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Spécial Intifada Sahraoui (6-I-2006)   Lista de mensajes  
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****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm

*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de Aminatou Haidar et de tous
les prisonniers politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-PERPLEXITÉ DU MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Sahara : La contestation atomisée

2. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-MASCARADE JUDICIAIRE
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Tamek persiste et signe



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1. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-PERPLEXITÉ DU MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=6684

Sahara : La contestation atomisée

Les manifestations qu'ont connues El Aaiun et Samara, en mai, octobre, novembre
et décembre 2005, prouvent que le malaise est profond. Elles marquent un
glissement dangereux vers la violence. L'autonomisation des indépendentistes
locaux inquiète.
« Le Maroc n'aura pas de répit au Sahara », affirme Mustapha Naîmi. Cet
anthropologue originaire des 'provinces du sud' est convaincu que la résolution
de ce conflit passera inévitablement par de profondes réformes
constitutionnelles qui consacreront l'établissement au royaume d'une véritable
régionalisation, de préférence sur le modèle fédéral. Lors de son discours à
l'occasion de l'anniversaire de la Marche verte en novembre dernier, le roi a
justement évoqué une 'large autonomie' du Sahara sous 'souveraineté marocaine'.
Il n'a pas précisé si cette « autonomie » va s'inscrire dans le cadre d'un
véritable processus de démocratisation des institutions. Or ce flou artistique
n'arrange pas les choses. Le dossier du Sahara risque de se compliquer
davantage si le Maroc ne propose pas à l'ONU, en 2006, une conception claire et
précise d'un modèle d'autonomie intégrée dans un projet de refonte globale de
ses institutions.

Sur le terrain, la situation pourrait connaître de nouveaux rebondissements.
Selon la presse proche du Pouvoir, un individu a été arrêté, en mi-décembre
2005 près de El Aaiun, en possession de 13 roquettes Hawn. Alarmant.

« Ce qui se passe au Sahara est l'expression du malaise dans lequel vit, depuis
quelque temps, la population locale et une dénonciation de l'ordre établi
imposé, aussi bien par les extrémistes 'séparatistes' que ceux annexionnistes
qui ont en face des unionistes réduits au silence et à la marginalisation »,
explique M.Naîmi.


Le 'sud' s'embrase
Les propos de M. Naîmi, même s'ils ne résument pas tout ce qui se passe
aujourd'hui au Sahara, illustrent bien la situation proche de l'embrasement que
connaît la région. En clair, une population locale, majoritairement jeune,
pauvre, ravagée par le chômage, marginalisée et exaspérée, sort dans la rue
pour exprimer sa colère contre la précarité de sa situation socio-économique et
revendiquer haut et fort son droit à l'expression contre une « gouvernance
sécuritaire » qui l'« entretient », depuis plus de 30 ans.

Elle remet en cause le mode de gouvernance adopté dans la gestion des affaires
des 'provinces du sud'. Pensé et conçu par Hassan II, ce mode de gouvernance a
créé une élite locale selon des critères essentiellement basés sur des
équilibres tribaux. Khatri El Joummani, Khelli Henna Ould Rachid, puis après,
Hassan Derham, Rachid Rguibi, entres autres, seront les hommes du pouvoir et du
makhzen sur place. Ils seront pendant longtemps les interlocuteurs privilégiés
du Palais qui a favorisé ces quelques « notables » et leurs familles au
détriment du reste de la population locale. Cet ordre établi, il faut le
reconnaître, a bel et bien fonctionné pendant plus de deux décennies. A coup
d'aliments de base subventionnés, d'emplois sociaux, et de promesses de toutes
sortes, les « hommes du Palais » au Sahara ont tant bien que mal réussi à «
encadrer » et « maîtriser » une grande partie de la population locale. Les
émeutes de El Aaiun en septembre 1999, soit trois mois après la mort de Hassan
II, ont sonné le glas de cet « ordre » devenu caduc.


Nouveaux 'séparatistes'

Désormais, et pendant les cinq premières années du règne de Mohammed VI, de
nouvelles voix s'élèvent et militent pour des idées 'sécessionnistes'. Qu'ils
soient spontanés, manipulés, instrumentalisés, pro-polisario, 'séparatistes',
etc, ces nouveaux protestataires, idéologiquement encadrés ou pas, osent
maintenant critiquer ouvertement la politique adoptée par le Maroc dans cette
région. Ils osent défier les autorités et réclament l'« indépendance » du
Sahara. Ce que revendique Mohamed Abdelaziz à Tindouf, de jeunes natifs de El
Aaiun, Smara ou Assa, le scandent intramuros. Leurs figures de proue qui
agissent à visage découvert s'appellent Ali Salem Tamek, Mohamed El Moutawakil,
Aminatou Haidar ou Mohamed Daddach. Qu'ils roulent pour le Polisario, épousent
ses idées ou pensent et agissent de leur propre « chef », ces nouveaux
contestataires incarnent le ras-le-bol d'une frange de la population sahraouie.
Une population qui, lasse et s'estimant l'otage d'un conflit qui a trop duré,
manifeste son désarroi car elle ne voit pas le bout du tunnel. Ce manque de
visibilité dans le dossier du Sahara et l'échec de mode de gouvernance établi
sur place ont facilité la diffusion des idées pro-indépendance. Les
manifestations qu'ont connues El Aaiun et Smara, en mai, octobre, novembre et
décembre 2005, prouvent non seulement que le malaise est profond mais aussi
marquent un glissement dangereux vers la violence. Ces nouvelles « données » et
surtout l'« atomisation » du conflit, semblent surprendre les gestionnaires de
ce dossier qui n'ont pas su comment réagir. Leurs hommes de confiance et les «
yeux et les oreilles » du makhzen sur place ne contrôlent plus vraiment la
situation. Au lieu de faire preuve de maturité et de pragmatisme en essayant
d'écouter les doléances des « meneurs » de cette population et d'instaurer un
dialogue avec eux, les nouveaux décideurs du dossier du Sahara ont tout
simplement donné aux forces de l'ordre le feu vert pour « mater les
insurrectionnels ». Résultat : violences, arrestations, enlèvements massifs et
mort d'homme. Il avait 24 ans et s'appelait Hamdi Lambarki. Il est décédé suite
à une bavure policière. Laquelle vient d'être exploitée par le Polisario qui a
baptisé une école à Tindouf de son nom. Il est devenu l'icône des dissidents.


Cycle de violence

Les rafles policières récurrentes, les enlèvements opérés par les services et
les tortures devenues habituelles profitent immédiatement aux 'séparatistes' et
font attiser ce nouveau cycle de la violence, notamment chez des jeunes en mal
d'identité. « Au-delà de la nature de leurs revendications, je pense que la
plupart de ces jeunes contestataires ont besoin d'être écoutés. Il est
nécessaire que nous établissions un dialogue serein et responsable avec eux »,
propose Aicha Khamlich, membre du Conseil consultatif des droits de l'Homme
(CCDH) et militante du Parti socialiste unifié (PSU).
M. Naîmi estime que le problème est plus complexe. Pour lui, « le grand enjeu
pour solutionner ce conflit ne se jouera pas forcément à l'ONU, mais plutôt au
Maroc. Car la solution qui s'impose aujourd'hui passera nécessairement par une
véritable mise à niveau de notre système de gouvernance, avec, notamment, un
découpage territorial qui doit nécessairement incorporer la région de Guoulmim
et le cercle de Sidi Ifni dans l'autonomie saharienne. Sinon, ce sera
l'impasse. Et la responsabilité incombera alors à l'administration centrale à
Rabat ».

Par : Taieb Chadi

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2. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-MASCARADE JUDICIAIRE
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=6612

Tamek persiste et signe

Le leader des 'séparatistes', Ali Salem Tamek, n'a jamais caché ses positions.
Le 14 décembre 2005, la Cour d'appel de El Aaiun a condamné 14 accusés
'séparatistes' sahraouis à des peines d'emprisonnement, au terme d'un procès au
cours duquel ils n'ont pas été autorisés à faire citer des témoins à décharge.
Ils ont été reconnus coupables de divers chefs d'inculpation, pour la plupart
liés à la participation et l'incitation à des protestations violentes. Aminatou
Haidar a été condamnée à une peine de sept mois d'emprisonnement, Ali Salem
Tamek à huit mois, Mohamed El Moutaouakil, Houssein Lidri, Brahim Noumria et
Larbi Messaoud à dix mois chacun et Hmad Hammad à deux ans.


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Sáb, 7 de Ene, 2006 1:42 am

ruizmi2004
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****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005**** http://www.arso.org/intifadalistpris.htm *****INTIFADA SAHRAOUI***** ...
Carlos Ruiz Miguel
ruizmi2004
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7 de Ene, 2006
1:42 am
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