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Spécial: Negotiations F.POLISARIO-Maroc (18-VI-2007)   Lista de mensajes  
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*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/


S O M M A I R E

1. PRESSE FRANÇAISE
- LE MONDE: Le Maroc et le Front Polisario ouvrent des négociations directes à
New York
- LE MONDE: Interview avec Mohammed Sidati (Front Polisario): "C'est au peuple
sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir"
- LE MONDE (20-IV-2007): Sahara occidental : le Maroc et le Front Polisario
s'affrontent au Conseil de sécurité
- LE FIGARO: Le Maroc et le Front Polisario renouent un timide dialogue

2. PRESSE ANGLAISE:
- BBC: Sahara occidental pourparlers

3. PRESSE CAMEROUNAISE
- CAMEROON TRIBUNE: Sahara occidental : Maroc et Polisario face à face

4. PRESSE ALGERIENNE
- APS: Le Polisario participera de "bonne foi" aux négociations avec le Maroc
- APS: Le Front Polisario "ne fera aucun concession" sur l'autodétermination du
peuple sahraoui (Kheddad)
- LIBERTÉ: Le Maroc et le Polisario aujourd’hui à Manhasset. Entre realpolitik
et droit international
- EL WATAN: Les engagements de l’ONU face au conflit du Sahara-occidental.
Nouvelles négociations Maroc-Front Polisario
- EL WATAN: Le chemin de la paix
- LA TRIBUNE: Elles reprennent aujourd'hui à New York sous l'égide de l'ONU.
Maroc et Front Polisario : les négociations de la dernière chance ?
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Le Maroc prêt à lâcher… du vent
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Dix ans après les accords de Houston : Le Polisario et
le Maroc retournent à la table des «négociations»
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Maroc - Polisario Les négociations débutent aujourd'hui

5. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS: Le Front Polisario "ne fera aucune concession" sur l'autodétermination du
peuple sahraoui (Kheddad)
- SPS: M. Sidati : "C'est au peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur
son avenir"
- SPS: L'Algérie suit les négociations entre le Front Polisario et du Maroc avec
une "très grande attention" (Medelci)

6. PRESSE MAROCAINE
- MAP: Début à New York des négociations sur la question du Sahara
- L'ÉCONOMISTE: Dialogue de sourds?
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: Les négociations démarrent aujourd’hui
- L'ÉCONOMISTE: Une histoire "mal écrite"
- AL BAYANE: «La main fraternelle tendue» du Maroc à l'Algérie
- LIBÉRATION.MA: Sahara : le Maroc confiant dans les négociations
- MAP: La question du Sahara "devant un nouveau tournant" après l'adoption de la
résolution 1754 (expert politique international)
- BAYANE AL-YOUM: L'Association du Sahara marocain a demandé à la délégation
marocaine de tenir une conférence de presse à son retour / 4 scénarios
possibles pour l'issue des négociations avec le Polisario
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Sahara : Le Maroc aborde les négociations avec confiance
et sérénité
- AUJOURD'HUI LE MAROC (15-VI-2007): Le Polisario fait des requêtes farfelues

6. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS: Le Front Polisario "ne fera aucune concession" sur l'autodétermination du
peuple sahraoui (Kheddad)

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. PRESSE FRANÇAISE
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-924952@51-924959,0.html

Le Maroc et le Front Polisario ouvrent des négociations directes à New York

LE MONDE | 18.06.07 | 11h16


Pour la première fois depuis dix ans, le Maroc et le Front Polisario se
retrouvent face à face à une table de négociations, lundi 18 et mardi 19 juin,
près de New York, pour discuter de l'épineuse question du Sahara-Occidental,
une ancienne colonie espagnole annexée par le royaume chérifien en 1975.


C'est l'ONU qui a convié les deux protagonistes à reprendre des discussions
officielles, alors que la situation est bloquée depuis plusieurs années. La
rencontre doit se dérouler dans une résidence luxueuse de Manhassat, à Long
Island, pour donner "le maximum d'intimité à ces discussions très sensibles",
souligne-t-on au siège des Nations unies. Ont également été conviés les deux
pays limitrophes, l'Algérie et la Mauritanie, ainsi que le "Groupe des amis du
Sahara-Occidental" (France, Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Russie),
mais ceux-ci ne prendront pas part aux pourparlers menés par l'envoyé personnel
du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara-Occidental, Peter Van Walsum.

La délégation marocaine est conduite par le ministre de l'intérieur, Chakib
Benmoussa, et celle du Front Polisario par Mahfoud Ali Beiba, président du
Parlement sahraoui.

Le Conseil de sécurité avait appelé, le 30 avril, dans la résolution 1754 – un
texte assez ambigu – les deux parties à négocier, "de bonne foi, sans condition
préalable, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois", pour
parvenir à une solution politique, "juste, durable, et mutuellement acceptable
qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara-Occidental". De cette
résolution, le Front Polisario n'a retenu qu'une chose : la référence à son
droit à l'autodétermination, déjà affirmé par les résolutions antérieures de
l'ONU. Soutenu par la France, le Maroc, quant à lui, n'a vu dans le texte
onusien qu'un satisfecit décerné à son nouveau plan de règlement et une
victoire de sa diplomatie.

Le plan marocain, présenté officiellement en avril aux Nations unies, propose
une large autonomie. Les Sahraouis se voient offrir un gouvernement local, un
Parlement et une juridiction autonomes, le tout placé sous souveraineté
marocaine. Si référendum il y a, il ne porterait, en l'état actuel du projet
marocain, que sur l'autonomie, non sur une éventuelle indépendance.

A la veille de l'ouverture des négociations de New York, le Maroc et le Front
Polisario ont alterné déclarations de bonne volonté et propos va-t-en-guerre.
Le Maroc a ainsi indiqué, jeudi, qu'il allait aux négociations "avec un grand
optimisme". En privé, les responsables marocains ne cachent pas leur
scepticisme "face à la capacité de nuisance de l'Algérie", rappelant qu'à leurs
yeux Alger "a toujours tiré les ficelles" du conflit du Sahara-Occidental.

Le mouvement indépendantiste sahraoui a affirmé, quant à lui, qu'il arrivait à
New York avec "la volonté sincère" d'aboutir, mais a prévenu qu'un échec des
négociations "pourrait provoquer le retour des hostilités". Jeudi à Alger,
Salem Ould Salek, le responsable de la diplomatie sahraouie, a appelé la France
et les Etats-Unis "à équilibrer" leur position. M. Ould Salek espère voir le
président Sarkozy renoncer à "l'appui inconditionnel" apporté, selon lui, par
l'ex-président Jacques Chirac au Maroc dans ce conflit.


Florence Beaugé (avec Philippe Bolopion à New York)

----------->
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-924953@51-924959,0.html

Mohammed Sidati (Front Polisario)
"C'est au peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir"

LE MONDE | 18.06.07 | 11h16 • Mis à jour le 18.06.07 | 11h19


Vous êtes membre de la direction du Front Polisario et ministre délégué pour
l'Europe. Qu'attendez-vous des négociations de New York ?

Je les vois tout d'abord comme la remise sur les rails du processus de paix,
bloqué toutes ces dernières années. C'est l'occasion de sortir de l'impasse, et
il le faut d'autant plus que celle-ci est porteuse de dérapages dangereux.
Sur le terrain, on assiste à un véritable soulèvement, pacifique et quotidien de
la population dans les territoires occupés par le Maroc. Or Rabat recourt à une
répression grandissante pour étouffer ce mouvement.


Que pensez-vous du plan de large autonomie proposé par le Maroc ?

Ce plan est nul et non avenu. Il est inacceptable car il part du postulat
suivant : "Le Sahara est marocain ; je lui accorde l'autonomie." Or le Sahara
n'est pas marocain au regard du droit international, et c'est au peuple
sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir. Rabat tente une fois
encore de faire légitimer par la communauté internationale une occupation
illégale.


La position du Maroc et celle du Polisario paraissent plus figées que jamais…

Pour négocier, il faut être deux. Les Sahraouis ont déjà consenti d'énormes
concessions en raison des blocages du Maroc, notamment avec le "plan Baker",
lorsque les listes d'électeurs ont été établies. Rabat a alors compris qu'il
allait perdre ce référendum.
[James] Baker [l'ancien secrétaire d'Etat américain] a du coup tenté un nouveau
compromis. Aux deux options proposées – indépendance ou intégration au Maroc –,
il en a ajouté une troisième : une période transitoire d'autonomie de cinq ans,
au terme de laquelle les Nations unies organiseraient un référendum
d'autodétermination.
Toutes ces modifications jouaient en faveur du Maroc, et pourtant, le roi
Mohamed VI les a rejetées. Nous n'arrivons pas à comprendre quelle est sa
politique. Il paraît clair, en tout cas, qu'il n'est pas en mesure d'affronter
certaines échéances et qu'il se sert de la carte "Sahara" pour faire diversion.


Le Maroc a réactivé, il y a maintenant dix-huit mois, le Conseil des tribus
sahraouies, le Corcas…

Le Corcas est une invention du Maroc pour vendre son plan d'autonomie.
L'objectif est clair : remettre en cause la représentativité du Front
Polisario. Cette stratégie échoue lamentablement. Ce n'est ni au Maroc, ni à
nous, de faire la "feuille de route" de ces négociations de New York, mais aux
Nations unies. L'ONU a appelé à des négociations directes, en gardant comme
base le principe de l'autodétermination. Le plan marocain ne constitue donc en
aucune façon le socle de ces pourparlers.
Sans vouloir préjuger de ces négociations, je ne vois pas de signes
encourageants de la part du Maroc, au contraire. La répression dans les
territoires occupés s'accentue, et le Maroc a intégré dans sa délégation des
membres du Corcas, ce qui est pour nous une provocation.


Propos recueillis par Florence Beaugé

-------->
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-898405@51-924959,0.html

Sahara occidental : le Maroc et le Front Polisario s'affrontent au Conseil de
sécurité

LE MONDE | 19.04.07 | 15h08 • Mis à jour le 18.06.07 | 11h16


Le dossier du Sahara occidental refait surface. Vendredi 20 mai, le Conseil de
sécurité de l'ONU se verra proposer par le secrétaire général, Ban Ki-moon, de
prolonger pour six mois le mandat des casques bleus dans cette ancienne colonie
espagnole revendiquée - et occupée depuis plus de trente ans - par le Maroc.
Dans son rapport au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon constate que le blocage
persiste entre les deux principaux protagonistes - le Maroc et le Front
Polisario, partisan de l'indépendance du Sahara occidental -, mais il rappelle
aussi que l'ONU n'imposera pas de solution.

Dans ces conditions, constate le secrétaire général, seules deux options
demeurent : soit la "prolongation infinie de l'impasse" soit des "négociations
sans précondition" entre les parties, en vue d'une "solution politique
mutuellement acceptable".

Derrière les mots, ce qui est en jeu, c'est la tenue ou pas d'un référendum
d'autodétermination. Le Front Polisario, poussé par son allié algérien,
revendique la tenue d'une consultation, sous l'égide de l'ONU, quitte à ce que
les listes électorales incluent des Marocains installés au Sahara occidental.
En revanche, le Maroc, au nom des "droits historiques" sur les "provinces du
Sud", récuse tout référendum.

Pour ne pas apparaître comme responsable du blocage, le Maroc, appuyé par la
France et par l'Espagne, a déposé, il y a quelques jours à l'ONU, un plan de
règlement. Baptisé modestement Initiative pour la négociation d'un statut
d'autonomie du Sahara, le document propose d'accorder à la "région autonome du
Sahara" des compétences dans le domaine économique et social. "Les populations
géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes
législatif, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives", affirme le
document.

En revanche, l'Etat marocain conserverait la "compétence exclusive" sur les
"attributs de souveraineté (drapeau, hymne national, monnaie)", la sécurité
nationale, la défense et les relations extérieures ainsi que la justice. Les
"attributions constitutionnelles et religieuses" du roi du Maroc
s'appliqueraient également au Sahara occidental.

Le Front Polisario a rejeté par avance le projet marocain mais en assortissant
son refus de contre-propositions. Partant du principe que "la solution du
conflit passe par la tenue d'un référendum d'autodétermination", le Front
Polisario s'attache à offrir des garanties aux Marocains installés au Sahara
occidental, et à Rabat en cas de victoire des indépendantistes. Le Front
Polisario va assez loin puisqu'il propose au Maroc de conclure des
"arrangements sécuritaires".

Les deux plans ne devraient pas changer la donne à court terme. Mais dans la
partie diplomatique serrée qui se joue, il est probable que le Maroc va mettre
en place sans attendre son projet d'autonomie. Il s'agira, pour Rabat, de
couper l'herbe sous le pied du Front Polisario et de convaincre la communauté
internationale que son initiative a des résultats satisfaisants.

Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 20.04.07

-------->
http://www.lefigaro.fr/international/20070618.FIG000000147_le_maroc_et_le_front_\
polisario_renouent_un_timide_dialogue.html

http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?no_nouvelle=332748&no_categorie=

Le Maroc et le Front Polisario renouent un timide dialogue
(Le Figaro 18/06/2007)

LE MAROC et le Front Polisario recommencent à se parler. Des membres du
gouvernement marocain et des responsables sahraouis se rencontrent aujourd'hui
et demain à Manhasset, près de New York, pour évoquer le dossier du Sahara
occidental, le plus vieux conflit de la décolonisation, enlisé depuis des
décennies dans les sables du désert.

Sur le fond, les deux parties abordent le rendez-vous avec des approches
divergentes. Le Front Polisario campe sur ses positions. Ses délégués proposent
une indépendance qui garantirait les intérêts marocains dans la région. Côté
marocain, les émissaires du roi arrivent aux pourparlers avec un plan de «
large autonomie » d'un Sahara occidental placé sous la souveraineté de Rabat.
L'optimisme est tempéré par le flou des propositions et leur caractère
contradictoire. Dans un rapport, l'International Crisis Group (ICG) estime les
négociations « prématurées » car les « données n'ont pas changé ». « L'impasse
dans laquelle se trouve le conflit semble être un cercle vicieux, chaque partie
reprochant aux autres d'être à l'origine de ce blocage », note ICG. Le groupe de
réflexion juge l'initiative marocaine « nettement insuffisante ».


Médiations américaines

Le Maroc et le Front Polisario qui se disputent le territoire de l'ex-Sahara
espagnol depuis plus de trente ans ne sont pas, en dépit de médiations
américaines, parvenus à s'entendre pour permettre aux populations concernées de
prendre en main leur avenir.

Le Front Polisario doit tenir compte de la position du pouvoir algérien et en
particulier des militaires qui jouent un rôle de soutien et d'encadrement des
camps de réfugiés installés sur son sol à Tindouf. Alger ne veut pas d'une
extension des frontières héritées de l'époque coloniale. Le Front Polisario qui
se considère comme le représentant unique de l'identité sahraoui a également du
mal à s'inscrire dans un jeu démocratique et pluraliste. Enfin, le régime
marocain ainsi que son opinion publique continuent avec l'appui de la France de
faire des « provinces du Sud » leur Alsace-Lorraine.


THIERRY OBERLÉ. Publié le 18 juin 2007

>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. PRESSE ANGLAISE
http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2007/06/070618_sahara_negociations.shtml

Sahara occidental pourparlers

Bessan Vikou
BBC Afrique, New York


Les résultats du ces négociations sont très attendus
Ces pourparlers s'ouvrent aujourd’hui à Manhasset une banlieue de New York,
entre le royaume du Maroc et le Front Polisario sur le sort du Sahara
occidental sous l’égide des Nations unies.
Les deux parties devront rechercher une solution politique définitive à la
question du statut du Sahara.

L’Algérie, la Mauritanie de même que certains pays occidentaux seront aussi
présents à ces négociations au cours desquelles la facilitation espère
réconcilier deux positions tranchées.

La résolution 1754 du conseil de sécurité adoptée le 30 Avril dernier et qui a
initié ces nouvelles négociations est sans équivoque.

Elle appelle les parties concernées à des négociations directes de bonne foi et
sans pré-conditions.

Dans une résidence privée de Manhasset, l’ONU attend de la délégation du Maroc
et celle du Front Polisario une solution mutuellement acceptable pour sortir de
l’impasse.

Mais les deux plans qui devront servir de base aux pourparlers sont encore pour
le moins inconciliables.

Rabat refuse toujours d’autoriser la tenue d’un référendum sur l’indépendance
dans l’ancienne colonie espagnole, réclamée par les indépendantistes sahraoui
du Front Polisario.

Il propose plutôt un plan qui vise à permettre aux sahraoui de conduire leurs
affaires de manières démocratique tout en respectant la souveraineté et
l’intégrité territoriale du royaume.

Autrement dit, le gouvernement marocain garderait par exemple le contrôle de la
défense et de la diplomatie du Sahara occidental.

Le front Polisario quant à lui, rejette ce projet et plaide pour l’exercice par
les sahraoui de leur droit à un vote sur l’autodétermination par un référendum
libre et légitime.

Deux positions tranchées que le négociateur en chef de l’ONU Peter Van Walsun,
va essayer en deux jours de réconcilier pour sortir d’un conflit de trois
décennies.

Le Maroc qui, on s’en souvient, revendique le Sahara occidental, l’a annexé en
1975 à la faveur du retrait de l’Espagne, ce qui a déclenché un conflit avec le
Front Polisario basé en Algérie.

Après plusieurs rencontres infructueuses, certains observateurs pensent qu'un
nouvel échec des négociations entre le Maroc et le Polisario risque de relancer
les hostilités au Sahara occidental.

Deux plans serviront de base aux nouvelles négociations.

Rabat propose un plan de "large autonomie" sous souveraineté marocaine.

Rejet du polisario qui réaffirme "le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination".

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. PRESSE CAMEROUNAISE
http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j18062007&idart=3353&ol\
arch=


Sahara occidental : Maroc et Polisario face à face

Raphaël MVOGO
[18/06/2007]


Les deux parties entament ce lundi à New York les négociations directes
recommandées par le Conseil de sécurité de l’Onu.

C’est ce lundi que s’ouvrent à New York, au siège des Nations Unies, les
négociations directes recommandées le 30 avril dernier par une résolution,
1754, adoptée à l’unanimité de ses quinze membres, du Conseil de sécurité,
entre le Maroc et le Front Polisario à propos du Sahara occidental. En tout
état de cause, il s’agit d’une étape cruciale dans la recherche d’une solution
à un vieux conflit qui, depuis une trentaine d’années, n’a pas arrêté de hanter
le continent africain et de polariser l’attention de la communauté
internationale. Tant les différentes initiatives de sortie de crise se sont
toujours heurtées aux positions radicales affichées par les belligérants.

Base de ce premier round de pourparlers, prévu pour une durée de deux jours, la
résolution du Conseil de sécurité exhorte le Maroc et le Front Polisario " à
parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui
permette d’assurer l’autodétermination du Sahara occidental ". Les débats sont
conduits par l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon pour
le Sahara occidental, Peter van Walsum. Egalement concernées par le dossier, en
tant que pays limitrophes à ce territoire querellé, l’Algérie et la Mauritanie y
sont associées. Pour préparer les modalités de cette rencontre, une délégation
de l’ONU a séjourné dans la région du 15 au 20 mai.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé par Rabat en 1975.
Cette annexion a été refusée par le Front Polisario. Une guerre a opposé les
deux parties jusqu’en 1988, date de l’instauration d’un cessez-le-feu négocié
sous l’égide de l’ONU. Le Maroc a continué à revendiquer sa souveraineté sur le
territoire. L’option défendue par le royaume chérifien auprès des Nations Unies
est celle de l’autonomie du peuple sahraoui. Cette solution ne rencontre pas
l’assentiment du Front Polisario, qui lutte pour l’indépendance de ce peuple.

En avril 2006, Kofi Annan, avait souligné dans un rapport qu'il n'y a " aucune
raison valable pour que les règles concernant la décolonisation et
l'autodétermination " ne s'appliquent pas au Sahara occidental, ainsi que
l'avait déclaré la Cour internationale de justice (CIJ) dans un avis
consultatif en date du 16 octobre 1975. C’est également l’avis de son
successeur, Ban Ki-moon.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. PRESSE ALGERIENNE
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=161697

Le Polisario participera de "bonne foi" aux négociations avec le Maroc


[Aps 17/6/07] M'heriz (territoires libérés) - Le Front Polisario participera de
"bonne foi" aux négociations directes avec le Maroc qui doivent commencer lundi
à Manhasset (New York) "avec l'intention sincère de parvenir à une solution
politique permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à
l'autodétermination et à l'indépendance", a souligné dimanche à M'Heriz dans
les territoires libérés, le président de la République Arabe sahraouie et
démocratique, Mohamed Abdelaziz.

"Il est toutefois regrettable de voir l'autre partie (le Maroc) se livrer, hier
comme aujourd'hui, à des comportements qui prouvent le manque de volonté et de
sincérité", a toutefois déploré le président sahraoui dans une allocution
prononcée à l'occasion du 37e anniversaire du soulèvement de Zemla (quartier de
la ville de El Aaiun).
Il a, dans le même sens, rappelé que le gouvernement marocain "s'est souvent
vanté d'avoir mis en échec les efforts de l'Onu menés par James Baker, l'ancien
envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu" et "refusé le plan de paix pour
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental de 2003", faisant également
remarquer qu'il "s'est désengagé des différents accords signés avec la partie
sahraouie, qu'il s'agisse du plan de règlement de 1991 ou des accords de
Houston de 1997".

Concernant les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés du
Sahara occidental, M. Abdelaziz a affirmé que "nous condamnons vigoureusement
ces graves violations des droits de l'homme", tout en réitérant son appel à la
communauté internationale, représentée par l'Onu et le Conseil de sécurité,
pour exercer des pressions sur le Maroc pour l'obliger à respecter la légalité
internationale. A ce sujet, le président de la RASD a renouvelé sa demande au
secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, "d'élargir les prérogatives de la
Minurso pour inclure la protection des civils sahraouis dans les territoires
occupés, la surveillance des droits de l'homme et la révélation des violations
de ces droits".

Evoquant la célébration du 37e anniversaire du soulèvement de Zemla du 17 juin
1970, il l'a qualifié d'"événement national de grande importance", qui, a-t-il
dit, "a amorcé un tournant dans l'histoire contemporaine de notre peuple". "Ce
jour-là, rappelle le président sahraoui, les masses sahraouies se sont
révoltées contre l'arrogance coloniale espagnole, avec une volonté
inébranlable, elles ont exprimé le désir du peuple sahraoui de sauvegarder son
identité nationale et être indépendant".

Pour M. Abdelaziz, le soulèvement du 17 juin "fut un socle solide pour la
résistance surtout la résistance politique, et le prélude d'une organisation
nationale unificatrice qui donna naissance au Front populaire de libération de
Saguia el Hamra et Rio de Oro "Polisario", qui adopta la lutte armée en
réaction légitime à la répression sauvage face à ce soulèvement pacifique et
contre la négation colonialiste du droits de notre peuple".

Evoquant l'Intifada de l'indépendance déclenchée le 21 mai 2005, le président
sahraoui a affirmé qu'"elle est, sans nul doute, le prolongement naturel de
l'Intifada historique de Zemla". "Les deux Intifadas ont pris les mêmes
options, elles ont eu les même objectifs et les même idéaux, constituant des
jalons dans la langue histoire de la résistance sahraouie", a-t-il souligné.

Par ailleurs, le président Abdelaziz a tenu à exprimer le "respect" et la
"gratitude" du peuple sahraoui aux "frères et amis dans le monde entier qui
soutiennent le juste combat du peuple sahraoui pour parvenir à la libération et
à l'indépendance". Il a, dans ce contexte, rendu "un hommage particulier" à
l'Algérie, peuple et gouvernement et au président de la République, Abdelaziz
Bouteflika. L'Algérie, qui, a-t-il dit, "a pris position en faveur de la
décolonisation de la dernière colonie en Afrique et pour le respect de la
volonté des peuples".



Maroc-Polisario: négociations directes à Manhasset (New-York) sous l'égide de
l'Onu

Alger - Le Maroc et le Front Polisario entament lundi à Manhasset, près de New
York, de nouvelles négociations sous l'égide des Nations Unies, en vue de
parvenir à une "solution politique" du conflit au Sahara occidental,
garantissant le droit de son peuple à l'autodétermination. Dans une lettre au
secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, le président sahraoui a affirmé que
le Front Polisario engagera avec une "volonté sincère" les négociations avec le
Maroc, en vue de la "décolonisation du Sahara occidental".

"Le règlement juste de ce conflit qui a trop duré, renforcera la crédibilité de
l'Onu, consolidera les valeurs de la justice et du droit international et
confortera la paix et la stabilité dans la région" de l'Afrique de l'Ouest, a
affirmé le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

La délégation du Polisario à Manhasset sera conduite par le président du
Parlement sahraoui, Mahfoud Ali Beiba, qui sera accompagné de Mhamed Khadad,
Brahim Ghali, Boukhari Ahmed, Bechir Sghair et Sidi Oumar tous membres de la
direction du Front Polisario. Il s'agit de la même délégation qui a pris part
aux négociations de Houston de 1997 avec le Maroc, sous les auspices de James
Baker, alors envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu au Sahara
occidental.

La délégation marocaine sera présidée par le ministre de l'Intérieur, Chakib
Benmoussa.

Les négociations de Manhasset sont le résultat de la résolution 1754 du Conseil
de sécurité de l'Onu, adoptée le 30 avril dernier, qui a appelé les deux
parties à engager "de bonne foi, et sans conditions préalables", des
négociations directes, sous les auspices de Ban Ki Moon "en vue de parvenir à
une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".

Le Conseil de sécurité a également demandé au secrétaire général de l'Onu de lui
présenter, d'ici au 30 juin, un "rapport sur l'état de ces négociations sous ses
auspices et des progrès réalisés", et a exprimé son "intention de se réunir pour
recevoir et examiner ce rapport".


[Aps 17/6/07]

------------>
http://www.aps.dz/fr/page3.asp

Le Front Polisario "ne fera aucun concession" sur l'autodétermination du peuple
sahraoui (Kheddad)


Alger - Le Front Polisario ne fera "aucune concession sur le principe de
l'autodétermination" du peuple sahraoui, a affirmé lundi, à partir de New York
(Etats-Unis), le responsable sahraoui Mohamed Kheddad. Contacté par la chaîne
III de la radio nationale, M. Kheddad, membre de la délégation sahraouie qui
mène des négociations directes avec le Maroc sous l'égide de l'Onu près de New
York, a indiqué que" l'autodétermination appartient au peuple sahraoui et nul
n'est en mesure de faire de concession sur cette question qui relève de la
souveraineté. C'est uniquement le peuple sahraoui qui peut en décider".

[Aps 18/6/07]

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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=78721

Etranger (Lundi 18 Juin 2007)

Le Maroc et le Polisario aujourd’hui à Manhasset
Entre realpolitik et droit international

Par : Hafida Ameyar


Le siège des Nations unies de Manhasset (États-Unis) abritera aujourd’hui le
premier round des négociations directes entre le Front Polisario et le royaume
du Maroc sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

Avant même l’ouverture des discussions, chacune des parties en conflit a tenté
de donner sa version des faits, en donnant son interprétation de la résolution
1754 du Conseil de sécurité de l’ONU du 30 avril dernier.
Autrement dit, une décennie après la signature des accords de Houston, le
Polisario et le Maroc repartent sur des positions qualifiées inconciliables. La
partie sahraouie continue en effet à revendiquer la décolonisation du
“territoire non autonome” du Sahara occidental, en s’appuyant sur la Charte des
Nations unies, la déclaration d’octroi des indépendances des peuples coloniaux
et colonisés de décembre 1960, ainsi que les différents textes avalisés par les
différents organes de l’ONU, y compris l’Assemblée générale et la 4e commission
de décolonisation, le plan de règlement ONU/OUA de 1991 et les accords de
Houston de septembre 1997. Mais la nouveauté réside dans l’offre faite
dernièrement par Mohamed Abdelaziz, président de la Rasd et secrétaire général
du Front Polisario, sur les ondes de la chaîne qatarie Al Djazira, à savoir :
la possibilité d’inclure l’autonomie comme une des options parmi les autres
(indépendance du territoire sahraoui et intégration au royaume du Maroc) “dans
le cadre d'un référendum libre et démocratique organisé et supervisé par les
Nations unies”. Des garanties ont également été données à Rabat et aux autres
pays de la région “si l’option d’indépendance l’emporterait”.
De son côté, le Maroc s’en tient à son projet d’autonomie, en maintenant le cap
dans la provocation, à travers la présence du président du Corcas dans la
délégation marocaine et en excluant toute possibilité de revenir sur ses
précédents engagements internationaux. D’ailleurs, il trouve que la résolution
1754 est “en rupture” avec les approches préconisées par le passé et les
différentes propositions testées antérieurement par l’ONU. “Il s'agit donc
d'une résolution fondatrice d'un processus nouveau pour parvenir à une solution
politique définitive. Ce processus consacre la négociation comme l'unique moyen
pour parvenir à un règlement définitif”, a expliqué récemment le ministre
marocain de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, à l’AFP. Aucun commentaire n’a été
fait sur l’exploitation illégale des ressources naturelles du territoire
sahraoui, encore moins sur l’embargo de ce même territoire, où se propage la
répression contre toute voix favorable à l’autodétermination et à
l’indépendance.
Sans anticiper sur les résultats des négociations de Manhasset, celles-ci
constitueront certainement un indice sur les véritables intentions de l’ONU, en
charge du dossier de décolonisation depuis les années 1960. Mais, elles
confirmeront dans le même temps tout le sens qui sera désormais réservé à la
realpolitik. En termes plus clairs, la realpolitik et le pragmatisme ambiant
renonceront-ils aux vertus démocratiques et à la dignité humaine en imposant
des solutions douteuses par la force ? Chercheront-ils à concilier le droit
international avec la réalité frustrante du peuple sahraoui, la stabilité de la
région et de son marché ?À moins d’un coup de force contre le droit du peuple du
Sahara occidental à choisir librement son destin, espérons que la realpolitik,
devant la grande sagesse sahraouie, ne se conjuguera pas avec les approches
génocidaires.

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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=70630

Edition du 18 juin 2007 > Internationale


Les engagements de l’ONU face au conflit du Sahara-occidental
Nouvelles négociations Maroc-Front Polisario


Les parties au conflit du Sahara-Occidental reviennent à la table des
négociations. Maroc et Front Polisario répondent à une invitation de l’ONU, une
vieille invitation à vrai dire, mais réitérée en avril dernier dans sa dernière
résolution sur ce conflit qui dure depuis 1975 quand le Maroc a envahi ce
territoire.

C’est donc un retour et rien de plus, car les premières négociations qui avaient
eu lieu souvent dans le plus grand secret ont abouti, dans un premier temps, à
ce qui allait devenir le plan de paix de l’ONU de 1988. Cette fameuse
résolution 890 par laquelle les deux parties avaient décidé de faire la paix en
optant toutes les deux pour le principe de la libre expression du peuple du
Sahara-Occidental. Celui-ci devait, dans le cadre d’un référendum
d’autodétermination, opter pour l’indépendance ou le rattachement au royaume du
Maroc. Le plan de paix sera alors endossé par l’ONU qui s’empressera alors de le
mettre en application. C’était en septembre 1991, et du plan en question, seul
le cessez-le-feu sera appliqué, car, entre-temps, le Maroc a littéralement
changé de position, après avoir acquis la certitude que les Sahraouis voteront
pour l’indépendance. Le blocage persistera jusqu’en 1997, quand le secrétaire
général de l’ONU, qui venait d’accéder à ce poste, avait chargé l’ancien
secrétaire d’Etat américain James Baker de « remettre sur les rails le plan de
paix de l’ONU ». James Baker y parviendra en relançant le plan de paix avec la
fin du processus d’identification du corps électoral sahraoui que le Maroc
tentera de pervertir en inondant les enquêteurs de centaines de milliers de
recours qu’il savait irrecevables, car ne remplissant pas les critères retenus
et auxquels il avait lui-même souscrit. Ce sont les accords de Houston de
septembre 1997, également endossés par l’ONU. Il y eut d’autres rendez-vous
avec à l’ordre du jour, l’idée farfelue de troisième voie à laquelle, à vrai
dire, nul, y compris parmi les alliés du Maroc, ne croyait, car elle prévoyait
tout simplement la perpétuation du fait accompli colonial. C’était à Berlin en
2000. Quatre années plus tard, James Baker, qui avait fait preuve de
perspicacité, démissionnait de son poste en signe de protestation contre le
blocage marocain et l’inertie de l’ONU. Près de sept années se sont écoulées
depuis la dernière rencontre sous les auspices de James Baker. Son successeur à
ce poste, le diplomate néerlandais Peter Van Walsum, prend en main ce dossier,
avec la reprise aujourd’hui, près de New York, des négociations. L’envoyé
spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara-Occidental,
Peter Van Walsum, va accueillir une rencontre de deux jours dans une résidence
privée luxueuse à Manhasset, dans la banlieue de New York, pour donner le
maximum d’intimité à ces discussions très sensibles, ont indiqué des
diplomates. L’ONU a aussi invité des représentants des pays voisins (Algérie et
Mauritanie) ainsi que le groupe des amis du Sahara-Occidental (France,
Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Russie), mais ceux-ci ne prendront pas
part aux discussions. La délégation marocaine de haut niveau sera conduite par
le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, et comprendra le secrétaire aux
Affaires étrangères Tayeb Fassi Fihri. La délégation du Front Polisario à
Manhasset sera conduite par le président du Parlement sahraoui, Mahfoud Ali
Beïba, qui sera accompagné de MM. Mhamed Khadad, Brahim Ghali, Boukhari Ahmed,
Bechir Sghaïr et Sidi Oumar, tous membres de la direction du Front Polisario. Il
s’agit de la même délégation qui a pris part aux négociations de Houston de 1997
avec le Maroc, sous les auspices de James Baker, alors envoyé personnel du
secrétaire général de l’ONU au Sahara-Occidental. On connaît donc les
délégations, mais pas la nature des négociations. Seront-elles directes ?, se
demande-t-on. La réponse se trouve dans la résolution 1754 du Conseil de
sécurité de l’ONU, adoptée le 30 avril dernier, qui a appelé les deux parties à
engager « de bonne foi et sans conditions préalables », des négociations
directes, sous les auspices de Ban Ki-moon, « en vue de parvenir à une solution
politique juste, durable, et mutuellement acceptable qui permette
l’autodétermination du peuple du Sahara-Occidental ». En tout état de cause, le
Front Polisario effectue le déplacement américain avec beaucoup de conviction,
mais se montre réservé sur l’attitude du Maroc qui, en ce qui le concerne, a
déclaré qu’il entendait « tourner la page » lors des prochaines discussions sur
le Sahara-Occidental. Dans une lettre au secrétaire général de l’ONU Ban
Ki-moon, le président sahraoui a affirmé que le Front Polisario engagera avec
une « volonté sincère » les négociations avec le Maroc, en vue de la «
décolonisation du Sahara-Occidental ». « Le règlement juste de ce conflit qui a
trop duré renforcera la crédibilité de l’ONU, consolidera les valeurs de la
justice et du droit international et confortera la paix et la stabilité dans la
région » de l’Afrique de l’Ouest, a affirmé le président de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD). « Nous y allons avec beaucoup d’optimisme et
avec la volonté de définitivement tourner la page », a dit, quant à lui, le
porte-parole du gouvernement marocain, Nabil Benabdellah. « Nous espérons que
tout le monde affichera le même esprit positif et respectera la dernière
résolution de l’ONU qui appelle à des négociations directes de bonne foi et
sans préconditions », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Rabat.
Toutefois, ce responsable fait une lecture partielle et incomplète de cette
résolution laquelle, rappelle-t-on, appelle à des négociations en vue de
l’autodétermination du peuple sahraoui. Un rendez-vous a donc été pris le 30
avril dernier. Il est important, en ce sens qu’il permet une mise à plat et
prendra acte de nouveaux engagements en vue d’appliquer ce qui a été convenu et
rien d’autre, c’est-à-dire la libre expression du peuple sahraoui ou rendre
justice à ce dernier. En ce qui le concerne, le Conseil de sécurité a demandé
au secrétaire général de l’ONU de lui présenter, d’ici au 30 juin, un « rapport
sur l’état de ces négociations sous ses auspices et des progrès réalisés » et a
exprimé son « intention de se réunir pour recevoir et examiner ce rapport ». Là
est un élément nouveau, contrairement aux précédents cycles de négociations. A
suivre donc de très près.


T. Hocine

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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=70660

Edition du 18 juin 2007 > Dernière

Le chemin de la paix

Le conflit du Sahara occidental a connu ses phases de négociations. Il y en a eu
trois exactement qui, toutes, ont mis l’un en face de l’autre les acteurs de
cette crise et qui sont le Maroc et le Front Polisario. Un tour de table clair,
mettant fin aux supputations et autres accusations. Tout a commencé dans le plus
grand secret, il y a un peu plus de vingt années. Des perspectives sont
apparues, mais elles se sont refermées de la même manière, car le Maroc s’est
rétracté après s’être auto-intoxiqué et cru que les Sahraouis allaient opter
pour le rattachement de leur territoire au voisin septentrional. Le plan de
paix de l’ONU était déjà en marche, mais la machine s’est grippée jusqu’à se
bloquer et nécessiter un traitement d’urgence. Celui que lui prescrira en 1997
le secrétaire général de l’ONU. « Il faut remettre sur les rails » le processus
de paix. Son envoyé spécial, James Baker, s’y appliquera et ouvrira la deuxième
série des négociations Maroc-Front Polisario. Cela donnera les accords de
Houston de septembre 1997, que Rabat reniera peu après. Convaincu qu’un tel
statu quo est dangereux pour l’ensemble de la région, le Conseil de sécurité
appelle à de nouvelles négociations en fixant préalablement l’objectif qui est
l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Qu’en
sera-t-il exactement, ne cesse-t-on de se demander après avoir suivi le
cheminement des phases précédentes et le sort infligé aux accords signés
conjointement par le Maroc et le Front Polisario et endossés par les Nations
unies ? Le premier ne cesse d’afficher son opposition à l’approche contenue
dans le plan de paix, amenant les Sahraouis à douter de la volonté des
Marocains de négocier en toute sincérité. C’est là justement le rôle du Conseil
de sécurité et, d’une manière générale, la crédibilité des Nations unies
appelées à rendre justice à un peuple. L’échec des négociations qui s’ouvrent
aujourd’hui aux Etats-Unis sera le leur. Et il sera lourd de conséquences.

T. Hocine

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http://www.latribune-online.com/1806/p0101.htm

Elles reprennent aujourd'hui à New York sous l'égide de l'ONU
Maroc et Front Polisario : les négociations de la dernière chance ?

Lundi 18 Juin 2007

Par Mekioussa Chekir

Les négociations autour de l’avenir du Sahara occidental ont débuté, aujourd’hui
dans une des banlieues de New York, entre les deux parties en conflit, le Front
Polisario et le Maroc. Il s’agira d’une première étape de pourparlers qui
dureront deux jours et qui sera suivie d’un autre round de discussions,
lesquelles discussions, faut-il le rappeler, sont placées sous l’égide des
Nations unies, et sont conduites par l’envoyé personnel de Ban Ki-moon, Peter
Van Walsum. C’est assurément un tournant décisif dans l’histoire de ce conflit
lié à la dernière colonie d’Afrique et qui tient en haleine l’ensemble de la
communauté internationale depuis plus de 30 ans, mais qui prend surtout en
otage le peuple sahraoui, éparpillé entre les camps de réfugiés de Tindouf (sud
de l’Algérie) et les communautés de ressortissants sahraouis installées dans les
quatre coins de la terre. Animés d’un espoir indéfectible, qui n’a d’égal que la
force de leur conviction quant à la justesse de leur cause, les Sahraouis
espèrent fortement que le rendez-vous de Manhasset ne soit pas un énième échec
dans la série des tentatives jusque-là avortées. La délégation sahraouie,
conduite par le président du Parlement sahraoui, Mahfoud Ali Beiba, s’est
rendue aux USA avec la «volonté» de faire réussir ces négociations historiques
pour être les premières depuis une interruption de dix ans. Les responsables
sahraouis n’ont eu, en effet, cesse de réitérer, ces derniers jours, leur
«bonne foi» en prenant part à cet événement décisif.
Hier, ce fut au tour du président de la République arabe sahraouie et
démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, de renouveler «l’intention sincère de
parvenir à une solution politique». L’occasion lui a été donnée lors des
festivités célébrant le 37ème anniversaire du soulèvement du quartier de Zemla,
dans la ville d’El Ayoun, et qui ont été abritées par la localité de M’heriz,
dans les territoires libérés du Sahara occidental.
Le président sahraoui regrettera, en cette circonstance, que le Maroc continue
«à se livrer à des comportements qui prouvent le manque de volonté et de
sincérité», en rappelant que le gouvernement marocain «s’est souvent vanté
d’avoir mis en échec» les efforts de l’ONU, menés par l’ancien envoyé personnel
du secrétaire général de l’ONU, James Baker, en refusant le plan de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental proposé en 2003.
Le Maroc, a également rappelé Mohamed Abdelaziz, n’en est pas à son premier
refus puisqu’il s’est «désengagé» des différents accords signés avec la partie
sahraouie, qu’il s’agisse du Plan de règlement de 1991 ou des Accords de
Houston de 1997. Pour ce nouveau round des négociations, faut-il le souligner,
deux nouvelles donnes sont à relever : d’abord le soulèvement populaire dans
les territoires occupés depuis mai 2005, et l’élargissement du cercle des
défenseurs du droit d’autodétermination du peuple sahraoui. «Si la position de
la France est connue, celle de l’Espagne, en revanche, peut être infléchie par
le poids de l’opinion publique et de la société civile espagnoles !», nous
précisait, hier, Ahmed Djamel Bendir, président de commission dans le Parlement
sahraoui, en marge du renouvellement du groupe d’amitié parlementaire
algéro-saharoui, dont la cérémonie a eu lieu au siège de l’APN. notre
interlocuteur est d’avis, en outre, qu’après tant d’années de lutte et de
patience, le peuple sahraoui a démontré qu’il défendait «une cause».
La partie marocaine a affiché à la veille du début des négociations la même
«bonne volonté» d’œuvrer dans le sens d’un règlement définitif du conflit, en
insistant toutefois sur l’implication de l’Algérie en tant que partie prenante
du conflit. Ce que les Sahraouis considèrent comme une tentative
d’atermoiement, le but étant de contourner la solution qui passe par un
référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

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http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=31650

Le Maroc prêt à lâcher… du vent

par M.Z


Dix ans après, Marocains et Sahraouis vont se rencontrer de nouveau pour
négocier «directement». Ils le font à la demande expresse de la résolution 1754
du Conseil de sécurité. La résolution «demande aux parties d’engager des
négociations de bonne foi sans conditions préalables, en tenant compte des
développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».

Et si le bon mot veut que «tous les chemins mènent à Rome», la résolution laisse
comprendre, elle, que tous les chemins doivent mener à… l’autodétermination.
C’est limpide. Cela l’est tellement que cela apparaît assimilable sans trop
d’efforts même pour les attardés mentaux.

En ce qui le concerne, le Maroc ne veut voir de chemin que celui de l’autonomie.
Pour lui, il ne peut être question d’autodétermination et encore moins
d’indépendance. Ne serait-ce que dans la partie qu’il acceptait hier, de voir
aux mains de la Mauritanie au nom de l’accord tripartite.

L’occasion s’offre pour un libre cours à l’expansionnisme marocain. Le Maroc ne
va ni s’arrêter, ni reculer, ni revenir au respect de la légalité
internationale. Il jouera son rôle d’illusionniste pendant quelques rounds,
fera échouer les négociations et puis mettra l’échec sur le dos de l’Algérie.

Entre-temps, ses protecteurs sionistes mettront la pression et la propagande
nécessaires pour inverser les rôles, faire apparaître le royaume comme un
modèle de démocratie qui serait victime des agissements de l’Algérie, un pays
qui a tendance à mal tourner et risque de devenir lui aussi un Etat voyou.

D’ailleurs, ces derniers temps, les détecteurs de Rice ont cru y trouver des
poux avec les scoops sur une traite où les Américains ont été aussi excellents
que nos voisins de l’Ouest. «Le conflit doit être réglé par les parties
concernées et l’Algérie en fait partie», avait déclaré le ministre marocain de
la Communication, M. Nabil Benabdellah.

La déclaration ne date pas de l’époque des négociations de Houston. La
déclaration est plus fraîche et date d’une semaine à peine, c’est-à-dire une
dizaine de jours après l’adoption de la résolution 1754. Une déclaration qui
souligne la mauvaise foi du Maroc et fait apparaître l’existence
d’arrière-pensées.

Pis, Rabat affirme que le conflit du Sahara occidental est «artificiel» qui
n’existerait que par la volonté de l’Algérie. Ce qui revient à denier non
seulement l’existence d’un peuple mais aussi sa formidable et peu commune
résistance aux différents envahisseurs.

Un peuple qui commémorait hier la manifestation de Zemla, dirigée en 1970 contre
la colonisation espagnole par le Mouvement de libération de la Saguia el Hamra
et de Rio de Oro (MLS, créé en 1967 par Mohamed Sid Brahim Bassiri). Est-ce
l’Algérie qui a créé aussi le MLS ? Le déni marocain est plus fort, plus
perfide que celui des sionistes vis-à-vis des Palestiniens puisque les
Israéliens ont tout de même fini par reconnaître l’entité palestinienne.

Bien que les Sahraouis continuent à voir en le Maroc un pays frère et qu’ils se
disent prêts à des relations privilégiées avec le royaume au cas où le
référendum d’autodétermination pencherait pour l’indépendance. Le Polisario
s’engage aussi à respecter le choix du peuple sahraoui si jamais il venait à
choisir une autre option (intégration au Maroc ou autonomie) que celle de
l’indépendance.

Pense-t-on sérieusement que le Maroc serait prêt à aller aujourd’hui à un
référendum d’autodétermination, une échéance qu’il a toujours fuit même lorsque
le plan Baker l’avantageait ? «Ce qui a été arraché par la force, ne peut être
récupéré que par la force», nous ont appris nos aînés !

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http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=31649

Dix ans après les accords de Houston :
Le Polisario et le Maroc retournent à la table des «négociations»

par Mohamed Khellaf


Le Front Polisario et le Maroc «négocieront» à nouveau aujourd’hui à Manhasset,
dans la banlieue de New York, pour un éventuel règlement du vieux conflit du
Sahara occidental, selon le vœu des Nations unies, onze ans après les accords
de Houston censés conduire à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Les pourparlers de Manhasset, qui seront dirigés par le représentant de l’ONU,
Van Walsum, sont les premiers depuis les accords de Houston de 1997 aux
Etats-Unis, prévoyant la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara
occidental.

Ce face-à-face de deux jours entre les deux belligérants a été imposé par le
Conseil de sécurité de l’ONU dans sa résolution 1754 du 30 avril dernier. Le
nouveau secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait ensuite invité
les deux protagonistes ainsi que l’Algérie, la Mauritanie et l’Espagne à ce
round de «négociations», selon la terminologie de la diplomatie onusienne.

L’Algérie et la Mauritanie assistent à ces négociations en tant que pays
observateurs du conflit frontalier maghrébin vieux de 32 ans, tandis que
l’Espagne, participe en tant que partie impliquée en raison de son statut
d’ancienne puissance occupante.

Le Front Polisario avait été le premier à répondre à l’invitation destinée à
favoriser une solution définitive, selon la rhétorique officielle, à
l’occupation du Sahara occidental par le royaume alaouite. La direction du
Polisario a, dès lors, souhaité que «le Maroc n’ait pas recours, comme par le
passé, à la pratique des atermoiements et ne dressera pas des obstacles ayant
paralysé l’application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité
portant sur différents plans de paix», notamment, les derniers plans de paix
pour l’autodétermination du peuple sahraoui ou le plan Baker.

Le Polisario a également appelé le gouvernement espagnol à «assumer pleinement
ses responsabilités historiques et politiques» en vue du parachèvement de la
«décolonisation» du Sahara occidental, en consacrant «sans hésitation ou
faux-fuyants le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination à
travers un référendum libre et transparent».

Le Maroc a fait part avant-hier de son intention d’aller à ces pourparlers «sans
conditions préalables» mais sans pour autant laisser entendre qu’il
abandonnerait sa formule de «l’autonomie du Sahara occidental dans le cadre de
la souveraineté marocaine», une proposition aux antipodes des résolutions de
l’ONU.

La composante de la délégation marocaine, annoncée officiellement à Rabat,
montre qu’il s’agit des personnes qui avaient présenté l’initiative marocaine
d’un statut d’autonomie pour le Sahara occidental, notamment le ministre de
l’Intérieur Chakib Benmoussa et le délégué au même département, Fouad Ali
Himma, le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, et le
représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, El Mostafa Sahel.

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a dépêché le président du
Parlement sahraoui, Mahfoud Ali Biba, Mohamed Khadad, représentant de la RASD
auprès des Nations unies, Ahmed Boukhari, en charge des relations avec la
MINURSO, Bachir Sghrir, conseiller du président Mohamed Abdelaziz, ainsi que
Brahim Ghali.

La délégation sahraouie est pratiquement composée des mêmes hommes qui avaient
négocié à Houston il y a dix ans et sont des représentants de la ligne dure,
des irréductibles de l’indépendance. Les négociations connaîtront-elles une
meilleure suite que les précédentes ? Rien n’est sûr tant il est vrai que Rabat
a habitué la communauté internationale à ses reniements du Maghreb arabe (UMA).

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a affirmé récemment que «le
problème du Sahara occidental représente un facteur de blocage du processus de
l’édification du Maghreb qui conditionne l’avenir de toute notre région».

Il a souligné cependant que la construction du Maghreb «ne saurait être réalisée
au détriment du peuple sahraoui et de ses droits légitimes et inaliénables»

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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=501776

Maroc - Polisario Les négociations débutent aujourd'hui
par H. Barti

Toutes les lumières sont braquées sur Manhasset, banlieue new-yorkaise qui
abrite, à partir d'aujourd'hui et deux jours durant, des négociations directes
entre le Maroc et le Front Polisario, sous l'égide des Nations unies. Objectif:
parvenir à une «solution politique» du conflit au Sahara Occidental,
garantissant le droit de son peuple à l'autodétermination.

L'ONU a aussi invité des représentants d'Algérie et de Mauritanie ainsi que le
Groupe des amis du Sahara Occidental (France, Grande-Bretagne, Espagne,
Etats-Unis et Russie) mais ceux-ci ne prendront pas part aux discussions.

La délégation du Polisario à Manhasset est conduite par le président du
Parlement sahraoui, M. Mahfoud Ali Beiba, qui sera accompagné de MM. M'hamed
Khadad, Brahim Ghali, Boukhari Ahmed, Bechir Sghair et Sidi Oumar, tous membres
de la direction du Front Polisario. Il s'agit de la même délégation qui a pris
part aux négociations d'Houston de 1997 avec le Maroc, sous les auspices de M.
James Baker, alors envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu pour le
Sahara Occidental. De son côté, la délégation marocaine sera présidée par le
ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Les deux délégations seront accueillies par l'envoyé spécial de M. Ban Ki-Moon
pour le Sahara Occidental, Peter Van Walsum.

Le secrétaire général de l'ONU devra présenter, d'ici au 30 juin un «rapport
sur l'état de ces négociations sous ses auspices et des progrès réalisés» au
Conseil de sécurité, lequel a exprimé son «intention de se réunir pour recevoir
et examiner ce rapport».

Dans une lettre au secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-Moon, le président
sahraoui, a affirmé que le Front Polisario engagera, avec une «volonté
sincère», les négociations avec le Maroc, en vue de la «décolonisation du
Sahara Occidental».

«Le règlement juste de ce conflit qui a trop duré, renforcera la crédibilité de
l'Onu, consolidera les valeurs de la justice et du Droit international et
confortera la paix et la stabilité dans la région» de l'Afrique de l'Ouest, a
affirmé le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ce
dernier a affirmé, hier, à M'Heriz dans les territoires libérés que le Front
Polisario participera de «bonne foi» aux négociations directes avec le Maroc.
«Il est toutefois regrettable de voir l'autre partie (le Maroc) se livrer, hier
comme aujourd'hui, à des comportements qui prouvent le manque de volonté et de
sincérité», a déploré le président sahraoui dans une allocution prononcée à
l'occasion du 37e anniversaire du soulèvement de Zemla (quartier de la ville
d'El-Ayoun).

Les négociations de Manhasset sont, pour rappel, le résultat de la résolution
1.754 du Conseil de sécurité de l'Onu, adoptée le 30 avril dernier, qui a
appelé les deux parties à engager «de bonne foi et sans conditions préalables»,
des négociations directes, sous les auspices de M. Ban Ki Moon «en vue de
parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui
permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental».

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-180607-2.html

Le Front Polisario "ne fera aucune concession" sur l'autodétermination du peuple
sahraoui (Kheddad)

Le Front Polisario "ne fera aucune concession" sur l'autodétermination du peuple
sahraoui (Kheddad)
Alger, 18/06/2007 (SPS) Le Front Polisario ne fera "aucune concession sur le
principe de l'autodétermination" du peuple sahraoui, a affirmé lundi, à partir
de New York (Etats-Unis), le coordinateur sahraoui avec la Mission des Nations
Unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso), Mohamed Kheddad.

Contacté par la chaîne III de la radio nationale algérienne, M. Kheddad, membre
de la délégation sahraouie qui mène des négociations directes avec le Maroc
sous l’égide de l'ONU près de New York, a indiqué que "l'autodétermination
appartient au peuple sahraoui et nul n'est en mesure de faire de concession sur
cette question qui relève de la souveraineté. C'est uniquement le peuple
sahraoui qui peut en décider".

"Nous avons été élus en tant que leaders ou dirigeants du Front Polisario sur la
base de ce programme, c'est-à-dire l'autodétermination du peuple du Sahara
Occidental. Donc, il n' y a aucune concession (...) sur un principe
démocratique", a ajouté M. Kheddad.

"Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons que notre peuple soit
consulté sur son avenir", a encore souligné M. Kheddad.

S'agissant des négociations, entamées lundi à Manhasset, près de New York, le
représentant du Front Polisario a estimé que "si le Maroc insiste à ce que son
projet (d'autonomie) soit le point de départ des négociations, il les
condamnera à l'échec".

"En cas d'échec des négociations, les Sahraouis seront obligés de se défendre
par leurs propres moyens et, par conséquent, revenir à la lutte armée", a-t-il
encore ajouté.

Réitérant "la bonne foie" de la partie sahraouie, dans ces négociations
directes, en vue de parvenir à "une solution juste du conflit de décolonisation
du Sahara Occidental", M. Kheddad a indiqué que "nous n'épargnerons aucun effort
pour que ces négociations aboutissent conformément à la légalité internationale
et aux appels du Conseil de sécurité de l'ONU".

Il a toutefois relevé qu'il ne voyait "malheureusement pour le moment, aucun
signe encourageant, aucun signe de bonne volonté" de la partie marocaine. (SPS)


020/090/700 181335 Jun 07 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-180607-5.html

M. Sidati : "C'est au peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son
avenir"


Paris, 18/06/2007 (SPS) Le membre de la direction du Front Polisario et ministre
délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, souligne que "c’est au peuple sahraoui,
et à lui seul, de se prononcer sur son avenir", alors que le Front Polisario et
le Maroc entament ce lundi des négociations directes à New York.

M. Sidati estime, dans un entretien au quotidien français "Le Monde" daté de
mardi, que les négociations de New York sont "tout d'abord la remise sur les
rails du processus de paix, bloqué toutes ces dernières années. C'est
l'occasion de sortir de l'impasse, et il le faut d'autant plus que celle-ci est
porteuse de dérapages dangereux".

"Sur le terrain, on assiste à un véritable soulèvement, pacifique et quotidien
de la population dans les territoires occupés par le Maroc. Or Rabat recourt à
une répression grandissante pour étouffer ce mouvement", dénonce-t-il.

Interrogé sur "l’autonomie" proposée par le Maroc, M. Sidati insiste sur le fait
que ce "plan est nul et non avenu". "Il est inacceptable car il part du postulat
suivant : +le Sahara est marocain, je lui accorde l'autonomie+".

"Or le Sahara n'est pas marocain au regard du droit international, et c'est au
peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir. Rabat tente une
fois encore de faire légitimer par la communauté internationale une occupation
illégale", dit-il.

Il ajoute que pour "négocier, il faut être deux", affirmant que "les Sahraouis
ont déjà consenti d'énormes concessions en raison des blocages du Maroc,
notamment avec le +plan Baker+, lorsque les listes d'électeurs ont été
établies. Rabat a alors compris qu'il allait perdre ce référendum".

Le membre de la direction du Front Polisario indique, par ailleurs, que "le
Corcas (Conseil royal consultatif pour les affaires sahraouies) est une
invention du Maroc pour vendre son plan d'autonomie". "L'objectif est clair :
remettre en cause la représentativité du Front Polisario.

Cette stratégie échoue lamentablement. Ce n'est ni au Maroc, ni à nous, de faire
la +feuille de route+ de ces négociations de New York, mais aux Nations unies.

L'ONU a appelé à des négociations directes, en gardant comme base le principe de
l'autodétermination. Le plan marocain ne constitue donc en aucune façon le socle
de ces pourparlers", insiste-t-il.

"Sans vouloir préjuger de ces négociations, je ne vois pas de signes
encourageants de la part du Maroc, au contraire. La répression dans les
territoires occupés s'accentue, et le Maroc a intégré dans sa délégation des
membres du Corcas, ce qui est pour nous une provocation", déplore M. Sidati.
(SPS)


020/090/700 181600 Jun 07 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-180607-4.html

L'Algérie suit les négociations entre le Front Polisario et du Maroc avec une
"très grande attention" (Medelci)


Alger, 18/06/2007 (SPS) L'Algérie suit les négociations entre le Front Polisario
et le Maroc avec une "très grande attention", a déclaré, lundi à Alger, le
ministre algérien des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci.

"L'Algérie suit les négociations entre Polisario et le Maroc avec une très
grande attention et avec un grand espoir que cette première rencontre puisse
précéder d'autres rencontres devant aller dans le sens de la résolution du
Conseil de sécurité des Nations unies", a déclaré M. Medelci à la presse, en
marge de la cérémonie d'ouverture des travaux de l'atelier sur l'universalité
de la mise en oeuvre des la Convention pour l'interdiction des armes chimiques
en Afrique.

Le ministre algérien a rappelé que la résolution onusienne vise l'organisation
d'un référendum d'autodétermination "qui donnera l'occasion au peuple sahraoui
de s'exprimer en toute liberté".

Le Maroc et le Front Polisario entament lundi à Manhasset, près de New York, de
nouvelles négociations sous l'égide des Nations unies, en vue de parvenir à une
"solution politique" du conflit au Sahara Occidental, garantissant le droit de
son peuple à l'autodétermination.

Les négociations de Manhasset sont le résultat de la résolution 1754 du Conseil
de sécurité de l'ONU, adoptée le 30 avril dernier, qui a appelé les deux
parties à engager "de bonne foi, et sans conditions préalables", des
négociations directes, sous les auspices de M. Ban Ki-moon "en vue de parvenir
à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental".

Le Conseil de sécurité a également demandé au secrétaire général de l'ONU de lui
présenter, d'ici au 30 juin, un "rapport sur l'état de ces négociations sous ses
auspices et des progrès réalisés", et a exprimé son "intention de se réunir pour
recevoir et examiner ce rapport". (SPS)


020/090/700 1811410 Jun 07 SPS

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6. PRESSE MAROCAINE
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/debut_a_new_york_des/view

Début à New York des négociations sur la question du Sahara


Manhasset (Etats Unis) 18/06/07- Les négociations sur le Sahara débutent ce
lundi en fin de matinée (GMT-4) à Manhasset, dans la banlieue de New York, sous
l'égide des Nations Unies.

Des Délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie
prennent part à ces négociations en présence du facilitateur de l'ONU, M. Van
Walsum.

La délégation marocaine est composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de
l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à
la Coopération, Fouad Ali Al Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna
Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires
Sahariennes (CORCAS), Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et
de la Documentation et El Mostafa Sahel, représentant permanent du Royaume du
Maroc auprès de l'ONU et accompagnée des conseillers techniques, MM.Maouelainin
Maouelainin Ben Khelihanna, Secrétaire général du Corcas et Mohamed Salah Tamek,
Wali de Dakhla.


Dernière modification 18/06/2007 15:48

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=79099

Dialogue de sourds?

· Des négociations de longue haleine

· L’initiative marocaine, une approche nouvelle


En 2006, le Maroc a décidé d’accorder au Sahara une autonomie interne. Le
Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) a été alors
chargé d’étudier les possibles statuts d’autonomie dans la région. Cependant,
le Polisario et l’Algérie refusent toute solution qui ne comporte pas l’option
de l’indépendance.
En avril 2007, le Conseil de sécurité des Nations-Unies adopte une nouvelle
résolution (n° 1754) qui engage les parties à négocier «en vue de parvenir à
une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l’autodétermination».
Cependant, les négociations entamées, dès aujourd’hui à New York, ont-elles une
chance d’aboutir? Non, dira un politologue, en l’occurrence Mohamed Darif. «Ce
sont des négociations difficiles, de longue haleine et qui risquent de prendre
beaucoup de temps», affirme-t-il. Certes, le Conseil de sécurité a appelé à des
négociations sans conditions préalables, mais ces dernières existent déjà dans
la mesure où chacune des deux parties a, de facto, posé ses conditions. Pour le
Maroc, il est hors de question de discuter de sa souveraineté sur le Sahara.
Quant au Polisario, il a exprimé sa position en s’en tenant à l’organisation
d’un référendum d’autodétermination. Ce sont là deux positions contradictoires
qu’il est impossible de rapprocher, estime Darif.
L’initiative marocaine sera-t-elle pour autant enterrée? Peut-être pas. Mais à
la seule condition que la communauté internationale intervienne et pèse de tout
son poids en faisant pression sur les deux parties et aussi sur l’Algérie,
estime encore Darif. Seulement, jusqu’à maintenant, elle ne veut pas intervenir
pour imposer une solution. En outre, si le Maroc se réfère aux liens
d’allégeance avec le Sahara, le Polisario, lui, met en avant les
recommandations de l’Organisation des Nations Unies. Il devient alors difficile
de «faire référence à l’histoire du moment que les deux parties ont déjà tracé
les lignes rouges», au-delà desquelles elles ne peuvent faire de concessions.
Un autre observateur de l’évolution de la question a estimé que «sans l’Algérie,
il n’y aura pas de solution à ce conflit». Si le Maroc a, dès le 4 juin, répondu
favorablement à l’invitation de l’Onu d’engager des négociations directes avec
le Polisario, l’Algérie l’a accueillie avec «scepticisme», rappelle-t-il.
«L’Algérie est présentée par l’Onu dans tous ses rapports et résolutions comme
un pays voisin, mais cela ne veut pas dire qu’Alger n’a pas d’intérêts à
défendre dans la région», observe-t-il. Aussi, «l’optimisme concernant les
négociations du 18 juin risque-t-il d’être prématuré, car les données du
conflit ont changé», dit-il. Le Conseil de sécurité de l’Onu se trouverait,
selon lui, devant un dilemme: convaincre le Maroc d’accepter la tenue par les
Sahraouis d’un référendum basé sur le principe de l’autodétermination ou
inviter le Maroc, le Polisario et l’Algérie à négocier la résolution du conflit
sur la base de principes qui leur conviennent. Toutefois, l’initiative
marocaine, aux yeux de nombreux observateurs, «est une approche nouvelle, qui
fait table rase de toutes les approches préconisées jusqu’à ce jour pour le
règlement de cette question». Ces dernières sont jugées «inapplicables sur le
terrain et susceptibles de perpétuer encore pour longtemps ce problème».


J. E. HERRADI

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=79110

Sahara: Les négociations démarrent aujourd’hui

· Le 1er round pour instaurer les mesures de confiance

· L’Algérie et la Mauritanie, invitées


Le Maghreb aura aujourd’hui et demain les yeux braqués sur Manhasset, une
banlieue de New York qui abrite le premier round des négociations entre le
Maroc et le Polisario. C’est une première dans l’histoire de ce dossier, pris
en main depuis peu par une nouvelle équipe. La délégation marocaine est
conduite par Chakib Benmoussa et composée de Tayeb Fassi Fihri, Fouad Ali Al
Himma, Kalli Hanna Ould Rachid, Mohamed Yassine Mansouri (patron de la DGED) et
Mustapha Sahel, ambassadeur du Maroc à l’ONU. Ils sont appuyés d’experts
techniques. D’ailleurs, Rabat a marqué un point, en imposant le président du
Corcas dans la délégation. Le Polisario récusait toute présence dans la
délégation de membres originaires des provinces du Sud. Il ne faudra pas
s’attendre à une entrée dans le vif du sujet dès le premier round. Ce sera
plutôt une première prise de contact entre les deux parties, chapeautée par
Peter Van Walsum, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU. La
discussion devra porter sur des aspects techniques. A l’ONU, c’est la première
fois que le Maroc et le Polisario nouent le contact. Il est donc impératif
d’éviter tout clash ou autre incident qui remettrait en cause les négociations.
Pour cela, il faut instaurer ce que les diplomates appellent « les mesures de
confiance ». Il s’agit de prendre des dispositions de part et d’autre pour
assurer la continuation des négociations. Des exemples : l’arrêt des
provocations du Polisario près du mur de sécurité, libération des étudiants
sahraouis …
En tout cas, Peter Van Walsum a innové dans la forme de traitement du dossier.
Au lieu d’une tournée dans les capitales de la région, il a opté pour la
réunion des protagonistes sur un terrain neutre près de New York. L’autre
innovation est l’introduction d’une clause de calendrier dans la résolution
adoptée à l’unanimité le 30 avril dernier. Le secrétaire général Ban Ki-Moon
devra ainsi remettre un premier rapport au Conseil de Sécurité avant fin juin.
Le diplomate onusien a tenu à inviter le groupe des amis du Sahara que sont
l’Espagne, la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Russie. Ces
pays, qui souvent rédigent les résolutions du Conseil de sécurité, seront
présents à cette première rencontre. La forme de leur présence n’est pas encore
connue.
L’autre nouveauté est la présence dans les coulisses de l’Algérie et la
Mauritanie. Pour cette mission, Alger a mobilisé des connaisseurs techniques
des rouages de l’ONU et du dossier du Sahara depuis le début du conflit. C’est
le cas de Ramdane Lamamra, actuel secrétaire général des Affaitres étrangères
et qui a été pendant longtemps en poste à l’ONU.


Autonomie

La proposition marocaine pour une autonomie au Sahara se fera dans le cadre de
la souveraineté marocaine et l’intégrité territoriale. Elle permettra aux
Sahraouis de gérer leurs affaires à travers des organes. Ainsi, la région aura
un pouvoir exécutif exercé par un chef de gouvernement élu par un Parlement
régional et installé par le Souverain. Pour le Parlement, une partie de ses
membres sera élue par les tribus et le reste via le suffrage universel. L’offre
marocaine prévoit également la présence dans la région du commissaire du
gouvernement dont la mission sera de veiller au respect des éléments de
souveraineté. Il s’agit notamment de la Commanderie des croyants, la défense et
les relations extérieures. A la fin des négociations, la validation de
l’autonomie se fera par l’organisation d’un référendum auprès de la population
des provinces du Sud, selon la légalité internationale et les résolutions des
Nations Unies.


Mohamed CHAOUI

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=79123

Une histoire mal écrite

· Le conflit risque de s’éterniser

· L’Algérie veut un couloir sur l’Atlantique


UNE date à retenir: le 30 avril 2007. Elle marque un tournant décisif dans la
prospection des voies pouvant mener à une solution du conflit du Sahara. En
effet, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté ce jour-là la résolution 1754
appelant les parties à des négociations pour parvenir à une solution politique
définitive à ce conflit.
Dès aujourd’hui, lundi 18 juin, le Maroc et le Polisario doivent entamer, deux
jours durant, des négociations directes sur la question. Soit donc à peine six
semaines après la décision du Conseil qui a ainsi définitivement enterré le
Plan Baker.
En plus de 30 ans de conflit, c’est la première fois qu’une «sérieuse et
intéressante» plateforme est proposée pour des négociations. Déjà le fait que
les parties en conflit acceptent de s’asseoir autour de la même table est en
soi un pas important vers le règlement de la question. Certes, cela ne se fera
pas du jour au lendemain, tout le monde en est conscient. Mais, du moins le
contact aura été établi et les deux parties ont choisi de saisir cette
opportunité pour engager le dialogue. Mais, pour mieux comprendre le problème,
il faut remonter le temps et plonger loin dans l’histoire. Selon de nombreux
historiens, la question du Sahara avait, en quelque sorte, débuté, il y a plus
de deux siècles lorsque l’Espagne a commencé dès 1884 à installer sur la côte
saharienne des comptoirs avant de mettre la même année tout le territoire sous
son protectorat.
La prise de contrôle fut confirmée par la conférence de Berlin de 1884-1885. Les
frontières n’étaient pas clairement définies, jusqu’au traité entre la France et
l’Espagne, datant du début du XXe siècle. Les tribus locales luttèrent contre la
puissance coloniale <avec l’aide du Maroc>. Cet appui du Maroc ne cessa que
lorsque le pays fut soumis au protectorat français en 1912.
Le territoire ainsi colonisé par les Espagnols comportait trois zones
distinctes: au nord, l’enclave d’Ifni et la région de Tarfaya; au centre,
Saguia Al-Hamra et au sud, le Rio de Oro. Dès son indépendance, le Maroc a
alors engagé un processus réclamant la 'restitution' de 'ses' territoires
sahariens. Rabat revendique en premier la zone d’Ifni et de Tarfaya. A la suite
de longues négociations bilatérales, l’Espagne 'restitue' au Maroc, en avril
1958, d’abord la région de Tarfaya. Ifni ne sera, quant à elle, récupérée que
11 années plus tard (janvier 1969). 'Restaient' donc Saguia Al-Hamra et le Rio
de Oro. L’Espagne en refuse la 'restitution' au Maroc et opte pour «une
politique d’autodétermination» pour ces deux territoires.
En 1969, Madrid fait un premier pas dans ce sens et leur concède une large
autonomie contrairement aux recommandations de l’Assemblée générale des
Nations-Unies. Celle-ci avait «invité» l’Espagne par plusieurs résolutions à
«organiser un référendum d’autodétermination après consultation des deux Etats
voisins, le Maroc et la Mauritanie».


· L’Espagne voulait organiser un référendum

Pour remonter encore dans l’histoire, il faut savoir que cette région était déjà
gouvernée, selon les historiens, par la dynastie des Almoravides [NOTE: DYNASTIE
MAURITANIENNE, NON MAROCAINE] dès 1042. Cela fait donc plus de dix siècles.
Le territoire était habité par des tribus nomades isolées certes, mais de
'nombreux' écrits 'attestent' de la 'présence' marocaine dans ces territoires.
Comme l’<attestent> également les échanges commerciaux monnayés en dirham
marocain [NOTE: ALORS, LE MAROC APPARTIENT AUX ETATS UNIS LORSQUE ON FAIT DES
ÉCHANGES COMMERCIAUX EN DOLLARS...].
En d’autres termes, cela veut dire qu’avant la colonisation espagnole, il y
avait 'bel et bien' des liens d’allégeance entre le Sultan du Maroc et 'les
tribus' vivant sur le territoire du Sahara. La Cour internationale de Justice
avait, de son côté, conforté le Maroc dans sa revendication en reconnaissant
l’existence de ces liens.
Dès 1965, l’Onu poussa l’Espagne à décoloniser le territoire et d’engager dans
ce but des consultations avec le Maroc, en association avec l’enclave d’Ifni.
Mais l’Algérie était alors en conflit ouvert avec le Maroc au sujet du tracé
des frontières communes. De plus, le Maroc et la Mauritanie avaient, en ce
moment aussi, des revendications territoriales opposées sur ce territoire. De
ce fait, les trois voisins du Sahara occidental ne parvinrent pas à créer un
front commun face à l’Espagne qui perpétua ainsi sa colonisation. Dès le
règlement du conflit algéro-marocain et la conclusion d’un accord entre Rabat
et Nouackchott, on a pu assister à la naissance d’un front anti-espagnol.
C’était là le début d’une coopération anti-colonialiste entre les trois pays,
mais qui, malheureusement, n’allait pas durer longtemps.
Depuis, le Sahara est devenu un enjeu stratégique majeur que l’Algérie essaie
par tous les moyens de tourner à son avantage par Polisario interposé. 'Tout le
monde' <s’accorde> à 'reconnaître' qu’Alger cherche une ouverture sur l’océan
Atlantique. Ceci dans le but de pouvoir exploiter et exporter les produits
miniers de Tindouf.


Accords

L'Avis consultatif de la Cour internationale de Justice, rendu en 1975, a
confirmé l’existence de liens historiques du Sahara avec le Maroc. Après ce
verdict, feu Hassan II décida l’organisation de la Marche Verte (6 novembre
1975) pour marquer la souveraineté marocaine sur ce territoire. Ceci amena
l’Espagne à signer les accords de Madrid avec le Maroc et la Mauritanie, le 14
novembre 1975, pour officialiser le partage du territoire.
Le Maroc obtenait les deux tiers nord, et la Mauritanie le tiers sud. Cette
partie sera récupérée par le Maroc en 1979 à la suite du retrait de la
Mauritanie.


Présence onusienne

DANS les années 80, le Maroc a commencé à ériger les murs de défense pour
protéger les territoires du sud-est des attaques et incursions du Polisario.
Une guerre d’embuscades s’était en effet déclenchée entre les deux parties.
Elle prend fin en 1991 suite à un cessez-le-feu favorisé par la médiation de
l’Organisation des Nations-Unies. Depuis, le Maroc a fini de sécuriser tout le
territoire. De part et d’autre, de l’aveu même de l’Onu, on veille au respect
de ce cessez-le-feu. Sous l’œil «vigilant», dit-on, de la Minurso.

Jamal Eddine HERRADI

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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=64702

«La main fraternelle tendue» du Maroc à l'Algérie
(6/18/2007)


C'est aujourd'hui que s'ouvre, à Manhasset, dans la banlieue de New York, le
premier round des négociations entre le Maroc, le «Polisario», l'Algérie et la
Mauritanie, sous les auspices des Nations Unies. La résolution 1754 du Conseil
de sécurité constitue le nouveau cadre de résolution politique du conflit
maghrébin. Les négociateurs onusiens et les représentants des USA, de la
Russie, de la France et de l'Espagne auront la lourde tâche de dégeler et
déverrouiller les rapports entre l'Algérie et le Maroc sur cette question où le
«Polisario» ne fait que de la figuration.

Les nouveaux responsables de l'ONU, en charge de la question saharienne,
émettent beaucoup d'espoir sur la réunion de Manhasset. La nouvelle approche du
Conseil de sécurité est plus réaliste que les anciennes résolutions restées
lettres mortes à cause de leur inefficacité pratique et politique. La
résolution 1754 a le mérite d'avoir enterré définitivement la plan Baker, qui
se basait sur la tenue d'un référendum d'autodétermination (intégration au
Maroc ou indépendance du territoire). L'impossibilité de définir, de manière
juste et équitable, le corps électoral a conduit à l'abandon, par le Conseil de
sécurité, de toute consultation référendaire et à privilégier la solution
politique acceptable par les parties.
Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation composée de Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi
Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali
Al Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, président
du Conseil Royal consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS), Mohamed Yassine
Mansouri, Directeur général des Etudes et de la Documentation, et El Mostafa
Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'ONU.
La délégation du Polisario est conduite par le président du Parlement sahraoui,
Mahfoud Ali Beiba, qui sera accompagné de Mhamed Khadad, Brahim Ghali, Boukhari
Ahmed, Bechir Sghair et Sidi Oumar tous membres de la direction du «Polisario».
Les délégations algériennes et mauritaniennes à ces négociations n'étaient pas
officiellement communiquées à la presse.
Qualifiées de «tant attendues», ces négociations, qui ne sont qu'à leurs débuts,
tablent sur «la bonne volonté de toutes les parties et au concours des
Nations-Unies et des pays amis», estime, dimanche depuis New York, Chakib
Benmoussa. Pour lui, «le Maroc aborde les négociations de New York sur la
question du Sahara, avec un esprit d'ouverture, de conciliation et de
détermination pour le règlement de cette question, qui soit conforme aux
attentes des populations locales et des peuples de la région». Le chef de la
délégation marocaine assure que le Maroc «demeure confiant et ne ménagera aucun
effort pour garantir la réussite de ce rendez-vous».


Une chance pour la paix

Le ministre a également considéré que le premier round des négociations
constitue «un moment historique et une chance pour la paix que le Royaume du
Maroc entend saisir pour tourner une page et ouvrir une autre tournée vers
l'avenir».
Le Maroc, a-t-il souligné, aborde ces négociations «de bonne foi et avec
beaucoup d'optimisme et l'espoir d'engager, ensemble, le processus de
réconciliation et parvenir enfin à une solution définitive à ce problème qui
n'a que trop duré et mettre ainsi fin au drame humanitaire qu'il a engendré
notamment dans les camps de Tindouf, en Algérie», ajoute le ministre.
«C'est pour cela que le Maroc a tout fait pour le succès de ce rendez-vous et
pour éviter l'échec de ces négociations auxquelles nous tenons et sur
lesquelles nous fondons beaucoup d'espoir, parce que nous espérons que les
autres parties viennent à la table des négociations avec la même volonté et la
même bonne foi qui animent le Maroc et sauront donc répondre positivement à la
main fraternelle qui leur est tendue», a conclu M. Benmoussa.


A.M. avec Map

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http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=1

Sahara : le Maroc confiant dans les négociations


Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa a affirmé, dimanche, que le Maroc
aborde les négociations de New York sur la question du Sahara, avec un esprit
d'ouverture, de conciliation et de détermination pour le règlement de cette
question, qui soit conforme aux attentes des populations locales et des peuples
de la région.
Le Royaume est "fin prêt juridiquement, politiquement et techniquement" pour
entamer ces négociations, qui "s'inscrivent dans le cadre de la mise en oeuvre
intégrale et effective de la résolution 1754 du 30 avril dernier" du Conseil de
sécurité, a déclaré M. Benmoussa, qui conduit la délégation marocaine aux
pourparlers de New York.
Cette résolution, qui consacre une nette rupture avec les approches préconisées
jusqu'à ce jour, selon le ministre, jette les bases d'un nouveau processus pour
parvenir à une solution politique définitive à ce différend régional, basé sur
la négociation comme "unique voie" pour le règlement de cette question.
Les négociations de New York, a ajouté le ministre, s'inscrivent "parfaitement
dans la continuité et la cohérence de la démarche préconisée par le Royaume
depuis quelques années, pour un règlement politique et définitif à cette
question". Il se félicite de la tenue de ce premier round de ces négociations,
"tant attendues".
Il a souligné que "les différentes composantes du peuple marocain ont consenti
des efforts importants pour aboutir à ce rendez-vous historique et lui offrir
toutes les chances de succès", bien que le Maroc soit "conscient que ce
processus n'est qu'à son début".
Il a néanmoins estimé que "grâce à la bonne volonté de toutes les parties et au
concours des Nations-Unies et des pays amis, l'on saura saisir ce momentum pour
enregistrer des progrès encourageants au cours de ce premier round", en assurant
que le Maroc, pour sa part, "demeure confiant et ne ménagera aucun effort pour
garantir la réussite de ce rendez-vous".
Le niveau de la délégation marocaine, composée de responsables au fait du
dossier, vient traduire cette volonté du Maroc de "progresser vers une solution
définitive".
Le ministre a également considéré que le premier round des négociations
constitue "un moment historique et une chance pour la paix que le Royaume du
Maroc entend saisir pour tourner une page et ouvrir une autre tournée vers
l'avenir".
Le Maroc, a-til souligné, aborde ces négociations "de bonne foi et avec beaucoup
d'optimisme et l'espoir d'engager, ensemble, le processus de réconciliation et
parvenir enfin à une solution définitive à ce problème qui n'a que trop duré et
mettre ainsi fin au drame humanitaire qu'il a engendré notamment dans les camps
de Tindouf, en Algérie".
"C'est pour cela que le Maroc a tout fait pour le succès de ce rendez-vous et
pour éviter l'échec de ces négociations auxquelles nous tenons et sur
lesquelles nous fondons beaucoup d'espoir, parce que nous espérons que les
autres parties viennent à la table des négociations avec la même volonté et la
même bonne foi qui animent le Maroc et sauront donc répondre positivement à la
main fraternelle qui leur est tendue", a conclu M. Benmoussa.


MAP

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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/la_question_du_sahar/view

La question du Sahara "devant un nouveau tournant" après l'adoption de la
résolution 1754 (expert politique international)


Rabat, 18/06/07 - La question du Sahara se trouve "devant un nouveau tournant"
après l'adoption par le conseil de sécurité de la résolution 1754 du 30 avril
dernier, a déclaré un expert politique international.

"Nous sommes effectivement devant un nouveau tournant depuis l'adoption de la
résolution 1754", a souligné M. Khattar Abou Diab, président de l'Institut
géopolitique de Paris.

M. Abou Diab, qui était l'invité dimanche soir de la chaîne satellitaire Al
Jazeera dans son journal du Maghreb, a considéré que l'octroi de l'autonomie au
Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine, "pourrait servir, s'il y a
de la bonne volonté, de solution à ce problème".

Rappelant que cette résolution a salué les efforts sérieux et crédibles du Maroc
pour le règlement de la question du Sahara, le président de l'Institut
géopolitique de Paris a ajouté que les négociations sur le Sahara, qui
débuteront lundi aux Etats Unis, constituent "la voie appropriée" pour parvenir
à "une solution de compromis" à ce conflit qui entrave l'édification du Maghreb
Arabe depuis plus de 30 ans.

"Le contexte régional et international actuel est favorable, pourvu que les
parties saisissent cette occasion et parviennent à une plate-forme appropriée
pour le règlement de cette question", a-t-il relevé.

Il a, d'autre part, affirmé que " le règlement définitif de ce conflit nécessite
aussi davantage d'efforts en faveur des négociations directes entre le Maroc et
l'Algérie ".

Il a, à ce propos, indiqué que des parties influentes sur la scène
internationale, notamment les Etats Unis, l'Espagne et la France, " encouragent
de manière effective " le règlement de la question du Sahara, ajoutant que la
coopération en matière de lutte contre le terrorisme dans cette région du monde
et les intérêts énergétiques vitaux plaident également dans le sens d'un
règlement définitif de ce dossier.


Dernière modification 18/06/2007 08:33

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BAYANE AL-YOUM

L'Association du Sahara marocain a demandé à la délégation marocaine de tenir
une conférence de presse à son retour

L'Association du Sahara marocain a demandé à la délégation marocaine, dépêchée à
New York pour participer aux négociations avec le Polisario, de tenir une
conférence de presse à son retour des Etats-Unis pour informer l'opinion
publique des résultats de ces négociations. L'association a également demandé
aux responsables de ne pas prendre de décision ou d'initiative sans une
consultation préalable du peuple.


4 scénarios possibles pour l'issue des négociations avec le Polisario.

Le Plan Baker ou le référendum d'autodétermination pourraient revenir sur la
table de négociations. Or, ces deux options seront immédiatement rejetées par
le Maroc. Les négociations peuvent également échouer et l'ONU, exaspérée,
pourrait décider de céder la gestion de ce conflit. Enfin, ces négociations
peuvent mener à un status quo, ce qui est le scénario le plus probable, étant
donné les profondes divergences entre les deux parties.

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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details55229.html

Sahara : Le Maroc aborde les négociations avec confiance et sérénité


À la différence du passé, jamais les Marocains n’ont eu autant la conviction,
dans cette affaire nationale, qu’ils apportent de bonne foi à la communauté
internationale une solution qui peut être juste, définitive et durable pour le
Sahara.

La maison de la mission diplomatique à New York est une bâtisse assez imposante,
respectable et digne. Eclairée, comme pour les jours de grandes fêtes, ce samedi
soir 16 juin 2007, elle recevait les membres de la délégation marocaine chargée,
sous l’égide des Nations Unies, d’entamer les négociations avec le Polisario sur
l’offre marocaine. L’hôte, Mustapha Sahel, le représentant du Maroc aux Nations
Unies, fait tout pour que ses invités se sentent à l’aise et abordent le
travail historique qui les attend avec le plus de sérénité. L’ambiance entre
les membres est à l’évidence détendue mais surtout très professionnelle. Les
délégués marocains semblent maîtriser parfaitement leur sujet et surtout font
montre d’une expertise remarquable. Ils formulent, ils reformulent, ils mettent
en perspectives les questions les plus précises avec un calme à toute épreuve.
Ils anticipent sur les développements éventuels avec la même maîtrise. Le
projet marocain d’autonomie par sa densité, par sa crédibilité reconnue et par
la reconnaissance explicite internationale dont il bénéfice impose de lui-même
une méthodologie de travail. Les débats entre les délégations seront libres et
croisés. Aucune exclusion ou forme de marginalisation des uns ou des autres
n’est de mise. Le travail sera libre, ouvert et s’il le faut convivial et
spontané. Les Nations Unies ont incontestablement adopté une formule qui, par
le confinement relatif des négociateurs, ressemble à Camp David. En effet à
Manhasset, dans les alentours de New York, les négociateurs seront amenés, dès
le 18 juin, à prendre leurs repas et leurs collations ensemble. Il est
également prévu qu’ils passent tous la nuit du 17 au 18 juin sur le site des
négociations. Espace fermé, favoriser les liens conviviaux, créer les
conditions d’un dégel politique et psychologique…, les techniques sont connues
et les Nations Unies dans cette affaire en usent avec une certaine confiance.
Malgré la méthodologie retenue par Peter Van Walsum, tout le monde sait que les
discussions seront ardues et, certainement, longues. Cette première session
revêt donc un caractère symbolique évident -elle brise la glace- mais tout sera
dit dès le premier jour. Dans les faits, les six délégués négociateurs marocains
seront soutenus, en back office, pas très loin de Manhasset, par une équipe
d’experts pour la plupart des Marocains sahraouis occupant des postes de haute
responsabilité au ministère de l’Intérieur, au Corcas ou ailleurs. Ces sherpas
ont pour mission par la maîtrise intime du dossier, notamment sur les aspects
humains, d’apporter la plus large expertise et la plus pointue à la fois, aux
négociateurs. «Nous sommes une délégation nouvelle, avec des visages nouveaux,
représentant un Maroc nouveau et avec un projet nouveau, et crédible, pour
sortir notre région de la crise. Ce qui nous importe, la souveraineté marocaine
n’étant pas en équation, c’est de permettre aux Sahraouis, tous les Sahraouis,
de se mettre d’accord par la négociation sur la manière avec laquelle ils
veulent gérer ces provinces. L’offre d’autonomie qui est proposée est un cadre
démocratique, moderne et suffisant pour dépasser objectivement toutes les
contradictions héritées du passé», dit tranquillement, le ministre délégué à
l’Intérieur , Fouad Ali El Himma. Les déclarations faites quelques heures
auparavant par Chakib Benmoussa, le ministre de l’Intérieur et Chef de la
délégation marocaine, aux médias ont fini par préciser la lettre et l’esprit de
la feuille de route marocaine. À la différence du passé, jamais les Marocains
n’ont eu autant la conviction, dans cette affaire nationale, qu’ils apportent
de bonne foi à la communauté internationale une solution qui peut être juste,
définitive et durable pour le Sahara. La délégation marocaine n’est pas une
délégation de circonstance ou du passé. Elle est constituée des gens qui ont
travaillé sur le dossier et qui ont fait le tour du monde -plus de 30 pays-
pour expliquer l’offre marocaine d’autonomie. Ils n’ont connu ni Houston ni
Baker. Ils ont une seule religion: l’avenir. Et dans la paix.


• DNES à New York
Khalil Hachimi Idrissi

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http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details55189.html

Le Polisario fait des requêtes farfelues


Pour les négociations de New York, le Polisario fait des requêtes farfelues. Il
commence par vouloir refuser tout Sahraoui dans la délégation marocaine. Et il
finit par demander qu’une seule personne de chaque délégation puisse prendre la
parole à l’exclusion des autres. Cela veut dire en clair — sans faire du
suspense malvenu — que nos amis de Tindouf et de sa banlieue ont peur. Même,
très peur. Mais de quoi me direz-vous ? Je vous répondrai avec plaisir, et sans
détour inutile, qu’ils ont peur de tout, et de rien, aussi. Mais encore, me
demanderez-vous. Voilà. Un, ils ont peur de leurs frères. Un Sahraoui face à
un Sahraoui, cela décrédibilise totalement la caricature de peuple en guerre
pour sa libération. Deux, ils ont très peur de les voir parler. La parole
lèvera toutes les impostures sur la filiation supposée des représentants de
commerce de l’Algérie sœur, unioniste, maghrébine, socialiste et
révolutionnaire. Enfin, soyons sérieux. Personne ne peut empêcher Khalli Henna
Ould Errachid de parler. Son bagout et sa prolixité sont déjà irrésistibles
ici, chez nous, alors à New York… on ne va pas le bâillonner. Quand même.


Le 15-6-2007
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI

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http://aujourdhui.ma/nation-details55241.html

Maroc et Polisario à huis clos

Dans une déclaration à l'AFP, Chakib Benmoussa a indiqué que le Maroc tendait
«une main fraternelle» au Polisario et à l'Algérie.


C'est aujourd'hui que démarrent les négociations directes entre le Maroc et le
Polisario à Long Island comme l'avait recommandé la résolution 1754 du Conseil
de sécurité de l'ONU. Selon plusieurs porte-parole de l'organisation onusienne,
le secrétaire général de cette dernière n'assistera pas à ces négociations, mais
suivra, de «très près» l'évolution de cette première prise de contact entre les
deux parties. Ban Ki-moon a, par contre, chargé son envoyé spécial pour le
Sahara, le Néerlandais Peter Van Walsum, de diriger les négociations qui se
dérouleront à huis clos. C'est ce qu'a annoncé, vendredi, Marie Okabe, l'une
des porte-parole de Ban Ki-moon qui a affirmé que le huis clos a été décidé «à
la demande des parties». Selon la presse américaine, et internationale
accréditée à New York, le lieu de ces négociations n'a pas été dévoilé même si
plusieurs sources parlent de «Green Acres», à Manhasset. Selon l'ONU, les
journalistes ont été priés de rester à l'écart avec la promesse d'être tenus au
courant de l'évolution de tout le dossier à la fin de ces négociations. Le Maroc
va à cette rencontre armé de bonne foi, mais aussi et surtout d'une proposition
d'autonomie pour la région du Sahara qui constitue le plus apporté par le
Royaume. Cette proposition a été saluée par la communauté internationale et
soutenue par de nombreux pays qui y voient une base adéquate pour une solution
d'un conflit qui n'a que trop duré. «Le Maroc va à ces négociations avec un
«grand optimisme» pour «tourner la page», a déclaré Nabil Benabdallah, ministre
de la Communication et porte-parole du gouvernement à l'issue du dernier Conseil
de gouvernement.
Dans une déclaration à l'AFP, samedi dernier, Chakib Benmoussa a indiqué que le
Maroc tendait «une main fraternelle» au Polisario et à l'Algérie pour une
solution définitive au conflit du Sahara. Pour le ministre de l'Intérieur et
chef de la délégation marocxaine, ces négociations constituent «un moment
historique et une chance pour la paix».
La délégation marocaine, déjà sur place à New York, outre Chakib Benmoussa,
comprend les ministres délégués Taeïb Fassi Fihri et Fouad Ali El Himma, en
plus de Mohamed Yassine Mansouri, patron de la DGED, Khelli Henna Ould Errachid
et Mostafa Sahel.
Du côté du Polisario, l'équipe des négociateurs est présidée par Ali Mahfoud
Beiba, président du «Parlement» de la RASD. Sont également de la partie Brahim
Ghali, ex-ministre de la Défense et représentant du Polisario à Madrid, Mohamed
Khaddad, représentant des séparatistes à l'ONU, en plus de Bachir Sghir,
directeur du cabinet de Mohamed Abdelaziz et homme chargé des relations avec
Alger.
La délégation polisarienne comprend des responsables proches d'Alger et qui y
figurent, entre autres, pour "cadrer" les négociations selon les directives de
l'Algérie. Cette dernière a en effet montré beaucoup de fébrilité à l'approche
de ces négociations. Elle craint que des Marocains, qui divergent sur le
traitement à apporter au conflit, ne finissent par tomber d'accord sur une
solution par le dialogue et la négociation. La Mauritanie et l'Algérie seront
présentes également lors de ces rencontres de New York. «Des entretiens directs
ou de proximité avec les différentes parties constitueront une première étape du
processus de négociations», avait souligné l'ONU, quelques jours avant la date
de cette première prise de contact.


Le 18-6-2007
Par : Mohamed Boudarham




Lun, 18 de Jun, 2007 5:07 pm

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*****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005**** ...
Carlos Ruiz Miguel
ruizmi2004
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18 de Jun, 2007
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