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Media francophones/ Sélection de presse du 24-V-2005   Lista de mensajes  
Responder Mensaje #3454 de 6732 |
*********LA MAP CONTINUE À DESOBEIR L'ONU*******************
*********LA MAP PERSISTE À NE REMPLIR LA DEMANDE DE L'ACNUR/UNHCR******
*********LA MAP PERSISTE À NE RECTIFIER PAS SA CALOMNIE****************
*********VOIR http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/3321*****


S O M M A I R E

1. SAHARA-PETROLE-ÉCONOMIE-ANNALYSE
- LA TRIBUNE: Alors que les appels d’offres internationaux pour l’exploitation
pétrolière se multiplient. L’économie, un enjeu amplifié du conflit sur le
Sahara occidental
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Diplomatie. Visions et mirages polisariens
- AUJOURD'HUI LE MAROC (23-V-2005): "Woodside Petrolium" ne donnera pas suite à
l’appel d’offres lancé par le Polisario

2. USA-ESPAGNE-MAROC-VENTE D'ARMES
- LA VERITE: Coopération militaire maroco-espagnole. Les chars de la concorde.

3. SAHARA-MAROC-GUERRE
- AUJOURD'HUI LE MAROC (23-V-2005): Mohamed Abdelaziz veut reprendre les armes

4. MAROC-RIF-RÉPRESSION-"DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
- AL BAYANE (23-V-2005): La manifestation de Tamassint réprimée de manière
musclée. Grande indignation et colère de la population à Al Hoceima

5. ESPAGNE-MAROC-"LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE"
- LIBÉRATION (23-V-2005): Première de “Hanane: ce qui nous unit” à Saint-Jean de
Compostelle en Galice. Le Maroc et l’Espagne unit par les liens de «Hanane»
- MAP: Nouvelle co-production TV entre le Maroc et l'Espagne

6. SAHARA-CHILE-SAMOA-ALGÉRIE-MAROC
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Le tacle de Santiago

7. RUSSIE-ALGÉRIE
- AFP: La Russie veut relancer ses ventes d'armements en Algérie
- LIBERTÉ: Le général Gaïd Salah en Russie. Relancer la coopération militaire

8. MAROC-DIPLOMATIE
- LE MATIN: Omar Hilale, un diplomate de carrière

9. MAROC-ISLAMISTES-CRISE
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: 5 QUESTIONS À Abdehamid Amine, président de
l’Association Marocaine des Droits de l’Homme
["l’origine des attentats n’est pas, comme l’annonce la thèse officielle,
internationale. Elle est interne"]
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Grève de la faim : Attawhid Wal Islah réagit

10. USA-SAHARA-MAROC-PRISONNIERS DE GUERRE-LOBBY PRO MAROCAIN-MENSONGES DU
MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Bon point pour McCain


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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
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SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-PETROLE-ÉCONOMIE-ANNALYSE
http://www.latribune-online.com/2405/m02.htm

Alors que les appels d’offres internationaux pour l’exploitation pétrolière se
multiplient

L’économie, un enjeu amplifié du conflit sur le Sahara occidental

Mardi 24 mai 2005

Par Mahfoudh Yacine

La semaine dernière, le gouvernement sahraoui a lancé un appel d’offres
international pour l’exploitation de 12 blocs pétroliers et gaziers. Cette
décision n’est pas la première du genre puisqu’en 2001 le gouvernement sahraoui
avait accordé à une compagnie australienne le droit d’explorer du pétrole dans
une partie du territoire qu’il contrôle. Néanmoins, elle confirme une certaine
orientation que ce conflit est en train de prendre. Quelle est la nature de
cette orientation ? Et comment doit-on interpréter la décision du gouvernement
sahraoui de lancer cet appel d’offres international ? Certains analystes
qualifient le conflit sur le Sahara occidental de protracté (c’est-à-dire qui
dure dans le temps). La raison tient au fait que depuis son déclenchement en
1975, ce conflit tarde à voir le bout du tunnel. Le processus de paix lancé en
1991 et qui devait déboucher sur l’organisation d’un référendum, soit pour
consacrer la marocanité du territoire sahraoui soit son indépendance et ainsi
sur la création d’un Etat sahraoui indépendant, traîne en longueur. De fait, on
est tenté de conclure que la prolongation dans le temps est la caractéristique
saillante de ce conflit. De la prolongation de l’état de belligérance, le
conflit sahraoui est entré, depuis 1991, dans la phase de la prolongation de sa
résolution. Cependant, cette prolongation n’est pas linéaire. Au commencement,
ce conflit s’est déployé sur le registre militaire. La seconde phase, c’est le
combat politique avec la bataille sur les listes électorales, et surtout
l’éloignement progressif du processus de paix de son cadre traditionnel, à
savoir une résolution dans le cadre du droit international, pour bifurquer vers
une solution négociée qui tiendrait compte des réalités politiques et des
rapports de force régionaux. Mais, la bataille n’est pas encore terminée. Tout
porte à croire qu’une troisième phase est sur le point de s’ouvrir, mais cette
fois-ci elle se déploiera sur le registre économique. Mais avant de jeter un
éclairage sur cette nouvelle phase, un bref rappel des deux phases semble
nécessaire.


La prolongation du statu quo comme stratégie de gestion du conflit

Quand l’Espagne s’est retirée du territoire sahraoui en 1975 et a confié son
administration au Maroc et à la Mauritanie, conformément à l’accord de Madrid de
1976, il était clair que le recours à la force était inéluctable. La Mauritanie
s’étant retirée de l’administration de ce territoire, le Maroc est devenu ainsi
la seule puissance occupante. Une occupation qui a été confortée par la force,
puisque, au tout début du conflit, le royaume chérifien avait déployé 25 000
soldats. Ce nombre sera multiplié par cinq, puisque la résistance déployé par
les Sahraouis a poussé le gouvernement marocain à la conclusion que seule la
guerre pouvait permettre, le rattachement de ce territoire. Mais au fur et à
mesure que le Maroc consolide sa présence militaire sur le territoire sahraoui,
la résistance du Front Polisario s’intensifie. Une réalité que Rabat n’a pas
cherché à nier. Bien au contraire, la guerre du Sahara a été, dans une certaine
mesure, profitable pour la monarchie, dans la mesure où elle était considérée
comme une stratégie de gestion de ce conflit. Par voie de conséquence, sa
prolongation devenait une nécessité car elle remplissait certaines fonctions :
avoir à l’usure le Front Polisario en se basant sur le principe que ce dernier
ne dispose pas d’assez de moyens pour pouvoir résister assez longtemps ;
affaiblir l’adversaire algérien en l’entraînant dans une sorte de course à
l’armement qui le fragiliserait économiquement, notamment après que les signes
d’une crise économique eurent commencé à apparaître au début des années
quatre-vingt ; et enfin, se débarrasser d’un adversaire politique gênant, en
l’occurrence l’armée, qui a commencé à manifester des velléités de jouer un rôle
politique de premier plan. Souvenons-nous à ce propos des trois tentatives de
coups d’Etats dont le défunt roi Hassan II avait fait l’objet en 1972, 1978 et
1983. Cette situation de belligérance que le Maroc s’employait avec énergie à
faire prolonger n’a pas duré dans le temps. En 1988, les deux parties, le Maroc
et le Front Polisario, signent un accord de cessez-le-feu. En septembre de
l’année 1991, l’ONU adopte un plan de paix prévoyant l’organisation d’un
référendum. Ce dernier, qui devait être organisé en janvier de l’année 1992, n’a
pas eu lieu en raison des divergences sur les listes électorales. L’émergence de
cet écueil, savamment instrumentalisé par le Maroc, a entraîné le report de ce
référendum à plusieurs reprises. En 1997 et dans une tentative de débloquer la
situation, le secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, désigne l’ancien
secrétaire d’Etat américain, James Baker, en qualité de représentant spécial
pour essayer de trouver une solution à ce conflit. La démarche du diplomate
américain consistait, dans un premier temps, à défricher le terrain pour
l’organisation du référendum, en posant sur la table du débat la question du
corps électoral. Pour autant, la situation ne s’est pas débloquée. Le
représentant spécial de Kofi Annan est revenu à la charge en 2001 en proposant
un accord-cadre qui repose essentiellement sur l’idée d’une solution négociée au
conflit. La proposition n’a pas été agréée par les parties concernées. Dans une
énième tentative de débloquer la situation, James Baker lança en janvier 2003 sa
proposition d’une autonomie dans le cadre marocain, mais avec organisation d’un
référendumd’autodétermination d’ici 4 à 5 ans. A son tour, cette proposition n’a
pas eu de suite, même si les parties sahraouie et algérienne ne s’étaient pas
montrées farouchement opposés à ce principe. De fait, c’est le statu quo qui
reste le maître mot dans ce conflit. Et tout incite à penser qu’il demeurera,
notamment avec l’entrée en lice des enjeux économiques, qui étaient restés
depuis longtemps escamotés au profit des enjeux politiques, militaires et
idéologiques.


Un conflit qui se déplace vers la sphère économique

En effet, la dimension économique du conflit, reléguée au second plan des
décennies durant, commence à émerger et tend même à s’amplifier. La raison tient
au fait que, du point de vue économique, le territoire sahraoui recèle des
potentialités considérables : phosphate, eau, pétrole, diamant, ressources
halieutiques avec une côte longue de 1 400 kilomètres, etc. Autant de raisons
qui expliquent l’obstination du Maroc à vouloir rattacher ce territoire, mais
aussi l’intérêt de certaines grandes puissances pour ce conflit. Et dans la
perspective du règlement de ce conflit, indépendance ou rattachement, les
grandes compagnies internationales commencent déjà à se positionner. Conscients
de l’intérêt croissant des firmes pétrolières pour les gisements du Sahara
occidental, aussi bien le Maroc que la RASD s’emploient à tisser des alliances,
une façon de peser sur la politique des grandes puissances. En effet, en 2001,
le gouvernement marocain autorise les compagnies française et américaine
TotalFinaElf et Kerr-Mcgee à explorer le pétrole dans le territoire qu’il
occupe. Bien que n’ayant pas reçu l’aval des Nations unies, qui ont, à juste
titre, qualifié l’octroi d’autorisations pour l’exploitation pétrolière
d’illégal étant entendu que le territoire sahraoui n’est pas encore indépendant,
le Maroc a persisté dans cette politique puisqu’il vient de reconduire ce
contrat avec la firme américaine alors que la firme française s’est retirée
avant même que le délai du contrat n’expire. En procédant de la sorte, le Maroc
veut selon toute évidence déplacer le conflit vers la sphère économique, une
façon comme une autre de le prolonger davantage, en l’absence d’une solution qui
lui convienne. De son côté, la RASD, et même si sa démarche ne participe pas de
l’intention de faire perdurer le statu quo, tente de déplacer le conflit vers la
sphère économique, une réaction à la démarche marocaine. L’accord conclu en 2001
avec une société australienne, le récent appel d’offres, qui a reçu un écho
favorable de la part de trois compagnies pétrolières (Wood Side Petrolium of
Australia, Primer Oil of the UK et Sazoli d’Afrique du Sud) obéit à cette
logique. Mais à quelle fin ? En l’absence de données nous permettant de nous
prononcer sur cette question, on peut néanmoins avancer l’hypothèse que
Sahraouis et Marocains anticipent l’évolution que prendra la construction
maghrébine. Une construction qui sera, selon toute vraisemblance, dictée de
l’extérieur. Les Américains ambitionnent de créer un grand marché
américano-maghrébin, d’où l’accord de libre-échange signé l’année dernière avec
le Maroc. De leur côté, les Européens nourrissent des ambitions de puissance en
tablant sur le partenariat euro-méditerranéen. Cependant, et même si les
objectifs divergent, aussi bien Européens qu’Américains encouragent les parties
en conflit à trouver une solution qui les satisfasse. L’enjeu est la
construction d’un ensemble économique avec lequel ils pourront faire des
affaires. Mais le plus important, c’est de pouvoir profiter des énormes
potentiels que recèle le territoire saharien, pris dans son ensemble (à savoir
algérien, mauritanien et sahraoui) en hydrocarbures, tant leur dépendance à
l’égard de cette matière va en augmentant. Ce qui explique l’amplification de
l’enjeu économique de ce conflit. Une amplification qui risque fort bien de
conforter le statu quo en vigueur. Et cela au grand malheur du peuple sahraoui.

M. Y.

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4070

Diplomatie
Visions et mirages polisariens

La 'bande' à Abdelaziz a fait plus fort que les rigolos du Makhzen avec Talsint.
De Londres, les Polisariens ont lancé un avis d’appel d’offres international
pour l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière, au niveau de 12
blocs au large des côtes du Sahara.

Contrats signés
En présence de représentants du corps diplomatique des pays intéressés par la
signature de contrats avec la RASD (la Norvège bien évidemment), le «
coordinateur sahraoui auprès des Nations unies pour le Sahara », Mohamed
Khaddad, a indiqué que cet appel à la concurrence internationale est ouvert
jusqu’au 17 octobre de l’année en cours. Khaddad a signalé que l’appel concerne
les 12 blocs offshore de Tah, Daoura, Amgala, Haouza, Farsia, Mahbes, Imlili,
Gelta, Djrifa, Midjak, Zoug et La Güera. La décision des 'séparatistes' de
recourir à un avis à la concurrence intervient suite aux opérations
d’exploration et de cadastre menées au large des côtes sahraouies par la
compagnie australienne Vision Oil and Gas (ca ne s’invente pas !), et ce, suite
au contrat signé avec cette compagnie en 2001. Lors de cette même année, le
Maroc avait signé deux contrats avec la compagnie américaine Kerr Mc Gee et la
firme française Total. Sur la mise en application des contrats avec des
compagnies pétrolières, le Polisario rêve à deux formules. La première se fera,
dixit Khaddad « conformément à un accord sur la distribution du produit, qui
entrera en vigueur dès le règlement de la question sahraouie et l’adhésion de la
RASD à l’ONU en tant qu’Etat pleinement souverain sur ses territoires et
ressources ». La seconde formule consiste en un accord de garanties couvrant la
période séparant la signature du contrat, et son entrée en vigueur une fois « la
souveraineté nationale recouvrée et l’indépendance réalisée ».

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http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

"Woodside Petrolium" ne donnera pas suite à l’appel d’offres lancé par le
Polisario

La compagnie australienne "Woodside Petrolium Ltd" a affirmé qu'elle ne
donnerait pas suite à l'appel d'offres pour l'exploration pétrolière et gazière
au large du Sahara, lancé mardi dernier par le Polisario lors d'une conférence
de presse à Londres, rapporte le journal australien "West Australian".
Tony Johnson, porte-parole de la compagnie, dont le tiers des actions est détenu
par le groupe Shell, a confirmé au journal que des représentants de la compagnie
ont assisté à la conférence de presse organisée par les séparatistes du
polisario, soulignant que la compagnie "ne donnera aucune suite à l'appel
d'offre lancé par le front polisario, branche politique du groupe séparatiste de
la République arabe sahraouie démocratique (RASD)".
Le groupe Woodside, qui dispose d'intérêts substantiels dans la région,
supervise déjà un projet d'une valeur de 620 millions de dollars en Mauritanie
et est partenaire dans d'autres projets sur les frontières orientales du Maroc
avec l'Algérie, indique le journal.

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2. USA-ESPAGNE-MAROC-VENTE D'ARMES

LA VERITE

Coopération militaire maroco-espagnole. Les chars de la concorde.

Nombre d'observateurs ont cru que le sommet militaire maroco-espagnol tenu
récemment à Madrid pourrait passer inaperçu, sans susciter une polémique au sein
des médias et chez certains hommes politiques espagnols. Mais cette sensation
n'aura duré que trois semaines avant que n'éclate l'affaire de ce qu'on appelle
désormais la vente de chars espagnols au Maroc () Il n'a jamais été question de
systèmes virtuels, mais bel et bien d'un accord passé sous le sceau du secret
entre Rabat et Madrid quant à l'acquisition par le Maroc de chars M 60 de
fabrication américaine () D'après les informations que La Vérité a pu
recueillir, ce seraient les Américains qui, dans leur désir de mettre des bâtons
dans les roues du gouvernement socialiste Zapatero, auraient glissé la nouvelle
de cette affaire, précisément lors d'une rencontre, récemment à Rabat, d'un
grand responsable américain avec des journalistes locaux () En proclamant le
Maroc comme allié stratégique hors de l'OTAN, les Etats-Unis avaient déjà donné
un avant-goût de la manière dont ils useraient pour créer des difficultés aux
socialistes espagnols. (El Houssine Majdoubi) [17/05/2005]

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3. SAHARA-MAROC-GUERRE
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

Mohamed Abdelaziz veut reprendre les armes

Le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a affirmé samedi qu'il n'excluait pas
une reprise de la guerre contre le Maroc. "Le peuple sahraoui ne peut rester les
bras croisés indéfiniment.
Il luttera pour faire valoir ses droits nationaux par tous les moyens légitimes,
dont la reprise de la lutte armée", a-t-il affirmé lors de festivités
commémorant le 32ème anniversaire de la création du Polisario à Tifariti. "Je
lance un appel pressant au gouvernement marocain pour faire valoir la voix de la
sagesse et pour se conformer à la légalité internationale", a-t-il ajouté dans
un discours dont des extraits ont été rapportés par l'agence algérienne de
presse, APS.

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4. MAROC-RIF-RÉPRESSION-"DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=46502&categorie=National

La manifestation de Tamassint réprimée de manière musclée.

Grande indignation et colère de la population à Al Hoceima

Une marche de protestation, organisée à l¹appel de l¹Association de Tamassint
pour le suivi des effets du séisme d¹Al Hoceima, a été «brutalement» réprimée,
jeudi dernier, par les forces de l¹ordre à coups de grenades lacrymogènes lancés
à partir d¹hélicoptères. Des arrestations ont été opérées et l¹on déplore des
blessés dans les rangs des forces de police. Une question revendicative
ordinaire est «résolue» par un dérapage musclé. Une grande déception et
indignation dans la région.
Il y a quelques mois, certaines victimes du terrible séisme d¹Al Hoceima avaient
engagé un bras de fer avec les autorités, en refusant l¹indemnité de 30.000 DH
accordée aux sinistrés. Les contestataires refusent cette enveloppe sous
prétexte qu¹elle est «insuffisante».
Le 11 mai courant, les passions se sont déchaînées et les rapports ont pris une
allure de «dialogue de sourds». Le président de l¹Association, Moâtassim El
Ghalbzouri, et deux autres membres, Mohamed Aberkan (70 ans) et Salim Ghallit,
sont arrêtés. Motif : empêchement du fonctionnement de la commune. Ils sont
traduits le 16 mai devant la Justice et la liberté provisoire leur est refusée.
La prochaine audience est fixée au 26 mai.

Certifier leur marocanité !

Plus grave encore, certains présidents de commune auraient été sommés de
certifier leur marocanité ! L¹on en déduit l¹incapacité locale de gérer un
conflit qui aurait pu être résolu sans faire appel à la répression. Ni
judiciaire ni physique.
Pourtant, les contestataires ne font que reprocher aux autorités leur manière de
gérer les effets du séisme et le non respect des directives royales. Ils
revendiquent la révision de l¹enveloppe d¹indemnisation consacrée à la
reconstruction des maisons.
La marche de jeudi, partie à 8 heures, était destinée à exprimer la solidarité
avec les trois détenus. Elle n¹avait pas reçu l¹aval des autorités. Vers 10
heures, après près de 10 kilomètres de marche de Tamassint en direction d¹Al
Hoceima (une distance de 40 km), les forces de l¹ordre sont intervenues pour
arrêter la marche à laquelle quelques milliers de personnes auraient pris part
(3500 selon certaines sources). Des centaines d¹agents des forces de l¹ordre
étaient mobilisés à la commune de Louta où la marche a été stoppée. Des grenades
lacrymogènes ont été utilisées pour disperser les manifestants. Des heurts entre
manifestants et forces de l¹ordre auraient fait quelques blessés (une dizaine
parmi les forces de l¹ordre et parmi les manifestants, en plus des cas non
déclarés).
Toujours selon des sources locales, une vingtaine de manifestants auraient été
arrêtés et Tamassint aurait connu un renforcement du dispositif de sécurité.
Cette escalade a suscité une grande indignation dans la région. A Al Hoceima,
des élèves ont organisé vendredi à 10 heures une manifestation de soutien à
Tamassint. A Oujda, une action similaire aurait été initiée par des étudiants
originaires d¹Al Hoceima.
Les populations de la région ne comprennent pas «ce dérapage et ce traitement
particulier», alors que des marches sont devenues courantes dans le nouveau
Maroc qui fait d¹énormes efforts pour se réconcilier avec son passé. Il va sans
dire qu¹il faut s¹interroger sur l¹origine de la décision de réprimer une telle
manifestation et de jeter de l¹huile sur un feu qui couve encore dans ses
cendres.

A.M.

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5. ESPAGNE-MAROC-"LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE"
http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=7

Première de “Hanane: ce qui nous unit” à Saint-Jean de Compostelle en Galice. Le
Maroc et l’Espagne unit par les liens de «Hanane»

«Hanane» a réuni Marocains et Espagnols une première fois au Maroc, elle les a
réunis à nouveau en Galice. C’était vendredi dernier, à Saint-Jean de
Campostelle où s’est déroulée l’avant-première de Hanane : du Maroc à la Galice.
Ce qui nous unit». Une présentation qui s’est déroulée en présence du ministre
de la Communication, M.Nabil Benabdallah et de la vice-présidente du
Gouvernement espagnol, Mme Maria Teresa Fernandez De La Vega. Un large public a
pu assister à cette manifestation dont bon nombre de résidents marocains en
Galice.
Dans un mixage de six épisodes de cette série, le public a pu découvrir Hanane,
la fille de Messaoud et de Zahra, une Galicienne de naissance et berbère
d’origine, qui est le fil conducteur de cette analyse des deux cultures. A
travers la vie de Hanane, cette série tente de s’ouvrir sur des horizons d’un
avenir meilleur pour les relations espagnoles, basées sur le renforcement des
valeurs de cohabitation, de dialogue et de coopération.
Comme l’a si bien souligné M.Nabil Benabdallah, «l’engouement rencontré par la
série montre que les sujets de concorde sont plus nombreux que les sujets de
discorde entre deux voisins condamnés à l’entente et que la communication reste
le moyen le plus efficace pour faire triompher les valeurs partagées de
tolérance et de respect de l’autre». Aussi, pour le réalisateur de la série
documentaire M.Valentine Carrera, la vie s’appelle désormais Hanane. «Elles
seront des milliers comme elle à rendre la jeunesse vieillie. Ce seront elles
qui nous éblouiront et nous rendront la chaleur. Ce seront elles seules le
printemps qui nous rendra éternel», a-t-il souligné non sans émotion.
La série qui sera diffusée durant le mois de juin, est une co-production
maroco-espagnole entre la RTM, Ibisa TV, la télévision espagnole, la télévision
de Galicia, Localia et Fadésa. Composée de six épisodes de 26 minutes chacune,
la série a été tournée dans des lieux situés au Maroc et en Galice. Les caméras
des 16 techniciens marocains et espagnols ont pu filmer les points de similitude
et de ressemblance entre les cultures marocaine et galicienne, levant le voile
sur les coins les plus cachés de nos deux cultures. Chaque épisode s’est penché
sur un thème particulier. Le premier met en exergue la diaspora galicienne et
marocaine. Le deuxième met le cap sur la convergence religieuse alors que le
troisième se penche sur l’économie représentée dans des secteurs clés comme la
pêche, le textile ou le bâtiment. L’art et la culture, où plusieurs similitudes
apparaissent, constituent le thème du quatrième épisode.
L’auteur ne pouvait clore sa série sans évoquer deux thèmes importants, le
tourisme qui constitue l’un des facteurs de développement autant pour le Maroc
que pour l’Espagne et la femme qui a lutté pendant des années pour arracher ses
droits, que ce soit au Maroc ou en Espagne.

Amina SALHI

----------->
http://www.map.ma/fr/sections/culture/nouvelle_co-producti/view

Nouvelle co-production TV entre le Maroc et l'Espagne

St Jacques de Compostelle, 23/05/05 - Le Maroc et l'Espagne ont décidé de lancer
une nouvelle co-production d'un documentaire de télévision intitulé
"LINATAKALAM" (Parlons) dont le tournage devra démarrer en septembre.

La convention de co-production a été finalisée à l'occasion de la visite du
ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, M. Nabil Benabdallah
en Galice (nord ouest de l'Espagne) pour le lancement de la première
co-production maroco-espagnole en matière d'audiovisuel intitulée: "Hanan. Du
Maroc à la Galice, ce qui nous unit".

Le protocole de coopération entre la Télévision marocaine (TVM) et la chaîne
espagnole "Localia" (Groupe Prisa) devra englober d'autres partenaires
espagnols, notamment la TV publique espagnole (RTVE), la TV de la communauté
autonome de Galice (TV Galicia).

La maison de production galicienne "IBISAtv" est le maître d' oeuvre de ce
documentaire en 6 épisodes de 26 minutes chacun.

Le projet s'apparente à celui de "Hanan" tant au niveau de ligne éditoriale du
synopsis que de la mise en commun des moyens logistiques et de tournage.

La TVM contribuera à hauteur de 15 pc du budget total estimé à près de 500.000
euros.

Cette contribution se fera sous forme d'apport technique en moyens et en équipes
de tournage de "Linatakalam".

Quant au contenu, le documentaire s'inspire du processus de partenariat
euro-méditerranéen de Barcelone, qui fête en novembre ses 10 ans, pour
promouvoir, par l'image, le dialogue entre les cultures et les religions des
deux côtés du détroit de Gibraltar.

Sous le titre complet: "Linatakalam-Hablemos, Un monde sans peurs ni
frontières", il devra donner la parole à des personnalités et des gens
ordinaires des deux rives de la méditerranée pour parler de la Mare Nostrum qui
les unit, des problèmes de l'eau, de la femme, des religions du livre, de la
terre et des enfants.

Le ministre de la communication s'est félicité de ce nouveau jalon dans la
coopération médiatique entre le Maroc et l'Espagne et en particulier avec la
Galice.

Les deux partenaires montrent ainsi qu'ils ont décidé d'inscrire leur
coopération audiovisuelle "dans le temps" et de "travailler sur ce qui
rapproche" les deux pays.

Le premier né de la co-production maroco-espagnole "Hanan" devrait être diffusé
en juin prochain dans sa version galicienne par TV Galicia en Espagne et sur son
réseau de diffusion international, notamment vers l'Amérique latine qui héberge
une importante diaspora espagnole d'origine galicienne.

TV Localia et RTVE prendra ensuite le relais fin juin, début juillet pour la
version espagnole sur la péninsule ibérique.

La diffusion de la version en arabe et en français est à la charge de la RTM et
de ses chaînes satellitaires

Dernière modification 23/05/2005 14:31

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6. SAHARA-CHILE-SAMOA-ALGÉRIE-MAROC
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4069

Le tacle de Santiago

A peine quelques mois après la visite royale à Santiago, le Chili et l'Algérie
ont appelé, dans un communiqué conjoint, à l'application du Plan Baker pour
résoudre le conflit du Sahara. « Concernant la question du Sahara Occidental, le
Chili et l'Algérie ont réaffirmé leur soutien à la mise en œuvre du plan de
règlement adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution 1495 »,
a indiqué le communiqué commun, sanctionnant une visite d'Etat de quatre jours
du Président algérien au Chili.

Benaïssa va certainement répliquer en disant que ce n’est pas si grave tant que
les Iles Samoa reconnaissent que le plan Baker II est caduc.

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8. RUSSIE-ALGÉRIE
http://www.lintelligent.com/gabarits/articleDEP_online.asp?art_cle=AFP45225larus\
eirgla0


La Russie veut relancer ses ventes d'armements en Algérie

ALGÉRIE - 23 mai 2005 - AFP

La Russie entend renforcer sa coopération militaire et ses ventes d'armement
vers l'Algérie, l'un de ses clients traditionnels, a assuré lundi le chef de
l'état-major russe en recevant son homologue algérien à Moscou.

"Nous nous engageons à donner une nouvelle dynamique à nos relations bilatérales
dans le domaine de la coopération militaire et militaro-technique", a déclaré le
général russe Iouri Balouievski, cité par les agences russes, au général Salah
Gaïd, russophone et formé en Union soviétique.

Une source du ministère de la Défense, citée par l'agence Inferfax, a estimé à
500 millions de dollars les contrats qui pourraient être signés prochainement,
en sus de l'achat d'avions MiG-29 déjà partiellement négocié, pour un montant de
1,5 milliard de dollars.

"Jusqu'à présent, l'Algérie représentait 3% des exportations russes d'armement",
ajoute cette source, qui affirme que, grâce à ses revenus pétroliers, "l'Algérie
envisage d'acquérir des avions de combats, des navires, et d'autres armes pour
ses forces terrestres".

Le général Gaïd a été reçu par la direction de Rosoboronexport, la société qui
centralise l'essentiel des exportations russes d'armement, et par des chefs
d'entreprises du complexe militaro-industriel.

L'Algérie, qui entretenait depuis son indépendance en 1962 des liens privilégiés
avec l'URSS, a continué à acquérir des armes en Russie après la chute de l'Union
soviétique en 1991.

La livraison de 50 avions de chasse MiG-29 est en discussion depuis plus d'un
an, pour remplacer la flotte algérienne actuelle, déjà composée d'avions
soviétiques.

Les récents contrats entre les deux pays incluaient la vente de 22 bombardiers
tactiques Su-24, de missiles Kh-35, d'hélicoptères de transport et de services
d'entretien pour des navires gardes-côtes, selon Interfax.

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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=39593

Le général Gaïd Salah en Russie
Relancer la coopération militaire
Par R. N. / AGENCES

Le chef d’état-major de l’armée (ANP), le général-major, Ahmed Gaïd Salah, qui a
entamé, dimanche dernier, une visite en Russie, s’est entretenu, hier, à Moscou
avec le premier adjoint au ministre de la Défense et chef d’état-major général
des Forces armées russes, le général colonel, Youri Nikolaevitch Balouiewsky.
Le général-major, Ahmed Gaïd Salah et la délégation militaire l’accompagnant
ont, par ailleurs, visité nombre d’infrastructures militaires russes à Moscou.
“Nous nous engageons à donner une nouvelle dynamique à nos relations bilatérales
dans le domaine de la coopération militaire et militaro-technique”, a déclaré de
son côté le général russe Youri Balouievski, cité par les agences russes, au
général Salah Gaïd, qui a subi une formation en Union soviétique. Une source du
ministère de la Défense russe, citée par l’agence Inferfax, a estimé à 500
millions de dollars les contrats qui pourraient être signés prochainement, en
sus de l’achat d’avions MiG-29 déjà partiellement négocié, pour un montant de
1,5 milliard de dollars. “Jusqu’à présent, l’Algérie représentait 3% des
exportations russes d’armement”, ajoute cette source, qui affirme que, grâce à
ses revenus pétroliers, “l’Algérie envisage d’acquérir des avions de combat, des
navires, et d’autres armes pour ses forces terrestres”.
Le général Gaïd a été reçu par la direction de Rosoboronexport, la société qui
centralise l’essentiel des exportations russes d’armement, et par des chefs
d’entreprise du complexe militaro-industriel.

R. N. / AGENCES

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8. MAROC-DIPLOMATIE
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=48014

Omar Hilale, un diplomate de carrière

23.05.2005 | 18h22

M. Omar Hilale, que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a nommé hier nouveau
secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération,
occupait depuis le 7 décembre 2001 le poste d'ambassadeur, représentant
permanent du Royaume du Maroc à Genève.

M. Hilale, qui est né le 1er janvier en 1951 à Agadir, a obtenu le baccalauréat
en Littérature moderne en 1970 à Kenitra, ainsi qu'une licence en sciences
politiques en 1974 à Rabat.

De 1975 à 1976, M. Hilale a occupé le poste de 2e secrétaire à l'ambassade du
Maroc à Alger, puis les fonctions de 1er secrétaire à l'ambassade du Maroc à
Addis Abeba de 1976 à 1977. Deux années plus tard, il a été nommé
vice-ambassadeur de S.M. le Roi à Monrovia (Libéria), avant d'être affecté à la
direction des organisations internationales au ministère des Affaires
étrangères.
En 1982, M. Hilale est nommé 1er secrétaire à la mission permanente du Maroc
auprès des Nations unies à Genève.

Il a également occupé les fonctions de conseiller, vice-ambassadeur à la mission
permanente du Maroc auprès des Nations unies à Genève de 1985 à 1991, puis chef
du service de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité à la direction des
organisations internationales du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération de 1991 à 1993.

M. Hilale a été également en 1993 membre du comité international des experts
légaux chargé de l'application de la convention interdisant l'usage des armes
chimiques. Il a été nommé par la suite ministre plénipotentiaire, membre du
cabinet du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération de 1993
à 1996.

M. Hilale était aussi ambassadeur de Sa Majesté le Roi en Indonésie, Singapour,
Australie et Nouvelle-Zélande de 1996 à 2001.

Il a en outre participé en tant que membre de la délégation marocaine à
plusieurs séminaires et réunions régionales et internationales.
M. Hilale est marié et père de trois enfants.

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9. MAROC-ISLAMISTES-CRISE
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4079

5 QUESTIONS À Abdehamid Amine, président de l’Association Marocaine des Droits
de l’Homme

Le président de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme s’explique sur la
position de l’organisation quant à son soutien aux détenus islamistes entrés en
grève de la faim le 2 mai dernier.

Comment justifiez-vous votre soutien aux islamistes qui ont entamé une grève de
la faim ?
Sur le plan humain, nous soutenons les grévistes parce que nous sommes pour le
droit à la vie, à l’intégrité physique. Or, la grève de la faim est une menace
pour la vie humaine, donc il est de notre devoir de tout faire pour régler le
problème. Et cela passe par une prise de position pour les grévistes afin que
les autorités entament le dialogue. Nous dénonçons totalement les événements du
16 mai et nous renouvelons notre totale solidarité avec les familles des
victimes. Mais la répression de tels actes ne doit pas se faire au détriment des
droits humains. Les grévistes ont le droit à un procès équitable.

Quelle est, selon vous, la responsabilité de l’Etat dans cette situation ?
L’Etat est impliqué dans l’arrestation de milliers de personnes. Sa
responsabilité est évidente, même s’il est du devoir de l’Etat de réprimer les
terroristes.
L’aspect sécuritaire doit exister, mais l’origine des attentats n’est pas, comme
l’annonce la thèse officielle, internationale. Elle est interne, donc bien plus
profonde. La réaction de l’Etat doit aussi s’accompagner d’aspects sociaux et
politiques. La sécurité seule ne résoudra pas le problème.

Que préconisez-vous pour sortir de cette impasse ?
Refaire les procès est un acte symbolique. C’est nécessaire mais pas suffisant.
Les lois anti-terroristes qui ont permis ces dérives existent toujours, et rien
n’a été fait pour empêcher de nouvelles dérives. Nous nous battons tous les
jours pour une justice indépendante, intègre. Nous dénonçons tous les procès non
équitables, mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait que la Justice soit
concrètement reconnue comme un pouvoir à part entière, distinct de l’Exécutif.
Il faudrait pour cela l’entériner dans la Constitution, garante des libertés
fondamentales. La démocratie et le respect des droits de l’Homme sont à ce prix.

Libérer les prisonniers peut-il être une solution ?
Il faut que l’Etat révise les procès ainsi que les jugements. C’est-à-dire
réexaminer les condamnations qui doivent être revues à la baisse et libérer les
prisonniers qui doivent l’être. Réviser les procès relève entièrement du ressort
de l’Etat qui est le seul à même de mener à bien cette action. Ce sera donc aux
autorités de décider du sort des détenus. Mais il est important de noter que,
depuis les événements du 3 mars 1973, jamais le Maroc n’a connu d’arrestations
aussi massives. Même si la peine de mort ne s’est pas arrêtée en 1993, le
caractère exceptionnel des attentats est la première des justifications de la
réaction de l’Etat. Il est important que l’Etat ne s’arrête pas à cette réaction
première.

Quelle est votre opinion sur la mort du prisonnier Khalid Boukri ?
Pour l’Etat, Boukri n’était pas en grève de la faim. Ils justifient leur
position par le résultat de l’autopsie qui atteste qu’il aurait mangé deux
heures ou plus avant sa mort. Mais nous disposons de témoignages de ses
compagnons de cellule qui attestent son implication dans le mouvement ainsi que
sa signature, sur le papier, attestant qu’il participait à la grève de la faim.
Le détenu a très bien pu mourir de sa grève de la faim tout en ayant mangé juste
avant de mourir. Le corps devait être trop affaibli par la grève de la faim et
par sa tuberculose intestinale. La négligence criminelle est, dans ce cas,
primordiale. Le médecin de la prison ne pouvait pas ne pas savoir que le détenu
était malade. C’est pour cela que nous demandons au ministre de la Justice
l’ouverture d’une enquête pour prouver sa version des faits.

Nadia Rabaâ (Stagiaire)

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4098

Grève de la faim : Attawhid Wal Islah réagit
Le MUR publie un communiqué pour demander à l’Etat et aux grévistes de trouver
un terrain d’entente.

Le bureau exécutif du Mouvement Unicité et Réforme (MUR) est sorti de son
mutisme. Dans un communiqué, l’association présidée par Mohamed El Hamdaoui a
finalement commenté la grève de la faim des salafistes emprisonnés après les
attentats du 16 mai dernier. Deux points importants sont mis en exergue par les
islamistes du MUR. Ils demandent aux grévistes d’arrêter la grève de la faim
afin de préserver leur santé. Ils appellent également le gouvernement à procéder
d’urgence à la révision du dossier. Le but, selon le MUR, est de corriger les
erreurs et les irrégularités commises et de rendre justice aux victimes pour
préserver la crédibilité de l’Etat de droit, la justice et la dignité humaine
ainsi que l’avenir du Maroc, son unité et son indépendance. Un discours
politique clair qui reflète l’attitude des responsables d’Attawhid Wal Islah.
Même si le MUR a été accusé par certains au lendemain des attentats du 16 mai,
d’être proche des mouvements jihadistes, ses leaders ont préféré prendre le
risque et d’intervenir en faveur des grévistes.

Pour une sortie de crise honorable
Avec cette démarche, le MUR cherche à mettre en avant une porte de sortie pour
l’Etat. Ses chefs ont la légitimité religieuse et l’aura qui les positionnent
pour être des interlocuteurs valables avec les chioukhs de la salafia. « Nous
estimons que cette situation n’est pas dans l’intérêt de l’Etat. L’escalade ne
résoudra pas le problème. On espère que les grévistes et les responsables
gouvernementaux trouveront un terrain d’entente pour sortir de l’impasse »,
rappelle Mohamed El Hamdaoui, le président du MUR. L’objectif d’Attawhid Wal
Islah est de se positionner comme étant un intermédiaire valable entre l’Etat et
les salafistes. Même avant les attentats du 16 mai, le docteur Abdelkrim Khatib
était intervenu, à maintes reprises, auprès du Palais en faveur de Hassan
Kettani. Aujourd’hui, le PJD préfère rester en dehors des sujets qui « fâchent »
les sécuritaires. Même si Othmani et les membres du secrétariat du PJD partagent
l’attitude du MUR, ils préfèrent ne pas l’assumer publiquement. Et ceci afin
d’éviter un nouveau bras de fer avec l’Etat. C’est dans ces conditions que les
familles des salafistes emprisonnés ont choisi d’entrer sur scène. Plus de 70
familles ont entamé, le 19 mai dernier, une grève de la faim de quatre jours.
Un camouflet pour le ministère de la Justice qui minimise l’impact de ce «
mouvement ». « Nous resterons fermes et nous demandons à l’Etat de répondre
favorablement aux exigences de nos proches emprisonnés depuis deux ans »,
affirme l’épouse de Fizazi. Et d’ajouter « les quatre chioukhs sont décidés à
continuer leur combat. D’ailleurs, des membres de la DST essayent par tous les
moyens de les forcer à arrêter leur grève. Ils ont proposé à mon mari de
meilleures conditions au sein de la prison s’il accepte de mettre fin à sa
grève. Pis, la DST ne ménage aucun effort pour les forcer à manger ». Malgré la
déclaration du Souverain sur les colonnes du quotidien « El Pais », qui
préconisait une réouverture des procès, le ministère de la Justice n’a toujours
pas entamé ce processus. La démarche du MUR peut être bénéfique si l’Etat décide
d’ouvrir un dialogue pour sortir de la crise.

M. R.

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10. USA-SAHARA-MAROC-PRISONNIERS DE GUERRE-LOBBY PRO MAROCAIN-MENSONGES DU
MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4077

Bon point pour McCain

Le sénateur américain John McCain, vétéran de la guerre du Vietnam et lui-même
ancien prisonnier des Vietcongs, a adressé à Mohamed Abdelaziz une lettre dans
laquelle il lui enjoint de libérer les quelques 400 militaires des Forces Armées
Royales détenus depuis des années dans les camps du Polisario à Tindouf. McCain,
un temps bien placé pour la course à la Maison-Blanche, a rappelé dans sa
missive les rapports 'accablants' d’Amnesty International et de l’association
France Libertés de Danielle Mitterrand sur les conditions de vie et les
traitements inhumains infligés aux soldats marocains par les séparatistes. Il
rappelle aussi avec beaucoup d’émotion le cas de l’un d’entre eux (Mustapha
Serji) cité récemment dans un article du « Financial Times ».

[NOTE: LE RAPPORT "FRANCE LIBERTÉS" LOIN D'ÊTRE "ACCABLANT" CONTIENT DES
NOMBREUSES MENSONGES ET INEXACTITUDES DÉNONCÉS OFFICIELMENT PAR LE FRONT
POLISARIO:
http://www.spsrasd.info/sps-210903.html ]

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Mar, 24 de Mayo, 2005 3:12 am

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Carlos Ruiz Miguel
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24 de Mayo, 2005
3:12 am
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