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Media francophones/ Sélection de presse du 29-XII-2004   Lista de mensajes  
Responder Mensaje #3130 de 6732 |

S O M M A I R E

1. SAHARA-ONU-USA-FRANCE-MAGHREB
- LIBERTÉ (28-XII-2004): A bâtons rompus avec l’universitaire Ismaïl Maaref: «
La question du Sahara occidental a été mal traitée par les pays du Maghreb »

2. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-RÉPRESSION-"DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
- SPS: "L'Equité et Réconciliation" vise à faire acquitter le Maroc de ses
crimes contre les sahraouis, déclare Abdelaziz
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Vivement que ça déborde

3. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-UE
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: 5 QUESTIONS À Rosamaria Gili, conseillère à la
délégation permanente de l'U.E. à Rabat
["Le Maroc est ... le seul pays qui rentrera dans Galileo (programme de
navigation satellitaire) et dans le programme « ciel ouvert » de libéralisation
des transports aériens"]
[NOTE: ON RESPECTAIRAIT L'ESPACE AÉRIEN DU SAHARA OCCIDENTAL?]

4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
- L'ÉCONOMISTE: Rio de Oro: Réhabilitation des villages de pêche· Quelque 10.000
pêcheurs concernés

5. ESPAGNE-MAROC-SAHARA
- MAP: L'Espagne adopte une politique de neutralité active vis-à-vis du dossier
du Sahara "marocain" (M. Benaissa)
["convention entre la Fédération des Chambres des pêches maritimes au Maroc et
son homologue en Galicie, dans l'objectif d'inciter les entreprises espagnoles à
investir au Royaume"]
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Visite royale. J. Carlos « autorisé » à venir
- LE MATIN: Moratinos souhaite voir Ana Palacio faire partie du voyage : visite
de grande importance du Roi d'Espagne au Maroc

6. MAROC-TERRORISME-ISLAMISME
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Abdelkrim Khatib dérape

7. MAROC-INSTABILITÉ-DISSENSIONS DU MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Basri à bout de souffle/ Deux faces cachées signées
Péan

8. ALGÉRIE-MAROC
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 400): Un nouveau discours

9. SAHARA-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN MAURITANIE-MENSONGES DU MAKHZEN
- MAP: Visite en Mauritanie de deux "ONG" installées "en Europe" pour s'enquérir
du sort des "disparus" dans les camps de Tindouf

10. MAROC-USA-LOBBY PRO MAROCAIN AUX USA
- MAP: Un universitaire américain souligne "l'importance" des "réformes"
initiées par SM le Roi Mohammed VI

11. ESPAGNE-MAROC-AFFAIRE CEMBRERO V. ALM-CINISME DU MAKHZEN
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Affaire Cembrero : ALM se rebiffe

12. MAROC-DIPLOMATIE
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Le véritable homme fort du ministère
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Éditorial : Le vrai patron
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Affaires étrangères : Un fauteuil pour trois
- AUJOURD'HUI LE MAROC: "Le ministre n'a pas le temps de tout faire"

12. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
- L'ÉCONOMISTE: El Aaiun: Assemblée générale de l’Association «Haïtem» des
malades atteints de diabète
- L'ÉCONOMISTE: El Aaiun: Congrès de l’organisation de la femme istiqlalienne

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-ONU-USA-FRANCE-MAGHREB

LIBERTÉ (28-XII-2004)

A bâtons rompus avec l’universitaire Ismaïl Maaref
« La question du Sahara occidental a été mal traitée par les pays du Maghreb »

L’auteur de L’ONU et les conflits régionaux (1995) et L’information, dimension
et réalité (1999), est chargé de cours à l’université. Titulaire d’une licence
en droit et d’un magister en relations internationales, Ismaïl Maaref travaille
également comme consultant auprès des médias.

Liberté : Le référendum d’autodétermination au Sahara occidental est reporté
d’année en année. Nous constatons que depuis 2003, l’ONU a adopté un nouveau
plan. Qu’est-ce qui a changé ?
Ismaïl Maaref : Le plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara
occidental a été conçu pendant l’année 1997, l’année des accords de Houston. Il
représente une alternative importante pour régler un conflit qui n’a que trop
duré. Il donne la possibilité aux deux parties en conflit, le Maroc et le Front
Polisario, d’opter pour une solution pacifique, qui va libérer certaines voies,
jugées peut-être nocives auparavant, non seulement pour les deux parties, mais
aussi pour toute la région maghrébine. Je ferais remarquer qu’après 1945, le
principe de l’autodétermination a été reconnu par tous les pays du monde. L’ONU,
à travers son Assemblée générale et son Conseil de sécurité, a reconnu que le
droit à l’autodétermination est indéniable pour le peuple sahraoui. Autrement
dit, le report du référendum pose un problème très grave : l’ONU n’a pas tenu
ses engagements vis-à-vis d’un problème de décolonisation.

Le plan Baker prévoit une période d’autonomie avant la tenue du référendum. Cela
a fait réagir l’ex-ministre marocain de l’Intérieur, qui pense que la troisième
voie a été « soufflée » par certaines puissances. Quel est votre commentaire ?
A travers ses déclarations, Driss Basri soulève des questions. Il ne faut pas
nier que ce ministre est à l’origine de l’affaire sahraouie, qu’il a été partie
prenante du conflit, en poussant le roi Hassan II à demander l’intégration des
Sahraouis au royaume chérifien. Le plan Baker reste un plan américain qui vise à
sécuriser les intérêts des Etats-Unis dans la région du Maghreb. Mais, certaines
propositions, comme par exemple l’autonomie, puis après l’organisation du
référendum, découlent de la position française. Les Français ne veulent pas que
les Sahraouis recouvrent leur indépendance, ils ne veulent pas d’un référendum
libre. Il y a donc des manœuvres françaises pour contrecarrer la présence
américaine au Maghreb. Les Américains poussent au règlement du conflit et
cherchent à aider des parties non intéressées par le problème, comme l’Algérie
par exemple, pour montrer aux Français qu’ils se cachent derrière la
revendication marocaine, alors qu’ils utilisent, à des moments précis, ce
conflit au détriment du Maghreb, en particulier des deux pays forts de la
région, l’Algérie et le Maroc.

Selon Baker, le plan onusien refléte les propositions du Maroc. Comment
expliquez-vous alors son rejet par le même Maroc ?
Depuis 1991, le Maroc essaie de jouer avec le temps. Il a utilisé par exemple
les convoitises des sociétés étrangères, françaises, espagnoles et américaines,
pour les attirer vers le territoire du Sahara occidental, pour l’exploitation
des richesses du territoire sahraoui. Aujourd’hui, le Maroc est devant un
dilemme… Il était pour l’organisation d’un référendum et avait accepté le plan
de règlement de 1991 de l’ONU et les accords de Houston de 1997. Mais, en 2000,
lors de la rencontre de Berlin, le Maroc a refusé carrément le scrutin
référendaire, craignant a priori que les Sahraouis rejettent l’intégration et
votent pour l’indépendance. Pourtant, le plan Baker se veut être une solution
médiane. Il pose des questions très directes aux votants, en les invitant à
choisir entre l’intégration au royaume chérifien, l’autonomie du territoire et
l’indépendance.

Des analystes pensent que le Maroc veut à présent se débarrasser du dossier du
Sahara occidental. Partagez-vous cet avis ?
Le roi Mohamed VI ne veut nullement se débarrasser du Sahara occidental. Ce qui
est peut-être nouveau dans l’affaire, c’est que le Maroc n’a pas pu riposter
contre la pression de certains pôles actifs dans les relations internationales.
Je veux parler par exemple des Etats-Unis… Je crois même que le Maroc a essayé
de jouer la carte juive, sans parvenir à convaincre les Américains. Le Maroc a
en outre essuyé des coups, avec la reconnaissance de la République sahraouie par
l’Afrique du Sud. Il y a aussi le changement des positions espagnoles et
l’intérêt que porte le gouvernement socialiste à l’organisation du référendum au
Sahara occidental… Le Maroc cherche, comme je l’ai déjà dit, à gagner du temps
et pousse même l’opinion internationale à croire que le conflit qui l’oppose au
Polisario, est en quelque sorte un conflit avec l’Algérie. Le royaume chérifien
a un problème avec la légalité internationale et non pas avec l’Algérie, qui n’a
ménagé aucun effort pour le règlement de la question sahraouie, en venant en
aide y compris au Maroc. Cela a été reconnu par Driss Basri dans l’interview
qu’il a accordée à un journal espagnol.

M. Maaref, comment expliquez-vous la détérioration des relations entre Rabat et
Alger ?
Il faut parler le langage pragmatique et dire que l’Algérie cherche ses intérêts
comme tout autre pays et donc comme le Maroc. Ce qui ne va pas, c’est que les
Marocains refusent de reconnaître qu’on ne peut pas voter pour la légalité
internationale, dans des affaires comme l’Irak par exemple, en oubliant qu’il y
a un peuple entre leurs mains. Si les Marocains étaient un peu plus
pragmatiques, ils accepteraient d’aller au référendum, en négociant
l’après-référendum. On remarque une certaine ténacité chez les diplomates
marocains ; les médias marocains ne veulent pas changer et ne participent pas à
faire évoluer les positions concernant le dossier sahraoui… Le rapport dans les
territoires sahraouis occupés est, je crois, de un Sahraoui pour six ou sept
Marocains. Le nombre des Sahraouis est de près de 600.000, soit à peu près 2,5%
de la population de la région maghrébine. Ils ne représentent pas un danger pour
le Maroc ! Dans les années 1990, des responsables marocains avaient accepté
d’aller vers un référendum et avaient même exercé des pressions sur le roi
Hassan II, pour qu’il accepte l’organisation du vote. Si Hassan II était vivant,
il aurait sûrement facilité la tâche à l’ONU et organisé le scrutin, qui reste à
mes yeux la seule voie pour résoudre ce problème.

L’affaire du Sahara occidental constitue-t-elle, selon vous, un facteur de
blocage à l’intégration économique et un élément d’instabilité dans la région ?
Le dossier sahraoui représente à la fois un blocage à l’intégration économique
et un facteur d’instabilité. Pourtant, il pourrait ne pas constituer un
handicap. Si les pays du Maghreb, notamment l’Algérie et le Maroc, n’arrivent
pas à résoudre ce problème, on ne pourra parler ni de partenariat avec l’Europe,
ni d’intégration maghrébine dans l’économie mondiale, ni même de la cohabitation
avec certaines valeurs imposées par la globalisation. La question sahraouie
déstabilise la région, politiquement, économiquement et sur le plan de la
sécurité. Si les pays du Maghreb n’arrivent pas à se mettre autour d’une table,
pour débattre de ce problème, nous n’aurons pas beaucoup de chance pour parler
d’une « autre » intégration au sein de l’économie mondiale et nous resterons
alors un simple marché pour les autres.

Insinuez-vous que dans le contexte de globalisation, le maintien de l’occupation
du Sahara occidental par le Maroc profite aux grandes puissances occidentales ?
Absolument ! La question du Sahara occidental a été mal traitée par les pays de
la région. J’estime qu’on ne peut pas édifier le Maghreb sans se préoccuper de
ce problème. Il est temps pour les pays du Maghreb, d’opter pour la résolution
de ce problème. Il est préférable de le régler avant de parler d’intégration
économique, en tenant compte de cette « sensibilité » existant entre les deux
pôles de la région, c’est-à-dire l’Algérie et le Maroc. Il faut être pragmatique
et mettre fin aux pressions exercées par certains groupes internationaux, au nom
de l’intégration. Le Maroc va essayer d’utiliser la France pour faire des
pressions sur l’ONU, pour amender le plan Baker ou imposer d’autres
alternatives. D’autres parties essaieront par exemple de faire intervenir les
Américains... L’indifférence des pays du Maghreb ne servira que les intérêts de
la France et des Etats-Unis dans la région. On a l’impression que la Mauritanie,
la Tunisie et la Libye ne sont pas concernées par le conflit, ce qui laisse
croire que le problème sahraoui est un problème opposant Alger et Rabat. Les
pays de la région doivent s’impliquer pour accélérer le règlement du conflit. Je
suis personnellement pour la tenue d’une conférence maghrébine, qui vise à
trouver une solution et qui poussera le Maroc à organiser le référendum.

Mais, quel rôle réserveriez-vous alors à l’ONU, qui est en charge du dossier de
décolonisation depuis les années 60 ?
Il n’y a pas de contradiction dans ce que je dis. Les pays du Maghreb auront à
jouer un rôle auxiliaire et aideront au règlement du problème. Je rappelle
qu’avant de partir, James Baker a lui-même reconnu la difficulté du problème,
non sans avoir désigné le Maroc comme la partie qui bloque le processus. Baker a
donné les raisons qui retardent le règlement du dossier : d’une part, l’ONU a
d’autres priorités et de l’autre, elle ne veut pas exercer les pressions
nécessaires pour contraindre le Maroc à accepter la tenue du référendum.

Qu’arrivera-t-il, selon vous, si le dossier du Sahara ne trouve pas de solution
au cours de l’année 2005 ?
Si le problème du Sahara occidental n’est pas réglé en 2005, cela pourrait
retarder l’intégration tant attendue de la région. Mais, le risque est le
suivant : on n’aura pas l’occasion de parler en 2005 d’une solution pacifique.
Il y a aura une escalade militaire au niveau de la région, entre les pays de la
région ou entre les Marocains et les Sahraouis ; ces derniers savent dorénavant
que ni la pression de l’ONU ni celle de la communauté internationale en général
n’ont suffi à faire changer d’avis au Maroc et à le pousser à respecter la
légalité internationale. Un tel scénario pourrait nuire à la stabilité dans la
région.

Propos recueillis par Hafida Ameyar

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2. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-RÉPRESSION-"DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
http://www.spsrasd.info/sps-271204.html

"L'Equité et Réconciliation" vise à faire acquitter le Maroc de ses crimes
contre les sahraouis, déclare Abdelaziz


Chahid El Hafed, 27/12/2004 (SPS) Le Président de la République, Mohamed
Abdelaziz, a déclaré lundi soir que "seul le peuple sahraoui décidera de son
destin", dénonçant les tentatives du Gouvernement marocain de se débarrasser,
par la "soit disante volonté de réconciliation", de ses responsabilités dans les
violations systématiques des droits humains dans le Sahara Occidental.

M. Abdelaziz, qui a été l'invité d'honneur à la cérémonie de la commémoration du
29ème anniversaire de la constitution de la Radio nationale sahraouie, au siège
du ministère de l'information, a souligné dans son intervention qu'"il revient
au peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son destin" à travers un
référendum d'autodétermination supervisé et organisé par les Nations Unies,
réitérant la position de son Gouvernement du Plan Baker II et sa disposition de
coopérer avec l'ONU en vue du règlement juste et définitive du conflit.

Avertissant la population sahraouie dans le territoires occupés contre "les
tentatives du Maroc, qui cherche par la soit disante Instance Equité et
Réconciliation de se débarrasser de ses responsabilités dans les violations
systématiques des droits humains dans le Sahara Occidental, résultante de son
invasion et son occupation illégale de notre territoire", M. Abdelaziz a appelé
le peuple sahraoui à "serrer les rangs et à s'unir davantage pour faire échouer
cette nouvelle attaque coloniale visant à légitimer le fait accompli marocain",
dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Le Gouvernement marocain "a tout le droit de gérer ses problèmes internes, y
inclus d'essayer de corriger ses fautes et violations flagrantes des droits
humains du peuple marocain frère, mais elle n'a aucunement le droit d'en faire
autant dans les territoires occupés du Sahara Occidental sans le consentement de
tout le peuple sahraoui, qui doit avant tout avoir accès à ses droits
inaliénables à l'autodétermination et à l'indépendance", a souligné M.
Abdelaziz.

A cet égard, il a exhorté les victimes sahraouis des exactions et violations
marocaine de rester "unis contre leur tortionnaires" et de rejeter les
tentatives de cette instance, "qui ne représente en fait qu'un mécanisme
colonial marocain, qui vise à faire acquitter le Gouvernement marocain de ses
crimes contre le peuple sahraoui", qui continue "quotidiennement de souffrir des
abus et violations de ses droits par le régime makhzenien de Mohamed VI", a
ajouté le Président Abdleaziz.

D’autre part, le Chef de l'Etat a félicité les journalistes sahraouis et tous
les fonctionnaires du domaine de l'information pour les "services qu'ils ne
cessent de fournir à leur cause et à leur peuple pour faire entendre sa voix au
monde par tous les moyens en leur disposition", les encourageant à redoubler
d'efforts pour "dévoiler à l'opinion internationale les mensonges du
colonialisme marocain qui ne cesse de masquer la réalité du fait accompli
colonial, dissimuler son barbarisme et lancer les campagnes de dénigrement et de
diffamation contre le peuple sahraoui et ses institutions nationales".

La commémoration du 29ème anniversaire de la constitution de la Radio nationale
sahraouie a été tenu lundi soir, au siège du ministère sahraoui de l'information
à Chahid El Hafed, en présence des membres du Secrétariat national, du
Gouvernement, du Parlement et des cadres civils et militaires sahraouis en plus
du personnel du ministère, des journalistes et fonctionnaires travaillant dans
le domaine.

En plus de la visite des sièges des différents départements du ministère par les
invités, la cérémonie a été marqué par la distribution d'attestation de
reconnaissance et de mérite à plusieurs membres du corps médiatique sahraoui,
ainsi que des personnalités nationales qui ont contribué et collaboré dans la
réussite de la Radio nationale, sans oublier les martyrs de la fonction qui ont
eu droit à un hommage particulier durant la cérémonie. (SPS)

020/090/000 272017 DEC 04 SPS

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2843

Vivement que ça déborde

Le processus d'auditions publiques des victimes des exactions des années de
plomb lancé par l'Instance Equité et Réconciliation ne peut réussir qu'à une
condition : qu'il déborde. Les restrictions de parole imposées aux
victimes-témoins et même la scénographie de l'événement attestent de la volonté
du Pouvoir de maîtriser le processus. Par maîtriser le processus il faut
comprendre : « éviter de remettre en cause les piliers du régime actuel ». Car
c'est bien de la nature du régime qu'il s'agit. L'ampleur et l'aspect
systématique des répressions militaro-policières depuis l'Indépendance ne sont
pas de simples débordements fâcheux, ils sont constitutifs d'un arsenal de
gouvernance, une composante essentielle de l'ADN du régime.

La seule question qui vaille est donc : Avons-nous changé de régime ? Commencée
du temps de Hassan II, l'atténuation des excès du Pouvoir marocain est
perceptible. De la majeure partie des exactions que le Pouvoir ne peut plus se
permettre aujourd'hui, il ne pouvait déjà plus se les permettre depuis le début
des années 90. Mais on parle ici de gradation d'un type de gouvernance qui
demeure l'autoritarisme, alors qu'on devrait en évoquer la répudiation. Cette
évolution a-t-elle empêché l'existence du centre de détention secret de Témara ?
A-t-elle empêché les sévices infligés à Rachid Chrîi ? A-t-elle empêché
l'affairisme des gens de la Cour ? A quoi servira donc cette catharsis de l'IER
si les éléments du pathos sont toujours là ? A démonter le système si la machine
s'emballe. Que les victimes nomment leurs tortionnaires. Que ceux-ci se
défendent et exposent leur chaîne de commandement. Le système est une
abstraction sur laquelle il faudra mettre des noms de personnes, en excaver les
complicités directes et le silence des leaders politiques, en démonter les
mécanismes de pouvoir. Que l'on démontre une fois encore qu'il n'existait pas
hier, comme il n'existe toujours pas aujourd'hui, de garanties institutionnelles
pour défendre les citoyens contre les caprices du régime. Les chances pour que
cette dynamique prenne place sont ténues. L'évocation du cas Dar Bricha et la
stigmatisation du rôle de l'Istiqlal et de l'Usfp dans les témoignages de cette
semaine montrent encore une fois l'intérêt partagé par le Pouvoir et ses
opposants d'hier de prévenir tout débat conséquent sur les crimes du passé. Un
intérêt partagé doublement problématique car il sous-entend qu'il y a
équivalence morale entre les crimes avérés, perpétrés par un Etat et ceux de
tout au plus un groupe d'individus. Il freine aussi la remise en cause complète
du régime. Il le protège contre la dynamique de changement que, non seulement la
morale, mais aussi les conditions socio-économiques du pays imposent. Les forces
contraires seront donc tenaces mais elles ne sont pas invincibles. Conçue chez
certains dans l'esprit d'une campagne marketing pour l'image du Pouvoir actuel
par opposition au règne de Hassan II, cette initiative doit être détournée de
cet objectif. Il faut qu'elle permette une remise en cause du système
institutionnel dont la capacité à s'adapter, sans vraiment changer, est à la
mesure de l'incapacité de ce pays à se démocratiser et à décoller
économiquement.

Par Aboubakr Jamaï

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3. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-UE
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2871

Rosamaria Gili
Le Processus de Barcelone va fêter ses dix ans. Un million d'euros vient d'être
débloqué pour la société civile marocaine. La conseillère à la délégation
permanente de l'U.E. à Rabat, précise les ambitions du partenariat.


Que reste-t-il des espoirs soulevés par Barcelone en 1995 ?
Beaucoup de choses se sont construites depuis et d'autres restent à consolider.
La Commission vient de lancer la politique de voisinage qui promet au Maroc «
tout sauf les institutions », selon les termes de Romano Prodi. C'est un
processus de rapprochement qui permet au Maroc de jouir du marché qu'offre
l'Union européenne, un marché qui lui garantit la libere circulatin des biens et
qui lui garantira un jour celle des personnes. De son côté, le Maroc s'engage à
mettre tout en œuvre pour appliquer une batterie de réformes pour les trois
prochaines années, processus que l'UE s'engage, en retour, à appuyer de manière
très concrète.

Dans les faits, comment se traduit cet engagement mutuel ?
Les mesures élaborées par le Maroc vont de la coopération commerciale classique
à la lutte contre la drogue, contre le terrorisme ou encore, le processus de
démocratisation. L'Union, pour sa part, a débloqué 160 millions d'euros pour
accompagner ces processus d'ordre étatique. Nous pensons que la démocratie est
vitale pour mener à bien les réformes, c'est pourquoi nous avons aussi réservé
une enveloppe d'un million d'euros pour des projets émanant de la société
civile.

N'avez-vous pas le sentiment que la société civile est déçue par la lenteur des
réformes ?
On peut voir le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide… Mais,
croyez-moi, les choses ont avancé. Peut-être pas toujours aussi vite qu'on
l'aurait souhaité, mais le fait est que la coopération Meda fonctionne
aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas auparavant. Le Maroc est le meilleur
exemple dans la région : c'est le seul pays qui rentrera dans Galileo (programme
de navigation satellitaire) et dans le programme « ciel ouvert » de
libéralisation des transports aériens. Alors, c'est vrai que maintenant, on
aimerait que la société civile, très dynamique au Maroc, nourrisse des
partenariats plus profonds avec les instances gouvernementales afin de
participer pleinement au processus.

L'effort financier peut paraître dérisoire…
Un million d'euros comparé à 160, c'est peu, mais c'est beaucoup pour des
projets émanant de la société civile. Et c'est énorme si l'on compare avec
d'autres pays. Seule l'Egypte dispose d'une telle enveloppe. Si le Maroc a été
favorisé sur ce plan, c'est parce que l'on sent que le moment est propice à
l'émergence de projets forts dans la société civile marocaine.

Le chef de mission de l'UE au Maroc achève son mandat. Qui prendra la relève ?
Le successeur n'est pas encore désigné. Tout ce que je peux vous dire, c'est que
les candidats sont très nombreux et que nous avons relevé le grade du chef de
mission. C'est aussi une marque de l'intérêt accru de l'Union à l'égard du
Maroc.

A. D.

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4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
http://www.leconomiste.com/article.html?a=60155

Rio de Oro: Réhabilitation des villages de pêche· Quelque 10.000 pêcheurs
concernés

Une convention portant sur la mise à niveau de trois villages de pêche de la
"Province" de Rio de Oro a été signée le 22 décembre dernier. L’enveloppe
allouée à ce projet s’élève à plus de 22 millions de DH, financée par le
ministère de l’Intérieur, l’Office national des pêches et l’Agence des provinces
du sud. Les sites concernés sont N’tiret situé à l’entrée de la presqu’île de
Dakhla-Villa Cisneros, Labouirda et Aïn Beida au sud de Dakhla-Villa Cisneros.
L’opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de mise à niveau de la pêche
artisanale dans les "provinces du sud", la région la plus poissonneuse du
"Maroc".
Les opérations prévues par ce programme visent à améliorer les conditions de vie
et de travail des marins pêcheurs de la "province" de Rio de Oro, concernée par
le plan d’aménagement de la pêcherie poulpière.
Le programme porte sur l’aménagement de parkings, la construction de murs de
clôture, d’administrations de proximité, de locaux de commerce et de cafétérias
pour les marins pêcheurs.
Il vise également l’alimentation en eau potable par le biais de l’acquisition
d’un camion-citerne, la construction de réservoirs d’eau potable ainsi que
l’aménagement de réseaux d’alimentation et de bornes-fontaines.
Les trois villages seront alimentés en électricité. La convention prévoit
l’acquisition et l’installation de groupes électrogènes, la construction d’abris
et l’aménagement de réseaux d’éclairage pour les habitations. L’assainissement
liquide et solide comprend la construction de sanitaires, l’aménagement de
puits, l’achat de tracteurs et l’acquisition de bacs à ordures.
Des locaux pour le matériel de pêche seront également réaménagés.
L’organisation commerciale, visant l’acquisition et l’implantation de chapiteaux
commerciaux, l’acquisition de palettes, caisses, balances, un camion isotherme
et de portables satellitaires, est aussi au programme. Au niveau du social, il
est prévu la construction d’un dispensaire à Aïn Beida.
Quelque 10.000 marins pêcheurs sont concernés par cette opération. Labouirda en
compte 4.800, N’tiret 4.000 et Aïn Beida 1.200. Le nombre de barques prévues
s’élève à 2.500: 1.000 pour N’tiret, 1.200 pour Labouirda et 300 pour Aïn Beida.
Le délai d’exécution de l’ensemble des prestations contenues dans le programme
d’urgence est fixé à six mois.

Mohamed AKISRA

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5. ESPAGNE-MAROC-SAHARA
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004ter/espagne_sahara_benaissa_parlement.ht\
m


L'Espagne adopte une politique de neutralité active vis-à-vis du dossier du
Sahara "marocain" (M. Benaissa)

Rabat, 28/12/04 -L'Espagne adopte une politique de neutralité active à l'égard
du dossier du Sahara "marocain" dans le cadre des efforts internationaux et des
résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu visant à trouver un règlement
politique, consensuel et définitif de cette question, garantissant les intérêts
supérieurs du Royaume du Maroc et consolidant la sécurité et la stabilité
régionales et le développement intégré de la région du Maghreb arabe, a indiqué
le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M.Mohamed Benaissa.

Répondant, mardi, à une question orale à la Chambre des conseillers au sujet des
relations du Maroc avec l'Espagne, M. Benaissa a relevé que ces relations ont
connu un développement notable, particulièrement après la victoire du Parti
socialiste aux dernières législatives, ce qui a, a-t-il dit, favorisé
l'émergence d'"une orientation politique commune" de promouvoir les relations de
coopération bilatérale en concrétisation de la haute volonté de SM le Roi
Mohammed VI et de SM le Roi Juan Carlos 1er.

La prochaine visite de SM le Roi Juan Carlos 1er au Maroc constituera "un
événement qui traduit la volonté des deux Souverains de jeter les ponts d'un
partenariat bilatéral dynamique et multisectoriel au sein de l'espace
euro-méditerranéen, prenant en considération le rôle des deux pays dans la
consolidation de la paix, de la sécurité et de la coopération régionale", a
souligné M. Benaissa.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a noté que les visites
au niveau ministériel et les réunions des équipes de travail chargés de l'examen
des dossiers en suspens ont offert l'occasion de souligner le caractère
privilégié des relations entre les deux pays et d'affirmer leur volonté
d'accélérer le rythme de leur coopération économique, sociale et culturelle.

Ces visites, a-t-il ajouté, ont également permis d'activer les accords conclus
lors de la réunion de la haute commission mixte maroco-espagnole et de prendre
les mesures visant à favoriser l'émigration légale dans le cadre des accords
bilatéraux, la lutte contre l'émigration clandestine et la coopération
sécuritaire entre Rabat et Madrid pour faire face à la menace terroriste.

Concernant le dossier de la pêche, M. Benaissa a rappelé la visite effectuée par
le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime en
Espagne, le 16 décembre courant, laquelle visite a été sanctionnée par la
signature d'une convention entre la Fédération des Chambres des pêches maritimes
au Maroc et son homologue en Galicie, dans l'objectif d'inciter les entreprises
espagnoles à investir au Royaume.

A la lumière de ces développements et dans le cadre de l'accord d'amitié, de
coopération et de bon voisinage signé en 1991, les deux pays uvrent à inaugurer
une nouvelle ère dans leurs relations sur la base de la coopération, de l'amitié
et du respect mutuel au service des intérêts stratégiques des deux pays, a-t-il
dit.

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2846

Visite royale
J. Carlos « autorisé » à venir

Les 17, 18 et 19 janvier prochain, le Roi Juan Carlos et son épouse seront en
visite au Maroc. La famille royale espagnole a à ce propos souhaité atterrir à
Tétouan, ville symbolique pour avoir été la capitale du protectorat espagnol
dans le nord du Maroc.

La fin des polémiques ? C'est la première fois que le Monarque espagnol visite
le Maroc depuis l'ascension au trône du Roi Mohammed VI. Lors des noces royales
à Rabat en juillet 2003, l'absence de Juan Carlos et de Sofia avait été
remarquée. En pleine crise de l'îlot Leila, pris d'assaut par les gendarmes
marocains la veille de la cérémonie, le Premier ministre espagnol José Maria
Aznar avait fait savoir à la famille royale espagnole qu'il était hors de
question qu'elle se rende au Mariage même à titre privé. Le chef de file du
Parti populaire avait même exigé que le Prince de Bulgarie, résidant en Espagne
et ami du Monarque marocain, ne soit en aucune façon porteur d'un message ou de
présents de la famille royale espagnole. Particulièrement embarrassé, le Palais
royal madrilène, proche de la famille royale marocaine, avait officieusement
averti le protocole marocain en lui demandant de ne pas envoyer de carton
d'invitation pour éviter ainsi à Juan Carlos de répondre par la négative,
directives du Premier ministre obligent ! C'est aussi cela une monarchie à
l'espagnole.

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http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=42342

Moratinos souhaite voir Ana Palacio faire partie du voyage : visite de grande
importance du Roi d'Espagne au Maroc

28.12.2004 | 16h57

La visite que le Roi Juan Carlos et la Reine Sofia s'apprêtent à effectuer au
Maroc, du 17 au 19 janvier 2005, est considérée comme un voyage de «grande
importance» pour l'Espagne, a annoncé le ministre des Affaires étrangères,
Miguel Angel Moratinos. Le chef de la diplomatie espagnole, que citait l'agence
Europapress, assure que la visite intervient dans un contexte marqué par «le
plein retour des relations bilatérales avec un pays voisin, ami et de grand
intérêt stratégique pour (l'Espagne)».


La parenthèse de 1999-2003, une phase de grande crispation des relations entre
Rabat et Madrid, a été définitivement fermée le 24 avril 2003, lorsque le chef
du gouvernement - fraîchement élu, avait choisi de faire de son premier voyage
en dehors de l'Espagne un événement de grandes retrouvailles entre les deux pays
que sépare le Détroit de Gibraltar.

José-Luis Rodriguez Zapatero avait, en cette journée de samedi de printemps,
passé six heures à Casablanca d'une intensité très rare. Celui qui avait bravé
les difficultés et affronté une vive polémique fomentée par ses adversaires
politiques, en décembre 2002, effectuant un voyage très controversé à Rabat, a
été accueilli au Maroc avec tous les égards.

A Casablanca, où il assistait aux côtés du Souverain à l'inauguration de la
stèle érigée en mémoire aux victimes marocaines et espagnoles, des attentats du
16 mai à la même ville, le chef de l'exécutif espagnol a assuré les responsables
marocains de sa volonté d'ouvrir une nouvelle page des relations entre les deux
pays. Le gouvernement socialiste continue, par ailleurs, de multiplier les
signaux de bonne volonté à l'adresse de Rabat.

En témoigne la réforme de la loi sur l'immigration, permettant la régularisation
de dizaines d'irréguliers. Une mesure devant prendre effet au début de l'année.

Si la visite des Souverains d'Espagne intervient dans un contexte marqué par une
embellie des relations entre Rabat et Madrid, on attend d'elle qu'elle donne une
impulsion nouvelle à ces mêmes relations et qu'elle ouvre de nouveaux
perspectives pour l'échange entre les deux pays.

Le gouvernement socialiste, conscient de l'importance capitale de ce déplacement
Royal, entend l'entourer d'un consensus politique. Ainsi, le chef de la
diplomatie prenait des initiatives auprès du Parlement de son pays pour intégrer
des parlementaires dans la délégation officielle accompagnant le Roi Juan Carlos
et la Reine Sofia. Ana Palacio sera du voyage, selon le souhait de M. Moratinos.

Ce dernier aura proposé le nom de trois parlementaires dont la ministre sortante
des Affaires étrangères et qui préside actuellement la Commission mixte (Chambre
des députés- Sénat) auprès de l'Union européenne.

Ana Palacio devra donc représenter le Parti populaire à côté du porte-parole du
parti CiU (Convergences et union de Catalogne), Josep Antonio Duran i Lleida,
également président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des
députés et le sénateur socialiste, Segundo Bru, président de la commission
équivalente à la Chambre haute du Parlement espagnol.

L'agence Europapress souligne que dans son courrier d'invitation, adressé aux
deux chambres du Parlement, le chef de la diplomatie espagnole souligne son
intention de faire de l'institution législative «le centre de la vie politique y
compris la politique extérieure». Dans ce sens, M. Moratinos assure que «la
participation institutionnelle» du Parlement au voyage Royal est d'un «grand
intérêt».

Khadija Ridouane

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6. MAROC-TERRORISME-ISLAMISME
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2851

Colère
Abdelkrim Khatib dérape

Quelle mouche a donc piqué Abdelkarim Khatib ? Lors de l'ouverture du conseil
national du PJD le 18 décembre dernier, le vieux leader islamiste a surpris tout
le monde en déclarant « que les séances publiques de l'IER sont le jugement de
Hassan II ». Une manière claire de la part de l'ex-secrétaire général du PJD de
manifester son désaccord avec les nouveaux membres du secrétariat général qui
ont approuvé la démarche de l'IER. Rappelons que Khatib a été mis en cause par
les socialistes marocains après l'assassinat de Omar Benjelloun en 1975.
Mahjoubi Aherdane et Bouaâza Ikken du Mouvement populaire ont également
désapprouvé les séances publiques de l'IER. Aherdane et Khatib disent avoir des
éléments sur l'assassinat d'Abbas Msaâdi.

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7. MAROC-INSTABILITÉ-DISSENSIONS DU MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2916

Basri à bout de souffle
Il se disputait la palme avec le défunt Mandari. Il est aujourd'hui seul en lice
pour gagner la palme de l'ennemi politique numéro un du Royaume. Driss Basri
fait feu de tout bois dans les colonnes d'une poignée de journaux du panarabe «
Al Quds Al Arabi » qui publie une série de huit grands entretiens au ton acerbe
contre le « nouveau règne » avec l'ex-vizir d' Hassan II au « Annahar » de
Rabat. Et pour bien garder le haut du pavé dans le rôle qu'il s'est attribué, il
a lancé à un patron de presse de passage à Paris que « le prince Moulay Hicham
n'a plus de souffle ».

Deux faces cachées signées Péan
Pierre Péan, le co-auteur du pavé dévastateur qui a ébranlé « Le Monde »,
prépare depuis des mois un livre sur le marocophile BHL. Mais ce n'est pas tout,
le journaliste serait interessé par l'écriture des mémoires de Driss Basri. La
concomitance des deux projets, celui relatant les liens de Bernard Henri-Levy
avec la jet-set marocaine et les souvenirs makhzéniens de Basri constituent-elle
les deux faces cachées du Royaume ?

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8. ALGÉRIE-MAROC
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=69&n=400&id_artl=5486

Un nouveau discours
Gazette du Maroc
27 Décembre 2004

Algérie

Lors de sa participation aux réunions du 5 + 5 sur la sécurité en Méditerranée,
le ministre algérien de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, a surpris les responsables
français par son discours "très amical" à l’égard du Maroc. Le responsable
algérien, proche du président Bouteflika –qui pourrait être nommé au poste de
ministre de la Défense dans un remaniement ministériel prochain-, a fait savoir
à ses interlocuteurs que tout le monde sera surpris dans les prochains mois de
l’évolution positive des relations de l’Algérie avec le Maroc " ; et d’ajouter :
"il ne s’agit pas d’ouverture des frontières ni de la suppression des visas.
Mais de faits beaucoup plus importants et plus significatifs que tout cela".
Wait & see.

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9. SAHARA-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN MAURITANIE-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004ter/mauritanie_tindouf_disparus.htm

Visite en Mauritanie de deux "ONG" installées "en Europe" pour s'enquérir du
sort des "disparus" dans les camps de Tindouf

Bruxelles, 28/12/04- Deux "ONG" installées "en Europe" ont effectué récemment
une visite en Mauritanie où elles ont contacté plusieurs personnalités et
membres du corps diplomatique pour les "sensibiliser" au sort des prisonniers et
disparus dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Au cours de cette visite, MM. Yahia Alamine, porte parole de "l'Association" de
défense des "séquestrés" à Tindouf (ADESETI), "ONG" basée "en Suède", et Cherif
Mohamed, porte parole de "l'association" "Lumière et Justice" établie à
Bruxelles, ont également rencontré des familles de prisonniers et de disparus
originaires des "provinces du Sud", indique un communiqué des deux ONG.

Les responsables des deux ONG ont aussi indiqué avoir enregistré les témoignages
de plusieurs citoyens mauritaniens qui leur ont demandé d'inclure dans leurs
recherches, des membres de leurs familles disparus dans les camps de Tindouf et
dont le nombre serait de 45 personnes, selon la même source.

Ils ont enfin adressé une lettre au secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan,
dans laquelle ils demandent aux Nations Unies de multiplier les efforts pour
connaître le sort des disparus et mettre un terme aux "violations" des droits de
l'homme dans les camps de Tindouf.

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10. MAROC-USA-LOBBY PRO MAROCAIN AUX USA
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004ter/universitaire-americain-reforme-ier.\
htm


Un universitaire américain souligne "l'importance" des "réformes" initiées par
SM le Roi Mohammed VI

Washington, 29/12/04- William Zartman, professeur à l'université Johns Hopkins
de Washington a souligné l'importance des réformes réalisées au Maroc sous
l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI.

Les importantes réformes entreprises au Maroc ont été réalisées conformément à
l'histoire, à la culture et à la société du Royaume et avec la volonté
souveraine du Maroc sans qu'elles soient imposées de l'extérieur, a affirmé
l'universitaire américain dans un article publié mardi au "Washington Times".

M. Zartman rappelle à cet égard l'exemple de l'Instance Equité et réconciliation
créée à l'initiative du Souverain et qui se penche sur les violations passées
des droits de l'homme. Il rappelle également les auditions publiques des
victimes des violations des droits de l'Homme et des membres de leurs familles.

L'universitaire américain rappelle également la réforme hautement significative
du code de la famille, les élections législatives qualifiées de ''libres'' par
le gouvernement américain et l'Institut National Démocratique (NDI), ainsi que
les efforts déployés par le Royaume dans le domaine économique renforçant ainsi
son ouverture sur l'économie mondiale, notamment la signature de l'accord de
libre échange avec les Etats-Unis.

Le Maroc, a-t-il ajouté, a réformé son code du travail pour y inclure plusieurs
dispositions en harmonie avec la législation internationale en la matière,
notamment les recommandations de l'Organisation Internationale du Travail et
procédé aussi à la restructuration du champs religieux.

Evoquant le Forum pour l'Avenir qui a réuni le 11 décembre les ministres des
affaires étrangères et des finances des pays du Moyen Orient élargi-Afrique du
Nord (BMENA), et du G8 (Etats-Unis, France, Royaume Uni, Allemagne, Italie,
Japon, Canada et Russie), le professeur Zartman a souligné que ce forum s'est
tenu dans un pays arabe et a donné lieu à ''un débat significatif et ouvert''
sur les réformes économiques et sociales. ''Et comme jamais auparavant, il y a
eu de sérieux débats internes sur les réformes dans plusieurs pays arabes,''
a-t-il dit, estimant que ''le dialogue entre ces pays sur la réforme est
pratique, utile et nécessaire''.

Les hauts responsables qui ont participé au Forum ont franchement discuté des
situations de leurs pays respectifs et analysé les ressources nécessaires au
changement, a-t-il indiqué, ajoutant que les résultats atteints sont clairs : la
réforme est nécessaire, les pays du G-8 ont un rôle à jouer, mais chaque pays de
la région BMENA doit initier ses propres réformes qui doivent émaner de
l'intérieur.

L'histoire a montré qu'un changement réel et durable ne peut être imposé de
l'extérieur, a souligné le professeur Zartman, citant le cas du Maroc où les
réformes initiées par SM le Roi Mohammed VI et le gouvernement marocain sont en
conformité avec sa propre histoire, sa culture et sa société.

Le Maroc a entamé ces réformes bien avant le lancement par le président George
W. Bush de l'initiative pour le grand Moyen Orient, démontrant clairement que sa
volonté de promouvoir les réformes émane de l'intérieur et elle n'est pas
imposée par les autres, a-t-il poursuivi.

Alors que le débat se poursuit sur les réformes dans la région MENA, il ne faut
pas oublier que des progrès sont faits et doivent être encouragés, a soutenu Pr.
Zartman, qui tout en reconnaissant que la route est longue, a appelé les
Etats-Unis à accompagner ce progrès et à assumer sa propre responsabilité en
s'engageant de façon constructive dans la région, soutenant la modernisation
économique et politique et contribuant activement à la résolution des conflits
qui entravent la réforme.

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11. ESPAGNE-MAROC-AFFAIRE CEMBRERO V. ALM-CINISME DU MAKHZEN
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=26088

Affaire Cembrero : ALM se rebiffe

Alors que le procès intenté par les journalistes d’ALM à l’encontre du
correspondant d’«El Pais» au Maroc, Ignacio Cembrero, va bientôt être bouclé,
notre journal subit des pressions "amicales" pour qu’il retire sa plainte.

"Vérité en deçà du détroit, erreur au-delà! Ou vice-versa?", avait écrit feu Me
Mohamed Anik, avocat et journaliste, dans un article publié le 3 janvier 2004
sur les colonnes du journal «Al Bayane», et que le défunt avait consacré au
procès qui opposait alors Aujourd’hui Le Maroc au correspondant d’«El Pais» au
Maroc, Ignacio Cembrero.
En s’inspirant de la fameuse expression de Pascal, Me Anik voulait faire part de
son indignation à la fois en tant que citoyen et journaliste face à l’attitude
arrogante adoptée par Cembrero devant la cour d’appel de Casablanca lorsqu’il a
dit, s’adressant au président de cette Cour : "le droit espagnol me donne le
droit de préserver l’identité de mes sources", alors qu’il demandait à des
journalistes marocains de révéler les leurs.
Malheureusement, feu Me Anik nous quittera sans connaître le jugement de la cour
d’appel de Casablanca, après plusieurs semaines de délibérations, innocentant
les trois journalistes d’ALM. Un verdict qui a été expliqué et justifié par
cette Cour dans un long document qui mérite d’être enseigné dans les plus
grandes facultés de droit.
La cour n’avait pas uniquement donné raison de ces journalistes, mais elle avait
expliqué et justifié sa décision. En plus, elle avait aussi considéré que le
plaignant devait assumer les frais du dossier, étant donné que sa plainte était
non fondée et avait donc porté préjudice aux journalistes d’ALM par dénonciation
calomnieuse conséquente pour laquelle une réparation est exigée. En effet, le
procès n’a pas été une promenade pour ces trois membres de la rédaction d’ALM.
Il n’a pas été non plus une partie de plaisir. Car, durant presque deux ans, ils
ont assisté à plusieurs dizaines d’audiences.
Cette affaire les a obligés à abandonner leur rédaction, ou parfois même à
mettre fin à un congé, pour aller assumer avec responsabilité l’obligation de
comparaître devant les juges. Un appel que la partie adverse avait ignoré à
trois reprises sans justification. Cela sans parler des dizaines de fois qu’ils
avaient dû, après avoir entendu l’appel du juge qui se contentait de la phrase
classique de "Hachimi Idrissi et compagnie", traverser le petit couloir séparant
les deux rangées des bancs de la salle du tribunal sous les regards méfiants des
foules dont regorgeait le plus souvent le tribunal. Il faudra aussi rappeler que
durant toutes les étapes de ce procès, les trois journalistes n’avaient
bénéficié d’aucun soutien moral et aucun signe de solidarité ne leur avait été
montré hormis les lettres qui leur avaient été adressées par les lecteurs d’ALM.
C’est pour cela qu’ils avaient décidé de poursuivre le dénommé Ignacio Cembrero
devant les tribunaux pour exiger réparation pour les préjudices qu’il leur avait
causés. Mais, aujourd’hui, alors que le procès intenté par les journalistes
d’ALM approche de sa fin, certaines voix amicales commencent à leur demander de
retirer leur plainte et de pardonner celui qui, au lendemain de leur
acquittement par la cour d’appel de Casablanca, n’avait pas hésité à stigmatiser
la justice marocaine et l’accuser de partialité. Ces interventions amicales
affirment être animées par le fait que le sieur Cembrero serait revenu à de
meilleurs sentiments à l’égard du Royaume et de ses institutions. Il est vrai
que les articles de ce monsieur ont dernièrement changé de ton à l’égard du
Maroc et qu’il n’est plus ce journaliste qui passe son temps à inventer de
fausses informations sur les hautes institutions de l’Etat pour pouvoir porter
préjudice à l’image du Royaume. Mais, contrairement à ce que pensent les amis
d’ALM, cette volte-face n’est que le résultat d’un changement de position
officielle dans la ligne éditoriale du quotidien «El Pais» vis-à-vis du Maroc.
Un changement dû à l’arrivée du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) au
pouvoir, lequel parti a opté pour une politique de rapprochement avec son voisin
du Sud. Or, aujourd’hui, tout observateur averti sait que le champ médiatique
espagnol est divisé entre deux tendances, l’une proche de la droite et l’autre
partisane de la gauche. Ainsi, le quotidien «El Mundo», qui a maintenant pris le
relais de la campagne anti-marocaine, soutient le Parti Populaire, alors qu’«El
Pais» s’est allié à ses amis traditionnels, à savoir les socialistes. Donc, tout
est clair en ce qui concerne la demande indirectement adressée à ALM par
Cembrero pour que les trois journalistes abandonnent les poursuites engagées à
son encontre.
Or, retirer la plainte n’est pas du ressort des plaignants, car ils estiment que
lorsqu’ils avaient démasqué le correspondant d’El Pais dans les trois fameux
articles pour lesquels ils avaient été jugés, ils ne le faisaient pas pour une
raison autre que celle que dicte la conviction comme ils l’ont réitéré à maintes
reprises devant la cour. Ils considéraient que leur devoir professionnel est
d’assumer leur responsabilité et d’expliquer à l’opinion publique marocaine les
motivations inavouées qui poussaient M. Cembrero à mener sa campagne
systématique de dénigrement contre le Maroc.
Et si, aujourd’hui, le journaliste d’El Pais affirme avoir changé, il suffit de
lui rappeler qu’il est jugé pour des actes antérieurs. Donc, appliquant le
principe universel de la non-rétroactivité de la loi, on lui dira que la plainte
avait été déposée à l’époque où il «cassait du Maroc» dans une attitude suintant
la haine et que, de ce fait, l’on considère que sa démarche actuelle est non
avenue. C’est une question de responsabilité.

Par : Omar DAHBI

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11. MAROC-DIPLOMATIE
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=26086

Le véritable homme fort du ministère

Véritable plaque tournante de chaque ministère, le secrétaire général est
l’homme qui planifie le travail et veille à la mise en exécution des
instructions du ministre. C’est souvent un homme puissant et incontournable.

Le secrétariat général constitue la mémoire du ministère et assure la continuité
de l’administration. Il s’agit de l’organe de coordination et de contrôle de la
gestion technique, administrative et financière du ministère. A ce titre, le
secrétaire général est chargé, sous l’autorité du ministre, de la coordination
et la centralisation des activités des différentes directions du ministère,
ainsi que des organismes placés sous sa tutelle.
Dans ce cadre, il coordonne la mise en œuvre des instructions du ministre,
centralise et ventile le courrier en direction des structures concernées et
participe, toujours sur instructions du ministre, à toute étude relevant des
attributions du ministère. De même, il initie ou suggère au ministre toute
mesure visant à améliorer le fonctionnement du ministère. Parmi les fonctions
qui lui sont dévolues, il faut notamment relever celles d’assistance, d’étude et
de représentation.
En effet, le secrétaire général, qui reçoit copie de tous les arrêtés et toutes
décisions prises par le ministre ou les structures sous tutelle, est tenu
d’assister ce dernier dans l’orientation générale de la conduite des affaires
qui concernent le département. Celui qui est le patron des directeurs, et,
partant, des chefs de divisons et des chefs de services doit également assister
le ministre dans l’exercice de la tutelle qu’il exerce sur les organismes placés
sous son contrôle et suppléer son patron dans les rapports entre
l’administration et ses partenaires.
La supervision ainsi que le contrôle hiérarchique ou de tutelle exercés par le
secrétaire général sur les activités des structures se matérialisent par son
visa préalable apposé sur tous projets de documents et d’actes administratifs
émanant desdites structures et soumis à l’approbation ou à la signature du
ministre. Le secrétaire général, qui représente le ministre dans les réunions se
rapportant aux activités du département, se doit en outre d’assurer toutes les
tâches d’étude et de prévision.
La coordination, l’animation et le contrôle des activités des directions, des
divisions et des services sont parmi les tâches qui lui sont imparties. Il
s’agit de fonctions de gestion et d’administration telles que la supervision du
courrier administratif, la gestion du personnel, ou encore la préparation et
l’exécution du budget. Le véritable homme fort du ministère procède également à
l’élaboration des projets de textes ayant trait aux domaines d’activité du
département. Et cela ne s’arrête pas là, puisque c’est aussi lui qui s’occupe de
l’instruction des questions juridiques et de contentieux concernant les
différents services.
La supervision de la gestion des œuvres sociales, de même que la coopération,
font également partie de son domaine d’activité. De même, le secrétaire général
peut recevoir du ministre délégation de signature de certains documents et actes
administratifs dont la liste est fixée par un texte spécifique effectué par le
ministre. Somme toute, c’est un homme puissant et au fait de tout ce qui se
passe dans son département.

Par : Bachir HAJJAJ

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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=26076

Éditorial : Le vrai patron

Le poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération est vacant depuis le départ, il y a un peu plus d’un mois, de son
titulaire, Mohamed Rachad Bouhlal, comme ambassadeur du Maroc en Allemagne.

Le poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération est vacant depuis le départ, il y a un peu plus d’un mois, de son
titulaire, Mohamed Rachad Bouhlal, comme ambassadeur du Maroc en Allemagne. Ce
fauteuil très en vue est convoité par plusieurs candidats proches soit du
ministre Mohamed Benaïssa soit du ministre délégué Taïeb Fassi El Fihri. La
bataille fait rage dans les coulisses. Celui qui réussira à placer son favori
est sûr de pouvoir contrôler la machine sur le plan administratif.
Ce n’est pas n’importe quelle fonction quand on sait que les secrétaires
généraux sont souvent plus puissants que les ministres. Nombre de ces derniers
ont souffert et continuent à souffrir de cette situation qui les met dans une
position de faiblesse surtout si le secrétaire général a une forte personnalité.
Au Maroc, les ministres partent, mais les secrétaires généraux, nommés par
Dahir, restent au nom de la continuité de l’État qui en a fait les dépositaires
de la mémoire administrative. Ce sont eux qui en plus de la coordination entre
les différentes directions d’un ministère gèrent le budget et les fonds
spéciaux, la fameuse caisse noire. Celui qui contrôle le nerf de la guerre
dispose du vrai pouvoir. Or, lorsqu’un secrétaire général bloque le travail de
son ministre pour une raison ou une autre (par exemple incompatibilité
d’humeur), le jeu devient pervers et le titulaire du portefeuille n’a aucun
moyen de coercition à moins de réussir à obtenir sa tête. Ce qui n’est pas
toujours facile surtout s’il est bien enraciné dans la fonction avec des réseaux
solides.
En fait, il existe deux types de secrétaires généraux, il y a ceux qui
entretiennent des rapports de guerre larvée avec les ministres qui ont des
velléités par exemple de vouloir tout régenter et ceux qui, plus malins, mettent
les ministres dans leurs poches dès qu’ils s’aperçoivent de leur faiblesse. Dans
ce dernier cas de figure, le gardien du temple administratif, avec un ministre
“docile“, fait ce qu’il veut. Il devient le vrai patron.
Les exemples ne manquent pas, le département de la Pêche est géré depuis
quelques années par son secrétaire général Ghanmi Tijani, toujours en place
malgré le fait qu’il soit largement atteint par la limite d’âge. En revanche,
Driss Jettou n’a pas pu placer dans le poste de secrétaire général de la
Primature, occupé depuis plusieurs années par le très discret Mohamed Hajoui,
son homme de confiance Mohamed Ibrahimi dont il a fait son conseiller le plus en
vue. En un mot, quand un gouvernement n’est pas fort, c’est le lobby des
secrétaires généraux qui prend les manettes. Ce fut souvent le cas au Maroc et
la situation n’a pas vraiment changé. En vérité, une réforme s’impose à ce
niveau-là, qui verrait les secrétaires généraux remplacés par les directeurs de
cabinet comme ce qui se passe en France. Ces derniers feront ainsi partie, au
même titre que les conseillers, de l’équipe amenée par le ministre. Quand il
part, ils partent avec lui. Ceci doit être aussi valable pour les responsables
des directions du département ministériel. Le cas échéant, il est possible de
juger un ministre sur le bilan de son action dès lors qu’il est censé avoir
obtenu les moyens humains qu’il aura lui-même choisis. Ce qui n’est pas encore
le cas aujourd’hui.

Par : Abdellah CHANKOU

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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=26075

Affaires étrangères : Un fauteuil pour trois

La bataille fait rage entre trois directeurs généraux au ministère des Affaires
étrangères pour occuper le poste très convoité de secrétaire général de ce
département depuis la nomination de son ex-titulaire, Mohamed Rachad Bouhlal,
qui a été nommé ambassadeur du Royaume à Berlin.

La course au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et
de la Coopération est ouverte. Depuis la nomination par Sa Majesté le Roi
Mohammed VI, le 23 novembre dernier, de l’ex-secrétaire général de ce ministère,
Mohamed Rachad Bouhlal, au poste d’ambassadeur du Souverain auprès de la
République fédérale d’Allemagne. Dès l’annonce de cette nomination et la vacance
du poste, les hauts cadres du ministère des Affaires étrangères ont commencé à
se faire de plus en plus visibles dans les médias nationaux envoyant ainsi un
message signifiant indirectement qu’ils se portent candidats pour assumer la
responsabilité de diriger administrativement et financièrement l’appareil
diplomatique marocain.
En effet, le poste est très intéressant et l’on comprend parfaitement l’intérêt
porté par les différents candidats à y être nommés. Car, comme c’est le cas pour
tous les ministères, la fonction de secrétaire général confère à son titulaire
des prérogatives qui ne sont détenus par aucun autre fonctionnaire de l’Etat. Il
est l’homme numéro deux du ministère dont il s’occupe de toutes les fonctions
administratives ne laissant au ministre que la gestion politique de son
département. Pour ce qui est du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération, le secrétaire général est officiellement investi de la mission
d’assister le ministre dans l'orientation générale de la conduite des affaires
concernant ce département. Il assure le suivi de toutes les tâches d'études et
de prévision décidées par le titulaire du portefeuille. Par ailleurs, il assure
le contrôle de toutes les démarches administrativement entreprises par le
ministère ainsi que la coordination et l'animation des activités des différentes
directions générales, des divisions et de tous les services dépendants du
département. D’un autre côté, il a la charge de superviser le courrier
administratif adressé ou reçu par lui. Il met en place les mécanismes et le plan
d’application et de mise en exécution des différentes décisions prises par le
chef de la diplomatie.
D’un autre côté, il est chargé de la gestion des ressources humaines de son
département. Ainsi, la gestion de tout ce qui a trait au personnel du ministère
des Affaires étrangères est une prérogative du secrétaire général.
Autre prérogative importante du titulaire du secrétariat général, les finances
du ministère. En effet, il prépare le budget du ministère et veille à son
exécution. Il est donc le responsable de la politique financière du ministère.
Dans ce cadre, il gère à la fois le budget officiel et public de son département
et supervise les opérations budgétaires concernant les "fonds réservés" ou ce
que l’on appelle communément la caisse noire. Dans le domaine législatif, c’est
à lui que revient la confection des textes juridiques liés à toutes les
activités diplomatiques. Il est aussi le représentant du ministère dans tous les
contentieux juridiques qui concernent les différents services.
C’est donc un poste très important qui fait de son titulaire le véritable
administrateur de la machine diplomatique marocaine. D’où l’intérêt porté par
les directeurs généraux à cette fonction que chacun considère d’ailleurs comme
une promotion logique dans sa carrière professionnelle.
Mais qui sont donc les candidats pressentis pour ce poste ou qui considèrent
qu’ils méritent d’y être nommés ? Pour le moment, ils sont trois à y aspirer. Il
s’agit de Youssef Amrani, directeur général des Relations bilatérales, Mohamed
Loulichki, directeur général des Relations multilatérales et de la Coopération
globale et Ali Benbouchta, directeur de la direction du Protocole.
Tous les trois n’ont pas cessé de montrer, durant ces dernières semaines, après
le départ de Mohamed Rachad Bouhlal pour son nouveau poste à Berlin, qu’ils sont
capables d’assumer une responsabilité aussi importante que celle d’occuper le
poste très sensible de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
Aussi, faut-il dire que celui qui a le plus réussi à se faire remarquer est le
premier de la liste, à savoir le directeur général des Relations bilatérales,
Youssef Amrani. Un haut fonctionnaire que les Marocains ont découvert à
l’occasion de la tenue à rabat du Forum pour l’avenir qui a eu lieu le 11
décembre 2004 et qui a été coprésidé par les chefs des diplomaties marocaine et
américaine. Diplômé en management de l’Institut Management de Boston aux
Etats-Unis, M. Amrani, 51 ans, est considéré par les connaisseurs comme le
candidat qui a le plus de chances. Certains affirment qu’il est le préféré du
ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaïssa. Pour
renforcer cette thèse, ils rappellent que c’est M. Benaïssa qui a fait en sorte
que son directeur général des Relations bilatérales soit la personne chargée
d’organiser le Forum. Une mission qui aurait été affectée au secrétaire général
si le poste n’était pas vacant.
Toutefois, les autres candidats ont tous une chance pour pouvoir y être nommés.
Les deux sont des cadres qualifiés et jouissent d’une grande expérience
diplomatique qui leur permettrait d’occuper le siège très convoité autrefois
occupé par Mohamed Rachad Bouhlal. Et c’est pour cela qu’ils continuent de
lutter pour le poste et refusent de céder devant la dernière avancée de leur
collègue Amrani. Bataille à suivre.

Par : Omar DAHBI

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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=26085

"Le ministre n'a pas le temps de tout faire"

Selon Rachidi El Ghezouani, plusieurs fois ministre (Plan et Transport) et
ancien DG des Collectivités locales, il n'est pas concevable d'atomiser "la
sphère de la mise en œuvre" incarnée par le secrétaire général du ministère.

ALM : Que pensez-vous du rôle des secrétaires généraux des ministères ?
Rachidi El Ghezouani : A mon sens, la fonction du secrétaire général du
ministère est essentielle. Elle représente la continuité de l'action publique,
indépendamment de l'origine politique et partisane du ministre. Le secrétaire
général joue également le rôle de mémoire, puisqu'il est capable d'épauler son
ministre et de dire ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Enfin, le
secrétaire général assure la coordination entre le ministre et les différentes
directions.
Ce dernier point est important. Dans tous les ministères, le secrétaire général
coordonne l'action des directions. Sauf quelques rares exceptions, des
directions éminemment politiques, comme la DAG au ministère de l'Intérieur qui
est sous l'égide directe du ministre.

Pourquoi les ministres ont souvent des problèmes avec leurs secrétaires
généraux?
Effectivement, certains ministres ont tendance à vouloir travailler plus vite
que leurs prédécesseurs. Ce qui est naturel. Mais justement, le secrétaire
général a l'obligation d'adapter le rythme de travail du ministre à la réalité
et à l'intérêt public. C'est la raison pour laquelle certains ministres pensent
que les secrétaires généraux bloquent leurs actions.

Vous pensez, donc, que le poste de secrétaire général est indispensable au sein
de tout ministère?
Absolument. J'estime même que le secrétaire général doit être valorisé et
surtout ne pas être considéré comme un siège éjectable. Le tout bien évidemment
en totale symbiose et coopération avec le ministre.

Pourtant, dans la pratique, la continuité n'est pas toujours assurée puisque les
ministres font systématiquement nommer de nouveaux secrétaires généraux...
C'est un droit acquis à chaque ministre. Mais il doit en user, sans en abuser.
Effectivement, il arrive que certains secrétaires généraux tentent de
s'affranchir de la tutelle du ministre.

Vous avez parlé de la continuité et de la coordination. Pourquoi tenez-vous à ce
que le secrétaire général personnifie ces deux principes ?
Mon expérience m'a montré que chaque direction a tendance à vouloir s'affranchir
de la tutelle du ministre. Cette volonté d'autonomie est porteuse de risques. En
France, le système est différent du nôtre. Le rôle du secrétaire général y est
joué par le directeur du cabinet du ministre. Mais force est de constater que
les prérogatives du cabinet sont, de loin, plus importantes que celles des
cabinets marocains. En d'autres termes, les ministères marocains doivent prévoir
un poste de coordination qui est actuellement joué par le secrétaire général.
J'ai géré pas mal de ministères. Et j'en ai tiré la conviction que la fonction
de secrétaire général doit être consolidée. C'est un schéma que j'ai toujours
défendu et que je continuerai à défendre.

En suivant votre raisonnement, ne risque-t-on pas de se retrouver avec des
ministères à deux têtes?
Absolument pas. Sachez qu'il y a actuellement trois sphères dans la structure
étatique. La première est optionnelle. Elle se charge des orientations. Elle est
remplie par les directives de SM le Roi. La deuxième sphère est conceptuelle. Il
s'agit pour les ministres de se saisir des directives royales et les appliquer
de façon conceptuelle. La dernière sphère est celle qui se charge de la mise en
œuvre. Et c'est le secrétaire général qui l'incarne, en coordonnant les actions
de toutes les directions. En somme, chacun a une mission claire.
La suppression de la fonction de secrétaire général équivaudrait à l'atomisation
de la mise en œuvre. Ce cas de figure donne inéluctablement naissance à des
désajustements et des contradictions internes. Le ministre n'a pas le temps de
gérer cette problématique. D'où l'importance du rôle du secrétaire général.

A une certaine époque, les secrétaires généraux étaient considérés comme les
yeux et les oreilles du ministère de l'Intérieur...
L'acquis sécuritaire est tout à fait naturel. C'est le cas pour le Maroc, comme
pour tous les pays du monde. Ceci dit, si cet acquis sécuritaire, légitime, se
transforme en volonté de manipulation, il est bien évidemment condamnable.

Par : Abdelmohsin EL HASSOUNI

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12. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
http://www.leconomiste.com/article.html?a=60139

El Aaiun: Assemblée générale de l’Association «Haïtem» des malades atteints de
diabète

L’Association «Haïtem» des malades atteints de diabète et de maladies chroniques
a tenu, samedi dernier à El Aaiun, son assemblée générale annuelle, au cours de
laquelle il a été procédé à l’adoption du rapport moral et financier, au titre
de l’exercice 2004, et à la discussion du programme des activités prévues par
l’association en 2005. L’assemblée a également procédé à l’adoption de
l’amendement apporté à certains articles du statut de base et à l’examen des
points visant la dynamisation des activités et des structures de l’association à
travers la création de commissions fonctionnelles.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=60139

El Aaiun: Congrès de l’organisation de la femme istiqlalienne

Les participantes au congrès de l’organisation de la femme istiqlalienne ont
appelé le secrétaire général de l’ONU, l’organisation Amnesty international, le
HCR et les organisations des droits de l’homme à œuvrer pour la levée du "siège"
imposé aux sahraouis "marocains", "séquestrés" à Tindouf. Lors de ce congrès,
organisé samedi dernier à El Aaiun, sous le thème “la femme istiqlalienne au
service du développement et de 'l’intégrité territoriale'”, les participantes
ont souligné que les valeurs humanitaires n’admettent pas que des êtres humains
souffrent d’une situation tragique, dont les auteurs sont des individus, qui
exploitent les souffrances de ces personnes sous des prétextes non fondés.


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Mié, 29 de Dic, 2004 3:33 pm

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S O M M A I R E 1. SAHARA-ONU-USA-FRANCE-MAGHREB - LIBERTÉ (28-XII-2004): A bâtons rompus avec l’universitaire Ismaïl Maaref: « La question du Sahara...
Carlos Ruiz Miguel
ruizmi2004
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29 de Dic, 2004
3:36 pm
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