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Special XXX Aniversaire de la RASD   Lista de mensajes  
Responder | Reenviar Mensaje #4337 de 6641 |
*****XXX ANIVERSAIRE DE LA RASD*****
http://www.arso.org/270206.htm


*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de Aminatou Haidar et de tous
les prisonniers politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. RASD-MAROC-ONU
- SPS: M. Abdelaziz: le peuple sahraoui rejette l’autonomie proposée par le
Maroc
- EL WATAN: Mohamed Abdelaziz (Président de la RASD): « L’ONU a dévié de son
objectif »
- EL WATAN: L’obstacle marocain
- L'EXPRESSION: A COEUR OUVERT AVEC L’EXPRESSION/ MOHAMED YESLEM BEÏSSAT
AMBASSADEUR DU SAHARA OCCIDENTAL: «Des sanctions s’imposent contre le Maroc» /
«L’ONU a été défaillante»/ «Rien ne se fera sans l’autodétermination»/
«Polisario et Maroc, seuls belligérants»

2. RASD-ANIVERSAIRE
- SPS: L’Algérie soutiendra le peuple sahraoui jusqu’à l’application de la
légalité internationale au Sahara Occidental, affirme Bouteflika
- SPS: Commémoration du 30ème anniversaire de la RASD dans les territoires
libérés
- REUTERS: Le chef du Front polisario veut croire aux Nations unies
- AP: Abdelaziz Bouteflika réaffirme le soutien de l'Algérie à
l'autodétermination du peuple sahraoui
- LES DEBATS: La République Arabe Sahraouie Démocratique fête ses 30 années. La
raison d’être d’un peuple
- LES DEBATS: Les séquelles de la guerre froide. Quelques repères
- LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Conférence internationale de soutien au peuple
sahraoui. L'autodétermination, un droit incontournable
- LA TRIBUNE: Le peuple sahraoui célèbre demain le 30ème anniversaire de la
proclamation de la RASD. Une solidarité internationale appuyée pour le droit
à l'autodétermination
- EL WATAN: Trentième anniversaire de la République arabe sahraouie
démocratique: La justesse de la cause sahraouie réaffirmée
- EL WATAN: Un problème de décolonisation
- L'EXPRESSION: AUTODÉTERMINATION/ Un processus lent et complexe
- SPS: La wilaya de Smara célèbre le trentième anniversaire de la proclamation
de la RASD

3. 30 ANS DE REPRESSION
- EL WATAN: Répression à huis clos dans les villes occupées

4. RASD-ANIVERSAIRE-ANALYSES
- LES DEBATS: Sahara Occidental: Trente ans de lutte. PAR Professeur Yahia H.
ZOUBIR (*)
- LES DEBATS: La décolonisation inachevée : le Sahara Occidental. Les limites du
droit des peuples à disposer d'eux-mêmes PAR Professeur Claude BONTEMS (*)
- LES DEBATS: Trente ans de conflit. Comment les USA et le Maroc se sont emparés
du Sahara espagnol (*) PAR Jacob Mundy

5. RASD-ANIVERSAIRE-IMPUISSANCE ET MENSONGES DU MAKHEN
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Tifariti : Rabat invité à plus de fermeté
- AL BAYANE: La création de la RASD est la "négation totale" du principe
d¹autodétermination
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Ali najab : «L’Algérie ou le fait accompli»
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Certificat de décès Certificat de décès
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Cessez-le-feu de 1991 : histoire d’un accord

6. RASD-DOCUMENT
- ARSO: Proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique 26-II-1976


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
===========================================================

1. RASD-MAROC-ONU
http://www.spsrasd.info/sps-270206.html#2

M. Abdelaziz: le peuple sahraoui rejette l’autonomie proposée par le Maroc


Tifariri (Territoires libérés), 27/02/2006 (SPS) "Le peuple sahraoui rejette,
globalement et dans le détail, cette idée d’autonomie" proposée par le Maroc
qui "ne peut pas s’arroger le droit de parler au nom des sahraouis", a souligné
le Président de la République, Mohamed Abdelaziz lors de son discours à
l'occasion du 30ème anniversaire de la proclamation de la RASD, commémoré ce
lundi à Tifariti dans les territoires sahraouis libérés.

M. Abdelaziz a relevé qu'il s'agit là d'une "contradiction totale avec la Charte
des Nations Unies et les dizaines de résolutions du Conseil de sécurité"
pouvant conduire la région vers "des dérapages dangereux et une insécurité aux
conséquences imprévisibles".

Le Chef de l'Etat a en outre relevé que la commémoration de ce 30ème
anniversaire de la RASD par le peuple sahraoui à Tifariti, se veut être "un
message" clair destinée à la Communauté internationale pour lui faire
comprendre que "toute solution au conflit du Sahara Occidental passe par le
respect de la volonté des sahraouis, et donc leur droit imprescriptible à
l’autodétermination à travers un référendum libre, juste et impartial".


Voici à présent l'intégralité de ce discours:


"Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux


Mesdames, Messieurs,

Chers Hôtes,

Aujourd’hui trente années ont passé sur ce jour historique dans la lutte de
libération nationale du peuple sahraoui sous la conduite victorieuse du Front
POLISARIO, et au cours duquel fut proclamée la République Sahraouie.

Alors que nous célébrons ce 30ème anniversaire, permettez-moi de souhaiter la
bienvenue à nos illustres hôtes qui se sont déployés intensément, au détriment
de leurs temps de repos et supporté les épreuves du voyage pour partager avec
nous les fêtes commémoratives de cet important anniversaire. A tous nos amis
venus des quatre coins du globe pour ce rendez international de la paix, à ceux
venus de l’Algérie, Angola, Autriche, Belgique, Cuba, Equateur, Espagne, Etats
Unis de d'Amérique, Finlande, France, Grèce, Guinée Bissau, Hollande, Italie,
Irlande, Suisse, Japon, Kenya, Liban, Mauritanie, Mexique, Nicaragua, Nigeria,
Norvège, Portugal, Afrique de Sud, Royaume Uni, Suède, Australie, Syrie,
Tanzanie, Uruguay et Venezuela.


Mesdames, Messieurs,

Nous commémorons aujourd’hui cet événement à Tifariti, dans cette partie du
territoire libéré qui nous est très chère, Cette partie du territoire,
imprégnée du sang des martyrs et des héros et vaillants combattants de l’armée
de libération populaire sahraoui qui ont livré de dures et héroïques
batailles. A ces martyrs qui ont tracé avec leur sang l’admirable épopée de
notre résistance populaire, et à leur tête le martyr El Loueli Mustapha Sayed,
nous rendons un hommage solennel et prions pour leurs âmes.

Au moment ou nous commémorons cet important anniversaire, il est utile de faire
une halte, sinon une rétrospective sur les moments intenses et tragiques qui
ont prévalu il y a trente ans, et qui ont été marqués notamment par une vaste
conspiration qui visait l’annihilation de notre identité nationale et
l’extinction de notre peuple.

Qui de nous ne se souvient-il pas, en cette fin de l’année 1975, de l’avancée
des troupes marocaines qui prenaient d’assaut le territoire, et dont les
avions perpétraient un véritable carnage parmi la population civile en
déversant sur elle le napalm et le phosphore blanc à Oum Dreiga, El Guelta,
et à Tifariti ou on fête aujourd’hui, dans la paix et l’amour, ces fêtes
d’anniversaire ?

Qui de nous ne se souvient-il pas du retrait honteux de l’administration
espagnole à l’époque sans avoir honoré ses engagements par rapport à
l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ? Bien
pis, l’Espagne, qui a été et reste le responsable du drame vécu par le peuple
sahraoui tant que celui-ci n’a pas joui de son droit à l’autodétermination a,
en violation du droit international, cédé le territoire et sa population
ouvrant, ainsi la voie aux visées expansionnistes à travers les tristement
célèbres accords de Madrid.

La proclamation de la République Sahraouie, le 27 février 1976, dans laquelle
s’inscrit la lutte du peuple sahraoui n’est pas seulement une réponse aux
conspirations pré- citées , mais une aspiration et un droit à l’existence qui
reflète la volonté de tous les sahraouis à bâtir leur pays indépendant.

Dans un laps de temps la République Sahraouie s’est forgée une place
prépondérante dans le concert des nations ou, en plus d’être un membre
fondateur de l’Union africaine, elle entretient des relations diplomatiques
avec des dizaines d’Etats au moment même ou aucun pays ne reconnaît la
souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.

Fruit d’une résistance séculaire, la République Sahraouie a réussi l’édification
des institutions de l’Etat et des instances législatives, judiciaires et
exécutives. Nous avons pu construire, également une administration nationale
forte d’une expérience propre qui rassemble en son sein, et de manière
simultanée la libération nationale et l’édification des institutions de
l’Etat, notamment la gestion des affaires socio- politiques et économiques.

Sur le plan diplomatique, je voudrais mettre en exergue la place privilégiée qui
échoit à la République Sahraouie sur la scène internationale, consacrée par de
nouvelles reconnaissances émanant de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique
latine. A l’occasion de cette heureuse occasion, je tiens à exprimer la
reconnaissance et les profonds remerciements du peuple sahraoui à ces pays et à
leur position courageuse, conforme avec le droit et la légalité internationale.

Si la République Sahraouie est aujourd’hui une réalité nationale, régionale et
internationale incontournable, qui aspire à promouvoir la paix en fonction du
respect des principes universels du droit international, nous voulons que
l’Etat sahraoui de demain soit un Etat de droit qui consacre les valeurs
démocratiques, l’égalité entre la femme et l’homme, le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales. L’Etat auquel on aspire sera tolérant
ou pourrait, à l’intérieur duquel co-exister toutes les religions et les
civilisations, un Etat qui bannit le terrorisme, la dictature et privilégie
les liens d’amitiés avec les pays du monde et les relations fraternelles avec
les voisins, notamment avec le Maroc.

Mais la persistance du gouvernement marocain dans la voie de la surenchère et de
la mystification, le refus de souscrire à la légalité internationale et les
reniements constants des engagements auxquels il a souscrits, doivent
résolument être contrecarrés. La reconnaissance par la RASD de pays tels
l’Afrique du Sud, le Kenya, L’Uruguay et l’Equateur au cours des deux dernières
années est l’exemple adéquat que doit suivre tous les pays du monde qui
respectent l’Etat de droit, la justice, la paix et le respect de la volonté des
peuples.



Mesdames, Messieurs,

Non loin d’ici, dans les territoires sahraouis encore sous le joug de
l’occupation coloniale marocaine, les populations sahraouies ont opté pour le
soulèvement pacifique, civilisé et démocratique pour faire valoir leurs droits,
des droits exigés depuis fort longtemps par les différents textes et
résolutions des Nations Unies, à savoir l’organisation d’un référendum
d’autodétermination du peuple sahraoui.

Cette résistance bénie a démontré le génie du peuple sahraoui qui à, de tout
temps réussi à renouveler ses moyens de combat, et à réduire à néant les
calculs du colonisateur marocain. Et c’est la preuve irréfutable de l’échec de
toute approche qui a pour but de nier au peuple sahraoui de choisir librement
son indépendance.

Plus de trente années de pratiques répressives, de tortures, de l’instauration
d’un état exceptionnel et d’un climat permanent de peur, des emprisonnement, de
déportation à l’intérieur du Maroc et d’exactions commises contre la population
sahraouie dans les territoires occupés n’ont nullement entamé, ni affecté la
résistance des sahraouis, qui demeurent plus que jamais attachés à la justesse
de leur cause, inébranlables dans leur détermination et unis, sous la
direction du Front POLISARIO, pour la concrétisation de leurs idéaux à la
liberté et à l’indépendance.

Depuis cette terre sahraouie libérée, nous réitérons à nos valeureuses
populations le serment de rester fidèles aux martyrs et à poursuivre le
combat jusqu’à la victoire finale.

Permettez-moi, à cet égard, de rendre un hommage mérité aux valeureux Sahraouis
qui poursuivent, sans relâche, la résistance pacifique dans les territoires
sahraouis occupés et au sud du Maroc. Aux détenus politiques sahraouis derrière
les barreaux des prisons marocaines ou à l’intérieur de la grande prison : le
territoire occupé. Je voudrais aussi ajouter le cas des 500 civils et des 151
militaires sahraouis dont le sort demeure inconnu jusqu’à présent. Aussi, je
tiens à m’incliner et prier pour les âmes des deux martyrs, Lembarki Hamdi
Salek Mahjoub et Lekhlifa Abba Cheikh Ali Ould Embarek et à dénoncer fermement
la manière hâtive dont ce dernier à été inhumé, en l’absence de sa famille, par
les autorités marocaines, lesquelles n’ont pas fourni d’explications, ni
entrepris de démarches pour poursuivre en justices les auteurs de ce crime.

Pas un jour ne passe sans que les autorités marocaines resserrent davantage
l’étau sur la population civile sahraouie qui subit une répression sans
discernement. Les pratiques répressives ont dépassé l’entendement, car les
autorités marocaines n’usent pas seulement de la torture, des brimades
quotidiennes et de la politique de violence et de terreur institutionnalisées,
mais transfèrent les détenus pour les laisser, dans un état lamentable, aux
abords des villes. Il est temps d’ouvrir l’accès du territoire aux observateurs
et aux journalistes internationaux comme il est temps de dévoiler tous les
crimes qui ont été commis, comme l’inhumation de Lekhlifa loin des yeux du
monde et l’impunité dont jouissent ses assassins.

Le monde ne peut pas continuer à ignorer ou à feindre d’ignorer les violations
systématiques des droits de l’homme commises par l’Etat marocain à l’encontre
des citoyens sahraouis que les organisations spécialisées n’ont pas manqué de
dénoncer avec véhémence. La Communauté internationale doit mettre terme au
pillage et au bradage des ressources naturelles du peuple sahraoui par le
Maroc. Dans l’attente d’une solution rapide et juste du conflit, la Communauté
internationale a l’obligation de protéger ses ressources naturelles qui sont la
propriété du peuple sahraoui.



Mesdames, Messieurs,

La nature pacifique du peuple sahraoui et sa volonté politique sur laquelle a
été édifiée son Etat l’incite à opter pour la voie de paix en tant qu’option
stratégique. Cette volonté jamais départie peut s’expliquer par la
disponibilité de la partie sahraouie à coopérer pleinement avec les efforts de
la Communauté internationale visant à trouver une solution juste et définitive
du conflit. En acceptant, tour à tour, le Plan de règlement initial et le Plan
de paix conçu par M. James Baker, le Front POLISARIO a fait preuve d’esprit
d’ouverture et de bonne volonté.

La partie sahraouie a accepté l’arbitrage international, les résolutions du
Conseil de sécurité, fait plusieurs concessions, libéré tous les 3000
prisonniers de guerre marocains et entame aujourd’hui l’opération consistant à
la destruction des mines antipersonnel. Votre présence aujourd’hui avec nous
réconforte ce rendez-vous international de la paix parce que nous sommes un
peuple épris de paix qui n’aspire qu’à une chose : qu’on lui permette de dire
son mot et de choisir librement sa destinée.

Il est clair qu’après quinze ans d’efforts pacifiques, il n’ y plus l’ombre
d’un doute quant au reniement par le Maroc de ses engagements auxquels il a
pourtant officiellement et pleinement souscrits devant le Conseil de sécurité.
Et son refus d’appliquer le Plan Baker est la cause essentielle de la
stagnation et du statut quo actuels.

Moins d’un an, ici même, nous avons affirmé que le peuple sahraoui ne resterait
pas indéfiniment indifférent devant l’intransigeance du gouvernement marocain,
toujours à l’ abri de sanctions pouvant le contraindre à se plier à la volonté
de la Communauté internationale et à se conformer aux décisions des Nations
Unies. Aujourd’hui, à partir du même lieu, nous mettons en garde contre la
gravité de la situation car le Royaume du Maroc ne refuse pas seulement de
souscrire, de vive voix, au principe du référendum d’autodétermination du
peuple sahraoui, mais évoque ce qu’il appelle « autonomie » pour résoudre le
conflit du Sahara Occidental, qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle manœuvre.

Le Royaume du Maroc ne peut pas s’arroger le droit de parler au nom des
sahraouis. A cet effet, la partie sahraouie rejette, globalement et dans le
détail, cette idée d’autonomie qui constitue une nouvelle manœuvre visant à
imposer une solution coloniale, en contradiction totale avec la Charte des
Nations Unies et les dizaines de résolutions du Conseil de sécurité, et qui
conduira inéluctablement la région vers des dérapages dangereux et une
insécurité aux conséquences imprévisibles.

De cette partie du territoire libéré par le sang versé, les sacrifices et les
souffrances des sahraouis (es), nous disons au monde entier que le principe du
référendum d’autodétermination du peuple sahraoui est un principe sacré, et
donc indiscutable.

Le drapeau qui a flotté sur le territoire sur le territoire de Saguiet El Hamra
et Rio de Oro, le drapeau de la République Sahraouie restera élevé éternellement
sur ce territoire que nous aimons par-dessus tout. La commémoration de ce 30ème
anniversaire de la RASD par le peuple sahraoui à Tifariti, dans cette partie
du territoire libéré est un message clair destinée à la Communauté
internationale pour lui faire comprendre que toute solution au conflit du
Sahara Occidental passe par le respect de la volonté des sahraouis, et donc
leur droit imprescriptible à l’autodétermination à travers un référendum libre,
juste et impartial.





Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi de réitérer nos sincères salutations de bienvenue à nos hôtes
distingués. Le peuple sahraoui exprime ses remerciements les plus sincères et
son immense gratitude à tous les pays, aux Organisations, aux Associations
ainsi qu’à toutes les personnalités solidaires avec la juste cause sahraouie.
Je saisis cette occasion pour transmettre l’expression profonde de notre
reconnaissance à l’Algérie sœur, peuple et gouvernement, sous la direction de
notre ami Abdelaziz BOUTEFLIKA. Le peuple sahraoui n’oubliera pas de sitôt la
position courageuse et historique de l’Algérie et le soutien indéfectible
qu’elle a, de tout temps consenti en faveur de la décolonisation du Sahara
Occidental et du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et ce, depuis
le début du conflit. C’est l’Algérie qui a, généreusement ouvert les bras,
hier, pour accueillir les réfugiés sahraouis qui fuyaient les forces des
baïonnettes et de l’arbitraire, et c’est le peuple algérien qui vient de se
dresser comme un seul homme pour venir aux réfugiés sahraouis suite aux
dernières inondations.

Alors que nous commémorons ce 30ème anniversaire, on ne peut qu’enregistrer avec
satisfaction le rôle prépondérant joué par l’Afrique dans la défense de la cause
sahraouie et le rôle de l’Union africaine, plus que jamais attaché à la
libération du continent africain sur la base de l’application du principe des
frontières héritées du colonialisme, seul moyen de garantir la sécurité et la
stabilité du continent.

La tenue, ce samedi dans les Campements de réfugiés sahraouis de la Conférence
internationale, placée sous le titre « République Sahraouie 30 ans », et à
laquelle ont participé des centaines d’experts, de solidaires avec la lutte du
peuple sahraoui et différentes délégations qui célèbrent, aujourd’hui avec nous
cet important événement, est un nouveau acquis qui élargit le champ d’action de
la solidarité avec notre peuple.

Grâce à l’esprit de sacrifice et au dévouement des membres du mouvement de la
solidarité, de manière générale et en Europe de manière spécifique, la
Conférence internationale d’aide au peuple sahraouie a connu un franc succès.
Les sahraouis ne remercieront jamais assez les femmes, les hommes, membres du
mouvement de la solidarité qui ont accompagné admirablement, depuis ses
premières heures, la lutte du peuple sahraoui. Des amis qui ont dépensé des
énergies considérables dans la solidarité avec le peuple sahraoui nous ont
quittés, d’autres continuent admirablement leur travail solidaire.



Nous tenons, à rendre un fervent hommage à tous les peuples d’Espagne et au
mouvement de la solidarité espagnole, connu pour son dynamisme et son soutien
sans réserve à la cause sahraouie. Ce mouvement de la solidarité a réclamé avec
force, plus d’une fois à nos côtés, à l’Etat espagnol d’assumer ses
responsabilités historiques, légales et morales afin de parachever la
décolonisation du Sahara Occidental.

Je remercie infiniment tous nos hôtes distingués comme je remercie le mouvement
de solidarité en Europe, en Afrique, en Amérique latine, en Australie et aux
Etats-Unis. Je ne saurais, terminer sans remercier la communauté sahraouie à
l’étranger pour sa participation effective à ce 30ème anniversaire.


Je vous remercie.

-------->
http://www.elwatan.com/2006-02-27/2006-02-27-37092

Mohamed Abdelaziz (Président de la RASD)
« L’ONU a dévié de son objectif »

Dans cet entretien qu’il nous a accordé à l’occasion du 30e anniversaire de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée le 27 février 1976, le
président Mohamed Abdelaziz réaffirme la poursuite du combat par des méthodes
politiques et diplomatiques pour arracher le droit du peuple sahraoui.
Toutefois, il n’écarte pas la reprise de la guerre au cas où le Maroc campe sur
sa position. M. Abdelaziz réitère qu’aucune autre solution n’est acceptable en
dehors du référendum d’autodétermination.


30 ans de combat, jusqu’à quand M. le président ?

Au moment où la puissance coloniale, l’Espagne à l’époque, était sur le point de
se retirer du territoire du Sahara-Occidental, un autre pays colonisateur est
venu la remplacer. Ceci alors que nous attendions de notre voisin frère et ami,
qu’il soit à nos côtés pour justement consacrer notre indépendance, construire
un Etat sahraoui et bien sûr contribuer au développement socioéconomique de
notre peuple. Malheureusement, nous avons été victimes d’un plan machiavélique
et lâche de la part du gouvernement marocain. Notre destin est de continuer
encore le combat pour l’indépendance. Après une lutte armée, nous avons
consenti à arrêter les combats en respect à une demande et une médiation
onusienne. Nous n’avons pas renoncé à l’option de guerre, nous avons fait taire
les armes temporairement mais nous souhaitons ne pas être poussés à reprendre
les armes. Pour l’heure, nous continuons notre combat pacifique avec des
méthodes politiques et diplomatiques, peut-être que cela convaincra le royaume
du Maroc d’une solution pacifique, mais aussi et surtout la communauté
internationale de la nécessité de faire pression sur le Maroc pour
l’organisation d’un référendum libre et démocratique. Si le Maroc nous pousse
pour le retour à la guerre, nous le ferons pour défendre nos droits nationaux
légitimes.

Vous célébrez le 30e anniversaire de la RASD. Quel message comptez-vous délivrer
à cette occasion ?

Le message que j’ai à transmettre à cette occasion s’articule autour de trois
points essentiels.
Le premier est relatif au fait que la République sahraouie existe depuis 30 ans,
elle est aujourd’hui membre à part entière de l’Union africaine (UA) et elle est
reconnue par près de 80 pays à travers le monde. C’est aussi le fait que la RASD
est aujourd’hui une réalité nationale, régionale et internationale.
Le second point est lié à la question de la viabilité d’un Etat sahraoui qui
contribuera à la stabilité, la sécurité et le développement dans la région du
monde arabe.
Le troisième point est que la célébration du 30e anniversaire de la proclamation
de la RASD est une manière d’exprimer notre attachement et notre combat pour
l’autodétermination. Aucune solution n’est acceptable en dehors d’un référendum
d’autodétermination libre et démocratique. La RASD est un moyen de défense de la
légalité internationale et du droit du peuple sahraoui, en l’occurrence son
autodétermination. Après 30 ans, il a été prouvé que le peuple sahraoui où
qu’il se trouve est convaincu que la RASD est l’expression de son choix, et il
est prêt à la défendre jusqu’à ce quelle devienne une réalité.

Le retrait de James Baker a été ressenti comme un coup dur. Qu’en pensez-vous ?

Le retrait de James Baker est une grande perte non seulement pour le peuple
sahraoui mais aussi pour la paix dans la région et pour les Nations unies. Car,
James Baker, qui jouit d’une forte personnalité, d’une expérience et d’une
crédibilité, s’est retiré en dénonçant l’ONU du fait qu’elle ne lui a pas
apporté l’aide nécessaire. Tout cela est pour nous une atteinte à la
crédibilité de l’ONU. Le retrait de James Baker est une manière de protester
contre la position marocaine et les Nations unies qui n’ont pas été solidaires.
Mais, pour nous, Baker a laissé un plan de règlement qui est toujours valable.

Au-delà de sa mission du cessez-le-feu, la Minurso n’a-t-elle pas aussi comme
objectif d’organiser le référendum au Sahara-Occidental ? Comment
expliquez-vous cette fuite en avant de cette organisation ?

Le rôle de la Minurso au Sahara-Occidental se trouve dans sa propre appellation
: mission des Nations unies pour un référendum d’autodétermination au
Sahara-Occidental. Le cessez-le-feu n’était qu’un moyen pour arriver à
l’objectif essentiel qui était le référendum d’autodétermination. Dès le moment
où la mission de cette structure a été occultée, l’ONU a ainsi dévié de
l’objectif qui concerne le peuple sahraoui. Elle est devenue un moyen de
surveillance et de protection de l’occupant marocain, ce que nous n’accepterons
pas.

Qu’attendez-vous de la prochaine réunion du conseil de sécurité de l’ONU, prévue
dans trois mois ?

L’intervention de Peter Van Walsun, lors de la dernière session du conseil de
sécurité de l’ONU, a été décevante. Nous avons souhaité qu’à son arrivée il
désigne les choses par leur nom. A la limite, deux choses essentielles : la
défense du référendum comme moyen pour l’autodétermination et la défense des
droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara-Occidental. On n’a pas
remarqué toutefois, dans les propos de Peter Van Walsun, la défense de ces deux
principes. Nous souhaitons que le conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire
général de l’ONU, Kofi Annan, son envoyé personnel et son représentant
personnel s’intéressent davantage à la question des droits de l’homme dans les
territoires occupés du Sahara-Occidental qui ne cessent d’être violés par les
autorités marocaines depuis mai 2005. L’assassinat, les arrestations et
l’emprisonnement des Sahraouis en présence de la Minurso, le refus des
résolutions 1495, du référendum, du plan de paix devraient être désignés par
leurs appellations par Kofi Annan et Peter Van Walsun.

Quel rôle doit jouer l’Espagne en tant que puissance administrante dans ce
conflit ?

Le gouvernement espagnol est responsable de ce qu’endure le peuple sahraoui.
L’Espagne demeure pour nous la puissance administrante du Sahara-Occidental.
Cela dit, la présence de l’ONU au Sahara-Occidental offre une possibilité à
l’Espagne de jouer un grand rôle pour aider à l’application des résolutions des
Nations unies. Pour nous, malgré les sentiments positifs qu’exprime le
gouvernement espagnol, l’effort actuel de l’Espagne est insuffisant.

Quelle est la situation actuellement dans les territoires occupés du
Sahara-Occidental, et comment voyez-vous l’avenir des droits de l’homme dans ce
territoire ?

Les territoires occupés du Sahara-Occidental sont assiégés. Depuis le mois de
mai 2005, les villes occupées du Sahara-Occidental sont le théâtre de violation
des droits de l’homme, d’une répression violente, d’enlèvements forcés et de la
torture, jusqu’à donner la mort sous la torture le 31 octobre dernier à un
jeune Sahraoui Lembarki Hamdi Salek Mahjub. Ainsi que l’emprisonnement
arbitraire des activistes des droits de l’homme comme Ali Salem Tamek, Aminatou
Haidar, Brahim Noumria. Des centaines d’arrestations intervenues depuis le mois
de mai sont suivies de tortures pour une grande partie des détenus dans la
Prison noire d’El Ayoun, la capitale sous occupation. Le gouvernement marocain
contrôle strictement l’accès du territoire à la communauté internationale. Ce
fut le cas pour les institutions européennes venues en mission d’enquête et les
journalistes renvoyés à leur arrivée à l’aéroport d’El Ayoun. Des pratiques qui
n’existent nulle part dans le monde.

Quelle est la situation actuelle en termes d’aide internationale dans les camps
des réfugiés sahraouis ?

Nous étions étonnés que les organisations affiliées à l’ONU et à l’UE aient
décidé de revoir à la baisse à environ 40% le volume des aides destinées aux
Sahraouis. Ces organisations ont justifié cette baisse par un manque de
bailleurs de fonds. Au lieu de pénaliser les autorités marocaines du fait de
leur refus des résolutions des Nations unies, elles pénalisent encore une fois
les réfugiés sahraouis. Mais cela n’empêchera pas la poursuite du combat du
peuple sahraoui pour la défense de la sa liberté.

Concernant l’exploration offshore, peut-on savoir comment se sont conclus les
contrats de prospection pétrolière ?

Nous avons entamé des négociations avec certaines sociétés étrangères,
particulièrement dans le domaine de l’exploration pétrolière depuis quelque
temps. Toutefois, l’exploitation n’est pas à l’ordre du jour. Celle-ci ne peut
être menée qu’après que le peuple sahraoui ait recouvré sa souveraineté sur le
territoire national. Plusieurs sociétés étrangères ont déjà signé des accords
avec l’Etat de la RASD. Les accords pourront être signés pour chaque zone
offshore. Pour le moment, nous avons signé des accords avec des sociétés
britanniques et australiennes et d’autres sont en cours de négociation.



Rabah Beldjenna

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http://www.elwatan.com/2006-02-27/2006-02-27-37091

L’obstacle marocain


Le coordinateur sahraoui avec la Minurso sait de quoi il parle en rappelant
l’objectif assigné à cette mission par le Conseil de sécurité à sa création en
1991. C’est une véritable feuille de route qui consiste globalement dans
l’organisation du référendum d’autodétermination à travers lequel le peuple
sahraoui choisira son destin en toute liberté.

L’intitulé étant clair, cette mission était alors de mettre au point les
opérations découlant de l’application de ce principe, comme l’identification du
corps électoral, et d’autres opérations restées malheureusement à l’état de
projets comme le déminage, la libération des prisonniers, le retour des
réfugiés, le cantonnement des forces d’occupation et l’installation d’une
administration onusienne jusqu’à la proclamation des résultats. De tout cela,
seul le cessez-le-feu est appliqué. Mais tout de même un statut de ni guerre ni
paix. Mais en ce sens, le responsable sahraoui ne revendique rien d’autre que
l’application du plan de paix de l’ONU, dont la démarche repose sur le principe
de la décolonisation. Un droit reconnu au peuple sahraoui, mais celui-ci est
menacé par le recours à des formules qui ne constituent rien d’autre que la
négation de ce droit que les responsables sahraouis à tous les niveaux
déclarent non négociable. « Imposer » une solution en dehors de ce cadre sera
considéré comme un « casus belli », a affirmé M’hamed Kheddad. « Toute solution
qui sort de ce cadre est rejetée d’avance par le Front Polisario et le
gouvernement de la RASD. » La présence de la Minurso dans les territoires
sahraouis, a-t-il souligné, « fait partie d’un tout, dont la finalité est
l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, et
pas autre chose ». « Si on s’aventurait à proposer autre chose qui sort de ce
cadre, si on essaye de passer outre cela et nous imposer une autre solution, ça
sera bien entendu considéré comme un casus belli et un arrêt du processus dont
la première pierre a été le cessez-le-feu » entré en vigueur en septembre 1991,
a-t-il mis en garde. L’ONU le sait, elle qui met en évidence dans chacune de ses
résolutions sur cette questions, tous les référents y afférents. Mais la
bataille est en son sein ce qui retarde d’autant l’application de ce plan. Mais
jusqu’à quand ? Tout, jusqu’à présent, a mis en échec la stratégie marocaine
tendant à faire admettre le fait accompli colonial, ou réduire cette question à
un conflit avec l’Algérie, ce que démentent fermement les textes du Conseil de
sécurité qui n’accordent à notre pays que le statut de pays voisin où les
populations sahraouies fuyant l’invasion marocaine ont trouvé refuge. C’est
Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, qui a fait personnellement cette mise
au point qu’il souhaite définitive pour rappeler au Maroc ses engagements, et à
la communauté internationale ses devoirs afin de rendre justice à un peuple. La
mise au point sahraoui ne manque pas de pertinence. Elle intervient dans un
contexte de manœuvres tendant à faire admettre la validité d’une « solution
dans le cadre de l’ONU » sans dire en quoi cela consiste, alors même qu’il n’y
a rien à rajouter ni à retrancher du plan de l’ONU qui a le mérite d’exister.
Pourquoi alors vouloir lui substituer un autre auquel le nouveau représentant
de l’ONU serait prêt à s’associer, voire même l’endosser pour la simple raison
que « le Maroc refuse le plan Baker et que certains membres du Conseil de
sécurité ne sont pas disposés à lui imposer son implication, que peut-être le
‘‘réalisme’’ imposerait de chercher une autre voie et on lui prête même que
cette voie n’est pas loin de ce que voudrait le Maroc d’une autonomie », comme
le fait savoir M. Kheddad ? Les Sahraouis ont accepté le principe du référendum
contrairement au Maroc qui s’est rétracté dès 1991 après avoir constaté que les
populations des territoires occupés voteront pour l’indépendance. Ils ont même
accepté le fameux plan Baker qui ne prévoyait le processus référendaire
qu’après une période d’autonomie de cinq années. Le Maroc a encore dit non, et
la communauté internationale n’a pas réagi à ce refus. Depuis 1991, le mandat
de la Minurso est régulièrement renouvelé, mais cela ne fait qu’entretenir ce
conflit, et pousser au pourrissement, voire même le retour à la guerre afin de
briser ce statu quo. Depuis quinze années, de nombreuses démarches ont été
tentées, mais toutes ont été mises en échec. Un échec cuisant pour le Maroc qui
a vu toutes ses thèses rejetées. Et c’est ce qui le met seul face à l’ONU. Même
les Etats-Unis ont refusé que soient inclus les territoires sahraouis dans
l’accord de libre-échange conclu avec le Maroc en 2003. Des compagnies
pétrolières ont même rompu leurs contrats conclus avec la puissance occupante,
à laquelle l’ONU a refusé en janvier 2003 d’accorder le statut de puissance
administrante. Seule l’Europe est passée outre en concluant son accord de pêche
suscitant la colère des organisations de défense des droits de l’homme. Mais à
l’inverse, l’organisation internationale est placée dans l’incapacité d’honorer
ses propres engagements, et appliquer ainsi son propre plan. Il y va de sa
crédibilité. Mais on voit mal l’ONU renier ses propres engagements avec
beaucoup de facilité.

T. Hocine

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http://www.lexpressiondz.com/T20060227/ZA4-2.htm

A COEUR OUVERT AVEC L’EXPRESSION MOHAMED YESLEM BEÏSSAT AMBASSADEUR DU SAHARA
OCCIDENTAL
«Des sanctions s’imposent contre le Maroc»


27 février 2006 - Page : 10


La situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés sont
violés au quotidien par les autorités marocaines. En dépit des appels de
détresse successifs lancés par le président de la Rasd, Mohamed Abdelaziz, en
direction du secrétaire général de l’ONU, le calvaire des Sahraouis s’accentue
de jour en jour.
Arrestations, tortures à huis clos, exécutions extrajudiciaires...constituent le
lot quotidien d’affres vécues par les populations. Depuis le mois de mai
dernier, la machine répressive du Makhzen poursuit son acharnement sur les
jeunes Sahraouis.
Que ce soit à El Ayoun, Dakhla, Tantan...et même à Marrakech et à Casablanca, le
constat est le même. Par ailleurs, selon M.Beïssat depuis le début des
soulèvements populaires, il y a neuf mois, pas moins de «cinq Sahraouis,
défenseurs des droits de l’homme, ont été assassinés par les forces répressives
marocaines». Tout cela devant le mutisme de la communauté internationale. Pire,
les autorités marocaines interdisent aux délégations politiques et
parlementaires ainsi qu’à la presse internationale d’accéder aux territoires
sahraouis. En somme, notre interlocuteur estime que la situation est explosive,
en raison du «tout-sécuritaire» imposé dans les territoires sahraouis. Non sans
relever la «politique expansionniste» du royaume chérifien qui, faisant fi des
résolutions internationales, refuse de respecter les accords auxquels il avait
pourtant souscrit. L’ambassadeur sahraoui citera l’exemple d’un certain Front
pour la libération de l’Algérie marocaine(Flam) qui, d’après lui, dénote
l’affolement du régime du Makhzen qui, acculé sur le plan interne, verse dans
la diversion et la propagande. Ce qui, d’après lui, fait du Maroc un «Etat
voyou»; car non seulement il refuse au peuple sahraoui son autodétermination,
mais est en litige avec tous ses voisins. Au nord l’Espagne, à l’est l’Algérie,
au sud le Sahara occidental. «Comme il a soutenu le coup d’Etat en Mauritanie»,
affirme le diplomate sahraoui. Ce dernier ira plus loin en rappelant que « le
Maroc n’a même pas de frontières reconnues par les Nations unies.»
Concernant l’édification maghrébine, Yeslem Beissat rappellera que le Maroc est
responsable du gel depuis 1994 des structures de l’UMA.
Enfin, pour amener les autorités de Rabat à respecter les droits de l’homme et à
reconnaître le droit aux Sahraouis à l’autodétermination, notre hôte préconise
des sanctions internationales, aussi bien sur le plan politique qu’économique.
C’est de cette manière que l’Indonésie de Norodom Sihanouk a été amenée à
reconnaître le Timor-Oriental et au régime de l’apartheid de reconnaître l’ANC
en Afrique du Sud.


Arezki LOUNI

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http://www.lexpressiondz.com/T20060227/ZA4-12.htm

A COEUR OUVERT AVEC L’EXPRESSION
«L’ONU a été défaillante»

27 février 2006 - Page : 11


Les inondations qui ont ravagé, la semaine dernière, 50 % des habitations au
Sahara occidental, faisant quelque 60.000 sinistrés, n’ont pas suscité la
réaction de la communauté internationale. C’est le deuxième sinistre en 10 ans,
après les inondations de novembre 1994.
D’après l’ambassadeur du Sahara occidental à Alger, les institutions de l’ONU,
notamment le Programme alimentaire mondial (PAM) n’ont réagi que quatre jours
après la catastrophe.
Ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions du monde où ces organisations ont
été promptes à réagir, comme aux Philippines, lors du tremblement de terre au
Pakistan et du tsunami dévastateur du Sud-Est asiatique.
Un deux poids, deux mesures que rien ne pourrait justifier, affirme Mohamed
Yeslem Beissat. Pourtant, les observateurs de la Minurso, sur place depuis des
années, auraient pu alerter l’organisation onusienne de la gravité de la
situation.
Cependant, M. Beïssat n’a pas manqué de remercier le mouvement associatif
algérien et espagnol, qui selon lui ont été les premiers à réagir et à dépêcher
des aides aux sinistrés sahraouis.
Quant au refus de l’aide proposée par une certaine association dite du «Sahara
marocain» notre invité s’interroge: «Depuis quand ce kiosque des services
secrets du Makhzen s’occupe de l’action humanitaire?»


Arezki LOUNI

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http://www.lexpressiondz.com/T20060227/ZA4-9.htm

A COEUR OUVERT AVEC L’EXPRESSION
PROSPECTION DE PÉTROLE
«Rien ne se fera sans l’autodétermination»
27 février 2006 - Page : 10


Le fait que les compagnies se soient retirées, préférant attendre l’indépendance
de la Rasd, est déjà une reconnaissance.


En référence à l´avis juridique onusien, datant de janvier 2002, contestant la
souveraineté du royaume chérifien sur le Sahara occidental, et rendant de fait
nul et non avenu tout contrat signé par Rabat portant sur l´exploitation des
richesses sahraouies, la Rasd avait mis en garde que tout accord conclu avec
l´occupant serait caduc et contraire au droit international.
Ce verdict a été réaffirmé encore une fois par l’ambassadeur sahraoui. Selon
lui, le fait que ces mêmes compagnies se soient retirées, préférant attendre
l’indépendance de la Rasd, est déjà une victoire sur le royaume chérifien, mais
surtout une reconnaissance, indirecte de la Rasd. En guise de rappel, il s’agit
de 12 blocs off-shore, dont Daoura, Amgala, Haouza, Farsia, Mahbès, Imlili, El
Guelta et Djrifa.
Les contrats qui ont été discutés par certaines compagnies pétrolières avec le
Maroc ont provoqué une passe d’armes. Kerr Mc Gee, à titre indicatif, a résilié
la convention sous la pression des organisations internationales favorables à
l’autodétermination du peuple sahraoui. Trois autres compagnies étrangères,
signataires avec Rabat de contrats de prospection pétrolière, le long des côtes
du Sahara occidental, ont connu le même sort. Il s’agit de la société
norvégienne TGS-Nopec, la hollandaise Fugro, la française Total-Fina-Elf.
Toutes les compagnies se sont retirées du territoire en 2003 et 2004, suite aux
pressions internationales. Pour ne citer que celles-ci, le Polisario, par la
voix de Mohamed Yeslem Beïssat, mettra les choses au clair : rien ne se fera
sans l’autodétermination du peuple sahraoui. Et de préciser que la question
portant prospection de pétrole dans les territoires sahraouis n’est qu’une
autre polémique suscitée par le palais royal tendant «à compliquer davantage la
situation».
Ce n’est pas tout, l’ambassadeur du Polisario à Alger pense également que le
royaume chérifien, en jetant cette question au coeur de la controverse,
espérait se consolider et détourner l’opinion publique nationale. «Le Maroc
table sur une victoire dans une bataille perdue d’avance», conclut-il. Les
compagnies étrangères détentrices d´un permis de prospection de pétrole
n’entameront leurs activités donc qu’après le recouvrement de la souveraineté
de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) sur l´ensemble de ses
territoires, à en croire l’invité de l’Expression.
Il est donc clair qu’inciter ces compagnies pétrolières à faire pression sur les
instances onusiennes pourrait être le début de la fin. Mais une chose est sûre,
dans une bataille «perdue d’avance», le royaume chérifien se perd encore face à
une communauté internationale de plus en plus solidaire avec le peuple sahraoui.


Ali TITOUCHE

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http://www.lexpressiondz.com/T20060227/ZA4-11.htm

A COEUR OUVERT AVEC L’EXPRESSION
LA POSITION ALGÉRIENNE EST CLAIRE
«Polisario et Maroc, seuls belligérants»
27 février 2006 - Page : 11


Si l’état de ni guerre ni paix prévalant dans la région, porte préjudice au
peuple saharoui, force est de constater que ce même préjudice a atteint toute
la région maghrébine, avec le gel des instances de l’UMA...


«La position de l’Algérie à l’égard du conflit au Sahara Occidental s’inspire de
la légalité internationale. Cette position, juste et équitable, n’a jamais dévié
des principes défendus par votre pays depuis son indépendance», a déclaré
M.Mohamed Yeslam Beïssat, l’ambassadeur du Polisario.
Pour ce dernier, le conflit oppose deux parties, le Maroc d’un côté, et le
Polisario de l’autre. «L’obsession du Royaume chérifien d’impliquer l’Algérie
dans cette crise relève de la fuite en avant». «Le Maroc voudrait détourner les
regards de la communauté internationale des exactions commises par son armée
dans le territoire occupé», défend-il.
L’Algérie, qui a mené une guerre contre le colonialisme et qui a eu son
indépendance à la suite d’un référendum d’autodétermination, ne pouvait qu’être
solidaire avec le peuple sahraoui, et avec tous les peuples sous l’emprise du
colonialisme, citons les cas de l’Equateur, du Kenya mais aussi de la crise au
Proche-Orient.
Dans le même chapitre, l’Algérie a toujours défendu qu’il ne peut y avoir de
solution au conflit du Sahara Occidental sans l’exercice par le peuple sahraoui
de son droit à l’autodétermination.
Sa position qui s’aligne d’ailleurs sur la ligne tracée par la communauté
internationale et le Polisario en premier lieu, comme le souligne M.Beïssat
Yeslam, voit en ce conflit «un problème classique de décolonisation qui doit
être résolu à travers un référendum d’autodétermination». «Les résolutions de
l’ONU sont très claires sur cette question, donc s’il y a bien un pays qui
entrave l’application des lois internationales, c’est bien le Maroc».
En dépit de sa position claire, l’Algérie demeure néanmoins, la cible
privilégiée d’une campagne menée dans les coulisses par le Royaume chérifien,
et publiquement par la presse d’El Makhzen, accusant l’Algérie d’avoir des
visées géostratégiques dans la région en évoquant même des visées sur les
richesses naturelles qui engorgent les terres sahraouies.
Afin de lever toute équivoque, le gouvernement algérien, par la voix de M.
Chakib Khelil, le ministre de l’Energie et des Mines, a déclaré «qu’aucune
société algérienne n’ira soumissionner au Sahara Occidental pour l’obtention de
permis de prospection de pétrole».
Par ailleurs, si l’état de ni guerre ni paix, qui prévalant dans la région,
porte préjudice au peuple saharoui, force est de constater que ce même
préjudice a atteint toute la région maghrébine, avec le gel des instances de
l’UMA.
Interrogé sur ce point, l’invité de notre rubrique A coeur ouvert, impute la
responsabilité au Maroc. «Les pays du Maghreb ont tous exprimé leur attachement
à cette entité qui fera de la région une force régionale. Qui a intérêt à
l’affaiblir?» s’interroge notre interlocuteur. Le président de la République,
pour rappel, a réitéré, le 16 février, «le souci permanent de l’Algérie
d’oeuvrer à la préservation de l’Union du Maghreb arabe (UMA) en tant que
«précieux acquis», dans des messages de voeux adressés aux dirigeants
maghrébins à l’occasion du 17e anniversaire de la création de l’UMA.



Achira MAMMERI

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2. RASD-ANIVERSAIRE
http://www.spsrasd.info/sps-270206.html

Commémoration du 30ème anniversaire de la RASD dans les territoires libérés



Tifariti (territoires libérés), 27/02/2005 Les festivités marquant le 30èmme
anniversaire de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) ont débuté ce
lundi à Tifariti sous la présidence du Président de la République, Mohamed
Abdelaziz et en présence de plusieurs délégations officielles venues témoigner
de leur soutien pour la décolonisation du Sahara Occidental, occupé
militairement depuis 1975 par le Royaume du Maroc.

Un imposant défilé militaire de bataillons des sept régions a ouvert ces
festivités marqués par une forte présence des populations sahraouis de la
campagne environnante et des camps de réfugiés dans la région de Tindouf qui
ont fait un déplacement de centaines de kilomètres pour commémorer cet
anniversaire.

A la tribune officielle la présence notoire de deux ministres algériens, Mohamed
Cherif Abass ministres de Moudjahidines et Abdelkader Messahel, ministre délégué
chargé des Affaires africaines et maghrébines, aux côtés hauts responsables de
gouvernements et d'ambassadeurs de l'Afrique du sud, de la Tanzanie, d'Angola,
Kenya, Guinée Bissau, Cuba, Nigeria, Mauritanie et Timor oriental.

Plusieurs autres invités de marques des différents continents représentants de
partis politiques, parlementaires, maires, ONG, société civile et médias ont
marqué par leur présence cet 30ème anniversaire de la RASD, proclamée le 27
février 1976 à Bir Lehlu après le retrait précipité du colonisateur espagnol.

Les activités de la matinée ont été couronnées par le discours du Président de
la République, Mohamed Abdelaziz, alors qu'un autre défilé militaire statique
est prévu dans l'après-midi qui sera suivi de la destruction d'une partie des
mines anti-personnel en possession du Front Polisario, ont indiqué les
organisateurs.


010/090/000 271150 fev 06 SP

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http://www.spsrasd.info/sps-270206.html#3

L’Algérie soutiendra le peuple sahraoui jusqu’à l’application de la légalité
internationale au Sahara Occidental, affirme Bouteflika


Tifariti (territoires libérés), 27/02/2006 (SPS) Le Président algérien,
Abdelaziz Bouteflika, a affirmé que son pays continuera à soutenir le peuple
sahraoui jusqu’à l’application de la légalité internationale dans le Sahara
Occidental, dans une lettre de vœux adressé par le Chef de l’Etat algérien à
son homologue sahraoui, à l’occasion de la commémoration du 30ème anniversaire
de la République Arabe Sahraouie Démocratique, dont SPS à reçu une copie.

"En tant que pays voisin des deux parties dans ce conflit, l'Algérie fidèle à
son histoire continuera à assumer ses responsabilités afin que prévale le
règlement dicté par la légalité internationale et consacrant le droit à
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental comme paramètre fondamental
et incontournable pour une solution à ce problème, qui a la triste singularité
d'être le dernier de son genre sur le continent africain", a-t-il réitéré.


Voilà le texte intégral de la lettre, dont SPS à reçu une copie.


"Alger, le 22 février 2006

Son Excellence Mohamed ABDELAZIZ

Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique

Monsieur le Président et Cher Frère,

La proclamation, le 27 février 1976, de la République Arabe Sahraouie
Démocratique a constitué une étape cruciale dans la lutte du peuple sahraoui
pour la libération de sa partie.

La célébration, ce jour, du trentième anniversaire de cette proclamation
représente un temps fort dans l'affirmation de l'identité du peuple sahraoui.
Il m'est agréable, en cette importante occasion, de vous adresser Monsieur le
Président et Cher Frère, ainsi qu'au peuple sahraoui, mes chaleureuses
félicitations et mes meilleurs voeux. Je voudrais saluer l'endurance de votre
peuple qui a forgé le respect de tous ceux qui ont su apprécier la justesse de
sa résistance et reconnaître ses sacrifices dans l'épreuve qui lui a été
imposée.

Cette célébration a lieu dans un contexte particulier, caractérisé par les
succès enregistrés par la diplomatie sahraoui, qui ont élargi l'audience
internationale de la République Arabe Sahraoui Démocratique et renouvelé les
élans de solidarité avec son peuple. Elle a lieu, également, a un moment ou se
réalise avec éclat l'unité du peuple sahraoui dans sa volonté de déterminer
librement son avenir.

L'année écoulée a été particulièrement riche en enseignements. En effet, des
développements survenus sur le terrain ont attesté de la vitalité de la
personnalité sahraouie et ont contredit les tentatives d'en occulter la
réalité.

C'est par fidélité envers sa propre histoire et mué par sa foi inébranlable dans
un idéal maghrébin à assumer dans un esprit de fraternité, de bon voisinage et
de prospérité partagée que l'Algérie a pris le parti de se solidariser avec le
peuple sahraoui, dont le colonialisme a différé l'émancipation avant de faire
de son territoire national l'enjeu et le théâtre d'ambitions et de
revendications, qui ne peuvent occulter ses droits légitimes et inaliénables.

En tant que pays voisin des deux parties dans ce conflit, l'Algérie fidèle à son
histoire continuera à assumer ses responsabilités afin que prévale le règlement
dicté par la légalité internationale et consacrant le droit à
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental comme paramètre fondamental
et incontournable pour une solution à ce problème, qui a la triste singularité
d'être le dernier de son genre sur le continent africain.

En vous renouvelant, à vous-même, aux autorité et au peuple sahraoui, mes
chaleureuses félicitations en cette mémorable occasion, je vous prie de
recevoir Monsieur le Président et Cher Frère, l'expression de ma très haute et
fraternelle considération.


ABDELAZIZ BOUTELIKA

Président de la République Algérienne Populaire et Démocratique." (SPS)


060/090/100 271050 Fev 06 SPS

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http://fr.news.yahoo.com/27022006/290/le-chef-du-front-polisario-veut-croire-aux\
-nations-unies.html


Le chef du Front polisario veut croire aux Nations unies

lundi 27 février 2006, 16h46
Le chef du Front polisario veut croire aux Nations unies


TIFARITI, Sahara occidental (Reuters) -

Le chef du Front polisario, Mohamed Abdelaziz, a déclaré avoir confiance dans
les Nations unies pour imposer finalement au Maroc un référendum
d'autodétermination au Sahara occidental, l'ancienne colonie espagnole qu'il a
annexée en 1975.

Le dirigeant du mouvement indépendantiste est aussi le président de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD) dont il célèbre le 30e
anniversaire dans la petite localité de Tifariti, hors du contrôle marocain, à
300 km au sud-ouest de la ville algérienne de Tindouf.

Les efforts des Nations unies pour organiser un référendum d'autodétermination
se sont avérés stériles et Mohamed VI est même revenu sur l'acceptation par son
défunt père d'un référendum portant sur l'indépendance ou le rattachement au
royaume chérifien du territoire, désertique mais au riche sous-sol.

Le Conseil de sécurité, qui entretient depuis 1991 sur le terrain une coûteuse
Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso),
doit dresser fin avril un bilan de ce dossier.

"Nous avons espoir qu'à la fin du mois d'avril, au moment où le Conseil aura à
traiter de la question du Sahara occidental, il y aura une nouvelle impulsion
de la part du Conseil de sécurité afin d'amener le Maroc à accepter
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental", a déclaré Abdelaziz à
Reuters.


"OPTION PACIFIQUE"

"Certes, il y a des tentatives du Maroc pour sortir de cette voie - on parle
même de l'autonomie - mais nous disons clairement que nous rejetons une telle
approche et nous sommes convaincus que le Conseil de sécurité de l'Onu ne
tombera pas dans ce piège", a-t-il précisé dans cette interview accordée
quelques minutes avant de présider aux cérémonies.

"Que ce soit en avril, où que ce soit plus tard, peu importe! Ce qui est
certain, c'est que, au bout du compte, les Nations unies n'ont d'autre choix
que de respecter le droit du peuple sahraoui au travers d'un référendum
d'autodétermination."

"Car aucune autre solution ne peut être valable en l'espèce", a ajouté le
président de la RASD.

Un grand défilé militaire était prévu ce lundi à Tifariti pour rappeler que la
capacité de frappe des combattants du Front polisario - estimés à plus de
10.000 au moment des grandes batailles des années 1975-85 - reste intacte et
mobilisable.

Mais Mohamed Abdelaziz a souligné qu'il ne s'agissait pas là d'une
"démonstration de force". "L'option pacifique, c'est plutôt l'option que nous
voulons privilégier, et loin de nous toute idée que nous voulons faire une
démonstration de force aujourd'hui."

Interrogé sur une éventuelle reprise de la guérilla du Polisario en cas
d'impasse, Abdelaziz a reconnu l'ampleur de la déception provoquée dans les
camps de réfugiés de Tindouf, mais aussi parmi les combattants du Polisario,
par l'absence d'avancée diplomatique depuis la trêve intervenue en 1991.

"Cela a entraîné, pour parler franchement, une frustration chez les Sahraouis,
ce non-accomplissement des Nations unies et de l'organisation du référendum.
Nous subissons, en tant que dirigeants, des pressions énormes de la part des
Sahraouis, que ce soit dans les camps, dans les territoires libérés ou dans les
zones occupées."

"La question qui revient le plus souvent, c'est: 'qu'est-ce que vous attendez?
Quand est-ce que l'on doit reprendre la guerre? Quand est-ce que nous devrons
arracher nos droits par nos propres moyens?' C'est vrai, c'est un fait, il y a
cet état d'esprit qui existe", a expliqué le chef du Polisario.

Le cessez-le-feu de 1991, qui tient encore aujourd'hui malgré l'impasse
diplomatique, n'est qu'une "trêve" qui supposait un référendum quelques mois
plus tard, a-t-il rappelé. "Il ne s'agit pas d'un cessez-le-feu définitif, cela
fait partie d'un tout."

Pressé de confirmer que l'option militaire n'était pas à l'ordre du jour,
Abdelaziz a répondu: "Nous continuons de croire qu'il y a une possibilité de
paix et nous donnerons sa chance à la paix, mais je souligne aussi que, si nous
y sommes obligés, si la seule option qui nous reste c'est de rependre les armes,
nous reprendrons les armes les armes pour défendre nos droits."

Sans revendiquer la "paternité" de l'agitation nationaliste sahraouie qui secoue
depuis mai 2005 le "Sahara utile" annexé par le Maroc et protégé par un "mur" de
protection de 1.500 km, Abdelaziz a déclaré "attendre beaucoup de cette intifada
sahraouie".

Pour lui, cette intifada s'inscrit "intrinsèquement" dans le cadre de la cause
nationaliste sahraouie entamée en 1973 avec la création du Front
Polisario."C'est la poursuite de notre guerre de libération nationale par des
moyens pacifiques."

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http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?no_nouvelle=242023&no_categorie=

Abdelaziz Bouteflika réaffirme le soutien de l'Algérie à l'autodétermination du
peuple sahraoui
(A.P. 27/02/2006)

ALGER (AP) -- Le président Abdelaziz Bouteflika a réaffirmé lundi le soutien de
l'Algérie au principe d'autodétermination du peuple sahraoui dans un message au
chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, à l'occasion du 30e anniversaire de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD).
"En tant que pays voisin des deux parties dans ce conflit, l'Algérie fidèle à
son histoire continuera à assumer ses responsabilités afin que prévale le
règlement dicté par la légalité internationale et consacrant le droit à
l'autodétermination du peuple du Sahara-Occidental", écrit-il.
Le chef d'Etat algérien souligne le contexte particulier dans lequel intervient
cette célébration marquée par "les succès enregistrés par la diplomatie
sahraouie, qui ont élargi l'audience internationale de la République arabe
sahraouie démocratique et renouvelé les élans de solidarité avec son peuple".
Depuis samedi, des festivités se déroulent en "territoires libérés" en présence
de délégations de plusieurs pays, dans les camps de réfugiés sahraouis de
Tindouf (sud-ouest) et la localité de Tifariti.
Le peuple sahraoui qui célèbre cette année le 30e anniversaire de la création de
la RASD est en guerre contre le royaume du Maroc depuis 1975 pour la libération
des territoires sahraouis, autrefois sous la tutelle administrative de
l'Espagne. AP


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La République Arabe Sahraouie Démocratique fête ses 30 années
La raison d’être d’un peuple


L’ONU compte-t-elle baisser les bras et soumettre les Sahraouis aux thèses
marocaines ? Cette question, somme toute légitime, mérite d’être posée 30 ans
après la création de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Elle
s’impose aujourd’hui, car les Nations unies semblent se complaire dans le rôle
d’observateur d’un combat, inégal de part les moyens de l’occupant et des
occupés, qui est engagé depuis mai 2005.

Cette discrétion venant des centres décisionnels onusiens fait penser, quelque
peu, à l’année 1974 qui a assisté à la confiscation des droits du peuple
sahraoui, colonisé à l’époque par l’Espagne, à l’autodétermination et à
l’indépendance. L’ONU attendra-t-elle mai 2006 pour se prononcer définitivement
? Cette interrogation nous est inspirée par les derniers événements, à l’exemple
de l’adoption « par consensus » de la résolution de la IVème commission de
l'Assemblée générale de l'ONU, réaffirmant que le conflit sahraoui est « une
question de décolonisation » et du contenu du rapport du secrétaire général des
Nations unies, qui a été soumis au Conseil de sécurité à la mi-octobre. Dans ce
rapport, Kofi Annan y indique en effet que le Maroc est prêt à « négocier sur
l’octroi d’une autonomie relevant de sa souveraineté », alors que le Front
Polisario maintient « son appui » au plan onusien de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental (plan Baker). Le 28 octobre
dernier, le Conseil de sécurité décide, dans sa résolution 1634, de proroger le
mandat de la Mission de l’ONU pour un référendum au Sahara occidental (Minurso)
jusqu’au 30 avril 2005, sans exiger de Rabat ni la libération des prisonniers
de guerre et des détenus politiques sahraouis ni de faire la lumière sur les
cas de disparitions ni de respecter ses engagements internationaux concernant
la consultation référendaire. Aucune décision officielle n’a été prise, par
ailleurs, par le secrétariat général ou le Conseil de sécurité de l’ONU, pour
venir en aide à la population sahraouie des territoires occupés et ce, en dépit
des nombreux appels et écrits émanant des autorités de la RASD, de
parlementaires européens et d’ONG.

L’anniversaire de la création de l’Etat sahraoui intervient quelques mois après
la libération des 404 derniers prisonniers de guerre marocains. La RASD, Etat
en exil, continue d’évoluer dans des conditions extrêmement difficiles, un pied
sur près d’un tiers du territoire sahraoui et l’autre dans les campements de
réfugiés, installés à Tindouf, dans le sud-ouest algérien, où est basé
l’essentiel de ses institutions. A la dureté du terrain et du climat, sont
venues se greffer petit à petit des problèmes liés aux attributions d’un Etat,
la frustration de l’après-cessez-le-feu et la déception devant les
atermoiements des Nations unies. Le tableau sera ensuite complété, ces
dernières années, par la révision à la baisse de l’aide humanitaire
internationale, rendue possible grâce surtout à une vaste campagne de
dénigrement contre la direction du Front Polisario et son principal soutien
(l’Algérie), surtout après le rejet par le Maroc du plan Baker. C’est dans une
telle conjoncture qu’est lancée de nouveau l’idée de l’autonomie du Sahara
occidental, alors que celui-ci est un « territoire non autonome », auquel
s’applique la Déclaration de l’ONU sur l’octroi de l’indépendance aux pays et
aux peuples coloniaux. C’est aussi dans ce contexte qu’est née la nouvelle
dynamique à l’intérieur des territoires sahraouis sous occupation marocaine.

Ce qui était latent depuis 2000, après le coup de pessimisme de Kofi Annan
concernant l’issue du référendum, a fini par exploser en mai 2005. Des
manifestations populaires contre les forces d’occupation et des sit-in sont
organisés à travers les villes du territoire occupé, à El Ayoun, Smara,
Bougdour, Dakhla, de même qu’au Maroc, notamment à Assa et Tan-Tan. Plus le
bâton de Rabat frappe fort, plus les réactions se radicalisent chez les
Sahraouis et plus leur détermination est grande pour exercer leurs droits
nationaux. Femmes, hommes, vieux et vielles, jeunes filles et jeunes hommes,
lycées et écoliers, les Sahraouis défient depuis de longs mois, dans les rues,
les universités, dans les écoles et les lycées, devant les commissariats de
police et les tribunaux, non seulement les forces de police traditionnelles,
mais aussi les groupes urbains de sécurité (GUS) nouvellement créés, ainsi que
des militaires et des gendarmes. Dans certaines localités, des milices formées
de colons marocains, approuvés par la police, attaquent des familles sahraouies
dans leur domicile. Les protestations contre les violations des droits humains
et les discriminations sociales, se sont rapidement complétées cette fois par
les revendications d’indépendance.


Le royaume en prise avec l’Intifada

La population sahraouie choisit son camp, en scandant des slogans hostiles à
l’occupation marocaine et des slogans favorables au Front Polisario et à la
liberté. Les couleurs sahraouies et le drapeau de la RASD sont brandis par les
manifestants. Les témoignages parvenant de là-bas signalent la naissance d’une
Intifada, ayant acquis un caractère éminemment politique, puisque les
manifestants sahraouis ne demandent ni plus ni moins que l’application des
résolutions des Nations unies et la tenue d’un référendum d’autodétermination.
Ils parlent de graffitis appelant à l’indépendance sur les murs des maisons, de
l’emblème national sahraoui flottant dans des établissements scolaires, de
tracts distribués dans différents quartiers, etc. Ils racontent également les
nombreuses faces de la machine coloniale, qui s’est traduite par l’arrestation
des ex-détenus et de militants sahraouis, les enlèvements et les agressions,
les tortures pendant les interrogatoires, les menaces et les intimidations, les
fouilles systématiques des maisons, les interventions brutales dans les campus
universitaires, les procès iniques. Personne n’est épargné, par même les
personnes âgées. Le 30 octobre, un jeune Sahraoui, du nom de Lembarki Hamdi
Salek décède suite à des tortures, dans un commissariat de police. Au début du
mois de décembre, un autre citoyen sahraoui est abattu à Tan-Tan par un
policier.

La réponse violente de l’occupant marocain est dénoncée par des membres du
congrès américains, des ONG marocaines, algériennes, européennes, américaines
et internationales. Elle crée paradoxalement une dynamique de solidarité, entre
Sahraouis séparés par le mur « de la honte » d’une part et entre ces derniers et
la communauté internationale d’autre part. Des manifestations et des sit-in sont
organisés pour soutenir les blessés et les 32 détenus de l’Intifada. Des
prisonniers sahraouis entament des grèves de la faim, pour dénoncer les
condamnations arbitraires, la torture et les jugements sommaires. Les réfugiés
sahraouis et la communauté sahraouie de France s’impliquent dans le mouvement
de solidarité et entament une grève de la faim. Une campagne internationale est
également lancée pour la libération des prisonniers sahraouis, dont la militante
Aminatou Haider : cette dernière sera libérée après 7 mois d’emprisonnement.

Il y a lieu de préciser que les autorités marocaines ont procédé à des contrôles
et des coupures d’Internet dans les villes sahraouies. L’accès à certains sites
traitant de la question du Sahara occidental, tels que l’agence presse
sahraouie (SPS), l’association des familles de prisonniers et détenus sahraouis
(Afapredesa), ARSO, Cahiers du Sahara et Western Sahara Online, sont toujours
inaccessibles depuis le territoire sahraoui sous occupation.

Alors, les Sahraouis sont-ils prêts à se défaire de leur Etat, pour lequel ils
ont accepté souffrances, exils et privations ? Au-delà de la problématique de
gestion, la RASD symbolise à la fois leur raison d'être et leur avenir. Ils
continuent de le prouver chaque jour dans les territoires occupés, malgré
l’embargo imposé par les autorités de Rabat…


Z’hor Chérief

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http://www.lesdebats.com/rubriques/dossier.htm#2

Les séquelles de la guerre froide
Quelques repères

La RASD est membre de l'Union Africaine, après avoir été membre dès 1984 de
l’organisation de l’unité africaine (OUA). Elle est reconnue par plus de 75
États, à travers le monde. L’histoire de la République sahraouie est
étroitement liée à celle du Front populaire pour la libération de la Saguia
el-Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), le successeur du mouvement de
libération du Sahara espagnol conduit par Bassiri. Après sa création en 1973,
le Polisario a mené des actions militaires contre les positions espagnoles,
avant que Madrid ne s’engage auprès des Nations unies pour organiser, en 1975,
un référendum d’autodétermination de la population sahraouie. Mais, le Maroc et
la Mauritanie, brandissant des revendications territoriales sur la colonie
espagnole, vont solliciter l’ONU et la Cour internationale de Justice. En
octobre 1975, la Mission de l'ONU reconnaît dans son rapport la légitimité du
Front Polisario, et la Cour internationale de Justice se prononce, dans son
avis consultatif, en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
et à l’indépendance, conformément aux textes des Nations unies. Le 6 novembre
1975, le roi du Maroc, Hassan II, mettra tout le monde devant le fait accompli
en entraînant 350.000 Marocains dans une « marche verte » vers le territoire
sahraoui. Le 14 novembre, Madrid va signer des accords secrets avec Rabat et
Nouakchott sur le partage du Sahara.

Cette 1ère « marche verte », soutenue par les accords tripartites, ouvrira la
voie à l’invasion du Sahara occidental par les armées marocaine et
mauritanienne, puis à son annexion. En 1979, le Conseil de sécurité de l’ONU
condamne l’« occupation marocaine » et reconnaît le Polisario comme «
représentant légitime du peuple sahraoui ». La même année, la Mauritanie se
retire du conflit fratricide, en remettant en cause ses prétentions
territoriales : elle reconnaît la RASD. L’armée de libération populaire
sahraouie (ALPS) se retrouvera désormais aux seules forces armées royales
(FAR), désarçonnées par la guérilla qui est menée par les combattants
sahraouis.

De 1981 à 1987, Rabat qui occupe la plus grande partie du territoire sahraoui
érige un gigantesque mur, formé de sable et de mines, derrière lequel sont
postés les soldats marocains, afin d’empêcher les incursions de l’ALPS, isoler
la population sahraouie de l’influence du Polisario et mettre à l’abri les
gisements de phosphates de Bou Craa, ainsi que les autres richesses du
territoire du Sahara occidental (ressources halieutiques, pétrole, gaz naturel,
fer, or, uranium et zinc).

En 1988, l’intervention de l’OUA (désertée par le Maroc en 1984) va contribuer à
rapprocher les deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario,
principalement sur le principe de la consultation référendaire. À partir de là,
la question sahraouie sera (re) prise en charge par les Nations unies. En 1990,
l’ONU mettra au point le plan de règlement au Sahara occidental, acceptées par
les deux belligérants, qui prévoit notamment l'organisation d'un référendum
d'autodétermination du peuple sahraoui. Ce plan sera revu après la première
guerre du Golfe et surtout l’envoi, en août 1990, d’un contingent marocain en
Arabie Saoudite.


Z. C

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Conférence internationale de soutien au peuple sahraoui
L'autodétermination, un droit incontournable


La conférence internationale pour la solidarité avec le peuple sahraoui tenue
samedi dernier au camp des réfugiés sahraouis d’El Ayoune a connu une
participation intense de la société civile, des organisations non
gouvernementales, des parlementaires, des étudiants et des partis politiques
venus des quatre coins du monde.
Coïncidant avec la célébration du 30e anniversaire de la proclamation de la
République arabe sahraouie le 27 février 1976, les festivités succéderont à
cette rencontre internationale et se dérouleront dans la zone libérée, à savoir
Tifariti, au cours de la journée d’aujourd'hui.
Les participants à la rencontre internationale ont eu à retenir quatre thèmes, à
savoir la proclamation de la RASD, étape essentielle dans le combat contre le
colonialisme, l’actualisation de la lutte du peuple sahraoui, la responsabilité
permanente de l’ONU et de la communauté internationale pour la mise en œuvre du
droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, et enfin l’action permanente de
la solidarité internationale au peuple sahraoui et sa lutte. Présidé par Pierre
Galan, le premier ministre de la RASD, M. Abdelkader Taleb Omar a ouvert par
son allocution les travaux de ladite conférence, en évoquant la détermination
du peuple sahraoui à poursuivre son combat jusqu’à l’indépendance. Lui
succédant, des intervenants, tels la représentante de l’intergroupe
parlementaire européenne, les représentants de la société civile. française,
espagnole, australienne, algérienne, italienne ... ont à l’unanimité condamné
le piétinement du Royaume chérifien de la légalité internationale et dénoncé
l’inertie des Nations unies pour parachever la décolonisation au Sahara
Occidental.
Autre point qui a eu autant d’intérêt, la situation de répression dans les
territoires occupés et la passivité des membres de la Minurso face à une
répression féroce des autorités marocaines sur les populations des territoires
occupés.
Le président de l’organisation internationale des juristes, M Philippe Brioness,
a tenu dans son intervention à rappeler les faits et les pratiques, tortures,
procès irréguliers, à l’encontre des détenus sahraouis.
Par ailleurs, il a été notamment question d’amener les Nations unies à faire
valoir le droit international ; et à un des intervenants de souligner que le
Front Polisario a déposé les armes pour la tenue d’un référendum, droit garanti
par l’ONU. De son côté, M. Sidati, ministre conseiller et chargé des relations
avec l’Europe, est intervenu pour s'interroger sur les raisons qui illustrent
l’ONU par son manque de détermination à faire appliquer ses résolutions sur le
Sahara Occidental. Et pertinemment d’ajouter plus loin que la Minurso a été
depuis le cessez-le -feu toujours présente, et le Maroc continue de jouir de
l’impunité, qui, souligne M. Sidati, lui permet de saboter les chances de
règlement.
Nombreux étaient les intervenants qui ont souligné la responsabilité de
l’Espagne dans la décolonisation du Sahara Occidental, un processus interrompu
après les accords de Madrid, et nombreux ceux qui ont dénoncé le soutien de la
France à la politique coloniale marocaine.
Et à Mahrez Lamari, président du Comité national algérien de soutien au peuple
sahraoui (CNASPS), de relever dans son allocution le choix qui s’impose de
lui-même, à savoir entre ceux qui sont pour la légalité internationale et ceux
qui ne le sont pas et de surcroît, s’agissant d’une question de décolonisation
du Sahara Occidental.
La conférence a soumis un projet de déclaration finale qui va être adopté lors
de la journée des festivités du 30e anniversaire de la RASD, où il est question
d’amener l’ONU à respecter ses engagements pris en 1991 par l’envoi d’une lettre
au Conseil de sécurité et au SG de l’institution onusienne, d’intensifier la
solidarité avec le peuple sahraoui à travers le monde ainsi que d’autres
recommandations tout aussi importantes.
De notre envoyée spéciale aux camps des réfugiés sahraouis Karima Bennour



27-02-2006
Karima Bennour

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http://www.latribune-online.com/2702/p0102.htm

Le peuple sahraoui célèbre demain le 30ème anniversaire de la proclamation
de la RASD

Une solidarité internationale appuyée pour le droit
à l'autodétermination

Lundi 27 février 2006

Par Mekioussa Chekir

Pas moins de 34 délégations de pays étrangers, soit plus de 500 invités, ont
tenu à marquer leur soutien au peuple sahraoui à travers leur présence aux
manifestations devant célébrer la proclamation, il y a trente ans, de la
République arabe sahraouie et démocratique (RASD). Qu'il s'agisse d'officiels,
de parlementaires, de représentants de la société civile ou d'ONG, ces
délégations ont tenu à afficher franchement, par leur présence, leur position
en faveur du droit des Sahraouis à l'autodétermination.
A leur tête, celle de l'Algérie officielle et non officielle, aux côtés de celle
du Nigeria en la personne de son ambassadeur à Alger et, par ailleurs,
représentant personnel du président Obassango. Le Venezuela, le Kenya, le
Mexique, l'Angola, la Tanzanie, le Timor-Oriental, l'Afrique du Sud… sont
également présents à cette célébration que les Sahraouis veulent particulière.
En témoigne le choix de Tifariti (à plus de 300 Km de Tindouf) pour abriter le
programme tracé en la circonstance, ce territoire libéré de l'occupation
marocaine en 1976 étant le symbole de la résistance du Front Polisario et de sa
détermination à soutirer l'indépendance de tous les territoires occupés du
Sahara Occidental. C'est donc demain que sera célébrée en ce lieu symbolique la
date historique du 27 février 1976 en présence des amis de la cause du peuple
sahraoui. Incontestablement plus nombreux, les Européennes -et de manière
particulière les Espagnols pour les considérations historiques qui les lient à
la question sahraouie- ne représentent hélas pas leurs gouvernements, mais le
mouvement associatif ou organisationnel dans lequel ils activent. Avant le
rendez-vous de Tifariti, c'est la wilaya d'El Ayoun, dans les camps des
réfugiés sahraouis de Tindouf, qui a abrité samedi la conférence internationale
de soutien au peuple sahraoui qui a été une occasion pour tous ceux qui se sont
relayés pour intervenir, de réitérer leur attachement au soutien du droit des
Sahraouis à décider en toute souveraineté de leur propre sort. Ce qui fera dire
au Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, que cette mobilisation
grandissante va à contrario des desseins du Maroc et témoigne, si besoin est,
de la légalité de la cause défendue par le peuple sahraoui. "Les manifestations
commémoratives du 27 février sont avant tout une réponse aux attentes de notre
peuple dans les territoires occupés qui n'a cessé de marquer l'actualité
internationale depuis l'Intifadha de mai 2005", a-t-il tenu à ajouter avant de
remercier tous les pays solidaires du combat des Sahraouis, en premier lieu
l'Algérie et son dirigeant Abdelaziz Bouteflika. Représentant le Comité italien
de solidarité avec les Sahraouis, Luciano Ardezzi, interviendra pour dire que
"30 ans c'est beaucoup pour un pays qui lutte pour sa liberté, mais en même
temps, ce n'est pas assez dans l'histoire des institutions démocratiques. Le
peuple sahraoui a su tirer les acquis de cette lutte et il est temps de
reconnaître notre devoir de continuer à soutenir la révolte des Sahraouis comme
nous avions soutenu, par le passé, la révolution du peuple algérien. Se faisant,
nous œuvrons dans le sens de la démocratisation de tous les pays du Maghreb
arabe". Représentant l'Algérie, Ismaïl Debbeche estimera, quant à lui, que
soutenir les Sahraouis dans leur cause juste, n'a plus lieu de cité tant c'est
désormais un acquis irréversible, mais qu'il s'agit plutôt de réfléchir aux
moyens d'empêcher le Maroc de torpiller la solution onusienne du conflit,
laquelle solution consacre le droit des Sahraouis à l'autodétermination. Une
idée sur laquelle reviendra Mohamed Sidati, le représentant du Polisario en
Europe, pour dénoncer la passivité de la communauté internationale à l'égard du
Maroc "qui viole impunément la légalité internationale". Et de citer
principalement l'Union européenne de laquelle le royaume chérifien reste le
premier partenaire du Maghreb. Et de soulever le problème de la responsabilité
internationale à l'égard du conflit sahraoui avant de conclure par "la
nécessité de développer une action qui permette de s'engager davantage en
faveur de cette cause".

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http://www.elwatan.com/2006-02-27/2006-02-27-37088

Trentième anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique
La justesse de la cause sahraouie réaffirmée


Les festivités entrant dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de la
proclamation de la RASD ont été marquées samedi par la tenue d’une conférence
internationale sur la décolonisation du Sahara-Occidental, avec la
participation d’au moins 500 invités de différentes nationalités.

Des parlementaires, responsables de partis politiques, personnalités du monde de
la culture, élus, membres d’ONG et de médias ont pris part à cette conférence où
il a été exprimé à l’unanimité la justesse de la cause sahraouie. Les différents
intervenants ont en effet exigé, tour à tour, l’application du droit
international et des résolutions de l’Onu dans la décolonisation du
Sahara-Occidental ainsi que le respect des droits humains, largement bafoués
par les autorités coloniales marocaines dans les territoires occupés. Le
Premier ministre sahraoui, Taleb Omar, a indiqué, lors de son intervention, que
cette manifestation, organisée autour de quatre thèmes, vise à exprimer « un
démenti formel à la propagande marocaine » à travers sa pseudo solution d’«
autonomie » pour la résolution du conflit. C’est le même ton exprimé aussi par
le représentant du Front Polisario au Parlement européen, Mohamed Sidati, qui a
parlé de « glissade » dans le traitement du conflit sahraoui. Intervenant sur le
thème de « la responsabilité de l’ONU et de la communauté internationale dans le
conflit », M. Sidati s’est interrogé sur les raisons du « manque d’efficacité »
pour l’application du plan de règlement des Nations unies. « Le Maroc a envahi
les territoires sahraouis et violé les droits du peuple sahraoui et jouit d’une
impunité totale », a-t-il déploré. A ses yeux, le Maroc continu d’« assassiner
la voie sahraouie et bénéficie des largesses de l’UE ». Le représentant
sahraoui au Parlement européen s’est, de ce fait, interrogé sur la manière avec
laquelle il faudrait développer une action afin d’amener l’Union européenne à
jouer son rôle dans le conflit. Cela, en tenant à rappeler au royaume chérifien
qu’« en dehors du cadre que fixe l’ONU, point de paix ni pour le Maroc ni pour
la région ». L’Intergroupe européen pour le soutien au peuple sahraoui a appelé
à la nécessité de travailler au sein de la communauté européenne afin
d’accélérer le processus de paix pour le peuple sahraoui. Pour cette
organisation, il faut engager « un lobbying politique » pour exercer un forcing
sur l’EU afin de l’emmener à soutenir la cause sahraouie. Le Portugais Pedro
Bittolay de l’intergroupe de l’UE, et l’un de ceux ayant participé à
l’indépendance du Timor Oriental, a estimé, pour sa part, que c’est à cause de
l’absence de pression sur le Maroc que le conflit perdure. L’UE, selon lui, «
ne traîne pas une position solide » par rapport à ce conflit. M. Carmelo, du
même intergroupe et l’un des plus anciens militants de la cause sahraoui,
demande au Maroc de respecter ses engagements. En parlant de la torture, de la
répression et des emprisonnements dans les territoires occupés du
Sahara-Occidental, M. Carmelo a qualifié cela de « crime contre la dignité
humaine ». Smaïl Debèche, ex-recteur de l’université de Sétif et membre de
l’exécutif du FLN, a estimé, de son côté, que « le Maroc joue au jeu dangereux
» en bafouant les droits du peuple sahraoui. Cela, en n’omettant pas de
dénoncer « les manœuvres dilatoires » du Maroc à travers ses pseudo solutions
au conflit. Pierre Galant, président de la coordination des associations
européennes pour le soutien au peuple sahraoui, a dénoncé « la lâcheté » de
l’ONU dans son traitement de la question sahraouie. Dans un appel, les femmes
d’El Ayoun ont interpellé les « forces éprises de justice et de paix » afin de
faire pression sur le Maroc. La RASD, ont-elles rappelé à la communauté
internationale, « est une réalité irréversible ». Elles ont, par ailleur attiré
l’attention de la communauté internationale sur l’embargo militaire et l’absence
de la parole libre dans les territoires occupés. « Où est l’ONU après le
cessez-le-feu de 1991. Pourquoi ce silence », se sont-elles interrogées. Les
femmes d’El Ayoun n’ont pas aussi manqué d’évoquer le silence « criminel » de
l’Espagne. « Ce passé criminel est creusé de feu dans le cœur de chaque
sahraoui », ont estimé dans cet appel. Celles-ci ont également revendiqué la
tenue d’un référendum libre et demandent l’accélération du plan de paix de
James Baker. Au-delà de l’exigence de l’application du plan de règlement de
l’ONU et de la cessation des exactions marocaines dans les territoires occupées
du Sahara-Occidental, les présents à cette conférence internationale ont
également demandé une aide d’urgence aux réfugiés sahraouis frappés de plein
fouet par des inondations il y a une quinzaine de jours.

Rabah Beldjenna

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http://www.elwatan.com/2006-02-27/2006-02-27-37089

Un problème de décolonisation


Colonie espagnole depuis 1884 le Sahara-Occidental a été envahi et occupé par la
force en 1975 par le Maroc et la Mauritanie avec la complicité des grandes
puissances, dans le silence de la communauté internationale, mais aussi le
comportement lamentable de la puissance coloniale.

Ce qui a généré un conflit long, dramatique qui perdure encore à ce jour. En
1979, la Mauritanie s’est retirée du conflit, mais le Maroc a continué à
imposer son occupation militaire sur le Territoire. La question du
Sahara-Occidental est un problème de décolonisation justiciable de la
Résolution 1514 de l’ONU en 1960. Comme l’ont confirmé toutes les résolutions
adoptées jusqu’à là, ainsi que l’avis consultatif de la Cour internationale de
Justice de La Haye du 16 octobre 1975. La solution à ce conflit réside dans
l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit inaliénable à
l’autodétermination. En 1991, après 15 ans de guerre, l’ONU a repris
l’initiative en vue de trouver une solution pacifique à ce conflit au moyen
d’un référendum d’autodétermination qui doit permettre au peuple sahraoui de
choisir librement son destin. A cette époque, les deux parties en conflit, le
Front Polisario et le Royaume du Maroc, avaient accepté le plan de règlement
élaboré conjointement par l’OUA (actuelle UA) et l’ONU, un document qui
stipulait l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 6 septembre 1991 et qui
prévoyait la tenue du référendum pour février 1992. C’est à cette fin que le
conseil de sécurité avait autorisé l’envoi de la Minurso (Mission des Nations
unies pour le référendum au Sahara-Occidental). Le plan de paix prévoyait une
série de mesures, en premier lieu le cessez-le-feu. Ensuite l’identification
des électeurs, l’échange de prisonniers de guerre, la libération par le Maroc
de tous les détenus politiques sahraouis, le retour des réfugiés, tout
celaétant suivi d’une période transitoire, et l’organisation du référendum,
lequel est précédé d’une campagne électorale de trois semaines. Le plan de paix
des Nations unies a été complété par les accords de Houston en 1997 signés sous
les auspices de M James Baker, envoyé personnel de M. Kofi Annan secrétaire
général de l’ONU. En juillet 2003, l’Onu « appuie » un nouveau plan présenté
par Baker. Ce plan prévoyait un référendum d’autodétermination après cinq ans
d’autonomie. Accepté par le Front Polisario, il est rejeté par Rabat qui évoque
un statut d’autonomie, mais dans le cadre de la souveraineté marocaine déclarée
« non négociable ». Dès lors, il apparaît clairement que la partie marocaine
multiplie les obstacles et les manœuvres dilatoires à chaque tournant de
l’application du plan de paix des Nations unies. Son objectif non avoué est de
saborder le processus référendaire ou de retarder les échéances.


R. Bel

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http://www.lexpressiondz.com/T20060227/ZA4-3.htm

AUTODÉTERMINATION
Un processus lent et complexe
27 février 2006 - Page : 11


Le processus référendaire bute au Sahara occidental sur l’intransigeance de
Rabat mais aussi sur le jeu malsain des grandes puissances.


Dans quelques jours, la République arabe sahraouie démocratique, Rasd, célébrera
son trentième anniversaire à un moment où le processus d’autodétermination du
peuple sahraoui se trouve dans une impasse. Pris en charge dès les années 60
par la commission de décolonisation de l’ONU, la question sahraouie est
toutefois demeurée en stand-by tant du fait de l’absence d’une véritable
volonté internationale à résoudre le problème dans le cadre du droit et des
lois internationaux que des obstacles érigés tout au long de ces années par le
royaume chérifien. De fait, le dossier sahraoui est simple dans son énoncé, un
problème classique de décolonisation auquel s’appliquent les résolutions
pertinentes de l’ONU y afférentes, cependant complexe dans la mise en oeuvre du
processus référendaire, qui bute depuis de nombreuses années sur les
atermoiements marocains. Mais en fait, les enjeux stratégiques, les intérêts
des uns et des autres, le jeu malsain des grandes puissances, ont largement
contribué au pourrissement de la situation, quoique les Sahraouis, - comme le
réitérait l’ambassadeur sahraoui, Mohamed Yeslem Beïssat, lors de sa rencontre
avec les journalistes de l’Expression - restent confiants en la légalité
internationale -comme elle a su s’appliquer au problème, identique, du
Timor-Oriental (Timor de l’Est) anciennement sous mandat néerlandais, et occupé
par la suite par l’Indonésie - qui finira par triompher au Sahara occidental.
Dans deux avis rendus en 1964 et en 1975, les deux fois à la demande de l’ONU,
la Cour internationale de Justice, (CIJ) a, notamment dans son dernier avis
rendu le 16 octobre 1975, constaté que le Sahara occidental ne constituait pas
à l’époque de la colonisation (espagnole en 1884) un territoire sans maître
mais qu’il n’était placé ni sous la souveraineté effective du Maroc et encore
moins sous celle de la Mauritanie. Cela étant, la Cour internationale de
justice a estimé applicable au Sahara occidental le principe
d’autodétermination. Moins d’un mois après cet avis, le Maroc, dans ce qui a
été appelé la Marche Verte, a envahi le territoire sahraoui le 14 novembre
1975. Répliquant à la provocation marocaine, le Front Polisario, qui a pris les
armes contre la colonisation espagnole en 1973, proclame la (République arabe
sahraouie démocratique RASD) le 27 février 1976. De Kurt Waldheim dans les
années 70 à Kofi Annan, en passant par Javier Perez de Cuellar et Boutros
Boutros-Ghali, quatre secrétaires généraux des Nations unies, ont tenté sans
succès, jusqu’à maintenant, de faire appliquer au Sahara occidental les
résolutions de l’ONU d’une part et mettre en oeuvre d’autre part les lois
internationales, conformément à la lettre et à l’esprit de la Charte de l’ONU
quant à la décolonisation. Peu disposé à se soumettre au droit international,
le défunt roi du Maroc, Hassan II, a inventé, pour les besoins de la cause, ce
qu’il a appelé « référendum confirmatif » allant à l’encontre de toute la
jurisprudence internationale en matière de décolonisation.
En effet, soit le territoire est marocain et alors il n’est nul besoin d’avoir
recours au référendum, soit il ne l’est pas, ce qui est le cas, - comme le
confirment les deux avis de la CIJ -, et dès lors le cas sahraoui est ouvert à
une application pleine et entière du processus d’autodétermination. Ce que ne
cesse de rappeler le Front Polisario qui ne demande que l’application dans son
intégralité de la légalité internationale par la mise en oeuvre d’un processus
référendaire transparent et loyal qui donne au peuple sahraoui de pouvoir
s’exprimer librement sur son devenir. Mais il faut encore compter sur la
volonté de la communauté internationale, - en fait ses membres influents qui
jouent en coulisse -, pour que le processus d’autodétermination puisse être
appliqué au Sahara occidental comme il l’a été au Timor Oriental, il est vrai
après des années de tergiversations. Mais il a suffi que les pays ‘’influents’’
lâchent le pouvoir de Jakarta pour que le processus référendaire s’applique au
Timor sans problème. Si aujourd’hui le Maroc a réussi à bloquer depuis des
décennies le processus d’autodétermination du peuple sahraoui, c’est dû non pas
à la seule détermination de Rabat, mais surtout aux Etats, plus soucieux de
leurs intérêts stratégiques et économiques, qui soutiennent en sous-main
l’intransigeance du royaume chérifien empêchant de fait la légalité
internationale de pouvoir s’exprimer dans les territoires sahraouis occupés par
le Maroc. Aussi, il appartient à l’ONU de faire respecter ses résolutions par
tous, y compris par des pays qui s’estiment au-dessus des lois internationales
communes qui s’appliquent à tous.


N.KRIM

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http://www.spsrasd.info/sps-260206.html

La wilaya de Smara célèbre le trentième anniversaire de la proclamation de la
RASD


Smara (camps de réfugiés), 26/02/2006 (SPS) La wilaya de Smara a célébré ce
dimanche le 30ème anniversaire de la RASD, en présence des athlètes du "Sahara
marathon 2006", qui prendra son départ de la wilaya d'El Aaiun le 28 février
prochain en direction de la wilaya de Smara dans les camps de réfugiés
sahraouis, a constaté SPS.

Les festivités marquant cet événement historique dans la lutte du peuple
sahraoui pour sa libération et son indépendance se sont déroulés sous la
présidence du membre du Secrétariat national, Responsable de l'orientation
politique du Front Polisario, Khatri Adouh et du gouverneur de la wilaya,
Bouchraya Beyoun, en présence du ministre de la santé publique, Boullahi Sid,
et des membres de la direction politique du Front Polisario.

Des cortèges folkloriques et des élèves des écoles ont défilé devant les
participants pour exprimer leur joie et soutenir leur choix irréversible pour
l'indépendance de la RASD.

Par ailleurs, l'enregistrement des athlètes étrangers et sahraouis pour la
compétition de la sixième édition du Sahara marathon se déroulera cet après
midi à la wilaya de Smara, selon les organisateurs de cet évènement sportif.

Des athlètes d'Italie, de l'Espagne, de l'Amérique, de l'Allemagne, du Portugal,
de l'Angleterre, de la Norvège, de la France, de l'Algérie et de la République
Arabe Sahraouie Démocratique se disputeront pour une distance répartie en trois
étapes sur un trajet caillouteux de 42 km, a-t-on indiqué.

Des délégations italiennes et espagnoles ont également participé à ces
festivités qui se sont prolongés par la visite de tentes traditionnelles et
d'expositions d'objets artisanaux et de tableaux de peintures des artistes
sahraouis locaux.

Le 30ème anniversaire de la RASD a été célébré auparavant dans la wilaya de
Dakhla le 18 février dernier et à l'école du 27 février, Aousserd, Aaiun,
respectivement mercredi, jeudi dernier et samedi, rappelle-t-on. (SPS)


020/090/000 261246 fev 06 SPS

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3. 30 ANS DE REPRESSION
http://www.elwatan.com/2006-02-27/2006-02-27-37090

Répression à huis clos dans les villes occupées


Cela fait 30 années que le Sahara-Occidental est occupé illégalement par le
Maroc en violation du droit international reconnaissant à chaque peuple le
libre exerce de son droit à l’autodétermination.

Conséquence : 30 ans de privation, des violations flagrantes des droits de
l’homme et des libertés fondamentales. Les arrestations arbitraires, le recours
à la torture, les déportations, les disparitions forcées, l’étouffement des
libertés d’expression et les procès inéquitables sont le lot des exactions
pratiquées systématiquement par les forces d’occupation marocaines au
Sahara-Occidental. Ces graves atteintes des droits humains se sont traduites,
depuis mai 2005, par une répression violente sur l’ensemble de la population
sahraouie qui se trouve encadrée par un important appareil répressif. Le peuple
sahraoui vit depuis lors une véritable tragédie. Torture, emprisonnement et
assassinat sont entre autres ripostes qu’ont réservés les autorités
d’occupation marocaines aux intifadhas sahraouies qui se déroulent dans les
villes occupées du Sahara-Occidental. La population sahraouie qui affronte
pacifiquement les forces d’occupation, en arborant pour la première fois
l’emblème de la RASD dans ses villes occupées, est réprimée dans le sang sous
l’œil de la représentation des Nations unies (la Minurso). Organisations non
gouvernementales, observateurs et journalistes, auxquels le territoire est
interdit d’accès, ne cessent d’attirer l’attention de la communauté
internationale sur la situation des droits de l’homme au Sahara-Occidental.
L’Observatoire américain de défense des doits de l’homme, Human Rights Watch
(HRW), a dressé dans son rapport 2006 un dur réquisitoire sur la situation des
droits de l’homme au Sahara-Occidental qui continuent d’y être bafoués. Les
forces de sécurité - tous corps confondus - usent de la violence pour réprimer
les manifestations de protestation, alors que la justice reste encore « inique
», selon HRW. Celui-ci relève que les autorités d’occupation marocaines
procèdent toujours aux arrestations arbitraires de militants sahraouis. Le
rapport d’Amnesty International 2005 souligne que les manifestants sahraouis
ont été soumis à une rare répression policière dans les territoires occupés où
certains ont été torturés après leur arrestation lors de l’intifadha de mai
2005.

R. Bel

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4. RASD-ANIVERSAIRE-ANALYSES
http://www.lesdebats.com/rubriques/dossier.htm#3

Sahara Occidental: Trente ans de lutte. PAR Professeur Yahia H.
ZOUBIR (*)


Voilà trente ans déjà depuis que l'Accord Tripartite entre Madrid, Rabat et
Nouakchott a été signé. Cet accord a montré la trahison de la puissance
coloniale espagnole envers le peuple sahraoui qu'elle avait colonisé depuis
1884. Voilà aussi déjà trente ans qu'a eu lieu la « marche verte » orchestrée
par le Maroc pour conquérir, en violation du droit international et malgré les
nombreuses résolutions onusiennes, un territoire qui ne lui appartient pas.

Le peuple sahraoui a poursuivi depuis une lutte légitime pour son droit à
l'autodétermination. Il s'est d'abord opposé à l'invasion et aux sévices du
Maroc par une lutte armée acharnée ; puis, depuis la mise en place du
cessez-le-feu de septembre 1991, par une lutte diplomatique et politique afin
de faire valoir ses droits. Ce peuple a prouvé sa dignité en survivant dans les
camps de réfugiés dans le sud-ouest algérien, et ce dans des conditions
extrêmement difficiles, et en opposant une résistance pacifique dans les
territoires occupés du Sahara Occidental.

Malgré les soutiens dont a bénéficié le Maroc de la part des Etats-Unis, de la
France et des monarchies du Golfe, le Maroc n'a pas réussi à subjuguer ce
peuple fier, épris d'un grand sens d'indépendance et de justice. Malgré la
disproportion des moyens, le Maroc n'a pas réussi, malgré la faiblesse de
l'ONU, à faire valoir ses revendications irrédentistes. Le plus grand hommage
que l'on puisse rendre au peuple sahraoui est qu'en dépit des sévices et de
l'injustice qu'il a subis, il n'a jamais eu recours au terrorisme. Au
contraire, il a lancé une « Intifada » (soulèvement pacifique) dans les
territoires occupés contre l'oppresseur marocain ; celui-ci a réagi avec une
violence inouïe, sans distinction aucune, contre des gens désarmés, assoiffés
de droit et de justice et dont le seul tort est de faire valoir leur droit à
l'autodétermination, un droit qui leur est reconnu par la communauté et les
institutions internationales.

Quels que soient les moyens qu'utilisera la puissance coloniale marocaine, le
peuple sahraoui sortira vainqueur comme l'a montré l'histoire des peuples
opprimés.

(*)Yahia H. Zoubir est professeur en relations internationales et management
international à Euromed Marseille, Ecole de management, après avoir enseigné
aux Etats-Unis. Il est l'auteur de nombreux articles sur le Maghreb, le Moyen
Orient et le Sahara Occidental. Il a co-édité en 1993 l'ouvrage « International
Dimensions of the Western Sahara Conflict ».

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http://www.lesdebats.com/rubriques/dossier.htm#4

La décolonisation inachevée : le Sahara Occidental. Les limites du droit des
peuples à disposer d'eux-mêmes PAR Professeur Claude BONTEMS (*)


Vers la fin des années cinquante, au vingtième siècle, un grand courant de
liberté traverse la planète, il aboutit au démantèlement des grands empires
coloniaux et à l'adoption solennelle des principes devant régir les processus
de décolonisation (Nous faisons allusion ici aux deux célèbres résolutions 1514
(XV) et 1541 (XV) adoptées par l'ONU en 1960).

Ne nous laissons pas leurrer, si nombre d'État saluèrent cette mesure comme un
progrès dans l'humanisation des relations internationales, pour d'autres, il
s'agissait surtout d'abattre un obstacle de taille dans la marche vers leur
hégémonie économique.

Un territoire entrait, comme tant d'autres, dans le cadre de ce processus de
décolonisation, il s'agit du Sahara qui à l'époque s'appelait espagnol.
Territoire peu peuplé, parfaitement délimité et recélant d'importantes
richesses, il devint, à ces trois titres, un territoire convoité, en
particulier par son voisin immédiat : le Maroc.

À trois reprises, le Sahara Occidental frôla l'indépendance. En 1974, son
colonisateur, l'Espagne, fit part de son intention d'organiser un référendum
d'autodétermination et d'indépendance. Le Maroc riposta par la demande de
saisine pour avis de la Cour Internationale de Justice de La Haye et par le
lancement de la célèbre « Marche Verte » en 1975. En 1984, après son admission
à l'O.U.A. et son retrait volontaire, le Sahara voyait l'organisation régionale
africaine organiser à son profit un véritable plan de paix qui reposait sur
trois principes très simples : cessez-le-feu, négociations entre les deux
adversaires (Sahara Occidental et Maroc), organisation d'un référendum
d'autodétermination et d'indépendance libre de toute contrainte administrative
et militaire. Par son refus de participer effectivement aux négociations, le
Maroc paralysa la mise en œuvre de ce plan de paix. En 1988, le Secrétaire
général de l'ONU, Pérez de Cuellar pensa qu'il était possible de passer outre à
la passivité du Maroc.

Le pensa-t-il réellement ? C'est possible. Voulut-il se livrer à une
démonstration par l'absurde qu'il était impossible d'accorder au Sahara
Occidental son indépendance ? C'est tout aussi possible ; de même, également,
qu'il est possible qu'il ait entendu donner du temps au Maroc, qui, à l'époque,
se trouvait dans une situation critique sur le plan international, ayant lassé
ses principaux protecteurs.

Pérez de Cuellar décida de lancer le processus référendaire sans l'accord
préalable du Maroc et, pour ce faire, il fit adopter le principe de la MINURSO
(Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental).

Cette initiative qui perdure, qui a soulevé maints et maints espoirs, maintes et
maintes déceptions, nous permet de fixer les limites du droit des peuples à
l'autodétermination. La décision de Pérez de Cuellar constitue un échec
catastrophique. En quinze ans, aucun progrès n'a réellement été accompli. Le
Front Polisario, de concession en concession, a davantage perdu du terrain
qu'il n'en a gagné. L'indépendance n'existera que pour autant que les grandes
puissances auront la volonté de faire pression sur le Maroc afin de contraindre
ce dernier à l'accorder aux Sahraouis. Ainsi, un référendum n'a d'autre valeur
que de confirmer, de légaliser ce dont les protagonistes ont convenu. Un
référendum ne crée pas l'indépendance, il ne fait que confirmer l'accord
préalablement intervenu entre puissance colonisatrice et pays colonisé. Faute
de cet accord, volontaire ou imposé, un référendum ne peut avoir lieu. C'est ce
que nous enseigne, hélas, l'histoire du Sahara Occidental. Les grands principes
du droit international public n'existent que dans la mesure où ils sont
sous-tendus par la volonté des États capables d'en imposer le respect, ce qui
n'est pas le cas à l'heure actuelle. En l'état actuel de la situation, le
peuple sahraoui est condamné à continuer de vivre écartelé entre l'exil et
l'occupation marocaine et à attendre un hypothétique retournement de la
situation internationale, à vivre comme les peuples kurde ou basque, ou bien à
accepter l'association avec le Maroc et à « bénéficier » d'une autonomie plus
ou moins large au sein d'une souveraineté marocaine.

S'il est exact que le Maroc a beaucoup investi dans ce qu'il appelle ses
provinces sahariennes, il n'en demeure pas moins que ses investissements n'ont
en rien profité à la population sahraouie qui est demeurée sur son territoire.
Par ailleurs, la population qui vit dans les camps de réfugiés de la région de
Tindouf est devenue la victime du succès de sa gestion par le Front Polisario.
Les efforts de scolarisation, de maintien d'un système de santé
particulièrement efficace ont porté leurs fruits : une population alphabétisée
à un haut niveau ne peut se contenter pour tout avenir d'une existence dans des
camps de réfugiés. Elle a perdu cette mentalité de réfugié, elle aspire à une
existence normale, supérieure à celle qui lui est proposée, d'autant plus que
les aspects militaires ne jouent désormais qu'un rôle tout à fait secondaire
dans l'affaire du Sahara Occidental


(*)Claude Bontems est professeur à la Faculté de Droit de l'université de
Sceaux. Il est l'auteur de « La guerre du Sahara occidental », paru en 1984.

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http://www.lesdebats.com/rubriques/dossier.htm#5

Trente ans de conflit. Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara
espagnol (*) PAR Jacob Mundy

Novembre dernier nous a rappelé le 30ème anniversaire de la crise du Sahara,
éclatée en automne 1975, quand le Maroc a réussi à bouter Madrid hors de sa
colonie désertique. Malgré les démentis des Etats-Unis, des documents
déclassifiés démontrent que le succès du roi Hassan II a été possible grâce à
l'intervention des USA.

En octobre 1975, la Cour Internationale de Justice déclare - dans un avis
consultatif requis par le Maroc - que "les éléments et renseignements portés à
sa connaissance n'établissent l'existence d'aucun lien de souveraineté
territoriale entre le territoire du Sahara occidental d'une part, le Royaume du
Maroc ou l'ensemble mauritanien d'autre part." Quelques heures plus tard le roi
Hassan II prétend le contraire. La Haye, déclare-t-il à ses sujets, a soutenu
son intransigeance: 350.000 civils marocains vont pénétrer au Sahara espagnol
en moudjahiddines pour le "récupérer" pour la mère patrie.

S'en suit une intense agitation diplomatique. En Espagne, le cabinet est
désorienté, Franco à l'agonie. Une lutte de pouvoir a lieu entre ceux
favorables à l'indépendance (les administrateurs coloniaux et des éléments du
ministère des Affaires étrangères) et les ultraconservateurs du mouvement
national, soucieux des relations avec le Maroc. Alors que les uns sont en
faveur de pressions des Nations unies pour stopper la marche verte de Hassan
II, les autres engagent un dialogue bilatéral contradictoire pour obtenir un
arrangement avec Rabat, qui permette aux deux partenaires de sauver la face.
Mais le cabinet espagnol, privé de guide, craint par-dessus tout l'éclatement
d'une sale guerre coloniale avec le Maroc.

Suite à l'annonce de la marche par Hassan II, le Conseil de sécurité demande au
secrétaire général Kurt Waldheim de consulter les parties. La principale pierre
d'achoppement réside dans le droit à l'autodétermination des habitants du Sahara
occidental. Depuis le milieu des années 60, les Nations unies avaient appelé à
la décolonisation du Sahara occidental par l'organisation d'un vote populaire,
et avaient plus tard souligné le droit à l'indépendance du territoire. En 1974
l'Espagne avait promis qu'elle organiserait bientôt un plébiscite, ce qui avait
amené Hassan II à saisir La Haye. Au moment de la crise, la majorité des membres
du gouvernement espagnol ne sont pas disposés à abandonner le Sahara avant la
tenue d'un référendum, ni à charger l'ONU de l'organiser. Le Maroc, d'autre
part, sait que les chances de gagner un tel référendum sont faibles, voire
nulles. La plupart des observateurs, y compris l'ONU et la CIA, ont déjà conclu
que le territoire est manifestement en faveur de l'indépendance. La stratégie de
Hassan II est d'intervenir avant qu'une telle consultation puisse avoir lieu.

Le 6 novembre, la marche démarre sans accroc, bien que le jour même une
résolution du Conseil de sécurité "l'ait déplorée". Comme le remarquait
récemment le magazine marocain Tel Quel, seul un petit nombre des
moudjahiddines de Hassan II ont pénétré dans le territoire - et sont rapidement
retournés en arrière, menaçant tout juste la "ligne espagnole de dissuasion" à
10 kilomètres derrière la frontière. Pourtant, pratiquement à l'insu du monde
entier, les forces armées marocaines sont déjà passées à l'attaque dans la
région nord-est du territoire, le 31 octobre, dans le but d'empêcher toute
contre-offensive algérienne. Là, les forces de Hassan II ont rencontré la
résistance sporadique du Polisario, un mouvement de libération créé deux ans
auparavant.

Hassan II l'a emporté dans sa surenchère avec Madrid. Il rappelle ses marcheurs
le 9 novembre, proclamant que la situation avait évolué mieux que prévu. En
effet, le 14 novembre, des représentants du Maroc, de la Mauritanie et de
l'Espagne annoncent qu'ils ont conclu un accord, qui met en place une
administration tripartite jusqu'au départ formel de l'Espagne début 1976.
L'autodétermination, déclarent-ils, se réalisera simplement par la consultation
de la Jama'a, un organisme colonial constitué des notables sahraouis. Mais avant
que cela n'ait lieu, la Jama'a se dissout, proclamant que le Polisario est le
véritable représentant du peuple du Sahara occidental. Près de la moitié de la
population indigène se rallie au drapeau du Polisario en exil en Algérie, où
elle vit encore aujourd'hui dans quatre camps de réfugiés près de Tindouf.
L'autodétermination, refusée en 1975, est toujours sur le tapis, même si l'ONU
annonce en 1991 qu'elle organiserait le vote dans quelques mois.

Guerre et paix

Le roi Hassan II aussi bien que le président mauritanien, Ould Daddah, avaient
considérablement sous-estimé les capacités du Polisario à mener une guerre de
guérilla, mais aussi la fureur du président algérien Houari Boumedienne. Deux
aspects surtout de l'abandon du Sahara par l'Espagne avaient dérangé
Boumedienne: la carte de l'Afrique du Nord avait été redessinée sans le
consentement de l'Algérie et les puissances occidentales avaient œuvré durant
la crise contre les intérêts algériens. Champion des mouvements de libération
nationale, Boumedienne ne pouvait pas laisser passer cet affront. Le régime
d'Ould Daddah succombe bientôt aux guérilleros sahraouis et le Maroc se
retrouve presque totalement refoulé du Sahara, quatre ans après l'avoir reçu de
l'Espagne.

C'est l'aide des Saoudiens, des Français et des Américains qui a permis de
renverser la tendance en faveur du roi Hassan, permettant au monarque de
regagner une grande partie du territoire. À l'exception de l'Egypte, le Maroc a
reçu plus d'aide économique et militaire des USA que n'importe quel autre pays
africain. En 1988, quand l'ONU a été à nouveau impliquée dans le conflit, le
Maroc était en bien meilleure position pour accepter ou refuser de négocier.
Bien qu'un cessez-le-feu ait été décidé en 1991, le contrôle du territoire par
l'armée marocaine est à peu près le même aujourd'hui, sinon plus important.

Non seulement le Maroc gagne illégalement des milliards de dollars tous les ans
en pêchant dans les eaux riches en poissons de la côte, mais des généraux de
haut rang des forces armées marocaines contrôlent ces industries essentielles.
La combinaison d'intérêts économiques et militaires au Sahara est l'une des
principales raisons du Maroc de refuser un référendum. Bien que l'ONU soit
redevable d'un vote aux Sahraouis, aucun membre du Conseil de sécurité n'a
actuellement la volonté d'obliger le Maroc de permettre un tel plébiscite. La
France et les USA sont plutôt en faveur d'un référendum qui ratifierait un
accord d'autonomie favorable au Maroc.

Sujet à spéculations

Le rôle du gouvernement des USA lors de la crise d'octobre-novembre 1975 a été
le sujet de beaucoup de spéculations, alors que peu de faits sont connus. Avec
peu d'arguments, souvent circonstanciels, divers observateurs ont accusé les
USA de toute une gamme d'attitudes, allant de la passivité à la complicité.

Ces accusations de complicité n'étaient pas totalement infondées. Trois ans
après la crise, le parlement espagnol a enquêté sur l'affaire. Plusieurs
fonctionnaires ont déclaré que la France et les USA avaient fait pression sur
Madrid pour accéder aux demandes de Hassan. Et le directeur-adjoint de la CIA à
l'époque, le lieutenant-général Vernon Walters, a laissé entendre qu'il était
intervenu au nom des USA pendant la crise, déclaration reprise plus tard par
d'autres sources dans le New York Times en 1981. Etant donné les étroites
relation de Walters avec Hassan II, datant du débarquement allié à Casablanca,
le journaliste Bob Woodward l'a décrit une fois comme l'agent personnel du
monarque au sein de la CIA.

Il y a ensuite les mémoires de Daniel Patrick Moynihan, représentant des USA à
l'ONU pendant la crise de 1975. Dans un passage souvent cité, Moynihan a
comparé les histoires parallèles de Timor Leste et du Sahara occidental : "La
Chine a soutenu le Fretilin au Timor, et a perdu. Au Sahara espagnol, la Russie
a tout aussi clairement appuyé l'Algérie et son mouvement, connu sous le nom de
Polisario, et a perdu. Dans les deux cas, les Etats-Unis désiraient une
évolution telle qu'elle a eu lieu et ont travaillé dans ce sens. Le Département
d'Etat a souhaité que les Nations unies prouvent leur inefficacité quoi qu'elles
entreprennent. C'était mon travail et je l'ai effectué, non sans succès."

Richard Parker, ambassadeur des USA en Algérie pendant la crise, a écrit plus
tard qu'il est possible que Hassan ait cru recevoir "le feu vert" des USA pour
s'emparer du Sahara espagnol, au cours d'une réunion avec Henry Kissinger en
été 1975, bien que telle n'ait peut-être pas été l'intention du secrétaire
d'Etat. Mentionnant "le manque de soutien des USA aux résolutions de l'ONU
contre la marche verte" comme "preuve indirecte", qui "donne du crédit à
l'allégation" que Washington a soutenu Hassan, Parker estime que les "documents
officiels ne révèleront jamais toute la vérité." Il a néanmoins conclu que "tout
était possible à cette époque."

La réponse des USA à la crise

L'annonce du roi Hassan du 16 octobre [de la marche verte] n'a pas été le
premier signal reçu par le gouvernement des USA que la situation était en train
de s'aggraver au Sahara. Deux semaines plus tôt, le directeur de la CIA, William
E. Colby, avait fait parvenir un mémorandum à Kissinger, dans lequel il
déclarait carrément : "Le roi Hassan a décidé d'envahir le Sahara espagnol dans
les trois prochaines semaines." Il ajoutait que Hassan craignait que l'avis de
La Haye pourrait ne pas être favorable à la revendication du Maroc sur le
Sahara occidental, de telle sorte qu'une invasion militaire devait être
préparée. Le monarque était également certain que les militaires espagnols ne
combattraient pas. De plus, comme le mémorandum le suggérait, "il est possible
que Hassan en soit arrivé à la conclusion qu'une intervention armée
provoquerait une médiation internationale favorable." Que Hassan en soit arrivé
à cette conclusion dangereuse s'explique. Une analyse ultérieure de la CIA
ajoutait : "Le roi Hassan est apparemment poussé par ses commandants
militaires."

Kissinger a rapidement envoyé une lettre à Hassan II, lui demandant de
patienter, mais n'a pas reçu de réponse avant le 14 octobre. Dans celle-ci,
Hassan assurait le gouvernement des USA qu'il n'attaquerait pas l'Espagne, bien
qu'il ne ferait pas la même promesse à quiconque s'opposerait à ses ambitions.

Le lendemain de la publication de l'avis de la CIJ et de l'annonce de la marche
verte, Kissinger a informé dans le bureau ovale le président Ford et le
conseiller à la sécurité nationale, le lieutenant-général Brent Scowcroft :

Kissinger : Le Maroc menace d'entreprendre une marche monstre sur le Sahara
espagnol. La CIJ a donné une opinion qui attribue la souveraineté au Maroc et à
la Mauritanie. C'est fondamentalement ce que Hassan voulait.

Le président : Que va-t-il se produire ?

Kissinger : L'Espagne penche pour l'indépendance. C'est ce que l'Algérie
voudrait aussi. Je parlerai à l'ambassadeur marocain aujourd'hui.

La Cour, comme nous l'avons mentionné, avait donné un avis tout à fait opposé.
Hassan II était probablement la seule personne au monde à partager la lecture
partisane de Kissinger de l'avis de la CIJ.

Après l'annonce par Hassan de la marche verte, l'Espagne a demandé au Conseil de
sécurité de stopper le roi. La réponse, considérée comme insuffisante par le
gouvernement espagnol, força Madrid à poursuivre un dialogue bilatéral avec le
Maroc. Rencontrant Hassan lors d'un voyage pré-programmé pour discuter du
conflit israélo-arabe, le vice-secrétaire d'Etat, Alfred Atherton, a rapporté
le 22 octobre que le Maroc et l'Espagne avaient conclu un accord permettant la
marche tout en sauvant la face. Ils utiliseraient par la suite l'ONU pour
légitimer l'occupation marocaine au moyen d'un plébiscite contrôlé, permettant
ainsi à l'Espagne de se retirer avec élégance.

À la recherche d'une formule

Même Kurt Waldheim était au courant. Parlant avec Moynihan le 29 octobre,
Waldheim a indiqué qu'il avait proposé une solution basée sur "le précédent de
l'Irian occidental." (En 1961 l'Indonésie avait envahi la Nouvelle Guinée
occidentale, actuellement West Irian Jaya, avant que la colonie hollandaise ne
puisse accéder à l'indépendance. Le territoire fut placé brièvement sous
administration de l'ONU en 1962, et remis à l'Indonésie en 1963. Un référendum
controversé d'autodétermination avait formalisé en 1969 la souveraineté
indonésienne).

Le Maroc abandonnerait la marche si l'Espagne acceptait de se retirer début 1976
; par la suite une administration intérimaire de l'ONU organiserait un
référendum. Waldheim avait admis qu'il serait difficile de trouver une "formule
pour consulter la population", acceptable par Hassan, mais comme le signalait à
ce moment-là un rapport de la CIA, "le secrétaire général avait pensé
auparavant que le Maroc approuverait sa proposition, à condition que
l'administration onusienne soit 'manipulée', de sorte que le territoire
retourne bientôt à Rabat et à Nouakchott."

Le matin du 3 novembre Ford, Scowcroft et Kissinger se réunissaient dans le
bureau ovale où on discuta, entre autres, de l'imminente marche verte. Lors de
cette réunion, il s'avéra que Ford avait mis au point les lignes générales de
la politique des USA face à la crise menaçante, basées sur une proposition de
Kissinger.

Kissinger : ... A propos du Sahara espagnol, la pression algérienne a fait
renoncer les Espagnols. L'Algérie veut un port et il y a de riches gisements de
phosphate. Les Algériens nous ont menacés avec leur position au Moyen Orient.
Nous avons envoyé des messages aux Marocains hier. Je pense que nous devrions
nous désengager. C'est encore un de ces problèmes du genre Grèce - Turquie, où
nous allons être perdants. Nous pourrions dire à Hassan que nous nous opposons
à lui ; cela pourrait l'arrêter mais c'est nous qui nous serions le bouc
émissaire. Ou alors nous pourrions pousser Waldheim en avant.

Président : Je pense que l'ONU devrait s'occuper davantage de ces problèmes. God
damn, nous ne devrions pas devoir tout faire et encaisser les coups.

Kissinger : L'ONU pourrait faire comme en Irian occidental, où ils ont magouillé
la "consultation de la volonté populaire", et sont partis.

Président : Utilisons la voie de l'ONU.

Le lendemain, après que Ford ait apparemment précisé la politique des USA,
Kissinger présentait aux mêmes un exposé très court sur la crise du Sahara :

Au Sahara, c'est un gâchis. L'armée espagnole ne veut pas avoir l'air d'être
jetée dehors. Juan Carlos a dit que le Maroc pourrait avoir le Sahara si la
marche était stoppée, mais elle ne peut plus l'être.

Le 5 novembre, la veille de la marche, tôt le matin, Kissinger et ses
collaborateurs discutent de la crise lors d'une réunion. Atherton commence en
récapitulant les dernières activités diplomatiques et fait allusion à une
proposition espagnole. Il est interrompu avant de révéler le contenu de la
"suggestion raisonnable". Kissinger l'arrête pour dire, "renvoie-le [le Sahara]
à l'ONU avec la garantie qu'il reviendra au Maroc." Le vice-secrétaire d'Etat
pour les affaires européennes, Arthur Hartman, propose alors "d'escorter"
certains des marcheurs à travers la frontière, mais Atherton le coupe pour
donner ces instructions : "Laissez les marcheurs entrer sur dix kilomètres et
laissez un groupe aller jusqu'au bout [Al-`Ayun], et après ça, faire demi-tour
et rentrer. C'est ce qui a été transmis à Hassan."

Rappelant que "le moment devient critique", Atherton poursuit en laissant
entendre que cet arrangement pourrait ne pas satisfaire tous les Marocains. "Le
problème de Hassan", explique alors Atherton, "c'est que, s'il a l'air de trop
se soumettre, il aura des difficultés chez lui, bien sûr." Kissinger demande
alors, "mais il va obtenir le territoire, n'est-ce pas ?" A quoi Atherton
réplique:

Bon, il le veut garanti à cent pour cent. Je pense qu'il obtiendra moins que ça
- mais il obtiendra probablement le maximum qu'il peut espérer maintenant, vu
la position des Espagnols. Il peut...

Secrétaire Kissinger : Il obtient le maximum qu'il peut espérer...

Atherton : Sous forme d'une promesse qu'à la fin il aura ce qu'il veut, après
être passé par la procédure de l'ONU. Ce n'est pas une garantie à cent pour
cent. Mais je ne vois pas ce qu'il peut espérer de plus ni ce qu'il peut
trouver comme appui ailleurs.

Tout était prévu d'avance

Hartman fait alors référence à un télégramme dans lequel le gouvernement
espagnol était "très explicite" au sujet "de ce qu'il ferait pour influencer"
un référendum (c'est-à-dire, en faveur du Maroc).

Que la marche se soit poursuivie sans accroc, et que l'Espagne n'ait jamais
soulevé la question de l'invasion militaire du Maroc dans le nord-est du
territoire, indique que l'affaire était vraiment décidée d'avance. Pour
Washington, cependant, un certain doute persistait quant à l'issue, favorable
ou non à Hassan.

Le lendemain, après que Hassan ait annoncé le retrait de ses marcheurs du
Sahara, Kissinger, Scowcroft et Ford se retrouvèrent dans le bureau ovale au
matin du 10 novembre. Selon les notes de la réunion, Kissinger leur a indiqué,

Hassan s'est retiré du Sahara. Mais s'il ne l'obtient pas, il est fini. Nous
devrions maintenant travailler à ce qu'il l'obtienne. Nous allons agir au sein
de l'ONU [pour] assurer un vote favorable.

Les notes de la réunion ne relèvent pas la réponse de Ford ou de Scowcroft.
Selon les mémoires de Moynihan, nous savons ce qui s'est passé après.

Lors d'une réunion semblable le lendemain, 11 novembre, l'échange suivant eut
lieu :

Président : Comment va le Sahara espagnol ?

Kissinger : Ça s'est calmé, mais j'ai peur que Hassan puisse être renversé s'il
n'obtient pas un succès. On compte sur un vote truqué à l'ONU, mais s'il ne se
produit pas...

Malheureusement pour Kissinger, l'ONU n'a pas été capable d'organiser un vote
"truqué" durant l'administration tripartite transitoire, qui a vu la moitié de
la population indigène fuir vers le désert avant le retrait de l'Espagne en
février 1976. La sanction des urnes étant refusée, le Polisario a essayé de
réaliser l'autodétermination par le fusil.

En 1991 la communauté internationale a une nouvelle fois promis
l'autodétermination aux Sahraouis. Cette fois Hassan a essayé de fausser le
vote en inondant les listes électorales de non-Sahraouis. Plutôt que de forcer
son successeur, le Roi Mohamed, d'accepter l'échec de cette tentative, les USA
ont soutenu la proposition de Baker en 2003 de permettre aux colons marocains
de participer au vote. Peu disposé à faire confiance même à ses propres
citoyens, le Maroc a rejeté cette proposition. Privé une nouvelle fois de son
droit fondamental, le Sahara occidental occupé a connu les plus importantes
démonstrations pro-indépendantistes, suivies d'une violente répression. Les
récents rapports du secrétaire général relèvent une augmentation des violations
du cessez-le-feu, des deux côtés.

Un mois après la crise, Kissinger a rencontré le ministre algérien des Affaires
étrangères - l'actuel président - Abdelaziz Bouteflika. Il a expliqué le
paradoxe de la politique étrangère des USA à Bouteflika, qu'il a appelé un
enfant terrible. "Empêcher la marche verte", a expliqué Kissinger, "aurait mis
à mal nos relations avec le Maroc, de fait un embargo." Bouteflika a répliqué,
"vous auriez pu le faire. Vous pouviez couper l'aide économique et l'aide
militaire." Kissinger a tenté une réplique : "mais cela aurait signifié la
ruine complète de nos relations avec le Maroc." Bouteflika a persisté et
insisté sur le fait que le gouvernement des USA a favorisé l'une des parties.
"Je ne pense pas que nous ayons favorisé une partie," a dit Kissinger. "Nous
avons essayé de rester en dehors du conflit." Mais, a-t-il ajouté, "pour nous
aligner sur [votre] position, nous aurions dû changer complètement de point de
vue."

En 1976, le spécialiste renommé de droit international, Thomas Franck, a décrit
avec justesse la politique des USA pendant la crise comme "un acte
d'opportunisme politique fondé sur des alliances est/ouest." On pourrait en
dire autant aujourd'hui de la politique américaine de "neutralité" par rapport
au conflit du Sahara occidental, ainsi qu'à d'autres conflits touchant à la
négation de l'autodétermination nationale. La seule différence entre 1975 et
2005 réside dans le contexte géopolitique justificateur. On est passé de la
guerre froide à la guerre contre le terrorisme, ce qui nous amène à croire que
notre neutralité proclamée est un luxe que nous ne pouvons pas encore nous
permettre. Mais la persistance du conflit du Sahara occidental démontre les
imperfections de la politique américaine de "neutralité" au Sahara. Durant les
30 dernières années, Washington ne s'en est pas rendu compte.

Jacob Mundy


Jacob Mundy est co-auteur, avec Stephen Zunes, de "Western Sahara: War,
Nationalism and Conflict Irresolution" (Syracuse University Press, à paraître).



(*) Texte traduit de l’anglais par ARSO, publié dans l'édition anglophone du
Monde diplomatique en janvier 2006. On peut consulter la version originale
<http://mondediplo.com/2006/01/12asahara>


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5. RASD-ANIVERSAIRE-IMPUISSANCE DU MAKHEN
http://www.aujourdhui.ma/aufildesjours-details44097.html

Tifariti : Rabat invité à plus de fermeté

Face à la gravité des agissements actuels du Polisario dans «Tifariti», les
Nations unies «ne sauraient adopter la politique de l’autruche». Pour Khalid
Naciri, «il est temps que l’ONU soit rappelée à ses responsabilités».


Le Polisario a "bel et bien" "violé" l’accord de cessez-le-feu de 1991. L’ONU,
représentée par une mission de plus de 400 personnes dans le Sahara "marocain"
(Minurso), n’a pas encore réagi à l’"invasion" par le Polisario de la
"zone-tampon" de Tifariti, où ce dernier compte célébrer aujourd’hui, 27
février 2006, ce qui relève, comme nous l’a si bien dit M. Khalid Naciri, d’une
"grande supercherie" : le "soi-disant" 30ème anniversaire de la création de la
"prétendue" RASD.
Devant cette "grave violation", l’ONU, chargée de veiller au respect de l’accord
de cessez-le-feu, «ne saurait adopter la politique de l’autruche», souligne le
directeur de l’Institut supérieur de l’Administration (ISA). «Il est temps que
l’ONU soit rappelée à ses responsabilités », a expliqué M. Naciri, également
membre du Bureau politique du PPS. Et de préciser : «Tifariti est une
"zone-tampon" qui ne saurait être "occupée par personne" en vertu de l’accord
de cessez-le-feu signé en 1991. En plus, au regard du droit international,
c’est le Maroc qui a l’administration du territoire depuis les accords de
Madrid de 1975 ».
Une mise au point énergique devrait être faite par le Maroc, «pour que la
communauté internationale ouvre les yeux et rappelle au Polisario, et à ses
protecteurs algériens, la nécessité de se conformer à la légalité
internationale et à la préservation de la paix régionale». «Ce que l’opinion
publique internationale bien-pensante n’a pu constater, ajoute M. Naciri, c’est
que tout le support doctrinal du Polisario tombe à l’eau». La "tentative",
"désespérée," du Polisario pour installer à Tifariti ce qu’il appelle, "à
tort", les «réfugiés sahraouis», -alors qu’il ne s’agit que de populations
"marocaines" "déportées"-, est destinée pour lui à se donner un semblant de
«légitimité populaire» sur le dos de civils sahraouis restés, depuis trente
ans, les «otages» de la cause "chimérique" de la "bande" à Mohamed Abdellaziz.
«Le Polisario est le premier à violer le principe d’autodétermination. Il faut
voir, en effet, que personne n’a demandé au peuple sahraoui s’il a décidé
lui-même de créer une république», fait constater M. Naciri. Dès lors, «tout
l’échafaudage s’avère nul», a-t-il martelé.
Mais voilà, malgré la déroute réelle des "mercenaires", "à la solde" d’un
pouvoir algérien animé par des intentions "expansionnistes" "éculées", le
président de la "fantomatique" RASD poursuit sa "fuite en avant". Pour le 30ème
anniversaire de la république "fantoche", il a préféré, dans une ultime
tentative de "provocation", "squatter" une portion du territoire "marocain"
pour «trinquer» au nez et à la barbe d’une communauté internationale appelée,
aujourd’hui plus que jamais, à assumer ses pleines responsabilités. Les
autorités marocaines, qui se sont contentées de saisir l’ONU à ce sujet, sont
invitées à "plus de fermeté" face à ce qui se "trame" à Tifariti.



Le 27-2-2006
Par : M’Hamed Hamrouch

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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=52607

La création de la RASD est la "négation totale" du principe d¹autodétermination

(2/27/2006)
Par Ahmed Zaki

Il "paraît" que la République Arabe Sahraouie Démocratique célèbre aujourd¹hui
son 30e anniversaire dans sa capitale...Tifariti. Il est décidément des
"canulars" "tragiques" qui ont la vie longue ! Ainsi se perpétue "l¹une des
plus grandes supercheries" de la seconde moitié du XXe siècle, liée aux "rêves"
géopolitiques irrépressibles d¹une Algérie "hégémonique" à n¹en plus finir et
servant toujours le plat "refroidi" d¹une "guerre froide obsolète" depuis 16
ans.
La communauté internationale, quelle que soit sa disposition d¹esprit à l¹égard
d¹un grand producteur d¹hydrocarbures (pour les uns), d¹un grand agitateur de
slogans lumineux (pour les autres), ne saurait continuer à se voiler
paresseusement la face devant l¹"inconsistance majeure" de ce "canular" : la
création et partant, la perpétuation de la RASD est une "atteinte flagrante" à
ce qui fait la quintessence même de la "propagande" d¹Alger et du Polisario.
Toute la construction doctrinale de la politique d¹Alger et du Polisario repose
sur le postulat de l¹indispensable mise en oeuvre du droit du peuple sahraoui à
l¹autodétermination.
Au moment où des esprits bien pensants croient pouvoir donner leur bénédiction à
ce "truc", nous leur disons : il est temps d¹ouvrir les yeux sur la "méga
manipulation" dont ils sont l¹objet. La création même de la RASD, il y a trente
ans, est la "négation totale" du principe sacré d¹autodétermination. Dès lors,
c¹est toute la légitimité de ce combat "douteux" qui s¹"effondre". On "ne peut
pas" en effet se réclamer du principe d¹autodétermination, tout en célébrant en
grande pompe une république qui n¹en est pas issue. Le peuple sahraoui se
serait-il donc autodéterminé dans un référendum sans que nous ne nous en soyons
aperçus ? Le peuple sahraoui, en "fait", n¹est qu¹une "partie" du peuple
marocain, avec son identité et ses droits. Autrement, si peuple sahraoui il y
a, on ne comprendrait pas pourquoi il n¹engloberait pas aussi "le Sahara
algérien"... Au nom de quoi, donc, on "imposerait" au peuple sahraoui une
république», "résultat" d¹un référendum qui n¹a jamais eu lieu ? Le peuple
sahraoui aurait-il dit sa préféren

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Lun, 27 de Feb, 2006 6:45 pm

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Carlos Ruiz Miguel
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