****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/
S O M M A I R E
1. COMMUNIQUÉ CONJOINT
- ARSO/SPS: Communiqué de l’Envoyé personnel du Secrétaire general pour le
Sahara occidental (accepté par les Parties)
2. MEDIAS ONUSIENS
- CENTRE DES NOUVELLES ONU: Les négociations sur le Sahara occidental
reprendront en août aux Etats-Unis
- DÉPARTEMENT DE L'INFORMATION DU SG: Point de presse quotidien du bureau de la
porte-parole du Sécretaire Géneral de l'ONU (19-VI-2007)
- CENTRE DES NOUVELLES ONU (18-VI-2007): L'impasse au Sahara occidental devient
intolérable, prévient B. Lynn Pascoe
3. AGENCES DE PRESSE
- AP: Le Maroc et le Front Polisario se reverront en août pour tenter de
résoudre leur différend sur le Sahara occidental
- EURONEWS: Du progrès dans le dossier du statut du Sahara occidental
- AFP: Sahara occidental: le Maroc et le Polisario d'accord pour se retrouver en
août
4. MEDIA FRANÇAIS
- RFI: Sahara occidental. Rendez-vous en août. L'ONU supervise les négociations
entre le Front Polisario et les Marocains
5. MEDIA ALGERIENNES
- APS: Sahraouis et Marocains se donnent rendez-vous pour août prochain
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: L’ONU et les négociations entre Rabat et le Front
Polisario. L’histoire et la légalité internationale incontournables
- LA TRIBUNE: Rabat veut imposer la seule option de l’<autonomie>. Le Front
Polisario déplore «la mauvaise foi» du Maroc
- EL MOUDJAHID: La solution à travers l’autodétermination
- L'EXPRESSION: NÉGOCIATIONS MAROC-POLISARIO. Rabat joue les trouble-fêtes
- EL WATAN: Le Maroc et le Polisario font du surplace
- HORIZONS: Le Maroc trace la voie à l’impasse
- LE SOIR D'ALGÉRIE: La délégation sahraouie relève "le manque de volonté
politique et de sérieux des Marocains"
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Négociations entre le Polisario et le Maroc Retour à la
case départ
- LE JOUR D'ALGÉRIE: Les négociations se poursuivront en août
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Le Polisario déplore le «manque de volonté politique» du
Maroc
- EL MOUDJAHID: Le Polisario relève “un manque de volonté” du Maroc
6. MEDIA SAHRAOUIS
- ARSO/SPS: DECLARATION DE MAHFOUD ALI BEIBA. Le Polisario ne ménagera aucun
effort pour répondre à l’attente de la communauté internationale
- SPS: Sahraouis et Marocains se donnent rendez-vous pour août prochain
7. MEDIA MAROCAINS
- MAP: Le président du Conseil de sécurite "confiant" quant à l'issue du
processus entamé à Manhasset
- MAP: Déclaration préliminaire de M. Benmoussa lors de la conférence de presse
tenue à New York
- MAP: Benmoussa: les négociations de Manhasset, une occasion pour tourner la
page du passé
- MAP: Le Maroc réitère la nécessité de mesurer l'opportunité historique
actuelle pour résoudre définitivement la question du Sahara
- MAP/LE MATIN: Le Maroc réitère la nécessité de mesurer l'opportunité
historique actuelle pour résoudre définitivement la question du Sahara
- MAP: Le premier round des négociations a été "un succès", affirme M. Ould
Errrachid
- MAP: Le processus de négociations se poursuivra à Manhasset en août prochain
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: Le Maroc et le Polisario sous le même toit
- AUJOURD'HUI LE MAROC: L’<autonomie> du Sahara, une solution d’avenir pour un
conflit du passé
- LE MATIN: Négociations pour résoudre la question du Sahara. L'initiative
marocaine comme base
- AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA: Convivialité partagé par les délégations du Maroc et
du Polisario
- BAYANE AL-YOUM: Etats-Unis et la France font pression pour parvenir à un
règlement
- L´ÉCONOMISTE: Taieb Fassi Fihri chez Sarkozy
- MAP: Message de SM le Roi Mohammed VI au Président Nicolas Sarkozy
- MAP: La France salue le processus engagé à Manhasset
- MAP/LE MATIN: L'Initiative marocaine saluée par plusieurs députés allemands
- MAP: Il est encore trop tôt pour tirer un bilan des pourparlers (ONU)
- BAYANE AL-YOUM (19-VI-2007): Les lobbies et les renseignements algériens
omniprésents au premier cycle des négociations
- MAROC HEBDO (N. 748): Un premier pas décisif
- MAP/AUJOURD'HUI LE MAROC: Texte intégral de l'intervention de M. Chakib
Benmoussa à l'ouverture des négociations sur la question du Sahara
- MAP/AUJOURD'HUI LE MAROC: Texte intégral de l'intervention de M. Khellihenna
Ould Errachid à l'ouverture des négociations
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. COMMUNIQUÉ CONJOINT
http://www.arso.org/commvWalsum190607.htm
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-200607.html
Communiqué de l’Envoyé personnel du Secrétaire general pour le Sahara occidental
(accepté par les Parties)
Réunion de Manhasset (Greentree Estate).
19 juin 2007
New York, 20/06/2007 (SPS) Le premier round des négociations entre le Front
Polisario et le Royaume du Maroc pour une solution politique du conflit du
Sahara Occidental, tenu les 18 et 19 juin à Manhasset (New York) se poursuivra
sur les mêmes lieux, pendant la deuxième semaine d'août 2007, indique mardi
soir un communiqué de l'envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara
Occidental, Peter Van Walsun.
Voici le texte du communiqué diffusé à l'issue de la réunion de Manhasset et
agrée par le Front Polisario et le Maroc.
"Conformément à la résolution 1754 du 30 avril 2007 du Conseil de sécurité sur
le Sahara occidental, le Secrétaire général a pris des dispositions pour que le
Maroc et le Frente POLISARIO engagent des négociations sans conditions
préalables, de bonne foi, en tenant compte des derniers développements survenus
ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution juste, durable et
mutuellement acceptable qui permette l‚’autodétermination du people du Sahara
occidental.
La réunion a été tenue sous les auspices du Secrétaire général à Manhasset,
(Etat de New York), au Greentree Estate, les 18 et 19 juin 2007, avec la
participation des parties, le Maroc et le Frente POLISARIO. Des représentants
des pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, étaient également présents aux
séances d’ouverture et de clôture et ont été consultés séparément.
Lors de la réunion, les négociations ont commencé comme prévu dans la résolution
1754 du Conseil de sécurité. Les parties sont convenues que le processus de
négociations se poursuivra à Manhasset pendant la deuxième semaine d’août 2007."
>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. MEDIAS ONUSIENS
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=14335&Cr=sahara&Cr1=
Les négociations sur le Sahara occidental reprendront en août aux Etats-Unis
20 juin 2007 – Au terme de deux jours de négociations à Manhasset dans l'Etat de
New York, les parties engagées au Sahara occidental, Maroc et Front POLISARIO,
ont convenu de poursuivre le processus en se réunissant à nouveau au même
endroit, la deuxième semaine d'août 2007.
Un communiqué de l'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara
occidental, Peter van Walsum, publié hier soir, rappelle que conformément à la
résolution 1754 du 30 avril 2007 du Conseil de Sécurité sur la question, le
Secrétaire général avait pris des dispositions pour que s'engagent des
négociations « sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte des
développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution
juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental ».
La réunion eu lieu à Manhasset, (État de New York), au Greentree Estate, les 18
et 19 juin 2007, avec la participation des parties, le Maroc et le Frente
Polisario.
Des représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, étaient
également présents aux séances d'ouverture et de clôture et ont été consultés
séparément.
A l'ouverture des négociations, le Secrétaire général adjoint aux affaires
politiques des Nations Unies, B. Lynn Pascoe, avait souligné que l'impasse au
Sahara occidental devenait « intolérable » (dépêche du 18.06.2007).
Le Sahara occidental est un territoire de la côte Nord-Ouest de l'Afrique,
limitrophe du Maroc, de la Mauritanie et de l´Algérie. Il était sous
administration espagnole jusqu´en 1976. Le Maroc et la Mauritanie l'ont tous
deux revendiqué, revendication à laquelle s´oppose le Front populaire pour la
libération de la Saguía-el-Hamra et du Río de Oro, dit Front POLISARIO.
Les Nations Unies ont cherché un règlement de la question du Sahara occidental
depuis que l´Espagne s´est retirée du territoire en 1976 et que, suite à cela,
des combats ont éclaté entre le Maroc - qui a décidé de "réintégrer" le Sahara
occidental à son territoire - et le Front POLISARIO, soutenu par l'Algérie. La
Mauritanie a quant à elle renoncé à toute prétention sur le Sahara occidental
en 1979.
A la suite d'un accord auxquels sont parvenus le Gouvernement du Maroc et le
Front POLISARIO, la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été déployée en septembre 1991 afin
de surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui permettrait aux
habitants du Sahara occidental habilités à voter de décider du statut futur du
territoire.
------------>
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/dbf070619.doc.htm
19/06/2007
Communiqué de presse
Point de PRESSE
Département de l’information • Service des informations et des accréditations •
New York
POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DE LA PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE
L’ONU: 19 JUIN 2007
(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document
officiel des Nations Unies)
(...)
Sahara occidental
Les pourparlers sur le Sahara occidental, qui se déroulent sous les auspices des
Nations Unies, près de la ville de New York, sont parvenus aujourd’hui à leur
deuxième et dernier jour.
Ces discussions sont fermées à la presse.
Les représentants des parties et des pays voisins s’étaient réunis hier pendant
toute la journée.
Les pourparlers sont facilités par l’Envoyé personnel du Secrétaire général au
Sahara Occidental, Peter van Walsum.
(...)
------------>
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=14326&Cr=sahara
L'impasse au Sahara occidental devient intolérable, prévient B. Lynn Pascoe
18 juin 2007 – Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations
Unies, B. Lynn Pascoe, a souligné qu'il était temps de trouver une solution sur
la question du Sahara occidental, alors que des négociations ont commencé
aujourd'hui à Long Island entre le Maroc et le Front POLISARIO, sous l'égide du
Représentant spécial du Secrétaire général sur la question, Peter van Walsum.
« Aujourd'hui marque le début d'une nouvelle phase dans la recherche d'une
solution au Sahara occidental », a-t-il déclaré à l'ouverture de ces
négociations, soulignant l'intérêt que le Conseil de sécurité portait aux
résultats qui seront obtenus.
B. Lynn Pascoe a exhorté les parties à négocier de bonne foi et à établir une
atmosphère de confiance mutuelle, rappelant l'engagement ferme des Nations
Unies à tout entreprendre pour aider au succès de ce processus.
« L'impasse devient intolérable et il faut mettre fin au conflit sur le Sahara
occidental par une solution mutuellement acceptable qui permettra au peuple
sahraoui d'exercer son droit à l'auto-détermination », a-t-il dit.
Les discussions devraient durer deux jours.
Le Sahara occidental est un territoire de la côte Nord-Ouest de l´Afrique,
limitrophe du Maroc, de la Mauritanie et de l´Algérie. Il était sous
administration espagnole jusqu´en 1976. Le Maroc et la Mauritanie l´ont tous
deux revendiqué, revendication à laquelle s´oppose le Front populaire pour la
libération de la Saguía-el-Hamra et du Río de Oro, dit Front POLISARIO.
Les Nations Unies ont cherché un règlement de la question du Sahara occidental
depuis que l´Espagne s´est retirée du territoire en 1976 et que, suite à cela,
des combats ont éclaté entre le Maroc - qui a décidé de "réintégrer" le Sahara
occidental à son territoire - et le Front POLISARIO, soutenu par l´Algérie. La
Mauritanie a quant à elle renoncé à toute prétention sur le Sahara occidental
en 1979.
A la suite d´un accord auxquels sont parvenus le Gouvernement du Maroc et le
Front POLISARIO, la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été déployée en septembre 1991 afin
de surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui permettrait aux
habitants du Sahara occidental habilités à voter de décider du statut futur du
territoire.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. AGENCES DE PRESSE
http://fr.news.yahoo.com/20062007/5/le-maroc-et-le-front-polisario-se-reverront-\
en-ao.html
mercredi 20 juin 2007, 10h20
Le Maroc et le Front Polisario se reverront en août pour tenter de résoudre leur
différend sur le Sahara occidental
NATIONS UNIES (AP) - Le gouvernement marocain et les rebelles du Front Polisario
ont achevé mardi leurs premières négociations directes depuis sept ans sans
véritable avancée sur le dossier du Sahara occidental, objet d'une querelle qui
dure depuis 32 ans, mais ils ont accepté de se revoir en août.
A Paris, le palais de l'Elysée a annoncé que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy
recevait ce mercredi à 15h00 le ministre délégué marocain aux Affaires
étrangères Taïeb Fassi-Fihri, porteur d'un message écrit personnel du roi
Mohamed VI à l'intention du président.
Cette rencontre survient au lendemain des discussions sur le Sahara occidental
menées sous l'égide de l'ONU. Elle sera l'occasion de tirer un premier bilan de
ces négociations, mais aussi d'aborder plusieurs sujets d'intérêt commun. Elle
permettra également de préparer la visite du Président dans la région pour
présenter son projet d'Union méditerranéenne, conclut le communiqué
présidentiel.
Le Maroc, dont l'occupation de l'ancienne colonie espagnole en 1975 a déclenché
une guerre de 16 ans avec les guérilleros du Front Polisario, s'en est tenu à
sa proposition d'autonomie limitée sous souveraineté marocaine pour le Sahara
occidental. Le Front Polisario, mouvement indépendantiste indigène soutenu par
l'Algérie, a maintenu quant à lui sa revendication qu'un référendum soit
organisé pour choisir entre l'autonomie et l'indépendance.
Le Maroc et le Front Polisario ont accepté de se rencontrer après l'adoption à
l'unanimité par le conseil de sécurité de l'ONU le 30 avril d'une résolution
réclamant la tenue rapide de négociations pour sortir de l'impasse cette région
riche en phosphates. Des négociateurs des deux parties se sont rencontrés
pendant deux jours dans le discret domaine de Greentree à Manhasset, à environ
40 kilomètres à l'est de New York, sous les auspices du représentant spécial du
secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Peter Van Walsum.
A la fin des pourparlers mardi soir, les Nations unies ont publié une
déclaration de Van Walsum disant que les négociations avaient commencé et que
les deux parties étaient d'accord pour les poursuivre à Manhasset la deuxième
semaine d'août.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara-Occidental a été cédé en 1975 au Maroc et
à la Mauritanie, cette dernière ayant depuis abandonné ses prétentions
territoriales. Le conflit armé, entre 1975 et 1991, a fait des milliers de
morts dans cette vaste région, peu peuplée mais riche en minerais. La plupart
des Sahraouis, des nomades, ont fui vers l'Algérie, où 160.000 d'entre eux
vivent toujours dans des camps de réfugiés installés dans le désert. Ils sont
aujourd'hui entre 50.000 et 90.000 à vivre dans le territoire, aux côtés
d'environ 200.000 colons. AP
ca/v901/ma/com
---------->
http://fr.news.yahoo.com/20062007/342/du-progres-dans-le-dossier-du-statut-du-sa\
hara-occidental.html
mercredi 20 juin 2007, 8h46
Du progrès dans le dossier du statut du Sahara occidental
Par EuroNews
Voir la vidéo
Le Maroc et le Front Polisario viennent de conclure deux jours de pourparlers à
New York et ont annoncé qu'ils continueraient leurs négociations en août
Des représentants de l'Algérie et de la Mauritanie ont également participé aux
discussions. Aujourd'hui, pour la première fois depuis 2000 et sous la pression
des Nations Unies, le dialogue a repris mais chacun semble pour l'instant camper
sur ses positions... Début d'ouverture cependant : un membre de la délégation
marocaine a déclaré que la proposition de son pays, qui voudrait doter le
Sahara occidental d'une autonomie sous souveraineté marocaine, pourrait être
amendée.
----------->
http://fr.news.yahoo.com/20062007/202/sahara-occidental-le-maroc-et-le-polisario\
-d-accord-pour.html
mercredi 20 juin 2007, 7h22
Sahara occidental: le Maroc et le Polisario d'accord pour se retrouver en août
Par Gérard AZIAKOU
NEW YORK (AFP) - Le Maroc et le mouvement indépendantiste Front Polisario ont
conclu mardi, près de New York, leurs premières négociations directes sur
l'avenir du Sahara occidental et annoncé qu'ils se rencontreront à nouveau en
août.
"Les parties sont tombées d'accord sur le fait que le processus de négociations
doit se poursuivre à Manhasset (banlieue de New York) au cours de la deuxième
semaine d'août 2007", a indiqué mardi soir un communiqué signé par Peter Van
Walsum, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara
occidental.
Aucune des deux parties n'a semblé faire de concessions sur le conflit vieux de
32 ans, au terme de deux jours de discussions organisées sous l'égide de l'ONU.
"Pour l'instant la position du Polisario n'a pas encore évolué", a souligné le
ministre marocain de l'Intérieur Chakib Benmoussa au cours d'une conférence de
presse. "Mais nous avons bon espoir qu'à travers les discussions début août,
ils puissent mesurer l'opportunité historique de mettre fin à la souffrance de
toute une partie de la population sahraoui qui se retrouve aujourd'hui dans des
camps (en Algérie)", a ajouté M. Benmoussa qui dirigeait la délégation
marocaine.
Le Conseil de sécurité a appelé le 30 avril le Maroc et le Polisario à négocier
sans conditions l'avenir du Sahara occidental, sous les auspices de l'ONU, en
vue de parvenir à l'autodétermination du peuple sahraoui.
Les journalistes étaient tenus à l'écart de cette rencontre qui s'est tenue à
huis clos dans une résidence luxueuse privée à Manhasset, en présence de M. Van
Walsum.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, a été annexé par Rabat en
1975. Le Polisario a refusé cette annexion et réclame l'indépendance du
territoire, avec le soutien de l'Algérie. Un cessez-le-feu, négocié sous les
auspices de l'ONU, est observé entre le Maroc et le Polisario depuis 1991.
Mais le Maroc repousse l'application d'accords signés en 1997 pour la tenue d'un
référendum d'autodétermination.
Rabat propose désormais un référendum sur l'autonomie qui envisage de donner aux
Sahraouis "le contrôle sur leurs affaires grâce à des institutions législatives,
exécutives et judiciaires" sous la souveraineté marocaine.
Mais le Polisario a rejeté cette proposition et a réitéré "le droit de la
population (locale) à l'autodétermination". Il s'est seulement dit prêt à
tester la proposition marocaine dans le cadre d'un référendum organisé par
l'ONU.
A l'ouverture des discussions lundi, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux
Affaires politiques, Lynn Pascoe, a déploré "l'impasse" dans laquelle se trouve
le dossier et souhaité "un accord mutuel qui apportera l'autodétermination au
peuple du Sahara occidental".
Lors des négociations, les représentants du Maroc et du Polisario se sont
d'abord entretenus avec leurs voisins d'Algérie et de Mauritanie, avant
d'ouvrir des discussions bilatérales, selon des diplomates.
"Chacune des parties a fait sa présentation sur la base des propositions
antérieures présentées par le Conseil de sécurité de l'ONU et son secrétaire
général", a déclaré mardi à l'AFP le représentant du Polisario à l'ONU, Ahmed
Bujari.
"Il n'y a pas eu de résultats tangibles (lundi)", a-t-il ajouté, accusant le
Maroc de s'en tenir à sa "position intransigeante" sur l'<autonomie>.
"La seule proposition qu'ils veulent bien faire est un référendum sur
l'<autonomie>, qui, de leur point de vue, signifie que le territoire est
marocain", a dit M. Bujari.
"Nous pensons que ce territoire n'a jamais été marocain, n'est pas marocain et
ne le sera jamais", a-t-il ajouté.
"Le droit à l'autodétermination", tel que confirmé par l'ONU, est "l'unique voie
pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental", a estimé un membre
de la délégation du Polisario, Ibrahim Ghali, à l'Agence algérienne APS,
rappelant que le mouvement ne ferait "aucune concession sur ce principe".
>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. MEDIA FRANÇAIS
http://www.rfi.fr/actufr/articles/090/article_53033.asp
Sahara occidental
Rendez-vous en août
L'ONU supervise les négociations entre le Front Polisario et les Marocains.
A l'issue de leurs premières négociations directes sur l'avenir du Sahara
occidental, qui avaient lieu sous les auspices de l'ONU dans la banlieue de New
York, le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario sont restés sur leurs
positions tout en se mettant d'accord sur le principe d'une nouvelle rencontre
en août. Le conflit oppose depuis 32 ans militants indépendantistes qui
réclament un référendum d'autodétermination dans la région, et les autorités
marocaines qui ne veulent pas en entendre parler.
Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion
Une fois n’est pas coutume, les deux camps s’accordent pour dire que la
négociation fut positive, cordiale, courtoise, décontractée, et respectueuse.
Elle n’a permis aucune percée, mais le dialogue est rétabli. Les membres des
délégations du Front Polissario et du Maroc ont négocié ensemble, dîné
ensemble, fumé ensemble, et se sont même serré la main. Mais surtout, ils ont
accepté de se revoir durant la deuxième semaine d’août pour poursuivre le
dialogue. Voilà pour la forme, car sur le fond, après deux jours de pourparler,
le problème reste entier et les deux camps s’accusent mutuellement
d’intransigeance.
Le Front Polissario n’entend pas renoncer à un référendum d’autodétermination
qui doit permettre aux Sahraouis de choisir entre l’indépendance et le projet
d’autonomie proposé par le Maroc. Si l’indépendance l’emporte, ajoutent les
représentants du Polisario en signe de concession, une relation spéciale
pourra être établie avec Rabat. Le Maroc refuse, lui, tout referendum sur
l’indépendance, et affirme avoir fait déjà une concession en renonçant à une
intégration pure et simple du Sahara Occidental. L’espace pour négocier est
donc mince, voir inexistant. Le représentant de l’ONU devra faire preuve de
créativité au cour du prochain «round» de négociation, s’il veut sortir le
dossier d’une impasse de plus de trente ans.
Article publié le 20/06/2007 Dernière mise à jour le 20/06/2007 à 05:59 TU
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. MEDIA ALGERIENNES
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=162017
Sahraouis et Marocains se donnent rendez-vous pour août prochain
[Aps 20/6/07] New York – Le premier round des négociations entre le Front
Polisario et le Royaume du Maroc pour "une solution politique" du conflit du
Sahara Occidental, tenu les 18 et 19 juin à MANHASSET, près de New York, se
poursuivra dans la même résidence "pendant la deuxième semaine d'août 2007",
selon un communiqué publié mardi soir sanctionnant les discussions entre les
deux parties. "Les parties (le Front Polisario et le Royaume du Maroc) sont
convenues que le processus de négociations se poursuivra à MANHASSET "pendant la
deuxième semaine d'août 2007", lit-on dans un communiqué diffusé mardi soir à
l'issue des négociations des 18 et 19 juin par l'envoyé personnel du Secrétaire
général pour le Sahara Occidental, M. Peter Van Walsum, et accepté par le Front
Polisario et le Royaume du Maroc.
Les négociations des deux jours (lundi et mardi) avaient réuni les délégations
des deux parties en conflit, comme stipulé dans la résolution 1754 du 30 avril
dernier du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, invitées à engager
"des négociations sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte
des développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une
solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
Le premier round des négociations, tenu sous l'égide des Nations unies, était
placé sous la conduite du modérateur M. Peter Van Walsum, désigné par le
secrétaire général Ban Ki-moon, et la participation de son représentant spécial
pour le Sahara occidental et coordinateur de la MINURSO, Julian Harston.
Les négociations directes qui ont impliqué les seules délégations marocaine et
sahraouie, qui ont travaillé en séances restreintes et à huis clos, ont vu la
présence des délégations algérienne et mauritanienne, en leur qualité de pays
voisins et d'observateurs, comme retenu dans les accords signés (en 1997 et
2003) sous la férule de l'ancien secrétaire d'Etat américain et précédent
envoyé personnel du secrétaire général, James Baker.
Le communiqué sanctionnant les négociations des 18 et 19 juin rappelle
d'ailleurs ce que l'on appelle des négociations selon le format Baker,
c'est-à-dire des négociations entre les deux parties en conflit, le Maroc et le
Front Polisario, sous les auspices du secrétaire général de l'ONU, alors que les
représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, avaient assisté aux
seules séances d'ouverture (lundi en fin de matinée) et mardi soir et "ont été
consultés séparément" sur des questions les concernant.
Selon des observateurs à Manhasset, il apparaît à travers le communiqué
sanctionnant le premier round des négociations, que les deux parties en conflit
sont tout de même parvenues à "un succès relatif" signifiant à la fois, un
véritable lancement du processus de négociations, puisque les négociateurs se
sont mis d'accord pour poursuivre les discussions et ont retenu une date et un
lieu.
L'autre "fait positif notable", selon les mêmes observateurs, est que les
négociations se sont déroulées conformément à la résolution 1754 et ont
respecté le format Baker.
"Avec un prochain round fixé à la deuxième semaine d'août, c'est-à-dire dans
près de deux mois, cela signifie que le processus de négociation à bel et bien
démarré entre deux parties en conflit clairement identifiées et que le format
Baker a été respecté puisque les deux pays voisins ont été informés du
déroulement des discussions et consultés chaque fois que nécessaire", a fait
remarquer à l'APS un diplomate proche des négociations.
De l'avis de nombreux analystes à New York, les termes du communiqué diffusé à
l'issue des négociations marquent bien "un succès relatif" de ce premier round
avec la volonté partagée de poursuivre les négociations, de prendre rendez-vous
pour le prochain round et surtout de donner un cadrage au processus en cours qui
inscrit son action dans la dernière résolution du Conseil de sécurité.
En reprenant pour l'essentiel les dispositions de l'article 2 de la résolution
1754, le communiqué consacre, appuie et respecte l'égalité de traitement des
propositions et initiatives soumises en avril dernier au secrétaire général de
l'ONU, fait-on remarquer.
"Même si l'on peut raisonnablement penser que le Front Polisario et le Maroc se
sont strictement attachés à la défense de leurs positions respectives qui ont
été au coeur des discussions de lundi et mardi, il n'en demeure pas mois qu'un
succès relatif a été engrangé puisqu'il y a poursuite des négociations et pas
de rupture", expliquent les mêmes analystes.
"Ce succès relatif, ne signifiant pas une grande victoire ou une impasse, montre
qu'un processus de négociations est bien et bien lancé avec notamment la
fixation d'un prochain rendez-vous et la réaffirmation de la recherche d'une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne en
compte le droit du peuple du Sahara occidental à décider de son devenir",
estime-t-on.
L'autre fait marquant à retenir, alors que les plus pessimistes s'attendaient et
parlaient d'une rupture du processus dès le premier jour des discussions, est
que les deux jours pleins assignés aux retrouvailles entre Marocains et
Sahraouis ont été bien consommés et sanctionnés par des décisions agréées par
les deux parties en conflit.
Après le lancement des négociations, l'Envoyé personnel du secrétaire général
pour le Sahara occidental, M. Van Walsum, devra rendre compte des résultats de
cette consultations à Ban Ki-moon à qui le Conseil de sécurité, dans sa
dernière réunion sur le Sahara occidental, en avril dernier, a demandé de lui
faire rapport avant la fin juin.
Il est donc attendu que le communiqué constituera l'essentiel de la substance de
ce rapport d'étape que Ban Ki-moon aura à présenter comme le stipule la
résolution 1754.
Texte du Communiqué diffusé à l'issue du premier round des négociations
maroco-sahraouies
New York - Le premier round des négociations entre le Front Polisario et le
Royaume du Maroc pour une solution politique du conflit du Sahara Occidental,
tenu les 18 et 19 juin à MANHASSET (New York) se poursuivra sur les mêmes
lieux, pendant la deuxième semaine d'août 2007, indique mardi soir un
communiqué de l'envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara
Occidental, Peter Van Walsun.
Voici le texte du communiqué diffusé à l'issue de la réunion de Manhasset et
agrée par le Front Polisario et le Maroc.
"Conformément à la résolution 1754 du 30 avril 2007 du Conseil de Sécurité sur
le Sahara Occidental, le Secrétaire général a pris des dispositions pour que le
Maroc et le Front Polisario engagent des négociations sans conditions
préalables, de bonne foi, en tenant compte des développements survenus ces
derniers mois, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement
acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
La réunion a été sous les auspices du Secrétaire général à Manhasset, (Etat de
New York), au Greentree Estate, les 18 et 19 juin 2007, avec la participation
des deux parties, le Maroc et le Front Polisario. Des représentants des pays
voisins, l'Algérie et la Mauritanie, étaient également présents aux séances
d'ouverture et de clôture et ont été consultés séparément.
Lors de la réunion, les négociations ont commencé comme prévu dans la résolution
1754 du Conseil de Sécurité. Les parties sont convenues que le processus de
négociations se poursuivra à Manhasset pendant la deuxième semaine d'août
2007."
[Aps 20/6/07]
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http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=51847&idc=4&refresh=1
L’ONU et les négociations entre Rabat et le Front Polisario
L’histoire et la légalité internationale incontournables
Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, Lynn Pasco a
indiqué, lundi, à propos du conflit sur le Sahara occidental que celui-ci se
trouvait dans une impasse «intolérable» et qu’«une solution devait être
dégagée assurant l’autodétermination du peuple sahraoui».
Des propos rapportés lundi par Michèke Monats, porte-parole de Ban Ki Moon,
secrétaire général de l’institution onusienne. Ce dernier est tenu par le
Conseil de sécurité dans sa résolution 1754 d’avril dernier de réunir les deux
parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, et de soumettre un rapport
avant le 30 juin. La rencontre qui a débuté lundi et a pris fin hier, sous
l’égide de l’ONU représentée par l’envoyé personnel du secrétaire général pour
le Sahara occidental, Peter Van Walsum, et Lynn Pascoe, la délégation du Front
Polisario, présidée par Mahfoud Ali Baba, président notamment du Conseil
national sahraoui et enfin la délégation marocaine conduite par le ministre de
l’Intérieur, Chakib Mousa.
Par ailleurs, loin des négociations qui se sont tenues à huis clos, étaient
présents au siège de Manhasset, abritant les négociations, des représentants du
groupe USA, France, Espagne et le Royaume-Uni, des Amis du secrétaire général
pour le Sahara occidental, ainsi que les pays voisins du Sahara occidental, la
délégation mauritanienne présidée par l’ancien ministre de la Transition, Sidi
Mohamed Ould Boubakeur et la délégation algérienne en la personne de Ramtane
Lamamra, en sa qualité de secrétaire général du département des Affaires
étrangères algériennes.
Pour Lynn Pasco, selon Mme Montas, «le temps est venu pour parvenir à une
solution».
Et d’indiquer que «la communauté internationale toute entière s’intéresse aux
évènements qui se déroulent aujourd’hui». Il à noter que cette première
rencontre vise pour une première étape à mettre fin au statu quo, conséquence
du refus de Rabat d’honorer ses engagements relatifs au plan de règlement et
les accords d’Houston. Ceci étant, d’autres rencontres sous les auspices
onusiens se succéderont à celle de Manhasset pour venir à bout du dernier
conflit de décolonisation sur le continent africain.
A ce propos d’ailleurs, l’allocution du président de la délégation sahraouie à
Manhassett a rappelé l’historique de la question du Sahara occidental en
indiquant les déclarations officielles de la diplomatie marocaine à l’ONU avant
l’invasion du territoire sahraoui en 1975. Il citera celle prononcée par Mohamed
El Charkawi, ministre des Affaires étrangères marocain en ce temps-là. Ce
dernier a déclaré que «le Maroc soutient l’indépendance du Sahara occidental,
ce qui mettra l’avenir de la région entre les mains de ses enfants, qui auront
et dans un cadre libre à exprimer leur autodétermination».
Ajoutant par la même occasion que l’ex-ministre des Affaires étrangères avait
déclaré aussi en 1966 à l’AG de l’ONU que son pays «demande la tenue d’un
référendum d’autodétermination…».
Et de rappeler encore dans son intervention les déclarations du défunt roi
Hassen II tenues en 1970 lors d’une conférence de presse publiées dans
l’annuaire de L’Afrique du Nord en 1971 : «Au lieu de continuer à revendiquer
le territoire, je vous soumets une proposition précise, la nécessité de tenir
une consultation populaire, permettant au peuple sahraoui de choisir son
destin». Et au défunt roi d’explicité ce choix en 1970 «à vivre sous la
souveraineté marocaine, ou la souveraineté sahraouie ou autre». Ceci étant, la
volonté politique de l’ONU est de mise pour faire valoir la légalité
internationale relative à un parachèvement d’un processus de décolonisation du
Sahara occidental inachevée par l’Espagne, l’ex-puissance coloniale de ce
territoire, un désengagement lourd de conséquences sur le peuple sahraoui, le
continent africain et de surcroît la communauté internationale pour la
promotion de la paix et la sécurité dans la région. A ce propos d’ailleurs, un
responsable onusien a indiqué que tout échec de ces négociations sera «une
impasse politique lourde de conséquences pour les deux parties en conflit, pour
le Maghreb et l’Afrique».
Pour sa part, Mohmad Kheddad, membre de la délégation sahraouie, a
déclaré avant le début des négociations à propos de la proposition marocaine
accordant «l’autonomie» au Sahara occidental, que celle-ci «résume un plan
marocain comme une légalisation du fait accompli de l’occupation coloniale que
nous rejetons», indiquant qu’«il n’y a rien la dedans à négocier».
Pour sa part, Mohamed Sidati, membre du Front Polisario et son représentant à
l’Union européenne, a déclaré dans un entretien paru dans Le Monde à propos de
la proposition marocaine qu’elle est nulle et non avenue. «Elle inacceptable car
il part du postulat suivant : le Sahara est marocain, je lui accorde
l’autonomie, or, le Sahara n’est pas marocain au regard du droit international
et c'est au peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir.»
20-06-2007
Karima Bennour
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http://www.latribune-online.com/2006/p0102.htm
Rabat veut imposer la seule option de l’<autonomie>
Le Front Polisario déplore «la mauvaise foi» du Maroc
Mercredi 20 Juin 2007
Par Mekioussa Chekir
Avant même de connaître l’issue des négociations, entamées lundi à New York,
entre le Front Polisario et le Maroc sur la question du Sahara occidental, les
positions des deux parties n’ont pas pu converger, au premier jour de ces
négociations. Et pour cause : la délégation marocaine n’a pas montré de signes
encourageants lors du premier jour de ce round de négociations, à en croire les
propres déclarations de Brahim Ghali, membre du secrétariat national du Front
Polisario et membre de la délégation sahraouie qui prend part aux pourparlers.
Dans une déclaration faite hier à l’APS, ce dernier a relevé «l’absence de
volonté politique de bonne volonté et de sérieux pour aller à des négociations
réelles pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne
en compte le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». Considérant ce
principe comme un «passage obligé et obligatoire pour arriver à une solution
politique du conflit du Sahara occidental», l’ancien ministre de la Défense de
la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et actuel représentant du
Front Polisario en Espagne, a déploré «l’intransigeance» dont fait preuve le
royaume du Maroc en proposant comme seule option l’autonomie, une proposition
«qui viole non seulement la légalité internationale, en voulant priver le
peuple sahraoui de son droit à décider de son devenir, et qui part du postulat
que le Sahara occidental est marocain». Pour le délégué sahraoui, le principe
d’autodétermination est «l’unique voie» à même de faire aboutir une solution à
ce conflit, vieux de 32 ans. La délégation sahraouie a réitéré au premier jour
de ces négociations sa détermination à ne faire «aucune concession» sur ce
préalable qu’elle considère comme «le point de départ» de toute discussion.
Et de renouveler l’appel au Maroc pour s’ouvrir au dialogue : «Nous tendons au
royaume du Maroc la main de la paix», et ce, dira-t-il, dans l’intérêt des deux
peuples. Pour autant, ce dernier n’écarte pas la possibilité d’aboutir à un
compromis et garde «espoir que les discussions se poursuivent en toute bonne
foi et dans la sérénité». Les travaux de la première journée, informera M.
Ghali, ont porté notamment sur la présentation de l’initiative marocaine pour
la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara dans le cadre de
la souveraineté du royaume, de son intégrité territoriale et de son unité
nationale, ainsi que la proposition du Front Polisario pour une solution
politique mutuellement acceptable assurant l’autodétermination du peuple du
Sahara occidental.
La séance inaugurale de ces pourparlers a été marquée par des allocutions du
secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, de l’envoyé
personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, Peter Van Walsum,
également facilitateur de l’ONU pour les dites négociations, ainsi que des
représentants des deux délégations sahraouie et marocaine.
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/19/6230402
La solution à travers l’autodétermination
Par : B. H.
Le : mardi 19 juin 2007
De nouveau la question du Sahara occidental occupe les devants de l’actualité
internationale, avec la tenue, depuis hier matin, à Manhasset, près de New
York, des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, sous
l´égide des Nations unies. Bien entendu et pour des raisons que les
observateurs peuvent comprendre, aucune information concrète n’a filtré de
cette réunion au huis clos strict. On sait que l’envoyé spécial de l’ONU pour
l´ancienne colonie espagnole a pris la parole pour inciter les deux parties
impliquées dans ce conflit qui dure depuis plus de trois décennies à progresser
dans leur dialogue. On sait aussi que les Nations unies continuent d’appeler au
respect de la légalité internationale et au droit à l´autodétermination du
peuple sahraoui, base par où doit passer toute solution juste et durable du
conflit de l’ancienne colonie espagnole.
L’Algérie, pays voisin des deux parties impliquées, le Maroc et le Front
Polisario, assiste à ces négociations en qualité d´observateur ainsi que la
Mauritanie, toutes deux sur invitation des Nations unies. Elle a toujours, et
depuis le début du conflit, appelé à des négociations directes entre les deux
parties en conflit, au respect de la légalité internationale et au droit du
peuple sahraoui à l’autodétermination sous l’égide de l’ONU. C’est exactement
ce que les Nations unies ont signifié dans la résolution 1754 adoptée le 30
avril par le Conseil de sécurité et mise en œuvre depuis hier. Il faut le
rappeler, le Maroc et le Front Polisario se sont déjà rencontrés, en 1991, au
cours de négociations qui ont abouti au «Plan de règlement de l’ONU», l’une des
bases de la légalité internationale avec le Plan Baker, qui réaffirme le droit
du peuple sahraoui à l’autodétermination. Par conséquent le gouvernement
algérien suit, en ce moment, «avec une très grande attention» ces pourparlers
maroco-sahraouis de New York, selon la déclaration de M. Mourad Medelci, lundi,
en marge de la cérémonie d’ouverture de la conférence sur l’interdiction des
armes chimiques en Afrique. L’Algérie souhaite aussi, comme elle l’a toujours
fait, que ces négociations aillent dans le sens du respect des résolutions du
Conseil de sécurité qui réaffirment toutes au peuple sahraoui le droit de
s´exprimer «librement» sur son destin, comme l’a rappelé notre ministre des
Affaires étrangères.
Il est évident que la partie marocaine doit faire preuve
cette fois de beaucoup de volonté de respecter la légalité internationale et de
ne pas contrarier le principe majeur de tout accord sérieux et durable qui
reconnaisse le libre exercice du droit à l’autodétermination du peuple
sahraoui. On comprend la prudence affichée par les membres de la délégation
sahraouie lesquels ont fait du respect du droit de leur peuple à décider de son
destin, le principe incontournable de toute solution au conflit.
Quelle sera l’issue de ce premier round ? Les deux parties parviendront-elles à
un communiqué commun sur la poursuite de leurs entretiens ? Finalement, tout
dépend du degré de sincérité de Rabat de vouloir négocier, honnêtement avec les
représentants légitimes du peuple sahraoui, une solution juste basée sur le
respect de la légalité internationale et du droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes.
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http://www.lexpressiondz.com/T20070620/ZA4-2.htm
NÉGOCIATIONS MAROC-POLISARIO
Rabat joue les trouble-fêtes
20 juin 2007 - Page : 7
Les pourparlers entamés hier à Manhasset, près de New York, entre Marocains et
Sahraouis, semblent déjà buter sur les a priori de Rabat
La première journée de négociations entre le Royaume chérifien et le Front
Polisario n’a pas clarifié la donne tant les Marocains semblent être venus avec
une seule disposition, celle d’imposer leur projet «d’autonomie» alors même que
la résolution du Conseil de sécurité stipule bien que ces discussions doivent
se dérouler sans conditions préalables. Or, Rabat semble bien déterminée à
imposer sa propre «feuille de route» mettant à mal la raison même de la tenue
de ces négociations qui, selon les termes mêmes de la résolution du Conseil de
sécurité adoptée le 30 avril dernier, doivent aboutir à la mise en place des
clauses d’autodétermination de la population sahraouie.
Or, le projet «d’autonomie» marocain préjuge de la question d’appartenance du
territoire sahraoui alors que c’est là le noeud gordien du problème que seul un
référendum d’autodétermination libre et transparent du peuple sahraoui est à
même de lui donner sa réponse. A l’issue de la première journée de discussions,
Ibrahim Ghali, membre du secrétariat du Front Polisario et de la délégation
sahraouie, quelque peu dépité, a indiqué à la presse que le Maroc «a proposé
comme seule option l’autonomie, une proposition qui viole la légalité
internationale et part du postulat que le Sahara occidental est marocain», et
le même de souligner «L’absence de volonté politique de la partie marocaine
pour aller à des négociations réelles pour une solution juste, durable et
mutuellement acceptable qui prenne en compte le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination».
Néanmoins, M.Ghali espère, toutefois, que les négociations «se poursuivent et
puissent déboucher sur une solution définitive au conflit». Autant dire que le
dialogue de sourds se poursuit, Rabat jouant les trouble-fêtes en tentant
d’imposer «sa solution» par la mise de la communauté internationale devant le
fait accompli du hold-up des territoires de Saguiet El Hamra et du Rio de Oro
(Sahara occidental) commis en 1975 lors de leur occupation par l’armée
marocaine. Les Sahraouis qui sont venus à New York, outre de faire valoir leurs
droits, discuter sérieusement avec les Marocains, sont convaincus que «le droit
à l’autodétermination» tel que confirmé par l’ONU, est «l’unique voie pour
trouver une solution au conflit du Sahara occidental» a encore affirmé Ibrahim
Ghali qui ajoute: «La délégation sahraouie défendra le droit à
l’autodétermination. Nous ne ferons aucune concession sur ce principe et cette
exigence». De fait, la veille de l’ouverture des négociations
maroco-sahraouies, le secrétaire général du Front Polisario et président de la
Rasd, Mohamed Abdelaziz, dans un geste d’ouverture, avait accepté, que la
proposition marocaine «d’autonomie» soit présentée au suffrage des Sahraouis en
même temps que «les autres propositions, y compris celles de l’indépendance
nationale ou du rattachement au Royaume marocain». Mais, sourd à cette
ouverture que, lui, ont fait les Sahraouis, le Maroc est lui resté crispé sur
une proposition «d’autonomie» qui, en tout état de cause, ne peut être qu’une
option parmi d’autres qu’il appartient au seul peuple sahraoui d’endosser ou de
rejeter. Rabat part du postulat que le territoire sahraoui est marocain, or rien
ne prouve une telle allégation.
Lors d’un arbitrage, la Cour internationale de Justice (CIJ), a donné un avis à
deux reprises, en 1964 et en 1975, et a, à chaque fois, affirmé qu’il
n’existait pas de liens de souveraineté entre les territoires de Saguiet El
Hamra et du Rio de Oro et que les quelques allégeances au sultan du Maroc de
certains chefs de tribus -qui ne sont pas l’allégeance du peuple sahraoui- ne
sauraient signifier une propriété du Maroc sur ce territoire. En fait, seul un
référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pourra déterminer
l’appartenance des territoires sahraouis. Ce que n’a cessé de demander le Front
Polisario depuis plus de trois décennies.
Les négociations Maroco-Polisario se sont poursuivies, hier, pour la deuxième et
dernière journée de ce premier contact direct Polisario-Maroc. Elles ont eu lieu
en présence de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara
occidental, Peter Van Walsum, et du coordinateur de la Mission des Nations
unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso),
Julian Harston.
Othmane SIDDIK
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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=70865
Sahara occidental
Le Maroc et le Polisario font du surplace
Le Maroc et le Front Polisario ont vraisemblablement conclu hier, près de New
York, leurs premières négociations directes en dix ans sur l’avenir du Sahara
occidental, sans signe d’avancée majeure.
Aucune des deux parties ne semblait prête à faire d’importantes concessions sur
le conflit vieux de 32 ans, au deuxième et dernier jour de ces discussions
organisées sous l’égide de l’ONU. Le Conseil de sécurité a appelé, le 30 avril
dernier, le Maroc et le Polisario à négocier sans conditions l’avenir du Sahara
occidental, sous les auspices de l’ONU, en vue de parvenir à l’autodétermination
du peuple sahraoui. La rencontre s’est tenue à huis clos dans une résidence
luxueuse privée à Manhasset, près de New York, animée par l’envoyé spécial du
secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Peter Van Walsum. Aucun
communiqué final ne devait être publié à la fin des discussions. La
porte-parole de l’ONU, Michèle Montas, a indiqué à l’AFP que l’organisation
mondiale ferait probablement un compte rendu aujourd’hui. Le secrétaire général
de l’ONU, Ban Ki-moon, doit faire un rapport au Conseil de sécurité d’ici au 30
juin.
Aniss Z.
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http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#1
SAHARA OCCIDENTAL
Le Maroc trace la voie à l’impasse
Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations unies, B. Lynn
Pascoe, a souligné qu'il était temps de trouver une solution sur la question du
Sahara occidental, alors que des négociations sont entamées entre le Maroc et
le Polisario sous l'égide du Représentant spécial du Secrétaire général de
l’Onu sur la question, Peter van Walsum.
Les deux parties sont ainsi interpellées à négocier de bonne foi et à établir
une atmosphère de confiance mutuelle, rappelant l'engagement ferme des Nations
unies à tout entreprendre pour aider au succès de ce processus.
“L'impasse devient intolérable et il faut mettre fin au conflit sur le Sahara
occidental par une solution mutuellement acceptable qui permettra au peuple
sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination”, a-t-il dit. Toutefois, des
diplomates de l'Onu estiment que ces discussions, les premières depuis 2000
entre les protagonistes de la crise, constituent la meilleure chance de
progresser sur ce dossier.
“L'optimisme pourrait au final être justifié, mais il est probable qu'il se
révèle prématuré puisque les dynamiques sous-jacentes du conflit n'ont pas
changé”, note toutefois l'International Crisis Group dans un rapport consacré à
la question. A l'issue de la première journée, "un manque de volonté et de
sérieux" de la part de la délégation marocaine, a indiqué hier soir un membre
de la délégation sahraouie.
“Le Front Polisario a constaté le manque de volonté et de sérieux de la part de
la délégation marocaine aux négociations”, a déclaré M. Brahim Ghali, membre du
secrétariat national du Front Polisario et membre de la délégation sahraouie aux
négociations. L'ancien ministre de la Défense de la RASD et actuel représentant
du Front Polisario en Espagne, a affirmé que le Front Polisario déplore
“l'absence de volonté politique de la partie marocaine pour aller à des
négociations réelles pour une solution juste, durable et mutuellement
acceptable qui prenne en compte le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination”.
“Le droit à l'autodétermination, tel que confirmé par l'Onu et ses nombreuses
résolutions pertinentes, est un passage obligé et obligatoire pour arriver à
une solution politique du conflit du Sahara occidental”, a-t-il souligné, tout
en rejetant l'intransigeance “dont fait preuve le royaume du Maroc en proposant
comme seule option l'autonomie, une proposition qui viole non seulement la
légalité internationale, en voulant priver le peuple sahraoui de son droit à
décider de son devenir, mais part du postulat que le Sahara occidental est
marocain”.
Pour le délégué sahraoui, le principe d'autodétermination est “l'unique voie
pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental” car, a-t-il ajouté,
“il correspond aux dispositions contenues dans la charte des Nations unies,
l'ensemble des textes fondateurs de l'Onu et des nombreuses résolutions de son
Assemblée générale et de son Conseil de sécurité”. “La délégation sahraouie
défendra le droit à l'autodétermination.
Nous ne ferons aucune concession sur ce principe et cette exigence”, a-t-il
encore ajouté. M. Ghali a ensuite évoqué les travaux de la première journée qui
ont surtout porté sur la présentation de l'initiative marocaine pour la
négociation d'un statut d'autonomie du Sahara dans le cadre du royaume ainsi
que la proposition du Front Polisario pour une solution politique mutuellement
acceptable assurant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. M.
Ghali espère néanmmoins que “le Maroc fasse preuve d'une réelle volonté de paix
au bénéfice des deux peuples sahraoui et marocain et des peuples de la région”.
“Nous tendons au royaume du Maroc la main de la paix. Nous voulons parvenir à
une solution juste, durable et mutuellement acceptable.
Et c'est pourquoi, dans notre proposition, nous offrons toutes les garanties de
sécurité, de bon voisinage, d'intégrité territoriale, de coopération économique
et de respect des populations installées sur le territoire sahraoui et bien
d'autres avantages”, a-t-il plaidé, disant que le respect du droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination “s'inscrit en droite ligne de la légalité
internationale, mais est aussi à même de garantir la coopération et la
stabilité dans la région”. Au sujet du déroulement des négociations, il a
indiqué que la délégation sahraouie “a bon espoir que les négociations se
poursuivent et puissent déboucher sur une solution définitive au conflit”.
M. B.
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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/06/20/article.php?sid=55216&cid=2
NEGOCIATIONS DE MANHASSET
La délégation sahraouie relève "le manque de volonté politique et de sérieux des
Marocains"
Les négociations saharo-marocaines ont repris, hier, à Manhasset, localité de la
banlieue de New York. Le premier jour de ces négociations a été marqué par un
forcing de la délégation marocaine qui a tenté, une nouvelle fois, d’imposer
son plan d’autonomie.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) -
«Le Front Polisario a constaté le manque de volonté et de sérieux de la part de
la délégation marocaine aux négociations ouvertes lundi à Manhasset. Nous
déplorons l'absence de volonté politique de la partie marocaine pour aller à
des négociations réelles pour une solution juste, durable et mutuellement
acceptable, qui prenne en compte le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination », a déclaré, hier, à l’agence SPS, Brahim Ghali, le
représentant du Front Polisario en Espagne et membre de la délégation
sahraouie. Rapportant le déroulement du premier jour de ces négociations,
Brahim Ghali a expliqué que la délégation marocaine s’est attelée à présenter
son plan d’autonomie au Sahara occidental. Un plan qui, rappelons-le, a été
rejeté de facto par le Conseil de Sécurité de l’ONU à travers l’adoption de la
résolution 1754. Les négociateurs sahraouis ont, pour leur part, présenté leur
proposition politique qui, elle, prend en compte le droit à l’autodétermination
du peuple sahraoui. Nous tendons au royaume du Maroc la main de la paix. Nous
voulons parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable. Et
c'est pourquoi, dans notre proposition, nous offrons toutes les garanties de
sécurité, de bon voisinage, d'intégrité territoriale, de coopération économique
et de respect des populations installées sur le territoire sahraoui et bien
d'autres avantages", a-t-il souligné.
Contacté hier au téléphone, Mohamed Sidati, représentant du Front Polisario
auprès de l’Union européenne, a indiqué que les négociateurs devraient entrer
dans le vif du sujet lors du second jour de cette rencontre. «Il est toutefois
important de dire que les Marocains ne sont vraiment pas disposés à aller de
l’avant», dira Sidati. Ce haut responsable sahraoui estime toutefois que la
rencontre de New York est une pré-négociation. «Il ne faut pas s’attendre à ce
qu’il y ait du nouveau dans le règlement du conflit en deux jours de
négociations. Je pense que Manhasset est une pré-négociation. Il faudrait qu’il
y ait d’autres rencontres pour pouvoir avancer. Mais bien sûr, cela dépendra de
la volonté du Maroc pour sortir de l’impasse.»
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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=501889
Négociations entre le Polisario et le Maroc Retour à la case départ
par Sofiane M.
Les nouvelles négociations entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc sur
la question du Sahara Occidental, entamées lundi à Manhasset, une banlieue de
New York, n'aboutissent pas. Le Maroc ne voulant rien entendre que sa
proposition. Dès la première journée des négociations, la délégation du Front
Polisario a relevé, en effet, «un manque de volonté et de sérieux» de la part
des membres de la délégation marocaine, ce qui augurait déjà mal la suite des
prochains rounds de négociations organisées sous l'égide des Nations unies.
Lundi soir, M. Brahim Ghali, membre de la délégation sahraouie aux négociations
et membre du secrétariat national du Front Polisario, a regretté la «légèreté»
manifeste de la délégation marocaine dans l'examen de la proposition
d'autodétermination défendue par les Sahraouis.
Le Front Polisario déplore «l'absence de volonté politique de la partie
marocaine pour aller à des négociations réelles pour une solution juste,
durable et mutuellement acceptable qui prenne en compte le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination», a déclaré à l'APS cet ancien ministre de la
Défense de la République arabe sahraouie démocratique et actuel représentant du
Front Polisario en Espagne.
Il a fustigé l'intransigeance «dont fait preuve le Royaume du Maroc en
proposant comme seule option l'autonomie, une proposition qui viole non
seulement la légalité internationale, en voulant priver le peuple sahraoui de
son droit à décider de son devenir, mais part du postulat que le Sahara
Occidental est marocain».
M. Brahim Ghali a soutenu, dans ce contexte, que le principe
d'autodétermination du peuple sahraoui demeure «l'unique voie pour trouver une
solution au conflit du Sahara Occidental». «La délégation sahraouie défendra le
droit à l'autodétermination. Nous ne ferons aucune concession sur ce principe et
cette exigence», a insisté le délégué sahraoui. Abordant les travaux de la
première journée des négociations, qui se sont déroulés lundi à huis clos, il a
souligné qu'ils avaient concerné la présentation de l'initiative marocaine pour
la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara dans le cadre de
la souveraineté du royaume, de son intégrité territoriale et de son unité
nationale. Il a été aussi question de l'examen de la proposition du Front
Polisario pour une solution politique mutuellement acceptable assurant
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Les Nations unies
espéraient réussir, à travers ces nouvelles négociations, à obtenir une
solution politique durable du conflit entre le Front Polisario et le Royaume du
Maroc. La résolution 1754 du Conseil de sécurité recommande au SG de l'ONU
d'établir un rapport détaillé avant la fin de ce mois sur les avancées et
résultats de ces négociations.
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http://www.lejourdalgerie.com/Editions/210607/une/Lejour.htm
Sahara Occidental-Maroc
Les négociations se poursuivront en août
Les négociations entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc se poursuivront
pendant la deuxième semaine du mois d'août prochain, indique le communiqué
publié avant-hier sanctionnant les discussions entre les deux parties sur
l'avenir du Sahara occidental.
C’est dans la même ville de la banlieue new yorkaise, Manhasset que le premier
round de ces négociations sera reconduit, indique le même communiqué. Même si
le front Polisario avait critiqué l’attitude marocaine durant les deux premiers
jours des négociations, étant donné qu’il a mis sur la table des négociations la
seule option de l’autonomie du Sahara occidental, éludant ainsi les autres
solutions possibles au conflit, une autre lecture a été donnée au communiqué
ayant sanctionné ces entrevues. Ce serait donc «un succès relatif» signifiant à
la fois un véritable lancement du processus de négociations, puisque les deux
parties en conflit sont finalement parvenues à un accord pour poursuivre les
discussions et ont retenu une date et un lieu.
L’autre «fait positif notable», relevé les négociations ont respecté la
résolution 1754 et le format Baker qui stipule entre autres, la présence aux
négociations des pays voisins que sont l’Algérie et la Mauritanie. C’est un
processus de négociations qui a repris l’essentiel des dispositions de
l’article 2 de la résolution 1754, consacrant l’égalité de traitement des
propositions et initiatives soumises en avril dernier au secrétaire général de
l’ONU. Pour rappel, le front Polisario a relevé l’absence de volonté politique
et de sérieux de la part du Maroc pour aller à des négociations réelles pour
une solution juste en proposant comme seule option l’autonomie des territoires
en question. Ceci, alors que le représentant des nations unies avait vivement
recommandé aux négociateurs d’exclure toute condition préalable aux
négociations. Les délégués sahraouis considèrent de leur côté que le principe
d’autodétermination que le Maroc veut occulter est «l’unique voie» à même de
faire aboutir une solution à ce conflit. Un principe réitéré au premier jour de
ces négociations en signifiant clairement que «aucune concession» sur ce
préalable ne sera faite.
Fatima Arab
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http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=31680
Le Polisario déplore le «manque de volonté politique» du Maroc
par M.Z
Dans son discours à l’ouverture des négociations, le ministre marocain de
l’Intérieur, M. Chakib Benmoussa, avait considéré que l’initiative marocaine
d’autonomie «constitue la base» des négociations pour un règlement définitif du
conflit du Sahara occidental.
Après avoir rejeté cette initiative dans un premier temps, le Polisario s’était
dit prêt à l’intégrer dans les choix à proposer au peuple sahraoui en même
temps que l’indépendance ou l’intégration au Maroc, dans le cadre d’un
référendum d’autodétermination.
Le Front Polisario déplore «l’absence de volonté politique de la partie
marocaine pour aller à des négociations réelles pour une solution juste,
durable et mutuellement acceptable qui prenne en compte le droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination», a affirmé à la presse algérienne, M. Brahim
Ghali, l’ancien ministre de la Défense sahraoui, qui fait partie de la
délégation sahraouie aux négociations.
«Le droit à l’autodétermination, tel que confirmé par l’ONU et ses nombreuses
résolutions pertinentes, est un passage obligé et obligatoire pour arriver à
une solution politique du conflit du Sahara occidental», soulignait M. Ghali,
le représentant actuel du Polisario en Espagne.
Le responsable sahraoui a dénoncé l’attitude intransigeante «dont fait preuve le
Maroc en proposant comme seule option l’autonomie, une proposition qui viole la
légalité internationale et part du postulat que le Sahara occidental est
marocain».
La délégation sahraouie «défendra le droit à l’autodétermination. Nous ne ferons
aucune concession sur ce principe», a-t-il déclaré, dans des propos tenus la
veille à New York, par M. Mohamed Kheddad, un autre négociateur sahraoui.
«L’autodétermination appartient au peuple sahraoui et nul n’est en mesure de
faire de concession sur cette question qui relève de sa souveraineté. C’est
uniquement le peuple sahraoui qui peut en décider», déclarait M. Kheddad, à la
Chaîne III de la radio nationale.
«Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons que notre peuple soit
consulté sur son avenir», faisait-il valoir, avant de mettre en garde contre
l’éventualité d’un échec des négociations. Dans un tel cas, «les Sahraouis
seront obligés de se défendre par leurs propres moyens et, par conséquent,
revenir à la lutte armée», a-t-il averti.
M. Brahim Ghali déclare cependant avoir bon espoir que le Maroc «fasse preuve
d’une réelle volonté de paix au bénéfice des deux peuples sahraoui et marocain
et des peuples de la région». «Nous tendons au royaume du Maroc la main de la
paix.
Nous voulons parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable»,
a-t-il dit, rappelant que la proposition du Front Polisario offre «toutes les
garanties de sécurité, de bon voisinage, d’intégrité territoriale, de
coopération économique et de respect des populations (allusion aux colons
marocains, ndlr) installées sur le territoire sahraoui et bien d’autres
avantages».
A l’invitation des Nations unies, l’Algérie et la Mauritanie ont dépêché des
délégations conduites, respectivement, par M. Ramtane Lamamra, secrétaire
général du ministère des Affaires étrangères, et M. Sidi Mohamed Ould Boubacar,
ancien Premier ministre de la transition.
Pour sa part, «l’Algérie suit les négociations entre le Polisario et le Maroc
avec un très grande attention et avec un grand espoir que cette première
rencontre puisse précéder d’autres rencontres devant aller dans le sens de la
résolution du Conseil de sécurité des Nations unies», affirmait avant-hier
notre ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, dans une déclaration
à Alger.
La résolution 1754 du Conseil de sécurité, rappelle-t-on, demande aux deux
parties en conflit à engager «de bonne foi, et sans conditions préalables», des
négociations directes, sous les auspices du secrétaire général de l’ONU, M. Ban
Ki-moon, «en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et
mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara
occidental».
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/19/6210133
Négociations de Manhasset (New York)
Le Polisario relève “un manque de volonté” du Maroc
Par : EL MOUDJAHID
Le : mardi 19 juin 2007
La délégation du Front Polisario aux négociations de Manhasset (New York) sur
l’avenir du Sahara occidental a constaté, à l’issue de la première journée, "un
manque de volonté et de sérieux" de la part de la délégation marocaine, a
indiqué lundi soir à l’APS un membre de la délégation sahraouie.
"Le Front Polisario a constaté le manque de volonté et de sérieux de la part de
la délégation marocaine aux négociations ouvertes, lundi à Manhasset", a
déclaré M. Brahim Ghali, membre du secrétariat national du Front Polisario et
membre de la délégation sahraouie aux négociations.
L’ancien ministre de la Défense de la RASD et actuel représentant du Front
Polisario en Espagne, a affirmé que le Front Polisario déplore "l’absence de
volonté politique de la partie marocaine pour aller à des négociations réelles
pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne en
compte le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination".
"Le droit à l’autodétermination, tel que confirmé par l’ONU et ses nombreuses
résolutions pertinentes, est un passage obligé et obligatoire pour arriver à
une solution politique du conflit du Sahara occidental", a-t-il souligné, tout
en rejetant l’intransigeance "dont fait preuve le royaume du Maroc en proposant
comme seule option l’autonomie, une proposition qui viole non seulement la
légalité internationale, en voulant priver le peuple sahraoui de son droit à
décider de son devenir, mais part du postulat que le Sahara occidental est
marocain".
Pour le délégué sahraoui, le principe d’autodétermination est "l’unique voie
pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental" car, a-t-il ajouté,
"il correspond aux dispositions contenues dans la charte des Nations unies,
l’ensemble des textes fondateurs de l’ONU et des nombreuses résolutions de son
Assemblée générale et de son Conseil de sécurité".
"La délégation sahraouie défendra le droit à l’autodétermination. Nous ne ferons
aucune concession sur ce principe et cette exigence", a-t-il encore dit.
M. Ghali a, ensuite, évoqué les travaux de la première journée qui ont surtout
porté sur la présentation de l’initiative marocaine pour la négociation d’un
statut d’autonomie de la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté du
royaume, de son intégrité territoriale et de son unité nationale, ainsi que la
proposition du Front Polisario pour une solution politique mutuellement
acceptable assurant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
En présence de l’Envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara
occidental, M. Peter Van Walsum et du représentant spécial du secrétaire
général, coordinateur de la MINURSO, M. Julian Harston, les deux délégations
sahraouies et marocaines poursuivent mardi l’examen des deux propositions, a
indiqué M. Ghali qui a espéré que "le Maroc fasse preuve d’une réelle volonté
de paix au bénéfice des deux peuples sahraoui et marocain et des peuples de la
région".
"Nous tendons au royaume du Maroc la main de la paix. Nous voulons parvenir à
une solution juste, durable et mutuellement acceptable. Et c’est pourquoi, dans
notre proposition, nous offrons toutes les garanties de sécurité, de
bon-voisinage, d’intégrité territoriale, de coopération économique et de
respect des populations installées sur le territoire sahraoui et bien d’autres
avantages", a-t-il plaidé, disant que le respect du droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination "s’inscrit en droite ligne de la légalité internationale,
mais est aussi à même de garantir la coopération et la stabilité dans la
région".
Au sujet du déroulement des négociations, il a indiqué que la délégation
sahraouie "a bon espoir que les négociations se poursuivent et puissent
déboucher sur une solution définitive au conflit".
"Nous avons espoir que les discussions se poursuivent en toute bonne foi et dans
la sérénité. Nous demandons à la partie marocaine de faire preuve de bonne foi
et de réelle volonté politique de sortir de l’impasse et parvenir à une
solution qui ne lèse pas les droits du peuple du Sahara occidental",
souligne-t-il.
La délégation sahraouie aux négociations des 18 et 19 juin à Manhasset, sous
l’égide des Nations unies, dirigées par Mahfoud Ali Beida, président du Conseil
national sahraoui (Parlement), comprend le coordinateur sahraoui avec la
MINURSO, M’hamed Kheddad, le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU,
Ahmed Boukhari ainsi que les conseillers Bachir Sghaïr et Omar Abdellahi Sidi
Mohamed.
>>>>>>>>>>
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-200607-2.html
http://www.arso.org/negocAliBeiba190607.htm
DECLARATION DE MAHFOUD ALI BEIBA
PRESIDENT DU PARLEMENT SAHRAOUI ET CHEF DE LA DELEGATION DU FRONT POLISARIO
Le Polisario ne ménagera aucun effort pour répondre à l’attente de la communauté
internationale (responsable)
New York, 20/06/2007 (SPS) Le président du Parlement sahraoui, Mahfoudh Ali
Beiba, a indiqué que le Front Polisario "ne ménagera aucun effort pour répondre
a l’attente de la communauté internationale et fera en sorte que ce processus de
négociations aboutisse a faire prévaloir la justice et la légalité
internationale au Sahara occidental ainsi que la fraternité, l’harmonie et le
bon voisinage entre les peuples sahraoui et marocain et tous les peuples du
Maghreb".
Le chef de la délégation du Front Polisario a fait une déclaration à la presse à
l’issue du premier round de négociations entre lui et le Maroc qui s’est tenu à
Manhasset du 18 au 19 juin, dont voici le texte intégral :
"Au moment de la clôture de ces deux jours du début du processus de négociations
directes entre le FrontPolisario et le Royaume du Maroc, je voudrais exprimer au
secrétaire général et à son envoyé personnel les sincères remerciements duFront
Polisario pour leurs efforts qui ont permis à cet événement de se tenir.
Le Front Polisario a participé de bonne foi et un sens élevé des responsabilités
envers le peuple sahraoui et tous les peuples de la région en vue de contribuer
au succès de ce premier round.
Ces deux jours ont confirmé que pour parvenir à "une solution politique, juste
et mutuellement acceptable qui assure l’autodetermination du peuple du sahra
occidental", que la communauté internationale a assignée comme objectif à ces
négociations, il convient de s’armer de perséverance, de patience et de
créativité.
Le Front Polisario ne ménagera aucun effort pour répondre à l’attente de la
communauté internationale et fera en sorte que ce processus de négociations
aboutisse à faire prévaloir la justice et la légalité internationale au Sahara
Occidental ainsi que la fraternité, l’harmonie et le bon voisinage entre les
peuples sahraoui et marocain et tous les peuples du Maghreb.
La proposition du Front Polisario qui est sur la table procède de la volonté de
la direction politique sahraouie d’inscrire résolument ses efforts dans cette
perspective historique pour transcender les affres de 32 années de conflit.
C’est dans cet esprit que le Front Polisario a participé à ce round de
négociations qui s’achève aujourd’hui et nous participerons aux négociations
futures prévues pour la deuxième semaine d’août 2007 à Manhasset.
Le Front Polisario formule l’espoir que nos frères marocains feront l’histoire
avec nous en saisissant cette précieuse occasion qui nous est offerte.
Le Front Polisario formule également le vœu que la communaute internationale et
les Nations unies continueront d’assumer pleinement leurs responsabilités dans
le parachevement de la décolonisation du Sahara Occidental.
Je vous remercie."
Manhasset, 19.06.07
----------->
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/06/sps-200607-3.html
Sahraouis et Marocains se donnent rendez-vous pour août prochain
New York, 20/06/2007 (SPS) Les négociateurs du Front Polisario et du royaume du
Maroc réunis à Manhasset pour la recherche d'une solution politique du conflit
du Sahara Occidental se sont donnés rendez-vous pour la deuxième semaine d'août
prochain, au même lieu, pour poursuivre leurs travaux, a annoncé mardi soir M.
Peter Van Walsum.
Les négociations des deux jours (lundi et mardi) avaient réuni les délégations
des deux parties en conflit, comme stipulé dans la résolution 1754 du 30 avril
dernier du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental, invitées à engager
"des négociations sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte
des développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une
solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental".
Le premier round des négociations, tenu sous l'égide des Nations unies, était
placé sous la conduite du modérateur M. Peter Van Walsum, désigné par le
secrétaire général Ban Ki-Moon, et la participation de son représentant spécial
pour le Sahara Occidental et coordinateur de la MINURSO, Julian Harston.
Les négociations directes qui ont impliqué les seules délégations marocaine et
sahraouie, qui ont travaillé en séances restreintes et à huis clos, ont vu la
présence des délégations algérienne et mauritanienne, en leur qualité de pays
voisins et d'observateurs, comme retenu dans les accords signés (en 1997 et
2003) sous la férule de l'ancien secrétaire d'Etat américain et précédent
envoyé personnel du secrétaire général, James Baker.
Le communiqué sanctionnant les négociations des 18 et 19 juin rappelle
d'ailleurs ce que l'on appelle des négociations selon le format Baker,
c'est-à-dire des négociations entre les deux parties en conflit, le Maroc et le
Front Polisario, sous les auspices du secrétaire général de l'ONU, alors que les
représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, avaient assisté aux
seules séances d'ouverture (lundi en fin de matinée) et mardi soir et "ont été
consultés séparément" sur des questions les concernant.
Selon des observateurs à Manhasset, il apparaît à travers le communiqué
sanctionnant le premier round des négociations, que les deux parties en conflit
sont tout de même parvenues à "un succès relatif" signifiant à la fois, un
véritable lancement du processus de négociations, puisque les négociateurs se
sont mis d'accord pour poursuivre les discussions et ont retenu une date et un
lieu.
L'autre "fait positif notable", selon les mêmes observateurs, est que les
négociations se sont déroulées conformément à la résolution 1754 et ont
respecté le format Baker.
"Avec un prochain round fixé à la deuxième semaine d'août, c'est-à-dire dans
près de deux mois, cela signifie que le processus de négociation à bel et bien
démarré entre deux parties en conflit clairement identifiées et que le format
Baker a été respecté puisque les deux pays voisins ont été informés du
déroulement des discussions et consultés chaque fois que nécessaire", a fait
remarquer à l'APS un diplomate proche des négociations.
De l'avis de nombreux analystes à New York, les termes du communiqué diffusé à
l'issue des négociations marquent bien "un succès relatif" de ce premier round
avec la volonté partagée de poursuivre les négociations, de prendre rendez-vous
pour le prochain round et surtout de donner un cadrage au processus en cours qui
inscrit son action dans la dernière résolution du Conseil de sécurité.
En reprenant pour l'essentiel les dispositions de l'article 2 de la résolution
1754, le communiqué consacre, appuie et respecte l'égalité de traitement des
propositions et initiatives soumises en avril dernier au secrétaire général de
l'ONU, fait-on remarquer.
"Même si l'on peut raisonnablement penser que le Front Polisario et le Maroc se
sont strictement attachés à la défense de leurs positions respectives qui ont
été au cœur des discussions de lundi et mardi, il n'en demeure pas mois qu'un
succès relatif a été engrangé puisqu'il y a poursuite des négociations et pas
de rupture", expliquent les mêmes analystes.
"Ce succès relatif, ne signifiant pas une grande victoire ou une impasse, montre
qu'un processus de négociations est bien et bien lancé avec notamment la
fixation d'un prochain rendez-vous et la réaffirmation de la recherche d'une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne en
compte le droit du peuple du Sahara occidental à décider de son devenir",
estime-t-on.
L'autre fait marquant à retenir, alors que les plus pessimistes s'attendaient et
parlaient d'une rupture du processus dès le premier jour des discussions, est
que les deux jours pleins assignés aux retrouvailles entre Marocains et
Sahraouis ont été bien consommés et sanctionnés par des décisions agréées par
les deux parties en conflit.
Après le lancement des négociations, l'Envoyé personnel du secrétaire général
pour le Sahara occidental, M. Van Walsum, devra rendre compte des résultats de
cette consultations à Ban Ki-Moon à qui le Conseil de sécurité, dans sa
dernière réunion sur le Sahara Occidental, en avril dernier, a demandé de lui
faire rapport avant la fin juin.
Il est donc attendu que le communiqué constituera l'essentiel de la substance de
ce rapport d'étape que Ban Ki-Moon aura à présenter comme le stipule la
résolution 1754. (SPS)
020/090/700 201130 JUN 07 SPS
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7. MEDIA MAROCAINS
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/sahara_le_president/view
Le président du Conseil de sécurite "confiant" quant à l'issue du processus
entamé à Manhasset
New York (Nations Unies), 20/06/07- Le président du Conseil de sécurité pour le
mois en cours, l'ambassadeur de Belgique, Johan Verbeke, s'est déclaré
"confiant" que le processus de négociations entamées à Manhasset mènera à une
solution définitive à la question du Sahara.
"Nous sommes confiants que ce processus va être un processus solide qui nous
mènera à notre objectif commun, à savoir une solution définitive à cette
question", a indiqué à la MAP M. Verbeke.
Le diplomate belge a qualifié de "bon signal" la décision des parties de
reprendre, en août prochain, les négociations entamées les 18 et 19 à
Manhasset, sous l'égide des Nations Unies.
"Ce qui est un bon signal c'est que les parties se revoient d'ici peu, en août,
pour continuer les discussions", a-t-il dit.
Les pourparlers de Manhasset, auxquels ont pris part des délégations du Maroc,
du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie, s'inscrivent dans le cadre de
la mise en oeuvre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité appelant à des
négociations sur la base des derniers développements.
Dans cette résolution, le Conseil de sécurité avait salué la proposition
marocaine d'octroyer une large autonomie à la région du Sahara, la qualifiant
d'initiative sérieuse et crédible.
Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, devra soumettre au Conseil un
rapport sur ce premier round de pourparlers avant le 30 juin courant.
Dernière modification 20/06/2007 18:51
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/declaration_prelimin/view
Déclaration préliminaire de M. Benmoussa lors de la conférence de presse tenue à
New York
New York (NU), 20/06/07 - La délégation marocaine aux négociations sur la
question du Sahara a donné, mardi au siège de la mission permanente du Maroc
auprès de l'ONU à New York, une conférence de presse à l'issue du premier
round, tenu les 18 et 19 juin à Manhasset en banlieue new yorkaise.
Lors de cette conférence, tenue en présence des représentants de plusieurs
médias internationaux, le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a fait
une déclaration préliminaire dont voici le texte:
"Le premier round des négociations qui ont eu lieu conformément à la résolution
du Conseil de sécurité N. 1754 et sur la base de l'opportunité qu'offre
l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région
du Sahara, a pris fin.
Cette résolution a constitué une 'rupture' avec le passé et a enclenché un
nouveau processus en harmonie avec la volonté de la communauté internationale
dans le but de parvenir à une solution politique définitive négociée.
Ces négociations auxquelles a appelé le Conseil de sécurité sont le résultat des
efforts entrepris par le Royaume du Maroc afin de parvenir à une solution
politique devant mettre fin au conflit, en présentant une initiative élaborée
avec la participation de l'ensemble des composantes politiques du Royaume et du
Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, qui représente la
majorité des fils du Sahara.
Cette initiative a recueilli un large soutien international comme contribution à
la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région, de nature à
réunifier tous les Sahraouis et à mettre fin aux souffrances humaines endurées
par nos frères à Tindouf.
Ces négociations, auxquelles ont assisté nos frères Mauritaniens et Algériens,
ont été une occasion au cours de laquelle nous avons rencontré <une partie de
nos frères sahraouis>, pour travailler ensemble à trouver une solution politique
médiane, consensuelle et définitive à ce conflit qui perdure depuis des
décennies dans la région.
Le Maroc a annoncé, depuis l'adoption de la résolution onusienne, qu'il se
rendra aux négociations avec bonne foi et avec la main tendue, après avoir pris
l'initiative de proposer une solution 'réaliste', 'sérieuse' et responsable dont
l'esprit procède de la légalité internationale et des modèles d'autonomie en
vigueur dans les pays démocratiques, espérant que cette solution soit un moyen
pour la réalisation des aspirations des peuples de la région maghrébine à vivre
dans la paix et la sécurité.
La proposition marocaine prévoit également que le statut d'<autonomie> de la
région sera l'objet de négociations et sera soumis aux populations concernées
dans le cadre d'une consultation référendaire libre.
Ce référendum constitue, au regard de la légalité internationale, de la Charte
des Nations unies, des résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de
sécurité, un exercice libre par ces populations de leur droit à
l'autodétermination.
Le Maroc a une ferme volonté et détermination d'oeuvrer en vue d'assurer le
succès de ce processus et de parvenir à un règlement qui transcende l'impasse
et les séquelles du passé et réponde aux appels des Nations Unies et de la
communauté internationale. L'objectif du Maroc est également de sortir la
région de l'impasse, de la prémunir contre les dangers du terrorisme, du crime
organisé et à bâtir l'avenir du Maghreb arabe sur de nouvelles bases de
réconciliation et de coopération.
Au cours de ce round de négociations, qui s'est déroulé deux jours durant, le
Maroc a présenté sa proposition portant sur l'octroi d'une large autonomie à la
région du Sahara. Ce round a été une occasion historique qui a permis
l'ouverture d'un dialogue entre l'<ensemble> des Sahraouis, avec la
participation agissante du Conseil royal consultatif pour les affaires
sahariennes, en la personne de son président.
Dans ce cadre, la délégation marocaine a affirmé que cette Initiative a été
accueillie positivement par la communauté internationale et le Conseil de
sécurité à travers la résolution 1754 qui la considère comme 'sérieuse' et
'crédible' et offrant un élément nouveau de la négociation. Elle est l'<unique>
solution réaliste et indivisible pour le règlement de ce conflit, à même de
permettre les retrouvailles de tous les fils du Sahara, de préserver leur
dignité et de leur garantir une vie décente.
Le Maroc a également affirmé que l'Initiative qu'il a présentée et en dépit de
sa complémentarité et de son homogénéité reste ouverte à l'<enrichissement>,
dans le cadre de la négociation consensuelle et le respect du principe de
l'<intégrité territoriale> du Royaume du Maroc.
En dépit de la bonne foi affichée par le Maroc lors de ces négociations, l'autre
partie a campé sur ses positions antérieures et n'a formulé <aucune> proposition
<constructive> devant permettre de sortir de l'impasse. Pis encore, elle est
restée attachée à des plans antérieurs que le Conseil de sécurité et la
communauté internationale ont attesté de leur <inapplicabilité>, au même titre
qu'elle s'est retranchée derrière des interprétations <étriquées> et des
lectures <sélectives> du principe de l'autodétermination.
Nous regrettons en outre que les déclarations de l'autre partie restent
négatives et ne répondant pas à la volonté de la communauté internationale
d'entamer des négociations constructives et empreintes de bonne foi et de
responsabilité.
Ces positions confirment que le Front Polisario et ceux qui le soutiennent n'ont
pas encore saisi l'importance de cette opportunité historique et la chance
qu'elle offre pour réaliser la paix et la réconciliation, sceller les
retrouvailles et mettre un terme au drame humanitaire que vivent nos frères
dans les camps de Tindouf depuis des décennies.
Le Maroc réaffirme sa volonté sincère et sa ferme détermination à aller de
l'avant dans ce processus et à poursuivre un dialogue constructif sur la base
de la dynamique enclenchée par la proposition marocaine, sous l'égide des
Nations Unies, mû en cela par le grand espoir de clore ce conflit, pour le bien
de l'ensemble des parties".
Dernière modification 20/06/2007 06:36
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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/m._benmoussa__les_ne/view
Benmoussa: les négociations de Manhasset, une occasion pour tourner la page du
passé
Manhasset (NY), 20/06/07 - Le premier round des négociations sur la question du
Sahara, qui s'est déroulé les 18 et 19 juin courant à Manhasset, en banlieue
new yorkaise, a été l'occasion pour tourner la page du passé, a déclaré le
ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.
La tenue de cette réunion que le Maroc appelait de ses voeux a permis de
rappeler le cadre général de ces pourparlers, suite à l'adoption par le Conseil
de sécurité de la résolution 1754, qui qualifie l'initiative marocaine
d'<autonomie> de "sérieuse et crédible", a souligné M. Benmoussa dans une
déclaration à la presse à l'issue de ces négociations.
Le Conseil de sécurité, a-t-il dit, a également appelé les parties à tenir
compte des derniers développements qu'a connus la question du Sahara, ajoutant
que l'initiative marocaine garantit le principe d'autodétermination auquel fait
référence le Conseil de sécurité.
M. Benmoussa a, en outre, souligné que ce premier round, qui s'est tenu sous
l'égide des Nations Unies, a été l'occasion pour le Conseil Royal Consultatif
pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) d'exprimer la voix de la majorité des
Sahraouis et qui se trouvent au Maroc.
Il a également permis d'expliquer la proposition marocaine et de dire que la
main du Maroc reste tendue pour que ce dialogue puisse s'inscrire dans un
processus ouvert, a-t-il poursuivi.
Un communiqué de l'ONU, rendu public au terme de ce premier round, avait annoncé
que le processus de négociations sur le Sahara se poursuivra à Manhasset au
cours de la deuxième semaine d'août prochain.
Le Maroc a été représenté à ces négociations par une importante délégation
composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri,
ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Fouad Ali El
Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, Président du
Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes, Mohamed Yassine
Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation et El Mostafa
Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'ONU.
Dernière modification 20/06/2007 06:36
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/le_maroc_reitere_la/view
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=7748
Le Maroc réitère la nécessité de mesurer l'opportunité historique actuelle pour
résoudre définitivement la question du Sahara
New York, 20/06/07 - La délégation marocaine aux négociations de Manhasset a
réitéré, mardi soir, l'importance pour l'autre partie de mesurer "l'opportunité
historique actuelle" en vue de résoudre définitivement la question du Sahara,
rappelant que l'Initiative marocaine exposée lors de ce premier round
"constitue la meilleure garantie et la meilleure forme de réconciliation qui
puisse être présentée aux populations de la région".
"Nous avons bon espoir qu'à travers les discussions qui ont déjà eu lieu que
cela fasse réfléchir et qu'à travers celles qui vont avoir lieu début août,
l'autre partie puisse mesurer tout l'effort qui est fait et saisir cette
opportunité historique pour mettre fin aux souffrances d'une partie de la
population sahraouie", a souligné le ministre de l'Intérieur, M. Chakib
Benmoussa lors d'une conférence de presse à laquelle ont également pris part
MM. Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la
Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna
Ould Errachid, président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires
Sahariennes (CORCAS), Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et
de la Documentation, et El Mostafa Sahel, représentant permanent du Maroc à
l'ONU, accompagnés des conseillers techniques, MM. Maouelainin Maouelainin Ben
Khelihenna, Secrétaire général du CORCAS, et Mohamed Saleh Tamek, Wali de la
région de Rio de Oro-La Güera.
En réponse aux questions des représentants de la presse accrédités auprès de
l'ONU à New York, M. Benmoussa a ajouté que l'initiative marocaine saluée par
la communauté internationale offre à la population "qui se trouve aujourd'hui
dans des camps, la possibilité de retourner dans son pays, oeuvrer pour le
développement de sa région et jouir de ses droits politiques, économiques et
sociaux".
Revenant sur les deux journées de négociations, le responsable marocain a relevé
que le Maroc a présenté à Manhasset le contenu de son initiative, laquelle "se
fonde sur une approche de compromis qui garantit l'autodétermination et
garantit également la gestion locale aux plans politique, économique et sociale
par la population de la région", déplorant que la position du Polisario "n'ait
pas évolué".
"Nous considérons ces négociations comme historiques. A travers le dialogue et
la négociation, nous espérons que nos frères à Tindouf comprennent toute la
signification de cette initiative marocaine audacieuse", a-t-il affirmé.
Le ministre a précisé à cet effet que la solution proposée par le Maroc repose
sur une démarche privilégiant la discussion et les négociations pour parvenir à
"une solution de compromis acceptée par l'ensemble des parties".
"Il est évident que toute autre solution qui cristallise les divisions et sépare
les populations en allant vers l'extrême risque de créer davantage de problèmes
et ne peut être une solution durable qui garantisse la paix et la stabilité
dans la région", a-t-il encore souligné. Abondant dans le même sens, M. Fassi
Fihri a affirmé que c'est grâce à la dynamique enclenchée par le Maroc à
travers son initiative d'<octroyer> une 'large autonomie' à la région du Sahara
que les négociations de Manhasset ont pu avoir lieu.
"Le Royaume a oeuvré inlassablement en associant l'ensemble des partis
politiques et la majorité des Sahraouis, qui vit au sud du Maroc, à concevoir
une solution gagnant-gagnant pour créer cette nouvelle dynamique", a dit le
ministre délégué aux affaires étrangères et à la coopération.
Et d'indiquer que le Conseil de sécurité a dit clairement que les efforts
fournis par le Maroc sont 'sérieux' et 'crédibles' et que les négociations
doivent prendre en compte les derniers développements survenus pendant les
derniers mois, à savoir l'Initiative du Royaume.
Par contre, a-t-il dit, le Polisario a décidé à la toute dernière minute de
soumettre dans la précipitation une soi-disant nouvelle proposition qui n'est
pas du tout nouvelle, puisqu'elle reprend tout simplement ses positions déjà
connues et impossibles à mettre en oeuvre de l'avis même des Nations Unies.
"Nous ne pensons pas que, jusqu'à aujourd'hui, l'autre partie est prête à
avancer et à tenter de parvenir ensemble à une solution politique", a dit le
ministre, précisant que ce qu'a proposé le Royaume est "<inédit> au Maroc et
dans la région".
"Nous avons fait cet effort pour parvenir à une solution consensuelle et nous
espérons que durant les prochaines négociations nous allons concrètement
pouvoir aller de l'avant et discuter de cette proposition globale et compacte
introduite par le Maroc".
De son côté, le président du CORCAS, M. Khalihenna Ould Errachid, est revenu en
premier sur les raisons de l'échec de tous les processus antérieurs engagés par
l'ONU pour régler le différend sur le Sahara, dont le plan Baker II, à cause de
leur inapplicabilité tant pour des raisons techniques que politiques.
Et de souligner que pour arriver à une solution de ce dossier, les parties
doivent parvenir à un compromis.
"Qui dit compromis, dit renonciation aux demandes maximales", a-t-il noté,
indiquant que le Polisario devrait renoncer au 'séparatisme'.
Le président du CORCAS a affirmé à cet égard que "le Polisario n'est pas un
mouvement indépendantiste. C'est un mouvement 'séparatiste' car il <n'est pas>
le représentant de la totalité de la population sahraouie".
"Nous pensons que ces négociations vont enseigner à ce mouvement
politico-militaire qui est le Polisario la culture du compromis et de consensus
pour résoudre un problème aussi complexe et aussi compliqué", a ajouté M.
Khalihenna Ould Errachid, estimant qu'il "faut beaucoup de patience, de
concessions, de dialogue et de renonciations aux dogmatismes et aux concepts
doctrinaires".
Il a enfin estimé que les négociations de Manhasset ont été "positives, puisque
nous avons dialogué entre frères en présence des pays voisins et que peut être
dans le prochain round d'août, on pourra avancer positivement si la bonne foi
et les bonnes intentions sont là".
En ce qui concerne le Maroc, a-t-il poursuivi, "la bonne foi et les bonnes
intentions sont là et on l'a démontré et nous attendons de l'autre partie de
renoncer à ses demandes impossibles à réaliser et qui, en réalité, ne sont que
des atermoiements pour ne pas arriver à une solution".
Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie ont
pris part lundi et mardi à ces négociations sur le Sahara, processus qui se
poursuivra au cours de la deuxième semaine d'août prochain à Manhasset.
Dernière modification 20/06/2007 06:48
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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/le_premier_round_des/view
Le premier round des négociations a été "un succès", affirme M. Ould Errrachid
Manhasset (NY), 20/06/07 - Le premier round des négociations sur la question du
Sahara, qui s'est tenu sous l'égide des Nations Unies, les 18 et 19 juin à
Manhasset (New York), a été "un succès" dans la mesure où "on est arrivé à une
situation où le dialogue a été établi", a affirmé le Président du Conseil Royal
Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), M. Khelihenna Ould Errachid.
"C'est exactement ce que souhaite le Maroc, qui a toujours été pour le dialogue
en vue d'arriver à une solution politique et définitive à la question du
Sahara", a-t-il souligné dans une déclaration à la presse mardi à l'issue de ce
premier round.
Le Maroc "souhaite que ce dialogue puisse, dans le cadre d'une culture de
transparence, aboutir finalement à un compromis honorable", a-t-il dit
rappelant la dynamique qu'a suscitée la proposition marocaine d'<autonomie>, qui
est "un grand projet".
"Nous sommes optimistes et nous formons le voeu que la bonne foi et la bonne
volonté de toutes les parties, le Maroc, le polisario, ainsi que les pays
voisins, puissent permettre d'aboutir à une solution qui mette fin à la
situation d'impasse", a ajouté Ould Errachid.
Le Maroc, a-t-il souligné, à ce propos, a mis sur la table "suffisamment
d'éléments importants et fondamentaux pour en finir une fois pour toute avec ce
conflit".
Ce premier round, qui s'est déroulé dans "une bonne ambiance" a été marqué par
"un dialogue franc et transparent", ce qui constitue en soi "une grande
avancée".
Le Maroc a été représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb
Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération,
Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid,
Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation
et El Mostafa Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de
l'ONU.
Dernière modification 20/06/2007 06:38
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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/le_processus_de_nego/view
Le processus de négociations se poursuivra à Manhasset en août prochain
Manhasset (USA), 20/06/07 - Le processus de négociations sur le Sahara se
poursuivra à Manhasset au cours de la deuxième semaine d'août prochain,
souligne mardi un communiqué de l'ONU à l'issue de pourparlers de deux jours,
tenu en application de la résolution 1754 du Conseil de sécurité qui a appelé à
des négociations sur la base des derniers développements.
"Conformément à la résolution 1754 du 30 avril 2007 du Conseil de Sécurité sur
le Sahara occidental, le Secrétaire général a pris des dispositions pour que le
Maroc et le Front Polisario engagent des négociations sans conditions
préalables, de bonne foi, en tenant compte des développements survenus ces
derniers mois, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement
acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental",
souligne le communiqué.
"La réunion a été tenue sous les auspices du Secrétaire général à Manhasset,
(Etat de New York), au Greentree Estate, les 18 et 19 juin 2007, avec la
participation des parties, le Maroc et le Front Polisario. Des représentants
des pays voisins, 1'Algérie et la Mauritanie, étaient également présents aux
séances d'ouverture et de clôture et ont été consultés séparément", précise le
communiqué.
Selon la même source, "lors de la réunion, les négociations ont commencé comme
prévu dans la résolution 1754 du Conseil de sécurité. Les parties sont
convenues que le processus de négociations se poursuivra à Manhasset pendant la
deuxième semaine d'août 2007".
Dernière modification 20/06/2007 06:44
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=79173
Sahara: Le Maroc et le Polisario sous le même toit
· Négociations dans un climat détendu
· Un deuxième rendez-vous pour bientôt
La nuit porte conseil, dit-on. C’est peut-être pour cette raison que quatre
membres de chacune des délégations du Maroc et du Polisario ont été invités par
le représentant du secrétaire général des Nations unies à dormir sous le même
toit (de la résidence de Manhasset), lundi soir. Ils ont donc dîné ensemble et
ont pu de manière officieuse continuer leurs discussions dans une atmosphère
«très détendue». Les autres membres ainsi que les délégations algérienne et
mauritanienne avaient repris le chemin de l’hôtel dès la fin du premier round
des négociations.
Entamées lundi dernier à Manhasset, dans la banlieue de New York, les
négociations à huis clos sur la question du Sahara devaient s’achever, hier
mardi en fin de journée et en présence du facilitateur de l’ONU Peter Van
Walsum, sur une note d’optimisme. En effet, des sources proches de la
délégation marocaine, contactées par L’Economiste, ont rapporté que les deux
délégations devaient convenir d’un nouveau rendez-vous pour reprendre leurs
négociations.
Les deux parties avaient tenu lundi deux séances de travail. La première a été
entamée à 11 heures locales (15 h GMT) en présence des délégations algérienne
et mauritanienne. Les membres des délégations prenant part à ce premier round,
qui se tient sous l’égide des Nations unies, ont par la suite déjeuné ensemble,
autour de la même table, avant de reprendre les discussions à 14 h locales (18 h
GMT). Cette deuxième séance des négociations, à laquelle ont pris part seulement
les membres des délégations marocaine et du Polisario, a duré quatre heures.
Les deux parties ont toutefois abordé ce rendez-vous avec des approches
divergentes. Le Polisario campe sur ses positions puisque ses délégués «s’en
tiennent à l’indépendance qui garantirait les intérêts Marocains dans la
région», apprend-on. Alors que le Maroc ne cède pas d’un iota sur sa
souveraineté mais propose un plan de «large autonomie».
C’est ainsi que le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé que
l’initiative marocaine d’autonomie constitue la base des négociations pour un
règlement définitif de la question du Sahara, dont elle pose les fondements.
Cependant, «l’initiative marocaine n’est pas à prendre ou à laisser», a dit
Benmoussa notant qu’à travers cette démarche, le Maroc a apporté la preuve
irréfutable de sa bonne volonté.
Le Royaume «a réitéré ainsi sa disposition totale à négocier de bonne foi en vue
de parvenir à une solution politique consensuelle et définitive sur la base de
la proposition marocaine d’autonomie qui est conforme à la légalité
internationale et au principe d’autodétermination». Elle correspond aussi au
projet de société démocratique du Maroc nouveau, ainsi qu’à ses droits
historiques et ses liens sacrés avec son Sahara, qui a toujours été l’une des
composantes de son identité, a dit Benmoussa. Pour ce dernier, «ce conflit, qui
est un résidu de la guerre froide, doit au plus vite trouver sa solution pour
s’atteler aux défis du monde d’aujourd’hui en matière de développement
économique et social, de respect de la dignité humaine, de sauvegarde de la
paix et de lutte contre les dangers terroristes».
Pour sa part, Khalli Hanna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif
pour les affaires sahariennes (Corcas), a affirmé que la résolution de la
question du Sahara a besoin de réalisme et d’objectivité, car elle doit tenir
compte d’une vérité incontournable: les liens historiques profonds entre les
habitants de la région avec le Royaume et ses souverains, grâce à la Beiaâ. Il
a mis en exergue la «chance historique qu’offre cette rencontre directe entre
frères». «Les nôtres (ndlr: les Sahraouis) veulent une solution et, qu’ils
soient dans les camps ou ailleurs, ils savent que cette Initiative est la seule
possible», a-t-il souligné. «Nos frères du Polisario ne doivent pas y voir une
défaite ou une concession, mais une victoire qui leur permet de réaliser ce
pourquoi ils ont milité depuis 32 ans».
L’ONU hausse le ton
La première journée de négociation a été marquée par l’intervention de Lynn
Pascoe au nom du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. «Ce jour marque le
début d’une nouvelle phase dans la recherche d’une solution sur le Sahara», a
souligné Pascoe. Il a ainsi invité les parties à «procéder de bonne foi et à
établir une atmosphère de confiance mutuelle» avant de souligner «le ferme
engagement de l’ONU à apporter son soutien aux négociations». L’impasse est
devenue «intolérable et le conflit du Sahara doit arriver à une fin à travers
une solution mutuellement acceptable», a-t-il ajouté.
Jamal Eddine HERRADI
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http://www.aujourdhui.ma/nation-details55294.html
L’<autonomie> du Sahara, une solution d’avenir pour un conflit du passé
L’ONU a voulu, entre le Maroc et le Polisario, des négociations apaisées malgré
les <gesticulations d’usage> de ceux qui veulent aborder l’avenir en marche
arrière.
Le domaine de Greentree se trouve dans la localité cossue et boisée de Manhasset
à Long Island dans les alentours de New York. Tout ici respire le calme et la
sérénité, à l’américaine, à grande dose de chlorophylle et d’immensité verte.
Rares sont ceux qui pensent, ce 18 juin 2007, que leur ville abrite des
négociations au sujet d’un conflit qui blesse le nord de l’Afrique depuis plus
de trente ans.
L’ONU a voulu, entre le Maroc et le Polisario, des négociations apaisées malgré
les gesticulations d’usage de ceux qui veulent aborder l’avenir en marche
arrière. Seule, devant le domaine, une agitation assez limitée entretenue par
quelques caméras de télévision et un car de transmission satellitaire laisse
penser qu’il y a un événement particulier dans le coin.
Pour le reste, il ne se passe rien. Les discussions se passent à huis clos. Les
deux délégations sont prises en charge, dans un confinement étudié, par le vice
secrétaire général de l’ONU chargé des Affaires politiques, B. Lynn Pascoe, et
Peter Van Waslum, le chargé du dossier du Sahara pour le compte de
l’organisation internationale.
Pourquoi une si vieille affaire s’est-elle accélérée subitement ?
Le Polisario a-t-il tout à coup imposé un consensus mondial autour de sa
revendication d’indépendance lourdement sponsorisée par l’Algérie ?
L’Algérie, elle-même, a-t-elle rendu chez elle la cause de ses protégés si
populaire que celle-ci devient vitale pour son avenir ?
Qu’y a-t-il, finalement, eu d’exceptionnel pour que des 'séparatistes'
professionnels et exaltés viennent à une table de négociations qu’ils ont
toujours fuie ?
Le 'seul' élément 'nouveau' dans toute cette scabreuse affaire, c’est l’offre
marocaine d’<autonomie> telle qu’elle est soutenue par les USA, la France,
l’Espagne et, notamment, la Grande-Bretagne, et telle qu’elle est 'consacrée'
par la résolution 1754 du Conseil de sécurité. Si les lignes ont bougé et si
les frontières de la pensée unique sont tout à coup devenues franchissables par
l’idée de paix, c’est bien parce que, sur ce point, il y a une véritable
perspective de résolution du conflit formulée d’une manière posée et
rationnelle par les Marocains.
Quels sont les risques des négociations de Manhasset ?
Un expert de la délégation marocaine n’en voit pas.
«Soit le Polisario cherche le clash et il en assumera seul la responsabilité,
auquel cas l’ONU sera obligée d’en prendre bonne note.
Soit les deux jours de négociations se passent bien et nous sommes alors dans un
vrai processus de paix.
Soit le Polisario mise sur la surenchère et sort un lapin de son chapeau sous la
forme d’une contre proposition de solution qui tendrait à faire croire qu’il
existe un autre plan de paix et on revient alors à la case de départ d’avant la
résolution 1754 ce qui, en fait, n’est pas sérieux du tout.».
On voit bien avec ce développement que la 'clairvoyance' de la délégation
marocaine est réelle. Le paradigme de l’affaire du Sahara a changé. L’offre
d’<autonomie> libère toutes les intelligences et rend possibles toutes les
audaces.
Pourquoi désormais les dirigeants du Polisario acceptent-ils de «vivre» avec une
réalité qui s’appelle le Corcas et qui leur dispute réellement la
représentativité des Sahraouis?
La réponse à cette question est un des premiers acquis de Manhasset. Mahfoud Ali
Beiba, le chef de la délégation du Polisario, a été amené à écouter, par deux
fois, jusqu’au bout les interventions de Khalli Henna Ould Errachid, le
président du Corcas, le premier jour des discussions. C’est un fait remarquable
et qui n’a pas échappé aux observateurs. La page de la représentation unique et
exclusive des Sahraouis par le Polisario est désormais définitivement tournée.
Ce facteur de diversité, de pluralisme et de 'démocratie' rend caduques toutes
les approches «staliniennes» ou supposées «révolutionnaires» du conflit. Cela
veut dire en clair qu’un conflit du 21ème siècle ne peut être réglé avec des
instruments, notamment idéologiques, du 19ème siècle. Dans ce sens, les
Sahraouis, tous les Sahraouis, qui sont invités à gérer directement leurs
affaires ont déjà gagné. Ils ne laisseront jamais un mouvement 'dit de
libération' les spolier de 'leurs droits garantis', de les exclure de la
gestion de leurs affaires ou les priver du bénéfice de la stabilité politique,
de l’égalité de tous et d’une authentique 'démocratie' que leur offre
l’<autonomie> sous <souveraineté marocaine> sous l’égide d’une monarchie
<moderne>.
• DNES à New York
Khalil Hachimi Idrissi
Proximité
Yassine Mansouri, Fouad Ali El Himma, Khalli Henna Ould Errachid et Taieb Fassi
Fihri passent la nuit du 18 au 19 juin 2007 au domaine de Greentree à
Manhasset. Les stratèges des Nations Unies ont voulu que la proximité des
délégations soit un atout pour la réussite des négociations. Tout est fait pour
que les repas, les collations, les pauses, ou même la soirée, soient mis à
profit pour créer une convivialité susceptible d’aider les uns et les autres à
dépasser les contradictions inhérentes à ce conflit factice. Cette vision un
peu «naïve» donne, au moins, aux négociations la chance de générer leur
dynamique propre qui peut sensiblement diminuer l’influence du donneur d’ordre
algérien.
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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=73684
Négociations pour résoudre la question du Sahara
L'initiative marocaine comme base
Publié le : 19.06.2007 | 16h12
Entamées à Manhasset, dans la banlieue de New York, elles ont repris hier mardi
Les négociations sur la question du Sahara entamées à Manhasset, dans la
banlieue de New York, ont repris hier mardi.
La délégation marocaine est intervenue à l'ouverture, lundi à Manhasset, aux
Etats-Unis, du premier round des négociations qui se tiennent sous les auspices
des Nations unies pour un règlement définitif de la question du Sahara.
Ainsi, Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, a affirmé que l'initiative
marocaine d'autonomie constitue la base des négociations pour un règlement
définitif de la question du Sahara, dont elle pose les fondements.
M. Benmoussa a tenu à souligner que l'initiative marocaine n'est pas à prendre
ou à laisser, notant qu'à travers cette démarche, le Maroc a apporté la preuve
irréfutable de sa bonne volonté.
Le Royaume, a-t-il ajouté, a réitéré ainsi sa disposition totale à négocier de
bonne foi en vue de parvenir à une solution politique consensuelle et
définitive sur la base de la proposition marocaine d'<autonomie> qui est,
a-t-il insisté, conforme à la légalité internationale et au principe
d'autodétermination.
Elle correspond aussi au projet de société 'démocratique' du Maroc 'nouveau',
ainsi qu'à ses 'droits historiques' et ses liens 'sacrés' avec 'son' Sahara,
qui a 'toujours' été l'une des composantes de son identité, a dit M. Benmoussa,
ajoutant que ce conflit, qui est un résidu de la guerre froide, doit au plus
vite trouver sa solution pour s'atteler aux défis du monde d'aujourd'hui en
matière de développement économique et social, de respect de la dignité
humaine, de sauvegarde de la paix et de lutte contre les dangers terroristes
qui guettent le monde de l'après 11 septembre 2001.
Sinon, a-t-il averti, le drame humanitaire que vivent nos frères sahraouis à
Tindouf ira en s'aggravant, attisera les tensions dans la région et l'exposera
à une balkanisation contagieuse, porteuse de dangers pour ses peuples et ses
tribus. L'avenir, a-t-il souligné, est à la réconciliation, la paix et la
coopération qui ouvrent grande la voie devant l'édification du Maghreb des Cinq
et à la solidarité africaine. Pour cette raison, la main du Maroc restera tendue
à ses fils originaires des provinces du Sud et à ses voisins, notamment
l'Algérie.
Le ministre a mis l'accent sur l'impératif du 'respect' de la 'souveraineté' du
Royaume, de son 'unité nationale' et de son 'intégrité territoriale' qui,
a-t-il insisté, ne peuvent faire l'objet d'<aucune> <concession> ou de
marchandage.
Après avoir remercié le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon et son
envoyé personnel, Van Walsum, pour les efforts déployés pour préparer cette
rencontre, M. Benmoussa a souligné que les participants à cette réunion sont
les membres d'une seule et même famille et que, de par la logique de
l'histoire, les valeurs sublimes de la religion musulmane et l'inéluctabilité
d'un avenir commun, les Sahraouis "dont on a été séparé finiront par retrouver
la mère patrie".
Tout en se réjouissant de la présence de la Mauritanie et de l'Algérie à cette
réunion, le ministre a appelé les dirigeants algériens à faire preuve de
sagesse et de clairvoyance et à apporter une contribution active aux efforts
déployés pour parvenir à une solution à ce différend artificiel.
Le Maroc, a-t-il dit, restera ouvert à toute proposition unioniste et
constructive de l'Algérie, se félicitant des liens séculaires de fraternité et
des relations de coopération, de compréhension, de solidarité et de bon
voisinage entre Rabat et Nouackchott.
Et de conclure que ces négociations sont une chance historique "que nous devons
saisir pour répondre aux attentes de nos peuples, de nos amis et de l'ensemble
de la communauté internationale".
Pour sa part, Khelihenna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif
pour les Affaires sahariennes, a affirmé que la résolution de la question du
Sahara a besoin de réalisme et d'objectivité, car elle doit tenir compte d'une
vérité incontournable : les liens historiques profonds entre les habitants de
la région avec le Royaume et ses Souverains, grâce à la Beiaa sacrée.
M. Ould Errachid a mis en exergue la "chance historique qu'offre cette rencontre
directe entre frères", se disant heureux d'exprimer ce que ressent la majorité
des Sahraouis qui vivent en paix au Maroc et qui n'ont que rarement l'occasion
de faire entendre leur voix à l'ONU et à la Communauté internationale. La
conjoncture actuelle aux plans régional et international, a-t-il fait observer,
est plus que jamais favorable pour mettre un terme aux souffrances "des nôtres à
Tindouf" et à la séparation des familles en vue de s'orienter vers la
réconciliation.
Et de noter, à ce propos, que l'initiative marocaine d'autonomie, à
l'élaboration de laquelle les membres du Corcas ont contribué en toute
transparence, sincérité et démocratie, constitue la solution médiane et
l'unique voie réaliste pour résoudre le différend, a-t-il dit. Tout en
sauvegardant la souveraineté du Royaume et son intégrité territoriale, elle
reconnaît aux populations du territoire leurs droits politiques,
socio-économiques et culturels, et leur permet de gérer elles-mêmes les
affaires de leur région, a-t-il dit.
"C'est une initiative réaliste et réalisable qui prévoit un gouvernement
sahraoui, un parlement sahraoui démocratiquement élu et un appareil judiciaire,
ainsi que les organes et les moyens d'une bonne gestion des institutions", a
poursuivi M. Ould Errachid, ajoutant que cette démarche ouvre la voie à
l'édification du Maghreb et offre de larges perspectives de négociation de ses
dispositions portant sur l'<autonomie>. "Les nôtres veulent une solution et,
qu'ils soient dans les camps ou ailleurs, ils savent que cette initiative est
la seule possible", a-t-il souligné en indiquant que "nos frères du polisario
ne doivent pas y voir une défaite ou une concession, mais une victoire qui leur
permet de réaliser ce pourquoi ils ont milité depuis 32 ans".
En politique, a indiqué le président du Corcas, le but est de réaliser des
objectifs et non pas de militer pour militer d'autant plus qu'il n'y a que deux
choix : la solution réaliste et possible qu'offre l'initiative ou le choix
négatif et nihiliste qui ne peut qu'accentuer les drames et les souffrances de
toute la région.
"Le Maroc et toutes ses composantes et forces vives, sous la conduite de S.M. le
Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, est unanime à vous appeler à saisir
l'occasion historique qu'offre l'initiative d'autonomie", a souligné M. Ould
Errachid, ajoutant que le Royaume, dont les Sahraouis ont constitué depuis plus
de 14 siècles l'un des piliers de son Etat séculaire, "exhorte ce que recèle le
plus profond de vous-même en sentiments nationalistes ancestraux et sincères, à
venir contribuer à l'édification du Maroc uni, démocratique et développé".
"Je vous en conjure, chers frères du polisario, faites entrer la joie et
l'espoir dans toutes les maisons et tentes sahraouies et emplissez de bonheur
les cœurs de tous les enfants, femmes, jeunes et vieillards sahraouis, là où
ils se trouvent".
Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations par une importante
délégation composée de Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taieb Fassi
Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali
El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, président
du Conseil royal consultatif pour les Affaires sahariennes, Mohamed Yassine
Mansouri, directeur général des études et de la documentation et El Mostafa
Sahel, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'ONU.
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AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA
Convivialité partagé par les délégations du Maroc et du Polisario
Moment de convivialité partagé par les délégations du Maroc et du Polisario: Les
repas et le gite partagés par les deux délégations dans la propriété de
Greentree.
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BAYANE AL-YOUM
Etats-Unis et la France font pression pour parvenir à un règlement
Les négociations se poursuivent, le Polisario menace de se retirer, et les
Etats-Unis et la France font pression pour parvenir à un règlement.
Lors de la session d'hier, chaque partie a campé sur ses positions. Le Maroc a
tenté de convaincre ses interlocuteurs de l'importance de l'<autonomie>, tandis
que le Polisario a menacé à plusieurs reprises de quitter la salle.
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http://www.leconomiste.com/article.html?r=3
Taieb Fassi Fihri chez Sarkozy
Les deux chefs de la diplomatie marocaine, Mohamed Benaïssa et Taieb Fassi
Fihri, seront reçus par le président français Nicolas Sarkosy aujourd’hui. Au
menu: les questions bilatérales et régionales outre les négociations entamées
avec le Polisario sur le statut du Sahara 'marocain'.
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/message_de_sm_le_roi/view
Message de SM le Roi Mohammed VI au Président Nicolas Sarkozy
Paris, 20/06/07- Le Président français, M. Nicolas Sarkozy, a reçu, mercredi
après-midi à l'Elysée, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la
Coopération, M. Taieb Fassi Fihri, qui lui a remis un message de SM le Roi
Mohammed VI, a déclaré le porte-parole de la présidence française, M. David
Martinon.
M. Fassi Fihri était "porteur d'un message personnel écrit de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI à l'intention du Président de la République", a précisé M.
Martinon. Cette rencontre, qui survient au lendemain des discussions sur le
Sahara menées, les 18 et 19 juin à Manhasset, sous l'égide de l'ONU, "a été
l'occasion de tirer un premier bilan de ces négociations, mais aussi d'aborder
plusieurs sujets d'intérêt commun", a-t-il ajouté.
L'entrevue "a également permis de préparer la visite du Président dans la région
pour présenter son projet d'Union méditerranéenne", a conclu le porte-parole de
l'Elysée.
Paris avait salué mercredi la tenue d'un premier round de négociations entre le
Maroc et le Polisario, souhaitant que ce processus débouche sur une solution
politique.
"La France salue la tenue d'un premier round de négociations entre le
gouvernement marocain et le Front Polisario, sous l'égide des Nations Unies
cette semaine", avait déclaré le porte-parole du ministère français des
Affaires étrangères, M. Jean-Baptiste Mattei.
Il avait souligné, en outre, que "La France espère que le processus qui vient de
s'ouvrir pourra déboucher sur une solution politique agréée par l'ensemble des
parties dans le cadre des Nations Unies".
Dernière modification 20/06/2007 17:15.
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/la_france_salue_le_p/view
La France salue le processus engagé à Manhasset
Paris, 20/06/07- La France a salué mercredi la tenue d'un premier round de
négociations entre le Maroc et le Polisario, sous l'égide des Nations Unies,
les 18 et 19 juin, souhaitant que ce processus débouche sur une solution
politique.
"La France salue la tenue d'un premier round de négociations entre le
gouvernement marocain et le Front Polisario, sous l'égide des Nations Unies
cette semaine", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires
étrangères, M. Jean-Baptiste Mattei, soulignant que "La France espère que le
processus qui vient de s'ouvrir pourra déboucher sur une solution politique
agréée par l'ensemble des parties dans le cadre des Nations Unies".
"Après des années de statu quo, une nouvelle dynamique s'est enclenchée après
l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 1754
qui appelle à ces négociations", s'est félicité M. Mattei.
Le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa avait déclaré, mardi à la presse
à l'issue des négociations, que ce premier round, qui s'est déroulé les 18 et 19
juin courant à Manhasset (banlieue new yorkaise), a été l'occasion pour tourner
la page du passé.
La tenue de cette réunion que le Maroc appelait de ses voeux a permis de
rappeler le cadre général de ces pourparlers, suite à l'adoption par le Conseil
de sécurité de la résolution 1754, qui qualifie l'initiative marocaine
d'autonomie de "sérieuse et crédible", avait souligné le ministre.
Le Conseil de sécurité, avait-il précisé, a également appelé les parties à tenir
compte des derniers développements qu'a connus la question du Sahara, ajoutant
que l'initiative marocaine garantit le principe d'autodétermination auquel fait
référence le Conseil de sécurité.
Dernière modification 20/06/2007 12:00
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http://www.map.ma/fr/sections/boite5/l_initiative_marocai/view
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=7768
L'Initiative marocaine saluée par plusieurs députés allemands
Berlin, 20/06/07- Plusieurs députés allemands appartenant à différents groupes
parlementaires représentés au Bundestag ont salué l'Initiative marocaine
d'accorder une 'large autonomie' à la région du Sahara.
Les députés membres du groupe Maghreb au Bundestag, qui ont tenu une séance de
travail avec l'ambassadeur du Maroc à Berlin, M. Rachad Bouhlal et M. El
Moussaoui Khaddad, vice-président du Conseil royal consultatif pour les
affaires sahariennes (Corcas), ''ont souligné l'intérêt qu'ils attachent à une
solution politique mutuellement acceptable (à la question du Sahara, ndlr),
notant que l'initiative marocaine a enclenché une nouvelle dynamique dans la
région'', apprend-on de source diplomatique marocaine.
''La proposition du Maroc est remarquable et mérite notre soutien'', a souligné
le député CDU Jurgen Klimke.
Le vice-président du groupe Maghreb, Hans Raidel (CSU) a lui aussi exprimé son
soutien à l'Initiative proposée par le Maroc, indique-t-on de même source.
D'autres députés ont salué le fait que les populations sahraouies aient été
associées à l'élaboration du projet d'<autonomie>, une initiative ''qui a
enclenché un mouvement dans la bonne direction'', poursuit la même source,
précisant que les parlementaires qui ont pris part à cette rencontre
appartiennent à la CDU et au SPD, qui forment la coalition gouvernementale et
aux partis de l'opposition. Au début de cette réunion, l'ambassadeur du Maroc à
Berlin avait rappelé l'ouverture, lundi près de New York, de négociations sur le
Sahara, auxquelles ''le Maroc prend part avec une grande disposition, bonne foi
et optimisme''.
Il a, en outre, souligné ''les spécificités de l'initiative marocaine et les
horizons qu'elle ouvre pour une solution définitive de cette question''.
Pour sa part, M. Khaddad a donné un aperçu des efforts déployés par les Nations
Unies et le Maroc, en particulier, pour parvenir à une solution politique à la
question du Sahara. ''Efforts ayant mené à l'élaboration de l'initiative
d'autonomie, résultat de larges consultations aussi bien internes que sur le
plan international'', a souligné M. Khaddad cité par les mêmes sources.
Il a, par la suite, exposé les contours de l'initiative d'<autonomie> sous
<souveraineté> marocaine, mettant l'accent sur ses retombées positives sur les
populations des camps de Tindouf (fin des souffrances, retrouvailles des
familles) ainsi que sur la construction du Maghreb et la prévention des menaces
de tout genre (terrorisme, crime organisé...etc).
En réponse à certaines interrogations formulées par les parlementaires
allemands, M. Bouhlal a réitéré la ''disposition du Maroc à négocier avec les
autres parties en vue d'enrichir par leurs propositions le contenu de
l'initiative marocaine qui jouit du soutien de toute la société marocaine''.
Il a également réaffirmé l'engagement ferme du Maroc à aller de l'avant dans le
processus de raffermissement de la démocratie et du respect des droits de
l'homme.
Dernière modification 20/06/2007 11:40
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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/il_est_encore_trop_t/view
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan des pourparlers (ONU)
New York (Nations Unies)- 19/06/07- Il est encore trop tôt pour tirer un bilan
des pourparlers sur le Sahara, a souligné la porte-parole du Secrétaire général
de l'ONU, Michèle Montas, lors d'un point de presse mardi au siège des Nations
Unies à New York.
"C'est le deuxième jour des négociations. Il est encore trop tôt pour tirer un
bilan des pourparlers", a affirmé la porte-parole en réponse à des journalistes
qui sollicitaient une évaluation des négociations sur le Sahara, entamées lundi
à Manhasset près de New York.
A ce stade, "je pense que nous sommes au début d'un long processus et, comme
vous pouvez l'imaginer, ça ne va pas être un processus facile", a-t-elle
ajouté, estimant qu'il va falloir "attendre la fin des pourparlers pour en
savoir plus et pouvoir tirer des conclusions".
Ouvertes lundi, les négociations sur le Sahara se sont poursuivies mardi à
Manhasset dans la banlieue de New York pour le deuxième jour.
Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie
prennent part à ces négociations, en présence du facilitateur de l'ONU, M.
Peter Van Walsum.
Les deux séances de travail, tenues au premier jour des pourparlers, ont été
marquées par des interventions des délégations du Maroc et du Polisario, ainsi
que du Sous-secrétaire général de l'ONU chargé des affaires politiques, M. Lynn
Pascoe.
Dernière modification 19/06/2007 18:01
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BAYANE AL-YOUM (19-VI-2007)
Les lobbies et les renseignements algériens omniprésents au premier cycle des
négociations.
Des associations pro-Polisario et d'autres soutenant la position marocaine
étaient également présentes sur le lieu des négociations. Des lobbies
politiques, économiques et associatifs appuyant le Maroc sont entrées en
confrontation indirecte avec leurs homologues pro-Polisario. Les renseignements
algériens ont également mobilisé une soixantaine d'agents pour tenter d'obtenir
un soutien à la thèse 'séparatiste' auprès des décideurs américains et
étrangers.
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http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_748/html_748/unpremier.html
Un premier pas décisif
Les négociations directes entre le Maroc et le Polisario commencent le 18 juin,
à New York. Des “entretiens directs ou de proximité” de deux jours dirigés par
Peter Van Walsum.
Mu. Sehimi
C’est lundi 4 juin que l’on a eu finalement la confirmation du premier
rendez-vous des pourparlers de paix entre le Maroc et le Polisario. La
porte-parle adjointe du Secrétaire général de l’ONU, Marie Okabe, a déclaré ce
jour-là à New York, que cette rencontre, prévue les 18 et 19 juin, avait pour
objet de trouver une solution au dossier du Sahara. Elle a aussi précisé que
l’envoyé personnel de Ban Ki-moon dirigerait ces pourparlers, dans le cadre de
la première phase du processus de négociation.
Cette rencontre aura lieu à Long Island, dans la région de New York. Elle
réunira des représentants du Maroc, du Polisario, de l’Algérie et de la
Mauritanie.
Qui sera présent?
Du côté du Polisario, ce serait le “Premier ministre” de la RASD, Taleb Omar,
flanqué de Lamine El Bouhali, “ministre de la Défense”.
Du côté de Rabat, les noms qui reviennent sont ceux de Tayeb Fassi Fihri,
ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El
Himma, ministre délégué à l’Intérieur, et Mohamed Yacine Mansouri, directeur
général de la DGED. Pour ce qui est des deux autres pays, aucun nom n’a encore
été rendu public.
Quelle sera la procédure de négociation?
Selon la porte-parle de l’ONU, c’est le diplomate néerlandais, Peter Van Walsum,
l’émissaire du secrétaire général de l’ONU, qui aura à diriger “des entretiens
directs ou de proximité avec les différentes parties qui constitueront une
première étape du processus de négociations”. Il s’ensuit qu’il y aura tant des
pourparlers directs entre le Maroc et le Polisario que d’autres réunions
associant soit l’Algérie soit la Mauritanie et ce en parallèle.
Deux jours sont prévus pour ce premier round. La conclusion de cette rencontre
fera l’objet, une dizaine de jours plus tard, d’un rapport de Peter Van Walsum
au Secrétaire général de l’ONU. Ce calendrier avait été fixé dans la résolution
1754 adoptée par le Conseil de sécurité, le 30 avril. Dans ce texte, la haute
autorité onusienne avait, rappelons-le, appelé les deux parties à “engager des
négociations sans conditions préalables et de bonne foi”. Elle avait également
mis en relief le sérieux et la crédibilité de la proposition marocaine pour la
négociation d’un statut d’<autonomie> pour la région du sahara tout en se
bornant à prendre note seulement de la contre-proposition présentée par le
Polisario.
Les négociations de New York ont été précédées par une première rencontre ces
jours-ci à Genève [NOTE: FAUX. IL N'Y AVAIT PAS AUCUNE RENCONTRE A GENEVE].
Qualifiée de “technique”, celle-ci devait évoquer les problèmes relatifs à la
composition des délégations ainsi que le canevas d’ordre du jour devant être
retenu à New York.
À noter encore que Peter Van Walsum était en tournée en Europe à partir du 4
juin. Après Madrid, il devaitse rendre à Paris pour informer ces deux capitales
des préparatifs et des modalités du cadre négociatoire devant présider à la
rencontre de New York.
Tournée suivie, les mardi 5 et mercredi 6 juin, par la première visite du
nouveau Secrétaire général de l’ONU en Espagne. À la présidence du gouvernement
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