SOMMAIRE
1. RASD - MAROC
- LA TRIBUNE (ALG): Mohamed Abdelaziz à un hebdomadaire
marocain. «Nous sommes ouverts au dialogue avec le
Maroc»
- SPS: Le Front Polisario dénonce "le ton de
l'escalade" exprimée par Mohamed VI
2. RASD - MALI
- SPS: L'envoyé du Président de
la République reçu par le Président malien Toumani
Touré
3. ALGERIE - USA
- LE QUOTIDIEN D'ORAN : Alger et l'autre visage de
Bush
- L'EXPRESSION ( ALG.): Notre ami Bush
4.
MAROC - SAHARA - MARCHE VERTE - ANNIVERSAIRE DE
L'INVASION
- MAP: Marche verte-Discours Royal
5. MAROC - SAHARA - PARTI POLITIQUE
- MAP: La question du Sahara nécessite une
mobilisation de tous les Marocains (Saadeddine Othmani)
6. MAROC - SAHARA - INTERVIEW DE BASRI à LA RAZON
(trad.)
- LA RAZON : Dris Basri." L'unique solution au conflit
est le référendum" ( traduction)
===============================
1. RASD - MAROC
LA TRIBUNE (ALG)
Mohamed Abdelaziz à un hebdomadaire
marocain
«Nous sommes ouverts au dialogue avec le
Maroc»
Dimanche 7 novembre 2004 -
http://www.latribune-online.com/0711/p02.htm
Par Amar Rafa
Le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, a indiqué,
lors d'une interview parue le 2 novembre dans les colonnes d'un
hebdomadaire marocain, Al Bidaoui, que les Sahraouis demeurent
«ouverts au dialogue et aux négociations», mais une
rétrospective sur l'expérience dans ce domaine suffit pour
conclure que «nous ne sommes pas encouragés à négocier avec le
gouvernement marocain».Au cours de cet entretien, le président
sahraoui a rappelé les péripéties du dialogue avec la partie
marocaine, pour exprimer sa lassitude devant les reniements par le
Maroc de ses engagements.Le président Mohamed Abdelaziz a indiqué
en outre que l'Algérie n'a aucune prétention sur les
territoires sahraouis, en affirmant que «personne ne peut croire
qu'elle [l'Algérie] soutient l'idée d'une partition. Si elle
avait des convoitises au Sahara occidental, elle aurait alors
demandé, à l'instar des autres pays limitrophes, sa part du
gâteau dans les accords de Madrid», ajoutera le président de la
RASD.Il précisera ses propos en disant que «l'Algérie
n'accepte pas qu'on arrache au peuple sahraoui ses droits et elle a
adopté depuis le début une position de principe en harmonie avec
les idéaux pour lesquels elle a dû payer le tribut d'un million
et demi de martyrs. L'accueil qu'elle a donné à des milliers
de réfugiés, d'enfants, de vieillards et de femmes ayant fui les
affres de la guerre est une position honorable qu'elle enregistre à
son actif. Aussi son soutien au combat légitime du peuple sahraoui
pour recouvrer ses droits n'est pas surprenant sachant que c'est
le même principe qu'elle a adopté vis-à-vis de toutes les
questions enregistrées à l'ONU sous la rubrique de
décolonisation et autodétermination». Il devait ensuite clarifier
que la position de l'Algérie vis-à-vis du Sahara occidental
n'est pas le fruit d'un avide intérêt ou d'un quelconque
caprice personnel. C'est une position conforme avec les
résolutions internationales qui exposent la question comme une
question de décolonisation devant trouver sa solution à travers le
respect du droit à l'autodétermination.L'Algérie n'avait
aucune relation avec le conflit du Sahara occidental en rappelant le
cheminement de la question sahraouie au sein des instances
internationales du Front Polisario jusqu'à l'occupation
marocaine. Auparavant, il a affirmé qu'au Front Polisario, «nous
n'avons jamais été et nous ne serons jamais un jouet aux mains
de quiconque». En affirmant en outre que la question du Sahara
occidental est une question de décolonisation qui doit trouver sa
solution à travers le respect du principe d'autodétermination, à
travers l'organisation d'un référendum libre, juste et
régulier du peuple sahraoui, le président sahraoui a ajouté que le
conflit du Sahara occidental se déroule entre deux parties
clairement définies et bien précisées dans les résolutions et
documents de l'ONU et du Conseil de sécurité, à savoir le
Front Polisario et le Maroc, et que la question du Sahara occidental
est une question internationale et la présence marocaine dans le
territoire est une présence coloniale, en rappelant qu'elle
continue à ce jour à figurer à l'ordre du jour de la IVème
Commission onusienne, celle de la décolonisation et à l'ordre du
jour de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité.En
affirmant que «les négociations en elles-mêmes ne sont pas un
objectif», Mohamed Abdelaziz a ajouté que le conflit nécessite
aujourd'hui «une volonté politique réelle de trouver une
solution juste et définitive du conflit du Sahara occidental
conforme aux principes et à la législation internationale et
principalement celle qui a trait au droit inaliénable des peuples à
l'autodétermination en s'attelant à mettre en ¦uvre ce que
nous avons convenu en notre qualité de deux parties en conflit et
qui a été consacré par la communauté
internationale».Interrogé sur sa position vis-à-vis du plan Baker,
et sa disposition à accepter à vivre sous la souveraineté
marocaine durant une période intérimaire de cinq ans, le
président Mohamed Abdelaziz dira : «Nous avons accepté le
plan Baker, ''le Plan de paix pour l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental'', en signalant toutefois que le plan
Baker répond aux doléances de la partie marocaine plus qu'à
celles de la partie sahraouie en s'interrogeant pourquoi le Maroc
rejette ce plan et se borne-t-il à ramener les choses à la case de
départ de 1975, quand ses forces ont occupé le Sahara occidental
militairement».Sur le résultat de l'autodétermination, il dira
sa disposition d'accepter la volonté du peuple, mais qu'en
revanche, «nous sommes disposés et capables de continuer la lutte
jusqu'à ce que notre peuple jouisse de son droit en toute
liberté». Et ce avant de lancer un appel à l'avant-garde
marocaine, ses hommes de culture et ceux qui sont éclairés pour
s'abstenir de véhiculer au peuple marocain des contre-vérités et
des mensonges. Au moment où la RASD réitère son engagement en
faveur du dialogue, le Maroc a célébré hier le 29e anniversaire
de la marche verte, qui a consacré la colonisation du Sahara
occidental. Deux démarches diamétralement
opposées.
A. R.
SPS
Le Front Polisario dénonce "le ton de l'escalade"
exprimée par Mohamed VI
http://www.spsrasd.info/sps-071104.html
Chahid El Hafed, 07/11/2004 (SPS) Le Front Polisario a dénoncé
énergiquement, dimanche, "le ton de l'escalade" exprimée
par Mohamed VI dans un discours prononcé à l'occasion du
"sinistre anniversaire de la Marche noire", ayant entamée
le début de l'invasion militaire marocaine du territoire sahraoui le
6 novembre 1975.
"Le ton de l'escalade et l'appel à la mobilisation est un
comportement dangereux et irresponsable, dont le Gouvernement marocain
assume l'entière responsabilité des conséquences qui peuvent en
découler", a averti un communiqué du ministère de
l'information publié dimanche.
"Le langage colonial qui s'enorgueillit du fait accompli est
en réalité un mépris au droit et à légalité internationale
et un rejet flagrant des
décisions de l'ONU et des ses résolutions relatives à la
décolonisation du Sahara Occidental", a souligné le communiqué
dont une copie est parvenue à SPS.
Prenant à témoin la communauté internationale sur "la
gravité des ces déclarations" du roi du Maroc, le
Gouvernement sahraoui exprime son "ferme attachement à
l'application stricte des résolutions du Conseil de sécurité et
de ses recommandations relatives au conflit du Sahara
Occidental".
Le Gouvernement sahraoui a enfin exprimé "sa
détermination à défendre les droits légitimes du peuple sahraoui
pour la liberté et l'indépendance". (SPS) 020/090/100 071302
NOV 04 SPS
2. RASD - MALI
SPS
L'envoyé du
Président de la République reçu par le Président malien Toumani
Touré
http://www.spsrasd.info/sps-061104.html
http://www.spsrasd.info/sps-061104.html
Bamako, 06/11/2004 (SPS)
L'envoyé du Président de la République, Mohamed Abdelaziz, le
ministre des territoires occupés, Khalil Sidi M'Hamed, a été
reçu vendredi, à Bamako, par le Président malien, Amadou Toumani
Touré, a constaté SPS.
Porteur d'un message du Président sahraoui à son homologue malien, M. Khalil a déclaré, au téléphone à SPS, que ce message a trait aux "derniers développements de la question sahraouie à la lumière de la dernière résolution du Conseil de sécurité, qui insiste sur la nécessité d'un règlement du conflit sur la base d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, conformément à la doctrine de l'ONU en matière de décolonisation".
Porteur d'un message du Président sahraoui à son homologue malien, M. Khalil a déclaré, au téléphone à SPS, que ce message a trait aux "derniers développements de la question sahraouie à la lumière de la dernière résolution du Conseil de sécurité, qui insiste sur la nécessité d'un règlement du conflit sur la base d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, conformément à la doctrine de l'ONU en matière de décolonisation".
L'entretien qui s'est
déroulé en présence du ministre malien des Affaires
étrangères, s'est déroulé dans "un climat de
fraternité", que M. Khalil a qualifié de "positif".
(SPS) 010/09+0/100 062145 NOV 04 SPS
3. ALGERIE - USA
LE QUOTIDIEN D'ORAN (06.11.04)
Relations algéro-américaines
Alger et l'autre visage de Bush
http://www.quotidien-oran.com/quot2998/even.htm
Par tradition, les dirigeants algériens veulent traiter
avec les gaullistes au lieu des socialistes français. Avec la
réélection de George W.Bush aux Etats-Unis, Alger, qui avait espéré
secrètement le maintien des républicains, au détriment des
démocrates, semble développer les mêmes réflexes.
« Je me réjouis à la perspective de continuer à oeuvrer avec vous au resserrement et à l'approfondissement de nos relations bilatérales, qui ont connu, au cours de ces dernières années, un développement satisfaisant, fondé sur une meilleure connaissance mutuelle et sur une confiance réciproque de plus en plus affirmée», écrira le président Bouteflika au président Bush dans un message de félicitation qui, au-delà du protocole, exprime une réelle satisfaction des officiels algériens de pouvoir continuer à travailler avec les républicains.
Car l'animosité que portent les dirigeants algériens aux démocrates américains, même si elle n'est pas véhémente comme à l'égard des socialistes français de l'USFIO et du PS, pour des raisons historiques connues, n'en est pas moins articulée sur des malentendus récurrents. Certes, les démocrates américains peuvent avancer le fait que c'est leur jeune sénateur John F.Kennedy qui parla le premier au Congrès américain de l'indépendance de l'Algérie en 1957, mais on pourrait tout aussi mettre au crédit des républicains les mêmes déclarations de l'ambassadeur US à Alger, sous l'ère Eisenhower, qui ont valu aux Américains d'être expulsés et aux bases américaines d'être démantelées dans les années 50.
« Je me réjouis à la perspective de continuer à oeuvrer avec vous au resserrement et à l'approfondissement de nos relations bilatérales, qui ont connu, au cours de ces dernières années, un développement satisfaisant, fondé sur une meilleure connaissance mutuelle et sur une confiance réciproque de plus en plus affirmée», écrira le président Bouteflika au président Bush dans un message de félicitation qui, au-delà du protocole, exprime une réelle satisfaction des officiels algériens de pouvoir continuer à travailler avec les républicains.
Car l'animosité que portent les dirigeants algériens aux démocrates américains, même si elle n'est pas véhémente comme à l'égard des socialistes français de l'USFIO et du PS, pour des raisons historiques connues, n'en est pas moins articulée sur des malentendus récurrents. Certes, les démocrates américains peuvent avancer le fait que c'est leur jeune sénateur John F.Kennedy qui parla le premier au Congrès américain de l'indépendance de l'Algérie en 1957, mais on pourrait tout aussi mettre au crédit des républicains les mêmes déclarations de l'ambassadeur US à Alger, sous l'ère Eisenhower, qui ont valu aux Américains d'être expulsés et aux bases américaines d'être démantelées dans les années 50.
Le flirt algérien avec les démocrates ne résista pas à
la visite de l'ancien président Ben Bella à Cuba, deux jours
après avoir été reçu par le président Kennedy.
En pleine crise de la baie des Cochons, Ben Bella trouva les ressources diplomatiques de soutenir Fidel Castro «contre l'impérialisme américain», alors qu'il fut le premier président algérien à se rendre à Washington. L'administration américaine commença alors à se méfier de ces «Barbudos» du Maghreb, toujours disposés à offrir le gîte et le couvert à des révolutionnaires tiers-mondistes qui ont le dénominateur commun de combattre l'Amérique ou ses alliés.
De Che Guevara en Amérique Latine, à Patrice Lumumba au Zaïre, en passant par les mouvements palestiniens jusqu'aux Black Panthers, première expression afro-américaine aux Etats-Unis, qui se sont exilés en Algérie.
Washington mit longtemps à comprendre une Algérie «progressiste» à défaut d'être communiste, qui satellise avec Moscou sans pour autant basculer dans le camp anti-américain.
Le président Houari Boumediène rompit les relations diplomatiques avec l'équipe républicaine de Nixon, pour cause du conflit israélo-arabe de 1967 et 1973, sans pour autant prier les compagnies pétrolières américaines de quitter le Sahara algérien après qu'elles furent venues suppléer, déjà, les Français lors de la nationalisation des hydrocarbures.
Cette brouille a été passagère. Car, par les hasards du destin, les Algériens se sont retrouvés aux premières loges en 1979 lors de la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran. Mohamed Seddik Benyahia et les services secrets algériens jouèrent un rôle capital, de négociateur et d'intermédiaire, pour dénouer cette crise entre l'Iran et les Etats-Unis. Le démocrate Jimmy Carter qui jouait son élection sur sa capacité à libérer les otages n'a jamais pardonné aux Algériens d'avoir «fait traîner en longueur» ce dénouement pour qu'il profite au républicain Ronald Reagan qui eut le privilège de l'annoncer deux jours après son élection.
Le système libéral et islamisant de Chadli Bendjedid allait relancer les relations bilatérales. L'Algérie avait changé, s'est rangée à la politique panislamique prônée par l'allié saoudien des Américains, notamment à travers le laxisme qui marqua l'envoi de plusieurs centaines d'islamistes algériens intégrer les milicesafghanes sous le contrôle de la CIA. Cela a valu un accueil grandiose à Chadli Bendjedid à la Maison-Blanche, en 1984, avant que l'Algérie ne sombre dans sa crise politique et sécuritaire qui allait sceller ce timide réchauffement.
L'ère du démocrate Clinton allait marquer une sorte de rupture entre les Algériens et les démocrates américains. Les analystes du département d'Etat américain avaient prédit «un nouvel Iran» en Algérie dès 1992, laissé la sous-traitance du FIS à l'allié saoudien, et développé l'idée, dont les chantres furent Robert Pelletreau, ancien ambassadeur US à Alger et président du Groupe de travail Maghreb au sein du Corporate Council on Africa (CCA), et George Freedman, que l'Algérie va basculer comme l'Iran des Mollahs dans une dictature islamiste et qu'il serait, loisible, de ne pas couper les ponts avec le FIS. Les Américains poussèrent le bouchon jusqu'à ce que Philipe Ross, alors ambassadeur US à Alger, assista à une conférence de Ali Benhadj au CPVA qui a tourné à l'incident diplomatique vite étouffé à Alger.
Cette conviction allait aboutir à un soutien américain à la plate-forme de Sant' Egidio en 1995 et à l'asile politique du dirigeant islamiste Anouar Heddam aux Etats-Unis. Washington offrait même son parapluie aux participants à la conférence de Rome qui visait à absoudre le FIS de ses crimes en Algérie. Cet épisode marqua profondément les Algériens quant à la volonté de l'administration démocrate de l'époque de nouer des liens avec les islamistes à deux doigts du pouvoir. Mais l'élection de Liamine Zeroual en 1995 et la lucidité de rares démocrates tels que Ronald E.Neuman allaient atténuer de cette vision américaine.
Mais malgré ce dégel, marqué par l'arrivée en 1997 à Alger d'un haut responsable de l'OTAN, les Américains continueront à voir dans l'Algérie un pays instable, aux libertés étouffées, presse ligotée, à la mainmise militaire et aux ressources intéressantes. C'était la ruée des Américains, mais aussi celle des ONG des droits de l'homme, dont la campagne aux Etats-Unis a fini par convaincre les démocrates que le système était incapable de se réformer malgré le travail de l'ex-ambassadeur, Cameron Hume, qui allait maintenir un semblant de partenariat.
En pleine crise de la baie des Cochons, Ben Bella trouva les ressources diplomatiques de soutenir Fidel Castro «contre l'impérialisme américain», alors qu'il fut le premier président algérien à se rendre à Washington. L'administration américaine commença alors à se méfier de ces «Barbudos» du Maghreb, toujours disposés à offrir le gîte et le couvert à des révolutionnaires tiers-mondistes qui ont le dénominateur commun de combattre l'Amérique ou ses alliés.
De Che Guevara en Amérique Latine, à Patrice Lumumba au Zaïre, en passant par les mouvements palestiniens jusqu'aux Black Panthers, première expression afro-américaine aux Etats-Unis, qui se sont exilés en Algérie.
Washington mit longtemps à comprendre une Algérie «progressiste» à défaut d'être communiste, qui satellise avec Moscou sans pour autant basculer dans le camp anti-américain.
Le président Houari Boumediène rompit les relations diplomatiques avec l'équipe républicaine de Nixon, pour cause du conflit israélo-arabe de 1967 et 1973, sans pour autant prier les compagnies pétrolières américaines de quitter le Sahara algérien après qu'elles furent venues suppléer, déjà, les Français lors de la nationalisation des hydrocarbures.
Cette brouille a été passagère. Car, par les hasards du destin, les Algériens se sont retrouvés aux premières loges en 1979 lors de la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran. Mohamed Seddik Benyahia et les services secrets algériens jouèrent un rôle capital, de négociateur et d'intermédiaire, pour dénouer cette crise entre l'Iran et les Etats-Unis. Le démocrate Jimmy Carter qui jouait son élection sur sa capacité à libérer les otages n'a jamais pardonné aux Algériens d'avoir «fait traîner en longueur» ce dénouement pour qu'il profite au républicain Ronald Reagan qui eut le privilège de l'annoncer deux jours après son élection.
Le système libéral et islamisant de Chadli Bendjedid allait relancer les relations bilatérales. L'Algérie avait changé, s'est rangée à la politique panislamique prônée par l'allié saoudien des Américains, notamment à travers le laxisme qui marqua l'envoi de plusieurs centaines d'islamistes algériens intégrer les milicesafghanes sous le contrôle de la CIA. Cela a valu un accueil grandiose à Chadli Bendjedid à la Maison-Blanche, en 1984, avant que l'Algérie ne sombre dans sa crise politique et sécuritaire qui allait sceller ce timide réchauffement.
L'ère du démocrate Clinton allait marquer une sorte de rupture entre les Algériens et les démocrates américains. Les analystes du département d'Etat américain avaient prédit «un nouvel Iran» en Algérie dès 1992, laissé la sous-traitance du FIS à l'allié saoudien, et développé l'idée, dont les chantres furent Robert Pelletreau, ancien ambassadeur US à Alger et président du Groupe de travail Maghreb au sein du Corporate Council on Africa (CCA), et George Freedman, que l'Algérie va basculer comme l'Iran des Mollahs dans une dictature islamiste et qu'il serait, loisible, de ne pas couper les ponts avec le FIS. Les Américains poussèrent le bouchon jusqu'à ce que Philipe Ross, alors ambassadeur US à Alger, assista à une conférence de Ali Benhadj au CPVA qui a tourné à l'incident diplomatique vite étouffé à Alger.
Cette conviction allait aboutir à un soutien américain à la plate-forme de Sant' Egidio en 1995 et à l'asile politique du dirigeant islamiste Anouar Heddam aux Etats-Unis. Washington offrait même son parapluie aux participants à la conférence de Rome qui visait à absoudre le FIS de ses crimes en Algérie. Cet épisode marqua profondément les Algériens quant à la volonté de l'administration démocrate de l'époque de nouer des liens avec les islamistes à deux doigts du pouvoir. Mais l'élection de Liamine Zeroual en 1995 et la lucidité de rares démocrates tels que Ronald E.Neuman allaient atténuer de cette vision américaine.
Mais malgré ce dégel, marqué par l'arrivée en 1997 à Alger d'un haut responsable de l'OTAN, les Américains continueront à voir dans l'Algérie un pays instable, aux libertés étouffées, presse ligotée, à la mainmise militaire et aux ressources intéressantes. C'était la ruée des Américains, mais aussi celle des ONG des droits de l'homme, dont la campagne aux Etats-Unis a fini par convaincre les démocrates que le système était incapable de se réformer malgré le travail de l'ex-ambassadeur, Cameron Hume, qui allait maintenir un semblant de partenariat.
Même avec l'avènement du président Bouteflika, les
espoirs algériens furent vite déçus. Le président algérien
qui jouit d'une bonne réputation dans les cercles diplomatiques et
pétroliers américains a réussi à charmer un Bill Clinton lors
d'un tête-à-tête de quelques minutes à Rabat, en 1999, en
marge des obsèques de Hassan II, mais le démocrate ne lui ouvrira
pas les portes de la Maison-Blanche.
En dépêchant Madeleine Albright à Alger, pour la signature de l'accord de paix érythréo-éthiopien, l'administration démocrate prenait conscience, tardivement, qu'Alger pouvait être le pivot, avec l'Afrique du Sud, d'une présence américaine en Afrique plus déterminante.
L'arrivée de George W.Bush au pouvoir et les attentats du 11 septembre allaient bouleverser les rapports algéro-américains. Le pragmatisme texan a fait voler en éclats les quelques réserves sur l'Algérie. Bouteflika est reçu deux fois en quatre mois, met en branle l'appareil sécuritaire algérien pour aider le FBI et la CIA dans la traque des réseaux d'Al-Qaïda et ouvre les portes aux investisseurs américains. Eximbank, Anadarko, Coca-Cola, Microsoft, Elli Lilly et d'autres poussent la porte du marché américain, avec une réussite marquée pour Halliburton, l'ancienne entreprise du vice-président Dick Cheney, et les firmes pétrolières de Huston avec une quinzaine de découvertes de gisements pétroliers. Au grand dam de Pelletreau qui misait sur un échec de Bouteflika: «En septembre 1999, lors d'un dîner donné par le CCA à Washington, il a invité tous les convives - dont le vice-président Dick Cheney et Joe Kennedy - à se rendre en Algérie, à oublier la guerre civile et à entamer avec les Algériens une nouvelle ère de réformes économiques», confiera-t-il à Algérie-Interface.
Depuis, les relations se sont intensifiées aussi bien économiquement, commercialement que militairement. La réélection de George W.Bush est une excellente nouvelle pour Bouteflika dont l'ambition est de porter l'Algérie au rang d'allié stratégique des Etats-Unis. Il a encore quatre années pour y aboutir.
En dépêchant Madeleine Albright à Alger, pour la signature de l'accord de paix érythréo-éthiopien, l'administration démocrate prenait conscience, tardivement, qu'Alger pouvait être le pivot, avec l'Afrique du Sud, d'une présence américaine en Afrique plus déterminante.
L'arrivée de George W.Bush au pouvoir et les attentats du 11 septembre allaient bouleverser les rapports algéro-américains. Le pragmatisme texan a fait voler en éclats les quelques réserves sur l'Algérie. Bouteflika est reçu deux fois en quatre mois, met en branle l'appareil sécuritaire algérien pour aider le FBI et la CIA dans la traque des réseaux d'Al-Qaïda et ouvre les portes aux investisseurs américains. Eximbank, Anadarko, Coca-Cola, Microsoft, Elli Lilly et d'autres poussent la porte du marché américain, avec une réussite marquée pour Halliburton, l'ancienne entreprise du vice-président Dick Cheney, et les firmes pétrolières de Huston avec une quinzaine de découvertes de gisements pétroliers. Au grand dam de Pelletreau qui misait sur un échec de Bouteflika: «En septembre 1999, lors d'un dîner donné par le CCA à Washington, il a invité tous les convives - dont le vice-président Dick Cheney et Joe Kennedy - à se rendre en Algérie, à oublier la guerre civile et à entamer avec les Algériens une nouvelle ère de réformes économiques», confiera-t-il à Algérie-Interface.
Depuis, les relations se sont intensifiées aussi bien économiquement, commercialement que militairement. La réélection de George W.Bush est une excellente nouvelle pour Bouteflika dont l'ambition est de porter l'Algérie au rang d'allié stratégique des Etats-Unis. Il a encore quatre années pour y aboutir.
Mounir B
L'EXPRESSION ( ALG.)
RELATIONS ALGÉRO-AMÉRICAINES
Notre ami Bush
06 novembre 2004 - Page : 11
«La lutte contre le terrorisme menée par l'Algérie et les Etats-Unis a contribué à notre rapprochement.»
06 novembre 2004 - Page : 11
«La lutte contre le terrorisme menée par l'Algérie et les Etats-Unis a contribué à notre rapprochement.»
http://www.lexpressiondz.com/T20041106/ZA7-3.htm
Evoluant en dents de scie depuis 1962, année de l'indépendance, les relations entre Alger et Washington n'ont jamais connu un essor aussi grand que sous le règne du président républicain, George W.Bush. Qui aurait imaginé que la mythique sixième flotte américaine accoste à Alger et que son commandant arrive en visite officielle? Qui aurait cru ses oreilles en entendant le président de la superpuissance américaine dire à son homologue algérien: «Je veux travailler avec vous», ou que le président Bouteflika pourrait être reçu par George W. Bush, dans son bureau ovale à la Maison-Blanche, deux fois en quatre mois? Il y a eu aussi le ballet diplomatique des officiels américains à Alger. Le secrétaire d'Etat Collin Powell, le secrétaire d'Etat-adjoint chargé des affaires du Moyen-Orient, Willam Burns, Richard Boucher, secrétaire d'Etat-adjoint chargé des affaires publiques. A ceux-là, il faut ajouter les hommes d'affaires dont le président de l'Exim Bank et les échanges commerciaux qui amorcent une période de prospérité. Cette coopération sera renforcée par la signature de plusieurs accords concernant, notamment la garantie des investissements, une assistance technique pour l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, mais surtout une collaboration plus pointue dans le domaine sécuritaire. Durant le premier mandat de Bush, le rythme des relations entre Alger et Washington a été tel, que certains milieux ont relevé avec insistance que Washington est sur le point de ravir à Paris son rôle de partenaire privilégié de l'Algérie. Réélu pour un second mandat avec une majorité confortable, il est clair que la nature de ces relations ne fera que se renforcer. Pour les observateurs, cette perspective est d'autant plus vraie, dès lors que le président américain a donné les grandes lignes de son programme et retiré - avec force - les mêmes raisons qui l'ont rapproché d'Alger : la lutte antiterroriste, un domaine dans lequel l'Algérie peut se prévaloir d'une grande expérience mieux que n'importe quel pays dans le monde. «Je me réjouis à la perspective de continuer à oeuvrer avec vous au resserrement et à l'approfondissement de nos relations bilatérales, qui ont connu, au cours de ces dernières années, un développement satisfaisant, fondé sur une meilleure connaissance mutuelle et sur une confiance réciproque de plus en plus affirmée», déclare M. Bouteflika dans un message à son homologue, Georges Bush. «La lutte contre le terrorisme menée par l'Algérie et les Etats-Unis, a contribué à notre rapprochement, et sa poursuite indispensable nous amènera à nous mobiliser davantage pour mieux assurer notre solidarité et contribuer à l'édification d'un monde plus sûr, plus juste et plus prospère» a ajouté M. Bouteflika dans sa lettre de félicitations. «Ce monde traverse hélas une période mouvementée et il doit faire face à des problèmes complexes et douloureux, notamment dans la région du Moyen-Orient et sur le continent africain», ajoute-t-il, soulignant que l'Algérie, appartenant à ces deux ensembles géographiques, «est naturellement sensibilisée aux crises qui les secouent» Au fait, la reconduction pour un second mandat du Président Bush a été saluée dans presque toutes les capitales du monde, européennes, asiatiques et arabes dès les premières minutes de l'annonce des résultats de cette élection désormais mondialisée.
Evoluant en dents de scie depuis 1962, année de l'indépendance, les relations entre Alger et Washington n'ont jamais connu un essor aussi grand que sous le règne du président républicain, George W.Bush. Qui aurait imaginé que la mythique sixième flotte américaine accoste à Alger et que son commandant arrive en visite officielle? Qui aurait cru ses oreilles en entendant le président de la superpuissance américaine dire à son homologue algérien: «Je veux travailler avec vous», ou que le président Bouteflika pourrait être reçu par George W. Bush, dans son bureau ovale à la Maison-Blanche, deux fois en quatre mois? Il y a eu aussi le ballet diplomatique des officiels américains à Alger. Le secrétaire d'Etat Collin Powell, le secrétaire d'Etat-adjoint chargé des affaires du Moyen-Orient, Willam Burns, Richard Boucher, secrétaire d'Etat-adjoint chargé des affaires publiques. A ceux-là, il faut ajouter les hommes d'affaires dont le président de l'Exim Bank et les échanges commerciaux qui amorcent une période de prospérité. Cette coopération sera renforcée par la signature de plusieurs accords concernant, notamment la garantie des investissements, une assistance technique pour l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, mais surtout une collaboration plus pointue dans le domaine sécuritaire. Durant le premier mandat de Bush, le rythme des relations entre Alger et Washington a été tel, que certains milieux ont relevé avec insistance que Washington est sur le point de ravir à Paris son rôle de partenaire privilégié de l'Algérie. Réélu pour un second mandat avec une majorité confortable, il est clair que la nature de ces relations ne fera que se renforcer. Pour les observateurs, cette perspective est d'autant plus vraie, dès lors que le président américain a donné les grandes lignes de son programme et retiré - avec force - les mêmes raisons qui l'ont rapproché d'Alger : la lutte antiterroriste, un domaine dans lequel l'Algérie peut se prévaloir d'une grande expérience mieux que n'importe quel pays dans le monde. «Je me réjouis à la perspective de continuer à oeuvrer avec vous au resserrement et à l'approfondissement de nos relations bilatérales, qui ont connu, au cours de ces dernières années, un développement satisfaisant, fondé sur une meilleure connaissance mutuelle et sur une confiance réciproque de plus en plus affirmée», déclare M. Bouteflika dans un message à son homologue, Georges Bush. «La lutte contre le terrorisme menée par l'Algérie et les Etats-Unis, a contribué à notre rapprochement, et sa poursuite indispensable nous amènera à nous mobiliser davantage pour mieux assurer notre solidarité et contribuer à l'édification d'un monde plus sûr, plus juste et plus prospère» a ajouté M. Bouteflika dans sa lettre de félicitations. «Ce monde traverse hélas une période mouvementée et il doit faire face à des problèmes complexes et douloureux, notamment dans la région du Moyen-Orient et sur le continent africain», ajoute-t-il, soulignant que l'Algérie, appartenant à ces deux ensembles géographiques, «est naturellement sensibilisée aux crises qui les secouent» Au fait, la reconduction pour un second mandat du Président Bush a été saluée dans presque toutes les capitales du monde, européennes, asiatiques et arabes dès les premières minutes de l'annonce des résultats de cette élection désormais mondialisée.
B. TAKHEROUBT
4.
MAROC - SAHARA - MARCHE VERTE - ANNIVERSAIRE DE
L'INVASION
MAP
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/sm-discours-061104.htm
Marche verte-Discours Royal:
SM le Roi: le Maroc toujours disponible pour une
coopération sincère avec l'ONU pour une solution politique au
conflit artificiel
Casablanca, 06/11/04 - SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé, samedi soir, que "le Maroc restera toujours disponible pour une coopération sincère et entière" avec l'Organisation des Nations Unies, son Secrétaire général, M. Kofi Annan, et son représentant spécial, M. Alvaro De Soto, et ce "avec le concours efficace des partenaires régionaux et de la communauté internationale, afin de trouver une solution politique négociée, définitive et mutuellement acceptable pour les parties concernées, au conflit artificiellement créé autour de l'intégrité territoriale du Royaume".
Dans un important discours adressé à la Nation à l'occasion du 29ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, SM le Roi a réitéré également "l'engagement du Maroc en faveur du dialogue et de la négociation pour parvenir à cette solution que Nous avons érigée, dans le dernier Discours du Trône, en une priorité cardinale dans Notre projet de société", expliquant que la question de l'intégrité territoriale du Maroc est une "affaire d'identité nationale qui est une et indivisible" et "un droit historique inaliénable qui ne souffre aucune concession".
SM le Roi a souligné que cette question "décisive" se trouve "au c ur de l'édification d'un Maroc uni, démocratique et développé, garantissant à tous les Marocains les droits d'une digne et pleine citoyenneté. Un Maroc fondé sur une régionalisation efficiente, cohérente et harmonieuse, permettant à l'ensemble de ses régions de gérer de manière autonome ou dans le cadre d'une large décentralisation, selon leurs spécificités, leur développement socio-économique et culturel, dans le respect de la souveraineté, de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale du Royaume".
Casablanca, 06/11/04 - SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé, samedi soir, que "le Maroc restera toujours disponible pour une coopération sincère et entière" avec l'Organisation des Nations Unies, son Secrétaire général, M. Kofi Annan, et son représentant spécial, M. Alvaro De Soto, et ce "avec le concours efficace des partenaires régionaux et de la communauté internationale, afin de trouver une solution politique négociée, définitive et mutuellement acceptable pour les parties concernées, au conflit artificiellement créé autour de l'intégrité territoriale du Royaume".
Dans un important discours adressé à la Nation à l'occasion du 29ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, SM le Roi a réitéré également "l'engagement du Maroc en faveur du dialogue et de la négociation pour parvenir à cette solution que Nous avons érigée, dans le dernier Discours du Trône, en une priorité cardinale dans Notre projet de société", expliquant que la question de l'intégrité territoriale du Maroc est une "affaire d'identité nationale qui est une et indivisible" et "un droit historique inaliénable qui ne souffre aucune concession".
SM le Roi a souligné que cette question "décisive" se trouve "au c ur de l'édification d'un Maroc uni, démocratique et développé, garantissant à tous les Marocains les droits d'une digne et pleine citoyenneté. Un Maroc fondé sur une régionalisation efficiente, cohérente et harmonieuse, permettant à l'ensemble de ses régions de gérer de manière autonome ou dans le cadre d'une large décentralisation, selon leurs spécificités, leur développement socio-économique et culturel, dans le respect de la souveraineté, de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale du Royaume".
Le Souverain a ajouté que le Maroc, qui est "Sûr de
la justesse de sa cause", n'épargnera aucun effort pour
"clore définitivement le dossier y afférent, suivant en cela
une option stratégique claire visant à garantir les droits de
notre pays et à donner un contenu concret aux nouveaux concepts de
sécurité globale et de voisinage dans la vaste région du
Nord-Ouest africain, du Sahel et du Sud-Ouest
méditerranéen".
Il s'agit, a affirmé SM le Roi, d'une vision ouverte sur
l'avenir devant permettre à la Région de "faire face aux
véritables défis et enjeux, en l'occurrence la nécessité de la
prémunir du risque de se transformer en foyer de tension et de
terrorisme et en repaire de bandes faisant commerce de la pauvreté,
du déplacement forcé des populations et de la détention des
personnes, au mépris des droits et de la dignité de l'Homme".
Cette vision tend également, a poursuivi le Souverain, à
"faire de l'ensemble de cette vaste zone un espace de liberté
de mouvement des personnes et des investissements, de libre-échange,
de co-développement et d'interaction culturelle".
SM le Roi a, d'autre part, appelé les partis politiques, les Conseils élus et toutes les forces vives de la Nation à "s'investir efficacement dans l'action engagée pour plaider et défendre la justesse de la cause de notre intégrité territoriale, dans le cadre d'un plan d'action efficient, accompagnant et complétant les efforts déployés par la diplomatie officielle".
Evoquant les réalisations accomplies dans les provinces du Sud depuis leur récupération en 1975, SM le Roi a affirmé: "Si nous voulions résumer le bilan des vingt-neuf années de cette épopée, nous pourrions, à juste titre, dire: le Maroc est dans son Sahara, et le Sahara est dans le Maroc qui est le sien".
Le Souverain a souligné que les Marocains commémorent aujourd'hui l'anniversaire de la glorieuse Marche Verte "en étant fiers de nos réalisations en faveur de nos provinces du Sud récupérées, qui jouissent désormais de la liberté, de la stabilité, du développement et de l'intégration à la mère patrie".
SM le Roi a, d'autre part, appelé les partis politiques, les Conseils élus et toutes les forces vives de la Nation à "s'investir efficacement dans l'action engagée pour plaider et défendre la justesse de la cause de notre intégrité territoriale, dans le cadre d'un plan d'action efficient, accompagnant et complétant les efforts déployés par la diplomatie officielle".
Evoquant les réalisations accomplies dans les provinces du Sud depuis leur récupération en 1975, SM le Roi a affirmé: "Si nous voulions résumer le bilan des vingt-neuf années de cette épopée, nous pourrions, à juste titre, dire: le Maroc est dans son Sahara, et le Sahara est dans le Maroc qui est le sien".
Le Souverain a souligné que les Marocains commémorent aujourd'hui l'anniversaire de la glorieuse Marche Verte "en étant fiers de nos réalisations en faveur de nos provinces du Sud récupérées, qui jouissent désormais de la liberté, de la stabilité, du développement et de l'intégration à la mère patrie".
Rendant hommage à Son auguste père et initiateur de la Marche verte, SM le Roi Mohammed VI a dit: "Nous avons, à cette occasion commémorative, une pensée émue pour la mémoire de l'architecte de cette épopée, Notre vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II -que Dieu sanctifie son âme - qui considérait cette Marche comme un gisement inépuisable d'enseignements et de leçons marquant l'émergence d'un Maroc nouveau".
Texte intégral:
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/texte-disc061104.htm
5. MAROC - SAHARA - PARTI POLITIQUE
MAP
La question du Sahara nécessite une mobilisation de tous
les Marocains (Saadeddine Othmani)
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/sahara-othmani-pjd.htm
Rabat, 06/11/04 - La question du Sahara se trouve à un
tournant décisif qui nécessite une mobilisation de toutes les
composantes de la société marocaine, a affirmé M. Saadeddine
Othmani, secrétaire général du Parti de la Justice et du
Développement (PJD).
Intervenant vendredi soir lors d'une conférence sur "l'évolution du dossier de l'intégrité territoriale et la responsabilité des instances officielles et populaires", M. Othmani a ajouté que cette mobilisation requiert l'organisation de conférences et de rencontres pour sensibiliser les citoyens marocains à l'importance de cette question.
Il a souligné, à ce propos, que la diplomatie partisane et associative est appelée à redoubler d'efforts pour jouer pleinement son rôle de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la cause nationale, notant que l'introduction de la question du Sahara dans les programmes scolaires est de nature à permettre aux générations montantes d'être conscientes de l'importance de notre intégrité territoriale.
Les autres intervenants ont été unanimes à souligner les grands succès remportés par la diplomatie marocaine citant, à ce propos, la dernière réunion de la quatrième commission des Nations-Unies et le retrait par 34 pays de leur reconnaissance de la prétendue RASD. Ils ont appelé en outre à l'intensification de l'action diplomatique, notamment au sein de l'ONU et souligné la nécessité de tenir compte des contraintes internationales dans la stratégie de la diplomatie marocaine.
Au plan interne, les intervenants ont mis l'accent sur la nécessité de poursuivre le processus démocratique et de consolider la régionalisation et le développement économique et social en vue de renforcer le front intérieur et faire échec aux manoeuvres des adversaires de notre intégrité territoriale.
Intervenant vendredi soir lors d'une conférence sur "l'évolution du dossier de l'intégrité territoriale et la responsabilité des instances officielles et populaires", M. Othmani a ajouté que cette mobilisation requiert l'organisation de conférences et de rencontres pour sensibiliser les citoyens marocains à l'importance de cette question.
Il a souligné, à ce propos, que la diplomatie partisane et associative est appelée à redoubler d'efforts pour jouer pleinement son rôle de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la cause nationale, notant que l'introduction de la question du Sahara dans les programmes scolaires est de nature à permettre aux générations montantes d'être conscientes de l'importance de notre intégrité territoriale.
Les autres intervenants ont été unanimes à souligner les grands succès remportés par la diplomatie marocaine citant, à ce propos, la dernière réunion de la quatrième commission des Nations-Unies et le retrait par 34 pays de leur reconnaissance de la prétendue RASD. Ils ont appelé en outre à l'intensification de l'action diplomatique, notamment au sein de l'ONU et souligné la nécessité de tenir compte des contraintes internationales dans la stratégie de la diplomatie marocaine.
Au plan interne, les intervenants ont mis l'accent sur la nécessité de poursuivre le processus démocratique et de consolider la régionalisation et le développement économique et social en vue de renforcer le front intérieur et faire échec aux manoeuvres des adversaires de notre intégrité territoriale.
Ils ont relevé également que la question du Sahara est
née de la volonté d'hégémonie algérienne sur le plan
régional et continental, notant que les faits historiques confirment
la marocanité du Sahara comme l'atteste l'avis de la Cour
internationale de justice de La Haye.
Cette conférence s'est tenue en présence de leaders
politiques, de professeurs universitaires et de responsables
d'ONG.
6. MAROC - SAHARA - INTERVIEW DE BASRI à LA RAZON
(trad.)
Dris Basri." L'unique solution au conflit est le
référendum"
LA RAZON , quotidien espagnol, 07.11.04
Interview de l'ex-ministre de l'intérieur de Hassan II, par
Pedro Canales
original : LA RAZON, 07.11.04
Dris Basri: «La única solución al conflicto del
Sahara es el referéndum»
Pedro CANALES
http://www.larazon.es/noticias/noti_int19771.htm ou
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/3024 (Sahara -
Info)
- traduction de l'espagnol au français par les membres de
l'Association le Sahara Marocain-
Paris - Pour la première fois depuis trente ans, lui
''grand vizir'' du défunt Hassan II parle de la vision du
souverain marocain et la sienne à propos du conflit du Sahara
Occidental.
Dans cette interview exclusive à '' La Razon'' ,
Driss Basri qui fût l'artificier de la Marche Verte marocaine sur
l'ancienne colonie espagnole, critique la politique de certains
proches du Roi Mohamed VI qu'il qualifie de criminelle et
dangereuse.
Driss Basri affirme que la seule solution est
l'organisation d'un référendum d'autodétermination comme le
prévoit le plan de paix de l'ONU initié par Javier Perez de
Cuellar en 1991 et corrigé et complété par James Baker en
1997.
Partisan de négociation directe pour résoudre le
conflit du Sahara ?
Hassan II estimait et disait que c'était malsain et
inconvénient de revendiquer le territoire sans tenir compte de la
population. C'est une attitude égoïste et mercantile qui ne
mènera à aucune solution. Il favorisait toujours le contact,
dialogue et les négociations. Je me suis réuni à maintes
reprises avec les dirigeants du Polisario à Lisbonne, en Suisse, à
Rome, à Paris, au Maroc et aux Nations Unies.
Personnellement et sa majesté le savait et j'étais
l'initiateur de cette politique.
Vous avez participé à la dernière rencontre qui a eu
lieu au Maroc ?
Biensûr, et Sa Majesté disait que ça n'était pas un
secret, cette rencontre a eu lieu grâce à mes efforts personnels,
ils sont venus au Maroc pour rencontrer le Roi en août 1998, mais il
était en convalescence et ce fût le Prince héritier qui les
avaient reçus en ma présence. Nous avons négocier et discuté
durant de trois longues séances.
Ils ont accepté le dialogue ?
Hassan II avait une conception et un plan d'unité qu'il
avait préparé avant son décès et m'avait chargé de
l'exécuter que je ne pourrai vous révéler pour ne pas trahir sa
mémoire.
Mon avis personnel est que nous sommes en train de nous
éloigner énormément de la solution et nous avons pris une
déviation dangereuse et malsaine qui s'appelle la trois
voie.
Quand en 2001 le Roi Mohamed VI, avait déclaré que le
problème du Sahara est réglé définitivement, j'ai dénoncé
publiquement la troisième voie
Pourquoi vous croyez que la troisième voie est
dangereuse ?
Car elle n'est pas du plan de paix initié par Javier
Perez de Cuellar en 1991 et modifié et corrigé par James Baker en
1997. La seule solution et rien d'autre est l'organisation d'un
référendum d'autodétermination ouvert à toute la population
du Sahara ce qui leur donnera la possibilité de s'exprimer pour
l'intégration au Maroc ou l'indépendance.
Y'a-t-il une autre solution ?
Ce serait une gesticulation et un comportement sans futur. Le
plan de paix est clair : pour ou contre
l'intégration.
Parler d'autres choses, de troisième voie ou autres, ne
sont que des efforts intellectuels de certaines personnes qui se
croient importants.
Qu'est ce qu'ils ont à gagner ?
La majorité du vote gagnera pas plus et le Maroc est
convaincu qu'il a moyens de gagner.
Je me rappelle ce qu'avait dit Hassan II, si la majorité
opte pour l'indépendance, nous serions les premiers à établir
des relations diplomatiques avec ce nouveau paysŠ
Et Hassan II est un homme sage, aux valeurs et savait ce
qu'il disait
Dernièrement vous avez provoqué un scandale au Maroc
en parlant du ''Sahara Occidental'', pourquoi cette réaction
virulente contraire à la déontologie politique?
J'étais victime d'une injustice, d'une
attaque indigne d'un royaume comme le Maroc.
A chaque fois que je fais une déclaration, je fait le
bonheur du camp adverse qui perd raison. Comme un orchestre de
casserole. Moi je suis un homme d'Etat de toute manière et cette
qualité je ne la quitterai jamais.
Intoxication délibéré, mais que c'est il
passé ?
La chaîne de télévision Al Jazeera, avait demandé mon
avis sur la tension entre le Maroc et l'Algérie. J'ai répondu
que selon les informations dont je dispose, y'a pas de tensions
entre les deux pays ni préparation de guerre. Et que la presse des
deux pays avant la réunion du conseil de sécurité qui allait
débattre l'affaire du Sahara Occidental, avait alimenté cette
polémique.
Et votre avis sur le plan de paix ?
Je dis que les deux parties concernées sont le Maroc et le
Front Polisario et qu'il faut organiser un référendum
d'autodétermination au Sahara Occidental. Ce plan a été signé
par notre ministre des affaires étrangères et par le
représentant du Front Polisario, et c'est ce plan qui est débattu
par la 4éme commission des Nations Unies, par la commission des
droits de l'Homme, par l'assemblée générale, et le conseil
de sécurité quatre à cinq fois par an.
Pourtant le Maroc a accepté la
Minurso ?
Effectivement, la Minurso est la mission des Nations Unies
pour l'organisation d'un référendum pour
l'autodétermination au Sahara Occidental, comme l'indique son nom,
et elle ne s'appelle pas Minursam c'est-à-dire pour la Sahara
marocain. Son chef est accrédité par le Roi du Maroc et est
représentant du secrétaire général des Nations Unies, Alvaro de
Soto, a été reçu par le Roi Mohamed VI.
Moi je serai ravi si le Sahara est reconnu comme marocain,
mais y'a d'autre voies et moyens pour arriver à ce résultat.
Si nous nous montrons égoïste et à contre courant de l'opinion
publique internationale, jamais ils nous aideront à le
récupérer.
Pourtant, cette terminologie géographique classique est la
plus exacte du territoire du Sahara Marocain.
Avez-vous ordonné en 1999, l'intervention des forces
de l'ordre contre les manifestants à
Laâyoune ?
Non, cette manifestation a été objet de manipulation de
la part de personnes qui gravitent autour du pouvoir en particulier
Fouad Ali El Himma et certains sahraouis ambitieux qui souhaitaient
s'accaparer la gestion du Dossier du Sahara. Ils voulaient montrer que
le référendum n'était pas viable et que la troisième voie
était la solution au conflit.
L'actuel ministre de l'intérieur Mustapha Sahel avait
déclaré que jusqu'a 1999 les services de sécurités que je
dirigeais n'étaient sévères ou rigide envers le
terrorisme.
Que voulait - il dire ?
Sahel n'a aucune autorité morale, ni intellectuelle, ni
professionnelle pour parler des services de sécurités avant
1999.
C'est fonctionnaire qui travaillait sous mes ordres. En
plus ça n'est pas lui le ministre de l'intérieur, le ministre
délégué Foud Ali El Himma est son supérieur.
Sahel, n'est que le porte parole d'une organisation
parallèle au gouvernement.
Politique de sécurité, que répondait vous à
Sahel ?
J'ai quitté le gouvernement en 1999, et en mai 2003 se
sont produit les attentats de Casablanca. Quatre année normalement
sont suffisants pour corriger si nécessité y'a la politique de
sécurité.
Le dirigeant socialiste (USFP) Mohamed Yazgui, avait
dénoncé que Le Monde vous ouvre ses pages pourquoi?
Pour sa médiocrité, Hassan II, savait et admettait que
j'étais proche de l'USFP, la majorité de mes amis politiques
était des partis communistes et socialistes. Pourtant c'est la
première fois de ma vie jusqu'à aujourd'hui que j'entends ce
genre de déclarations.
Le Roi en 1998, un an avant son décès, m'avait
recommandé de réformer l'USFP afin d'aider le parti à se
moderniser. Il voulait un parti sociodémocrate et
monarchique.
Son leader, Abderrahim Bouabid et Abderrahman Youssefi,
partageait cette vision avec le Roi. Moi en tant que mandaté par le
défunt roi, j'aidais à la modernisation.
On voulait un parti de la jeunesse et de l'espoir sur
lequel le Roi s'appuierait pour conduire un gouvernement
d'alternance en 1997.
Quand Mohamed VI a pris le pouvoir en 1999 aucun de ses
anciens collaborateurs n'est accusé ou jugé pour corruption et
moi après 30 ans comme main droite de Hassan II, je me retrouve
vivant à Paris sans passeport et avec mes biens confisqués au
Maroc.
La philosophie d'Hassan II préconisait le contact et le
dialogue et la négociation avec le Front Polisario pour résoudre
le problème du Sahara Occidental.