S O M M A I R E
1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
- SPS: La RASD salue la décision de TotaFinaElf d'arrêter toute prospection
pétrolière aux territoires occupés
2. RASD-ESPAGNE
- Communiqué: LE PRESIDENT EN VISITE A MALAGA INTERVIENT DEVANT « LE FORUM POUR
LES AUTORITES LOCALES DE PORTOALEGRE ».
- SPS: Le Président de la République appelle l'Espagne à assumer le rôle de
défenseur de l'application du Plan Baker
- SPS: Castille et Leon réaffirme son soutien aux droits du peuple sahraoui à
l'autodétermination et à l'indépendance
3. RASD-AUSTRALIE
- APS/EL MOUDJAHID/LA NOUVELLE TRIBUNE: Le Sénat australien appelle le
gouvernement de John Howard à reconnaître la RASD
4. SAHARA-MAROC
- L'ÉCONOMISTE (30-XI-2004): Sahara, quel modèle d’autonomie? Ce qu’en pensent
les partis politiques
5. SAHARA-MAROC-ESPAGNE
- LIBÉRATION (maroc): Entretien avec Estanislao Ramirez Barjacoba, président de
l'Asociacion de la Prensa del Campo de Gibraltar
6. SAHARA-MAROC-PEROU-CHILI
- MAP: Le Chili pour une solution politique de la question du Sahara
(Ambassadeur)
- MAP: Message de remerciements de SM le Roi au président péruvien
- MAP: La visite de SM le Roi au Pérou, une occasion de promouvoir la
coopération bilatérale et renforcer l'amitié entre les deux pays (Round up)
- MAP: SM le Roi reçu au congrès péruvien
- MAP: SM le Roi préside la cérémonie de signature de l'acte de jumelage entre
Dakhla et la ville péruvienne ICA
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
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1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
http://www.spsrasd.info/sps-011204.html#2
La RASD salue la décision de TotaFinaElf d'arrêter toute prospection pétrolière
aux territoires occupés
Bir Lehlou, 01/12/04 (SPS) Le ministère des Affaires Etrangères a salué lundi la
"décision prise par TotaFinaElf de mettre un terme" à ces activités de
prospection et d'exploration pétrolières dans les territoires occupés du Sahara
Occidental, appelant par la même occasion la compagnie américaine Kerr McGee
d'en faire autant, pour se conformer avec la légalité internationale.
Dans un communiqué de presse issue lundi, le Front Polisario et le Gouvernement
sahraoui ont salué "la décision prise par TotaFinaElf de mettre un terme à sa
présence au Sahara Occidental à travers son retrait du contrat illégal contracté
avec le Gouvernement du Maroc pour faire des prospection offshore de pétrole au
territoire de la République sahraouie".
Les compagnies internationales doivent "éviter les tentatives marocaines de les
impliquer dans son occupation illégale du Sahara Occidental" et ne doivent
aucunement "traiter avec le Gouvernement Marocain concernant le Sahara
Occidental, puisqu'il n'y a pas de pays ou organisation qui reconnaisse au Maroc
la souveraineté sur le territoire", a précisé le communiqué.
"Le Conseiller auprès de l'ONU, Mr Hans Correll, a réaffirmé le 29 janvier 2002,
que la présence du Maroc dans le Sahara Occidental n'a aucune base légale et que
l'exploration ou l'exploitation des ressources pétrolières du territoire
auxquelles on "procède, sans tenir compte des intérêts et désires du peuple du
Sahara Occidental, seront entamées en violation des principes du Droit
international applicables aux activitées d'exploitations des ressources
minérales dans les territoires non autonomes", a souligné le texte.
A ce propos, le communiqué a appelé la compagnie américaine, Kerr McGee,
"l'unique compagnie pétrolière encore opérant illégalement dans le Sahara
Occidental, a mettre un terme a ces opérations immédiatement", surtout que "Les
USA ne reconnaissent pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental".
Plus encore, après sa signature de l'Accord de Libre Echange contracté juillet
dernier avec le Maroc, l'Administration nord-américaine a clairement précisé par
la voix de son représentant pour le commerce, Monsieur. Robert B. Zoellick, dans
une lettre adressée le 20 juillet 2004 au Congressman, Joseph R. Pitts, que cet
accord "concerne le commerce et l'investissement dans le territoire du Maroc tel
qu'il est reconnu internationalement, et n'inclue pas le Sahara Occidental",
ajoute le communiqué.
Finalement, le Front Polisario et la RASD ont tenu "à profiter de cette occasion
pour remercier nos amis à travers le monde pour leur soutien permanent contre
les activités illégales d'exploration de pétrole et du gaz" dans les territoires
occupés de la RASD. (SPS)
060/090/100 011441 DEC 04 SPS
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2. RASD-ESPAGNE
LE PRESIDENT EN VISITE A MALAGA INTERVIENT DEVANT « LE FORUM POUR LES
AUTORITES LOCALES DE PORTOALEGRE ».
LE PRESIDENT EST ARRIVE A MALAGA POUR PARTICIPER, EN TANT QU’INVITE SPECIAL, AU
FORUM POUR LES AUTORITES LOCALES DE PORTOALEGRE QUI SE TIENT LES 1, 2 ET 3 DE
DECEMBRE 2004 DANS LA CAPITALE DU SUD DE L’ANDALOUSIE.
COMME A CASTILLA Y LEON, LES REPRESENTANTS DE LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE
SAHRAOUI DANS TOUTES LES PROVINCES D’ANDALOUSIE SINGULIEREMENT SEVILLE,
ALMERIA, GRENADA, CORDOBA, JAEN, HUELVA, CADIZ ET MALAGA ONT ORGANISE UN
DINER, AUQUELS ONT PRIS PART 400 PERSONNES DONT DES JOURNALISTES, DES
UNIVERSITAIRES ET DES HOMMES D’AFFAIRES AINSI QUE LE REPRESENTANT REGIONAL
DU FRONT POLISARIO MOHAMED SALEM DAHA, EN L’HONNEUR DU PRESIDENT DE LA RASD,M.
MOHAMED ABDELAZIZ.
LE PRESIDENT DE L’ASSOCIATION DES AMIS DU PEUPLE SAHRAOUI A MALAGA, M. PACO
GUERRERO A INTERVENU, AU NOM DE LA SOLIDARITE EN ANDALOUSIE, POUR REMERCIER
LE PRESIDENT POUR SA VISITE ET REAFFIRME L’ENGAGEMENT INDEFECTIBLE DE TOUS
LES ANDALOUS AVEC LE COMBAT DU PEUPLE SAHRAOUI JUSQU’À LA CONSACRATION
TOTALE DE TOUS SES DROITS A L’INDEPENDANCE ET A LA SOUVERAINETE SUR SON
TERRITOIRE. M. PACO GUERRERO A ENSUITE ENUMERE TOUS LES DOMAINES OU DEPUIS DE
NOMBREUSES ANNEES LES ASSOCIATIONS ANDALOUSES APPORTENT LEUR ASSISTANCE ET
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI ET A REITERE QUE LA COOPERATION ANDALOUSE
AVEC LA RASD SE POURSUIVRA ET DANS TOUS LES DOMAINES OU PARTOUT OU CELA SERA
NECESSAIRE.
LE PRESIDENT ABDELAZIZ A REMERCIE LES ASSISTANTS ET LEUR A DEMANDE D’ETRE
SES INTERPRETES AUPRES DE TOUS LES AMIS DE LA LUTTE LEGITIME DU PEUPLE
SAHRAOUI EN ANDALOUSIE POUR LEUR TRANSMETTRE LA GRATITUDE ET LA
RECONNAISSANCE DE TOUS LES SAHRAOUIS.
LE PRESIDENT ABDELAZIZ A EGALEMENT ABORDE LA SITUATION PRESENTE AU SAHARA
OCCIDENTAL ET LES PERSPECTIVES DE SOLUTION DU CONFLIT. A CET EGARD, IL A
RAPPELE QUE DEPUIS QUELQUES MOIS, LE MAROC EN S’OPPOSANT FERMEMENT ET
OUVERTEMENT AUX EFFORTS DE L’ONU ET NOTAMMENT LA MISE EN APPLICATION DU PLAN
BAKER POUR L’AUTODETERMINATION DU PEUPLE SAHRAOUI A FERME TOUTES LES VOIES
POUVANT MENER VERS UNE ISSUE JUSTE ET PACIFIQUE DU CONFLIT. C’EST DIRE,
PRECISE LE PRESIDENT, QUE LE MAROC CREE AINSI UNE SITUATION GRAVE ET
PORTEUSE DE TOUS LES DANGERS. LES EPRIS DE PAIX ET DE JUSTICE, CONCLUT LE
PRESIDENT, SE DOIVENT DE SE MOBILISER ENCORE D’AVANTAGE POUR SAUVER LA PAIX
AU SAHARA OCCIDENTAL EN FAISANT PRESSION SUR LE GOUVERNEMENT MAROCAIN POUR
QU’IL RESPECTE LA LEGALITE INTERNATIONALE ET COOPERE POUR L’APPLICATION DES
RESOLUTIONS DU CONSEIL DE SECURITE ET SINGULIEREMENT LA 1495.
A L’OUVERTURE DU FORUM DES AUTORITES LOCALES QUI A EU LIEU AU PALAIS DES
CONGRES DE MALAGA, LE PRESIDENT ABDELAZIZ DONT LA PRESENCE A ETE SALUEE PAR
LE MODERATEUR AINSI QUE PAR LE PRESIDENT DE LA PROVINCE DE MALAGA ET LE
MAIRE DE LA VILLE A FAIT UNE INTERVENTION DANS LAQUELLE IL A SALUE
L’INITIATIVE DU FORUM SOCIAL ET SOULIGNE LA NECESSITE D’ENGAGER TOUTES LES
ENERGIES POUR L’AVENEMENT D’UN MONDE MEILLEUR, PLUS JUSTE ET DEMOCRATIQUE.
DANS CE CADRE, IL A RAPPELE LE DRAME IMPOSE, DEPUIS PRESQUE TRENTE ANNEES,
AU PEUPLE SAHRAOUI PAR L’INVASION ET L’OCCUPATION MAROCAINE COMME IL A PRIS
A TEMOIN LES PRESENTS AU FORUM DE LA VOLONTE DE PAIX DU PEUPLE SAHRAOUI, UNE
PAIX QUI DOIT SE BASER SUR LE RESPECT DE LA LEGALITE INTERNATIONALE ET
PARTANT L'EXERCICE PAR LE PEUPLE SAHRAOUI DE SON DROIT INALIENABLE A
DECIDER LIBREMENT DE SON DESTIN.
AU COURS DE SON BREF SEJOUR A MALAGA, M. ABDELAZIZ A RENCONTRE LE PRESIDENT
DE LA PROVINCE, M.SALAVADOR PENDÓN ET LE MAIRE DE LA VILLE DE MALAGA, M.
FRANCISCO DE LA TORRE QUI ONT RENOUVELE LEUR SOUTIEN AUX DROITS NATIONAUX DU
PEUPLE SAHRAOUI A L’AUTODETERMINATION ET A L’INDEPENDANCE. IL A EGALEMENT
ACCORDE DES INTERVIEWS AUX TELEVISIONS « CANAL SUR » ET « PTV », AUX
JOURNAUX « MALAGA HOY » (GROUPE JOLIE) ET « DIARIO SUR » AINSI QUE L’AGENCE
« OPINION » QUI REGROUPE 14 JOURNAUX REGIONAUX EN Espagne.
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http://www.spsrasd.info/sps-011204.html
Le Président de la République appelle l'Espagne à assumer le rôle de défenseur
de l'application du Plan Baker
Madrid, 01/12/2004 (SPS) Le Président de la République, M. Mohamed Abdelaziz, a
appelé mardi l'Espagne à défendre la légalité internationale au Sahara
Occidental, incarnée dans le Plan Baker prévoyant un référendum
d'autodétermination, a rapporté l'agence de presse algérienne, APS.
"L'Espagne doit assumer ses responsabilités et déployer des efforts urgents et
effectifs dans la défense", du Plan Baker II a déclaré M. Abdelaziz à Valladolid
(nord-ouest), où il a rencontré le Président du Gouvernement régional de la
Communauté Autonome de Castille et Leon, Juan Vicente Herrera.
Mohamed Abdelaziz a indiqué avoir souligné, lors de ses entretiens avec le
Président du Gouvernement central, Jose Luis Rodriguez Zapatero, et le Président
du Parti Populaire (PP- opposition), Mariano Rajoy, la nécessité que l'Espagne
assume le rôle de défenseur de l'application du Plan Baker.
Le Président Abdelaziz a rappelé à cet égard que le Plan, approuvé à L'unanimité
en 2003 aux Nations Unies, représente une "solution de compromis qui implique
des concessions autant de la partie marocaine que sahraouie" et qui a été
acceptée par le Front POLISARIO, dans l'objectif d'instaurer la paix.
Le Gouvernement marocain a, en revanche, répondu par la négative à la
proposition de Baker et, "plus grave encore, a dit M. Abdelaziz, rejeté en avril
dernier, de manière catégorique et définitive, l'organisation d'un référendum
d'autodétermination pour le peuple sahraoui", arguant que toute solution doit
inclure la "reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara
Occidental".
"C'est là une position extrêmement dangereuse aux conséquences néfastes", a-t-il
prévenu.
Arrivé Jeudi soir à Madrid, la délégation présidentielle à assisté vendredi soir
à la session d'ouverture de la Conférence International de soutien au peuple
sahraoui (EUCOCO), après un tête à tête d'une heure et demi qualifié de
"constructif" et "cordial" entre le Président Abdelaziz et le Président du
Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, vendredi matin à Madrid,
rappelle-t-on.
Des visites aux diverses régions d'Espagne (Alicante, Castille et Leon, Malaga
et Murcie), où des manifestations de soutien à la cause sahraouie seront
organisées par des élus et des associations espagnoles de solidarité avec le
peuple sahraoui ainsi que des contacts avec les leaders des partis politiques
espagnols, sont envisagées dans le programme de la délégation.
Dans ce cadre le Président de la République a effectué une visite samedi à
Petrer (région d'Alicante), où il a eu droit à un accueil chaleureux de la
population et des autorités du Conseil de la province avant d'être l'invité
d'honneur à un dîner offert par le maire d'Alicante, Jose Antonio Hidalgo,
auquel a pris part une trentaine de personnalités politiques, en plus de M. Jose
Valera, Président de l'Association des amis du peuple sahraoui à Alicante.
Le Chef de l'Etat a également rencontré le Président du Parlement d'Aragon, M.
Francisco Pina, accompagné par son adjointe, Ana Ferandez, après la clôture des
travaux de l'EUCOCO dimanche dernier.
M. Pina a rappelé à cette occasion que le Parlement d'Aragon a déjà adopté à
l'unanimité une déclaration institutionnelle de soutien à l'autodétermination du
peuple sahraoui à travers la mise en application du Plan Baker, a-t-on indiqué
(SPS)
060/090/700 010810 DEC 04 SPS
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http://www.spsrasd.info/sps-011204.html#3
Castille et Leon réaffirme son soutien aux droits du peuple sahraoui à
l'autodétermination et à l'indépendance
Valladolid, 01/12/04 (SPS) Le Président de la Région autonome Castille et Leon,
M. José Vicente Herera, a réaffirmé mardi la position de sa région et de son
parti (PP), en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à
l'indépendance, lors de sa réception du Président de la République, Mohamed
Abdelaziz, au siége du Gouvernement autonome à valladolid.
Le Président J. Vicente Herera, entouré de certains de ses collaborateurs dont
la conseillère Rosa Valdeon ainsi que le sénateur Ignacio, a tenu à réaffirmer
"la position de sa région et de son parti, le Parti Populaire espagnol, en
faveur des droits du peuple sahraoui à décider librement de son destin
conformément à la légalité internationale", a indiqué une source proche de la
délégation présidentielle sahraouie à SPS.
M. Herera a d'autre part souligné que l'aide et la solidarité de sa région "en
faveur des sahraouis se poursuivra dans tous les domaines", mettant l'accent sur
le côté sanitaire et la promotion de la langue espagnole dans les camps des
réfugiés sahraouis.
D'autre part, lors d'un dîner offert en son honneur mardi soir par les
responsables des associations de solidarité des provinces de Castille et Leon
ainsi que des responsables de l'administration autonome, le Président de la
République a tenu, "à remercier le peuple de Castille et Leone pour sa
solidarité avec la juste lutte du peuple sahraoui, louant la persévérance et
l'engagement à toute épreuve dont font montre, depuis de nombreuses années, les
amis de la cause sahraouie dans cette région", a souligné la même source.
Au terme de cette visite, le Président Abdelaziz a tenu une conférence de presse
à laquelle ont participé tous les moyens d'information de Castilla y Leon,
a-t-on indiqué. (SPS)
060/090/100 011650 DEC 04 SPS
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3. RASD-AUSTRALIE
http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/12/01/html/monde.htm#8
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=19221&idc=4&PHPSESSID\
=010da8a446d88183d085b43796fe04a1
Le Sénat australien appelle le gouvernement de John Howard à reconnaître la RASD
Le Sénat australien a adopté une motion appelant le gouvernement du Premier
ministre John Howard «à établir des relations diplomatiques avec la République
arabe sahraouie démocratique à l’instar de l’Afrique du Sud», rapporte hier
l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Rappelant que la RASD est un membre à part entière de l’Union africaine et
reconnu par plus de 70 pays à travers le monde, le texte de la motion souligne
que le gouvernement doit «apporter son plein soutien à l’organisation d’un
référendum d’autodétermination libre et juste au Sahara occidental afin de
contribuer au parachèvement du plus long conflit de décolonisation dans le
contient africain». Les sénateurs ont, en outre, exhorté leur gouvernement «à
faire de son mieux pour persuader le Maroc à accepter le dernier plan Baker, de
paix onusien, en tant que solution optimale pour le règlement du conflit du
Sahara occidental», ajoute la même source. D’autre part, le Sénat a interpellé
le gouvernement sur la situation des réfugiés sahraouis, l’appelant à leur
fournir une «aide humanitaire urgente».
Par ailleurs, le Parti des travailleurs australien (Labour party) avait adopté,
de son côté, une motion de soutien au peuple sahraoui le 20 novembre dernier,
dans laquelle il a également appelé le gouvernement Howard à reconnaître la
RASD, indique SPS.
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4. SAHARA-MAROC
http://www.leconomiste.com/article.html?a=59556
Sahara, quel modèle d’autonomie?
Ce qu’en pensent les partis politiques
· Pour les formations politiques, l’autonomie du Sahara doit être définie dans
le cadre de la régionalisation. Mais il faut d’abord aboutir à une solution
négociée(1)
¦ Ismaïl Alaoui, PPS
“Pour nous, le principe d’autonomie pour les 'provinces du sud-ouest' devrait
s’inscrire dans le cadre du renforcement et de l’élargissement de l’action de
démocratisation et de manière plus particulière, dans le processus de
régionalisation. L’expérience que pourront vivre 'nos provinces du sud-ouest'
(une fois les garanties d’une solution politique acceptée par toutes les parties
concernées ou intéressées acquises) devra être généralisée aux autres régions
après que le découpage actuel ait été revu, pour répondre à des considérations
culturelles, économiques, historiques et humaines plus conformes à la réalité.
Déjà, SM Hassan II avait parlé de la possibilité de doter les régions d’un
exécutif et d’un parlement. Il faudra donc concrétiser ce voeu, en révisant
notre système de gouvernement, pour faire en sorte qu’il ressemble au système
allemand ou italien, voire espagnol. C’est un travail à mener en concertation
avec toutes les forces politiques. En outre, il est nécessaire que les élites
régionales émergent, qui soient compétentes et honnêtes et qu’un travail
d’intégration économique encore plus actif soit mené dans notre pays. Une
révision constitutionnelle est la conclusion objective d’une telle démarche afin
de préciser les prérogatives du pouvoir “central” ou “fédéral” et celles des
pouvoirs régionaux (exécutif et corps élu). Les assemblées régionales auront
autorité sur tout ce qui concerne la vie au quotidien des citoyens, c’est-à-dire
l’éducation, la santé, les travaux publics, les collectivités locales, le
pouvoir central conservant ce qui se rapporte “au timbre et au drapeau”,
c’est-à-dire à l’orientation générale de l’économie, à la péréquation entre les
régions, aux relations internationales et à la défense ainsi qu’à la justice
(dans un premier temps pour le pouvoir judiciaire)”.
¦ Saâd Eddine El Othmani, PJD
“Nous sommes pour une régionalisation élargie, mais il va falloir revoir le
découpage administratif actuel, qui a entraîné des effets négatifs. Certaines
régions ne sont pas influentes économiquement et socialement. Nous avons besoin
d’une régionalisation basée sur des paramètres économiques et, non politiques,
pour que les régions puissent s’assumer. Le Sahara doit s’inscrire dans une
vision globale sur la régionalisation. Ce n’est pas un exemple distinct. Nous
pouvons penser à des parlements régionaux. Les affaires de souveraineté
resteront entre les mains de l’Etat. Nous pouvons nous inspirer des exemples de
l’Espagne et de l’Allemagne, mais sans les calquer. Chaque expérience est
particulière. La réalisation de l’autonomie demande un courage politique, un
débat national et un amendement constitutionnel. Et je crois que tout cela
devrait être accompli avant les élections de 2007”.
¦ Mohamed Ziane,
du Parti Marocain Libéral
“Il ne peut pas y avoir d’autonomie réelle sans autonomie financière. Il est
inconcevable que le contribuable finance une politique indépendante de la
politique générale du pays. Je ne vois pas ce qu’autonomie élargie veut dire si
les Sahraouis ne mettent pas la main à la pâte. Actuellement, tout le système
éducatif et social des provinces du sud est indirectement pris en charge par le
contribuable, en raison des exonérations fiscales.
En réalité, ce système d’assistanat donne aux Sahraouis une autonomie
économique. Au niveau politique, la décentralisation est positive. Mais il est
inconcevable que les décisions de Laâyoune soient financées par Rabat. La partie
qui finance a un droit de regard.
¦ M’hamed El Khalifa, Istiqlal
“La solution finale que propose le Maroc à la place du plan Baker II constitue
une avancée significative dans la stratégie du Maroc pour dénoncer le 'complot
algérien' et le durcissement des 'séparatistes'. Nous ne devons pas tomber dans
la confusion. Il y a une garantie constitutionnelle que nous ne pouvons pas
renier: celle que le Roi est, dans la Constitution, garant de 'l’intégrité
territoriale'.
Il ne faut pas chercher à donner aux concepts juridiques un sens qui n’est pas
le leur. Une régionalisation spécifique dans les 'provinces du sud' peut, à elle
seule, garantir une cohabitation exemplaire. Nous ne devons pas arriver à penser
que le Maroc accepterait un jour une autonomie de 'ses provinces du sud', qui
aille jusqu’à l’indépendance interne pour aboutir enfin à une indépendance
totale. C’est une chose inacceptable qui n’est même pas sujette à débat”.
¦ Mohamed Labied, UC
“Je ne conçois aucune forme d’autonomie en dehors de la régionalisation. Et
cette régionalisation concerne le territoire marocain dans son ensemble. Jamais,
il ne serait question d’autonomie ou d’autres formes ne répondant pas aux
convictions du peuple marocain. Pour réaliser cette régionalisation, il faudrait
peut-être penser à d’autres modèles à travers le monde et peut-être aussi
changer des lois. C’est le jeu de la démocratie. Le cadre général de la
régionalisation est défini par la Constitution et il est tout à fait possible de
prévoir un amendement”.
¦ Saïd Ameskane, MP
“Ce qui est important pour nous, c’est la 'sauvegarde' de la 'souveraineté' et
de 'l’intégrité territoriale'. Tout ce qui reste, y compris le côté économique,
peut être concédé. Si l’autonomie est le seul moyen pour garantir ces deux
principes (souveraineté et intégrité), alors pourquoi ne pas l’envisager? Mais
elle doit être définie dans un cadre négocié. Actuellement, la régionalisation
continue de soulever un grand débat: Faut-il envisager un modèle général pour le
Maroc à l’image de ce qui se fait en Espagne ou en Allemagne, par exemple, ou en
revanche, concevoir un schéma spécifique à la région du Sahara? C’est la
question de l’heure”.
N. L. & M. Kd
(1) La position de l’USFP sur l’autonomie à accorder au Sahara ne nous a pas été
communiquée.
<---------------------->
5. SAHARA-MAROC-ESPAGNE
http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=5
http://fr.allafrica.com/stories/200412010449.html
Estanislao Ramirez Barjacoba, président de l’Asociacion de la Prensa del Campo
de Gibraltar
- Libération: Comment évaluez-vous cette 9ème édition du congrès des
journalistes du Détroit de Gibraltar?
- Estanislao Ramirez Barjacoba: Mon évaluation des travaux de cette édition
porte sur deux volets. Tout d’abord, je voudrais dire que les interventions et
de l’ambassadeur d’Espagne au Maroc et du directeur général des affaires
bilatérales au ministère marocain des Affaires étrangères auront été de grande
valeur et courageuses.
J’estime que l’ambassadeur Luis Planas a fait un exposé très sérieux et
rigoureux de même qu’il a abordé des questions très délicates qu’il était
impossible d’évoquer il y a encore peu de temps, dont celle du Sahara en
rappelant l’engagement de l’Espagne à œuvrer pour parvenir à une solution
politique et définitive au conflit.
L’autre point fort de cette rencontre est l’accent mis par les intervenants,
l’ambassadeur Planas comme le responsable du ministère marocain des Affaires
étrangères, sur l’importance du dialogue. Désormais, les responsables de nos
deux pays doivent apprendre à dialoguer à propos de toutes les questions
d’intérêt commun, y compris celles au sujet desquelles leurs opinions
respectives sont divergentes.
(...)
<-------------------->
6. SAHARA-MAROC-PEROU
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004ter/chili-sahara-solution.htm
Le Chili pour une solution politique de la question du Sahara (Ambassadeur)
Rabat, 1er /12/04- Le Chili soutient les efforts des Nations unies pour trouver
une solution politique à la question du Sahara, qui soit acceptable par toutes
les parties, a souligné l'ambassadeur chilien à Rabat, M. Alejandro Carvajal
Tamayo.
"Du moment que le dossier du Sahara est entre les mains des Nations unies, le
Chili, qui siège au Conseil de sécurité depuis trois ans en tant que membre non
permanent, appuie toute solution politique à cette question ", a affirmé
M.Carvajal dans un entretien à la MAP à la veille de la visite officielle que
doit effectuer SM le Roi Mohammed VI dans ce pays, dans le cadre de la tournée
latino-américaine qui avait déjà conduit le Souverain au Mexique, au Brésil et
au Pérou .
"Le Chili oeuvre inlassablement pour aider les parties à parvenir à une solution
politique consensuelle et mutuellement acceptable afin de mettre un terme une
fois pour toutes à ce différend qui dure depuis longtemps", a ajouté le
diplomate chilien, rappelant que son pays préconise le règlement des conflits
par la voie pacifique.
"Nous maintenons notre position, déjà réaffirmée par le président du Chili, M.
Ricardo Lagos et l'ancien président du sénat, M. Andres Zaldivar, lors de sa
visite officielle au Maroc il y a an", a-t-il dit, ajoutant que "tous les pays
devraient appuyer une solution politique à cette question qui doit satisfaire
toutes les parties".
Le diplomate chilien a indiqué à ce propos que son pays appuie toute démarche
visant l'assainissement des relations entre le Maroc et l'Algérie à travers le
dialogue pour faciliter une solution à la question du Sahara. M.Carvajal estime
à cet égard nécessaire que "les deux parties se rencontrent pour parler" de
leurs différends.
Il est à rappeler que le Chili figure parmi les pays latino-américains qui n'ont
jamais reconnu la prétendue "RASD" comme c'est le cas du Brésil, de l'Argentine,
du Guatemala et de l'Uruguay. Huit autres pays du sous-continent américain ont
retiré leur reconnaissance à la république fantomatique lors des cinq dernières
années, à savoir, l'Equateur, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le
Paraguay, la Colombie, la République dominicaine et le Honduras.
------------>
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/sm_message_remerci_prsid_peuvien.htm
Message de remerciements de SM le Roi au président péruvien
Lima, 01/12/04 - SM le Roi Mohammed VI a adressé au président de la République
du Pérou, M. Alejandro Toledo Manrique, un message de remerciements au terme de
la visite officielle que le Souverain a effectuée au Pérou.
Voici la traduction de ce message: "Excellence, Monsieur le Président.
L'accueil chaleureux et l'hospitalité que vous M'avez réservés, ainsi qu'à la
délégation m'accompagnant, lors de la visite officielle que J'ai eu le plaisir
d'effectuer en République du Pérou, M'ont profondément touché. C'est donc avec
joie que Je vous renouvelle, au moment où Je quitte votre pays ami, l'expression
de Mes remerciements et de Ma gratitude.
Il M'est également agréable de vous exprimer Ma profonde satisfaction pour les
résultats qui ont couronné cette visite et qui ont réaffirmé la profondeur des
relations d'amitié solide et de compréhension existant entre nos deux pays,
ainsi que pour la concordance de nos points de vue sur nombre de questions
d'intérêt commun, ce qui ouvre de larges perspectives devant le renforcement de
la coopération et de la solidarité entre nos deux pays amis, dans différents
domaines.
Dans l'attente d'avoir le plaisir de vous accueillir au Royaume du Maroc, Je
vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le président, l'expression de Mon amitié
et de Ma haute considération".
------------>
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/sm_perou_round_up.htm
La visite de SM le Roi au Pérou, une occasion de promouvoir la coopération
bilatérale et renforcer l'amitié entre les deux pays (Round up)
(...)
SM le Roi et le président péruvien ont décidé notamment la création d'une
commission mixte de coopération maroco-péruvienne, qui sera présidée par les
ministres des Affaires Etrangères des deux pays. Cette commission tiendra sa
première réunion au cours du premier semestre 2005 au Maroc, et sera précédée de
réunions préparatoires au niveau des experts.
Lors de cette visite, le Souverain a été reçu au siège du Congrès péruvien
(parlement) à Lima, par le président de cette institution, M. Antero
Flores-Araoz Esparza.
SM le Roi et le président Toledo, ont en outre présidé la cérémonie de signature
de trois accords de coopération entre le Maroc et le Pérou.
Le premier accord de coopération a été signé entre la Confédération générale des
entreprises du Maroc (CGEM) et la Confédération nationale des institutions et
des entreprises privées du Pérou (CONFIEP), le deuxième accord de coopération
scientifique et technique a été conclu entre l'Institut de la mer du Pérou
(IMARPE) et l'institut national de recherches halieutiques du Maroc (INRH),
alors que le troisième accord porte sur la coopération économique, scientifique
et technique entre les deux pays.
Les deux chefs d'Etat ont également présidé la cérémonie de signature de l'acte
de jumelage entre Dakhla et la ville péruvienne d'Ica. Le document prévoit
notamment l'élaboration de programmes d'action pour la mise en place d'un
système permanent d'informations en vue d'une meilleure connaissance mutuelle,
et ce à travers une coopération dans les domaines social, culturel et
économique.
(...)
S'agissant de la question du Sahara, le Souverain a réaffirmé lors de Ses
entretiens à Lima l'appréciation du Maroc quant à l'importance qu'accorde le
Gouvernement péruvien à une solution politique, négociée, définitive et acceptée
par les deux parties, sous l'égide des Nations Unies, tout en exprimant Son
appréciation pour la position de neutralité positive observée par la République
du Pérou.
(...)
-------------->
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004ter/sm_congres_perou.htm
SM le Roi reçu au congrès péruvien
Lima, 30/11/04- SM le Roi Mohammed VI, en visite officielle au Pérou, a été
reçu, mardi au siège du Congrès péruvien (parlement) à Lima, par le président de
cette institution, M. Antero Flores-Araoz Esparza.
A son arrivée au palais du Congrès, SM le Roi a passé en revue un détachement de
la légion d'honneur péruvienne qui rendait les honneurs.
Après le salut des couleurs nationales au son des hymnes des deux pays, le
Souverain a été salué par les membres du bureau de la chambre et le président du
groupe parlementaire d'amitié maroco-péruvien, M. Luis Gonzalez Posada.
SM le Roi a eu ensuite un entretien avec M. Esparza, auquel ont assisté, du côté
marocain, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M.
Mohamed Benaissa et le chargé d'affaires de l'ambassade du Maroc à Lima, M.
Farid Aoulouhaj, et du côté péruvien, le président du groupe parlementaire
d'amitié maroco-péruvien, les membres du bureau de la chambre et l'ambassadeur
du Pérou à Rabat, M. Jorge Abarca del Carpio.
A cette occasion, le Souverain a été décoré de la Médaille d'honneur du Congrès
de l'ordre de la Grande croix. De son côté, SM le Roi a décoré le président du
Congrès péruvien du Grand Cordon du Ouissam alaouite et le président du groupe
parlementaire d'amitié maroco-péruvien du Ouissam alaouite de l'ordre de Grand
officier.
------------->
http://www.map.co.ma/mapfr/jumelage-dakhla-ica.htm
SM le Roi préside la cérémonie de signature de l'acte de jumelage entre Dakhla
et la ville péruvienne ICA
Lima, 1-er/12/04 - SM le Roi Mohammed VI, en visite officielle au Pérou, a
présidé, mardi soir à Lima, la cérémonie de signature de l'acte de jumelage
entre Dakhla et la ville péruvienne Ica.
L'acte de jumelage entre les deux villes a été signé, du côté marocain, par le
premier vice-président du conseil municipal de Dakhla, M. Omar Aattar, et du
côté péruvien, par le maire d'Ica, M. Luis Oliva Fernandez Prada.
Le document prévoit notamment l'élaboration de programmes d'action pour la mise
en place d'un système permanent d'informations en vue d'une meilleure
connaissance mutuelle, et ce à travers une coopération dans les domaines social,
culturel et économique.
Il stipule en outre l'échange d'informations concernant les activités des deux
villes en matière d'organisation, d'administration et de gestion urbaines,
urbanisme et habitat, ainsi que dans les domaines du tourisme, santé,
environnement et jeunesse.
La ville d'Ica, située à quelque 300 km au sud de Lima, est un important centre
agricole avec des industries alimentaires et textiles et constitue un pôle
touristique avec des sites historiques et de réserves naturelles.
Le don royal de 20 chameaux à la ville d'Ica pour la promotion du tourisme dans
cette région, qui est similaire au sud marocain, a été hautement apprécié par le
gouvernement et les autorités locales péruviennes.
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7. SAHARA-MAROC-ONU
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=41241
Opinions et débats - Diplomatie à l'ONU : le Maroc se reprend
30.11.2004 | 15h20
Le Maroc semble donner une véritable impulsion à sa diplomatie onusienne ces
derniers temps. Grâce à ses relations stratégiques avec de nombreux chefs
d'Etat, en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité, le Roi
Mohammed VI a réussi à ramener le débat au Conseil de sécurité sur la question
du Sahara à se centrer sur la recherche d'une solution politique, qui
"respecterait" la "souveraineté" et "l'intégrité nationale" du pays. Il a créé
un Institut Royal Stratégique. Le ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération a, quant à lui, annoncé récemment une restructuration de son
département.
Ces efforts auront sans doute des répercussions positives sur la diplomatie
marocaine à l'ONU, qui, pendant de longues années, a souffert de faiblesses dans
sa gestion et dans son application tactique au sein de l'organisation
internationale.
De tout temps, le Maroc a joui d'une réputation internationale qui remonte loin,
très loin dans l'Histoire. George Washington écrivait au Sultan Sidi Mohammed
Benabdellah en décembre 1789 pour lui demander son assistance face aux pirates
qui s'attaquaient aux navires américains dans la Méditerranée occidentale.
Roosevelt et Churchill se réunissaient dans une villa à Anfa, Casablanca, en
Janvier 1942, pour tracer la ligne stratégique à suivre dans l'invasion de
l'Europe durant la Seconde Guerre mondiale.
Le Maroc était perçu comme point stratégique dans la navigation maritime
internationale et commerciale, et dans l'invasion de l'Afrique du Nord. Cette
dernière constituait un point déterminant dans l'histoire des Etats-Unis.
Ces derniers commençaient alors à montrer les signes d'une grande puissance
militairement, diplomatiquement et stratégiquement, dépassant ainsi
l'Angleterre. C'est en Afrique du Nord que les Etats-Unis émergeaient comme la
force dominatrice qu'ils resteront jusqu'à nos jours.
C'est l'Afrique du Nord qui servait de pont dans l'invasion de l'Italie, et
éventuellement, de la Normandie. C'est à Anfa que les Alliés décidaient que la
seule solution au dénouement de cette conflagration mondiale en Europe était la
reddition sans conditions de l'Allemagne. C'est au Maroc, enfin, que le général
George Patton avait donné les preuves de ses prouesses de chef militaire et de
stratégiste.
Le Maroc fut admis au Nations unies en 1956, soutenu par de nombreux pays, en
particulier le Pakistan. Son représentant permanent, Ould Sidi Baba, sut
exploiter les temps du début des années soixante qui exigeaient une diplomatie
culturelle. L'habit traditionnel, l'art culinaire, la conversation dans les
salons autour du thé, l'éloquence dans les salles de réunion et la solidarité
des groupes constituaient alors les principaux ingrédients de cette diplomatie
culturelle.
L'épanouissement économique des années soixante en formait la base. Le dynamique
ambassadeur Ahmed Taibi Benhima était présent partout, dans les couloirs de
l'ONU, le salon des délégués, les salles de réunion, aussi bien qu'aux
réceptions et aux dîners.
Entre les réunions, il trouvait le temps de déguster dans le salon des délégués
sa boisson préférée, un petit espresso, en compagnie d'un fonctionnaire
international marocain du Secrétariat général. Il possédait une humilité et une
vive curiosité, qualités qui seront rares chez ses nombreux successeurs, à de
rares exceptions, qui le poussaient à se tenir au courant des moindres
développements au sein des Nations unies. Il intervenait dans les réunions et
les consultations et son avis était sollicité par de nombreux diplomates.
Il n'est pas étonnant que jusqu'à ces dernières années, les diplomates
s'interrogeaient encore sur ce qu'il était devenu, alors qu'il s'était éteint
dans un hôpital à Paris depuis fort longtemps, emporté par la maladie. Mais le
fort de la diplomatie marocaine des années soixante et du début des années
soixante-dix découlait surtout de la vision stratégique du Roi Hassan II. Le Roi
cultivait soigneusement des rapports directs au sommet avec de nombreux chefs
d'Etat. La diplomatie marocaine rayonnait dans le monde et à l'ONU.
Puis vinrent les crises économiques de 1973 et 1982, et la crise du Sahara.
Elles allaient bouleverser la diplomatie marocaine aux Nations unies.
Dorénavant, et tout naturellement, la priorité était accordée à la "cause
nationale". Mais en même temps le Maroc, présent dans les salles de réunions,
était et continue dans une grande mesure d'être absent dans la participation
effective des prises de grandes décisions. Or, à partir de ces années, la
diplomatie internationale au sein de l'ONU a changé de caractère.
On est passé d'une diplomatie culturelle, basée sur la solidarité idéologique ou
linguistique, l'éloquence et la conviction, à une diplomatie technique,
pragmatique, fondée sur l'intérêt concret et le “give and take.” Dorénavant, les
moyens traditionnels de conduire une diplomatie nationale sur la scène
internationale ne répondent plus aux exigences des nouveaux temps. L'équation
des intérêts, l'efficacité, la rapidité, l'anticipation des besoins de
l'adversaire, la connaissance intime des techniques de négociation, voilà
quelques-uns des ingrédients de la nouvelle diplomatie.
Celle-ci, plus que jamais avant, se donne pour objectifs la versatilité,
l'économie des moyens, la concentration, et surtout, les résultats. Il y a deux
sortes de pays représentés au sein de l'ONU: ceux qui font des discours, ou qui
écoutent les discours, et ceux qui pèsent les intérêts, qui établissent des
équations, et qui mènent le jeu. C'est la différence entre l'échec et le succès.
La vision stratégique du Roi Hassan II, que semble continuer actuellement son
fils, le Roi Mohammed VI, ne signifie pas nécessairement qu'elle soit traduite
sur le champs, dans le théâtre des Nations unies. Le Conseil de sécurité est
appelé quelquefois à prendre une décision rapide, après les consultations
officieuses. L'ambassadeur, en conséquence, doit lui-même décider rapidement.
Or, tout au long des dernières années, les ambassadeurs du Maroc, à de rares
exceptions, se sont toujours plaints de la lenteur des communications des
instructions émanant de Rabat, et du manque de coordination entre les diverses
instances chargées de l'application de ces instructions.
Certes, la réussite de la diplomatie dépend non seulement de la compétence des
cadres qui l'exécutent mais aussi des études stratégiques sur lesquelles les
options politiques sont basées et de la connaissance des liens étroits entre une
diplomatie tracée et la réalité en constante évolution sur le terrain.
Des observateurs de la diplomatie marocaine à l'ONU, amis du Maroc, ne cessent
de relever, même à l'heure actuelle, les faiblesses de la diplomatie du Royaume,
qui, soutiennent-ils, n'est pas à la hauteur des ambitions, des possibilités, et
des espoirs du pays. Il s'étonnent qu'elle ne soit pas aussi active et aussi
performante que celle de ses voisins dans le Maghreb, l”Algérie, la Tunisie et
l'Egypte, alors que le Maroc a tous les atouts.
Sans doute, l'une des principales causes de cet état des choses réside dans le
fait que l'on poursuit toujours au sein de l'organisation les méthodes de ce
qu'on a appelé ci-dessus diplomatie culturelle, alors que son temps est révolu.
La diplomatie moderne au sein de l'ONU, vu la diversité et la complexité des
sujets à l'étude, exige un comportement que la diplomatie culturelle veut
ignorer: le travail par équipe, le partage des responsabilités, l'échange
d'information entre collègues, la transparence et la modestie. Une illustration
vient à l'esprit.
Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères de son pays,
campait à l'entrée du salon des délégués au moment des réunions de l'Assemblée
générale, et arrêtait tous les délégués qu'il voyait- quelque fût leur rang-
conseillers, ambassadeurs ou ministres, pour faire promouvoir la politique de
son pays. Lorsqu'un ministre conseiller à la Mission permanente du Maroc fut
informé de ce fait, il répondit qu'il n'allait pas, lui, descendre à ce niveau.
La diplomatie moderne a besoin de s'ouvrir en temps utile.
La diplomatie, c'est comme une fleur. Ça commence par la fermeture, le secret.
Mais pour s'ouvrir, la fleur a besoin de soleil, et pour se fructifier, d'une
intervention extérieure, comme l'abeille. Elle doit être rendue publique, pour
recevoir l'appui au moment critique, et pour donner des fruits.
La transparence peut aider à éviter les déceptions, et surtout, les surprises.
La diplomatie basée sur l'amitié personnelle au niveau des Nations unies, et non
sur les calculs d'intérêts, est souvent trompeuse, car de nos jours, et
contrairement à ce qui se passait avant, les décisions sont prises dans les
capitales, et transmises à New York.
Au cours de nombreuses années, la délégation marocaine à l'ONU a plus qu'une
fois été prise de cours en s'apercevant que les promesses de votes favorables au
projet de résolution sur le Sahara appuyé par le Maroc ne se reflétaient pas
quand les voix étaient comptées.
Une des faiblesses de la diplomatie marocaine se manifeste dans sa négligence de
la représentation du pays au sein du Secrétariat général de l'ONU. Le Maroc
disposait de deux postes de haut fonctionnaire au sein de l'organisation, l'un à
New York, l'autre à Genève. Une fois ces ressortissants partis à la retraite, le
vide a été comblé par d'autres pays. Aucun effort soutenu n'a été déployé pour
retenir ces postes, ou pour obtenir des postes équivalents.
Résultat: le pays actuellement ne dispose d'aucun poste politique au siège des
Nations unies, alors que l'Algérie, la Tunisie, et même la Mauritanie disposent
de postes de haut rang: respectivement, Conseiller spécial du Secrétaire général
et Représentant spécial du Secrétaire général, Sous-secrétaire général pour les
Questions des Opérations du maintien de la paix, Représentant spécial pour
l'Afrique de l'Ouest. Ils disposent également de plusieurs postes de Directeurs.
A l'heure actuelle, le Maroc n'est pas représenté au niveau D-2 (Directeurs).
Pourquoi se trouve-il dans cette situation? C'est là tout un autre sujet, qui
devrait inviter une enquête objective, pour cerner les véritables causes de la
faiblesse de la représentation du pays dans la maison de verre, et pour y
remédier sans tarder.
Une autre faiblesse se reflète dans le manque de discernement de la nature des
diverses étapes qui ont marqué l'évolution de la question nationale au sein de
l'ONU. Essentiellement, cette évolution peut se résumer en trois étapes: phase
des discussions des thèmes de décolonisation, au sein du Comité de
décolonisation et de l'Assemblée générale, dans les années soixante; étape du
débat sur la question d'ordre juridique, au sein de la Cour internationale de
Justice, au début et milieu des années soixante-dix; et depuis, la dernière et
présente étape, celle de la question de la paix et de la sécurité, au sein du
Conseil de sécurité.
Chacune de ces étapes, bien distinctes, exigeait un traitement approprié, et un
personnel non seulement compétent, mais aussi qualifié de part de sa formation
et son expertise. On a trop mis l'accent sur le juridisme, au détriment des
connaissances des questions de sécurité internationale, l'essence même du
Conseil de sécurité. Les fonctions de la CIJ, de l'Assemblée générale, et du
Conseil de sécurité ne sont pas les mêmes et ne doivent pas être confondues, et
c'est pour cette raison que de nombreux pays choisissent de placer des
compétences appropriées dans chacun de ces organes.
De plus, les fonctions d'un Ambassadeur à l'ONU sont aujourd'hui tellement
complexes et concentrées qu'elles ne permettent pas- ou ne devraient pas
permettre- la dispersion de l'attention sur des activités autres que celles de
la diplomatie, notamment la pratique des affaires, personnelles ou publiques, ou
la promotion du tourisme. Ce sont là les activités propres de l'ambassadeur à
Washington, des services consulaires, et de l'Office national du Tourisme.
Là où la diplomatie marocaine à l'ONU ne semble pas réaliser toutes ses
potentialités, c'est quand, pour des raisons diverses, elle ne traduit pas
tactiquement dans les faits, la stratégie qui lui sert de base. Un exemple
récent suffirait à illustrer cette défaillance.
On sait à Rabat aussi bien qu'à New York, au siège des Nations unies, que le
Maroc désirait jouer un rôle important dans le domaine du maintien de la paix et
de la sécurité internationale. Il était disposé à contribuer par l'envoi des
troupes à cette fin, et en fait, des membres des Forces Armées Royales
participent actuellement au sein des troupes onusiennes en Bosnie et au Kosovo.
Tout récemment, en mai 2004, le Maroc a dépêché 700 soldats en Côte d'Ivoire
pour servir dans la force de paix sous mandat de l'ONU. Le Maroc a toujours
voulu contribuer par des forces pour le maintien de la paix et de la sécurité
internationale.
On se souviendra sans doute que 300.000 soldats marocains avaient combattu aux
côtés des forces des Alliés durant la Seconde Guerre mondiale et que le Général
marocain Kettani dirigeait les forces onusiennes de maintien de la paix au Congo
en 1961. Or, le thème des opérations de maintien de la paix a pris de
l'importance et de l'ampleur ces derniers mois, surtout après la publication par
le Secrétaire général du fameux «rapport Brahimi», du nom de l'Algérien Lakhdar
Brahimi, Conseiller spécial de Kofi Annan, actuellement chargé de mission en
Iraq. Pour démontrer toute l'importance de ce sujet, le Conseil de sécurité a
tenu une réunion spéciale le 17 mai 2004 sur le maintien de la paix, et le
Secrétaire général a prononcé un important discours à cette occasion.
Tous les membres du Conseil, y inclus l'Algérie, ont fait des déclarations, et
vingt-sept autres pays non membres du Conseil ont pris la parole, parmi lesquels
la Tunisie, le Liban, et la Syrie. Plusieurs représentants ont remarqué
l'absence du Maroc de ce débat qui traitait pourtant d'une question qu'il
considère de grande importance.
Les diplomates précités ne s'y trompent pas.
Le Maroc possède tous les atouts pour mener une diplomatie active, dynamique et
de pointe dans le cadre des Nations unies. La vision stratégique de son chef
d”Etat, la modération de sa politique, son ouverture sur le monde, sa
disposition à aider à régler pacifiquement les conflits entre états, constituent
certains des facteurs positifs qui devraient le mener à exercer un leadership au
sein des grandes négociations internationales. Le pays est en position de
contribuer fortement aux grands débats, et de formuler des propositions
concrètes et originales qui porteraient son nom.
Le Souverain Mohamed V, Grand-père du Roi Mohammed VI, avait déjà en 1960 soumis
un projet à l'ONU pour la démilitarisation de la Méditerranée. Mais pour aspirer
à jouer pleinement un tel rôle, et remplir une telle mission, le Maroc doit
formuler une nouvelle politique vis-à-vis des organisations internationales. Le
ministère des Affaires étrangères devrait être réformé et restructuré, et
s'ouvrir d'avantage sur ce que le Roi Hassan II appelait «Le Maroc profond.» Il
pourrait également tenir compte des travaux et des conclusions de la Commission
des affaires étrangères, et des institutions et organisations telles que
l'Académie Royale, l'Institut Royal Stratégique, nouvellement établi, le Club
diplomatique, et la Fondation Abderrahim Bouabid.
La création d'un poste de Secrétariat d'Etat chargé des Organisations
internationales est souhaitable. Le Maroc devrait également restructurer,
réformer et redynamiser le champ d'application de sa diplomatie au niveau des
Nations unies.
A l'heure actuelle, le sort du Plan Baker au Conseil de sécurité n'est pas
entièrement élucidé. La position du Maroc sur la question nationale semble
gagner du terrain. L'attention se tourne vers les discussions intermaghrébines,
et entre le Maghreb et ses voisins de l'autre côté de la Méditerranée
occidentale.. Le renforcement de la diplomatie marocaine dans le cadre des
Nations unies contribuerait davantage à ses succès et à son rayonnement sur la
scène internationale.
*Ancien Directeur au Département des Affaires du Conseil de sécurité, Nations
unies/Correspondent diplomatique, The Independent, New York
Dr. Abdelkader Abbadi *
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