*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN
*****Campagne internationale pour la libération de Aminatou Haidar et de tous
les prisonniers politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
*****ACTION: LETTRE AU PRÉSIDENT ESPAGNOL********
http://www.umdraiga.com/acciones/cartazpintifada_particular.asp
http://www.umdraiga.com/acciones/cartazpintifada_organizacion.asp
S O M M A I R E
1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-UE-MAROC-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 430): Maroc/Norvège : "Manœuvres" des lobbys
pro-Polisario
- L'OPINION: Maroc-UE/Accord de pêche. Les négociations commencent aujourd’hui à
Bruxelles. Les conditions de Rabat s’inspirent d’une vision responsable
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Bruxelles : Le Maroc va à la pêche
- MAP: Pêche: convergence de vues sur la nécessaire mise à niveau du secteur au
Maroc (Chef de la délégation marocaine)
- RISSALAT AL-OUMMA: Début du processus de négociations concernant un accord de
pêche avec l'UE
- L'ÉCONOMISTE: Accord de pêche Maroc/UE: Début des négociations
- L'ÉCONOMISTE: Poulpe: La reprise de la pêche décidée le 2 août
2. SAHARA-MAROC-DIPLOMATIE-AMERIQUE HISPANIQUE-VIETNAM
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Taieb El Fassi El Fihri à Hanoï
- SPS: Une association mexicaine interpelle Annan pour organiser le référendum
au Sahara Occidental
- MAP: El Yazghi: le tréfonds de l'affaire du Sahara est connu et le soutien
latino-américain à une solution politique est certain
3. SAHARA-MAROC-MYTHE DE "L'UNANIMITÉ" MAROCAINE AUTOUR DES MENSONGES DU MAKHZEN
- SPS: Un parti marocain se démarque de la politique du pouvoir vis à vis du
Sahara Occidental
- L'EXPRESSION: Le Maroc critiqué de l’intérieur
- LA TRIBUNE: Le Maroc ne veut pas ouvrir la voie au processus référendaire,
selon un parti marocain
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Parti de la Voie démocratique (marocain)
«Renoncement aux engagements»
- EL MOUDJAHID: “Le Maroc ne veut pas ouvrir la voie au processus référendaire”,
selon un parti marocain
- MAP/LE MATIN: Azziman: parler d'un Etat sahraoui est "absolument absurde"
[NOTE: L'ETAT SAHRAOUI IL EXISTE DÉJÀ!!!]
4. SAHARA-ESPAGNE-HYPOCRESIE GOUVERNAMENTAL
- MAP/AUJOURD'HUI LE MAROC/AL BAYANE: Zapatero souligne l'engagement de
l'Espagne à contribuer à une "solution politique consensuelle"
- ACH-CHARK AL-AWSAT: La présidente du Parlement andalou défend la visite
qu'elle a faite à Rabat et préfère affronter le Maroc en face.
- ACH-CHARK AL-AWSAT (23-VII-2005): Le ministère espagnol des Affaires
Etrangères déclare que le Maroc a accepté les dispositions concernant la visite
d'une mission parlementaire au Sahara
5. SAHARA-CAMPS DE RÉFUGIÉS-MAROC-MENSONGES ET FANTAISIES DU MAKHZEN
- MAP: Le "Mouvement pour le changement et la réforme" à Tindouf appelle à la
"levée du siège" "imposé" aux "séquestrés"
6. ESPAGNE-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- LE MATIN: Les investisseurs espagnols séduits par le Maroc
7. RASD-MAROC-PRISONNIERS DE GUERRE-LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE
- L'INTELLIGENT (No. 2324): L'effet McCain
- L'INTELLIGENT (No. 2324): Les soldats maudits du Sahara [AVEC NOTES]
- L'INTELLIGENT (No. 2324): Fin d'un scandale ?
8. MAROC-ALGÉRIE-SAHARA-SERVICES SÉCRETS DU MAKHZEN
- AL-ALAM: <L'Intifada> contre les "séparatistes" se poursuit
9. SAHARA-MAROC-TACTIQUE DE LA TRAHISON POUR LÉGIMISER L'OCCUPATION-CATALOGUE DE
TRANSFUGES
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 430): Et si "nos Sahraouis" [NOTE: LES TRAÎTRES] se
dotaient de leur propre structure politique
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 430): Un cas "édifiant"
- MAP/LE MATIN: Hammati Rabbani: «Les "mercenaires" ne veulent pas d'un
règlement»
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-UE-MAROC-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=69&n=430&id_artl=7036
Maroc/Norvège : "Manœuvres" des lobbys pro-Polisario
Gazette du Maroc
25 Juillet 2005
Selon des sources proches du dossier, les responsables de Yara, compagnie
détenue à 36,2% par l'Etat norvégien, ont décidé d'arrêter les importations de
phosphates marocains exploités au Sahara marocain suite à des interventions de
lobbys pro-polisario. Cette décision du gouvernement d’Oslo, connu pour son
soutien à la thèse des séparatistes, vient quelques mois après le rappel de
l’ambassadeur de Norvège au Maroc, Arne Aasheim, par son pays pour des
déclarations qu'il a faites lors d'une émission télévisée. Intervention
télévisée lors de laquelle il a fait part de son soutien à la position du Maroc
concernant la question du Sahara. Rappelons que Yara est le premier fournisseur
mondial de fertilisants indispensables à une agriculture moderne et durable.
Avec des ventes dans plus de 120 pays et une présence dans plus de 60 autres,
Yara est le principal intervenant mondial dans l'industrie des engrais.
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http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=9249
Maroc-UE/Accord de pêche
Les négociations commencent aujourd’hui à Bruxelles
Les conditions de Rabat s’inspirent d’une vision responsable
Une délégation marocaine conduite par le secrétaire général des Pêches maritimes
s’est envolée hier dimanche pour Bruxelles. Aujourd’hui commencent les
négociations Maroc-UE pour un nouvel accord de pêche.
C’est reparti donc pour un premier round que la partie marocaine espère qu’il ne
soit pas d’observation.
De source proche des négociateurs marocains, Rabat arriverait à la table des
négociations avec une vision responsable et un objectif tout autant clair.
La même source ajoute qu’il suffit que les communautaires fassent preuve de
compréhension des contraintes marocaines et de reconnaissance de la bonne
volonté de Rabat pour que l’accord soit conclu dès ce premier round.
Un des membres de la délégation marocaine a tenu à nous préciser que « ce n’est
pas le nombre des rounds qui pourrait faire changer de position les Marocains ».
Parmi les contraintes qui empêcheraient le Maroc à faire plus de concessions, il
y a lieu de citer d’abord les pêcheries auxquelles les communautaires n’auraient
pas droit d’accès. Ainsi, aucune concession n’est envisageable ni pour les
céphalopodes ni en ce qui concerne les crevettes. Mais là, même les Européens ne
s’y intéressent pas pour le moment.
Ensuite, comme le Maroc convoite une autre génération de protocole, en clair un
petit accord au niveau de la flotte, il ne serait pas question de distribuer les
licences à hue et à dia.
Tout au plus, et quel que soit le nombre des pays de l’U.E. à postuler à l’accès
aux eaux marocaines, le Maroc accorderait quelques dizaines de licences. On
parle de 120-130 licences, voire 150. Ce qui serait en deçà des aspirations
communautaires.
Enfin, la 3ème condition, et qui sera d’ailleurs difficile à arracher à
Bruxelles, concerne le débarquement des captures européennes dans les ports
marocains. Surtout pour les petits pélagiques du fameux stock « c ».
Les informations qui circulent sur ce point dévoilent que Bruxelles espère
obtenir un quota de capture de quelque 200.000 t. Un volume que ne saurait
accepter le Maroc qui, avec toutes la magnanimité qu’on lui connaît, ne pourrait
accorder même pas 100.000 T. A peine si Rabat pourrait accorder un quota de 70
ou 80 mille tonnes, conditionnées par la clause du débarquement dans les ports
marocains.
L’offre marocaine se justifie par le fait que Rabat ne peut concéder un quota
qui déséquilibrerait le plan d’aménagement de la pêcherie pélagique (en cours
d’élaboration) et qui concurrencerait de manière outrancière le segment côtier
marocain de la pêcherie.
Cette condition du débarquement des captures dans les ports marocains s’impose
aussi par le fait de garantir la continuité et la régularité de
l’approvisionnement en matière première (la sardine en particulier) pour les
conserveries et les usines de farine et d’huile de poisson marocaines.
Cela dit, cette première journée des négociations (qui démarre aujourd’hui
lundi) sera consacrée par la partie marocaine à exposer, de manière claire et
détaillée, la situation du secteur de la pêche au Maroc : état des stocks, état
des infrastructures, etc. etc., avec pour objectif que Bruxelles puisse se faire
une idée sans ambiguïté sur l’état réel des filières pêches marocaines, et
d’établir un diagnostic du secteur. Voilà en gros pour les conditions du Maroc.
Mais qu’attend Rabat de Bruxelles en contrepartie ?
D’abord, un accord bénéfique et pour le secteur des pêches et pour le
consommateur marocain. Outre la compensation financière en échange, le Maroc
attend de cet accord « nouvelle génération » , comme on se plait à le nommer,
une nécessaire mise à niveau du secteur par des mesures d’accompagnement
bruxelloises.
On en attend, entre autres, un appui concret à la recherche scientifique et un
apport en instruments pour développer encore plus la recherche scientifique en
matière halieutique.
On en attend aussi un appui à la mise à niveau de la flotte côtière et à sa
modernisation.
Mais le Maroc veut aussi obtenir de la communauté européenne un appui
substantiel pour la modernisation des instruments et des infrastructures
portuaires nécessaires au débarquement des captures, et aussi une contribution
de l’U.E.
pour le développement et la modernisation du circuit de distribution.
Comme il y a déjà une convention entre l’Office National des Pêches (ONP) et les
collectivités locales pour la construction d’une dizaine de marchés de gros de
vente de poissons dans les villes marocaines, Rabat ambitionne également une
participation de Bruxelles à ce projet, qui rapprocherait un peu plus le poisson
du consommateur marocain avec l’espoir d’atteindre un seuil de consommation de
16 kg par personne au lieu des 7 ou 8 kg actuels.
Jusqu’à quel le point l’U.E. serait attentive aux demandes marocaines ?
Pour cela, il faudrait attendre la fin de ce premier round pour pouvoir évaluer
le sort de ces négociations.
((Ali BENADADA))
Edité le: mardi 26 juillet 2005
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http://www.aujourdhui.ma/economie-details38077.html
Bruxelles : Le Maroc va à la pêche
Les négociations pour un nouvel accord de pêche entre le Maroc et l’Union
européenne ont débuté hier à Bruxelles. Dans les rangs des opérateurs marocains,
les avis sont partagés. Le point.
Rivés vers la reprise de la pêche, le 2 août prochain, après un énième report,
les opérateurs n’en gardent pas moins un œil sur les négociations ouvertes hier
à Bruxelles en vue d’un nouvel «accord de partenariat » entre le Maroc et son
puissant voisin du Nord. «Pas de propositions pour le moment, rien que des
demandes », souligne le président d’une puissante Fédération des armateurs,
faisant remarquer que la délégation marocaine partie négocier ne contient aucun
représentant du secteur. «Nous attendons pour voir». Du côté des Chambres de
pêche, réunies vendredi dernier, l’on regrette cette mise à l’écart. Pour sa
part, l’Association nationale de la palangre réfrigérée craint les répercussions
d’une concurrence massive. «Les crevettiers et les céphalopodiers ne sont pas
concernés par le prochain accord. Nous serons, nous palangriers, fortement
concurrencés par les Européens, qui connaissent mieux que nous les techniques de
pêche, les zones….etc. Ce segment de la Palangre est de l’avis du secrétaire
général de l’association, « presque déficitaire » Une quinzaine de palangriers
seraient même à l’arrêt.
Chez les industriels, l’arrivée de bateaux européens ne semble pas déranger.
Ni l’Union nationale des conserves de poissons (UNICOP) ni même la FENIP
(Fédération des industries de pêche) n’ont émis de communiqués particuliers. «Si
le Maroc arrive à convaincre les bateaux communautaires à débarquer leurs
poissons au Maroc, c’est une bonne chose !», avance un industriel qui, en raison
de la sensibilité du dossier, requiert l’anonymat. «On devrait même,
poursuit-il, étaler le tapis rouge devant les investisseurs européens qui
veulent délocaliser certaines activités comme la fabrication de cordages, de
filets ou le montage des unités de construction navale ».
Ces négociations qui interviennent à la demande de la Commission européenne, ne
concerneront pas la pêche des céphalopodes et des crevettes.
Le nouvel accord sera "différent" et d'une ampleur moindre que le précédent,
arrivé à échéance en novembre 1999 et non renouvelé depuis cette date,
indique-t-on à la MAP de source proche de la délégation des négociateurs
marocains, conduite par Mohamed Tarmidi, secrétaire général du département de la
Pêche. Contrairement à la situation d’il y a quatre ans, ces négociations ne
reposent pas a fortiori sur la compensation financière, laquelle serait de 40
millions d’euros selon les indiscrétions. L’accord sera libellé sous forme de
partenariat Maroc-UE pour le développement de la filière de la pêche.
Le financement du plan marocain de restructuration de la pêche artisanale et la
recherche scientifique sera à l’ordre du jour, a expliqué de son côté César
Deben Alfonso, responsable à la direction pêche de la Commission européenne, qui
conduit les négociations du côté européen. L’Union européenne reste favorable à
un accord d’un nouveau genre. L’état des stocks halieutiques, les changements
intervenus au niveau de la flotte européenne et l’aide à la restructuration du
secteur marocain figurent en bonne place dans l’ordre du jour.
Le 26-7-2005
Par : Adam Wade
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/peche__convergence_d/view
Pêche: convergence de vues sur la nécessaire mise à niveau du secteur au Maroc
(Chef de la délégation marocaine)
Bruxelles, 26/07/05- M. Mohamed Tarmidi, secrétaire général du département de la
Pêche, qui conduit la délégation marocaine aux négociations avec l'UE pour la
conclusion d'un "accord de partenariat" dans le domaine de la pêche, a fait
état, lundi à Bruxelles, d'une "convergence" de vues entre les deux parties sur
la nécessaire mise à niveau du secteur au Maroc.
La position de l'UE s'inscrit dans la "démarche de partenariat" prônée par le
Maroc, a-t-il expliqué. Les "indicateurs sont au vert" pour parvenir à un
partenariat prenant en compte à la fois l'état des ressources halieutiques et de
la flotte marocaines, aussi bien que les besoins en financement pour la mise à
niveau du secteur, a précisé M. Tarmidi à l'issue de la première journée des
négociations, ouvertes lundi.
Ces négociations, qui interviennent à la demande de la Commission européenne, ne
concerneront pas la pêche des céphalopodes et des crevettes. Le nouvel accord
sera "différent" et d'une ampleur moindre que le précédent, arrivé à échéance en
novembre 1999 et non renouvelé depuis cette date, a expliqué M. Tarmidi.
La Commission européenne avait indiqué dernièrement "penser à un accord d'un
nouveau genre" qui prendrait en compte l'état des stocks halieutiques, les
changements intervenus au niveau de la flotte européenne ainsi que la nécessaire
aide à la restructuration du secteur au Maroc.
Les négociations reprendront mardi et devraient se poursuivre jusqu'à jeudi ou
vendredi, selon l'exécutif européen.
Dernière modification 26/07/2005 08:29
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RISSALAT AL-OUMMA
Début du processus de négociations concernant un accord de pêche avec l'UE. Le
Maroc représenté par une délégation technique pour débattre d'une affaire
politique et les professionnels exclus de cette réunion.
Sans consulter au préalable les professionnels du secteur (), une délégation
marocaine s'est rendue hier à Bruxelles () pour entamer des négociations
concernant le renouvellement de l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union
européenne. Pourtant, les responsables marocains avaient démenti la présence de
quelconques négociations avec l'UE au sujet du renouvellement de l'accord ().
D'autre part, bien que l'accord de pêche revête un caractère politique, compte
tenu du fait qu'il constitue un des piliers des relations maroco-européennes (),
le Maroc a pourtant dépêché à Bruxelles une délégation technique (), dans
laquelle l'absence du ministre de tutelle, Mohand Laenser, est à déplorer. ()
Cette absence pourrait être justifiée par le fait que le ministre ne souhaite
pas être impliqué dans un tel accord, sachant d'avance que le Maroc y serait
perdant, ni impliquer son parti politique qui se prépare aux élections de 2007.
Ce mode opératoire a été le leitmotiv de la gestion de Laenser de ce secteur.
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http://www.leconomiste.com/article.html?r=3
Accord de pêche Maroc/UE: Début des négociations
Le Maroc et l’UE ont entamé, hier lundi 25 juillet dans l’après-midi à
Bruxelles, des négociations pour la conclusion d’un “accord de partenariat” dans
le domaine de la pêche. Ces pourparlers, qui interviennent à la demande de la
Commission européenne, ne concerneront pas la pêche des céphalopodes et des
crevettes. Le nouvel accord sera “différent” et d’une ampleur moindre que le
précédent, indique la MAP citant une source proche de la délégation des
négociateurs marocains, conduite par Mohamed Tarmidi, secrétaire général du
département de la Pêche.
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http://www.leconomiste.com/article.html?r=3
Poulpe: La reprise de la pêche décidée le 2 août
La reprise de la pêche du poulpe dans la région de Rio de Oro-La Güera sera
décidée lors d’une réunion qui sera tenue le 2 août. Selon le délégué du
département de la Pêche maritime à Dakhla-Villa Cisneros, Omar Serraj, 2.500
barques vont regagner les pêcheries des centres de “Lassarka”, “Interift” et
“Labouirda”, sans pour autant entamer l’activité de pêche dans l’attente de
nouveaux badges qui leur seront délivrés par l’Office national des pêches.
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2. SAHARA-MAROC-DIPLOMATIE-AMERIQUE HISPANIQUE-VIETNAM
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html
Taieb El Fassi El Fihri à Hanoï
Le Maroc soutient le Vietnam pour occuper le siège de membre non permanent au
Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2008-2009. C’est ce que rapporte
l’agence de presse vietnamienne après des entretiens entre le ministre délégué
aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taieb El Fassi El Fihri, et le
président Tran Duc Luong.
Le Maroc ferait également à ce que ce pays devienne membre de l’OMC, ajoute la
même source. Lors de ces entretiens, lundi à Hanoï, le président Tran Duc Luong
a déclaré que son pays est pour le renforcement des relations avec le Maroc qui
considère le Vietnam comme un «partenaire prioritaire» selon les termes de M. El
Fassi El Fihri.
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http://www.spsrasd.info/sps-260705.html
Une association mexicaine interpelle Annan pour organiser le référendum au
Sahara Occidental
Mexico, 26/07/2005 (SPS) Le Président de l'Association Mexicaine d’Amitié avec
la RASD (AMARASD), président de la Société des écrivains mexicains, V?ctor Hugo
Rascon Banda, a appelé le SG de l’ONU, Kofi Annan, à œuvrer sans délai à
organiser le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et à mettre un
terme à la répression dans le territoire.
"Il faut organiser le référendum proposé depuis 1991 que le Gouvernement
marocain empêche de manière arbitraire et illégale et exercer des pressions par
tous les moyens sur le Gouvernement marocain pour qu’il cesse la répression
contre la population civile sahraouie", a écrit M. Rascon Banda dans une lettre
à M. Annan, dont une copie est parvenue à SPS.
L’association réclame également "l’entrée de tous les médias, observateurs
internationaux et ONG de droits humains" dans le territoire sahraoui, où
"l’arbitraire et les crimes commis par les autorités marocaines continuent à
être dissimulés à la communauté internationale". (SPS)
010/090/666 261046 Jul 05 SPS
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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/m._el_yazghi__le_tre/view
El Yazghi: le tréfonds de l'affaire du Sahara est connu et le soutien
latino-américain à une solution politique est certain
Buenos Aires, 26/07/05- Le tréfonds de l'affaire dite du Sahara est 'absolument
connu' de tous et le soutien latino-américain pour parvenir à une 'solution
politique' à cette question est certain, a affirmé le ministre de l'Aménagement
du territoire, de l'eau et de l'environnement, M. Mohamed El Yazghi,
actuellement en tournée sud-américaine, porteur de messages de SM le Roi
Mohammed VI aux chefs d'Etat de plusieurs pays de la région.
Dans une déclaration lundi à MAP-Buenos Aires, M. El Yazghi a souligné
l'engagement pris par le Maroc, sous la conduite de son Souverain, de nouer des
liens et d'entretenir des relations extrêmement fortes avec les pays de
l'Amérique Latine et ce, à travers l'établissement d'une coopération fructueuse,
embrassant tous les domaines, et d'un dialogue politique permanent.
M. El Yazghi a placé sa tournée dans le contexte des consultations politiques
visant à renforcer cette coopération que "le Maroc souhaite la plus large
possible". Elle permet aussi d'"informer les partenaires latino-américains du
Maroc des derniers développements de 'notre cause nationale'", a-t-il indiqué,
soulignant l'honneur qui lui échoit de transmettre des messages de SM le Roi aux
présidents chilien, M. Ricardo Lagos, et argentin, M. Nestor Kirchner, et très
prochainement aux présidents uruguayen, M. Tabaré Vazquez, et brésilien, M. Luiz
Inacio Lula da Silva.
Le ministre a affirmé avoir trouvé chez les dirigeants chiliens et argentins
"une 'large compréhension' des tenants et aboutissants de 'notre cause
nationale'".
"Je me réjouis précisément de l'attitude de l'Argentine, membre non-permanent du
Conseil de Sécurité, qui saisit parfaitement les enjeux en présence et fait tout
afin de promouvoir une 'solution politique', négociée telle que préconisée par
les résolutions pertinentes" de l'ONU, a dit M. El Yazghi.
Le ministre a, par ailleurs, rappelé que onze pays du continent américain ne
reconnaissent plus la "république fantomatique", ce qui démontre, a-t-il relevé,
que "ce continent est pour la paix et le règlement des différends par la voie du
dialogue".
Dans ce contexte, a ajouté M. El Yazghi, le Maroc a réaffirmé aux dirigeants
latino-américains "sa disponibilité pour trouver une solution politique, juste
et durable, que préconise le Conseil de sécurité des Nations Unies" et demeure
disposé à collaborer avec le Secrétaire Général des Nations Unies et le
représentant personnel qu'il désignera à cet effet.
Le ministre a souligné que le Maroc, qui "souhaite et fait tout pour la
normalisation de ses relations avec ses voisins", a toujours coopéré avec l'ONU
et son Secrétaire général et qu'il "continuera à le faire pour le règlement de
cette affaire factice qui pèse sur la région et empêche les cinq Etats du
Maghreb de s'unir véritablement afin de créer cet espace de coopération
euro-méditerranéen".
Dernière modification 26/07/2005 10:29.
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3. SAHARA-MAROC-MYTHE DE "L'UNANIMITÉ" MAROCAINE AUTOUR DES MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/sps-260705.html#5
Un parti marocain se démarque de la politique du pouvoir vis à vis du Sahara
Occidental
Rabat, 26/07/2005 (SPS) Le parti marocain ''la Voie Démocratique'' (Ennahdj
Eddimocrati) s’est démarqué de la politique du Palais royal vis à vis du Sahara
Occidental, tant ce dernier n’aura pas rompu avec "la démocratie de façade" et
le "rôle de figurants", qu’il veut faire jouer aux partis politiques marocains,
appelant à l’application de la solution légale et démocratique préconisé par
l’ONU : un référendum d’autodétermination.
Dans un entretien à l'hebdomadaire marocain, ''Le Journal Hebdomadaire'', le
Secrétaire national de ''La Voie Démocratique'', Abdellah Elharif, a répondu à
cinq questions du journaliste, Taieb Chadi, que nous publions ici dans leur
intégralité :
- Pourquoi avez-vous décliné l’invitation du conseiller du roi ?
- D’abord, il ne nous semble pas qu’il s’agisse de concertations, au sens d’un
débat libre permettant d’exprimer les points de vus différents, ou même opposés,
aux points de vues officiels sur la question du Sahara. Pendant les trois
dernières décades, a prévalu dans notre pays une démocratie de façade, où, les
forces politiques ont joué, pour l’essentiel, un rôle de figurants. Ceci est
encore plus vrai pour la question du Sahara où la gestion du dossier est
monopolisé par le Palais. L’opinion publique et les forces politiques étant
confinés dans le rôle d’inconditionnel soutiens aux décisions officielles, alors
que les forces appelant à une solution démocratique de la question du Sahara se
basant sur le principe de l’autodétermination étaient soumises à une répression
implacable, même après que le Maroc a accepté le principe d’un référendum
d’autodétermination à partir de 1981, à Nairobi. La position officielle
marocaine a enregistré un recul dans la question du Sahara. En effet, alors que
le pouvoir acceptait une solution sur la base du principe d’autodétermination et
du plan de l’ONU pour l’organisation d’un référendum et chicanait sur les
détails relatifs aux listes des électeurs, il semble qu’il ait décidé de renier
ses engagements précédents et d’appeler à une solution négociée sur la base de
la "marocanité du Sahara". De plus le pouvoir semble revenir avec force à
l’approche sécuritaire pure et simple comme en atteste les nombreuses
arrestations d’activistes sahraouis opérées dernièrement et les lourdes peines
prononcées contre eux. En outre la question du Sahara continue à être considérée
comme une cause "sacrée" où aucune discussion ou remise en cause n’est permise.
- Boycottez-vous toutes les invitations de ce type ?
- Tant que nous ne sentions pas une réelle volonté de la part du pouvoir de
rompre avec l’approche actuelle au Sahara en permettant d’ouvrir la voie à une
solution démocratique avec la participation effective des forces politiques
représentatives, nous serons obligés de décliner ce type d’invitation, d’autant
plus que nous sommes interdits de tout accès aux médias publics qui nous
permettrait de diffuser et d’expliquer nos positions.
- Ne risquez-vous de vous isoler ?
-Notre position sur le Sahara, au lieu de nous isoler, nous rapproche des forces
réellement démocratiques, au Maroc et dans le monde. Nous ne sommes pas isolés
des forces vives du pays puisque nous sommes membres du rassemblement de la
Gauche Démocratique et actifs dans les organisations de masse syndicales, des
droits humains, des diplômés chômeurs et autres organisations de la société
civile.
- Vous avez payé cher vos convictions…
-Notre attachement à une solution démocratique au Sahara n’est nullement une
réaction contre un pouvoir qui a fait payé un lourd tribut à nos militants
(disparitions, tortures, peines de prison allant jusqu’à 17 ans). Notre position
sur le Sahara est dictée par le respect de nos principes et des intérêts des
classes laborieuses qui ont souffert le calvaire à cause de l’affaire du Sahara.
Les propositions contradictoires de l’Etat sur l’affaire du Sahara, traduisent
la contradiction entre la nature foncièrement anti-démocratique du pouvoir et
des classes dominantes et en particulier de son noyau dur : la mafia du makhzen
qui s’oppose, quant au fond, à toute forme d’autodétermination et les tentatives
de donner une image de l’Etat comme étant démocratique et respectueux de ses
engagements vis-à-vis de la communauté et de la légalité internationale.
- Pour vous, il n’y a pas de solution au problème du Sahara sans démocratie.
Pourquoi ?
- Pendant plus de trente ans, la construction d’un Etat démocratique a été
hypothéquée par "l’unanimité" sur le Sahara considérée comme priorité des
priorités. Par contre si la priorité des priorités est la démocratie, ceci
conduira à l’affaiblissement de la mafia du makhzen et ouvrira la voie à une
solution démocratique au Sahara. Ce qui entraînera une accélération de la
démocratisation. Ceci nécessite une lutte démocratique, sans concession, et en
particulier de combattre l’impunité pour crimes politiques et économiques. (SPS)
010/090/900 261753 Jul 05 SPS
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http://www.lexpressiondz.com/T20050726/ZCQ.htm
Le Maroc critiqué de l’intérieur
Le Maroc ne veut pas ouvrir la voie au processus référendaire, selon un parti
marocain. Le parti marocain La Voie démocratique (Ennahdj eddimocrati) a estimé
lundi que les autorités marocaines n’ont pas «une réelle volonté de rompre avec
l’approche actuelle au Sahara occidental en permettant d’ouvrir la voie à une
solution démocratique» du conflit, notamment la mise en place du processus
référendaire préconisé par les Nations unies. Le secrétaire national de La Voie
Démocratique, Abdellah Elharif, a indiqué, dans un entretien à l’hebdomadaire Le
Journal que «la position officielle marocaine a enregistré un recul dans la
question» du Sahara occidental par rapport à ses engagements internationaux
précédents.
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http://www.latribune-online.com/2607/p02
Le Maroc ne veut pas ouvrir la voie au processus référendaire,
selon un parti marocain
Mardi 26 juillet 2005
Par Rabah Iguer
Le parti marocain La voie démocratique (Ennahdj eddimocrati) a estimé hier que
les autorités marocaines n’ont pas «une réelle volonté de rompre avec l’approche
actuelle au Sahara occidental» en permettant d’«ouvrir la voie à une solution
démocratique» du conflit, notamment la mise en place du processus référendaire
préconisé par les Nations-Unies. Le secrétaire national de La voie démocratique,
Abdallah Elharif, a indiqué, dans un entretien à l’hebdomadaire le Journal que
«la position officielle marocaine a enregistré un recul dans la question» du
Sahara occidental par rapport à ses engagements internationaux précédents.
«Alors que le pouvoir avait accepté une solution sur la base du principe
d’autodétermination et du plan de l’ONU pour l’organisation d’un référendum et
chicanait sur les détails relatifs aux listes d’électeurs, il semble qu’il ait
décidé de renier ses engagements précédents» et d’«appeler à une solution
négociée sur la base de la marocanité du Sahara occidental», a-t-il ajouté. Le
secrétaire national de La voie démocratique, qui avait envoyé la semaine
dernière une lettre au palais royal explicitant sa position sur le dossier du
Sahara occidental, a relevé que «le pouvoir semble revenir avec force à
l’approche sécuritaire pure et dure comme en attestent les nombreuses
arrestations d’activistes sahraouis opérées dernièrement et les lourdes peines
prononcées contre eux». Selon Abdallah Elharif, «le dossier du Sahara occidental
est monopolisé par le palais, l’opinion publique et les forces politiques étant
confinées dans le rôle
d’inconditionnels soutiens aux décisions officielles».
Il a, en outre, tenu à préciser que «les forces appelant à une solution
démocratique de la question du Sahara occidental se basant sur le principe de
l’autodétermination étaient soumises à une répression implacable, même après que
le Maroc eut accepté le principe d’un référendum d’autodétermination à partir de
1981 à Nairobi». Par ailleurs, le secrétaire national de La voie démocratique a
estimé que «les positions contradictoires de l’Etat sur l’affaire du Sahara
occidental traduisent la contradiction entre la nature foncièrement
anti-démocratique du pouvoir et des classes dominantes qui s’opposent à toute
forme d’autodétermination et les tentatives de donner une image d’un Etat
démocratique et respectueux de ses engagements vis-à-vis de la communauté et de
la légalité internationale». Par ailleurs, le Front Polisario a appelé hier
l’Union européenne à «intervenir immédiatement» pour «obliger le Maroc à mettre
un terme à la répression féroce» exercée contre les populations civiles dans les
territoires sahraouis, notamment depuis le début de «l’Intifadha» sahraouie
déclenchée en mai dernier, a-t-on appris de source sahraouie à Bruxelles.
Dans un message adressé à la présidence (britannique) en exercice de l’UE et aux
présidents de la Commission et du Parlement européens ainsi qu’au Haut
représentant chargé de la politique extérieure et de la sécurité commune, le
Polisario demande également qu’une «enquête soit diligentée [par l’UE] pour
faire toute la lumière sur les évènements tragiques qui se déroulent au Sahara
occidental». La lettre signée par le ministre délégué sahraoui pour l’Europe, M.
Mohammed Sidati, rappelle que, depuis le 21 mai dernier, les populations
sahraouies sont victimes d’une «répression implacable et sans précédent» pour
avoir manifesté «pacifiquement contre l’arbitraire marocain et pour avoir
demandé le respect de leurs droits légitimes, dont le droit à
l’autodétermination».
M. Sidati, membre de la direction du Polisario, a exhorté l’UE à «venir en aide
aux populations sahraouies en détresse» et à exiger du Maroc de «libérer tous
les détenus d’opinion sahraouis et cesser les parodies de procès». Le Front
Polisario s’en prend au «mutisme» des Etats européens assimilé à un «quitus» aux
autorités marocaines et considère que le «manque de réaction de la part des
Etats et l’impunité» dont jouit le Maroc encouragent le royaume à «persister
dans sa dérive répressive».
Le message cite notamment l’arrestation et les tortures infligées à de nombreux
militants sahraouis, dont Mme Aminatu Haidar, une militante des droits de
l’Homme, «mise au secret après avoir été battue et grièvement blessée» pour
avoir clamé le droit de son peuple à l’autodétermination. Cette militante,
rappelle M. Sidati, a déjà été victime d’un enlèvement en 1987 à l’age de 20 ans
et jetée pendant quatre ans dans «les horreurs des bagnes secrets marocains».
«Le sort réservé par l’occupant marocain aux hommes et femmes sahraouis comme
Aminatu Haidar est un affront à la conscience humaine et constitue une insulte
aux valeurs de justice, de démocratie et des droits de l’Homme», a ajouté la
même source. L’UE, selon les termes du message, ne peut et ne doit rester
passive devant «ce qu’il convient d’appeler désormais la démence répressive des
autorités marocaines au Sahara occidental». Le Front Polisario demande également
à l’UE d’exiger du Maroc de «lever le siège» imposé aux territoires sahraouis
pour permettre aux députés, ONG et autres représentants de l’opinion européenne
de venir constater le «supplice» des populations sahraouies.
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http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=28457&idc=4&date_inse\
rt=20050726
Parti de la Voie démocratique (marocain)
«Renoncement aux engagements»
Le parti de la Voie démocratique (Ennahdj Eddimoqrati) a estimé hier que les
autorités marocaines n’ont pas une réelle volonté de rompre avec l’approche
actuelle au Sahara-Occidental en permettant d’ouvrir la voie à une solution
démocratique du conflit, notamment la mise en place du processus référendaire
préconisé par les Nations unies. Le secrétaire national de la Voie démocratique,
Abdellah Elharif, a indiqué, dans un entretien à l’hebdomadaire Le Journal, que
la position officielle marocaine a enregistré un recul dans la question du
Sahara-Occidental par rapport à ses engagements internationaux précédents.
Alors que le pouvoir avait accepté une solution sur la base du principe
d’autodétermination et du plan de l’ONU pour l’organisation d’un référendum et
chicanait sur les détails relatifs aux listes d’électeurs, il semble qu’il ait
décidé de renier ses engagements précédents et d’appeler à une solution
négociée sur la base de la marocanité du Sahara-Occidental, a-t-il ajouté. Le
secrétaire national de la Voie démocratique, qui avait envoyé la semaine
dernière une lettre au palais royal explicitant sa position sur le dossier du
Sahara-Occidental, a relevé que le pouvoir semble revenir avec force à
l’approche sécuritaire pure et dure comme en attestent les nombreuses
arrestations d’activistes sahraouis opérées dernièrement et les lourdes peines
prononcées contre eux.
26-07-2
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/07/25/4666366
“Le Maroc ne veut pas ouvrir la voie au processus référendaire”, selon un parti
marocain
Par : EL MOUDJAHID Le : lundi 25 juillet 2005
Le parti marocain de la Voie Démocratique (Ennahdj Eddimocrati) a estimé hier
que les autorités marocaines n’ont pas “une réelle volonté de rompre avec
l’approche actuelle au Sahara occidental en permettant d’ouvrir la voie à une
solution démocratique” du conflit, notamment la mise en place du processus
référendaire préconisé par les Nations unies.
Le secrétaire national de “La Voie Démocratique’’, Abdellah Elharif, a
indiqué, dans un entretien à l’hebdomadaire le Journal que “la position
officielle marocaine a enregistré un recul dans la question’’ du Sahara
occidental, par rapport à ses engagements internationaux précédents.
“Alors que le pouvoir avait accepté une solution sur la base du principe
d’autodétermination et du plan de l’ONU pour l’organisation d’un référendum et
chicanait sur les détails relatifs aux listes d’électeurs, il semble qu’il ait
décidé de renier ses engagements précédents et d’appeler à une solution
négociée sur la base de la marocanité du Sahara occidental”, a-t-il ajouté.
Le secrétaire national de ‘’La Voie démocratique’’, qui avait envoyé la semaine
dernière une lettre au palais royal explicitant sa position sur le dossier du
Sahara occidental, a relevé que “le pouvoir semble revenir avec force à
l’approche sécuritaire pure et dure comme en attestent les nombreuses
arrestations d’activistes sahraouis opérées dernièrement et les lourdes peines
prononcées contre eux’’.
Selon Abdallah Elharrif, ‘’le dossier du Sahara occidental est monopolisé par
le palais, l’opinion publique et les forces politiques étant confinées dans le
rôle d’inconditionnels soutiens aux décisions officielles’’.
Il a, en outre, tenu à préciser que “les forces appelant à une solution
démocratique de la question du Sahara occidental se basant sur le principe de
l’autodétermination étaient soumises à une répression implacable, même après
que le Maroc eut accepté le principe d’un référendum d’autodétermination à
partir de 1981 à Nairobi’’.
Par ailleurs, le secrétaire national de ‘’la Voie Démocratique’’ a estimé que
‘’les positions contradictoires de l’Etat sur l’affaire du Sahara occidental
traduisent la contradiction entre la nature foncièrement anti-démocratique du
pouvoir et des classes dominantes qui s’opposent à toute forme
d’autodétermination, et les tentatives de donner une image d’un Etat
démocratique et respectueux de ses engagements vis-à-vis de la communauté et de
la légalité internationale’’.
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http://www.map.ma/fr/sections/boite5/m._azziman__parler_d/view
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=50587
Azziman: parler d'un Etat sahraoui est "absolument absurde"
Madrid, 26/07/05- L'ambassadeur du Maroc en Espagne, M. Omar Azziman, a affirmé,
mardi, qu'il est "absolument absurde" de parler d'un Etat sahraoui, soulignant
qu'une telle entité ne sera jamais viable.
[NOTE: JAMES BAKER DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ AVAIT CONSIDERÉ LUI-MÊME QUE
L'ETAT SAHRAOUI EST BEL ET BIEN VIABLE...]
"C'est 'absolument absurde' de parler d'une 'entité minuscule' (au Sahara)
[NOTE: PLUS GRANDE QUE LA PLUSPART DES ETATS DU MONDE....] qui ne sera jamais
viable ni du point de vue économique [AVEC TOUTES SES RICHESSES???], ni du point
de vue politique [SANS UNE MONARCHIE ABSOLUE???]", a affirmé l'ambassadeur qui
intervenait lors d'une conférence, dans le cadre des cours d'été de la Fondation
Université Roi Juan Carlos.
"Le Sahara est un territoire 'marocain' sous 'souveraineté marocaine'" [DELIRE],
a souligné M. Azziman en observant que l'idée de la création d'une entité
indépendante au Sahara contraste avec les efforts que déploient tous les pays en
vue de l'établissement de liens plus solides et plus importants entre eux.
Les allégations de certaines parties selon lesquelles le Maroc viole la légalité
internationale "n'ont aucun fondement", a affirmé également l'ambassadeur
soulignant que le Royaume est, tout au contraire, 'respectueux' de cette
légalité internationale qui incite les parties à rechercher une solution
politique consensuelle [NOTE: ET ORGANISER UN REFERENDUM
D'AUTODETERMINATION...].
M. Azziman a rappelé, à cet égard, que le Maroc est pour une solution qui
'respecterait' sa 'souveraineté' sur 'ses provinces du Sud' tout en leur
accordant une 'large' autonomie.
Concernant le refoulement de El Aaiun de délégations espagnoles pro-polisario,
M. Azziman a indiqué que les membres de ces délégations font partie de "réseaux
d'amitié et de solidarité avec le polisario et non pas avec les Sahraouis",
alors que dans le territoire il y a des "Sahraouis qui sont <marocains> et qui
défendent la <marocanité> du Sahara" [ET TOUS CEUX QUI NE SONT PAS DES
TRANSFUGES? QU'EST-CE QUE SONT ILS, DE "NON CITOYENS"?]].
Les délégations refoulées par les autorités marocaines veulent entrer à El Aaiun
"sous le prétexte d'évaluer la situation, pour appuyer une partie contre une
autre", ce qui pourrait être une "source de troubles", a-t-il relevé. "On ne
peut pas évaluer la situation alors qu'on est juge et partie", a dit
l'ambassadeur.
M. Azziman a, par ailleurs, mis en exergue les "excellentes" relations existant
entre le Maroc et l'Espagne, assurant que ces relations ne peuvent pas être
affectées par de tels faits.
Il a, à cet égard, souligné que la coopération entre les deux pays s'est
nettement renforcée dans tous les domaines, citant entre autres la lutte contre
le terrorisme, la coopération policière et judiciaire et l'augmentation des
échanges économiques, commerciaux et culturels.
Dernière modification 26/07/2005 19:34
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4. SAHARA-ESPAGNE-HYPOCRESIE GOUVERNAMENTAL
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/sahara__m._zapatero/view
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=47746
http://www.aujourdhui.ma/aufildesjours-details38101.html
Zapatero souligne l'engagement de l'Espagne à contribuer à une "solution
politique consensuelle"
Madrid, 26/07/05- Le Premier ministre espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero,
a souligné l'engagement de son pays à contribuer à la recherche d'une "solution
politique consensuelle" au conflit du Sahara, tout en reconnaissant que
l'Espagne ne possède aucune "formule magique" pour résoudre ce problème.
"L'Espagne ne possède aucune formule magique pour résoudre ce problème, qui dure
depuis plus de 30 ans, mais nous sommes conscients que nous pouvons exercer une
certaine influence, compte tenu de nos contacts privilégiés avec les parties
(...) Par conséquent, nous nous sommes engagés à oeuvrer avec dynamisme en
faveur d'une solution politique consensuelle, juste, définitive et respectueuse
de la légalité internationale", a dit M. Zapatero dans une interview accordée à
la revue "Afkar-Idées".
"L'Espagne adopte une attitude très active, dans la mesure où ce conflit est un
obstacle à l'intégration du Maghreb", a ajouté le président du gouvernement
espagnol, relevant l'importance du rapprochement entre le Maroc et l'Algérie
pour l'intégration de la région maghrébine.
Le Maroc et l'Algérie représentent pour l'Espagne "deux pays amis et
stratégiques, c'est pourquoi nous serons un partenaire fiable et proche. Nous
avons organisé le rapprochement entre l'Algérie et le Maroc pour relancer le
nécessaire processus d'intégration maghrébin", a poursuivi M. Zapatero.
Concernant les relations entre l'Espagne et le Maroc, le chef de l'exécutif
espagnol a affirmé qu'elles sont "d'une grande richesse et complexité". "Par le
passé, ces relations se sont vues prises en otage par l'accord de pêche entre
l'UE et le Maroc lui-même. Aujourd'hui, notre politique marocaine procède d'une
approche globale et d'une volonté de progrès dans tous les domaines, et cela
avec un esprit de confiance et d'entente mutuelles. J'observe avec satisfaction
que le Maroc adopte une attitude similaire et j'ai la certitude que ce contexte
nous fera progresser dans plusieurs domaines", a-t-il souligné.
Evoquant le phénomène migratoire et la coopération entre les deux pays dans la
lutte contre les mafias de l'immigration clandestine, M. Zapatero s'est félicité
des résultats satisfaisants de cette coopération qui devrait, selon lui,
s'étendre aux autres pays de l'Union Européenne.
"La coopération est l'instrument le plus efficace pour faire face aux problèmes
que pose le phénomène migratoire qui, par ailleurs, présente également des
aspects très positifs (...)", a souligné le responsable espagnol relevant que la
coopération avec le Maroc a débouché sur des résultats satisfaisants comme la
diminution appréciable du nombre de clandestins, en particulier ceux utilisant
les "pateras" pour gagner les côtes espagnoles.
M. Zapatero s'est réjoui aussi des résultats positifs de la coopération entre
l'Espagne et les pays d'Afrique du Nord, notamment le Maroc, dans le domaine de
la lutte contre le terrorisme. "Les échanges d'informations se sont multipliés
et notre action concertée a débouché sur une plus grande sécurité préventive et
une plus grande efficacité de la justice dans la lutte contre les terroristes",
a-t-il expliqué.
Le chef de l'exécutif espagnol a, par ailleurs, mis en relief l'importance de la
région maghrébine dans la politique extérieure de l'Espagne eu égard au
"caractère stratégique du Maghreb, une région qui doit relever des défis globaux
de tous types, mais qui représente aussi de grandes opportunités d'entente, de
coopération et de progrès, favorisées par la proximité historique, culturelle et
géographique de l'Espagne".
"Le gouvernement a défini une politique globale afin qu'elle soit mise en oeuvre
aussi bien dans le contexte bilatéral que multilatéral dans des forums comme le
Dialogue 5+5 ou le Forum Méditerranéen, et surtout dans le cadre de référence du
Processus euroméditerranéen de Barcelone", a ajouté M. Zapatero.
"Je suis convaincu que le fait de contribuer à la prospérité et au développement
de nos voisins du Sud se traduira inévitablement par un plus haut niveau de
stabilité dans l'ensemble du bassin méditerranéen, ce qui sera positif pour tout
le monde, et pour nous également", a-t-il estimé.
"Afkar-Idées" est une revue trimestrielle pour le dialogue entre le Maghreb,
l'Espagne et l'Europe. Elle est éditée par "l'institut des études de Politique
extérieure SA" et "l'Institut européen de la Méditerranée" (IEMed).
Dernière modification 26/07/2005 14:27
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ACH-CHARK AL-AWSAT
La présidente du Parlement andalou défend la visite qu'elle a faite à Rabat et
préfère affronter le Maroc en face.
La présidente du Parlement andalou a déclaré qu'elle n'était pas certaine de
l'efficacité de la visite qu'elle a effectuée à Rabat à la mi-juillet, avec des
députés du PSOE et sans les partis d'opposition, qui avaient boycotté cette
visite. Maria Del Mar Moreno, qui s'exprimait hier devant le Parlement
d'Andalousie, a ajouté que renoncer à cette visite, () alors que la date avait
été fixée, aurait constitué un nouveau camouflet pour le gouvernement marocain.
() Mme Moreno s'est déclaré convaincue qu'il valait mieux affronter le Maroc en
face et lui faire part en toute franchise des positions du Parlement andalou sur
les événements survenus dernièrement dans les provinces sahariennes. () (Rabat,
Mohammed Boukhezzar).
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ACH-CHARK AL-AWSAT (23-VII-2005)
Le ministère espagnol des Affaires Etrangères déclare que le Maroc a accepté les
dispositions concernant la visite d'une mission parlementaire au Sahara.
Le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires Etrangères a déclaré hier que le
Maroc n'avait pas refusé les dispositions prises en vue du voyage d'une
délégation parlementaire à El Aaiun. Le responsable espagnol répondait à des
déclarations du dirigeant de la Gauche Unie. () Il a précisé que Madrid n'avait
pas reçu de réponse négative de la part du Maroc et que les concertations
étaient en cours pour mettre au point le voyage. () (Rabat, Mohammed Boukhezzar)
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5. SAHARA-CAMPS DE RÉFUGIÉS-MAROC-MENSONGES ET FANTAISIES DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/le_mouvement_pour_l/view
Le "Mouvement pour le changement et la réforme" à Tindouf appelle à la "levée du
siège" "imposé" aux "séquestrés"
Tindouf, 26/07/05 - Le "Mouvement pour le changement et la réforme", une
formation de l'opposition au sein des camps de Tindouf (sud de l'Algérie), a
appelé les Nations unies, les organisations internationales et la Minurso à
intervenir d'urgence pour 'lever le siège' 'imposé' aux 'séquestrés' des camps
qui souffrent des 'violations' perpétrées par les dirigeants du Polisario à leur
encontre.
Dans un 'communiqué' distribué cette semaine à l'intérieur des camps, le
mouvement a appelé la communauté internationale à agir pour la libération des
'séquestrés' de l'emprise du Polisario et leur permettre de 'regagner le Maroc',
notamment après l'intensification des actes de 'répression systématique' que les
'séparatistes' font endurer aux séquestrés, au mépris des droits de l'Homme et
de la dignité humaine.
Le "mouvement pour le changement et la réforme", qui regroupe nombre d'anciens
militaires, d'étudiants et d'intellectuels, a dénoncé les conditions pénibles
dans lesquelles vivent les 'séquestrés' de Tindouf, qui souffrent le martyr à
cause de la faim, et ce malgrè les aides financières conséquentes octroyées aux
dirigeants du Polisario par l'Union européenne et certains pays en contrepartie
de la libération de 'séquestrés'.
Le 'communiqué' révèle <qu'aucune trace> de ces aides financières,
internationales estimées à près de 41 millions de dollars, n'est visible dans
les camps, accusant les responsables de les 'détourner' pour les placer dans des
comptes bancaires à l'étranger, préférant ainsi <s'enrichir> au détriment des
'séquestrés'.
Les dirigeants du Polisario sont plus préoccupés à 'détourner' les aides qu'à
mettre fin à ce problème et 'lever le siège' 'imposé' aux habitants des camps,
estime le mouvement tout en 'dénonçant' la situation qui prévaut, et qui suscite
la 'colère' et <l'amertume> des populations.
Cette situation pousse d'ailleurs ces populations à se 'soulever' et à
'manifester' contre les dirigeants du Polisario, responsables du drame qu'elles
endurent, et qui constitue une 'manne' pour les chefs des 'séparatistes',
partisans du statu quo, dans la mesure où ils préfèrent troquer la tragédie des
'séquestrés' contre les aides humanitaires internationales.
Dernière modification 26/07/2005 17:06
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6. ESPAGNE-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.lematin.ma/mailing/article.asp?an=&id=natio&ida=50532
Les investisseurs espagnols séduits par le Maroc
25.07.2005 | 17h24
Deuxièmes derrière la France, ils veulent encore progresser
Deuxième partenaire du Royaume juste après la France, l'Espagne commence à
prendre un poids prépondérant dans la canalisation des investissements étrangers
vers le Maroc. Outre les accords de reconversion de la dette en investissements
que Rabat et Madrid avaient signés, de grands groupes ont entrepris de renforcer
leur présence au sein de la texture économique nationale.
Près de 800 entreprises opèrent désormais dans les secteurs des infrastructures
routières, du textile, de l'agroalimentaire, des télécommunications et dans les
grands projets d'aménagement de stations balnéaires, drainant près de 16
milliards de DH.
De leur côté, les échanges commerciaux entre le Maroc et l'Espagne sont allés
crescendo en raison de la nouvelle dynamique que connaît le Maroc, marquée par
une série de réformes politiques, économiques et sociales. Qui plus est, les
opérateurs espagnols sont conscients du profit qu'ils peuvent tirer de l'accord
de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, en ce sens que le Royaume se
positionne comme une plate-forme de choix pour l'accès au marché américain.
Abdelali Boukhalef -
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7. RASD-MAROC-PRISONNIERS DE GUERRE-LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE
http://www.lintelligent.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN24075leffe\
niaccm0
L'effet McCain
- 24 juillet 2005
Des pressions américaines sont-elles à l'origine de l'annonce faite par Mohamed
Abdelaziz (dans Le Monde du 13 juillet) de la libération imminente des 408
prisonniers de guerre marocains encore détenus par le Front Polisario à Tindouf
(voir pp. 34-37) ? Au mois de mai dernier, une délégation de six anciens détenus
conduite par le capitaine Ali Najab s'était rendue à Washington à l'invitation
des lobbyistes du Centre politique marocain-américain (CPMA). Elle y avait
notamment rencontré - et rallié à sa cause - l'influent sénateur républicain
John McCain. Lui-même ancien prisonnier de guerre (au Vietnam), le parlementaire
avait promis d'user de son influence auprès de l'administration Bush et du
Congrès pour mettre la pression sur le Polisario. Des responsables américains
ont récemment laissé entendre que des responsables sahraouis pourraient faire
l'objet de sanctions si le problème des détenus marocains n'était pas rapidement
réglé.
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http://www.lintelligent.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN24075lesso\
arahas0
Les soldats maudits du Sahara
MAROC - 24 juillet 2005- par SAMY GHORBAL, ENVOYÉ SPÉCIAL
Après avoir passé, pour certains, plus de vingt-cinq ans en captivité dans des
conditions effroyables, les anciens prisonniers du Polisario tentent de recoller
les morceaux de leur existence brisée. Témoignages.
Driss el-Yazami était aux commandes de son mirage F1 quand il a été touché par
un missile pendant la bataille de Guelta Zemmour, le 13 octobre 1981. Capturé à
l'âge de 28 ans, ce pilote marocain est resté vingt-deux ans, quatre mois et
onze jours "séquestré" [NOTE: C'EST UN SCANDAL QU'UN MAGAZINE FRANÇAIS COPIE LE
LANGAGE MENSONGÈRE DU MAKHZEN: ILS NE SONT PAS DE "SÉQUESTRÉS" MAIS DES
"PRISONNIERS DE GUERRE" ET COMME TELLES RECONNUS PAR L'ONU DONT LA FRANCE EST
MEMBRE] dans les camps de Rabouni et Tindouf, situés en territoire algérien mais
tenus par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario. Comme lui, 2 200
soldats marocains ont été faits prisonniers entre février 1976 et septembre
1991, date de l'arrêt officiel des hostilités. Et tous auraient dû, "en vertu
des conventions de Genève" [NOTE: FAUX, PARCE QUE LA RASD N'A SIGNÉ CES
CONVENTIONS], être libérés dès l'acceptation du cessez-le-feu. Le Polisario,
pour qui les Marocains constituaient à la fois une main-d'oeuvre servile et un
moyen de pression, en a décidé autrement.
Longtemps, les indépendantistes sahraouis ont essayé de lier leur sort à la
tenue du référendum d'autodétermination prévu par le plan de règlement des
Nations unies. Avant, à partir de 1999, de commencer à céder à la pression
internationale en libérant, au compte-gouttes, par tranches de 100 ou de 200,
les plus âgés et les plus malades. À ce jour, 1 600 soldats des Forces armées
royales (FAR) ont fini par être élargis, après avoir, pour certains, passé
vingt-huit ans dans les camps, dans des conditions 'effroyables' [NOTE: LES
MÊMES QUE SOUFFRENT LES RÉFUGIÉS], au coeur d'un des déserts les plus
inhospitaliers du monde. Deux cents environ sont morts en captivité.
Le drame des prisonniers maudits du Sahara a rarement fait la une des journaux.
Même au Maroc, ce n'est qu'après la fin des années de plomb et l'avènement d'un
nouveau roi que leur sort a enfin été évoqué sur la place publique. Et que la
détresse de leurs familles a acquis, timidement, droit de cité dans les médias.
Le 6 mars dernier, "20 000" ["20.000"??? ÊTES-VOUS SÛR? S'IL VOUS PLAÎT,LISSEZ
LA PRESSE MAROCAINE SUR CETTE MANIFESTATION...] personnes ont manifesté, dans
les rues de Rabat, à l'appel d'une organisation progouvernementale, le collectif
Watanouna (« Notre patrie »), pour exiger la libération des 404 soldats encore
'détenus' par le Polisario. Un début de mobilisation qui ne doit pas occulter le
fait que ce dossier reste, malgré tout, lointain et confidentiel. Les
"séquestrés" de Tindouf suscitent moins de passions que la Palestine. Marqués
par leur détention, privés de repères et devenus des étrangers dans leur propre
pays, les anciens détenus vivent amèrement cette forme d'indifférence polie de
la société marocaine. « Nous avons développé une sorte de complexe du vétéran,
explique Driss el-Yazami. Pendant notre captivité, nous avons idéalisé le
retour, nous pensions revenir en héros, être fêtés, reconnus. Il est très
difficile d'admettre que la plupart des gens ignorent presque tout de ce que
nous avons enduré... »
Les camps de Tindouf et de Rabouni, dont un rapport de France Libertés, la
fondation de Danielle Mitterrand, pourtant très proche du Polisario, a donné, en
septembre 2003 [NOTE: MAIS NON, MONSIEUR, LE RAPPORT EST DE 4 AOUT 2003, 4 JOURS
APRÈS LE SOUTIENT DU CONSÉIL DE SÉCURITÉ AU PLAN BAKER II...], une description
"juste" et "saisissante" [NOTE: FAUX, MONSIEUR... CETTE DESCRIPTION EST TOUT
SAUF "JUSTE" ET "SAISISSANTE"... LISEZ LA RÉPONSE OFFICIELLE DU FRONT POLISARIO:
http://www.spsrasd.info/sps-210903.html], n'ont, au cours de leurs dix premières
années d'existence, pas eu grand-chose à envier aux camps de concentration.
Traités comme des bêtes de somme, obligés de dormir en plein air, dans les
tranchées qu'ils avaient eux-mêmes creusées, nourris de quelques bols de soupe
de lentilles ou de pois chiches, servis dans des brouettes sales, buvant de
l'eau saumâtre distribuée dans des bidons rouillés, les prisonniers de guerre
ont vécu un véritable calvaire. Sans chaussures, ni parfois vêtements, hormis un
pantalon sale, ils travaillaient à des cadences infernales. Déplacés au gré des
travaux à effectuer, ils sont à l'origine de l'essentiel des infrastructures
civiles et militaires construites à Rabouni.
Les officiers, au nombre d'une quarantaine environ, en majorité des aviateurs,
ont échappé au 'travail forcé' et sont restés isolés des hommes de troupes. «
Nous étions considérés comme des meneurs et étions les cibles privilégiées des
humiliations, raconte le capitaine Ali Najab, pilote de chasse capturé en 1978,
à l'âge de 34 ans, et détenu pendant vingt-cinq ans. On nous exhibait à la
presse, généralement acquise à la cause sahraouie, aux dignitaires étrangers des
régimes amis du Polisario, on nous demandait d'insulter la monarchie, on nous
obligeait à lever le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique
[RASD, émanation du Front Polisario]. Je me souviens d'une visite du ministre
iranien des affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, juste après la Révolution
de 1979. Il s'est arrêté devant moi, et s'est mis à insulter le roi Hassan II,
la monarchie et le peuple marocain. Je lui ai répondu en l'insultant à mon tour.
On m'a passé à tabac, 'torturé' pendant des jours et jeté en cellule, avec un
autre insoumis. Nous sommes restés onze mois à l'isolement. »
Hamid Lebène, un soldat fait prisonnier en juillet 1979 et libéré en février
2003, porte 'encore' les 'stigmates' des 'brutalités infligées' par ses
gardiens. Âgé d'une cinquantaine d'années, il en paraît dix de plus. Son
histoire a fait le tour des camps de prisonniers : « C'était en juillet 1981,
par une journée de canicule. À 7 heures du matin, le thermomètre dépassait déjà
50 degrés. Nous « recevions la visite » d'une délégation palestinienne. Georges
Habache la conduisait. Il s'est répandu en injures sur la monarchie. Avec deux
camarades, je l'ai traité de mercenaire. Les gardes se sont emparés de nous,
nous ont attachés et battus jusqu'à ce qu'on perde connaissance. Ils nous ont
laissés en plein soleil, toute la journée, pour l'exemple. Mes deux camarades
sont morts déshydratés. J'ai perdu presque toutes mes dents, on m'a amputé de
deux doigts de la main droite, qui avaient été garrottés par les liens. Après
cela, on ne m'a plus jamais présenté à la presse. »
Vers la fin des années 1980, les conditions de détention se sont un peu
humanisées. Comprenant que le conflit s'installait dans la durée et ne
trouverait pas d'issue militaire, le Polisario s'est mis en quête de
respectabilité internationale. Déplaçant le combat sur le terrain politique et
diplomatique, en se dotant d'institutions et de structures étatiques, il a
légèrement adouci le régime des prisonniers.
Capturé en août 1991, quelques semaines avant la signature du cessez-le-feu, le
capitaine Rabea Erraghib, libéré en février 2004 après treize années de
détention, se souvient de ses premières impressions : « On avait arrêté de
fouetter les soldats pour imprimer la cadence. C'était toujours l'arbitraire le
plus total, et les 'geôliers' étaient sans pitié avec les évadés qu'ils
rattrapaient et qui finissaient le plus souvent exécutés, quand ils ne mouraient
pas sous la torture. Mais les mauvais traitements avaient perdu leur caractère
systématique. Quand je suis arrivé, l'alimentation était sommaire, à base de
mousse de lentilles et haricots blancs, mais les petits trafics étaient tolérés.
L'argent circulait. On arrivait parfois à acheter au marché noir ou à voler une
boîte de sauce tomate ou d'huile d'olive.
« Les officiers avaient réussi à se procurer des postes de radio, pour écouter
en cachette les actualités sur RFI ou Medi 1, à la nuit tombée. Le manège
n'échappait pas aux gardes, mais ils fermaient les yeux. On se raccrochait aux
bribes d'informations qui nous parvenaient, on passait notre temps à échafauder
toutes sortes de conjectures sur la politique internationale. À chaque fois
qu'on entendait parler d'une visite bilatérale, d'un réchauffement entre
l'Algérie et le Maroc, on se reprenait à espérer. Quand on a appris la
nomination de James Baker, l'ancien secrétaire d'État américain, commede l'ONU
pour le Sahara occidental, on a vraiment pensé que l'issue était proche.
Ensuite, le découragement a gagné. Mais je n'en ai jamais voulu à mon pays, je
n'ai jamais pensé qu'il nous avait abandonnés. Certains de mes camarades
estimaient que le Maroc n'aurait pas dû relâcher les prisonniers algériens et
sahraouis qu'il détenait. Moi, je pense qu'au contraire c'est tout à son
honneur. Sauf à céder sur des points essentiels, non négociables politiquement,
le Maroc n'avait aucun moyen de pression pour nous faire relâcher, pour peser
sur le Conseil de sécurité, l'Algérie ou le Polisario. La responsabilité, il
faut la chercher du côté de la communauté internationale, qui a été incapable de
faire respecter les conventions de Genève. »
[CE "BRAVE" SOLDAT "OUBLIE" LA RESPONSABILITÉ DU MAROC QUI NE VOULAIT ACCEPTER
LES PRISONNIERS LIBÉRÉS PAR LE FRONT POLISARIO... CIRCONSTANCE DONT ON NE PARLE
PAS CE MAGAZIN PRO-MAKHZENIEN]
L'arrivée, en 1994, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à qui
l'accès aux camps avait été refusé pendant dix-neuf ans, a achevé de transformer
l'ordinaire du régime carcéral des soldats marocains. Il a permis le
recensement, l'enregistrement et, surtout, une relative rupture de l'isolement.
« On avait parfois la chance de rencontrer des journalistes compatissants,
surtout des Européens, qui contactaient nos familles à leur retour, pour les
rassurer, raconte Ali Najab. Mais les nouvelles n'allaient que dans un sens. Je
suis resté douze ans sans nouvelles des miens, de ma femme et de ma fille. Le
CICR nous a permis de correspondre. Les premiers courriers ont été une soupape
en même temps qu'un problème. Pour ceux qui sont restés sans nouvelles des
leurs, parce qu'ils avaient été donnés pour morts ou disparus, et qu'on avait
oubliés. Mais aussi pour les autres. Avant, le temps nous était indifférent. Il
s'écoulait. Il passait en nous ignorant, et nous l'ignorions aussi. Mon horloge
s'était arrêtée en 1978, à l'âge de 34 ans. Ma fille avait toujours 3 ans. Tout
d'un coup, on s'est aperçus, brutalement, du temps, de ce temps qui nous avait
vieillis, usés, rendus inaptes au travail et même à la vie. Notre séquestration
nous est devenue insupportable... »
Beaucoup, délabrés physiquement et psychologiquement, ont fini par perdre la
raison. Hamid Lebène a bien cru qu'il finirait ses jours à Rabouni. Il avoue
avoir pensé plusieurs fois au suicide, avoir voulu imiter certains de ses
camarades qui s'étaient laissés mourir à petit feu en cessant de s'alimenter ou
en avalant de l'acide. « J'avais peur de devenir fou à ma sortie, de ne pas
supporter le choc. Mes proches étaient restés sans nouvelles de moi pendant
vingt ans, me croyaient décédé. Ma mère et mes frères sont venus à Agadir au
moment de ma libération - mon père est mort pendant ma captivité. On ne s'est
pas reconnu. Aujourd'hui, je vis seul, à Kénitra, j'ai quitté ma famille au bout
de six mois, car on ne se supportait plus. On est terriblement isolés. Et on se
sent coupables vis-à-vis de ceux qui sont restés prisonniers. » Mohamed Hadri,
lieutenant et pilote de chasse, capturé en septembre 1982 et détenu pendant
vingt et un ans, avait 28 ans lorsqu'il est tombé aux mains de l'ennemi. Marié
et père d'une petite fille, il a retrouvé sa famille unie. Les choses n'ont pas
été simples. « Les psychiatres de la Croix-Rouge avaient essayé de nous
sensibiliser aux problèmes de réadaptation, mais on ne les avait pas vraiment
écoutés. Ma fille avait 10 mois quand je l'ai laissée, elle a maintenant 23 ans.
Je n'arrive pas à ressentir l'amour paternel que j'éprouvais pour mon bébé. Je
savais qu'elle était devenue adulte, mais je n'ai compris qu'à mon retour ce que
cela signifiait. On a du mal à communiquer. On communique rationnellement, mais
pas encore affectivement. J'ai le sentiment d'être entré par effraction dans sa
vie, je dois trouver ma place. Elle supporte très mal mes remarques. Je n'ai
pourtant pas à me plaindre, il y a des histoires plus tragiques que la mienne. »
Celle, par exemple, de ce soldat de la région de Séfrou, dont la mort avait été
annoncée à sa famille. Son père, croyant bien faire, avait poussé le frère cadet
à épouser sa femme. Il n'a découvert la vérité qu'à sa libération. Il est
aujourd'hui décédé.
Ali Najab, lui, estime avoir eu beaucoup de chance, sur le plan personnel, mais
s'indigne de l'absence de suivi psychologique des anciens prisonniers : « Par
bonheur, ma femme, universitaire, est une personne exceptionnelle. Elle a
remarquablement géré mon retour, malgré mes vingt-cinq ans d'absence, et a
éduqué ma fille dans mon souvenir. Mais combien d'anciens prisonniers ont
retrouvé des familles éclatées, décomposées ? Certains ont sombré dans la folie,
d'autres sont en voie de clochardisation. On nous a laissés livrés à nous-mêmes
! »
Avec un groupe de camarades, Ali Najab est en train de mettre sur pied une
association, l'Association marocaine des prisonniers de guerre de <l'intégrité
territoriale>, à l'intitulé ronflant mais aux buts pratiques. Basée à Rabat,
elle attend sa légalisation. Apolitique, elle veut offrir écoute et accueil aux
anciens prisonniers, et sensibiliser les pouvoirs publics à leurs problèmes. «
Pour les militaires, beaucoup a été fait, matériellement, les familles ont perçu
des pensions, nos soldes ont été gonflées, on a essayé de nous offrir des
facilités sur le plan administratif, les soins sont gratuits, concède Driss
el-Yazami, cheville ouvrière de l'association dans la région de Marrakech. Mais
il y a le cas de ces civils, une centaine, kidnappés par le Polisario et libérés
avec nous. Ils n'ont aucun interlocuteur institutionnel et vivent dans le
dénuement total. Nous avons aussi besoin, au-delà des aspects purement
matériels, de davantage de reconnaissance morale. Quand nous avons été rapatriés
sur Agadir, on a procédé au rappel de nos droits, puis on nous a froidement
envoyés à la retraite. Au grade qui était le nôtre au moment de notre capture,
alors que tous nos camarades restés libres ont gagné des galons, ne serait-ce
que par le jeu de l'avancement automatique. C'est une injustice choquante. Cette
décision ne nous a jamais été expliquée par aucun chef militaire. Elle est
tombée comme un couperet. Comment l'accepter ? »
La moyenne d'âge des prisonniers marocains libérés oscille entre 55 et 60 ans.
La plupart, simples soldats, épuisés, malades, inaptes, en accusent quinze ou
vingt de plus, physiologiquement parlant. Pour eux, la question de la
réinsertion professionnelle ne se pose évidemment pas. Il n'en va pas de même
pour les officiers, davantage « préservés », car ayant échappé au travail forcé,
et dont beaucoup espéraient reprendre leur carrière. Tous l'avouent sans détour
: ils éprouvent un terrible sentiment de dévalorisation. Rabea Erraghib, le plus
jeune du groupe, âgé de 46 ans, est l'un des rares à avoir réussi une
reconversion. Réformé, comme ses camarades, il a pu faire valoir ses
qualifications dans le civil, et travaille aujourd'hui comme pilote pour une
société privée de Casablanca. Driss el-Yazami et Mohamed Hadri, qui vivent dans
la région de Marrakech, se sont associés et ont monté une ferme. Hamid Lebène,
lui, ne travaille plus : il n'en a ni l'envie ni la force. Ali Najab, le doyen,
veut se consacrer entièrement à l'association. Pour continuer à être utile. Et
aider ses centaines de camarades encore détenus à Tindouf, le jour où le
Polisario se décidera enfin à mettre un terme à leur cauchemar...
---------->
http://www.lintelligent.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN24075findu\
eladna0
Fin d'un scandale ?
MAROC - 24 juillet 2005- par FRANÇOIS SOUDAN
L'histoire des plus vieux prisonniers de guerre du monde - les soldats marocains
'détenus' par le Polisario, certains depuis près de trente ans - a longtemps été
celle d'un double scandale.
Scandale « 'algéro'-sahraoui » tout d'abord, puisque, en dépit de toutes les
résolutions et conventions internationales, les autorités d'Alger ont toléré (et
tolèrent encore) que leurs 'protégés' du Front Polisario maintiennent sur le
territoire algérien des camps de 'détention'.
Mais scandale marocain aussi, le Maroc de Hassan II ayant pendant des années
refusé de reconnaître l'existence même de ces soldats de la honte, « coupables »
de s'être laissé prendre par l'ennemi. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : Rabat
réclame officiellement la libération des quelque quatre cents derniers
prisonniers de la hamada de Tindouf, une libération en bloc et non plus via
cette insupportable technique du « saucissonnage » qui a vu jusqu'ici le
Polisario procéder à des élargissements par petits groupes, en fonction de ses
intérêts et de la qualité des médiateurs. Il suffisait qu'un gouvernement
étranger, de préférence membre du Conseil de sécurité de l'ONU, en fasse la
demande pour qu'on lui accorde son lot de prisonniers des Forces armées royales.
Le sujet est devenu si sensible au Maroc que les autorités ont donné leur feu
vert à l'organisation, en cette fin juillet, de manifestations de protestation
sur ce thème devant les ambassades d'Algérie en Europe (Paris, Berlin, Rome,
Madrid), mais aussi à Washington, aux îles Canaries et jusqu'à... Abidjan. Une
première, au cours de laquelle on a pu voir l'humoriste Jamel Debbouze brandir
en plein Paris une pancarte exigeant la libération des « séquestrés de Tindouf
». Cette mobilisation n'est sans doute pas étrangère à la promesse faite le 13
juillet par le président sahraoui Mohamed Abdelaziz de relâcher « dès que
possible » - mais sans plus de précision - son butin de guerre. Cette annonce
relève-t-elle du « marketing politique inacceptable », pour reprendre les termes
du ministre marocain délégué aux Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri ? Ou
s'agit-il réellement d'un tournant dans l'histoire du conflit ?
Le climat actuel de tension, voire de crise, entre Rabat et Alger, ainsi que le
durcissement de l'attitude des dirigeants marocains vis-à-vis des
indépendantistes sahraouis, actifs à l'intérieur même des « provinces du Sud »,
depuis les événements de El Aaiun en mai, n'incitent qu'à un optimisme prudent
quant au sort des damnés du camp de Rabouni...
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8. MAROC-ALGÉRIE-SAHARA-SERVICES SÉCRETS DU MAKHZEN
AL-ALAM
<L'Intifada> contre les "séparatistes" se poursuit
() Le chef du gouvernement algérien, Ahmed Ouyahya, a annoncé que le bureau du
Polisario à Béchar (située à 889 kilomètres au sud-ouest d'Alger) avait été
incendié lors des violentes manifestations qui ont éclaté au cours de ce mois
dans cette ville (). La presse algérienne a par ailleurs rapporté que M. Ouyahya
n'avait pas exclu la piste de la main étrangère, en faisant allusion à
l'incendie du bureau du Polisario à Béchar ().
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9. SAHARA-MAROC-TACTIQUE DE LA TRAHISON POUR LÉGIMISER L'OCCUPATION-CATALOGUE DE
TRANSFUGES
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=106&n=430&id_artl=7062
Et si "nos Sahraouis" [NOTE: LES TRAÎTRES] se dotaient de leur propre structure
politique
Omar EL ANOUARI
25 Juillet 2005
Certains sont ministres, Walis ou gouverneurs, d’autres sont parlementaires ou
ambassadeurs, d’autres encore gardent des positions honorifiques sans qu’ils
soient associés d’une façon ou d’une autre à l’action de défense de <l’intégrité
territoriale>. Sans oser se prononcer publiquement, nombreux sont les cadres
sahraouis avisés (notamment parmi les ralliés) qui pensent que le temps est
peut-être venu de permettre aux Sahraouis de se doter de leur propre parti
politique, le seul à même de contrebalancer à leurs yeux, l’influence du parti
'séparatiste' dénommé Polisario.
La relance, sur des bases nouvelles, du Conseil consultatif Royal pour le Sahara
(CCRS) figurait bel et bien parmi les principales missions que le jeune Roi
Mohammed VI s’était assignées au lendemain de son intronisation en juillet 1999.
Si l’ancienne structure du Conseil était fondée sur un système obsolète de
désignations, sur proposition du ministère de l’Intérieur, celle que préconisait
le Souverain devait être basée sur « la démocratie et la transparence ».
Six années plus tard, on attend toujours la mise en place d’un tel système alors
que les cadres et les chioukhs sahraouis 'ralliés' de la première heure où ceux
qui ont 'fui' les camps de Tindouf n’ont eu que peu d’occasions de participer
activement à l’action diplomatique militante pour 'conforter' la 'marocanité'
des 'provinces sahariennes' et tout particulièrement les propositions tendant à
permettre aux populations du Sahara d’accéder à « une 'large autonomie' sous
'Souveraineté marocaine' ». Sur les milliers de citoyens sahraouis qui ont
soutenu la 'marocanité' du Sahara depuis la 'glorieuse' Marche verte ou ceux qui
'rejoint la mère patrie' suite à l’appel de feu Hassan II « La patrie est
clémente et miséricordieuse » ils sont quelques dizaines de cadres et de
notables qui se déclarent prêts à s’assumer et tout mettre en œuvre pour
contrebalancer l’influence des 'séparatistes' du Polisario. Voici en bref, les
cadres les plus représentatifs de ces Sahraouis de l’intérieur.
Les 'ralliés' du Polisario
Ayoub Lahbib
Pour de nombreux pays catalogués parmi les régimes “progressistes” du temps de
la guerre froide, Ayoub Lahbib est le vrai chef guerrier qui a conduit
l’essentiel des attaques et des opérations militaires du Polisario contre
l’armée marocaine, tout au long des années 70 et 80, jusqu’au cessez-le-feu de
1991. Vice - Premier ministre et numéro deux de fait du Polisario jusqu’à son
retour au Maroc en 2002 où il avait fait son allégeance à S.M Mohammed VI, il ne
s’est plus manifesté au plan politique. Aux dernières nouvelles, il aurait
décidé de s’installer à Smara où il s’adonnerait à l’élevage et au commerce.
Omar El Hadrami
Omar El Hadrami a décidé en 1989 de 'rentrer' définitivement au Maroc . Ce co -
fondateur du Polisario dès 1973 s’était notamment occupé de la sécurité
militaire avant de prendre sa décision historique de rentrer directement de New
York au Maroc. L’homme qui fut emprisonné lors du soulèvement des camps de
Tindouf en 1988 est aujourd’hui Wali de la région de Chaouia- Ouardigha mais, en
dehors de sa participation aux pourparlers avec les fonctionnaires de l’ONU
(Minurso) il reste éloigné du dossier du Sahara.
Brahim Hakim
C’est aussi un membre fondateur du Bureau politique du Polisario et sa structure
étatique appelée RASD. Il assuma le poste stratégique de premier chef de
diplomatie en tant que ministre des Affaires étrangères. C’est de son temps que
le Polisario réalisa l’essentiel de ses conquêtes diplomatiques. Il obtint en
particulier le record des reconnaissances internationales qui plafonna dans les
années 80 autour de 72 Etats. Au milieu des années 80 il décide de 'rentrer'
définitivement au Maroc. Désigné par Feu Hassan II au poste de ministre
itinérant chargé de la question du Sahara, ce poste est resté purement
honorifique, dès l’aube des années 90.
Gajmoula Bent Abbi
C’est l’ancienne présidente de l’Union des femmes sahraouies, branche féminine
du Polisario, qu’elle avait présidée et dont les membres les plus influents
étaient Khadija Bent Hamdi la propre femme de Mohamed Abdelaziz. Malgré cela,
elle avait incarné un moment le symbole de la femme sahraouie révolutionnaire et
progressiste. Ancienne étudiante à Cuba, elle avait sillonné le monde pour
défendre la thèse du Polisario et sa RASD. Rentrée au pays depuis un peu plus de
dix ans, elle se contente d’un poste de députée sous l’étiquette du Mouvement
Populaire de Mohand Laenser. Même si elle figure parmi les principales figures
de ce Mouvement, elle a rarement été impliquée dans les tractations
diplomatiques liées à la question du Sahara.
Mustapha El Barazani
Ancien membre fondateur du Polisario, il avait notamment assumé le poste de
représentant du Polisario auprès de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) à
Addis Abeba. Avant de 'rentrer' au Maroc, il avait également assumé des postes
identiques et des missions de propagande dans plusieurs capitales européennes et
sud américaines.
Hammati Rabbani
Dans les années 90, il fut le tout premier ministre de la Justice et des
affaires religieuses de la RASD, poste créé, dit-on, sous l’influence des
islamistes du FIS en Algérie. Il est le tout dernier haut cadre du Polisario à
avoir choisi de rentrer au Maroc. Sa dernière conférence de presse à Rabat
atteste qu’il est décidé à militer jusqu’au bout pour la thèse de <l’autonomie
élargie> dans le cadre de la 'souveraineté marocaine'.
Cheikh M’rabbih Rabbou
Ancien Cheikh des Ouled Dlim délégué par le Polisario dans les années 90 dans le
cadre de l’opération d’identification, il avait créé la grande surprise en
'ralliant la mère patrie'. Depuis, peu d’occasions lui ont été offertes pour
défendre sa conception du règlement dans le cadre des institutions royales
marocaines.
Cheikh Ali Ould El Bouhali Cheikh des Reguibat
Le Cheikh de la très grande tribu des Reguibat est assurément l’une des
personnalités 'ralliées' les plus influentes. Mais il n’a jamais eu l’occasion
de participer à une quelconque action diplomatique en relation avec la question
du Sahara.
El Bachir Dkhil
Ancien représentant du Polisario à Barcelone. Ayant de nombreuses relations
personnelles avec la classe politique espagnole, il est toujours marginalisé.
Bellali Noureddine
Autre cadre du Polisario qui avait été notamment ambassadeur de la RASD en
Syrie.
Bellahi El Khalifa
Ancien haut responsable de l’Information du Polisario et de la RASD.
Mranih Rabbou
Ancien Directeur de la Radio du Polisario et de la RASD à partir des studios
installés dans les camps de Tindouf
Kelthoum El Khayat
Ancienne représentante du Polisauio en Suède et l’une des figures de proue du
mouvement des femmes Sahraouis
Najat Hamdi
Grande artiste et chef de la troupe de folklore de la RASD qui avait fait le
tour du monde des festivals et manifestations destinées à soutenir le thèses
'séparatistes'.
Fatema El Aziz
Ancienne membre influente du Mouvement des femmes du Polisario
Khadija Bent El Ouali
La sœur cadette de Omar El Hadrami, l’actuel Wali de Settat et responsable du
secteur féminin dans les camps de séquestration à Tindouf
Les ralliés de la première heure
Aux côtés des cadres supérieurs et intermédiaires du Polisario, nombre de
personnalités politiques sahraouies avaient pris tôt l’initiative de faire
allégeance à Feu Hassan II dès la première heure. C’est- à- dire dans la foulée
de la Marche verte du 6 Novembre 1975. Voici les personnalités les plus
significatives de cette élite sahraouie de l’intérieur.
Cheikh Khatri Sidi Said El Joummani
Président de la Jemaâ Sahraoui et membre du Cortes espagnol dont le conseil
avait été mis en place sous le Général Franco. Il fut le premier notable
sahraoui à faire acte d’allégeance à Feu Hassan II. Mort ily a près d’une
décennie, sa femme qui avait été 'séquestrée' à Tindouf vient de rentrer
récemment au pays.
Khelli Henna Oulad Rachid
Secrétaire général de l’ancien parti sahraoui fondé en pleines tribulations
autour de la question du Sahara en 1974. Au lendemain de la Marche Verte et
juste après le 'ralliement' de Cheikh Khatri Ould Sidi Said El Joummani, il
décide de 'rejoindre la mère patrie'. Ministre des affaires sahariennes dans
diiférents gouvernements des années 80 et 90, il était président du Conseil
municipal de El Aaiun. Cependant, rarement , l’occasion lui a été donnée de
s’impliquer dans le dossier du Sahara
Biadillah Maâ El Ainine
L’actuel ministre de la Santé, après avoir longtemps fait partie des membres
fondateurs du Polisario, quitta la structure 'séparatiste' bien avant la
proclamation officielle du Polisario.
Edouard Moha
Il est le fondateur du Morehob, le “ Mouvement Révolutionnaire des Hommes Bleus
“ que les Algériens étaient prêts à financer dès l’aube des années 70. A son
retour au Maroc en 1975, il est nommé gouverneur à l’administration centrale du
ministère de l’Intérieur.
Bahi Mohamed Ahmed
Journaliste d’origine sahraouie (voire encadré en page 14) il fut parmi les
militants les plus actifs pour la cause sahraouie en 1975. Tombé dans un piège
qui lui a été tendu par la sécurité militaire algérienne , il sera arrêté et
emprisonné pendant plus de dix ans dans les geôles du Polisario. Depuis son
retour au pays, il ne cesse de militer pour une grande implication des Sahraouis
au retour des 'provinces sahariennes' dans le cadre de la 'Souveraineté
marocaine'.
Rachid Douihi
Militant istiqlalien de la première heure, il était aussi l’un des principaux
fondateurs de l’AOSARIO , le mouvement pour l’unité et la libération qui
projetait en 1975 de faire le contrepoids du Polisario créé en 1973 par les
Algériens. Un mouvement qui fera long feu sous la pression des autorités
marocaines de l’époque.
Brika Zerouali
Député de l’Union Constitutionnelle (UC) il a rarement été impliqué
politiquement dans le dossier du Sahara en dépit de sa qualité de député de
Laâyoune.
--------------->
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=106&n=430&id_artl=7061
Un cas "édifiant"
O.A.
25 Juillet 2005
L’ancien détenu du Polisario Mohamed Bahi Mohamed Ahmed
En 1968 déjà, il avait été longtemps emprisonné à Dar El Mokri à Rabat, par
l’homme fort de l’époque, le Général Oufkir ministre de l’Intérieur, pour avoir
participé à la création du fameux Mouvement d’avant-garde sahraoui aux côtés de
Mohamed Bassir, qui avait notamment dirigé avec quelques jeunes activistes
sahraouis, le mouvement de révolte déclenché en 1970 au Sahara encore sous
occupation espagnole.
En 1975 il avait accompagné la délégation de l’ONU chargée d’établir un rapport
sur la situation au Sahara au lendemain de la Marche Verte et qui s’est rendue
respectivement au Maroc, en Algérie et Mauritanie ainsi que dans les provinces
du Sahara toujours occupé.
La même année, il sera l’inspirateur du discours Royal historique, le premier du
genre que feu Hassan II, avait adressé le 21 octobre 1975 spécialement aux
citoyens sahraouis, quelques jours à peine après celui du 16 octobre annonçant
l’organisation de la marche-verte.
Il participe également à la Marche verte en tant que journaliste du quotidien Al
Anbaa organe officiel du ministère marocain de l’Information (aujourd’hui
Communication ).
En 1979/80, envoyé officiellement par les autorités marocaines, il avait visité
les camps du polisario à Tindouf où il avait tenté "une médiation" entre le
Maroc et le Polisario. Mais en 1986, il sera piégé par les services de
renseignement algériens qui vont l’arrêter et le remettre au Polisario sous
l’accusation de " tentative d’assassinat contre le chef du Polisario Mohamed
Abdelaziz";
Dix années plus tard, il regagne le Maroc en 1996 et depuis, il a présenté plus
de 50 conférences-exposés dans les diffèrentes régions du Maroc, de Tanger à La
Güera et édita une bonne dizaine de livres consacrés spécialement à la défense
la cause nationale.
Dans les foulée, il adressa une dizaine de lettres à plusieurs organismes
internationaux humanitaires de défense des droits de l’homme où il s’est
notamment employé à dénoncer les pratiques du Polisario et ses "violations
flagrantes" des principes les plus élementaires des droits de l’homme ainsi que
les sévices dont sont victimes aussi bien les citoyens sahraouis 'séquestrés'
que les centaines de soldats marocains 'détenus' dans les 'geôles' du Polisario.
Dans le cadre de ses démarches de 'sensibilisation' de l’opinion publique
internationale, il s’est notamment rendu en Belgique, en France, en Espagne
ainsi qu’au Koweit où il a été décoré du Wissam des prisonniers de guerre. Il
sera à l’origine de l’idée d’accorder des passeports aux citoyens marocains
'ralliés'. Mohamed Bahi a également présenté un exposé sur le même thème devant
le Chef de la révolution libyenne le Colonel Mouammar Kadhafi.
"Sans aucun soutien étatique" ou "autre", Il continue d’éditer périodiquement
une revue magazine sous le nom de "Saguiet El Hamra" (Rio de Oro).
Issu la Tribu des Reguibat El Bouihat dont est également issu un certain Omar El
Hadrami et qui représente près de 80 % des populations 'séquestrées' à Tindouf,
Mohamed Bahi est aujourd’hui exposé à l’expulsion de la maison qu’il loue à 3000
Dh/mois située au quartier " Ribat " édifié par le ministère de l’Intérieur du
temps du puissant ministre d’Etat Driss Basri. Pourtant plusieurs journalistes
marocains ont pu bénéficier d’appartements dans ce quartier et avec le
consentement du ministre de l’intérieur : l’ancien ministre Mohamed Aujjar, les
journalistes Jamal Hajjam de "l’Opinion" , Bouchaib Debbar d’ "Al Mithaq Al
Watani", Thami Benazzouz d "Assahra" et tant d’autres. Un cas 'édifiant' qui
explique le désenchantement qui gagne jusqu’aux Sahraouis les plus attachés à la
'marocanité' du Sahara.
-------------->
http://www.lematin.ma/mailing/article.asp?an=&id=natio&ida=5055
Hammati Rabbani: «Les "mercenaires" ne veulent pas d'un règlement»
26.07.2005 | 16h35
L'ancien haut responsable du "polisario", Hammati Rabbani, qui vient de
<regagner la mère-patrie, le Maroc>, a souligné que les dirigeants du Polisario
ne sont pas pressés "de contribuer à un règlement du conflit 'artificiellement'
entretenu autour du Sahara 'marocain', regrettant "le soutien aveugle" apporté
par certaines associations espagnoles et européennes aux 'séparatistes'.
Les dirigeants du Polisario ne veulent pas que ce conflit soit réglé "soit parce
que leur terre natale, c'est l'Algérie ou parce qu'ils ont les mains tachées de
sang. Si demain le conflit est résolu, ils devront s'asseoir au banc des
accusés. Ils ne sont pas idiots, leur intérêt est de perpétuer la situation et
de continuer à vivre bien", a expliqué M. Rabbani dans une interview publiée
lundi par le journal espagnol "La Vanguardia".
Interrogé sur son état d'esprit après son 'retour à la mère patrie',
l'ex-dirigeant du Polisario a déclaré ressentir des "remords" d'avoir induit en
erreur, en les entraînant à Tindouf, de simples citoyens qui "croyaient en moi
et en un projet".
M. Rabbani a affirmé qu'il ne ressent, par contre, aucun remords d'avoir
abandonné les camps de Tindouf pour rejoindre 'la mère patrie, le Maroc',
assurant qu'il a agi en homme libre qui a écouté sa conscience, en pensant à
l'intérêt des Sahraouis et aux souffrances qu'ils endurent à Lahmada, sur le
territoire algérien.
Il a assuré ne pas être rentré dans son pays pour demander une quelconque
récompense. "Je pense aux Sahraouis, à leur futur, à leur souffrance, chose que
les dirigeants du " polisario " ne font pas. C'est ce sentiment qui m'a incité à
prendre ma décision" de 'regagner la mère patrie', a-t-il expliqué.
Concernant la sympathie dont bénéfice le Polisario de la part de certaines
associations en Espagne et en Europe, M. Rabbani a déploré "l'appui aveugle"
accordé aux 'séparatistes' par ces associations qui sont "exploitées" par les
dirigeants du Polisario. "Cela me fait mal de voir qu'elles sont dupées" par ces
derniers, a-t-il affirmé.
Pour ce qui est des perspectives de règlement de la question du Sahara, M.
Rabbani a exprimé son soutien à l'octroi d'une 'autonomie' aux 'provinces
sahariennes' sous 'souveraineté marocaine'.
| MAP
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