Entrar
¿Usuario nuevo? Regístrate
sahara-info
? ¿Ya estás suscrito? Entrar en Yahoo!

Consejos de Yahoo! Grupos

¿Sabías que...?
Puedes buscar mensajes antiguos en un grupo.

Mensajes

  Mensajes Ayuda
Avanzado
Spécial "Le Journal Hebdomadaire" (3-IX-2006)   Lista de temas   < Tema anterior  |  Tema siguiente >
Responder | Reenviar < Mensaje anterior  |  Siguiente mensaje > 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de tous les prisonniers
politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-MAROC
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Pourquoi le Maroc a-t-il signé les « Accords de
Houston » ?

2. SAHARA 0CCIDENTAL-FRONT POLISARIO
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: D'où vient le Polisario ?

3. MAROC-CRISE ET PANIQUE DU MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Mohammed VI s'est-il convaincu que le Maroc avait
besoin d'un despote éclairé ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qu'y a-t-il entre Mohammed VI et Moulay Hicham
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Pourquoi Basri a-t-il été limogé ?

4. MAROC-CRIMES DU MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: De quoi est mort Mohammed V ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Pourquoi Dlimi a-t-il été exécuté ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Où est le corps de Ben Barka ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui est derrière le 16 mai ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui fut derrière « Dakkate Saligane » ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a ordonné la mort de Mandari ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a inspiré « Notre ami le Roi »
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Les « samedis noirs » de Laânigri !
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Le Credo républicain
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Les premiers témoignages sur Tazmamart
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Le brûlot
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Lectures taboues
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui fut vraiment Cheikh El Arab ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a provoqué les émeutes de Casa 1981 ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui savait pour Tazmamart ?

5. SAHARA OCCIDENTAL-INVASION
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Comment est née l'idée de la « Marche Verte » ?

6. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-HISTOIRE
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Hassan II a-t-il participé à l'opération Ecouvillon ?

7. MAROC-FRANC MAÇONERIE
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Comment Hassan II est-il devenu franc-maçon ?

8. MAROC-RIDICULE DU MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a dupé Mohammed VI pour Talsint ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a fait croire aux « avions renifleurs » ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Une parade sans armes
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Que vaut le Markar de Hassan II ?

9. MAROC-"DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"-CAMPAGNE CONTRE LE JOURNAL
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Manipulation : Les dessous d'une manif
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Deux fois le montant de l'amende légale pour Aboubakr
Jamaï !

10. MAROC-LA PAROLE DU ROI SANS CRÉDIBILITÉ
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Les MRE et la parole du Roi

11. MAROC-ISRAEL
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: L'indécence de la R.T.M et de 2M
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Que faisait Hassan II au « Club Safari » ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a poussé les juifs à l'exil ?

12. MAROC-ALGÉRIE-EXPANSIONISME DU MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Qui a déclenché la « guerre des sables ? »

13. FRANCE-MAROC-COMPLICITÉ AVEC LE MAKHZEN
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Que doit Chirac à Hassan II ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Lyautey a-t-il « créé » la monarchie ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Abdelkrim voulait-il une « république du Rif » ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Que cache l'affaire Pernod-Ricard ?
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Quelle est la vérité sur Aix-les-Bains ?

14. MAROC-NUCLÉAIRE
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Le Maroc voulait-il la bombe atomique ?


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO IN ENGLISH
http://fr.groups.yahoo.com/group/sahara-info-english/

===========================================================


1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-MAROC
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9049

Pourquoi le Maroc a-t-il signé les « Accords de Houston » ?


Lors de sa visite au Maghreb, au mois d'avril 1997, James Baker a posé une
condition jugée par lui incontournable pour l'application du plan de règlement
de l'ONU : des négociations directes entre le Maroc et le Polisario. Ce qui fut
fait les 23, 24, et 25 juin 1997 à Lisbonne. Dans la capitale portugaise ce fut
une "discussion exploratoire", pour reprendre le jargon diplomatique. Les
vraies négociations, elles, ont eu lieu à Houston, ville natale de James Baker
le Texan, le mardi 16 septembre 1997. À Houston, il y a d'abord eu accord sur
un code de conduite pour la tenue et le déroulement du référendum. Ensuite sur
l'autorité de l'ONU pendant la période de transition qui va de l'identification
des électeurs au scrutin proprement dit. Enfin, sur un document énumérant les
principes qui devaient régir le processus d'identification. C'est ce point qui
avait retenu le plus l'attention, puisqu'il a toujours constitué la pierre
d'achoppement de toutes les tentatives de mise en oeuvre du référendum. James
Baker, en diplomate aguerri, avait trouvé l'astuce pour contourner un prétexte
d'obstruction. Il n'y aura plus de chioukh pour avaliser l'identification des
électeurs. L'opération sera entièrement sous contrôle de la Minurso. Restait
une autre question, tout aussi épineuse : celle de l'évaluation statistique du
corps électoral. James Baker avait avancé le chiffre de 80 000. Un chiffre qui
a été à l'origine d'une grande polémique, laissant transparaître une frayeur
indicible, mais néanmoins réelle, du côté marocain. Et pour cause, l'estimation
de l'émissaire américano-onusien était très loin des 250 000 Marocains sahraouis
recensés et revendiqués par le Maroc. Reste alors la question lancinante que
toutes les chancelleries se posent encore : pourquoi donc les Marocains ont-ils
paraphé un " accord historique " qu'ils ne purent jamais tenir, donnant du
carburant aux indépendantistes ?

La petite histoire rapporte que Hassan II a cédé à l'entregent du prince
saoudien Bandar Ibn Sultan, très proche du clan Bush, sur les recommandations
insistantes de Mohammed Benaïssa. Hassan II avait cru que sa médiation serait
favorable au Maroc, une sorte de renvoi d'ascenseur après qu'il a aidé le
prince à se rabibocher avec la famille Al Saoud suite à ses dérapages lors de
la Première guerre du Golfe…

<----------------------------------->
2. SAHARA 0CCIDENTAL-FRONT POLISARIO
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9043

D'où vient le Polisario ?


Le 28 février 1976 a été fondée en plein cœur de l'ancien Sahara espagnol, la
République arabe démocratique sahraouie (R.A.S.D.). La création de cet Etat qui
s'est voulu dès le départ indépendant et autonome, a été l'une des premières
conséquences de la " Marche Verte " organisée par le régime marocain en 1975.
L'événement du 6 novembre n'a fait qu'accentuer un conflit qui perdurait depuis
la décolonisation du Maroc. La naissance de la R.A.S.D. a été précédée par la
création de mouvements armés et politiques nationalistes et indépendantistes.
Le premier d'entre eux, le Front de Libération du Sahara, a été créé dans les
années 60 sous l'impulsion de Bassiri. Le second mouvement politique et armé
sahraoui, le Polisario, aurait été créé par El Ouali Mustapha Sayed entre
autres, dans le but de mettre un terme à l'occupation espagnole du Sahara,
celle-ci étant effective depuis 1884. D'ailleurs, la traduction de l'espagnol
du nom Polisario veut dire " Front Populaire de libération de Saguia el Hamra
et Rio de Oro ". Malgré ces précisions, somme toute très officielles, quelles
sont les véritables origines du Polisario ? L'Algérie, irréductible alliée de
la RASD, aurait-elle directement influé sur la création du Polisario ? Ou
peut-être faut-il chercher au sein même du Maroc, parmi les opposants au régime
de Hassan II, nombreux dans les années 60 et 70 ?

<----------------------------------->
3. MAROC-CRISE ET PANIQUE DU MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9052

Mohammed VI s'est-il convaincu que le Maroc avait besoin d'un despote éclairé ?


l'idée de substitu er le roi homme d'affaires au s ecteur privé défaillant est
une stratégie extrêmement dangereuse.


Le Journal Hebdomadaire publiait en décembre 2004 une couverture où apparaissait
un trône vide sous le titre « Que fait le roi ? ». A l'époque, les absences
répétées et prolongées du roi à l'étranger, alors que des dossiers sensibles
devaient être traités inquiétaient. Une année et demie plus tard, la monarchie
lançait l'Initiative nationale pour le développement Humain (INDH), commandait
une large étude à plusieurs experts sur le développement politique, économique
et social du Maroc après 50 années d'indépendance, recevait et acceptait
d'appliquer les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER),
réactivait le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS),
demandait aux partis politiques leurs propositions pour la résolution du
conflit du Sahara et, à en croire les statistiques officielles, parcourait plus
de 72 000 kilomètres dans le cadre de ses activités officielles. Pour couronner
le tout, l'année 2005 connut une pluviométrie exceptionnelle générant une
croissance de plus de 7% et des investisseurs des Emirats Arabes Unis
promettaient d'investir plusieurs milliards de dollars. La monarchie semble
bien avoir changé de braquet. A ceux qui doutaient de son implication, elle
répond par l'omniprésence à la une des publications proches du Palais et dans
les journaux télévisés du soir des deux chaînes de l'Etat. Le roi travaille et
le fait savoir. La monarchie occupe d'autant plus le terrain que nous sommes à
la veille d'une année électorale et que les sondages donnent le Parti de la
Justice et du Développement (PJD) comme grand favori. 47 % d'intentions de vote
donneraient au PJD une présence parlementaire suffisamment importante pour
inquiéter la monarchie. Cas de figure à éviter absolument car s'il y a une
configuration politique qui ne lui est pas tolérable c'est bien l'émergence
d'une force politique dominante au sein du Parlement. Surtout si cette force
n'est pas soutenue par le Pouvoir. Pour ne rien arranger, le PJD recèle en son
sein un puissant courant en faveur d'une réforme constitutionnelle digne de ce
nom. La proximité des élections est propice à un « retour aux sources » des
partis de la Koutla : justement, des demandes de réformes constitutionnelles.
La monarchie se devait d'assurer son omniprésence pour souligner son
indispensabilité. Message en clair : pendant que les partis palabrent et
veulent refaire le monde, moi je travaille pour les Marocains. Le message
subliminal est lui : pourquoi réduire les pouvoirs d'une institution qui tient
la baraque ? Et pour les donner à qui ? D'où la question : Mohammed VI s'est-il
convaincu que le Maroc avait besoin d'un despote éclairé ? Que le bien- être
économique et social des Marocains passait par un système où les pouvoirs
seraient concentrés entre les mains d'un roi autoritaire et bienveillant ?
Malgré les professions de foi de démocratisation, plusieurs éléments renforcent
cette thèse. Sur le plan social, le label INDH, apposé à l'initiative la plus
banale, commence à agacer. L'omnipotence des structures liées à l'intérieur
conjuguée, il est vrai, à la corruption et au laisser-aller prévalant chez les
élus communaux, débouchent sur un bilan jusqu'ici plutôt mitigé. D'un autre
côté, la toute- puissance de la Fondation Mohammed V aboutit à un effet
d'éviction des autres initiatives qui n'émanent pas du Palais. Et pendant que
toutes les lumières sont portées sur la charité « royale », les structures de
l'Etat telles que le système de santé de l'Etat sont toujours aussi incapables
de subvenir aux besoins des citoyens. Le cas de ce patient d'El Jadida qu'on a
laissé, il y a quelques mois, mourir aux portes de l'hôpital en est le plus
triste des exemples. Dans le domaine économique, cette impression de despotisme
éclairé est encore plus frappante. Le patronat n'est pas content de la
gouvernance du pays ? Son président s'avise-t-il de le dire ouvertement ? La
réaction ne se fait pas attendre. L'indélicat n'est plus invité aux cérémonies
officielles et on lui colle un contrôle fiscal. Quelques mois plus tard,
l'effet sur le fonctionnement de la Confédération Générale des Entreprises du
Maroc (CGEM), syndicat des patrons, est évident. Aux élections pour la
présidence, il y aura un candidat unique, celui que le Palais aura adoubé.
L'hégémonisme royal sur l'économie privée se confirme. Mounir Majidi,
secrétaire particulier du roi et gestionnaire de ses affaires, et ses
collaborateurs redessinent l'économie marocaine à leur guise. Grâce à
Attijariwafa bank, la banque qu'ils contrôlent, et à leur fonction « royale »,
rien ni personne ne peut ou ne souhaite leur résister. Cela a fini par créer
une atmosphère malsaine où ceux qui le veulent et le peuvent s'allient aux amis
du roi en espérant bénéficier des restes du festin, les autres font profil bas
en attendant des jours meilleurs. En fait, le discours des hommes d'affaires du
roi est totalement déculpabilisé. Il s'agit pour eux de pallier les défaillances
d'un secteur privé amorphe et incapable de faire face aux défis de l'économie
mondialisée. L'argument peut donner bonne conscience, sauf qu'il est faux. Une
étude rapide permet de constater que les secteurs dans lesquels prospèrent les
affaires liées à la monarchie sont protégés et peu concurrentiels. De plus,
l'idée de substituer le roi homme d'affaires au secteur privé défaillant est
une stratégie extrêmement dangereuse pour l'avenir du pays. C'est en quelque
sorte croire qu'un groupe d'amis du roi sont plus compétents et mieux informés
que tout le marché. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l'humanité à déjà
connu un système similaire durant le vingtième siècle : le communisme tel
qu'appliqué par les pays s'en réclamant et pas nécessairement comme Marx l'a
théorisé. Il était basé sur la croyance qu'un acteur, en l'occurrence l'Etat,
était plus compétent et mieux informé que l'ensemble de la communauté. En
réaction, on eut les théories modernes du rôle de l'Etat dans l'économie :
l'Etat régule pour optimiser le fonctionnement du marché. Les businessmen du
roi semblent substituer SIGER, la holding du roi, à l'Etat. Le processus ne
fait d'ailleurs que commencer. Cette année par exemple, le roi a fait son
entrée dans les télécommunications à travers Maroc Connect qui a obtenu des
licences de téléphonie octroyées par l'agence de régulation en charge du
secteur. Là aussi, les engagements d'encourager l'entreprenariat privé sont
démentis par cette attitude en ligne avec la notion de despote éclairé. Le
despote éclairé est plus qualifié que l'ensemble de la communauté des affaires
pour gérer l'économie privée. Alors il le fait et c'est pour la bonne cause. Si
on ajoute à ce panorama le fait que le système judiciaire du pays est considéré
comme corrompu et totalement inféodé au régime, on comprend pourquoi Freedom
House, l'ONG américaine qui produit un classement des pays du monde en fonction
du degré de liberté économique, ait récemment réduit la notation du Maroc. Un
despote, aussi éclairé soit-il, n'accepte pas la critique, les voix libres
doivent être réduites au silence. L'année de règne écoulée n'apporte guère de
bonnes nouvelles sur ce front. La presse indépendante qui ne s'est pas pliée
aux exigences du Makhzen paie le prix lourd pour sa liberté éditoriale. Les
procès iniques se sont multipliés. Les droits de la défense ont été constamment
bafoués et les juges ont octroyé aux plaignants contre les journaux indépendants
des dommages et intérêts hallucinants. Le pompon de la crapulerie sera toutefois
décroché par le ministère de l'Intérieur. Les manifestations contre les
journaux, montées dans l'affaire des caricatures du prophète, ont été des
sommets d'ignominie. L'incitation à la haine organisée par des fonctionnaires
de l'Intérieur et relayée par les médias publics est un haut fait de la
répression de la presse sous Mohammed VI. Dernière barbouzerie en date,
l'invraisemblable opération montée contre le journaliste trublion Ali Lmrabet.
Les services marocains, que l'on espérait guéris de leurs fadaises, ont
récemment essayé de lui coller une affaire de conspiration contre le Maroc. Si
les promoteurs de la monarchie actuelle tentent de la présenter comme ayant une
vision de démocratisation du pays, les exemples abondent pour montrer qu'en
réalité c'est bien un statut de despote éclairé qui est recherché. Mais est-ce
le souhait conscient du roi lui-même ? Sempiternelle question qui mène à la
dichotomie entre le roi et son entourage. Tous ceux qui ont approché le roi
affirment qu'il n'a rien d'un despote. Que son engagement en faveur des plus
démunis est sincère. Sa volonté de faire du Maroc un pays développé
économiquement, socialement et même politiquement, serait bien réelle. En fait,
l'homme exsude cette sincérité, elle lui assure une cote de popularité qu'on
peut considérer comme élevée, mais le mécontentement est tout aussi réel
lorsqu'il s'agit d'un Etat que son institution maîtrise. Plusieurs démocrates
s'étaient empressés d'écrire, au lendemain de l'intronisation de Mohammed VI,
qu'il fallait sauver la monarchie du Makhzen. Pour que le roi puisse jouer un
rôle constructif dans l'édification d'une nation démocratique et prospère, il
faut qu'il démakhzénise son institution, qu'il la débarrasse des scories de
décennies de despotisme. A-t-il adhéré à cette vision ? L'évolution du
fonctionnement de l'institution monarchique indique le contraire. Quelle vision
a-t-il alors de l'avenir institutionnel du pays ? La réponse à cette question
nous est toujours inconnue.


Par Aboubakr Jamaî

---------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9045

Qu'y a-t-il entre Mohammed VI et Moulay Hicham


Que s'est-il passé entre Mohammed VI et son cousin Moulay Hicham ? La question
taraude bien des observateurs. C'est peu de dire que les services de sa majesté
ont cherché la petite bête au cousin politologue. Il faut dire que le fils de
Moulay Abdallah est un sacré morceau. N'avait-il pas critiqué le règne de son
oncle du vivant de ce dernier dans un article publié dans Le Monde Diplomatique
? Pourtant tout avait bien commencé entre les deux cousins. C'est Mohammed VI
lui-même qui l'a appelé ce vendredi 13 juillet au matin pour lui annoncer que
Hassan II était dans un état critique. La Beïa s'était plutôt bien passée... et
puis patatras. Moulay Hicham aurait reproché au roi de vouloir aller passer la
nuit aux sablons, alors qu'il était devenu roi et devait donc passer sa
première nuit de souverain au palais de Touarga. Il aurait critiqué, durant la
même soirée, le comportement peu respectueux des circonstances de certains amis
du roi. Les rumeurs abondent. Ce qui est certain. C'est que le roi enverra à son
cousin une délégation familiale pour lui signifier qu'il n'est plus le bienvenu
au Palais. Les remarques de Moulay Hicham sur le fait que la primogéniture
était une dérive absolutiste, et sur la nécessité d'un pacte de famille entre
les membres de la famille royale ont achevé de brûler les ponts entre les deux
cousins. Les barbouzeries contre le prince récalcitrants vont se multiplier
jusqu'à culminer dans une série d'articles insultant la mémoire du père de
Moulay Hicham dans un hebdomadaire financé par le Palais. Pourtant, le roi est
d'une prévenance rare à l'égard du reste de la famille de son cousin. La sœur,
le frère et la mère de ce dernier sont traités...royalement. Dernièrement, la
surprise fut grande de voir Moulay Hicham invité aux festivités du
cinquantenaire de l'Indépendance. Certains y ont vu les débuts d'un
rapprochement. Hélas ! quelques mois plus tard, la police empêchait le cousin
du roi de se recueillir sur les tombes de son père, de son grand-père et de son
oncle. L'ordre venait du roi. Quant aux raisons précises de cette inimitié
familiale, il faudra que l'un des deux écrive un jour ses mémoires pour y voir
plus clair.

---------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9088

Pourquoi Basri a-t-il été limogé ?


Il savait tout au plus qu'il n'était plus en odeur de sainteté avec le sommet de
l'Etat. Il avait quelque peu perdu de sa superbe. Il rechignait de plus en plus
à jouer de la matraque pour le compte d'un gouvernement qui utilisait ses
services mais ne se privait pas de le vilipender dans ses journaux. Il n'en
demeure pas moins qu'il était à mille lieux de penser qu'il pouvait être
congédié d'une manière aussi expéditive que brutale. La manière utilisée pour
destituer Driss Basri ressemble à une stratégie de putsch. Dès l'annonce de la
nouvelle, le noyau dur de la sécurité nationale est lui-même soumis à un
dispositif sécuritaire. Contrôle des allers et venues, fouille systématique des
visiteurs sortants, et évacuation des lieux avant l'heure administrative. Une
véritable prise de pouvoir par surprise là où il y avait plus de pouvoir qu'il
n'en fallait. Plus que le contexte nouveau ne pouvait en supporter. La manière
choisie, un délogement sans ménagement, est à la mesure de la stature acquise
par le principal concerné et des méthodes que celui-ci a souvent utilisées
contre les autres. Y compris ses proches collaborateurs. Son limogeage aura
servi au nouveau règne de " vendre " la démocratisation promise par Mohammed
VI. On raconte cependant que son départ précipité trouverait ses origines dans
les relations difficiles qu'il entretenait avec le roi alors Prince héritier en
raison de son tropisme pour Moulay Rachid…

<------------------------->
4. MAROC-CRIMES DU MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9046

De quoi est mort Mohammed V ?


A la mort de Moulay Youssef, en 1927, c'est le troisième de ses fils qui est
choisi par Paris pour lui succéder, au détriment des deux premiers. Il régnera
sous le nom de Mohammed V. Mohammed V et ses descendants ont, à leur tour,
failli perdre leurs droits sur le trône. En 1953, en raison de sa position
indépendantiste, Mohammed V a été destitué et déporté avec ses enfants à
Madagascar. Paris avait mis à sa place un cousin, Ben Arafa, jugé beaucoup plus
docile. Contrairement aux interventions précédentes, ce renversement dynastique
provoque une véritable indignation parmi la population marocaine largement
acquise à l'idée d'indépendance nationale. Finalement, alors que la guerre a
éclaté dans l'Algérie voisine, Mohammed V a été autorisé à rentrer en 1955 et a
retrouvé son trône. Ben Arafa, détrôné, finira sa vie en exil à Nice où il est
mort en 1976. Le Maroc a obtenu son indépendance en 1956. En 1961, Mohamed V a
succombé à une hémorragie au cours d'une opération bénigne sur la cloison
nasale. La disparition prématurée du " père de la Nation " déclencha un flot de
rumeurs qui furent habilement colportées, dès l'accession de Hassan II au trône
par ses opposants les plus irréductibles qui y virent une succession forcée,
une succession qui fut d'ailleurs la première depuis 1894 à ne faire l'objet
d'aucune intervention étrangère...

---------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9041

Pourquoi Dlimi a-t-il été exécuté ?


Parmi les hommes forts du régime de Hassan II, peu ont survécu à trente huit
années de règne. Ahmed Dlimi, général et chef des services secrets marocains, a
fait partie de ces personnalités très influentes du régime au destin tragique et
énigmatique encore aujourd'hui. Sa disparition soudaine, survenue lors d'un
accident à Marrakech le 25 janvier 1983, est passée à l'époque presque
inaperçue, contrairement à celle du général Oufkir. Effacé de la mémoire
collective du Maroc, Ahmed Dlimi avait pourtant largement contribué à écrire
plusieurs pages de l'histoire contemporaine. Notamment le chapitre sur
l'enlèvement et l'assassinant de Mehdi Ben Barka en octobre 1965, pour lequel
il a été accusé et même emprisonné (en 1967). La mort de Dlimi est suspecte car
elle n'a laissé aucune trace. Même pas celles du camion qui l'a renversé à
Marrakech. Le conducteur et son véhicule n'ont en effet jamais été retrouvés.
Si l'opinion publique s'est posé beaucoup de questions sur la fin subite du
deuxième homme fort du royaume, le régime n'a pas traîné pour classer l'affaire
dans le registre des questions sans réponse. Ahmed Dlimi, dont les pouvoirs
étaient très étendus, constituait-il une menace pour le régime monarchique ?
Hassan II craignait-il de voir l'histoire se répéter, plus de dix ans après
deux coups d'Etat militaires ? Les circonstances de la mort de Dlimi
appartiennent pour certains au destin tandis que d'autres estiment qu'il s'agit
là d'un assassinat politique du règne de Hassan II.

----------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9040

Où est le corps de Ben Barka ?


L'affaire Ben Barka n'avance pas. Le régime continue de réfuter toute
implication et toute responsabilité dans l'enlèvement et l'assassinat du leader
de l'opposition marocaine. Pour autant, sans attendre l'aval du Makhzen, le cas
Ben Barka est depuis longtemps posé par la justice française. Si aujourd'hui
plusieurs questions ont trouvé une réponse, notamment concernant la
responsabilité de hautes personnalités marocaines de l'époque dans le meurtre
politique le plus déstabilisant du règne de Hassan II, seule la question du
lieu où se trouverait le corps de Ben Barka demeure sans réponse. Plusieurs
thèses avancent la probabilité de sa localisation dans la capitale même, à
Rabat, dans le terrain de l'ancien centre de détention secret dénommé PF3. A
l'endroit même où plusieurs opposants au régime de Hassan II auraient été
emprisonnés, torturés et tués durant les années de plomb. D'après les
témoignages des frères Bourequat, anciens pensionnaires du PF3, et ceux des
truands français impliqués dans l'enlèvement de Ben Barka à Paris le 29 octobre
1965, les restes du dirigeant de l'U.N.F.P. seraient enfouis dans le terrain de
l'ancien Point Fixe 3. Or ce dernier a depuis été transformé, barricadé et
sécurisé de telle sorte que personne ne cherche à résoudre l'énigme que
renferme la mort de Mehdi Ben Barka, et celles de tant d'autres opposants au
régime monarchique marocain.

--------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9047

Qui est derrière le 16 mai ?


Trois ans après les attentats du 16 mai à Casablanca, on ne dispose toujours pas
d'une version complète et officielle sur ce qui s'est vraiment passé ce
vendredi-là. Ni Mustapha Sahel, l'ex-ministre de l'Intérieur, ni Hamidou
Laânigri, alors patron de la DST, n'ont estimé indispensable de présenter
devant le Conseil de gouvernement ou devant le Parlement un rapport ou juste un
compte-rendu sur ces événements tragiques. A défaut, on a eu droit depuis à un
foisonnement d'informations et à une multitude d'hypothèses sur les véritables
instigateurs de ces attentats. Entre la thèse d'Al Qaïda, vite abandonnée,
l'étrange mort de Moul Sebbate, présenté à titre posthume comme l'une des têtes
pensantes de ces opérations meurtrières, et la piste de Mohamed Guerbouzi, dont
Laânigri est convaincu qu'il est le véritable stratège du 16 mai, 3000
islamistes ont été arrêtés et jugés sans qu'on puisse prouver quoi que ce soit
contre eux. Les seuls au monde à ne pas être revendiqués, du moins jusqu'à
présent, les attentats de Casablanca demeurent un mystère. D'ailleurs, dans les
couloirs du Parlement, plusieurs députés et conseillers soulèvent discrètement
ce sujet et se posent des questions dont ils n'ont toujours pas de réponse mais
personne n'a osé exercer son pouvoir et interpeller le ministre de l'Intérieur
sur ces attentats. De quoi ont-ils peur ? Ou aborder les attentats de
Casablanca est-il tabou ? En tout cas, l'adoption en un temps record de la loi
anti-terroriste semble avoir dissuadé beaucoup de fourrer leur nez dans une
affaire pareille.

--------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9050

Qui fut derrière « Dakkate Saligane » ?

Le 7 avril 1947, des troupes de tirailleurs sénégalais stationnées dans la
nouvelle médina de Casablanca ouvraient le feu sur des Marocains. "Dakkate
Saligane"(le coup des Sénégalais) aurait été provoqué par une banale affaire de
filles de joie. Munis d'armes et de nombreuses munitions, les tirailleurs ont
tiré sur la foule sans l'aval de leurs supérieurs. Ils tuèrent ainsi des
dizaines de personnes. L'ordre de tirer sur la foule leur aurait été donné par
des officiers français, avec la complicité du chef de la région, Philippe
Boniface. Celui-là même qui sera impliqué dans les terribles émeutes de
décembre 1952à Casablanca. Ainsi, les autorités coloniales n'auraient pas réagi
à cette tuerie programmée, d'après les nationalistes marocains, par
l'administration régionale avec la collaboration de la presse Mas. Ces
accusations ont été démenties par les accusés sans pour autant qu'une enquête
ait fait la lumière sur la véracité des faits. Dans son éditorial du 8 avril,
La Vigie Marocaine qualifia l'événement de "Nuit tragique" tout en relativisant
sa gravité et en rappelant que l'ordre aurait été vite rétabli. Celui-ci n'aura
pourtant été réel que dans la soirée du 7 avril, alors que la tuerie commença
en début d'après-midi. Cet événement déclencha le célèbre discours de Mohammed
V à Tanger, le 10 avril. Affecté par l'ampleur du massacre, le Sultan condamna
fermement les méthodes sécuritaires de la Résidence générale. Il en profita
pour affirmer sa volonté de libérer le Maroc du joug colonial.

--------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9050

Qui a ordonné la mort de Mandari ?


Même après sa mort, Hicham Mandari reste un mystère. Etait-il vraiment l'homme
qui en savait trop ? Ou était-ce juste un golden boy doublé d'un escroc ? En
tout cas, depuis l'éclatement de son affaire en 1999, on a eu droit à toutes
les versions possibles et imaginables sur ce jeune homme qui était un habitué
des appartements du palais royal de Rabat. Tantôt, il est conseiller spécial du
roi, tantôt un membre de la sécurité royale, tantôt proche parent de la favorite
de Hassan II, Farida Cherkaoui. Aux Etats-Unis où il s'est d'abord installé, il
a tissé des contacts hasardeux avec les renseignements américains. Il a même
offert ses " services " à l'attaché militaire de l'ambassade d'Algérie au pays
de l'oncle Sam. Après son extradition en France, Hicham Mandari a multiplié les
manœuvres afin de faire parler de lui et indisposer ses anciens amis de Rabat.
Même les deux attentats dont il a fait l'objet à Paris ne l'ont pas convaincu
de se faire plus discret. Au contraire, il est devenu un moment l'ennemi numéro
un du Palais. Il n'a pas hésité à attaquer Mohammed VI dans une interview
accordée à un journal algérien. Dans la nuit du 4 au 5 août 2004, Hicham
Mandari est retrouvé assassiné, une balle tirée à bout portant dans la nuque,
dans un parking de Fuengirola, à quelques kilomètres de Marbella, là où il
devait annoncer le lancement d'une station de radiotélévision émettant vers le
Maroc. Le 26 février 2006, un communiqué de la Guardia Civil nous apprend que
l'assassin présumé de Hicham Mandari a été identifié et qu'il était incarcéré
dans une prison française. Un assassin qui arrange visiblement tout le monde.

----------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9090

Qui a inspiré « Notre ami le Roi »


Le pamphlet de Gilles Perrault sur le régime de Hassan II et ses relations avec
la France doit son existence à Christine Daure-Serfaty. L'épouse d'Abraham
Serfaty, grande militante des droits de l'Homme au Maroc, a consacré une grande
partie de sa vie à défendre les victimes de la dictature de Hassan II. En 1989,
Edwy Plenel, rédacteur en chef du quotidien français " Le Monde " et proche du
couple, parvient à convaincre l'écrivain et journaliste Gilles Perrault de
recueillir, auprès de Christine Daure-Serfaty, ces informations inédites sur la
situation des " disparus " du régime. Elle lui a en effet transmis tous les
renseignements qu'elle a amassés durant de longues années de militantisme au
Maroc. Publié en 1990, l'ouvrage est accablant pour Hassan II, révélant nombre
d' exactions commises sous son autorité, pendant près de trente ans. L'image du
Maroc dans le monde, notamment dans les pays occidentaux, allait ainsi être
sérieusement écornée. Le livre est jusqu'à nos jours interdit dans les
librairies et bibliothèques marocaines. Ceci n'empêcha guère sa diffusion
clandestine. " Notre ami le Roi " a levé le voile sur plusieurs énigmes posées
par le régime pendant les années de plomb. Il a eu comme conséquence
essentielle de commencer enfin à faire évoluer les pratiques dictatoriales du
régime monarchique. Le sort de nombreuses victimes de la répression des années
60 et 70 a été en partie résolu grâce à la parution de l'ouvrage de Gilles
Perrault. Il a permis, entre autres, de révéler aux yeux de tous le sort de la
famille Oufkir depuis son emprisonnement en 1972.

----------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9064

Les « samedis noirs » de Laânigri !


Les unités des tristement célèbres Groupes urbains de sécurité (GUS), qui ont
pris part au défilé militaire organisé le 14 mai 2006 à Rabat, ont été
longuement sifflées par la foule venue nombreuse assister à cette manifestation
des forces armées royales. Cette police, que défend pourtant avec persistance le
général Hamidou Laânigri, Directeur général de la sûreté nationale, sans pour
autant lui donner les moyens nécessaires, ne véhicule pas une bonne image
auprès de la population marocaine. Son impopularité, due à ses dérapages,
connaît une croissance inquiétante et ce malgré les manchettes rassurantes et
les publi-reportages de certains de nos confrères.


Par Taieb Chadi

---------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9079

Le Credo républicain


Moumen Diouri était un des compagnons de Cheikh El Arab et de Ben Barka. En
1963, il est arrêté et jugé dans le tristement célèbre procès du "complot" de
l'UNFP. Il fait partie des onze condamnés à mort. Sa peine est commuée en
prison à perpétuité par grâce royale et il est incarcéré à Dar El Mokri.
Libéré, il quitte le Maroc et se réfugie à Paris où il publie des pamphlets
pour dénoncer le despotisme au Maroc. Il est un des rares opposants à prôner
ouvertement le régime républicain.

---------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9080

Les premiers témoignages sur Tazmamart


Arrivée en 1962 au Maroc, Christine Daure enseignait l'histoire-géographie dans
le cadre de la coopération et fréquentait les milieux progressistes, notamment
les mouvements d'extrême gauche. En 1972, elle cache deux militants maoistes,
Abdellatif Zeroual et Abraham Serfaty qui sera condamné à 18 ans de prison. En
1986, sur intervention de Danielle Mitterrand, elle obtient de l'épouser pour
lui rendre visite à la prison de Kénitra. Hantée par le sort des disparus et
par l'horreur de Tazmamart dès qu'elle en apprend l'existence, elle multiplie
les démarches. C'est entre autres elle qui a informé Gilles Perrault sur ce
point en 1989. Dans "Tazmamart : une prison de la mort au Maroc", elle raconte
le sort des 58 hommes qui y furent enfermés. Le livre n'est jamais entré au
Maroc. Bien plus tard, après son retour au Maroc avec Abraham Serfaty, elle
publie "Lettre du Maroc" qui évoque, à travers une interrogation sur l'histoire
du pays, la réalité de ce que fut l'ancien régime : enlèvements, liquidations,
centres de torture clandestins… L'ouvrage est entré au Maroc mais très
rapidement les stocks en sont saisis.

4 "Tazmamart : une prison de la mort au Maroc", Stock, 1992 "Lettre du Maroc",
Stock, 2000

---------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9077

Le brûlot


C'est en 1990, alors que la France s'apprête à recevoir Hassan II, que paraît le
livre de Gilles Perrault, "Notre Ami le Roi". Parution qui aura pour conséquence
l'annulation de l'Année du Maroc en France prévue pour cette année-là. Le Palais
a tout fait pour empêcher la sortie de l'ouvrage, y compris en proposant à
l'éditeur Antoine Gallimard de racheter l'ensemble du stock, pour pouvoir
l'envoyer au pilon… A défaut, il a mobilisé une lourde force de propagande :
tous les soirs aux infos était énumérée la liste des associations qui avaient
envoyé des télex de protestation à l'Elysée. En France, l'ambassade du Maroc
fait pression pour que le livre ne soit pas en vente à la librairie de
l'Institut du Monde Arabe. En 1996, Antoine Gallimard, qui était invité au
Salon du Livre de Casablanca, a été expulsé du Maroc. Hassan II ne lui a jamais
pardonné d'avoir publié ce livre qui a suscité sa fureur. Evidemment, le livre
est interdit au Maroc mais c'est peut-être celui qui a été le plus lu sous le
manteau. L'auteur, avocat et romancier, est un fervent militant des droits de
l'Homme (malgré une jeunesse imprégnée des idées d'extrême droite). Il dénonce
dans "Notre Ami le Roi" les exactions du régime de Hassan II et la complaisance
dont la France fait preuve à son égard : "Il règne, maître de tous et de chacun,
brisant par la répression, pourrissant par la corruption, truquant par la
fraude, courbant par la peur. S'il n'a pas inventé le pouvoir absolu, son génie
aura été de l'habiller des oripeaux propres à tromper ceux des étrangers qui ne
demandent qu'à l'être. Sa "démocratie" connaît une moyenne de quatre procès
politiques par an, plus de cent depuis l'Indépendance avec, chaque fois, une
fournée de militants condamnés à mort ou à des siècles de prison. La peur est
l'armature de son système. "Le livre regorge d'informations inédites", qui ont
en partie été fournies par Christine Daure-Serfaty, sur les plus lourds
dossiers du règne de Hassan II : Tazmamart, les enfants Oufkir, Derb Moulay
Cherif… tout y passe. Et surtout, dans un style pamphlétaire tonitruant, d'une
ironie mordante qui rend d'autant plus forts les portraits et les situations.

"Notre Ami le Roi", Gilles Perrault, Gallimard, 1990

---------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9076

Lectures taboues


Que peut-on lire au Maroc sur le Maroc ? Beaucoup de livres publiés à l'étranger
ont profondément influé sur la vision que les Marocains ont du pays, du moins
ceux qui lisent et s'intéressent à l'Histoire et à la politique. Pamphlets sur
les affaires marquantes, bilans de règne, opinions non orthodoxes… Certains
sont le fait d'opposants marocains qui ont le statut de réfugiés politiques,
comme Moumen Diouri, d'autres sont des enquêtes de journalistes étrangers. Si
"Notre ami le roi" a provoqué un sérieux incident diplomatique, la plupart sont
snobés par les autorités. Ces livres ont circulé, et circulent au Maroc sous un
manteau qui s'est certes fait de moins en moins épais depuis quelques années,
mais qui existe toujours. Si bien qu'on les croit interdits.

Pourtant ces ouvrages n'ont jamais été officiellement censurés, selon la
procédure prévue par le Code de la presse de 1958. C'est l'autocensure des
distributeurs pour préserver leurs marchés qui a souvent dispensé le Bureau des
Publications Etrangères de leur refuser le visa d'importation. Et par là-même
qu'il y ait un vrai débat public pour prouver que l'ouvrage en question remplit
les critères d'interdiction prévus par la loi (atteinte à la personne du roi et
de la famille royale, à l'islam, au régime monarchique et à l'intégrité
territoriale ainsi qu'aux bonnes mœurs). Or, esquiver le débat juridique
implique l'impossibilité de faire évoluer les critères législatifs. Donc
entrave un vrai fonctionnement démocratique fondé sur le débat. Car la non
distribution au Maroc de ces livres n'empêche pas qu'ils circulent et soient
lus, souvent avec un empressement avide, qu'ils suscitent une curiosité et un
intérêt décuplés par leur réputation de livres interdits. Certains ont provoqué
l'indignation, le dégoût et ont essuyé des campagnes de dénigrement, d'autres
sont devenus des références… Quelle que soit l'appréciation que puisse porter
le lecteur, il est urgent de cesser de refuser le débat et de se débarrasser de
la gangrène de l'autocensure. La sélection qui suit n'a aucune prétention à
l'exhaustivité mais se veut un aperçu des livres marquants.

------------>
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Qui fut vraiment Cheikh El Arab ?


Ahmed Agouliz était Cheikh El Arab. Un simple militant du mouvement national
devenu l'icône d'une génération de déçus de l'indépendance du Maroc, celle qui
a vécu terriblement les premières années post 1956. Qualifié souvent de rebelle
ou de révolté, Ahmed Agouliz était l'un des fondateurs du mouvement de
Résistance dans le Souss et membre de l'Armée de Libération. Cheikh El Arab
était son pseudonyme le plus connu mais il en avait plusieurs autres. Son
identité devait rester la plus floue possible car il était une cible très
recherchée de la police marocaine, notamment à cause de son implication dans le
" complot de 1963 ". A ce propos d'ailleurs, il avait été condamné à mort par
contumace suite à un procès historique par le nombre d'accusés (plus d'une
centaine), au début de l'année 1964. Homme de terrain plus que de paroles,
Cheikh El Arab était persuadé de l'utilité d'agir par la force pour renverser
un régime dont il redoutait l'autoritarisme. Il estimait aussi que le Maroc
n'était indépendant que dans les textes, que peu de changements avaient été
opérés depuis 1956 afin de lui assurer une véritable indépendance. Devenu
membre de l'U.N.F.P. (Union Nationale des Forces Populaires) à la fin des
années cinquante, Cheikh El Arab était issu de la frange la plus radicale du
parti. Il a finalement été tué par les forces de police le 7 août 1964, après
une cavale de plusieurs mois.

------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Qui a provoqué les émeutes de Casa 1981 ?


Des grandes énigmes de l'histoire récente du Maroc, celle des émeutes de 1981
demeure aujourd'hui encore inexpliquée par le Pouvoir. Elle est également l'une
des plus meurtrières, car le 20 juin de cette année-là, plus d'une centaine de
Marocains ont été tués à Casablanca. Ce jour-là, les manifestants se sont
transformés en émeutiers incontrôlables que seule la répression par les forces
de l'ordre pouvait contenir. La cause première de l'agitation était la hausse
brutale des prix des denrées alimentaires de base (30%). Une augmentation
inacceptable pour les milliers de manifestants qui ont décidé d'investir les
rues casablancaises pour crier leur colère et leur inquiétude. Débordées par
l'ampleur de l'événement, les forces de l'ordre ont-elles largement dérapé en
raison de la violence des émeutiers et d'un effectif insuffisant, ou ont-elles
suivi à la lettre les ordres de leurs supérieurs ? Le ministre de l'Intérieur
de cette époque, Driss Basri, aurait ordonné et dirigé personnellement les
opérations de répression. Celles-ci ont été marquées par des tirs appuyés sur
la foule et le nombre exact de tués est toujours inconnu. Les responsables de
la ville et des forces de sécurité se rejettent encore la responsabilité des
émeutes de 1981. Un ancien capitaine de gendarmerie a affirmé récemment que
Basri aurait ordonné de « réprimer les émeutes par tous les moyens ». A quand
le jugement des coupables de ce que les familles des victimes considèrent comme
« un crime contre l'humanité » ?

-------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Qui savait pour Tazmamart ?


En mai 2004, deux livres vont apporter la preuve que bon nombre de politiciens
étaient en effet au courant de l'existence du tristement célèbre bagne de
Tazmamart. Les témoignages apportés par Aïda, l'épouse du capitaine Hachad qui
a passé près de 20 ans dans ce centre de détention secret, révèle l'absence de
tout courage, voire la lâcheté de responsables de partis qui font encore partie
du paysage politique marocain. Pire, des personnalités de la gauche vont faire
la sourde oreille aux doléances d'une femme à la recherche de son mari embarqué
dans la tentative d'assassinat de Hassan II en août 1972, et qui se retrouvera "
condamné " à une mort lente au bagne de la honte. Aïda contactera aussi l'actuel
secrétaire général du RNI, M. Ahmed Osman qui, dans les années 70, était au
centre du Pouvoir. Ses doléances n'auront aucune suite. Idem pour le Dr
Abdelkrim El Khatib, l'ex-secrétaire du PJD qui lui suggérera tout simplement
de contacter Mme Bolivar qui dirigeait alors les palais du roi à Marrakech. Le
ministre d'Etat de l'époque et actuel secrétaire général du Mouvement
Populaire, Mahjoubi Aherdane, a eu pour réponse aux griefs d'Aïda, une
proposition de l'aider pour des problèmes personnels. L'actuel patron de l'USFP
M. Mohamed Elyazghi ainsi que son parti n'ont pas eu le courage d'interpeller
les pouvoirs publics sur les conditions inhumaines des prisonniers de
Tazmamart. Alors que M. Elyazghi a été personnellement contacté par Aïda Hachad
quand il était en campagne électorale pour les élections législatives de 1977.
Cette femme a bénéficié d'un seul soutien politique. Contacté en 1991 par Mme
Hachad, l'ex-secrétaire général de l'OADP, M. Bensaïd Aït Idder, posera
quelques jours plus tard une question orale au Parlement concernant les
prisonniers du bagne à l'intention du ministre de la Justice de l'époque,
Moulay Mustapha Belarbi El Alaoui. Et ce devant l'indignation des Fathallah
Oualalou, Saâd Alami et Ali Yata qui ne tenaient surtout pas à contrarier
Hassan II.

<---------------------------->
5. SAHARA OCCIDENTAL-INVASION
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9089

Comment est née l'idée de la « Marche Verte » ?


Le " coup de génie " du règne de Hassan II, voilà comment Ignace Dalle (Les
Trois Rois) a qualifié la " Marche Verte ". L'idée de déclencher l'événement du
6 novembre 1975 n'a pas été le fruit du hasard. Elle a longtemps germé dans la
tête de son concepteur (ou concepteurs ?). Depuis au moins le début de l'année
1975, alors que le Sahara était déjà le théâtre de violents affrontements entre
les Forces armées royales et le Front Polisario, Hassan II aurait attendu le
moment idéal pour mettre en application l'idée de la " Marche Verte ". Ce
moment-là advint lorsque la Cour de justice internationale de la Haye a rendu
un avis consultatif sur la question du Sahara, le 16 octobre. Celui-ci a fait
mention de liens d'allégeance existant entre certaines tribus sahraouies et la
monarchie marocaine. Même si cet avis ne pouvait pas à lui seul faire office
d'acte juridique, le monarque en déduisit que le retour des territoires
colonisés au sein du royaume marocain était désormais irréversible. Fort de
l'appui de son peuple, du soutien de la presse, de l'alliance avec la
quasi-totalité de la classe politique et dorénavant de l'avis d'une institution
internationale, Hassan II décida d'accélérer le cours des événements en lançant
la " Marche Verte ". Cette dernière allait devenir par la suite un acte
fondateur du régime monarchique marocain et un garant de stabilité, du moins
dans la mémoire collective.

<---------------------------------->
6. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-HISTOIRE
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Hassan II a-t-il participé à l'opération Ecouvillon ?


Au lendemain de l'Indépendance, le Maroc comptait encore sur son territoire de
nombreuses zones de résistance. Celles-ci pouvaient à terme déstabiliser la
monarchie. Pour cette raison, le régime n'hésita pas à recourir à l'aide des
ennemis d'hier, les puissances coloniales françaises et espagnoles. L'objectif
était de mettre fin à la résistance de l'Armée de Libération du Sud.Quelques
jours seulement au début de l'année 1958 ont suffi à la force armée alliée
(F.A.R., Espagne et France) pour " pacifier " la région où se trouvaient les
membres de l'A.L.S. L'opération aurait été d'une atrocité sans nom, à l'image
de la pacification coloniale des débuts du Protectorat. L'implication du Prince
Moulay Hassan dans l'opération Ecouvillon ne ferait pas de doute selon certains
spécialistes. Car immédiatement après la fin des combats, le Prince héritier
s'est vu <rétrocéder> par l'Espagne la région de Tarfaya. Une alliance et une
méthode coloniales auraient donc permis au régime de conforter durablement son
ascendant sur des poches de résistance difficiles à contrôler. La Résistance a
d'ailleurs progressivement été anéantie entre 1956 et 1960 au profit d'une
nouvelle logique d'intérêts. Désormais, la monarchie marocaine allait s'appuyer
sur des réseaux de clans féodaux, nettement plus en accord avec ses aspirations.
L'ancien mouvement national sera la première victime des premières années de
l'indépendance du Maroc.

<----------------------->
7. MAROC-FRANC MAÇONERIE
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9091

Comment Hassan II est-il devenu franc-maçon ?


Quels liens entretenait le défunt monarque avec la franc-maçonnerie ? Il était
certes très lié au président gabonais Omar Bongo, lui-même porte-flambeau de la
franc-maçonnerie africaine et principal initiateur de ses homologues d'Afrique
de l'Ouest. Il a également eu des conseillers discrètement maçons tout au long
de son règne et parmi eux Ahmed Réda Guédira dont le nom est souvent cité. Ce
dernier défendait les intérêts de la France et se situait dans le courant
libéral, ce qui le rapprochait beaucoup de l'univers franc-maçon dont c'est le
credo. On chuchote également le nom du cousin de Hassan II, Moulay Ahmed
Alaoui. Personnage haut en couleurs du Makhzen, très longtemps ministre sans
portefeuille, il serait également un " frère ". En revanche, l'affiliation de
son grand-oncle paternel, le sultan Moulay Hafid est avérée : Ce dernier est
initié en 1920 à Madrid par la loge "Union Hispano-Americana n°379 " du Grande
Oriente Espagnol. Président de l'association Survie, François-Xavier Verschave,
aujourd'hui décédé, publie en 2002 " Noir Chirac ", une enquête sur les
relations unissant le président français et quelques chefs d'Etat africains à
la sombre réputation. Sur le banc des accusés, les présidents Gnassingbé
Eyadéma du Togo, Paul Biya du Cameroun, Ismaël Guelleh de Djibouti, Blaise
Compaoré du Burkina Faso et Lansana Conté de Guinée. Il évoque bien sûr les "
affaires " Elf et l'Angolagate, mais une des nouveautés dans cette enquête
porte sur l'importante influence de la Grande Loge Nationale Française. Cette
loge d'obédience libérale, et soumise à la franc-maçonnerie américaine, aurait
recruté beaucoup de dirigeants et parmi eux, Hassan II. Claude Wauthier,
journaliste spécialiste de l'Afrique et collaborateur du Monde Diplomatique,
reprend cette même thèse dans son ouvrage " L'essor de la franc-maçonnerie ",
paru il y a trois ans.

<---------------------------->
8. MAROC-RIDICULE DU MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9090

Qui a dupé Mohammed VI pour Talsint ?


« Nous nous réjouissons (...) de t'annoncer, cher peuple, la bonne nouvelle de
la découverte du pétrole et du gaz, de bonne qualité et en quantités
abondantes, dans la région de Talsint dans les provinces de l'Oriental qui nous
sont si chères. ".

Ces propos enthousiastes ont été prononcés par le Roi Mohammed VI à l'occasion
d'un discours officiel, le 20 août 2000. Grâce à la découverte de ressources
pétrolières et gazières dans la région de Talsint, le Maroc pouvait désormais
espérer réduire considérablement sa dépendance énergétique. L'événement était
de taille car seulement un an après le décès de Hassan II, son successeur sur
le trône trouvait là un moyen inespéré de faire " décoller et développer
l'économie marocaine ". L'enthousiasme du monarque, partagé avec scepticisme et
modération par l'opinion publique, sera de courte durée. Les puits de Talsint,
dont on assurait qu'ils regorgeaient de pétrole, auront tôt fait de fermer,
sans explication. Épisode quasi burlesque du début du règne de Mohammed VI, la
supposée découverte de pétrole à Talsint a décrédibilisé l'action du monarque.
D'autant que le mystère plane toujours sur l'existence avérée ou non de pétrole
dans le sous-sol marocain. Moins énigmatique néanmoins, l'attitude de
l'entourage immédiat du monarque à l'annonce de la découverte de gisements de
pétrole a été méprisable. En effet, certains proches du Palais n'ont pas hésité
à faire valoir leur proximité avec le Roi pour s'adjuger les faveurs des
éphémères nouveaux partenaires économiques du Maroc.

----------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Qui a fait croire aux « avions renifleurs » ?


Talsint n'aura pas été le premier bluff pétrolier au Maroc. En 1979, une société
française équipée des fameux avions renifleurs avait annoncé la découverte de
gisements extraordinaires de pétrole au Maroc. La fameuse affaire des avions
renifleurs commence en 1976, lorsque Pierre Guillaumat, à l'époque président
d'Elf, compagnie pétrolière publique, avait convaincu le président Giscard
d'Estaing d'investir près d'un milliard de francs dans un procédé bidon et
ridicule de prospection pétrolière. Une opération qui aurait permis au
président d'Elf de financer certains hommes politiques et d'arroser les
services secrets français. Hassan II, grand copain de Giscard, lui aurait
proposé de faire les expérimentations dans le Sahara marocain. A l'issue de ces
expériences, on annonça la découverte de grandes quantités de pétrole dans le
sous-sol marocain. Cette information avait d'ailleurs couvert de ridicule le
président français, Valéry Giscard d'Estaing, après une campagne de
l'hebdomadaire satirique "le Canard enchaîné". À l'époque, le roi Hassan II
avait demandé aux Marocains de rêver avec lui (helmou maâya).

------------>
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9065

Une parade sans armes


La fête des Forces armées royales (FAR) qui ont célébré le 14 mai 2006 leur
cinquantième anniversaire aura été incomplète. Le défilé militaire tant attendu
n'a pas tenu toutes ses promesses. Il est vrai que cette parade a donné une
image des FAR jugée "humaine" et "sociale" par plusieurs spécialistes mais,
ceci dit, la foule venue nombreuse voulait, sans aucun doute, apprécier de visu
l'arsenal militaire de l'armée de son pays. Les contribuables marocains ont tout
de même le droit d'admirer les avions de chasse, les hélicoptères d'attaque, les
chars d'assaut et les missiles de défense de leur armée. A défaut, on leur a
servi les hommes et les femmes qui forment les corps de l'armée terrestre,
navale et aérienne... presque désarmés ! Pourquoi le Maroc a-t-il évité de
montrer son arsenal militaire lors de ce défilé ? Et pourquoi s'en priver ?
Pour des raisons sécuritaires ? Rabat a-t-il opté pour une parade militaire à
visage "humain" et "humanitaire" pour envoyer un message de paix à l'intention
de ses "frères ennemis" d'Alger ? Ou le matériel militaire marocain
présenterait-il des défaillances ?


Par Taieb Chadi

-------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Que vaut le Markar de Hassan II ?


Stupéfaction et résignation. Ce sont les sentiments vécus par les Marocains
lorsqu'en 1985 ils apprendront que le roi Hassan II venait d'"inventer" un
appareil médical ultra perfectionné, présenté par moult reportages de la RTM.
Le "premier sportif" se découvrait également une vocation de scientifique
émérite. Le 9 avril 1985, il déposera une demande de brevet d'invention,
enregistrée sous le numéro 20 630, d'un dispositif pour la détection, l'étude
et la surveillance de maladies, notamment cardiaques. C'est peut-être
l'expression la plus distincte du sentiment mégalomaniaque du roi défunt.
Certains considèrent cette néo-vocation scientifique du défunt roi comme une
espièglerie, un "private joke" au sein de sa Cour. L'appareil en question,
censé pister toutes les maladies cardiaques grâce à un système qui confine en
réalité à la résonance échographique, n'a jamais été pris au sérieux par le
corps médical. Il n'aurait servi qu'à apaiser les poussées hypocondriaques du
souverain et d'outil de propagande pour un roi que l'on voulait omniscient.

<--------------------------------------------------------------->
9. MAROC-"DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"-CAMPAGNE CONTRE LE JOURNAL
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9057

Manipulation : Les dessous d'une manif


Les autorités et les médias publics ont tenté de jeter "Le Journal Hebdomadaire"
en pâture à la vindicte populaire. Montant de toutes pièces une manifestation
voulue "spontanée" contre un dossier sur le Prophète, le ministère de
l'Intérieur a réactivé les vieilles pratiques et utilisé moqaddems et caïds
pour rassembler les gens dans les quartiers et même leur assurer le transport
jusqu'au lieu de la manif. Les meneurs, pour la plupart des agents d'autorité
de la préfecture et de la commune, distribuaient pancartes, drapeaux du Maroc
et banderoles. Munis de mégaphones, ils ont harangué la foule qui scandait des
slogans antisémites et extrémistes tels que "Tremblez, ô Juifs ! L'armée de
Mohammed est de retour !", ou encore "Par notre âme, par notre sang, nous te
vengerons ô Prophète !" Un véritable appel au meurtre et à la haine. La
manifestation ne s'est pas dispersée avant une dernière "représentation" devant
les caméras de TVM et 2M dépêchées sur place.

------------>
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=8999

Deux fois le montant de l'amende légale pour Aboubakr Jamaï !


Dans l'affaire en diffamation opposant Samira Sitaïl à Aboubakr Jamaï, la
justice s'est prononcée le 24 juillet au tribunal de première instance de
Casablanca. La plaignante demandait 100 Dhs de dédommagement symbolique. Le
juge lui a donné plus que raison. Histoire de renflouer les caisses de l'Etat,
il a condamné Aboubakr Jamaï au paiement d'une amende de…100 000 Dhs. Or
l'article 48 du Code de la presse prévoit que "l'injure commise(…) envers les
particuliers, lorsqu'elle n'aura été suivie d'aucune provocation, sera punie
d'une amende de 5000 à 50 000 Dhs." Le mis en cause ne s'attendait pas à 5000
Dhs, ni d'ailleurs ses avocats, Me Jamaï et Me Menni. Mais en doublant la mise
maximale prévue par la loi ,soit 50 000 Dhs, le juge a fait une lecture très
personnelle du Code de la presse. Pour mémoire, la directrice de l'information
de 2M avait explicitement pris parti contre l'hebdomadaire lors de la
manifestation orchestrée par le Pouvoir contre le Journal Hebdomadaire suite à
l'affaire des caricatures du Prophète. Le Journal l'avait directement mise en
cause dans cette affaire. De même la chaîne 2M a été condamnée par Human Rights
Watch dans un rapport officiel par le Syndicat national de la presse marocaine,
par Reporters sans frontières et même par le Syndicat du personnel de la
chaîne, pour incitation à la haine et manipulation de l'opinion qui auraient pu
conduire au lynchage de l'équipe de journalistes présents dans les locaux au
moment de la manifestation.

<------------------------------------------>
10. MAROC-LA PAROLE DU ROI SANS CRÉDIBILITÉ
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9058

Les MRE et la parole du Roi


Un rapport établi par les renseignements français sur la montée de l'islamisme
au sein des marocains vivant en hexagone serait derrière la décision du roi de
ne pas accorder le droit de vote aux Marocains résidant à l'étranger, lors des
prochaines législatives prévues en 2007. Le palais a peur d'une éventuelle
percée électorale des candidats islamistes, notamment en Belgique, Pays-bas,
Allemagne et France. Le roi avait pourtant annoncé, le 5 novembre 2005 : "
notre décision accorde aux nouvelles générations de notre chère communauté à
l'étranger le droit de voter et de se porter candidats dans les élections, à
l'instar de leurs parents, et ce, en application du principe de l'égalité dans
la citoyenneté ".


Par Taieb Chadi

<--------------->
11. MAROC-ISRAEL
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=8983

L'indécence de la R.T.M et de 2M


Il suffit de comptabiliser le nombre d'émissions qui ont été consacrés à cette
agression barbare
A la sortie d'une réunion de cabinet, le Premier ministre israélien a dénoncé
les émissions de télévision qui s'en prennent à Israël. Ce faisant, il devait
penser à « El Jazira » et à « Al Manar » mais certainement pas à la RTM et
encore moins à 2M. Il faut reconnaître qu'il aurait mille fois raison. Pour
s'en convaincre, il suffit de comptabiliser le nombre d'émissions, de débats,
de tables rondes qui ont été consacrés à l'agression barbare perpétrée contre
le Liban. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à compter le nombre de reportages
réalisés par nos chères chaînes publiques sur les crimes de guerre contre
l'humanité commis contre les peuples libanais et palestinien. Pour s'en
convaincre, il n'y a qu'à s'interroger sur le nombre des équipes envoyées par
ces chaînes à Beyrouth, Nabatee, Saïda, Sour , Maroun Ras, Beint Jbeil et
autres El Khiam, Ibl Saqui…. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à s'interroger
sur le nombre d'équipes envoyées à Gaza, Naplouse, Ramallah… Pour s'en
convaincre, il n'y a qu'à calculer combien de minutes sont consacrées par jour,
par ces média, à ces crimes effroyables commis par l'armée sioniste. Peanuts !
N'est-ce pas M Laâraïchi, Mme Samira Sitaïl and co ? Plus de 600 morts ; plus
de 1.500 blessés, presque tous des civils innocents parmi lesquels des
centaines d'enfants, de femmes, de vieillards. Des centaines de ponts détruits,
des milliers de maisons rasées, des centaines de kilomètres de routes défoncées.
Des peanuts, n'est-ce pas M. Laâraïchi, M. Bouzerda, Mme Samira Sitaïl and co ?
Sans oublier leurs mentors et leur donneurs d'ordres… Il faut croire que pour
ces gens-là, monsieur, l'enfer qu'endurent les Libanais et les Palestiniens ne
vaut pas un reportage, une table ronde, un débat ! Il faut croire que pour ces
gens-là, monsieur, ces damnés ne méritent pas que l'on s'y attarde, que l'on
n'en a que foutre de ce que peut en penser le peuple marocain. Quant à la
résistance, le Hezbollah et le Hamas, motus et bouche cousue autant que faire
se peut…. Car il ne faut surtout pas importuner Washington et nos amis congress
men américains qui nous « soutiennent » dans l'affaire du Sahara mais qui sont
des fervents sionistes qui abhorrent les Palestiniens, la résistance libanaise
. « Remenber » lorsque un certain Claude Moniquet décida de traîner Le Journal
Hebdo en justice au motif qu'il aurait été diffamé, les deux chaînes ne
lésinèrent pas sur les moyens : passage à l'antenne, entretien, etc. Plus
encore, 2M n'hésita pas à déléguer à Bruxelles une équipe pour réaliser un
reportage sur ce monsieur et sur le centre qu'il dirige. Bien entendu, on ne
demanda pas au Journal de donner sa version des faits et de répondre aux
accusations portées contre lui, mais passons…. Pour information, ce M. Moniquet
est un fervent défenseur du sionisme et de l'Etat d'Israël. Un monsieur qui
s'est réjoui de l'assassinat du cheikh Ahmed Yassine par l'armée israélienne.
Ainsi, dans un article en date du 25.03.2004, il affirmait : « Nous voudrions
également souligner un point important. Une fois de plus, la pratique des «
éliminations ciblées » a été dénoncée. Ici, nous discernons une grande
hypocrisie ». Une pratique qu'il trouve des plus légitimes car Israël se doit
de se défendre contre les membres de la résistance palestinienne qui ne sont
pour lui qu'un ramassis de terroristes sanguinaires. Aussi, considère-t-il que
« la mort de cheikh Yassine, maître de la terreur et porteur d'un projet
politico-religieux qui ne laisse aucune place à la démocratie, est une bonne
chose ». C'est ce monsieur qui écrivait aussi le 24 juillet dernier que « le
Hezbollah est une organisation terroriste et que la crise actuelle pourrait
l'amener à renouer avec sa stratégie de frappes terroristes des intérêts
israéliens à l'étranger ». C'est pour ce monsieur que 2M s'est déplacée à
Bruxelles et il a ainsi joui de toute l'attention de la direction de
l'information. Quant à la tragédie des peuples palestinien et libanais, au
Hezbollah, au cheikh Nasrallah, que valent-ils face à monsieur Moniquet pour
qu'ils méritent qu'on dépêche pour eux une équipe au Liban ou à Gaza ? Rien
d'étonnant lorsque l'on sait que les dirigeants marocains ont refusé d'avoir le
moindre contact avec le nouveau gouvernement palestinien, s'alignant ainsi sur
la position américaine, et qu'ils ont juste demandé que les Israéliens fassent
preuve….. d'une certaine retenue dans leur recours à la force. Rien d'étonnant
lorsque l'on se rappelle avec quels égards Amir Peretz a été reçu dans notre
pays, un Peretz devenu le bourreau des Palestiniens et des Libanais et un
criminel de guerre qui n'a plus rien à envier à un Sharon.


Khalid Jamaï Journaliste

-------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Que faisait Hassan II au « Club Safari » ?


A l'image de l'opération Condor, qui a vu au début des années 70 les régimes
tyranniques d'Amérique Latine oublier leurs conflits et s'unir pour éliminer
leurs opposants respectifs, l'Administration américaine a décidé de cloner le
même modèle en Afrique du Nord et au Moyen-Orient avec le " Club Safari ". Ce
club formé durant l'ère Carter regroupait le comte Alexandre de Marenches, chef
des services secrets français à l'étranger, le président égyptien Anouar Sadate,
le chah d'Iran, Kamal Adham, chef des services saoudiens du roi Fayçal et…le roi
Hassan II. Ce cercle allait être dissous après que le journaliste égyptien
Mohamed Hassanine Haykal en révéla l'existence. Le défunt monarque aurait même
été derrière l'idée de la création de ce réseau. Les dernières études du
journaliste John K. Cooley publiées sous le titre " CIA et Jihad, 1950-2001 "
dévoilent qu'en 1977, le " Club Safari" favorisa la visite de Sadate à
Jérusalem. Et que c'est bien le roi Hassan II qui organisa une première
rencontre secrète entre le général israélien Moshé Dayan et le Vice-Premier
ministre égyptien, chargé des services secrets. Toujours dans le cadre des
activités du " Club Safari ".

---------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Qui a poussé les juifs à l'exil ?


La communauté juive marocaine compte aujourd'hui environ 4.000 membres. Avant
1948, elle en comptait 70 fois plus, soit environ 270.000 personnes. Comment
est-on arrivé à la quasi-disparition de la plus importante communauté juive du
Maghreb ? Les différents observateurs se contredisent sur certains points mais
se rejoignent sur d'autres. Pour Simon Lévy, directeur du Musée du Judaïsme
marocain (Casablanca), il y a eu 3 vagues d'émigration. La première eut lieu en
1948 avec la création de l'Etat d'Israël et s'étale jusqu'en 1956, pour des
raisons essentiellement économiques. Aux yeux de l'Agence Juive Internationale,
les juifs marocains constituaient un « réservoir de main-d'œuvre bon marché ».
Mais pour Robert Assaraf, qui a occupé d'importantes fonctions publiques et
privées au Maroc, et Serge Berdugo, président de la communauté israélite
marocaine, la véritable raison est religieuse et idéologique : il s'agissait,
pour les juifs marocains, de rejoindre ce qu'ils considéraient comme leur vraie
patrie. Ils émigrent alors massivement, dans la clandestinité, grâce aux efforts
conjugués du Mossad dès 1947, secondé par l'Agence Juive en 1949 et la Hebrew
immigration assistance society, tout cela sous l'interdiction officielle
d'émigrer des autorités coloniales. cent mille personnes ont,à cette époque,
déjà pris le départ. Entre 1956 et 1961, les organisations sionistes sont alors
interdites après avoir été tolérées. En 1961, Hassan II commence à régner et
Oufkir, alors ministre de l'Intérieur, aurait signé des passeports collectifs,
après une transaction de 500.000 dollars en espèces entre des intermédiaires et
un prix fixé à 25 dollars par émigrant autorisé à quitter le pays, tout cela
négocié avec le Mossad. C'est la thèse défendue par Agnès Bensimon dans son
ouvrage « Hassan II et les juifs, Histoire d'une émigration secrète ».
S'ensuivront, d'après l'auteure, de fructueuses relations entre le général et
l'organisation israélienne.

<----------------------------------------->
12. MAROC-ALGÉRIE-EXPANSIONISME DU MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Qui a déclenché la « guerre des sables ?


En octobre 1963, le Maroc et l'Algérie entrent dans une longue période de
conflits territoriaux et diplomatiques. A l'origine des rivalités : les
frontières transformées par plusieurs décennies de colonisations française et
espagnole. Jusqu'à aujourd'hui, chacun des deux pays a sa propre version des
événements qui se sont déroulés en 1963. Selon le Maroc, l'Algérie aurait
déclenché la " guerre des sables " dès le mois de septembre lorsqu'elle décida
d'envoyer des troupes et des chars à Tarfaya afin d'inciter la population à se
révolter contre l'autorité du roi. L'armée algérienne aurait dans le même temps
attaqué plusieurs avant-postes du territoire marocain. L'Algérie, de son côté, a
attribué au Maroc la responsabilité du déclenchement de la " guerre des sables "
car l'armée royale, dirigée alors par le général Driss Ben Omar, aurait établi
des garnisons le long de la frontière contestée. Le conflit algéro-marocain a
atteint son paroxysme le 25 octobre 1963 lorsque le Maroc captura environ 200
soldats Algériens dans la région de Hassi-Beida. Toute la médiation de
l'empereur d'Ethiopie, Hailé Sélassié, a été nécessaire pour apaiser les
tensions et décider d'un cessez-le-feu bilatéral le 30 octobre à Bamako (Mali).
Il n'a en réalité été effectif que quelques jours plus tard, après de violents
accrochages dans la région de Figuig. " La guerre des sables ", aux
responsabilités partagées mais non reconnues, a été la base des futures
hostilités sur un problème encore plus délicat, celui du Sahara.

<------------------------------------------>
13. FRANCE-MAROC-COMPLICITÉ AVEC LE MAKHZEN
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Que doit Chirac à Hassan II ?


Majesté, je dois beaucoup à votre père et, si vous le souhaitez, tout ce qu'il
m'a donné, je m'efforcerai de vous le rendre ", les propos sont de Jacques
Chirac à Mohammed VI un certain 25 juillet 1999, jour de l'enterrement de
Hassan II. Mais que doit donc Chirac à Hassan II au point de faire une promesse
aussi solennelle ? La réponse donnée par le président français lors d'un
colloque à la mémoire de Hassan II, peu après la disparition du roi, ne
convainc pas grand-monde :

" Je dois (à Hassan II) une sorte d'initiation aux complexités et aux valeurs du
monde arabe et musulman. Je lui dois des analyses visionnaires sur les drames
mais aussi sur les chances de paix au Proche-Orient. Je lui dois une plus
claire conscience des enjeux internationaux, du rôle de l'Europe en
Méditerranée mais aussi ce que le monde attend de la France ".

Cette réponse se trouve, entre autres, dans le livre de Jean-Pierre Tuquoi "
Majesté je dois beaucoup à votre père " sorti en 2006. Le journaliste du Monde
a dévoilé les relations presque familiales entre la nomenklatura française et
les élites de Hassan II. Des rumeurs persistantes veulent que le monarque
marocain ait été l'un des plus généreux donateurs de Jacques Chirac (avec le
président gabonais Omar Bongo) pour ses campagnes RPR. "Des valises bourrées de
billets de banque auraient fait le trajet Rabat-Paris lorsqu'approchait une
échéance électorale capitale pour le grand Jacques ", peut-on lire dans le
livre de Tuquoi. Beaucoup de bruit mais pas le moindre indice ; des soupçons
mais rien d'avéré.Un autre habitué des arcanes du palais royal, un Français,
Raymond Sassia, est convaincu que Driss Basri, suivant les instructions de
Hassan II, a été le "porteur de valises" du roi et qu'il a alimenté Jacques
Chirac. Le train de vie fastueux que mène le couple Chirac à chacun de ses
déplacements, les factures de la Gazelle d'Or de Taroudant, seraient également
financés par le contribuable marocain. Mais s'il est un sujet dont on ne parle
jamais, ce sont bien les " Château(x) Chirac ", c'est-à-dire ces résidences de
luxe qu'on prête à Jacques et Bernadette en terre chérifienne et où il ne
mettent quasiment pas les pieds. Mais difficile de démêler le vrai du faux.

----------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Lyautey a-t-il « créé » la monarchie ?


Le Maroc indépendant a largement puisé dans l'héritage lyautéen. D'ailleurs, si
l'on devait retenir une influence majeure des quarante-quatre années de
Protectorat français, l'action de Hubert Lyautey, en tant que Résident général
(1912-1925), aura certainement été la plus forte. Monarchiste revendiqué, le
grand Maréchal n'a jamais caché son admiration pour le système makhzénien. Il a
même inscrit son action de sorte que le Makhzen et ses pratiques soient
maintenus et perpétués. Lors d'une allocution à l'adresse des Chefs Indigènes
venus le saluer à Fès le 9 octobre 1916, il déclara : " Avant toute chose, la
puissance chérifienne a été rétablie dans son éclat (…) Le Makhzen fortuné, les
chefs héréditaires et les pachas forment autour de lui comme une éclatante
couronne de joyaux précieux, et vous savez tous avec quel soin je m'attacherai
toujours, ainsi que tous ceux qui collaborent avec moi, à ce que les rangs et
les hiérarchies soient conservés et respectés, à ce que les gens et les choses
restent à leurs places anciennes, à ce que ceux qui sont les chefs naturels
commandent, et à ce que les autres obéissent ". La méthode de Lyautey
consistait à préserver les coutumes et les règles makhzéniennes. Il s'attacha à
maintenir au mieux les institutions traditionnelles de l'Empire chérifien. Ainsi
a-t-il peut-être sauvé la dynastie alaouite, sur le déclin, le trône, voire même
l'unité du Maroc.

-------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Abdelkrim voulait-il une « république du Rif » ?


Une République au sein de notre vieux royaume chérifien. Voilà le pari que
s'était lancé l'un des Marocains les plus charismatiques de notre Histoire,
Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi. On l'ignore trop souvent mais le Maroc, à
travers l'action du grand leader rifain, a indirectement initié plusieurs des
mouvements nationalistes du XXème siècle. La cause ? La fondation, en janvier
1923, de la République du Rif. Cette initiative, audacieuse en pleine ère
coloniale, est la principale conséquence de la victoire rifaine d'Anoual contre
les troupes espagnoles, en juillet 1921. L'indépendance territoriale du Rif
acquise, Abdelkrim concrétisa son souhait de fédérer l'ensemble des tribus
rifaines au sein d'un même Etat. L'expérience dura plus de trois ans. Dirigée
par Abdelkrim ainsi que par plusieurs membres de sa famille, la République du
Rif avait une capitale (Ajdir), des institutions, une armée, une monnaie, un
drapeau et surtout un territoire acquis grâce à une victoire prestigieuse et
historique. Proclamant sa modernité et son attachement à l'Islam, la République
d'Abdelkrim était une menace pour les puissances occidentales colonisatrices,
parmi lesquelles la France et l'Espagne, mais aussi pour le Makhzen, inquiet de
voir son autorité sérieusement remise en cause sur le sol marocain. Les
autorités françaises ont donc convenu d'une action commune avec l'Espagne pour
éliminer la résistance rifaine. La capitulation d'Abdelkrim El Khattabi, le 27
mai 1926, signifia la fin de la République du Rif.

------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Que cache l'affaire Pernod-Ricard ?


Les relations entre Pernod-Ricard et le Maroc ont été révélées par un témoignage
de Ali Bourequat, ancien détenu politique au PF3. Dans une interview au journal
Maintenant, il aurait révélé que dans les années soixante, des voyous qui
travaillaient pour les services parallèles gaullistes et pour Hassan II ont
installé au Maroc un trafic international de stupéfiants. Pernod-Ricard servait
de couverture aux services spéciaux français pour le trafic de drogues, comme
pour le reste. D'ailleurs, lors du démantèlement de la "French Connection"
(1971), qui faisait parvenir de l'héroïne aux États-Unis via le Canada, les
noms de Jean-Charles Marchiani et de Charles Pasqua sont cités par la presse
anglo-saxonne. Pendant près de neuf ans, Jean Venturi était l'importateur et le
distributeur en Amérique du Nord du pastis Ricard, statut qui lui servait de
couverture pour assurer plus facilement l'importation d'héroïne provenant de
Marseille. Son supérieur hiérarchique était alors Charles Pasqua. Un témoignage
de Mme Jacqueline Pilé-Hémard, elle aussi réfugiée politique aux USA, raconte
que la famille Hémard, propriétaire de Pernod-Ricard, a contribué à mettre en
place au Maroc des installations de transformation de la cocaïne. Cela a
commencé en 1962 et a duré jusque dans les années 80. Charles Pasqua a
travaillé durant dix ans pour la famille Hémard à la branche export avec le
Maroc.

------------>
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Quelle est la vérité sur Aix-les-Bains ?


« L'indépendance dans l'interdépendance ", tel était le compromis proposé au
Maroc par Edgar Faure, président du conseil français, lors de la conférence
d'Aix-les-Bains en septembre 1955. Le royaume était alors encore sous le joug
du Protectorat français et le Sultan Mohammed Ben Youssef toujours en exil. À
la table des pourparlers figuraient le parti de l'Istiqlal, représenté
notamment par Mehdi Ben Barka, Omar Benabdejalil, Abderrahim Bouabid ou encore
M'hamed Boucetta. Le Parti pour la Démocratie et l'Indépendance (P.D.I.) a
également participé aux entretiens d'Aix-les-Bains. S'agissant de la délégation
française, elle était composée d'Edgar Faure, Robert Schuman, Pierre July ainsi
que d'autres membres du gouvernement. Quant aux " invités ", certains chefs
traditionnels marocains, fidèles alliés du Protectorat, ils étaient également
conviés à négocier l'indépendance du Maroc. La préséance leur sera d'ailleurs
accordée, à la grande déception des istiqlaliens. Si le sort immédiat du Maroc
s'est en grande partie joué pendant la conférence, son avenir en tant qu'Etat
indépendant a également été soigneusement préparé par l'ancienne puissance
protectrice. La France, depuis longtemps convaincue de la nécessité d'accorder
au Maroc son indépendance, a essentiellement consacré ses efforts à ménager ses
intérêts économiques et ceux de ses clients passés (notables parmi lesquels
figuraient plusieurs caïds et pachas). Le destin du nouvel Etat indépendant se
serait dessiné durant la conférence d'Aix-les-Bains. Officiellement, les
négociations ont abouti à un accord : le Sultan fantoche Ben Arafa abdiqua, le
Sultan légitime Mohammed Ben Youssef rentra d'exil et le Maroc fut proclamé
indépendant lors de la déclaration de la Celle-Saint-Cloud. Officieusement,
Aix-les-Bains fut peut-être le premier acte néo-colonialiste de la part de la
France.

<------------------>
14. MAROC-NUCLÉAIRE
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=9036

Le Maroc voulait-il la bombe atomique ?


Qu'on le croit ou non, le Maroc a bien tenté d'avoir sa propre bombe atomique.
Les faits remontent à 1980, quand, embourbé dans la guerre du Sahara, le
royaume est à court d'idées. Un vague Institut International des Innovations,
une sorte d'entreprise spécialisée dans le conseil technique (ingénierie,
travaux publics, industrie lourde, armement...) démarche les officiels
marocains. Ses responsables auront une rencontre avec un diplomate marocain à
Paris qui est en fait un officier de la DGED rattaché à l'ambassade du royaume
à Paris et dépendant directement du général Ahmed Dlimi. L'idée était de vendre
aux Marocains un système électronique d'alarme et de destruction au Sahara dont
le coût est estimé à un peu plus de douze millions de dirhams. Les Marocains
rejettent le projet "Méduse" mais restent en contact avec l'institut. Ce
dernier ne lâche pas prise et soumet, ni plus ni moins, un projet de
fabrication d'une bombe atomique et sa livraison, clés en main, au royaume.
Ahmed Dlimi, l'homme fort du régime à l'époque, prévenu sur-le-champ, en
informera-t-il le roi ? Personne ne peut l'affirmer. Et c'est Moussa Saâdi, le
ministre de l'Energie et des Mines, qui prend en charge les négociations. Le
coût de la bombe est estimé à près de 30 millions de dollars dont une partie
concernant l'étude de faisabilité aurait même été payée. L'équipe de Becker se
déplace-t-elle alors en décembre 1980 pour présenter son projet en haut lieu ?
Encore une fois, personne ne peut le dire. Le projet n'aboutit pas et pour
cause, les experts de l'institut seront pris en flagrant délit alors qu'ils
tenaient des propos douteux sur le projet et sur la crédulité des Marocains.
Ces derniers ne donneront pas suite mais reprendront attache avec l'institut
quelque temps plus tard. Leur tentative sera vaine puisque l'établissement
avait entre-temps été mis en liquidation judiciaire à cause de certains marchés
passés en Afrique noire. Le rêve marocain d'avoir une bombe atomique se
serait-il réalisé autrement ? Rien n'est moins sûr.

____________



Do, 3 de Sep, 2006 6:32 pm

ruizmi2004
Sin conexión Sin conexión
Enviar mensaje Enviar mensaje

Reenviar < Mensaje anterior  |  Siguiente mensaje > 
Desplegar mensajes Autor Ordenar por fecha

*****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm *****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN******************* *****Campagne internationale pour la...
Carlos Ruiz Miguel
ruizmi2004
Sin conexión Enviar mensaje
3 de Sep, 2006
6:35 pm
Avanzado

Copyright © 2009 Yahoo! Todos los derechos reservados.
Política de Privacidad Actualizada - Condiciones del servicio - Directrices - Ayuda