*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN
*****Campagne internationale pour la libération de Aminatou Haidar et de tous
les prisonniers politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
*****ACTION: LETTRE AU PRÉSIDENT ESPAGNOL********
http://www.umdraiga.com/acciones/cartazpintifada_particular.asp
http://www.umdraiga.com/acciones/cartazpintifada_organizacion.asp
S O M M A I R E
1. RASD-UNION AFRICAINE
- SPS: Le Président de la République attendu dimanche à Syrte pour le 6ème
sommet de l’UA
2. SAHARA-ESPAGNE-MAROC
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Sahara Occidental. Le flou madrilène
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Rabat cherche une porte de sortie, Par Kader Hannachi
- EL MOUDJAHID: L’Espagne demeure "la puissance administrante" du Sahara
occidental affirme la RASD
- LIBERTÉ: Zapatero fait pression sur Rabat [?????][AVEC NOTE]
- AUJOURD'HUI LE MAROC (1-VII-2005): Sahara "marocain": Madrid réaffirme sa
position
3. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
- LA VIE ÉCONOMIQUE: Pêche, la profession retient son souffle: la mission
d'inspection de l'ue dans "nos" murs
4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
- AL-ALAM (1-VII-2005): Plus de 4000 bidonvilles démolis dans les "Provinces du
sud" et les occupants relogés
5. SAHARA-CAMPS DE RÉFUGIÉS-MENSONGES ET DÉLIRES DU MAKHZEN
- MAP/LE MATIN: Les «services» algériens en première ligne
- MAP/LE MATIN: "Rébellion" contre le chef militaire Ould Al Bouhali
- AUJOURD'HUI LE MAROC (1-VII-2005): Tindouf : tension aux camps de Smara et de
Dakhla
- AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA (1-VII-2005): Le Polisario accuse les renseignements
marocains d'avoir fomenté le "soulèvement"!
6. MAROC-"PARADIS"-CRUDELLE RÉALITÉ
- L'EXPRESSION (3-VII-2005): Des Marocains s’évaporent dans la nature
7. SAHARA-MAROC
- MAP: Maroc/Sahara:Les sentiments bravent les sentinelles
8. MAROC-ISLAMISTES-RÉPUBLIQUE-RIF-SAHARA-CRISE ET PANIQUE DU MAKHZEN
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Faut-il négocier avec Nadia Yassine ?
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Label marocanité : Mohammed VI et le mercenaire
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Que faire de Nadia Yassine ?
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Hardiesse
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Une Zaouia nommée Al Adl Wal Ihsane
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Saïd Lakhal, spécialiste des mouvements islamistes
marocains: «L’Etat évite le face-à-face avec Al Adl»
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. RASD-UNION AFRICAINE
http://www.spsrasd.info/sps-020705.html#4
Le Président de la République attendu dimanche à Syrte pour le 6ème sommet de
l’UA
Chahid El Hafed, 02/07/2005 (SPS) Le Président de la république, Mohamed
Abdelaziz, est attendu dimanche à Syrte (Libye) pour prendre part aux côtés de
ses pairs africains, au 6ème sommet ordinaire des Chefs d’Etats et de
Gouvernements de l’Union Africain (UA), qui se tiendra les 4 et 5 juillet, a
annoncé un communiqué de la Présidence.
L’augmentation de l’aide au développement et la représentation de l’Afrique au
sein du Conseil de sécurité constituent les principaux thèmes soumis à
l’approbation de l’UA, qui a remplacé en juillet 2002 l’Organisation de l’union
africaine (OUA) fondée en 1963
Auparavant les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union africaine
(UA), membres du Conseil exécutif de l'Union tiennent depuis jeudi leur 7ème
session ordinaire pour préparer ce sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de
l'UA auquel assistera le SG de l’ONU, Kofi Annan, a annoncé le bureau de presse
de l’Organisation à New York.
M. Mohamed Salem Ould Salek, ministre des Affaires étrangères, à la tête
d’experts et d’ambassadeurs de son département assiste depuis jeudi à cette
rencontre ministérielle continentale.
Les 53 Etats membres de l’UA avaient chiffré leur revendication commune à deux
sièges permanents au conseil de sécurité avec droit de veto, et cinq sièges non
permanents, au lieu des trois sièges non permanents dans l’actuel Conseil à 15
membres.
Plus de 500 journalistes sont attendus à Syrte, cette ville portuaire de la
méditerranée, connue pour être le lieu de naissance du dirigeant libyen
Mouammar Kadhafi, qui accueillera le sommet de l'UA. (SPS)
010/090/100 021741 Jul 05 SPS
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2. SAHARA-ESPAGNE-MAROC
http://www.quotidien-oran.com/quot3197/even.htm
Sahara Occidental
Le flou madrilène
La visite du Premier ministre marocain, Driss Jettou, à Madrid, le confirme: sur
le dossier du Sahara Occidental, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero
continue de faire dans un équilibrisme qui le met en décalage avec son opinion
et conforte la suspicion du Front Polisario.
L’Espagne a-t-elle une politique sur la question du Sahara Occidental où sa
responsabilité est évidente ? Difficile en tout cas d’en saisir les contours, la
seule chose constatée et confirmée est un prudent retour vers la recherche du
parapluie onusien.
Que d’ailleurs le Maroc n’accepte que du bout des lèvres. La veille de la visite
du Premier ministre marocain Driss Jettou, le ministre des Affaires étrangères
espagnol interpellé par les députés de droite comme de gauche s’est évertué à
montrer une Espagne active qui n’a jamais «été dans une position diplomatique
aussi favorable dans l’affaire du Sahara Occidental». Et qu’elle oeuvre à la
«réconciliation de l’Algérie et du Maroc» et que la politique du gouvernement
espagnol n’est pas «ambiguë» mais «rigoureuse» dans la défense de la légalité
internationale.
Apparemment, il n’a pas vraiment convaincu, un député de la gauche unie a estimé
même que la «politique du gouvernement sur le Sahara ne fonctionne pas».
Dans un grand journal madrilène, un éditorialiste a qualifié de «plaisanterie»
la médiation tant de fois annoncée par Moratinos et que par cette politique,
l’Espagne n’est en mesure ni de convaincre le Maroc de se conformer à l’option
du référendum, ni d’amener les dirigeants du Polisario à renoncer à
l’indépendance pour laquelle ils combattent depuis 30 ans. De fait, l’ambiguïté
existe et, en raison de la responsabilité historique de l’Espagne dans la crise
du Sahara Occidental, celle-ci est plutôt complaisante à l’égard du Maroc.
La répression au Sahara Occidental largement couverte par les médias que
Moratinos avait tendance à minimiser et le refoulement successif de quatre
délégations espagnoles du Sahara Occidental ont suscité des critiques acerbes
dans le corps politique espagnol. Sans entamer la «confiance» de José Luis
Rodriguez Zapatero à l’égard du Maroc. Certes, le Premier ministre espagnol a
demandé à Rabat de faciliter une solution au Sahara Occidental en promettant que
Madrid aura une attitude «constructive» pour favoriser un «processus de solution
(...) qui doit être dirigé par les Nations Unies». L’Espagne «peut, sans se
substituer à l’ONU, contribuer et faciliter la résolution de ce problème qui
préoccupe aussi bien le Maroc, l’Espagne, que l’opinion publique dans son
ensemble», a ajouté M. Rodriguez Zapatero. Le reste des propos de Rodriguez
Zapatero a été centré sur la «confiance» et l’excellence des relations.
Les éléments disponibles, souvent contradictoires, émanant du gouvernement
espagnol confortent largement le «statu quo» avec qui, officiellement du moins,
Madrid souhaite en finir. Ils n’éclairent pas beaucoup sur la politique de
l’Espagne: la solution «politique» est-elle le référendum ou bien un substitut à
celui-ci ?
Dans quelle optique s’inscrit l’appel à un retour en force de l’ONU,
officiellement prôné par l’Espagne ? Driss Jettou est resté vague, un rôle de
l’institution internationale ne s’envisageant pas, du moins pour l’instant, en
dehors de la perspective référendaire.
L’Espagne avait demandé ces derniers temps à Kofi Annan de désigner un «envoyé
personnel possédant un profil politique suffisant qui pourra commencer sa
mission le plus rapidement».
Le Polisario, lui, perçoit encore dans l’attitude du gouvernement Zapatero un
parti pris en faveur des thèses marocaines qui s’était affiché il y a des mois
avant d’être prudemment atténué par un discours sur la «légalité internationale»
et un retour à l’ONU. Le Front Polisario s’est d’ailleurs empressé de faire une
vigoureuse mise au point à Miguel Moratinos qui avait déclaré que l’Espagne
avait cédé en 1975 l’administration du territoire sans lui en reconnaître la
souveraineté. Le Polisario a réagi en soulignant que le Maroc n’était pas, au
regard du droit international, une puissance administrante du Sahara Occidental.
M. Moratinos n’a pas «dû lire l’avis du 2 janvier 2002 du secrétaire général
adjoint de l’ONU pour les affaires juridiques, M. Hans Correl».
La déclaration de M. Moratinos «ne correspond pas à la réalité et ne repose sur
aucun fondement politique ou légal», a affirmé le porte-parole sahraoui en
soulignant que selon l’avis de Hans Corell, «le statut de puissance
administrante relève toujours de la responsabilité de l’Espagne». Un juste
rappel des choses puisque l’avis de Hans Correl stipulait textuellement dans son
point 6 que «l’Accord tripartite de Madrid n’a ni signifié un transfert de
souveraineté sur le territoire ni conféré à aucun des signataires la qualité de
puissance administrante, qualité que l’Espagne, à elle seule, ne pouvait avoir
transférée unilatéralement» (point 6 de l’avis). On est bien dans un grand flou
madrilène.
M.Saâdoune
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http://www.quotidien-oran.com/quot3197/analyse.htm
Rabat cherche une porte de sortie
Par Kader Hannachi
La visite du Premier ministre marocain, jeudi dernier, à Madrid ressemble
presque, trait pour trait, à celle qu’il a effectuée, il y a environ deux
semaines, à Paris. Comme en France,
M. Driss Jettou est allé en Espagne avec l’idée de chercher un soutien européen
de premier plan et pour rassurer le gouvernement de José Luis Rodríguez
Zapatero, inquiété par les signes de malaise que le Maroc a montrés, ces
dernières semaines. L’initiative du chef de l’exécutif marocain se comprend
d’autant mieux que Rabat assiste, aujourd’hui, à une dégradation du climat
politique interne et à la remontée de la fièvre indépendantiste dans les
territoires sahraouis.
Au plan intérieur, le roi Mohamed VI est la cible de critiques et
d’interrogations quant à sa capacité à bien gérer le pays et réussir la
transition démocratique que le palais revendique aujourd’hui comme un projet
stratégique pour la société marocaine. L’attaque la plus irrévérencieuse porte
la signature de Nadia Yassine, militante islamiste d’El-Adl Ouel-Ihsane qui
pourfend la monarchie et lui préfère un régime républicain, plus conforme, selon
elle, aux aspirations des Marocains. Elle est aggravée par un contexte
économique difficile, en particulier dans le secteur de l’agriculture qui a
pâti, cette année, d’une cruelle sécheresse et poussé le roi à demander
l’effacement de la dette de près de 100.000 agriculteurs parmi les plus touchés.
Dans les territoires sahraouis, le pouvoir royal est déstabilisé par le
pourrissement de la situation et par «l’intifida» sahraouie, un concept
palestinien que le président de la RASD Mohamed Abdelaziz a emprunté pour
décrire une agitation que même les observateurs les mieux informés du dossier
sahraoui n’ont pas vue depuis de longues décennies. «Le mouvement va se
poursuivre», a prévenu le leader sahraoui en s’inquiétant de la répression qui
s’est abattue sur les populations autochtones. On ne sait pas si ces prédictions
sont justes et fondées sur des éléments tangibles, on sait en revanche, que la
dernière révolte a coûté un nouvel échec à la diplomatie marocaine. En Afrique,
et après le géant sud-africain, un autre Etat anglophone, le Kenya, a annoncé il
y a une dizaine de jours, sa reconnaissance de la RASD et de la cause du peuple
sahraoui luttant contre l’occupant marocain. Avec Madrid, la répression qui a
frappé les manifestants sahraouis puis le refoulement successif de quatre
délégations d’Espagnols venus enquêter sur place, a embrumé une relation
hâtivement qualifiée de lune de miel par des observateurs qui, visiblement, ont
mésestimé l’impact d’un dérapage toujours possible du côté d’El-Ayoun.
Pour faire face à toutes ces déconvenues, M. Jettou a-t-il obtenu, à Madrid, le
soutien qu’il voulait? Très difficile de répondre à cette question. Les
déclarations du Premier ministre Jose Luiz Rodriguez Zapatero, demandant à Rabat
de trouver une solution urgente et définitive au problème du Sahara Occidental
peuvent être lues comme l’expression d’une pression discrète que son
gouvernement veut exercer sur Rabat. Mais cette pression n’est pas dénuée
d’embarras. Elle indique une double logique espagnole: éviter que le dossier ne
sombre à nouveau dans le statu quo et sécuriser sa frontière sud avec le Maroc
contre le trafic de drogue et l’immigration clandestine. Du donnant-donnant en
somme, qui peut être synonyme de répit. Mais pas au point de supporter un
nouveau dérapage dans les territoires occupés ou de s’aliéner une opinion
espagnole favorable à la cause sahraouie. D’ici là, le Maroc a de bonnes raisons
de réfléchir à de nouvelles actions. Après Paris, Madrid, rien n’exclut que le
roi Mohamed VI ne sollicite Bruxelles et Washington. Les prochains jours
risquent d’être plein de rebondissements. L’ONU peut à nouveau montrer son nez.
Et désigner un remplaçant à l’antique Alvaro de Soto.
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/07/01/1118623
L’Espagne demeure "la puissance administrante" du Sahara occidental affirme la
RASD
Par : EL MOUDJAHID Le : vendredi 01 juillet 2005
Sit-in à Dekhla pour réclamer la libération des détenus politiques sahraouis
Arrivée d’un groupe d’enfants sahraouis en Italie
Le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a "rappelé"
à l’Espagne qu’elle demeure "la puissance administrante du Sahara occidental"
jusqu’à l’organisation d’un référendum d’autodétermination, rapporte hier
l’agence de presses sahraouie SPS.
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RASD, cité par SPS, a
rejeté une déclaration du chef de la diplomatie espagnole, M. Miguel Angel
Moratinos, faite mercredi, selon laquelle "les Nations Unies, et non le
gouvernement espagnol, ont identifié dans leurs résolutions et leurs textes le
Maroc comme puissance administrante".
La déclaration de M. Moratinos "ne correspond pas à la réalité et ne repose sur
aucun fondement politique ou légal", a affirmé le porte-parole sahraoui. "Le
Maroc n’est autre qu’une puissance d’agression et d’occupation et doit être
traitée en conséquence comme telle par la communauté internationale", a ajouté
le porte-parole de la RASD.
Il a rappelé "l’avis du secrétaire général adjoint de l’Onu aux Affaires
juridiques, M. Hans Corell, sur le Sahara Occidental", qui stipule que le statut
de puissance administrante relève toujours de la responsabilité de l’Espagne,
indique SPS. Pour le gouvernement sahraoui, "l’Espagne demeure, au regard du
droit international, la puissance administrante du Sahara occidental et sa
responsabilité vis-à-vis des Sahraouis (...) reste entière", jusqu’à la tenue du
référendum d’autodétermination, selon l’agence. L’avis de M. Corell, remis au
Conseil de sécurité en janvier 2002, précise que "l’Accord de Madrid (de 1975)
ne prévoyait pas de transfert de souveraineté sur le territoire ni ne conférait
à aucun des signataires le statut de puissance administrante, que l’Espagne ne
pouvait d’ailleurs unilatéralement transférer", rappelle SPS.
Le secrétaire général-adjoint de l’Onu a également relevé que "le transfert des
pouvoirs administratifs au Maroc et à la Mauritanie en 1975 n’a pas eu
d’incidence sur le statut du Sahara occidental en tant que territoire non
autonome", a--t-on ajouté de même source.
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http://80.88.0.237/editarchive.php?lejour=2&lemois=7&annee=2005&id=472
Sahara Occidental
Rodríguez Zapatero fait pression sur Rabat
[NOTE: IL SEMBLE QU'IL Y A DES JOURNALISTES ALGÉRIENNES ENCORE MÉCONNAISSEURS DE
LA RÉALITÉ: CE N'EST PAS RODRIGUEZ ZAPA. QUI "fait pression" SUR RABAT, MAIS BEL
ET BIEN VICEVERSA... C'EST RABAT QUI FAIT PRESSION SUR MADRID POUR QUE L'ESPAGNE
SOUTIEN L'ANNEXION!!!]
Par Abdelkamel K.
Mettant à profit la visite du Premier ministre marocain à Madrid, le président
du gouvernement espagnol a emboîté le pas à Jacques Chirac en insistant, jeudi,
sur la nécessité de trouver rapidement un accord sur la question sahraouie dans
le cadre onusien.
Devant la multiplication des manifestations anti-marocaines dans les territoires
sahraouis, Madrid revient à la charge et demande au Maroc d’agir rapidement pour
trouver dans les meilleurs délais une solution afin d’aboutir au règlement du
dossier. Au cours de la conférence qui a suivi les entretiens entre les deux
Chefs de gouvernement, jeudi, Jose Luis Rodriguez Zapatero a déclaré que
l’Espagne sera toujours un “acteur constructif” et s'efforcera de faciliter le
processus de solution du conflit du Sahara occidental “qui doit être dirigé par
les Nations unies”. “Ce n'est que dans un climat de confiance qu'une solution
acceptable pourra être approuvée par tous”, a lancé le Premier ministre ibérique
en direction de son homologue marocain en faisant allusion aux troubles que
connaissent plusieurs villes sahraouies depuis la fin du mois de mai. Les deux
hommes ont évoqué les manifestations en question.
Driss Jettou, le Chef du gouvernement marocain, s’est limité à mettre cela sur
le compte de “quelques dizaines, quelques centaines au maximum de personnes”.
Sur le point du refus du royaume alaouite d’autoriser des délégations espagnoles
de visiter les villes du Sahara occidental, Jettou dira : “Le Maroc est un pays
ouvert, mais également un État souverain.” Il ajoutera : “Nous n'acceptons pas
le fait accompli, surtout de la part de personnes connues pour leur hostilité à
l'égard du Maroc.” Par ailleurs, le Premier ministre marocain rejettera la
responsabilité de l’organisation d’une visite de parlementaires espagnols sur le
Parlement marocain.
Pour rappel, les groupes parlementaires espagnols ont posé un certain nombre de
conditions à leur participation à un voyage au Sahara occidental. Ils réclament,
notamment, de rencontrer des militants sahraouis et des membres du Front
Polisario, de visiter des prisonniers politiques à la Prison noire d'El-Ayoun et
de se rendre librement dans certaines localités.
Aussi le président de gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique
rappelle-t-il au chef de la diplomatie espagnole, Moratinos, que son pays
demeure, au regard du droit international, la puissance administrante du Sahara
occidental tant que le peuple sahraoui n’aura pas exercé son droit à
l’autodétermination à travers un référendum libre et régulier organisé et
supervisé par l’ONU. Cette réaction intervient après que le ministre espagnol
des Affaires étrangères eut affirmé, mercredi dernier, devant le Parlement de
son pays que “les Nations unies, et non le gouvernement espagnol, ont identifié,
dans leurs résolutions et leurs textes, le Maroc comme puissance administrante”.
La déclaration de M. Moratinos “ne correspond pas à la réalité et ne repose sur
aucun fondement politique ou légal”, a précisé le gouvernement sahraoui.
Dans ce cadre, l’avis de M. Corell, secrétaire général adjoint de l'Onu aux
affaires juridiques, remis au Conseil de sécurité en janvier 2002, précise que
“l'accord de Madrid de 1975 ne prévoyait pas de transfert de souveraineté sur le
territoire ni ne conférait à aucun des signataires le statut de puissance
administrante, que l'Espagne ne pouvait d'ailleurs unilatéralement transférer”.
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http://www.aujourdhui.ma/actualite-details37274.html
Sahara "marocain": Madrid réaffirme sa position
Le dossier du Sahara 'marocain' a été au centre des discussions lors d’une
conférence de presse qui a eu lieu jeudi dernier à Madrid. Une conférence
présidée par le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero.
La question du Sahara continue d’alimenter les débats, actualité oblige. Après
les évènements de El Aaiun et les différentes réactions du gouvernement algérien
qui sont 'hostiles' au Maroc, la question du Sahara est désormais à l’ordre du
jour. Pour essayer d’éclaircir la position de l’Espagne, le président du
gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero a déclaré qu’il n’y avait plus de
temps à perdre et que la solution politique est de plus en plus urgente. Ces
propos ont été avancés lors d’une conférence de presse jeudi à Madrid. Cette
conférence a eu lieu en présence de son homologue marocain Driss Jettou au
Palais de la Moncloa. José Luis Zapatero a été donc clair et a affirmé que
l’Espagne était en faveur d’une solution politique et d’un accord dans le cadre
de l’ONU.
Le chef de l'exécutif espagnol a en effet estimé texto qu'il était "urgent de
trouver une solution politique et un accord profond au conflit du Sahara dans le
cadre de l'ONU".C’est selon lui la seule et ultime solution pour que la question
du Sahara soit résolue. Une question épineuse et qui bute ces derniers temps
devant de multiples problèmes. M. Rodríguez Zapatero a dit avoir transmis au
Premier ministre marocain "la nécessité de reprendre et d'accélérer le processus
de recherche d'un accord sur le Sahara, sous les auspices de l'ONU".
L'Espagne "peut, sans se substituer à l'ONU, contribuer et faciliter la
résolution de ce problème qui préoccupe aussi bien le Maroc, l'Espagne, que
l'opinion publique dans son ensemble", a ajouté M. Rodríguez Zapatero. Le
président du gouvernement espagnol a encore assuré son soutien à la politique
marocaine et à sa stratégie dans la résolution de cette question. Il a souligné
dans ce sens que l'Espagne aborde ce problème avec le Maroc "dans le cadre de la
relation de confiance et c'est seulement sur la base de la confiance que nous
pouvons trouver une solution partagée par tous les acteurs concernés".
Durant leurs entretiens à Madrid, MM. Jettou et Rodríguez ont examiné, outre
les développements de la question du Sahara, les différents volets de la
coopération bilatérale et les moyens de les renforcer davantage. Durant sa
visite de travail en Espagne, M. Jettou était accompagné entre autres du
ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taib Fassi
Fihri. Cette entrevue a été consacrée à la préparation de la réunion de la
Commission mixte maroco-espagnole, prévue pour le 29 septembre en Espagne. Cette
rencontre a également permis aux deux chefs de gouvernement de passer en revue
les questions relevant du partenariat euro-méditerranéen. Cela concerne
notamment le processus de Barcelone, et l'édification maghrébine.
Le 1-7-2005
Par : Qods Chabâa (Avec MAP)
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3. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
http://www.lavieeco.com/news/Pchelaprofessionretientsonsouffle
Pêche, la profession retient son souffle: la mission d'inspection de l'ue dans
"nos" murs
C’est le 1er juillet que la délégation des inspecteurs vétérinaires de l'Union
européenne, qui effectue une mission d'inspection des ports au Maroc, prendra
fin. Le dernier jour du séjour des inspecteurs sera consacré à une réunion de
synthèse avec les responsables du ministère de l'Agriculture et des Pêches.
Les conclusions de la délégation risquent, selon des professionnels, d'êtres
sévères quant à la situation hygiénique et à l'état de salubrité des ports, des
installations maritimes, des navires et des usines de traitement de poisson. Au
total, la commission aura à inspecter six ports. Le premier sur la liste était
celui de Dakhla-Villa Cisneros dont l'inspection a eu lieu du 20 au 21 juin. Les
inspecteurs européens ont, outre le port, visité les antennes locales de l'INRH,
de la direction des pêches et de l'élevage, des zones d'élevage de coquillages
et des établissements d'expédition de mollusques. Jeudi 23 juin, c'était au tour
de Oualidia de passer l'épreuve.
Ce vendredi 24 juin, les responsables du secteur retiennent leur souffle. Et
pour cause, c'est au tour de Casablanca. Mais ce port sera peut-être épargné vu
qu'il constitue une étape optionnelle sur l’agenda de la commission. Demain,
samedi, ce sera au tour d’Agadir. Toutes les installations y passeront : halle
au poisson, port, usines de conserve, services extérieurs du ministère, en plus
des navires de la pêche hauturière. L'UE semble accorder une importance
particulière à ce port puisque sa délégation y passera trois jours (jusqu'au
mardi 28 juin). Les deux derniers jours seront consacrés aux ports du nord,
notamment ceux de Tanger et Tétouan. En plus de la halle et du port, les usines
et les navires crevettiers congélateurs seront également inspectés
A.M.
Publié le : 24/06/2005
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4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
AL-ALAM (1-VII-2005)
Plus de 4000 bidonvilles démolis dans les "Provinces du sud" et les occupants
relogés
Le ministre chargé du Logement et de l'urbanisme, Toufiq Hjira, a affirmé que
d'importants efforts avaient été déployés en matière d'habitat dans les
'Provinces du sud', en particulier pour le recasement des habitants des
bidonvilles (). Répondant à une question devant le Parlement sur le programme de
logement social mis en uvre dans les Provinces du sud (), M. Hjira a indiqué que
3116 bidonvilles avaient été démolis récemment dans le quartier Al Mossalla à El
Aaiun ().
M. Hjira a ajouté que 860 bidonvilles supplémentaires avaient également été
détruits dans le quartier Al Qods, précisant que seuls persistaient 10 baraques
dans la rue Smara près du quartier Maatallah. () Concernant les ménages qui
vivent encore dans les bidonvilles de Dakhla-Villa Cisneros, le ministre a
assuré qu'ils seront relogés dans le cadre du programme de "Madinat Al Ouahda",
dont les travaux d'aménagement de 5500 lots de terrain ont été lancés ().
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5. SAHARA-CAMPS DE RÉFUGIÉS-MENSONGES ET DÉLIRES DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=49683
Les «services» algériens en première ligne
02.07.2005 | 18h30
Les services de renseignements algériens ont décidé d'assurer directement la
gestion de la situation sécuritaire dans les camps de Tindouf (au Sud de
l'Algérie) suite à la 'série' de 'soulèvements' et de 'manifestations
successifs' 'déclenchés' dans ces camps, ont indiqué des 'sources' 'sûres' à la
MAP.
Les services de sécurité algériens, qui se sont retrouvés dans un état
"d'hystérie" et de "panique", après l'annonce du 'retour' à la 'mère-patrie' de
Hammati Rabbani, un des anciens hauts responsables du Polisario, ont investi le
terrain et décidé vendredi d'opérer des changements radicaux qui ont concerné en
particulier des responsables des services de renseignements algériens qui
assurent l'encadrement des services secrets du Polisario, ont précisé les mêmes
'sources'. Ainsi, le 'dénommé' Abderrahmane, un officier dans les services de
renseignements algériens, a été chargé de superviser les services secrets du
Polisario et de coordonner son action au sein des camps. Il sera assisté par un
groupe d'officiers, également membres des services de renseignements algériens,
ajoute-t-on.
Selon les mêmes 'sources', ces changements, qui ont concerné les services
chargés du contrôle de la sécurité dans les camps de Tindouf, ont été
accompagnés de nouvelles instructions décidées vendredi par des responsables
chargés de la gestion du conflit, visant à déclencher les manifestations et les
protestations et 'semer la zizanie' au sein du territoire 'marocain',
particulièrement dans les villes de Guelmim, Assa, Smara, dans le dessein de
détourner l'attention focalisée sur les 'soulèvements' contre les dirigeants du
Polisario.
D'autre part, et dans une tentative d'apaiser la 'colère' des habitants
'séquestrés' dans les camps, Mohamed Abdelaziz, chef des 'séparatistes' a
annoncé vendredi son intention d'entreprendre des mesures qui toucheront
certains responsables du Polisario.
| MAP
------------>
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=49684
"Rébellion" contre le chef militaire Ould Al Bouhali
02.07.2005 | 18h31
Quatre responsables militaires du Polisario à Tindouf (sud de l'Algérie) ont
annoncé vendredi leur 'rébellion' contre le 'dénommé' Ould Al Bouhali ministre
de la défense de la 'soit-disant' RASD, ont indiqué des 'sources' 'sûres' à la
MAP.
Il s'agit de Biadillah Ibrahim, alias Krikaou, commandant de la deuxième zone
militaire, la plus grande de la région, Mohamed Ali Sidi Al Bachir, commandant
de la 1-ère zone militaire, Ould mohamed Yahdih, commandant de la 7-ème zone et
Abdellah Ould Moulay Ahmed Baba, commandant de la 4-ème zone militaire.
Ces chefs, qui se sont rebellés contre Ould Al Bouhali, accusent ce dernier de
'corruption', de 'vol' et "d'enrichissement personnel" au détriment des
souffrances et des peines des 'séquestrés' dans les camps de Tindouf.
Selon les mêmes sources, les quatre responsables des zones militaires sur sept,
ont décidé de cesser de traiter avec Ould Al Bouhali pour "son insolence d'une
part et parce qu'il n'est pas Sahraoui mais algérien d'autre part, et donc
insouciant du sort des milliers de 'séquestrés' dans les camps, qui souffrent du
'blocus', des différentes formes d'oppression et de marginalisation"
contrairement aux chefs 'rebelles', qui sont tous originaires de tribus
'Sahraouies marocaines'.
Dans une tentative de circonscrire la colère des chefs révoltés, indiquent les
mêmes sources, Mohamed Abdelaziz, qui n'a pas pu faire face à ces responsables,
a du recourir à une solution de médiation pour résoudre ce différend, en faisant
appel au 'dénommé' Abdelkader Taleb Omar, Premier ministre de la 'soi-disant'
RASD.
Ould Al Bouhali a, toutefois, considéré l'initiative de réconciliation de
Abdelkader Taleb Omar comme étant "une conspiration fomentée aussi bien contre
lui que contre la direction du Front" en particulier dans cette conjoncture
marquée par des "'soulèvements', des 'troubles' et des 'manifestations'
organisées par les populations 'séquestrées' à Tindouf".
Par ailleurs, ces mêmes 'sources' soulignent que 'nombre' d'habitants des camps
de Lahmada comparent les manifestations déclenchées dans les camps de Tindouf au
"soulèvement de 1988", avec la seule différence que "ces événements
interviennent dans une conjoncture différente puisqu'ils font l'objet d'une
large couverture médiatique, et qu'ils sont l'oeuvre de jeunes instruits qui ont
souffert des années durant et continuent de souffrir de l'injustice et de
l'oppression et qui ont vécu pendant de longues années assiégés dans un
environnement dépourvu de toutes les conditions qui préservent la dignité de
l'Homme".
D'autre part et devant "l'ampleur" de la 'tension' que connaissent les camps et
la montée des protestations et des manifestations, Mohamed Abdelaziz, après
avoir été informé de la détermination des populations 'séquestrées' d'organiser
des sit-in devant le siège de la présidence, a décidé de se rendre en Libye sous
'prétexte' de participer aux consultations tenues à Tripoli, en préparation du
Sommet de l'Union Africaine (UA).
| MAP
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http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html
Tindouf : tension aux camps de Smara et de Dakhla
Les manifestations de colère du camp Aousserd s’étendent aux autres camps où
sont 'détenus' les 'séquestrés' 'marocains'. Selon nos sources, les camps de
Dakhla ou de Smara, deux parmi les quatre grands de Tindouf, ont connu, mercredi
dernier, des manifestations similaires à celles d’Aousserd avec distribution de
tracts demandant une solution au problème et le départ de Mohamed Abdelaziz. Le
ton 'monte' 'contre' le Polisario et son chef soutenu, hébergé et chouchouté par
Alger à Tindouf. Ce samedi 2 juillet, les manifestants prévoient d’ailleurs un
sit-in devant ce que Mohamed Abdelaziz présente comme siège de sa présidence à
Errabouni. Un peu partout à travers le monde, les Marocains mettent la pression
pour la 'libération' de 'nos concitoyens' 'otages' du Polisario. Une
revendication que font la leur plusieurs 'ONGs' internationales.
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AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA (1-VII-2005)
Le Polisario accuse les renseignements marocains d'avoir fomenté le
"soulèvement"!
Dans le but de faire taire les voix dénonçant les pratiques des 'séparatistes' à
Tindouf, la direction du Polisario a fait circulé une rumeur au sein du camp
selon laquelle les renseignements marocains auraient été à l'origine du
'soulèvement' du camp d'Aousserd. ()
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6. MAROC-"PARADIS"-CRUDELLE RÉALITÉ
http://www.lexpressiondz.com/T20050703/ZCQ.htm
Des Marocains s’évaporent dans la nature
Une grande effervescence régnait hier matin au village olympique des Jeux
méditerranéens d’Almeria.
L’affaire avait été bien camouflée, mais elle a fini par éclater. Cinq athlètes
marocains, tous des karatékas, ont disparu avec armes et bagages et se sont
évaporés dans la nature.
Les responsables de la délégation marocaine ont d’abord cru à une simple petite
escapade, mais ils se sont, par la suite, rendus à l’évidence que leurs cinq
athlètes avaient bien décidé de ne plus revenir. Ils ont alors révélé la fugue à
la police espagnole qui s’est mise à la recherche des fuyards
Une recherche qui, jusqu’à hier matin, n’avait porté ses fruits que pour un seul
karatéka, cueilli à la gare de Barcelone où il tentait d’acheter un billet de
train pour Rome, en Italie. Quant aux quatre autres, ils sont toujours dans la
nature.
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7. SAHARA-MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/maroc_sahara_les_sen/view
--(Par Abdelkrim EL-MOUSS)--- Rabat- 02/07/05 - Il y a quelques jours, une
chaîne de radio algérienne, la trois pour ne pas la nommer, diffusant une "
analyse " qu'on lui a concocté, a prédit à la diplomatie marocaine, parlant du
Sahara, de mauvaises surprises dans les tous prochains jours.
Comme d'habitude, le ou les auteurs de ces prophéties catastrophistes qui se
bercent d'illusions écrivent comme en évidence, tout ce qu'ils souhaitent voir
se réaliser, pourvu que le Maroc y soit perdant.
Des surprises, on en a eu effectivement ces derniers jours, mais elles ne sont
pas si mauvaises pour le Maroc, comme le souhaitait cette radio toujours prompte
à braconner à la périphérie de l'analyse rigoureuse pour s'investir dans le
monde facile de l'invective.
Jugeons-en : une grosse pointure du Polisario, Hammatti Rabbani, qui a officié
dans les plus hautes instances du Polisario et de la RASD, vient de claquer la
porte de cette jungle de 'non-droit' que sont les camps de Tindouf pour
'regagner' le Maroc.
Dans la sphère du Polisario, Hammatti Rabbani n'était pas n'importe qui,
puisqu'il était ministre à deux reprises, wali à deux reprises, Secrétaire
général de ministère et surtout, membre du Secrétariat national, qui est
l'instance de commandement du Polisario. Un vrai parcours dans le truc Polisario
que nulle station radio ou tout autre média ne peut nier.
Comme d'autres avant lui, Hammatti Rabbani a compris que la vision 'utopique'
des 'renégats' de Tindouf, tranche littéralement avec les données politiques
actuelles, avec les 'faits historiques', les réalités géographiques et la
'tendance' internationale pour une 'solution politique consensuelle' au problème
du Sahara. Elle est donc vouée à "l'effondrement".
Les fondateurs d'hier et 'commanditaires' d'aujourd'hui du Polisario, finiront
par s'apercevoir, en jetant un regard rétrospectif sur leur parcours en la
matière durant ces trente dernières années, qu'ils n'ont conçu en fait qu'une
oeuvre jetable, qui restera malheureusement un Ppoint noirP dans le registre
d'histoire de notre région. C'est ce qui explique, entre autre, les 'défections
en série' dans les rangs du Polisario donnant lieu à un flux d'hommes et de
femmes qui débarquent au Maroc, 'bravant la mort', 'défiant' les sentinelles
doigt sur la gâchette, contournant les miradors qui pointent tout autour de cet
'immense pénitencier' que sont les camps de Tindouf.
Pas plus qu'hier, le Comité américain pour les réfugiés et les immigrés (USCRI),
qui siège à Washington, a dénoncé le 'déni' de liberté de circulation dans les
camps de Tindouf ainsi que le 'blocus' 'imposé' par le Polisario autour de ces
camps avec " l'aval des autorités algériennes ".
L'USCRI, qui a une expérience de près de cent ans dans le traitement des
questions des réfugiés à travers le monde, a également pointé du doigt les
estimations algériennes de 165.000 réfugiés à Tindouf, en divisant tout
simplement par deux ce nombre exagéré, donnant ainsi toute la mesure de la
démesure de ceux qui croient pouvoir travestir indéfiniment la vérité, et qui
s'obstinent, cadenassés à double tour, dans leur refus de voir la réalité en
face.
Les 'défections en série' qui, telle la rouille sur le métal, 'rongent' le
Polisario jusqu'à l'os, 'se poursuivront vraisemblablement' à un rythme beaucoup
'plus élevé', au regard de la situation actuelle dans les camps de Tindouf, qui
vivent une atmosphère de 'rage contestataire', en dépit du dispositif
'répressif' déployé par le Polisario et l'armée algérienne qui campe aux portes
de ce 'vaste pénitencier'.
Les camps de Tindouf vivent ces derniers jours un 'soulèvement' 'sans précèdent'
d'une population 'séquestrée' qui refuse désormais l'alternative qui lui est
offerte : " soumission ou répression ".
Les 'privilèges exorbitants' et les 'passe-droits répugnants' de la hiérarchie
du Polisario, frappée de 'déliquescence' depuis longtemps, ont eu un effet
repoussoir 'irréversible' sur une population qui vit une ambiance 'dépressive',
un surcroît de 'frustrations', un cumul de ras-le-bol, le tout drapé dans un
tissu de 'mensonges' qui dépasse toutes les limites de la pudeur, qui enfonce
tous les interdits de la morale.
Ouvrons une parenthèse sur ce point précis, à propos du droit des gens à
l'information et de l'obligation pour les journalistes d'informer, pour dire que
certains journaux tout à la dévotion de la droite espagnole, et qui se font un
devoir, voire un plaisir de scruter à la loupe pour l'amplifier, tout ce qui se
passe au Maroc, n'ont pas soufflé mot sur la rébellion dans les camps de
Tindouf. Cela s'appelle un verrouillage de l'information indigne de tout journal
qui se respecte.
Il n'y avait pas non plus d'expédition vers Tindouf de représentants de
certaines associations espagnoles qui se disent préoccupées uniquement par le
sort des êtres humains où qu'ils se trouvent. Hués et décriés dans leur propre
fief, sommés même de se saborder, les dirigeants du Polisario trouvent
curieusement le courage de répondre au Ministre espagnol des affaires étrangères
pour prétendre que le Maroc est au Sahara, une " puissance occupante ".
En fait, le Polisario ne fait que reprendre une expression du président
Bouteflika dans sa lettre du mois d'Août 2004 au Secrétaire Général des
Nations-Unies. Ce à quoi, le Maroc avait répondu en son temps dans son
mémorandum adressé au mois de septembre 2004 à M. Kofi ANNAN dans lequel notre
pays a rejeté ce statut expliquant que " l'Algérie fait peu de cas de la
définition de " puissance occupante " telle qu'elle est établie en droit
international conventionnel et coutumier ".
Passons sur ces bourdes grossières à relents divers, pour enchaîner sur une
vérité vraie, à savoir que le Polisario, 'en route pour nulle part', vogue à
pleines voiles vers le 'vide' d'où il a émergé.
Le défi qui lui est lancé par une population outrée jusqu'au délire est simple,
et se résume en deux mots : " Levez le 'siège' et vous verrez la direction que
nous prendrons ".
Le petit cercle qui entoure encore le chef des renégats, et surtout la
chancellerie algérienne savent, qu'aussitôt le 'siège' 'levé', les camps se
'videront'.
Vu sous cet angle, celui de la vérité sur le terrain, le 'soulèvement' des camps
de Tindouf a valeur de message à la communauté internationale. Le calvaire n'a
que trop duré.
Dernière modification 02/07/2005 10:56
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8. MAROC-ISLAMISTES-RÉPUBLIQUE-RIF-SAHARA-CRISE ET PANIQUE DU MAKHZEN
http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details37275.html
Faut-il négocier avec Nadia Yassine ?
Sur le plan politique, par contre, l’affaire Nadia Yassine fonctionne autrement.
Elle repose sur la binarité.
Le problème posé par Nadia Yassine à l’État marocain est simple dans sa nature.
Elle s’est rendue coupable d’un délit dont la sanction est prévue par le code
pénal. L’application du droit dans cette affaire ne pose aucun problème
juridique d’autant plus que l’intéressée assume ses propos attentatoires aux
institutions constitutionnelles du pays. La justice tranchera et c’est la
moindre des choses dans un État qui se veut respectueux du droit.
Sur le plan politique, par contre, l’affaire Nadia Yassine fonctionne
autrement. Elle repose sur la binarité. Comme les propos incriminés sur la
«république islamique» reposent sur la provocation - c’est une attaque frontale
contre le régime marocain ayant une valeur de test - il est attendu de l’État
marocain de se définir par rapport, justement, à cette provocation.
Et c’est là où réside la binarité. Si la réaction de l’État marocain est «zéro»
- après tout, un État n’est pas tenu de répondre systématiquement aux
provocations – il participe à la banalisation dangereuse d’un discours qui fait
peu de cas de la loi, notamment fondamentale du pays, et consolide par cette
posture la dérive «fasciste-vert» d’une organisation intégriste. C’est le début
d’un nouveau processus dont l’issue est non seulement dangereuse pour les
institutions constitutionnelles mais aléatoire pour l’avenir du pays.
Si la réaction, au contraire, est «un», c’est-à-dire la répression par la loi
d’un délit caractérisé et assumé par son auteur, l’État prend le risque de
faire, à son corps défendant, de Nadia Yassine une victime emblématique et de
son mouvement un chaudron nihiliste réceptacle de toutes les provocations.
Cette option nécessite de la part des pouvoirs publics une maîtrise totale de la
situation et une volonté, claire et affirmée, d’aller jusqu’au bout dans
l’application de la loi et de la défense des institutions. Un message de fermeté
définissant une ligne rouge constitutionnelle non négociable au-delà de laquelle
tous les protagonistes de la vie publique quel que soit leur statut, leur nature
ou leur légitimité devront assumer leurs responsabilités.
Maintenant, d’aucuns peuvent penser que l’on peut sortir de cette fatalité
binaire par la négociation avec ce mouvement interdit, quitte à détruire
davantage l’image de la justice marocaine. C’est envisageable, car après tout,
en politique, on ne négocie qu’avec ses adversaires et jamais avec ses amis.
Seulement cette négociation suppose un certain nombre de conditions.
D’abord l’adversaire doit être d’accord. On voit mal comment un mouvement qui
représente le bien absolu négocierait avec un État qu’il veut détruire et qui
incarnerait, selon lui, le mal absolu. Cela ne peut se faire sans préjudice
considérable pour «l’idéologie» même de ce mouvement.
Ensuite, pour l’État marocain, Il faudrait qualifier cet adversaire. Qui est-il
? Quel est son statut ? Quelle est sa légitimité ? Si on n’a pas un certain
nombre de cartes en main, on ne peut pas s’inviter à une table de négociation.
Négocier avec Al Adl Wal Ihssane, c’est lui reconnaître d’emblée la valeur de
ses cartes et lui reconnaître le fait qu’il a installé un rapport de force en sa
faveur qui le qualifie dans le jeu politique marocain.
Il va falloir, par la suite, et ce n’est pas le plus simple, déterminer ce qu’il
faut négocier et ce qui est négociable. Deux points essentiels sont au cœur de
la logorrhée des gens d’Al Adl Wal Ihssane et ils constituent,
désormais, clairement le fonds de leur commerce. Le refus d’Imarat Al Mouminine,
et le rejet de la nature monarchique du régime marocain. Ces deux points sont,
par ailleurs, le socle sur lequel est construite la Constitution marocaine.
Seront-ils à l’ordre du jour ? Si, finalement, l’objet de la négociation est de
mettre un projet moderniste et démocratique majoritaire à l’aune d’un projet
obscurantiste et illuminé minoritaire, il faut, si cela est sérieux, que les
négociateurs nous disent à quel niveau se fera la synthèse.
Le 1-7-2005
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
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http://www.aujourdhui.ma/chroniques-details37315.html
Label marocanité : Mohammed VI et le mercenaire
Gauchistes en mal de révolution ou monarchistes refoulés, ils ont une vision «
noir et blanc » du Maroc.
Tuquoi a encore frappé. Miniaturiste patenté et autoproclamé de la monarchie
marocaine, il vient, en mal d’inspiration, de constituer, presque au sens pénal
du terme, un dossier sur le Maroc et un énième portrait du monarque.
J’ai d’abord hésité à sacrifier cette chronique à ce dossier. Instruit à charge,
monté comme un complot, il ne révèle rien. Si ce n’est des réalités, connues de
tous, commentées avec raccourcis et poncifs ergotant. Du copié collé. Rien. Que
dalle.
Il se trouve que la dernière fois que j’ai chapitré Tuquoi sur son déshonnête
livre, il m’avait accusé, par mail, d’être grassement payé par le Palais.
Facile. Ma réplique à son affront et lèse-majesté était ainsi réduite à un
vulgaire «lèche majesté». Cette réaction m’avait beaucoup confondu, mais pas
surpris. En tant que Franco-marocain, je suis endurci au contact de ce type de
Français, souvent moyen. Ils font couramment partie de ces apôtres du
néocolonialisme. Gauchistes en mal de révolution ou monarchistes refoulés, ils
ont une vision « noir et blanc » du Maroc. Le blanc, les vierges, les purs se
comptent, pour eux, parmi les adversaires du régime. Les noirs, voués aux
gémonies, sont ceux qui ont un soupçon de fibre marocaine. Pour peu qu’on ne
siffle pas la Marseillaise, on peut, à leurs yeux, brûler gaiement le drapeau
marocain. Leur absolution est au prix de la félonie.
En revanche et bon sang de bon sang, il y a quelque chose que je ne saisisse pas
chez vous sieur Tuquoi ! C’est quoi l’énigme de cette corne de gazelle que vous
avez avalée de travers ? Cette indigestion indéfinie? Votre engouement pour mon
pays, comment peut-il être tant nourri par la répulsion? Quel est le mystère de
cette haine qui vous parcourt comme une rivière souterraine ? Qui possède la clé
de votre pensée cadenassée ?
Vous abominez le monarque marocain ? Soit ! C’est votre droit. On ne va même pas
vous reprocher le systématisme de votre malveillance. Ni vos entremises
désobligeantes. Ni vos tribulations à Miami autour de Hicham Mandari. Ni vos
complaisances avec une cohorte de donneurs de leçons dont aucun, intégristes mis
à part, ne pourrait réaliser 2% dans une élection dans la plus petite commune du
pays.
Non. Ce dont vous êtes coupable, c’est l’usage fait, par vous, du journalisme.
C’est la toile et le réseau de marchandage où copains et coquins sont toujours
servis au mépris de toute déontologie. Et votre carte de presse, par zèle
partisan, est devenue une carte de pression.
Avec vos chiffres alarmants et vos principes compassionnels, il faut être une
andouille abrutie pour ne pas y voir l’artifice et le camouflage. J’allais dire
le stratagème : inoculer les moisissures et le levain insurrectionnel dans le
système que vous supposez fragile. Votre analyse de mon pays et de son « système
féodal » tient, chez vous, de la matière fécale tant elle est sciemment pompée
dans le caniveau. Elle empeste l’intrigue. Pour cela, vous n’êtes pas la face
cachée du journal de Hubert Beuve-Méry. Vous en êtes la part la plus honteuse.
Le 1-7-2005
Par : Driss Ajbali
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details37277.html
Que faire de Nadia Yassine ?
Les propos attentatoires tenus par Nadia Yassine, la porte-parole du dirigeant
d’Al Adl Wal Ihssane, auraient pour objectif de pousser l’Etat à négocier avec
le mouvement une éventuelle reconnaissance de l’association islamiste.
Le procès opposant l’Etat à Nadia Yassine, la porte-parole du dirigeant de
l’association non reconnue Al Adl Wal Ihssane, a été reporté, mardi 28 juin, à
une date ultérieure.
La Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Rabat, qui statut sur
l’affaire a décidé, d’accéder à la demande de la défense de la mise en cause
pour préparer les plaidoiries et ce conformément aux dispositions de l'article
262 du code de procédure pénale.
Les poursuites judiciaires contre la fille de Abdessalam Yassine ont été
engagées sur décision du procureur du Roi près le Tribunal de première instance
de Rabat suite aux propos qu'elle avait tenus dans une interview publiée par
l’hebdomadaire arabophone "Al Ousbouaâya Al Jadida".
Dans cette interview, la fille de Cheikh Yassine avait déclaré être pour
l’instauration d’une république islamique au Maroc. Et pour justifier ce
"penchant républicain", elle est allée jusqu’à prédire la fin de la monarchie au
Maroc. Des déclarations qui tombent sous le coup de la loi pénale, étant donné
qu’elles constituent une atteinte à l’un des principes fondamentaux de la
Constitution marocaine. Pour se défendre, Nadia Yassine a déclaré à la presse
que ses propos expriment une opinion personnelle et que, de ce fait, ils entrent
dans le cadre du principe universel de la liberté d’expression.
Une position qu’elle réitérera d’une manière indirecte, mardi, à l’entrée du
Tribunal de première instance de Rabat lorsqu’elle se présentera devant la foule
de journalistes représentant la presse nationale et internationale venant
couvrir son procès avec un sparadrap collé sur la bouche. Avec une croix tracée
en rouge sur le sparadrap, elle a voulu se faire passer pour une victime d’une
prétendue limitation de la liberté d’opinion au Maroc. Dans un entretien qu’elle
a accordé au quotidien «Le Monde» paru le jour de sa comparution devant le
tribunal, elle a déclaré qu’elle ne regrettait pas sa forfaiture et qu’elle
continuait à préférer la république à la monarchie. "J'ai simplement déclaré, en
tant qu'intellectuelle, que ma préférence allait à un régime républicain plutôt
qu'à un régime monarchique. Dire cela est un délit au Maroc. Exprimer librement
ses préférences vous vaut d'être poursuivi par la justice", a-t-elle déclaré
avant d’ajouter : "Je persiste et signe : le régime républicain peut être plus
efficace qu'une monarchie archaïque pour sortir un pays du sous-développement".
C’est en ces termes insolents et attentatoires qu’elle a réitéré ses positions
anti-monarchiques.
Mais Nadia Yassine n’est pas la seule au sein du mouvement Al Adl Wal Ihssane à
avoir cette position. Le porte-parole de cette association en quête de
reconnaissance officielle depuis plus de deux décennies, Fathallah Arsalane, a
affirmé, dans plusieurs déclarations à la presse, que le mouvement soutient la
fille de son leader et qu’il approuvait ses prises de position.
Ce soutien a été aussi affiché, d’une manière indirecte, par quelque trois cents
adeptes de Cheikh Yassine qui se sont rassemblés, mardi, devant le Tribunal de
première instance de Rabat en guise de soutien à Nadia Yassine. Ce rassemblement
était aussi une démonstration de force par laquelle le mouvement entendait
envoyer un message aux autorités compétentes. Pour les militants du mouvement,
le mot d’ordre est clair durant toute la période que pourrait durer le procès de
la fille du Cheikh, la mobilisation devrait être générale. En d’autres termes,
le mouvement compte s’engager dans un bras de fer avec les autorités jusqu’à ce
que les poursuites judiciaires contre Nadia Yassine soient abandonnées.
Par ces manœuvres, le mouvement voudrait, selon certains analystes, pousser
l’Etat à engager avec lui des négociations sur une éventuelle reconnaissance
officielle de l’association. Dans une déclaration à ALM, le porte-parole d’Al
Adl Wal Ihssane, Fathallah Arsalane, avait laissé entendre que les déclarations
de Nadia Yassine étaient une manière de provoquer cette négociation. "Puisque
nous faisons l'objet d'un blocus complet, nous utilisons tous les moyens
disponibles pour expliquer nos positions à l'opinion publique nationale,
notamment en publiant des livres, en organisant des conférences et en accordant
des interviews aux journaux", avait-il déclaré. Ce qui serait très difficile,
estiment certains observateurs de la vie politique nationale, étant donné que le
mouvement refuse de s’engager à reconnaître publiquement qu’il ne conteste pas
la légitimité des principes fondamentaux de l’Etat tels que définis par la
Constitution.
D’ailleurs, outre la contestation de la Monarchie et d’Imarat Al Mouminine, le
mouvement ne reconnaît ni la légitimité ni la représentativité des partis
politiques nationaux. Dans l’entretien accordé au quotidien «Le Monde», Nadia
Yassine n’hésite pas à stigmatiser les formations politiques nationales qu’elle
accuse de médiocrité politique, parce qu’elles ont dénoncé à l’unisson ses
positions antimonarchiques. "Ceux qui ont eu le courage de me soutenir sont
ultra-minoritaires. Il y a une quasi-unanimité dans la médiocrité politique. Le
jeu démocratique est démasqué. On voit ce qu'est le théâtre démocratique au
Maroc, ce que veut dire la liberté d'expression pour une presse censée être un
contre-pouvoir. Cet effet de meute est une honte pour la vie politique
marocaine", a-t-elle dit. Ainsi, toutes les déclarations attentatoires de Nadia
Yassine et des autres membres du mouvement auraient pour objectif de provoquer
une réaction de l’Etat, afin d’engager des négociations sur l’avenir de la
Jamaâ. Mais ce que les dirigeants d’Al Adl Wal Ihssane semblent ignorer, c’est
que toute négociation, quelle qu’elle soit, suppose l’existence d’un minimum de
consensus autour d’un certain nombre de principes fondamentaux. Ce qui n’est pas
le cas pour le mouvement de Abdessalam Yassine.
Le 1-7-2005
Par : Omar DAHBI
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details37278.html
Hardiesse
Fallait-il poursuivre Nadia Yassine en justice? La question a suscité des
réactions mitigées.
Qui s’abrite, à commencer par l’intéressée elle-même, derrière la liberté
d’expression pour condamner l’ouverture des poursuites judiciaires. Qui trouve
que l’accusée est allée trop loin pour ne pas sanctionner un délit constitué
dont elle s’est rendue coupable, à savoir l’atteinte à l’institution
monarchique.
Tenir des propos aussi provocateurs et diffamatoires appelle normalement une
application stricte de la loi. En attaquant bille en tête la monarchie dont elle
a jugé la fin proche en décidant qu’elle ne convient pas au Maroc, la fille du
Cheikh Abdessalam Yassine n’a pas fait comme elle le prétend une “réflexion
académique“. Par cette attaque, elle a foulé du pied dans des proportions
scandaleuses le sentiment national de l’ensemble des Marocains qui sont attachés
au symbole de leur unité qu’est la royauté. Cette institution, en tant que
fondement de la nation, n’est pas sujet à débat, encore moins à contestation.
À partir de là, les propos ou les actes visant à en saper la force ne peuvent
être que répréhensibles car attentatoires à ce qui rassemble la communauté de ce
pays depuis plusieurs siècles.
Cela dit, il convient de poser cette question de fond : Qu’est-ce qui a fait que
Nadia Yassine s’est enhardie à s’en prendre à la monarchie ? Est-elle suicidaire
à ce point ? Certes, on connaît la radicalité des positions du mouvement Al Adl
Wal Ihssane dont le chef a déjà par le passé adressé à Feu S.M Hassan II un
mémorandum intitulé “ l’Islam ou le déluge“ d’une insolence époustouflante. Ce
qui avait valu à son auteur une dizaine d’années d’assignation à résidence
surveillée avant qu’elle soit levée en 2000 avec l’avènement de S.M le Roi
Mohammed VI. Voilà que la fille emboîte le pas au père dans une escalade
manifeste avec cette différence près qu’elle s’est servie de la presse que le
Cheikh n’avait jamais pu utiliser à l’époque pour publier ses élucubrations.
Respect des lignes à ne pas franchir, sinon c’est la loi qui s’appliquait. Ceci,
tout le monde le savait parfaitement.
Aujourd’hui, la donne a changé complètement. Les langues se sont déliées. Cela
part dans tous les sens. La confusion est à son comble. C’est ce climat libertin
ayant favorisé l’émergence de certains journaux disposés à ouvrir leurs colonnes
à n’importe quelle provocation qui est principalement en cause. C’est ce manque
de responsabilité, nourri d’un certain laxisme, qui a encouragé le discours
nihiliste, séparatiste et intégriste à prendre le haut du pavé. Or, il y a un
seuil à tout à partir duquel le silence devient porteur de tous les dérapages.
Les déclarations maximalistes de Nadia Yassine sont le produit de cette
situation. Elle a eu à son tour le toupet d’ajouter sa voix au concert de ceux
qui ont senti que tout est permis au nom de la jeune démocratie à la marocaine.
Il est temps de clarifier le jeu.
Le 1-7-2005
Par : Abdellah CHANKOU
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details37279.html
Une Zaouia nommée Al Adl Wal Ihsane
L’histoire d’Al Adl Wal Ihsane est indissociable du parcours de son leader,
Abdeslam Yassine. Sauf que depuis les petites «escarmouches» avec le régime,
l’association non reconnue a gagné en adeptes et en organisation.
Abdeslam Yassine, inconnu au bataillon des islamistes avant 1970, commença à
faire parler de lui lorsqu’il quitta avec fracas la Zaouia Boutchichia. Pour le
Cheikh visionnaire, cette zaouia, qu’il a intégrée en 1965, commençait à
s’écarter de l’Islam.
En 1968 déjà, Yassine est suspendu de ses fonctions au ministère de l’Education
nationale. Le fils de pauvres paysans de la famille des Aït Baha aura ainsi
largement le temps de préparer sa guerre contre le régime marocain. Et une
succession d’associations jamais reconnues, de «Oussrat Al Jamaâ» à «Al Adl WaL
Ihsane» en passant par « Al Jamaâ Al Khayriyah».
Avant de passer à cette étape qu’il qualifie de « Jihad structuré », il se fend,
en 1974, de la célèbre lettre (L’Islam ou le déluge) adressée à Feu Hassan II et
qui lui vaudra trois ans et demi d’internement. Interdit de prêche en 1978, il
tente le coup avec la revue «Al Jamaâ», interdite après quelques numéros. En
décembre 1983, il récidive avec «Parole et acte» qu’il voulait comme réplique
aux propos de SM le roi Hassan II à l’occasion du 15ème siècle de l’Hégire. Et
récolte deux ans de prison.
L’appellation «Al Adl Wal Ihsane» est adoptée en septembre 1987. Près de deux
ans après, le Cheikh est assigné à la résidence surveillée. Un véritable fonds
de commerce pour la Jamaâ et son chef : les médias étrangers n’ont de plumes ou
de caméras que pour le reclus de Salé.
Le 28 janvier 2000, il retente un autre numéro de l’un de ses sports favoris et
écrit à Sa Majesté le Roi Mohammed VI une lettre intitulée «Mémorandum à qui de
droit».
En mai de la même année, il fait une tournée à travers le pays. Délire dans les
rangs de ses adeptes dont certains s’arrachent les graines de terre que les
pieds du Cheikh ont foulées. L’on s’aperçoit soudain que la Jamaâ, qualifiée de
secte aussi, a des foules derrière elle, alimentées de prêches et de visions de
Yassine, l’ex-inspecteur de l’enseignement secondaire devenu super-star.
Ce sont ces mêmes foules qui viendront grossir diverses manifestations et qui se
démarqueront par une organisation stricte que d’aucuns qualifient de
«stalinienne» pour une association qui fait de la prédication, du renouveau
religieux, de l’éducation et de la bienfaisance ses mots d’ordre. Avec le souci
politique qui fait partie intégrante de la pensée d’Al Adl, lit-on dans la
littérature de la Jamaâ de Yassine qui s’était d’ailleurs toujours interdite
d’intégrer le jeu politique. Allant jusqu’à tirer à boulets rouges sur les
autres mouvances islamistes (PJD notamment) «domestiquées» par le pouvoir. Pour
les listes, pas de quartier: l’Islam est le salut de l’être et de la communauté.
La justice et la bienfaisance sont des finalités, mais sans violence.
En 1990, Al Adl officialise l’existence d’un Cercle politique chapeautant les
autres structures. Mission, parmi d’autres figurant au programme, «la
préparation effective de l’Etat islamique».
En attendant, quartiers populaires, carrément tous les espaces publics et
surtout les très «rentables» campus universitaires sont envahis par les listes.
Quand ce n’est pas le caritatif lors des fêtes religieuses ou la rentrée
scolaire, ce sont de longues missions de prédication accomplies par groupes. Un
travail de mobilisation sans relâche pour préparer le «grand soir» ou ce que
Cheikh Yassine appelle la qawma (soulèvement général).
Les adlistes ne s’en cachent pas et Nadia Yassine la première quand elle affirme
que Al Adl arrive et que la monarchie vivrait ses derniers moments. Un délire
qui lui vaut un procès en justice et dont elle profite pour livrer un show 100 %
adlistes, avec leur invocation, religieuse, mais lourde de significations.
L’internaute qui se serait aventuré sur le site Web de Cheikh Yassine ne
manquera d’ailleurs pas de relever cette autre citation, figurant en une place
de choix de jeudi 30 juin. Tout un «programme» : «nous disons aux gouvernants
que s’ils essaient de résister, ils récolteront des tempêtes». La même
phrase-avertissement est contenue dans un prêche enregistré sur cassette audio
datant d’avril 1982…
La même chose revient sur la langue des adeptes du cheikh, comme une épée de
Damoclès. Où Al Adl, association toujours non reconnue, en veut-elle venir?
Le 1-7-2005
Par : Mohamed Boudarham
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details37283.html
Pour Saïd Lakhal, spécialiste des mouvements islamistes marocains, Al Adl ne
peut intégrer le jeu politique. Yassine et les siens ont leurs conditions
qu’aucune formation politique ou association ne saurait accepter comme bases
d’un dialogue.
ALM : Ne jugez-vous pas que le report du procès de Nadia Yassine à une date non
déterminée est une sorte de marche arrière de l’Etat ?
Saïd Lakhal : Généralement, même si je ne suis pas expert juridique, tout report
d’un procès est accompagné d’une date définie. Ce qui est arrivé avec Nadia
Yassine supporte une explication avec deux différentes hypothèses. La première
est que Al Adl est arrivée à perturber à la fois la Cour et l’Etat par la forte
présence de ses membres. Par cette tactique, la Jamaâ a réussi à donner au
procès une dimension politique qui transcende la judiciaire. La deuxième est que
l’Etat a, à maintes reprises, évité toute confrontation directe avec Al Adl.
Cette dernière semble s’y être habituée comme s’il y avait accord non écrit dans
ce sens. C’est d’ailleurs le cas depuis le règne de Feu Hassan II.
Il y avait et il y a toujours des tentatives de dialogue pour éviter que la
Jamaâ adopte des positions encore plus radicales. Pour preuves, je rappellerai
seulement l’envoi de membres de la Jamaâ pour encadrer les pèlerins marocains à
La Mecque ou encore des procès sans verdict comme c’était le cas dernièrement
avec Hassan Abbadi. Ce sont des signaux pour dire que l’Etat ne voulait pas de
mal à la Jamaâ. Cette dernière doit, de ce fait, répondre par la réciproque.
D’après vous, ne faut-il pas appliquer tout simplement la loi dans toute sa
rigueur?
L’affaire Nadia Yassine présente deux facettes, la judiciaire et la politique.
Pour la première, l’Etat peut poursuivre Nadia Yassine et appliquer la loi. Mais
ce n’est pas aussi simple que cela. La concernée est d’abord forte d’un soutien
américain et c’est sur le sol américain qu’elle s’est d’abord exprimée pour la
première fois. Cela met l’Etat dans une position délicate face aux américains et
les Etats-Unis pourraient recourir à des pressions contre le Maroc. Ensuite,
Nadia Yassine fait partie des dirigeants d’Al Adl Wal Ihssane et est la fille de
leur leader. Si Nadia Yassine est jugée, l’Etat se trouvera confronté à la Jamaâ
sur tout le territoire national. Chose qui n’est pas du tout aisée, car cela
signifierait aussi des confrontations avec les ONGs des droits de l’Homme au
Maroc et à l’étranger et les ennemis du Maroc pourraient utiliser autrement les
éventuelles manifestations. L’exemple des événements de Laâyoune est assez
éloquent. C’est cette situation qui pousse l’Etat à chercher une issue autre
qu’un procès. La situation se complique en plus avec l’absence de textes de loi
bien précis en ce qui concerne l’atteinte à la monarchie. On a d’ailleurs eu
d’autres précédents où l’Etat a évité d’appliquer la loi. D’autres affaires
attendent et cela donne l’impression, d’une part, que l’Etat n’est pas sérieux
et encourage, d’autre part, individus et groupes, à transgresser la loi.
Peut-on dialoguer avec des mouvements comme Al Adl Wal Ihssane ?
Le dialogue avec toute organisation suppose des conditions, des règles et des
objectifs. Al Adl a des conditions préalables impossibles à accepter par un
parti, une organisation ou un groupe comme base de dialogue. Malgré les slogans
et appels de la Jamaâ au dialogue, elle ne trouvera pas d’échos. Si l’Etat y a
échoué pendant plus de trois décennies, comment veut-on que des partis ou
d’autres organisations y parviennent ? Cela relèvera de l’impossible, tant que
la Jamaâ tient à ses conditions. Cette dernière classe les partis en deux
catégories. Les libéraux et les partis de gauche. Avec les deuxièmes, tout
dialogue est refusé par la Jamaâ, même si l’autre partie accepte lesdites
conditions. Abdessalam Yassine menace les militants de gauche de les virer de
toutes les fonctions comme première étape avant de leur couper mains et pieds…
Les avis divergent concernant le sujet, mais, pour vous, c’est quoi le poids
réel d’Al Adl ?
C’est d’abord une organisation disciplinée et soumise à la volonté du Cheikh.
Cela donne une grande force morale, mais matérielle aussi. C’est une sorte de
grande famille qui ne laisse transparaître ni divergences, ni problèmes
internes.
C’est aussi une organisation qui se met face au Makhzen et dans l’inconscient
populaire, tout adversaire de ce dernier est à respecter, est digne de respect.
A cela s’ajoute la corruption et la mauvaise gestion, le désespoir et l’absence
d’horizons. Tous des éléments favorables à l’adoption de postures de
protestation et de colère et qui jouent en faveur, non pas uniquement d’Al Adl,
mais de tous les mouvements islamistes.
Faut-il toutefois continuer à espérer de les intégrer dans le jeu politique ?
Sur la base de tout ce qui a été avancé, toute tentative de ce genre sera vouée
à l’échec du moment que la Jamaâ reste fidèle et intransigeante sur les
principes fixés par Abdessalam Yassine.
Le 1-7-2005
Par : Mohamed Boudarham
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