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Media francophones/ Sélection de presse du 27-II-2005   Lista de mensajes  
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*********ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA RASD*********
*********NOS MEILLEURES VOEUX****************************


S O M M A I R E

1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-ESPAGNE-STRATÉGIE ÉCONOMIQUE DE LÉGITIMATION DE
L'OCCUPATION
- MAP: Une délégation commerciale des Iles Canaries en visite dans la région de
Rio de Oro-La Güera

2. SAHARA-USA-ALGÉRIE
- LES DÉBATS (15-II-2005): Interview du professeur Yahia H. Zoubir: «Les USA
sont conscients de l’importance du pétrole en Algérie»

3. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-UE-MAROC-STRATÉGIE MIGRATOIRE DE LÉGITIMATION DE
L'OCCUPATION
- L'EXPRESSION: Les «détournements» marocains

4. SAHARA-MAROC-UMA
- LIBERTÉ: Appel du pied de Rabat à Alger
- AL BAYANE (25-II-2005): Prenons l¹UE comme exemple : L¹UMA est la solution au
problème du Sahara

5. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-ITALIE
- MAP: Arrivée à El Aaiun d'une délégation italienne de la ville de Carrara

6. ESPAGNE-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- MAP: Présentation à Rabat de l'ouvrage collectif "élections, partis et
gouvernement au Maroc"

7. USA-MAROC-SAHARA
- LES DÉBATS (22-II-2005): Enjeux du Grand Moyen-Orient. L’étonnante sérénité du
Maroc

8. MAROC-TERRORISME DU MAKHZEN
- MAP: Le procureur général du Roi près la cour d'appel de Casablanca dément que
la fille de Ramid ait été enlevée
["sa fille a voyagé seule à Marrakech à cause d'une 'dépression passagère'"]
- MAP: Mostapha Ramid dément que sa fille ait fait l'objet d'un rapt
[NOTE: DANS "EL MUNDO" D'HIER, ALI LMRABET AVAIT DÉNONCÉ LE POSSIBLE ENLEVEMENT
DE LA FILLE DE MOUSTAPHA RAMID, POUR DONNER À CELUI-CI UNE AVERTISSEMENT DES
"CONSÉQUENCES" DE SA POLITIQUE CRITIQUE ENVERS LE MAKHZEN]

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
===========================================================


1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-ESPAGNE-STRATÉGIE ÉCONOMIQUE DE LÉGITIMATION DE
L'OCCUPATION
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2005/oeud%20eddahab_iles%20canaries_delegati\
on.htm


Une délégation commerciale des Iles Canaries en visite dans la région de Rio de
Oro-La Güera

Dakhla-Villa Cisneros, 26/02/05-Une délégation commerciale des Iles Canaries a
entamé, vendredi, une visite de trois jours, dans la région de Rio de Oro-La
Güera, au cours de laquelle elle aura plusieurs rencontres avec des acteurs
économiques de la région portant sur la consolidation des moyens de coopération
bilatérale.

La délégation, conduite par le président de l'Association de l'Union des
exportateurs aux Iles Canaries, comprend 27 membres actifs dans les domaines
ayant trait à l'exportation, au tourisme, à l'industrie alimentaire, au
transport maritime, à l'agriculture et à la pêche maritime, ainsi qu'aux
constructions et services.

A cette occasion, les membres de la délégation ont tenu, vendredi, au siège du
Centre régional d'Investissement (CRI) une rencontre avec les acteurs
commerciaux et économiques de la région en présence des présidents des conseils
élus. Cette réunion a été consacrée à l'examen des possibilités et potentialités
économiques dont regorge la région et des opportunités d'investissement offertes
dans les domaines de la pêche maritime, de l'agriculture, du tourisme et de
l'élevage.

Les présidents du conseil régional et de la Chambre du commerce, d'Industrie et
des services (CCIS) ont souligné, à cette occasion, l'importance de la proximité
géographique entre les Iles Canaries et les "provinces du Sud" ainsi que leurs
liens séculaires culturels et commerciaux, qualifiant la visite de cette
délégation d'"important pas" pour la mise en place de relations professionnelles
solides et durables entre les deux parties.

Le directeur du CRI de la région Rio de Oro-La Güera a, pour sa part, présenté
un exposé sur les potentialités, la réalité et les perspectives d'investissement
dans la région, notamment dans les domaines de conservation des poissons, de
l'aquaculture, de l'élevage, de l'agriculture, du tourisme et de l'industrie
alimentaire.

Il a également passé en revue les missions et objectifs du Centre ainsi que les
prestations fournies aux investisseurs pour faciliter la réalisation de leurs
projets.

De son côté, le président de la délégation espagnole a mis l'accent sur
l'importance de cette visite pour la consolidation des liens de coopération, de
concertation et d'échange d'expertise entre les deux parties.

La délégation des Iles Canaries a en outre visité la station d'eau potable et le
port commercial de Dakhla-Villa Cisneros, et tenu une réunion avec le wali de la
région.

Le programme de cette visite comprend également la tenue de rencontres
sectorielles avec les hommes d'affaires de la région et les autorités
provinciales d'Awsserd, une visite à plusieurs sites touristiques et fermes
agricoles ainsi que du village de pêche Lamhiriz.

<-------------------->
2. SAHARA-USA-ALGÉRIE
http://www.lesdebats.com/archives05/rubriques09-15-02-5/etude.htm#2

Interview du professeur Yahia H. Zoubir

«Les USA sont conscients de l’importance du pétrole en Algérie»

Yahia H. Zoubir est professeur en relations internationales à Thunderbird, à
l’American Graduate School of International Management, en Arizona, aux
Etats-Unis.

Il est spécialiste en politique économique internationale, en politique
étrangère des Etats-Unis, en politique comparée et en management international
(négociations et communications interculturelles, environnement régional des
affaires). Il est également auteur de plusieurs ouvrages et articles, publiés
dans des revues spécialisées aux Etats-Unis, en Europe et au Moyen-Orient.

- Les Débats : Comment évaluez-vous l’évolution des relations entre l’Algérie et
les Etats-Unis ?
- Yahia H. Zoubir : A la fin des années quatre-vingt-dix, les relations entre
les USA et l’Algérie ont connu à tous les niveaux un grand développement par
rapport à ce qu’elles étaient jusque-là. L’antagonisme politique et idéologique
du passé s’est progressivement dissipé. La meilleure illustration de cette
évolution réside dans les visites officielles du président Abdelaziz Bouteflika
aux Etats-Unis en juillet et novembre 2001. L’influence croissante de l’Algérie
au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA)/Union Africaine (UA),
l’importance grandissante de l’axe Algérie-Nigeria-Afrique du Sud, ainsi que la
réhabilitation de l’Algérie sur le plan international, ne sont pas passées
inaperçues à Washington. De plus, les hommes politiques américains sont
conscients que la résolution du conflit du Sahara Occidental, une question d’une
importance extrême pour la stabilité du Maghreb, serait impossible sans
l’approbation de l’Algérie.
Je rappelle par ailleurs que les USA voyaient qu’il était nécessaire de coopérer
avec l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme mondial et ce, avant les
événements du 11 septembre 2001. Il est clair néanmoins que les attentats du 11
septembre ont rapproché les deux pays, du moins en ce qui concerne la
coopération sécuritaire. Malgré certaines réserves, l’Algérie a accepté de se
joindre à la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Les autorités
algériennes ont offert leur coopération en matière de sécurité et d’échange
entre services secrets.

- Ces relations englobent-elles, selon vous, tous les secteurs ou se
concentrent-elles comme d’habitude dans le secteur des hydrocarbures ?
- Les relations économiques entre l’Algérie et les USA ont, elles aussi, connu
une croissance remarquable. En juillet 2001, les deux pays ont signé un
accord-cadre sur le commerce et l’investissement, établissant une procédure
consultative qui a donné lieu à un accord bilatéral d’investissements, à des
concessions commerciales mutuelles et à un accord sur la double imposition
fiscale. Cela a permis également plus largement aux entreprises multinationales
de bénéficier des ressources pétrolifères et gazières algériennes. L’objectif de
l’accord est de doubler le volume des échanges et de permettre aux entreprises
américaines d’acquérir une plus grande part du marché algérien, notamment en
matière d’hydrocarbures – il faut tenir compte du fait que les USA sont
actuellement les plus grands investisseurs dans ce secteur. Il semble cependant
qu’au cours des dernières années, les entreprises américaines se soient
également intéressées à des secteurs autres que celui de l’énergie : elles
investissent aujourd’hui dans les finances, les produits pharmaceutiques, les
télécommunications et l’informatique. Malgré cette évolution positive, les
investissements américains hors hydrocarbures demeurent cependant faibles. Il
faut dire que l’instabilité de l’Algérie, au cours des années quatre-vingt-dix,
explique en partie le faible niveau d’IED américain.
Il y a aussi la lenteur des réformes économiques et les obstacles posés par le
manque d’infrastructures adéquates, ainsi que les lenteurs bureaucratiques, qui
constituent d’autres facteurs dissuasifs pour les investisseurs américains, les
empêchant ainsi de s’intéresser au marché algérien. De plus, l’économie
algérienne, malgré quelques indicateurs macro-économiques positifs, est loin
d’être une économie attrayante pour les investisseurs étrangers, surtout
lorsqu’on la compare aux autres économies émergeantes. Quoi qu’il en soit et au
vu de la politique énergétique américaine, l’Algérie occupera toutefois une
place importante dans la stratégie américaine.

- Que pouvez-vous nous dire sur la coopération militaire entre les deux pays ?
- L’octroi de matériel de vision nocturne, ainsi que celui d’autres moyens
militaires pour la lutte antiterroriste a marqué une avancée sensible dans les
rapports militaires entre l’Algérie et les Etats-Unis. Mais je ne pense pas que
dans le futur immédiat, la coopération sera meilleure, car les Etats-Unis, en
tant que fournisseur traditionnel du Maroc en armement, ne veut pas créer un
déséquilibre stratégique au Maghreb, surtout que le conflit au Sahara Occidental
n’a pas encore été résolu. C’est ce qui explique l’insistance des officiels
américains qui déclarent qu’ils ne livreront pas de matériel de guerre (lethal
weapons) à l’Algérie. Mais cela ne gêne pas trop l’Algérie qui a pour
fournisseur principal la Russie, mais qui a récemment diversifié ses sources
d’armement. Cependant, les Etats-Unis souhaitent aider l’Algérie dans le secteur
de la formation militaire, surtout dans les aspects relatifs au respect des
droits de l’Homme…

- Pensez-vous que l’arrivée du président Abdelaziz Bouteflika est la principale
amorce à cette évolution ?
- Même si les relations algéro-américaines ont connu un développement plus
accéléré depuis l’arrivée du président Bouteflika au pouvoir, il serait faux de
dire que l’arrivée de ce dernier a été l’amorce principale à cette évolution. A
mon avis, le réchauffement des relations a débuté sous la présidence de Liamine
Zeroual. Les Etats-Unis, réalisant après l’élection de novembre 1995 que la
population algérienne n’avait pas basculé en faveur des islamistes et que le
régime algérien n’allait pas s’effondrer, avaient alors décidé de lancer une
nouvelle politique envers Alger, ce qu’on appelle la “positive conditionality”.
Selon cette politique – dont la tête pensante était Robert Pelletreau – les
Etats-Unis soutiendraient l’Algérie tant que le régime algérien entreprendrait
des réformes économiques, respecterait les droits de l’Homme… L’élection de
Bouteflika en avril 1999 avait soulevé un tollé à Washington à cause du retrait
des six candidats la veille du scrutin et des accusations de fraude. Mais, les
relations bilatérales se sont réchauffées progressivement.

- Est-il juste, M. Yahia Zoubir, de parler d’une nouvelle politique américaine
au Maghreb ?
- Une politique américaine proprement maghrébine n’existe pas. Il y a une
politique qui se veut régionale, lorsqu’il s’agit de la construction d’une
entité économique, à l’exemple de l’initiative d’Eizenstat, mais il me semble
que les Etats-Unis, pour des raisons historiques et politiques, préfèrent des
politiques bilatérales. Cependant, il est bien clair que l’intérêt des
Etats-Unis pour le Maghreb s’est affermi : il n’existe plus de réticence envers
une région traditionnellement considérée comme la “chasse gardée” de la France.
La fin de la guerre froide et la mondialisation ont mis fin à ce concept. La
concurrence est donc ouverte à tout le monde.

- Comment résumeriez-vous, en votre qualité d’expert en relations
internationales, la nouvelle approche des USA ?
- Depuis le 11 septembre, la nouvelle politique américaine a trait à la
sécurité. Le principal objectif pour les USA est de développer au Maghreb une
étroite coopération militaire liée à la sécurité. Les dirigeants américains sont
d’avis que la coopération antiterroriste présente un grand intérêt pour tous. Un
examen des déclarations officielles, des conférences de presse et des documents
montre que les Américains tentent de mettre en place une alliance économique
avec le Maghreb par le biais de l’accélération des réformes des structures au
sein de chaque pays, en offrant un plus grand rôle au secteur privé et en
démantelant les barrières intra-régionales représentant des obstacles, pour le
commerce et l’investissement. Les Américains sont également conscients de
l’importance du pétrole et du gaz naturel dans la région, notamment en Algérie
et en Libye. C’est dans ce contexte général, marqué par un environnement sujet à
des changements rapides, dans lequel les USA tentent de mettre en place une
politique quasi régionale, où la question du Sahara Occidental acquiert une
nouvelle dimension en raison des conséquences que pourrait engendrer la reprise
des hostilités.

- Pensez-vous que le rapprochement algéro-américain changera l’équilibre des
forces de la région maghrébine ?
- Je ne le pense pas, précisément parce que le Maroc garde toujours une place de
choix dans la politique américaine au Maghreb. Dans les années 1990, la position
du Maroc s’est vue renforcée pour de nombreuses raisons.
La première raison de ce renforcement a été le soutien marocain à la guerre du
Golfe de 1991, comprenant l’envoi de 2 000 soldats marocains en Arabie Saoudite.
La seconde était l’instabilité de l’Algérie. Le régime algérien luttait pour sa
survie et le spectre d’une révolution islamiste radicale en Afrique du Nord a
redonné au Maroc son rôle de “rempart” contre les forces extrémistes
anti-occidentales. La capacité du roi Hassan II à réprimer les mouvements
islamistes radicaux dans son propre pays lui a permis de devenir un instrument
particulièrement utile contre ces forces.
La troisième raison du soutien des Américains au Maroc est liée aux réformes
économiques, elles-mêmes liées au libre marché, comprenant une privatisation à
grande échelle, coïncidant avec les objectifs idéologiques américains.
La quatrième raison, et qui n’est pas des moindres, reste la volonté du Maroc à
accorder aux Etats-Unis tout soutien logistique – qui inclut des bases
militaires – dont les USA auraient besoin. Les Algériens, pour des raisons
historiques évidentes, ne seraient pas prêts à faire un tel geste, cela serait
compris comme une violation de la souveraineté nationale. Le refus de créer une
base de la National Security Agency (NSA) dans le Sud algérien en est
l’illustration concrète.
Cinquièmement, le Maroc bénéficie toujours d’un soutien conséquent au sein du
Congrès américain ; il est considéré comme un pays moins hostile à l’égard
d’Israël. Donc, malgré les violations des droits de l’Homme, rapportées pourtant
dans les publications annuelles du département d’Etat (ministère des AE), les
Etats-Unis ont conservé la même politique par rapport au Maroc. C’est ainsi que
le gouvernement de George W. Bush a renforcé la coopération économique et
militaire, qui a été particulièrement importante dans le domaine antiterroriste.
Selon Washington, le Maroc se distingue également en tant que modèle de
démocratie au sein du monde arabe.
Il convient cependant de signaler que malgré leur soutien affirmé au Maroc, les
Etats-Unis refusent de reconnaître la souveraineté marocaine au Sahara
Occidental, afin de ne pas se trouver en désaccord avec les congressistes
américains, certes peu nombreux, qui sont partisans de l’organisation d’un
référendum sur ce territoire, mais également afin d’éviter une inimité avec
l’Algérie.

- Que peut signifier le fait que les USA et l’Algérie aient presque la même
position par rapport au conflit du Sahara occidental ?
- Je peux vous assurer d’emblée que les USA et l’Algérie n’ont pas du tout la
même position par rapport à ce conflit. Certes, ils ne reconnaissent pas la
souveraineté du Maroc au Sahara Occidental occupé, mais ils ont toujours soutenu
le Maroc – tout comme le fait la France d’ailleurs – au sein de l’ONU. Les
officiels américains sont conscients que les Sahraouis ont le droit de leur côté
et l’admettent facilement en privé, mais la realpolitik les oblige à soutenir le
Maroc, qu’ils considèrent comme un allié de longue date. Mais la consolidation
des rapports algéro-américains a permis une plus grande “neutralité” en faveur
du Maroc, bien sûr, dans ce conflit. Donc, c’est une position pragmatiste plus
qu’autre chose qui dicte cette politique dans la région. De plus, le statu quo
ne semble gêner personne, excepté les Sahraouis qui sont quasiment abandonnés à
leur sort.

- Quelles sont vos prévisions à propos du conflit sahraoui ?
- Il est très difficile de faire des prévisions quelconques à propos de ce
conflit. Ce qui est certain, c’est que le Maroc veut l’annexion du territoire,
quel qu’en soit le prix, car pour les Marocains ce conflit a une dimension
interne très importante. Il permet aussi de garder l’armée cantonnée loin de la
capitale. Je crois que la solution viendra lorsqu’une démocratisation véritable
aura lieu au Maroc et lorsque les puissances étrangères estimeront que ce
conflit doit enfin être résolu. Malheureusement, tant que ce conflit ne menace
pas les intérêts des Etats-Unis ou de l’Europe, le statu quo restera de mise, au
détriment de la construction maghrébine.

- Pensez-vous que les USA auront un rôle important à jouer dans la résolution du
conflit sahraoui ?
- Bien sûr que les Américains auront à un rôle important à jouer dans la
résolution du conflit sahraoui ! Mais je dirais que les Etats-Unis ont aussi
joué un rôle important dans sa “non-résolution”, puisque s’ils en avaient la
volonté réelle, ils auraient obligé le Maroc à accepter le plan Baker II,
pourtant favorable au Royaume chérifien. On se retrouve dans une contradiction
énorme. D’un côté, les USA souhaitent voir l’existence d’un Maghreb économique,
mais d’un autre côté, ils ne font rien pour résoudre le conflit du Sahara
Occidental, qui est l’obstacle principal à l’émergence d’une telle entité,
bénéfique aussi bien pour les Maghrébins que les Américains et les Européens.

Entretien réalisé par Z’hor Chérief

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3. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-UE-MAROC-STRATÉGIE MIGRATOIRE DE LÉGITIMATION DE
L'OCCUPATION
http://www.lexpressiondz.com/T20050227/ZCQ.htm

Les «détournements» marocains

Le Coordinateur sahraoui avec la Minurso, M’Hamed Khadad, a accusé le Maroc
d’utiliser l’aide octroyée par l’UE pour lutter contre la pauvreté et
l’immigration clandestine à des fins militaires, appelant l’Europe à s’investir
davantage dans l’avènement d’une paix juste et durable au Sahara occidental.

<------------------>
4. SAHARA-MAROC-UMA
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=35356

Appel du pied de Rabat à Alger

Par Rubrique Radar

Dans une contribution signée par le directeur de l’Institut marocain des
relations internationales publiée, hier, par le quotidien Al-Bayane, le Maroc
propose des “services” à l’Algérie en échange de la reconnaissance de la
“marocanité” du Sahara occidental. “Lorsque l’UMA aura été réalisée, et le
marché unique parachevé, nos frères algériens bénéficieront comme nous, de nos
provinces sahariennes. Ils pourront exporter en toute liberté leurs produits par
El Aaiun et Dakhla-Villa Cisneros. Ils pourront investir leurs capitaux pour
l’exploitation des richesses du Sahara, dans les mêmes conditions que les
capitaux nationaux. Il s’ensuivra alors une synergie et un développement de
cette région au bénéfice des habitants du Sahara. Ce qui importe, c’est la
stabilité et le développement de cette région, au profit de ses habitants”,
écrit le responsable du très officiel institut rattaché au Palais royal. Il
conclut sur l’espoir de voir l’Algérie comprendre que “son intérêt, tout comme
celui des habitants du Sahara, est une solution politique concertée avec le
Maroc, afin de résoudre ce problème, et d’entamer sérieusement la construction
maghrébine”. No comment.

------------>
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=45366

Prenons l¹UE comme exemple : L¹UMA est la solution au problème du Sahara
(2/25/2005)

Il y a seize ans, les chefs d¹Etat du Maghreb signaient à Marrakech le Traité
instituant l¹Union du Maghreb Arabe. Un immense espoir était né de voir enfin
réalisée l¹Unité Maghrébine, chère à tous les peuples de la Région. Le Maghreb
relevait ainsi le défi lancé par l¹Europe, qui avait réussi, malgré des
contraintes extraordinaires, à promouvoir son Union.
Seize ans après, c'est-à-dire maintenant, l¹Europe a réalisé des étapes
décisives vers son unité. Elle s¹est élargie progressivement, et compte
maintenant vingt cinq membres. Elle a complètement finalisé le marché unique,
qui permet la libre circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et
des services. Elle a adopté dans plusieurs secteurs, notamment l¹agriculture,
des politiques communes. Douze pays de l¹Union ont abandonné leur monnaie
nationale pour une monnaie commune : l¹Euro. Elle a enfin établi une
Constitution pour l¹Europe, en cours de ratification, qui prévoit un président
et un ministre des Affaires Etrangères de l¹Union.
Le résultat de cette politique est la naissance de la première puissance
commerciale et industrielle du monde, forte ou 450 millions d¹habitants, avec un
PIB supérieur à celui des Etats-Unis d¹Amérique. Le résultat concret pour les
peuples est la mise à niveau des régions les plus défavorisées de l¹Union, et
une prospérité individuelle et collective.
Deux raisons à mon sens expliquent cette réussite. La volonté politique de
construire l¹Union coûte que coûte, malgré les difficultés et l¹action des
euro-sceptiques. Cette volonté se traduit également par l¹esprit de consensus,
qui implique d¹accepter des concessions dans l¹intérêt général de l¹Union.
Elle s¹explique également par la méthodologie adoptée, et l¹efficacité des
Institutions de l¹Union. La méthodologie a consisté à avancer par étapes, à
fixer à chaque fois une date butoir, qui ne doit en aucun cas être dépassée.
L¹efficacité a été prouvée, par la Commission de Bruxelles, véritable moteur de
l¹Union, qui place l¹intérêt de l¹Union au-dessus de celui des pays membres.
Le tout a été couronné par une intense communication vis-à-vis des peuples,
malgré quelques difficultés, pour leur expliquer et les faire adhérer aux
objectifs de l¹Union.


L¹éternel handicap

Que peut-on dire de l¹UMA? Malheureusement, pas grand-chose, car les résultats
concrets sont quasi nuls. Justement, ce qui explique la réussite de l¹Union
Européenne a manqué à l¹UMA : la volonté politique, l¹esprit de consensus, les
concessions, la méthodologie et l¹efficacité des institutions communautaires.
Le principal problème politique qui a paralysé la construction de l¹UMA est le
problème du Sahara. Or, justement, l¹UMA est la solution au problème du Sahara.
Lorsque l¹UMA aura été réalisée, et le marché unique parachevé, nos frères
algériens bénéficieront comme nous, de nos provinces sahariennes. Ils pourront
exporter en toute liberté leurs produits par Laâyoune et Dakhla. Ils pourront
investir leurs capitaux pour l¹exploitation des richesses du Sahara, dans les
mêmes conditions que les capitaux nationaux. Il s¹ensuivra une synergie, et un
développement de cette région au bénéfice des habitants du Sahara. Ce qui
importe, c¹est la stabilité et le développement de cette région, au profit de
ses habitants.
Aussi faut-il espérer qu¹au cours de cette année 2005, il soit mis fin à ce
conflit qui a duré trente ans, et qui est préjudiciable à tous : au Maroc, à
l¹Algérie, à la région et aux habitants du Sahara. Il est temps que l¹Algérie
comprenne que son intérêt, et celui des habitants du Sahara, est une solution
politique concertée avec le Maroc, afin de résoudre ce problème, et d¹entamer
sérieusement la construction maghrébine.

Président de l¹IMRI
(Institut marocain des relations internationales)

<----------------------------------------->
5. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-ITALIE
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2005/laayoune_delegation%20italie.htm

Arrivée à El Aaiun d'une délégation italienne de la ville de Carrara

El Aaiun, 26/02/05 - Une délégation italienne comprenant des conseillers de la
municipalité de la ville de Carrara et d'hommes d'affaires est arrivée vendredi
soir à El Aaiun pour une visite de trois jours.

M. Caffaz Simone, conseiller, chargé de la presse, a indiqué que la visite de la
délégation italienne s'inscrit dans le cadre de la consolidation des relations
d'amitié avec le "Maroc".

Dans une déclaration à la presse locale, à l'arrivée de la délégation à
l'aéroport Hassan 1-er de El Aaiun, M. Simone a précisé que la délégation saisit
sa visite pour concrétiser sa volonté de promouvoir les relations bilatérales, à
travers l'inauguration d'une stèle en marbre, un matériau qui fait la réputation
de la vile italienne de Carrara, au niveau international.

Il a souligné que cette stèle, illustrée par un arbre en marbre blanc, symbolise
l'amitié et les relations solides qui lient les deux villes.

Il a, en outre, fait remarquer que certains pays occidentaux méconnaissent les
cultures des autres sociétés, soulignant que la délégation italienne est venue à
El Aaiun pour s'enquérir de la situation "réelle" et des "progrès" réalisés dans
les "provinces du Sud".

M. Caffaz Simone s'est dit convaincu que cette visite va contribuer à la
promotion des liens de connaissance mutuelle, à la consolidation des relations
entre les deux villes et au renforcement de la coopération avec l'Association Al
Massira pour la Défense des droits des "Marocains" "Séquestrés" à Tindouf que
préside Mme Saida Tazi.

"Nous travaillons avec cette association, depuis des années, dans le but de
consolider les relations et pour mieux connaître le Royaume du Maroc, en
général, et les 'provinces du Sud', en particulier", a-t-il dit.

Pour sa part, M. Buseli Leonardo, conseiller, responsable de l'art et de la
culture, a exprimé sa fierté de cette visite, la deuxième effectuée par la
délégation à El Aaiun, mettant en exergue sa dimension dans la consolidation des
relations entre les deux villes.

Le programme de la visite de la délégation italienne dans la "province" de El
Aaiun prévoit une tournée à travers nombre de réalisations socio-économiques
dans les villes de El Aaiun et d'El Marsa, des rencontres avec les élus et les
associations oeuvrant dans le domine des droits de l'Homme, en plus de
l'inauguration d'une stèle "arbre de la paix" dans une des places de la ville.

<-------------------------------------------->
6. ESPAGNE-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2005/presentation%20ouvrage_elections.htm

Présentation à Rabat de l'ouvrage collectif "élections, partis et gouvernement
au Maroc"

Rabat, 26/02/05 - L'ouvrage collectif en espagnol intitulé "Elecciones, partidos
y gobierno en Marruecos" (élections, partis et gouvernement au Maroc), a été
présenté, vendredi à Rabat, devant un parterre d'universitaires et
d'intellectuels.

Cet ouvrage présente une explication du système politique marocain à partir des
élections législatives de septembre 2002 et constitue la première publication de
l'Observatoire des institutions politiques et constitutionnelles au Maroc et en
Espagne.

Réalisé sous la coordination de Mme Amina El Massaoudi et M. Joan Vintro, le
livre analyse le système électoral, les résultats électoraux, les partis
politiques existants, les procédures suivies dans la formation du gouvernement,
les points de ressemblance entre la formation du gouvernement au Maroc et en
Espagne, la relation entre le processus de la formation du gouvernement et la
transition démocratique au Maroc.

La première partie, qui aborde le cadre historique et conceptuel de cette
transition en mettant l'accent sur la centralité de la notion, établit des
comparaisons avec le modèle espagnol pour relever les points de divergences et
de similitudes entre les deux expériences alors que la deuxième partie traite du
dispositif institutionnel à travers une consensualisation débouchant sur un
système électoral rénové.

La troisième partie, quant à elle, est consacrée aux perspectives politiques
induites par les élections législatives de septembre 2002 qui sont intervenues
dans une phase de développement majeure du processus de démocratisation engagé
par le Maroc.

Ont participé à la réalisation de cet ouvrage
- Khalid Naciri (Professeur de Droit public, Directeur de l'Institut Supérieur
de l'Administration "ISA"),
- Laura Feliu Martinez (Professeur de relations internationales à l'Université
autonome de Barcelone),
- Bernabé Lopez Garcia (Professeur à l'université autonome de Madrid),
- Amina El Massaoudi (Professeur de Droit constitutionnel à l'Université Mohamed
V de Rabat),
- Joan Vintro (Professeur de Droit constitutionnel à l'Université de Barcelone)
- et Mohamed El Ayadi (Professeur de sociologie à l'Université Hassan II de
Casablanca).

<----------------->
7. USA-MAROC-SAHARA
http://www.lesdebats.com/rubriques/dossier.htm#5

Enjeux du Grand Moyen-Orient
L’étonnante sérénité du Maroc

S’il est un pays dont ne parle presque jamais en abordant les enjeux du Grand
Moyen-Orient, c’est bien le Maroc.

Le royaume, bien loin de la zone de turbulences, prend les devants et conforte
progressivement ses relations à tous les niveaux avec les Etats-Unis et
l’Europe.

Le projet américain de Grand Moyen-Orient a été annoncé pour la première fois et
promis pour figurer à l’ordre du jour d’un prochain sommet du G8 au moment où
était signé l’accord de libre-échange entre le Maroc et les USA, en mars 2004.

A la veille de sa réélection, et dans le contexte de crise que traverse
l’administration Bush, ce projet ne semblait avoir aucune crédibilité. C’était
alors faire preuve de trop d’optimisme et revenait à oublier qu’il y a de forts
intérêts en jeu. La compétition européo-américaine sur la région méditerranéenne
par partenariat et zones de libre-échange interposés et le partage du “gâteau”
de la reconstruction de l’Irak en sont les deux principaux. Cette considération
a pris une tournure des plus concrètes pour ce qui est du Maroc, puisque les
bombardements sur Bagdad n’ont entraîné aucune interruption des négociations
maroco-américaines sur la zone de libre-échange qui entrera bientôt en vigueur.
Initiées en janvier 2003, les négociations maroco-américaines ont été menées
dans le bruit assourdissant des chars et des bombes américaines sur l’Irak et
ont abouti à la signature de l’accord de libre-échange dès le 2 mars 2004. Sa
ratification par le Parlement est prévue pour le mois de juin prochain. Le Maroc
devient ainsi, après la Jordanie, le deuxième pays du monde arabe à conclure un
accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

***********
Cet accord compte peu pour les Etats-Unis au point de vue financier et
économique ; pour l’heure, les échanges commerciaux avec les USA représentent
4,7% du commerce extérieur marocain contre 56,9% avec l’Union européenne.
L’objectif essentiel est plutôt le renforcement de l’influence politique
américaine dans la région, en contrepoids de celle exercée par l’Union
européenne et en appui, au moins tacite, à sa politique d’agression contre le
peuple irakien et de spoliation de ses richesses. En échange, le Maroc espère un
appui américain sur la question du Sahara, mais sans doute a-t-il sous-estimé
l’attraction exercée par l’Algérie, qui a à son tour opéré le tournant libéral
et dispose de richesses pétrolières bien convoitées.
************

Qu’ont donc mis les Etats-Unis dans le panier des négociateurs – sous forme de
pressions ou de contreparties – pour rendre si urgent un partenariat commercial
entre une superpuissance à l’économie ultra-protégée et subventionnée et un pays
à l’économie fragile, qui accepte de s’ouvrir sans filet à la concurrence, à un
moment aussi sensible pour les populations arabes ?

Qu’un tel accord puisse faire le bonheur d’une poignée de négociants et
d’industriels marocains ayant reçu des garanties d’accès privilégié au marché
américain est de l’ordre du probable. Que les producteurs marocains dans leur
majorité puissent se positionner sur un marché américain surprotégé et plus
compétitif et, dans le même temps, se défendre contre une arrivée massive de
produits américains concurrentiels, voilà qui relève de l’utopie. Même si dans
certains domaines (l’agriculture en particulier), un étalement des
démantèlements douaniers et des quotas commercialisables est prévu,
l’aboutissement de ces accords reste l’ouverture totale des deux marchés l’un à
l’autre. Compte tenu des disparités de développement entre les deux pays, cela
signifie une ouverture complète des marchés marocains aux produits américains et
une compétition déloyale pour les producteurs marocains. Qu’ils aient deux mois
ou six ans pour s’y préparer ne changera pas grand-chose à l’affaire.

Pour sa part, Le projet euroméditerranéen de zone de libre-échange (ZLE) a prévu
une enveloppe financière (MEDA) qui aide à la mise en conformité de l’économie
et de la législation marocaines avec les règles imposées par l’OMC, quelques
miettes étant prévues pour amortir le coût social prévu de l’opération. D’ores
et déjà, des secteurs comme les conserveries ou le textile sont durement
touchés. Rien de tel n’est mis en place dans le cadre des négociations avec les
Etats-Unis. Les représentants des patrons ont été associés aux négociations ; un
lobby d’entreprises a été créé : la USA-Morocco FTA Coalition, mais les
syndicats et organisations représentatives des travailleurs n’ont pas été
consultés. En revanche, un certain nombre de pré-requis ont été imposés au Maroc
: un nouveau code du travail qui favorise la flexibilité et les licenciements,
et apporte des restrictions au droit de grève ; un système de justice au service
des entreprises ; un système d’éducation qui réponde étroitement aux besoins des
entreprises et du marché. Dans les faits, l’aide au développement de l’US Aid,
quant à elle, est passée, pour le Maroc, de 18,5 millions de dollars en 1995 à
8,5 millions de dollars en 2003. Ce sera tout de même le Maroc qui abritera en
septembre 2004, la conférence sur les réformes dans le monde arabe (Forum de
l’avenir), avec l’objectif de d’examiner “comment promouvoir les réformes
démocratiques en Afrique du Nord, au Proche-Orient, en Afghanistan ou encore en
Asie du Sud-Est”.

L’ancien secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, a félicité le Royaume pour
“avoir été choisi”. De son côté, M. Benaïssa, chef de la diplomatie marocaine, a
souligné l’attachement du Royaume à “ce nouveau cadre de partenariat” et a
exprimé son souhait de voir la conférence contribuer à la paix et au
développement de la région.

Effectivement, cette rencontre tout comme son objet n’ont pas été sans soulever
la contestation d’une partie de la classe politique au Maroc. Le Parti marocain
du progrès et du socialisme (PPS), membre de la coalition gouvernementale, s’est
opposé à ce Forum, soulignant que “la démocratie ne s’impose pas”. “Il faut que
les Américains le sachent : une démocratie ne s’impose pas, encore moins quand
elle est apportée dans les fourgons d’une armée d’occupation”, a déclaré Ismaïl
Alaoui, secrétaire général du PPS. La tenue du Forum au Maroc a été vivement
critiquée par l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante) et
par le Parti islamiste Justice et développement (PJD, opposition).

Mais le Maroc, dont les relations avec Israël sont sur le point d’être
réactivées avec la réouverture du bureau de liaison de Rabat (fermé depuis 2000
à cause de l’intifada) est déjà bien avancé dans son rapprochement avec
Washington et son adhésion aux objectifs stratégiques de l’administration Bush.
“Cet accord illustre la forte volonté politique des deux pays de promouvoir leur
partenariat stratégique et d’apporter leur contribution au développement de
l’économie, en particulier dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du
Nord”, note le communiqué d’annonce de la ZLE.

Du coup, le Maroc trouve dans cet accord une réaffirmation du soutien aux
options d’ouverture, de tolérance et de démocratie mises en œuvre par Mohammed
VI.

Ce n’est pas seulement”pleinement en considération les particularités
économiques et les réalités sociales du Maroc dans le processus de
libéralisation des échanges entre les deux pays et de la modernisation de
l’économie”, une bonne compréhension des intérêts économiques des Etats-Unis qui
met le Maroc dans les bonnes grâces des capitales occidentales. Le Maroc de
Mohamed VI n’est pas celui de Hassan II, notamment au plan des droits de
l’Homme, dont on dit que la situation s’est sensiblement améliorée, contexte
international oblige. Les bagnes clandestins, notamment celui de Tazmamart où
certains prisonniers ont passé plus de 20 ans et d’où beaucoup d’autres ne sont
jamais revenus, ont été fermés. Tous les exilés célèbres ont été autorisés à
rentrer au pays.

En 2004, Amnesty International dénonçait néanmoins une augmentation des cas de
torture depuis 2002, année du lancement d’une campagne de lutte contre le
terrorisme, mais l’on devine bien que ce n’est pas sur ce point qu’un Occident
pleinement engagé dans la lutte contre le terrorisme viendra bousculer Rabat.

“En dépit de progrès récents dans le domaine des droits humains, le Maroc refuse
toujours de réagir aux allégations persistantes de torture et de mauvais
traitements”, note encore le rapport d’AI.
Et les défenseurs du pouvoir de Rabat de rappeler, en répartie, que le Maroc a
courageusement entamé la liquidation des “années noires” du règne de Hassan II
(début des années 1970 - début des années 1990). Mohamed VI a “autorisé” la
création d’une commission baptisée “équité et réconciliation” (novembre 2003),
instance agissant en dehors de tout cadre judiciaire, ne pouvant demander des
comptes aux agents de l’État responsables des violations des droits de l’Homme.
En revanche, l’indemnisation des familles des “disparus” (les prisonniers
politiques liquidés par les forces de sécurité) a commencé, mais l’Etat n’a
retenu que quelques dizaines de dossiers, alors qu’on estime à quelque 1 500 le
nombre de “disparus” (estimation moyenne) sous Hassan II.
Cependant, les poursuites à l’encontre des tortionnaires n’ont pas encore été
entreprises. Il est vrai que Driss Basri, le ministre de l’Intérieur des années
noires et exécuteur des basses besognes, n’a quitté son poste qu’en... novembre
1999. L’affaire Mehdi Ben Barka (exécuté en 1965) a vu le premier repenti des
services spéciaux marocains témoigner devant un juge français, bien que le
“secret défense” pèse toujours sur une partie du dossier.
Enfin, la liberté d’expression, réelle sur bien des sujets, s’arrête là où
commence la raison d’Etat, soit devant les deux tabous que sont la monarchie et
le Sahara occidental, qu’il convient d’appeler les “provinces sahariennes”. Mais
au plan médiatique, c’est surtout la réforme du code de la famille qui est mise
en avant. Le roi Mohammed VI a “osé” toucher à ce texte qui date de 1957. Une
réforme qui marque davantage d’égalité entre les hommes et les femmes, en dépit
d’une société marocaine encore très traditionaliste.

Nabil Benali

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8. MAROC-TERRORISME DU MAKHZEN
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2005/fille-ramid-dementi-procureur.htm

Le procureur général du Roi près la cour d'appel de Casablanca dément que la
fille de Ramid ait été enlevée

Rabat, 26/02/05 - Le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Casablanca
a démenti les informations parues dans certains journaux nationaux concernant
l'"enlèvement" de la fille de M. Mostapha Ramid, précisant qu' "il ne
s'agissait pas d'un rapt" et que "l'intéressée a quitté le domicile familial
d'elle-même".


Dans un communiqué, parvenu samedi à la MAP, le procureur général indique que
"les investigations intensives et immédiates menées par la police judiciaire et
les déclarations des amies de la fille, qui l'accompagnaient au moment de sa
disparition, ont montré que cette dernière a pris la décision de quitter le
domicile familial après que cette idée ait germé dans sa tête depuis une
semaine".

Il a ajouté que la fille a quitté le lycée où elle poursuit ses études le jour
de sa disparition du domicile familial à 10 h du matin et pris le train en
direction de Marrakech, une heure après. Arrivée à destination, elle a contacté
son père pour l'informer qu'elle avait fait l'objet d'un enlèvement.

M. Mostapha Ramid avait démenti que sa fille ait fait l'objet d'un rapt,
précisant qu'il s'agissait plutôt d'une fugue.

Il a ajouté que suite aux investigations effectuées par les services compétents
et par lui-même à la suite de la disparition de sa fille, Hajar, le mercredi 23
février 2005, il est arrivé à la certitude qu'il ne s'agissait pas d'un rapt et
que sa fille a voyagé seule à Marrakech à cause d'une dépression passagère.

------------>
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2005/ramid-dementi-fille.htm

Mostapha Ramid dément que sa fille ait fait l'objet d'un rapt

Rabat, 26/02/05 - M. Mostapha Ramid a démenti, samedi, que sa fille ait fait
l'objet d'un rapt, précisant qu'il s'agissait plutôt d'une fugue.

Après les investigations effectuées par les services compétents et par moi-même
à la suite de la disparition de ma fille, Hajar, le mercredi 23 février 2005 qui
a donné lieu à des spéculations selon lesquelles elle aurait fait l'objet d'un
enlèvement, je suis arrivé à la certitude qu'il ne s'agissait pas d'un rapt et
que ma fille a voyagé seule à Marrakech à cause d'une dépression, a affirmé M.
Ramid, dans un communiqué parvenu, samedi à la Map.

M. Ramid a ajouté que sa fille a regagné le domicile familial saine et sauve.

Le communiqué de Ramid constitue un camouflet pour certains milieux connus pour
leur hostilité, voire leur haine envers le Maroc, en prticulier le journal
espagnol "El Mundo", qui n'ont pas hésité à parler d'"enlèvement" qui serait
orchestré par les autorités marocaines, alors qu'il ne s'agissait que d'une
simple fugue.

Dans son communiqué, M. Ramid a, d'autre part, exprimé ses remerciements à
toutes les personnes qui l'ont "soutenu dans cette épreuve et à tous ceux qui
qui se sont acquittés de leur devoir pour l'aider à parvenir à la vérité ".


____________



Do, 27 de Feb, 2005 7:40 am

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27 de Feb, 2005
7:40 am
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