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Media francophones/ Sélection de presse du 1-III-2005   Lista de mensajes  
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*********CAMPAIGNE AUPRÈS DES ACTIONNAIRES DE KERR-MCGEE*********
*********http://www.arso.org/ressnat.html#KMG2*******************


S O M M A I R E

1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-KMG-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
- EL MOUDJAHID: Campagne internationale contre le pillage du pétrole sahraoui
- L'EXPRESSION: Large trafic au large des côtes sahraouies

2. SAHARA-ESPAGNE
- EL MUNDO (14-XI-2004): MOHAMED ABDELAZIZ/LE CHEF DU FRONT POLISARIO: « LA
POSITION DIPLOMATIQUE ESPAGNOLE EST ÉQUIVOQUE ET OBSCURE », Interview par Ali
Lmrabet [TRADUCTION FRANÇAISE PAR MARTINE DE FROBERVILLE]

3. SAHARA-MAROC-SERVICES SECRETS-CYBERTERRORISME DU MAKHZEN
- ASM: Attaque du Makhzen aux logiciels de l'ASM

4. SAHARA-MAROC-FRANCE
- LE MONDE (18-II-2005): LE SAHARA OCCIDENTAL EXISTE, PAR Mohamed Habiballah
(Paris)

5. SAHARA-MAROC-MENSONGES DU MAKHZEN
- LE MATIN: Séminaire à Rabat : «Le Sahara marocain et les constantes
nationales»
- LE MATIN: Anniversaires de la bataille de Dchira et du départ du "dernier"
soldat étranger des "provinces du Sud": Cérémonies du souvenir à El Aaiun
- AL-ALAM: Plusieurs morts lors de l'incendie d'un camp près de Raboni.
Situation catastrophique des "séquestrés" à Tindouf
- ACH-CHARK AL-AWSAT: Le Comité Unité et Libération décide de déposer une
plainte internationale contre les dirigeants du Polisario et de l'armée
algérienne.

6. RASD-MARATHON
- SPS: Le Président de la République gratifie de médailles les
vainqueurs de la 5ème édition du "Sahara Marathon"
- SPS (28-II-2005): L’Italien Castelleno Villenzo remporte le marathon pour la
2ème fois consécutive

7. RASD-INFORMATION
- SPS (28-II-2005): La SPS lance son service en arabe

8. SAHARA-ESPAGNE-MAROC-MYTHE DE "L'UNANIMITÉ" MAROCAINE AUTOUR DES MENSONGES DU
MAKHZEN-MATTONISME DU MAKHZEN
- EL PAÍS (23-II-2005): Vérités et mensonges au royaume de Mohamed VI, PAR ALI
LMRABET [Traduction de Martine de Froberville]
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Éructations et bijoux de famille
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Mansour : "Je n'irai pas à Paris"

9. SAHARA-URUGUAY
- MAP: Abbas el Fassi "informe" le gouvernement uruguayen des
développements de la question du Sahara

10. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
- MAP: Signature de deux conventions pour la construction d'une salle
couverte et d'un club à Smara

11. ESPAGNE-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- L'ÉCONOMISTE: Le Souss et les îles Canaries se rapprochent

12. MAROC-AMAZIGHITÉ-HORIZON DU MAKHZEN POUR LE SAHARA
- AT-TAJDID: Nouvelles démissions en vue à l'IRCAM. Des membres du conseil
d'administration en colère affirment que des responsables gouvernementaux
méprisent l'Institut
- LIBÉRATION: Une surenchère du passé

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
===========================================================


1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-MAROC-KMG-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/02/28/8916357

Campagne internationale contre le pillage du pétrole sahraoui

Par : EL MOUDJAHID Le : lundi 28 février 2005

Une campagne internationale, appelant la compagnie pétrolière
américaine, Kerr Mc-Gee (KMG), à cesser "ses activités de prospection
pétrolière" au Sahara occidental, a été lancée hier à Rotterdam,
rapporte l'agence de presse sahraouie SPS, citant un communiqué de
l'observatoire des ressources du Sahara occidental (Western Sahara
Resources Watch-WSRW). "Il est déplorable que Kerr Mc-Gee ne comprenne
toujours pas les dimensions humanitaires, juridiques et politiques
catastrophiques qu'elle engendre pour le peuple sahraoui", souligne la
même source.
Cette compagnie s'est engagée dans "le pillage des hydrocarbures dans
le territoire (offshore) du Sahara occidental occupé par le Maroc, et
ce malgré le caractère illégal et en dépit d'aspects contraires à
l'éthique et politiquement controversés de ces activités", indique le
communiqué du WSRW.
Elle "s'obstine depuis trois ans à ne pas entendre nos arguments. Nous
espérons maintenant obtenir un appui de la part de ses actionnaires",
a ainsi indiqué le porte-parole de WSRW, Richard Knight.
L'observatoire a indiqué, par ailleurs, que "des compagnies de
recherches sismiques norvégiennes et néerlandaises ont déjà renoncé à
de nouveaux engagements au Sahara occidental, vu les implications
politiques", rappelle l'agence sahraouie.
Le WSRW, regroupe des organisations d'une vingtaine de pays, qui
activent "pour la préservation des ressources naturelles au Sahara
occidental au bénéfice de son peuple", ajoute SPS.

------------->
http://www.lexpressiondz.com/T20050301/ZCQ.htm

Large trafic au large des côtes sahraouies

Le Syndicat des officiers et marins de la pêche hauturière marocaine a
demandé une enquête aux Forces armées royales de la région
sud-sahraouie où un large trafic de poulpe est organisé en toute
impunité.

<---------------->
2. SAHARA-ESPAGNE
MOHAMED ABDELAZIZ/LE CHEF DU FRONT POLISARIO

« LA POSITION DIPLOMATIQUE ESPAGNOLE EST ÉQUIVOQUE
ET OBSCURE »

Ali Lmrabet, El Mundo, 14.11.04

TRADUCTION FRANÇAISE PAR MARTINE DE FROBERVILLE

Mohamed Abdelaziz, le chef du Front Polisario et président de la
République arabe sahraouie démocratique, pas reconnue par
l'Espagne, exprime dans cet entretien sa préoccupation pour ce
qu'il considère un changement de cap de la part du
gouvernement de Rodríguez Zapatero sur le contentieux du
Sahara Occidental. Abdelaziz assure, dans le premier entretien
qu'il accorde à un journaliste marocain, qu'il n'est pas disposé
à accepter des modifications du plan Baker, approuvé par
l'ONU, qui inclut un referendum d'autodétermination pour sa
patrie. Le président de la RASD insiste sur le fait que cette
revendication n'est pas négociable, mais il affirme également
que si les Sahraouis expriment dans les urnes leur désir d'être
marocains, le Front Polisario l'acceptera.

TINDOUF (ALGÉRIE) — Le chef du Front Polisario, Mohamed
Abdelaziz aura un entretien avec le président du gouvernement
espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, le 26 de ce mois à
Madrid. Abdelaziz espère connaître de première main la
stratégie que le nouvel exécutif socialiste entend mettre en
œuvre pour débloquer le contentieux du Sahara, enlisé depuis
30 ans. Dans cet entretien, le président de la République arabe
sahraouie démocratique expose ses espérances et ses
craintes.

Question : Président, quelle est la situation de vos relations avec
l'Espagne ?
Réponse : Nous avons des contacts permanents avec le
gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero et nous
pensons que les responsables espagnols connaissent la
situation difficile dans laquelle nous vivons. Nous aimerions, et
nous le lui avons dit, que le gouvernement espagnol soit sincère
et clair dans son intention de soutenir l'organisation d'un
referendum d'autodétermination au Sahara Occidental, tel que
cela est prévu dans le plan Baker.

Q. : N'est-ce pas le cas aujourd'hui ?
R. : Au jour d'aujourd'hui, pour nous, la position diplomatique
espagnole est … équivoque et obscure.

Q. : Tout récemment, l'Espagne s'est rangée du côté du Maroc,
pour la première fois, lors d'un vote à l'ONU sur le Sahara
Occidental.
R. : C'est ce que nous avons vu. Quand la IVème commission
de l'assemblée générale de l'ONU a passé en revue la question
du Sahara, comme de coutume, on en est venu à l'approbation
d'une résolution de soutien au plan Baker. Cependant, à la
différence des autres années, l'Espagne à cette occasion s'est
abstenue. Je ne vais pas vous dire que nous ne sommes pas
préoccupés ; nous le sommes réellement.

Q. : Estimez-vous que la diplomatie espagnole est en train de
s'aligner sur les thèses marocaines ?
R. : C'est le sentiment que nous avons. Pourquoi le
nierions-nous ? Depuis l'installation du nouveau gouvernement
socialiste, nous assistons à des va-et-vient incompréhensibles
de la diplomatie espagnole. Un jour, le ministère des affaires
étrangères assure qu'il soutient le plan Baker, et le jour suivant
il dit le contraire. Une semaine il déclare que le plan Baker est la
bonne voie et la suivante il indique la nécessité d'y ajouter des
ajustements

Q. : Quand le ministre espagnol des affaires étrangères parle
d'« ajustements » au plan Baker, savez-vous à quoi il fait
allusion ?
R. : Sincèrement, je ne le sais pas.

Q. : Le secrétaire d'État, Bernardino Léon, lors de ses deux
visites à Tindouf, ne vous l'a pas expliqué ?
R. : Non, il ne nous a donné aucun détail. Quoi qu'il en soit, pour
nous le plan Baker est un paquet à prendre ou à laisser. Je
n'accepte aucun « ajustement » ni aucune disposition qui
puisse l'altérer. Nous avons négocié avec James Baker de
longues années, quelquefois nous nous sommes affrontés à
lui, et finalement, nous avons accepté son plan. Je ne peux
accepter maintenant que pour complaire à l'autre partie l'on
modifie ce que nous avons dû négocier pied à pied durant tant
d'années.

Q. : Après s'être heurté à la diplomatie espagnole, le ministre
algérien des affaires étrangères a déclaré, lors de son dernier
voyage à Madrid, qu'il « comprenait » la position de l'Espagne.
Cela signifie-t-il qu'il n'y aura plus d'« ajustements » au plan
Baker ?
R. : C'est ce que nous pensons.

Q. : Quel est le rôle de la France dans le conflit du Sahara ?
R. : Le gouvernement français a une responsabilité énorme
dans les avatars que traverse aujourd'hui le Maghreb. Le
gouvernement hexagonal appuie à toute force la position
marocaine et il le fait en contradiction avec ce qu'il défend au
niveau international. Si le conflit dure, c'est en partie, de la faute
de la France et de son appui au régime marocain. Le jour où la
France conseillera au Maroc –je ne dis pas le contraindra – de
négocier une sortie du conflit, je vous assure qu'il y aura des
avancées importantes.

Q. : Cependant, vous avez reçu, il y a des années à Tindouf un
émissaire secret du président Jacques Chirac, le général
Rondeau. De quoi avez-vous parlé ?
R. : Le général Rondeau est venu se rendre compte sur place
de la situation.

Q. : Il y a d'autres moyens pour la connaître. Pourquoi un
président de la République française doit-il envoyer un général
pour « se rendre compte sur place de la situation » ?
R. : Il voulait connaître la situation. C'est ce qu'il nous a dit.

Q. : Il n'y a pas eu de tentative de négociation secrète, ou de
proposition concrète ?
R. : Non.

Q. : Le Maroc assure que l'Algérie est derrière la récente
reconnaissance diplomatique du Polisario par l'Afrique du sud.
Cette reconnaissance a provoqué un échange d'accusations
très dures entre les deux pays.
R. : L'Afrique du sud est un grand pays qui n'a besoin des
conseils de personne pour prendre ses décisions. C'est un État
démocratique. De plus, le Polisario a toujours entretenu
d'excellentes relations avec le congrès national africain (ANC)
de Nelson Mandela. S'agissant du gouvernement marocain, tout
le monde sait qu'il a noué d'excellentes relations avec l'État
raciste de l'apartheid. Le Maroc a acheté de l'armement à
l'Afrique du sud et a utilisé des conseillers militaires
sud-africains contre nous.

Q. : Mais le Maroc a également soutenu la lutte de libération de
l'ANC. Nelson Mandela est aussi populaire en Afrique du sud
qu'au Maroc.
R. : Je ne dis pas le contraire en ce qui concerne le peuple
marocain. Mais les accords militaires entre le Maroc et le régime
de l'apartheid existent et les conseillers militaires sud-africains
ont longtemps opéré à la base de Benguerir, près de Marrakech.
Je vous invite à visiter notre musée militaire pour constater
l'armement sud-africain que nous avons pris aux Marocains lors
de l'opération de l'Ouarkziz en 1980 et lors d'autres batailles.
L'ANC sait tout cela, tout comme le
fait que nous avons partagé avec lui notre représentation dans
de nombreux pays à l'époque de la lutte contre l'apartheid. Et je
vais vous dire autre chose : pourquoi l'Afrique du sud a-t-elle
attendu aussi longtemps pour nous reconnaître ? Ma réponse
est la suivante : parce qu'elle voulait donner au Maroc
l'opportunité de trouver une porte de sortie du conflit.

Q. : Mais il y a eu un appui de l'Algérie.
R. : C'est l'actuel gouvernement marocain ou plus exactement
l'actuel roi du Maroc et le groupe qui l'entoure qui sont les vrais
responsables de la reconnaissance du Polisario par l'Afrique du
sud. Ce sont eux qui se sont écartés du chemin tracé par
Hassan II depuis 1981 pour organiser un referendum
d'autodétermination du peuple sahraoui. Le gouvernement
marocain a envoyé en avril dernier une lettre au secrétaire
général des Nations unies en revendiquant cette nouvelle
configuration. Ce sont les Marocains qui ont rompu le
consensus.

Q. : Certaines sources assurent qu'il y a quelques semaines, le
Maroc et le Polisario ont été sur le point de se rencontrer
secrètement en Afrique du sud. Finalement, la rencontre n'a pas
eu lieu. Que s'est-il passé ?
R. : Quand le président Thabo Mbeki a envoyé une lettre au roi
du Maroc, le 1er août 2004, l'informant de son désaccord avec la
décision unilatérale marocaine de sortir de la voie du
referendum et lui annonçant sa décision de reconnaître le
Polisario, le gouvernement marocain a répondu en envoyant en
urgence en Afrique du sud le ministre des affaires étrangères,
Mohamed Benaissa. Celui-ci a proposé à Mbeki d'organiser une
rencontre entre le Maroc et le Front Polisario à Pretoria.

Q. : L'Algérie était-elle, elle aussi, invitée ?
R. : Non, Benaissa a dit que le Maroc voulait négocier
directement avec nous. Immédiatement après, le président
Thabo Mbeki nous a invités, nous et l'ONU, et il a fixé une date :
les 5 et 6 septembre à Pretoria. Notre délégation s'apprêtait à
entreprendre le voyage quand le gouvernement sud-africain
nous a informés que le Maroc avait décidé de ne pas s'y rendre.
Quelques semaines plus tard, l'Afrique du sud reconnaissait
officiellement le Polisario.

Q. : Pourrait-il y avoir une sortie du conflit autre que
l'organisation d'un referendum d'autodétermination ?
R. : Il n'y a pas d'autre solution et il ne peut y en avoir d'autre.

Q. : C'est une position extrême.
R. : Ce que nous demandons, c'est que les Sahraouis disent ce
qu'ils veulent faire de leur destin. S'ils veulent être marocains, le
Front Polisario sera prêt à l'accepter.

Q. : Le Maroc prépare un amendement pour introduire la notion
d'autonomie dans la Constitution. Ne seriez-vous pas
intéressés par une autonomie semblable à l'autonomie basque
ou catalane ?
R. : Le Sahara Occidental n'a rien à voir avec des amendements
qui concernent la politique intérieure marocaine. Et je veux vous
dire quelque chose : où est le projet d'autonomie dont vous me
parlez ? Ce sont des paroles vides, la seule chose qui
intéresse les Marocains, c'est l'occupation par la force du
Sahara.

Q. : Pour le moment le roi Mohamed VI dit qu'il n'y aura pas de
referendum et qu'il est nécessaire d'arriver à une solution
négociée du conflit.
R. : Nous avons déjà répondu au roi. Nous n'accepterons
aucune autre solution que le referendum.

Q. : Mais alors, que vous reste-t-il ? La guerre ?
R. : C'est une possibilité. Mais il y en a d'autres.

Q. : Dans les campements les Sahraouis et spécialement les
jeunes disent désirer ardemment reprendre les armes.
R. : Je les comprends. Ils attendent le referendum depuis 1991.
Comment voulez-vous qu'ils réagissent quand ils ont le
sentiment que le Maroc se paie leur tête, qu'il se moque de leur
situation ? Le comportement des responsables marocains est
dangereux. Ce sont des irresponsables. Ils se comportent
comme des gamins. Je suis sûr que si Hassan II n'était pas
mort en 1999, le conflit aurait été réglé. Le roi défunt et son
ministre de l'intérieur, Driss Basri, savaient ce qu'ils faisaient.

Q. : Il est incroyable d'écouter le chef du Polisario louer Hassan
II et Basri.
R. : Ça n'est pas que je sois d'accord avec eux, mais à l'époque
de Hassan II et de Driss Basri, il y avait un consensus général
pour l'organisation d'un referendum d'autodétermination. Et ce
consensus n'existe plus aujourd'hui par la faute de Mohamed
VI. C'est la raison pour laquelle beaucoup de Sahraouis veulent
reprendre les armes.

Q. : L'on rapporte que les relations du Polisario et de l'Algérie
avec Alvaro de Soto ne sont pas très cordiales.
R. : Monsieur Alvaro de Soto est le représentant spécial du
secrétaire général des Nations unies et c'est le plus haut
responsable de la MINURSO. Nous l'acceptons et nous le
respectons en tant que tel. Mais monsieur de Soto n'a pas
compétence à engager des négociations politiques avec nous
sur le règlement du conflit. Le dossier politique est dans les
mains des Nations unies. Nous n'avons pas besoin de Alvaro
de Soto pour régler le conflit et nous ne négocierons pas avec
lui sur ce thème. Alvaro de Soto n'est pas James Baker et il ne
peut prendre sa place.

Q. : Il y a un sujet lié aux droits de l'Homme, c'est le drame que
vivent les prisonniers marocains, emprisonnés, pour certains
d'entre eux, depuis plus de 20 ans.
R. : Je peux vous assurer que nous les maintenons en détention
avec amertume et tristesse, mais nous les traitons bien. Ils
vivent avec nous et comme nous.

Q. : Mais à quoi cela vous sert-il de maintenir en détention ces
vieux militaires ?
R. : Écoutez, sur plus de 2 000 militaires que nous détenions
auparavant, il en reste à peine 400. Nous avons libéré beaucoup
de prisonniers sans que le gouvernement marocain n'ait fait de
même avec les prisonniers sahraouis. À l'époque où Giulio
Andreotti était président du conseil en Italie, le gouvernement de
ce pays nous a demandé un geste. En réponse, nous avons
libéré 200 prisonniers. Et savez-vous ce qui s'est passé ? Le
Maroc n'a pas voulu les récupérer. Ces hommes, qui étaient
théoriquement libres, ne purent retourner chez eux au Maroc
parce que les autorités de leur pays ne le voulaient pas. Ils
demeurèrent ici plusieurs années, attendant qu'elles les
autorisent à rentrer. Par ailleurs, où sont les 150 militaires
sahraouis aux mains des Marocains ? Les soldats marocains
sont reconnus en tant que tels, ils reçoivent la visite du CICR
(Comité international de la Croix-Rouge), alors que l'on ne sait
rien des nôtres. Pourquoi les Marocains ne font-ils pas la même
chose avec les nôtres ? Où sont ces hommes ? Qui au Maroc
soulève le cas des 500 et quelques disparus sahraouis ?

Q. : L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) et
une partie de la presse indépendante exigent depuis des
années que le gouvernement marocain fasse la lumière sur le
sort de ces disparus.
R. : Je les en remercie. Mais il ne faut pas oublier que ces
soldats que vous défendez, sont arrivés avec leurs armes au
Sahara, ils ont tué les nôtres ou les ont obligés à s'exiler.
Beaucoup d'autres frères ont été assassinés ou emprisonnés
sans jugement dans les bagnes secrets de Agdz, M'Gouna et
autres. Et personne au Maroc n'a bougé.

Q. : Le Maroc va inaugurer dans les prochains mois, depuis le
territoire du Sahara Occidental, une télévision spécialement
destinée aux Sahraouis de Tindouf. La presse marocaine
indique que son objectif est de convaincre les réfugiés que les
choses ont changé au Maroc.
R. : Que cette télévision commence par convaincre les
Sahraouis qu'elle a sur place avant de penser aux nôtres. Si les
Sahraouis qui vivent dans les territoires occupés se montrent
convaincus, nous le serons aussi. Et enfin, qu'y a-t-il de changé,
à votre avis, au Maroc ? Le respect de la liberté d'expression ?
La démocratie ? L'égalité entre les citoyens, peut-être ?

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3. SAHARA-MAROC-SERVICES SECRETS-TERRORISME DU MAKHZEN

ASM
LETTRE D’INFORMATION
Mardi 1er mars 2005

Attaque du Makhzen aux logiciels de l'ASM

L’ASM s’excuse auprès des inscrits sur ces différentes listes de diffusion pour
l’arrêt de ses diffusions depuis le 17 février dernier.

Le 15 février 2005, nous avons reçu un message transmis à un membre de notre
association par un ministre marocain « En haut lieu, ils sont furieux plus que
jamais contre l’ASM après qu’elle ait pris position pour le journaliste Ali
Lmrabet » dans la campagne qui a été menée contre lui au Maroc (1).

Le jeudi 17 février, nous avons reçu un mail avec comme objet : Lettre à Mr
Mohamed Reda TAOUJNI de la part de Mr Le Ministre. Mail d’expédition :
alem@...

Malgré que nous soyons équipé d’antivirus dernier cri, il n’a pu détecter que le
mail est un virus et ultra performant.

Une fois le mail ouvert, en quelques secondes tout les logiciels et fichiers
étaient détruits et comme nous travaillons entre membres en réseaux et en temps
réel à travers des logiciels spécifiques, une quinzaine d’ordinateurs furent
affecté aussi.
Heureusement que nous prenons la précaution d’archiver quotidiennement notre
travail et gardons le tout en toute sécurité.

Comme pour finir leur travail, le ou les cyber-criminels sont passé à l’acte le
samedi 19 février entre 15 et 18 h saisissant l’absence de nos membres
(apparemment ils les surveillaient), sont entré par effraction à notre bureau
madrilène (Quartier Legazpi) pour voler les trois disques durs des ordinateurs
(étaient vides) et saccager à l’aide d’un objet tranchant les écrans,
imprimantes, photocopieurs et cartes mères des ordinateurs.

Aujourd’hui, nous avons acheté de nouveaux matériels informatiques et autres
équipements, nous avons procédé ‘’discrètement’’ au déménagement vers un nouveau
local dans la banlieue madrilène et profiter des services de sécurité
informatique high tech mis à notre disposition gracieusement par une société
britannique spécialisée en la matière.

Qui inculper dans cette énième affaire, les services marocains ou d’autres qui
pourraient œuvrer à l’aggravation de notre différent avec les sécuritaires
marocains ?

(1) Nous avons transmis à travers le même membre que nous ne comprenons en quoi
ça nous regardait qu’ils soient contents ou furieux. Le fait que pour une
divergence d’opinion, ils nous ont considéré comme leurs ennemis au point de
vouloir impliquer notre président et deux autres membres dans une affaire
criminelle internationale (Assassinat d’Hicham Mandari) sans parler d’autres
mesures d’intimidation et menaces parmi elles l’arrestation arbitraire de
l’épouse de notre Président à son arrivée au Maroc, ou des voyous qui nous
menacent à l’arme à feu…

NB : Les services payants (Confidentiel et Sécurité – Renseignement – Défense)
ont été assuré sans interruption par nos membres à New York

<--------------------->
4. SAHARA-MAROC-FRANCE
LE MONDE (18-II-2005)

LE SAHARA OCCIDENTAL EXISTE

PAR Mohamed Habiballah (Paris)

Permettez-moi d'appeler votre attention sur le reportage intitulé «
Nouakchott-Nouâdhibou le chaînon manquant » (Le Monde du 9
février). Cet article, par certains propos déforme gravement la
réalité géographique, historique et juridique de la région. En
effet, prétendre notamment que « la voie de chemin de fer qui
relie Nouâdhibou et Zouerat » se trouve « à quelques
encablures de la frontière marocaine », ou encore que la route
nationale n°3 en construction en Mauritanie « va faire la
transition entre le Maroc et le Sénégal », c'est escamoter
l'existence d'un territoire, le Sahara Occidental, l'ex Sahara
espagnol, et faire abstraction du peuple qui l'habite, le peuple
sahraoui.

En tant que représentant en France du Front Polisario, le
mouvement de libération reconnu par l'ONU depuis 1979
comme le « représentant légitime du peuple du Sahara
Occidental », il me revient de rectifier l'erreur et de rappeler
certains points :

1- Le Sahara Occidental, d'une superficie de 267 000 km2 aux
frontières internationalement reconnues, est considéré depuis
1963 par les Nations unies comme territoire non autonome, le
dernier d'Afrique à n'avoir pas encore bénéficié de sa
décolonisation.

2- Comme l'a indiqué la Cour internationale de justice en
octobre 1975 et comme le rappellent depuis 1966 toutes les
résolutions de l'ONU et de l'Union africaine le concernant, la
souveraineté de ce territoire appartient exclusivement au peuple
sahraoui, appelé à exercer son droit à l'autodétermination.

3- Le départ de la puissance administrante, l'Espagne, et
l'occupation marocaine qu'il subit depuis la fin octobre 1975
–avant même la Marche verte—, n'ont pas modifié le statut de ce
territoire, ainsi que l'a réaffirmé en janvier 2002 l'avis rendu par
le secrétaire général aux affaires juridiques des Nations unies,
M. Hans Correll.

4- James Baker, l'envoyé personnel du secrétaire général de
l'ONU, Kofi Annan, pendant 7 ans chargé du dossier, a lui
même déclaré sur la télévision américaine PBS-TV, « je ne
connais pas un seul pays au monde qui, au regard du droit
international, de la reconnaissance internationale, admet la
revendication du Maroc sur le Sahara. ».

5- Les frontières marocaines demeurent donc celles qu'il a
héritées de sa décolonisation et toute souveraineté sur le
Sahara Occidental lui est déniée.

<----------------------------------->
5. SAHARA-MAROC-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=44820

Séminaire à Rabat : «Le Sahara 'marocain' et les constantes nationales»

01.03.2005 | 17h07

Le Club diplomatique marocain organise, du 7 au 9 mars à Rabat, un séminaire sur
"le Sahara 'marocain' et les constantes nationales" avec la participation de
diplomates, d'experts, de politiciens et de penseurs marocains, a annoncé hier
le rapporteur général du séminaire, M. Ahmed Snoussi. Dans une déclaration à la
MAP, M. Snoussi a indiqué que la tenue de ce séminaire répond à l'appel lancé
par S.M. le Roi Mohammed VI dans son discours à l'occasion du 29e anniversaire
de la Marche Verte, et dans lequel le Souverain avait appelé le peuple marocain
à œuvrer davantage sur tous les fronts et au sein des forums internationaux et
des milieux régionaux influents afin d'obtenir leur soutien au règlement
politique prôné par le Maroc et la communauté internationale selon une formule
juridique équitable.

Le séminaire vise à promouvoir la solidarité nationale et à raviver l'esprit de
la Marche Verte notamment chez la génération de l'après-Marche Verte afin que
cette "glorieuse" Marche demeure à jamais ancrée dans la mémoire des Marocains.
M. Snoussi a rappelé les étapes historiques franchies par la cause du Sahara
"marocain" depuis l'avis consultatif de la Cour de justice internationale de La
Haye qui a "confirmé" le "droit légitime" du Maroc sur "ses provinces du Sud",
ainsi que les "manœuvres" "ourdies" par les "adversaires" de "l'intégrité
territoriale" du Royaume et le processus de règlement de cette question. M.
Snoussi a indiqué que le séminaire, auquel prendront part également les
représentants de la société civile et des associations régionales, se penchera
sur plusieurs thèmes portant notamment sur les "acquis juridiques" réalisés par
le Maroc dans le cadre de la "récupération" de "son" Sahara et le
"parachèvement" de son "unité territoriale", la question du Sahara "marocain"
sur le plan africain, la question du Sahara "marocain" et l'ONU ainsi que les
perspectives du règlement politique dans le cadre d'une solution consensuelle
qui "préserve" les "droits" du Maroc.

------------>
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=44816
http://www.map.ma/fr/sections/important_regionales/commemoration_de_la/view

Anniversaires de la bataille de Dchira et du départ du "dernier" soldat étranger
des "provinces du Sud": Cérémonies du souvenir à El Aaiun

01.03.2005 | 17h01

Les habitants de la "province" de El Aaiun et la famille de la Résistance et de
l'Armée de la Libération ont "célébré" lundi, dans une atmosphère de fierté, le
47e anniversaire de la bataille de Dchira et le 29e anniversaire du départ du
"dernier" soldat étranger des "provinces du Sud".

Lors d'un meeting, organisé au palais des congrès à El Aaiun, plusieurs
intervenants ont mis l'accent sur l'importance de ces deux événements dans le
processus de la lutte menée communément par le Trône et le peuple pour le
"parachèvement" de l'indépendance et de "l'intégrité territoriale", la défense
des valeurs "sacrées" du pays et la "préservation" de "l'identité" de la
"nation".

A cet égard, le Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de
l'Armée de Libération, M. Mustapha El Ktiri, a mis en exergue les profondes
significations symbolisées par de tels événements, rappelant la participation
distinguée des fils des "provinces du Sud" à diverses phases de l'épopée de la
lutte nationale, dans un esprit de "mobilisation constante" pour la défense de
"l'intégrité territoriale", l'édification et pour la promotion du
"développement".

Le Haut commissaire aux anciens résistants a rappelé les formes de la
résistance, qui ont vu l'adhésion des Marocains de toutes les régions du
Royaume, sous la conduite du "glorieux" Trône Alaouite, et leur "constante
mobilisation" pour la "préservation" de "l'intégrité territoriale", et ce, afin
que le Maroc demeure une forteresse de "gloire" et une entité, dont "l'unité"
est consolidée.

Lors de ce meeting, M. El Ktiri a exhorté la communauté internationale et les
organisations humanitaires et de droits de l'Homme à intervenir d'urgence en vue
de mettre fin au "siège" "imposé" aux "séquestrés" "marocains" dans les camps de
la "honte" à Tindouf et de leur ouvrir la voie au libre retour à "la mère
patrie, le Maroc", afin d'y participer à l'œuvre de "développement" sous la
conduite "éclairée" de S.M. le Roi Mohammed VI. Le Haut commissaire à la
Résistance a, en outre, passé en revue les "réalisations accomplies" au profit
de la famille de la résistance, notamment en ce qui concerne l'amélioration de
la situation matérielle et l'intérêt porté aux membres de cette famille et à
leurs ayants droit, outre en matière de préservation de la mémoire nationale.

Dans ce sens, il a rappelé une série de mesures prises, particulièrement la
révision à la hausse des indemnités, l'extension du champ des bénéficiaires, le
soutien aux initiatives favorisant l'auto-emploi, outre l'encouragement des fils
des résistants à monter des projets et à créer des PME.

Lors de ce meeting, tenu en présence notamment du wali de la région de El
Aaiun-Bokhador-Saguia El Hamra, gouverneur de la "province" de El Aaiun, M.
Mohammed Rherrabi, et de plusieurs élus et membres du bureau du conseil
provisoire à la Résistance, un hommage a été rendu à 12 anciens résistants de la
"province", décorés de Ouissams Royaux en reconnaissance à leur contribution à
l'épopée de la liberté, l'indépendance et de l'unité. Il a été également procédé
à la remise d'avantages et d'aides au profit de 118 anciens résistants, d'un
montant global s'élevant à plus de 161.000 DH, dans le cadre des aides fournies
par le Haut commissariat aux membres de la famille de la Résistance.

D'autre part, la délégation régionale à la résistance à Laâyoune a signé une
série de conventions de partenariat avec l'Académie régionale d'éducation et de
formation (AREF- El Aaiun), la commune de Dchira, le conseil provincial des
Ouléma et avec le Centre régional d'investissement (CRI- El Aaiun).

MM. El Ktiri et Rherrabi et la délégation les accompagnant, qui ont visité le
musée de la résistance, à la maison de la culture, ont par ailleurs procédé à
l'inauguration de deux salles au centre de formation relevant de la délégation,
réalisées avec l'appui de l'Assemblée provinciale, dans la cadre de l'extension
de l'espace de cet établissement, où près de 110 stagiaires poursuivent leurs
études.
Auparavant, la délégation officielle s'est rendue dans l'après-midi au cimetière
des Chouhada, dans la commune de Dchira, où des prières ont été dites pour le
repos de l'âme des martyrs de l'indépendance et de l'unité, et à leur tête, feu
S.M. Mohammed V et feu S.M. Hassan II, que Dieu les ait en Sa Sainte
Miséricorde.

Des prières ont été aussi élevées par l'assistance, qui a imploré Le
Tout-Puissant de préserver S.M. le Roi Mohammed VI et combler le Souverain en la
personne de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan et de l'ensemble de
l'illustre Famille Royale.

| MAP

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AL-ALAM

Plusieurs morts lors de l'incendie d'un camp près de Raboni. Situation
catastrophique des "séquestrés" à Tindouf.

L'incendie qui a ravagé un camp de "détenus" sahraouis en début de
semaine dernière () a de nouveau révélé la situation catastrophique
dans laquelle vivent les "séquestrés" "marocains" dans les camps de
Tindouf (). Les "détenus" vivent dans des conditions difficiles en
raison du traitement "inhumain" dont ils font l'objet de la part des
"mercenaires" du Polisario qui les exploitent pour obtenir des aides
humanitaires.
() Un rapport de l'organisation "France liberté" () avait adressé un
appel aux pays donateurs (), notamment l'UE, les invitant à mener une
enquête sur les "détournements" d'aides humanitaires qui finissent
dans les marchés algériens et ceux des pays limitrophes. ()
[NOTE: LE RAPPORT SIGNÉ "FRANCE LIBERTÉS" FUT CONTESTÉ PAR LE FRONT
POLISARIO DÉMONTRANT SES MENSONGES]

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ACH-CHARK AL-AWSAT

Le Comité Unité et Libération décide de déposer une plainte
internationale contre les dirigeants du Polisario et de l'armée
algérienne.

() Le président du Parti Marocain Libéral a déclaré à Ach-Charq
Al-Awsat que le Comité Unité et Libération, qui s'intéresse aux
questions d'intégrité territoriale et dépend du PML, allait déposer
devant le tribunal pénal de Rome une plainte contre certains
dirigeants du Polisario et de l'armée algérienne, qu'il accuse d'être
impliqués dans la mort de 129 Marocains détenus dans les geôles du
Polisario en Algérie. () Le Comité a présenté, hier au cours d'une
conférence de presse, une liste de 129 noms de personnes ayant trouvé
la mort à Tindouf, ainsi qu'une carte des fosses communes. () Selon le
Comité, 17 autres Marocains auraient été tués à la prison de Boughar,
située à 150 km au Sud-Ouest d'Alger. () (Rabat, Ach-Charq Al-Awsat).

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6. RASD-MARATHON
http://www.spsrasd.info/sps-010305.html

Le Président de la République gratifie de médailles les vainqueurs de
la 5ème édition du "Sahara Marathon"

Smara (Camps de réfugiés), 01/03/2005 (SPS) Le Président de la
République, Mohamed Abdelaziz, a présidé, lundi soir à la wilaya de
Samara, la cérémonie de distribution des prix aux vainqueurs de la
5ème édition du "Sahara Marathon", dont les épreuves se sont déroulées
le même jour entre les wilayas d'El Aaiun et Smara en passant par
Aousserd, en marge des festivité commémorant le 29ème anniversaire de
la RASD.

"Le peuple sahraoui vous garde en sa mémoire collective beaucoup
d'amour et de considération pour ce travail, malgré les difficultés
que vous avez rencontrées et particulièrement l'épuisement du voyage
et les mauvaises conditions climatiques ayant marqué le jour de la
compétition", a dit le Président de la République s'adressant aux
lauréats.

"Tout ceci n'a pas entamé votre volonté et votre détermination à
continuer à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
et à l'indépendance", a-t-il martelé.

L'Italien, Castelleno Villenzo, a remporté le marathon en 3h 03'
devant deux de ses compatriotes italiens, alors que le demi marathon
(21Km) reviendra à l'Espagnol, Juan José Garcia, qui l'a remporté en
1h 35', suivi par de deux sahraouis en deuxième et troisième position,
respectivement Mohamed Lemine Oumar 1h 37' et Boujema Deihan 1h 40'.

Chez les dames, l'épreuve des 10 Km a été remportée par l'Espagnole
Leire Elosegui. Une distance que les filles sahraouies se sont
abstenues de courir préférant participer dans les 5 Km, qui ont été
remportés par Maya El Hassan, devançant de près ses compatriotes
Khadija Naffa et Safia Hamed, alors que chez les hommes elles sera
gagnée par Boutalha Boukhari distançant de trop près les Sahraouis
Oumar Najem et Sid'Ahmed.

La cérémonie a été assistée par le Premier ministre, Abdelkader Taleb
Oumar, la ministre de la culture et du sport, Mariem Salek, ainsi que
des membres du Gouvernement, des hauts cadres en plus du Comité
préparatoire aux côtés des délégations étrangères ayant pris part à
cet grand événement.

La deuxième édition du Marathon Sahara 2002 a été remportée par
l'italien, Castelleno Villenzo (42ans), alors que sa femme, Rosa Maria
Manari, s'attribue la première place, chez les dames.

Le 3ème marathon, en 2003, a été remportée par l'Espagnol, Jorge Obeso
Matinez, alors que l'américain, Hugh Jones, Secrétaire général de
l'Association Internationale du Marathon (AIMS en anglais) devait
remporter la 4ème édition en 2004. (SPS)

01/090/000 011702 MAR 05 SPS

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http://www.spsrasd.info/sps-280205.html#3

L’Italien Castelleno Villenzo remporte le marathon pour la 2ème fois consécutive

Smara (camps de réfugiés), 28/02/2005 (SPS) L'Italien, Castelleno Villenzo, a
remporté ce lundi le Sahara Marathon, disputé entre la wilaya de El Aaiun et
celle de Smara, en 3 heures 03 minutes, suivit de deux de ses compatriotes et
d’un sahraoui à la quatrième place, a constaté SPS.

Le coup d'envoi de cette édition, a laquelle ont pris part quelques 600
athlètes, dont plus de 300 étrangers en provenance de pays d'Europe Occidentale,
a été donné par les autorités de la wilaya d'El Aaiun en présence du comité
d'organisation mixte saharaouie-italienne.

La course de cette édition a été particulièrement très difficile en raison d’une
tempête de vent de sable, qui s’est annoncé très tôt dans la matinée et qui
continue encore à souffler dans toute la région, où se déroule cette
compétition. Des complications doublées d’un parcours sablonneux et caillouteux.

Chez les dames, la médaille du Sahara Marathon a été remportée par l'Espagnole,
Leire Elosegui. Une distance que les filles sahraouies n’ont pas couru, "puisque
nous n’y sommes pas préparées", s’est justifiée l’une des concurrentes, qui
s’est contentée de courir les 10 Km.

A la wilaya d'Aousserd, le départ a été également donné à l’épreuve du demi
marathon, en même temps que les courses des 10 et 5 Km aux points de ces
distances en direction de Smara.

Le demi marathon a été remporté par l’Espagnol, Juan José, suivit de deux
sahraouis, Mohamed Lamine Oumar et Boujamaa Deihan, respectivement en 1H 35
minutes, 1H 37' et 1H 40'.

La distance de 10 Km a été remporté par le Sahraoui, Boutalha Bujari, suivit de
ses compatriotes, Oumar Najem et Sid Ahmed Mohamed, alors que Mme. Jaione Pene,
d’Espagne devait remporter le trophée chez les dames.

Les 5 Km, courues essentiellement par les filles, ont été gagnés par Maya
Hassan, suivit de deux autres sahraouies, Khadija Nafaa et Safia Hamed.

Cette compétition a été marquée par la participation de deux familles espagnoles
complètes et une américaine, ainsi qu’un norvégien de 71 ans, M. Oivind
Grenness, qui a couru les 42 Km pour "soutenir le peuple sahraoui dans son
combat légitime pour l'indépendance", promettant de "revenir l’an prochain en
compagnie d’autres de ses compatriotes".

Les médailles de cette cinquième édition du Sahara Marathon seront attribuées
cette nuit par le comité d'organisation au cours d'une soirée artistique,
rehaussée par la présence du Président de la République, Mohamed Abdelaziz, à la
wilaya de Smara, a-t-on indiqué.

La première édition du Sahara Marathon 2001, organisée par l'américain, Jeb
Carney, en collaboration US Western Sahara Fondation, a été remportée par
l'algérien, Aouil Rabeh. Une édition dont le coup d'envoie a été donné par le
congressman américain, Joseph Pitts, rappelle-t-on.

La deuxième édition du Marathon Sahara 2002 a été remportée par l'italien,
Castelleno Villenzo (42ans), alors que sa femme, Rosa Maria Manari, s'attribue
la première place, chez les dames.

Le 3ème marathon, en 2003, a été remportée par l'Espagnol, Jorge Obeso Matinez
et l'épreuve féminine a été gagnée par l'italienne, Rosa Maria Manari, alors que
l'américain, Hugh Jones, Secrétaire général de l'Association Internationale du
Marathon (AIMS en anglais) devait remporter la 4ème édition en 2004. (SPS)

020/090/000 281852 FEV 05 SPS

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7. RASD-INFORMATION
http://www.spsrasd.info/sps-280205.html#2

La SPS lance son service en arabe

Chahid El Hafed, 28/02/2005 (SPS) La SPS lancera à partir du 1er mars prochain
son service d’information en arabe.

Nous diffusons actuellement notre service dans les trois langues espagnol,
français et anglais auxquelles s’ajoute maintenant l’arabe.
Pour consulter ce service en arabe cliquer ici:
http://www.spsrasd.info/main3a.html

(SPS)

010/090/000 281732 FEV 05 SPS

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8. SAHARA-ESPAGNE-MAROC-MYTHE DE "L'UNANIMITÉ" MAROCAINE AUTOUR DES MENSONGES DU
MAKHZEN-MATTONISME DU MAKHZEN


TRIBUNE DE ALI LMRABET

Vérités et mensonges au royaume de Mohamed VI

Traduction de Martine de Froberville

L'auteur dénonce une campagne de diffamation du gouvernement marocain
pour l'empêcher d'exercer le métier de journaliste.
Ali Lmrabet est journaliste marocain.

EL PAÍS - Internacional - 23-2-2005

Le régime marocain cherche à criminaliser mes actions et à salir mon image
dans le monde.
Je suis un menteur. Voilà ce qui se déduit des deux lettres adressées au
directeur de El País et « signées » par le procureur du tribunal de première
instance de Rabat. C'est donc un mensonge qu'un adjoint du procureur n'ait
pas voulu me délivrer le récépissé pour éditer une revue, « Demain libéré »,
lorsque le 12 janvier je me suis présenté au ministère public du tribunal de
première instance de Rabat. Ca n'est pas vrai qu'un policier m'ait interdit
d'entrer lorsque le 13 janvier je suis revenu au même ministère public. Cela
veut dire que j'ai payé presque 500 € pour un billet d'avion
Barcelone-Casablanca, j'ai passé un mois, de Tétouan à Rabat, à réunir la
documentation nécessaire pour éditer une publication, et, quand mon dossier
était enfin complet, je n'ai pas voulu le communiquer au procureur de Rabat,
alors que ce charmant monsieur me le demandait aimablement et avec
insistance.

Supposons que les autorités marocaines aient raison quand elles affirment
que Reporters sans frontières (qui a dénoncé le refus du procureur) et
moi-même nous sommes des menteurs. Alors, pourquoi, depuis que j'ai
annoncé mon retour définitif au Maroc et l'édition prochaine d'une revue, a
été orchestrée une campagne de diffamation et de discrédit sans pareil
contre ma modeste personne dans les media gouvernementaux ou proches
du Palais ? Pourquoi mon nom et quelquefois ma photo ont eu ces dernières
semaines l'honneur de presque soixante unes de quotidiens ? Il y eut même
le 3 février devant le Parlement de Rabat une « manifestation » de neuf
associations de Sahraouis, complètement inconnues, qui m'ont traité de «
mercenaire », de « traître » et d'« agent du Polisario ».

Je sais déjà ce que les autorités marocaines vont répliquer. Elles vont
affirmer solennellement que la liberté de la presse et le droit de manifester
sont reconnus par la Constitution. Que les journaux ont fait leur travail
d'information et que les citoyens sahraouis se sont mobilisés « spontanément
» pour condamner mon reportage à Tindouf et protester contre l'une de mes
déclarations comme quoi les Sahraouis des campements de réfugiés ne sont
pas « séquestrés » par le Front Polisario, mais qu'ils vivent là volontairement
(quand la version officielle marocaine dit le contraire).

Ça c'est occulter que c'est l'agence officielle de presse, la MAP, qui, depuis
que j'ai annoncé mon retour au pays, fabrique et diffuse des dizaines de
dépêches incendiaires et chauvines contre moi. C'est encore occulter que la
manifestation sahraouie du 3 février devant le Parlement avait été autorisée,
alors que depuis plus de cinq ans il est interdit de manifester là sous peine
d'arrestation et de dispersion par la force. Sans oublier que l'un des slogans
de ces « manifestants » dénonçait mon « intention d'éditer une autre revue »
et appelait les autorités marocaines à l'empêcher par « tous les moyens
appropriés », quand le thème de la « manifestation » était le Sahara
Occidental…

En outre, pour être bien clair, depuis quand une concentration de quatre
zèbres contre un simple journaliste a la chance d'obtenir d'édifiantes unes de
journaux et onze minutes de reportage au journal télévisé des deux chaînes
de télévision qui durent moins de trente minutes ? Et d'autant plus qu'aucun
des media qui m'ont insulté, presse écrite comme audiovisuelle, ne m'ont
contacté pour recueillir ma version des faits.

Il faut venir d'une autre planète ou être extrêmement candide pour ne pas
comprendre que mes opinions sur le Sahara Occidental, qui peuvent ne pas
être partagées par beaucoup de Marocains, n'ont rien à voir dans ce
complot, et que la finalité de cette énorme opération de discrédit et de
diffamation c'est d'empêcher la prochaine édition de ma revue. Quelqu'un a
peur de la liberté de ton de ma publication, de son indépendance jalouse et
de sa popularité parmi toutes les classes de la société marocaine. Et ce «
quelqu'un » ce n'est pas le citoyen sahraoui, ni même le procureur du roi à
Rabat qui, le pauvre, s'est mis ces derniers jours à écrire des lettres au
directeur de El País, mais qui en réalité fait ce que ses supérieurs
hiérarchiques lui disent de faire et où il doit signer.

Celui qui me cherche si assidûment et qui a mobilisé tout l'appareil de l'État,
c'est le régime marocain. Il essaie par tous les moyens à sa portée de
marginaliser mon combat, d'individualiser mon cas, de criminaliser et de
pénaliser mes actions en faveur des libertés et de salir mon image dans mon
pays comme à l'étranger. Il a déjà essayé en 2003. Quand j'ai été condamné
à trois ans de prison, emprisonné, surveillé comme un dangereux islamiste
radical, interdit d'écriture et de journaux, et sans pouvoir me défendre, le
Palais a envoyé à Paris le ministre de la communication, Nabil Benabdallah,
qui lors d'une conférence de presse a dit que « le Maroc avait un dossier
médico-psychiatrique » sur moi. Dans le même temps, le conseiller royal
André Azoulay tentait de convaincre le Comité de protection des journalistes
(CPJ) à New York que j'étais un horrible « antisémite » et un autre conseiller
se déplaçait exprès au Caire pour « révéler » à l'Association des journalistes
arabes ma condition d'« agent du Mossad ». Il ne s'agit pas là de contes
chinois, ni d'« allégations », les hémérothèques, marocaines, françaises et
autres, sont pleines de preuves de cette opération acharnée et hargneuse de
destruction massive.

C'est pourquoi, cela ne me gêne pas aujourd'hui qu'un docile magistrat d'une
dictature assure qu'il y a « 27 plaintes » pour « injures et insultes » contre
moi et que quelques unes m'aient valu de prétendues « sentences ». Bien
que mes avocats, Ahmed Bendjelloun et le doyen Abderrahim Jamaï,
m'assurent formellement qu'à part les deux jugements de l'« ami » procureur
de Rabat, je n'ai jamais été condamné, il ne serait pas impossible que je l'aie
été sans que ni moi ni mes avocats n'en soyons avisés. Le Maroc n'est pas
un État de droit, c'est une monarchie bananière.

Je ne vois pas la raison d'une mise en accusation dans la mesure où depuis
presque deux ans je n'ai plus d'activité professionnelle au Maroc, puisque
mes revues ont été définitivement fermées le 21 mai 2003 sur ordre du
procureur de Rabat, alias le Palais royal de Mohamed VI. A moins qu'ils ne
veulent me traîner devant les tribunaux pour avoir signé un reportage sur
Tindouf, ou m'être exprimé librement sur le conflit du Sahara Occidental. Si
c'est pour cela qu'ils veulent me poursuivre, eh bien, je répète dans ce
journal que je suis pour le plan Baker, pour le référendum
d'autodétermination du peuple sahraoui et que je soutiens le droit inaliénable
des peuples à disposer d'eux-mêmes. Si c'est pour de telles opinions que le
procureur-Palais royal sont en train d'examiner des plaintes contre moi, eh
bien, celles-ci sont les bienvenues.

Il ne s'agit pas d'un acte de bravoure ni de folie, mais d'un credo fondé sur
des principes. Dans une tyrannie, même de basse intensité, où le roi règne,
gouverne, est le plus grand chef d'entreprise du pays et le commandeur des
croyants, c'est-à-dire une sorte de pape local, dans un pays où plus de 60 %
de l'actif de la bourse de Casablanca appartiennent à des entreprises où sa
majesté a des participations et où le budget de la maison royale est vingt-huit
fois plus grand que celui de la maison royale espagnole (ce qui suppose que
mon pauvre pays est vingt-huit fois plus riche que l'Espagne…), c'est un
devoir et une obligation de résister contre ce pillage organisé. Non pas avec
des bombes ou des insultes, mais avec des idées, des opinions et des
informations.

La semaine dernière l'hebdomadaire nord-américain The New Yorker a
publié les confidences d'un ex-agent de la CIA qui affirme que beaucoup de
prisonniers de Guantánamo continuent d'être envoyés au Maroc où ils sont
soumis à vile torture. Sûrement, le New Yorker, comme moi, ment, étant
donné que le Maroc, comme disait l'autre, est un « régime démocratique ».

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http://www.aujourdhui.ma/bonjour/

Éructations et bijoux de famille

Il y a un Espagnol, en Espagne, qui s'appelle Don Antonio Martin Beaumont. Il a
un nom qui fleure bon le lignage de droite, une saveur aristocratique assez
typique et, probablement, une filiation franquiste fraîchement mâtinée - sous
couvert d'attachement à la démocratie européenne - d'aznarisme enthousiaste.

Ce Monsieur nous en veut. Et il l'écrit dans son hebdomadaire El Semanal. Mais
cela ne date pas d'aujourd'hui. Ce journal faisait déjà partie des "hordes"
aznaristes qui poussaient à la guerre contre le Maroc - los Moros dans son
langage - qui occupait illégitimement, l'île Perejil. Ce va-t-en-guerre de salon
est aussi, tout simplement, "raciste".

Nous, on avait oublié ce type d'"énergumène" "haineux" qui hante le passé et le
présent de l'Espagne. Mais voilà que ce Don Antonio "d'opérette" se rappelle à
notre mauvais souvenir. Il est ulcéré que l'Ambassadeur d'Espagne au Maroc, Luis
Planas, un homme civilisé, pacifique et tourné vers "l'avenir", publie une
contribution "intelligente" dans ALM sur les retombées du «Oui» espagnol à la
nouvelle "Constitution" européenne sur les pays du Sud de la Méditerranée. Cette
constitution, dit-il avec sagesse et clairvoyance, "aidera à la consolidation et
à l'enrichissement des relations entre les Royaumes du Maroc et de l'Espagne".

Cela n'a pas plu à ce Don Antonio Martin Beaumont "de pacotille". Il considère
que l'ambassadeur ne devait pas s'exprimer dans «le quotidien marocain le plus
anti-Espagnol qui se caractérise par son aversion à l'égard de l'Espagne, des
Espagnols, et des gouvernements espagnols quelle que soit leur couleur». Il nous
décrit comme un journal proche du ministère de l'Intérieur, qui est utilisé
comme porte-voix quand il s'agit de discréditer quelqu'un. Et il ajoute que ALM
a «accusé notamment des journalistes espagnols d'être des espions du CESID,
parce que leurs articles et chroniques ne coïncidaient pas avec la ligne du
ministère de l'Intérieur et du Palais.»

Don Antonio Martin Beaumont, mère-courage des pleutres, du haut de votre "bêtise
congénitale", de votre "arrogance génétiquement injustifiée" et de vos
"reptations aznariennes", vous avez raison sur tout. Sauf que, particulièrement
dans le cas personnel de votre espèce, nous n'avons besoin de l'ordre de
personne pour vous mettre la tête au carré. Vous êtes tout simplement un homme
intellectuellement "malhonnête" et un "raciste" notoire. Vous êtes l'image même
d'une certaine Espagne dans laquelle vous et vos amis vous incarnez l'esprit (!)
politique le plus "colonial", le plus "sous-développé", et le plus "primitif".
En homme du passé, vous polluez l'avenir d'une Espagne moderne, démocratique et
ouverte sur les autres avec vos éructations du 19ème siècle.

Non, Don Antonio Martin Beaumont de mes deux, la presse espagnole, elle-même, a
reconnu que, du temps d'Aznar, elle était sous influence et qu'elle a été amenée
à faire un boulot qui n'est pas le sien. La télévision publique "aznarisée" paie
encore de sa crédibilité la situation indigne d'un pays européen dans laquelle
tes amis "aznariens" l'ont mise. Le CESID lui-même a dû reconnaître, en
organisant une large restructuration de ses services après le 11 mars, que le
gouvernement Aznar l'avait "détourné" de sa mission principale, à savoir
garantir la sécurité des Espagnols.
Alors que le dramatique 11 mars se préparait, vous et vos amis n'aviez d'yeux
que pour le Maroc, pour le déstabiliser en entretenant la plus grosse communauté
du renseignement espagnol qui ait jamais séjourné à Rabat. Bien sûr que des
journalistes espagnols briefés alors hebdomadairement subissaient cette
pression. Bien sûr que certains d'entre eux ont basculé du rôle du correspondant
de presse honorable à la fonction d'honorable correspondant.
Maintenant, que voulez-vous Don Antonio Martin Beaumont de mes bijoux de famille
? La guerre ? Elle est finie. Le retour de la guerre froide ? Faites-la tout
seul. Déstabiliser un ambassadeur qui est en train de reconstruire patiemment ce
que vos amis ont détruit par ignorance crasse ? Ce n'est pas possible. Un séjour
à la Mamounia ? On ne fait pas encore des packages pour les "franquistes
défroqués". Alors que voulez-vous ?

Par : Khalil HACHIMI IDRISSI

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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=30885
Mansour : "Je n'irai pas à Paris"

Driss Basri a poursuivi pour diffamation, le directeur de la
publication et l'éditorialiste de Maroc Hebdo International,
respectivement Mohamed Selhami et Abdellatif Mansour. Ce dernier
assure qu'il n'assistera pas au procès. Entretien.

- ALM : Où en est le procès que l'ancien ministre de l'Intérieur, Driss
Basri, vous a intenté ainsi qu'à Mohamed Selhami?
- Abdellatif Mansour : Il y a eu une première audition en septembre
2004, lors de laquelle madame le juge chargée de l'affaire a estimé
que la plainte déposée par Driss Basri était recevable. Elle a fixé au
11 mars 2005 la première audience. Personnellement, je n'étais pas
présent à cette première audition et je n'irai pas à Paris pour
assister à l'audience du 11 mars. Cette affaire a au moins le mérite
de m'apprendre que j'étais justiciable français sans le savoir.

- Qui vous défend dans cette affaire?
- En fait, il y a deux avocats. Il s'agit de Maître Noureddine Habibi
Alaoui et Maître Aïcha Ansar-Rachidi. Tous les deux sont Marocains et
avocats au barreau de Paris.

- Pourquoi ne vous êtes-vous pas rendu à Paris pour la première audition?
- J'ai décidé de ne pas y aller car j'estime que je n'ai rien à dire au
magistrat français. Je suis Marocain, je travaille dans une
publication écrite et distribuée au Maroc. Dans l'article incriminé,
j'ai abordé le cas d'un ancien ministre marocain. L'affaire est donc
totalement maroco-marocaine. Je ne comprends pas pourquoi j'irais
m'expliquer devant la justice française. Je n'arrive pas à comprendre
ce type de délocalisation ou d'exterritorialisation judiciaire.
Certes, les avocats disent qu'il suffit que le journal soit distribué
en France pour que la justice de l'Hexagone soit saisie. Mais mes
principes et ma logique m'interdisent de subir ce fait accompli.

- Pour ce qui est du fond de l'affaire, reconnaissez-vous avoir difammé
M. Basri dans votre article de juin 2004?
- Absolument pas. Le contenu de mon article était en deçà de ce qu'ont
écrit bon nombre de mes confrères. D'ailleurs, ce n'est pas moi qui
devrais vous le dire, mais plutôt mes confrères, il n'est pas dans mes
habitudes d'user de l'insulte, de l'invective ou de porter atteinte à
la dignité des personnes. Je n'ai fait que relater des faits avérés,
tout en usant de mon droit le plus absolu de commenter ces faits. En
fait, ce procès n'a rien d'une affaire de diffamation classique. Il a
une résonance politique certaine. D'ailleurs, tout ce qui touche à
Driss Basri prend une dimension politique. Prenez le procès
Slimani-Laâfora, l'ancien ministre de l'Intérieur est présent dans
tous les esprits.

- Pensez-vous que ce procès n'est, en définitive, qu'un règlement de
comptes entre MHI et Driss Basri?
- Si l'ancien ministre veut régler ses comptes avec la presse marocaine,
il ne va jamais s'en sortir. En tout cas, s'il se présente à
l'audience du 11 mars, on saura s'il veut utiliser ce procès comme une
tribune politique ou pas.

- Si une commission rogatoire est demandée par le magistrat français,
serez-vous prêt à y répondre?
- Evidemment. Si c'est un juge marocain qui me convoque, je n'hésiterai
pas une seconde. Mais pendant qu'on y est, pourquoi pas le Tribunal
pénal international.
A ce moment-là on parlera de sujets sérieux qui concernent Driss
Basri, pendant ses 25 années de pouvoir quasi absolu.
On pourra aussi, si Monsieur Basri le veut bien, parler d'un problème
grave comme celui des prisonniers marocains détenus à Tindouf. Quand
il s'est répandu dans la presse algérienne, il aurait pu leur en
parler, au lieu de régler ses comptes sur un registre pas très
crédible.

Par : Abdelmohsin EL HASSOUNI

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9. SAHARA-URUGUAY
http://www.map.ma/fr/sections/politique/m._abbas_el_fassi_in/view

Abbas el Fassi informe le gouvernement uruguayen des développements de
la question du Sahara

Montevideo, des entretiens avec le nouveau ministre uruguayen des
relations extérieures, M. Reynaldo Gargano et la vice-ministre, Mme
Belela Herrera.

Lors de cette entrevue, qui s'est déroulée en présence de
l'ambassadeur du Royaume à Montevideo, M. Mohamed Ma El Ainin, M. El
Fassi a informé ses interlocuteurs des derniers développements de la
question du Sahara "marocain".

Le ministre d'Etat, actuellement en visite à Montevideo pour
représenter SM le Roi Mohammed VI à la cérémonie d'investiture du
nouveau président uruguayen, M. Tabaré Vazquez, a également passé en
revue les "avancées démocratiques" et les efforts visant la
"consolidation" des droits de l'homme au Maroc.

M. El Fassi a également souligné le rôle que joue le Maroc dans le
rapprochement entre les pays arabes et latino-américains, soulignant
l'importance que revêt la conférence des ministres des affaires
étrangères des pays d'Amérique Latine et de la Ligue Arabe, prévue
mars courant à Marrakech, pour l'avenir des relations
arabo-latino-américaines. Il a également mis en exergue les résultats
de la tournée effectuée par SM le Roi Mohammed VI, en novembre et
décembre derniers, dans cinq pays du sous-continent.

Le nouveau chef de la diplomatie uruguayenne a exprimé sa joie de
pouvoir participer prochainement à la conférence de Marrakech.

Le ministre d'Etat sera reçu mercredi par le vice-président de la
République Orientale de l'Uruguay, M. Nin Novoa, le Maroc étant le
seul pays arabe, musulman et africain représenté au niveau ministériel
à la cérémonie d'investiture du président Vazquez, geste hautement
apprécié par les nouvelles autorités uruguayennes.

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10. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
http://www.map.ma/fr/sections/regionales/signature_de_deux_co/view

Signature de deux conventions pour la construction d'une salle
couverte et d'un club à Smara

El Aaiun, 01/03/05 - Deux conventions relatives à la construction
d'une salle couverte et d'un club dans la ville de Smara ont été
signées lundi à Smara, dans le cadre de la mise en oeuvre du programme
de développement des "provinces du Sud du Royaume", adopté par les
pouvoirs publics en marge du conseil d'administration de l'Agence du
"Sud", tenu le 14 octobre dernier à El Aaiun.

Ces deux conventions ont été signées par le directeur général de
l'Agence pour la Promotion et le Développement Economique et Social
des "Provinces du Sud" (APDN), M. Ahmed Hajji, le secrétaire général
du département des sports, M.Abderrahman Zidouh, le gouverneur de la
"province" de Smara, M. Abdelkrim Bezzaâ et le président de
l'assemblée provinciale, M. Mohamed Salem Labihi, indique un
communiqué de l'Agence.

Le premier projet, prévu dans le cadre de ces conventions, porte sur
la construction et l'équipement d'une salle couverte omnisports, d'une
capacité d'environ 500 places, sur une superficie d'environ 1.400 m2.

D'un coût global s'élevant à six millions de dirhams, ce projet sera
cofinancé par l'Agence du "Sud", le département des sports et
l'assemblée provinciale, à hauteur respectivement de 2 millions de DH,
3 millions de DH et de 1 million de DH.

Quant au second projet, il concerne la construction, sur une
superficie d'environ 1 Ha, d'un club House pour une enveloppe
budgétaire de six millions de dirhams.

Ce projet, qui concerne principalement la construction d'un club House
comprenant un espace multimédia, une aire de jeux pour enfants, des
jardins, piscines et des espaces de jeux extérieurs (jeux de boules,
terrains de tennis, basket-ball et de volley-ball), sera cofinancé par
l'Agence du "Sud" (2 millions DH) et l'assemblée provinciale de Smara
(4 millions DH).

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12. ESPAGNE-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.leconomiste.com/article.html?a=61392

Le Souss et les îles Canaries se rapprochent · Le ministre des
Finances et une délégation d'opérateurs de l'archipel étaient à Agadir

· Ports de Sidi Ifni et Tarfaya, transport, importation de ciment…
intéressent les Canariens

Les relations entre le Souss-Massa-Draâ et les îles Canaries
s'acheminent-elles vers plus de concret? La forte délégation
d'institutionnels et d'opérateurs qui a séjourné la semaine dernière à
Agadir, à sa tête José Carlos Mauricio, ministre régional de
l'Economie et des Finances, deuxième homme fort de l'archipel, semble
en tout cas afficher une réelle détermination d'aller de l'avant.
Cette rencontre, lors de laquelle les visiteurs ont exprimé des
propositions concrètes, est en effet un tournant marquant pour les
deux régions dont la coopération bilatérale ne date pas d'hier. Les
contacts entre les opérateurs économiques du Souss et ceux des îles
Canaries ont été nombreux ces dernières années. Par ailleurs,
plusieurs conventions ont été conclues dans divers domaines, souligne
Rachid Filali, wali du Souss-Massa-Draâ. Cependant, un grand nombre de
ces accords n'arrivent pas à dépasser le stade des bonnes intentions,
poursuit-il. Si cela est dû au faible développement de liens de
partenariats entre les investisseurs des deux régions, la rareté des
moyens de transport entre l'archipel et le Souss-Massa-Draâ est un
frein à l'évolution de toute relation entre les deux partenaires. En
effet, sans pont aérien et maritime à la base, il n'y a pas d'affaires
en commun possibles. Le lancement prochain d'une ligne aérienne
directe entre Agadir et les îles Canaries qui seront reliées, à
travers plusieurs fréquences, par la Régional Air Lines, projet
soutenu par le Conseil régional du Souss-Massa-Draâ à hauteur de cinq
millions de DH, est un grand pas en avant. Ce que proposent de leur
côté les Canariens pour rapprocher les deux zones, ce sont entre
autres des lignes maritimes de transport de marchandises et de
voyageurs reliant les îles Canaries au port de Sidi Ifni et à celui de
Tarfaya. Reste à savoir si ces deux infrastructures ont ou pourraient
avoir après aménagements la capacité de recevoir des bateaux de 150
mètres d'envergure. Ce sont une des réponses que devront apporter les
acteurs institutionnels du Souss-Massa-Draâ, dans un mois lors de la
prochaine visite des Canariens. Il faudra se préparer et dès
maintenant à être également plus réactif à l'intérêt porté par les
Canariens notamment au ciment marocain et au lait produit dans la
région. Le Souss, qui dispose de fortes potentialités, a la
possibilité de répondre à ces propositions surtout qu'il abrite une
des plus importantes cimenteries et une des plus grandes coopératives
laitières du Royaume. Et ce ne sont pas les seules opportunités à
saisir. Il suffit, du côté des représentants du Souss, de joindre à
l'art de la rhétorique, l'action.

4,5 millions d'euros

Les représentants des îles Canaries ne sont pas venus les mains vides.
Dans le cadre de la coopération entre les deux régions, le
gouvernement autonome de l'archipel apporte un soutien de 4,5 millions
d'euros, au titre de l'année 2005, au profit entre autres de
l'éducation, la formation, les énergies renouvelables, le
développement durable. Parmi les projets entamés depuis l'an dernier,
figure le centre de langues au sein de la Chambre de commerce. La
structure lance ce mois de mars sa deuxième session. A l'issue de la
première qui s'est clôturée dernièrement, 130 élèves environ ont été
reçus sur 180 inscrits.

De notre correspondante, Malika ALAMI

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13. MAROC-AMAZIGHITÉ-HORIZON DU MAKHZEN POUR LE SAHARA

AT-TAJDID

Nouvelles démissions en vue à l'IRCAM. Des membres du conseil
d'administration en colère affirment que des responsables
gouvernementaux méprisent l'Institut.

() Ahmed Aassid, membre du conseil d'administration de l'IRCAM, a
déclaré à At-Tajdid que d'autres membres devraient démissionner
prochainement, () sans préciser le nombre de démissionnaires, ajoutant
: "Nous devons rédiger un rapport détaillé qui sera adressé au Roi
avec une demande d'intervention, car il est le seul à pouvoir combler
le fossé entre l'Institut et les institutions gouvernementales".
Mohammed Sallou, également membre du CA, a déclaré à At-Tajdid qu'il
fallait en effet s'attendre à d'autres démissions. () Selon lui, "les
responsables du gouvernement agissent envers l'IRCAM avec un mépris
total". () (Mohammed Aamari)

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http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=14

Une surenchère du passé

L'amazighité est une cause nationale et de ce fait, la surenchère et
les manœuvres, même explicables en la matière, ne sont ni crédibles,
ni acceptables.
L'histoire de la revendication au Maroc d'une place convenable pour
les racines, la culture, la langue, le patrimoine et l'identité
amazighs, est là pour attester du long processus d'édification de ce
mouvement pour attester de l'ancrage solide de cette composante
essentielle de notre identité nationale.
Et elle l'était et l'est toujours aussi bien dans l'action politique,
que dans le mouvement culturel et même artistique.
L'histoire de ce processus explique l'engagement de l'Etat marocain
ces dernières années et ceci au niveau le plus haut, dans la
réaffirmation de la volonté collective de valoriser l'ensemble de nos
sources d'identité dont l'une des principales est l'amazighité.
L'Institut Royal (IRCAM), l'enseignement dans les écoles de la langue,
l'introduction de l'amazigh dans le cinéma et à la télévision et
jusqu'aux spots publicitaires, l'effort consenti à l'initiative de
citoyens ou dans un cadre institutionnel pour préserver le patrimoine
et la culture amazighs… bref toutes ces actions privées ou publiques,
émanant des autorités comme de l'initiative privée, expriment une
chose et une seule: notre revendication de l'identité amazighe n'est
ni le résultat d'une pression extérieure, ni le monopole d'une
quelconque action de quelques cercles réduits de l'activisme
associatif.
Elle est plus large que cela et beaucoup plus authentiquement
marocaine pour qu'on puisse accepter en la matière une quelconque
mainmise autoproclamée.
Mais ces principes et cette mémoire interdisent-ils le débat sur
l'expérience qui, disons-le, est toute récente? Avons-nous réglé tous
les déficits en la matière? Avons-nous fait tout ce qu'il fallait pour
satisfaire cette revendication et exigence collective? Assurément non.
En ce domaine, comme d'ailleurs dans tout le reste, le fait d'avoir
entamé la réforme et ouvert des chantiers ne signifie pas du tout
qu'on a découvert le Graal. Et on n'a pas plus réglé tous les
problèmes. Evaluer l'action réformatrice est même nécessaire pour
permettre à cette dynamique de se poursuivre et de réussir à changer
les choses.
Mais cette exigence-là ne signifie pas la confusion et le nihilisme
qui cachent mal le fait que l'on veuille transformer une cause en
fonds de commerce, de quelques-uns qui, sous prétexte de défendre la
cause, tenteraient de balayer d'un tour de main ce qui est réalisé, au
lieu de le renforcer par des critiques qui permettraient d'aller de
l'avant et d'accumuler les réalisations dont nous avons besoin.
Et dans le domaine de l'enseignement de la langue amazighe par
exemple, nous avons plus besoin d'idées pour former des cadres et des
enseignants, que d'activisme stérile et d'exploitation politicienne
des problèmes.

Par Salah Sbyea

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Mié, 2 de Mar, 2005 9:55 am

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2 de Mar, 2005
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