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*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****STOP AU SAUVAGE MAKHZEN*******************
*****Campagne internationale pour la libération de tous les prisonniers
politiques sahraouis
http://www.arso.org/aminatoucamp.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE SAHARA OCCIDENTAL DE LA QUATRIÈME COMMISSION
(DÉCOLONISATION) DE L'ASSAMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ONU-NOUVEAU ÉCHEC DU MAKHZEN

1.1. POSITION DU FRONT POLISARIO
- EL MOUDJAHID (14-X-2006): Ould Salek, ministre des AG de la RASD: “Une
position claire et sans équivoque”
- SPS (13-X-2006): Le Gouvernement sahraoui se félicitent de l'adoption par la
4ème commission du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
- SPS (13-X-2006): La 4ème commission de décolonisation de l'ONU réaffirme le
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

1.2. RÉACTION DU MAROC-MENSONGES DU MAKHZEN
- MAP/LE MATIN (13-X-2006): "Nouveau" "revers" de la diplomatie algérienne à
l'ONU

1.3. RÉACTION DE L'ALGÉRIE
- EL MOUDJAHID/SPS (14-X-2006): L’Algérie : “un nouveau jalon sur la voie d’une
solution pacifique et juste”
[déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères]
- APS (14-X-2006): Délégation algérienne: la résolution de l'ONU constitue une
"victoire bienvenue" pour le peuple sahraoui

1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (14-X-2006): Une nouvelle victoire de la RASD à l’ONU
- EL WATAN (14-X-2006): Nouveau camouflet
- LIBERTÉ (14-X-2006): Vote de la commission de l’ONU pour l’autodétermination
des sahraouis. Alger : “Un nouveau pas dans la décolonisation du Sahara
occidental”
- LA TRIBUNE (14-X-2006): A l'unanimité de ses membres. La 4ème commission de
décolonisation de l'ONU réaffirme le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination
- L'EXPRESSION (14-X-2006): L’ONU donne raison au peuple sahraoui
- EL MOUDJAHID (14-X-2006): La 4e commission de décolonisation de l’Onu
réaffirme le droit
du peuple sahraoui à l’autodétermination

1.4. TEXTE DU PROJET DE RÉSOLUTION, RELATION ET EXPLICATIONS DES VOTES
- ARSO: TEXTE DE LA RÉSOLUTION
- NATIONS UNIES/DÉPARTEMENT DE L'INFORMATION: 9e séance - matin: EN L’ABSENCE
D’UN CONSENSUS, LA QUATRIÈME COMMISSION ADOPTE UN PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE
SAHARA OCCIDENTAL À L’ISSUE D’UN VOTE

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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
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SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
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NEW!!! SAHARA-INFO IN ENGLISH
http://fr.groups.yahoo.com/group/sahara-info-english/

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1. PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE SAHARA OCCIDENTAL DE LA QUATRIÈME COMMISSION
(DÉCOLONISATION) DE L'ASSAMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ONU-NOUVEAU ÉCHEC DU MAKHZEN

1.1. POSITION DU FRONT POLISARIO
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=06/10/13/9704920

Ould Salek, ministre des AG de la RASD
“Une position claire et sans équivoque”


Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 13 octobre 2006


Le Ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD), Mohamed Salem Ould Salek, s’est félicité, vendredi, à New
York, de "la position claire et sans équivoque" des Nations Unies sur la
question sahraouie, position soutenue à la suite de l’adoption, dans la même
journée, par la 4e commission de décolonisation de l’Assemblée Générale, d’une
résolution réaffirmant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui,
a-t-on appris de source diplomatique sahraouie, à New York.

"Cette victoire diplomatique de la cause sahraouie, qui vient après celle
enregistrée au Sommet des pays non alignés, à La Havane, et après la
publication du rapport sur le Sahara Occidental du Haut Commissariat des
Nations Unies chargé des droits de l’homme, confirme que le Maroc navigue à
contre-courant de l’histoire et de la légalité internationale", affirme le
ministre sahraoui des affaires étrangères.

"En adoptant cette résolution, a-t-il ajouté, les Etats membres de l’ONU, ont
voulu adresser un message vigoureux au Maroc pour que celui-ci mette fin aux
tergiversations et manœuvres visant à imposer à la communauté internationale
un fait accompli colonial au Sahara Occidental", constate le ministre sahraoui.

"Le Front Polisario et le gouvernement de la RASD réaffirment, une fois encore,
que la seule solution juste, réaliste et viable au conflit maroco-sahraoui
réside dans l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit souverain et
inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers un référendum
libre, transparent et démocratique organisé et supervisé par les Nations Unies,
en coopération avec l’Union Africaine", soutient le chef de la diplomatie
sahraouie, affirmant que "toute autre démarche n’est que manœuvre et perte de
temps et de moyens".

La 4e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée de la décolonisation,
rappelle-t-on, a adopté, vendredi, une importante résolution sur le Sahara
occidental.

Dans cette résolution, elle "réaffirme avec force la détermination de la
Communauté internationale à assurer la décolonisation du Sahara occidental,
dernière colonie en Afrique", souligne le chef de la diplomatie sahraouie.

La résolution, adoptée par 76 voix pour et aucune contre, au titre et en
application de la résolution 1514 portant déclaration sur l’octroi de
l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, a réaffirmé le droit
inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, la validité des Plan de
règlement et Plan Baker et a réitéré la responsabilité des Nations Unies envers
le peuple sahraoui, note encore M. Ould Salek.
Se félicitant de cette prise de position claire et sans équivoque de la part des
Nations Unies en faveur de la justice et de la légalité internationale, le
ministre sahraoui a tenu, à cette occasion, remercier tous les Etats membres
et particulièrement les amis de la cause du peuple sahraoui qui ont parrainé
le projet de résolution.

--------->
http://www.spsrasd.info/sps-131006.html#9

Le Gouvernement sahraoui se félicitent de l'adoption par la 4ème commission du
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination


New York, (Nations Unies), 13/10/2006 (SPS) Le ministre des Affaires étrangères
sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek, s'est félicité de l'adoption, vendredi à
New York, par la 4ème commission de décolonisation de l'ONU, d'une résolution
consacrant "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

Dans une déclaration exclusive à SPS, M. Ould Salek a qualifié la résolution
d'"importante" puisqu'elle "réaffirme avec force la détermination de la
Communauté internationale à assurer la décolonisation du Sahara occidental,
dernière colonie en Afrique".

"La résolution a réaffirmé le droit inaliénable du peuple sahraoui à
l’autodétermination, la validité des Plan de règlement et Plan Baker et a
réitéré la responsabilité des Nations Unies envers le peuple sahraoui", a-t-il
ajouté.

Pour M; Ould Salek, "cette victoire diplomatique de la cause sahraouie, qui
vient après celle enregistrée au Sommet des Pays Non Alignes à la Havane et
après la publication du rapport sur le Sahara occidental du Haut Commissariat
des Nations Unies chargé des Droits de l’Homme, confirme que le Maroc navigue à
contre-courant de l’histoire et de la légalité internationale".

"En adoptant cette résolution, a-t-il relevé, les Etats membres de l’ONU, ont
voulu adresser un message vigoureux au Maroc pour que celui-ci mette fin aux
tergiversations et manœuvres visant à imposer à la Communauté internationale
un fait accompli colonial au Sahara occidental".

Il a en outre réaffirmé que "la seule solution juste, réaliste et viable" au
conflit maroco-saharoui réside dans "l’exercice par le peuple sahraoui de son
droit souverain et inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, à
travers un referendum libre transparent et démocratique organisé et supervisé
par les Nations Unies en coopération avec l’Union Africaine".

"Toute autre démarche n’est que manœuvre et perte de temps et de moyens", a-t-il
martelé.

Le chef de la diplomatie sahraouie a enfin remercié "tous les Etats membres et
particulièrement les amis de la cause du peuple sahraoui qui ont parrainé le
projet de résolution qui vient d’être adopté".

La 4ème Commission de décolonisation de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté
vendredi par 76 voix pour et aucune contre une résolution réaffirmant le droit
du peuple sahraoui à l'autodétermination et réitère la validité du plan de
règlement accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario, ainsi que le
Plan Baker, tous les deux approuvé par le Conseil de sécurité des Nations
unies.(SPS)


010/090/100 131902 oct 06 SPS

--------->
http://www.spsrasd.info/sps-131006.html#7

La 4ème commission de décolonisation de l'ONU réaffirme le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination


New York (Nations unies), 13/10/2006 (SPS) La 4ème Commission de décolonisation
de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi par 76 voix pour et aucune
contre une résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination.

Adoptée au titre et en application de la résolution N°1514 portant Déclaration
sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, cette
résolution, qui a bénéficié d'une majorité politiquement significative,
réaffirme le droit naturel du peuple du Sahara Occidental à l'autodétermination
et réitère la validité du plan de règlement accepté depuis 1991 par le Maroc et
le Front Polisario et approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Elle souligne également le soutien de la communauté internationale recueilli par
le Plan Baker que le Conseil de sécurité a unanimement entériné en tant que
solution politique optimale du conflit du Sahara occidental.(SPS)


010/090/700 111702 oct 06 SPS

<------------------------------------------>
1.2. RÉACTION DU MAROC-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/nouveau_revers_de_la/view
http://www.lematin.ma/Journal/article.asp?id=natio&ida=66167

"Nouveau" "revers" de la diplomatie algérienne à l'ONU


New York (Nations Unies), 13/10/06 - La diplomatie algérienne a essuyé un
'nouveau' 'revers', après que les deux tiers des Etats membres aient
<désapprouvé>, vendredi à New York, un projet de résolution présenté par
l'Algérie devant la quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU.

En effet, quelque 72 Etats se sont abstenus de voter alors que 44 autres,
pourtant désarçonnés par Alger, ont préféré ne pas prendre part au vote sur un
texte visant à réhabiliter le défunt "Plan de paix".

Parmi les Etats qui se sont abstenus de cautionner le projet algérien, il y a
lieu de citer l'Espagne, la France, les Etats Unis, la Chine, l'Australie,
l'Inde, l'Indonésie, les Philippines, le Brésil ainsi que l'ensemble des pays
arabes, outre un grand nombre de pays africains et latino-américains.

A l'issue du vote sur ce projet de résolution, l'ambassadeur représentant du
Maroc auprès de l'ONU, M. El Mostafa Sahel, a tenu à souligner que
l'intransigeance algérienne, qui a encore une fois divisé la Communauté
internationale, démontre qu'il s'agit bel et bien d'un conflit bilatéral
opposant le Maroc à l'Algérie.

"L'Algérie 'montre' qu'elle est pleinement une 'partie à part entière' dans ce
conflit", a-t-il ajouté, relevant à cet égard "la déformation de la qualité du
vote de certains pays par l'Algérie, qui a crié victoire sachant que de
nombreux pays qui ont voté +oui+ ont expliqué que leur vote était un vote de
neutralité, qui encourage la négociation et à progresser vers une solution
négociée et mutuellement acceptable".

M. Sahel a exprimé ses remerciements à tous les Etats qui se sont abstenus ainsi
qu'aux 44 pays, qui par souci de neutralité, n'ont pas pris part au vote.

"Aujourd'hui, je voudrais remercier les 116 pays qui ont finalement répondu à
l'appel du Maroc", a-t-il souligné.

Réagissant aux propos de son homologue algérien sur de 'prétendues' violations
par le Maroc des droits de l'homme dans les 'provinces sahariennes', M. Sahel a
indiqué que l'Algérie était "mal placée pour donner des leçons à la communauté
internationale et encore moins au Maroc" alors que ce pays, "vit depuis de
nombreuses années sous l'Etat de siège", sans respecter les droits individuels
et collectifs de ses propres citoyens.

Quant au rapport de la commission des droits de l'homme de l'ONU, l'ambassadeur
a rappelé que ce document était "<partiel>, qu'il n'est pas encore terminé
parce que l'Algérie a refusé de recevoir la commission et lui a refusé son
droit d'accéder aux camps de Tindouf. Parce que l'Algérie tient sous le 'siège'
ces camps, parce qu'elle couvre les violations des droits de l'homme dans les
camps de Tindouf, elle est entièrement responsable des violations des droits de
l'homme et elle sera justiciable demain de ces violations".

"Encore une fois, nous avons assisté aujourd'hui à la réalité de ce conflit.

La communauté internationale doit se rendre compte que c'est un conflit
bilatéral et que l'Algérie doit 'revenir à la raison' qui est de progresser
vers une 'solution politique' qui respecte les 'droits du Maroc' à son
'intégrité territoriale' conformément aux principes des Nations Unies", a-t-il
ajouté.

Auparavant, M. Sahel est revenu sur l'entêtement algérien qui a fait échouer
tous les efforts déployés par la présidence de la commission et de nombreuses
délégations, dont celle de l'Union Européenne, pour parvenir à un texte
consensuel.

Il a ainsi déploré le volte-face étonnant de l'Algérie qui a accepté un accord
avec le Maroc sur un texte consensuel le 10 courant pour le renier le lendemain
matin, indiquant que d'autres initiatives entreprises jeudi s'étaient également
heurtées à l'inflexibilité algérienne.

Au lieu de continuer à contrecarrer systématiquement les intérêts suprêmes du
Maroc, l'Algérie gagnerait à s'inscrire dans une dynamique de coopération dans
l'intention de construire un espace maghrébin démocratique et uni.


Dernière modification 13/10/2006 20:06

<------------------------->
1.3. RÉACTION DE L'ALGÉRIE
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=06/10/13/9686211
http://www.spsrasd.info/sps-141006.html#6
http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3453

L’Algérie : “un nouveau jalon sur la voie d’une solution pacifique et juste”

Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 13 octobre 2006


A la suite de l’adoption par la Commission de décolonisation de l’Assemblée
générale des Nations unies d’une résolution réaffirmant notamment le droit du
peuple sahraoui à l’autodétermination, le porte-parole du ministère des
Affaires étrangères a fait la déclaration suivante :


L’Algérie a accueilli avec une profonde satisfaction l’adoption par la
Commission de décolonisation de l’Assemblée générale des Nations unies d’une
nouvelle résolution sur la question du Sahara occidental.
Cette résolution constitue un nouveau témoignage, un de plus, de la rectitude de
la position de la communauté internationale à l’égard du parachèvement de la
décolonisation du Sahara occidental. Adoptée au titre et en application de la
résolution n° 1514 (xv), portant Déclaration sur 1’octroi de l’indépendance aux
pays et aux peuples coloniaux, cette résolution, qui a bénéficié d’une majorité
politiquement significative, a le triple mérite de réaffirmer le droit naturel
du peuple du Sahara occidental l’autodétermination, de réitérer la validité du
plan de règlement accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario et
approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies, et de souligner le
soutien de la communauté internationale recueilli par la Plan Baker que le
Conseil de sécurité a unanimement entériné en tant que solution politique
optimale du conflit du Sahara occidental. Le secrétaire général des Nations
unies et son envoyé personnel sont mandatés, dans ce contexte, pour déployer
leurs activités en direction des deux parties au conflit qui sont appelées à
coopérer avec eux dans l’accomplissement de leur mission.
Ce faisant, la Commission de décolonisation s’est résolument inscrite dans la
continuité et la constance de la doctrine et de l’action de l’Organisation des
Nations unies en matière de décolonisation, face aux reniements de ses
engagements par la puissance d’occupation illégale et à ses manœuvres
récurrentes.
La Commission a ainsi clairement réaffirmé les prescriptions de la légalité
internationale pour une solution juste et durable de la question du Sahara
occidental qui consacrent le primat de la volonté librement exprimée du peuple
sahraoui sur toute autre considération, à l’instar de celle de tous les peuples
des «territoires non-autonomes» au sens de la Charte des Nations unies.
Dans le même temps, la Commission a vu se manifester en son sein une ferme
adhésion des Etats membres à l’exigence de crédibilité de l’action des Nations
unies dans la protection et la promotion du droit du peuple du Sahara
occidental à l’autodétermination, en tant que droit fondamental dont la
violation persistante est génératrice de violations en chaîne des droits de
l’homme dans le territoire occupé du Sahara occidental. Les délibérations de la
Commission et les circonstances de l’adoption de la résolution ont, à cet égard,
marqué un sursaut bienvenu de la conscience collective des Nations unies, dans
le prolongement du rapport accablant que le Haut commissariat des Nations unies
pour les droits de l’homme a établi sur les pratiques marocaines dans le
territoire sahraoui occupé. L’Algérie se félicite de ce nouveau jalon sur la
voie de la solution pacifique et juste de la question du Sahara occidental.
Elle escompté un surcroît de mobilisation et d’efforts de la part de tous les
organes compétents des Nations unies, et en particulier du Conseil de sécurité
pour assumer pleinement leurs responsabilités, conformément à la Charte et à
leurs résolutions pertinentes ainsi qu’à leurs mandats, envers le peuple du
Sahara occidental.
La quatrième Commission, chargée de la décolonisation au niveau de l’Assemblée
générale de l’Organisation des Nations unies, vient d’adopter à une très forte
majorité une résolution par laquelle elle réaffirme, une fois de plus et sans
ambages, que la question du Sahara occidental est une question de
décolonisation à parachever à travers l"exercice du droit inaliénable du peuple
sahraoui à l’autodétermination.
A l’exception de la France, de l"Espagne et du Portugal qui se sont abstenus
pour tenter de conforter le Maroc dans son isolement de plus en plus manifeste,
les autres pays de l’Union européenne, et pas des moindres comme l’Allemagne, le
Royaume-Uni, la Grèce, la Belgique, l’Italie, les Pays Bas et tous les pays
scandinaves se sont prononcés en faveur de la résolution. Fait rarissime qui
constitue une percée significative du soutien au peuple du Sahara occidental en
Europe, car l’Union européenne vote traditionnellement en bloc. Le Maroc, lui
même, ne pouvait faire pire que de s’abstenir.
Le nombre des co-auteurs de la résolution, leur qualité et leur appartenance aux
différentes régions du monde donnent à la résolution toute sa pertinence et à la
cause sahraouie une visibilité accrue.
Par l’adoption de cette résolution qui confirme la validité du plan de règlement
négocié entre les deux parties et approuvé par le Conseil de sécurité en 1990
ainsi que le Plan de Paix, appelé Plan Baker, pour l’autodétermination du
Sahara occidental approuvé également par le Conseil de sécurité en 2003, la
diplomatie marocaine vient de subir un échec des plus cuisants, elle qui s’est
acharnée à vouloir faire table rase de tous les acquis de la cause sahraouie et
de la position constante de l’ONU. C’est là aussi un échec aux manœuvres
dilatoires du Maroc qui ne conçoit de consensus en dehors de celui qui consacre
ses propres positions unilatéralistes et tient compte de ses desiderata les plus
illégitimes. Il en est ainsi de l’illusion entretenue par le Maroc autour de
l’impasse dans laquelle se trouve le processus du Sahara occidental par le seul
fait très simpliste que, pour Rabat, les solutions proposées par les Nations
unies sont unilatéralement déclarées caduques ou inapplicables et qu’il faut
leur substituer l’alternative d’une autonomie fumeuse et aller à la rencontre
des prétentions marocaines les plus indéfendables.
De l’avis du Maroc, l’ONU doit renoncer à ses plans de paix et par conséquent à
ses responsabilités reconnues par la communauté internationale dans le
règlement de la question du Sahara occidental.
Pendant les débats de la quatrième Commission, l’ambassadeur, Mustapha Sahel,
ancien ministre de l’Intérieur de Sa Majesté, en manque d’arguments, a tenté
vainement d’accréditer la thèse d’un conflit bilatéral qui l’oppose à
l’Algérie. Il s’est livré à un véritable procès contre l’Algérie, citée pas
moins de quarante fois dans son discours comme étant la source de tous les
maux.
Dans un exercice de désinformation grossier et de dénaturation des faits et des
réalités du terrain qui s’apparente davantage à une fuite en avant et dans le
temple même de la décolonisation qu’est la quatrième Commission, l’ambassadeur
marocain a essayé de présenter la question du Sahara occidental comme un
"conflit régional".
Au même moment où il clamait la marocanité du territoire du Sahara occidental,
l’Onu lui infligea le plus grand des désaveux en ordonnant que soit enlevé le
drapeau marocain arboré au siège de la MINURSO à El Aaiun.
Au même moment aussi et comme pour le contredire et l’isoler davantage, le Haut
commissariat des Nations unies aux droits de l’homme publie son rapport très
critique à l’égard du Maroc en ce qui concerne les violations de tous genres
des droits de l’homme au Sahara occidental occupé.
Devant les observateurs attentifs, que sont les délégués des Etats membres à
l’ONU, nombreux à intervenir pour dénoncer l’occupation marocaine et soutenir
le droit légitime du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers
l’organisation d’un référendum d’autodétermination et forts de ces faits, la
délégation du Maroc s’est pitoyablement employée à entretenir l’amalgame autour
d’une impasse qu’elle a elle-même créée et dans laquelle est s’est
maladroitement enfermée renforçant son isolement.
Face à cet éveil de la communauté internationale et sa détermination à voir
l’ONU assumer ses responsabilités dans ce conflit, il est temps que le Maroc se
rende à la raison et accepte le verdict de la communauté internationale en
cédant à la sagesse qui veut que le peuple sahraoui s’exprime librement et
décide de son destin à travers l’organisation d’un référendum
d’autodétermination libre et régulier. Ce n’est que de cette manière que tous
les peuples maghrébins, grands et moins grands par leur taille, se retrouveront
solidairement au rendez-vous des défis du XXIe siècle.
Plus que jamais, la puissance et la vitalité des nations doit se mesurer par
leur attachement à la légalité internationale.

-------------->
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=134337

Délégation algérienne: la résolution de l'ONU constitue une "victoire bienvenue"
pour le peuple sahraoui


[Aps 14/10/06] New York - L'adoption de la résolution onusienne sur le Sahara
occidental constitue une "victoire bienvenue pour le peuple Sahraoui dans sa
lutte contre l'occupation marocaine et pour son droit imprescriptible à
l'autodétermination", a affirmé la délégation algérienne dans une intervention
qui a suivi l'adoption de la résolution par la 4e commission de décolonisation
de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

"Cette victoire est d'autant plus bienvenue qu'elle vient d'abord faire échec à
une politique visant à faire table-rase de tous les acquis engrangés par le
peuple sahraoui depuis 30 ans", a souligné la délégation algérienne, ajoutant
que "cette victoire intervient à un moment où le peuple sahraoui subit une
répression féroce et voit ses droits les plus fondamentaux violés par les
forces d'occupation marocaine".

"Cette entreprise de répression systématique menée contre le peuple Sahraoui à
huis clos, puisque aucun organe de presse, ni ONG, ni observateurs étrangers ne
sont autorisés à entrer sur le territoire sahraoui, vient d'être dénoncée par un
rapport extrêmement critique du Haut commissaire des droits de l'homme des
Nations unies après la mission qui y a été dépêchée par l'ONU pour enquêter sur
les violations des droits de l'homme perpétrées contre le peuple Sahraoui qui
recommande en particulier +As has been stated in various UN fora, the right to
self-determination for the people of Western Sahara must be ensured and
implemented without any further delay+", relève la délégation algérienne.

De la même manière, a-t-elle observé, les "violations des droits de l'homme au
Sahara occidental, ainsi que l'interdiction d'accès à ce territoire par les
autorités d'occupation marocaine, ont été dénoncées par de nombreux
parlementaires Européens et, en particulier, Espagnols, dont certains ont été
même refoulés à leur arrivée à El Ayoun ainsi que par la délégation ad hoc pour
le Sahara occidental de l'Union européenne".

"Celle-ci avait publié le 4 octobre dernier un communiqué pour s'indigner
+qu'après une année entière de pourparlers avec les autorités marocaines, elle
n'est toujours pas la bienvenue malgré un accord de principe maintes fois
réitéré+ et +déplorer le revirement inexplicable de la chambre des
Représentants du Maroc+ ainsi que le fait que +les autorités marocaines
persistent à considérer qu'elles auraient un droit de regard sur la désignation
de chacun des membres et revendiquent désormais explicitement un accord sur sa
composition+", rappelle-t-on.

La réaffirmation et la revendication du Plan de règlement négocié entre le Maroc
et le Front Polisario et approuvé par le Conseil de sécurité en 1990 ainsi que
du Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental
approuvé par le Conseil de sécurité en 2003 et, enfin, de la résolution 1514,
constituent, selon la délégation algérienne, un "désaveu cinglant infligé aux
prétentions du Maroc, visant à enterrer ces deux Plans et à dénier au peuple
sahraoui son droit inaliénable à l'autodétermination et à entraîner ainsi la
communauté internationale hors de la légalité internationale".

"Nous aurions souhaité, toute la commission aurait souhaité, que ce texte fût
adopté sans vote et que le Maroc qui, l'an dernier, s'était joint au consensus,
fit montre de cohérence, de sagesse et de sens de responsabilité en soutenant le
texte que nous venons d'adopter. Il ne l'a pas fait, nous le regrettons", a
encore précisé la délégation algérienne en réponse à l'ambassadeur du Maroc à
l'ONU et ancien ministre marocain de l'Intérieur, M. El Mostafa Sahel, qui a
estimé, dans son intervention, que la communauté internationale "doit exercer
les pressions nécessaires pour amener l'Algérie à respecter l'intégrité
territoriale du Maroc".

"Je ne terminerai pas ma brève déclaration sans me féliciter, une nouvelle fois,
de l'adoption de cette résolution qui vient confirmer la rectitude et la
légitimité de la lutte du peuple sahraoui et sans vous remercier vous, monsieur
le Président, pour les efforts que vous avez déployés pour rapprocher les points
de vue, ainsi que tous ceux qui n'ont cessé d'apporter leur appui à la cause du
peuple du Sahara occidental, déterminé à exercer son droit inaliénable à
l'autodétermination quels que puissent être les sacrifices", a fait remarquer
le représentant de la délégation algérienne.

"Je voudrais, tout particulièrement remercier les co-auteurs qui ont de tout
temps soutenu, aux côtés de l'Algérie, le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, convaincus que ce droit doit être défendu partout et en
toutes circonstances et non pas +à la carte+ en fonction de la nature de la
relation que l'on peut avoir avec le pays qui se rend coupable de violation de
ce droit sacré", a-t-il conclu.


[Aps 14/10/06]

<--------------------->
1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.lequotidien-oran.com/quot3595/even.htm

Une nouvelle victoire de la RASD à l’ONU


La commission de décolonisation de l’Assemblée générale des Nations unies a
adopté, hier, une résolution sur la question du Sahara Occidental, réaffirmant
le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. A cet effet, le porte-parole
du ministère des Affaires étrangères a émis, hier, une déclaration dans laquelle
il fait part de la réaction de l’Algérie qui a «accueilli avec une profonde
satisfaction l’adoption par la commission de décolonisation de l’Assemblée des
Nations unies d’une nouvelle résolution sur la question du Sahara Occidental».

Pour le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cette résolution
constitue «un nouveau témoignage, un de plus, de la rectitude de la position de
la communauté internationale à l’égard du parachèvement de la décolonisation du
Sahara Occidental». La déclaration précise, par ailleurs, que la résolution a
été adoptée au titre et en application de la résolution n°1514 (XV) portant
déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
La résolution a, en outre, bénéficié d’une majorité politiquement
significative.

Pour le porte-parole du ministère, cette résolution a un triple mérite:
réaffirmer le droit naturel du peuple sahraoui à l’autodétermination, réitérer
la validité du plan de règlement accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front
Polisario et approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies et de
souligner le soutien de la communauté internationale recueilli par le Plan
Baker que le Conseil de sécurité a unanimement entériné «en tant que solution
politique optimale du conflit du Sahara Occidental». Le porte-parole du
ministère des Affaires étrangères souligne, d’autre part, qu’avec l’adoption de
cette résolution «la commission de décolonisation s’est résolument inscrite dans
la continuité et la constance de la doctrine et de l’action de l’ONU en matière
de décolonisation, face aux reniements de ses engagements par la puissance
d’occupation illégale et à ses manoeuvres récurrentes».

Dans ce contexte, souligne la déclaration, «la commission a vu se manifester en
son sein une ferme adhésion des Etats membres à l’exigence de crédibilité de
l’action des Nations unies dans la protection et la promotion du droit du
peuple du Sahara Occidental à l’autodétermination en tant que droit fondamental
dont la violation persistante est génératrice de violations en chaîne des droits
de l’homme dans le territoire occupé du Sahara Occidental».

Selon la déclaration, les délibérations de la commission et les circonstances de
l’adoption de la résolution ont «marqué un sursaut bienvenu de la conscience
collective des Nations unies, dans le prolongement du rapport accablant que le
Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme a établi sur les
pratiques marocaines dans le territoire sahraoui occupé».

Par ailleurs, l’Algérie escompte «un surcroît de mobilisation et d’efforts de la
part de tous les organes compétents des Nations unies, et en particulier du
Conseil de sécurité, pour assumer pleinement leurs responsabilités,
conformément à la charte et à leurs résolutions pertinentes ainsi qu’à leurs
mandats, envers le peuple du Sahara Occidental».


M.Mazari

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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=51962

Nouveau camouflet


Une nouvelle fois, la 4e commission des Nations unies a adopté une résolution
réaffirmant avec clarté le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à
l’indépendance. Durant les débats de la commission, les délégués ont revécu les
mêmes situations que les années précédentes, particulièrement depuis 1975 avec
toujours la même conclusion : un nouveau revers pour le Maroc.

En effet, les représentants marocains, appuyés par la France et l’Espagne de
Zapatero, ont multiplié les tentatives et les pressions pour empêcher toute
référence au plan Baker et au plan de paix de l’ONU.

Ils ont, comme cela a été prévisible, échoué sur toute la ligne. La communauté
internationale a rejeté donc leurs manœuvres qui l’avaient obligée à
recommencer à zéro en annulant un travail patiemment élaboré depuis une
trentaine d’années. En réaffirmant son attachement au plan Baker et à celui de
l’ONU, la 4e commission a infligé un autre désaveu aux apprentis colonialistes
marocains. Une autre leçon est à tirer de ce vote. Les Nations unies viennent
de signifier à Rabat qu’il n’est par seul sur la scène et que, de ce fait, il
n’est en pas mesure d’imposer au monde une reconnaissance d’un déni de justice
et une violation de la légalité internationale.

C’est aussi un désaveu pour ses deux amis européens qui ont cherché à bloquer la
machine, surtout le gouvernement du socialiste Zapatero, lequel a voulu se
démarquer de la position traditionnelle de son pays.

On peut constater qu’en quelques jours le Maroc a essuyé un deuxième camouflet.

Au début du mois, le haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU a exprimé
sa préoccupation devant la répression subie par le peuple sahraoui dans les
territoires occupés du Sahara occidental et a souligné la nécessité d’organiser
le plus rapidement possible le référendum d’autodétermination.

A travers les deux textes, il est évident pour la communauté internationale
qu’il n’y a pas d’alternative au référendum. A la commission, aucun pays n’a
osé voter contre une telle idée. Les abstentions de Paris et de Madrid ne
constituent même pas une maigre consolation pour le Maroc qui continue à faire
cavalier seul et à accentuer son isolement. Tous les autres pays européens,
notamment l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Italie, la Grèce…
n’ont pas accepté de cautionner l’aventure expansionniste. Ses rêves
d’autonomie et autres solutions bancales n’ont guère droit de cité. Jusqu’à
quand persistera-t-il dans la fuite en avant ? Il croyait que le temps jouait
en sa faveur. C’est le contraire qui se produit. Le Front Polisario a su faire
preuve d’une grande patience. Mais celle-ci à des limites.


Tayeb Belghiche

-------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65708

Vote de la commission de l’ONU pour l’autodétermination des sahraouis. Alger :
“Un nouveau pas dans la décolonisation du Sahara occidental”


Par : Salim Tamani


L’Algérie escompte un surcroît de mobilisation et d’efforts de la part de tous
les organes compétents de l’ONU, et en particulier du conseil de sécurité pour
assumer pleinement leurs responsabilités, envers le peuple du Sahara
occidental.

Une belle victoire pour le Sahara occidental. Un cuisant échec pour le royaume
chérifien. La commission de décolonisation de l’Assemblée générale des Nations
unies a adopté hier une résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination. Le vote a été unanime. 76 voix pour. Aucune voix contre.
L’Algérie, qui a accueilli avec une profonde satisfaction l’adoption d’une
nouvelle résolution sur la question du Sahara occidental, a affirmé hier par le
biais du porte-parole du ministère des affaires étrangères que “cette résolution
constitue un nouveau témoignage, un de plus, de la rectitude de la position de
la communauté internationale à l’égard du parachèvement de la décolonisation du
Sahara occidental”.
Pour l’Algérie, cette résolution qui ne fait que réaffirmer et confirmer la
justesse du combat des Sahraouis pour leur indépendance revêt un triple mérite.
En effet, au-delà de la réaffirmation de la validité du plan Baker, c’est le
soutien franc apporté par la communauté internationale à ce conflit qui relève
d’un cas de décolonisation.

“Adoptée au titre et en application de la résolution n°1514 (xv) portant
déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux,
cette résolution, qui a bénéficié d’une majorité politiquement significative, a
le triple mérite
- de réaffirmer le droit naturel du peuple du Sahara occidental à
l’autodétermination,
- de réitérer la validité du plan de règlement accepté depuis 1991 par le Maroc
et le Front Polisario et approuvé par le conseil de sécurité des nations unies,
et
- de souligner le soutien de la communauté internationale recueilli par le plan
Baker que le conseil de sécurité a unanimement entériné en tant que solution
politique optimale du conflit du Sahara occidental”,

souligne le communiqué du MAE.

Le porte-parole du MAE précise par conséquent que “le secrétaire général des
nations unies et son envoyé personnel sont mandatés, dans ce contexte, pour
déployer leurs activités en direction des deux parties au conflit qui sont
appelées à coopérer avec eux dans l’accomplissement de leur mission”. En
évoquant, l’action de l’organisation des nations unies en matière de
décolonisation, face aux reniements de ses engagements par la puissance
d’occupation illégale et à ses manœuvres récurrentes, le porte-parole du MAE
relève que “la commission a ainsi clairement réaffirmé les prescriptions de la
légalité internationale pour une solution juste et durable de la question du
Sahara occidental qui consacrent le primat de la volonté librement exprimée du
peuple sahraoui sur toute autre considération, à l’instar de celle de tous les
peuples des “territoires non-autonomes” au sens de la Charte des nations
unies”.
L’Algérie se dit également satisfaite que “dans le même temps, la commission a
vu se manifester en son sein une ferme adhésion des états membres à l’existence
de crédibilité de l’action des nations unies dans la protection et la promotion
du droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination en tant que droit
fondamental dont la violation persistante est génératrice de violations en
chaîne des droits de l’homme dans le territoire occupé du Sahara occidental”.

“Les délibérations de la commission et les circonstances de l’adoption de la
résolution ont, à cet égard, marqué un sursaut bienvenu de la conscience
collective des nations unies, dans le prolongement du rapport accablant que le
haut-Commissariat des nations unies pour les droits de l’homme a établi sur les
pratiques marocaines dans le territoire sahraoui occupé”, conclut le
porte-parole.


76 voix pour et aucune contre

n La 4e Commission de décolonisation de l’Assemblée générale de l’ONU a adopté
hier par 76 voix pour et aucune contre une résolution réaffirmant le droit du
peuple sahraoui à l’autodétermination. Adoptée au titre et en application de la
résolution n°1514 portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et
aux peuples coloniaux, cette résolution, qui a bénéficié d’une majorité
politiquement significative, réaffirme le droit naturel du peuple du Sahara
occidental à l’autodétermination et réitère la validité du plan de règlement
accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario et approuvé par le
Conseil de sécurité des Nations unies. Elle souligne également le soutien de la
communauté internationale recueilli par le Plan Baker que le Conseil de sécurité
a unanimement entériné en tant que solution politique optimale du conflit du
Sahara occidental.

------->
http://www.latribune-online.com/1410/divers.htm

A l'unanimité de ses membres.
La 4ème commission de décolonisation de l'ONU réaffirme le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination


Samedi 14 Octobre 2006

Par Faouzia ababsa

La 4ème Commission de décolonisation de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté
vendredi par 76 voix pour et aucune contre une résolution réaffirmant le droit
du peuple sahraoui à l'autodétermination. Adoptée au titre et en application de
la résolution N°1 514 portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux
pays et aux peuples coloniaux, cette résolution, qui a bénéficié d'une majorité
politiquement significative, réaffirme le droit naturel du peuple du Sahara
occidental à l'autodétermination et réitère la validité du plan de règlement
accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario et approuvé par le
Conseil de sécurité des Nations unies.

Il faut signaler que le Portugal, la France et l'Espagne figurent parmi les 60
pays qui se sont abstenus. Ce qui renseigne sur la rupture du consensus avec le
Maroc.

Surtout quand on sait que les plus grands pays européens (Grande-Bretagne,
Italie, Allemagne, Grèce, Belgique, Finlande, entre autres) n'ont pas hésité un
seul instant à adopter la résolution, consacrant ainsi leur soutien à
l'autodétermination du peuple sahraoui, mais aussi au plan Baker et tout
règlement préconisant la décision en toute souveraineté du peuple sahraoui.

La résolution souligne le soutien de la communauté internationale recueilli par
le Plan Baker que le Conseil de sécurité a unanimement entériné en tant que
solution politique optimale du conflit du Sahara occidental. L'adoption de la
résolution a de suite fait réagir Alger, à travers le porte-parole du ministère
des Affaires étrangères. Dans un communiqué transmis à notre rédaction,
l'Algérie «accueille avec un profonde satisfaction l'adoption par la commission
de décolonisation de l'AG des Nations unies d'une nouvelle résolution sur la
question du Sahara occidental». Ladite résolution constitue, estime le
communiqué, «un nouveau témoignage, un de plus, de la rectitude de la position
de la communauté internationale à l'égard du parachèvement de la décolonisation
du Sahara occidental». La résolution a été adoptée en application de la celle
portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples
coloniaux. Cette résolution bénéficie «d'une majorité politiquement
significative». Dès lors, estime encore le porte-parole du ministère algérien
des Affaires étrangères, le secrétaire général des Nations unies et son envoyé
spécial «sont mandatés, dans ce contexte, pour déployer leurs activités en
direction des deux parties au conflit qui sont appelées à coopérer avec eux
dans l'accomplissement de leur mission». Cette résolution constitue un
véritable camouflet pour le royaume chérifien. Et ce, d'autant que les membres
de la commission de décolonisation n'ont pas écarté le rapport du Haut
commissariat pour les droits de l'Homme de l'ONU pour faire valoir leur vote.
Un rapport somme toute accablant, et qui plus est, a mis en exergue les
violations, tortures et autres exactions commises par Rabat.

-------->
http://www.lexpressiondz.com/T20061014/ZA4-18.htm

L’ONU donne raison au peuple sahraoui


La 4e Commission de décolonisation de l’Assemblée générale de l’ONU a adopté,
hier, par 76 voix pour et aucune contre une résolution réaffirmant le droit du
peuple sahraoui à l’autodétermination. Cette résolution, qui a bénéficié d’une
majorité politiquement significative, réitère la validité du plan de règlement
accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario et approuvé par le
Conseil de sécurité des Nations unies. Elle souligne, également, le soutien de
la communauté internationale, recueilli par le Plan Baker que le Conseil de
sécurité a, unanimement, entériné en tant que solution politique optimale du
conflit du Sahara occidental. L’Algérie qui a accueilli «avec une profonde
satisfaction» cette résolution estime qu’elle «constitue un nouveau témoignage,
un de plus, de la rectitude de la position de la communauté internationale à
l’égard du parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental», souligne,
dans une déclaration, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «La
Commission a, ainsi, clairement réaffirmé les prescriptions de la légalité
internationale pour une solution juste et durable de la question du Sahara
occidental», souligne la déclaration.

---------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=06/10/13/9666877

La 4e commission de décolonisation de l’Onu réaffirme le droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination

Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 13 octobre 2006


La 4e Commission de décolonisation de l’Assemblée générale de l’Onu a adopté
hier par 76 voix pour et aucune contre une résolution réaffirmant le droit du
peuple sahraoui à l’autodétermination. Adoptée au titre et en application de la
résolution N°1514 portant Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et
aux peuples coloniaux, cette résolution, qui a bénéficié d’une majorité
politiquement significative, réaffirme le droit naturel du peuple du Sahara
occidental à l’autodétermination et réitère la validité du plan de règlement
accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario et approuvé par le
Conseil de sécurité des Nations unies. Elle souligne également le soutien de la
communauté internationale recueilli par le Plan Baker que le Conseil de sécurité
a unanimement entériné en tant que solution politique optimale du conflit du
Sahara occidental.

<-------------------------------------------------------------------->
1.4. TEXTE DU PROJET DE RÉSOLUTION, RELATION ET EXPLICATIONS DES VOTES
http://www.arso.org/AC61L5f.pdf

A/C.4/61/L.5
Assemblée générale

Distr. limitée
5 octobre 2006

Français
Original : anglais

Soixante et unième session
Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième
Commission)


Point 39 de l’ordre du jour
Application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux
peuples coloniaux


Afrique du Sud, Algérie, Angola, Antigua-et-Barbuda, Botswana,
Cuba, Dominique, Fidji, Grenade, Jamaïque, Kenya, Lesotho,
Libéria, Mozambique, Namibie, Nigéria, Ouganda, République-Unie
de Tanzanie, Rwanda, Sainte-Lucie, Timor-Leste, Venezuela (République
bolivarienne du), Zambie et Zimbabwe : projet de résolution


Question du Sahara occidental

L’Assemblée générale,

Ayant examiné de manière approfondie la question du Sahara occidental,
Réaffirmant le droit inaliénable de tous les peuples à l’autodétermination et à
l’indépendance, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations
Unies et dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, qui contient la
Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux,

Rappelant sa résolution 60/114 du 8 décembre 2005,

Rappelant également toutes ses résolutions et toutes celles du Conseil de
sécurité concernant la question du Sahara occidental,

Rappelant en outre les résolutions 658 (1990) et 690 (1991) du Conseil de
sécurité, en date des 27 juin 1990 et 29 avril 1991, par lesquelles le Conseil a
approuvé le plan de règlement pour le Sahara occidental [1] ,

Rappelant les résolutions 1359 (2001) et 1429 (2002) du Conseil de sécurité,
en date des 29 juin 2001 et 30 juillet 2002, ainsi que la résolution 1495 (2003)
du 31 juillet 2003 dans laquelle le Conseil a indiqué qu’il appuyait le plan de
paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental [2] en tant que
solution politique optimale reposant sur un accord entre les deux parties, et
les résolutions 1541 (2004) du 29 avril 2004, 1570 (2004) du 28 octobre 2004,
1598 (2005) du 28 avril 2005, 1634 (2005) du 28 octobre 2005 et 1675 (2006) du
28 avril 2006,

Prenant note des réactions des parties et des États voisins au plan de paix
figurant dans le rapport du Secrétaire général daté du 23 mai 2003 [3] , dont
ils ont fait part à l’Envoyé personnel du Secrétaire général,

Réaffirmant la responsabilité de l’Organisation des Nations Unies à l’égard du
peuple du Sahara occidental,

Notant avec satisfaction l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, conformément à
la proposition du Secrétaire général, et soulignant l’importance qu’elle attache
au maintien du cessez-le-feu en tant que partie intégrante du plan de règlement,

Soulignant, à ce propos, la validité du plan de règlement, tout en notant les
divergences de vues fondamentales entre les parties au sujet de son application,

Soulignant également que l’absence de progrès dans le règlement du différend
au sujet du Sahara occidental continue d’entraîner des souffrances pour le
peuple du Sahara occidental, demeure une source d’instabilité potentielle dans
la région et fait obstacle au développement économique du Maghreb et que, cela
étant, la recherche d’une solution politique est indispensable,

Se félicitant des efforts déployés par le Secrétaire général et son Envoyé
personnel pour trouver au différend une solution politique qui soit mutuellement
acceptable et assure l’autodétermination du peuple du Sahara occidental,
Ayant examiné le chapitre pertinent du rapport du Comité spécial chargé
d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur
l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux [4] ,

Ayant également examiné le rapport du Secrétaire général [5] ,


1. Prend acte du rapport du Secrétaire général [5] ;

2. Souligne que le Conseil de sécurité, dans sa résolution 1495 (2003), a
appuyé le plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental,
qui constitue une solution politique optimale reposant sur un accord entre les
deux parties;

3. Souligne également que les parties ont réagi différemment à ce plan;

4. Continue d’appuyer énergiquement les efforts déployés par le Secrétaire
général et son Envoyé personnel afin de parvenir à un règlement politique
mutuellement acceptable du différend concernant le Sahara occidental;

5. Rend hommage au Secrétaire général et à son Envoyé personnel pour
leurs remarquables efforts, et aux deux parties pour l’esprit de coopération
dont elles font montre en soutenant ces efforts;

6. Demande à toutes les parties et aux États de la région de coopérer
pleinement avec le Secrétaire général et son Envoyé personnel;

7. Réaffirme la responsabilité de l’Organisation des Nations Unies vis-à-vis
du peuple du Sahara occidental;

8. Invite les parties à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge
dans ses efforts visant à régler le problème des personnes portées disparues
et les engage à honorer l’obligation qui leur incombe, en vertu du droit
international humanitaire, de libérer sans plus tarder toutes les personnes
qu’elles détiennent depuis le début du conflit;

9. Prie le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne
l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux
peuples coloniaux de continuer à suivre la situation au Sahara occidental et de
lui présenter un rapport sur la question à sa soixante-deuxième session;

10. Invite le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-deuxième
session, un rapport sur l’application de la présente résolution.


__________________
1 Voir S/21360 et S/22464 et Corr.1.
2 S/2003/565 et Corr.1, annexe II.
3 S/2003/565 et Corr.1.
4 Voi r Documents officiels de l’Assemblée générale, soixantième session,
Supplément n o 23
(A/60/23), chap. VIII.
5 A/60/116.

>>>>>>>>>>>>>>>
VOTES OUI
Algeria, Angola, Antigua and Barbuda, Argentina, Armenia, Austria, Bahamas,
Barbados, Belgium, Belize, Bolivia, Bosnia and Herzegovina, Botswana, Chile,
Côte d'Ivoire, Croatia, Cuba, Democratic People's Republic of Korea, Denmark,
Dominica, Ecuador, Estonia, Ethiopia, Fiji, Finland, Georgia, Germany, Greece,
Grenada, Guyana, Hungary, Iceland, Ireland, Italy, Jamaica, Kenya, Lao People's
Democratic Republic, Latvia, Lesotho, Liberia, Liechtenstein, Malawi, Mauritius,
Mexico, Mozambique, Myanmar, Namibia, Netherlands , New Zealand, Nigeria,
Norway, Panama, Peru, Poland, Romania, Russian Federation, Rwanda, Saint Lucia,
Saint Vincent and the Grenadines, Slovakia, Slovenia , Solomon Islands, South
Africa, Suriname, Sweden, Switzerland, Timor-Leste, Uganda, United Kingdom,
United Republic of Tanzania, Uruguay, Vanuatu, Venezuela, Viet Nam, Zambia,
Zimbabwe

VOTES NO:
Aucun

ABSTENTIONS:
Andorra, Australia, Bahrain, Bangladesh, Belarus, Benin, Brazil, Brunei
Darussalam, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Canada, Central African Republic,
Colombia, Comoros, Costa Rica, Czech Republic, Democratic Republic of the
Congo, Djibouti, Dominican Republic, Egypt, Equatorial Guinea, France, Gabon,
Guatemala, Guinea, Guinea-Bissau, Haiti, India, Indonesia, Iraq, Israel, Japan,
Jordan, Kazakhstan, Kuwait, Kyrgyzstan, Luxembourg, Madagascar, Malaysia,
Maldives, Mauritania, Federated States of Micronesia, Monaco, Mongolia,
Morocco, Nepal, Nicaragua, Oman, Palau, Papua New Guinea, Paraguay,
Philippines, Portugal, Qatar, Republic of Korea, San Marino, Saudi Arabia,
Senegal, Serbia, Sierra Leone, Singapore, Spain, Sri Lanka, Swaziland,
Thailand, The former Yugoslav Republic of Macedonia, Togo, Ukraine, United Arab
Emirates, United States, Yemen.

ABSENTS
Afghanistan, Albania, Azerbaijan, Bhutan, Bulgaria, Cambodia, Cape Verde, Chad,
China, Congo, Cyprus, El Salvador, Eritrea, Gambia, Ghana, Honduras, Iran,
Kiribati, Lebanon, Libya, Lithuania, Mali, Malta, Marshall Islands, Montenegro,
Nauru, Niger, Pakistan, Republic of Moldova, Saint Kitts and Nevis, Samoa, Sao
Tome and Principe, Seychelles, Somalia, Sudan, Syria, Tajikistan, Tonga,
Trinidad and Tobago, Tunisia, Turkey, Turkmenistan, Tuvalu, Uzbekistan

------------------->
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2006/CPSD348.doc.htm

13/10/2006
Assemblée générale
CPSD/348


Département de l’information • Service des informations et des accréditations •
New York

Quatrième Commission
9e séance - matin


EN L’ABSENCE D’UN CONSENSUS, LA QUATRIÈME COMMISSION ADOPTE UN PROJET DE
RÉSOLUTION SUR LE SAHARA OCCIDENTAL À L’ISSUE D’UN VOTE
(...)

La Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) a
achevé, ce matin, son débat sur la coopération internationale relative aux
utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique après avoir adopté un
projet de résolution sur le Sahara occidental. L’absence de consensus sur ce
texte et sa mise aux voix a abouti à un résultat quasi-égal entre votes pour et
abstentions.

De très nombreuses délégations ont regretté l’absence de consensus sur un texte
qui était quasiment le même que celui adopté l’année dernière sans vote.
L’Algérie et le Maroc se sont renvoyé la responsabilité de cette situation. Le
représentant de l’Algérie, qui a présenté le projet de résolution dont son pays
était coauteur, a affirmé que le texte était équilibré et tenait compte des
préoccupations de toutes les parties, y compris du Maroc, alors que le
représentant marocain a dénoncé le revirement et l’intransigeance de l’Algérie
pendant des négociations longues et difficiles. Maintes fois reportée,
l’adoption de ce projet de résolution marque la fin des travaux de la Quatrième
Commission sur les questions liées à la décolonisation.

(...)

APPLICATION DE LA DÉCLARATION SUR L’OCTROI DE L’INDÉPENDANCE AUX PAYS ET AUX
PEUPLES COLONIAUX


Décision sur le projet de résolution relatif à la question du Sahara occidental


Le représentant de l’Algérie, qui a présenté le projet de résolution, a souligné
que le texte reprenait le contenu de la résolution 60/114 adoptée, l’année
dernière, par consensus par l’Assemblée générale. Il s’agit d’un document
équilibré qui tient compte des préoccupations de tous, notamment de celles du
Maroc, a-t-il assuré, exprimant l’espoir que le texte serait adopté sans vote.

Aux termes du projet de résolution A/C.4/61/L.5 relatif à la Question du Sahara
occidental, adopté par 76 voix pour et 72 abstentions, l’Assemblée générale
demanderait à toutes les parties et aux États de la région de coopérer
pleinement avec le Secrétaire général et son Envoyé personnel, réaffirmant la
responsabilité de l’ONU vis-à-vis du peuple du Sahara occidental et soulignant
que l’absence de progrès dans le règlement du différend sur la question
continue de provoquer des souffrances pour le peuple du Sahara occidental,
demeure une source d’instabilité potentielle dans la région et fait obstacle au
développement économique du Maghreb et que, cela étant, la recherche d’une
solution politique est indispensable. La résolution inviterait aussi les
parties concernées à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge
afin de régler le problème des personnes portées disparues et les engagerait,
en vertu du droit international humanitaire, à libérer toutes les personnes
qu’elles détiennent depuis le début du conflit.



Explications de position avant le vote

Le représentant du Maroc a indiqué que sa délégation s’était engagée de bonne
foi dans des négociations longues et difficiles avec la délégation algérienne.
Beaucoup de ses propositions, qui visaient à tenir compte des récents
développements, ont été rejetées par l’Algérie, a-t-il déclaré. Malgré un
revirement de l’Algérie le 11 octobre, le Maroc a continué à chercher le
consensus mais s’est heurté à l’intransigeance de l’Algérie qui a brisé
l’approche consensuelle qui prévalait dans la Commission. En s’abstenant sur ce
projet de résolution, les délégations réaffirmeront leur ferme conviction que
seule une approche consensuelle, s’appuyant sur les efforts engagés par le
Secrétaire général et son Envoyé personnel, ainsi que sur la coopération
sincère de toutes les parties est de nature à dépasser l’impasse actuelle et
favoriser l’avènement d’une solution politique durable et mutuellement
acceptable à ce différend, a-t-il indiqué.


Le représentant du Pérou a dit que le projet de résolution était conforme à la
position de son pays sur la question du Sahara occidental et qu’il voterait,
par conséquent, en sa faveur.


Le représentant du Chili a regretté que, cette année, il n’y ait pas de
résolution de consensus mais il a indiqué que le Chili voterait en sa faveur
car il s’agit du dernier texte de compromis sur cette question.


Le représentant du Sénégal a déclaré que la mise aux voix du projet de
résolution présentait des risques certains. Si pendant presqu’une décennie, les
Nations Unies ont réussi à maintenir la paix dans cette région, c’est grâce à la
bonne volonté des parties, a-t-il estimé. C’est pourquoi ma délégation
s’abstiendra lors du vote sur ce projet, a-t-il conclu.


La représentante de la Finlande, au nom de l’Union européenne, a regretté que
les parties n’aient pu trouver un accord sur un projet de résolution.


Le représentant de la Guinée a, lui aussi, regretté l’absence d’un consensus.
Ma délégation s’abstiendra d’apporter sa caution à ce projet de résolution,
a-t-il indiqué.



Explications de vote

La représentante du Royaume-Uni a indiqué que son pays avait voté en faveur de
la résolution et regretté que le texte n’ait pu obtenir un consensus.
Préoccupé par l’absence de solution, le pays invite les parties à s’engager de
manière positive avec les Nations Unies pour le Sahara occidental.


Le représentant du Brésil a regretté l’absence de consensus sur cette question.
Le vote ne reflète pas, à son avis, l’esprit qui devrait prévaloir sur la
recherche d’une solution au Sahara occidental. Cette adoption ne doit pas être
un obstacle à la poursuite de la recherche d’une solution, a-t-il souligné.


Le représentant des Philippines a estimé qu’un vote semait toujours la division
et que, par conséquent, son pays s’était abstenu.


La représentante du Guatemala a, elle aussi, déploré l’absence de consensus,
cette année, sur le projet de résolution sur la question du Sahara occidental.
Le plan de paix doit être accepté par toutes les parties et ça n’a pas été le
cas, a-t-elle déclaré, soulignant que l’abstention de son pays ne devait pas
être interprétée comme un soutien à une partie ou une autre.


Le représentant du Myanmar a regretté le recours à un vote après la décision
consensuelle de l’année dernière. Nous espérons que les parties continueront à
coopérer avec les Nations Unies pour parvenir à une solution politique
mutuellement acceptable, a-t-il déclaré.


Le représentant de la Fédération de Russie a, lui aussi, espéré qu’à l’avenir,
le projet de résolution sur la question du Sahara occidental serait adopté par
consensus, indiquant que son pays avait voté en faveur de ce texte.


Il est regrettable que le consensus n’ait pu être trouvé cette année, a déclaré
le représentant du Japon, estimant qu’il y avait encore des possibilités
d’amélioration de ce projet de résolution et indiquant que son pays s’était
abstenu.


Le représentant du Portugal a regretté l’absence de consensus et indiqué que son
pays s’était abstenu car il est en faveur d’une solution consensuelle sur le
Sahara occidental. Cette abstention ne doit pas être interprétée comme
favorable à l’une des parties, a-t-il ajouté.


La représentante de la Suède a fait part de sa déception que l’Algérie et le
Maroc n’aient pu parvenir à un accord sur cette question. Notre vote ne doit
pas être considéré comme une prise de partie, a-t-elle précisé.


Le représentant de l’Italie a indiqué que son pays avait voté en faveur de ce
texte qui est exactement le même que celui adopté l’année dernière et regretté
qu’une solution de consensus n’ait pu être trouvée.


Le représentant de la République tchèque a déclaré que son abstention ne
signifiait pas une prise de partie sur cette question.


La représentante de la Grèce a déclaré que son pays avait voté en faveur du
texte mais regretté l’absence de consensus. La Grèce encourage toutes les
parties et les États de la région à coopérer avec les Nations Unies dans la
recherche d’une solution qui ait l’accord de toutes les parties, a-t-elle
souligné.


Le représentant de la Malaisie a déploré l’absence de consensus et affirmé que
son abstention ne doit pas être interprétée comme une prise de position en
faveur d’une des parties.


Le représentant de la Belgique a déclaré que c’était dans une perspective de
neutralité bienveillante que son pays avait voté en faveur du projet de
résolution.


Le représentant de l’Irlande a regretté qu’il n’ait pas été possible d’arriver à
un consensus. Cette résolution comprend toutefois les éléments substantiels de
ce dossier, c’est pourquoi l’Irlande a voté en faveur, a-t-il ajouté.


Le représentant de l’Égypte a indiqué que son pays s’était abstenu en l’absence
de consensus sur le projet de résolution.


La représentante de l’Ukraine a souligné que sa délégation était en faveur d’une
solution politique pour le Sahara occidental fondée sur l’accord des deux
parties. Le vote d’aujourd’hui ne reflète pas cet objectif, les parties
concernées ayant pu faire plus d’efforts pour parvenir à un consensus, a-t-elle
souligné, indiquant que son pays s’était, par conséquent, abstenu.


Le représentant de la Croatie a indiqué que son pays avait voté pour car le
texte était le même que celui adopté l’année dernière. Il a néanmoins regretté
l’absence de consensus.


Le représentant de la Slovaquie a déclaré que son vote en faveur du texte ne
devait pas être interprété comme une prise de partie sur la question.


La représentante de la Thaïlande a indiqué que son pays s’était abstenu par
attachement à un consensus sur cette question.


La représentante de la Nouvelle-Zélande a souligné qu’elle avait voté pour cette
résolution pour réaffirmer son engagement en faveur d’une solution pour les
territoires non autonomes. Nous aurions préféré que l’Algérie et le Maroc
parviennent à un consensus, a-t-elle déclaré.


La représentante du Danemark a indiqué que son pays avait voté pour le texte
mais que cela ne devait pas être interprété comme une participation à un jeu
tactique en faveur de l’une ou l’autre des parties.


Le représentant du Cameroun a regretté que les parties ne soient pas parvenues à
un texte consensuel. C’est pourquoi son pays s’est abstenu.


En s’abstenant, le Canada fait part de sa déception que les parties ne soient
pas parvenues à un consensus, a indiqué son représentant.


Le représentant de la Norvège, au nom aussi de l’Islande, a indiqué qu’il aurait
souhaité que le texte soit adopté par consensus. Nous avons voté en faveur de
la résolution mais ce vote ne sert pas la recherche d’une solution
consensuelle, a-t-il souligné.


La Pologne a voté pour la résolution car le texte comprend des éléments
importants mais nous ne prenons partie pour personne, a déclaré de son côté sa
représentante. Présenter le même document chaque année ne sert pas le peuple
sahraoui, a-t-elle ajouté.


Le représentant de l’Indonésie a regretté l’absence de consensus sur la question
du Sahara occidental cette année. L’Indonésie s’est abstenue mais cela ne doit
pas être interprété d’une quelconque façon, a-t-il dit.


Le représentant de l’Espagne a rappelé les efforts faits pour éviter la division
et regretté qu’il soit impossible, cette année, de s’accorder sur un texte
consensuel. L’abstention de l’Espagne n’implique nullement un désaccord avec le
texte de la résolution, a-t-il déclaré, il s’agit d’un message à l’adresse des
parties dont nous attendons des efforts renouvelés pour sortir de la stagnation
dans ce dossier.


La représentante de la Slovénie a indiqué qu’elle avait voté en faveur de ce
texte car c’était quasiment le même que le texte consensuel de l’an dernier.


Le représentant des Pays-Bas a estimé que ce vote ne permettait pas d’arriver à
une solution. Dans un souci de neutralité, le pays a maintenu son vote positif
à un texte adopté par consensus l’année dernière.


La représentante du Paraguay a indiqué qu’elle s’était abstenue car les efforts
de consensus avaient échoué.


Le représentant de la Hongrie a déclaré que son pays avait voté en faveur du
texte mais que cela ne devait pas être interprété comme une prise de partie en
faveur de l’une des parties.


Le représentant de l’Algérie a indiqué que toute la Commission aurait souhaité
que l’on arrive à un consensus et que le Maroc fasse montre de sagesse en se
joignant au consensus, comme l’année dernière. Cette résolution est néanmoins
une victoire pour le peuple sahraoui qui vit sous occupation marocaine car elle
fait échec à la tentative de faire table rase de tous les progrès enregistrés
par le peuple sahraoui depuis 30 ans, a-t-il déclaré. Cette victoire intervient
à un moment où le peuple sahraoui subit une répression féroce par les forces
d’occupation marocaines et alors qu’un rapport extrêmement critique du Haut
Commissaire des droits de l’homme des Nations Unies vient d’être publié, a-t-il
poursuivi. Ce rapport recommande que le droit à l’autodétermination du peuple
sahraoui soit garanti sans délai, a-t-il affirmé. De ce fait, cette résolution
confirme la légitimité et la justesse de la lutte du peuple sahraoui, a-t-il
enfin déclaré, ajoutant à l’adresse du représentant du Sénégal que le Maroc
était à l’origine du conflit et de l’impasse actuelle.


Le représentant du Maroc a estimé qu’encore une fois, l’Algérie tentait de
diviser malgré les efforts de son pays pour arriver à un consensus. Cela
prouve que ce conflit se situe bien entre deux pays et montre que l’Algérie est
une partie à ce conflit, a-t-il dit. Contestant le terme de victoire employé par
le représentant algérien, il a remercié ceux qui se sont abstenus et ceux qui
n’ont pas participé au vote, estimant que l’Algérie est mal placée pour donner
des leçons en matière de droits de l’homme car c’est un pays qui vit sous état
de siège depuis des années. Le rapport sur les droits de l’homme mentionné par
l’Algérie est partiel et n’est pas complété car l’Algérie a refusé à la
Commission le droit d’aller dans les camps de Tindouf. La communauté
internationale doit comprendre qu’il s’agit d’un conflit bilatéral et l’Algérie
doit revenir à la raison, a-t-il enfin déclaré.


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Sáb, 14 de Oct, 2006 5:22 pm

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Carlos Ruiz Miguel
ruizmi2004
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14 de Oct, 2006
6:07 pm
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