*****PHOTOS DE L'INTIFADA SAHRAOUI*****
*****http://www.vastsahara.org/intifada.html
*****VIDEO SAUVAGE RÉPRESSION MANIF À RABAT******
ttp://www.rtva.es/Informativos/-ArchivoNoticias/2005/05.Mayo/28/280505-sf-017-IN\
\
\\T.htm
*****VIDEO MANIFESTATION DE SOUTIEN EN ESPAGNE********
http://www.rtva.es/Informativos/-ArchivoNoticias/2005/05.Mayo/28/280505-sf-018-I\
\
\NT.htm
S O M M A I R E
1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-RÉPRESSION-RÉSISTANCE-INTIFADA
1.1. PRESSE SAHRAOUI
- SPS: Listes des victimes de la répression marocaines depuis le déclenchement
de l'Intifada le 21 mai dernier
- SPS: Des dizaines de blessés et plusieurs arrestations dans les rangs de
manifestants à Dakhla
- SPS: L’Intifada reprend à El Aaiun
- SPS: Les manifestants à El Aaiun occupée appellent à l’indépendance du Sahara
Occidental
- SPS: L’Agence France Presse dévoile la vérité sur le quadrillage militaire
imposé par le Maroc sur le Sahara Occidental
- SAHARA LIBRE: Nouvelle de l'Intifada de l'Independence à El Aaiun et Villa
Cisneros
1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
- EL WATAN: Manifestations au Sahara-occidental. El Ayoun sous haute
surveillance
- L'EXPRESSION: Répression à huis clos
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: AL-AYOUN, SOUS HAUTE SURVEILLANCE POLICIERE. L’Espagne
juge inacceptable le statu quo au Sahara Occidental
- EL MOUDJAHID: ANSPS (Italie): Pour l’arrêt de la répression et l’envoi d’une
commission d’enquête internationale / PCI : «Les violentes répressions des
manifestations pacifiques du peuple sahraoui sont d’une extrême gravité»
1.3. PRESSE MAROCAINE-MENSONGES DU MAKHZEN
- TEL QUEL (No. 180): 3 questions à Mohamed Laghdaf Eddah (Directeur de El Aaiun
TV)
- TEL QUEL (No. 180): El Aaiun. Fuera Españoles !
- MAP: Des notabilités de Bokhador et de Smara s'élèvent contre tout acte visant
à porter atteinte aux valeurs "sacrées"
1.4. AGENCES DE PRESSE
- AFP: Maroc-Sahara-violences. Le quartier de Matala, à El Ayoun, quadrillé par
la police et l'armée
- AFP (5-VI-2005): Le Polisario appelle l'UA à "empêcher la poursuite de la
répression marocaine"
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-RÉPRESSION-RÉSISTANCE-INTIFADA
1.1. PRESSE SAHRAOUI
http://www.spsrasd.info/sps-Listesdesvictimes.html
Listes des victimes de la répression marocaines depuis le déclenchement de
l'Intifada le 21 mai dernier
[VOIR LIEN]
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http://www.spsrasd.info/sps-110605.html#2
Des dizaines de blessés et plusieurs arrestations dans les rangs de manifestants
à Dakhla
Dakhla (territoires occupés), 11/06/2005 (SPS) Des dizaines de blessés dénombrés
et plusieurs arrestations ont été opérés, dans la nuit du vendredi à samedi,
dans les rangs de manifestants sahraouis à Dakhla par la police marocaine et les
forces d’intervention rapides qui sont intervenus brutalement pour disperser ce
rassemblement organisé en signe de solidarité avec les détenus de l’Intifada de
mai dernier, a constaté SPS.
La manifestation qui a débuté à 20 heures GMT réclamait également la libération
d’une femme sahraouie de 70 ans, Ehel Najem Fatma, dite Laribiya, enlevée la
veille par la police marocaine, soupçonnée de soigner des manifestants blessés
dans sa maison.
A l’instar des populations sahraouis dans les autres villes occupées et au
Maroc, les citoyens de Dakhla ont également scandé des slogans appelant à
l’indépendance de leur pays colonisé depuis 1975 par le Maroc, qui y maintient
une force militaire de plus de 20.000 hommes en plus des forces paramilitaires,
des forces d’intervention rapides, et du GUS.
La ville est soumise à un état de siège et les quartiers de Lebrarik, Lebeichat,
Kseikssat, Oum Tounsi et Al Ghoufran, peuplés en majorité par les Sahraouis,
sont quadrillés par les forces d’occupations, qui contrôlent tous les passants.
Par ailleurs à Boujdour, un citoyen sahraoui, Maaras Abderaahman, a été enlevé
dans la rue par des policiers marocains déguisés en civil. L’homme avait été
l’objet de plusieurs séances d’intimidation dans les locaux de la police où il a
été torturé à deux reprises, a-t-on indiqué.
"L’Intifada de l’indépendance", comme l’ont baptisé les Sahraouis dans les zones
occupées, avait repris vendredi à EL Aaiun, la capitale sahraouie occupée, avec
une manifestation ayant rassemblée les parents et les familles de victimes des
dernières émeutes soutenus par des activistes des droits humains, qui
réclamaient la libération des détenus et l’indépendance du Sahara Occidental,
rappelle-t-on. (SPS)
010/090/110 111042 jun 05 SPS
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http://www.spsrasd.info/sps-100605.html#4
L’Intifada reprend à El Aaiun
El Aaiun (territoires occupés) 10/06/2005 (SPS) l’Intifada contre le
colonialisme marocains et ses pratiques répressives a repris cet après-midi à El
Aaiun, la capitale sahraouie occupée aux environ de 18 heures locale (18 heures
GMT) pour réclamer la libération des détenus et des disparus sahraouis, arrêtés
au début de l’Intifada le 23 mai dernier, a constaté le correspondant de SPS sur
place.
Les manifestants se sont déplacés cette fois au cœur de la ville, dans le
Boulevard de Smara, pour déplier leurs pancartes et scander leurs slogans
appelant à la libération de ces détenus.
Estimés à des centaines par les organisateurs, essentiellement les parents et
familles des victimes de l’Intifada, les manifestants portent également des
portraits des détenus et leurs listes, accessibles sur le site de la SPS .
Selon les dernières listes, reçu par la SPS, les confrontations de "l’Intifada
de l’indépendance" ont résultés ont plus de 100 personnes blessées, 25 détenus
dans les prisons marocaines, plus de 90 victimes de tortures enlevées puis
relâchées sans jugements et quelques 20 maisons saccagées, depuis les derniers
événements de mai dernier.
La police marocaine, les forces d’intervention rapide, le GUS et les forces
auxiliaires se sont déployés en grand nombre autour des manifestants et ont
bloqué toutes les artères menant au rassemblement empêchant ainsi que les
manifestants ne soient rejoints par leurs compatriotes. (SPS)
010/090/000 101846 jun 05 SPS
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http://www.spsrasd.info/sps-100605.html#5
Les manifestants à El Aaiun occupée appellent à l’indépendance du Sahara
Occidental
El Aaiun (territoires occupés), 10/06/2005 (SPS) Des centaines de manifestants,
essentiellement des parents des victimes de l’Intifada, ont scandé, cette après
midi à El Aaiun, des slogans appelant à l’indépendance du Sahara Occidental et à
la libération de leurs fils, détenus par les autorités coloniales marocaines
depuis la répression barbare de "l’Intifada de l’Indépendance" durant les
dernières semaines du mois de mai, a indiqué le correspondant de SPS sur place.
Estimés à plus de 150 personnes, les manifestants, qui se sont déplacés cette
fois au cœur de la ville, dans le Boulevard de Smara, ont organisé une
manifestation qui a débuté au environs de 16h à 18h Gmt. Ils ont appelé à la
décolonisation de leur pays, scandant des slogans tels que "pas d’autres
alternatives que l’autodétermination", "Pas question de se soumettre à
l’occupation", "Viva la lucha del Pueblo sahraui" et "Viva Polisario", entre
autres slogans "purement politiques, appelant à l’indépendance du Sahara
Occidental", a-t-il ajouté.
Les familles, qui ont été aussitôt assisté dans leur protestation par des
citoyens sahraouis ainsi que par un grand nombre d’activistes sahraouis, qui se
déplacent d’habitude pour témoigner des agissements des autorités marocaines à
l’encontre de la population sahraouis, on été immédiatement encerclé par les
différents corps de la répression marocaine.
"Les autorités marocaines ont déployé leurs forces d’intervention rapide, le
GUS, les forces auxiliaires, en grand nombre autour des manifestants" et ont
bloqué toutes les artères menant au rassemblement, "seulement toutes les rues
avoisinantes étaient plaines de Sahraouis qui suivaient les manifestants de très
près, refusant d’obéir aux timides essais des autorités marocaines de les
disperser", a-t-il indiqué.
Il faut noter que "deux journalistes, photographes, de Reuter et de l’ABC
espagnole, étaient sur les lieux", a indiqué la même source.
Selon les dernières listes, reçu par la SPS, les confrontations de "l’Intifada
de l’indépendance" ont résultés ont plus de 100 personnes blessées, 25 détenus
dans les prisons marocaines, plus de 90 victimes de tortures enlevées puis
relâchées sans jugements et quelques 20 maisons saccagées, depuis les derniers
événements de mai dernier. (SPS)
060/090/000 101946 juin 05 SPS
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http://www.spsrasd.info/sps-110605.html
L’Agence France Presse dévoile la vérité sur le quadrillage militaire imposé par
le Maroc sur le Sahara Occidental
El Aaiun (territoires occupés), 10/06/2005 (SPS) "Le quartier Maatalh, à El
Aaiun quadrillé par la police et l’armée", a titré jeudi l’Agence de presse
française, AFP, sa dépêche, reporté par son correspondant sur le terrain,
assurant que se quartier est "cible d’une violente répression", commise par les
forces coloniales marocaines.
"Magasins fermés, rues désertes avec à chaque croisement une présence policière
ou militaire bien visible, le quartier était entièrement contrôlé par les forces
de l’ordre" marocaines, a notamment souligné cette dépêche citant un photographe
de l’agence.
"Quadrillé jeudi par la police et l’armée marocaines", les citoyens sahraouis
ont confirmé aux journaliste qu’ils "vivent dans la peur" à cause de la
répression qu’ils ne cessent de vivre sous l’occupation coloniale.
Le quartier visité par le journaliste de la AFP, était complètement saccagé et
portait encore les traces des représailles des autorités coloniales contre la
population sans défense du quartier, durant les manifestations pacifiques fin
mai dernier.
"Portes, fenêtres, lits, télévisions, tous les meubles ont été brisés par les
forces de l’ordre marocaines qui ont aussi volé des bijoux et des pièces
d’électroménagers" (…) "une vingtaine de maisons ainsi saccagés dans le
quartier", a-t-il témoigné.
Les habitants du quartier, qui "ne voulaient pas qu’un journaliste soit vu
passant leur seuil, de peur des forces de l’ordre marocaines", ont pu néanmoins
lui faire visiter leur maisons et quelques victimes.
"Des femmes, assure-t-il, montraient ecchymoses et blessures en affirmant avoir
été battues lors de la répression de fin mai".
Les territoires occupés du Sahara Occidental sont soumis à un quadrillage
militaire mais aussi médiatique depuis le début de l’invasion marocaine du
territoire. Plusieurs délégations d’élus locaux, personnalités, représentants de
la société civile espagnole et journalistes se sont vu expulser du territoire
non autonome par les forces de l’occupation.
Le 8 juin dernier, les autorités coloniales marocaines ont expulsé de l’aéroport
d’El Aaiun vers les Iles canaries, une deuxième délégation, composée par une
majorité de parlementaire catalans mais aussi un membre du Parlement national
espagnol, et des représentants de la société civile catalane.
Trois jours plus tôt, soit le 5 juin mai 2005, une première délégation d’élus,
d’organisations sociales et de journalistes espagnols a été refoulée vers les
îles canaries de la capitale sahraouie, El Aaiun, l’empêchant ainsi de
s’informer sur place sur la situation des droits humains dans le territoire
sahraoui, après la répression barbare perpétrée dernièrement par les forces
coloniales contre la population sahraouie sous l’occupation marocaine. (SPS)
060/090/000 110120 Juin 05 SPS
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http://www.sahara-libre.blogspot.com/
Nouvelle de l'Intifada de l'Independence à El Aaiun et Villa Cisneros
11.6.05
Dakhla On signale des affrontement à Dakhla dans la soirée du 10.06.05, suite à
une manifestation anti-marocaine. Il y aurait de nombreuses arrestations et des
blessés.
Manifestation à El Ayoun Nouvelles 10.06.05, 21 h.
Les familles des personnes emprisonnées à la suite des récentes émeutes se sont
rassemblées aujourd'hui de 16 à 18 h. sur le boulevard de Smara à El Ayoun. Des
défenseurs des droits humains, le président de la section locale de l'AMDH ainsi
que de nombreux sympathisants se sont associés à la manifestation. Les forces de
l'ordre, représentées par les différents corps de police avec chacun leurs
propres commandants, ont hermétiquement isolé les manifestants, qui scandaient
des slogans en faveur de la libération des prisonniers, de l'autodétermination
du Sahara Occidental. La foule exprimait aussi son refus des procès intentés par
le colonisateur aux inculpés sahraouis des émeutes . On a pu lire sur les
banderoles: «les mères et les soeurs des prisonniers politiques sahraouis
réclament leur libération inconditionnelle», «les mères et les soeurs des
prisonniers politiques sahraouis demandent qu'ils soient protégés». Deux
journalistes espagnols se trouvaient sur les lieux. La manifestation s'est
dispersée dans le calme.[corr.]
d'un autre côté, suite à l'arrestation d'une vieille femme sahraouie " Ahl Najm
Fatma', la population sahraoui a organisé devant la prison locale de la ville,
la soirée du 10.06.05, un sit-in réclamant la libération de ladite citoyenne
incarcerée. on signale des affrontement entre les manifestants et les agents de
police, Il y aurait de nombreuses arrestations et des blessés.
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1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.elwatan.com/2005-06-11/2005-06-11-21010
Manifestations au Sahara-occidental
El Ayoun sous haute surveillance
Visiblement, les manifestations de Sahraouis dans de nombreuses localités du
Sahara-Occidental n’ont pas de caractère sporadique ou tout au plus sont
appelées à cesser. Bien au contraire, et malgré le poids de la répression
marocaine, ces émeutes de la liberté se poursuivent.
Et le premier effet, c’est cette vague d’indignation qui s’est emparée de la
communauté internationale, ainsi que des tentatives déclarées de faire sortir de
l’impasse le processus de paix onusien. A cet égard, le quartier de Matala, le
plus pauvre d’El Ayoun, capitale du Sahara-Occidental, sous occupation
marocaine, cible d’une violente répression après les manifestations de fin mai,
est toujours quadrillé par la police et l’armée marocaines, selon des sources
concordantes. Magasins fermés, rues désertes avec à chaque croisement une
présence policière ou militaire bien visible, le quartier était entièrement
contrôlé par les forces d’occupation et ses habitants refusaient de parler à la
presse à visage découvert. Mais certains d’entre eux ont montré leur intérieur
entièrement dévasté par les raids de policiers et de soldats au moment des
manifestations du 24 au 29 mai. Portes, fenêtres, lits, télévisions, tous les
meubles ont été brisés par les forces marocaines qui ont aussi volé des bijoux
et des pièces d’électroménager, affirment ces témoins anonymes, qui font état
d’une vingtaine de maisons ainsi saccagée dans le quartier. En passant par les
toits de l’une à l’autre de ces maisons, dont les habitants ne voulaient pas
qu’un journaliste soit vu passant leur seuil, de peur des forces marocaines, un
journaliste a aussi pu rencontrer des femmes qui montraient ecchymoses et
blessures en affirmant avoir été battues lors de la répression de fin mai. Les
Sahraouis rencontrés à Matala ont dit « vivre dans la peur », mais en même
temps, selon une métaphore utilisée par plusieurs d’entre eux, se sentir « comme
des papiers brûlés », qu’aucune violence ne peut plus atteindre. Le préfet
(wali) d’El Ayoun, Mohamed Rharradi, a expliqué que les raids visant les maisons
avaient été menés parce que ces dernières étaient utilisées pour abriter des
réserves de pierres et d’essence servant aux manifestants à fabriquer des
cocktails Molotov. De retour de la région du Maghreb, où il a effectué mardi et
mercredi une brève visite, le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires
étrangères, Léon Bernardino, a estimé que ces manifestations étaient dues à l’«
incapacité d’avancer » dans le processus de paix. Ce qui relève de l’évidence,
devrait-on dire dans pareille situation. M. Bernardino a affirmé que les Nations
unies « doivent être l’acteur principal de l’impulsion politique » pour résoudre
la question du Sahara-Occidental, sa gardant de préciser quoi que ce soit.
Alger, rappelle-t-on, avait déclaré, mardi, que le règlement de ce conflit
relevait de la compétence exclusive des Nations unies. M. Bernardino a fait
savoir qu’il avait convenu, lors de sa visite, de « solliciter un rapport
objectif et véridique » de la Mission des Nations unies pour le référendum au
Sahara-Occidental (Minurso) sur les manifestations des Sahraouis. Dans ce
contexte, apprenait-on jeudi, le ministre espagnol des Affaires étrangères,
Miguel Angel Moratinos, a adressé une lettre à ses homologues algérien,
marocain, mauritanien et aux responsables du Front Polisario pour souligner que
« le statu quo n’est pas acceptable ». Il appelle le secrétaire général des
Nations unies, Kofi Annan, à pourvoir aux postes vacants liés au problème du
Sahara-Occidental, en « désignant un envoyé personnel possédant un profil
politique suffisant qui pourra commencer sa mission le plus rapidement possible
». Il demande également à Kofi Annan de pourvoir au poste actuellement vacant de
représentant spécial, chargé de la Minurso (Mission des Nations unies au
Sahara-Occidental). Le ministre espagnol demande ensuite que des consultations
aient lieu entre le nouvel envoyé personnel de l’ONU et les parties concernées «
pour réactiver le processus de règlement ». Il appelle à de « nouvelles
initiatives » permettant d’appliquer le droit international et les résolutions
du Conseil de sécurité. La démission de son poste de James Baker était en soi
suffisamment révélateur de la situation de blocage imposée par le Maroc, il n’y
aurait donc lieu qu’à en tirer les conséquences.
T. Hocine
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http://www.lexpressiondz.com/T20050610/ZA7-26.htm
SAHARA OCCIDENTAL
Répression à huis clos
10 juin 2005 - Page : 11
Des députés et journalistes espagnols refoulés, El Ayoun quadrillée par l’armée,
le Maroc utilise les grands moyens pour empêcher le monde de savoir.
Les violentes répressions par l’armée et la police marocaines des manifestations
d’El Ayoun et de Dakhla préoccupent la communauté internationale qui appelle les
Nations unies à redynamiser le processus référendaire au Sahara occidental. De
fait, la question sahraouie revient au-devant de l’actualité de la manière la
plus inattendue par l’engagement dans la contestation des populations des
territoires sahraouis occupés, démentant les affirmations lénifiantes de Rabat
sur la situation prévalant au Sahara occidental. Dans le territoire sahraoui il
y a une population prise en otage par le Maroc à laquelle il refuse le droit de
s’exprimer sur son avenir en bloquant depuis plusieurs années le processus
référendaire pris en charge par l’ONU et chapeauté par la mission des Nations
unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso). La situation dans les
territoires sahraouis n’a cessé de s’altérer ces dernières années, aggravée par
les répressions sauvages lors de la semaine de manifestations dans les villes
sahraouies (du 23 au 29 mai). La police et l’armée marocaines ont par ailleurs
quadrillé ces derniers jours le quartier de Matala, l’un des plus pauvres du
chef-lieu du Sahara occidental, El Ayoun, et porte-drapeau de la révolte
sahraouie, en l’isolant des autres quartiers de la ville. Les forces de
répression marocaines se comportent, à l’instar des Israéliens dans les
territoires palestiniens, en force d’occupation en réprimant sauvagement une
population qui manifeste pour la reconnaissance de ses droits. Cette nouvelle
situation au Sahara occidental n’a pas manqué d’induire la préoccupation de la
communauté internationale qui demande au Maroc de raison garder et surtout de
revenir au processus de paix initié par l’ONU. Ainsi, «l’Espagne est très
préoccupée par la situation dans les territoires sahraouis occupés et ne peut,
par conséquent, oeuvrer au règlement du conflit au Sahara occidental dans une
atmosphère de violence», a indiqué mercredi le secrétaire d’Etat espagnol aux
Affaires étrangères, Bernardino Leon, à l’issue d’un entretien avec le président
sahraoui, M.Mohamed Abdelaziz. Par ailleurs, le diplomate espagnol, dans une
déclaration à une radio espagnole, citée par l’agence sahraouie SPS, a affirmé
que les Nations unies «doivent être l’acteur principal de l’impulsion politique»
pour trouver une solution à la question du Sahara occidental. Appelant d’autre
part au pourvoi du poste vacant de représentant spécial de l’ONU, poste occupé
auparavant par le Péruvien Alvaro de Soto, M.Bernardino a indiqué que son
gouvernement «insiste» sur la nomination d’un tel représentant en soulignant que
«c’est seulement en stimulant les négociations et le dialogue qu’on peut avancer
et dépasser cette situation», selon SPS. D’autre part, rappelant que la question
sahraouie constitue l’un des points de l’ordre du jour du Comité de
décolonisation de l’ONU, depuis les années 60, le représentant du Front
Polisario à Washington, Mouloud Said, a indiqué jeudi que «l’enlisement du
conflit au Sahara occidental est à imputer au rejet injustifié par le Maroc du
plan de paix accepté par les deux parties en conflit, le Front Polisario et le
Maroc, et entériné par le Conseil de sécurité des Nations unies». Aussi,
souligne M.Said, le Polisario appelle le comité onusien «à montrer sa
détermination à voir l’aboutissement du processus d’autodétermination du peuple
sahraoui, au moment où les populations subissent une répression barbare et que
le processus de paix s’enlise dangereusement» De fait, l’inertie de la
communauté internationale encourage le Maroc à ignorer le droit international
par ses obstructions à la mise en application des résolutions de l’ONU
afférentes au dossier sahraoui. L’Espagne, ancien pays occupant du Sahara
occidental qui a cédé le territoire sahraoui au Maroc en violation de la
résolution 1514 de l’ONU -qui donne droit à l’autodétermination pour les peuples
colonisés-, semble vouloir sortir d’une longue expectative pour tenter de
reprendre pied dans un contentieux qui met en danger la stabilité de la région
Maghreb-Méditerranée. C’est dire l’urgence pour les Nations unies de reprendre
en main le dossier sahraoui et de réactiver le processus référendaire, seule
démarche susceptible d’ouvrir des perspectives à une solution négociée du
contentieux sahraoui. Se référant à la situation au Maghreb, l’ambassadeur des
Etats-Unis à Alger, Richard Erdman, qui a été reçu en audience par M.Bedjaoui,
ministre des Affaires étrangères, a rappelé «l’intérêt que porte son pays à
l’édification maghrébine et l’attachement des Etats-Unis à la recherche d’une
solution de la question du Sahara occidental dans le cadre des Nations unies».
indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le chef de la
diplomatie algérienne a de son côté relevé «la convergence de vues sur cette
question entre l’Algérie et les Etats-Unis» indique la même source.
Karim MOHSEN
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http://www.quotidien-oran.com/quot3179/even.htm
AL-AYOUN, SOUS HAUTE SURVEILLANCE POLICIERE
L’Espagne juge inacceptable le statu quo au Sahara Occidental
La police et l’armée marocaines quadrillent Al-Ayoun pour empêcher de nouvelles
manifestations populaires. Dans le quartier de Matala, le plus pauvre
d’El-Ayoun, au Sahara Occidental qui a été la cible d’une violente répression
après des manifestations indépendantistes, fin mai, était quadrillé, jeudi, par
la police et l’armée marocaines, a constaté un photographe de l’AFP. Magasins
fermés, rues désertes avec, à chaque croisement, une présence policière ou
militaire bien visible, le quartier était, entièrement, contrôlé par les forces
de l’ordre et ses habitants refusaient de parler à la presse à visage découvert.
Mais certains d’entre eux ont montré l’intérieur de leurs demeures, entièrement
dévasté par ce qu’ils affirment être les raids de policiers et soldats au moment
des manifestations tenues du 24 au 29 mai. Portes, fenêtres, lits, télévisions,
tous les meubles ont été brisés par les forces de l’ordre marocaines qui ont
aussi volé des bijoux et des appareils électroménagers, affirment ces témoins
anonymes, qui font état d’une vingtaine de maisons ainsi saccagées dans le
quartier. Des Sahraouis ont dit «vivre dans la peur» mais en même temps, selon
une métaphore utilisée par plusieurs d’entre eux, se sentir «comme des papiers
brûlés», qu’aucune violence ne peut plus atteindre. Le préfet (wali) d’El-Ayoun,
Mohamed Rharradi, a expliqué à l’AFP que les raids sur les maisons avaient été
menés parce qu’elles étaient utilisées pour abriter des réserves de pierres et
d’essence servant aux manifestants à fabriquer des cocktails Molotov.
Les manifestations qui se sont déroulées dans la région du 24 au 29 mai, ont
fait plusieurs blessés parmi les manifestants. 32 manifestants ont été arrêtés,
selon des sources officielles marocaines. Les incidents d’El-Ayoun ont été
suivis de manifestations de soutien dans d’autres villes du territoire et
certaines universités marocaines.
Les autorités marocaines ont refoulé, coup sur coup, ces derniers jours, deux
délégations espagnoles de députés, de membres d’ONG et de sympathisants de la
cause sahraouie, venues à El-Ayoun pour s’informer de la répression des
manifestations. Ces délégations espagnoles sont accusées par Rabat de chercher à
«déstabiliser» le Royaume, a déclaré, jeudi à Rabat, le ministre marocain de la
Communication, Nabil Benabdellah. La répression sauvage des manifestations
d’El-Ayoun, par les forces marocaines a soulevé une vague de condamnations à
travers le monde, notamment en Europe où plusieurs associations et partis
politiques ont appelé à l’organisation d’un référendum d’autodétermination, au
Sahara Occidental.
Aux Etats-Unis, plus de vingt-cinq parlementaires ont appelé l’administration du
Président George Bush, à intervenir pour l’organisation du référendum
d’autodétermination du Sahara Occidental. Et le Front Polisario qui lutte pour
l’indépendance du Sahara Occidental a réitéré, devant le comité de
décolonisation de l’ONU, sa position en faveur d’un référendum
d’autodétermination du peuple sahraoui.
Les manifestations d’Al-Ayoun ont relancé le débat sur la nécessité de relancer
le processus politique au Sahara Occidental. L’Espagne juge, désormais,
inacceptable le statu quo actuel. Le ministre espagnol des Affaires étrangères,
Miguel Angel Moratinos a adressé, jeudi, une lettre à ses homologues marocain,
mauritanien et aux responsables des relations internationales du Front
Polisario, pour souligner que «le statu quo n’est pas acceptable». Après les
manifestations qui se sont déroulées du 24 au 29 mai à
El-Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupé, le ministre espagnol souligne
que «le processus politique dans le contexte des Nations unies se trouve,
actuellement, bloqué par manque d’initiatives», selon le texte de la lettre du
ministère espagnol. Il appelle le Secrétaire général des Nations unies, Kofi
Annan, à pourvoir aux postes vacants liés au problème du Sahara Occidental, en
«désignant un envoyé personnel possédant un profil politique suffisant qui
pourra commencer sa mission le plus rapidement possible». Il demande également à
Kofi Annan de pourvoir au poste, actuellement vacant, de représentant spécial,
chargé de la Minurso (Mission des Nations unies au Sahara Occidental). Le
ministre espagnol demande ensuite que des consultations aient lieu entre le
nouvel envoyé de l’ONU et les parties concernées «pour réactiver le processus de
règlement». Il appelle à de «nouvelles initiatives» permettant d’appliquer le
droit international et les résolutions du Conseil de Sécurité. La lettre
indique, en outre, que le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères,
Bernardino Leon, vient de se rendre successivement à Alger, Tindouf, Nouakchott
et Rabat, et a reçu, au cours de ces visites, «un bon accueil». Le Péruvien
Alvaro de Soto a abandonné, il y a quelques mois, son poste d’envoyé de l’ONU au
Sahara Occidental. L’ONU a réaffirmé, en avril 2004, son soutien au plan Baker.
Rabat a rejeté la perspective d’un référendum, considéré comme «obsolète» et
«inapplicable», et proposé une «large autonomie définitive» dans le cadre de la
souveraineté marocaine, jugée «non négociable».
Synthèse: Hamid Guemache
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/06/10/1617238
ANSPS (Italie)
Pour l’arrêt de la répression et l’envoi d’une commission d’enquête
internationale
Par : EL MOUDJAHID Le : vendredi 10 juin 2005
PCI : «Les violentes répressions des manifestations pacifiques du peuple
sahraoui sont d’une extrême gravité»
L’Association nationale italienne de solidarité avec le peuple sahraoui (ANSPS)
a énergiquement condamné «la politique de répression» exercée par la autorités
marocaines sur les populations civiles sahraouies, appelant à l’envoi d’une
commission d’enquête internationale pour se rendre compte de la «répression et
des violations des droits de l’homme commis par l’occupant marocain».
Dans une communiqué diffusé à Rome, l’ANSPS s’inquiète de la situation qui
persiste depuis quelques semaines à El Ayoun, Smara, Dakhla et Assa dans les
territoires occupés du Sahara occidental et dans le Sud du Maroc, où «la
population civile sahraouie défie la redoutable machine policière marocaine en
affirmant son refus de la colonisation et en appelant au respect des droits de
l’homme». L’ANSPS exige, dans son communiqué, du Maroc de «respecter les droits
de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental de cesser la
pression militaire, répressive et médiatique menée actuellement dans les
territoires occupés, ainsi que les intimidations contre les défenseurs sahraouis
des droits de l’homme».
Le communiqué souligne que «devant cette répression d’extrême gravité, l’ANSPS
demande l’intervention du Conseil de sécurité de l’ONU pour que la Minurso
assure la protection d’une population blessée et terrorisée, dont son seul crime
est de revendiquer ses droits légitimes».
Elle appelle d’autre part à ce que soit nommé d’urgence un représentant spécial
sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara
occidental et soit constituée une commission internationale chargée «d’établir
la vérité sur les graves violations des droits humains commises par le Maroc
contre les populations civiles sahraouies». L’ANSPS exige que soit organisé sans
plus tarder le référendum d’autodétermination, «l’unique solution pour mettre
fin à un conflit qui dure depuis 1975 et que soit mis fin aux graves violations
des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental».
L’ANSPS indique enfin qu’un sit-in sera organisé le 14 juin prochain à Rome
devant la Chambre des députés «pour rappeler au gouvernement italien et aux
institutions les engagements pris par l’Italie pour l’application du Plan de
paix de l’Onu, le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et dénoncer la
répression dans les territoires occupés»
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1.3. PRESSE MAROCAINE-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.telquel-online.com/180/actu_180.shtml
3 questions à Mohamed Laghdaf Eddah (Directeur de El Aaiun TV)
- Votre couverture des "événements de El Aaiun" a été plutôt timide. C’est un
choix délibéré ou une directive de votre hiérarchie ?
- Ni l’un ni l’autre, mais plutôt des contraintes. On ne pouvait pas réaliser
des reportages instantanés et objectifs, vu les conditions de travail. Il y
avait trop de violence de part et d’autre. N’oubliez pas qu’une de nos équipes a
été attaquée par la police et que l’un de nos techniciens a été blessé !
- Mercredi, vous diffusiez une confrontation entre un ancien bagnard de Qelâat
Meggouna et un ancien détenu de la prison Errachid, à Tindouf. Vous faites dans
la provocation, maintenant ?
- Ce n’est pas de la provocation, c’est une première. C’est la première fois que
deux détenus, l’un dans les geôles marocaines et l’autre dans les 'geôles' du
Polisario, se confrontent. Ils ont commenté les événements de El Aaiun, le vide
politique, l’action du gouvernement et la violence de part et d’autre, qu’ils
ont tous deux condamnés d’ailleurs. Tous les deux ont également plaidé pour un
état de droit et de démocratie.
- Votre liberté de manœuvre est aujourd’hui installée ou c’est uniquement le
sursis qui se prolonge ?
- Ce n’est pas un sursis. C’est une vraie liberté garantie, d’une manière
continue, par le PDG Fayçal Laraïchi.
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http://www.telquel-online.com/180/actu_180.shtml
Laâyoune. Fuera Españoles !
Les autorités locales de El Aaiun ont refusé l’accès à la ville à cinq
activistes espagnols venus dans le cadre d’une délégation catalane à partir de
Las Palmas. Motif : "ces personnes sont des activistes pro-polisario connus.
Autant les autorités marocaines qu’espagnoles leur ont souligné que le moment
était inopportun pour une pareille visite. Ils n’en ont pas tenu compte",
explique un responsable à El Aaiun. à noter cependant que deux journalistes qui
accompagnaient la même délégation ont pu accéder normalement à Laâyoune pour la
réalisation de reportages. Cet incident survient à la veille de l’arrivée à
Rabat d’une importante délégation parlementaire officielle espagnole et au
lendemain de l’appel de Mohamed Abdelaziz adressé à l’élite et à la société
civile marocaine. "La stratégie indépendantiste est aujourd’hui claire. Le Maroc
devra s’attendre de plus en plus à des provocations pareilles", analyse un
observateur.
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http://www.map.ma/fr/sections/boite5/des_notabilites_de_b/view
Des notabilités de Bokhador et de Smara s'élèvent contre tout acte visant à
porter atteinte aux valeurs "sacrées"
El Aaiun, 11/06/05- Plusieurs potentialités sahraouies dans les 'provinces' de
Bokhador et de Smara ont condamné tout acte visant à porter atteinte aux
'constantes nationales sacrées', appelant à la poursuite de la 'mobilisation'
pour la défense de "l'intégrité territoriale" du Maroc.
Dans un communiqué publié jeudi au terme d'un meeting organisé à l'initiative de
la tribu Laâroussyine, plusieurs potentialités de la 'société civile', des
notabilités et des Chioukhs de la 'province' de Bokhador ont condamné les
derniers actes provocateurs qu'a connu la ville de El Aaiun dernièrement.
Le document, dont copie est 'parvenue' à la MAP, condamne "tout acte visant à
porter atteinte à 'nos constantes nationales sacrées'" et s'élève avec force
contre "les dérapages irresponsables commis par des étudiants originaires des
'provinces du Sud' dans certaines facultés du Royaume".
Ces potentialités ont, en outre, souligné leur 'attachement constant' au
'glorieux' trône alaouite et à SM le Roi Mohammed VI, ainsi que leur
'mobilisation agissante' pour la défense de l'unité du pays de Tanger à La
Güera.
Les participants à ce meeting ont, d'autre part, condamné avec force "les
dernières déclarations du président algérien dans le dessein de torpiller
l'Union du Maghreb arabe et de semer la division entre les deux peuples marocain
et algérien".
Ils ont, par ailleurs, lancé un appel au secrétaire général de l'ONU et à la
communauté internationale en vue d'intervenir pour "la 'levée du blocus'
'imposé' à nos frères 'séquestrés' à Tindouf et pour la libération des
prisonniers marocains détenus en territoire 'algérien'".
Pour sa part, la province de Smara a connu, cette semaine, l'organisation d'une
série de rencontres, lors desquelles les fils des tribus sahraouies de la ville
et de sa 'province' ont réitéré leur mobilisation constante derrière SM le Roi
Mohammed VI pour la défense de "l'intégrité territoriale" du Maroc, réaffirmant
leur condamnation totale des actes destructeurs commis dernièrement à El Aaiun
par des égarés dans le but de semer le désordre dans cette ville.
Ils se sont aussi élevés contre les positions et les déclarations officielles
algériennes, qui tentent de porter atteinte à "l'intégrité territoriale" du
Royaume, appelant les organisations humanitaires et toutes les instances
internationales intéressées par les droits de l'homme à intervenir en vue de la
"levée du blocus" des citoyens marocains "séquestrés" dans les camps de Tindouf.
Dernière modification 11/06/2005 10:16
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1.4. AGENCES DE PRESSE
FRS0805 4 I 0470 ESH /AFP-ZV51
Maroc-Sahara-violences
Le quartier de Matala, à El Ayoun, quadrillé par la police et l'armée
=(PHOTO)=
EL AYOUN (Sahara occidental), 9 juin (AFP) - Le quartier de Matala, le plus
pauvre d'El Ayoun, chef-lieu du Sahara occidental, cible d'une violente
répression après des manifestations indépendantistes fin mai, était quadrillé
jeudi par la police et l'armée marocaines, a constaté un photographe de l'AFP.
Magasins fermés, rues désertes avec à chaque croisement une présence
policière ou militaire bien visible, le quartier était entièrement contrôlé par
les forces de l'ordre et ses habitants refusaient de parler à la presse à visage
découvert.
Mais certains d'entre eux, après avoir fait très discrètement entrer chez eux
le journaliste de l'AFP, ont montré leurs intérieurs entièrement dévastés par ce
qu'ils affirment être les raids de policiers et soldats au moment des
manifestations tenues du 24 au 29 mai.
Portes, fenêtres, lits, télévisions, tous les meubles ont été brisés par les
forces de l'ordre marocaines qui ont aussi volé des bijoux et des pièces
d'éléctroménager, affirment ces témoins anonymes, qui font état d'une vingtaine
de maisons ainsi saccagées dans le quartier.
En passant par les toits de l'une à l'autre de ces maisons, dont les
habitants ne voulaient pas qu'un journaliste soit vu passant leur seuil, de peur
des forces de l'ordre marocaines, le journaliste a aussi pu rencontrer des
femmes qui montraient échymoses et blessures en affirmant avoir été battues lors
de la répression de fin mai.
Les Sahraouis rencontrés à Matala ont dit "vivre dans la peur" mais en même
temps, selon une métaphore utilisée par plusieurs d'entre eux, se sentir "comme
des papiers brûlés", qu'aucune violence ne peut plus atteindre.
Le préfet (wali) d'El Ayoun, Mohamed Rharradi, a expliqué à l'AFP que les
raids sur les maisons avaient été menés parce qu'elles étaient utilisées pour
abriter des réserves de pierres et d'essence servant aux manifestants à
fabriquer des cocktail molotov.
Les manifestations qui se sont déroulées dans la région du 24 au 29 mai, ont
fait plusieurs blessés parmi les manifestants. Trente-deux manifestants ont été
arrêtés, selon des sources officielles marocaines.
Les incidents d'El Ayoun ont été suivis de manifestations de soutien dans
d'autres villes du territoire et certaines universités marocaines.
Les autorités marocaines ont refoulé coup sur coup ces derniers jours deux
délégations espagnoles de députés, de membres d'ONG et de sympathisants de la
cause sahraouie, venus à El Ayoun pour s'informer de la répression des
manifestations.
L'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, annexée par le Maroc en
1975, est revendiquée par le mouvement indépendantiste du Polisario, soutenu par
l'Algérie.
sa-mnv/dp/pyj
AFP 091700 JUN 05
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http://www.lintelligent.com/gabarits/articleDEP_online.asp?art_cle=AFP05625lepol\
eniaco0
Le Polisario appelle l'UA à "empêcher la poursuite de la répression marocaine"
ALGÉRIE - 5 juin 2005 - AFP
Le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a "sollicité l'intervention" de l'Union
africaine (UA) "pour empêcher la poursuite de la répression des forces
marocaines" à la suite de manifestations à El Ayoun, chef lieu du Sahara
occidental, a indiqué dimanche l'agence de presse sahraouie SPS.
M. Abdelaziz a appelé les chefs d'Etat africains à "dénoncer les pratiques
répressives contre les citoyens sahraouis sans défense, à assurer leur
protection" dans une lettre adressée au président en exercice de l'UA, le
président nigérian Olusegun Obasanjo, selon SPS, citée par l'agence de presse
algérienne APS.
Il a également invité les chefs d'Etats africains "à assumer leurs entières
responsabilités dans le parachèvement de la décolonisation de la dernière
colonie en Afrique (...), en permettant au peuple sahraoui sans plus tarder,
d'exercer son droit inaliénable à l'autodetermination et à l'indépendance à
travers l'organisation d'un référendum libre, juste et transparent".
M. Abdelaziz a en outre déploré que "les renforts dépêchés en grand nombre (...)
ont engendré un climat saturé de tension, préoccupant dans la perspective que
les forces marocaines pourraient s'engager dans une hécatombe et un génocide
contre nos concitoyens sans défense".
Des manifestations se sont déroulées, du 24 au 29 mai, notamment à El Ayoun,
chef-lieu du Sahara occidental, faisant plusieurs blessés. Trente-deux
manifestants ont été arrêtés, selon une source officielle marocaine.
L'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, annexée par le Maroc en 1975,
est revendiquée par le mouvement indépendantiste du Polisario, soutenu par
l'Algérie.
L'ONU peine à y organiser un référendum, repoussé d'année en année depuis 1992
en raisons de divergences entre Rabat et le Polisario sur la composition du
corps électoral et l'objet même de la consultation, le Maroc rejetant toute idée
d'indépendance.
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