, sera lui aussi appelé à "faire sa mue".
Il invite, à cet égard, les professionnels de la pêche à établir des partenariats avec l'étranger, notamment avec les pays d'Afrique avec lesquels il y a "possibilité de coopérer et qui sont en plus demandeurs".
Ces arrêts récurrents font réagir également le syndicat des officiers et marins-pêcheurs du segment hauturier, qui s'estimant lésé, compte réagir en organisant un sit-in le 9 novembre prochain à Rabat, en signe de protestation contre ces repos biologiques de "plus en plus longs".
"Nous ne sommes pas contre les arrêts biologiques. Ce que nous voulons, c'est la création d'un fonds d'indemnisation et la non transférabilité des quotas", à l'origine, selon eux, de la dégradation de leur situation sociale, explique à la MAP, depuis Agadir, le président de ce syndicat, Abderrahmane Lyazidi.
Le quota de transférabilité qui figure dans le plan d'aménagement du poulpe, est un argument irrecevable pour le ministre, sa suppression ne résoudra pas pour autant le problème. "Encore une fois, le problème est un problème de ressources et de surcapacité. Il y a trop de bateaux", martèle M. Laenser, allant jusqu'à suggérer "la mise en cale d'un certain nombre d'entre eux" ce qui se répercutera nécessairement sur l'emploi, "en attendant bien entendu la reprise de l'activité", dit-il.
"Les salariés, affirme-t-il, sont une composante
très importante de ce secteur. En tant que ministère, nous n'avons
aucun intérêt à ce qu'ils fassent les frais" de cette
crise. "Nous pouvons accompagner et suggérer des solutions qui
prennent en compte les intérêts des uns et des autres et pour cela
nous sommes disposés à jouer le rôle de facilitateur",
mais, tient-il à souligner, le ministère qui est prêt à
"recevoir à tout moment le syndicat", n'est en aucun cas
+partie+ dans cette question et se propose de servir de médiateur
pour trouver des "solutions réellement acceptables" par
tous.
L'ECONOMISTE
?Pêche artisanale
Les enjeux du plan de viabilisation
http://www.leconomiste.com/article.html?a=59062
· Un milliard de dirhams engagés dans l'aménagement
des villages de pêche
· Intégrer l'activité dans l'économie formelle et maîtriser la traçabilité
· Intégrer l'activité dans l'économie formelle et maîtriser la traçabilité
· Derrière, l'idée consiste à rompre la
«poulpe-dépendance» de Dakhla
La pêche constitue un des axes majeurs et prioritaires dans la stratégie de développement des provinces du Sud. C'est la seule activité économiquement viable dans la région de laquelle les pouvoirs publics veulent construire du développement, explique Majid Kaïssar El Ghaib, directeur général de l'Office national des pêches (ONP).
La pêche constitue un des axes majeurs et prioritaires dans la stratégie de développement des provinces du Sud. C'est la seule activité économiquement viable dans la région de laquelle les pouvoirs publics veulent construire du développement, explique Majid Kaïssar El Ghaib, directeur général de l'Office national des pêches (ONP).
Aux côtés de l'Agence du Sud et du Fonds Hassan II,
l'Office est en première ligne dans un vaste programme
d'aménagement de six villages de pêche dans la région, «qui
seront des vrais lieux de vie», insiste le patron de l'ONP. Le
projet des villages de pêcheurs n'est pas nouveau, mais s'il
n'a pu être concrétisé par le passé, c'est surtout parce
qu'il manquait une coordination des acteurs impliqués ou que
celle-ci ne se faisait pas toujours au bon niveau. Le programme sera
réalisé sur trois ans, et la présence d'une entité de
coordination dépendant du Premier ministre -l'Agence du Sud-
constitue une garantie de bonne fin et d'accélération des
travaux.
Le schéma global retenu pour chaque village consiste à
créer un noyau commercial avec une halle au poisson, des facilités
de débarquement, des zones de stockage (réfrigération). Tout
autour duquel sera déployé une zone d'habitation, une zone
industrielle (traitement sur place du poisson) et dans certains cas,
un site touristique.
Les villages retenus sont: Amégriou et Tarouma dans la province de Laâyoune, Sid El Ghazi à Boujdour, N'Tireft, Labouirda et Aïn Beida à Oued Eddahab et Lamhiriz dans la province d'Aousserd. Le programme est d'une priorité absolue, et cela signifie que les moyens financiers sont prêts à être mobilisé, assure El Ghaib.
Au total, 915 millions de dirhams sont mobilisables et, selon le montage financier, la ventilation entre les trois intervenants est la suivante: l'Agence du Sud (via le Budget de l'Etat) mettra 647 millions de dirhams, 118 viendront du Fonds Hassan II et l'Office national des pêches participera à hauteur de 150 millions de dirhams. Ce qui existe aujourd'hui sur les sites ciblés par le programme ce sont des points de débarquement aménagé. L'idée est de les transformer en véritables villages «en sédentarisant les pêcheurs dans un lieu qui leur permette de vivre de leur activité».
«On ne part pas de zéro», constate le DG de l'Office national des pêches, une petite infrastructure de base existe déjà sur place: les halles au poisson, l'eau potable, l'électricité, des pistes d'accès aux villages de pêche, etc. Cette fois, l'Etat met tout son poids dans la balance par le montant engagé (un milliard de dirhams) pour «accompagner ces projets».
Les pouvoirs publics veulent briser la dépendance absolue de marins pêcheurs envers les acheteurs, appelés aussi "gâcheteurs". Que ces intermédiaires jouent un rôle, c'est certain, reconnaît le management de l'Office national des pêches. Ils apportent le financement, le carburant, la barque et il arrive même qu'ils assument le transfert du courrier. Mais ceux qui assurent le gros de l'effort, c'est-à-dire, les pêcheurs, vivent dans une telle insalubrité, que celle-ci menaçait directement les exportations de poisson. Il ne fait aucun doute que le moindre audit des acheteurs aurait disqualifié un gros contingent de ventes à l'étranger. Par ce programme de villages de pêche, l'Etat se décide enfin de «siffler la fin de la récréation» et de jouer la carte du développement.
Qu'est-ce qui a motivé l'ONP à s'impliquer dans ce projet? «Pour nous, le programme est d'une haute importance parce qu'il participe à la restructuration de la pêche artisanale», explique le directeur général. Toute la chaîne de la pêche artisanale, de la production au traitement final, emprunte aujourd'hui des circuits informels. Dans le processus de viabilisation du secteur, la halle occupera une position centrale. Non seulement, elle va mettre hors-jeu les «gâcheteurs» (les fameux intermédiaires qui avaient déjà boycotté la première expérience), mais elle assurera la transparence des transactions.
Le passage par une halle servira d'outil d'insertion progressive de la pêche artisanale dans l'économie structurée et le chemin menant vers la couverture sociale. Pour un armateur, passer par la halle au poisson implique de facto inscription au régime de sécurité sociale de droit commun (CNSS). Les prélèvements sont de 6% de la production (la valeur des prises). La pêche artisanale est en effet un des gros gisements du travail au noir et un des objectifs déclaré de la CNSS dans sa quête d'augmenter la population couverte par son régime. Elle permet par ailleurs de «sécuriser» d'éventuels bailleurs de fonds car c'est par son truchement que se font les prélèvements pour le compte des tiers. Les cessions de délégation pour les crédits, par exemple, ou les taxes.
Les villages retenus sont: Amégriou et Tarouma dans la province de Laâyoune, Sid El Ghazi à Boujdour, N'Tireft, Labouirda et Aïn Beida à Oued Eddahab et Lamhiriz dans la province d'Aousserd. Le programme est d'une priorité absolue, et cela signifie que les moyens financiers sont prêts à être mobilisé, assure El Ghaib.
Au total, 915 millions de dirhams sont mobilisables et, selon le montage financier, la ventilation entre les trois intervenants est la suivante: l'Agence du Sud (via le Budget de l'Etat) mettra 647 millions de dirhams, 118 viendront du Fonds Hassan II et l'Office national des pêches participera à hauteur de 150 millions de dirhams. Ce qui existe aujourd'hui sur les sites ciblés par le programme ce sont des points de débarquement aménagé. L'idée est de les transformer en véritables villages «en sédentarisant les pêcheurs dans un lieu qui leur permette de vivre de leur activité».
«On ne part pas de zéro», constate le DG de l'Office national des pêches, une petite infrastructure de base existe déjà sur place: les halles au poisson, l'eau potable, l'électricité, des pistes d'accès aux villages de pêche, etc. Cette fois, l'Etat met tout son poids dans la balance par le montant engagé (un milliard de dirhams) pour «accompagner ces projets».
Les pouvoirs publics veulent briser la dépendance absolue de marins pêcheurs envers les acheteurs, appelés aussi "gâcheteurs". Que ces intermédiaires jouent un rôle, c'est certain, reconnaît le management de l'Office national des pêches. Ils apportent le financement, le carburant, la barque et il arrive même qu'ils assument le transfert du courrier. Mais ceux qui assurent le gros de l'effort, c'est-à-dire, les pêcheurs, vivent dans une telle insalubrité, que celle-ci menaçait directement les exportations de poisson. Il ne fait aucun doute que le moindre audit des acheteurs aurait disqualifié un gros contingent de ventes à l'étranger. Par ce programme de villages de pêche, l'Etat se décide enfin de «siffler la fin de la récréation» et de jouer la carte du développement.
Qu'est-ce qui a motivé l'ONP à s'impliquer dans ce projet? «Pour nous, le programme est d'une haute importance parce qu'il participe à la restructuration de la pêche artisanale», explique le directeur général. Toute la chaîne de la pêche artisanale, de la production au traitement final, emprunte aujourd'hui des circuits informels. Dans le processus de viabilisation du secteur, la halle occupera une position centrale. Non seulement, elle va mettre hors-jeu les «gâcheteurs» (les fameux intermédiaires qui avaient déjà boycotté la première expérience), mais elle assurera la transparence des transactions.
Le passage par une halle servira d'outil d'insertion progressive de la pêche artisanale dans l'économie structurée et le chemin menant vers la couverture sociale. Pour un armateur, passer par la halle au poisson implique de facto inscription au régime de sécurité sociale de droit commun (CNSS). Les prélèvements sont de 6% de la production (la valeur des prises). La pêche artisanale est en effet un des gros gisements du travail au noir et un des objectifs déclaré de la CNSS dans sa quête d'augmenter la population couverte par son régime. Elle permet par ailleurs de «sécuriser» d'éventuels bailleurs de fonds car c'est par son truchement que se font les prélèvements pour le compte des tiers. Les cessions de délégation pour les crédits, par exemple, ou les taxes.
Au besoin, il sera aménagé quelques incitations afin de
pousser les gens à sortir du noir, entre autres, l'accès au
carburant professionnel (à un prix encore plus bas qu'au cours
officiel dans la région). Au terme de ce projet dont le but est de
viabiliser la pêche artisanale, on ferait d'une pierre deux coups,
explique Majid Kaïssar El Ghaib. «Les marins pêcheurs
travailleraient toute l'année et, donc, stabiliseraient leur
revenu et s'ouvriraient l'accès au crédit bancaire ou au
microcrédit».
La «viabilisation» de la pêche artisanale va bien
au-delà de son insertion dans l'économie formelle et
l'amélioration des conditions de vie des marins. L'Office espère
ainsi «généraliser» la traçabilité dans le secteur sans
laquelle une partie de nos produits serait disqualifiée à
l'export (voir aussi www.leconomiste.com).
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30.000 personnes directement concernées
La population des marins pêcheurs qui se rue sur la région pendant la saison de pêche du poulpe est estimée à 30.000 personnes. Valeur aujourd'hui, la pêche poulpière se déroule sur une période de deux mois maximum. L'activité n'exigeant aucune technicité, ces «collecteurs de poisson» viennent de partout pendant cette fenêtre calendaire. L'objectif principal des villages de pêcheurs est de stabiliser ces populations en les formant à la pêche aux autres pêcheries en abondance, notamment au poisson blanc et les crustacés. La démarche est d'autant plus cruciale que les pouvoirs publics veulent casser la «poulpe-dépendance» de Dakhla, vu l'effondrement des réserves de cette espèce.
Face à la raréfaction des ressources, deux options étaient possibles: soit se redéployer vers d'autres pêcheries, soit restreindre encore la période de pêche. C'est la première option qui a été choisie par les autorités.
D'où l'aménagement des villages de pêche qui rentre dans le cadre des mesures décidées au printemps dernier par le gouvernement pour gérer l'après-poulpe et viabiliser économiquement la région de Dakhla.
La population des marins pêcheurs qui se rue sur la région pendant la saison de pêche du poulpe est estimée à 30.000 personnes. Valeur aujourd'hui, la pêche poulpière se déroule sur une période de deux mois maximum. L'activité n'exigeant aucune technicité, ces «collecteurs de poisson» viennent de partout pendant cette fenêtre calendaire. L'objectif principal des villages de pêcheurs est de stabiliser ces populations en les formant à la pêche aux autres pêcheries en abondance, notamment au poisson blanc et les crustacés. La démarche est d'autant plus cruciale que les pouvoirs publics veulent casser la «poulpe-dépendance» de Dakhla, vu l'effondrement des réserves de cette espèce.
Face à la raréfaction des ressources, deux options étaient possibles: soit se redéployer vers d'autres pêcheries, soit restreindre encore la période de pêche. C'est la première option qui a été choisie par les autorités.
D'où l'aménagement des villages de pêche qui rentre dans le cadre des mesures décidées au printemps dernier par le gouvernement pour gérer l'après-poulpe et viabiliser économiquement la région de Dakhla.
Abashi SHAMAMBA
8. SAHARA-MAURITANIE-DÉSINFORMATION
LINKS:
AL BAYANE:
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44267
et AUJOURD'HUI LE MAROC :
http://www.aujourdhui.ma/instantanes/
reprennent des allégations de la MAP
tendant à impliquer des membres du Polisario dans les
réseaux de l'immigration clandestine.
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