*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/
S O M M A I R E
1. AGENCES DE PRESSE INTERNATIONALES
- BBC: Le Front Polisario et le Maroc toujours en négociations
- AFP (18-VI-2007): Coup d'envoi à l'ONU de négociations cruciales sur le Sahara
occidental
- REUTERS (18-VI-2007): Ouverture des discussions à Long Island sur le Sahara
occidental
2. PRESSE BELGE ET FRANÇAISE
- LA LIBRE BELGIQUE: Enfin, des négociations s'ouvrent
- L'EXPRESS: Sahara occidental: le Maroc et le Front Polisario négocient
3. PRESSE ALGERIENNE
- APS: Négociations maroco-sahraouies: l'impasse devient "intolérable", estime
Lynn Pascoe
- LA TRIBUNE: La Maroc face ses limites
- LA TRIBUNE: L’autodétermination en ligne de mire
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Le poison de Franco
- APS/EL MOUDJAHID/LIBERTÉ: Mohamed Kheddad: le Polisario ne fera "aucune
concession" sur l'autodétermination du peuple sahraoui
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Conflit maroco-sahraoui. «Nous sommes animés de bonne
volonté», affirme le Polisario
- L'EXPRESSION: L’AUTODÉTERMINATION SAHRAOUIE EN POLE POSITION. Optimisme
prudent à New York
- EL MOUDJAHID: Medelci: «L’Algérie suit cette rencontre avec une très grande
attention»
- HORIZONS: MEDELCI: L'Algérie suit les négociations entre le Front Polisario et
le Maroc avec une «très grande attention»
- LIBERTÉ: Le MAE sur les négociations Maroc-Polisario: “Nous les suivons avec
une grande attention”
- EL MOUDJAHID: Porteur d’un message au Président Bouteflika. L’envoyé spécial
du Président sénégalais à Alger
4. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS: Le Front Polisario constate "un manque de volonté politique" de la part
du Maroc (responsable)
- SPS: Ouverture à huis clos à New York des négociations maroco-sahraouies
- SPS (18-VI-2007): Début des négociations directes entre le Front Polisario et
le Maroc à Manhasset
5. PRESSE MAROCAINE
- MAP: Les négociations sur la question du Sahara reprennent pour le deuxième
jour
- MAP (18-VI-2007): "Ce jour marque le début d'une nouvelle phase dans la
recherche d'une solution sur le Sahara occidental" (ONU)
- MAP (18-VI-2007): L'Initiative marocaine constitue la base des négociations
pour résoudre la question du Sahara (Benmoussa)
- MAP (18-VI-2007): Le projet d'<autonomie> a imprimé une nouvelle dynamique à
la question du Sahara (Ould Errachid)
- MAP (18-VI-2007): Fin de la séance d'ouverture des négociations sur la
question du Sahara
- MAP (18-VI-2007): Début à New York des négociations sur la question du Sahara
- MAP/LE MATIN: Le Maroc prend part aux négociations avec «bonne foi et
optimisme»
- LE MATIN: Contradictions
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Maroc et Polisario à huis clos
- L'ÉCONOMISTE: De l'audace!
- LIBÉRATION.MA: Les "séparatistes" au pied du mur
- MAP/LE MATIN: La bonne foi, de nature à faire entrer dans un processus
constructif
- MAP/LE MATIN: Règlement définitif de la question du Sahara. Mise en œuvre
effective de la résolution 1754
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Diplomatie: Les dernières nouvelles du Sahara
- LA VIE ÉCONOMIQUE: Sahara : les enjeux d'une négociation Le premier round des
discussions débute le lundi 18 juin près de New York
- L'OBSERVATEUR/LA VÉRITÉ: Négociations de Manhasset. Beaucoup d'espoir et une
bonne dose de bonne foi
- MAP: La nouvelle démarche accorde aux sahraouis la possibilité de s'exprimer
sur la proposition d'<autonomie> (Bahi)
- MAP/LE MATIN: La Guinée équatoriale soutient l'initiative d'<autonomie> et la
candidature de Tanger à l'expo 2012
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: Négocier, c’est faire aussi du lobbying. Entretien avec
Tajeddine Houssaini, Pr de relations internationales à l’université Mohammed V
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. AGENCES DE PRESSE INTERNATIONALES
http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2007/06/070619_saharalatest.shtml
Le Front Polisario et le Maroc toujours en négociations
Bessan Vikou
BBC Afrique, New York
La région disputée est riche en phosphate
Au premier round des négociations, entre le Maroc et le Front Polisario, qui se
tiennent sous les auspices des Nations-unies, on est encore loin d'un
compromis.
Les deux parties continuent de se parler dans une ambiance, qualifiée par la
facilitation, de détendue.
Dans son discours d'ouverture de la rencontre, le secrétaire général adjoint de
l'ONU aux affaires politiques, Lynn Pascoe, a estimé que l'impasse dans
laquelle se trouve le dossier est devenue intolérable.
Il a ajouté que le conflit doit être résolu à travers un accord mutuel qui
apportera l'autodétermination au peuple du Sahara occidental.
Mais la tonalité des discours d'ouverture ne présage pas d'une solution
politique définitive.
Par exemple Chakib ben Moussa, ministre marocain de l'intérieur et chef de la
délégation, a insisté sur le fait que l'impératif du respect de la souveraineté
du royaume, son unité nationale et son intégrité territoriale ne peuvent faire
l'objet d'aucune concession ou de marchandage.
Du côté du Front Polisario, le mouvement indépendantiste sahraoui, on affirme
qu'on ne fera pas la moindre concession sur le principe de l'autodétermination.
Un dialogue de sourds qui montre qu'après le premier jour des négociations, on
est encore loin de faire l'unanimité sur l'appel du Conseil de sécurité d'aller
à des négociations "directes de bonne foi et de sans conditions".
Même si certains observateurs présents aux pourparlers n'attendent pas un
changement soudain de position de la part de Rabat et du Front Polisario, ils
estiment que le fait, que les deux parties aient accepté de se parler sans
agressivité, est un signal positif après dix ans de status quo.
--------->
http://fr.news.yahoo.com/18062007/202/coup-d-envoi-l-onu-de-negociations-crucial\
es-sur-le.html
http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/recherche/recherche_3_2_1/(contenu)/\
94634
Coup d'envoi à l'ONU de négociations cruciales sur le Sahara occidental
Le Maroc et le mouvement indépendantiste Front Polisario ont ouvert lundi près
de New York, sous l'égide de l'ONU, leurs premières négociations directes
depuis dix ans sur l'avenir du Sahara occidental.
NEW YORK (AFP) - 18 juin 2007 | 20H56
L'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara
occidental, Peter Van Walsum, a accueilli les deux parties pour cette rencontre
de deux jours à huis clos, dans une résidence privée luxueuse à Manhasset, dans
la banlieue de New York.L'ONU a aussi invité des représentants d'Algérie et de
Mauritanie ainsi que le Groupe des amis du Sahara occidental (France,
Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Russie), mais ceux-ci ne prendront pas
part aux discussions.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, a été annexé par Rabat en
1975. Le Polisario a refusé cette annexion et réclame l'indépendance du
territoire, avec le soutien de l'Algérie. Un cessez-le-feu, négocié sous les
auspices de l'ONU, est observé entre le Maroc et le Polisario depuis 1991.
Mais le Maroc repousse l'application d'accords signés en 1997 pour la tenue d'un
référendum d'autodétermination.
"L'impasse (dans laquelle se trouve le dossier) est devenue intolérable et le
conflit doit être résolu à travers un accord mutuel qui apportera
l'autodétermination au peuple du Sahara occidental", a déclaré lundi le
secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, Lynn Pascoe, dans
son discours d'ouverture de la rencontre.
Les discussions d'"aujourd'hui marquent le début d'un nouveau processus pour la
recherche d'une solution", a-t-il dit, selon ses propos rapportés par la
porte-parole Michèle Montas.
"Le temps d'une solution est venu. Nous vous souhaitons bonne chance et
réaffirmons l'engagement (de l'ONU) à (vous) aider dans ce processus de toutes
les manières possibles", a-t-il ajouté.
Ban Ki-moon fera un rapport sur l'avancée des négociations devant le Conseil de
sécurité d'ici au 30 juin.
Le Conseil de sécurité a appelé le 30 avril le Maroc et le Polisario à négocier
sans conditions l'avenir du Sahara occidental, sous l'égide de l'ONU, en vue de
parvenir à l'autodétermination du peuple sahraoui.
Samedi, le Maroc a tendu "une main fraternelle" au Polisario et à l'Algérie pour
une solution définitive au conflit, qualifiant de "moment historique" les
négociations de Manhasset.
Rabat a déclaré vouloir "tourner la page" lors de cette rencontre.
En avril, le Maroc a proposé un référendum sur l'autonomie qui envisage de
donner aux Saharouis "le contrôle sur leurs affaires grâce à des institutions
législatives, exécutives et judiciaires" sous la souveraineté marocaine.
Le Polisario, qui a rejeté cette proposition et a réitéré "le droit de la
population (locale) à l'autodétermination", a cependant indiqué qu'il était
prêt à tester la proposition marocaine dans le cadre d'un référendum organisé
par l'ONU.
Le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a insisté jeudi pour que la proposition
marocaine soit présentée en même temps que "les autres propositions, y compris
celle de l'indépendance nationale ou du rattachement au royaume marocain".
Mais un des négociateurs sahraouis, M'hamed Kheddad, a déclaré lundi que le
mouvement indépendantiste ne ferait "aucune concession sur le principe de
l'autodétermination".
"L'autodétermination appartient au peuple sahraoui et nul n'est en mesure de
faire de concessions sur cette question qui relève de sa souveraineté. C'est
uniquement le peuple sahraoui qui peut en décider", a souligné M. Kheddad à la
radio algérienne. "Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons que notre
peuple soit consulté sur son avenir".
-------->
http://fr.news.yahoo.com/18062007/290/ouverture-des-discussions-a-long-island-su\
r-le-sahara-occidental.html
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31334071@7-37,0.html
Ouverture des discussions à Long Island sur le Sahara occidental
18.06.07 | 22h04
Par Patrick Worsnip avec William Maclean à Alger
NATIONS UNIES (Reuters) - Le Maroc et le Front Polisario ont entamé lundi près
de New York des pourparlers sous l'égide des Nations unies pour une nouvelle
tentative de règlement de la question du Sahara occidental.
Ces discussions, prévues sur deux jours à Long Island, ont été organisées à la
suite d'un appel du Conseil de sécurité aux deux parties à négocier directement
une solution permettant l'autodétermination du peuple sahraoui.
Des diplomates de l'Onu estiment que ces discussions, les premières depuis 2000
entre les protagonistes de la crise, constituent la meilleure chance de
progresser sur ce dossier.
Le secrétaire général adjoint de l'Onu aux Affaires politiques, Lynn Pascoe, a
souligné lors de ces pourparlers, qui se tiennent à huis clos, que l'impasse
dans laquelle se trouvaient les négociations était "intolérable" et qu'une
solution devait être trouvée assurant l'auto-détermination du peuple sahraoui,
a rapporté la porte-parole de l'Onu, Michelle Montas.
"La communauté internationale toute entière s'intéresse beaucoup aux évènements
qui se déroulent aujourd'hui. Le temps est venu (de parvenir à) une solution",
a déclaré Pascoe cité par Montas.
Mais certains analystes ont exprimé des réserves sur les chances d'un compromis.
"L'optimisme pourrait au final être justifié, mais il est probable qu'il se
révèle prématuré puisque les dynamiques sous-jacentes du conflit n'ont pas
changé", note l'International Crisis Group dans un rapport consacré à la
question.
Avant l'ouverture de cette session, le négociateur sahraoui Mohamed Khadad a
souligné pour sa part que la relance des efforts pour tenter de régler le
conflit échouerait si le Maroc insiste pour que son plan d'autonomie de
l'ex-colonie espagnole serve de base pour les discussions.
Les indépendantistes du Front polisario exigent que ces pourparlers avec le
Maroc portent sur la perspective d'exercice par la population sahraouie de son
droit à l'autodétermination.
"Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons seulement que les gens
soient consultés sur leur avenir", a déclaré Khadad à la radio nationale
algérienne.
"AU PEUPLE DE DECIDER"
Le conflit du Sahara occidental, le plus ancien d'Afrique, a débuté avec
l'annexion du territoire riche en phosphates par le Maroc dans la foulée de sa
"marche verte" de 1975 et le déclenchement par le Polisario d'une guérilla
indépendantiste suspendue depuis un cessez-le-feu intervenu en 1991 sous les
auspices de l'Onu.
Cette trêve devait permettre l'organisation d'un référendum d'autodétermination
que l'organisation mondiale n'a jamais été en mesure de mettre en oeuvre et que
Rabat refuse désormais, ne proposant au mieux aux Sahraouis qu'une large
autonomie sous souveraineté marocaine.
Khadad a assuré qu'en insistant pour que leur plan, soumis en avril au Conseil
de sécurité, serve de "point de départ" aux négociations, les autorités
marocaines "condamnent par avance celles-ci à l'échec".
"On peut résumer le plan marocain comme une légalisation du fait accompli de
l'occupation coloniale marocaine, que nous rejetons. Il n'y a rien là-dedans à
négocier", a-t-il ajouté.
Pour Khadad, cette autodétermination ne peut s'exercer au regard du droit
international que par le mécanisme d'un référendum. "L'autodétermination relève
du peuple. Personne ne peut faire de concession sur cette question car il
revient au peuple de décider", a-t-il souligné.
Les 32 dernières années ont "montré qu'une solution unilatérale, imposée ne peut
marcher" mais la "répression" des manifestations nationalistes sahraouies en
territoire sous contrôle marocain montre, selon lui, que les autorités de Rabat
ne se présentent pas aux pourparlers de Long Island avec bonne foi.
A Rabat, toutefois, le ministre marocain de l'Intérieur, Chakkib Benmoussa, a
déclaré que le Maroc abordait les pourparlers avec "bonne foi", "optimisme" et
le souci d'arriver à "une solution de ce conflit qui n'a que trop duré".
"C'est une occasion de paix que le Maroc compte saisir afin de tourner la page
et d'avancer", a-t-il dit, selon l'agence de presse marocaine Map.
Les discussions de Greentree, un domaine privé de Long Island, sont animées par
le Néerlandais Peter van Walsum, envoyé spécial de l'Onu pour le Sahara
occidental.
La délégation marocaine est conduite par le ministre de l'Intérieur, Chakib
Benmoussa, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri. Le
Polisario est représenté par Mahfoud Ali Beiba, président du Parlement
sahraoui.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. PRESSE BELGE ET FRANÇAISE
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=355062
Enfin, des négociations s'ouvrent
Gérald Papy
Mis en ligne le 19/06/2007
Maroc et Front Polisario lancent des discussions sur l'avenir des Sahraouis.
Mais les positions réaffirmées ne laissent pas beaucoup d'espoir.
C'est une première depuis dix ans. Les parties concernées par l'avenir du Sahara
occidental, territoire au sud du Maroc dont le Front Polisario réclame
l'indépendance, se sont rencontrées, lundi, à New York, dans une résidence
privée du quartier de Manhasset, par souci de discrétion.
Autour de la table, sont représentés le Maroc, qui a annexé le Sahara occidental
en 1975 à la fin de la colonisation espagnole, le Front Polisario, représentant
les Sahraouis qui réclament un Etat indépendant, l'Algérie qui soutient
ceux-ci, la Mauritanie, qui signa, en 1979, un accord de paix avec le Polisario
au terme duquel elle renonçait au sud du Sahara occidental que l'Espagne lui
avait rétrocédé. Participe également aux débats le Groupe des amis du Sahara
occidental (France, Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis, Russie).
"Contrôle sur leurs affaires"
Cette réunion est une conséquence de la résolution 1754 du Conseil de sécurité
de l'Onu qui, le 30 avril, a imposé aux belligérants de se rencontrer pour
discuter de l'autodétermination du Sahara occidental. Autodétermination,
indépendance ? Le fond de la problématique réside dans le niveau d'autonomie
que les Marocains sont prêts à accepter et que les militants du Front Polisario
revendiquent.
Début avril, en prévision des échéances qui se profilaient, le Maroc et le Front
Polisario ont rappelé leurs positions dans des mémorandums adressés aux Nations
unies. Rabat s'est ainsi déclaré prêt à accorder aux Sahraouis "le contrôle sur
leurs affaires grâce à des institutions législatives, exécutives et judiciaires"
sous souveraineté marocaine. Bref, une autodétermination dans le cadre de
l'unité du Maroc.
Un référendum ouvert
Le Front Polisario a rejeté la proposition mais a argué de l'acceptation par
Rabat d'un référendum, sur son projet uniquement, pour rappeler sa volonté que
les Sahraouis soient consultés. Sur le scénario marocain mais aussi sur
d'autres hypothèses, comme le rattachement au royaume marocain ou, bien sûr,
l'indépendance...
Les discussions liminaires, de deux jours, à New York apparaissent certes comme
un progrès mais ne sont cependant pas de nature à soulever d'immenses espoirs,
tant les deux parties semblent camper sur leurs positions.
"A première vue, ces deux propositions reflètent et confirment la situation
d'impasse dans laquelle se trouve le conflit du Sahara occidental plutôt
qu'elles ne montrent la voie pour en sortir", observe l'organisation
"International Crisis Group".
Quelles garanties ?
L'ICG note en particulier les imprécisions de la proposition marocaine : les
limites géographiques de la "région autonome" du Sahara proposée ne sont pas
définies; les modalités relatives au référendum envisagé ne le sont pas
davantage.
Et puis, ajoute ICG, "quelles garanties aurait-on que Rabat n'essayerait pas de
revenir sur l'accord initial d'autonomie soit en réduisant les pouvoirs
transférés soit en harcelant, en déstabilisant ou même en interdisant le Front
Polisario ?".
"International Crisis Group" va plus loin en relevant que "le flou qui entoure
la proposition marocaine semble être plus gênant étant donné le soutien sans
critique dont elle semble déjà bénéficier dans les capitales occidentales".
Avertissement du Polisario
La résolution de plus ancien conflit d'Afrique se fera-t-elle, de guerre lasse,
sur le dos des militants sahraouis du Polisario. Il est vrai, en l'occurrence,
que la promesse des Nations unies d'organiser un référendum d'autodétermination
n'a jamais pu être rencontrée, butant sur l'incapacité à fixer le corps
électoral de la consultation populaire.
À toutes fins utiles, le Front Polisario a indiqué qu'un échec des négociations
lancées lundi à New York pourrait rouvrir les hostilités avec le Maroc.
---------->
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=12137
mardi 19 juin 2007, mis à jour à 10:29
ONU
Sahara occidental: le Maroc et le Front Polisario négocient
LEXPRESS.fr
Le Maroc et le mouvement indépendantiste du Front Polisario ont ouvert hier,
sous l'égide de l'ONU, négociations sur l'avenir du Sahara occidental. Une
première depuis 2000.
Sous l'égide de l'ONU, le Maroc et le Front Polisario ont entamé hier près de
New York des pourparlers pour une nouvelle tentative de règlement de la
question du Sahara occidental.
Une impasse "intolérable"
Ces discussions, prévues sur deux jours à Long Island, ont été organisées à la
suite d'un appel du Conseil de sécurité aux deux parties à négocier directement
une solution permettant l'autodétermination du peuple sahraoui. Des diplomates
de l'ONU estiment que ces discussions, les premières depuis 2000 entre les
protagonistes de la crise, constituent la meilleure chance de progresser sur ce
dossier.
Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, Lynn Pascoe, a
souligné lors de ces pourparlers, qui se tiennent à huis clos, que l'impasse
dans laquelle se trouvaient les négociations était "intolérable" et qu'une
solution devait être trouvée assurant l'auto-détermination du peuple sahraoui,
a rapporté la porte-parole de l'ONU, Michelle Montas. "La communauté
internationale toute entière s'intéresse beaucoup aux évènements qui se
déroulent aujourd'hui. Le temps est venu (de parvenir à) une solution", a
déclaré Pascoe cité par Montas.
Un optimisme prématuré?
Mais certains analystes ont exprimé des réserves sur les chances d'un compromis.
"L'optimisme pourrait au final être justifié, mais il est probable qu'il se
révèle prématuré puisque les dynamiques sous-jacentes du conflit n'ont pas
changé", note l'International Crisis Group dans un rapport consacré à la
question.
Avant l'ouverture de cette session, le négociateur sahraoui Mohamed Khadad a
souligné pour sa part que la relance des efforts pour tenter de régler le
conflit échouerait si le Maroc insiste pour que son plan d'autonomie de
l'ex-colonie espagnole serve de base pour les discussions. Les indépendantistes
du Front Polisario exigent que ces pourparlers avec le Maroc portent sur la
perspective d'exercice par la population sahraouie de son droit à
l'autodétermination. "Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons
seulement que les gens soient consultés sur leur avenir", a déclaré Khadad à la
radio nationale algérienne.
"Au peuple de décider"
Le conflit du Sahara occidental, le plus ancien d'Afrique, a débuté avec
l'annexion du territoire riche en phosphates par le Maroc dans la foulée de sa
"marche verte" de 1975 et le déclenchement par le Polisario d'une guérilla
indépendantiste suspendue depuis un cessez-le-feu intervenu en 1991 sous les
auspices de l'ONU. Cette trêve devait permettre l'organisation d'un référendum
d'autodétermination que l'organisation mondiale n'a jamais été en mesure de
mettre en oeuvre et que Rabat refuse désormais, ne proposant au mieux aux
Sahraouis qu'une large autonomie sous souveraineté marocaine.
Pour le négociateur Khadad, cette autodétermination ne peut s'exercer au regard
du droit international que par le mécanisme d'un référendum.
"L'autodétermination relève du peuple. Personne ne peut faire de concession sur
cette question car il revient au peuple de décider", a-t-il souligné. Avant
d'ajouter que "l'on ne peut pas résumer le plan marocain comme une
légalisation du fait accompli de l'occupation coloniale marocaine, que nous
rejetons. Il n'y a rien là-dedans à négocier". Les 32 dernières années ont
"montré qu'une solution unilatérale, imposée ne peut marcher" mais la
"répression" des manifestations nationalistes sahraouies en territoire sous
contrôle marocain montre, selon lui, que les autorités de Rabat ne se
présentent pas aux pourparlers de Long Island avec bonne foi.
A Rabat, toutefois, le ministre marocain de l'Intérieur, Chakkib Benmoussa, a
déclaré que le Maroc abordait les pourparlers avec "bonne foi", "optimisme" et
le souci d'arriver à "une solution de ce conflit qui n'a que trop duré". "C'est
une occasion de paix que le Maroc compte saisir afin de tourner la page et
d'avancer", a-t-il dit, selon l'agence de presse marocaine Map. Les discussions
de Greentree, un domaine privé de Long Island, sont animées par le Néerlandais
Peter van Walsum, envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental. La
délégation marocaine est conduite par le ministre de l'Intérieur, Chakib
Benmoussa, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri. Le
Polisario est représenté par Mahfoud Ali Beiba, président du Parlement
sahraoui.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. PRESSE ALGERIENNE
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=161896
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/18/9804470
Négociations maroco-sahraouies: l'impasse devient "intolérable", estime Lynn
Pascoe
[Aps 19/6/07] New York (ONU) - Les nouvelles négociations entre le Front
Polisario et le Royaume du Maroc, qui ont débuté lundi en fin de matinée, dans
la proche banlieue de New York, ''marquent une nouvelle phase dans la recherche
d'une solution'' au conflit du Sahara occidental, a déclaré le secrétaire
général adjoint des Nations unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe dans
son allocution d'ouverture. Intervenant au nom du secrétaire général de l'ONU,
Pascoe a invité les deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario à
des négociations de ''bonne foi" et dans un climat serein tout en réaffirmant
la détermination des Nations unies à les assister dans leurs discussions pour
une solution politique au conflit du Sahara occidental, a précisé lundi la
porte-parole onusienne, Michele Montas.
Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques a mis l'accent sur le fait
que l'impasse de la situation au Sahara occidental est devenue ''intolérable''
et que le différend opposant le Maroc et le Front Polisario doit ''déboucher
sur une conclusion à travers une solution mutuellement acceptable ''qui puisse
permettre au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à
l'autodétermination , a encore précisé Michele Montas lors de son point de
presse au siège de l'ONU à New York, citant M. Pascoe.
"Le secrétaire général (de l'ONU), le Conseil de sécurité et bien évidemment
l'ensemble de la communauté internationale sont très intéressés par l'évènement
qui se tient aujourd'hui'', a estimé l'émissaire de Ban Ki Moon à l'adresse des
délégations présentes au premier round des négociations à Manhasset.
"Le temps est venu pour trouver une solution'' au conflit du Sahara occidental a
affirmé le secrétaire général adjoint aux affaires politiques souhaitant ''bonne
chance'' aux négociateurs sahraouis et marocains, soulignant l'entière
disponibilité de l'Organisation internationale à apporter son soutien au
processus de négociations ''quelle que soit la voie choisie".
Après les travaux en plénière marqués surtout par la déclaration de B. Lynn
Pascoe et de courtes interventions des chefs de délégations du Maroc et du
Front Polisario, les négociateurs des deux parties en conflit ont poursuivi
leurs discussions en séance restreinte à huis clos en présence de l'Envoyé
personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, Peter Van Walsum en
qualité de ''facilitateur'' ou de "médiateur'', explique-t-on à l'ONU.
Les négociations qui se tiennent à huis clos et devraient se poursuivre mardi,
mettent en présence la délégation marocaine conduite par Chakib Benmoussa,
ministre de l'Intérieur et celle du Front Polisario présidée par Mahfoud Ali
Beiba, président du Parlement sahraoui. Sont invitées à ces négociations en
leur qualité de pays voisins et d'observateurs l'Algérie et la Mauritanie,
rappelle-t-on.
La délégation algérienne est conduite par le secrétaire général du MAE
l'ambassadeur Ramtane Lamamra et celle de la Mauritanie par Sidi Mohamed Ould
Boubacar, ancien premier ministre de la transition. Les délégations algérienne
et mauritanienne ne prennent pas part aux négociations directes
maroco-sahraouies et sont seulement consultées pour des questions pouvant les
concerner, comme stipulé dans le dernier rapport du secrétaire général
concernant la situation au Sahara occidental soumis le 13 avril dernier au
Conseil de sécurité. A la suite de ce rapport, le Conseil de sécurité a adopté
le 30 avril une résolution, la 1754, réaffirmant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et appelant à des négociations directes sans conditions
préalables afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement
acceptable.
Les négociations des 18 et 19 juin à Manhasset se tiennent sous les auspices des
Nations unies conformément aux recommandations de la résolution 1754.
De source onusienne l'on indique lundi qu'il y a beaucoup d'espoir que ces
négociations maroco-sahraouies ''marquent une nouvelle étape'' dans la
recherche d'une solution définitive au conflit du Sahara occidental, une
solution qui puisse garantir le libre choix de son destin au peuple sahraoui,
écarter toute menace de déstabilisation régionale et favoriser la construction
d'un Maghreb unifié et solidaire.
"Tout échec de ces négociations, dans lesquelles la communauté internationale
place de grands espoirs, sera une impasse politique lourde de conséquences pour
les parties en conflit mais aussi pour le Maghreb et l'Afrique'', a confié un
responsable onusien, affirmant que toutes les parties impliquées et concernées
ont conscience de la sensibilité de cette question et marquent leur volonté de
dépasser le statu quo''.
[Aps 19/6/07]
--------->
http://www.latribune-online.com/1906/chroniques.htm
La Maroc face ses limites
Mardi 19 juin 2007
Par Abdelkrim Ghezali
Les négociations entre le Maroc et le Polisario ont donc commencé hier. Cet
autre round est censé être sans préalable. Cependant, ces négociations ont une
base, celle des résolutions onusiennes depuis l’avènement de la question
sahraouie. Pour faire l’économie des textes onusiens, on peut les résumer ainsi:
la question du Sahara occidental est une question de décolonisation et, à ce
titre, les populations sahraouies ont le droit de s’exprimer par voie
référendaire pour décider de leur sort, le rattachement au royaume du Maroc ou
l’indépendance nationale. Qui refuse ces résolutions ? C’est donc sur cette
base que les négociations entre Rabat et les représentants du peuple sahraoui
doivent commencer.
Cependant, la veille de ces négociations de la dernière chance, Rabat qui
affirme s’y rendre plein de bonne foi, continue à vouloir impliquer l’Algérie
dans ce conflit. Manifestement, Rabat veut convaincre la communauté
internationale que le Sahara est 'marocain' et que le Polisario est une pure
invention algérienne. Ainsi, l’Algérie a réussi à mettre sur pied une
organisation 'fantoche' pour on ne sait quel objectif, peut-être pour récupérer
les territoires sahraouis. Mais l’Algérie semble être naïve puisqu’elle
soutient le droit des populations sahraouies à l’autodétermination par voie
référendaire sous l’égide des Nations unies. A moins que l’Algérie soit assez
futée pour inventer le Polisario et des populations, une histoire, une culture…
Avant le Polisario, l’Algérie avait créé le MPLA, l’OLP, l’ANC et tous les
mouvements de libération nationale à travers le monde. Alger n’était-elle pas
«la Mecque des révolutionnaires» ? Ce serait trop demander à l’Algérie et ce
serait un dédain pour les peuples en lutte pour leur indépendance.
C’est à juste titre que Mohamed Sidati, membre de la direction du Front
Polisario et ministre délégué pour l’Europe, souligne : «C’est au peuple
sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir». M. Sidati estime,
dans un entretien au quotidien français le Monde d’aujourd’hui, que les
négociations de New York sont «tout d’abord la remise sur les rails du
processus de paix, bloqué toutes ces dernières années.
C’est l’occasion de sortir de l’impasse, et il le faut d’autant plus que
celle-ci est porteuse de dérapages dangereux». «Sur le terrain, on assiste à un
véritable soulèvement, pacifique et quotidien de la population dans les
territoires occupés par le Maroc. Or, Rabat recourt à une répression
grandissante pour étouffer ce mouvement», dénonce-t-il. Interrogé sur
«l’autonomie» proposée par le Maroc, M. Sidati insiste sur le fait que ce «plan
est nul et non avenu». «Il est inacceptable car il part du postulat suivant : le
Sahara est marocain, je lui accorde l’autonomie». «Or, le Sahara n’est pas
marocain au regard du droit international, et c’est au peuple sahraoui, et à
lui seul, de se prononcer sur son avenir. Rabat tente une fois encore de faire
légitimer par la communauté internationale une occupation illégale», dit-il.
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http://www.latribune-online.com/1906/editorial.htm
L’autodétermination en ligne de mire
Mardi 19 Juin 2007
Par Azzedine Chabane
En engageant, sous l’égide des Nations unies, des négociations préliminaires
pour un règlement du dossier du Sahara occidental, le Front Polisario ne cache
pas son appréhension légitime de voir manœuvrer, encore une fois, la partie
adverse qui, depuis une trentaine d’années, n’a jamais consenti à un quelconque
signe de bonne volonté ou un geste encourageant, s’efforçant au contraire de
bloquer toutes les initiatives qui ne consacrent pas la colonisation d’un
territoire et d’un peuple dont la résistance force le respect.
Le royaume marocain et la RASD se rencontrent donc, à Long Island, près de New
York, pour tenter d’aplanir les difficultés préalables à des négociations
directes que préconise formellement la résolution 1754 adoptée à l’unanimité
par le Conseil de sécurité de l’ONU, en avril dernier. En principe, il ne reste
plus de place aux atermoiements, aux subterfuges, aux volte-face et autres
faux-fuyants.
En principe. Car, dans la réalité, les Sahraouis ont appris à compter avec les
reniements et le refus d’assumer des engagements, quand bien même officiels, de
la partie marocaine, il est vrai jusqu’alors appuyée par certains pays
occidentaux dont le premier souci est de préserver leurs intérêts économiques
et politiques avec Rabat.
Après avoir renié le plan Baker, et dressé diverses barrières en vue d’en
empêcher la concrétisation, le Maroc espère encore faire illusion avec un plan
d’autonomie qui ne correspond en rien aux exigences formulées par la communauté
internationale et qui, bien évidemment, en piétine la légalité, espérant faire
l’impasse sur le droit légitime du peuple sahraoui à son autodétermination.
De toute évidence, le rendez-vous de Long Island est celui de la dernière
chance. Il devrait constituer l’ultime tentative de débloquer une situation
dont le Maroc tire avantage, considérant que le Polisario n’a plus les moyens
de sa politique. Cécité ou arrogance d’un pays qui ne croit que dans la
politique de la force ?
En se refusant à prendre en considération les appels pressants et réitérés du
Conseil de sécurité et en faisant fi une nouvelle fois de la légalité
internationale, le Maroc prendrait la lourde responsabilité d’une crise dont
l’ampleur serait néfaste à la fois pour son propre peuple et pour les peuples
maghrébins dans leur ensemble. Il serait dramatique que cette tentative,
initiée après dix ans de blocages et de manœuvres soutenues, doive encore
avorter alors que l’appel du Conseil de sécurité est éminemment clair lorsqu’il
invite «le Maroc et le Polisario à engager des négociations sans conditions
préalables et de bonne foi, en prenant en compte les événements des derniers
mois, afin de parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement
acceptable, qui permette d’assurer l’autodétermination du peuple du Sahara
occidental».
On le voit, il n’est guère question d’un prétendu plan d’autonomie que le Maroc
aurait voulu substituer à la va-vite, comme une poudre aux yeux de la
communauté internationale qui s’en tient, pour sa part, aux résolutions de
l’ONU et qui devrait, de ce fait, renforcer les prérogatives de la Minurso pour
assurer la protection des Sahraouis en proie à une féroce répression dans les
territoires occupés par l’armée marocaine.
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http://www.lequotidien-oran.com/?news=501833
Le poison de Franco
par Ahmed Saïfi Benziane
Le temps ne semble plus aux raffinements terminologiques ni aux positions figées
des uns et surtout des autres, dès lors qu'un conflit vieux de plus d'une
trentaine d'années ne trouve aucune issue et continue d'empoisonner toute une
région.
Diversement appelée «Sahara Occidental» ou «Sahara marocain» selon les intérêts
géostratégiques, selon les jeux onusiens, cette zone de 266.000 km², d'une
population diversement recensée, a connu, depuis le retrait des forces
espagnoles en 1975, une guerre diplomatique et une autre militaire qui ont
divisé un Maghreb en pleine construction, une UMA de tous les espoirs, et miné
la cohérence géographique et économique d'une entité qui aurait pu faire face
aux nombreuses sollicitations des pays développés en empruntant un autre chemin
que celui de la division.
De plan de paix en plan de paix, les tergiversations onusiennes, via le défilé
des résolutions, ne confortent plus les partenaires dans une issue honorable,
où ni vainqueur ni vaincu n'ont plus le droit de se cacher derrière leurs
problèmes internes. La population sahraouie a besoin des efforts de tous pour
connaître enfin le sort réservé aux enfants de demain, qui auront à rompre avec
l'aide alimentaire mondiale honteuse et se remettre à la construction de leur
avenir quelle que soit l'issue d'un référendum controversé.
Ni les clowneries d'une marche, verte par son nom, noire par son sens,
n'arriveront à effacer les traces d'un mur de séparation au moment où l'Europe
a fait sauter tous les murs, à l'exception de celui qui repousse les «
assaillants clandestins » par un simple papier collé sur un passeport; ni les
hypocrisies des organisations internationales; ni les visites touristiques de
leurs représentants n'arriveront à rapiécer les déchirures de l'Histoire
provoquées par Franco sur son lit de mort.
La rencontre des Sahraouis avec les représentants du Royaume marocain a le
devoir d'intelligence pour épargner à des populations le sort de l'exil et de
la vie des camps. Pour éviter de continuellement se déchirer pour une simple
question de principe.
L'Espagne, quant à elle, n'a pas intérêt au règlement définitif du conflit qui
permettrait de regarder un peu plus vers Ceuta et Melilla. C'est pour cela
qu'elle souffle le chaud et le froid sur les relations algéro-marocaines en
proposant des armes aux uns, en mettant la pression sur le gaz pour les autres.
Mais l'Espagne aujourd'hui ne peut se soustraire à une politique européenne
qu'elle engage indirectement dans ce conflit. Par une sorte de solidarité où
seuls les intérêts de l'Europe comptent. Où sont alors les intérêts du Maghreb?
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http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=161824
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/18/9831264
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=78757
Mohamed Kheddad: le Polisario ne fera "aucune concession" sur
l'autodétermination du peuple sahraoui
[Aps 18/6/07] Alger - Le Front Polisario ne fera "aucune concession sur le
principe de l'autodétermination" du peuple sahraoui, a affirmé lundi, à partir
de New York (Etats-Unis), le responsable sahraoui Mohamed Kheddad. Contacté par
la chaîne III de la radio nationale, M. Kheddad, membre de la délégation
sahraouie qui mène des négociations directes avec le Maroc sous l'égide de
l'Onu près de New York, a indiqué que" l'autodétermination appartient au peuple
sahraoui et nul n'est en mesure de faire de concession sur cette question qui
relève de la souveraineté. C'est uniquement le peuple sahraoui qui peut en
décider".
"Nous avons été élus en tant que leaders ou dirigeants du Front Polisario sur la
base de ce programme, c'est-à-dire l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental. Donc, il n' y a aucune concession (...) sur un principe
démocratique", a ajouté M. Kheddad, coordonnateur sahraoui avec la Mission des
Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso). "Nous ne
demandons pas l'impossible. Nous demandons que notre peuple soit consulté sur
son avenir", a souligné M. Kheddad.
S'agissant des négociations, entamées lundi à Manhasset, près de New York, le
représentant du Front Polisario a estimé que "si le Maroc insiste à ce que son
projet (d'autonomie) soit le point de départ des négociations, il les
condamnera à l'échec". "En cas d'échec des négociations, les Sahraouis seront
obligés de se défendre par leurs propres moyens et, par conséquent, revenir à
la lutte armée", a-t-il ajouté.
Réitérant "la bonne foie" de la partie sahraouie dans ces négociations directes,
en vue de parvenir à "une solution juste du conflit de décolonisation du Sahara
occidental", M. Kheddad a indiqué que "nous n'épargnerons aucun effort pour que
ces négociations aboutissent conformément à la légalité internationale et aux
appels du Conseil de sécurité de l'Onu". Il a toutefois relevé qu'il ne voyait
"malheureusement pour le moment aucun signe encourageant, aucun signe de bonne
volonté" de la partie marocaine.
[Aps 18/6/07]
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http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=51826&idc=13&refresh=\
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Conflit maroco-sahraoui
«Nous sommes animés de bonne volonté», affirme le Polisario
Pour Mohamed Kheddad, négociateur sahraoui, le Polisario va négocier de bonne
foi avec le Maroc pour arriver à la solution de décolonisation. Dans un
entretien accordé à la Chaîne III de la Radio nationale dont il était, hier,
l’invité de la rédaction, M. Kheddad réaffirme que le problème du
Sahara-Occidental est un problème de décolonisation, justiciable du respect du
droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le peuple sahraoui doit être
consulté et, insiste-t-il, nul n’est en mesure de faire des concessions en son
nom sur l’autodétermination qui est un principe démocratique.
Il faut rappeler qu’après la résolution 17/54 du Conseil de sécurité de l’ONU,
qualifiée de positive par les Sahraoui, appelant le Polisario et le Maroc à
négocier, le Front Polisario par la voix de son représentant à New York avait
annoncé qu’il irait aux négociations directes avec le Maroc. Pour le Polisario,
cette résolution traduit l’attachement des Nations unies au principe de
l’autodétermination. Il reste que, note M. Kheddad, le Maroc ne présente aucun
signe encourageant. Au contraire, ajoute-t-il, la répression se poursuit dans
les villes sahraouies et au Sud du Maroc et il a longtemps tergiversé pour
composer sa délégation aux négociations directes avec le Polisario.
On sait que le Conseil de sécurité a traité les deux parties sur un pied
d’égalité et leur a demandé d’entrer en négociations directes pour la recherche
d’une solution politique au conflit sur la base du principe de
l’autodétermination. Face à cette position des Nations unies, le Maroc, fait
remarquer M. Kheddad, veut négocier sur la base de sa proposition d’autonomie
qui est une solution unilatérale et inacceptable du fait qu’elle vise à
légitimer le fait accompli de l’occupation. On ne peut pas adhérer, souligne M.
Kheddad, à la proposition marocaine qui considère que la solution est tranchée
et a décidé que le Sahara-Occidental est marocain, alors que la population
sahraoui rejette l’occupation. Le Polisario, en demandant l’autodétermination
ne demande pas l’impossible. Il est utile de rappeler que le Polisario a
accepté les trois options qui seront soumises aux référendum
d’autodétermination : intégration au Maroc, autonomie ou indépendance alors que
l’option du Maroc était uniquement l’autonomie qui est une vieille solution qui
a été ressortie maintes fois avec comme accessoire une marionnette sahraoui
pour la servir. Cette solution montré depuis trois ans son invalidité. Elle est
contraire à la légalité internationale qui repose sur le principe de
l’autodétermination des peuples.
Le Polisario déploie les efforts pour une solution pacifique, sans perdre
espoir. «Notre volonté est que ces négociations soient une chance pour la paix,
affirme M. Kheddad, mais, ajoute-t-il, si les Nations unies échouent ou tentent
de faire imposer une autre solution que l’autodétermination, alors les
Sahraouis seraient obligés de se défendre et de revenir à la lutte armée».
19-06-2007
Lakhdar A.
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http://www.lexpressiondz.com/T20070619/ZA4-4.htm
L’AUTODÉTERMINATION SAHRAOUIE EN POLE POSITION
Optimisme prudent à New York
19 juin 2007 - Page : 7
Le Maroc et une délégation sahraouie ont entamé depuis hier un round de
négociations sous l’égide de Ban Ki-moon.
«Pour négocier; il faut être deux». Telle est la devise du Front Polisario, en
ce premier round des négociations à Manhasset, près de New York. Cela veut dire
que le principe d’autodétermination, pour lequel lutte le front Polisario depuis
plus de trente ans, est un principe intangible. Pour sa part, le Royaume
marocain voudrait vendre à l’opinion internationale son projet d’autonomie.
Cela reviendrait à considérer, dès le départ, que le Sahara occidental
appartient au Maroc, et que c’est dans un geste de générosité qu’il accorde un
semblant d’autonomie au peuple du Sahara occidental. Ce postulat de base vient
donc fausser les données et brouiller les cartes. Raison pour laquelle
l’Algérie, qui a un statut d’observateur à ces négociations, sous l’égide de
l’ONU, (statut qu’il partage avec la Mauritanie), a déclaré, par la voix de
M.Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, que l’Algérie suivait les
négociations de près.
Le précédent round des négociations qui avait eu lieu sous l’égide de James
Baker, ancien secrétaire d’Etat américain, avait abouti au traité connu sous le
nom des accords de Houston. Malheureusement, le Maroc a vite fait de renier ces
accords. Le chef de la délégation sahraouie, M.Khedad, a déclaré que
l’autodétermination appartient au peuple sahraoui et que nul n’est en mesure de
faire des concessions sur cette question «qui relève de sa souveraineté. C’est
uniquement le peuple sahraoui qui peut en décider» ajoutant que «si le Maroc
insiste à ce que son projet d’autonomie sous souveraineté marocaine soit le
point de départ des négociations, il les condamnera à l’échec.»
Allant plus loin, le responsable sahraoui déclare, qu’en cas d’échec des
négociations, les «Sahraouis seront obligés de se défendre par leurs propres
moyens, et par conséquent, de revenir à la lutte armée».
Durant ces dernières années, la situation sur le terrain se signale par la
multiplication des manifestations populaires des militants sahraouis,
manifestations vite étouffées dans le sang. Cette radicalisation de la
répression est dénoncée dans le monde entier par les militants des droits de
l’homme. De nombreuses associations, notamment en Espagne, ancienne puissance
coloniale, ont fait entendre leurs voix pour demander au gouvernement espagnol
de respecter son statut d’ancienne puissance occupante pour aider à une
solution juste et durable de ce conflit, dans le sens de la décolonisation et
du principe des peuples à l’autodétermination, conformément au droit
international.
A rappeler enfin, que ces négociations sont le résultat de la résolution 1754 du
Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 30 avril dernier, qui a appelé
les deux parties à engager de bonne foi, et sans conditions préalables, des
négociations directes sous les auspices de Ban Ki-moon, en vue de parvenir à
une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l’expression de l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le même Conseil de sécurité avait demandé au secrétaire général des Nations
unies de lui présenter, d’ici au 30 juin, un rapport sur l’état de ces
négociations sous ses auspices et des progrès réalisés. Commencées, hier lundi,
dans la région de New York, ces négociations doivent reprendre aujourd’hui. On
en saura certainement beaucoup plus à partir de ce soir. Nous ferons le point à
ce moment pour voir s’il y a des progrès dans les discussions et si les deux
parties sont parvenues à un compromis acceptable. Dans le sens de
l’autodétermination du peuple sahraoui.
Tarik RAMZI
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/18/9818332
Medelci
«L’Algérie suit cette rencontre avec une très grande attention».
Par : EL MOUDJAHID
Le : lundi 18 juin 2007
L’Algérie suit les négociations entre le Front Polisario et le Maroc avec une
"très grande attention", a déclaré, hier à Alger, le ministre des Affaires
étrangères, M. Mourad Medelci. "L’Algérie suit les négociations entre
Polisario et le Maroc avec une très grande attention et avec un grand espoir
que cette première rencontre puisse précéder d’autres rencontres devant aller
dans le sens de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a
déclaré M. Medelci à la presse, en marge de la cérémonie d’ouverture des
travaux de l’atelier sur l’universalité de la mise en oeuvre des la Convention
pour l’interdiction des armes chimiques en Afrique. Le ministre a rappelé que
la résolution onusienne vise l’organisation d’un référendum d’autodétermination
"qui donnera l’occasion au peuple sahraoui de s’exprimer en toute liberté". Le
Maroc et le Front Polisario ont entamé hier à Manhasset, près de New York, de
nouvelles négociations sous l’égide des Nations unies, en vue de parvenir à une
"solution politique" du conflit au Sahara occidental, garantissant le droit de
son peuple à l’autodétermination. Les négociations de Manhasset sont le
résultat de la résolution 1754 du Conseil de sécurité de l’Onu, adoptée le 30
avril dernier, qui a appelé les deux parties à engager "de bonne foi, et sans
conditions préalables", des négociations directes, sous les auspices de M. Ban
Ki-moon "en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et
mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara
occidental". Le Conseil de sécurité a également demandé au secrétaire général
de l’Onu de lui présenter, d’ici au 30 juin, un "rapport sur l’état de ces
négociations sous ses auspices et des progrès réalisés", et a exprimé son
"intention de se réunir pour recevoir et examiner ce rapport".
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http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#3
M. MEDELCI:
L'Algérie suit les négociations entre le Front Polisario et le Maroc avec une
«très grande attention»
L'Algérie suit les négociations entre le Front Polisario et le Maroc avec une
"très grande attention", a déclaré, hier à Alger, le ministre des Affaires
étrangères, M. Mourad Medelci. "L'Algérie suit les négociations entre le
Polisario et le Maroc avec une très grande attention et avec un grand espoir
que cette première rencontre puisse précéder d'autres rencontres devant aller
dans le sens de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a
déclaré M. Medelci à la presse, en marge de la cérémonie d'ouverture des
travaux de l'atelier sur l'universalité de la mise en œuvre de la Convention
pour l'interdiction des armes chimiques en Afrique. Le ministre a rappelé que
la résolution onusienne vise l'organisation d'un référendum d'autodétermination
"qui donnera l'occasion au peuple sahraoui de s'exprimer en toute liberté".
---------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=78785
Le MAE sur les négociations Maroc-Polisario
“Nous les suivons avec une grande attention”
Par : Hafida Ameyar
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué hier, en marge
des travaux sur l’interdiction des armes chimiques, que son département “suit
avec une grande attention” les négociations qui ont démarré à Manhasset
(États-Unis), entre le Front Polisario et le Maroc, autour de
l’autodétermination du peuple sahraoui.
“Nous avons un grand espoir que cette première rencontre aille dans le sens de
la résolution du Conseil de sécurité du 30 avril dernier et d’un référendum qui
permettra au peuple sahraoui de s’exprimer en toute liberté”, a ajouté M.
Medelci.
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/18/8948619
Porteur d’un message au Président Bouteflika
L’envoyé spécial du Président sénégalais à Alger
Par : EL MOUDJAHID
Le : lundi 18 juin 2007
M. Ahmed Khalifa Niasse, ministre auprès du cabinet du président sénégalais, Me
Abdoullay Wade et envoyé spécial est arrivé hier à Alger. M. Niasse, qui est
porteur d’un message, a été accueilli à l’aéroport Houari Bouemediène par le
ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader
Messahel.
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4. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-190607-2.html
Le Front Polisario constate "un manque de volonté politique" de la part du Maroc
(responsable)
New York, 19/6/2007 (SPS) La délégation du Front Polisario aux négociations de
Manhasset (New York) sur l'avenir du Sahara Occidental a constaté, à l'issue de
la première journée, "un manque de volonté et de sérieux" de la part de la
délégation marocaine, a indiqué lundi soir à l'APS un membre de la délégation
sahraouie.
"Le Front Polisario a constaté le manque de volonté et de sérieux de la part de
la délégation marocaine aux négociations ouvertes lundi à Manhasset", a déclaré
M. Brahim Ghali, membre du secrétariat national du Front Polisario et membre de
la délégation sahraouie aux négociations.
L'ancien ministre sahraoui de la Défense et actuel représentant du Front
Polisario en Espagne, a affirmé que le Front Polisario déplore "l'absence de
volonté politique de la partie marocaine pour aller à des négociations réelles
pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne en
compte le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".
"Le droit à l'autodétermination, tel que confirmé par l'ONU et ses nombreuses
résolutions pertinentes, est un passage obligé et obligatoire pour arriver à
une solution politique du conflit du Sahara Occidental", a-t-il souligné, tout
en rejetant l'intransigeance "dont fait preuve le royaume du Maroc en proposant
comme seule option l'autonomie, une proposition qui viole non seulement la
légalité internationale, en voulant priver le peuple sahraoui de son droit à
décider de son devenir, mais part du postulat que le Sahara Occidental est
marocain".
Pour le délégué sahraoui, le principe d'autodétermination est "l'unique voie
pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental" car, a-t-il ajouté,
"il correspond aux dispositions contenues dans la Charte des Nations Unies,
l'ensemble des textes fondateurs de l'ONU et des nombreuses résolutions de son
Assemblée générale et de son Conseil de sécurité".
"La délégation sahraouie défendra le droit à l'autodétermination. Nous ne ferons
aucune concession sur ce principe et cette exigence", a-t-il encore dit.
M. Ghali a ensuite évoqué les travaux de la première journée qui ont surtout
porté sur la présentation de l'initiative marocaine pour la négociation d'un
statut d'autonomie de la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté du
royaume, de son intégrité territoriale et de son unité nationale, ainsi que la
proposition du Front Polisario pour une solution politique mutuellement
acceptable assurant l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
En présence de l'Envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara
Occidental, M. Peter Van Walsum, et du représentant spécial du secrétaire
général, coordinateur de la MINURSO, M. Julian Harston, les deux délégations
sahraouie et marocaine poursuivent mardi l'examen des deux propositions, a
indiqué M. Ghali qui a espéré que "le Maroc fasse preuve d'une réelle volonté
de paix au bénéfice des deux peuples sahraoui et marocain et des peuples de la
région".
"Nous tendons au royaume du Maroc la main de la paix. Nous voulons parvenir à
une solution juste, durable et mutuellement acceptable. Et c'est pourquoi, dans
notre proposition, nous offrons toutes les garanties de sécurité, de
bon-voisinage, d'intégrité territoriale, de coopération économique et de
respect des populations installées sur le territoire sahraoui et bien d'autres
avantages", a-t-il plaidé, disant que le respect du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination "s'inscrit en droite ligne de la légalité internationale,
mais est aussi à même de garantir la coopération et la stabilité dans la
région".
Au sujet du déroulement des négociations, il a indiqué que la délégation
sahraouie "a bon espoir que les négociations se poursuivent et puissent
déboucher sur une solution définitive au conflit".
"Nous avons espoir que les discussions se poursuivent en toute bonne foi et dans
la sérénité. Nous demandons à la partie marocaine de faire preuve de bonne foi
et de réelle volonté politique de sortir de l'impasse et parvenir à une
solution qui ne lèse pas les droits du peuple du Sahara Occidental",
souligne-t-il.
La délégation sahraouie aux négociations des 18 et 19 juin à Manhasset, sous
l'égide des Nations Unies, dirigée par Mahfoud Ali Beiba, président du Conseil
national sahraoui (Parlement), comprend le coordinateur sahraoui avec la
MINURSO, M'hamed Kheddad, le représentant du Front Polisario auprès de l'ONU,
Ahmed Boukhari ainsi que les conseillers Bachir Sghaïr et Omar Abdellahi Sidi
Mohamed. (SPS)
020/090/700 191315 Jun 07 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-190607.html
Ouverture à huis clos à New York des négociations maroco-sahraouies
New York (ONU), 19/06/2007 (SPS) Les nouvelles négociations entre le Front
Polisario et le Royaume du Maroc, qui ont débuté lundi en fin de matinée, dans
la proche banlieue de New York, ''marquent une nouvelle phase dans la recherche
d'une solution'' au conflit du Sahara occidental, a déclaré le secrétaire
général adjoint des Nations unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe dans
son allocution d'ouverture.
Intervenant au nom du secrétaire général de l'ONU, Pascoe a invité les deux
parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario à des négociations de
''bonne foi" et dans un climat serein tout en réaffirmant la détermination des
Nations unies à les assister dans leurs discussions pour une solution politique
au conflit du Sahara occidental, a précisé lundi la porte-parole onusienne,
Michele Montas.
Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques a mis l'accent sur le fait
que l'impasse de la situation au Sahara Occidental est devenue ''intolérable''
et que le différend opposant le Maroc et le Front Polisario doit ''déboucher
sur une conclusion à travers une solution mutuellement acceptable ''qui puisse
permettre au peuple du Sahara Occidental d'exercer son droit à
l'autodétermination, a encore précisé Michele Montas lors de son point de
presse au siège de l'ONU à New York, citant M. Pascoe.
"Le secrétaire général (de l'ONU), le Conseil de sécurité et bien évidemment
l'ensemble de la communauté internationale sont très intéressés par l'évènement
qui se tient aujourd'hui'', a estimé l'émissaire de Ban Ki Moon à l'adresse des
délégations présentes au premier round des négociations à Manhasset.
"Le temps est venu pour trouver une solution'' au conflit du Sahara Occidental a
affirmé le secrétaire général adjoint aux affaires politiques souhaitant ''bonne
chance'' aux négociateurs sahraouis et marocains, soulignant l'entière
disponibilité de l'Organisation internationale à apporter son soutien au
processus de négociations ''quelle que soit la voie choisie".
Après les travaux en plénière marqués surtout par la déclaration de B. Lynn
Pascoe et de courtes interventions des chefs de délégations du Maroc et du
Front Polisario, les négociateurs des deux parties en conflit ont poursuivi
leurs discussions en séance restreinte à huis clos en présence de l'Envoyé
personnel du secrétaire général pour le Sahara Occidental, Peter Van Walsum en
qualité de ''facilitateur'' ou de "médiateur'', explique-t-on à l'ONU.
Les négociations qui se tiennent à huis clos et devraient se poursuivre mardi,
mettent en présence la délégation marocaine conduite par Chakib Benmoussa,
ministre de l'Intérieur et celle du Front Polisario présidée par Mahfoud Ali
Beiba, président du Parlement sahraoui. Sont invitées à ces négociations en
leur qualité de pays voisins et d'observateurs l'Algérie et la Mauritanie,
rappelle-t-on.
La délégation algérienne est conduite par le secrétaire général du MAE
l'ambassadeur Ramtane Lamamra et celle de la Mauritanie par Sidi Mohamed Ould
Boubacar, ancien premier ministre de la transition.
Les délégations algérienne et mauritanienne ne prennent pas part aux
négociations directes maroco-sahraouies et sont seulement consultées pour des
questions pouvant les concerner, comme stipulé dans le dernier rapport du
secrétaire général concernant la situation au Sahara occidental soumis le 13
avril dernier au Conseil de sécurité.
A la suite de ce rapport, le Conseil de sécurité a adopté le 30 avril une
résolution, la 1754, réaffirmant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et appelant à des négociations directes sans conditions
préalables afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement
acceptable.
Les négociations des 18 et 19 juin à Manhasset se tiennent sous les auspices des
Nations unies conformément aux recommandations de la résolution 1754.
De source onusienne l'on indique lundi qu'il y a beaucoup d'espoir que ces
négociations maroco-sahraouies ''marquent une nouvelle étape'' dans la
recherche d'une solution définitive au conflit du Sahara Occidental, une
solution qui puisse garantir le libre choix de son destin au peuple sahraoui,
écarter toute menace de déstabilisation régionale et favoriser la construction
d'un Maghreb unifié et solidaire.
"Tout échec de ces négociations, dans lesquelles la communauté internationale
place de grands espoirs, sera une impasse politique lourde de conséquences pour
les parties en conflit mais aussi pour le Maghreb et l'Afrique'', a confié un
responsable onusien, affirmant que toutes les parties impliquées et concernées
ont conscience de la sensibilité de cette question et marquent leur volonté de
dépasser le statu quo''. (SPS)
020/090/700 190945 Jun 07 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-180607-8.html
Début des négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc à Manhasset
Chahid El Hafed, 18/06/2007 (SPS) Le coordinateur sahraoui avec la Mission des
Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso), M’hamed
Kheddad a affirmé dans une déclaration à SPS, que les négociations directes
entre le Front Polisario et le Maroc ont débuté ce lundi à 11 du matin à New
York (15h GMT).
Le premier round de ces négociations a été ouvert par une allocution prononcée
par l’adjoint du SG de l’ONU, Lynn Pascoe, de son envoyé personnel au Sahara
Occidental, Peter Van Waksum, et en présence des délégations du Front
Polisario, du Maroc et de l’Algérie et la Mauritanie en tant qu’observateurs,
ainsi qu’un groupe de hauts fonctionnaires de l’ONU.
M. Lynn a souligné que ces négociations interviennent dans le cadre de
l’application de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, en vue de garantir
le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a ajouté le diplomate
sahraoui.
L’intervention de la délégation marocaine présidée par le ministre de
l’intérieur, a été "caractérisé par l’intransigeance du Maroc et son
renoncement au Droit international, dans une tentative de faire légitimer par
la communauté internationale son occupation illégale" du Sahara Occidental, a
regretté M. Kheddad.
Pour sa part le chef de la délégation sahraouie, Mahfoudh Ali Beiba a relevé
l’importance de cet évènement, appelant le Maroc le Maroc à "assumer ses
responsabilités dans un éventuel échec de ces négociations".
Il a également rappelé le mémorandum présenté en avril dernier par le Front
Polisario au SG de l’ONU et qui prend en considération toutes les
préoccupations du peuple frère marocain, a-t-il précisé.
Le deuxième round se tiendra dans la soirée à 14h à Manhasset (19 h GMT),
uniquement au niveau des deux délégations sahraouies et marocaines, selon M.
Kheddad.
M. Kheddad, membre de la délégation sahraouie qui mène des négociations directes
avec le Maroc sous l’égide de l'ONU près de New York, avait indiqué à la chaîne
III de la radio nationale algérienne, que "l'autodétermination appartient au
peuple sahraoui et nul n'est en mesure de faire de concession sur cette
question qui relève de la souveraineté. C'est uniquement le peuple sahraoui qui
peut en décider".
Réitérant "la bonne foie" de la partie sahraouie, dans ces négociations
directes, en vue de parvenir à "une solution juste du conflit de décolonisation
du Sahara Occidental", M. Kheddad a indiqué que "nous n'épargnerons aucun effort
pour que ces négociations aboutissent conformément à la légalité internationale
et aux appels du Conseil de sécurité de l'ONU".
Il a toutefois relevé qu'il ne voyait "malheureusement pour le moment, aucun
signe encourageant, aucun signe de bonne volonté" de la partie marocaine,
rappelle-t-on. (SPS)
020/090/700 181935 Jun 07 SPS
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5. PRESSE MAROCAINE
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/les_negociations_sur/view
Les négociations sur la question du Sahara reprennent pour le deuxième jour
Manhasset (Etats-Unis), 19/06/07- Les négociations sur la question du Sahara,
qui se tiennent à Manhasset (banlieue de New York), ont repris mardi dans la
matinée pour le deuxième jour.
Les délégations du Maroc et du Polisario avaient pris part ensemble, la veille,
à un dîner autour de la même table, à l'issue de deux séances de travail
ponctuées d'une pause-déjeuner.
Une partie des deux délégations a même passé la nuit à Green Tree Estate, lieu
où se tiennent ces pourparlers organisés sous l'égide des Nations Unies.
Le ministre de l'intérieur, M. Chakib Benmoussa, a eu, pour sa part, tard dans
la nuit de lundi à mardi, une réunion de concertation avec le reste de la
délégation et les conseillers accompagnant la délégation officielle marocaine.
Les deux séances de travail tenues au premier jour des pourparlers sur le Sahara
ont été marquées par des interventions des deux délégations du Royaume et du
Polisario, ainsi que du Sous-secrétaire général de l'ONU chargé des affaires
politiques, M. Lynn Pascoe.
Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie
prennent part à ces négociations en présence du facilitateur de l'ONU, M. Peter
Van Walsum.
Dernière modification 19/06/2007 15:03
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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/onu-maroc-sahara/view
"Ce jour marque le début d'une nouvelle phase dans la recherche d'une solution
sur le Sahara occidental" (ONU)
Manhasset (Etats Unis), 18/06/07- "Ce jour marque le début d'une nouvelle phase
dans la recherche d'une solution sur le Sahara occidental", a souligné M. Lynn
Pascoe, sous-secrétaire général de l'ONU chargé des affaires politiques, à
l'ouverture des négociations sur le Sahara, lundi à Manhasset, dans la banlieue
de New York.
M. Pascoe, qui s'exprimait au nom du Secrétaire général des Nations Unies, a
invité les parties à "procéder de bonne foi et à établir une atmosphère de
confiance mutuelle", soulignant le ferme engagement de l'ONU à apporter son
soutien aux négociations.
Il a ajouté que l'impasse était devenue "intolérable et que le conflit du Sahara
occidental doit arriver à une fin à travers une solution mutuellement acceptable
qui permettra l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
"Le secrétaire général, le Conseil de sécurité, et la communauté internationale
entière sont profondément intéressés par les événements qui se déroulent ici
aujourd'hui", a-t-il poursuivi.
"Le moment est venu pour trouver une solution. Nous vous souhaitons bonne chance
et réitérons notre engagement à soutenir ce processus de la meilleure manière
possible", a encore affirmé M. Pascoe.
Les négociations sur la question du Sahara ont débuté lundi en fin de matinée,
sous l'égide des Nations Unies.
Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie
prennent part à ces négociations devant se poursuivre jusqu'à mardi, en
présence du facilitateur de l'ONU, M. Peter Van Walsum.
A l'issue de ce premier round des négociations, le Secrétaire général devra
soumettre au Conseil de sécurité un rapport, d'ici le 30 du mois en cours, sur
l'état de ces pourparlers et des progrès réalisés.
Dernière modification 18/06/2007 18:20
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/l_initiative_marocai/view
L'Initiative marocaine constitue la base des négociations pour résoudre la
question du Sahara (Benmoussa)
Manhasset (New York), 18/06/07- La délégation marocaine est intervenue à
l'ouverture, lundi à Manhasset, aux Etats-unis, du premier round des
négociations qui se tiennent sous les auspices des Nations-unies pour un
règlement définitif de la question du Sahara.
Ainsi, M. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, a affirmé que l'initiative
marocaine d'autonomie constitue la base des négociations pour un règlement
définitif de la question du Sahara, dont elle pose les fondements.
M. Benmoussa a tenu à souligner que l'Initiative marocaine n'est pas à prendre
ou à laisser, notant qu'à travers cette démarche, le Maroc a apporté la preuve
irréfutable de sa bonne volonté.
Le Royaume, a-t-il ajouté, a réitère ainsi sa disposition totale à négocier de
bonne foi en vue de parvenir à une solution politique consensuelle et
définitive sur la base de la proposition marocaine d'autonomie qui est, a-t-il
insisté, conforme à la légalité internationale et au principe
d'autodétermination. Elle correspond aussi au projet de société démocratique du
Maroc nouveau, ainsi qu'à ses droits historiques et ses liens sacrés avec son
Sahara, qui a toujours été l'une des composantes de son identité, a dit M.
Benmoussa, ajoutant que ce conflit, qui est un résidu de la guerre froide, doit
au plus vite trouver sa solution pour s'atteler aux défis du monde
d'aujourd'hui en matière de développement économique et social, de respect de
la dignité humaine, de sauvegarde de la paix et de lutte contre les dangers
terroristes qui guettent le monde de l'après 11 septembre 2001. Sinon, a-t-il
averti, le drame humanitaire que vivent nos frères sahraouis à Tindouf ira en
s'aggravant, attisera les tensions dans la région et l'exposera à une
balkanisation contagieuse, porteuse de dangers pour ses peuples et ses tribus.
L'avenir, a-t-il souligné, est à la réconciliation, la paix et la coopération
qui ouvrent grande la voie devant l'édification du Maghreb des Cinq et à la
solidarité africaine. Pour cette raison, la main du Maroc restera tendue à ses
fils originaires des provinces du Sud et à ses voisins, notamment l'Algérie.
Le ministre a mis l'accent sur l'<impératif> du 'respect' de la 'souveraineté'
du Royaume, de son unité nationale et de son 'intégrité territoriale' qui,
a-t-il insisté, ne peuvent faire l'objet d'<aucune> <concession> ou de
marchandage.
Après avoir remercié le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon et
son envoyé personnel, M. Van Walsum pour les efforts déployés pour préparer
cette rencontre, M. Benmoussa a souligné que les participants à cette réunion
sont les membres d'une seule et même famille et que, de par la logique de
l'histoire, les valeurs sublimes de la religion musulmane et l'inéluctabilité
d'un avenir commun, les Sahraouis "dont on a été 'séparé' finiront par retrouver
la mère patrie".
Tout en se réjouissant de la présence de la Mauritanie et de l'Algérie à cette
réunion, le ministre a appelé les dirigeants algériens à faire preuve de
sagesse et de clairvoyance et à apporter une contribution active aux efforts
déployés pour parvenir à une solution à ce différend artificiel. Le Maroc,
a-t-il dit, restera ouvert à toute proposition unioniste et constructive de
l'Algérie, se félicitant des liens séculaires de fraternité et des relations de
coopération, de compréhension, de solidarité et de bon voisinage ente Rabat et
Nouackchott.
Et de conclure que ces négociations sont une chance historique "que nous devons
saisir pour répondre aux attentes de nos peuples, de nos amis et de l'ensemble
de la communauté internationale".
Pour sa part, M. Khelihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal
Consultatif pour les Affaires Sahariennes, a affirmé que la résolution de la
question du Sahara a besoin de réalisme et d'objectivité, car elle doit tenir
compte d'une vérité incontournable: les liens historiques 'profonds' entre les
habitants de la région avec le Royaume et ses Souverains, 'grâce' à la Beiaa
'sacrée'.
M. Ould Errachid a mis en exergue la "chance historique qu'offre cette rencontre
directe entre frères", se disant heureux d'exprimer ce que ressent la majorité
des Sahraouis qui vivent en paix au Maroc et qui n'ont que rarement l'occasion
de faire entendre leur voix à l'ONU et à la Communauté internationale. La
conjoncture actuelle aux plans régional et international, a-t-il fait observer,
est plus que jamais favorable pour mettre un terme aux souffrances "des nôtres à
Tindouf" et à la séparation des familles en vue de s'orienter vers la
réconciliation.
Et de noter, à ce propos, que l'Initiative marocaine d'autonomie, à
l'élaboration de laquelle les membres du CORCAS ont contribué en toute
transparence, sincérité et démocratie, constitue la solution médiane et
l'unique voie réaliste pour résoudre le différend, a-t-il dit. Tout en
sauvegardant la souveraineté du Royaume et son intégrité territoriale, elle
reconnaît aux populations du territoire leurs droits politiques,
socioéconomiques et culturels, et leur permet de gérer elles-mêmes les affaires
de leur région, a-t-il dit.
"C'est une initiative 'réaliste' et 'réalisable' qui prévoit un gouvernement
sahraoui, un parlement sahraoui 'démocratiquement' élu et un appareil
judiciaire, ainsi que les organes et les moyens d'une bonne gestion des
institutions", a poursuivi M. Ould Errachid, ajoutant que cette démarche ouvre
la voie à l'édification du Maghreb et offre de larges perspectives de
négociation de ses dispositions portant sur l'autonomie. "Les nôtres veulent
une solution et, qu'ils soient dans les camps ou ailleurs, ils savent que cette
Initiative est la seule possible", a-t-il souligné en indiquant que "nos frères
du Polisario ne doivent pas y voir une défaite ou une concession, mais une
victoire qui leur permet de réaliser ce pourquoi ils ont milité depuis 32 ans".
En politique, a indiqué le président du CORCAS, le but est de réaliser des
objectifs et non pas de militer pour militer d'autant plus qu'il n'y a que deux
choix : la solution réaliste et possible qu'offre l'Initiative ou le choix
négatif et 'nihiliste' qui ne peut qu'accentuer les drames et les souffrances de
toute la région.
"Le Maroc et toutes ses composantes et forces vives, sous la conduite de SM le
Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, est unanime a vous appeler à saisir
l'occasion historique qu'offre l'Initiative d'autonomie", a souligné M. Ould
Errachid, ajoutant que le Royaume, dont les Sahraouis ont constitué depuis plus
de 14 siècles l'un des piliers de son Etat séculaire, "exhorte ce que recèle le
plus profond de vous-même en sentiments nationalistes ancestraux et sincères, à
venir contribuer à l'édification du Maroc uni, démocratique et développé".
"Je vous en 'conjure', chers frères du Polisario, faites entrer la 'joie' et
l'<espoir> dans toutes les maisons et tentes sahraouies et emplissez de bonheur
les coeurs de tous les enfants, femmes, jeunes et vieillards sahraouis, là où
ils se trouvent".
Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb
Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération,
Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid,
président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes, Mohamed
Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation et El
Mostafa Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'ONU.
Dernière modification 18/06/2007 18:27
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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/le_projet_d_autonomi/view
Le projet d'<autonomie> a imprimé une nouvelle dynamique à la question du Sahara
(Ould Errachid)
Manhasset (Etats-unis), 18/06/07- Le projet d'<autonomie> a imprimé une nouvelle
dynamique à la question du Sahara, a affirmé, lundi à Manhasset (banlieue new
yorkaise) le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires
sahariennes (CORCAS), M. Khelihenna Ould Errachid.
Dans une déclaration à la presse avant le début de la première séance des
négociations sur le Sahara, sous les auspices des Nations Unies, M. Ould
Errachid, membre de la délégation marocaine à ces négociations, a rappelé que
l'Initiative marocaine d'<accorder> une 'autonomie' au Sahara est le fruit de
'longues consultations', ajoutant que la communauté internationale, à travers le
Conseil de sécurité, a reconnu le caractère 'crédible' et 'sérieux' de cette
initiative.
Il s'agit, a-t-il dit, d'un différend politique, considéré comme tel par
l'Organisation des Nations Unies d'où la nécessité pour les parties d'engager
des pourparlers en vue de parvenir à une solution mutuellement acceptable.
"Nous sommes là aujourd'hui, animés d'une bonne foi, pour engager des
négociations avec nos frères et avec les parties concernées", a dit M. Ould
Errachid, formant le voeu que ces pourparlers soient le prélude à un règlement
définitif de la question du Sahara.
Dernière modification 18/06/2007 17:59
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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/fin_de_la_seance_d_o/view
Fin de la séance d'ouverture des négociations sur la question du Sahara
Manhasset (Etats-Unis), 18/06/07-La séance d'ouverture des négociations sur la
question du Sahara entamées lundi à Manhasset, dans la banlieue de New York, a
pris fin pour une pause déjeuner.
Les travaux de ce premier round des pourparlers, qui se tiennent sous l'égide
des Nations Unies, reprendront dans l'après-midi.
La séance d'ouverture a été marquée par une allocution du Sous-Secrétaire
général de l'ONU pour les affaires politiques, Lynn Pascoe, les interventions
de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, et de Khalihenna Ould
Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires Sahariennes
(CORCAS), ainsi que de Mahfoud Ali Beiba au nom du Polisario.
Les délégations de l'Algérie et de la Mauritanie, qui prennent part à ces
négociations, n'ont pas souhaité intervenir.
Ces pourparlers, devant se poursuivre jusqu'à mardi, se tiennent en présence de
M. Van Walsum, facilitateur de l'ONU.
Dernière modification 18/06/2007 17:35
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/debut_a_new_york_des8027/view
Début à New York des négociations sur la question du Sahara
Manhasset (Etats Unis) 18/06/07-Les négociations sur la question du Sahara ont
débuté, lundi en fin de matinée à Manhasset, dans la banlieue de New York, sous
l'égide des Nations Unies.
Des Délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie
prennent part à ces négociations devant se poursuivre jusqu'à mardi, en
présence du facilitateur de l'ONU, M. Van Walsum.
La délégation marocaine est composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de
l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à
la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna
Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires
Sahariennes (CORCAS), Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et
de la Documentation, et El Mostafa Sahel, représentant permanent du Royaume du
Maroc auprès de l'ONU et accompagnée de conseillers techniques, MM. Maouelainin
Maouelainin Ben Khelihenna, Secrétaire général du CORCAS, et Mohamed Salah
Tamek, Wali de la région de Rio de Oro-La Güera.
La délégation du Polisario est composée de MM. Mahfoud Ali Beiba, Mohamed
Khadad, Brahim Ghali, Ahmed Boukhari, Bachir Seghayer, et Omar Abdellahi Sidi
Mohamed.
L'Algérie est représentée, pour sa part, à ces pourparlers par une délégation
comprenant MM. Ramtane Lamamra, Secrétaire général du ministère des affaires
étrangères, Youcef Yousfi, ambassadeur représentant permanent auprès de l'ONU,
Abdallah Baali, ambassadeur, conseiller au ministère des AE, et des conseillers
Abdelhafid Hemmaz et Mohieddine Djeffal.
La délégation mauritanienne comprend l'ancien Premier ministre et Envoyé spécial
du président mauritanien, Sidi Mohamed Ould Boubacar MM. Mohamed Ould Tolba,
représentant permanent auprès de l'ONU et Abderrahmane Ould Hamza, ambassadeur
au ministère des affaires étrangères.
Ces pourparlers s'inscrivent dans le cadre de la mise en oeuvre de la résolution
1754 du Conseil de sécurité dans laquelle il a appelé les parties à "engager des
négociations de bonne foi sans conditions préalables, en tenant compte des
développements survenus ces derniers mois".
Le Maroc avait présenté en avril dernier une Initiative pour la négociation d'un
statut d'autonomie de la région du Sahara, fruit de larges consultations aux
niveaux national et international.
Dans sa dernière résolution, adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité a
salué cette initiative, "se félicitant des efforts sérieux et crédibles " du
Maroc pour enterrer définitivement ce conflit et permettre l'édification du
Grand Maghreb auquel aspirent les peuples de la région.
A l'issue de ce premier round de négociations, le Secrétaire général devra
soumettre au Conseil de sécurité un rapport, d'ici le 30 du mois en cours, sur
l'état de ces pourparlers et des progrès réalisés.
Dernière modification 18/06/2007 17:08
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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=73650
Le Maroc prend part aux négociations avec «bonne foi et optimisme»
Publié le : 18.06.2007 | 17h00
Dans le cadre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité
Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé, dimanche à New York,
que le Maroc prend part, avec "bonne foi et optimisme", aux négociations pour
un règlement définitif de la question du Sahara, sous les auspices des Nations
unies.
Ce premier round de négociations s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre
effective de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui marque une rupture
avec les différentes approches et propositions passées, qui se sont avérées
inapplicables, a souligné M. Benmoussa, dans une déclaration à la presse. "Il
s'agit, en effet, d'une occasion opportune pour la paix que le Maroc compte
saisir pour tourner la page et aller de l'avant", a dit le ministre, ajoutant
que le Royaume prendra part à ces négociations, qui auront lieu à Manhasset
(banlieue de New York) les 18 et 19 juin, "avec bonne foi et optimisme, animé
en cela par la volonté d'instaurer la réconciliation en vue d'arriver à une
solution définitive à ce différend qui n'a que trop duré". "Le Maroc ne peut
que se féliciter de ce round de négociations d'autant plus qu'il s'inscrit dans
le cadre de l'orientation, prise depuis des années par notre pays, en vue de
trouver une solution politique et définitive à cette question", a-t-il
souligné.
La résolution des Nations unies (1754) ouvre la voie à un nouveau processus,
dont l'objectif est d'arriver à un règlement définitif à ce différend régional,
a-t-il ajouté, rappelant que cette résolution consacre les négociations en tant
que seule voie à même d'aboutir à une solution tenant compte des développements
survenus ces derniers mois, sur la base de la proposition marocaine.
Il a souligné en outre que le Maroc est conscient du fait que ce processus n'est
qu'à ses débuts, formant le voeu que ces pourparlers constituent une opportunité
pour réaliser une avancée notable, grâce à la bonne volonté de toutes les
parties et au soutien des Nations unies et des pays amis.
Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation composée de MM. Chakib Benmoussa, Taieb Fassi Fihri, ministre
délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma,
ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil
royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), Mohamed Yassine
Mansouri, directeur général des études et de la documentation et El Mostafa
Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'Onu.
| MAP
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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=aroc&id=73651
Editorial
Contradictions
Publié le : 18.06.2007 | 17h02
Il n'est pas d'autre qualificatif que celui de " propos contradictoires " pour
illustrer deux déclarations survenues, en moins de vingt-quatre heures, dans la
bouche de deux hauts responsables du polisario : Mohamed Abdelaziz et Mohamed
Khadad qui se trouve, lui, au cœur des négociations de Long Island.
Le premier, si l'on en croit nos confrères algériens qui ont rapporté dimanche
17 juin ses propos, a affirmé que le " choix " que les populations feront de
leur avenir sera respecté par lui, " qu'il était prêt à accepter tout choix de
son peuple, y compris la proposition marocaine…". S'il a pris soin de compléter
le propos par cette précision : " dans le cadre d'un référendum libre et
démocratique sous l'égide de l'ONU ", c'est pour mieux atténuer le fait qu'il
soit " allé loin " comme le souligne le même confrère algérien, qu'il se soit
laissé entraîner…
Le second, c'est Mohamed Khadad, un des négociateurs du Polisario à New York
qui, procureur des propos de son président, incarnant peut-être une ligne
radicale, entend " corriger lundi le tir " de la veille, encore que d'une
manière aussi volontariste qu'il est autorisé de penser que, peut-être, un tel
raidissement peut aussi dissimuler souplesse voire une flexibilité.
Dans les négociations ardues de ce genre, à plus forte raison lorsqu'elles sont
placées sous le sceau du secret et de l'emprise du huis clos, chaque parole,
chaque petite phrase détonne avec une résonance impressionnante qui laisse
entrevoir tout et rien, mais surtout plusieurs lectures. Et parfois le
durcissement du ton révèle, en arrière-plan, non pas la faiblesse mais le souci
de conserver le profil initial.
Au demeurant, Mohamed Khadad ne représente pas le négociateur central
du Polisario. A son radicalisme, la délégation marocaine oppose -et c'est
l'élément central dont peuvent témoigner les observateurs honnêtes -sérénité,
disponibilité alliée à la bonne foi et à la sincérité.
Les menaces proférées en cas d'échec relèvent de la logomachie. Aujourd'hui,
ne devraient-elles pas être reléguées aux " calendes grecques " ? Elles sont, en
plus du Maroc, une insulte aux Nations unies et à la communauté mondiale qui
cautionnent le processus de règlement contenu dans le projet d'autonomie qui,
rappelons-le, évoque clairement la référendum à ce même projet, le choix des
populations du Sahara et donc une autodétermination.
Le dénouement comme le raidissement sont deux facettes du processus engagé à
Manhasset, ils sont suspendus comme une épée de Damoclès au-dessus des têtes
des négociateurs. Les représentants du polisario et notamment de l'Algérie se
soustrairaient-ils à une telle évidence humaine qu'ils compromettraient toutes
chances ultimes de dialogue !
(Dans notre éditorial d'hier, nous avons, par mégarde, évoqué la régionalisation
en la liant au texte de 1976 relatif à la Charte communale. En fait, elle est
liée au texte promulgué en avril 1997).
| LE MATIN
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http://www.aujourdhui.ma/nation-details55241.html
Maroc et Polisario à huis clos
Dans une déclaration à l'AFP, Chakib Benmoussa a indiqué que le Maroc tendait
«une main fraternelle» au Polisario et à l'Algérie.
C'est aujourd'hui que démarrent les négociations directes entre le Maroc et le
Polisario à Long Island comme l'avait recommandé la résolution 1754 du Conseil
de sécurité de l'ONU. Selon plusieurs porte-parole de l'organisation onusienne,
le secrétaire général de cette dernière n'assistera pas à ces négociations, mais
suivra, de «très près» l'évolution de cette première prise de contact entre les
deux parties. Ban Ki-moon a, par contre, chargé son envoyé spécial pour le
Sahara, le Néerlandais Peter Van Walsum, de diriger les négociations qui se
dérouleront à huis clos. C'est ce qu'a annoncé, vendredi, Marie Okabe, l'une
des porte-parole de Ban Ki-moon qui a affirmé que le huis clos a été décidé «à
la demande des parties». Selon la presse américaine, et internationale
accréditée à New York, le lieu de ces négociations n'a pas été dévoilé même si
plusieurs sources parlent de «Green Acres», à Manhasset. Selon l'ONU, les
journalistes ont été priés de rester à l'écart avec la promesse d'être tenus au
courant de l'évolution de tout le dossier à la fin de ces négociations. Le Maroc
va à cette rencontre armé de bonne foi, mais aussi et surtout d'une proposition
d'autonomie pour la région du Sahara qui constitue le plus apporté par le
Royaume. Cette proposition a été saluée par la communauté internationale et
soutenue par de nombreux pays qui y voient une base adéquate pour une solution
d'un conflit qui n'a que trop duré. «Le Maroc va à ces négociations avec un
«grand optimisme» pour «tourner la page», a déclaré Nabil Benabdallah, ministre
de la Communication et porte-parole du gouvernement à l'issue du dernier Conseil
de gouvernement.
Dans une déclaration à l'AFP, samedi dernier, Chakib Benmoussa a indiqué que le
Maroc tendait «une main fraternelle» au Polisario et à l'Algérie pour une
solution définitive au conflit du Sahara. Pour le ministre de l'Intérieur et
chef de la délégation marocxaine, ces négociations constituent «un moment
historique et une chance pour la paix».
La délégation marocaine, déjà sur place à New York, outre Chakib Benmoussa,
comprend les ministres délégués Taeïb Fassi Fihri et Fouad Ali El Himma, en
plus de Mohamed Yassine Mansouri, patron de la DGED, Khelli Henna Ould Errachid
et Mostafa Sahel.
Du côté du Polisario, l'équipe des négociateurs est présidée par Ali Mahfoud
Beiba, président du «Parlement» de la RASD. Sont également de la partie Brahim
Ghali, ex-ministre de la Défense et représentant du Polisario à Madrid, Mohamed
Khaddad, représentant des séparatistes à l'ONU, en plus de Bachir Sghir,
directeur du cabinet de Mohamed Abdelaziz et homme chargé des relations avec
Alger.
La délégation polisarienne comprend des responsables proches d'Alger et qui y
figurent, entre autres, pour "cadrer" les négociations selon les directives de
l'Algérie. Cette dernière a en effet montré beaucoup de fébrilité à l'approche
de ces négociations. Elle craint que des Marocains, qui divergent sur le
traitement à apporter au conflit, ne finissent par tomber d'accord sur une
solution par le dialogue et la négociation. La Mauritanie et l'Algérie seront
présentes également lors de ces rencontres de New York. «Des entretiens directs
ou de proximité avec les différentes parties constitueront une première étape du
processus de négociations», avait souligné l'ONU, quelques jours avant la date
de cette première prise de contact.
Le 18-6-2007
Par : Mohamed Boudarham
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http://www.leconomiste.com/article.html?e=2495
De l'audace!
Les négociations de New York sur le Sahara pourraient se dérouler dans un climat
favorable au Maroc. En effet, plusieurs éléments militent en sa faveur.
D’abord, le Maroc tient le territoire, il le contrôle parfaitement et une partie
importante de la population sahraouie revendique sa marocanité. Il s’agit
probablement de la majorité de la population.
Le Royaume arrive avec une proposition concrète. L’<autonomie>, si elle est bien
utilisée, est susceptible de changer la donne. Elle peut, en effet, créer la
division au sein du Polisario lui-même.
Certes, l’Algérie peut encore longtemps soutenir le Polisario, mais, élément non
négligeable, elle ne lui accorde plus que la survie. Il est loin le temps où les
'séparatistes' recevaient matériels et appuis nécessaires pour être vraiment
offensifs.
Si l’on ajoute à cela qu’à l’échelle internationale, les craintes se développent
de voir la zone du Sahel devenir une zone non contrôlée, on comprendra alors que
les grandes puissances ne sont pas indifférentes au pourrissement de la
situation. Sur ce plan, seul le Maroc offre des garanties sérieuses de
sécurité.
L’époque de l’euphorie 'séparatiste' est ainsi révolue.
Il appartient donc aux négociateurs marocains de savoir mettre en valeur et
capitaliser sur les changements stratégiques intervenus au cours de ces
dernières années.
Il faut regretter que le président du Corcas, présent dans la délégation, n’ait
pas été suffisamment mis en avant. Rabat aurait dû exiger qu’il soit le
principal négociateur, accompagné d’autres 'Sahraouis marocains'.
Dans cette affaire, il faut renoncer aux demi-mesures, aux demi-audaces et aux
attitudes timorées. Une délégation composée de Khalli Hanna Ould Rachid,
Hadrami et d’autres noms du même gabarit aura fait à elle seule l’événement!
Sur le plan du droit, le Maroc était libre de composer sa délégation comme il
l’entendait.
Abdelmounaïm DILAMI
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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=20740
Les "séparatistes" au pied du mur
En multipliant les déclarations faisant part d’un éventuel retour à la
confrontation armée, le Front Polisario ne fait que contourner l’impasse à
laquelle se heurte sa thèse 'séparatiste'.
Bien avant le round de New York, 'un certain' Kheddad, coordonnateur sahraoui
avec la (Minurso), annonce qu’ "en cas d'échec des négociations, les Sahraouis
seront obligés de se défendre par leurs propres moyens et, par conséquent, de
revenir à la lutte armée". Sans aller plus loin, force est donc de constater
que la couleur est affichée avant le coup d’envoi du match. Se sachant
incapable de peser sur le cours des événements, l’équipe adverse préconise déjà
le changement des règles du jeu. Et l’on se demande déjà comment elle va réagir
devant ses sponsors algériens.
Dans les camps de ces derniers, l’on apprend, lundi dernier, dans Le Quotidien
d'Oran que le soutien de son pays à la thèse du Polisario "est devenu une
énigme peu explicable par la légalité internationale que l'Algérie défend ", en
soulignant l'indifférence des Algériens à l’égard de cette question, visible
seulement à travers les couloirs d'aide alimentaire destinée aux populations
des camps de Tindouf.
Sans autre commentaire.
A.K.
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http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=7593
Conflit du Sahara
La bonne foi, de nature à faire entrer dans un processus constructif
Publié le : 18.06.2007 | 10h02
La bonne foi des parties au conflit du Sahara est de nature à faire entrer cette
question, dans "un processus constructif et positif", a souligné, dimanche à New
York, le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
(Corcas), Khalihenna Ould Errachid.
"Les peuples de la région aspirent à un tel processus, à travers le dialogue et
l'entente afin d'aller au-delà des différends", a souligné Khalihenna Ould
Errachid, dans une déclaration à la presse, ajoutant que "nos frères dans les
provinces sahariennes, à Tindouf et l'ensemble des peuples du Maghreb
nourrissent l'espoir de voir les négociations aboutir à des résultats
positifs".
Le Président du Corcas, qui fait partie de la délégation qui représente le Maroc
au premier round de négociations pour un règlement définitif de la question du
Sahara (Manhasset - New York 18-19 juin), a indiqué que les peuples de la
région et les Sahraouis, où qu'ils soient, forment le voeu également "de voir
les frères dialoguer dans un cadre démocratique, homogène et fraternel afin de
trouver une solution à ce conflit qui satisfasse toutes les parties".
"Je forme le voeu, a-t-il dit, qu'après toute cette période de mésentente, de
rendez-vous ratés et de négociations infructueuses, la question du Sahara
puisse voir s'ouvrir une nouvelle page, lundi prochain". Il a, à ce propos,
qualifié de "bon début" le fait que les parties concernées aient décidé
d'engager des négociations de bonne foi et sans conditions préalables, formant
le voeu de voir se concrétiser une solution juste, définitive et mutuellement
acceptable à cette question qui entrave l'édification du Maghreb Arabe.
Khalihenna Ould Errachid a enfin souligné la grande responsabilité que ressent
la délégation marocaine, ainsi que la responsabilité historique de toutes les
parties eu égard à la nécessité de débarrasser la région du conflit du Sahara.
Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation composée de Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi
Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali
El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, Mohamed
Yassine Mansouri, directeur général des études et de la documentation et El
Mostafa Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'Onu.
| MAP
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http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=7594
Règlement définitif de la question du Sahara
Mise en œuvre effective de la résolution 1754
Publié le : 18.06.2007 | 10h13
Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé, dimanche à New York,
que le Maroc prendra part, avec "bonne foi et optimisme", aux négociations pour
un règlement définitif de la question du Sahara, sous les auspices des Nations
Unies.
Ce premier round de négociations s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre
effective de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui marque une rupture
avec les différentes approches et propositions passées, qui se sont avérées
inapplicables, a souligné M. Benmoussa, dans une déclaration à la presse.
"Il s'agit, en effet, d'une occasion opportune pour la paix que le Maroc compte
saisir pour tourner la page et aller de l'avant", a dit le ministre, ajoutant
que le Royaume prendra part à ces négociations, qui auront lieu à Manhasset
(banlieue de New York) les 18 et 19 juin, "avec bonne foi et optimisme, animé
en cela par la volonté d'instaurer la réconciliation en vue d'arriver à une
solution définitive à ce différend qui n'a que trop duré".
"Le Maroc ne peut que se féliciter de ce round de négociations d'autant plus
qu'il s'inscrit dans le cadre de l'orientation, prise depuis des années par
notre pays, en vue de trouver une solution politique et définitive à cette
question", a-t-il souligné.
La résolution des Nations Unies (1754) ouvre la voie à un nouveau processus,
dont l'objectif est d'arriver à un règlement définitif à ce différend régional,
a-t-il ajouté, rappelant que cette résolution consacre les négociations en tant
que seule voie à même d'aboutir à une solution tenant compte des développements
survenus ces derniers mois, sur la base de la proposition marocaine.
Il a souligné en outre que le Maroc est conscient du fait que ce processus n'est
qu'à ses débuts, formant le voeu que ces pourparlers constituent une opportunité
pour réaliser une avancée notable, grâce à la bonne volonté de toutes les
parties et au soutien des Nations unies et des pays amis.
Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation composée de Chakib Benmoussa, Taieb Fassi Fihri, ministre délégué
aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre
délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal
consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), Mohamed Yassine Mansouri,
Directeur Général des Etudes et de la Documentation et El Mostafa Sahel,
représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'Onu.
| MAP
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http://www.lejournal-hebdo.com/sommaire/periscope/diplomatie-les-derni-res-nouve\
lles-du-sahara.html
Diplomatie: Les dernières nouvelles du Sahara
Les négociations entre le Maroc et le Front Polisario vont officiellement
débuter le 18 juin prochain, à Long Island, dans les environs de New-York, aux
Etats-Unis. Elles devraient durer 48 heures. Comme il l’a annoncé lui-même lors
d’une conférence de presse à Madrid cette semaine, le secrétaire général des
Nations-Unies Ban Ki Moon a invité huit pays à assister aux négociations : les
«voisins» algériens et mauritaniens, les Etats-Unis, la France, la Russie, la
Chine, le Royaume-Uni et l’Espagne. Algériens et Mauritaniens devraient être
présents dans la salle des négociations sans toutefois intervenir directement.
Le Maroc bénéficie du soutien ouvert de la France et des Etats-Unis à son plan
d’autonomie. Ces deux pays appuient lourdement le plan marocain, au point de
donner l’impression qu’ils souhaitent qu’il serve de base de négociations.
Ainsi, le Quai d’Orsay déclarait le 5 juin «Ce qui est important, c’est de voir
comment on peut travailler. Nous avions salué à l’époque le plan d’autonomie
proposé par le Maroc. Nous avions considéré que c’était un élément constructif
et il faut voir comment les choses peuvent aller de l’avant et notamment si la
rencontre qui a été évoquée peut se tenir». Même son de cloche côté américain.
Dans un entretien accordé par l’ambassadeur des Etats-Unis au Quotidien d’Oran,
Robert S. Ford affirmait : «les Marocains ont proposé leur propre plan que nous
avons étudié et nous avons constaté qu’il y a dedans des choses intéressantes.
Il s’agit de quelque chose de sérieux et d’un plan qui peut être crédible.
L’autre question est : est-ce que le Polisario doit accepter ce plan dans sa
totalité ? Non. Je précise donc que nous n’avons jamais dit ceci. Pour nous il
faut simplement dire que les deux parties doivent discuter». Pendant ce temps,
le 6 juin, le Comité spécial des Nations Unies chargé d’étudier la situation
sur l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et
aux peuples coloniaux s’est penché sur la question du Sahara occidental le 6
juin. Il en a conclu que ce territoire «figure parmi les 16 territoires qui
demeurent à ce jour non autonomes et pour lesquels l’ONU s’est engagée à mettre
en œuvre les conditions nécessaires à l’autonomie».
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http://www.lavieeco.com/Politique/sahara-les-enjeux-d-une-negociation
Sahara : les enjeux d'une négociation Le premier round des discussions débute le
lundi 18 juin près de New York.
6 représentants pour le Maroc, autant pour le Polisario. L’Algérie et la
Mauritanie auront droit à trois représentants chacun.
Qui part favori dans un jeu dont certains acteurs sont masqués ?
Bientôt le bout du tunnel pour le Maroc dans le dossier du Sahara ? Ceux qui le
pensent pourraient au mieux être taxés de naïfs. Mais le pas est important.
Lundi 18 et mardi 19 juin, le Royaume du Maroc et le Front Polisario entameront
des négociations directes et sans conditions préalables sous l’égide des Nations
Unies.
En attendant, la semaine qui précède ce rendez-vous a été émaillée par les
préparatifs. Mardi 12 juin, à 20 heures GMT, la délégation marocaine, présidée
par Chakib Benmoussa ministre de l’intérieur, Fouad Ali El Himma, ministre
délégué à l’intérieur, Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux affaires
étrangères, Yassine El Mansouri, directeur général de la DGED, Mustapha Sahel,
représentant du Maroc auprès de l’Onu ainsi que Khalihenna Ould Rachid,
président du Corcas, rencontraient l’envoyé spécial des Nations Unies, Peter
Wan Walsum.
Au cours de la réunion, prévue dans le cadre d’une série de rencontres
préliminaires entre le responsable onusien et les délégations du Maroc, du
Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie, les représentants marocains
devaient discuter des modalités de déroulement du premier round des
négociations à Manhasset, une banlieue chic de Long Island, non loin de
New-York. Entre autres aspects discutés : le programme des rencontres, l’ordre
des interventions, les intervenants, le déroulement des négociations, la prise
de parole et autres données destinées à aplanir le terrain pour les discussions
Maroc-Polisario. Peter Wan Walsum aura, tout au long de la semaine, réédité
l’exercice avec l’ensemble des parties.
Un jour plus tôt, le 11 juin, à Alger, Salek Ould Salek, «ministre des affaires
étrangères» de la RASD, annonçait, lui, les noms des membres de la délégation
devant représenter le Front Polisario lundi prochain - la RASD n’étant pas
reconnue par l’Onu. Parmi eux, plusieurs poids lourds du Front, dont Bachir
Sghaïr et Sidi Oumar, tous deux membres de la direction du Polisario ainsi que
Brahim Ghali, son actuel représentant en Espagne, Mahfoud Ali Beiba, président
du Conseil national sahraoui, Mhammed Ould Kheddad, responsable de la
coordination avec la Minurso ou encore Ahmed Boukhari, représentant du Front à
l’Onu.
Ces représentants devraient également être appuyés par les trois responsables
qui constitueront la délégation algérienne : Ramdane Lamamra, secrétaire
général du ministère algérien des affaires étrangères, Youcef Yousfi, actuel
représentant de l’Algérie à l’Onu et ancien ministre algérien des affaires
étrangères, ainsi que Abdellah Baâli, ancien représentant de l’Algérie à l’Onu.
L’Algérie et la Mauritanie n’assisteront pas directement aux négociations
En effet, bien que n’ayant pas accès à la table des négociations à proprement
parler, l’Algérie tout comme la Mauritanie devraient assister en coulisses, en
tant que parties concernées, aux négociations. D’autres pays devraient
également être représentés sur place, bien que dans une moindre mesure,
laissant présager qu’une bonne partie des tractations devraient se faire
parallèlement aux négociations : Il s’agit du «groupe des amis du secrétaire
général de l’Onu pour la question du Sahara», constitué par l’Espagne, la
France, les Etats-Unis, la Russie et le Royaume-Uni.
Ces pays devraient ainsi désigner leurs délégués. Mardi 12 juin, seul le
représentant espagnol avait été officiellement annoncé. Il s’agit d’Álvaro
Iranzo, directeur général au ministère des affaires étrangères espagnol, chargé
de la Méditerranée, de l’Afrique et du Moyen-Orient.
Ainsi, trois ans après la démission de James Baker en 2004, les rencontres de
lundi prochain devraient relancer les discussions en vue d’une résolution du
dossier du Sahara. Appelé à présenter une proposition alternative aux plans
Baker I et II, le Maroc avait, au terme d’une tournée internationale, présenté
le 11 avril dernier son «Initiative marocaine pour la négociation d’un statut
d’autonomie pour la région du Sahara», un projet prévoyant de permettre aux
populations sahraouies de gérer leurs affaires, dans le 'respect' de
l’<intégrité territoriale> marocaine. Malgré la présentation, la veille, d’un
plan concurrent du Polisario, le Maroc a vu ses efforts récompensés le 30 avril
dernier par la résolution 1 754 du Conseil de sécurité de l’Onu qui, bien que
passablement aseptisée pour avoir été considérée trop favorable à la partie
marocaine, qualifiera ses efforts de «sérieux et crédibles», appelant les
parties à participer à des négociations sans conditions...
Subtile inflexion de la position libyenne en faveur du Maroc
Cela dit, et nonobstant la grande avancée réalisée à travers ces discussions qui
surviennent après une longue rupture du dialogue, les manœuvres, tentatives de
déstabilisation et autres escarmouches ne manquent pas. Du côté du Polisario,
au-delà des attaques mutuelles par presse interposée et des soudaines
manifestations d’étudiants sahraouis qui avaient touché les universités de
Casablanca, Rabat, et Marrakech (et qui sentaient la manipulation), la
frontière de la zone contestée a, elle aussi, connu son lot de remous.
Ainsi, dans la nuit du jeudi 7 juin, à Bir Moghrine, non loin de Smara, un
groupe d’indépendantistes a pu prendre la fuite après avoir déclenché une série
d’explosions à une centaine de mètres du mur de défense. Au matin, les soldats
marocains du poste voisin découvraient que ces dernières avaient été causées
par des mines, dont la destruction doit pourtant se faire de jour, en présence
de la Minurso... Les 'séparatistes' cherchaient-ils à déclencher une riposte
armée des Marocains ?
Pendant ce temps, les Marocains n’en sont pas moins actifs, optant pour l’action
diplomatique. En effet, après s’être assuré de l’appui de bon nombre de pays
dans le cadre de la tournée de présentation de son projet, le Maroc semble
avoir acquis le soutien d’au moins trois alliés parmi les puissances qui seront
représentées le 18 juin : la France, l’Espagne et surtout les Etats-Unis qui, au
cours des derniers jours, ont 'réitéré' leur 'soutien' au projet marocain.
Ainsi, si à l’ambassade des Etats-Unis au Maroc l’on indique que «la résolution
1 754, que les Etats-Unis ont votée et soutiennent fortement, a pris note à la
fois de la proposition marocaine et de celle émise par le Polisario», la
position marocaine est mise en valeur. Les responsables américains
reconnaissent qu’elle «représente des mois de travail dur et un effort sérieux
de la part du gouvernement marocain pour résoudre ce problème», tandis que la
proposition du Polisario est considérée comme ne mettant «pas en avant d’idées
nouvelles», explique-t-on. Une position clairement signifiée à l’Algérie,
notamment dans l’interview accordée le 6 juin au Quotidien d’Oran par Robert S.
Ford, ambassadeur américain à Alger.
Son compatriote, David Welch, assistant du secrétaire d’Etat américain aux
affaires du Proche-Orient, quelques jours auparavant, et lors d’une rencontre
avec le House Foreign Affairs Committee, avait qualifié la proposition
marocaine de «premier geste sérieux dans le conflit du Sahara occidental,
bloqué depuis la démission de James Baker», avant d’ajouter que les Etats-Unis
espèrent «également que d’autres pays du Maghreb encourageront le sacrifice
nécessaire pour atteindre un accord qui aurait des conséquences positives pour
la stabilité du Maghreb et davantage de développement et de réforme».
Parallèlement aux contacts avec les puissances mondiales, la diplomatie
marocaine a continué de s’exercer au niveau de l’Afrique, avec le soutien
discret mais non négligeable de la Libye. Ainsi, début mai, une délégation
d’ambassadeurs de 7 pays subsahariens résidents en Libye, visitait le Maroc,
rencontrant, entre autres, le président du Corcas, Khalihenna Ould Rachid.
Coïncidence ? Parmi les pays représentés lors de cette visite, au moins trois -
le Lesotho, l’Ouganda et la Zambie - font partie de ceux qui reconnaissent la
RASD, un quatrième, le Burundi, ayant gelé sa reconnaissance en mai 2006...
Malgré ces appuis, plusieurs parties interrogées considèrent que le problème ne
pourra être résolu par un simple accord entre Maroc et Front Polisario : un
autre, avec l’Algérie, est nécessaire, quitte à ce qu’il soit secret. Un tel
accord reste impossible à concrétiser tant que les parties en présence
persistent dans l’espoir d’une victoire totale sur l’adversaire. Le Maroc
saura-t-il prouver qu’il a abandonné cette attitude en procédant à un transfert
effectif de pouvoirs au profit des populations du Sud, aux dépens du pouvoir
central ? La tendance actuelle semble le confirmer. Reste à savoir si le voisin
algérien est, lui aussi, prêt à faire des concessions pour sortir d’un conflit
qui n’a que trop duré.
Pendant ce temps, et malgré les prises de positions de l’Europe et des
Etats-Unis, il faut reconnaître, que si le conflit du Sahara a duré aussi
longtemps, c’est surtout parce qu’il s’agit, aux yeux de la communauté
internationale, d’un conflit localisé, sans impact majeur pour la région, qui
peut même occasionnellement s’avérer profitable à des parties tierces, qu’il
s’agisse d’un accord de pêche ou de la mise en place d’une base Africom...
Ainsi, même la prise de position des Etats-Unis en faveur du projet marocain
pourrait être interprétée, selon Mustapha Naïmi, comme une simple manière de
faire plier une Algérie devenue très rigide vis-à-vis des Américains.
Certaines données viennent toutefois renverser la donne au niveau des pays
impliqués: «Le terrorisme international, la question de l’immigration
clandestine et la question des marchés informels. Ces trois composantes
constituent désormais un problème aux yeux de l’Europe et des Etats-Unis»,
explique Mustapha Naïmi. Ces problèmes suffiront-ils à amener les acteurs de
l’affaire du Sahara, occidentaux et maghrébins, à traduire leurs paroles de
soutien en actes concrets ?
L’avenir le dira. Dans l’intervalle, il faudra dépasser ce premier round, au
cours duquel on s’attend à un dialogue de sourds : chaque partie viendra avec
l’idée de discuter son propre projet, puisque l’Onu stipule que l’on négociera
sans conditions préalables. Le Maroc part toutefois avec un atout : il propose
du nouveau. Affaire à suivre.
Hypothèses
Le statu quo, bénéfique pour l’Algérie ?
Le statut quo semble bénéficier à l’Algérie. En effet, la situation lui permet
de gêner son principal concurrent au niveau du Maghreb, voire de l’Afrique, et
cela d’autant plus que la manne du pétrole lui a non seulement permis
d’atténuer les pressions étrangères pour un règlement du conflit, mais aussi
d’en exercer elle-même. C’est le cas de l’Espagne dont la prise de position en
faveur du projet marocain lui a valu de se faire soudainement réclamer par
l’Algérie une mise à niveau du prix des 9 milliards de m3 de gaz algérien
qu’elle importe annuellement...
«Pour amener l’Algérie à changer de position, il faut commencer par comprendre
sa position. Celle-ci repose sur deux arguments fondamentaux», explique
Mustapha Naïmi, professeur universitaire, spécialiste du Sahara et membre du
Corcas : «Le premier, c’est la volonté d’une hégémonie stratégique sur la
région qui ne peut se résoudre qu’à travers des accords signés avec le Maroc
qui impliqueraient une territorialisation définitive». Il ajoute : «L’Algérie
n’est pas prête à se lancer dans un processus similaire à celui qu’entame le
Maroc au Sahara à savoir l’autonomie locale». Ainsi, l’application de
l’autonomie au Maroc risquerait de provoquer l’apparition de
revendications similaires chez notre voisin de l’Est, notamment chez les
Kabyles. Mais au fond, le résultat ne serait-il pas le même dans le cas d’un
scénario d’indépendance?? Ainsi, dans la situation actuelle, il est difficile
de voir l’Algérie sortir d’un statu quo qui reste relativement facile à
maintenir à son niveau.
Réglages
Des entretiens préliminaires mais cruciaux
Prévue dans l’après-midi du mardi 12 juin, la rencontre entre la délégation
marocaine et le représentant onusien Peter Wan Walsum devait porter sur le
déroulement concret des rencontres des 18 et 19 juin. A l’heure où nous
mettions sous presse, plusieurs détails de la rencontre commençaient à
apparaître. Ainsi, l’on sait que le Maroc et le Front Polisario devraient être
représentés par des équipes de 6 délégués chacun, dotées chacune d’un président
- Chakib Benmoussa, dans le cas du Maroc. Les discussions sont en cours quant à
la manière dont les participants devraient prendre la parole. Sera-t-elle
monopolisée par le président de la délégation, comme le réclame le Polisario ou
les délégués seront-ils libres de parler si nécessaire, comme le veut le Maroc ?
D’autres données, déterminantes pour les négociations, devraient monopoliser les
débats : les mesures de confiance réclamées aux parties pour prouver leur bonne
foi ou encore la composition des délégations. Ainsi, le camp 'séparatiste' se
refuserait à voir des représentants du Corcas à la table des négociations, et
particulièrement son président, Khalihenna Ould Rachid. Le Maroc cèdera-t-il ?
Espérons qu’il ne poussera pas la bonne volonté jusqu’à tomber dans le piège en
présentant une délégation excluant les Marocains sahraouis.
Houda Filali-Ansary
Publié le : 15/06/2007
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http://www.lobservateur.ma/detail_article.asp?ref=5109
Négociations de Manhasset
Beaucoup d'espoir et une bonne dose de bonne foi
Une importante délégation marocaine entame des négociations à Manhasset, dans la
banlieue de New York, pour un règlement définitif de la question du Sahara. Les
négociations, initiées par le Secrétaire général de l'ONU constituent une
grande chance que le Maroc ne voudrait surtout pas rater.
Le Royaume du Maroc est représenté au premier round des négociations par une
importante délégation composée de Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur,
Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la
Coopération, Fouad Ali Al Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna
Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif des Affaires Sahariennes
(CORCAS), Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et de la
Documentation, et El Mostafa Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc
auprès de l'ONU.
Khalihenna Ould Errachid, le Président du CORCAS a indiqué que les peuples de la
région et les Sahraouis, où qu'ils soient, forment le voeu "de voir les frères
dialoguer dans un cadre démocratique, homogène et fraternel afin de trouver une
solution à ce conflit qui satisfasse toutes les parties". "Je forme le voeu
qu'après toute cette période de mésentente, de rendez-vous ratés et de
négociations infructueuses, la question du Sahara puisse voir s'ouvrir une
nouvelle page lundi", a-t-il dit. Pour lui, le fait que les parties concernées
aient décidé d'engager des négociations de bonne foi et sans conditions
préalables est un bon début. Il espère ainsi voir se concrétiser une solution
juste, définitive et mutuellement acceptable à cette question qui entrave
l'édification du Maghreb Arabe.
Chakib Benmoussa, le ministre de l'Intérieur qui conduit la délégation aux
négociations estime pour sa part que le Maroc est "fin prêt juridiquement,
politiquement et techniquement" pour entamer ces négociations, qui
"s'inscrivent dans le cadre de la mise en oeuvre intégrale et effective de la
résolution 1754 du 30 avril dernier" du Conseil de sécurité. Cette résolution,
qui consacre une rupture radicale avec les anciennes approches, jette les bases
d'un nouveau processus pour parvenir à une solution politique définitive à ce
différend régional, basé sur la négociation comme "unique voie" pour le
règlement de cette question.
Pour le ministre, ces négociations s'inscrivent "parfaitement dans la continuité
et la cohérence de la démarche préconisée par le Royaume depuis quelques années,
pour un règlement politique et définitif à cette question". Les espoirs sont
grands. Le ministre de l'Intérieur estime que "grâce à la bonne volonté de
toutes les parties et au concours des Nations-Unies et des pays amis, l'on
saura saisir ce moment pour enregistrer des progrès encourageants au cours de
ce premier round". Il assure que le Maroc "demeure confiant et ne ménagera
aucun effort pour garantir la réussite de ce rendez-vous".
Les négociations, tout le monde en est conscient, constituent une phase
historique et une grande chance pour la paix. Le Maroc est décidé à ne pas la
laisser passer. Benmoussa le confirme quand il dit que " le Royaume du Maroc
entend saisir cette chance pour tourner une page et ouvrir une autre tournée
vers l'avenir". Tout a été fait côté marocain pour faire aboutir ce processus.
"C'est pour cela que le Maroc a tout fait pour le succès de ce rendez-vous et
pour éviter l'échec de ces négociations auxquelles nous tenons et sur
lesquelles nous fondons beaucoup d'espoir, parce que nous espérons que les
autres parties viennent à la table des négociations avec la même volonté et la
même bonne foi qui animent le Maroc et sauront donc répondre positivement à la
main fraternelle qui leur est tendue", a conclu C. Benmoussa.
"Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté le 30 avril dernier la résolution 1754
appelant les parties à des négociations pour parvenir à une solution politique
définitive à la question du Sahara. Dans le cadre de la mise en oeuvre de cette
résolution, le Secrétaire Général a invité l'ensemble des parties à un premier
round de négociations les 18 et 19 juin 2007 à Manhasset, dans la banlieue de
New York.
Dès le 4 juin, le Royaume du Maroc a répondu favorablement à cette invitation.
Animé de sa bonne foi, le Maroc a ainsi démontré son engagement politique ferme
et sincère pour une mise en oeuvre effective de la résolution 1754. Ce qui lui a
valu la reconnaissance du Conseil de sécurité qui s'est félicité de ses efforts
sérieux et crédibles. La diplomatie américaine avait bien compris le message
marocain et décidé de soutenir le Maroc. "Nous avons soutenu l'initiative du
Maroc à New York. Il y avait beaucoup de discussions entre les gouvernements
américain et marocain. Nous sommes très proches", a souligné Nicolas Burns, le
sous secrétaire d'Etat américain aux affaires étrangères, lors d'une conférence
de presse organisée par "European Americain Press Club" à Paris. Le responsable
américain a émis l'espoir de voir "des progrès se réaliser, lors des
négociations de New York, et souligné que l'Initiative marocaine pour la
négociation d'un statut d'autonomie au Sahara est une "très bonne initiative de
la part du Maroc".
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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/les_sahraouis_ont_la/view
La nouvelle démarche accorde aux sahraouis la possibilité de s'exprimer sur la
proposition d'<autonomie> (Bahi)
Rabat, 19/06/07-La nouvelle démarche marocaine accorde aux sahraouis
l'opportunité de s'exprimer sur l'initiative marocaine d'autonomie, qui vise à
parvenir à une solution juste et définitive de la question du Sahara, à même de
satisfaire toutes les parties, a affirmé M. Mohamed Bahi, membre du Conseil
royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).
Intervenant lors de l'émission "Ma Waraa Al Khabar", diffusée lundi soir sur la
chaîne satellitaire Al Jazeera, M. Bahi a ajouté que cette initiative a pour
objectif d' "aider les Marocains dans les camps (de Tindouf) à regagner leur
pays et à surmonter le 'calvaire' qu'ils endurent".
Le Maroc, a-t-il dit, respecte les spécificités de la région et veut accorder
aux sahraouis le droit de gérer eux-mêmes leurs affaires sur les plans
économique, social et culturel et d'élire leurs instances locales
(municipalités, parlement...).
M. Bahi a en outre émis l'espoir que le discours des années 70, devenu obsolète,
soit dépassé et que le polisario permette aux familles sahraouies dans les camps
de retrouver les leurs au Maroc.
Dernière modification 19/06/2007 11:32
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/la_guinee_equatorial/view
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=7704
La Guinée équatoriale soutient l'initiative d'<autonomie> et la candidature de
Tanger à l'expo 2012
Malabo, 19/06/07- La Guinée équatoriale a exprimé son soutien à l'initiative
marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara
ainsi que pour la candidature de Tanger à l'organisation de l'exposition
universelle 2012.
Le Premier ministre équato-guinéen, M. Ricardo Mangui Obama Nfubea, a réitéré,
mardi lors d'un entretien avec le directeur des Affaires africaines, M.
Abdellatif Bendahane, la position constante de son pays appuyant l'intégrité
territoriale du Maroc et sa disposition à défendre cette position au sein de
toutes les instances régionales et internationales.
Il a exprimé l'appui de la Guinée équatoriale à la proposition marocaine visant
à accorder une large autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté
marocaine.
Lors de cet entretien, qui s'est déroulé en présence du ministre des Affaires
étrangères, M. Pastor Nicha Ondo, le chef du gouvernement de la Guinée
équatoriale a également assuré du soutien de son pays à la candidature de
Tanger pour l'organisation de l'exposition universelle 2012.
Il a salué les excellentes relations de coopération entre les deux pays et fait
part de la volonté de son gouvernement de consolider le partenariat avec le
Maroc dans les domaines de l'électricité, de l'eau, de la gestion portuaire, de
l'habitat et de la santé.
M. Bendahane, qui était accompagné du chargé d'affaires à l'ambassade du Maroc à
Malabo, a exposé au Premier ministre équato-guinéen les différents aspects
techniques, financiers et logistiques de la candidature de Tanger ainsi que les
grands projets structurants en cours de réalisation dans la ville du Détroit.
Il a ainsi mis en exergue la situation géographique stratégique et le rôle
historique joué par cette cité en tant que point de confluence des
civilisations et de rencontre des cultures, soulignant son potentiel de
développement et son aspiration légitime à devenir la première ville africaine,
arabe, musulmane et du Sud à abriter l'exposition universelle 2012.
Les deux parties ont fait le point, à cette occasion, de la coopération
bilatérale depuis la tenue en juin 2006 à Malabo de la commission mixte de
coopération maroco-équato guinéenne.
Elles ont décidé d'organiser une rencontre à mi-parcours pour évaluer les étapes
franchies dans la mise en oeuvre des décisions de cette commission et examiner
les moyens de développer davantage les relations de coopération bilatérale.
M. Bendahane devra également rencontrer d'autres membres du gouvernement
équato-guinéen, dont les ministres de la Culture et du Tourisme, pour explorer
d'autres projets susceptibles de faire l'objet d'une coopération renforcée
entre les deux pays.
Avant la Guinée équatoriale, M. Bendahane s'était rendu récemment au Sénégal et
au Togo où différents responsables de ces deux pays l'ont assuré du même
soutien à la question de l'intégrité territoriale du Maroc et à la candidature
de Tanger.
Dernière modification 19/06/2007 12:48.
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http://www.leconomiste.com/article.html?r=4
Sahara: Négocier, c’est faire aussi du lobbying
Entretien avec Tajeddine Houssaini, Pr de relations internationales à
l’université Mohammed V
Les négociations sur le Sahara se poursuivent aujourd’hui à New York. Les
divergences seront-elles aplanies? Les retrouvailles politiques entre des
antagonistes sont souvent fragiles. La prudence s’impose. On peut tout de même
espérer un mini-revirement puisque la donne a changé au Maghreb (terrorisme,
intégration économique…). Faire de la politique, c’est aussi savoir saisir
l’avenir. La postérité ne pardonne pas.
· L’Economiste : La réunion qui se déroule actuellement dans la banlieue new
yorkaise entre le Maroc et le Polisario, va-t-elle déboucher sur du concret?
- Tajeddine Houssaini: L’issue des négociations dépend de la bonne foi des
Algériens et de la position US. C’est Alger qui détient les rênes. Le Polisario
n’est qu’un homme de paille.
Les Etats-Unis, en tant que superpuissance, peuvent employer des moyens de
pression pour trouver un règlement définitif à ce dossier. Pour l’instant,
Washington pratique la politique de deux poids deux mesures. Elle cherche un
équilibre de force entre Rabat et Alger. Le Maroc reste un allié traditionnel
(lutte antiterroriste, accord de libre-échange…). Par ailleurs, la politique
extérieure US n’obéit pas à un principe de moralité mais d’intérêts vitaux. Les
Algériens sont des exportateurs de gaz naturel et de pétrole. Tout dépendra
maintenant des intentions réelles des différentes parties.
Avec sa proposition (autonomie régionale sous souveraineté nationale), le Maroc
a atteint le seuil des concessions possibles.
· Justement, comment évaluez-vous la proposition marocaine?
- C’est une solution qui est 'sérieuse' dans la mesure où elle cherche à
construire l’avenir. Je fais allusion à l’intégration économique de la région.
Le dossier du Sahara a hypothéqué depuis des décennies les relations
maghrébines. Personne aujourd’hui n’a ni le droit ni l’intérêt à s’entêter dans
ses prises de positions.
· L’Algérie a jusqu’à présent tenu le rôle de vieille sorcière. L’Espagne et la
Mauritanie peuvent-elles contrebalancer ce «positionnement négatif»?
- Nouakchott est le maillon faible dans cette histoire (1). Mais sa marge de
manœuvre pourrait devenir plus grande. Le vent de démocratie qui souffle
actuellement en Mauritanie conforte sa croissance économique. En termes de
relations internationales, cette évolution pourrait changer la donne dans sa
politique de voisinage. Le rôle de Madrid est beaucoup plus important, vu son
poids géostratégique. Ancien colonisateur de la région, il a aussi des appuis
aux Nations Unies. Le gouvernement Zapatero a d’ores et déjà manifesté une
attitude positive face à la proposition marocaine.
Diplomatie secrète
«Il n’y a pas de position définitive en politique internationale. La flexibilité
est de mise. Diplomatie publique et secrète sont souvent conduites
parallèlement», explique le professeur Tajeddine Houssaini. La question du
Sahara n’échappe pas à la règle. Les relations étrangères sont ainsi remodelées
par le poids d’émissaires tiers.
Faiçal FAQUIHI
(1) «Une partie des combattants du Polisario ont été des Mauritaniens», rappelle
le professeur Tajeddine Houssaini .
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