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Spécial ONU-Qatrième Commission (décolonisation) 8-X-2006   Lista de mensajes  
Responder Mensaje #4909 de 6732 |
*****PAGE SPÉCIALE: DÉBAT ONU-QUATRIÈME COMMISSION********
http://www.arso.org/4comm2006.htm

*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de tous les prisonniers
politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-QUATRIÈME COMMISSION (DÉCOLONISATION)

1.1. POSITION DU FRONT POLISARIO
- LIBERTÉ: Le Front Polisario l’a déclaré devant la IVe Commission de l'ONU:
“Nous rejetons catégoriquement l’autonomie”
- LIBERTÉ: Le Front Polisario l’a déclaré devant la IVe Commission de l'ONU
“Le peuple sahraoui est l’unique dépositaire de la souveraineté”

1.2. POSITION DU MAROC
- MAP (6-X-2006): Mostafa Sahel réitère l'appel du Maroc à l'AG de l'Onu pour
"actualiser" sa résolution sur le Sahara
- L'EXPRESSION: L’aveu du Royaume chérifien

1.3. DÉBAT
- NATIONS UNIES/DÉPARTEMENT DE L'INFORMATION: 3e séance – après-midi
- NATIONS UNIES/DÉPARTEMENT DE L'INFORMATION: 4e séance – après-midi
- NATIONS UNIES/DÉPARTEMENT DE L'INFORMATION: 5e séance - après-midi
- NATIONS UNIES/DÉPARTEMENT DE L'INFORMATION: 6e séance - après-midi
- LA TRIBUNE: Devant la commission de décolonisation des Nations unies. La
question du Sahara occidental, objet d’une polémique
- LE MATIN: Le Sahara devant la 4e commission de l'Onu : "de nouveau" un
"revers" pour "Alger"

1.4. LOBBIES PRO MAROCAINS
- MAP/LE MATIN: L'<autonomie>, une «solution viable» pour le conflit du Sahara
- MAP/LE MATIN: Il est temps de mettre fin au conflit du Sahara à travers
l'<autonomie>
- MAP/LE MATIN: Michel Kafando: «seul un dialogue franc et constructif pourra
faire sortir de l'impasse le dossier du Sahara»
- MAP/LE MATIN (6-X-2006): La présidente d'une ONG britannique dénonce les
"violations" par le Polisario du droit humanitaire international
- AL BAYANE: La question du Sahara "marocain" devant la quatrième commission de
l¹ONU: Le Polisario en perte de vitesse

1.5. ALGÉRIE: L'OBSESSION DU MAKHZEN
- MAP: L'Algérie a failli à ses obligations internationales à l'égard des
"séquestrés" dans les camps de Tindouf (membre du CORCAS)



===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO IN ENGLISH
http://fr.groups.yahoo.com/group/sahara-info-english/

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1.1. POSITION DU FRONT POLISARIO
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65399

Le Front Polisario l’a déclaré devant la IVe Commission de l'ONU:
“Nous rejetons catégoriquement l’autonomie”

Par : Hafida Ameyar


Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Boukhari Ahmed, a
déclaré récemment devant la IVe commission chargée des questions de
décolonisation que le peuple sahraoui est “l’unique dépositaire” de la
souveraineté sur le Sahara occidental, en prévenant que le Maroc “joue avec le
feu”. Dans son intervention, publiée hier par l’agence sahraouie SPS, M.
Boukhari a indiqué : “L’occupation coloniale du Sahara occidental par le Maroc
constitue toujours un défi aux principes de la Charte de l’ONU, ainsi qu’à
l’autorité et la crédibilité de cette organisation.” Il a attesté que le Maroc
fait preuve de “barbarie” et de “cruauté” envers la population civile
sahraouie, faisant part des horreurs produites “depuis le déclenchement de
l’Intifada de l’indépendance en mai 2005”. Même le Haut-Commissariat de l’ONU
chargé des droits de l’Homme a confirmé “la gravité de la situation concernant
les droits de l’Homme dans les zones occupées de notre pays”, a poursuivi M.
Boukhari, en se référant au rapport publié dernièrement par le HCDH suite à la
visite, en mai 2006, d’une de ses missions. “Le Maroc a tenté de couvrir ces
crimes découlant de son occupation illégale en fermant le territoire aux
observateurs indépendants en même temps qu’il fait recours à la politique de la
disqualification de l’adversaire”, a-t-il en outre déploré, en ajoutant : “Le
Maroc a compliqué gravement le processus de paix et mis l’ONU dans une
situation extrêmement délicate de laquelle elle doit savoir s’en sortir si elle
veut conserver sa crédibilité.” À titre d’exemple, le représentant du Polisario
a rappelé la “soi-disant autonomie” du Sahara occidental (…) alors que le
secrétaire général lui-même, dans son rapport d’avril dernier, déclarait
qu’aucun pays au monde ne reconnaît au Maroc cette souveraineté.” “Cette idée
est mort-née, et nous la rejetons catégoriquement et sans appel”, a appuyé
Ahmed Boukhari, en insistant plus loin : “Le peuple sahraoui est l’unique
dépositaire de cette souveraineté et c’est à lui seul que revient le droit
légitime, reconnu par les chartes de l’ONU et de l’Union africaine, de décider
sur cette question essentielle, à travers un référendum d’autodétermination
juste et libre, organisé et supervisé par les Nations unies.” Notons par
ailleurs que le Parlement d'Amérique centrale (PAC) a réagi au refus marocain
d’autoriser la visite d'une délégation ad hoc du Parlement européen, prévue du
5 au 8 octobre derniers dans les territoires sahraouis occupés. “Nous exprimons
notre rejet énergique de l'attitude des autorités marocaines d'opposer le veto à
la présence d'une aussi importante mission parlementaire en faveur de la paix et
des droits humains”, a déclaré hier le président du PAC, Julio Palacios, en
visite dans les territoires sahraouis sous contrôle de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD).

---------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65429

Le Front Polisario l’a déclaré devant la IVe Commission de l'ONU
“Le peuple sahraoui est l’unique dépositaire de la souveraineté”

Par : Hafida Ameyar


Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Boukhari Ahmed, a
déclaré, récemment devant la IVe Commission chargée des questions de
décolonisation, que le peuple sahraoui est “l’unique dépositaire” de la
souveraineté sur le Sahara occidental, en prévenant que le Maroc “joue avec le
feu”. Dans son intervention, publiée hier par l’agence sahraouie SPS, M.
Boukhari a indiqué : “L’occupation coloniale du Sahara occidental par le Maroc
constitue toujours un défi aux principes de la Charte de l’ONU ainsi qu’à
l’autorité et la crédibilité de cette organisation.” Il a attesté que le Maroc
fait preuve de “barbarie” et de “cruauté” envers la population civile
sahraouie, faisant part des horreurs produites “depuis le déclenchement de
l’Intifada de l’indépendance en mai 2005”. Même le Haut-Commissariat de l’ONU
chargé des droits de l’homme a confirmé “la gravité de la situation concernant
les droits de l’homme dans les zones occupées de notre pays”, a poursuivi M.
Boukhari, en se référant au rapport publié dernièrement par le HCDH suite à la
visite, en mai 2006, d’une de ses missions. “Le Maroc a tenté de couvrir ces
crimes découlant de son occupation illégale en fermant le territoire aux
observateurs indépendants en même temps qu’il fait recours à la politique de la
disqualification de l’adversaire”, a-t-il en outre déploré, en ajoutant : “Le
Maroc a compliqué gravement le processus de paix et mis l’ONU dans une
situation extrêmement délicate, de laquelle elle doit savoir s’en sortir si
elle veut conserver sa crédibilité.” À titre d’exemple, le représentant du
Polisario a rappelé la “soi-disant autonomie du Sahara occidental (…) alors que
le secrétaire général lui-même, dans son rapport d’avril dernier, déclarait
qu’aucun pays au monde ne reconnaît au Maroc cette souveraineté”. “Cette idée
est mort-née, et nous la rejetons catégoriquement et sans appel”, a appuyé Ahmed
Boukhari, en insistant plus loin : “Le peuple sahraoui est l’unique dépositaire
de cette souveraineté et c’est à lui seul que revient le droit légitime,
reconnu par les Chartes de l’ONU et de l’Union africaine, de décider sur cette
question essentielle, à travers un référendum d’autodétermination juste et
libre, organisé et supervisé par les Nations unies.”

<--------------------->
1.2. POSITION DU MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/m._sahel_reitere_l_a/view

Mostafa Sahel réitère l'appel du Maroc à l'AG de l'Onu pour "actualiser" sa
résolution sur le Sahara


New York (Nations unies) 06/10/06 - L'Ambassadeur, représentant permanent du
Maroc auprès de l'Onu, M. El Mostafa Sahel, a réitéré, vendredi à New York,
l'appel du Royaume à l'Assemblée générale des Nations unies pour 'actualiser' sa
résolution sur le Sahara, en tenant compte de l'évolution récente de ce
dossier.

Intervenant devant la 4ème Commission chargée de la décolonisation, M. Sahel a
insisté sur la nécessité de prendre en considération notamment la persistance
de l'impasse et l'appel du Conseil de sécurité à y trouver une issue, ainsi que
la nécessité de dépasser les initiatives antérieures, dont l'<inapplicabilité>
et le caractère <caduc> sont, aujourd'hui, <clairement établis>, soulignant que
la négociation demeure la seule voie pour une <solution politique>.

"Pour ces raisons, l'Assemblée générale devrait apporter un appui, sans faille,
aux efforts, en cours, du Secrétaire général et de son envoyé personnel, en vue
de parvenir à une solution politique, définitive et consensuelle à ce différend
régional", a-t-il dit.

Après avoir dénoncé l'acharnement de l'Algérie à combattre toutes les
propositions 'constructives' et à torpiller tout processus visant à clore ce
dossier, M. Sahel a affirmé que le Maroc est convaincu que seul le recours à
des négociations entre toutes les parties permettra de dépasser l'impasse.

"Mon pays est convaincu que seules deux alternatives s'offrent, aujourd'hui, à
nous: la poursuite de l'impasse ou le recours à des négociations entre toutes
les parties", a-t-il précisé, ajoutant que le Maroc s'inscrit sereinement dans
la seconde alternative et ne cesse d'oeuvrer dans ce sens, animé d'une sincère
volonté de parvenir, sous l'égide de l'Onu, à un règlement définitif de ce
différend.

Face à l'impasse dans laquelle se trouve le dossier et devant l'immobilisme et
la rigidité de la position algérienne, le Maroc, a-t-il indiqué, a pris
plusieurs initiatives en réponse à l'appel du Conseil de sécurité de l'Onu,
dont celle de proposer un statut d'<autonomie> 'viable', 'crédible' et définitif
au bénéfice de tous les habitants de la région.

Ce statut permettra aux populations sahraouies de gérer leurs propres affaires
dans le cadre de la 'souveraineté du Royaume', de son unité nationale et de son
'intégrité territoriale', a-t-il affirmé.

Et de rappeler qu'une large consultation nationale avec l'ensemble des partis
politiques et avec les représentants de la population des provinces du sud a
été initiée, dès novembre 2005, dans le cadre d'une démarche 'démocratique',
'participative', 'inclusive' et 'transparente', assurant l'adhésion de tous au
concept d'<autonomie>, expérience sans précédent dans la région du Maghreb.

C'est dans ce cadre, a-t-il dit, que le Conseil Royal Consultatif pour les
Affaires Sahariennes (CORCAS) se trouve 'pleinement engagé' dans le processus
d'élaboration de ce statut d'autonomie.

"La proposition qui sera soumise, au terme de ce processus de consultations,
sera 'conforme' aux normes et standards internationaux en la matière et
consacrera, ainsi, le principe du droit à l'autodétermination, tel qu'envisagé
par les résolutions 1514, 1541 et 2625 de l'Assemblée générale des Nations
unies", a-t-il assuré.

En effet, a dit le représentant du Maroc, "cette proposition de compromis,
'courageuse' et 'responsable', consistant en un statut d'autonomie, dans le
'respect' de la 'souveraineté nationale', constitue un moyen 'démocratique' et
'moderne' pour l'exercice des droits individuels et collectifs de la population
concernée, dont plus des deux tiers vivent dans la région du Sahara".

Dans cette perspective, le Maroc, a-t-il indiqué, réitère sa disposition à
coopérer avec les autres parties, ainsi qu'avec le Secrétaire général et son
envoyé personnel pour parvenir à une solution politique acceptable par tous.

"Le Maroc est prêt à s'engager, de bonne foi et avec détermination, dans une
négociation approfondie et constructive en vue de contribuer concrètement à la
promotion et au succès de cette solution", a-t-il affirmé, formant le voeu de
trouver auprès des autres parties la même volonté pour mettre un terme à ce
différend et conjuguer les efforts pour l'émergence d'un Maghreb uni.

Le diplomate a néanmoins regretté que cette proposition constructive, destinée à
mettre fin au statut-quo ne soit pas de nature à recueillir "l'assentiment d'une
Algérie, qui a acquis, visiblement, une vocation à contrer, systématiquement,
des propositions susceptibles de trouver une issue à cette question".

"L'Algérie avait déjà torpillé l'Accord-cadre, en juin 2001, et récidive,
aujourd'hui, en annonçant son refus à l'égard de la proposition marocaine,
avant même d'en avoir pris connaissance. Agissant de la sorte, Alger reste
fidèle à sa vocation", a poursuivi M. Sahel.

Et de préciser que cette proposition d'autonomie, au lieu qu'elle soit combattue
par l'Algérie, devrait, en revanche, inspirer ce pays, qui fait déjà face à des
particularismes et à des spécificités identitaires en mal d'expression.

"L'Algérie est appelée, par la communauté internationale, à se départir de son
attitude d'obstruction systématique de tous les efforts visant à régler ce
différend et à s'engager dans des négociations", a ajouté M. Sahel.

Après avoir fait un rappel des soubassements historiques et politiques qui ont
jalonné la genèse et le développement de ce différend régional, l'ambassadeur
du Maroc a précisé que le processus de <parachèvement> de l'<intégrité
territoriale> du Royaume aurait pu être achevé "si ce n'est l'ingérence, voire
l'inexplicable et énigmatique animosité de l'Algérie".

"Pris de court par le développement accéléré de l'histoire, ce pays allait
mobiliser son dispositif diplomatique et ses moyens financiers pour contrer le
Maroc, faisant de l'Onu et d'autres Fora internationaux, des tribunes où ses
représentants ne s'encombrent que de peu de scrupules, dans la confection de
déclarations où la manipulation de la vérité dissimule à peine les véritables
visées de ce pays", a-t-il relevé.

Ces visées consistent, a-t-il en outre rappelé, en la recherche d'un
'chimérique' leadership régional, au détriment de la construction du Maghreb,
dont ce pays continue, délibérément, de contrarier l'avenir.

"Agissant de la sorte, l'Algérie semble, aujourd'hui, évoluer en dehors de
l'histoire", a-t-il affirmé.


Dernière modification 06/10/2006 23:42

------------->
http://www.lexpressiondz.com/T20061008/ZCQ.htm

L’aveu du Royaume chérifien


Le Maroc a appelé l’Assemblée générale des Nations unies à actualiser sa
résolution sur le Sahara, en tenant compte de l’évolution récente de cette
question et de la nécessité de dépasser les initiatives antérieures. Pis, le
Royaume chérifien reproche à l’Algérie- et c’est là un aveu de la compétence
des diplomates algériens- d’activer «sur les plans diplomatique, militaire et
humanitaire, à travers ses actions sur le terrain et ses prises de position
dans les forums internationaux». A rappeler que l’Algérie a fait, récemment,
circuler un mémorandum dans lequel elle réaffirme son opposition à toute
«solution politique consensuelle» au différend régional. Pour l’Algérie, seul
un référendum d’autodétermination pourrait aboutir à une solution juste du
conflit.

<--------->
1.3. DÉBAT
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2006/CPSD342.doc.htm

3/10/2006
Communiqué de presse
CPSD/342


Département de l’information • Service des informations et des accréditations •
New York


Quatrième Commission
3e séance – après-midi


UN RÉFERENDUM D’AUTODÉTERMINATION AU SAHARA OCCIDENTAL EST LA SEULE MANIÈRE POUR
SORTIR DE L’IMPASSE, SOULIGNENT DE NOMBREUSES DÉLÉGATIONS DEVANT LA QUATRIÈME
COMMISSION


Nous refusons que le temps qui passe brouille la mémoire collective concernant
l’histoire de la population du Sahara occidental et sa quête de liberté, a
déclaré le représentant du Botswana devant la Quatrième Commission (chargée des
questions politiques spéciales et de la décolonisation) qui poursuivait, cet
après-midi, son débat général sur l’application de la Déclaration sur l’octroi
de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Comme lui, de nombreuses
autres délégations ont dénoncé la persistance du statu quo dans ce territoire,
malgré les nombreuses réaffirmations par les Nations Unies, du droit à
l’autodétermination de la population sahraouie.

Dénonçant les actes unilatéraux, les fausses promesses et les tergiversations de
la puissance occupante au Sahara occidental, ainsi que la poursuite d’une
politique de terreur, le représentant de l’Algérie a estimé que le règlement
juste et définitif de ce conflit était celui qui garantirait au peuple sahraoui
le droit à l’autodétermination à travers l’organisation d’un référendum libre et
sans contrainte. Plusieurs délégations africaines, à l’instar de l’Ouganda, ont
souligné la position commune de l’Union africaine et des pays non alignés sur
cette question, qui reconnaît le droit à l’autodétermination du peuple
sahraoui.

Le représentant du Sénégal a, pour sa part, rendu hommage à la bonne volonté et
à l’ouverture du Maroc pour arriver à une solution dans ce dossier et souligné
que le maintien du statu quo ne saurait constituer une solution viable. Le
Plan de paix de James Baker est toujours d’actualité, a affirmé le représentant
de l’Afrique du Sud, appelant le Maroc, « pays ami », à respecter les
résolutions des Nations Unies sur cette question.

Plusieurs délégations ont également insisté sur la nécessité d’accélérer le
processus de décolonisation dans les territoires, alors que la Deuxième
Décennie de l’élimination de la Colonisation est déjà dans sa deuxième moitié.
Le représentant de la Dominique a notamment déploré qu’un seul territoire ait
atteint la pleine autogouvernance ces 15 dernières années. Le colonialisme ne
doit pas être acceptable, a-t-il insisté.

(...)
SUITE DU DÉBAT GÉNÉRAL SUR TOUS LES POINTS RELATIFS À LA DÉCOLONISATION

Déclarations
(...)
M. YOUCEF YOUSFI (Algérie) a salué le référendum historique qui a eu lieu du 11
au 16 février dans les îles Tokélaou et souligné qu’un autre peuple, le dernier
qui reste à décoloniser en Afrique, attendait toujours de pouvoir exercer son
droit à l’autodétermination. Le Sahara occidental a vu son processus de
décolonisation brutalement contrarié en 1975 lorsqu’il a été envahi, occupé et
dépecé par son voisin du Nord et depuis, le droit de son peuple à
l’autodétermination s’est trouvé chaque fois contrarié par les actes
unilatéraux, les fausses promesses et les tergiversations de la puissance
occupante, a-t-il affirmé, dénonçant la détermination de cette puissance
occupante à empêcher le peuple sahraoui à exercer ce droit. Le représentant a
estimé que les espoirs nés au lendemain de la conclusion en 1997 des Accords de
Houston pour faciliter la tenue d’un référendum d’autodétermination étaient
restés sans lendemain.

Le Maroc voudrait aujourd’hui entraîner la communauté internationale hors de la
légalité internationale et faire table rase de tout ce qui a été acquis par le
peuple sahraoui et consacré par les Nations Unies en proposant un plan
d’autonomie interne sous souveraineté marocaine, « de toute évidence mort-né »,
a-t-il dénoncé, évoquant une politique de terreur et des violations graves des
droits de l’homme. Le règlement juste et définitif du conflit du Sahara
occidental est celui qui garantit au peuple sahraoui l’exercice de son droit à
l’autodétermination à travers l’organisation d’un référendum libre et sans
contrainte, a-t-il insisté, appelant le Conseil de sécurité à assumer ses
responsabilités. En l’absence de nouveaux développements depuis l’adoption de
la résolution 60/114 de décembre 2005, cette résolution et sa validité
devraient être reconduites en l’état afin que l’esprit de consensus qui a de
tout temps animé les travaux de cette Commission continue de prévaloir, a
conclu M. Yousfi.

(...)
M. KAIRE MBUENDE (Namibie) a souligné que le droit des peuples à
l’autodétermination était un droit fondamental qui figurait dans la Charte des
Nations Unies. La décolonisation peut être portée au crédit des Nations Unies,
a-t-il estimé, jugeant surprenant que l’on parle encore de ce sujet au XXIe
siècle. La promesse de l’élimination du colonialisme avant 2010 ne semble pas
pouvoir être tenue, a-t-il déploré, ce qui constitue à ses yeux une menace et
un problème pour tous les États Membres. Le processus doit être accéléré,
a-t-il affirmé, faisant part de sa préoccupation face au manque d’information
donnée par certaines Puissances administrantes.

L’indépendance de la Namibie a été le fruit d’efforts concertés, notamment des
Nations Unies, et nous nous engageons à rester actifs tant que le colonialisme
perdurera, a poursuivi le représentant. Charité bien ordonnée commence par
soi-même, a-t-il rappelé, soulignant qu’en Afrique, la situation au Sahara
occidental constituait une violation claire des droits du peuple sahraoui. Un
référendum libre et équitable doit être tenu dans ce territoire, a-t-il enfin
déclaré.



M. PAUL BADJI (Sénégal) a salué les progrès réalisés dans le dossier du Sahara
occidental, avec la récente nomination d’un nouveau Représentant du Secrétaire
général pour la région, la coopération active de la MINURSO pour le démarquage
et le déminage des zones à risque, les activités de surveillance de la MINURSO
et la libération de prisonniers marocains, qui constituent à son avis la voie
la plus indiquée pour sortir de l’impasse actuelle. Il a rappelé que la
recherche d’un règlement définitif et durable de cette question, restait
tributaire d’une entente entre le Maroc et l’Algérie, deux pays unis par le
destin, l’histoire et la géographie et ajouté que le maintien du statu quo ne
saurait constituer une solution viable. Un engagement plus prononcé de la
communauté internationale est essentiel, a-t-il précisé.

Le représentant a félicité l’attitude de bonne volonté et d’ouverture affichée
par le Maroc pour arriver à une solution sur la question du Sahara occidental
et salué l’initiative de ce pays d’inviter des notables sahraouis à s’associer
aux consultations dans le cadre d’un projet d’autonomie touchant le Sahara
occidental, projet qui serait soumis prochainement aux Nations Unies. Le
Représentant du Sénégal a par ailleurs salué la reprise du programme d’échange
de visites familiales et l’instauration d’un climat de stabilité grâce à la
MINURSO.

(...)
M. SAMUEL OUTLULE (Botswana) a réaffirmé le droit à la liberté et à la justice
de la population sahraouie, soulignant qu’aucune balle n’avait été tirée pour
obtenir l’indépendance de son pays et qu’il était donc possible qu’il en soit
de même pour le Sahara occidental. Il est profondément regrettable que cette
question soit encore à l’ordre du jour des Nations Unies, a-t-il ajouté,
faisant part de son refus de laisser le temps brouiller la mémoire collective
sur ce dossier et appelant le Maroc à permettre à la population sahraouie
d’exercer son droit à décider de son avenir. Le représentant a rappelé l’avis
consultatif rendu par la Cour internationale de Justice en octobre 1975 ainsi
que différentes résolutions de l’Assemblée générale qui soulignent le droit à
l’autodétermination du Sahara occidental. L’Assemblée générale, le Conseil de
sécurité, la Cour internationale de Justice et l’Union africaine ont tous une
position claire et commune qui doit être appliquée, et les Nations Unies ont la
responsabilité de trouver une solution pacifique à ce conflit, a-t-il insisté,
estimant qu’aucun État Membre ne devait être autorisé à faire fi des décisions
de l’Organisation et appelant à la tenue d’un référendum libre, juste et
impartial au Sahara occidental qui comprenne l’option de l’intégration au
Maroc, si telle est la volonté de la population.



M. SIMIONE ROKOLAQA (Fidji) a exhorté les Nations Unies à redoubler d’efforts
pour l’accession à l’indépendance des 16 territoires non autonomes restants,
précisant que son pays appréciait les offres de bourses des États Membres, car
elles reflétaient à ses yeux la volonté d’aider les populations à obtenir une
éducation, élément indispensable à l’amélioration des conditions d’existence.
Le représentant a par ailleurs salué le travail des missions de visites dans
les territoires, car elles facilitaient les échanges d’idées et la diffusion
d’informations utiles aux populations.
(...)

S’agissant du Sahara occidental, le représentant a rappelé la nécessité de la
reprise du dialogue sur la question et lancé un appel à toutes les parties
intéressées pour qu’elles reviennent à la table des négociations. La situation
du Sahara occidental sera sans issue, tant que les parties ne négocieront pas,
a-t-il dit.

(...)
M. DUMISANI S. KUMALO (Afrique du Sud) a rappelé que la République démocratique
arabe sahraouie était membre de l’Union africaine et que le Royaume du Maroc
était un pays africain ami. Tous deux doivent trouver un moyen de résoudre
leur différend, a-t-il estimé. Le Sahara occidental est l’une des dernières
colonies du monde et sa population n’est toujours pas autorisée à exercer son
droit à l’autodétermination, a-t-il déploré, estimant que le Plan de paix de
James Baker énonçait une solution juste à ce problème et que ce Plan restait
d’actualité. D’ailleurs, il a souligné que le nouvel Envoyé spécial du
Secrétaire général des Nations Unies avait lui-même déclaré qu’il ne voyait pas
pourquoi il faudrait rédiger un nouveau plan de paix qui serait de toute façon
voué à l’échec, car rejeté par le Maroc à moins qu’il n’exclue l’idée d’un
référendum.

L’impasse perdurera tant que le peuple sahraoui ne pourra pas exercer son droit
à l’autodétermination qui passe par un référendum, a poursuivi le représentant,
dénonçant le non-respect par le Maroc des résolutions des Nations Unies sur le
Sahara occidental. Se félicitant de la libération de plusieurs prisonniers par
le Front POLISARIO et regrettant la répression de la fête qui a suivi la
libération par le Roi du Maroc de plusieurs militants sahraouis, il a aussi
salué la reprise du programme d’échanges et de visites et une diminution du
nombre des violations militaires sur le terrain, formulant l’espoir que les
Nations Unies ne souscriraient pas à un plan qui remettrait en cause le droit
fondamental du peuple sahraoui à choisir sa propre destinée.



M. M. R. ONANGA NDIAYE (Gabon) a affirmé que dans la sixième année de la
Deuxième Décennie internationale pour l’élimination du colonialisme il fallait
redoubler d’efforts en matière de formation et d’information, au bénéfice des
territoires non autonomes, dans le souci de faire avancer leur progrès
économique et social. S’agissant du Sahara occidental, le Gabon déplore la
lenteur des progrès réalisés sur ce dossier, malgré les efforts inlassables
déployés par le Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan et ses Envoyés
spéciaux dans cette région, a-t-il dit, en souhaitant une coopération sincère
et pleine de toutes les parties intéressées au règlement de ce différend.



Mme NORAH LEMA KATABARWA (Ouganda) a estimé tout à fait triste qu’au XXIe siècle
il y ait encore des territoires qui n’ont toujours pas les mêmes droits que les
autres. Il est donc fondamental que notre Commission continue à travailler,
a-t-elle affirmé. Comment parler de dignité humaine et de bonne gouvernance
lorsque les droits de l’homme fondamentaux des peuples colonisés sont bafoués,
s’est-elle interrogée.

Concernant le cas du Sahara occidental, la représentante s’est ralliée à la
position commune des pays non alignés et de l’Union africaine et demandé que
cette question soit résolue dans une coopération avec les Nations Unies. Cette
Commission doit pouvoir dire, au plus vite, qu’elle s’est acquittée pleinement
de son mandat, a-t-elle souligné.

---------->
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2006/CPSD343.doc.htm

04/10/2006
Communiqué de presse
CSPD/343


Département de l’information • Service des informations et des accréditations •
New York

Quatrième Commission
4e séance – après-midi

(...)
La Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) a
procédé, aujourd’hui, à l’audition de pétitionnaires sur les questions de
Gibraltar et de Guam, deux des 16 territoires non autonomes qui figurent encore
sur la liste des Nations Unies. Par ailleurs, elle a commencé celle des
pétitionnaires sur le Sahara occidental.

(...)
La question du Sahara occidental a également été évoquée en fin de séance. Un
pétitionnaire a notamment dénoncé l’affaiblissement et la dérive criminelle du
Front POLISARIO et défendu la légitimité du Maroc sur le territoire alors qu’un
autre a qualifié l’exploitation des ressources du Sahara occidental de violation
du droit international. On est en train de profiter d’une situation et il faut
y mettre fin, a déclaré le Comité de soutien norvégien pour le Sahara
occidental.

(...)
SUITE DU DÉBAT GÉNÉRAL SUR TOUS LES POINTS RELATIFS À LA DÉCOLONISATION

Déclarations

(...)
M. CHARLES WILSON, Western Sahara Foundation, a rappelé la formation du
POLISARIO en mai 1973, l’organisation de la marche verte, la création de la
République démocratique arabe sahraouie en 1976, la mise en place de la MINURSO
en 1991, toute une série de mesures qui se sont soldées à son avis par de
nombreuses déclarations et peu de résultats. Le pétitionnaire a rappelé qu’en
1996 les Nations Unies ont suspendu tous leurs efforts concernant la tenue d’un
référendum dans le territoire. Par la suite, il y a eu le Plan Baker.
Toutefois, a déploré le pétitionnaire, depuis la démission de James Baker les
propositions de l’ONU sont dans l’impasse. Le pétitionnaire a rappelé qu’il
fallait désormais passer aux actes pour que le peuple sahraoui puisse enfin
regagner sa terre natale.



M. AYMERIC CHAUPRADE a estimé que la raison essentielle de l’attachement du
Maroc au Sahara occidental était de réaliser son intégrité territoriale afin de
se réaffirmer comme une puissance africaine. Le Sahara occidental est son
cordon ombilical, le peuple attend sa réunification, a-t-il déclaré, soulignant
qu’il s’agissait d’un droit premier de tout peuple.

Les effets géopolitiques contemporains de cette question suscitent de nombreuses
inquiétudes, notamment l’islamisme et l’explosion de l’immigration clandestine
en provenance de la région saharienne, a-t-il affirmé. Les jusqu’au-boutistes
du Polisario s’en prennent aux populations vivant dans les camps et leur base
populaire est de plus en plus faible, a-t-il précisé, assurant que le mouvement
dérivait vers l’islam radical et vers les trafics en tout genre. D’un côté, il
y a le Maroc avec de réelles perspectives de développement et de l’autre le
pourrissement d’un mouvement dont l’action s’inscrit dans le cadre de la
criminalité mondiale, a-t-il résumé, appelant la communauté internationale, et
notamment les autres pays africains à choisir entre les deux. Ni les
Américains, ni les Européens ne permettront que perdurent les trafics de
personnes et la criminalisation dans la zone saharienne, a-t-il prévenu.
Enfin, le pétitionnaire a estimé que les droits du Maroc étaient légitimes au
Sahara occidental pour des raisons historiques mais aussi pour le soutien
populaire qu’il reçoit de la population.



Mme NANCY HUFF, Teach the Children International, a dénoncé la corruption qui, à
son avis, régnait dans les camps du Sahara occidental et invité les autorités
marocaines à se saisir du problème car, cette corruption détournait l’aide des
personnes qui en avaient le plus besoin. Elle a souligné que tant que la
population sahraouie n’aura pas retrouvé sa terre natale, la question de ce
territoire demeurera prioritaire pour la communauté internationale. Ce peuple
a besoin d’être libre, de se gouverner lui-même et de bénéficier d’une
constitution déjà rédigée, a-t-elle dit.

La pétitionnaire a exhorté les Nations Unies à tout mettre en jeu pour qu’un
référendum puisse se tenir sur ce territoire et que le peuple sahraoui retrouve
sa dignité. Elle a demandé l’élaboration d’un cadre législatif pour la tenue
d’un référendum et pour que les visites humanitaires au Sahara occidental
puissent avoir lieu.



M. ERIK HAGEN, Norwegian Support Committee for Western Sahara, a rappelé le rôle
central que jouent les ressources naturelles dans le conflit du Sahara
occidental, notamment les ressources pétrolières, affirmant que les compagnies
pétrolières marocaines étaient en train d’accélérer l’exploitation pétrolière
dans cette région. Il a dénoncé la volonté de ces compagnies de bénéficier des
richesses de ce territoire, en collaboration avec des compagnies étrangères,
dont des sociétés américaines.

Le pétitionnaire a par ailleurs rappelé que cette exploitation se faisait malgré
le refus de la population locale. Cela constitue une violation grave des normes
et éthiques fondamentales, a-t-il souligné. Le pétitionnaire a par ailleurs
dénoncé cette situation opaque qui risquait à son avis de réduire à néant le
processus de paix onusien et de fouler aux pieds le droit et les traités
internationaux.

Rappelant que l’Union européenne elle-même avait conclu un accord de pêche avec
les autorités marocaines qui touche le Sahara occidental, le pétitionnaire a
par ailleurs attiré l’attention sur le fait qu’en ce moment, des navires
européens transportaient du phosphate extrait de cette région malgré les
directives très claires du Conseil de sécurité.

------------->
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2006/CPSD344.doc.htm

05/10/2006
Assemblée générale
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Quatrième Commission
5e séance - après-midi


DEVANT LA QUATRIÈME COMMISSION, LA QUESTION DU SAHARA OCCIDENTAL DIVISE LES
PÉTITIONNAIRES

(...)
À l’instar de la représentante du Conseil espagnol des avocats, qui a qualifié
le Maroc de puissance occupante et non de Puissance administrante du Sahara
occidental, plusieurs pétitionnaires ont affirmé que la non-souveraineté du
Maroc sur le territoire ne faisait aucun doute. La promesse non tenue d’un
référendum dans le territoire continue d’avoir des conséquences désastreuses,
alors que ses richesses naturelles sont exploitées par l’occupant, a déclaré la
représentante de Christ the Rock Community Church. Un universitaire espagnol a
assuré que le processus d’autodétermination était paralysé au Sahara occidental
parce que certains responsables politiques sur la scène internationale pensaient
que le Maroc allait se désintégrer s’il perdait ce territoire. Nous alimentons
l’islamisme et le narcoterrorisme et nous n’aidons pas le Maroc en ayant cette
attitude, a assuré Prudencio Javier Morillas Gomez.


Un parlementaire des Îles Canaries a de son côté estimé que, pour mettre fin à
la souffrance du peuple sahraoui, il fallait souscrire à la proposition faite
par le Maroc visant à assurer au Sahara occidental une grande autonomie dans sa
sphère territoriale, car cela mettrait en place un mécanisme qui permettrait une
stabilisation politique de la région. Un député italien, Samuele Piccolo, a
salué les efforts déployés par le Maroc en vue de l’édification d’un État
démocratique et moderne et déploré les positions rigides de l’Algérie sur cette
question, motivées à ses yeux par des intérêts géopolitiques et géostratégiques.


L’Algérie a d’ailleurs été appelée par de nombreux autres pétitionnaires à
permettre aux organismes internationaux de s’acquitter de leur travail dans les
camps de Tindouf. Elle a été accusée par certains de soutenir le Front
POLISARIO, lui-même accusé de recourir à la force et à la torture dans ces
camps et de détourner les contributions faites au titre de l’aide humanitaire.
Une enquête internationale immédiate doit être faite sur le détournement de
cette aide à destination des populations qui vivent dans ces camps, a notamment
demandé Sydney Assor, du Surrey Three Faiths Forum. La pétitionnaire de Family
Protection a, quant à elle, dénoncé le fait que l’Algérie ait toujours ignoré
les appels qui lui avaient été lancés pour faire la lumière sur la disparition
de 300 à 500 personnes sur son territoire. C’est une obligation qui incombe à
l’Algérie, a-t-elle insisté.


De son côté, Cuba, à qui plusieurs intervenants ont reproché de mener des
programmes d’endoctrinement et de préparation militaire d’enfants sahraouis sur
son territoire, a dénoncé « un mensonge et une calomnie » et souligné son
implication dans l’attribution de bourses d’étude aux ressortissants des
territoires non autonomes, conformément aux recommandations du Secrétaire
général des Nations Unies.

(...)
SUITE DU DÉBAT GÉNÉRAL SUR TOUS LES POINTS RELATIFS À LA DÉCOLONISATION



Déclarations



Mme JANET LENZ, Christ the Rock Community Church, a rappelé qu’un référendum
devait être organisé par les Nations Unies il y a 15 ans pour permettre aux
populations du Sahara occidental de s’exprimer. Toutefois, a-t-elle déploré,
le référendum n’a jamais eu lieu et, cette nation envahie par le Maroc n’a
jamais eu l’occasion de voter. Cette promesse non tenue continue d’avoir des
conséquences désastreuses pour ce territoire dont les richesses naturelles sont
exploitées par l’occupant. La pétitionnaire a dénoncé par ailleurs la
manipulation des médias qui prétendent que le peuple sahraoui n’existe pas. La
tragédie du Sahara occidental offre une occasion unique aux Nations Unies de
prouver qu’elles sont capables de tenir leurs promesses, a-t-elle conclu.



M. PRUDENCIO JAVIER MORILLAS GOMEZ, Estatal de Asociacion de Amigos del Pueblo
Saharaui, a souligné que son pays n’avait pas assumé ses responsabilités sur le
territoire du Sahara occidental et que l’Université de Madrid menait,
aujourd’hui, des recherches sur ce sujet. Le Sultan de Marrakech n’a jamais eu
de souveraineté sur ce territoire, a-t-il affirmé, dénonçant un abandon de la
part de l’Espagne. Le fait de continuer à occuper le Sahara empêche le
développement de l’économie marocaine, a-t-il estimé. Effectuant un parallèle
avec la situation de l’Indonésie et du Timor-Leste, il a souligné que
l’Indonésie n’avait engendré que la misère et le sous-développement en
s’accrochant au Timor. Souhaitons-nous que la même chose se passe au Maroc,
s’est-il interrogé, rappelant que les Sahraouis ne se sont jamais livrés au
terrorisme.



Le processus d’autodétermination est paralysé, non pas parce qu’il y a un doute
sur la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, mais parce que certains
responsables politiques pensent que le Maroc se désintégrera s’il perd le
Sahara, a ajouté le pétitionnaire. Nous alimentons l’islamisme et nous
n’aidons pas le Maroc en ayant cette attitude, a-t-il affirmé, déclarant que la
jeunesse marocaine était désespérée et souhaitait quitter le pays, que l’indice
de développement humain y était très faible, et l’indice de corruption très
élevé. Nous sommes en train d’alimenter un narcoterrorisme, a-t-il conclu.



M. JAN STRÖMDAHL, Swedish Western Sahara Committee, a rappelé que la question du
Sahara occidental et l’occupation de ce territoire sont contraires au droit
international et a dénoncé les méthodes employées par le Maroc contre les
populations sahraouies, même en dehors du Maroc. C’est ainsi, a-t-il affirmé,
qu’un prisonnier sahraoui qui avait réussi à se rendre en Suède pour y demander
l’asile a été enlevé avec le concours de l’ambassade marocaine dans ce pays et
torturé sur place. Le pétitionnaire s’est prononcé pour la fin des exactions
perpétrées par les autorités marocaines au Sahara occidental, pour la
destruction du mur de la honte, la tenue du référendum et surtout, le retrait
des troupes marocaines du Sahara occidental.



M. NEWALL, Comité International pour les Prisonniers de Tindouf, a demandé la
libération des prisonniers marocains de Tindouf par l’Algérie et le Front
POLISARIO qui sont à ses yeux, responsables de violations flagrantes du droit
international, en particulier relativement à la troisième Convention de Genève.
Malgré la libération de 404 prisonniers marocains le 18 août 2005, qui leur a
permis de retrouver leurs familles après au moins 15 ans d’incarcération, nous
ne devons pas oublier que beaucoup de leurs camarades ont disparu, ou ont été
torturés à mort comme l’a indiqué la fondation France Liberté, a-t-il indiqué.
Réclamant une enquête internationale sur les disparus des camps de Tindouf, il a
en outre souligné que plusieurs prisonniers libérés exigeaient aujourd’hui, des
compensations du Gouvernement algérien. Les responsables des violations des
droits de l’homme doivent être traduits devant une cour internationale de
justice pour en finir avec l’impunité, a-t-il déclaré, estimant intolérable de
rester silencieux en se contentant de dire que cette question était de la
responsabilité des Nations Unies.



Mme LATIFA AIT-BAALA, Action internationale des femmes, a dénoncé la situation
précaire des détenus marocains dans le camp algérien de Tindouf. Il faut
mettre fin à l’oppression exercée par le Front POLISARIO contre les personnes
détenues, a-t-elle dit, précisant que son association réclamait le départ du
Front POLISARIO, coupable, à ses yeux, d’avoir exploité l’aide humanitaire et
dupé la communauté internationale. L’insurrection qui a commencé, en mai
dernier, pour protester contre la précarité de la vie et l’absence de libertés
dans le camp prouve à son avis que le Front POLISARIO abuse de la force avec la
complicité militaire algérienne. Elle a, par ailleurs, dénoncé les nombreux
trafics illicites dont le camp de Tindouf était le théâtre.



M. ISAAC CASTELLANO SANGUINES, Parlementaire des Îles Canaries, a indiqué que
les Canaries ressentaient durement les conséquences de la situation qui perdure
au Sahara occidental, du fait que les océans sont transformés en cimetières par
les tentatives de traversées de population, a-t-il déclaré. Les Canaries
doivent participer au développement de l’Afrique afin de garantir leur propre
développement, a-t-il assuré, dénonçant la division arbitraire du continent
africain par les pays européens qui n’a pas su tenir compte des aspirations des
peuples. Il faut que le droit à l’autodétermination des peuples soit compatible
avec le principe de l’intégrité territoriale, ce qui rend la question très
complexe, a-t-il remarqué, et la population civile du Sahara occidental est la
principale victime du conflit.



Le processus bloqué, il est nécessaire de s’entendre sur une solution acceptée
par toutes les parties et non imposée, a poursuivi le pétitionnaire, qui s’est
déclaré favorable à la proposition d’une grande autonomie du Sahara occidental
dans la sphère territoriale du Maroc. Cela permettrait de mettre en place un
mécanisme de stabilisation politique de la région et de mettre fin à la
souffrance du peuple sahraoui, a-t-il estimé, soulignant qu’un accord
impliquait une solution au problème des camps de Tindouf.



Mme SANDRA CIOFFI, députée du Groupe Populaire UDEUR en Italie, a appelé à
trouver une solution politique pour garantir la dignité de la population civile
des camps de Tindouf qui souffrent de la pénurie des aides alimentaires et, de
la situation dramatique des enfants. Pour cela, il faudrait pouvoir évaluer
leurs besoins réels et obtenir l’autorisation de l’Algérie pour que les
organismes internationaux puissent s’y rendre, a-t-elle ajouté. La
pétitionnaire a lancé un appel à la tenue de négociations entre le Maroc et
l’Algérie afin de trouver une solution juste et mutuellement acceptable à un
problème qui peut constituer un risque majeur de déstabilisation de la région.
Évoquant l’aggravation dans les domaines du terrorisme, du crime organisé et de
l’émigration clandestine, elle a rappelé que l’Italie et toute la région
méditerranéenne étaient concernées par ce risque.



Mme TANYA WARBURG, Freedom For All, a affirmé que le Front POLISARIO pratiquait,
avec l’aide de l’Algérie, une politique de séparation des familles et de
déportation massive des enfants. Ces agissements inhumains font en sorte que
les parents restent contre leur gré dans les camps dans l’espoir de revoir
leurs enfants, a-t-elle déclaré, en précisant que la séparation forcée des
enfants de leurs parents s’apparentait à une prise d’otage. La pétitionnaire a
indiqué par ailleurs que l’aide internationale était constamment détournée et a
dénoncé les disparitions forcées et les infractions commises par le Front
POLISARIO avec la complicité des autorités algériennes. Elle a exhorté la
communauté internationale à établir une commission d’enquête chargée
d’identifier les coupables de manière à les faire comparaître devant les
tribunaux internationaux.



M. FRANCISCO JOSE ALONSO RODRIGUEZ, Ligue des droits de l’homme, a salué la
profusion de pétitionnaires sur le Sahara occidental et souligné que c’était la
liberté qui était en jeu sur ce dossier. Le Maroc ne veut pas que l’on sache
actuellement ce qui se passe sur le terrain où 300 Sahraouis vont bientôt
mourir car ils poursuivent une grève de la faim, a-t-il déclaré. Les autorités
marocaines ont planté des drapeaux marocains partout autour du camp de la
MINURSO, a-t-il dénoncé, accusant le Maroc d’empêcher toute visite de
délégation de parlementaires européens. Mon gouvernement n’a pas été assez
fort, et je le regrette, et mon Roi a lui aussi menti en abandonnant le peuple
sahraoui, a-t-il conclu, affirmant que ceux qui disent qu’il n’y a pas de
violations des droits de l’homme au Sahara occidental mentent, « bien entendu
».



M. TXOMIN AURREKOETXEA, Coordonnateur des institutions espagnoles solidaires
avec le Sahara occidental (FEDISSAH), a dénoncé la situation du peuple
sahraoui, une nation qui a été oubliée par les Nations Unies, a-t-il affirmé.
Le plan des Nations Unies de 1995 qui prévoyait la tenue d’un référendum dans
le territoire n’a jamais été appliqué, ce qui a eu des conséquences
préjudiciables pour la population sahraouie, a-t-il rappelé. Le pétitionnaire
s’est prononcé pour une paix qui repose non seulement sur la justice, mais
aussi sur les décisions du Tribunal pénal international et les multiples
résolutions des Nations Unies concernant ce territoire, de manière à mettre un
terme aux visées expansionnistes de la partie marocaine. Il a par ailleurs
dénoncé la répression sauvage qui prévaut dans le territoire et estimé que
l’occupation marocaine et l’internement forcé dans les camps étaient des actes
inhumains. Il faut que la légalité internationale soit respectée et que
l’Espagne joue un rôle déterminant dans la décolonisation du Sahara occidental,
a-t-il conclu.



Mme MARIA INES MIRANDA NAVARRO, Conseil espagnol des avocats, a dénoncé les
nombreuses violations des droits de l’homme du peuple sahraoui par le Maroc.
Insistant sur l’indépendance du Conseil qu’elle représente, elle a souligné que
le Maroc n’était pas une Puissance administrante mais une puissance occupante au
Sahara occidental. Évoquant le procès de plusieurs Sahraouis suivi par des
membres du Conseil, elle a indiqué que le Maroc n’avait pas de compétence
judiciaire sur le territoire en raison des crimes perpétrés, du lieu où ces
crimes ont été commis -hors du Maroc- et parce que les victimes sont
sahraouies. En outre, les observateurs espagnols n’ont pas toujours eu accès à
tout ce qu’ils souhaitaient et seule, la presse officielle marocaine a pu suivre
la totalité des débats, a-t-elle souligné. La légitimité du Tribunal marocain
n’était reconnue par aucun des accusés qui étaient habillés en tenue
traditionnelle sahraouie et qui ont affirmé leur soutien au Front POLISARIO,
a-t-elle ajouté. Des décisions judiciaires contraires au droit international
et même au droit marocain ont été prises lors de ce procès, a-t-elle indiqué.
Enfin, elle a dénoncé la passivité des Nations Unies face aux agressions contre
la population sahraouie.



M. SIDNEY S. ASSOR, Surrey Three Faiths Forum, a dénoncé le détournement de
l’aide humanitaire par le Front POLISARIO avec la complicité du Gouvernement
algérien, une situation qui aggrave à son avis la précarité de la vie dans les
camps. Le pétitionnaire a déploré la diminution des portions alimentaires par
le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut Commissariat de l’ONU pour
les réfugiés (HCR), et l’absence du nombre exact de réfugiés. Il a rappelé par
ailleurs que le Front POLISARIO avait dépensé près de 800 000 dollars sur
différents projets militaires, somme bien supérieure aux montants engagés par
le HCR en un an dans la région. Le pétitionnaire a également fait part du
refus du Front POLISARIO d’autoriser la tenue d’un recensement dans les camps
réclamée par de nombreuses ONG, ce qui empêche à son avis les organisations
humanitaires de faire leur travail. Il a exhorté les autorités algériennes de
permettre au HRC de mener son recensement de manière à mieux adapter le travail
humanitaire aux conditions sur place.



Mme JANE BAHAIJOUB, Family Protection, a déploré que malgré la libération de
prisonniers marocains en août dernier, il y avait toujours une incertitude sur
la disparition de 300 à 500 personnes depuis plus de 15 ans dans les camps de
Tindouf et sur le territoire algérien. Cette situation est insupportable pour
leurs familles, a-t-elle déclaré. Il faut demander au Gouvernement de
l’Algérie de répondre de ces disparitions qui ont eu lieu sur son territoire et
relèvent de sa responsabilité, a-t-elle insisté. Leurs familles n’ont pas pu
faire leur deuil ni refaire leur vie, a-t-elle souligné, car elles attendent
toujours des informations.



Les autorités algériennes ont toujours méprisé les appels lancés sur ce dossier,
a-t-elle accusé, estimant que les violations graves perpétrées par le Front
POLISARIO dans les camps exigeaient l’ouverture d’une enquête et la poursuite
des responsables. Il est également urgent d’examiner les souffrances imposées
à la population de ces camps, a-t-elle affirmé et, qu’une solution devait être
trouvée pour éviter une balkanisation de la région, a-t-elle affirmé.



M. SAMUELE PICCOLO, Communauté de Rome, a déploré l’engagement de l’Algérie au
Sahara occidental par l’entremise du Front POLISARIO, dont les intérêts sont à
son avis, exclusivement géopolitiques et stratégiques. C’est l’Algérie, a
rappelé le pétitionnaire, qui a proposé une partition du Sahara. Il a exprimé
son opposition à l’idée d’un référendum d’autodétermination réclamé par
l’Algérie, car celui-ci à son avis, ne résoudrait en rien le problème, quels
qu’en soient les résultats. Le Maghreb, vit dans un état de guerre latente, a
poursuivi le pétitionnaire, et des peuples frères y sont séparés en raison des
convoitises du Gouvernement algérien. Il a déploré les positions rigides de
l’Algérie sur cette question, et salué les efforts déployés par le Maroc en vue
de l’édification d’un État démocratique et moderne.



M. NICOLA QUATRANO, juge italien, a estimé que le Maroc occupait illégalement le
Sahara occidental et évoqué plusieurs rencontres avec des Sahraouis qui ont été
emprisonnés par le Maroc. Grâce à ces rencontres, je peux affirmer que le
Maroc viole les droits de la population sahraouie, a-t-il souligné. Les
autorités marocaines considèrent comme un crime ce qui est reconnu
internationalement comme un droit, celui de manifester sa pensée, a-t-il
poursuivi. Opposant la résistance pacifique du peuple sahraoui, les mauvais
traitements et la torture pratiqués par la police marocaine, le pétitionnaire a
dénoncé la destruction des maisons des activistes sahraouis en signe de
représailles. La grave situation au Sahara occidental exige que la
surveillance du respect des droits de l’homme soit incluse au mandat de la
MINURSO, notamment le droit de manifester, a-t-il estimé.



M. MOHAMED EL MOJAHDI, Association sahraouie des droits de l’homme (ASDH), a
évoqué les 36 années qu’il a passées dans des cachots et des geôles, soulignant
l’absence de droits prévalant au Maroc. Le pétitionnaire a estimé d’autre part
que la proposition du Maroc d’accorder une large liberté aux provinces du sud
devrait avoir un impact positif sur le plan international et a exhorté le Front
POLISARIO et l’Algérie à conclure des accords avec le Gouvernement marocain afin
de sortie de l’impasse actuelle sur le dossier du Sahara occidental. Les
parties au conflit devraient pouvoir s’entendre dans le cadre de la légalité
internationale afin de créer le grand Maghreb uni, a-t-il conclu.



M. DENIS DUCARME, Membre du Parlement belge, a estimé que les violations des
droits de l’homme au Sahara occidental depuis plus de 30 ans ne pouvaient être
ignorées. À son avis, l’ensemble des initiatives des Nations Unies a échoué et
aujourd’hui, la proposition du Maroc d’une grande autonomie pour le Sahara
pourrait permettre de débloquer la situation. Détaillant une mission de
recueil de témoignages de prisonniers sahraouis, il a également affirmé que les
enfants étaient endoctrinés dans les camps et recevaient une éducation militaire
avant d’être envoyés à Cuba, séparés de leurs familles pendant 10 ans. Ils sont
1 000 à 2 000 aujourd’hui à Cuba, a–t-il affirmé. Demandant aussi que la
population des camps reçoive l’aide alimentaire nécessaire, sans pour autant
devoir soutenir le Front POLISARIO dans ses actions politiques, il a estimé que
l’octroi de nouveaux droits au peuple sahraoui ne pourra être garanti sans le
respect de tous les droits de l’homme.



Mme R. HERNANDEZ TOLEDANO (Cuba) a dénoncé les propos du pétitionnaire
concernant son pays comme un mensonge et une calomnie. Mon pays apporte des
bourses aux ressortissants de territoires non autonomes et notamment du Sahara
occidental, a-t-elle assuré, appelant le pétitionnaire à encourager d’autres
pays à suivre cet exemple, plutôt qu’à insulter Cuba.



Mme ANNA MARIA STAME CERVONE, Christian Democrat and People’s Parties
International, a exprimé sa surprise que la question du Sahara occidental soit
toujours à l’ordre du jour. Elle a dénoncé l’attitude du Gouvernement algérien
qui a, à son avis, violé l’intégrité territoriale d’un autre pays. Il s’agit
d’un conflit inutile, scandaleux, où les Sahraouis sont présentés comme des
réfugiés, alors qu’il est impossible de les faire recenser par les
organisations internationales, a-t-il dit. La pétitionnaire a dénoncé par
ailleurs la déportation des enfants qui partent officiellement pour poursuivre
des études, alors qu’ils sont envoyés contre leur gré et celui de leurs parents
dans des camps d’endoctrinement. Elle a affirmé que le Front POLISARIO ne
pouvait rien faire sans le commandement algérien, ce qui rendait plus précaire
encore la situation des populations sahraouies prises en otage.



M. CLAUDE MONIQUET, European Strategic Intelligence and Security Center, a
regretté que l’Algérie ait empêché une délégation de se rendre dans les camps
en ne fournissant pas les visas nécessaires. Malgré cela, une enquête a révélé
des vagues de répression de la part du Front POLISARIO, un mouvement qualifié de
non ou peu démocratique et dirigé par la même équipe depuis des années. La
répression dans les camps s’exerce en dehors de tout système judiciaire, avec
un usage systématique de la torture ou des mauvais traitements, a souligné le
pétitionnaire, évoquant aussi le travail forcé, la malnutrition et les
assassinats purs et simples. Le processus à l’encontre des opposants ou des
individus jugés dangereux par le Front POLISARIO montre qu’il ne remplit pas
les conditions pour être un interlocuteur valable, a-t-il estimé.



Mme JACINTHA DE ROEK, Front POLISARIO, a affirmé que les autorités marocaines
avaient procédé à certains investissements au Sahara occidental, notamment dans
la région de El Ayoune. C’est ainsi que les Sahraouis qui reviennent de leur
gré reçoivent une allocation et un logement pendant deux ans pour faciliter
leur intégration, a-t-il précisé. Cette situation contraste avec le nord du
Maroc, où la population vit dans une extrême pauvreté, a-t-il poursuivi. La
pétitionnaire a regretté par ailleurs l’opposition du Maroc à toute tentative
de référendum et invité les Nations Unies à s’engager plus activement pour
sortir le Sahara occidental de sa situation anachronique, qui est celle d’un
territoire non autonome, pas celle d’un territoire à décoloniser.

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http://www.un.org/News/fr-press/docs/2006/CPSD345.doc.htm

06/10/2006
Communiqué de presse
CPSD/345


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New York

Quatrième Commission
6e séance - après-midi



devant LA QUATRIÈME COMMISSION, des dÉlÉgations dÉnoncent le statu quo sur les
questions de dÉcolonisation

La Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) a
achevé cet après-midi son débat général relatif à la décolonisation, ainsi que
l’audition de pétitionnaires sur les questions du Sahara occidental et d’un
représentant du Gouverneur des îles Vierges américaines.

(...)
La plupart des délégations ont insisté sur la nécessité de sortir de l’impasse
plus particulièrement sur la question du Sahara occidental, soulignant les
risques que fait peser ce contentieux sur la stabilité de la région, ainsi que
sur la crédibilité des Nations Unies. Le représentant du Lesotho, au nom de la
Communauté des États de l’Afrique australe, a exhorté le Maroc à accepter le
Plan Baker, seule solution de sortie possible à la crise. Assurant que le
Maroc ne faisait que parachever son intégrité territoriale, son représentant a
fustigé l’implication de l’Algérie sur cette question, qu’il a accusée
d’ingérence et d’hostilité, uniquement motivée par ses visées de leadership au
niveau régional. Il a en outre rappelé que le Maroc proposait un statut
d’autonomie « viable » pour le Sahara occidental, témoignage de sa bonne
volonté.



Le statut de ce territoire a d’ailleurs été au cœur des interventions des
derniers pétitionnaires sur la question. Une pétitionnaire de l’Association
sahraouie des droits de l’homme a proposé l’octroi d’une large autonomie
régionale sur le modèle institutionnel espagnol, alors que celui de
l’Association de l’unité et de la réconciliation a estimé que l’autonomie
proposée par le Roi Mohammed VI du Maroc visait à trouver une solution
définitive et juste à cette question. Il faut trouver une solution pacifique
avec l’Algérie, a de son côté estimé un responsable politique des îles
Canaries, alors que l’Algérie a été accusée par certains pétitionnaires d’être
l’instigateur des actions entreprises par le Front POLISARIO. Ahmed Boukhari,
pétitionnaire de ce mouvement, a déclaré que le Maroc jouait avec le feu et
appelé les Nations Unies à ne pas prêter l’oreille aux « chants de sirène » du
Gouvernement marocain.



Dans le cadre du débat général, les délégations suivantes sont intervenues:
Bahreïn, Libéria, Guinée, République-Unie de Tanzanie, Burkina Faso, Angola,
Jamahiriya arabe libyenne, Lesotho, Mozambique, Maroc et République
démocratique du Congo.



En fin de séance, les représentants de l’Algérie et du Maroc ont exercé deux
droits de réponse. Le représentant de la République démocratique du Congo a
également pris la parole.



La Commission a procédé en outre à l’audition de sept pétitionnaires sur la
question du Sahara occidental et d’un représentant du Gouverneur des îles
Vierges américaines, dont l’intervention a fait l’objet d’une motion de
procédure de la part du représentant des États-Unis.

La Quatrième Commission examinera les projets de résolution sur les questions
relatives à la décolonisation, mercredi 11 octobre à 10 heures.


SUITE DU DÉBAT GÉNÉRAL SUR TOUS LES POINTS RELATIFS À LA DÉCOLONISATION

Déclarations


M. BABA AHL MARAYA, Association de l’unité et de la réconciliation, a souligné
que le conflit au Sahara occidental affecterait les générations futures,
affirmant que celui-ci avait pour causes profondes l’impossibilité d’y
organiser un référendum et l’impuissance des Nations Unies à trouver une
solution. La question du Sahara n’aurait pas connu cette évolution s’il y
avait eu une volonté politique de trouver une solution, a-t-il insisté,
rappelant que les plans successifs de règlement du conflit ont toujours été
rejetés par l’un des deux camps. Il a affirmé que l’autonomie proposée par le
Roi du Maroc Mohammed VI avait pour objectif de proposer une solution
définitive et juste de ce problème. Cette initiative a reçu l’appui de la
communauté internationale car elle couvre les aspects économiques et culturels
de la question et garantit le respect des droits des populations, a assuré le
pétitionnaire.



M. BRAHIM BALLALI, Association of the Sahraouis Parents and Victims of
Oppression et Membre du Conseil royal du Sahara occidental, a rappelé que le
Maroc avait toujours revendiqué ce territoire et, le fait qu’il ait accepté la
tenue d’un référendum constituait, à son avis, une base solide vers le
règlement de cette crise. Il ne faut ni gagnants, ni perdants dans cette
affaire, a-t-il dit, en affirmant que l’autonomie représenterait une option
viable. Le pétitionnaire a par ailleurs exhorté l’Algérie à apporter son
concours au rétablissement de la stabilité dont le peuple sahraoui a été privé.
Estimant que le Maroc avait fait preuve d’une grande ouverture, le
pétitionnaire a indiqué qu’il fallait maintenant convaincre le Front POLISARIO
et l’Algérie d’examiner très soigneusement cette proposition de paix.



Mme INES JAVEGA SOLEY, Association sahraouie pour la défense des droits de
l’homme (ASADEDH), a souligné que la seule victime du conflit était le peuple
sahraoui depuis plus de 30 ans. Nous proposons une solution intermédiaire à ce
conflit qui permettrait de récupérer un territoire et une identité, la création
d’un autogouvernement pour le Sahara occidental dans le territoire marocain
dans le cadre de droits sociaux et politiques acquis. Il s’agirait d’une
région autonome sur le modèle des régions espagnoles, une entité territoriale
avec une autonomie législative et des compétences, a-t-elle précisé. La
pétitionnaire a également dénoncé les violations quotidiennes des droits de
l’homme dans les camps du Front POLISARIO et a salué, par ailleurs, le courage
du Roi du Maroc sur cette question. Elle a apporté son soutien à une solution
d’autonomie du territoire dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale
du Maroc.



M. FABIAN MARTIN MARTIN, Independance Party of Lanzarote, a estimé que la menace
constante d’un retour au conflit armé était intolérable dans les conditions
actuelles. À son avis, l’octroi de l’autonomie au Sahara occidental dans le
cadre de l’État marocain serait une solution valable, permettant de conserver
intactes la culture et les traditions du peuple sahraoui. Il a réaffirmé que
les Îles Canaries souhaitaient que la stabilité règne dans la région.



Mme GAJMOULA EBBI, membre du Conseil consultatif royal pour les affaires
sahraouies (CORCAS), a dénoncé l’attitude violente de certains pétitionnaires
qui se sont exprimés hier et affirmé que pour mettre un terme au conflit
sahraoui, le Maroc était disposé à faire des propositions dans le respect de
l’intégrité territoriale du pays. Détaillant l’organisation du Conseil créé
par le Roi du Maroc Mohammed VI après une déclaration à Laayoune, elle a
souligné que toute la population sahraouie était invitée à participer à ces
travaux. L’autonomie proposée est une formule qui fournirait une solution
équitable, sans perdant, ni gagnant, a-t-elle estimé, invitant la communauté
internationale à y apporter son soutien.



M. MUSTAPHA BOUH, ancien membre du Bureau politique du Front POLISARIO, a
rappelé que le conflit du Sahara occidental reflétait les ambitions
expansionnistes de l’Algérie. Il a dénoncé par ailleurs les graves atteintes
aux droits de l’homme qui se seraient produites dans les camps du Tindouf et
affirmé que l’Algérie serait l’instigatrice des exactions commises par le Front
POLISARIO. Selon le pétitionnaire, les efforts déployés par le Maroc en vue
d’une solution définitive de la question du Sahara occidental sont sabotés par
les campagnes de presse lancées par l’Algérie.



M. AHMED BOUKHARI, Front POLISARIO, a estimé que l’occupation coloniale du
Sahara occidental par le Maroc constituait un défi aux Nations Unies qui ne
peuvent accepter un quelconque plan qui exclut le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination. Dénonçant la situation peu enviable des droits de l’homme
au Sahara occidental, notamment la répression brutale de manifestations
pacifiques en faveur de l’indépendance et le refus du Maroc de permettre aux
observateurs internationaux de faire leur travail, il a accusé le Maroc de
compliquer gravement le processus de paix. L’autonomie sous-tend que la
souveraineté du Maroc s’exercerait sur le Sahara occidental, a-t-il affirmé,
rejetant cette solution qui est, à son avis, du ressort exclusif du peuple du
territoire. Si les Sahraouis décident d’être marocains, leur décision devra
être respectée, a-t-il ajouté, mais ils doivent être les seuls à en décider.
M. Boukhari a par ailleurs accusé les autorités marocaines de continuer à jouer
avec le feu, ce qui risque selon lui d’aggraver les tensions qui se manifestent
dans la région.

(...)
M. F. Al-ZAYANI (Bahreïn) a rappelé que la décolonisation repose sur les
principes inscrits dans la Charte des Nations Unies et que l’ONU, depuis sa
création, a poursuivi sans cesse ses efforts pour mener à bien le processus
d’autodétermination. L’anniversaire de la Déclaration sur l’octroi de
l’indépendance aux peuples et aux pays coloniaux est l’occasion de revoir
comment innover afin de parvenir à réaliser tous ses objectifs, a-t-il affirmé,
insistant sur la souffrance des peuples qui vivent encore sous le joug colonial
et de la domination étrangère.



M. N. BARNES (Libéria) a rappelé que son pays a toujours été très actif sur la
scène internationale, ayant participé à la création de l’Organisation de
l’Unité africaine (OUA) et étant le premier État africain membre du Conseil de
sécurité de l’ONU. Le pétitionnaire a également rappelé que son pays avait
reconnu le Front POLISARIO dès le sommet de l’OUA de 1979 comme organisation
légitime qui avait pour but d’obtenir la libération du peuple du Sahara
occidental. Il a exhorté les parties à accepter la tenue d’un référendum dans
ce territoire et à appliquer les principes de la Charte des Nations Unies comme
outil de paix et de dialogue entre les peuples.



M. A. I. SOW (Guinée) a souligné que la décolonisation procédait des principes
qui animent les Nations Unies et a appelé à l’élimination complète de la
colonisation. Les réussites du Comité spécial sont indéniables mais le chemin
à parcourir est encore long, a-t-il poursuivi, appelant au lancement d’un
processus précis qui tienne compte des spécificités de chaque territoire, afin
d’éviter de proclamer une troisième décennie de l’élimination de la
colonisation en 2010. Le représentant s’est félicité de la poursuite des
visites du Comité spécial dans les territoires non autonomes et de la
participation des Puissances administrantes à ses travaux, notamment pour la
question des îles Tokélaou. Le processus au Sahara est toujours dans
l’impasse, a-t-il toutefois déploré, évoquant une possible détérioration de la
situation. En revanche, il a qualifié de signes encourageants la libération de
prisonniers marocains, la prolongation du mandat de la Mission de l’ONU pour
l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et la diminution
des violences dans ce territoire.



Mme GRACE MUJUMA (République-Unie de Tanzanie) a déclaré que la Deuxième
Décennie pour l’éradication du colonialisme a pris du retard sur l’échéancier
prévu, car le visage de la colonisation continue à perdurer dans les 16
territoires non autonomes restants. Tous les moyens doivent être mis en œuvre
pour arriver à une décolonisation complète. La représentante a salué la tenue
d’un référendum du 11 au 15 février 2006 aux îles Tokélaou, sous l’égide des
Nations Unies. Sans obtenir la majorité des deux tiers nécessaires au
changement de statut des îles Tokelaou, l’accord entre le Gouvernement de
Nouvelle-Zélande et le Conseil des îles Tokélaou consistant à maintenir un
projet constitutionnel et un projet de traité de libre association en vigueur
est de très bon augure, a dit la représentante. Elle a dit regretter que la
question du Sahara occidental soit encore à l’ordre du jour du Comité. Nous
avons pu venir en aide à d’autres pays, a-t-elle ajouté, pourquoi pas au peuple
Sahraoui?



M. MICHEL KAFANDO (Burkina Faso) a rappelé que la question de la colonisation ne
doit pas être occultée car elle a marqué les peuples d’Afrique par le biais de
l’esclavage. Après 30 ans d’impasse, il faudrait finalement parvenir à une
solution sur la question du Sahara occidental, a-t-il déclaré, soulignant le
rôle central que doit jouer la Mission des Nations Unies au Sahara occidental
(MINURSO) dans ce processus. Le représentant a également rappelé que son pays
s’était traditionnellement prononcé pour une solution politique dans le cas du
Sahara occidental. Il a par ailleurs salué l’attitude positive du Maroc dans
ce dossier, ce qui devrait inciter, à son avis, les autres parties à en faire
de même.



M. TETE ANTONIO (Angola) a déclaré que son pays se souviendrait toujours de la
contribution de la Commission à l’accession de l’Angola à l’indépendance il y a
31 ans. Le statu quo qui existe actuellement dans de nombreux territoires non
autonomes exige une approche innovante, a-t-il souligné. Le manque de progrès
au Sahara occidental est particulièrement préoccupant, a-t-il poursuivi,
soulignant la nécessité de prendre en compte le droit du peuple sahraoui à
choisir son avenir et prônant une solution amicale à ce problème.

(...)
M. L. F. MAEMA (Lesotho), au nom de la Communauté des États de l’Afrique
australe (SADC), a insisté sur le principe fondamental du droit à
l’autodétermination de tous les peuples qui a guidé l’accession à
l’indépendance de tous les États membres de la SADC. La question de la
décolonisation figure, depuis plus de 40 ans, à l’ordre du jour de l’Assemblée,
a-t-il rappelé, regrettant qu’aucun progrès marquant n’ait été enregistré depuis
l’accession à l’indépendance du Timor-Leste. Il a toutefois salué la tenue d’un
référendum aux îles Tokélaou, mesure encourageante prise grâce aux efforts de la
Nouvelle-Zélande. Le peuple sahraoui continue de se voir nié son droit à
l’autodétermination et à l’indépendance, a-t-il encore constaté, exhortant le
Royaume du Maroc à accepter le Plan Baker, seule solution pour sortir de cette
crise. Le processus de décolonisation doit être accéléré, a-t-il déclaré.



M. A. T. VAKULHAVANJI (Mozambique) a souligné que sa délégation intervient pour
la toute première fois au sein du Comité des Vingt-Quatre. Il a souligné que le
Mozambique a salué les efforts constants du Secrétaire général des Nations
Unies, visant à résoudre la question du Sahara Occidental. Il faut mettre fin
au processus de décolonisation sous toutes ses formes, a-t-il ajouté, et plus
particulièrement dans le cas du Sahara occidental. Il a déploré que l’impasse
perdure, malgré les deux Plans de règlement entérinés par le Conseil de
sécurité. Il a réitéré le plein appui de sa délégation aux résolutions des
Nations Unies pour un règlement juste et équitable de la situation au Sahara
occidental.



M. EL MOSTAFA SAHEL (Maroc) a estimé que la Commission aurait pu faire
l’économie de l’exercice de l’examen de la question du Sahara occidental si
l’Algérie ne refusait pas au Maroc son droit de parachever son intégrité
territoriale. Occupé à partir de 1912 et partagé depuis en deux zones
d’occupation, a-t-il expliqué, le Maroc ne fait que suivre, depuis, l’objectif
de parachever son intégrité territoriale. Ce processus serait achevé, à son
avis, sans l’ingérence et l’animosité de l’Algérie, a-t-il indiqué, dénonçant
l’attitude de cette dernière qui fait de l’ONU une tribune pour la
manipulation, dissimulant à peine ses visées de diriger la région. L’Algérie
semble évoluer en dehors de l’histoire; elle a une responsabilité dans la
tragédie humaine des camps de Tindouf, a-t-il ajouté. Sa responsabilité dans
la violation des droits de l’homme dans ces camps est imprescriptible, a-t-il
estimé, soulignant que ce sont les seuls camps au monde auxquels le Haut
Commissariat pour les réfugiés n’a pas accès.

Le Maroc, soucieux de trouver une solution, a sollicité la médiation de l’ONU et
n’a cessé de faire preuve de bonne volonté, a assuré le représentant. Le projet
de l’accord-cadre, mis en place par James Baker, a été rejeté par l’Algérie sans
aucun ménagement, a-t-il poursuivi, dénonçant une manipulation de la vérité. Le
Plan Baker qui a suivi n’a pas reçu le consentement des parties et est devenu
caduc, a-t-il poursuivi, réaffirmant l’engagement de son pays à négocier avec
toutes les parties et exhortant l’Algérie à faire de même.

Face à l’impasse dans ce dossier, le Maroc a pris plusieurs initiatives, dont
celle de proposer un statut d’autonomie viable dans une démarche démocratique
participative et transparente, a déclaré le représentant, exprimant la
détermination de son pays à œuvrer pour un règlement rapide et définitif de la
question du Sahara en vue de relancer la dynamique d’intégration régionale et
l’émergence d’un Maghreb uni, prospère et démocratique. L’Algérie torpille
cette proposition en la rejetant, avant même d’en avoir pris connaissance,
a-t-il déploré, l’encourageant au contraire à s’en inspirer, elle-même faisant
face à des particularismes et des spécificités identitaires en mal
d’expression.



M. A. ILEKA (République démocratique du Congo) a réaffirmé que sur la question
du Sahara occidental, la position de son pays s’alignait sur celle des Nations
Unies, à savoir un règlement juste et équitable de la question sous l’égide des
Nations Unies. La RDC a-t-il ajouté, exhorte les parties à coopérer pleinement
avec les Nations Unies pour parvenir à une solution juste et acceptable pour
tous.



Droit de réponse

Le représentant de l’Algérie a déclaré qu’en matière de manipulation des faits
et de l’histoire, l’Ambassadeur du Maroc avait livré un chef d’œuvre. Il ne
s’agit pas d’une affaire entre l’Algérie et le Maroc mais d’un territoire non
autonome qui relève de la résolution 1514, a-t-il souligné. Aucun pays au
monde ne reconnaît aujourd’hui la souveraineté du Maroc sur ce territoire.
L’Algérie continuera à défendre le droit des peuples à l’autodétermination,
tant qu’un peuple continuera à être subjugué et opprimé par un pays qui suit un
rêve hégémonique. Contestant les références faites au Plan Baker par le
représentant du Maroc, il a estimé que le Maroc vivait depuis longtemps en
dehors du droit et de l’histoire.



Le représentant du Maroc a indiqué qu’il s’attendait à une réplique plus
élaborée de la part de l’Algérie, remerciant pour « les compliments amicaux
faits à l’Ambassadeur du Maroc ». La lecture sélective, j’en connais des
spécialistes, a-t-il déclaré, invitant l’Algérie à expliquer pourquoi elle
refuse que l’on sache combien de gens sont dans les camps à Tindouf.



Le représentant de l’Algérie a affirmé que le Maroc avait accepté en 1976, la
partition du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Pourquoi avoir
accepté cette partition à l’époque, s’est-il interrogé, affirmant que ce n’est
pas en érigeant des mensonges en vérités que l’on parvient à se faire entendre
ou à se faire respecter.



Le représentant du Maroc a estimé que la question sur le recensement dans les
camps de Tindouf avait été esquivée et a souligné que l’accord de partition
avait déjà été expliqué plusieurs fois.

--------------->
http://www.latribune-online.com/0810/p02.htm

Devant la commission de décolonisation des Nations unies.
La question du Sahara occidental, objet d’une polémique

Dimanche 8 Octobre 2006

Par Amar Rafa


Devant la quatrième commission des Nations unies (questions politiques spéciales
et décolonisation), une violente polémique a été engagée autour de la question
de la décolonisation du Sahara occidental par l’ambassadeur du Maroc qui, tout
en ayant tenté une opération de forcing diplomatique pour sa nouvelle
proposition d’<autonomie> pour le Sahara occidental a voulu sciemment
entretenir l’amalgame en impliquant l’Algérie comme partie prenante de ce
conflit. Pourtant, l’Algérie a toujours rappelé qu’elle n’a jamais été partie
de ce conflit mais s’est toujours rangée du côté de la légalité internationale.

Le débat général a vu plusieurs délégations dénoncer le statu quo existant dans
de nombreux territoires non autonomes et insister sur la nécessité de sortir de
l’impasse plus particulièrement sur la question du Sahara occidental.

D’emblée, le présentant du Lesotho, au nom de la Communauté des États de
l’Afrique australe, a exhorté le Maroc à accepter le plan Baker, seule solution
de sortie possible à la crise.
En réponse, le représentant du royaume n’a pas trouvé mieux que de s’en prendre
à l’Algérie, tout en rappelant la proposition du Maroc d’un statut d’autonomie
pour le Sahara occidental.

Il est relayé par nombre de pétitionnaires issus de diverses associations
acquises aux thèses du palais royal, ayant proposé l’octroi d’une 'large
autonomie régionale' sur le modèle institutionnel espagnol au Front Polisario.

Ahmed Boukhari, pétitionnaire de ce mouvement, a déclaré que le Maroc jouait
avec le feu et appelé les Nations unies à ne pas prêter l’oreille au «chant des
sirènes» du gouvernement marocain.
Ahmed Boukhari a estimé en outre que l’occupation coloniale du Sahara occidental
par le Maroc constituait un défi aux Nations unies qui ne peuvent accepter un
quelconque plan excluant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Dénonçant la situation peu enviable des droits de l’Homme au Sahara occidental,
notamment la répression brutale de manifestations pacifiques en faveur de
l’indépendance et le refus du Maroc de permettre aux observateurs
internationaux de faire leur travail, il a accusé le royaume de compliquer
gravement le processus de paix. L’autonomie sous-tend que la souveraineté du
Maroc s’exercerait sur le Sahara occidental, a-t-il affirmé, rejetant cette
solution qui est, à son avis, du ressort exclusif du peuple du territoire. Si
les Sahraouis décident d’être marocains, leur décision devra être respectée,
a-t-il ajouté, mais ils doivent être les seuls à en décider. M. Boukhari a, par
ailleurs, accusé les autorités marocaines de continuer à jouer avec le feu, ce
qui risque, selon lui, d’aggraver les tensions qui se manifestent dans la
région.

L’observateur du Bahreïn a rappelé que la décolonisation repose sur les
principes inscrits dans la Charte des Nations unies et que l’anniversaire de la
Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux peuples et aux pays coloniaux est
l’occasion de revoir comment innover afin de parvenir à réaliser tous ses
objectifs, insistant sur la souffrance des peuples qui vivent encore sous le
joug colonial et la domination étrangère.

Le pétitionnaire libérien a rappelé que son pays avait reconnu le Front
Polisario dès le sommet de l’OUA de 1979 comme organisation légitime qui avait
pour but d’obtenir la libération du peuple du Sahara occidental. Il a exhorté
les parties à accepter la tenue d’un référendum dans ce territoire et à
appliquer les principes de la Charte des Nations unies comme outil de paix et
de dialogue entre les peuples.

Le représentant de la Guinée a déploré que le processus au Sahara soit toujours
dans l’impasse, évoquant une possible détérioration de la situation. En
revanche, il a qualifié de signes encourageants la libération de prisonniers
marocains, la prolongation du mandat de la Mission de l’ONU pour l’organisation
d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et la diminution des violences
dans ce territoire.

La représentante de Tanzanie a déclaré que la Deuxième Décennie pour
l’éradication du colonialisme a pris du retard sur l’échéancier prévu,
soulignant la nécessité que tous les moyens doivent être mis en œuvre pour
arriver à une décolonisation complète.

Autour du représentant du Maroc, El Mostafa Sahel, de déplorer l’examen de la
question du Sahara occidental par la commission en rejetant la responsabilité
sur l’Algérie, estimant qu’elle lui refuserait «son droit de parachever son
intégrité territoriale». Ce qui lui a valu un droit de réponse de la part du
représentant de l’Algérie qui a déclaré qu’«en matière de manipulation des
faits et de l’histoire, l’ambassadeur du Maroc avait livré un chef d’œuvre».
«Il ne s’agit pas d’une affaire entre l’Algérie et le Maroc mais d’un
territoire non autonome qui relève de la résolution 1514, a-t-il souligné.
Aucun pays au monde ne reconnaît aujourd’hui la souveraineté du Maroc sur ce
territoire.» «L’Algérie continuera à défendre le droit des peuples à
l’autodétermination, tant qu’un peuple continuera à être subjugué et opprimé
par un pays qui suit un rêve hégémonique.» Contestant les références faites au
plan Baker par le représentant du Maroc, il a estimé que «le Maroc vivait
depuis longtemps en dehors du droit et de l’histoire».

Contraint de répondre encore une fois au représentant du Maroc qui invitait
l’Algérie à expliquer pourquoi «elle refuse que l’on sache combien de gens sont
dans les camps à Tindouf», le représentant de l’Algérie a affirmé que le Maroc
avait accepté en 1976 «la partition du territoire entre le Maroc et la
Mauritanie». «Pourquoi avoir accepté cette partition à l’époque» s’est-il
interrogé, affirmant que «ce n’est pas en érigeant des mensonges en vérités
qu’on parvient à se faire entendre ou à se faire respecter».

---------->
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65948

Le Sahara devant la 4e commission de l'Onu : "de nouveau" un "revers" pour
"Alger"

07.10.2006 | 15h15


L'Algérie a 'une nouvelle fois' essuyé un 'nouveau' 'revers' diplomatique en
échouant, devant la quatrième Commission des Nations unies à New York, à faire
adopter par vote son projet de résolution sur le Sahara 'marocain'. Plusieurs
intervenants se sont succédés pour dénoncer le rôle nuisible de l'Algérie dans
les différentes étapes qu'a connues la question du Sahara.

Par la voix de l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'Onu,
le Maroc a dénoncé l'acharnement de l'Algérie à combattre toutes les
propositions 'constructives' et à torpiller tout processus, visant à clore ce
dossier.

El Mostafa Sahel a insisté sur la nécessité de prendre en considération la
persistance de l'impasse et l'appel du Conseil de sécurité à y trouver une
issue, ainsi que la nécessité de dépasser les initiatives antérieures, dont
l'<inapplicabilité> et le caractère <caduc> sont, aujourd'hui, clairement
établis, soulignant que la négociation demeure la <seule> voie pour une
solution politique.

Face à l'impasse dans laquelle se trouve le dossier et devant l'<immobilisme> et
la <rigidité> de la position algérienne, le Maroc, a-t-il indiqué, a pris
plusieurs initiatives en réponse à l'appel du Conseil de sécurité de l'Onu,
dont celle de proposer un statut d'<autonomie> 'viable', 'crédible' et
'définitif' au 'bénéfice' de tous les habitants de la région.

Ce statut permettra aux populations sahraouies de gérer leurs propres affaires
dans le cadre de la 'souveraineté' du Royaume, de son unité nationale et de son
intégrité territoriale, a-t-il affirmé. "La proposition qui sera soumise, 'au
terme de ce processus de consultations', sera 'conforme' aux normes et standards
internationaux en la matière et consacrera, ainsi, le principe du droit à
l'autodétermination, tel qu'envisagé par les résolutions 1514, 1541 et 2625 de
l'Assemblée générale des Nations unies", a-t-il assuré.

En effet, a dit le représentant du Maroc, "cette proposition de 'compromis',
'courageuse' et 'responsable', consistant en un statut d'autonomie, dans le
'respect' de la 'souveraineté nationale', constitue un moyen 'démocratique' et
moderne pour l'exercice des droits individuels et collectifs de la population
concernée, dont plus des deux tiers vivent dans la région du Sahara".


De son côté, Baba Ahl Mayara, membre du Conseil Royal consultatif pour les
affaires sahariennes (Corcas), également président de l'Association de l'unité
et de la réconciliation a précisé que l'Algérie, qui a créé le Polisario, a
mis à la disposition de ce mouvement 'séparatiste' sa diplomatie, ses médias et
des moyens faramineux pour soudoyer certains pays à reconnaître la 'prétendue'
république sahraouie, qui ne dispose d'<aucun> des éléments constitutifs d'un
Etat.

Dénonçant les 'manoeuvres' orchestrées par l'Algérie et le " polisario " lors de
l'opération d'identification dans le but d'exclure d'authentiques Sahraouis du
processus de vote, M. Mayara a rappelé que cette attitude avait convaincu le
secrétaire général des Nations unies de "l'<impossibilité> d'application du plan
de règlement onusien et de la nécessité de chercher une alternative politique
approuvée par les parties".


L'agence de presse MAP qui cite aussi Mustapha Bouh, ex-membre du Polisario,
rapporte que "le problème du Sahara 'marocain', présenté en termes de
décolonisation, n'est en réalité qu'une lutte de suprématie régionale engagée
par l'Algérie et où les Sahraouis furent utilisés, pour certains, comme
instruments et pour d'autres comme <otages>".

"L'évolution du conflit a démontré que l'Algérie qui s'est présentée comme étant
partie intéressée défendant des principes forts louables, est le véritable
protagoniste du Maroc sur son Sahara" , a-t-il ajouté, relevant que "l'Algérie,
qui avait déclaré à maintes reprises qu'elle bénirait toute solution permettant
au Maroc de 'récupérer' 'ses' Territoires des mains du colonisateur espagnol, a
fini par comploter, dès 1975, et commença, dès lors, a entretenir
militairement, financièrement et diplomatiquement le Polisario".


Pour sa part, Guejmoula Bent Abbi, membre du Corcas, a affirmé qu'"il y a déjà
plus de trois décennies qu'a commencé l'un des conflits les plus 'absurdes' qu'a
connu l'Histoire contemporaine, dont les effets dévastateurs sont manifestes,
dans la mesure où il hypothèque l'avenir des peuples du Maghreb et condamne une
partie des Sahraouis à la soumission sous l'emprise de la direction du Polisario
sur le territoire algérien".

Mme Guejmoula n'a pas manqué de tirer la sonnette d'alarme en soulignant que "le
manque d'entente entre les parties de ce conflit ne tarderait pas à menacer le
fragile cessez-le-feu dont les conséquences seraient imprévisibles et néfastes
pour toute la région d'Afrique du Nord".
Il revient donc à l'Onu de tirer la conséquence d'un tel blocage du moment que
son origine est parfaitement identifiée.


El Mahjoub Rouane | LE MATIN

<------------------------->
1.4. LOBBIES PRO MAROCAINS
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65972

L'<autonomie>, une «solution viable» pour le conflit du Sahara

07.10.2006 | 18h19


L'instauration d'une 'autonomie' au Sahara dans le cadre de la 'souveraineté' du
Maroc est «une solution viable» susceptible de mettre un terme au «drame humain»
des Sahraouis 'séquestrés' dans les camps de Tindouf, en Algérie, a souligné le
président du Parti d'indépendants de Lanzarote (PIL, Canaries), Fabian Martin
Martin.

Cette 'solution' permettra également de «'normaliser' la vie sociale, économique
et politique» dans cette région, a ajouté M. Martin, dans son intervention
devant la quatrième commission de l'Onu.

M. Martin a, également, indiqué que l'<autonomie> au Sahara dans le cadre de la
souveraineté marocaine constitue une «opportunité» pour permettre aux Sahraouis
«de s'organiser dans différents domaines sans renoncer à leur identité, leur
mode de vie et leurs traditions dans un cadre stable qui favorise un
développement harmonieux et offre toutes les garanties de protection des droits
humains».

Le président du PIL a, de même, ajouté que le «processus en cours doit se
poursuivre de façon pacifique».

«Toute initiative destinée à instaurer la stabilité dans la région ne doit pas
ignorer le rôle de l'Algérie à cet égard», a-t-il affirmé, appelant ce pays à
adhérer aux efforts déployés par S.M. le Roi Mohammed VI et les partis
politiques marocains pour trouver une solution définitive et pacifique au
conflit.

Le leader du PIL a exprimé à ce propos la «pleine disposition» de son parti à
contribuer «à une solution dans laquelle il n'y aura ni vainqueur ni vaincu et
qui permettra de régler définitivement le dossier du Sahara», soulignant que
les Canaries considèrent que leur médiation dans ce conflit est «une obligation
morale et politique à même de contribuer à la stabilité du Maghreb et de
garantir le développement et la sécurité de toutes les parties concernées».

«Le conflit 'artificiel'» créé autour du Sahara est «la conséquence du
colonialisme et de la 'guerre froide'» dont les victimes principales sont les
Sahraouis qui vivent dans les camps de Tindouf, a souligné M. Martin, insistant
sur «la douleur que ce conflit a provoquée pour des centaines de familles
marocaines» qui ont dû attendre longtemps pour voir enfin leurs proches libérés
après une vingtaine d'années de détention et de 'torture' à Tindouf.


| MAP

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http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65952

Il est temps de mettre fin au conflit du Sahara à travers l'<autonomie>

07.10.2006 | 15h19



"Il est temps de mettre fin au conflit du Sahara à travers l'autonomie dans le
cadre de l'intégrité territoriale du Maroc pour garantir aux Sahraouis une vie
digne", a souligné Isaac Castillano San Gines, député du Parlement des
Canaries, et membre du Parti d'Indépendants de Lanzarote. "Les initiatives
visant à régler le conflit (du Sahara) sur la base d'options de rupture ont
montré leur inefficacité", d'où la nécessité de trouver une solution à ce
problème à travers l'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc, a
ajouté San Gines dans son intervention devant la quatrième Commission de l'Onu.
Il est temps de mette un terme à la souffrance des Sahraouis et de chercher des
voies d'entente à même de parvenir à une solution au conflit où il n'y a ni
vainqueurs ni vaincus, a estimé le député canarien, appelant à "accorder la
priorité aux intérêts de la population civile et non aux ambitions politiques".

Pour ce faire, il est nécessaire pour "les parties concernées de parvenir à un
accord sur la portée de cette autonomie" en vue de mettre fin aux souffrances
des Sahraouis dans les camps de Tindouf, en Algérie, a-t-il insisté. "J'évalue
de façon très positive la proposition du Maroc d'accorder une large autonomie"
au Sahara dans le cadre de la souveraineté du Royaume, a souligné M. San Gines,
affirmant que ce projet permettra "de canaliser le débat politique dans une
institution autonome au sein de laquelle tous les Sahraouis sont représentés".
San Gines a de même estimé que la mise en œuvre de ce projet (d'autonomie)
permettra de "garantir la normalisation politique et la stabilité nécessaire de
la région en vue d'atteindre un niveau élevé de développement".

Il a, d'autre part, expliqué que "l'autodétermination est un instrument adopté
pour la décolonisation des territoires que les puissances occidentales géraient
depuis la métropole, dans un autre continent", soulignant que l'application de
cette approche n'est pas valable dans le cas du Sahara. "Nous devons faire des
efforts pour garantir la stabilité de cette région en contribuant à son
développement et pour que le conflit ne dégénère pas", a encore dit le député
canarien.


| MAP

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http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65950

Michel Kafando: «seul un dialogue franc et constructif pourra faire sortir de
l'impasse le dossier du Sahara»

07.10.2006 | 15h18


Seul un dialogue "franc et constructif" pourra faire sortir de l'impasse le
dossier du Sahara, a souligné, vendredi devant la quatrième Commission de
l'Onu, l'ambassadeur Burkinabais auprès des Nations unies, Michel Kafando.

"Seul un dialogue franc et constructif entre les parties concernées, prenant en
compte les intérêts de chacune et les principes fondamentaux du droit
international pourra nous sortir de l'impasse", a martelé le diplomate
Burkinabais, réitérant l'attachement de son pays à "une solution politique
négociée et consensuelle" de ce conflit, eu égard à l'importance de la paix au
Maghreb pour "l'équilibre de l'Afrique et du monde".

M. Kafando a, à cet égard, mis en exergue la position du Maroc, exhortant les
autres parties à adopter une démarche similaire pour "sortir du bourbier".

"A cet effet, il est rassurant de constater que le Maroc se dit prêt à s'engager
dans une négociation approfondie et constructive avec les autres parties ainsi
qu'avec le secrétaire général de l'Onu et son envoyé personnel, pour parvenir à
une solution politique acceptable par tous", a-t-il affirmé.

"Mon pays y voit là le signe que tout espoir est encore permis et que la
situation pourrait évoluer positivement, pour peu que les autres parties
s'engagent également dans la même démarche.

Nous les y encourageons très fermement, persuadés que c'est le chemin le plus
raisonnable pour sortir du bourbier. Toute autre voie serait sans issue", a
précisé le diplomate burkinabais.


| MAP

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http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65900

La présidente d'une ONG britannique "dénonce" les "violations" par le Polisario
du droit humanitaire international


06.10.2006 | 14h24


La présidente de l'Association britannique «Family Protection», Jane Standing, a
'dénoncé' jeudi les 'violations' par le Polisario de la Convention de Genève et
du droit humanitaire international. Intervenant devant la 4e Commission de
l'Onu, Mme Standing a rappelé que «certaines questions demeurent non résolues
et concernent les prisonniers disparus ou assassinés dans les camps de
Tindouf».

«Le sort de ces derniers reste toujours inconnu et les dépouilles des morts ne
sont pas rapatriées», a-t-elle précisé, soulignant que «cette situation
constitue une 'violation flagrante' de la Convention de Genève et du droit
humanitaire international».

Selon la présidente de «Family Protection», «les autorités algériennes, pays
hôte du polisario, ont été saisies pour élucider le cas des disparus sur son
territoire».
Cependant, a-t-elle indiqué, «notre demande a été ignorée à cause du manque de
volonté politique pour résoudre ce problème humanitaire et à cause du conflit
du Sahara, qui envenime les relations entre Rabat et Alger». «Je pense que le
règlement final ne peut être atteint qu'à travers des négociations entre les
gouvernements du Maroc et de l'Algérie», a-t-elle estimé.

Pour Mme Standing, «les autorités 'algériennes' ont la 'responsabilité' d'ouvrir
une enquête pour élucider le sort des prisonniers marocains disparus», ajoutant
que «plusieurs appels ont été adressés au Comité international de la Croix
i-Rouge et au Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme au
sujet des centaines de personnes disparues dans les camps de Tindouf et partout
dans le territoire algérien». «Cependant, a-t-elle déploré, aucun résultat n'a
été obtenu jusqu'à présent, alors que les familles des disparus sont toujours
dans l'attente de toute information susceptible d'élucider le sort de ces
disparus».

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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=58644

La question du Sahara "marocain" devant la quatrième commission de l¹ONU: Le
Polisario en perte de vitesse

(10/8/2006)


L¹Algérie et le Polisario ont été durement épinglés par plusieurs intervenants
devant la quatrième commission de l¹ONU. Tous les arguments, qui ont pendant
longtemps 'induit en erreur' des ONG et des hommes politiques, sont tombés. Les
réunions se sont transformées en un véritable procès de l¹Algérie et de sa
progéniture.

Les réunions de la quatrième commission de l¹ONU, encore dite de
«décolonisation» avait pris l¹habitude, depuis 1975, d¹abriter des débats
stériles qui ressemblent plus à du «réchauffé». Depuis deux à trois ans, les
choses ont changé. De nombreuses ONG et personnalités politiques, qui avaient
de la sympathie pour les 'séparatistes', ont commencé à tirer les conclusions
que le mouvement mercenaire aurait dû tirer il y a quelques décennies.

De multiples voix se sont ainsi levées devant la commission onusienne pour
dénoncer la paralysie, par l¹Algérie, de ce dossier et attirer l¹attention sur
la situation des 'séquestrés' de Tindouf et sur le fonds de commerce utilisé
par le Polisario afin de compiler l¹aide internationale à une population qu¹il
tient en otage depuis plus de 30 ans.

Le principe d'autodétermination ne doit pas être utilisé pour porter atteinte à
l'<intégrité territoriale> des pays, a affirmé la Présidente de la Commission
des Droits de l'Homme de l'Internationale des Partis Démocrates chrétiens
populaires, l'Italienne Mme Anna Maria Cervone.
Si «l'autodétermination est un principe sacré, personne ne peut accepter qu'il
soit utilisé par quelque partie que se soit comme prétexte pour porter atteinte
à l'unité et à l'intégrité territoriale des pays», a souligné Mme Cervone qui
intervenait devant la quatrième Commission de l'ONU, notant que «le droit à
l'unité est aussi sacré que le droit à l'autodétermination».
Elle a, en outre, exprimé son «'grand étonnement' de voir la question du Sahara
inscrite, encore, à l'ordre du jour de cette prestigieuse Commission», alors
qu'elle est censée être résolue depuis 1975.

De son côté, le député italien, M. Samuele Piccolo, «le référendum
d'autodétermination au Sahara réclamé par l'Algérie ne résoudra pas cette
question délicate quel que soit le résultat de cette consultation».
Il a rappelé que, face à «la bonne intention du Maroc et sa disposition à
coopérer sincèrement pour parvenir à une solution politique, qui ne peut être
que négociée et consensuelle, l'Algérie répond par le refus».

Par ailleurs, plusieurs ONG ont dénoncé les pratiques 'honteuses' exercées par
les 'mercenaries' et 'leurs protecteurs' contre les populations désarmées à
Tindouf.

Les associations britanniques «Family Protection» et «Freedom For All» ont fait
un réquisitoire sévère contre les 'tortionnaires' de Tindouf.
La directrice de cette ONG, Mme Tanya Warburg, a accusé, le Polisario de
poursuivre les «violations des droits de l'Homme les plus élémentaires et de
faire souffrir les populations sahraouies maintenues dans les camps de Tindouf
au Sud de l'Algérie».

D¹autre part, l¹ONG britannique «Surry Three Faith Forum» a réclamé, par le
biais de son président Sydney Assor, une enquête internationale sur les
détournements de l¹aide internationale par le «Polisario».

Enfin, Mme Sandra Cioffi, députée italienne du Groupe Populaire, a dénoncé,
jeudi devant la quatrième Commission de l'ONU, la fin de non recevoir opposée
par l'Algérie à tout recensement des 'séquestrés' de Tindouf.

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1.5. ALGÉRIE: L'OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/l_algerie_a_failli_a/view

L'Algérie a "failli" à ses "obligations" internationales à l'égard des
"séquestrés" dans les camps de Tindouf (membre du CORCAS)


New York (Nations Unies), 08/10/06 - L'Algérie a failli à ses obligations
internationales à l'égard des populations 'séquestrées' dans les camps de
Tindouf, dans le sud algérien, a indiqué, vendredi à l'ONU, M. Brahim Ballali,
membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).

"Dans l'affaire du Sahara, l'Algérie a 'failli' à toutes ses 'obligations'
internationales à l'égard des populations qu'elle héberge dans ces camps. En
vertu du droit international et du principe de la souveraineté territoriale,
l'Algérie, en tant que pays d'accueil, assume une responsabilité première en ce
qui concerne le sort" des populations installées sur son territoire et soumises
à des 'violations' des droits de l'homme par le Polisario, a-t-il relevé lors
d'une intervention devant la 4ème Commission de l'ONU.

L'ensemble des organismes internationaux, y compris le Conseil de Sécurité et le
Secrétaire Général de l'ONU sont convaincus, a-t-il indiqué, de la nécessité
d'ouvrir des négociations directes entre les "parties au conflit du Sahara afin
de trouver une solution politique à ce conflit et mettre fin à la souffrance des
populations maintenues par le Polisario depuis plus de trente ans dans les camps
de Tindouf".

Dans l'attente d'une "solution consensuelle et définitive à ce conflit", a
souligné ce membre fondateur de l'Association des parents sahraouis et victimes
de la répression (PASVERTI), il serait important de "ne pas lier le côté
politique de ce conflit à l'aspect humanitaire".

"Les populations des camps de Tindouf, à qui on a 'imposé' la condition de
réfugiés, sont devenues des <otages>" et ont été transformées en "instrument de
'chantage' pour soutirer une aide, 'détournées' par les dirigeants du Polisario
à des fins personnelles", al dit M. Ballali.

Dénonçant la présence d'éléments armés dans les camps des 'soit-disant'
réfugiés, ainsi que leur éparpillement dans des camps éloignés parfois par des
centaines de kilomètres, il note avec amertume que "les 'témoignages' et les
rapports des ONG, abondent de preuves sur les 'violations' des droits de
l'Homme dans ces camps et que leur maintien, contre leur gré a aggravé leurs
conditions de vie et généré un drame humanitaire sans précédent".

La situation est d'autant plus grave, a-t-il déploré, que "les populations sont
privées des droits les plus élémentaires" et que "la direction du Polisario, en
place depuis plus de 30 ans", s'obstine à se maintenir, coûte que coûte, au
pouvoir avec le soutien "des services secrets algériens".

Cette situation ne pouvait engendrer que la violence et les drames. Selon M.
Ballali, "les camps de Tindouf connaissent, depuis la fin du mois de mai 2006,
des 'soulèvements' de la population contre les dirigeants du Polisario" qui ont
répondu par une 'répression massive'.

"Cette situation 'alarmante' qui perdure et s'intensifie, souligne le vice
président de l'Association PASVERTI, interpelle les instances et ONG
internationales, à dénoncer les agissements du Polisario et garantir la
protection des populations des camps conformément au droit humanitaire
international".

Pour M. Ballali, "le HCR est appelé à assumer sa responsabilité entière à
travers une présence effective dans les camps de Tindouf et une meilleure
gestion assurant aux populations des conditions de vie optimales et un droit de
retour librement consenti".


Dernière modification 08/10/2006 10:27
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Do, 8 de Oct, 2006 5:29 pm

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*****PAGE SPÉCIALE: DÉBAT ONU-QUATRIÈME COMMISSION******** http://www.arso.org/4comm2006.htm *****INTIFADA SAHRAOUI***** ...
Carlos Ruiz Miguel
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8 de Oct, 2006
5:30 pm
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