*****INTIFADA SAHRAOUI**** * http://www.arso. org/intifada2005 .htm ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005**** http://www.arso. org/intifadalist pris.htm *****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL*** ***** http://www.muromina ssahara.8m. com/ S O M M A I R E 1.RASD-FRANCE-CORELSO-SOUTIEN AU PEUPLE SAHRAOUI -SPS :Le CORELSO dresse son bilan, entend poursuivre sa lutte 2.RASD-ESPAGNE-RASSEMBLEMENT DEVANT L'AMBASSADE DU MAROC -SPS :Rassemblement devant l´ambassade du Maroc à Madrid en soutien aux prisonniers politiques sahraouis 3.REFUGIES SAHRAOUI-LE CRS FAIT APPEL AUX DONNATEUR -SPS :Le CRS exhorte les donateurs et les instances internationales à intervenir vite face à la gravité de la situation 4.FRONT POLISARIO-ONU-MEMORENDUM -SPS :Le Polisario présente un aide-mémoire au Conseil de sécurité 5.LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE -MAP :Quatorze personnalités de la société civile espagnole décorées de wissams royaux 6.RASD-MAROC COLONIALE-PROPAGANDE COLONIALE A LA SAUCE MAKHZENIENNE -MAP :Les camps de Tindouf connaissent la plus grande <manifestation> depuis 1998 7.SAHARA OCCIDENTAL-MAROC COLONIALE-COMEDIE DU MAKHZEN -MAP :Sahara-Projet d'<autonomie> : les Etats-Unis qualifient les idées présentées par le Maroc de "prometteuses'' -MAP :Sahara-partis : La proposition d'<autonomie> constitue la <dernière chance> d'un règlement politique de la question du Sahara (M. El Yazghi) Le Maroc et le Polisario aux prises sur le plan d'<autonomie> 8.POLISARIO-MAROC-LA SOUVERAINTE SAHROUIE SUR LES TERRITOIRES LIBERES EST UNE REALITE QUI ENRAGE LE MAKHZEN ET CASSE SON DISCOURS -LE REPORTER :Tifarity : Le Polisario <pose> encore des mines !! 9.SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGERIE-L'OBSESSION DU MAKHZEN-LE MAROC PREND SES DESIRS POUR DES REALITES -AUJOURD’HUI LE MAROC :100% Jamal Berraoui : Terrorisme : l’erreur algérienne ============ ========= ========= ========= ========= ========= == SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL: http://es.groups. yahoo.com/ group/sahara- info/ SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS: http://fr.groups. yahoo.com/ group/revue- de-presse- sahara-occidenta l/ SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL: http://es.groups. yahoo.com/ group/revista- de-prensa- sahara-occidenta l/ NEW!!! SAHARA-INFO ARABE http://groups. google.ae/ group/sahra_ info_arabi ============ ========= ========= ========= ========= ========= == 1.RASD-FRANCE-CORELSO-SOUTIEN AU PEUPLE SAHRAOUI http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3730 Le CORELSO dresse son bilan, entend poursuivre sa lutte Paris, 16/02/2007 (SPS) Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains au Sahara Occidental (CORELSO), une association franco-sahraouie basée à Paris, a réitéré jeudi sa détermination à poursuivre sa lutte jusqu´à l´aboutissement du droit du peuple sahraoui à son autodétermination. Le CORELSO, qui a présenté le bilan de ses activités pour la cause sahraouie, a rappelé que "depuis son déclenchement en mai 2005, "l'Intifada" du peuple sahraoui dans les territoires occupés est violemment réprimée par les forces d'occupation marocaines. De nombreux défenseurs sahraouis de droits de l'homme sont toujours emprisonnés". "Cette répression ainsi que le refus persistant du Maroc d'accepter le référendum d'autodétermination ont amené des défenseurs des droits de l'homme et des soutiens de la cause sahraouie à créer le 23 décembre 2005 le CORELSO", notent les responsables de cette ONG co-présidée par la journaliste Aline Pailler, ancienne députée européenne, et le défenseur des droits humains Ennama Asfari. Concernant son bilan 2006, "le CORELSO a participé activement aux initiatives contre les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés et pour la mise en oeuvre du plan de paix des Nations Unies" et "s'est mobilisé, avec d'autres organisations (AFASPA, Amis de la RASD, ACAT, Amnesty International...), pour la libération de son co-président Ennama Asfari après son arrestation le 5 janvier et son emprisonnement". "Avec le renforcement de la répression, les procès des militants sahraouis sont de plus en plus nombreux", a relevé le CORELSO et "s'efforce de participer, avec d'autres associations sur le plan européen, à l'envoi de juristes, d'avocats et de magistrats à ces procès". "C'est ainsi que Ennama Asfari a bénéficié à son procès le 15 janvier du soutien d'un avocat français, Daniel Voguet, de deux avocats espagnols et d'un magistrat italien", a-t-il indiqué, ajoutant que "les militants sahraouis des territoires occupés ont besoin de notre aide pour mener à bien leurs actions de formation, d'information et de sensibilisation". Cette ONG, qui a aussi "participé activement à la Conférence européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) qui s'est tenue en novembre en Espagne ainsi qu'aux réunions préparatoires du Forum social magrébin, a lancé un bulletin électronique "CORELSO INFO". Selon le CORELSO, "ce bilan d'activités constitue un encouragement à poursuivre l'action et à prendre de nouvelles initiatives en 2007 qui seront d'autant plus efficaces qu'elles seront portées par un plus grand nombre d'adhérents".(SPS) 010/090/700 161530 FEV 07 SPS <-----------------------------> 2.RASD-ESPAGNE-RASSEMBLEMENT DEVANT L'AMBASSADE DU MAROC http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3731 Rassemblement devant l´ambassade du Maroc à Madrid en soutien aux prisonniers politiques sahraouis Madrid, 16/07/2007 (SPS) Le mouvement espagnol de solidarité avec le peuple sahraoui a organisé ce vendredi en fin d´après-midi un rassemblement devant l´ambassade du Maroc à Madrid en soutien aux prisonniers politiques sahraouis et pour dénoncer la vente d´armes par le Gouvernement espagnol au Maroc. Le Comité de suivi des prisonniers politiques sahraouis et les Associations D´amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui, ont interpellé, dans un communiqué, l´opinion publique sur la "situation alarmante de violation des droits de l´homme" sévissant dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Ils ont dénoncé les conditions "extrêmement dures et cruelles" auxquelles sont soumis les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, "privés de leurs droits les plus élémentaires (...), ce qui les a amenés à entamer une grève de la faim illimitée". Le mouvement espagnol de solidarité a jugé "spécialement répréhensible L´attitude du Gouvernement espagnol face à ces événements, n´ayant à aucun moment condamné la répression, (...) et, le pire, s´abstenant de façon répétée lors du vote des résolutions de l´Assemblée générale de l´ONU en appui à l´autodétermination du peuple sahraoui et signant, récemment, un contrat de vente d´armes au Maroc". Il a mis en garde contre "l´extrême gravité" de la décision du Gouvernement espagnol de "réarmer l´armée marocaine, à travers un contrat s´élevant à 200 millions d´euros", en ce qu´elle "encourage l´occupation illégale" du Sahara Occidental, territoire objet d´un "processus de décolonisation". Le Comité de suivi des prisonniers politiques sahraouis et les Associations D´amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui ont appelé à la "suspension immédiate" de ce contrat. (SPS) 010/090/700 161551 FEV 07 SPS <--------------------------------> 3.REFUGIES SAHRAOUI-LE CRS FAIT APPEL AUX DONNATEUR http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3732 Le CRS exhorte les donateurs et les instances internationales à intervenir vite face à la gravité de la situation Londres, 15/02/2007 (SPS) Le président du Croissant Rouge sahraoui (CRS), M. Yahia Bouhoubeini, a mis en garde, vendredi, contre la gravité de la situation dans les camps des réfugiés sahraouis et exhorté les pays donateurs et les instances internationales à intervenir rapidement pour redresser la situation. "Le stock des denrées alimentaires destinées aux réfugiés sahraouis a été épuisé", a déclaré M. Bouhoubeini à El Qods El Arabi, cité par l´APS. Le CRS, a-t-il ajouté, "ne pourra plus gérer la situation au-delà du mois d'avril", d'autant, a-t-il dit, que les denrées alimentaires distribuées actuellement sont celles prévues pour le mois passé. "La situation s'est beaucoup dégradée depuis l'été et ne fait que se dégrader", a-t-il ajouté, précisant que "le stock stratégique consommé et qui couvre d'habitude la consommation de trois mois, n'a pas encore été renouvelé". Il a souligné que le Programme alimentaire mondial (PAM) s'est contenté de prolonger jusqu'à fin 2006 la convention sur l'acheminement de denrées aux sahraouis ayant pris fin en août 2006, au lieu de la renouveler pour deux ans comme à l'accoutumée. Le responsable sahraoui a, par ailleurs, fait état de certains cas d'anémie et de malnutrition parmi les enfants et les femmes en raison de la dégradation des conditions de vie, précisant que 66 pc de femmes en âge de procréer sont atteintes d'anémie. Les camps de réfugiés sahraouis dépendent en matière d'alimentation du PAM, du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et des aides d'Etats et de Gouvernements occidentaux à l'instar des Etats Unis, la Suisse, le Canada et l'Italie, ainsi que des parties donatrices, notamment l'UE.(SPS) 010/090/700 161556 FEV 07 SPS <--------------------------------> 4.FRONT POLISARIO-ONU-MEMORENDUM http://fr.groups.yahoo.com/group/sps-info/message/3733 Le Polisario présente un aide-mémoire au Conseil de sécurité New York, 16/02/2007 (SPS) Le Front Polisario a présenté mercredi dernier au Conseil de sécurité un aide-mémoire dans lequel il fustige le projet marocain d´autonomie, estimant qu´il est "unilatéral, illégal et antidémocratique", et qu´il "ne constitue donc manifestement pas, loin s´en faut, « la solution politique mutuellement acceptable assurant l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental » à laquelle appellent la Communauté internationale et le Conseil de Sécurité". "Quelle solution peut être plus juste, plus légitime, plus démocratique et plus acceptable que celle qui respecte la volonté des populations de ce territoire et qui se conforme aux exigences du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies", s´est interrogé le Polisario. Pour le Polisario Enfin, le Sahara Occidental "n´est pas un territoire en mal d´autonomie, mais un territoire en mal de souveraineté". Le problème ne peut donc être résolu par l´octroi d´une autonomie, aussi large soit-elle, mais seulement par "le libre choix de ses habitants originels qui décideront en toute liberté s´ils veulent ce territoire pour eux-mêmes pour en faire un Etat indépendant, ou s´il sont prêts à l´intégrer au Royaume du Maroc pour en faire une province de ce pays". Voici le texte intégral de ce document parvenu à SPS : "AIDE-MEMOIRE DU F.POLISARIO SUR LA QUESTION DU SAHARA OCCIDENTAL 1. La 61ème session de l´Assemblée Générale vient d´adopter une résolution réaffirmant le droit du peuple du Sahara Occidental à l´autodétermination. C´est la 41ème année consécutive que la Communauté internationale déclare solennellement que ce conflit de décolonisation opposant le Royaume du Maroc au Front Polisario ne peut être résolu que par l´exercice par le peuple sahraoui de son droit à l´autodétermination. Figurant depuis 1965 sur la liste des territoires non autonomes du Comité de décolonisation des Nations Unies, le Sahara Occidental relève, en effet, de l´application de la résolution 1514 (XV) de l´Assemblée Générale portant Déclaration sur l´octroi de l´indépendance aux peuples et pays coloniaux. De son côté, le Conseil de Sécurité qui a constamment souligné la nécessité d´un règlement juste et définitif assurant l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental vient de réitérer, par sa résolution 1720 (2006), sa détermination à oeuvrer à une solution politique mutuellement acceptable assurant l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental. 2. Il convient de rappeler, par ailleurs, que, saisie par l´Assemblée Générale des Nations Unies, à l´initiative du Maroc et de la Mauritanie, la Cour Internationale de Justice a, dans un avis juridique en date du 16 octobre 1975, statué, en toute clarté, que « les éléments et renseignements portés à sa connaissance n´établissent aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara Occidental d´une part, le Royaume du Maroc ou l´ensemble mauritanien d´autre part. La Cour n´a donc pas constaté l´existence de liens juridiques de nature à modifier l´application de la résolution 1514 (XV) de l´Assemblée Générale des Nations Unies quant à la décolonisation du Sahara Occidental et, en particulier, l´application du principe d´autodétermination grâce à l´expression libre et authentique des populations du territoire ». 3. De la même manière, l´avis rendu par le Conseiller juridique de l´ONU, à la demande du Conseil de Sécurité, le 29 janvier 2002, a établi tout aussi clairement que le Maroc n´était pas une puissance administrante du territoire, que les Accords de Madrid de 1975, partageant le territoire entre le Maroc et la Mauritanie, n´avaient transféré aucune souveraineté à leurs signataires et enfin que le statut du Sahara Occidental en tant que territoire non autonome n´avait pas été affecté par ces Accords. En somme, l´Assemblée Générale, le Conseil de Sécurité, la Cour Internationale de Justice et le Département Juridique des Nations Unies ont clairement identifié la question du Sahara Occidental comme étant une question de décolonisation dont le règlement passe par l´expression libre et souveraine du peuple de ce territoire. 4. C´est donc tout naturellement que les efforts visant à régler la question du Sahara Occidental se sont fixés pour finalité d´offrir au peuple de ce territoire l´opportunité de décider de son devenir à travers la tenue d´un référendum d´autodétermination libre et régulier. Le Plan de règlement, approuvé par les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario et par le Conseil de Sécurité par ses résolution 658 (1990) et 690 (1991), participait de cette volonté puisqu´il prévoyait l´instauration d´un cessez-le-feu prélude à la tenue en janvier 1992 d´un référendum libre, régulier et sans contraintes administratives ou militaires, au profit des seuls Sahraouis identifiés par le recensement espagnol de 1974. Les manoeuvres, les reniements et les volte-faces du Maroc ont, cependant, fini par paralyser le Plan comme elles ont eu raison des Accords de Houston négociés et signés en septembre 1997 par les deux parties, sous l´égide de M. James Baker III, Envoyé Personnel du Secrétaire Général, qui avaient permis de régler les problèmes en suspens et fixé la tenue du référendum au 8 décembre 1998. Aujourd´hui encore, ce Plan peut, à tout moment, être relancé et mis en oeuvre pour peu que le Maroc le veuille. Toutes les modalités pratiques relatives à l´identification, le cantonnement des troupes, le rapatriement des réfugiés et l´organisation de la campagne référendaire, laborieusement négociées, ont, en effet, été agrées et la liste provisoire des votants dûment approuvée par la Commission d´Identification des Nations Unies. L´autre Plan, intitulé Plan de paix pour l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental, conçu par M. James Baker, à la demande du Conseil de Sécurité après la remise en cause par le Maroc du Plan de règlement, et approuvé par le Conseil de Sécurité par sa résolution 1495 (2003), procède de la même démarche que le Plan de règlement en ce qu´il prévoit également, après une période d´autonomie interne de quatre à cinq ans, un référendum ouvert celui-ci aussi bien aux Sahraouis qu´aux résidents marocains établis avant décembre 1999. De plus, alors que deux options - l´intégration ou l´indépendance - étaient initialement prévues dans le référendum, M. Baker ajouta une troisième option - l´autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine - pour rassurer encore davantage le Royaume du Maroc et l´inciter à accepter son Plan. Cet effort se révéla, cependant, vain car le Maroc rejeta le Plan de paix comme il a rejeté auparavant les Accords de Houston et le Plan de règlement qu´il avait acceptés et signés. 5. Si ce rejet d´un Plan qui, comportant toutes les conditions et garanties recherchées par le Maroc, peut paraître, à première vue, surprenant, il l´est, en fait, moins quand on réalise que ce pays n´a accepté le principe d´un référendum d´autodétermination que contraint et forcé et que, dès le départ, et quitte à renier ses engagements, il a développé une stratégie visant à faire en sorte que ce référendum n´ait jamais lieu en s´employant à combattre, à contester et aujourd´hui à nier purement et simplement, ce qui est au coeur même de l´exercice du droit à l´autodétermination : le corps des votants appelés à prendre part à un tel exercice, et au-delà, l´existence même du peuple sahraoui. En effet, dès son approbation du Plan de règlement, le Maroc a, comme il a été dit plus haut, mené une campagne implacable contre les travaux de la Commission d´Identification des Nations Unies appelée à arrêter la liste des votants sahraouis, remettant continuellement en cause les critères d´identification des électeurs, intimidant les membres de la Commission, multipliant les recours, et réussit, au bout du compte, à paralyser durablement les activités de ladite Commission. Il faudra toute l´ingéniosité de M. Baker pour parvenir, à travers les Accords de Houston, à relancer les opérations d´identification et toute l´abnégation et la détermination des membres de la Commission d´Identification pour que celle-ci puisse enfin achever ses travaux et publier, à la fin de 1999, la liste provisoire des votants. Le référendum devenant incontournable dés lors que toutes les conditions à sa tenue étaient réunies, le Maroc décréta arbitrairement le Plan de règlement inapplicable. Au lieu de contraindre le Maroc à honorer ses engagements, le Conseil de Sécurité a demandé à M. Baker une solution politique assurant l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Pensant que le rejet marocain du Plan de règlement et du référendum qui y était prévu était motivé par sa crainte de voir les électeurs sahraouis voter massivement pour l´indépendance, M. Baker proposa dans son Plan de paix pour l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental que le corps électoral appelé à prendre part au référendum envisagé dans son Plan, soit élargi aux citoyens marocains résidant au Sahara Occidental au 31 décembre 1999. A la surprise de M. Baker, le Maroc rejeta son Plan en motivant, cette fois-ci, son refus par le fait que le référendum comportait l´option de l´indépendance. Le Secrétaire Général des Nations Unies ainsi que M. Baker et son successeur, M. Peter Van Walsum, firent valoir auprès du Conseil de Sécurité qu´il n´était guère concevable qu´un référendum d´autodétermination organisé par l´ONU ne comportât pas l´option de l´indépendance. Rien n´y fit, le Maroc maintint son rejet du Plan. Revenant sur les raison du rejet par le Maroc des différents plans de l´ONU, M. Baker confia, en août 2004, à la chaîne de télévision américaine PBS, que le Maroc devenait plus nerveux chaque fois que l´on se rapprochait de la tenue du référendum (prévu par le Plan de règlement) avant d´ajouter que « les Marocains étaient nerveux parce qu´ils craignaient de perdre le référendum » et c´est pour cela que «quand nous sommes parvenus à identifier les personnes habilitées à voter, les Marocains ont alors décidé d´abandonner le Plan». M. Baker s´étonna que le Maroc fasse montre de la même nervosité concernant les résultats du référendum prévu dans son Plan de paix, adopté en juillet 2003 par le Conseil de Sécurité à l´unanimité de ses membres, alors même qu´il allait être ouvert aux résidents marocains bien plus nombreux que les électeurs sahraouis ! Il fit valoir, en effet : « j´ai inclu tous les habitants du Sahara Occidental en tant que votants dans le référendum d´autodétermination. Et les Marocains ont, de toute évidence, eu peur même de l´inclusion des résidents marocains ». De fait, si le Maroc a décidé de fouler au pied ses engagements internationaux, c´est parce qu´il est conscient que le Sahara Occidental n´est pas marocain et qu´il courrait le risque de le perdre, si un référendum d´autodétermination s´y tenait même avec la participation des citoyens marocains résidant au Sahara Occidental. En somme, la stratégie marocaine a , jusqu´à présent, atteint ses objectifs dans la mesure où le Maroc est parvenu à empêcher la tenue du référendum d´autodétermination décidé par les instances internationales, mais le problème du Sahara Occidental est toujours à l´ordre du jour de l´Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies et le droit à l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental demeure plus pertinent que jamais puisqu´il a été encore solennellement réaffirmé par le Conseil de Sécurité et l´Assemblée Générale en octobre et en décembre 2006 ; de même, aucun Etat au monde n´a, à ce jour, reconnu de souveraineté marocaine sur ce territoire qui reste, pour les Nations Unies, un territoire non autonome relevant de l´application de la résolution 1514 (XV) comme le rappelle M. Baker dans la même interview accordée à la chaîne PBS. Par ailleurs, il importe de relever que dans son rapport du 8 septembre 2006, la mission dépêchée au Sahara Occidental par le Haut Commissaire aux Droits de l´Homme des Nations Unies a recommandé : « comme cela a été affirmé dans différents fora des Nations Unies, le droit à l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental doit être garanti et appliqué sans délai ». 6. Depuis son rejet du Plan Baker en 2004, le Maroc ne cesse de répéter qu´il n´est disposé à accepter de solution à la question du Sahara Occidental que « dans le cadre de la souveraineté et de l´intégrité territoriale du Maroc » et qu´il est sur le point de rendre public un projet d´autonomie pour ce territoire répondant à ce postulat unilatéralement consacré. Présenté comme une concession majeure de sa part, ce projet, qui fait table rase de tout ce que les Nations Unies ont accompli à ce jour pour le règlement de ce conflit, représente, en fait, une nouvelle fuite en avant du Maroc en ce qu´elle ne vise, ni plus ni moins, qu´à obtenir la reconnaissance par la Communauté internationale du fait accompli, ou, en d´autres termes, de la souveraineté marocaine sur un territoire non autonome sans satisfaire aux exigences de la doctrine et de la pratique des Nations Unies en matière de décolonisation. Le Maroc compte ainsi sur « l´usure du temps » pour faire admettre aux Sahraouis et au monde son occupation illégale d´un territoire sur lequel la CIJ a clairement établi qu´il n´exerce aucune souveraineté. Pourtant le projet marocain est condamné à échouer car il repose sur des prémices fausses, parce qu´il propose une solution inacceptable et dangereuse et parce qu´il fait l´impasse sur les aspirations nationales d´un peuple. En effet, le postulat de départ selon lequel le Sahara Occidental est une province marocaine est faux puisque, au plan de la légalité internationale, le Maroc n´y exerce ni sa souveraineté territoriale ni même sa puissance administrative, ce territoire étant considéré comme un territoire non autonome dont le statut doit être décidé par ses habitants originels. Ensuite, en décrétant que la solution n´est que celle de l´autonomie, le Maroc préjuge de la volonté du peuple sahraoui en réduisant son choix, ab initio, à la seule autonomie et viole, par là même, le principe sacro-saint qui s´applique aux territoires non autonomes, tel que consacré par la résolution 1514 (XV) et par la doctrine et la pratique des Nations Unies en matière de décolonisation, celui de l´autodétermination qui implique l´expression des populations concernées à travers un référendum libre et régulier comportant nécessairement l´option de l´indépendance. De plus, cette approche ignore délibérément le fait national sahraoui avec tous ses acquis et ses implications ainsi que la forte revendication d´indépendance qui se manifeste quotidiennement depuis trente ans dans les territoires sahraouis occupés. Le projet est, par ailleurs, dangereux, parce que vouloir imposer une solution fondée sur l´autonomie à un peuple fondamentalement hostile à toute forme de tutelle marocaine, qui, trente ans durant, a combattu l´occupation marocaine, c´est prendre le risque d´accroître la tension et de créer une situation incontrôlable qui mettrait en péril la stabilité du territoire et de la région et réduirait les chances d´un règlement juste et définitif du conflit. Enfin, le Sahara Occidental n´est pas un territoire en mal d´autonomie, mais un territoire en mal de souveraineté. Le problème ne peut donc être résolu par l´octroi d´une autonomie, aussi large soit-elle, mais seulement par le libre choix de ses habitants originels qui décideront en toute liberté s´ils veulent ce territoire pour eux-mêmes pour en faire un Etat indépendant, ou s´il sont prêts à l´intégrer au Royaume du Maroc pour en faire une province de ce pays. Prôner l´autonomie n´est donc pas la solution et c´est pour toutes ces raisons que le projet marocain mille fois annoncé et mille fois reporté n´est pas viable et qu´il est déjà mort-né. 7. Aujourd´hui, un règlement du problème du Sahara Occidental juste, définitif et respectueux de la légalité internationale est non seulement nécessaire mais possible. Le règlement est encore possible car le Plan de règlement comme le Plan de paix pour l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental peuvent, à tout moment, si la volonté politique est au rendez-vous, offrir un cadre approprié et honorable pour le règlement du conflit. Quelle solution peut être plus juste, plus légitime, plus démocratique et plus acceptable que celle qui respecte la volonté des populations de ce territoire et qui se conforme aux exigences du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies ? Le règlement est nécessaire parce que le coût induit par la persistance du conflit est sans doute insupportable pour le Royaume du Maroc et le Front Polisario, mais également pour tous les peuples de la région qui, à l´heure des regroupements régionaux et de la mondialisation, sont plus désireux que jamais de réaliser leur rêve d´un Maghreb uni, stable et prospère. Les Nations Unies qui ont une responsabilité particulière à l´égard du peuple du Sahara Occidental, y compris celle de le protéger et de préserver ses ressources naturelles, se doivent de ne ménager aucun effort pour que justice lui soit rendue et que la légalité internationale en fin prévale au Sahara Occidental comme elle a prévalu dans d´autres régions du monde. 8. Alors que la composition de l´Organisation des Nations Unies évolue vers une universalité inclusive de peuples de différentes tailles qui ont accompli leur destinée nationale, notamment à travers le processus de décolonisation, l´unilatéralisme marocain ne saurait être encouragé au prix de la négation du droit imprescriptible du peuple du Sahara Occidental à l´autodétermination. 9. Cette nouvelle manipulation par laquelle la partie marocaine s´emploie à extorquer une renonciation de la Communauté internationale au droit fondamental de l´homme qui est le droit des peuples à disposer d´eux-mêmes, est vouée à n´être qu´un non évènement. 10. Le projet marocain d´autonomie, qui est unilatéral, illégal et antidémocratique, ne constitue donc manifestement pas, loin s´en faut, « la solution politique mutuellement acceptable assurant l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental » à laquelle appellent la Communauté internationale et le Conseil de Sécurité, et il constitue même un pari sur la perpétuation de l´impasse. Le Front Polisario, de son côté, dans la fidélité à la position du Conseil de Sécurité, est prêt à oeuvrer et à coopérer avec le Secrétaire Général des Nations Unies en vue de parvenir précisément à cette solution politique mutuellement acceptable assurant l´autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Février 2007" (SPS) 010/090/100 161610 FEV 07 SPS <-------------------------------> 5.LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE http://www.map.ma/fr/sections/boite5/quatorze_personnalit/view Quatorze personnalités de la société civile espagnole décorées de wissams royaux Madrid, 16/02/07- Quatorze personnalités espagnoles dont Enrique Mugica, Défenseur du Peuple (médiateur), l'écrivain Juan Goytisolo, et l'universitaire Bernabé Lopez ont reçu jeudi soir à Madrid des mains de l'ambassadeur du Maroc en Espagne, M. Omar Azziman, des distinctions royales en reconnaissance de leurs engagements en faveur de la consolidation de l'amitié entre le Maroc et l'Espagne. Les insignes d'officier ou de commandeur de l'ordre du Wissam Alaouite décernés à l'occasion de la fête du trône 2006 constituent "un témoignage de la volonté du Maroc, de son Roi, de son gouvernement et de son peuple, de consolider les liens d'amitié, de cordialité et de vertueuse complicité" avec l'Espagne et plus particulièrement avec les acteurs "dynamiques de sa société civile", a dit l'ambassadeur du Maroc. La cérémonie de remise des décorations s'est déroulée en présence notamment d'un représentant de la Maison Royale espagnole et de quatre anciens ambassadeurs d'Espagne à Rabat, dont Jorge Dezcallar. L'ambassadeur a relevé plusieurs traits communs entre les personnalités distinguées, notamment leur "bonne connaissance, dénuée de préjugés et de stéréotypes dévastateurs, du Maroc, de ses défis et de sa volonté d'ouverture et de progrès". Hommage a été rendu à ces hommes et femmes d'Espagne, de différentes sensibilités politiques, pour leur "regard serein et honnête", leur démarche pour "bâtir des passerelles" entre les deux pays et leur action pour que le Maroc "dépasse ses difficultés et continue à avancer sur la voie de la modernité". M. Azziman a également salué l'engagement "lucide " de ces personnalités "d'écrire une nouvelle histoire de concorde" et d'"ouvrir un nouveau chapitre d'entente durable" entre le Maroc et l'Espagne. Il a également souligné l'action de ces personnalités, chacun dans son domaine pour que le Maroc puisse obtenir "une intégration plus juste dans l'espace européen" qui constitue en fin de compte la meilleure voie pour approfondir la modernisation de la société marocaine et de bâtir avec l'Espagne le pont reliant les deux rives de la Méditerranée. Outre - Enrique Mugica, actuellement à la tête de l'institution puissante du Médiateur en Espagne, ancien ministre et figure historique du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), figurent parmi les récipiendaires du Ouissam Alouite, - Rosa Aguilar, maire de Cordoue, - l'historienne Maria Rosa de Madariaga, spécialiste des relations maroco-espagnoles et en particulier de la guerre du Rif, - l'ex député et militante du rapprochement entre le Maroc et l'Espagne, Carmen Romero, - l'arabisante et actuel directeur de la "Casa Arabe" de Madrid, Gema Martin Munoz, - l'universitaire spécialiste du Maroc et ancien professeur à Fès, Bernabé Lopez. Ont été également distingués - l'homme des médias et journaliste influent sur la place de Madrid, Miguel Angel Aguilar, - l'ancien sous-directeur du journal "ABC" et l'un des fondateurs du journal influent "El Pais", Dario Valcarcel, - le grand ami du Maroc Juan Goytisolo, écrivain et citoyen de Marrakech, - l'homme d'affaires José Miguel Zaldo, promoteur de plusieurs investissements espagnols au Maroc, - l'expert financier Aldo Olcese Dantonja, - l'historienne spécialiste de l'Andalousie musulmane, Maria Jesus Viguera Molins, - l'arabisant Pedro Martinez Montavez et - l'assistante de plusieurs ambassadeurs du Maroc depuis l'indépendance, Mme Paquita Rumbao. <-------------------------------> 6.RASD-MAROC COLONIALE-PROPAGANDE COLONIALE A LA SAUCE MAKHZENIENNE http://www.map.ma/fr/sections/boite5/les_camps_de_tindouf/view Les camps de Tindouf connaissent la plus grande <manifestation> depuis 1998 Rabat, 16/02/07- Les camps de Tindouf ont connu, ces deux derniers jours, une grande <manifestation>, la plus importante depuis 1998, rapporte vendredi le quotidien +Al Ahdat Al Maghribiya+, citant des sources <informées> à Rabbouni. Cette <manifestation> a eu lieu suite à <l'arrestation> de plusieurs personnes, dont Aslimane Abdallah, alias Alouat qui protestaient contre la situation dans les camps, précise le quotidien. La direction du Polisario a procédé à <l'arrestation> des personnes concernées, en coordination avec les services de renseignements algériens, ajoute le journal. L'organisation d'un procès arbitraire et monté de toutes pièces pour ces personnes qui jouissent d'une grande notoriété auprès des jeunes relève d'une volonté de museler les ‘séquestrés’, indique le journal. Dernière modification 16/02/2007 12:39 <---------------------------> 7.SAHARA OCCIDENTAL-MAROC COLONIALE-COMEDIE DU MAKHZEN http://www.map.ma/fr/sections/boite1/sahara-projet_d_auto5143/view Sahara-Projet d'<autonomie> : les Etats-Unis qualifient les idées présentées par le Maroc de "prometteuses'' Washington, 16/02/07-Les Etats-Unis ont qualifié les idées présentées par le Maroc concernant le projet d'<autonomie> de ses ‘‘provinces du sud’’ de ''prometteuses''. M. Gordon Gray, Sous-Secrétaire d'Etat adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient a réitéré, dans une déclaration à la MAP, jeudi, que le sous-secrétaire d'Etat aux affaires politiques, M. Nicholas Burns, qui avait reçu une délégation ministérielle marocaine pour discuter des efforts du Maroc visant à élaborer une proposition crédible à même d'aider à résoudre le conflit du Sahara, avait qualifié les idées exposées lors de ces entretiens de ''prometteuses''. M. Burns, a rappelé M. Gray, avait ''salué les efforts du Maroc pour trouver une solution réaliste et réalisable au problème du Sahara occidental'', et avait ''incité le gouvernement du Maroc à compléter son processus d'élaboration et de consultations, comme prévu". ''Les Etats-Unis apprécient le plan initié par le gouvernement du Maroc sur cette question importante'', avait ajouté M. Burns. La délégation marocaine, dépêchée par SM le Roi Mohammed VI à Washington pour informer les responsables américains de l'avancement du projet de proposition d'<autonomie> des ‘‘provinces du sud’’ sous souveraineté marocaine, était composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur et Mohamed Yassine El Mansouri, Directeur Général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation. Dernière modification 16/02/2007 18:23. --------> http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/sahara-partis___la_p/view Sahara-partis : La proposition d'<autonomie> constitue la <dernière chance> d'un règlement politique de la question du Sahara (M. El Yazghi) Rabat, 16/02/07 - La proposition du Maroc d'accorder une <autonomie> aux ‘‘provinces du sud’’ "constitue la dernière chance d'aboutir à une solution politique définitive mutuellement acceptable comme le réclame le Conseil de sécurité", a affirmé M. Mohamed El Yazghi, premier secrétaire de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP). S'exprimant dans le cadre de l'espace +Invité de la semaine+, consacré par le site Internet de l'USFP au thème "l'affaire du Sahara marocain et la proposition d'<autonomie>", M. El Yazghi a ajouté que "l'<autonomie> interne au Sahara permet à notre pays de répondre positivement à l'appel du Conseil de sécurité de sortir de l'impasse actuelle et d'ouvrir le chemin à une solution politique mutuellement acceptable". Il a à ce titre appelé l'Algérie à prendre ses responsabilités pour sortir de l'impasse actuelle, affirmant que "l'histoire démontre que le gouvernement algérien est profondément impliqué dans le conflit". "Nous appelons nos frères algériens à sortir le Maghreb de cette situation de blocage qu'il vit", a-t-il lancé. M. El Yazghi a souligné qu'une "solution militaire ne peut constituer une alternative au projet marocain", ajoutant que "si le Polisario recourt à une action militaire il sera désavoué par toute la communauté internationale et échouera dans une telle tentative". Au plan interne, il a estimé que "la vaste organisation régionale dans laquelle s'engage le Maroc permet d'enraciner définitivement la démocratie dans notre pays, comme elle permet l'épanouissement des potentialités régionales, l'aménagement de l'espace et l'efficacité économique, la solidarité interrégionale et la protection de l'environnement". Dernière modification 16/02/2007 17:57. --------> http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2007/02/16/\ feature-02 Le Maroc et le Polisario aux prises sur le plan d'<autonomie> 16/02/2007 Le Maroc a publié une ébauche de plan visant à donner au Sahara Occidental son <autonomie> sous la souveraineté de l'Etat marocain. Toutefois, le Front Polisario a rejeté ce plan, et insiste sur l'organisation d'un référendum populaire sur l'auto-détermination. Par Adel Dekkaki pour Magharebia à Washington -- 16/02/07 Le roi Mohammed VI du Maroc lors de sa visite en 2006 dans la ville de El Ayoun, la capitale du Sahara Occidental. Le Polisario a rejeté la proposition d'<autonomie> du Maroc. Le Maroc a approuvé le mois dernier la première ébauche d'un plan pour l'<autonomie> du Sahara Occidental, un territoire qui fait l'objet de litiges entre le Gouvernement de Rabat et le Front Polisario depuis 1975. Le Gouvernement a annoncé qu'il organisait une série de consultations pour discuter de cette proposition avec les partis politiques marocains avant d'élaborer le plan définitif, qui devrait être présenté aux Nations-Unies en avril. Cette proposition consiste à donner à la région du Sahara Occidental son <autonomie> sous souveraineté marocaine. "Nous estimons que la solution à ce problème consiste à donner aux Sarahouis… ce que nous avons toujours demandé, à savoir gérer nos propres affaires sous souveraineté marocaine, parce qu'il existe des liens commerciaux, historiques et familiaux qui nous lient à la nation marocaine. Par conséquent, la séparation n'était pas une option", a déclaré Khali Henna Ould Errachid, président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires du Sahara (CORCAS). Le Ministre algérien des Affaires Etrangères, Mohammed Bedjaoui, dont le pays abrite les réfugiés sarahouis à Tindouf, a déclaré que la seule option pour la résolution du litige entre le Maroc et le Front Polisario consiste à organiser un référendum populaire sur l'auto-détermination pour le Sahara. Le Ministre Polisario des Affaires Etrangères, Mohammed Ould Salek, a décrit la proposition d'<autonomie> sous souveraineté marocaine comme une "solution inacceptable" qui prive le peuple sarahoui de son droit à l'auto-détermination. Ould Salek a accusé le Maroc de tenter de faire passer les accords antérieurs concernant la question du Sahara, en particulier les Accords Huston et le plan de règlement ratifié par les Nations-Unies en 1991. "Le Maroc prend des mesures rétrogrades et ne souhaite pas parvenir au référendum. Le Front Polisario considère ce référendum comme la seule solution possible, et il n'y a aucune alternative à l'auto-détermination [pour] le peuple sarahoui", a-t-il indiqué. Ould Errachid a déclaré que l'impasse actuelle dans les entretiens entre le Maroc et le Front Polisario ne peut continuer. Il affirme que cela est inacceptable "parce que cela entraîne la souffrance de nos frères dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien. L'<autonomie> permettra aux habitants de la région de gérer eux-mêmes leurs affaires politiquement, économiquement, socialement et culturellement. C'est un haut niveau d'auto-détermination, un haut niveau de respect de la loi internationale et un haut niveau de pratique démocratique permettant de respecter les droits des minorités et de les attacher à l'entité politique qu'est le Maroc." Le Maroc affirme que le Front Polisario ne représente pas la majorité des Sarahouis, et ne peut donc parler en leur nom. Par ailleurs, le Polisario affirme être un mouvement légitime et affirme que le CORCAS ne représente pas les Sarahouis. "Si les Marocains considèrent que le Sahara fait partie du Maroc, et si les Sarahouis sont marocains, nous ne savons pas et nous ne comprenons pas pourquoi les Marocains ont peur d'organiser ce référendum", déclare M. Ould Salek. Le Gouvernement marocain devrait soumettre l'ébauche finale de sa proposition d'<autonomie> du Sahara Occidental sous souveraineté marocaine aux Nations- Unies en avril prochain, car le mandat de la MINURSO au Sahara Occidental vient à terme le 30 avril. Dans sa dernière résolution sur le Sahara, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies avait appelé les parties au conflit à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable par le biais de la négociation. Il avait de plus appelé le Gouvernement marocain et le Front Polisario à revenir à la table des négociations sans aucune condition préalable. <-----------------------------> 8.POLISARIO-MAROC-LA SOUVERAINTE SAHROUIE SUR LES TERRITOIRES LIBERES EST UNE REALITE QUI ENRAGE LE MAKHZEN ET CASSE SON DISCOURS http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=3157 Tifarity : Le Polisario <pose> encore des mines !! SELON L’ASM (Association du Sahara marocain) qui tient l’information de sources militaires, un commando composé d’une quinzaine de miliciens du Polisario <a posé>, entre le 29 et le 31 janvier derniers, des dizaines de mines antipersonnel sur pas moins de quatre itinéraires à une vingtaine de kilomètres du mur de défense vers Tifarity. Avec ces <plans assassins>, le Polisario veut stopper l’expédition - pourtant <humanitaire> - de l’ASM vers Tifarity prévue le 18 février. L’ASM qui exprime sa consternation, dénonce et condamne cet acte criminel et terroriste des ‘séparatistes’ du Polisario et de leurs protecteurs algériens et demande l’intervention urgente de l’ONU et des différentes instances internationales pour mettre fin à la présence et à toute activité militaire du Polisario dans cette zone. Le Reporter - Rédaction Mis en ligne le 16 février 2007 <-----------------------------> 9.SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGERIE-L'OBSESSION DU MAKHZEN-LE MAROC PREND SES DESIRS POUR DES REALITES http://www.aujourdhui.ma/chroniques-details52420.html 100% Jamal Berraoui : Terrorisme : l’erreur algérienne La plus grande illustration de cette myopie c’est d’avoir laissé près de 2000 combattants du Polisario émigrer vers les régions frontalières et être ‘récupérés’ par «Al-Qaïda». Les groupes extrémistes algériens ont mué. De terroristes locaux, ils sont devenus officiellement des lieutenants du terrorisme international. Le président Bouteflika avait cru un instant régler le problème par une loi d’amnistie générale. Des repentis, il y en a eu au plus grand désarroi des familles des victimes. On peut imaginer la douleur d’un villageois qui voit parader l’assassin de son frère ou le violeur de sa fille sans pouvoir réclamer justice. Pire, dans une générosité plutôt suspecte, les services algériens ont même aidé à la réinsertion des repentis. Souvent, ces repentis se sont recyclés dans le banditisme ou le racket institutionnalisé. Les plus décidés de la nébuleuse du terrorisme algérien se sont jetés dans les bras d’Al-Qaïda. Ils ne combattent plus pour l’islamisation de l’Algérie mais pour défaire l’Occident. Le sang algérien qui a coulé cette semaine n’a plus rien à voir avec la faute originelle, c’est-à-dire l’arrêt du processus électoral il y a 15 ans. Cette mutation est le fruit d’une longue maturation que les conseillers de Boutef n’ont pas apprécié à sa juste valeur. Les groupuscules intégristes, même issus de l’ancien FIS, la matrice de la barbarie version algérienne, ont été happés par le contexte international. Ils ne sont plus spécifiques à l’Algérie, d’où l’échec absolu de ce que les officiels d’Alger ont appelé la concorde nationale. En occultant cette mutation, les gouvernants d’Alger ont fait fausse route et commis une série d’erreurs que des citoyens algériens ont payé et vont payer de leurs vies. Pensant avoir affaire à un terrorisme intrinsèque, ils se sont réservé le droit souverain de le traiter en interne et ont donc traîné les pieds pour collaborer avec les services voisins, en particulier les Marocains. Les services algériens ont donné l’impression que le terrorisme international ne les concernait pas. Le «leur», domestique, devait être traité politiquement, pensaient-ils en enterrant la théorie de l’éradication. La plus grande illustration de cette myopie c’est d’avoir laissé près de 2000 «combattants» du Polisario émigrer vers les régions frontalières et être récupérés par «Al-Qaïda». Cet épisode, révélé par les services étrangers, inquiète, aujourd’hui, au plus haut point, tous les pays attachés à la stabilité dans la région. Maintenant, Alger n’a plus d’autre choix que d’intégrer la guerre internationale contre le terrorisme. Aveugle, celui-ci ne fait pas de cadeau aux récalcitrants. Cette intégration présuppose une collaboration étroite avec le voisin, c’est-à-dire le Maroc. Elle présuppose aussi qu’Alger cesse de laisser des armes circuler librement sur son territoire, un trafic immense se développer à ses frontières et des relations ténébreuses se tisser entre ses protégés et ses ennemis. La sagesse et le patriotisme, puisqu’il s’agit de sauver des vies algériennes, imposent une révision déchirante de l’ensemble des options stratégiques de l’élite algérienne. Le règlement de l’affaire du Sahara est une condition sine qua non pour assurer la stabilité dans la région. Cette stabilité est, elle même, la condition du développement et de la démocratisation dans la région. Alger sait aujourd’hui que face à des dangers planétaires, il est ridicule de jouer en solo. Bouteflika acceptera-t-il de payer le prix de la collaboration ? Le 16-2-2007 Par : Jamal Berraoui. ___________________________________________________________________________ Découvrez une nouvelle façon d'obtenir des réponses à toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des expériences des internautes sur Yahoo! Questions/Réponses http://fr.answers.yahoo.com