*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de tous les prisonniers
politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm
*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/
S O M M A I R E
1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DROITS HUMAINS-SCANDALE
- LA TRIBUNE: Des pressions empêchent le rapport de l’ONU sur les droits de
l’Homme d’être publié
- L'EXPRESSION: Qui bloque le dernier rapport de l’ONU? La non-publication du
document, qui serait accablant pour le Maroc, suscite des interrogations
2. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-QUATRIÈME COMMISSION (DÉCOLONISATION)
- SPS: Commission: le référendum d’autodétermination est la seule manière pour
sortir de l’impasse au Sahara Occidental
- SPS: L'Algérie appelle la communauté internationale à assumer ses
responsabilités à l'égard du peuple sahraoui
- MAP: La coopération des parties, indispensable pour sortir de l'impasse le
dossier du Sahara (Diplomate Gabonais)
3. USA-RASD-PETROLE
- SPS: L'expérience sahraouie en matière d'exploration du pétrole à l'honneur
aux Etats Unis
- LIBERTÉ: 76e conférence internationale sur le pétrole aux USA. L’expérience
sahraouie en matière d'exploration du pétrole à l'honneur
4. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-ESPAGNE-UE-USA-ONU
- LIBERTÉ: Mohamed Sidati lors d’une conférence de presse à Alger: La solution
au Sahara occidental passe par les urnes
- LIBERTÉ: Mohamed Sidati à Liberté: “Nous plaidons pour un rôle positif des USA
et de l’UE”
- LE SOIR D'ALGÉRIE: MOHAMED SIDATI DENONCE L'INFLUENCE NEGATIVE DE PARIS SUR
RABAT: «Pas de partenariat franco-maghrébin sur la dépouille du peuple
sahraoui»
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Le mémorandum marocain occulte l’occupation
5. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-CHANGEMENTS DANS L'ADMINISTRATION
COLONIALE
- LE MATIN: Biographies du wali, des gouverneurs et directeur d'Administrations
territoriale et centrale du ministère de l'Intérieur, nommés par S.M. le Roi
6. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
- SPS: Exposition photos sahraouies pour diffuer la cause à Londres
7. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DROITS HUMAINS-CINISME DU MAKHZEN
- MAP/LE MATIN: Le Représentant Permanent à Genève réitère les préoccupations du
Royaume face à la situation déplorable des "séquestrés" à Tindouf
8. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN AUX USA
- LE MATIN: Une association américaine souhaite "contribuer" au "développement"
des initiatives "sociales" à El Aaiun
9. SAHARA OCCIDENTAL-CAMPS DE RÉFUGIÉS-FANTAISIES DU MAKHZEN
- LE MATIN: Polisario : le mouvement de "mercenaires"
- MAP (3-X-2006)/AL BAYANE: Les familles dans les camps de Tindouf <s'élèvent>
contre l'appel du Polisario pour enrôler leurs enfants
10. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC
- LIBERTÉ: Relations algéro-marocaines. Des conceptions de l’État qui
s’affrontent
11. ONU-NOUVEAU SÉCRÉTAIRE GÉNÉRAL
- LA TRIBUNE: Le Sud-Coréen Ban Ki-moon succédera à Kofi Annan à la tête de
l’ONU
- LE SOIR D'ALGÉRIE: Le Sud-Coréen Ban Ki-moon favori pour succéder à Kofi Annan
- L'EXPRESSION: Le Sud-Coréen Ban Ki-moon favori
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO IN ENGLISH
http://fr.groups.yahoo.com/group/sahara-info-english/
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1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DROITS HUMAINS-SCANDALE
http://www.latribune-online.com/0410/p03.htm
Des pressions empêchent le rapport de l’ONU sur les droits de l’Homme d’être
publié
Selon le ministre sahraoui chargé des relations avec l’UE
Mercredi 4 Octobre 2006
Par Mekioussa Chekir
Parce qu’il contient des informations qui seraient «accablantes», le dernier
rapport de la commission onusienne des droits de l’Homme sur le Sahara
occidental, pourtant ficelé depuis quelque temps, tarde à être connu par
l’opinion publique internationale. Et pour cause ! Des pressions sont exercées
pour empêcher que le document soit rendu public. C’est ce qu’a révélé, lundi
soir, le ministre sahraoui chargé des relations avec l’Union européenne,
Mohamed Sidati, lors d’une conférence de presse organisée au siége de
l’ambassade sahraouie à Alger. Le représentant du gouvernement sahraoui et du
Front Polisario, qui nous laissera le soin de déduire l’auteur de ces
pressions, exige que le document révèle tous ses secrets et soit connu de tous.
Le rapport en question, faut-il le rappeler, a été établi sur la base de données
recueillies par les quatre membres de la délégation onusienne auprès de la
population sahraouie des territoires occupés du Sahara occidental. Un séjour de
quelques jours, effectué en juin dernier, qui leur avait permis de rencontrer
des activistes des droits de l’Homme et d’autres citoyens sahraouis, et de se
faire une opinion sur la réalité de la violation des droits de l’Homme par le
Maroc, une situation que les Sahraouis décrivent comme étant catastrophique et
préoccupante.
Aussi, le conférencier saisira-t-il l’occasion de sa rencontre avec la presse
algérienne pour lancer un «appel urgent» à l’adresse de la communauté
internationale et des Nations unies en vue de protéger les populations
sahraouies des territoires occupés de la répression féroce qui s’exerce sur
elles depuis plus d’une année déjà. Ces citoyens «qui se défendent les mains
nues face à un agresseur suréquipé et qui sont dispersés dans les différentes
prisons», commente M. Sidati qui note que cette réalité est surtout valable
pour les militants sahraouis des droits de l’Homme en proie à de multiples et
violentes représailles.
La situation n’est pas meilleure dans les camps des réfugiés de Tindouf ou les
aides humanitaires internationales se sont raréfiées depuis quelques mois, ce
qui n’est pas sans augurer une crise humanitaire que seuls de nouveaux dons
pourraient faire éviter.
Sur le plan politique, le conférencier dénoncera les manœuvres dilatoires du
Maroc qui consistent à «bloquer la décolonisation» du territoire qu’il tente
d’annexer depuis 1975 et fera noter qu’aucune autre solution en dehors du droit
du peuple sahraoui à l’autodétermination, à travers un référendum, ne sera
accepté par celui-ci. Pour peu, cependant, que les Nations unies acceptent
d’assumer leurs responsabilités à l’égard du dernier cas de décolonisation dans
le continent africain. Tout en regrettant l’échec de cette institution à faire
valoir le droit légitime des Sahraouis, M. Sidati dit espérer que le successeur
de Kofi Annan montre plus de fermeté et de volonté que ce dernier à régler
définitivement ce dossier.
Interrogé sur le rôle de l’Union européenne (UE) à l’égard du conflit sahraoui,
le conférencier dira qu’au moment où cette dernière est en mesure d’être très
influente en tant qu’acteur sur la scène internationale, certains pays membres
comme la France et l’Espagne l’empêchent de le faire. Cela étant,
nuancera-t-il, l’UE continue à jouer un rôle déterminant sur le plan
humanitaire à travers les dons qu’elle a l’habitude d’acheminer vers les
populations sahraouies établies dans les camps des réfugiés de Tindouf. De
plus, ajoutera-t-il, certains membres, notamment les pays scandinaves, se sont
distingués par des positions de soutien aux Sahraouis et à la légalité
internationale, comme le refus de signer l’accord de pêche avec le Maroc
portant sur l’exploitation des ressources halieutiques au Sahara occidental car
estimant illégal le fait de pêcher dans un territoire occupé de force.
A l’adresse de l’Espagne, M. Sidati exige de l’Etat d’assumer ses
«responsabilités historiques et morales» à l’égard du peuple sahraoui. Quant à
la France, il estimera que quel que soit le prochain président, «la situation
ne peut pas être pire qu’elle ne l’est aujourd’hui».
--------->
http://www.lexpressiondz.com/T20061004/ZA4-25.htm
Qui bloque le dernier rapport de l’ONU?
La non-publication du document, qui serait accablant pour le Maroc, suscite des
interrogations
04 octobre 2006 - Page : 24
La question sahraouie est en pleine impasse politique. Manoeuvres par-ci et
enjeux par-là, seul le Conseil de sécurité, est habilité, encore une fois, à
statuer sur la question, dans les tout prochains jours. Le débat autour de la
question sahraouie a commencé, hier, au niveau de la quatrième commission de
décolonisation des Nations unies. C’est un moment crucial pour le peuple
sahraoui. «C’est une autre opportunité qui s’offre pour réaffirmer notre droit
à l’autodétermination», déclara Mohamed Sidati, ministre sahraoui chargé des
relations avec l’Europe, lors d’un point de presse à Alger. «Nous espérons que
ce débat soit l’occasion pour l’achèvement du processus de décolonisation,
menacé de détournement et les manoeuvres franco-espagnoles», précise le
ministre sahraoui.
Selon lui, à titre d’exemple, le dernier rapport de la délégation onusienne,
dépêchée au Sahara occidental, serait accablant pour le royaume chérifien. Sa
non-publication jusqu’ici, répond à la logique des pressions exercées sur cette
institution, censée appliquer le droit international. «Voici venu maintenant le
temps du lobbying et de la régression pour détourner la question sahraouie,
réduire les efforts consentis et proposer des pseudo solutions», s’est plaint
Mohamed Sidati. Et d’ajouter: «Mais les Sahraouis ne désespèrent pas de voir
l’Onu se ressaisir.»
C’est la énième mise au point, faite par les responsables sahraouis, à ce
propos. C’est grave pour une institution internationale de marcher dans la
logique franco-espagnole. Et, c’est aussi grave, d’accuser, silence et tenter
d’enterrer des rapports incriminant le royaume chérifien et ses alliés. L’Onu a
sa responsabilité dans cette affaire, au même tire que l’Espagne et la France.
«La décolonisation est l’affaire des Nations unies.»
Mohamed Sidati a fait savoir qu’une délégation européenne va séjourner au Sahara
occidental à partir du 6 du mois courant. Un mois après, soit les 3, 4 et 5
novembre, se tiendra, en Espagne, la Conférence internationale de solidarité
avec le peuple sahraoui. C’est déjà un pas en avant qui, selon le ministre
sahraoui chargé des Relations avec l’Europe, va peser de tout son poids lors du
prochain débat au Nations unies.
Interrogé sur la possibilité de jouer la carte américaine pour faire pression
sur l’Onu, le ministre explique la tournée de la militante sahraouie, Aminatou
Haydar, aux USA comme tentative de sensibilisation. «Il faut que les USA
sachent aussi la situation préoccupante dans les territoires occupés et les
camps des réfugiés», explique Mohamed Sidati, soulignant que les Américains
sont aussi concernés pour défendre l’application du droit international. Mais
les USA sont-ils en mesure d’aller jusqu’à affronter la position
franco-espagnole?
Encore une phase cruciale pour la question sahraouie. Le débat au sein de la
quatrième commission de décolonisation ne sera, certainement, pas vidé des
manoeuvres et des calculs de certains pays. La question demeure toutefois une
affaire de décolonisation pure et simple.
Ali TITOUCHE
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2. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-QUATRIÈME COMMISSION (DÉCOLONISATION)
http://www.spsrasd.info/sps-041006.html#2
http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3409
Commission: le référendum d’autodétermination est la seule manière pour sortir
de l’impasse au Sahara Occidental
New York (Nations Unies), 04/10/2006 (SPS) Plusieurs délégués ont insisté devant
la Quatrième Commission (chargée des questions politiques spéciales et de la
décolonisation) sur la nécessité d'organiser un référendum d'autodétermination
du peuple sahraoui, seule solution légale du conflit opposant les Sahraouis au
Gouvernement marocain, qui occupe le territoire depuis 1975.
"Nous refusons que le temps qui passe brouille la mémoire collective concernant
l’histoire de la population du Sahara Occidental et sa quête de liberté", a
déclaré le représentant du Botswana au cours du débat général sur l’application
de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples
coloniaux.
A l'instar de nombreuses autres délégations ayant dénoncé "la persistance du
statu quo dans ce territoire, malgré les nombreuses réaffirmations par les
Nations Unies, du droit à l’autodétermination de la population sahraouie", la
République dominicaine, au nom de la Communauté des Caraïbes, a fait part de sa
"préoccupation face au blocage de la situation au Sahara occidental" qui
représente, à ses yeux, "une menace pour la stabilité de la région. Le
colonialisme ne doit pas être acceptable pour la communauté internationale,
a-t-il enfin insisté".
Plusieurs délégations africaines, à l’instar de l’Ouganda, ont souligné la
position commune de l’Union africaine et des pays non alignés sur cette
question, qui reconnaît le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Pour sa part le délégué de la Namibie, Kaire Mbuede, a souligné que "le droit
des peuples à l’autodétermination était un droit fondamental qui figurait dans
la Charte des Nations Unies".
La décolonisation peut être portée au crédit des Nations Unies, a-t-il estimé,
jugeant "surprenant que l’on parle encore de ce sujet au XXIe siècle" (…)
"Charité bien ordonnée commence par soi-même, a-t-il rappelé, soulignant qu’en
Afrique, la situation au Sahara occidental constituait "une violation claire
des droits du peuple sahraoui. Un référendum libre et équitable doit être tenu
dans ce territoire", a-t-il enfin déclaré.
M. Samuel Outlule, ambassadeur permanant du Botswana a réaffirmé "le droit à la
liberté et à la justice de la population sahraouie", soulignant qu’aucune balle
n’avait été tirée pour obtenir l’indépendance de son pays et qu’il était donc
possible qu’il en soit de même pour le Sahara occidental.
"Il est profondément regrettable que cette question soit encore à l’ordre du
jour des Nations Unies", a-t-il ajouté, faisant part de son refus de laisser le
temps brouiller la mémoire collective sur ce dossier et appelant le Maroc à
"permettre à la population sahraouie d’exercer son droit à décider de son
avenir".
Il a en outre rappelé l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de
Justice en octobre 1975 ainsi que différentes résolutions de l’Assemblée
générale qui soulignent le droit à l’autodétermination du Sahara occidental.
L’Assemblée générale, le Conseil de sécurité, la Cour internationale de Justice
et l’Union africaine "ont tous une position claire et commune qui doit être
appliquée", et les Nations Unies ont "la responsabilité de trouver une solution
pacifique à ce conflit", a-t-il insisté, estimant qu’"aucun Etat Membre ne
devait être autorisé à faire fi des décisions de l’Organisation" et appelant à
"la tenue d’un référendum libre, juste et impartial au Sahara occidental".
De son côté l'Afrique du Sud, représentée par M. Dumisani Kumalo, a rappelé que
la République démocratique arabe sahraouie est membre de l’Union africaine et
que le Royaume du Maroc était un pays africain ami. Tous deux doivent trouver
un moyen de résoudre leur différend, a-t-il estimé.
Le Sahara Occidental est l’une des dernières colonies du monde et sa population
n’est toujours pas autorisée à exercer son droit à l’autodétermination, a-t-il
déploré, estimant que le Plan de paix de James Baker énonçait une solution
juste à ce problème et que ce Plan restait d’actualité.
D’ailleurs, il a souligné que le nouvel Envoyé spécial du Secrétaire général des
Nations Unies avait lui-même déclaré qu’il "ne voyait pas pourquoi il faudrait
rédiger un nouveau plan de paix qui serait de toute façon voué à l’échec, car
rejeté par le Maroc à moins qu’il n’exclue l’idée d’un référendum".
"L’impasse perdurera tant que le peuple sahraoui ne pourra pas exercer son droit
à l’autodétermination qui passe par un référendum", a poursuivi le représentant,
dénonçant "le non-respect par le Maroc des résolutions des Nations Unies sur le
Sahara Occidental".
Se félicitant de la libération de plusieurs prisonniers par le Front POLISARIO
et regrettant la répression de la fête qui a suivi la libération par le Maroc
de plusieurs militants sahraouis, il a formulé l’espoir que les Nations Unies
"ne souscriraient pas à un plan qui remettrait en cause le droit fondamental du
peuple sahraoui à choisir sa propre destinée". (SPS)
010/090/000 041350 sept 06 SPS
---------->
http://www.spsrasd.info/sps-041006.html
L'Algérie appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités à
l'égard du peuple sahraoui
04.10.06
New York (Nations Unies), 04/10/2006 (SPS) L'Algérie a appelé la communauté
internationale et, singulièrement, le Conseil de Sécurité à assumer ses
responsabilités à l'égard du peuple du Sahara Occidental et à rejeter toute
approche qui s'écarterait de la légalité internationale et qui viserait à
dénier au peuple sahraoui son droit imprescriptible à l'autodétermination, a
affirmé M. Youcef Yousfi Ambassadeur, Représentant Permanent de l'Algérie,
auprès des Nations Unies, dans une intervention prononcée, mardi devant la
commission des questions politiques Spéciales et de la décolonisation.
"Un autre peuple, dont le territoire est le dernier qui reste à décoloniser en
Afrique, attend toujours de pouvoir exercer ce droit à l'autodétermination qui
a permis à tant de peuples d'accéder à la liberté et de prendre en main leur
propre destin", a souligné M. Youcef Yousfi indiquant qu' "inscrit en tant que
question de décolonisation à l'ordre du jour de notre Organisation depuis plus
de quarante ans et identifié comme territoire non autonome éligible à
l'application de la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 portant
déclaration sur l'Octroi de l'Indépendance aux pays et aux peuples Coloniaux,
le Sahara Occidental a vu son processus de décolonisation brutalement contrarié
en 1975 lorsqu'il fut envahi, occupé et dépecé par son voisin du nord, et
depuis, le droit de son peuple à l'autodétermination s'est trouvé, chaque fois,
contrarié par les actes unilatéraux, les fausses promesses et les
tergiversations de la puissance occupante".
Le Représentant Permanent de l'Algérie, auprès des Nations Unies a ajouté
que"Depuis la proclamation du cessez le feu sous les auspices des Nations
Unies, à la suite de l'acceptation en 1990, par les deux parties au conflit né
de cette occupation, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, d'un plan de
règlement -entériné par le Conseil de Sécurité dans ses résolution 658 (1990)
du 27 juin 1990 et 690 (1991) du 29 Avril 1991, la puissance occupante,
déterminée, comme elle est, à empêcher le peuple sahraoui de concrétiser sa
revendication légitime d'exercer son droit à l'autodétermination, n'a cessé de
dresser les obstacles et de multiplier les manoeuvres dilatoires dans une vaine
politique de fuite en avant visant à faire prévaloir le fait accompli et à faire
admettre une souveraineté -que d'ailleurs nul pays au monde ne lui reconnaît-
sur un territoire qu'elle occupe par la force".
"C'est ainsi que les espoirs nés au lendemain de la conclusion, en 1997, des
accords de Houston pour faciliter la tenue du référendum d'autodétermination,
comme ceux consécutifs à la présentation par l'ancien Envoyé personnel du
Secrétaire Général, M. James Baker, de son plan de paix unanimement approuvé
par le Conseil de Sécurité dans sa résolution 1495 (2003), sont restés sans
lendemain, victimes de cette politique faite de reniements et de dénis motivés
par sa crainte d'aller vers un référendum d'autodétermination libre et régulier
qui lui serait, inévitablement défavorable", a précisé M. Youcef Yousfi.
"Après avoir rejeté coup sur coup et déclaré, de manière unilatérale et
arbitraire, comme étant inapplicables le plan de règlement de 1990, les accords
de Houston de 1997 et le plan de paix de 2003, tous conclus sous l'égide des
Nations Unies et approuvés par le Conseil de Sécurité à l'unanimité et de ses
membres, le Royaume du Maroc voudrait, aujourd'hui, entraîner la communauté
internationale hors de la légalité internationale et faire table rase de tout
ce qui a été acquis par le peuple sahraoui et consacré par les Nations Unies en
proposant un soi-disant plan d'autonomie interne sous souveraineté marocaine,
comme si le territoire à libérer était une simple province marocaine en mal
d'autonomie, et comme si cette souveraineté lui était reconnue par la
communauté internationale.
Ce soi-disant plan est, de toute évidence, mort-né", a poursuivi l'ambassadeur,
représentant permanent de l'Algérie, auprès des Nations Unies.
"Le Royaume du Maroc a fait accompagner son défi à la communauté internationale
et son mépris pour la légalité internationale par une politique de terreur à
l'intérieur des territoires sahraoui occupés qui, comme l'atteste la répression
violente des manifestations du printemps dernier, s'est traduite par des
violations graves des droits de l'homme à travers des arrestations abusives,
des actes de torture et des campagnes d'intimidation et de harcèlement contre
la population sahraoui", a précisé M.Youcef Yousfi ajoutant que " le huis-clos
dans lequel le Maroc a voulu confiner sa répression des revendications
légitimes du peuple sahraoui a pris la forme d'une chape de plomb imposée aux
médias locaux et d'une interdiction formelle d'accès signifiée aux organisation
humanitaires, aux associations politiques et aux parlementaires étrangers,
notamment européens".
"L'Algérie qui, plus que des frontières, partage une communauté de destin avec
les parties au conflit, demeure, plus que jamais, convaincu que le règlement
juste et définitif du conflit du Sahara Occidental, est celui-là qui garantit
au peuple sahraoui l'exercice de son droit à l'autodétermination, à travers
l'organisation d'un référendum libre et sans contrainte, conforme à la doctrine
et à la pratique des Nations Unies en matière de décolonisation et ayant, donc,
l'indépendance parmi ses options, C'est pour cela qu'elle continuera à apporter
son plein appui au Plan de paix, en ce qu'il constitue la solution politique
optimale pour le règlement de ce conflit, et à soutenir les efforts des Nations
Unies pour assurer sa mise en application", a souligné l'ambassadeur,
représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations Unies.
"En l'absence de nouveaux développements, tant au niveau de l'Assemblée Générale
que du Conseil de Sécurité depuis l'adoption de la résolution 60/114 en décembre
2005, qui vient d'être solennellement et fort opportunément réaffirmée par le
Sommet des pays Non-alignés, tenu à la Havane du 11 au 16 septembre dernier,
cette résolution garde toute sa pertinence et sa validité et devrait, donc être
reconduite en l'état afin que l'esprit de consensus qui a, de tout temps, animé
les travaux de cette Commission continue d'y prévaloir" a conclu M. Youcef
Yousfi.(SPS)
020/090/700 041010 Oct 06 SPS
--------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/la_cooperation_des_p/view
La coopération des parties, indispensable pour sortir de l'impasse le dossier du
Sahara (Diplomate Gabonais)
New York (Nations Unies), 04/10/06 - La coopération des parties est plus que
jamais indispensable pour sortir de l'impasse actuelle le dossier du Sahara, a
souligné, mardi devant la quatrième Commission de l'Assemblée générale de
l'ONU, M. Regis Onanga Ndiye de la Mission permanente du Gabon auprès des
Nations Unies.
"Mon pays demeure convaincu que pour sortir de l'impasse actuelle et progresser
vers une solution politique mutuellement acceptable (à la question du Sahara),
une coopération pleine et sincère de toutes les parties à ce différend, avec le
soutien de la communauté internationale, est plus que jamais indispensable".
Le diplomate a, en outre, fait savoir que son "pays déplore que la résolution de
cette question (le Sahara) n'ait pas beaucoup progressé, malgré les efforts
inlassables qu'a déployés le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan et
ses envoyés spéciaux respectifs, en particulier, M. Peter Van Walsum, afin de
trouver une solution politique".
M. Onanga Ndiye a également formé le voeu que les discussions de la quatrième
commission sur la question du Sahara "soient empruntes de réalisme et soient en
phase avec l'actualité, comme ce fut le cas, et avec succès lors du dernier
Sommet des Non Alignés à la Havane".
Dernière modification 04/10/2006 08:21
<------------------>
3. USA-RASD-PETROLE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65212
http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3411
http://www.spsrasd.info/sps-041006.html#4
76e conférence internationale sur le pétrole aux USA.
L’expérience sahraouie en matière d'exploration du pétrole à l'honneur
Par : Rédaction de Liberte
La République arabe sahraouie démocratique (RASD) prend part au Salon
international et à la 76e Conférence internationale sur le pétrole, organisés
en Nouvelle-Orléans dans l'État de Louisiane (États-Unis), du 1er au 6 du mois
en cours.
Dans une déclaration à l'APS à son départ aux États-Unis pour représenter la
RASD à la 76e Conférence internationale sur le pétrole, le représentant du
Front Polisario en Australie et chargé du suivi du dossier pétrolier, M. Kamel
Fadhel, a expliqué que la RASD organisera, à l'instar de 15 autres pays, une
exposition sur les activités pétrolières au Sahara occidental, outre sa
participation aux côtés des représentants de plusieurs pays et de compagnies
pétrolières et des milliers de spécialistes en pétrole, à la conférence
organisée par la compagnie des explorations géophysiques.
L'exposition, a indiqué M. Fadhel, sera une fenêtre sur la jeune expérience de
la RASD en matière de relations avec les compagnies pétrolières, notamment à la
lumière de la signature, l'année passée à Londres, par le gouvernement sahraoui
de neuf accords avec huit compagnies pétrolières mondiales. Les compagnies
signataires effectueront, en vertu de ces accords, des opérations d'exploration
on shore et off shore dans neuf régions du territoire sahraoui.
Il s'agit de Haouza, Mahbes, Bir Lehlou, Hagounia, Mijek, Bojador, La Güera et
Guelta. L'exploitation des gisements découverts débutera lorsque la RASD aura
recouvré sa pleine souveraineté sur ses territoires, conformément à la légalité
internationale et au principe universel d'autodétermination.
L'exposition vise, selon M. Fadhel, à expliquer les deux formules adoptées par
la RASD vis-à-vis des compagnies pétrolières, formules tenant compte du fait
que la RASD n'a pas encore recouvré sa pleine souveraineté sur son territoire
national.
La première se fera conformément à un accord sur la distribution du produit, qui
entrera en vigueur dès le règlement de la question sahraouie et l'adhésion de la
RASD à l'ONU en tant qu'État pleinement souverain sur ses territoires et
ressources.
La seconde formule consiste en un accord de garanties couvrant la période
séparant la signature de l'accord et son entrée en vigueur une fois la
souveraineté nationale recouvrée et l'indépendance réalisée.
Cette formule favorablement accueillie par les compagnies pétrolières est la
plus faisable pour les Sahraouis, dès lors que les accords signés prévoient
l'affectation par les firmes contractantes de crédits fermes qui serviront au
financement de la formation destinée à l'amélioration des potentialités du
secteur pétrolier naissant, ainsi qu'au financement des différents secteurs en
relation avec l'activité pétrolière et gazière.
C'est la deuxième manifestation pétrolière de grande envergure organisée aux
États-Unis à laquelle prend part la RASD qui avait déjà participé, du 9 au 12
avril 2005, au congrès sur le pétrole, organisé à Houston (États-Unis) avec la
participation de plus de 8 000 spécialistes.
<--------------------------------------------->
4. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-ESPAGNE-UE-USA-ONU
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65210
Mohamed Sidati lors d’une conférence de presse à Alger:
La solution au Sahara occidental passe par les urnes
Par : Hafida Ameyar
Le ministre sahraoui rejette le fait colonial imposé par Rabat.
“Le Front Polisario ne sera pas partie prenante de négociations avec le Maroc
qui s’éloignent de l’application de ce qui a été décidé, sous les auspices des
Nations unies, pour déboucher sur l’autodétermination du peuple sahraoui et
donc la décolonisation du Sahara occidental”.
Cet avis a été exprimé à Alger par le ministre sahraoui, conseiller à la
présidence, chargé des relations avec l'Europe, dans la soirée du lundi 2
octobre.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de l’ambassade de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Sidati a fait part des
“rumeurs” faisant croire que des pays membres permanents du Conseil de sécurité
de l’ONU qui soutiennent Rabat, comme la France, veulent mentionner dans la
prochaine résolution de ce Conseil “un appel à de nouvelles négociations
directes entre les parties au conflit”. “Aujourd’hui, la vraie question est :
comment faire appliquer ce qui a été décidé pour déboucher sur
l’autodétermination du peuple sahraoui ?” s’est-il interrogé, en rappelant que
“les deux parties en conflit”, le Front Polisario et le Maroc, “avaient eu
durant des années des négociations directes ayant abouti à la signature du Plan
de règlement de 1991 et des Accords de Houston, dans lesquels Rabat accepte la
tenue du référendum d'autodétermination au Sahara occidental”. Avant de
marteler : “Le Front Polisario rejette cette curieuse logique, cette manœuvre
qui veut faire table rase des décisions précédentes pour nous faire revenir à
trente ans plus tôt. Il ne fera pas partie de négociations visant à sortir du
sentier de la légalité internationale et à consacrer le fait accompli
colonial”.
À la veille de la tenue de la prochaine réunion du Conseil de sécurité, qui se
tiendra à la fin du mois courant, le conférencier a saisi l’occasion pour
interpeller l’ONU. “Les Sahraouis constatent que les Nations unies semblent
céder… Il y a dérive ! Il y a une situation d’impasse ! L’ONU doit faire preuve
de fermeté et exiger l’application des décisions internationales, dont le plan
de paix de 2003, pour éviter que le problème soit détourné”, a-t-il dit.
En signalant au passage la volte-face des autorités marocaines, avec la
présentation d’un “plan d’autonomie” du territoire non autonome du Sahara
occidental. Un “projet mort-né”, a-t-il assuré. “Voici venu le temps de la
régression et du recul”, a noté M. Sidati plus loin, insistant sur le fait que
“ces pseudo solutions sont lourdes de conséquences et mènent à des
confrontations”.
Cela, d’autant que “le soulèvement pacifique dans les territoires sahraouis
occupés ou l’Intifadha (qui dure depuis mai 2005, ndlr) a montré la nullité de
telles démarches”. D’où sa conviction que “la solution du Sahara occidental
est au bout des urnes”. “Nous continuerons à interpeller l’ONU et à privilégier
la voie pacifique. Mais nous sommes prêts à toute éventualité et décidés à
défendre nos droits”, a indiqué le ministre sahraoui, en demandant à connaître
le contenu du rapport de la délégation onusienne des droits de l’homme, qui
s’est rendue en avril dernier dans les territoires occupés du Sahara
occidental.
Avant que la commission ad hoc de l’Union européenne se rende à son tour dans
les territoires occupés pour s’enquérir de la situation qui y prévaut. M.
Sidati n’a pas exclu le fait que le retard mis dans la publication d’un tel
rapport soit lié aux “pressions” exercées par certains pays alliés à Rabat,
parce qu’il “serait accablant pour le Maroc”.
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65211
Mohamed Sidati à Liberté: “Nous plaidons pour un rôle positif des USA et de
l’UE”
Par : Hafida Ameyar
Liberté : Que répondez-vous à ceux qui mettent en avant la stabilité du Maroc ?
Mohamed Sidati : La stabilité est une revendication de tous les peuples. Mais,
on ne peut sacrifier la stabilité du Maghreb sous le prétexte de défendre la
stabilité du royaume du Maroc.
Comment se présente la situation humanitaire des réfugiés sahraouis ?
Elle est de plus en plus grave. Samedi dernier, le Croissant-Rouge sahraoui
(C-RS) a tiré la sonnette d’alarme en interpellant les pays donateurs, les
organisations internationales, les organisations gouvernementales et les ONG.
Il les a informées du risque d’une véritable famine des réfugiés, car il y a
crainte de la rupture du stock de sécurité des aliments de base, fourni par le
PAM et financé par la direction générale de l’aide humanitaire européenne
(Echo).
Pour le C-RS, la principale cause de cette situation difficile revient au
manquement d'honorer leurs engagements des agences de l'ONU et particulièrement
le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et le PAM, qui se sont
pliés aux pressions du gouvernement marocain et de ses alliés pour affamer les
réfugiés sahraouis.
Votre commentaire sur la position européenne ?
Le Maghreb est une région de première importance pour l’Europe. Mais, cette
Europe est piégée par la position de la France et de l’Espagne, qui sont
impliquées dans le conflit. Il est clair que l’UE, en tant qu’entité, peut
contribuer à l’avènement d’une solution juste et durable, à même d’asseoir une
réelle stabilité dans la région. Pour revenir à l’Espagne, nous attendons de
voir un rôle de l’État différent de celui du gouvernement, qui est en
porte-à-faux avec la solidarité agissante de la société civile espagnole. Nous
attendons une attitude claire concernant le droit à l’autodétermination, une
attitude qui plaide pour le plan de paix.
Pour ce qui est de la France, nous lui lançons un appel de paix pour qu’elle
révise sa position : on ne peut construire un partenariat franco-maghrébin sur
le cadavre du peuple sahraoui.
Et sur la position américaine ?
Il y a des tentatives, côté français, d’entraîner les USA à adopter une position
similaire… En ce qui nous concerne, nous continuons à plaider, auprès des
États-Unis et de l’Europe, pour qu’ils jouent un rôle positif en faveur du
droit à l’autodétermination.
On parle aujourd’hui de divergences au sein du conseil, installé par le roi
Mohammed VI au Sahara occidental…
Dans la question sahraouie, il y a deux parties internationalement reconnues,
notamment par les Nations unies, à savoir le Front Polisario et le Maroc.
J’ajouterai que l’objectif attendu à travers l’installation du Corcas est de
“sahraouiser” le conflit, alors que celui-ci est un problème de décolonisation
inscrit dans l’agenda de l’ONU depuis les années 1960.
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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/04/article.php?sid=44025&cid=2
MOHAMED SIDATI DENONCE L'INFLUENCE NEGATIVE DE PARIS SUR RABAT:
«Pas de partenariat franco-maghrébin sur la dépouille du peuple sahraoui»
Le ministre sahraoui délégué pour l’Europe a réitéré, lundi soir, le rejet de
son gouvernement «de toutes négociations directes» avec le Maroc. Mohamed
Sidati considère que cette initiative qui vise à sortir le conflit de l’impasse
est une «manœuvre» inspirée par la France et l’Espagne.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) -
«Des rumeurs persistantes font état de négociations directes entre les deux
parties au conflit. Cette initiative est présentée comme étant l’unique
solution pour sortir de l’impasse. Le gouvernement sahraoui rejette ce qu’il
considère être une manœuvre et refuse de tomber dans ce piège car cette formule
le ferait sortir du sentier tracé par le droit international, occulterait le
droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et enterrerait le droit légitime
à l’indépendance du Sahara occidental», a déclaré Mohamed Sidati lors d’une
conférence de presse animée lundi soir au siège de l’ambassade de la RASD.
Selon le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, la tenue de telles
négociations n’est pas sans rappeler «le scénario de l’invasion du Sahara
occidental en 1975». «C’est un moyen perfide qui vise à reporter la tenue du
référendum aux calendes grecques. Ceux qui préconisent ce genre de démarche
sont la France et l’Espagne, les deux grands alliés du Maroc», préciserat- il
en ajoutant que ce «projet est mort-né». Mohamed Sidati tiendra à rappeler que
les négociations directes entre le gouvernement sahraoui et le Maroc qui ont eu
lieu par le passé ont abouti à une série d’accords. «L’unique solution pour une
sortie de crise consiste en la stricte application de ces accords».
Interrogé sur l’éventualité d’un éventuel changement de position de la France
vis-à-vis du conflit au Sahara occidental suite aux prochaines élections
présidentielles, Mohamed Sidati a fait montre d’un certain pessimisme. «Nous ne
pouvons nous attendre à pire, quelle que soit la couleur du régime français.
L’attitude de la France est le nœud gordien du conflit au Sahara occidental. La
stabilité dans la région passe par un règlement définitif du conflit sur la base
du droit international. Pas de partenariat francomaghrébin sur la dépouille du
peuple sahraoui. Nous adressons toutefois un message de paix pour qu’il y ait
une révision de la position de la France.»
Le responsable sahraoui a également dénoncé l’attitude des Nations unies,
institution censée garantir la stricte application des résolutions devant
permettre l’organisation du référendum d’autodétermination. Là encore, il a
réfuté l’idée d’un changement de position des Nations unies après le départ de
Kofi Annan, son actuel secrétaire général. «La question sahraouie n’est pas
liée au secrétaire général de l’ONU», dira-t-il à ce propos. Pour Sidati, le
prochain rapport de Kofi Annan, qui est attendu pour la fin de ce mois,
pourrait être plus «crédible» comparativement à celui du mois d’avril dernier.
«Il a besoin de partir en beauté », a ironisé le ministre sahraoui.
Mohamed Sidati a par ailleurs dénoncé la politique répressive imposée par les
forces coloniales marocaines dans les territoires sahraouis occupés par le
Maroc.
A ce sujet, il relèvera le retard dans la publication du rapport de la
commission des droits de l’homme de l’ONU dépêchée au printemps dernier dans
ces territoires. «Les quelques éléments d’information en notre disposition
indiquent que ce rapport est plus qu’accablant pour les autorités coloniales.
D’où le retard dans sa publication par les Nations unies, car il semblerait que
le Maroc fasse actuellement pression sur cette institution. Pour notre part,
nous exigeons la publication intégrale de ce rapport dans les plus brefs
délais.»
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http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=43290&idc=129&refresh\
=1++++++
Sahara Occidental
Le mémorandum marocain occulte l’occupation
La tenue, fin octobre, de la réunion du Conseil de sécurité sur le Sahara
Occidental est précédée par une intense activité diplomatique des deux parties
en conflit, le Front Polisario et le Maroc.
Par le biais du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
(CORCAS), le Maroc prône, depuis la prorogation par le Conseil de sécurité de
l’ONU du mandat de la Minurso , en avril dernier, une solution d’autonomie.
Quand au peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, celui-ci n’a cessé
d’exhorter l’ONU à appliquer ses résolutions adoptées : le droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination. A ce propos, Mohamed Sidati, responsable du
Front Polisario et son représentant à l’UE, a soutenu avant-hier soir, lors de
la conférence de presse tenue à la représentation diplomatique de la Rasd à
Alger que «l’occupant marocain tente de vider les décisions internationales de
leur contenu légal». Et d’ajouter que ceci «s’opère grâce aux pressions de ses
alliés, la France et l’ex-occupant du Sahara Occidental, l’Espagne», souligne
M. Sidati.
S’agissant de la répression, des arrestations, des procès arbitraires et de la
torture, le quotidien des Sahraouis des territoires encore sous occupation
marocaine, notre interlocuteur dira «que le Maroc agit ainsi en toute impunité
avec la complicité des ses alliés traditionnels».
Sur ce, le rapport de la Commission onusienne des droits de l’Homme, dépêchée en
mai dernier aux territoires sahraouis encore sous occupation marocaine, est en
voie d’être rendu public. Ledit rapport semble être soumis à des pressions
exercées par les alliés du Palais royal, en vue de préserver l’image que la
politique de Rabat expose à l’extérieur, à savoir le respect des droits de
l’Homme suite à l’intronisation de Mohamed VI.
Et devant les tentatives de part et d’autres visant à escamoter une question de
décolonisation pour une question de real-politik dont Kofi Annan en a été
l’initiateur de la dite formule, l’ONU est encore une fois mise à l’épreuve.
Rappelons, toutefois, que la real politik n’a pas été pour donner crédibilité
au Corcas qui s’est lancé plus pour convaincre l’opinion internationale de
l’option «d’autonomie» que dans les territoires sahraouis encore sous
occupation qui eux persistent à braver la politique de répression marocaine qui
s’abat sur eux pour exprimer leur détermination à aller vers l’indépendance. Une
situation «qui a balayé le Corcas», soutient M. Sidati. Rappelons que ces
derniers temps les membres du Corcas se livrent à des batailles entre eux et à
d’autres cercles ceci pour décrocher une place de choix dans les sérails de
l’occupant marocain.
La real-politik a mis en avant dans le mémorandum proposé lundi dernier par
Rabat à l’AG de l’ONU un document officiel invitant la communauté
internationale à s’inscrire dans l’illégalité. Pour M. Sidati, «le Front
Polisario a de tout temps fait preuve de responsabilité et de respect de la
légalité internationale» et d’ajouter que ceci «en consentant des efforts et
des sacrifices considérables et des concessions ultimes». Et d’ajouter: «On
refuse de négocier avec le Maroc sur autre chose que les modalités
d’application des accords déjà conclus, notamment le plan de règlement de l’ONU
de 1991 et les accords de Houston de 1996», à savoir des négociations entre le
Front Polisario et le Maroc sur les modalités d’application du référendum
d’autodétermination, tout en précisant que «l’occupant marocain persiste à
freiner la tenue du référendum par des pseudo-solutions», ajoute-il.
Persistant dans sa logique d’un pouvoir colonial, Rabat revient encore une fois
dans son mémorandum en question, et ce, à quelques jours de la tenue de la
réunion du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental, à foudroyer Alger qui
est attaché aux principes des droits des peuples. Le Maroc, dans son
mémorandum à l’adresse de l’AG onusienne, invite celle-ci à «incriminer» Alger
au sujet de l’impasse dans laquelle s’est engouffré le Maroc après son
désengagement des accords signés avec le Front Polisario sous les auspices
onusienne et, par conséquent, l’incrimination aussi de l’ensemble des Etats
reconnaissants la RASD et la société civile de part le monde. En outre, le
responsable de la diplomatie algérienne, lors de son allocution à l’occasion de
la 61e session de l’AG de l’ONU, a rappelé que l’Algérie est «fortement attachée
au respect de la déclaration de l’octroi de l’indépendance aux pays et aux
peuples colonisés contenus dans la résolution 1514 du 14 décembre 1960 de
l’Assemblée générale des Nations unies».
04-10-2006
Karima Bennour
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4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-CHANGEMENTS DANS L'ADMINISTRATION
COLONIALE
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65798
Biographies du wali, des gouverneurs et directeur d'Administrations territoriale
et centrale du ministère de l'Intérieur, nommés par S.M. le Roi
03.10.2006 | 17h02
M'hammed Dryef, wali de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra
M'hammed Dryef, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé lundi wali de la région de
El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra, gouverneur de la 'province' de El Aaiun, est
né en 1948 à Taounate.
Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures en droit public en 1985 et
d'un doctorat en droit public en 1995.
M. Dryef a intégré la fonction publique en tant qu'administrateur adjoint au
secrétariat général du gouvernement le 1er juillet 1972. Il a occupé par la
suite les postes de chef de cabinet au secrétariat d'Etat chargé de
l'Urbanisme, à compter du 28 avril 1975, et de chef de la division de la
législation au Parlement, à compter du 1er septembre 1977, avant d'être nommé
chef de cabinet au ministère de l'Intérieur le 1er juillet 1978.
M. Dryef a été nommé le 10 février 1983, par feu S.M. le Roi Hassan II,
gouverneur de la province de Benslimane, puis gouverneur, directeur de l'Agence
urbaine du Grand Casablanca, le 25 juillet 1984.
Après avoir assuré la fonction de directeur général de la Direction générale de
la sûreté nationale (DGSN) entre le 16 janvier 1987 et le 10 février 1988, il a
été nommé, de nouveau par feu S.M. le Roi Hassan II, gouverneur directeur
général de l'Urbanisme, de l'Architecture et de l'Aménagement du territoire, le
11 février de la même année, puis wali de Fès, le 1er janvier 1991, avant d'être
détaché au service central, le 27 septembre 1998. Le 31 décembre 1999, S.M. le
Roi Mohammed VI a nommé M. Dryef wali directeur général des Affaires
intérieures.
La confiance de S.M. le Roi a été renouvelée en sa personne le 26 mars 2003,
date de sa nomination wali de la région du Grand Casablanca. Il a exercé en
cette qualité jusqu'au 22 juin 2005, date de sa nouvelle nomination par S.M. le
Roi, wali détaché à l'Administration centrale.
M. Dryef est décoré en 1995 du Ouissam du Trône de l'ordre de commandeur.
(...)
Ahmed Merghich, gouverneur de la province de Tan-Tan
Ahmed Merghich, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé lundi gouverneur de la
province de Tan Tan, est né en 1953 à El Adrej (province de Sefrou).
Titulaire d'une licence en sciences juridiques, M. Merghich a entamé le stage du
cycle normal des agents d'autorité de l'Ecole de perfectionnement des cadres de
Kénitra, le 1er janvier 1980, après avoir effectué son service civil au
ministère de l'Education nationale.
Il a été nommé, par la suite, caïd, adjoint du chef de la Direction des affaires
générales (DAG) à la province de Marrakech (janvier 1982), puis caïd, adjoint du
chef de la DAG à la préfecture de Marrakech-Ménara (janvier 1991) avant d'être
promu, le 10 août 1994 au grade de chef de cercle, chef de la DAG à la même
préfecture.
Le 31 décembre 1999, M. Merghich a été nommé par S.M. le Roi Mohammed VI,
gouverneur de la province de Ouarzazate.
(...)
Hamid Charia, gouverneur, chargé du secrétariat général de la wilaya de El
Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra
Hamid Charia, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé lundi gouverneur, chargé du
secrétariat général de la wilaya de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra, est né en
1954 à Marrakech.
Titulaire d'un diplôme d'ingénieur de l'Ecole Hassania des travaux publics, M.
Charia a intégré en août 1976 le ministère de l'Energie et des Mines, en tant
qu'ingénieur d'Etat, avant d'être nommé en 1979 chef de service à la délégation
régionale du même ministère à Marrakech. Il a occupé également la fonction du
délégué du ministère de l'Energie et des Mines à Marrakech (1981), Oujda (1987)
et à Béni Mellal (1992).
M. Charia a été nommé en 1994 chef de division au ministère de l'Energie et des
Mines, puis secrétaire général de la province de Laâyoune, depuis janvier 2002.
(...)
El arbi Mrabet, gouverneur, chargé de la coordination avec la Minurso
El Arbi Mrabet, que S.M. le Roi Mohammed VI a nommé lundi gouverneur, chargé de
la coordination avec la Minurso, est né le 24 mars 1951 à la province d'Oujda.
Titulaire du doctorat d'Etat en droit de l'Université de Paris II en 1981 et
d'une licence en littérature anglaise de l'Université de Paris III, M. Mrabet
est professeur de l'enseignement supérieur depuis 1983.
De 2002 à 2004, M. Mrabet a occupé le poste de coordonnateur régional des
Chaires Unesco de la paix, la tolérance, la démocratie et les droits de l'homme
dans les pays arabes.
Il a dirigé le centre d'études canadiennes entre 2002 et 2006 et la revue
marocaine d'études internationale.
Mrabet, qui a à son actif plusieurs travaux de recherches et publications,
assure depuis 1994 la fonction de doyen de la faculté des sciences juridiques,
économiques et sociales d'Oujda.
<--------------------------------------------------------->
5. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DROITS HUMAINS-CINISME DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/le_representant_perm/view
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65802
Le Représentant Permanent à Genève réitère les préoccupations du Royaume face à
la situation déplorable des "séquestrés" à Tindouf
Genève, 03/10/06-L'Ambassadeur, Représentant Permanent du Royaume auprès de
l'Office des Nations Unies à Genève, M. Mohamed Loulichki, a réitéré mardi,
"les préoccupations du Maroc à l'égard de la situation des populations des
camps de Tindouf, 'en Algérie', 'privées', depuis plus de trente ans, de leurs
droits 'les plus élémentaires', droits à la protection, à l'assistance
adéquate, à l'éducation appropriée de leurs enfants, à la libre circulation et
au 'retour' volontaire dans <la mère patrie, le Maroc>".
Intervenant dans le cadre du débat général de la 57ème session du Comité
exécutif du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR),
M.Loulichki a rappelé que "cette assemblée a été, à plusieurs reprises, le
témoin des appels répétés du Maroc pour que cesse cette situation des plus
anachroniques et des plus atypiques dans l'histoire de l'humanitaire et pour
que ces populations puissent, enfin, bénéficier de la protection et de
l'assistance adéquates et qu'elles puissent décider, sans aucune contrainte, du
choix du retour à leur pays et parmi les leurs afin de contribuer ensemble à la
poursuite de l'édification du Maroc moderne et démocratique".
Dans un autre registre, le diplomate marocain a mis en relief la contribution du
Maroc et ses 'efforts' pour apporter les solutions 'adéquates' au phénomène
migratoire rappelant à cet égard l'organisation, les 10 et 11 juillet dernier,
de la Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le
développement, regroupant les représentants de près de 60 pays africains et
européens et ceux de plusieurs organisations régionales et internationales dont
le HCR.
L'objectif de cette initiative était d'apporter des solutions 'concrètes',
'appropriées' et durables au défi de la gestion des flux migratoires, a-t-il
fait savoir, affirmant que de par son importance et sa thématique, liant la
problématique migratoire à l'impératif de développement, cette Conférence a
donné le coup d'envoi à une coopération renouvelée entre l'Europe et l'Afrique,
pour une convergence de vues entre les pays d'origine, de transit et de
destination des migrations qui constituent le socle de ce partenariat novateur
et équilibré, fondé sur une vision d'ensemble qui intègre à la fois
développement et sécurité.
Par ailleurs, concernant les déplacés internes, M. Loulichki a précisé que
l'engagement du HCR à "l'approche de responsabilité modulaire" en faveur de ces
personnes constitue une initiative louable susceptible de contribuer, dans un
cadre interinstitutionnel, à répondre positivement aux besoins des personnes
démunies de protection y compris dans leurs propres pays.
Toutefois, cette extension du mandat du HCR ne doit pas se faire, selon lui, au
détriment de l'essentiel du mandat à savoir, la protection des réfugiés et la
promotion des solutions durables. "Nous souhaiterions être assurées que le
mandat initial du HCR ne sera pas affecté en termes de priorités et de
ressources par l'élargissement du champ de son intervention", a-t-il souligné.
Il a ajouté que le Maroc encourage les efforts déployés par le Haut Commissaire
pour adapter l'Organisation à l'environnement évolutif dans lequel elle opère
en liant, notamment, la gestion des ressources budgétaires et humaines aux buts
et objectifs prioritaires du HCR, et de ce fait, encourage la nouvelle politique
budgétaire basée sur l'adaptation des dépenses non plus aux ressources
disponibles mais plutôt aux besoins, principalement sur le terrain.
A cet effet, le rôle dévolu aux Bureaux extérieurs du HCR dans l'élaboration du
budget semble la solution la mieux adaptée à cette stratégie, a-t-il estimé.
Le Comité Exécutif du HCR, a ouvert ses travaux lundi au Palais des Nations. Il
examinera et adoptera, lors de cette session, le projet de rapport de la 37ème
réunion du Comité Permanent du HCR et procédera à la "présentation des
principes directeurs sur le maintien du caractère civil et humanitaire de
l'asile".
Il examinera également les rapports sur la protection internationale, sur les
consultations annuelles avec les ONGs ainsi que les rapports relatifs à
l'évaluation des missions d'inspection effectuées dans différentes régions du
monde. Le Chef du Gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero
s'adressera au Comité jeudi prochain en sa qualité d'Orateur invité de cette
session.
Dernière modification 03/10/2006 20:47
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6. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3410
http://www.spsrasd.info/sps-041006.html#3
Exposition photos sahraouies pour diffuer la cause à Londres
Londres, 04/10/2006 (SPS) Une exposition-photos sur la cause sahraouie et les
conditions des réfugiés sahraouis a été ouverte lundi au siège de la commune de
Londres sous l'égide du maire de cette ville, Ken Livingstone, et ce, dans le
cadre d'une manifestation qui durera jusqu'au mois de mars prochain sous le
thème "Black History Season 2007".
La commune de Londres, et notamment son maire, connu pour ses positions en
faveur des causes justes, vise, à travers cette grande manifestation, à faire
connaître les contributions des cultures africaines et des pays du Caraïbe, à
l'enrichissement de la vie culturelle de la ville de Londres où se côtoient
plusieurs nationalités.
A cette occasion, M. Livingstone s'est félicité de l'initiative de la fondation
britannique Sandblast qui défend la cause du peuple sahraoui, pour
l'organisation d'une exposition-photos sur les conditions de vie des réfugiés
sahraouis, qui durera tout le mois d'octobre courant.
Ces photos ont été prises par des Sahraouis vivant dans les camps de réfugiés
ainsi que par la grande photographe, Kyna Gourley, qui a déjà publié plusieurs
photographies dans plusieurs revues notamment la revue "Marie Claire".
Cette exposition a été, selon le maire de Londres, "bien accueillie dans le
cadre de la manifestation +Black History Season 2006+ et permettra, sans nul
doute, de mieux faire connaître aux londoniens certains aspects de la vie des
Sahraouis jusque là méconnus par de nombreux britanniques".
L'idée de cette initiative, a indiqué le directeur de Sandblast, Daniel Smith,
est venue après que les camps des réfugiés eurent subi des inondations, ce qui
a permis de collecter plusieurs photographies qui montrent les conditions
difficiles dans lesquelles vivent les réfugiés sahraouis et les dégâts
importants causés par ces inondations.
Cette exposition montre également la lutte du peuple sahraoui et son
attachement à son identité nationale et à son pays, à travers des photographies
prises à l'occasion des festivités commémoratives du 30ème anniversaire de la
proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
La fondation Sandblast envisage, d'autre part, de parrainer le festival culturel
sahraoui à Londres qui se tiendra au printemps 2007 et qui sera la plus grande
manifestation consacrée à la cause sahraouie au Royaume-Uni et au progrès
enregistré par la cause sahraouie en Grande Bretagne, un des membres permanents
au Conseil de sécurité.
Les britanniques, aussi bien les officiels que les organisations caritatives,
sont particulièrement sensibles à la cause sahraouie comme le montre la position
d'une partie des députés britanniques qui continuent de signer la pétition
ouverte, demandant au gouvernement de leur pays d'agir en faveur de
l'introduction d'amendements à l'accord de pêche entre l'Union européenne et le
Maroc qui a obtenu l'aval du Parlement européen en mai de cette année.
Dans cette pétition signée jusqu'à présent par 74 députés dont 50 du parti des
travailleurs au pouvoir, il est demandé au gouvernement britannique d'agir en
faveur de l'introduction d'amendements qui garantissent "la non inclusion des
eaux territoriales sahraouies dans l'application de l'accord".
Les signataires de la pétition soulignent que le Maroc "occupe illégalement le
Sahara occidental depuis trente ans" et s'étonnent que "l'Union européenne
devienne son partenaire dans l'exploitation de ses ressources", ce qui signifie
que le rejet de l'accord de pêche persiste et la campagne pour son annulation
se poursuit.
La compréhension de la cause sahraouie par les britanniques s'est manifestée
lors de la visite effectuée dernièrement par des responsables d'organisations
civiles sahraouies au Royaume-Uni où ils ont eu des contacts avec des
organisations et des personnalités britanniques dans le cadre de la campagne
menée par le Front Polisario au plan international pour tirer la sonnette
d'alarme sur les conditions humaines désastreuses des sahraouis dans les camps
en raison de la négligence des organisations humanitaires de l'ONU dans
l'accomplissement de leurs missions, notamment en matière d'approvisionnement
des réfugiés en nourriture.
010/090/700 041621 sept 06 SPS
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7. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAROC-LOBBY PRO MAROCAIN AUX USA
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65772
Une association américaine souhaite "contribuer" au "développement" des
initiatives "sociales" à El Aaiun
03.10.2006 | 14h34
L'association américaine «Bridge to 'Morocco'» est déterminée à engager et
appuyer les initiatives d'actions 'sociales' et de santé dans la ville de El
Aaiun, a souligné lundi son président, Chris Sanston. «Cette volonté de Bridge
to 'Morocco' de prendre part aux efforts de développement des initiatives
d'actions 'sociales' à El Aaiun émane du 'respect' dont jouit le Maroc aux
Etats-Unis en général et de l'attachement que vouent les membres de
l'association au Royaume», a précisé M. Santos au terme d'une visite qu'il a
effectuée lundi dans la ville de El Aaiun.
M. Santos, accompagné de Bachir Dkhil, président de l'Association Badaiil
(Alter-Forum), a visité plusieurs centres sociaux et classes d'alphabétisation
à El Aaiun et s'est entretenu avec le délégué régional de la santé à El Aaiun,
Mustapha Boaâdi, et des acteurs locaux de la 'société civile' de la qualité des
prestations et des services offerts aux habitants, notamment en matière de
santé, d'enseignement et d'alphabétisation.
Le président de «Bridge to 'Morocco'» s'est félicité, à cette occasion, de la
dynamique des projets d'actions sociales menés en faveur des habitants dans la
ville de El Aaiun et de la vitalité de la 'société civile' locale. Il a
souligné également l'importance de renforcer et de développer des relations
d'échange et de coopération entre des partenaires américains et marocains
œuvrant dans les domaines social et sanitaire.
Il a indiqué que l'ambition de son association est de développer des actions et
des prestations sociales en collaboration avec d'autres institutions et des
associations locales et d'apporter une aide accessible à toute la population.
Et d'ajouter que «Bridge to 'Morocco'» entend également mener des actions de
prévention et d'information sur des phénomènes sociaux, de soutenir les
initiatives locales allant dans ce sens et d'encourager les associations à
développer des actions de sensibilisation à l'intention de certains publics,
notamment les jeunes.
| MAP
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8. SAHARA OCCIDENTAL-CAMPS DE RÉFUGIÉS-FANTAISIES DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65770
Polisario : le mouvement de "mercenaires"
03.10.2006 | 14h32
Le vent 'tourne' pour le Polisario tandis que l'opinion internationale
'découvre' les faces 'cachées' de ce mouvement. Ledit mouvement, qui s'inspire
des systèmes 'humiliants' pour tout être humain, 'séquestre' des gens contre
leur volonté dans un désert isolé où ils n'ont aucun moyen de communiquer avec
l'extérieur.
Dans les camps, le droit de circuler librement <n'existe pas> : l'appel se fait
le matin et le soir pour vérifier si tout le monde est présent. Et c'est bien
<l'enfer> pour ceux qui oseraient seulement rêver un jour de <fuir>.
Mais au-delà du règlement de la question sahraouie par le biais de l'Onu, les
gens ont le droit de partir où ils veulent, de se déplacer, de choisir leur
pays ou de se réunifier.
Aujourd'hui, les instances internationales sont conscientes que ces personnes
sont des 'otages' et font l'objet d'un 'marchandage' insupportable : aucun ne
pourrait quitter les camps si le Polisario (ou les occupants de la résidence Al
Mouradia) n'obtient pas la satisfaction de ses demandes 'irréalisables' par
l'Onu.
Aujourd'hui, le 'masque' est 'tombé' sur 'la plus sinistre' des histoires contre
les droits de l'Homme.
De Rabbouni (siège de marionnettes des généraux algériens et en hébreu, le
maître), Abdelaziz 'Marrakchi', leader isolé par ses pairs, essaie de rétablir
de manière féroce l'ordre dans les camps et ce, en attendant les ordres des
Maîtres d'Alger.
Il serait peut-être urgent de porter toute l'attention requise à cette situation
d'autant plus que la direction du Polisario est 'en désarroi'. Une direction
qui, jadis, était composée d'une trentaine de cadres dociles et soumis, en
compte sept actuellement. Aujourd'hui, le mouvement ne peut que s'éclater et
ses déclarations ne seront jamais prises pour argent comptant.
Eh oui, qui fera désormais confiance dans les déclarations des 'Polpot'
polisariens ? Seulement ceux qui sont payés contre monnaie sonnante et
trébuchante par les rentiers gradés des hydrocarbures.
Durant longtemps, le Polisario a 'dupé' l'opinion internationale, usant d'une
panoplie d'<artifices> allant de la <supercherie> au <mensonge>. Le mouvement
n'a-t-il pas été fondé sur le <mensonge> et la <mystification> ? N'est-il pas un
instrument de contrôle du Club des cinq (les plus hauts gradés algériens).
Aujourd'hui, le Polisario vit une 'hémorragie' 'sans précédent'. Ceci est
illustré par la défection de centaines de 'séquestrés'.
Car malgré que le désert soit inaccessible, les hommes libres finissent toujours
par faire parvenir leur appel au secours. Nombreux sont ceux qui, au 'risque de
leur vie', ont 'regagné' leur 'mère-patrie'. Certains d'entre eux occupaient
même des hautes fonctions au sein de la direction polisarienne.
Aujourd'hui, le Polisario ne peut plus faire croire à l'opinion internationale
que la population de Tindouf a fui son pays d'origine. 'Tout le monde' connaît
les origines différentes de cette 'minuscule' société civile, 'éclatée' en
«cellules politiques» regroupant chacune onze personnes.
Le chef de chaque cellule est sous les ordres d'un commissaire politique. Lequel
commissaire a évidemment suivi sa formation à Cuba. Pour rappel, les premiers
éléments des camps de la 'honte' furent formés par des familles algériennes de
Tindouf-Béchar. Aujourd'hui, l'opinion mondiale a découvert et enfin compris,
avec l'échec de certains mouvements aidant, la nature 'dictatoriale' et
'répressive' de cette organisation de 'mercenaires' 'à la solde' d'Alger.
Et quelle que soit la sympathie que l'on a à l'égard d'un mouvement, une 'bonne
conscience' ne peut tolérer d'être 'trompée' par lui ou qu'on lui 'cache' toutes
les 'misères scandaleuses' et 'atrocités immondes'. Aujourd'hui, la grogne que
couve la population a touché la nomenklatura. Une population qui a le regard
tourné vers son foyer d'origine.
Latifa Cherkaoui | LE MATIN
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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/les_familles_dans_le/view
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=58558
Les familles dans les camps de Tindouf <s'élèvent> contre l'appel du Polisario
pour enrôler leurs enfants
El Aaiun, 03/10/06 - L'appel lancé ces derniers jours par les 'milices' du
Polisario, sommant les enfants et les jeunes dans les camps de Tindouf de
s'inscrire au service militaire, a entraîné la ''révolte des familles des
'séquestrés' qui 'refusent' l'enrôlement de leurs enfants.
Ces familles rejettent la conscription de leurs progénitures d'autant plus que
les fils des gradés des 'milices' du Polisario en sont exemptés, a-t-on indiqué
de 'source' 'bien informée'.
"Des familles ont exprimé leur 'refus' de l'appel lancé par le Polisario la
semaine dernière aux populations des camps pour inscrire leurs enfants au
service militaire, alors que les dirigeants 'épargnent' à leurs propres enfants
l'enrôlement", selon la même 'source'.
Les familles voient dans cette mesure imposée par le Polisario, une 'manoeuvre'
pour se servir des enfants conscrits aux fins de 'réprimer' les
'manifestations' qui 'secouent' 'régulièrement' les camps de Tindouf.
Selon les 'observateurs', le Polisario vise, également, à prendre 'en otage' les
enfants des familles 'désireuses' de 'rejoindre' le Maroc.
L'appel à la conscription intervient une semaine après "le changement, dicté par
l'Etat-Major algérien, de certains 'soi-disant' ministres dans le gouvernement
du Polisario, notamment le ministre de la Guerre", dans une tentative d'apaiser
la colère des habitants, en particulier les soldats, contre les dirigeants
'séparatistes', a expliqué la même source.
Après leur enrôlement dans l'armée, les conscrits sont envoyés en Algérie ou à
Cuba où ils sont endoctrinés et entraînés au maniement des armes.
Dernière modification 03/10/2006 13:30
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9. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65242
Relations algéro-marocaines. Des conceptions de l’État qui
s’affrontent
Par : Samar Smati
Les relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc butent, selon une étude de
Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du monde arabe et du Maghreb, à l’Institut
français des relations internationales (IFRI), sur deux conceptions
radicalement différentes de l’État.
Entre Alger et Rabat, si le courant a toujours été électrique, avec des hauts et
des bas, des pics de tensions plus ou moins intenses selon les périodes, cela
pourrait provenir d’une construction totalement différente du pays, de ses
valeurs et de ses aspirations.
Dans une récente étude sur les liens bilatéraux entre les deux pays, Khadija
Mohsen-Finan, spécialiste du monde arabe à l’IFRI, décortique les causes
profondes de ce perpétuel antagonisme.
Il s’agirait, pour elle, de deux conceptions radicalement différentes de l’État,
du territoire et du droit international qui s’affrontent.
“L’Algérie a délimité son territoire sur le front de l’époque coloniale. La
Nation algérienne s’est bâtie dans la lutte contre la colonisation et l’État
est né en 1962 d’un référendum d’autodétermination.
u Maroc, le roi est le centre de gravité du système, on lui fait allégeance et
on considère que la décolonisation n’est pas finie”, explique-t-elle, cité par
Le Journal-Hebdo.
En d’autres termes, chacun des deux pays a sa propre vision de l’État, de ses
missions, des droits et devoirs de son peuple, tirés de son histoire, de sa
culture, de son identité. “Le Maroc et l’Algérie ne sont pas des ‘frères’ mais
des ‘voisins’ qui n’ont en commun qu’une frontière. Ce n’est pas parce qu’ils
ont eu le même colonisateur qu’ils doivent se ressembler. L’erreur de
l’Occident est là : vouloir les regrouper, par exemple économiquement, au sein
d’un marché maghrébin uni. On voit bien que c’est impossible car chacun des
deux pays s’ancre dans la mondialisation en développant des liens économiques
et politiques avec l’Occident de son côté et non ensemble”, précise Khadija
Mohsen-Finan.
L’antagonisme entre Alger et Rabat semble s’être exacerbé après la disparition
de Hassan II. “En dépit de ces rancœurs mutuelles, du temps de Hassan II, les
deux pays parvenaient à entretenir un dialogue lointain et à coopérer sur les
lignes rouges à ne pas dépasser de part et d’autre. De surcroît, l’Algérie a
toujours considéré que la monarchie est l’une des clés de la stabilité du
Maroc”, précise le journal marocain. L’ère des relations conflictuelles mais
cordiales a disparu. “Les Algériens observent qu’ils n’ont plus d’interlocuteur
stable ni fiable de l’autre côté. Je pense qu’ils notent que le Makhzen est
éclaté entre plusieurs clans qui, faute d’arbitrage, se neutralisent les uns
les autres et hésitent sur quel cheval miser”, précise Le Journal-Hebdo, citant
une source anonyme.
Ces deux visions du pays, diamétralement opposées, engendrent des tensions
quasi-incurables. Elles se cristallisent, selon Khadija Mohsen-Finan, sur le
dossier du Sahara occidental. Les relations bilatérales entre Alger et Rabat
sont depuis plusieurs années déjà en dents de scie.
Rabat conditionne une normalisation totale des relations bilatérales au
règlement du dossier sahraoui. Si le Maroc considère que le conflit du Sahara
occidental est la pierre d’achoppement d’une normalisation avec Alger,
l’Algérie pour sa part considère qu’il ne fait pas parti des causes de tensions
bilatérales. Alger n’est pas partie prenante dans le conflit qui oppose la RASD
et le Front Polisario au Maroc. Elle soutient néanmoins le principe
d’autodétermination du peuple sahraoui, selon les règles du droit international
et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le soutien aux peuples opprimés et le respect du droit à l’autodétermination
étant des principes sacrés de la politique extérieure algérienne.
Alger considère également que le dossier sahraoui ne relève d’aucune autre
instance que le Conseil de sécurité de l’ONU. “Nous considérons de plus qu'il
n'y a aucune raison pour que la question du Sahara occidental interfère dans
nos rapports avec le Maroc, l'Algérie n'ayant pas une part directe à ce conflit
et, l'Algérie ne se comportant à ce sujet que comme un membre des Nations unies
soucieux du respect et de l'application des principes de la Charte des Nations
unies”, avait précisé en juillet dernier Abdelaziz Bouteflika, dans une
correspondance adressée à Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies.
L’Algérie a exprimé à maintes reprises sa volonté “sincère”, dixit le président
de la République, à développer et d’élargir “le plus possible”, ses liens avec
le Maroc, sans aucune condition préalable que le règlement des contentieux
existant non pas autour du Sahara occidental, mais entre Alger et Rabat
directement tels que le cas des Algériens spoliés de leurs biens au Maroc après
la fermeture des frontières communes et les attentats de Marrakech. Sans oublier
les déclarations marocaines sur “le laboratoire islamiste algérien”,
l’instauration unilatérale d’un visa pour les ressortissants algériens désireux
de se rendre au Maroc et qui a été depuis supprimé tout aussi unilatéralement.
Là, également, deux visions radicalement différentes s’opposent.
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10. ONU-NOUVEAU SÉCRÉTAIRE GÉNÉRAL
http://www.latribune-online.com/0410/p02.htm
Le Sud-Coréen Ban Ki-moon succédera à Kofi Annan à la tête de l’ONU
Aucun des «cinq grands» n’est contre sa candidature
Mercredi 4 Octobre 2006
Par Younes Hamidouche
Il y est presque. Le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations
unies lui est quasiment acquis. Sauf énorme surprise, il succédera à Kofi Annan
dès le 1er janvier prochain. Ban Ki-moon devant être formellement recommandé par
le Conseil de sécurité dans les prochains jours, son élection ne constituera
aucune surprise en Assemblée générale. Tout indique qu’il est déjà dans la peau
de huitième secrétaire général de l’ONU. Lui, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, se dit
«ravi» mais «accablé par la responsabilité».
Dans sa réaction hier au vote blanc, le quatrième du genre depuis l’été dernier,
qui a confirmé -avec 14 votes d’«encouragement» (dont les cinq permanents), 1
voix «sans opinion» et aucune de «découragement»- toute la confiance placée en
lui par les membres du Conseil de sécurité, l’actuel chef de la diplomatie
sud-coréenne souligne qu’il est conscient de l’importance de la mandature qui
l’attend à la tête de l’ONU.
Ban Ki-moon, rapporte l’AFP, espère pouvoir «combler le fossé» avec les
Etats-Unis tout en poussant à une réforme de l’ONU. «Je peux paraître tendre vu
de l’extérieur mais, quand c’est vraiment nécessaire, je peux faire preuve de
force intérieure […]. En Asie, l’humilité est considérée comme une vertu. La
douceur ne doit en aucun cas être perçue comme un manque de leadership ou de
sens des responsabilités», dit-il en précisant que le dossier le plus urgent
qu’il aurait à traiter concernait «la réforme du mode de gestion» de l’ONU. «Il
faut promettre moins et accomplir plus», résume-t-il.
«Il est tout à fait clair aujourd’hui que M. Ban Ki-moon est le candidat qui
sera recommandé par le Conseil de sécurité», a déclaré à ce propos
l’ambassadeur de Chine à l’ONU, Wang Guangya, à l’issue de ce vote blanc sur
les six candidats encore en lice. Fort du soutien des «cinq grands» membres
détenteurs du droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et
Russie) susceptibles de bloquer une candidature, et donc indispensable sur la
voie de la succession à Annan, Ban Ki-moon a, en effet, souligné être «ravi des
résultats du vote» mais, en même temps, il se sent «grandement accablé par la
responsabilité».
Dans le pays de Ban Ki-moon, l’heure n’est pas encore à la jubilation mais elle
est réglée d’ores et déjà à la satisfaction. Le parti au pouvoir relève que la
mise sur orbite du ministre des Affaires étrangères du pays pour un poste très
convoité constitue un «heureux événement» accueilli «avec ferveur» et
l’opposition loue un événement qui «a ouvert de nouveaux horizons pour la
diplomatie sud-coréenne». La symbolique de l’annonce, lundi dernier à New York,
des résultats du vote confirmatif du succès désormais tout tracé à la
candidature sud-coréenne reste grande d’autant qu’elle intervient sous
présidence japonaise du Conseil de sécurité.
Le Japonais Kenzo Oshima, président en exercice du Conseil de sécurité, a relevé
devant la presse que le processus de sélection du successeur de Kofi Annan
touchait à sa fin. «Le sentiment au Conseil, sur la base de ce vote informel,
est que nous sommes prêts à un vote formel […], nous sommes très près d’une
décision finale», a-t-il indiqué.
Bien que les relations entre Séoul et Tokyo ne soient pas, historiquement,
toujours au beau fixe, le Japon a relevé hier qu’il soutiendrait la candidature
de Ban Ki-moon. «Nous avons toujours dit que le prochain secrétaire général
devait être un Asiatique, c’est donc une bonne chose que ce soit le ministre
sud-coréen des Affaires étrangères Ban Ki-moon, comme prévu», a souligné le
chef de la diplomatie japonaise, Taro Aso.
L’Indien Shashi Tharoor, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé de la
Communication, et l’un des concurrents de Ban Ki-moon dans la course à la
succession à Annan a annoncé, comme pour confirmer que le Sud-Coréen est le
secrétaire général que la communauté internationale se prépare à plébisciter,
avoir concédé la victoire par fax au ministre sud-coréen et l’avoir félicité.
L’Indien est arrivé second avec deux votes de «découragement» dont un d’un
membre permanent.
Mais l’appui le plus lourd de sens demeure celui des Etats-Unis dont
l’ambassadeur à l’ONU, John Bolton, s’est déclaré «très content» du résultat du
vote. La Corée du Sud est l’un des plus sûrs alliés asiatiques des Etats-Unis.
Ban Ki-moon, âgé de 62 ans et diplomate de carrière (36 ans de service), est
présenté par l’agence AFP en «faiseur de compromis». Passant des universités de
Séoul à celle américaine de Harvard, il a consacré près d’une décennie de sa
carrière à des missions liées aux Nations unies. L’emploi du temps de Ban
Ki-moon, acharné de travail, est strictement divisé en tranches de cinq
minutes, ajoute un diplomate cité par l’AFP.
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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/04/article.php?sid=44027&cid=2
Le Sud-Coréen Ban Ki-moon favori pour succéder à Kofi Annan
SOUTENU PAR LES CINQ MEMBRES PERMANENTS DU CONSEIL DE SECURITE
Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ban Ki-moon, est pressenti pour
succéder au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU)
sortant, le Ghanéen Kofi Annan. Le dernier vote blanc organisé lundi dernier
par le Conseil de sécurité n’a vu aucune opposition pour la candidature du
Sud-Coréen qui était le seul des six postulants à ne s'être vu opposer aucun
veto. Ban Ki-moon a en effet recueilli lundi 14 voix pour et une abstention.
Il a reçu le soutien des cinq membres permanents du Conseil de sécurité
disposant d’un droit de veto, à savoir la Grande-Bretagne, la Chine, la France,
la Russie et les Etats-Unis. Les ambassadeurs des 15 Etats membres du Conseil
étaient invités également à choisir parmi sept prétendants à la succession de
Kofi Annan, dont le mandat, le second, expire le 31 décembre. L’élection
officielle du huitième secrétaire général de l'ONU devrait se dérouler le 9
octobre prochain. L'assemblée générale des 192 pays membres devrait entériner
la recommandation du Conseil de sécurité. Dans un entretien accordé hier aux
agences de presse, Ban Kimoon s'est déclaré "ravi" des résultats du vote au
sein du Conseil de sécurité de l'ONU. «Je suis ravi des résultats du vote mais,
en même temps, je me sens grandement accablé par la responsabilité», a-t-il
déclaré. Le probable 8e secrétaire général des Nations unies, âgé de 62 ans, a
assuré dans un entretien à l'AFP, pouvoir "combler le fossé" avec les
Etats-Unis tout en poussant à une réforme de l'Organisation. Une réforme qu’il
placera en première position des dossiers à traiter. «Le dossier le plus urgent
à traiter concerne la réforme du mode de gestion» de l’ONU en soulignant
l'importance du développement humain et de la promotion des droits de l’homme à
même de garantir «paix et stabilité». Né le 13 juin 1944, M. Ban a obtenu un
diplôme en relations internationales à l'université de Séoul en 1970, ainsi
qu'une maîtrise en administration publique à l'Université de Harvard en 1985.
Il a été en poste en Inde, puis en Autriche, à l'ONU et aux Etats-Unis, avant
d'être nommé aux Affaires étrangères en janvier 2004. Pendant sa campagne,
certains médias ont affirmé que Séoul avait tenté d'acheter son élection en
fournissant une aide à certains pays en développement. La semaine dernière, le
ministère des Affaires étrangères a fermement démenti ces accusations. Ses
services ont assuré que la décision de leur apporter une aide avait été prise
avant même le dépôt de sa candidature. Pour rappel, six autres candidats sont
en lice pour le poste de secrétaire général de l’ONU. Il s’agit de l’Indien
Shashi Tharoor, secrétaire général adjoint de l'ONU, de la présidente de
Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, du Premier ministre adjoint du gouvernement
thaïlandais déchu, Surakiart Sathirathai, du prince jordanien Zeid Ra'ad Zeid
Al-Hussein et enfin l'universitaire afghan Ashraf Ghani. Dans le sillage de
cette course à la succession du secrétaire général de Kofi Annan, une crise
diplomatique couve entre la Jordanie et le Qatar. Amman envisageant de prendre
des mesures de "rétorsion" contre Doha qu’elle accuse d'avoir œuvré contre le
candidat jordanien. «La Jordanie envisage de prendre des mesures diplomatiques
de rétorsion contre le Qatar», a indiqué hier à l'AFP sous le couvert de
l'anonymat un haut responsable jordanien, qui n'a pas précisé ces mesures.
D'autres responsables jordaniens interrogés par l'AFP n'ont pas exclu que la
Jordanie rappelle son ambassadeur à Doha.
Lotfi Mérad et agences
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http://www.lexpressiondz.com/T20061004/ZA7-20.htm
Le Sud-Coréen Ban Ki-moon favori
04 octobre 2006 - Page : 10
M.Ban avait recueilli 14 votes «d’encouragement» et un vote «sans opinion».
Les sondages le confirment, aussi bien que les résultats du dernier vote blanc,
lors duquel il a obtenu le soutien indispensable des cinq grands du Conseil de
sécurité. Ainsi, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, 62 ans, est en passe de devenir le
8e secrétaire général des Nations unies. Son élection devrait être formellement
recommandée dans les jours qui viennent, peut-être dès lundi prochain, par le
Conseil de sécurité à l’Assemblée générale. «Il est tout à fait clair,
aujourd’hui, que M.Ban Ki-moon est le candidat qui sera recommandé par le
Conseil de sécurité», a déclaré, à la presse, l’ambassadeur de Chine à l’ONU,
Wang Guangya, à l’issue de ce vote blanc sur les six candidats encore en lice
pour succéder à Kofi Annan en janvier. De son côté, l’ambassadeur du Qatar,
Abdulaziz al-Nasser, a indiqué que M.Ban avait recueilli 14 votes
«d’encouragement» et un vote «sans opinion» qui n’émanait pas d’un des cinq
membres permanents du Conseil (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne,
Russie), dotés du droit de veto. Aux termes de la Charte de l’ONU, le
secrétaire général est élu par l’Assemblée générale, mais sur recommandation du
Conseil de sécurité, ce qui confère aux cinq permanents un rôle prépondérant.
L’un des concurrents de M.Ban, l’Indien Shashi Tharoor, secrétaire général
adjoint de l’ONU chargé de la Communication, a annoncé avoir concédé la
victoire par fax au ministre sud-coréen et l’avoir félicité. «Il est clair
qu’il sera notre prochain secrétaire général», a-t-il dit. L’ambassadeur
américain, John Bolton, a, lui, aussi laissé entendre que le processus de
sélection du futur secrétaire général touchait à sa fin. Au vu du résultat de
ce dernier vote blanc, «j’ai demandé à mes collègues du Conseil de décider
rapidement d’une date pour un vote formel», a-t-il dit, précisant que ce vote
formel pourrait être fixé au lundi 9 octobre. M.Bolton, qui s’est déclaré «très
content» du résultat du vote, n’a pas voulu exclure totalement la possibilité
d’une surprise de dernière minute, sous la forme d’une nouvelle candidature,
tout en estimant que cela était peu probable. Aucun de ces diplomates n’a voulu
donner les détails du vote, laissant ce soin au président du Conseil pour le
mois d’octobre, leur collègue japonais, Kenzo Oshima. Mais M.Oshima,
s’adressant un peu plus tard à la presse, a, à son tour, refusé de divulguer
ces détails, invoquant un «gentlemen agreement» parmi les membres du Conseil.
Il a, toutefois, confirmé, lui aussi, la fin prochaine du processus de
sélection. «Le sentiment au Conseil, sur la base de ce vote informel, est que
nous sommes prêts à un vote formel (...) nous sommes très près d’une décision
finale», a-t-il dit. De sources diplomatiques, on indiquait, lundi soir que
M.Tharoor était arrivé en seconde position dans le vote blanc derrière M.Ban,
avec 10 votes d’encouragement, deux de découragement dont un d’un membre
permanent, et deux «sans opinion». Selon ces mêmes sources, la présidente de
Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, a terminé 3e avec cinq encouragements mais six
votes contraires dont deux émanant de membres permanents et quatre «sans
opinion». Une chose est sûre, le nouveau secrétaire général de l’ONU aura la
tâche ardue. L‘«héritage» que va lui léguer son prédécesseur appelle à plus de
clairvoyance et surtout de courage pour la mise en oeuvre de toutes les
résolutions jusque-là adoptées par le Conseil de sécurité.
Saïd KACEM
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