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Responder Mensaje #4911 de 6732 |
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de tous les prisonniers
politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DROITS HUMAINS-RAPPORT HCDH-LE MAROC CONDAMNÉ

1.1. PRESSE ALGÉRIENNE
- LA TRIBUNE (9-X-2006): L’ONU évoque la «RASD» dans ses textes. Avant le
rapport du Conseil onusien des droits de l’Homme, seul était cité le Front
Polisario
- LIBERTÉ (9-X-2006): RABAT REJETTE LE RAPPORT DE L’ONU SUR LE SAHARA
OCCIDENTAL. La fuite en avant du Maroc
- L'EXPRESSION (9-X-2006): UN RAPPORT SUR LE DOSSIER DU SAHARA AGACE LE MAROC
L’ONU donne raison à l’Algérie
- LE JEUNE INDÉPENDANT (9-X-2006): Chicanant les vérités du HCDH sur la
répression au Sahara occidental. Rabat rejette un rapport de l’ONU
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (8-X-2006): Rapport accablant du HCDH contre le Maroc
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (8-X-2006): Droit fondamental et géopolitique
- LA TRIBUNE: L’ONU se prononce pour une autodétermination «sans attendre» du
peuple sahraoui (Selon le rapport du Conseil des droits de l’Homme rendu public
jeudi)
- LE JEUNE INDÉPENDANT (8-X-2006): Rapport du HCDH: la quasi-totalité des
violations des droits humains au Sahara occidental découlaient de la
non-application de l’autodétermination, «droit humain fondamental»
-LIBERTE (7-X-2006):Rapport du haut-commissariat de l’ONU pour les droits de
l’homme au Sahara Occidental : “Le droit à l’autodétermination des Sahraouis
est capital”
-LE SOIR D’ALGERIE (7-X-2006): Un rapport de l’ONU accable le régime marocain

1.2. PRESSE MAKHZENIENNE
- LE MATIN (9-X-2006): Rabat "dénonce" la «partialité» du rapport de l'ONU sur
les droits de l'Homme au Sahara
- AL BAYANE (9-X-2006): Un rapport "anti-marocain"
- LIBÉRATION.MA (9-X-2006): Sahara "marocain". Un rapport onusien "injuste"
- L'ÉCONOMISTE (9-X-2006): Sahara: Le Maroc rejette les critiques de l’ONU. Un
rapport du HCDH fustige la gestion des droits de l’Homme. Benaissa dénonce le
caractère complaisant et partial du rapport
- MAP (8-X-2006)/LE MATIN: Le Maroc n'acquiesce pas au rapport du HCDH à cause
de sa "partialité" et sa "complaisance" à l'égard <d'Alger> (Benaissa)

1.3. PRESSE FRANÇAISE
-LE MONDE (7/8-X-2006):Un rapport de l'ONU critique l'attitude du
Maroc au Sahara occidental
- LIBÉRATION.FR (9-X-2006): Le Maroc épinglé sur le Sahara-Occidental

1.4. PRESSE QUEBECOISE
- LE DEVOIR (9-X-2006): Le Maroc rejette le rapport de l'ONU sur le Sahara
Occidental

1.5. AGENCES DE PRESSE INTERNATIONALES
- ATS/ROMANDIE (8-X-2006): Le Maroc rejette un rapport de l'ONU sur le Sahara
Occidental


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO IN ENGLISH
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1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DROITS HUMAINS-RAPPORT HCDH-LE MAROC CONDAMNÉ


1.1. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.latribune-online.com/0910/p04.htm

L’ONU évoque la «RASD» dans ses textes.
Avant le rapport du Conseil onusien des droits de l’Homme, seul était cité le
Front Polisario

Lundi 9 Octobre 2006

Par Younes Hamidouche


Il semble que la question du Sahara occidental, inscrite, il est vrai, au sein
de la quatrième commission onusienne (commission chargée des questions
politiques et de la décolonisation), s’approche davantage du règlement
définitif dans le cadre de l’Organisation des nations unies (ONU) et en
application de la légalité internationale.
L’application du droit international, à travers le recours évident au référendum
pour l’autodétermination du peuple sahraoui, apparaît de plus en plus à
l’horizon comme le dénote l’évocation pour une première fois dans les textes
onusiens de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Selon l’agence de presse française AFP, qui rapporte l’information en se fiant à
un responsable marocain dont elle ne cite pas le nom, la partie marocaine s’est
élevée contre le caractère «politique» du rapport. «Le Maroc s’interroge sur la
main invisible qui est derrière la politisation de ce rapport», a-t-il déclaré.
«Le rapport utilise un langage étranger à l’ONU, évoque la RASD [République
arabe sahraouie démocratique] dont le mot n’a jamais figuré dans la littérature
des Nations unies», a déclaré à l’AFP ce responsable qui a requis l’anonymat.
Dans cette dépêche de l’AFP, le Maroc, par le biais de son ministre des
Affaires étrangères Mohamed Benaïssa, déclare rejeter le rapport du
Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) qui estime
«préoccupante» la situation au Sahara occidental. Le royaume du Maroc qualifie
ce rapport de «partial» et de «complaisant» à l’égard du Polisario et de…
l’Algérie, dans une nouvelle tentative de Rabat de faire impliquer Alger dans
un conflit opposant, et les textes de l’ONU le soulignent clairement, deux et
seulement deux parties : la RASD et le royaume du Maroc.
«Le gouvernement marocain n’acquiesce pas à la teneur du rapport à cause de sa
partialité et sa démarche ouvertement complaisante à l’égard de l’Algérie et du
Polisario», écrit le chef de la diplomatie marocaine dans une longue lettre
(partiellement reprise par l’AFP) remise samedi à Louise Arbour, haut-
commissaire aux droits de l’Homme.

Par ailleurs, et selon une dépêche de l’agence sahraouie d’information Sahara
presse service (SPS), le Polisario a souligné lors de l’intervention de son
représentant auprès à l’ONU que le peuple sahraoui est «l’unique dépositaire»
de la souveraineté sur le Sahara occidental.
Tout en avertissant le royaume du Maroc qui «joue avec le feu», le Front
Polisario indique rejeter «catégoriquement» et «sans appel», l’autonomie que
Rabat veut subtiliser au plan Baker. SPS précise que le Front Polisario
considère que c’est «au peuple sahraoui et à lui seul que revient le droit
légitime reconnu par les chartes de l’ONU et de l’Union africaine» de décider
sur la question de la souveraineté, «à travers un référendum
d’autodétermination juste et libre, organisé et supervisé par les Nations
unies». L’intervention du représentant du Front Polisario devant le Président
et les membres de la Commission de décolonisation a levé le doute sur l’échec
promis au projet que compte mettre en avant la partie marocaine dans une
tentative de dévier le cours de la légalité et de la communauté
internationales.
«L’occupation coloniale du Sahara occidental par le Maroc constitue toujours un
défi aux principes de la charte de l’ONU ainsi qu’à l’autorité et la
crédibilité de cette organisation», est-il relevé dans l’amorce de cette
intervention. Comme le rappelle le Front Polisario, le SG de l’ONU a présenté
en avril dernier son rapport au Conseil de sécurité concernant la
décolonisation du Sahara occidental. «Ce rapport rappelle au Conseil de
sécurité qu’aucun pays au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur notre
pays» et que «en même temps le SG considère que l’ONU ne peut endosser aucun
plan de paix pour le Sahara occidental qui exclue, comme le souhaite le Maroc,
le droit du peuple sahraoui à sa libre autodétermination».
A propos de ladite autonomie, qualifiée de «pseudo solution dont parle le
Maroc», le représentant du peuple sahraoui considère qu’elle «porte en elle,
dans les circonstances actuelles, de sérieuses conséquences dont il doit
assumer la responsabilité». «Le gouvernement marocain ne doit pas perdre de vue
que le fait de mettre fin au plan de règlement et au plan Baker implique
nécessairement la fin du cessez-le-feu que les deux parties avaient signé comme
élément inséparable du processus référendaire pour lequel la Minurso a été
dépêchée au territoire», ajoute le Front Polisario.

Ces derniers jours, et au sein même de la Commission onusienne de
décolonisation, plusieurs Etats ont souligné leur soutien au droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui.

----------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65489

RABAT REJETTE LE RAPPORT DE L’ONU SUR LE SAHARA OCCIDENTAL.
La fuite en avant du Maroc


Par : K. ABDELKAMEL


Constatant que les conclusions du Haut- Commissariat des Nations unies aux
droits de l’Homme (HCDH) lui étaient défavorables, le royaume alaouite persiste
à nier dans sa politique négationniste la réalité du terrain.

Dans une lettre adressée, samedi, à Louise Arbour, la première responsable du
HCDH de l’ONU, le chef de la diplomatie marocaine s’élève contre le contenu du
rapport de l’instance onusienne qu’il a qualifié de “politique”, “partial” et
“complaisant”. “Le gouvernement marocain n’acquiesce pas à la teneur du
rapport à cause de sa partialité et sa démarche ouvertement complaisante à
l’égard de l’Algérie et du Polisario”, estime Mohamed Benaïssa. Le ministre
marocain des Affaires étrangères conteste surtout la partie du rapport relative
aux violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés en
affirmant que “ces violations présumées des droits de l’Homme au Sahara
marocain sont absolument erronées alors qu’aucun effort de vérification, a noté
le ministre, n’a été fait quant à des allégations de violations commises dans
les camps de Tindouf”. Persistant dans son raisonnement, il ira jusqu’à
s’attaquer à la mission régionale des Nations unies, qui avait mené en mai
dernier une enquête à Al-Ayoune et dans les camps de réfugiés sahraouis à
Tindouf et à Alger, en remettant en cause les faits qu’elle a constatés sur le
terrain. Selon lui, “la mission régionale a failli à son objectif (...) dans
ses deux étapes algériennes”. Benaïssa ne s’arrêtera pas là dans son
dénigrement du travail réalisé par la mission onusienne. Il affirmera que “les
témoignages des victimes des violations des droits de l’homme par le Polisario
ont été censurées (...) et les rapports d’Amnesty International, France
Libertés ou US Refugee Commitee ont été tout simplement ignorés”. Enfin, le
ministre marocain ajoutera que le “rapport, largement asymétrique, consacre sa
majeure partie au Sahara marocain et se focalise essentiellement sur le droit
de l’autodétermination, tout en occultant la jouissance pleine et entière des
droits politiques, économiques et culturels”.

Cette réaction officielle ne fait que confirmer la politique de fuite en avant
pratiquée par le Maroc depuis le déclenchement du conflit du Sahara occidental,
particulièrement lorsqu’il subit des revers sur la scène internationale. Rabat
refuse d’entendre parler d’autres choses que de ses thèses, qui sont battues en
brèche lors des différents forums mondiaux. Ceci étant, Mohamed Benaïssa n’a
fait qu’emboîter le pas à un autre responsable marocain, qui a crié à la
manipulation en indiquant que “le Maroc s’interroge sur la main invisible qui
est derrière la politisation de ce rapport”. Sous couvert de l’anonymat, ce
dernier s’est notamment interrogé sur les raisons que “le rapport utilise un
langage étranger à l’ONU, évoque la RASD, République arabe sahraouie
démocratique, dont le mot n’a jamais figuré dans la littérature des Nations
unies”. Une chose est sûre, le rapport onusien a eu un effet inimaginable sur
les responsables marocains, qui étaient loin de s’attendre à voir leurs thèses
s’effondrer tel un château de cartes.

En dépit du fait que le rapport du Haut-Commissariat des Nations unies des
droits de l’Homme a ôté toute crédibilité à la démarche prônée par Rabat dans
le conflit sahraoui, il n’en demeure pas moins que le Makhzen n’en démord pas
en continuant à défendre l’indéfendable, en refusant d’admettre la réalité du
terrain, rapportée par les enquêteurs onusiens.

---------->
http://www.lexpressiondz.com/T20061009/ZA4-22.htm

UN RAPPORT SUR LE DOSSIER DU SAHARA AGACE LE MAROC
L’ONU donne raison à l’Algérie


09 octobre 2006 - Page : 24


Le gouvernement marocain n’acquiesce pas à la teneur du rapport à cause,
estime-t-il, de «sa partialité et sa démarche ouvertement complaisante à
l’égard de l’Algérie et du Polisario».


Le Maroc a rejeté, samedi, un rapport du Haut Commissariat des Nations unies aux
droits de l’Homme (Hcdh) selon lequel la situation est «préoccupante» au Sahara
occidental. Le royaume l’a qualifié de «complaisant» à l’égard de l’Algérie et
du Polisario.

Ce rapport a été récemment remis par le Hcdh au Maroc, au Front Polisario et à
l’Algérie, qui soutient depuis toujours le mouvement de lutte armée sahraouie.
Sa teneur a été révélée, samedi, par le quotidien français «Le Monde».

«Le gouvernement marocain n’acquiesce pas à la teneur du rapport à cause de sa
partialité et sa démarche ouvertement complaisante à l’égard de l’Algérie et du
Polisario», écrit le ministre marocain des Affaires étrangères, Mohamed
Benaïssa, dans une longue lettre remise, samedi, à Louise Arbour, Haut
commissaire aux droits de l’Homme.

Le rapport est le résultat d’une mission du Hcdh en mai 2006 à Alger, à
Laayoune, chef-lieu du Sahara, et à Tindouf, dans le sud-ouest algérien, où se
trouvent les camps du mouvement de libération sahraoui.

Selon M.Benaïssa, «ce rapport, largement asymétrique, consacre sa majeure partie
au Sahara marocain et se focalise essentiellement sur le droit à
l’autodétermination, tout en occultant la jouissance pleine et entière des
droits politiques, économiques et culturels» qui y prévaut.

La dernière démarche de l’Algérie a été entreprise le 24 avril 2006, suite au
rapport du secrétaire général des Nations unies sur cette question. Mohammed
Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a rencontré alors
Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies et a réaffirmé la position de
l’Algérie sur le Sahara occidental, mettant l’accent sur les insuffisances du
rapport du secrétaire général, insuffisances qui risquent de perdre de vue la
légalité internationale concernant la solution à cette question. Suite à quoi,
le rapport avait été modifié pour aboutir à sa mouture actuelle.
En effet, toutes les résolutions des Nations unies ont souligné l’attachement au
principe d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. C’est d’ailleurs
sur la base de cette légalité internationale que le plan de règlement de l’ONU
et le plan de Baker ont été adoptés. M. Bedjaoui a particulièrement insisté sur
la grande dérive qui risquerait de s’en suivre si le Conseil de sécurité et le
secrétaire général de l’ONU perdaient de vue cette légalité internationale car
cela pourrait entraîner de graves conséquences sur la stabilité de la région.
Une méconnaissance éventuelle de cette légalité internationale pourrait
déboucher sur de profondes turbulences dans l’ensemble de la région.

Le secrétaire général de l’ONU ne s’est pas démarqué par rapport à cette analyse
et a assuré qu’il veillerait à recommander que le projet de résolution, devant
être adopté par le Conseil de sécurité, puisse mettre l’accent sur la
nécessaire négociation entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc
et le Front Polisario et l’application du principe d’autodétermination.

Accompagné de M.Youcef Yousfi, le représentant permanent de l’Algérie à l’ONU,
et des membres de la délégation algérienne, Mohammed Bedjaoui avait aussi,
après un exposé sur la situation intérieure, marquée par le processus de
réconciliation nationale, massivement approuvé par le peuple algérien et par un
rythme soutenu de progrès économiques, a abordé le rôle de l’Algérie sur la
scène internationale notamment en ce qui concerne son engagement en faveur de
la paix et de la sécurité internationale et de ses efforts continus pour une
plus grande démocratisation dans les relations internationales. Il a insisté
sur la primauté du droit et du respect de la légalité internationale.
Abordant la question du Sahara occidental, il a rappelé qu’elle relève du
processus de décolonisation et que toute approche tendant de priver le peuple
du Sahara occidental de son droit légitime et fondamental à
l’autodétermination, irait à l’encontre des principes mêmes de l’organisation
des Nations unies et de sa charte et serait rejetée par l’Algérie.
S’agissant du rapport que le secrétaire général a adressé le 19 avril aux
membres du Conseil de sécurité, Bedjaoui a relevé les graves insuffisances et a
souligné que l’Algérie ne peut se substituer au peuple sahraoui pour décider de
son avenir et refusera catégoriquement de participer à d’éventuelles
négociations qui doivent nécessairement avoir lieu entre les parties au conflit
qui sont le Maroc et le Front Polisario.


Fayçal OUKACI

--------->
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=26659

Chicanant les vérités du HCDH sur la répression au Sahara occidental

Rabat rejette un rapport de l’ONU

par Mohamed Zaâf


Le Maroc a rejeté samedi un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux
droits de l’homme (HCDH) qui jugeait la situation «préoccupante» au Sahara
occidental. Rabat l’a qualifié de «complaisant» à l’égard de l’Algérie et du
Polisario.

Ce rapport a été récemment remis par le HCDH au Maroc, actuel colonisateur d’une
partie du Sahara occidental, au Front Polisario, le représentant légitime du
peuple sahraoui dans sa lutte de décolonisation, et à l’Algérie, pays qui
soutient le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination du temps de
l’occupation espagnole avant l’apparition du conflit marocco-sahraoui avec
l’invasion militaire marocaine en 1976.

«Le gouvernement marocain n’acquiesce pas à la teneur du rapport à cause de sa
partialité et sa démarche ouvertement complaisante à l’égard de l’Algérie et du
Polisario», écrit le ministre marocain des Affaires étrangères, M. Mohamed
Benaïssa, dans une correspondance remise samedi à Louise Arbour,
haut-commissaire aux droits de l’homme.

Le rapport est la conclusion d’une mission du HCDH qui s’était rendue en mai
2006 à Rabat, à Alger, à Elayoune, la capitale du Sahara occidental, et dans
les camps de réfugiés sahraouis implantés dans la Hamada de Tindouf, dans
l’extrême sud-ouest algérien.

Selon M. Benaïssa, «ce rapport, largement asymétrique, consacre sa majeure
partie au Sahara marocain et se focalise essentiellement sur le droit de
l’autodétermination, tout en occultant la jouissance pleine et entière des
droits politiques, économiques et culturels» qui y prévaudrait selon lui.

Cependant, les informations en provenance des territoires occupés font état
d’une intifadha sahraouie qui se poursuit de manière régulière bien
qu’épisodiquement depuis mai 2005. Les manifestations voulues pacifiques par
les nationalistes sahraouis sont férocement réprimées par les forces
marocaines.

Malgré la prison, la torture et parfois la mort, les manifestants sahraouis
poursuivent leur action et réclament toujours plus fortement la fin de
l’occupation de leur pays. Plusieurs familles sahraouies ont vu leurs maisons
saccagées par les forces marocaines juste parce qu’un des leurs a pris part aux
manifestations.

Une attitude inhumaine calquée sur les collègues conseilleurs de Tel Aviv. Des
saccages qui ne peuvent procéder que d’un esprit vil mais que la mission du
HCDH a bizarrement omis de mentionner dans son rapport.

----------------->
http://www.lequotidien-oran.com/quot3590/analyse.htm

Rapport accablant du HCDH contre le Maroc

Kharroubi Habib


Le porte-parole du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) a confirmé,
hier samedi, l’information rapportée par le journal français «Le Monde»
concernant un rapport confidentiel, établi par le HCDH, sur la situation des
Droits de l’Homme au Sahara Occidental et transmis en exclusivité au Maroc, au
Front Polisario et à l’Algérie. Ce document est le fruit d’une mission du HCDH
effectuée du 15 au 23 mai à Rabat, El Aaiun chef-lieu du territoire du Sahara
Occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf. Il est fait état
d’une «situation des Droits de l’Homme préoccupante au Sahara Occidental sous
administration marocaine et de témoignages à charge contre le Maroc sur l’usage
de la torture. Le rapport accuse également les autorités marocaines d’avoir
utilisé la force de manière disproportionnée dans la répression des
manifestations pro-indépendantistes de mai 2005.

Le contenu du rapport du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme ne fait que
confirmer un état de fait dénoncé par les ONG internationales, des élus et
partenaires de nombreux pays occidentaux. Il y a quelques jours, le Maroc a
refusé l’entrée sur son territoire d’une délégation de députés européens
consacrée à la question du Sahara Occidental, sous prétexte que certains de ses
membres «appuyeraient les thèses du Front Polisario», argument auquel recourt
systématiquement Rabat pour interdire l’accès au Maroc et en territoire
sahraoui aux délégations et groupes étrangers préoccupés de s’informer ou de
faire la lumière sur la situation au Sahara Occidental et les conditions de vie
de sa population. L’acharnement des autorités marocaines à maintenir la chape de
plomb sur ce qui se passe au Sahara occupé est mis en relief par tous ceux qui
s’inquiètent du sort fait aux militants et citoyens sahraouis par les forces
d’occupation marocaines.

Devant la 4e commission de l’Assemblée générale des Nations unies chargée de la
décolonisation, le représentant sud-africain a parfaitement traduit
l’impatience et l’irritation de la communauté internationale de voir l’Etat
marocain continuer à faire fi des décisions et résolution de l’ONU. La majorité
des représentants des autres Etats siègeant dans cette commission ont abondé
dans le même sens que leur homologue sud-africain. Il est clairement établi
pour la communauté internationale que les violations des Droits de l’Homme au
Sahara Occidental sont la conséquence du refus de Rabat de mettre en oeuvre le
droit à l’autodétermination pour le peuple de ce territoire. C’est en se basant
sur cette conviction et le principe de justice que dernièrement le représentant
permanent de l’Algérie auprès des Nations unies a appelé cette communauté
internationale et singulièrement le Conseil de sécurité à assumer ses
responsabilités à l’égard du peuple sahraoui en faisant obligation à l’Etat
marocain de se conformer aux résolutions de l’ONU.

-------->
http://www.lequotidien-oran.com/quot3590/editorial.htm

Droit fondamental et géopolitique

Par M. Saâdoune


« Le droit d’autodétermination pour le peuple du Sahara-Occidental doit être
assuré et mis en place sans attendre... Presque toutes les violations des
droits de l’homme se nourrissent de la non-application de ce droit
fondamental».

En peu de mots, un rapport «non public» du Haut-Commissariat des Nations unies
aux droits de l’homme résume la situation au Sahara-Occidental. Ce rapport est
clair et précis, il ne se perd pas dans des considérations pernicieuses visant
à ce que le droit à l’autodétermination soit vidé de sa substance au nom du
réalisme. Il n’en souligne que davantage la défaillance de l’organisation
onusienne dans la mise en oeuvre du droit international. Un droit qui,
s’agissant des décolonisations, n’a jamais eu pour vocation de se soumettre à
la réalité mais de la changer.

Les auteurs de ce rapport, en rappelant le caractère fondamental du droit à
l’autodétermination des Sahraouis, ne font en réalité que souligner que le
cadre de la solution existe déjà. Et que ce serait se perdre en manoeuvres
inutiles et, à terme, nuisibles pour la paix et la sécurité, en tergiversant et
en misant sur le temps pour émousser la demande des Sahraouis.

En réalité, le temps perdu - et il y en a eu beaucoup - n’a servi qu’à
entretenir un abcès de crise et à servir de prétexte à un blocage permanent du
projet maghrébin. On est toujours dans une sorte de case départ vicieuse
alors qu’en droit international, les règles concernant la décolonisation et
l’autodétermination s’appliquent normalement pour le Sahara-Occidental.

Cela a été dit par la Cour internationale de justice en octobre 1975 et cela ne
rend que plus insupportables les choses pour les Sahraouis de constater qu’en
octobre 2006, on en est pratiquement au même point.

Le vrai problème est que le problème sahraoui ne figure pas dans les priorités
internationales et, quitte à dépenser pour la Minurso et à la détourner de sa
vocation initiale d’organisation du référendum en superviseur de cessez-le-feu,
certains Etats au Conseil de sécurité privilégient le maintien du statu quo.

Si la légitimité et la légalité de l’option référendaire n’est pas contestable
au plan du droit, ce sont les aspects géopolitiques qui poussent certaines
puissances à maintenir ce conflit dans un état de «gel» à défaut de le
résoudre.

La considération la plus importante réside dans la crainte qu’un référendum
supervisé par l’Onu ne donne des résultats qui seraient politiquement
désastreux pour la stabilité du royaume marocain. C’est sans doute un souci
sérieux mais cela ne justifie pas que l’on fasse dans le déni du droit des
Sahraouis.

D’un autre côté, l’option de «l’autonomie» est si peu conforme à l’exigence du
droit international qu’il est douteux qu’elle puisse être endossée par le
Conseil de sécurité et encore moins être imposée aux parties en conflit. On est
bien dans une impasse avec une communauté internationale qui fait le choix de la
non-solution et de l’indécision en escomptant que la sagesse continuera à
prévaloir. Mais n’est-ce pas trop tirer sur cette corde ?

---------->
http://www.latribune-online.com/0810/p0101.htm

L’ONU se prononce pour une autodétermination «sans attendre» du peuple sahraoui
(Selon le rapport du Conseil des droits de l’Homme rendu public jeudi)


Dimanche 8 Octobre 2006

Par Mekioussa Chekir

Très attendu, le rapport du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU sur le Sahara
occidental, rendu public jeudi et dont le contenu a été répercuté hier par le
quotidien français le Monde, s’est prononcé pour une autodétermination «sans
attendre» du peuple sahraoui. Relevant une situation «préoccupante» des droits
de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental «sous
administration coloniale», le rapport en question recommande que «le droit à
l’autodétermination» soit «mis en place».
Le document d’une quinzaine de pages, faut-il le rappeler, est le fruit d’une
mission du Conseil effectuée du 15 au 23 mai à El Ayoun, capitale des
territoires occupés du Sahara occidental ainsi que dans les camps de réfugiés
sahraouis, à Tindouf, au sud de l’Algérie.
Selon l’AFP, reprenant le Monde et citant le porte-parole du Conseil, le
document a bénéficié de la collaboration de toutes les parties et a été envoyé
le 15 septembre en exclusivité au Maroc, au Front Polisario et à l’Algérie. Si
jusqu’à ce jour, l’Algérie n’a, à aucun moment, officiellement annoncé avoir
été destinataire de ce rapport, le Front Polisario, pour sa part, a dénoncé, la
semaine dernière, «l’embargo» qui a entouré la publication de ce rapport et
avait même fait état de l’existence de «pressions» pour que son contenu ne soit
pas connu de l’opinion internationale. Saisissant l’occasion d’une conférence de
presse animée à Alger, le représentant du Front Polisario en Europe, Mohamed
Sidati, avait exigé que les Sahraouis, premiers concernés par la question,
soient destinataires d’un exemplaire d’une copie du fameux document.
Estimant que «presque toutes les violations des droits de l’Homme se nourrissent
du droit fondamental à l’autodétermination», précise l’AFP, celui-ci accuse les
autorités marocaines d’avoir utilisé la «force de manière disproportionnée»,
pour mater les manifestations qui ont ponctuellement lieu au Sahara occidental,
et ce, depuis leur éclatement en mai 2005 pour réclamer l’indépendance des
territoires occupés.
Basé sur les témoignages des citoyens sahraouis, notamment les activistes des
droits de l’Homme, le rapport du HCDH contient des révélations «accablantes»
contre le Maroc, notamment s’agissant de l’utilisation de la torture. Cet avis
est partagé autant par les Sahraouis qui ont eu des échos du contenu du rapport
avant sa publication que par le quotidien français qui note, cependant, que le
document «évite de conclure de façon trop abrupte». Au moment ou le Conseil de
sécurité doit présenter son rapport sur le Sahara occidental, fin octobre, et
que le Maroc s’apprête à déposer, durant ce même mois, son projet d’autonomie
au niveau de l’institution onusienne, ce rapport concernant les violations des
droits de l’Homme contre les populations sahraouies est de nature à enfoncer le
Maroc et à gêner, dans une certaine mesure, ses desseins expansionnistes. Cela,
au moment également où des voix se font plus insistantes pour exiger du Maroc
de lâcher du lest et d’octroyer aux Sahraouis leur droit de disposer librement
de leur destinée.

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http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=26643

Rapport du HCDH
la quasi-totalité des violations des droits humains au Sahara occidental
découlaient de la non-application de l’autodétermination, «droit humain
fondamental»

par Mohamed Zaâf

(...)
Pour sa part, le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme
(HCDH) avait pu visiter, à la fin mai, les territoires occupés du Sahara
occidental dont Layoune, la capitale, ainsi que les camps de réfugiés sahraouis
dans la région de Tindouf.

Dans son rapport confidentiel de seize pages repris hier par les agences, le
HCDH concluait que la quasi-totalité des violations des droits humains au
Sahara occidental découlaient de la non-application de l’autodétermination,
«droit humain fondamental».

Dans son rapport le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de
l’homme estime qu’il s’agit là d’»un droit humain consacré dans la Convention
internationale sur les droits civiques et politiques et la Convention
internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels.

Le respect de tous les droits de l’homme du peuple du Sahara occidental doit
allait de pair avec ce droit». Le rapport évoque les «témoignages d’activistes
sahraouis» à El Ayoun sur la pratique de la «torture» par les forces marocaines
«La délégation, note le rapport, est arrivée à la conclusion préliminaire que
les membres des services d’ordre marocains semblent avoir fait usage de la
force d’une manière non discriminatoire et disproportionnée» et que «les
entraves administratives imposées par les autorités (coloniales) ont pu
compromettre la capacité du peuple du Sahara occidental à exercer pleinement
son droit à la liberté d’expression et de rassemblement».

Au plan de la justice, la mission du HCDH fait état de «déficiences sérieuses en
ce qui concerne le droit (des personnes arrêtées) à un procès équitable» alors
que «la liberté d’établir des associations a été entravée dans le territoire du
Sahara occidental», affirme-t-elle.

En revanche, la délégation onusienne dit «ne pas avoir reçu de plaintes» faisant
état «d’entraves à la liberté d’association, de mouvement ou d’expression» lors
de son séjour dans les camps de réfugiés administrés par le Front Polisario.

Ce qui constitue un cinglant démenti à la version royale des «séquestrés». Mais
le fait qu’ils vivent plus librement que leurs colonisateurs du Nord n’empêche
pas les réfugiés sahraouis de Tindouf d’être confrontés à de dures conditions
de vie.

Dans la torride Hamada, les Sahraouis, selon le HCDH, vivent sous des tentes ou
dans des maisons précaires en pisé, manquent d’eau et de nourriture en quantité
suffisantes et souffrent du chômage.

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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65329

Rapport du haut-commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme au
Sahara Occidental
“Le droit à l’autodétermination des Sahraouis est capital”


Par : Hafida Ameyar

Le rapport signale que la proposition du haut-commissaire de l’ONU aux droits de
l’Homme, relative à l’envoi d’une mission au Sahara, s’est imposée après
l’éclatement de manifestations à El-Ayoun (capitale du Sahara occidental) et
dans d’autres villes du territoire occupé.

L’autodétermination est un “droit fondamental” du peuple sahraoui, qui “doit
être garanti et appliqué sans plus de retard”. Tel est le point de vue du
Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme (HCDH) sur le
dossier du Sahara occidental. Le rapport de 16 pages, daté du 8 septembre
dernier, est le résultat des investigations entreprises en mai et en juin 2006
par une délégation présidée par Christophe Girod, un ancien délégué du Comité
international de la Croix-Rouge (CICR).

Dans son rapport, Girod et ses compagnons concluent que

“presque toutes les violations des droits humains du peuple du Sahara occidental
(...) découlent de la non-application de ce droit humain fondamental”.

Ils estiment que la question du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara
occidental est

“capitale, vu la situation générale des droits de l’Homme dans ces territoires”,

avant d’ajouter :

“C’est un droit humain consacré dans la Convention internationale sur les droits
civiques et politiques et la Convention internationale sur les droits
économiques, sociaux et culturels. Le respect de tous les droits de l’Homme du
peuple du Sahara occidental doit aller de pair avec ce droit.”

“Les efforts de la communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité
et le secrétaire général (des Nations unies), visant à aider les parties à
parvenir à une solution politique juste, définitive et mutuellement acceptable
conforme au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, doivent
être entièrement appuyés et soutenus”,

déclarent les auteurs du document “non public”.

Ils appuient le principe d’un
“suivi plus attentif de la situation des droits de l’Homme au Sahara ccidental”.

Le rapport signale, par ailleurs, que la proposition du haut-commissaire de
l’ONU aux droits de l’Homme, relative à l’envoi d’une mission au Sahara, s’est
imposée après l’éclatement de manifestations à El-Ayoun (capitale du Sahara
occidental) et dans d’autres villes du territoire occupé. Des manifestations
réprimées qui se sont soldées par “de nombreux blessés, l’arrestation de
centaines de manifestants, des allégations de torture et des grèves de la faim
suivies par plusieurs détenus”, indique-t-on. La délégation, s’appuyant sur les
témoignages recueillis auprès des Sahraouis et des Marocains, annonce :

“La délégation est arrivée à la conclusion préliminaire que les membres des
services d’ordre marocains semblent avoir fait usage de la force d’une manière
non discriminatoire et disproportionnée et les entraves administratives
imposées par les autorités (marocaines) ont pu compromettre la capacité du
peuple du Sahara occidental à exercer pleinement son droit à la liberté
d’expression et de rassemblement.”

Sur la base de ces témoignages, elle révèle l’existence de “torture” et
de “maltraitance” endurées par les manifestants sahraouis qui réclamaient
l’indépendance de leur territoire, des atteintes mises sur le compte de
la police et des forces auxiliaires marocaines. Le rapport fait aussi part
en particulier du décès, le 30 octobre 2005, du jeune manifestant
sahraoui, du nom de Hamdi Lembarek, qui

“a été arrêté par des officiers de police marocains (...) qui l’ont roué de
coups de bâton à la tête et sur d’autres parties de son corps”,
précipitant ainsi son décès à l’hôpital.

Il cite des “déficiences sérieuses en ce qui concerne le droit à un procès
équitable”. Puis d’alerter :

“La liberté d’établir des associations a été entravée dans le territoire du
Sahara occidental.”

Pour ce qui est des camps des réfugiés, administrés par le Polisario et
les institutions de l’État sahraoui en exil (RASD), la délégation indique
“ne pas avoir reçu de plaintes” quant aux entraves à la liberté d’association,
de mouvement ou d’expression. Elle souligne les dures conditions de vie des
réfugiés sahraouis, confrontés singulièrement au manque d’eau et de nourriture,
ainsi qu’au problème du chômage.

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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/07/article.php?sid=44123&cid=2

SAHARA OCCIDENTAL
Un rapport de l’ONU accable le régime marocain

D’après un document (non public) du Haut-Commissariat des Nations unies pour les
droits de l’homme (HCDH), il est précisé que le droit à l'autodétermination pour
le peuple du Sahara occidental doit être garanti et appliqué sans plus de
retard. Ce rapport a été élaboré suite à la visite d’une délégation du Haut-
Commissariat dans les territoires occupés du Sahara occidental et des camps de
réfugiés de Tindouf.
La délégation a souligné que la violation du droit humain du peuple sahraoui
découle de la non-application de ce droit fondamental (autodétermination,
ndrl). Le document de 16 pages précise que les efforts de la communauté
internationale, à travers le Conseil de sécurité et le secrétaire général de
l'ONU, visant à aider les parties à parvenir à une solution politique juste,
définitive et mutuellement acceptable conforme au droit à l'autodétermination
du peuple du Sahara occidental, doivent être entièrement appuyés et soutenus.
Les auteurs du rapport recommandent également un suivi plus attentif de la
situation des droits de l'homme au Sahara occidental. Ces derniers soutiennent
que les Nations unies doivent chercher avec les acteurs concernés le meilleur
moyen d'assurer un suivi adéquat et continu de la situation des droits de
l'homme dans la région du Sahara occidental. La question du droit à
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental reste capitale, vu la
dégradation générale de la situation des droits de l'homme dans ces
territoires, ajoute le rapport. A noter que Mme Louise Arbour, haut commissaire
aux droits de l’homme a décidé l’envoi d’une mission au Sahara occidental après
l’éclatement de manifestations à El-Ayoun et autres villes du territoire. Sur
place, la délégation a pu rencontrer des officiels marocains, des ONG, des
représentants des familles de disparus, d'ex-prisonniers sahraouis, mais
également des officiels du Front Polisario et autres organisations de masse.
Après avoir entendu les deux parties, la délégation est arrivée à la conclusion
préliminaire selon laquelle les membres des services d'ordre marocains semblent
avoir fait usage de la force d'une manière discriminatoire et disproportionnée
et que les entraves administratives imposées par les autorités marocaines ont
pu compromettre la capacité du peuple du Sahara occidental à exercer pleinement
son droit à la liberté d'expression et de rassemblement. Par ailleurs et en se
basant sur des témoignages, la mission du HCDH a relevé des déficiences
sérieuses en ce qui concerne le droit des personnes arrêtées à avoir un procès
équitable. En outre, la liberté de constituer des associations a été entravée
dans le territoire du Sahara occidental. Néanmoins, le même rapport mentionne
que lors de son séjour dans les camps de réfugiés gérés par le Front Polisario,
la délégation onusienne a affirmé ne pas avoir reçu de plaintes faisant état
d'entraves à la liberté d'association, de mouvement ou d'expression. Le
document du HCDH relate également les dures conditions de vie des réfugiés
sahraouis. Ces derniers vivent sous des tentes ou dans des maisons précaires en
pisé, et manquent d'eau et de nourriture, conclut le rapport.


A. G.
amirsoir@...

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1.2. PRESSE MAKHZENIENNE
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65998

Rabat dénonce la «partialité» du rapport de l'ONU sur les droits de l'Homme au
Sahara

08.10.2006 | 16h04


Le Royaume du Maroc, toujours respectueux de la légalité internationale, se
retrouve floué par un rapport tendancieux publié par le Haut commissariat aux
droits de l'Homme. Ce rapport, élaboré par une mission qui a séjourné lors
d'une tournée régionale au Maroc, en Algérie et dans les camps de Tindouf, a
omis sa principale finalité à savoir de faire la lumière sur l'état des droits
de l'Homme dans cette région.

La teneur du rapport en a surpris plus d'un puisqu'en plus d'être partial et
injuste, il revêt un caractère éminemment politique en totale contradiction
avec la raison d'être de cette mission.
En outre, Christophe Giraud, le président suisse de la mission dépêchée au mois
de mai par le Haut commissariat aux droits de l'Homme a été réaffecté en
juillet à d'autres fonctions. Il n'a donc pas pris acte du rapport final,
inspiré par une “ main invisible ”.

D'ailleurs, bien avant la publication de ce rapport sur la confidentialité sur
laquelle le Haut commissariat aux droits de l'Homme avait tant insisté,
l'Algérie avait demandé officiellement sa diffusion, et ce, avant qu'il ne soit
remis aux parties concernées.

Avait-elle eu vent du contenu du rapport avant les autres parties ?
Manifestement oui. Ce qui démontre que cette “ main invisible ” ne peut être
que celle de l'Algérie qui a bénéficié de complicités au sein de la commission
afin que le rapport soit le plus possible favorable aux thèses des ennemis de
notre intégrité territoriale.

Preuve en est, le rapport qui reprend sans discernement la terminologie
algérienne qui parle de la 'pseudo'-RASD. Il faut signaler que jusqu'à
aujourd'hui, l'Onu et les instances qui en sont issues ont toujours mentionné
et traité avec le seul 'Polisario'.
Ce grave incident démontre que l'Algérie a recours, face à la 'cascade de
retraits' des reconnaissances de la 'pseudo'-RASD et face aux 'succès'
enregistrés par la diplomatie marocaine, à de 'basses manœuvres' utilisant en
cela les résidus de 'nostalgiques de la guerre froide' qui survivent dans les
arcanes de certaines instances dépendant de l'ONU.

Si le rapport a péché aussi bien par la forme que par le fond, sa politisation
lui a ôté toute crédibilité des observateurs et de la communauté
internationale.


Karim Douichi | LE MATIN

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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=58666

Un rapport "anti-marocain"

(10/9/2006)
par Ahmed ZAKI


Le rapport établi par le Haut Commissariat aux Droits de l¹Homme (HCDH) de l¹ONU
relatif à la situation des populations sahraouies a de quoi provoquer la
<colère> et l¹<indignation> de <tous> les Marocains.

Passant sous silence les <flagrantes violations> des droits de l¹Homme dont sont
victimes les Sahraouis <séquestrés> dans les camps de Tindouf en territoire
algérien, violations que <toutes> les ONG <indépendantes> <ne cessent> de
dénoncer depuis plusieurs années, ce rapport est totalement en porte à faux
vis-à-vis de la mission assignée au HCDH et qui consiste à dire la vérité sur
la situation des populations aussi bien dans les 'provinces sahariennes du
Maroc' que dans les camps du Polisario à Tindouf.

Alors qu¹à El Aaiun, Smara, Dakhla-Villa Cisneros, Bojador, la 'liberté' est la
'règle' et que les dépassements ou transgressions des droits de l¹Homme sont
l¹<exception>, dénoncées d¹ailleurs par les forces démocratiques et de plus en
plus combattues par les autorités, les responsables de ce rapport ont tout mis
en oeuvre pour 'inverser' les réalités et 'noircir' le tableau, en cherchant à
donner une image 'déformée' de la 'réalité'. Car qui croira les assertions du
HCDH lorsqu¹il émit dans le rapport que «La situation des droits de l¹Homme est
préoccupante, particulièrement dans la partie du Sahara occidental sous
administration marocaine» ? N¹importe quel observateur neutre pourra faire
aisément la différence entre la situation des «résidents» dans les camps de
Lahmada qui 'subissent' 'brimades', 'intimidations', 'chantages' à la famille,
'violences de tous genres', 'embrigadement', 'limitation de la liberté de
circulation', 'répressions collectives et individuelles', et les populations du
Sahara occidental où les citoyens 'jouissent' de 'tous' leurs droits, y compris
les quelques éléments 'inféodés' au Polisario qui défendent les thèses
'séparatistes'.

Le Haut Commissariat aux Droits de l¹Homme de l¹ONU s¹est encore plus
'discrédité' lorsqu¹il s¹est permis de s¹<immiscer> dans le volet politique de
la question du Sahara en prenant partie, d¹une manière flagrante pour la
«République arabe sahraouie démocratique» (RASD) qui ne figure nullement dans
les registres de l¹ONU et en proclamant son alignement sur le Polisario
s¹agissant de la notion d¹autodétermination que le rapport tend à assimiler à
l¹indépendance.
Non, le rapport du HCDH est 'inacceptable' de la part d¹un organisme censé
relater les faits tels qu¹ils sont et non 'monter de toutes pièces' un rapport
dont le seul objectif est d¹accabler le Maroc tout en passant sous silence les
'atrocités' commises depuis plus de 30 ans par le Polisario et son protecteur
l¹Algérie à l¹encontre des populations du Sahara.

--------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=15787

Sahara "marocain".
Un rapport onusien "injuste"


Rabat vient de rejeter le rapport du Haut commissariat aux droits de l'Homme sur
le Sahara pour sa 'partialité'.
Dans une lettre, le département des Affaires étrangères a notamment souligné que
"le gouvernement du Royaume du Maroc n'acquiesce ni à la teneur, foncièrement
partiale de ce rapport, ni à sa démarche ouvertement complaisante à l'égard des
autres parties, ni à ses recommandations foncièrement politiques et en déphasage
total avec le déroulement de cette mission". Un rejet très attendu suite à
l'<alignement total> des rédacteurs de ce rapport sur les positions des
'séparatistes' et des autorités algériennes. Le document est d'ailleurs une
nette copie des revendications du Polisario sur "l’autodétermination". La
majeure partie du rapport a été en effet consacrée à la situation des droits de
l'Homme dans les 'provinces du Sud'. Un 'parti pris' que la missive du ministère
des Affaires étrangères a signalé:

"Ce rapport, 'largement asymétrique', consacre sa majeure partie au Sahara
'marocain' et se focalise essentiellement sur le droit à l'autodétermination,
tout en occultant la 'jouissance' pleine et entière des droits politiques,
économiques et culturels".

Il est à rappeler qu'une délégation du Haut commissariat aux droits de l'Homme a
effectué, du 15 au 19 mai, une visite dans les 'provinces du Sud' et une autre
aux camps Tindouf du 20 au 23 du même mois.
Ces deux déplacements se sont inscrits dans le cadre des recommandations faites
par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, lors de la
présentation de son dernier rapport, datant du 18 avril, aux membres du Conseil
de sécurité. M. Annan avait en effet appelé les parties concernées à "coopérer
pleinement avec l'ONU pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers
une solution politique".

Sur l'agenda des membres de la délégation onusiennes figurait également, l'étape
algérienne prévue pour les 24 et 25 mai passé mais qui a été annulée. Le Maroc
avait en ce temps vivement réagi contre cette décision qui ne fait que remettre
en question la neutralité des membres de cette mission. Dans un communiqué du
département des Affaires étrangères, Mohamed Benaissa avait souligné que "le
Royaume du Maroc demeure dans l'attente des explications nécessaires au sujet
de l'annulation de la visite de la mission à Alger, étape dûment convenue dans
son périple régional" . Et pourtant la résolution 1675 du Conseil de sécurité
avait tracé les grandes lignes de la mission du Haut commissariat aux droits de
l'Homme: les 'provinces du Sud', les camps de Tindouf et l'Algérie.

Le rapport de la délégation du HCDH concernant les camps de Tindouf a, comme par
hasard, 'omis' de souligner les 'violations' de droits de l'Homme dont sont
victimes les 'séquestrés'. Un oubli surprenant alors que différentes ONG et
instituts de recherches ne cessent de mettre à l’index la gestion
'anti-démocratique' de la direction des 'séparatistes'.


Mohamed Jaabouk

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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/partiel_et_partial/view

Partiel et partial, le rapport du HCDH conjugue le faux et le tendancieux, un
vrai opéra et d'authentiques choristes

--- Par Abdelkrim El Mouss --- Rabat, 09/10/06-


On l'attendait, il a plus que tardé. On en 'soupçonnait'' une approche toute
partiale', il y est allé 'tout droit'. Mais on ne le voyait pas 'déborder' du
cadre institutionnel de son travail pour donner des leçons de politique. Il a
pourtant 'osé' faire ce pas, monter 'maladroitement' cette marche politique qui
n'est 'manifestement' pas la sienne.

Le rapport du Haut Commissariat pour les Droits de l'Homme (HCDH) au Sahara
'marocain', en Algérie et dans les camps de Tindouf en Algérie, puisque c'est
de ce document qu'il s'agit, a été remis d'abord à l'agence de presse
algérienne avant d'être transmis au journal "Le Monde" qui en a fait état dans
son édition du dimanche 8 et 9 octobre courant.

Quand on sait que le journaliste bénéficiaire de cette fuite organisée, est un
'ennemi juré' 'du Maroc et des Marocains', on comprend aisément à qui nous
avons à faire. Le ton donné dans la rédaction du rapport, prend de l'envol pour
actionner une médiatisation tronquée.

Passons à présent sur ce petit jeu puéril pour nous intéresser au rapport
lui-même. Quiconque en aura fait une lecture approfondie ou même en diagonale,
s'apercevra que dans ses termes comme dans ses expressions, il est réglé au
cordeau en faveur de l'Algérie et de son rejeton, tous deux miraculeusement
blanchis comme neige.

La 'multitude' des rapports des organisations 'non gouvernementales',
'accablants' pour l'Algérie et le Polisario en matière des droits de l'Homme,
ont été balayés d'un revers de main par les talentueux rédacteurs du rapport du
HCDH. Parmi ces organisations, il y en a beaucoup qui n'ont jamais fait de
cadeau au Maroc, ce que le HCDH ne peut contredire.

En fait de rapport, le HCDH, nous livre un document 'quasi-caricatural', pas
trop loin d'un conte de fée.

Des 'contre-vérités' 'outrageusement tendancieuses' y pullulent. Des 'vérités'
'établies' n'y ont pas trouvé place. Des domaines d'investigation y ont été
délibérément évités. Des 'témoignages' à charge contre les 'deux parties'
précitées n'y ont pas été reproduits, des propos visant le Maroc y sont pris,
sans précautions d'usage, comme parole d'évangile. Bref, un vrai 'divorce' avec
les 'données sur le terrain', et autant de 'lacunes' d'une 'exceptionnelle
gravité', inconnues jusqu'à présent dans les documents étiquetés "ONU".

A la méditation, il est hors de question de croire un seul instant que les
auteurs de ce rapport, étaient d'une telle naïveté qu'ils se sont laissés
déborder, au point de se présenter tel un opéra où les choristes scandaient le
même chant, sur le même air, en toute docilité, les yeux fixés sur le chef
d'orchestre.

Au vrai, le rapport révèle comme un miroir haut de gamme, la 'partialité
flagrante' de ses auteurs, et la partialité conduit en toute circonstance à
emprisonner la pensée, à cadenasser à double tour le réflexe rationnel, à se
faire émouvoir soi-même.

Quand on est investi d'une mission, à fortiori onusienne, on doit avoir une
haute idée de sa mission. On doit maintenir l'esprit en alerte contre toute
tentation de dérapage ou de courtisanerie. On doit savoir réprimer ses
instincts, anesthésier ses émotions pour ne mordre que sur le réel. C'est cette
espérance que le Maroc nourrissait en souscrivant volontairement et en toute
souveraineté à la tournée dans la région de la délégation du HCDH, et en lui
permettant d'enquêter, d'investiguer et d'auditionner, en toute liberté, qui se
trouve aujourd'hui fossoyée par ce rapport.

Loin d'être exempte de tout parti pris, ce document, qualifié par le Maroc de
"bulletin de propagande des thèses séparatistes", est en effet truffé d'une
multitude d'a priori.

A la limite, serait-on tenté de dire, être partial ne signifie pas qu'il faille
s'affranchir de toutes les règles de l'éthique proprement dite, au point
d'occulter le vrai et de colporter le faux. Un tel exercice relève ni plus ni
moins de la délinquance intellectuelle, et c'est la crédibilité même du HCDH
qui risque d'en pâtir.

Les débats joués à l'avance n'ont comme finalité que l'impasse programmée.

L'histoire récente et lointaine en regorge d'exemples édifiants.

Mais l'écume de ce rapport, reste de très loin, le fait que ses auteurs aient
poussé l'élégance jusqu'à proposer sans pudeur l'indépendance des 'provinces
sahariennes du Maroc', un concept qu'ils assimilent tout bonnement à celui
d'autodétermination, alors même que cette question politique est en plein débat
au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies.

C'est l'image de l'élève qui se substitue au maître, et du commissionnaire
mandaté pour un travail précis, nettement délimité, qui se métamorphose
subitement en mandant. Curieuse attitude et non moins curieuse lecture du fait
politique.

A ce rythme, le HCDH risque fort bien à terme, de donner de lui-même l'image
d'une instance peu encline à la rigueur intellectuelle, si peu en cohérence
avec sa vocation première de rapporter le fait vérifié, pas la rumeur
colportée.


Dernière modification 09/10/2006 08:18

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http://www.leconomiste.com/article.html?r=4

Sahara: Le Maroc rejette les critiques de l’ONU

· Un rapport du HCDH fustige la gestion des droits de l’Homme

· Benaissa dénonce le caractère complaisant et partial du rapport


«VIOLATION des libertés, utilisation de la force de manière disproportionnée par
les autorités marocaines»… le dernier rapport du Haut commissariat des Nations
unies aux droits de l’Homme (HCDH), torpille le Maroc dans un document transmis
aux trois parties prenantes du conflit, le 15 septembre dernier.

Révélé par le quotidien Le Monde (livraison du 7 octobre), ce rapport a suscité
une vive réaction du gouvernement marocain.
Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa, le qualifie de «partial
et complaisant» à l’égard de l’Algérie et du Polisario.
Dans une lettre adressée à Louise Arbour, haut commissaire aux Droits de
l’Homme, Benaïssa souligne que «le gouvernement du Maroc n’acquiesce ni à la
teneur foncièrement partiale de ce rapport, ni à sa démarche ouvertement
complaisante à l’égard des autres parties ni à ses recommandations foncièrement
politiques». «Ce rapport pèche par sa violation des termes de référence de la
mission d’une démarche manifestement partiale de l’échec probant de son
objectif premier qui est de rassembler des données pertinentes dans le domaine
des droits de l’Homme dans la région», souligne le ministre.
Ce rapport d’une quinzaine de pages est le fruit d’une mission du HCDH effectuée
du 15 au 23 mai à Rabat, El Aaiun et à Tindouf, puis le 19 juin à Alger, a
confirmé un porte-parole du comité.
Le rapport recommande que «le droit à l’autodétermination pour le peuple du
Sahara soit assuré et mis en oeuvre sans attendre, car presque toutes les
violations des droits de l’Homme se nourrissent de ce droit fondamental». Il
est à noter que le Maroc s’apprête à proposer prochainement à l’ONU un projet
d’une «large automnie «pour le Sahara dans le cadre de la souveraineté
maocaine».

En outre, le rapport contient des témoignages à charge contre le Maroc sur
l’usage de la torture. Pour Benaïssa, «les violations présumées évoquées dans
le rapport et qui seraient intervenues sont absolument erronées. Aucun effort
de vérification n’a été réalisé quant à des allégations de violation commises
dans les camps de Tindouf».
A Alger, poursuit le ministre, la mission s’est limitée à noter la déclaration
de non responsabilité de l’Algérie et a réaffirmé un principe fondateur du
droit humanitaire, en l’occurrence sa responsabilité internationale en tant que
pays d’asile.

S’agissant des recommandations du rapport, Mohamed Benaïssa, déclare qu’elles
sont prématurées, car la mission reste inachevée, et ce, pour avoir failli à
Tindouf et démissionné à Alger. Il en conclut que «les recommandations sont
inopportunes tant que les investigations supplémentaires demandées dans les
camps de Tindouf n’ont pas été satisfaites et tant que l’Algérie persiste à
rejeter sa responsabilité internationale pour les violations du droit
humanitaire international commises sur son sol»,, affirme-t-il.
Mohamed Benaïssa appelle le Haut commissariat aux droits de l’Homme à
«entreprendre toutes les démarches qu’il jugera nécessaire pour rétablir ce
rapport dans ses impératifs d’impartialité et d’équilibre. Il doit refléter
fidèlement l’évolution de la situation droits de l’Homme aussi bien dans les
provinces du sud du royaume qu’à Tindouf et en Algérie», conclut-il.


Rachid HALLAOUY

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http://www.leconomiste.com/article.html?e=2321

Sahara


Encore un rapport défavorable sur le Sahara 'marocain'. Il vient cette fois du
Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme, et critique la gestion
des droits de l’homme.
Pourtant, il n’y a <pas de doute>: dans la région, le Maroc est l’Etat <le plus
démocratique>, celui qui s’efforce <le plus> de <respecter les droits de
l’homme>. Cela ne suffit pas: on lui demande encore plus.
Dans ce domaine, il y a un vrai paradoxe: c’est quand la situation <s’améliore>
que les problèmes deviennent les plus apparents. En se 'démocratisant', la
société devient plus transparente, alors les manquements y sont révélés et
dénoncés avec plus de vigueur. Ce qui est fort bien pour les personnes. Mais le
Polisario et l’Algérie jouent là sur du velours. Ils font en sorte que les
autorités marocaines se trouvent en porte-à-faux par rapport à leurs propres
principes.

Il faut pourtant sortir de ce paradoxe! Le seul moyen d’en sortir est
d’accélérer le processus d’<autonomie> du Sahara.
La création du CORCAS a déjà bien contribué à améliorer la position diplomatique
du Maroc. Mais il ne faut pas s’arrêter au milieu du chemin. Il faut continuer
vers une autonomie réelle et démocratique. Il n’y a rien à craindre: jamais les
Saharaouis vivant dans les territoires du 'Sud' n’accepteront de devenir
algériens; la différence est trop importante entre le Maroc et l’Algérie dans
les standards de vie, les libertés… C’est le meilleur moyen d’inverser le bras
de fer que le Maroc a avec l’Algérie.
Ainsi le Royaume pourra-t-il mettre un terme à cette situation absurde où c’est
lui qui prend les coups alors qu’il n’arrête pas d’investir et de s’investir
dans la région, alors qu’il est plus démocratique et plus respectueux des
droits de l’homme que son voisin…
Une autorité autonome et démocratiquement élue au Sahara 'marocain' est à même
d’inverser définitivement le rapport de force dans la région.


Abdelmounaïm DILAMI

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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/le_maroc_n_acquiesce/view
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=65986

Le Maroc n'acquiesce pas au rapport du HCDH à cause de sa "partialité" et sa
"complaisance" à l'égard <d'Alger> (Benaissa)


Rabat, 08/10/06 - Le Maroc n'acquiesce pas à la teneur du rapport du Haut
commissariat aux Droits de l'Homme (HCDH) sur la mission régionale au Royaume,
en Algérie et dans les camps de Tindouf, à cause de sa 'partialité' et sa
démarche 'ouvertement complaisante' à l'égard des 'autres parties', <en
l'occurrence l'Algérie> et le Polisario, a affirmé le ministre des Affaires
étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa.

Dans une lettre adressée à Mme Louise Arbour, Haut Commissaire aux Droits de
l'Homme, M. Benaissa souligne que "le gouvernement du Royaume du Maroc
n'acquiesce ni à la teneur, 'foncièrement partiale' de ce rapport ni à sa
démarche 'ouvertement complaisante' à l'égard des 'autres parties', ni à ses
recommandations 'foncièrement politiques' et en 'déphasage total' avec le
déroulement de cette mission".

Dans cette lettre, le ministre indique que le Maroc a pris connaissance avec un
'grand étonnement' du rapport du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme sur la
mission régionale au Maroc, dans les camps de Tindouf et en Algérie.

"Aussi bien dans sa forme que dans son contenu, a-t-il expliqué, ce rapport
'pèche' par la violation des termes de référence de la mission une démarche
'manifestement partiale' et l'échec probant de son objectif premier de
rassembler des données pertinentes dans le domaine des droits de l'Homme dans
la région".

Il a rappelé, dans ce sens, la lettre du HCDH (5 octobre 2005) relative au
mandat de la délégation du Haut Commissariat, qui consiste à "effectuer une
mission régionale couvrant la République algérienne démocratique et populaire,
les camps de Tindouf, le Royaume du Maroc et le territoire du Sahara
occidental", et qui avait pour objectif de consulter les autorités compétentes
et de rassembler les données pertinentes de nature à lui permettre de formuler
des recommandations aux parties dans le domaine des droits de l'Homme.

Cependant, relève le ministre, le rapport surprend dès sa page de garde avec son
titre "Report of the UNHCR Mission to Westem Sahara and the Refugee Camps in
Tindouf ", ce qui suggère, a-t-il dit, une mission avec deux étapes, alors
qu'elle se voulait éminemment régionale avec trois étapes, laborieusement
négociées et agréées avec les parties.

"Largement 'asymétrique', ce rapport consacre sa majeure partie au Sahara
'marocain' et se focalise essentiellement sur le droit à l'autodétermination,
tout en occultant la 'jouissance' 'pleine et entière' des droits politiques,
économiques, sociaux et culturels", a affirmé M. Benaissa, précisant que "des
'violations présumées' évoquées dans le rapport et qui seraient intervenues
dans le Sahara 'marocain' sont 'absolument erronées' alors qu'<aucun> effort de
vérification n'a été fait quant à des allégations de 'violations' commises dans
les camps de Tindouf".

A l'opposé, a-t-il fait remarquer, la situation dans ces camps est traitée avec
une concision et une 'légèreté' incompréhensibles, accompagnées d'une
insistance dans chaque paragraphe sur l'autodétermination et l'indépendance.

L'aveu, répété de l'indispensabilité d'investigations supplémentaires sur la
jouissance des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf est un constat
d'<échec> pour la mission qui n'a pas été en mesure d'y accomplir pleinement
son mandat, souligne le ministre.

Quant à l'étape d'Alger, objet d'un seul paragraphe, poursuit-t-il, "elle a
bénéficié d'une 'complaisance flagrante', en 'totale contradiction' avec les
péripéties l'ayant précédé et sans tenir compte de votre engagement personnel,
le 5 octobre 2005, de +discuter avec les autorités algériennes de leur
responsabilité internationale en tant que pays d'asile et des accusations, par
le Maroc, au sujet des tortures et des traitements inhumains infligés aux
anciens détenus marocains sur le territoire algérien+".

Le rapport, note le ministre, souffre d'un 'parti pris flagrant' en faveur des
thèses 'séparatistes' accompagné d'une 'censure injuste' imposée à leurs
ex-compagnons ayant 'regagné' le Maroc et aux 'victimes' des violations des
droits de l'Homme dans les camps, de même qu'il repose sur des postulats
'purement politiques' traduisant et confortant la position des 'autres
parties'.

Ainsi, le rapport adopte une attitude 'partiale' sur la nature du différend en
présentant la RASD et ses 'pseudo'-institutions alors que les Nations Unies n'y
ont jamais fait référence dans aucun de leurs documents, parce que préjugeant de
l'issue du différend, ajoute M. Benaissa.

L'ONU a toujours mentionné et traité avec le seul Polisario. Elle évoque un
"territoire sous le contrôle du Polisario, alors que la mission de la
délégation concerne les seuls camps de Tindouf, relève-t-il, ajoutant que le
rapport "avance le chiffre 'erroné', fourni par le Polisario de 52
reconnaissances de la 'pseudo'-RASD, largement retirées ou gelées depuis".

Ce flot d'informations sur la RASD, 'inapproprié' et sans relation avec
l'objectif de la mission, transforme ce rapport en un bulletin de 'propagande'
des thèses 'séparatistes', fait-il constater.

Et le ministre de souligner que la primauté donnée systématiquement au droit à
l'autodétermination au détriment des droits politiques, économiques et sociaux
constitue un 'précédent gravissime', et aboutit à une conditionnalité que les
sept conventions internationales citées dans le rapport se sont abstenues
d'établir.

Le rapport renvoie une image sombre et 'totalement erronée' de la situation au
Sahara 'marocain' où la population 'jouit' 'pleinement' des droits précités,
affirme le ministre, indiquant que parallèlement, le jumelage insistant de
l'autodétermination et l'indépendance procède d'une lecture 'restrictive' de ce
principe et anticipe la 'solution politique' négociée à laquelle le Conseil de
Sécurité appelle dans ses résolutions.

S'agissant de la situation des droits de l'Homme, objet fondamental de la
Mission, le rapport adopte une démarche 'entièrement déséquilibrée', note le
ministre, soulignant que les allégations du Polisario sont rarement remises en
cause alors que le point de vue marocain est systématiquement mis en doute.

Pire, l'aveu des responsables du Polisario comme quoi des droits fondamentaux
sont "suspendus" est rapporté sans commentaire et les 'témoignages' des
'victimes' des violations des droits de l'Homme par le Polisario ont été
purement et simplement censurées, a-t-il indiqué, ajoutant que les rapports
d'ONG internationales, notamment Amnesty International, France Libertés ou US
Refugees Committee ont été tout simplement ignorés.

De même, les thèmes abordés ont fait l'objet d'une présentation sélective,
affirme M. Benaissa, expliquant que les questions relatives à la 'jouissance'
par la population des camps du droit à la vie, à la liberté d'expression, de
rassemblement ou de mouvement ou à un procès équitable ont été
superficiellement abordées avec le Polisario.

Le ministre a souligné aussi que les questions relatives à la participation
politique et à la 'satisfaction' des droits économiques, sociaux et culturels
au Sahara, longuement discutées avec les responsables, 'élus', notables
sahraouis et ONG marocaines n'ont pas eu droit de cité. "Même, les entretiens
de la mission avec les responsables du Conseil Royal Consultatif pour les
Affaires Sahariennes, officiellement reçus dans les grandes capitales
mondiales, n'ont bizarrement pas été reflétés", ajoute le ministre.

La mission régionale a failli à son objectif de rassembler des données sur la
situation des droits de l'Homme dans ses deux étapes algériennes, souligne M.
Benaissa.

Il a précisé qu'à Tindouf, la mission a un goût amer d'inachevé, ajoutant que la
récurrence de l'indispensabilité d'investigations supplémentaires ne dédouane
nullement la mission qui n'a point justifié ce qui s'apparente à un report sine
die de l'accomplissement de son mandat à Tindouf.

A Alger, poursuit le ministre, la mission s'est limitée à noter la déclaration
de non responsabilité de l'Algérie et a réaffirmé un principe fondateur du
Droit Humanitaire International, en l'occurrence sa responsabilité
internationale en tant que pays d'asile.

L'étape algérienne, rappelle M. Benaissa, n'avait pas pour objectif le simple
rappel de cette évidence, mais de discuter avec les autorités algériennes des
rapports des ONG internationales et des témoignages des ex-détenus marocains
sur les tortures et traitements dégradant et inhumains subis sur le territoire
algérien et, parfois, commis par des militaires algériens.

Il a, à cet égard, fait remarquer que le 'black-out' réservé à l'aide-mémoire
officiellement remis par le Ministère marocain des Affaires étrangères et de la
coopération 'surprend', voire 'intrigue'.

S'agissant des recommandations du rapport, le ministre affirme qu'elles sont
'prématurées' parce que la mission reste 'inachevée', et ce pour avoir 'failli'
à Tindouf et démissionné à Alger. Ces recommandations, ajoute-t-il, sont
inopportunes tant que les investigations supplémentaires demandées pour les
camps de Tindouf n'ont pas été satisfaites et tant que l'Algérie persiste à
rejeter sa responsabilité internationale pour les 'violations' du Droit
Humanitaire International commises sur 'son territoire'.

Ce rapport ne rend guère 'justice' à la 'coopération' 'pleine et entière' du
Maroc avec la mission, assure M. Benaissa, affirmant qu'au contraire, il
récompense les obstructions et les dérobades algériennes, autant que l'opacité,
les 'manoeuvres' et le refus de coopérer du Polisario.

"Pour toutes ces raisons, a-t-il expliqué, le gouvernement du Royaume du Maroc
n'acquiesce ni à la teneur, 'foncièrement partiale' de ce rapport ni à sa
démarche 'ouvertement complaisante' à l'égard des autres parties, ni à ses
recommandations foncièrement politiques et en déphasage total avec le
déroulement de cette mission".

Le ministre appelle le Haut commissaire aux Droits de l'Homme à "entreprendre
toutes les démarches que vous jugeriez nécessaires pour 'rétablir ce rapport
dans ses impératifs d'impartialité et d'équilibre afin qu'il puisse refléter
fidèlement l'évolution de la situation des droits de l'Homme aussi bien dans
les 'provinces du Sud du Royaume' qu'à Tindouf et en Algérie".


Dernière modification 08/10/2006 10:24

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1.3. PRESSE FRANÇAISE
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-821049,0.html

Un rapport de l'ONU critique l'attitude du Maroc au Sahara occidental

LE MONDE | 07.10.06 | 13h43 • Mis à jour le 07.10.06 | 13h43


C'est un rapport confidentiel du Haut Commissariat des Nations unies aux droits
de l'homme (HCDH). Daté de septembre, il est le fruit d'une mission partie
enquêter, en mai et juin, sur la situation des droits de l'homme au Sahara
occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, en territoire algérien, à
la suite de manifestations violentes qui avaient eu lieu, en 2005, dans la zone
sous contrôle marocain.


Long d'une quinzaine de pages, le document n'a eu que trois destinataires : le
Maroc, qui occupe le Sahara occidental depuis le départ du colonisateur
espagnol, il y a une trentaine d'années ; le Front Polisario, partisan de
l'indépendance de ce territoire désertique de la taille de la Belgique ;
l'Algérie, enfin, qui accueille sur son sol, à Tindouf, près de 90 000 réfugiés
sahraouis.

Le rapport est sévère pour le Maroc. "La situation des droits de l'homme est
préoccupante, particulièrement dans la partie du Sahara occidental sous
administration marocaine, écrivent les auteurs. Actuellement, le peuple
sahraoui se voit dénier le droit à l'autodétermination (ainsi que) toute une
série d'autres droits (...). "

Les rapporteurs du HCDH reconnaissent qu'ils ont pu travailler en toute liberté
au Maroc et au Sahara occidental et qu'ils ont rencontré qui ils souhaitaient.
Leurs critiques à l'encontre de Rabat n'en sont pas moins sévères. Ainsi, ils
accusent les autorités marocaines d'avoir "utilisé la force de manière
disproportionnée" pour réprimer les manifestations pro-indépendantistes de mai
2005, répression qui fit officiellement un mort et des "centaines de blessés".


"DÉFICIENCES" DE LA JUSTICE

De même pointent-ils du doigt les "sérieuses déficiences" de la justice
marocaine lorsqu'il s'agit de "garantir un procès équitable" aux personnes
traduites en justice. Les réponses des autorités sur ce point " ne sont pas
satisfaisantes", poursuit le rapport. Sur d'autres points - l'usage de la
torture, la liberté d'expression ou d'association -, le rapport résume les
témoignages à charge recueillis mais évite de conclure de façon trop abrupte.
Ses auteurs préfèrent rappeler aux autorités marocaines qu'elles sont tenues
d'appliquer les textes internationaux signés par elles.

Le Front Polisario est mieux traité, ce qui risque d'être perçu comme une preuve
de partialité par Rabat. Non sans rappeler que des manifestations de masse
orchestrées par le Polisario ont émaillé leur séjour à Tindouf, les délégués du
Haut Commissariat se montrent peu critiques. Tout juste indiquent-ils que,
"selon des sources au Sahara occidental", les responsables sahraouis refusent à
certains réfugiés le droit d'aller visiter leur famille restée au Sahara
occidental. "La délégation n'était pas en position de pouvoir confirmer (ces)
allégations", ajoutent-ils.

Les recommandations finales du rapport risquent de faire grincer des dents à
Rabat tant elles sont tranchées et s'éloignent du projet d'autonomie du Sahara
occidental, au sein du royaume, défendu par les autorités marocaines. "Le droit
d'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental doit être assuré et mis
en place sans attendre (...). Presque toutes les violations des droits de
l'homme (...) se nourrissent de la non-application de ce droit fondamental",
note le rapport.

Hasard du calendrier, la publication du rapport intervient alors que le Maroc,
revenant sur sa décision, a annulé, le 4 octobre, le déplacement que devait
effectuer au Sahara occidental une délégation de parlementaires européens, au
prétexte que la majorité de ses membres "épouse sans réserve les thèses du
Polisario".


Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 08.10.06

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http://www.liberation.fr/actualite/monde/209373.FR.php

Le Maroc épinglé sur le Sahara-Occidental

Un rapport de l'ONU accuse Rabat d'usage disproportionné de la force en 2005.

QUOTIDIEN : Lundi 9 octobre 2006 - 06:00


Sans surprise, le Maroc a rejeté, samedi, le rapport du Haut Commissariat des
Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) sur le Sahara-Occidental, l'estimant
«partial» et «complaisant» à l'égard de l'Algérie et du Polisario, qui dispute
cette ex-colonie espagnole à Rabat depuis 1975. Récemment remis au Maroc, au
Polisario et à l'Algérie, qui soutient le mouvement indépendantiste sahraoui,
le rapport accuse les autorités marocaines d'avoir «utilisé la force de manière
disproportionnée», en mai 2005, au cours de manifestations pro-indépendantistes
violemment réprimées au Sahara-Occidental. En principe confidentiel, ce rapport
juge la situation des droits de l'homme «préoccupante» dans ce territoire et
prône le droit à l'autodétermination et sa mise en place «sans attendre». Cette
demande apparaît toutefois comme un voeu pieux, l'ONU n'ayant jamais pu, depuis
1992, organiser de référendum d'autodétermination, faute d'accord entre les
parties.

Ce rapport est le résultat d'une mission du HCDH en mai 2006 à Alger, à El
Aaiun, chef-lieu du Sahara, et à Tindouf, dans le Sud-Ouest algérien, où se
trouvent les camps du Polisario. Du coup, Rabat a beau jeu d'y voir un document
«largement asymétrique qui consacre sa majeure partie au Sahara marocain» sans
s'attarder sur «la situation dans [les] camps [de Tindouf contrôlés par le
Polisario] ». Ce rapport ­ qui note que les «responsables sahraouis refusent à
certains réfugiés le droit d'aller visiter leur famille restée au Sahara» ­
tombe mal pour Rabat, qui doit déposer ce mois-ci à l'ONU un projet de «large
autonomie» pour ce territoire.

AFP

<--------------------->
1.4. PRESSE QUEBECOISE
http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?no_nouvelle=284167&no_categorie=

(Le Devoir 09/10/2006)

Le Maroc rejette le rapport de l'ONU sur le Sahara Occidental



Le Maroc a rejeté ce week-end un rapport du Haut Commissariat des Nations unies
aux droits de l'Homme (HCDH) selon lequel la situation est "préoccupante" au
Sahara Occidental, le qualifiant de "partial" et de "complaisant" à l'égard de
l'Algérie et du Polisario.

Ce rapport a été récemment remis par le HCDH au Maroc, au Front Polisario et à
l'Algérie, qui soutient le mouvement indépendantiste armé sahraoui

Sa teneur a été révélée samedi par le quotidien français Le Monde.

"Le gouvernement marocain n'acquiesce pas à la teneur du rapport à cause de sa
partialité et sa démarche ouvertement complaisante à l'égard de l'Algérie et du
Polisario", écrit le ministre marocain des Affaires étrangères, Mohamed
Benaïssa, dans une longue lettre remise samedi à Louise Arbour, Haut
commissaire aux droits de l'Homme.

Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole que le Maroc administre
depuis 1975 tandis que le Polisario, avec le soutien d'Alger, réclame son
indépendance.

Le rapport est le résultat d'une mission du HCDH en mai 2006 à Alger, à El
Aaiun, chef-lieu du Sahara, et à Tindouf, dans le sud-ouest algérien, où se
trouvent les camps du mouvement indépendantiste.

Selon M. Benaïssa, "ce rapport, largement asymétrique, consacre sa majeure au
Sahara marocain et se focalise essentiellement sur le droit de
l'autodétermination, tout en 'occultant' la 'jouissance' pleine et entière des
droits politiques, économiques et culturels" qui y prévaut.

Les "violations présumées des droits de l'Homme au Sahara 'marocain' sont
absolument erronées alors qu'aucun effort de vérification, a noté le ministre,
n'a été fait quant à des allégations de violations commises dans les camps de
Tindouf" (sud-ouest algérien).

"La situation dans (les) camps (sahraouis de Tindouf sous le contrôle du
Polisario) a été traitée avec une concision et une légèreté incompréhensibles",
a regretté M. Benaïssa.

"La mission régionale a failli à son objectif (...) dans ses deux étapes
algériennes", à Alger et à Tindouf chez le Polisario, selon Mohamed Benaïssa.

"Les 'témoignages' des 'victimes' des violations des droits de l'homme (par le
Polisario) ont été 'censurées' (...) et les rapports d'Amnesty international,
France Libertés ou US Refugee Commitee ont été tout simplement ignorés" par le
rapport de la HCDH, a regretté M. Benaïssa.

Un autre responsable marocain s'est élevé contre le caractère "politique" du
rapport censé "être en principe réservé aux droits de l'homme dans toute la
région".

"Le rapport utilise un langage étranger à l'ONU, évoque la RASD (république
arabe sahraouie démocratique) dont le mot n'a jamais figuré dans la littérature
des Nations uUnies", a déclaré ce responsable qui a recquis l'anonymat.

"Le Maroc s'interroge sur la 'main invisible' qui est derrière la politisation
de ce rapport", a-t-il estimé.

Le Maroc va proposer prochainement à l'ONU un projet d'une "large autonomie"
pour le Sahara occidental dans le cadre de la 'souveraineté marocaine'.

<------------------------------------->
1.5. AGENCES DE PRESSE INTERNATIONALES
http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20061008005011321721948157000\
.xml


Le Maroc rejette un rapport de l'ONU sur le Sahara Occidental


RABAT - Le Maroc a rejeté samedi un rapport du Haut Commissariat des Nations
unies aux droits de l'Homme (HCDH) selon lequel la situation est "préoccupante"
au Sahara Occidental. Le royaume l'a qualifié de "complaisant" à l'égard de
l'Algérie et du Polisario.

Ce rapport a été récemment remis par le HCDH au Maroc, au Front Polisario et à
l'Algérie, qui soutient le mouvement indépendantiste armé sahraoui. Sa teneur a
été révélée samedi par le quotidien français "Le Monde".

"Le gouvernement marocain n'acquiesce pas à la teneur du rapport à cause de sa
partialité et sa démarche ouvertement complaisante à l'égard de l'Algérie et du
Polsario", écrit le ministre marocain des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa,
dans une longue lettre remise samedi à Louise Arbour, Haut commissaire aux
droits de l'Homme.

Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole que le Maroc administre
depuis 1975 tandis que le Polisario, avec le soutien d'Alger, réclame son
indépendance.

Le rapport est le résultat d'une mission du HCDH en mai 2006 à Alger, à
Laayoune, chef-lieu du Sahara, et à Tindouf, dans le sud-ouest algérien, où se
trouvent les camps du mouvement indépendantiste.

Selon M. Benaïssa, "ce rapport, largement asymétrique, consacre sa majeure au
Sahara marocain et se focalise essentiellement sur le droit de
l'autodétermination, tout en occultant la jouissance pleine et entière des
droits politiques, économiques et culturels" qui y prévaut.


(ats / 08 octobre 2006 00:50)


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Lun, 9 de Oct, 2006 4:12 pm

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