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Spécial: Negotiations F.POLISARIO-Maroc (21-VI-2007)   Lista de mensajes  
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*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm

*****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
http://www.murominassahara.8m.com/



S O M M A I R E

1. AGENCES DE PRESSE ET MEDIAS INTERNATIONAUX
- AFRIK.COM (20-VI-2007): : Sahara occidental : le Maroc et le Front Polisario
restent inflexibles
Après des négociations infructueuses, ils se sont donnés rendez-vous au mois
d’août
- PANAPRESS/AFRIK.COM (19-VI-2007): Le Maroc "optimiste" sur les négociations
avec le Polisario. Ils débatent à l’ONU (New York) de l’avenir du Sahara
ocidental
- APA: Sahara occidental : le premier round des négociations a permis de
’’tourner la page du passé’’ selon le Maroc


2. MEDIAS ALGERIENS
- HORIZONS: ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC MOHAMED ABDELAZIZ, PRESIDENT DE LA RASD:
«Nous demandons aux puissances influentes de respecter la légalité
internationale»
- EL KHABAR: Le chef de la délégation sahraoui Mahfoud Ali Biba à El Khabar: «La
position du Maroc n’a pas changé mais les relations humaines ont évolué»
- EL MOUDJAHID: Mahfoud Ali Beiba: “Le Polisario ne ménagera aucun effort pour
répondre à l’attente de la communauté internationale”
- LIBERTÉ: Le premier ministre de la Rasd à Liberté: “Le référendum est la
solution médiane et démocratique”
- EL MOUDJAHID: Le porte-parole du SG de l’ONU: “Un processus long et difficile”

- LES DEBATS: Ouverture des négociations Maroc-Polisario. Le droit international
au chevet de la realpolitik
- LES DEBATS: En prélude aux négociations Maroc - Polisario. La guerre de papier
reprend de plus belle
- LES DEBATS: Négociations en trompe-l’oeil
- LA TRIBUNE: Un pas en avant…
- EL WATAN: Les négociations Maroc-Front Polisario. Ce n’est qu’un début
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Concession des uns et surtout des autres
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Sahara Occidental: les portes de la négociation toujours
ouvertes

- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Le Maroc et le Polisario se donnent rendez-vous en août
- LA TRIBUNE: Les observateurs parlent d’un «succès relatif». Le Front Polisario
et le Maroc reprendront les négociations en août prochain
- HORIZONS: Le Polisario et le Maroc se donnent rendez-vous en août
- HORIZONS: Le Polisario ne ménagera aucun effort
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Négociations maroco-sahraouies: Deuxième round fixé à
août prochain
- L'EXPRESSION: NÉGOCIATIONS MAROC-POLISARIO. Le statu quo domine les débats
- EL MOUDJAHID: Sahraouis et Marocains se donnent rendez-vous en août


3. MEDIAS MAROCAINS
- LE MATIN: Sauver la paix
- LE MATIN: Le Maroc veut aller de l'avant
- LE MATIN: Mise en œuvre de l'<autonomie> au Sahara. Maroc et Polisario
reprendront le dialogue en août prochain
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Sahara : Le Corcas a imposé sa "pleine légitimité" au
Polisario à New York
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Opportunité
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: Maroc et Polisario se retrouveront en août
- AL BAYANE: Partie remis à août prochain
- MAP/LIBÉRATION.MA: Négociations sur le Sahara. Deuxième round en août

- MAP: Large convergence des vues entre Rabat et Paris sur l'ensemble des
dossiers régionaux et internationaux (Elysée)
- MAP/LE MATIN: Le soutien de la France
- MAP: Un ministre belge se réjouit que la communauté internationale ait reconnu
l'importance du geste marocain

4. PRESSE CONGOLAISE
- LE POTENTIEL: Le Front Polisario, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie ont
participé aux négociations de New York


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. AGENCES DE PRESSE ET MEDIAS INTERNATIONAUX

http://www.afrik.com/article11979.html

Sahara occidental : le Maroc et le Front Polisario restent inflexibles
Après des négociations infructueuses, ils se sont donnés rendez-vous au mois
d’août


Les négociations directes organisées par l’ONU, à New York, lundi et mardi,
entre le Maroc et le Front Polisario n’ont abouti à aucun accord, si ce n’est
celui de participer à une nouvelle rencontre au cours de la deuxième semaine
d’août. Les propositions de référendum sur l’autonomie et d’autodétermination
défendues par chacune deux parties ont donné lieu à de vives discussions.

mercredi 20 juin 2007, par Joan Tilouine


L’annonce de cette rencontre a fait grand bruit. Asseoir face à face à la même
table une délégation marocaine et sahraouie en vue de négociations directes
entre les deux belligérants était un pari osé, qui a été relevé. Sous l’auspice
de l’ONU et de Peter Van Valsum, représentant personnel du Secrétaire général
Ban Ki Moon pour le Sahara occidental, les premièrs pourparlers officiels entre
le Maroc et le Polisario sous le règne de Mohammed VI se sont tenus le 18 et 19
juin à Long Island, à une encablure de New York, en présence de leurs voisins
algériens et mauritaniens. Pas de scoop ni d’avancées notoires dans ce dossier
épineux ensablé depuis 32 ans. La Partie est remise en août, où aura lieu une
seconde rencontre censée déboucher sur une solution diplomatique et dénouer
l’imbroglio sahraoui. Le face à face organisé par l’ONU était « une première
rencontre pour la forme », commentent les analystes en espérant que le
symposium d’août aboutira à des décisions de fond.


Chacun est resté ferme sur ses positions

Au terme des deux jours de pourparlers, aucune des deux parties n’a semblé faire
de concessions.

Rabat a proposé la tenue d’un référendum sur l’autonomie, esquivant ainsi
l’autodétermination exigée par les indépendantistes du Polisario. Le concept
d’autonomie avancée par le Royaume Chérifien prévoit de donner aux Sahraouis «
le contrôle sur leurs affaires grâce à des institutions législatives,
exécutives et judiciaires », tout en conservant la souveraineté marocaine sur
ce qu’il considère comme sa « province du sud ».

Le Polisario rejette cette proposition au nom du droit à l’autodétermination
mais s’est toutefois dit prêt à tester cette éventualité dans le cadre d’un
référendum organisé sous la houlette de l’ONU. De l’avis de nombreux officiels,
les négociations stagnent et peinent à sortir de « l’impasse ». Des discussions
qui n’ont pas fait avancer d’un iota la résolution de ce différend qui
empoisonne la géopolitique du Maghreb et plus particulièrement les relations
tendues entre le Maroc et l’Algérie, soutien inconditionnel du Polisario.

Ahmed Bujari, représentant du Polisario à l’ONU, résume : « la seule proposition
qu’ils veulent faire est un référendum sur l’autonomie, ce qui signifie que le
territoire est marocain. Or, nous pensons que ce territoire n’a jamais été
marocain, n’est pas marocain et ne le sera jamais ».

« Pour l’instant la position du Polisario n’a pas encore évolué », a souligné le
ministre marocain de l’Intérieur Chakib Benmoussa, qui dirigeait la délégation
marocaine, au cours d’une conférence de presse donnée mardi. « Mais nous avons
bon espoir qu’à travers les discussions début août, ils puissent mesurer
l’opportunité historique de mettre fin à la souffrance de toute une partie de
la population sahraoui qui se retrouve aujourd’hui dans des camps (en Algérie)
», a-t-il ajouté. Rendez-vous est pris dans deux mois.

-------->
http://www.afrik.com/article11968.html

Le Maroc "optimiste" sur les négociations avec le Polisario
Ils débatent à l’ONU (New York) de l’avenir du Sahara ocidental


Le ministre marocain de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé que son pays
prend part, "avec bonne foi et optimisme", aux négociations, organisées ces
lundi et mardi à Manhasset (banlieue de New York) sous les auspices des Nations
unies, avec le Front Polisario pour un règlement définitif de la question du
Sahara occidental.


mardi 19 juin 2007, par Panapress


Ce premier round de négociations s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre
effective de la Résolution 1754 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui marque une
rupture avec les différentes approches et propositions passées, qui se sont
avérées "inapplicables", a souligné M. Benmoussa, cité lundi par l’agence de
presse marocaine MAP.

"Il s’agit, en effet, d’une occasion opportune pour la paix que le Maroc compte
saisir pour tourner la page et aller de l’avant", a-t-il dit, ajoutant que le
Royaume chérifien prendra part à ces négociations "avec bonne foi et optimisme,
animé en cela par la volonté d’instaurer la réconciliation en vue d’arriver à
une solution définitive à ce différend qui n’a que trop duré".

"Le Maroc ne peut que se féliciter de ce round de négociations, d’autant plus
qu’il s’inscrit dans le cadre de l’orientation, prise depuis des années par
notre pays, en vue de trouver une solution politique et définitive à cette
question", a-t-il souligné.

La Résolution 1754 ouvre la voie à un nouveau processus, dont l’objectif est
d’arriver à un règlement définitif à ce différend régional, a-t-il ajouté,
rappelant que cette résolution consacre les négociations en tant que seule voie
à même d’aboutir à une solution tenant compte des développements survenus ces
derniers mois, sur la base de la proposition marocaine.

Le Maroc est représenté à ce premier round de négociations avec le Polisario par
une délégation composée des ministres de l’Intérieur, du ministre délégué aux
Affaires étrangères, du ministre délégué à l’Intérieur, du président du Conseil
royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS, assemblée de notables
sahraouis pro-marocains), du directeur général des Etudes et de la
Documentation et du représentant du Maroc auprès de l’ONU.

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, est sous contrôle de Rabat
depuis 1975. Le Polisario réclame l’indépendance du territoire avec le soutien
de l’Algérie. En avril dernier, le Maroc a proposé à l’ONU un plan de "large
autonomie" du Sahara occidental sous la souveraineté du Royaume alaouite.

------------->
APA (21-VI-2007)

Sahara occidental : le premier round des négociations a permis de ’’tourner la
page du passé’’ selon le Maroc


Le ministre marocain de l’intérieur, Chakib Benmoussa s’est félicité de la tenue
du premier round des négociations sur la question du Sahara, soulignant que
cette rencontre organisée les 18 et 19 juin derniers à Manhasset, en banlieue
new yorkaise, a été l’occasion pour «tourner la page du passé». La tenue de
cette réunion que le Maroc appelait de ses voeux a permis de rappeler le cadre
général de ces pourparlers, suite à l’adoption par le Conseil de sécurité de la
résolution 1754, qui a qualifié l’initiative marocaine d’autonomie de «sérieuse
et crédible», a souligné M. Benmoussa dans une déclaration à la presse à
l’issue de ces négociations, mercredi. Le Conseil de sécurité, a-t-il dit, a
également appelé les parties à tenir compte des derniers développements qu’a
connus la question du Sahara, selon la MAP reçue à APA, à Dakar. Il a ajouté
que l’initiative marocaine garantit le principe d’autodétermination auquel fait
référence le Conseil de sécurité.

M. Benmoussa a, en outre, souligné que ce premier round, qui s’est tenu sous
l’égide des Nations Unies, a été l’occasion pour le CORCAS d’exprimer la voix
de la majorité des Sahraouis et qui se trouvent au Maroc. Il a également permis
d’expliquer la proposition marocaine et de dire que la main du Maroc reste
tendue pour que ce dialogue puisse s’inscrire dans un processus ouvert, a-t-il
poursuivi. La porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Michèle Montas
déclaré pour sa part que Les négociations sur le Sahara constituent une
réalisation majeure. «Le fait que les parties se soient rencontrées et aient
parlé entre elles lors de cette rencontre pendant deux jours est une
réalisation majeure et le fait qu’elles aient décidé de se rencontrer une
nouvelle fois est tout aussi un succès majeur», a affirmé la porte-parole lors
d’un point de presse au siège des Nations Unies. Un communiqué de l’ONU, rendu
public au terme de ce premier round, avait annoncé que le processus de
négociations sur le Sahara se poursuivra à Manhasset au cours de la deuxième
semaine d’août prochain. Des délégations du Maroc, du POLISARIO, de l’Algérie
et de la Mauritanie ont pris part, lundi et mardi à Manhasset, sous les
auspices de l’ONU à des négociations sur le Sahara en application de la
résolution 1754 du Conseil de sécurité qui a appelé à des négociations sur la
base des derniers développements.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. MEDIAS ALGERIENS
http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#1

ENTRETIEN EXCLUSIF
MOHAMED ABDELAZIZ, PRESIDENT DE LA RASD
«Nous demandons aux puissances influentes de respecter la légalité
internationale»


De Zemla à M’Hirez, consacrant la volonté inébranlable du peuple sahraoui en
résistance continue contre l’occupation espagnole relayée par le Maroc
colonial, le processus de libération nationale de la dernière colonie africaine
a confirmé le caractère inaliénable de l’indépendance et l’attachement cardinal
aux droits nationaux spoliés et confisqués. Dans cet entretien accordé en
exclusivité à Horizons, le président de la République sahraouie, Monsieur
Mohamed Abdelaziz revient sur les multiples facettes du mouvement de libération
nationale, les étapes franchies et surtout à la lumière des derniers
développements sur les attentes et les espoirs du peuple sahraoui.


- Nous sommes à M’Hirez, qui célèbre le 37e anniversaire du soulèvement
populaire contre l’occupant espagnol, quelle lecture et quels enseignements
tirez-vous de la longue résistance du peuple sahraoui ?
- Tout d’abord, je tiens à féliciter nos amis d’Horizons pour leur présence à
M’Hirez, dans la région de Smara. C’est une festivité modeste qui marque la
célébration du 37e anniversaire de Zemla, symbolisant le déclenchement du
soulèvement populaire à l’ère de la colonisation espagnole. C’est une festivité
qui coïncide avec la rencontre annuelle des cadres du Front Polisario, la
réunion de l’administration et la conférence nationale de la campagne des
Territoires Libérés.
Faudrait-il ajouter que la commémoration de Zemla coïncide avec les négociations
entamées aujourd’hui (NDLR, lundi 18 juin 2007), entre les représentants du
Front Polisario et du Gouvernement marocain, placées sous l’égide des Nations
unies. En tous les cas, la célébration de M’Hirez est l’expression de la
volonté de consolidation de l’Etat sahraoui dans les Territoires Libérés. Pour
moi, j’adresse un message aux populations du Sahara Occidental établies au Sud
marocain pour leur dire ceci : nous sommes avec vous, nous sommes solidaires et
nous sommes attachés à l’Intifada menée contre l’occupation. J’adresse aussi un
message au Royaume du Maroc pour lui affirmer notre attachement à la résistance
pour la réalisation de nos objectifs légitimes et légaux, à savoir, la
réalisation du principe d’autodétermination pour l’indépendance. Nous lançons à
partir d’ici, un message de paix au monde entier.
A partir de M’Hirez, il convient de rappeler que la question sahraouie reste
posée à l’ONU et que le conflit persiste depuis l’occupation espagnole. Les
causes qui ont conduit à l’Intifada de Zemla sont connues de tous. Elles ont
les mêmes effets Les larmes versées depuis 37 ans irrigant tout le Sahara
Occidental, les blessures, les sacrifices et les souffrances du peuple sahraoui
relèvent fondamentalement du déni colonial qui le prive de son droit à
l’indépendance. Il se perpétue sous l’occupation du Maroc opposé à la
satisfaction des droits nationaux.
C’est cette vérité historique que nous voulons rappeler à la communauté
internationale. Il s’agit d’un appel au respect du droit, de la légalité
internationale et des principes humains fondamentaux qui restent, ceux-là
mêmes, liés au respect des droits de l’homme, des principes de la charte des
nations unies, notamment en matière de décolonisation et du droit des peuples à
disposer d’eux-mêmes. Tout le peuple sahraoui reste fidèle à ses droits
nationaux et se tient prêt à la résistance jusqu’au rétablissement de tous ses
droits.

- Depuis 1975, la question du Sahara Occidental fait l’objet de plusieurs
résolutions pertinentes en faveur du droit à l’autodétermination et d’un
règlement définitif, alors que les manœuvres de diversion et des blocages du
Maroc n’ont jamais cessé. Quelle est votre conclusion ?
- Effectivement, le gouvernement marocain a procédé, en 1975, à la colonisation
du Sahara Occidental. Il a contribué à faire avorter le processus naturel de
décolonisation.
Cette démarche grave et dangereuse se rapproche de l’agression commise contre
l’Algérie, en 1963, alors qu’elle vient de sortir d’une colonisation atroce.
Dans sa philosophie et sa conception, les crises successives, les méthodes
d’agression et le recours à la force caractérisent la politique marocaine.
J’ajoute que l’intervention de l’ONU n’est pas nouvelle. Elle remonte loin,
pendant la période de la colonisation espagnole. Toutefois, elle a toujours
appelé à l’application du principe d’autodétermination, à travers
l’organisation d’un référendum démocratique. En Mai, Juin 1975, l’ONU a mis en
place une commission d’enquête dont les conclusions confortent la volonté
d’indépendance du peuple sahraoui et le refus de la présence coloniale
espagnole et marocaine. Les archives de l’ONU l’attestent et le prouvent. En
1991, l’ONU a décidé de la création de la MINURSO qui s’est engagée à organiser
un référendum dans les huit mois.
Mais, aujourd’hui, on est plus loin du référendum qu on ne l’a été en 1991.La
situation résulte de l’obstruction caractérisée du Maroc et les comportements
facilitant l’attitude arrogante du Maroc. Nous sommes conscients que l’Onu n’a
pas exercé les pressions nécessaires. Cette fois-ci, la résolution du Conseil
de sécurité, adoptée en avril dernier, a encore appelé à des négociations
directes entres les deux parties en conflit.
Nous espérons que la partie marocaine favorisera une volonté sincère et
l’abandon de sa politique d’obstruction improductive. Nous espérons, également,
que l’ONU soit plus déterminée à effectuer des pressions sur toute partie qui
empêcherait l’application de la légalité et de la décolonisation pour mettre
fin à un long conflit, source de souffrances, et permettre l’ouverture d’une
nouvelle ère pour la construction du Maghreb, fondé sur la stabilité et la
coopération.

NOUS ESPERONS QUE LA PARTIE MAROCAINE FAVORISERA UNE VOLONTE SINCERE ET
L’ABANDON DE SA POLITIQUE D’OBSTRUCTION IMPRODUCTIVE. NOUS ESPERONS, EGALEMENT,
QUE L’ONU SOIT PLUS DETERMINEE A EFFECTUER DES PRESSIONS SUR TOUTE PARTIE QUI
EMPECHERAIT L’APPLICATION DE LA LEGALITE ET DE LA DECOLONISATION POUR METTRE
FIN A UN LONG CONFLIT

- Ne pensez-vous pas que des puissances influentes et intéressées favorisent ce
climat et les formes d’obstruction marocaines ? A titre d’illustration, nous
citons l’ambivalence espagnole et le parti pris flagrant de la France dont
l’ambassadeur à Alger vient de déclarer que la question du Sahara Occidental ne
représente ni un enjeu ni un problème majeur.
- C’est là un secret de Polichinelle. Si ce n’était pas la position de la France
d’avant les élections (présidentielles NDLR), celle du Gouvernement de
Zappatero et d’une aile de l’administration américaine au profit du Maroc
rebelle et réfractaire à la légalité, on aurait pu arriver rapidement à une
solution juste et définitive ainsi qu’à la réussite du processus référendaire.
Toutes ces parties ont encouragé le Maroc à mettre en échec le plan Baker qui a
investi sept ans durant beaucoup d’efforts, en tant que fonctionnaire et
représentant de l’ONU. Aujourd’hui, nous prenons acte de la déclaration de
Monsieur l’ambassadeur de France à Alger, surtout pour ce qui concerne
l’adhésion de la France aux décisions de l’ONU et le respect de son champ de
compétence.
Nous la considérons comme un signe positif et une contribution à la résorption
de la crise.
Nous ne demandons pas l’impossible, s’agissant notamment des intérêts
réciproques liant les deux pays et de leurs relations politiques. Nous
demandons seulement une mise en adéquation avec les décisions de l’ONU et
l’exercice de ses responsabilités de puissance siégeant au Conseil de sécurité
vis-à-vis des questions mondiales et, notamment, de la question sahraouie.
Nous demandons le respect du principe de neutralité entre les deux parties en
conflit. Il s’agit de principes élémentaires relevant de la question
universelle des droits de l’homme, du renforcement de l’action de l’ONU et du
soutien à une solution démocratique au Sahara Occidental qui passe,
inévitablement par la libre expression et le choix souverain sahraouis. Nous
réaffirmons et nous nous engageons que le Front Polisario respectera la volonté
populaire.

LES JOURS ET LES SEMAINES A VENIR NOUS MONTRERONT TOUTEFOIS LES INTENTIONS DE
TOUTES LES PUISSANCES INFLUENTES ET, PLUS PARTICULIEREMENT, LA VOLONTE REELLE
DES DEUX PARTIES EN CONFLIT.

- Est-il permis d’affirmer qu’une poussée significative est donc perceptible
pour l’application du processus d’autodétermination ?
- La question est claire. Il s’agit d’un processus de décolonisation relevant
des décisions onusiennes. L’essence de la dernière résolution du Conseil de
sécurité conforte le choix référendaire, sans idées préconçues.
Les jours et les semaines à venir nous montreront toutefois les intentions de
toutes les puissances influentes et, plus particulièrement, la volonté réelle
des deux parties en conflit.
C’est une chance, la dernière chance pour un règlement pacifique respectueux des
décisions de l’ONU. Il est attendu une position positive pour une réelle
neutralité entre le Maroc et le Polisario

- Qu’attendez-vous de la relance des négociations directes et sans conditions ?
- Plus de 34 ans après la constitution du Front Polisario et 37 ans après le
déclenchement de l’Intifada, nous vivons dans une Intifada II dans les
territoires occupés, au Sud marocain et dans les universités marocaines.
Comme ce fut le cas, pendant la période coloniale espagnole, nous vivons
toujours l’ère de la répression marocaine aussi féroce. Depuis 37 ans, le
renouvellement de la résistance exprime une volonté réelle d’adaptation aux
méthodes nouvelles de lutte qui concourent au même objectif : le respect de la
dignité, le droit à l’indépendance et l’exercice de l’autodétermination.
A l’issue de notre combat contre l’occupant espagnol, nous avons réussi à
imposer le retrait de l’Espagne et de la Mauritanie. Le défunt roi Hassan II a,
en dernier ressort reconnu que la solution militaire est impossible et que,
nécessairement, un règlement est envisageable.
Ce règlement politique ne peut se faire que dans le cadre onusien et par voie
référendaire. Il s’est même dit prêt à accepter les résultats définitifs, la
reconnaissance en premier de l’Etat sahraoui et l’ouverture d’une ambassade
dans la capitale que les Sahraouis choisiront. Nous constatons, actuellement et
avec grand regret, un changement d’attitude et à une remise en cause marocaine.
Nous espérons un retour à la table de négociations sur la base de la dernière
résolution du Conseil de sécurité à même d’impulser la dynamique et les efforts
de règlement définitif et juste.
Nous espérons que les négociations qui se déroulent, aujourd’hui (NDLR, lundi
18), annoncent la fin d’un conflit et une issue heureuse à travers la
satisfaction du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et le respect de
choix souverain.


Entretien réalisé par nos envoyés spéciaux:
Larbi Chaâbouni et Djamel Boukrine.

---------->
http://elkhabar.key4net.com/FrEn/lire.php?ida=72673&idc=51

Le chef de la délégation sahraoui Mahfoud Ali Biba à El Khabar
«La position du Maroc n’a pas changé mais les relations humaines ont évolué »


- El Khabar : Quelle évaluation faites vous du premier round des pourparlers de
Manhasset ?
- Mahfoud Ali Biba: En réalité il est difficile de se prononcer de manière
exacte sur les résultats de ce round car il n’est que le début d’une série de
pourparlers qui dureront probablement longtemps. La position marocaine n’a pas
changé, toutefois l’atmosphère était détendue et les relations humaines entre
les membres des deux délégations ont été caractérisées par la cordialité et le
respect mutuels.

- El Khabar : Certaines agences de presse ont rapporté que vous, et la
délégation marocaine, avez demandé le retrait de la délégation espagnole.
Quelle en est la raison ?
- Mahfoud Ali Biba: Je ne sais pas si la délégation marocaine a demandé cela
mais nous, la délégation sahraouie, même si nous n’avons pas officiellement
demandé le retrait des représentants espagnols, nous avons reçu une lettre du
représentant du secrétaire général des Nations Unies qui indique que les amis
du Sahara occidental vont être informés des développements des pourparlers,
avant de découvrir que l’Espagne, qui n’est pas membre du Conseil de Sécurité,
a reçu une invitation pour assister ce qui est en contradiction avec la lettre
et la résolution onusienne 1754. Dans un autre sens nous avons déclaré que la
présence de Madrid n’est pas nécessaire et qu’elle peut entraver les
pourparlers.

- El Khabar : Comment jugez vous la position marocaine après deux sessions de
pourparlers ?
- Mahfoud Ali Biba : La position de Rabat reste déroutante, même si nous n’avons
pas noté une volonté de la part des membres de la délégation marocaine de voir
la proposition de l’autonomie comme unique point dans l’agenda, cependant nous
avons relevé que la proposition de la délégation est unilatérale.

- El Khabar : Vous vous êtes assis à la même table que la délégation marocaine,
est ce que cela a contribué à une avancée dans les pourparlers ?
- Mahfoud Ali Biba : Les Nations Unies ont essayé de tenir ces pourparlers dans
un climat cordial, comme je l’ai indiqué, même si il n’y a pas eu de
développements politiques, humainement les relations ont évolué.

- El Khabar: Le prochain round des pourparlers va être au mois d’Août, y a-t-il
eu un accord pour la reprise de ces pourparlers ou cela s’est-il fait sur des
pressions de l’extérieur ?
- Mahfoud Ali Biba: Il n’y a eu aucune pression, le représentant personnel du
secrétaire général des Nations Unies a proposé la seconde semaine du mois
d’Août et le même endroit pour reprendre les pourparlers, ce qui a été accepté
par les deux parties, et la date sera fixée ultérieurement.

- El Khabar : Avez-vous convenus de l’agenda du prochain round?
- Mahfoud Ali Biba: Nous n’avons convenus de rien, ce qui est sur c’est que nous
allons discuter toutes les questions soumises comme les propositions de
l’autodétermination et l’autonomie, en plus d’autres sujets en relation avec la
souveraineté, puis nous laissons la voie à l’intermédiaire onusien.


21-06-2007
Entretien réalisé par M. Baghali/ Traduit par B. A

---------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/20/5403921

Mahfoud Ali Beiba
“Le Polisario ne ménagera aucun effort pour répondre à l’attente de la
communauté internationale”

Par : EL MOUDJAHID
Le : mercredi 20 juin 2007

Le président du parlement sahraoui, M. Mahfoud Ali Beiba, a affirmé que le
Front Polisario qui a tenu un premier round de négociations avec le Maroc en
vue d’une solution politique du conflit du Sahara occidental, "ne ménagera
aucun effort pour répondre à l’attente de la communauté internationale".
"Le Front Polisario ne ménagera aucun effort pour répondre à l’attente de la
communauté internationale et fera en sorte que ce processus de négociations
aboutisse à faire prévaloir la justice et la légalité internationale au Sahara
occidental ainsi que la fraternité, l’harmonie et le bon-voisinage entre les
peuples sahraoui et marocain et tous les peuples du Maghreb", a souligné M.
Ali Beiba, dans une déclaration rendu publique à New York mardi soir et dont
une copie est parvenue à l’APS.
Le Front Polisario a participé de "bonne foi" et avec un "sens élevé de
responsabilité envers le peuple sahraoui et tous les peuples de la région en
vue de contribuer au succès de ce premier round de négociations qui se sont
déroulées sous les auspices de l’ONU", a ajouté le chef de la délégation
sahraouie au premier round des négociations, tenu les 18 et 19 juin, avec une
délégation du royaume du Maroc à Manhasset, près de New York. Le Front, a-t-il
dit, formule l’espoir que "nos frères Marocains feront l’histoire avec nous en
saisissant cette précieuse occasion qui nous est offerte", exprimant également
le vœu de voir la communauté internationale et les Nations unies "continuer à
assumer pleinement leurs responsabilité dans le parachèvement de la
décolonisation du Sahara occidental".
Pour le responsable sahraoui, c’est pour "transcender les affres de 32 années
de conflit" que le Front Polisario a rejoint la table des négociations,
affirmant la participation de celui-ci à la poursuite des négociations tel que
convenu entre les deux parties durant la deuxième semaine d’août prochain à
Manhasset.

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http://www.liberte-algerie.com/rub.php?idrub=52&rubrique=Entretien

Le premier ministre de la Rasd à Liberté
“Le référendum est la solution médiane et démocratique”

Par : Hafida Ameyar


Nous avons pu joindre hier par téléphone M. Abdelkader Taleb Omar, Premier
ministre de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD), également
membre de la direction nationale du Front Polisario. Ce dernier s’est exprimé
sur les négociations maroco-sahraouies qui se sont tenues à Manhasset, aux
États-Unis, dans une des résidences des Nations unies.

- Liberté : M. le Premier ministre, quel est votre commentaire sur les résultats
des négociations entre le Maroc et le Front Polisario qui se sont déroulées les
18 et 19 juin à Manhasset ?
- M. A. Taleb Omar : Les négociations de Manhasset, comme toutes les
précédentes, ont apporté la confirmation que les deux parties en conflit au
Sahara occidental sont le Front Polisario et le Maroc. Les tentatives du régime
marocain d’impliquer l’Algérie comme partie au conflit n’ont pas eu d’écho. Il
y a aussi le fait que le problème du Sahara occidental est de nouveau posé sur
la table des négociations, dans le cadre des Nations unies, avec l’objectif de
trouver une solution qui assurerait l’autodétermination du peuple sahraoui.
Comme l’ont si bien relevé de nombreux médias, notamment ces derniers temps, le
dossier du Sahara occidental est un dossier de décolonisation non achevée…

- Qu’en est-il des résultats proprement dits des dernières négociations ?
- La délégation marocaine n’est pas disposée encore à aller vers une solution
qui prenne en compte le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Pourtant la résolution 1754 du Conseil de sécurité est explicite là-dessus. Ce
que je peux dire pour l’instant, c’est que les négociations se poursuivent… Un
nouveau rendez-vous a été pris pour le mois d’août. Ces négociations seront
difficiles, parce que le Maroc a renié les engagements qu’il avait pris
précédemment et rejette le référendum d’autodétermination. La situation est
d’autant plus difficile, car il y a des forces qui aident le régime marocain
dans la voie de la fuite en avant. Seulement, et là j’insiste pour dire que les
Sahraouis respectueux de la légalité internationale sont toujours attachés à
leurs droits nationaux. Je veux dire aussi que le conflit se poursuit avec le
Maroc et que le rapport de force sera déterminant quant à la solution qui sera
prise.

- Comment expliquez-vous le silence de la délégation sahraouie devant la
présence d’un Sahraoui, en l’occurrence Khelihenna Ould Errachid, qui a été
désigné président du Corcas par le roi Mohammed VI, dans les rangs des
négociateurs marocains ?
- Jusqu’à maintenant, on parle d’une délégation du gouvernement marocain,
conduite par le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, ainsi que des
négociations menées entre cette délégation et celle du Front Polisario. Mais,
c’est vrai que le régime marocain va essayer de faire le lien entre la présence
de Ould Errachid et le Corcas. De telles manœuvres n’ont aucun sens à nos yeux,
du moment que les deux parties en conflit sont clairement définies et reconnues
par l’ONU.

- Ne craignez-vous pas que la présence de Ould Errachid soit exploitée dans les
prochaines négociations par les Marocains ?
- Dans des négociations précédentes initiées par les Nations unies, et qui ont
réuni le Front Polisario et le Maroc, en particulier celles de Berlin et de
Londres (en 2000, ndlr), Khelihenna Ould Errachid faisait partie de la
délégation marocaine. Sa présence n’est donc pas une nouveauté pour nous. À
partir du moment où les deux délégations officielles sont connues et que les
pourparlers se tiennent sous l’égide et dans le cadre de l’ONU, nous ne voulons
pas donner l’occasion à quiconque de dire que c’est le Front Polisario qui
bloque. Car la partie qui renie ses engagements internationaux, qui rejette
l’autodétermination contenue dans la résolution du 30 avril dernier, est connue
de tous.
Mais, je suis d’accord pour dire que les Marocains vont essayer de donner une
autre interprétation à la présence de Ould Errachid aux négociations de
Manhasset. Comme ils l’ont déjà fait avec la résolution 1754.

- Qu’attendez-vous des prochaines négociations ?
- Comme je l’ai dit plus haut, le développement de la situation sera difficile
et long, en raison du refus marocain de la solution découlant du droit
international. Et à partir du moment où le Maroc refuse de reconnaître la RASD,
le référendum reste la solution à la fois médiane et démocratique. Sur le plan
politique et conformément au droit international, seul le peuple sahraoui doit
se prononcer sur l’avenir du territoire du Sahara occidental. Il n’y a pas
d’autre choix ni d’autre voie… Concernant les prochaines négociations, il faut
savoir aussi quelle sera la recommandation du Conseil de sécurité, à la lumière
des négociations des 18 et 19 juin. Nous ne savons pas, en effet, quels seront
les prochains pas à franchir ni quelle sera la prochaine décision de l’ONU.
Excepté que la situation est difficile et que cette difficulté est à mettre sur
le compte de la position marocaine et du silence des pays membres influents du
Conseil de sécurité.

- Mais alors, qu’allez-vous faire si les négociations échouaient ou si le
Conseil de sécurité les qualifiait d’échec ?
- Au risque de me répéter, je dirais que depuis plus de 30 ans, les Sahraouis
n’ont cessé de montrer combien ils sont attachés à leur droit à
l’autodétermination et rien ne les fera changer d’avis. Toutes ces années, ils
ont utilisé différents moyens, les moyens militaires, diplomatiques,
populaires… pour faire entendre leur voix. Ils utiliseront chacun de ces moyens
légaux au moment opportun, en poursuivant leur combat, jusqu’à ce que leur choix
soit respecté.

H. A.

.......

Algérie - Sahara occidental Mise en place prochaine d’un programme de
sensibilisation

Un programme initié par le groupe parlementaire d’amitié algéro-sahraoui sera
mis en place prochainement afin de sensibiliser les Parlements de par le monde
sur la question du Sahara occidental, a indiqué, hier à Alger, le représentant
de ce groupe, M. Djamel Bendir. “Nous comptons, au sein du groupe d’amitié,
mettre en place un programme dans le but de solliciter les autres Parlements de
par le monde et de les sensibiliser sur la question sahraouie afin de marquer
notre présence au sein des institutions parlementaires mondiales”, a précisé à
la presse M. Bendir qui conduisait la délégation du groupe parlementaire
d’amitié algéro-sahraoui reçu par le ministre délégué chargé des Affaires
maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel. “Nous serons ainsi davantage
présents dans les forums et les différentes rencontres parlementaires des autres
pays”, a ajouté M. Bendir, mettant ainsi l’accent sur “le rôle de la diplomatie
parlementaire”. Il a relevé que la visite des parlementaires sahraouis entre
dans le cadre du “renforcement et de la consolidation des relations entre les
Parlements” des deux pays. M. Bendir, qui est aussi membre du bureau du
Parlement sahraoui, a également indiqué avoir évoqué avec M. Messahel,
notamment, les négociations entre le Front Polisario et le Maroc, pays, a-t-il
dit, qui “ne reconnaît pas les droits du peuple sahraoui”.

Les États-Unis octroient 1 million de dollars d’aide aux réfugiés sahraouis
Les États-Unis ont dégagé la somme de 1 million de dollars au profit des
réfugiés sahraouis, a annoncé la sous-secrétaire d’Etat adjointe à la
population, aux réfugiés et aux migrations, Mme Kelly Ryan, citée, hier, dans
un communiqué de presse de l’ambassade américaine à Alger. Ce fonds fait partie
d’un don global de 7,4 millions de dollars du gouvernement américain, destiné au
bureau du Programme alimentaire mondial (PAM), indique le communiqué. “La
contribution du Bureau américain de la population, des réfugiés et de la
migration apporte au PAM un moyen flexible pour répondre rapidement aux
situations de crises” concernant les réfugiés, a ajouté l’ambassade américaine.
Plus de 165 000 réfugiés vivent dans cinq camps de la région de Tindouf :
27-février, Aousserd, Dakhla, El-Ayoun et Smara. Les réfugiés sahraouis
dépendent totalement de l’aide internationale, dont plus de la moitié est
assurée par l’Algérie.

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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/20/5415389

Le porte-parole du SG de l’ONU
“Un processus long et difficile”

Par : EL MOUDJAHID
Le : mercredi 20 juin 2007


Les négociations maroco-sahraouies sur la question du Sahara occidental, qui
sont mardi, à leur deuxième jour, "sont à leur tout début" et semblent être
"un processus qui va être certainement long et difficile", a déclaré mardi à
l’APS Michèle Montas, porte-parole du Secrétaire général des Nations unies.
"Il faut dire que nous sommes au début d’un processus qui va être certainement
long et difficile. Ce processus vient à peine de commencer.
Il est donc trop tôt pour tirer des conclusions quelconques", a-t-elle expliqué
en marge de son point de presse quotidien au siège des Nations unies à New
York.

Les négociations maroco-sahraouies entamées lundi, pour deux jours, dans une
résidence privée à Manhasset, dans la banlieue de New York, se poursuivaient
mardi, mais sans qu’il soit possible, du fait du black-out total, de connaître
la teneur et la tournure des discussions entre les délégations du Royaume du
Maroc et du Front Polisario, a confirmé la porte-parole onusienne. Les
négociations placées sous l’égide des Nations unies, qui ont désigné comme
facilitateur Peter Van Walsum, l’envoyé personnel du secrétaire général pour le
Sahara occidental aux côtés de Julian Harston, l’envoyé spécial de Ban Ki-moon
et coordinateur de la Minurso, se tiennent à huis clos "pour assurer la
sérénité voulue" et permettre aux parties en conflit, que sont le Maroc et le
Front Polisario, d’inscrire leurs discussions dans le cadre tracé par la
résolution 1754 du Conseil de sécurité qui préconise des négociations directes
en vue d’une solution politique dans le cadre de l’autodétermination du peuple
sahraoui, a-t-elle ajouté.

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http://www.lesdebats.com/editionsdebats/200607/monde.htm#3
Semaine du 20 au 26 juin 2007


Ouverture des négociations Maroc-Polisario
Le droit international au chevet de la realpolitik

Pour la première fois depuis dix ans, le Maroc et le Front Polisario ont repris
langue en se lançant, dès le 18 juin dernier, à Manhasset, luxueuse résidence
diplomatique des Nations unies, dans des négociations sur l'avenir du Sahara
occidental.

Avant de se rendre dans la ville américaine de Manhasset, chacun des
antagonistes a donné son point de vue sur les négociations, via les médias, en
s’appuyant sur la résolution 1754 du Conseil de sécurité. Celle-ci, adoptée à
l’unanimité le 30 avril dernier, a en effet appelé à des négociations directes
entre les deux parties en conflit, sous l’égide de l’ONU, pour trouver une
solution politique garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à
l’autodétermination. Pour les Sahraouis, l’ONU est toujours responsable de la
décolonisation du territoire du Sahara occidental et l’autodétermination
constitue “un passage obligatoire” pour mettre fin au conflit maroco-sahraoui,
vieux de 32 ans. Dans ce cadre, il reviendra au peuple sahraoui et à lui seul
de décider de son avenir, à travers un référendum organisé et contrôlé par
l’organisation des Nations unies. Les responsables du Polisario et les
autorités de la RASD se sont engagés à respecter les résultats de la
consultation référendaire et ont, dès à présent, donné des gages concrets pour
le Maroc et même pour toute la région, dans le cas où l’option d’indépendance
l’emporterait. Seulement, les Sahraouis ont informé la communauté
internationale et l’opinion publique que le Maroc n’a montré aucune volonté
politique d’en finir avec la politique du fait accompli, l’occupation par la
force des armes et le reniement des engagements souscrits. “Le rendez-vous de
Manhasset sera pour nous un examen de la volonté du Conseil de sécurité”, a
déclaré le 11 juin dernier le ministre des Affaires étrangères de la RASD, à
Alger, en faisant référence notamment à “certains pays (qui) se sont portés
complices de la rébellion marocaine et de sa politique expansionniste”. Le
diplomate a aussi fixé les “lignes rouges” à ne pas dépasser, en précisant :
“Il reviendra au Front Polisario et aux Sahraouis de décider quand ils devront
reprendre les armes et dans quel contexte. Les lignes rouges ne doivent pas
toucher l’essentiel : la transgression des droits inaliénables du peuple
sahraoui et la légitimation du fait accompli marocain.”

Plus tard, Mohamed Abdelaziz, président de la RASD et également secrétaire
général du Front Polisario, a assuré que le sort définitif du Sahara occidental
est tributaire du choix démocratique du peuple sahraoui. Dans une interview
diffusée vendredi dernier par la télévision quatarie Al-Jazira, le chef de
l’Etat sahraoui a fait savoir que la proposition marocaine relative à un plan
d’autonomie de l’ex-colonie espagnole ne posait pas problème, dès lors qu’elle
serait présentée au peuple sahraoui, au même titre que les deux autres options
(indépendance du territoire et intégration au Maroc), “dans le cadre d'un
référendum libre et démocratique organisé et supervisé par les Nations unies”.
A partir de là, si “les Sahraouis choisissent d'adopter la proposition
marocaine, ils l'auront”, a-t-il ajouté.


Quelle place pour la realpolitik ?

Si les parties marocaine et sahraouie se réfèrent à la résolution 1754, il n’en
demeure pas moins que chacune lui réserve sa propre interprétation. Pour la
simple raison que le dernier texte du Conseil de sécurité, même s’il avalise
les résolutions précédentes de l’ONU et s’il se prononce pour
l’autodétermination du peuple sahraoui, n’a pas tranché : au lieu de
sanctionner la partie qui viole la légalité internationale, l’instance
onusienne a préféré mettre dos à dos l’agresseur et l’agressé. On comprend
alors pourquoi les autorités marocaines continuent à camper dans leurs
positions, tentant de placer la question de l’autodétermination dans le cadre
du projet d’autonomie et d’une souveraineté territoriale du royaume. Une
souveraineté qui, faut-il préciser, n’est pas reconnue par le droit
international ni les différents organes de l’ONU. C’est donc dans cette logique
que le Maroc s’est présenté à la table des négociations, en se montrant résolu à
dépasser le conflit. “Nous y allons avec beaucoup d'optimisme et avec la volonté
de définitivement tourner la page”, a confié le porte-parole du gouvernement de
Rabat, Nabil Benabdellah, le jeudi 15 juin.

Depuis avril dernier notamment, la question sahraouie a réoccupé le devant de la
scène internationale. On assiste même à une impatience, chez certains membres
influents du Conseil de sécurité, de régler définitivement le dossier du Sahara
occidental. Ce qui en soi est une bonne chose. Bien qu’il reste à savoir de
quelle manière sera fermé ce dossier, qui est non seulement source de
souffrances surtout pour le peuple sahraoui, mais aussi un facteur querelleur,
voire déstabilisateur, dans la région maghrébine, cette région qui représente
aujourd’hui un marché fort intéressant, pour ne pas dire convoité par les
grands de ce monde. A partir de là, quelle place faudra-t-il réserver à la
realpolitik dans l’examen du dossier de décolonisation du territoire non
autonome du Sahara occidental ?

Comme aiment à le dire les nouveaux politiques, l’heure est au pragmatisme.
Celui-ci nous invite à regarder le présent et à construire l’avenir, sans pour
autant cracher sur le passé ni sur les acquis démocratiques de l’humanité. Dans
ce cadre, il est utile de rappeler que le Maroc a démontré, à maintes reprises,
qu’il ne pouvait être souverain du territoire sahraoui. Depuis la fin du
protectorat français, Rabat a inscrit l’ex-Sahara espagnol et d’autres
territoires voisins dans la liste des revendications du “Grand Maroc”. Grâce à
la complicité de hauts responsables de l’ONU et de l’Espagne, le royaume
marocain a bloqué la décolonisation du Sahara occidental, passant outre l’avis
consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye (octobre
1975) qui s’était prononcée pour l'autodétermination et l’indépendance du
peuple sahraoui. Mais le Maroc a somme toute accepté, en novembre 1975, de
partager ce territoire avec la Mauritanie. Il s’est ensuite engagé, à partir de
la moitié des années 1980, auprès de l’OUA et de l’ONU, à respecter les
résultats du référendum d’autodétermination. Même après avoir érigé des murs de
défense pour bloquer les incursions de l’armée sahraouie et exploiter les
richesses naturelles de l’ex-colonie espagnole (phosphate, poisson, pétrole…),
le Maroc s’est plié à la légalité internationale et approuvé le règlement
politique du conflit. Lequel règlement a intégré, entre autres, l’option
d’indépendance, en avalisant le plan de l’ONU de 1991 et en signant les accords
de Houston de 1997, qui ont été menés par l’Américain James Baker en qualité
d’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies. Quoi de plus normal
que la délégation sahraouie, présente aux négociations de Manhasset, soit
composée de mêmes membres ayant négocié les accords de Houston ? Quoi de plus
légitime qu’elle interpelle l’ONU sur ses responsabilités et ses engagements,
d’autant que la population sahraouie des territoires occupés risque d’être
aujourd’hui victime d’un génocide certain…

A moins d’un coup de force programmé qui reposerait sur une histoire de
filouterie aux relents de l’holocauste, la realpolitik est tenue de se mettre
en accord avec la légalité internationale et la coexistence pacifique.


Z’hor Chérief

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http://www.lesdebats.com/editionsdebats/200607/monde.htm#4
Semaine du 20 au 26 juin 2007


En prélude aux négociations Maroc - Polisario
La guerre de papier reprend de plus belle

Les médias marocains sont partis en campagne un peu plus d’une semaine avant
l’ouverture, le 18 juin, des négociations directes entre le Maroc et le Front
Polisario.

Offrant une “publicité” sans borne à un supposé soutien international –
notamment par l’ONU* – à la proposition marocaine d’autonomie interne au Sahara
occidental, la presse marocaine reste sur des approches diverses quant aux
résultats attendus des négociations. Le dénominateur commun à ces analyses
demeure l’implication de l’Algérie dans le conflit et les nécessaires
négociations à entamer avec ce pays. Dans le même temps, il est vain de vouloir
trouver une quelconque diversité d’opinion, un quelconque bémol à la position de
front des médias marocains quant au plébiscite de la position et la vision
officielle du Maroc au sujet du conflit. On notera toutefois que les clameurs
se sont tues à l’approche de la date fatidique, hormis quelques chroniques
orientées de Khalil Hachimi Idrissi, le patron de Aujourd’hui le Maroc.

Les médias marocains n’en sont pas à leur première offensive dans la guerre de
papier qu’ils livrent à l’Algérie. Il reste qu’on ne doit pas s’y tromper :
tous les journalistes marocains ne sont pas de la bataille, mais des porte-voix
et des porte-plumes sont mobilisés pour la campagne, à l’image de Naïm Kamal
membre du parti El-Istiqlal et journaliste. Il écrit, le 5 juin dernier, dans
Aujourd’hui Le Maroc, un quotidien qui fonde sa ligne éditoriale sur sa seule
animosité vis-à-vis de l’Algérie, que la seule manière de régler les problèmes
relationnels entre les deux pays passe par la psychanalyse (qui sont les fous
?). “Cela nécessitera de l’Algérie l’abandon, tout en leur trouvant des
substituts, de son rêve prussien mais aussi de toute une culture d’adversité
avec le Maroc qu’elle a mis à contribution dans la construction de l’Etat
national algérien à peine vieux de quarante-cinq ans. Qui lui a servi également
dans le pétrissage du lien social. Malheureusement, la seule impression d’unité
que donne l’Algérie c’est une forme ‘d’union sacrée’ faite d’une mixture de
rancœur injustifiée, de complexe de supériorité collective et d’infériorité
individuelle nourries par une fierté démesurée et un orgueil sans limites. Tout
le reste de l’édifice algérien, ou pratiquement, aux prises avec une violence
qui n’en finit pas d’être résiduelle, est en difficulté.” Naïm Kamel,
magnanime, souligne : “Voici un grand pays dont le peuple n’a pas reculé devant
le sacrifice, généreusement nanti par la nature en moyens d’asseoir
naturellement son rang et son influence, mais qui n’arrive à vivre en paix ni
avec lui-même ni avec ses voisins. Dès lors, comment faire pour comprendre ses
frénésies qu’en recourant, fut-ce en partie, aux outils de la psychanalyse ?”


De guerre lasse

Pour comprendre ce qu’il veut dire par “rêve prussien de l’Algérie”, il faut
revenir à octobre 2004 alors qu’il avait développé sa thèse dans le quotidien
L’Opinion sous le titre 'Le rêve prussien de l’Algérie'. Il avait comparé les
velléités de Bismarck de construire un grand empire à celui supposé de
l’Algérie par sa volonté de s’armer massivement : “Guerre sur guerre (des
Duchés contre le Danemark en 1864, austro-prussienne en 1866, franco-allemande
de 1870), Bismarck réussit à faire l’unité allemande et la Prusse devient en
1871 le plus grand royaume constitutif de l’Empire allemand du IIe Reich. Mais
c’est un mirage de victoire d’autant plus absurde qu’elle est à la Pyrrhus
aussi chèrement payée pour son obtention que monstrueusement coûteuse par ses
conséquences : moins de cinquante ans, elle débouche sur la sale guerre et
l’humiliation des accords de Versailles, affront qui sera lavé à son tour dans
la mer de sang de la Seconde Guerre mondiale. Bilan du mirage prussien et des
autres rêves coloniaux du même acabit : plus de quatre-vingt millions de morts,
la ruine par deux fois de l’Europe et la disqualification définitive des
puissances européennes au profit des Etats-Unis d’Amérique.”

Sur le site Menara, dans la rubrique actualité, il est intéressant de noter la
contribution du très sérieux Jawad Kerdoudi, consultant, économiste et
président de l’Institut marocain des relations internationales qui croit savoir
que “de son côté, l’Algérie, qui n’apprécie gère l’évolution de l’affaire du
Sahara en faveur du Maroc, a déclaré récemment, par la voix du Président
Bouteflika, que le dossier de Sahara constitue ‘un facteur de blocage à la
construction du Maghreb arabe uni’, alors qu’il avait toujours affirmé que ‘le
Sahara ne représente pas un obstacle à l’édification maghrébine’”.


Un conseil d’ami

Pour sa part, le journal L’Opinion conseille : “L’Algérie doit faire preuve de
réalisme.” Le journal indique dans un article que “l’Algérie a, sans doute,
parfaitement lu et compris les termes de cette résolution et le sens dans
lequel elle invite les parties à s’engager, qui est la solution politique
mutuellement acceptable et définitive du conflit. Ainsi conçue et recommandée
par l’ONU, celle-ci est l’unique solution appelant au réalisme, à la
clairvoyance et à la responsabilité politique et, nécessairement pour se faire,
à un changement qui se départit des faux principes et des politiques qui
sacrifient l’intérêt des peuples et leur unité sur l’autel de l’hégémonisme et
de l’expansionnisme”. Bien entendu, cette solution politique ne saurait être
autre chose que la vision marocaine d’autonomie.

Moins véhément certes, Al Bayane, dans son édition du 7 juin, met en avant le
succès de la diplomatie marocaine pour convaincre de la justesse de ses
propositions. “A la suite de l'annonce par le Maroc du projet d'autonomie du
Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine, écrit le journal, la
diplomatie algérienne, plus expérimentée, s'est lancée pendant les trois mois
qui ont précédé l'examen du dossier par le Conseil de sécurité, dans une
course-poursuite diplomatique à la trousse d'une diplomatie marocaine, moins
professionnel.” Qu’on ne s’y trompe pas, le journal ne jette pas de fleurs à la
diplomatie algérienne mais met en avant son échec devant “la désarmante
sincérité” des diplomates marocains.

Le magazine Telquel, connu pour sa position assez indépendante des lignes
suggérées par Rabat aux journaux, cite Réda Taoujni, président de l’association
Sahara marocain, qui considère que, lors de ces négociations, “le Maroc et le
Polisario se prêtent, dans une première étape, à une nécessaire hypocrisie
diplomatique, qui permet à la communauté internationale d’espérer une solution
du conflit”. “Problème, indique le magazine, aucune des deux parties ne semble
prête à faire de concessions. Dans leurs différentes déclarations, les
responsables algériens et ceux de la RASD ont, tout au long de ces derniers
mois, répété leur ‘rejet du plan d’autonomie marocain et leur attachement à la
solution référendaire’”. Un autre interlocuteur, un acteur associatif et
lobbyiste sahraoui, précise dans les colonnes de Telquel : “Je me demande quel
genre de concessions le Maroc a-t-il prévu pour ces négociations. Que peut-il
bien offrir au-delà de l’autonomie élargie ? Il ne reste plus que
l’indépendance après.”


La contribution de tous

Al Ahdath Al Maghribya, quotidien en langue arabe, présenté comme le plus fort
tirage des quotidiens marocains, apporte aussi sa modeste pierre à l’édifice
puisque dans son édition du 5 juin, il met en évidence la volonté de l’Algérie
d’entraver la bonne préparation des négociations (à ce propos il faudrait
peut-être se demander d’abord qui a été enclin à chauffer les bendirs de la
guerre !) en voulant créer un lobby soutien aux 'séparatistes', en se référant à
la conférence de presse tenue à Alger le 4 juin dernier par le sénateur belge
Pierre Galand.

Si tant est que la seule guerre que veulent livrer les Marocains aux Algériens
n’est que diatribes et propos belliqueux, cela n’occasionnera pas de dommages
collatéraux est c’est tant mieux même si, et cela les Marocains le savent
aussi bien, cette prétendue guerre de papier ne résoudra pas le conflit du
Sahara occidental. Dans le même temps, cette propension des médias à alimenter
la polémique indique bien que nous ne sommes pas à l’orée du règlement du
problème sahraoui. Il serait peut-être temps pour tous (intellectuels,
journalistes, représentants de la société civile) de dépasser les échanges de
mégères pour trouver une solution qui permettrait au Maroc de ne pas perdre la
face, à l’Algérie de ne pas se dédire et aux Sahraouis de trouver la solution
la plus juste à leur situation. La construction du Maghreb** en a urgemment
besoin.


Amine Esseghir


* De l’avis de tous les observateurs crédibles, la résolution onusienne du 30
avril a voulu ménager tout le monde permettant à tous – le Maroc, le Polisario
et même l’Algérie qui se voit confortée dans sa position – de se dire
satisfaits du vote à l’unanimité de ladite résolution.

** Doit-on dire que les affaires continuent malgré tout ? Des entreprises
algériennes seront présentes à Casablanca, du 26 juin au 1er juillet, pour
participer à la semaine de l’Algérie au Maroc qui se tiendra au grand palais de
la Foire internationale de Casablanca. Une soixantaine d’exposants sont
attendus, parmi eux une cinquantaine d’entreprises de production et de
services parmi les plus importantes de leurs secteurs en Algérie.

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http://www.lesdebats.com/editionsdebats/200607/la%20trame.htm
Semaine du 20 au 26 juin 2007

Négociations en trompe-l’oeil


On aimerait croire que les négociations directes commencées ce lundi à New York
entre le POLISARIO et le Maroc débouchent sur un accord de paix qui mettra fin
à un conflit vieux maintenant de plus d’une trentaine d’années. Mais comment ne
pas constater que ces négociations, peut-être celles de la dernière chance,
n’ont pas été précédées de signes positifs émis par les deux parties laissant
présager une issue prochaine ? Des pourparlers entourés de solennité, sous
l’égide de l’ONU qui plus est, n’augurent en règle générale d’une solution que
dans la mesure où les parties prenantes ont fait montre au cours des phases
préparatoires de dispositions significatives allant dans ce sens. Une inflexion
dans les positions respectives s’était produite, une décrispation perceptible
dans les propos tenus par les représentants des deux camps est survenue, qui
donnent à penser que les négociations informelles et les bons offices ont
accompli le gros du travail, qu’une rencontre officielle venant à leur suite
suffira à mener jusqu’à son terme, avant que l’annone n’en soit faite au monde.
Il ne semble pas, hélas, que nous soyons dans ce cas de figure.

Ni le Maroc ni le POLISARIO n’ont donné le sentiment qu’ils s’acheminaient vers
une solution de compromis, vers un mariage de leurs positions. En y mettant les
formes, chacun au contraire a tenu à marquer la ligne rouge que rien ne réussira
à lui faire franchir. Ainsi le Maroc n’admettra aucune solution qui ne
reconnaisse pas la marocanité du Sahara Occidental, et le POLISARIO aucune
autre qui revienne à dénier aux Sahraouis le droit à l’autodétermination.

Dernièrement, le Maroc a annulé une visite du président brésilien Lula parce
qu’il y avait désaccord entre les deux pays sur les termes du communiqué final
relatifs à la question du Sahara occidental. C’est dire s’il accepte seulement
qu’on aborde celle-ci autrement que sous l’angle du référendum confirmatif. Il
n’est pas d’usage en effet qu’un pays exige que les chefs d’Etat qui lui
rendent visite aient une opinion identique à la sienne sur une question qui lui
tient particulièrement à coeur. D’ici à ce que pays se mette en devoir de rompre
ses relations diplomatiques avec tous les Etats qui ne lui apportent pas leur
soutien en la matière, il n’y a qu’un pas que le Maroc semble assez tenté de
franchir. A moins, bien entendu, que tout cela ne soit qu’une comédie destinée
à faire croire qu’il est au bout de sa patience et que bientôt il ne répondra
plus de lui-même. Une façon comme une autre de chercher à conditionner la
partie adverse en vue d’une négociation. Mais, de toute évidence, le Maroc ne
feindrait qu’à moitié si c’était le cas. Son irrédentisme s’exacerbe
naturellement devant les difficultés qui le mettent en échec.

Les négociations qui commencent à New York sont certes directes, et elles se
tiennent en pleine lumière, pourtant elles prennent place dans un processus le
plus souvent souterrain qui se développe depuis le cessez-le-feu de 1991, qui a
été riche en rebondissements sous l’apparence d’une situation continuellement
bloquée. Chacune des parties l’a mis à profit pour engranger un maximum de
soutiens à l’échelle internationale. Il semble bien que le Maroc ait enregistré
une avance sur ce front-là. L’appui manifeste de la France et, à un degré
moindre, de celui des Etats-Unis, en plus de celui de l’Espagne, qui lui a
rarement manqué, n’ont pas peu contribué à faire pencher le rapport de forces
en sa faveur, et à l’encourager à s’inscrire de plus en plus ouvertement en
dehors du plan de paix onusien comme des accords d’Houston. Aujourd’hui, le
Maroc peut se féliciter d’avoir réussi le coup de force de déplacer le débat
antérieurement axé sur les modalités de la mise en œuvre du principe de
l’autodétermination, vers l’examen de son offre d’autonomie.

Ces négociations diront si ce processus est irréversible ou non. Cela dépendra
moins des dispositions des protagonistes directs que de la volonté des membres
permanents du Conseil de sécurité de conforter l’un plutôt que l’autre.


M. Habili

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http://www.latribune-online.com/2106/chroniques.htm

Un pas en avant…

Jeudi 21juin 2007

Par Azzedine Chabane


Les 18 et 19 juin, des négociations ont réuni les délégations du Maroc et du
Sahara occidental en conflit, en réponse à la résolution 1754 du Conseil de
sécurité qui, le 30 avril dernier, les avait invitées à engager «des
négociations sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte des
développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution
juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du
peuple du Sahara occidental».
Au terme du premier round, conduit sous l’égide des Nations unies par Peter Van
Walsum, représentant du secrétaire général Ban Ki-moon, et de l’envoyé spécial
au Sahara occidental et coordinateur de la Minurso, Julian Harston, il a donc
été convenu que les deux délégations reprendront les pourparlers dans la
seconde semaine du mois d’août prochain.
On doit relever, chose importante, que ces négociations directes ont impliqué
les seules parties concernées, à savoir les délégations marocaine et sahraouie,
qui ont travaillé en séances restreintes et à huis clos, alors que la présence
des délégations algérienne et mauritanienne se justifiait par leur qualité de
pays voisins et d’observateurs, comme entendu dans les accords signés (en 1997
et 2003) sous la férule de l’ancien secrétaire d’Etat américain et précédent
envoyé personnel du secrétaire général, James Baker.
On s’attendait, bien sûr, à ce que l’entame soit difficile, sinon ardue, dès
lors que le Maroc louvoie depuis bientôt trente ans, usant et abusant de la
stratégie du pas en avant contre trois en arrière et qu’il ne saurait, du jour
au lendemain, se résoudre à accepter les résolutions de l’ONU sur la question
du référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Il serait du coup
plus prudent de ne pas prendre ses désirs pour la réalité et surfer à
tire-larigot sur le respect du «format Baker» qui stipule que l’Algérie et la
Mauritanie seront informées de l’évolution des négociations et consultées
chaque fois que cela serait nécessaire. Le seul fait positif serait que la
partie marocaine retire sine die son hypothétique projet d’autonomie et qu’elle
aborde la reprise des discussions, en août prochain, avec la ferme intention de
négocier les conditions d’organisation du référendum d’autodétermination que le
peuple sahraoui revendique depuis des décennies, en toute légitimité, fort de
son bon droit et du soutien que lui apportent la communauté et la légalité
internationales.
En reprenant les dispositions de l’article 2 de la résolution 1754, le
communiqué de Van Walsum consacre la disponibilité, faute de disposition, des
négociateurs marocains à poursuivre les pourparlers, ce qui peut être
interprété comme un indice encourageant à condition qu’il s’accompagne dès le
prochain round d’une avancée probante en direction de la solution préconisée
par le plan Baker, ce qui, pour l’instant, paraît relever encore de l’utopie.
Et c’est là qu’intervient précisément le rôle de la communauté internationale
et de son représentant qui, au nom du secrétaire général de l’ONU, conduit ces
négociations dont tout le monde sait qu’elles sont complexes et éprouvantes
mais qu’elles sont aussi et surtout la rencontre de la dernière chance.
En parallèle, il faut comprendre que les efforts de sensibilisation doivent être
poursuivis, sans cesse et en toutes circonstances, dans le but de renforcer la
reconnaissance internationale de la nation sahraouie qui a besoin du soutien
agissant des Etats comme des diverses organisations pour faire valoir son droit
au libre exercice de sa souveraineté. C’est en conjuguant les efforts de toutes
parts et en élargissant le cercle de la représentativité du peuple sahraoui, en
lutte depuis plus de trente ans, qu’il sera possible de contraindre la partie
marocaine à une négociation franche et sincère pour délimiter les voies et
moyens de règlement d’un conflit qui n’a que trop duré et qui empoisonne les
relations, à l’échelle du Maghreb et du continent africain.

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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=70885

Les négociations Maroc-Front Polisario
Ce n’est qu’un début


Les deux jours de négociations entre le Maroc et le Front Polisario, tenues
lundi et mardi dans la banlieue new-yorkaise de Manhasset, ont pris fin sans
résultat probant et encore plus spectaculaire. Il aurait d’ailleurs été naïf
d’attendre de ce rendez-vous , il est vrai important, plus qu’il n’en fallait,
puisque chaque partie a réitéré ses positions même si la feuille de route
élaborée par la résolution 1754 d’avril dernier du Conseil de sécurité, est
d’une extrême clarté.

Les deux parties en conflit sont, en effet, invitées à ouvrir « des négociations
sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte des développements
survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution juste, durable et
mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du
Sahara-Occidental ». Ce que seul le Maroc refuse de comprendre puisqu’il
persiste à vouloir imposer sa vision du vote confirmatif de son occupation du
Sahara-Occidental. Le blocage se situe à ce niveau, mais, en tout état de
cause, ni l’ONU ni les deux parties n’ont dressé un constat d’échec puisqu’un
nouveau rendez-vous est pris pour la deuxième semaine d’août prochain, au même
lieu, pour poursuivre leurs travaux, a annoncé, mardi soir, M. Peter Van
Walsum, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU qui a supervisé ce
qui constitue donc un premier round. On notera aussi la participation du
représentant spécial de Ban Ki-moon pour le Sahara-Occidental et coordinateur
de la Minurso, Julian Harston. Les négociations directes qui ont impliqué les
seules délégations marocaine et sahraouie, qui ont travaillé en séances
restreintes et à huis clos, ont vu la présence des délégations algérienne et
mauritanienne, en leur qualité de pays voisins et d’observateurs, comme retenu
dans les accords signés (en 1997 et 2003) sous l’égide de l’ancien secrétaire
d’Etat américain et précédent envoyé personnel du secrétaire général, James
Baker. Le communiqué sanctionnant les négociations des 18 et 19 juin rappelle
d’ailleurs ce que l’on appelle des négociations selon le format Baker,
c’est-à-dire des négociations entre les deux parties en conflit, le Maroc et le
Front Polisario, sous les auspices du secrétaire général de l’ONU, alors que les
représentants des pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, avaient assisté aux
seules séances d’ouverture (lundi en fin de matinée) et mardi soir et « ont été
consultés séparément » sur des questions les concernant. Il serait prématuré de
dégager un quelconque bilan, tant la question paraissait difficile. Mais
d’aucuns n’hésitent pas à parler de « succès relatif » signifiant à la fois, un
véritable lancement du processus de négociations, puisque les négociateurs se
sont mis d’accord pour poursuivre les discussions et ont retenu une date et un
lieu. L’autre « fait positif notable », selon les mêmes observateurs, est que
les négociations se sont déroulées conformément à la résolution 1754 et ont
respecté le format Baker. « Avec un prochain round fixé à la deuxième semaine
d’août, c’est-à-dire dans près de deux mois, cela signifie que le processus de
négociation à bel et bien démarré entre deux parties en conflit clairement
identifiées et que le format Baker a été respecté puisque les deux pays voisins
ont été informés du déroulement des discussions et consultés chaque fois que
nécessaire », a fait remarquer à l’APS un diplomate proche des négociations. De
l’avis de nombreux analystes à New York, les termes du communiqué diffusé à
l’issue des négociations marquent bien « un succès relatif » de ce premier
round avec la volonté partagée de poursuivre les négociations, de prendre
rendez-vous pour le prochain round et, surtout, de donner un cadrage au
processus en cours qui inscrit son action dans la dernière résolution du
Conseil de sécurité. En reprenant pour l’essentiel les dispositions de
l’article 2 de la résolution 1754, le communiqué consacre, appuie et respecte
l’égalité de traitement des propositions et initiatives soumises en avril
dernier au secrétaire général de l’ONU, fait-on remarquer. En attendant la
reprise, le point de vue de l’ONU sera lui aussi important puisqu’un rapport
sera adressé au Conseil de sécurité par le secrétaire général à la fin de ce
mois, soit entre les deux rounds. Il est donc attendu que le communiqué
constituera l’essentiel de la substance de ce rapport d’étape que Ban Ki-moon
aura à présenter comme le stipule la résolution 1754. Là est donc l’essentiel
de ce rendez-vous. Qu’en sera-t-il de la prochaine phase, et surtout que fera
l’ONU pour rendre justice au peuple sahraoui privé de ses droits les plus
élémentaires ?


T. Hocine

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http://www.lequotidien-oran.com/?news=501947

Concession des uns et surtout des autres
par Djamel B.


Dans un processus que des responsables onusiens annoncent très long, un premier
round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc vient de s'achever.
De cette volonté, maintes fois manifestée par les deux parties en conflit, de
clore définitivement ce dossier, le face-à-face de Manhasset n'aura finalement
accouché que d'un rendez-vous pour une seconde manche de négociations.

Pour ce premier tête-à-tête, il n'y aura eu ni gagnant ni perdant, seulement
l'infime espoir que la porte du dialogue reste entrouverte.

Dans un conflit plus que trentenaire, où toutes les tentatives de négociations
et les missions de bons offices ont buté sur l'intransigeance dans les
positions des uns et des autres, le «simple» fait d'avoir évité la rupture et
convenu d'une poursuite des négociations constitue déjà un «succès relatif».

Ce «petit pas», s'il ne signifie pas une grande victoire ou une impasse, montre
néanmoins qu'un processus de négociation est bien lancé, même si l'optimisme
concernant les prochains pourparlers peut paraître prématuré, car les données
du conflit n'ont pas changé. Au-delà des hypothèses hâtives, le face-à-face de
New York aura eu le mérite de rappeler que l'impasse dans laquelle se trouve ce
dossier est devenue intolérable et le conflit doit être résolu à travers un
accord mutuel qui apportera l'autodétermination au peuple sahraoui.

Ni les manoeuvres dilatoires des responsables marocains, et moins encore leur
entêtement à imposer unilatéralement un plan d'autonomie, en atteinte flagrante
au principe d'autodétermination, ne pourront séduire une population usée par
l'exil et aspirant à son indépendance.

Face à la détermination maintes fois réitérée des responsables sahraouis à
trouver une solution juste et équitable, Rabat, qui tente toujours de faire
légitimer par la communauté internationale une occupation illégale, se doit de
tirer les leçons des échecs répétés et de faire preuve de plus de volonté à
participer au processus international de parachèvement de la décolonisation du
Sahara Occidental.

Manhasset n'est en somme que le début d'un processus, dont l'issue dépendra
incontestablement de la volonté des uns et surtout des autres à poursuivre le
dialogue pour la recherche d'une solution politique juste et durable et
mutuellement acceptable, qui prenne en compte le droit du peuple sahraoui à
décider de son avenir. Cela passe inévitablement par des concessions, et le
Maroc, qui continue de proposer comme seule alternative son plan d'autonomie,
ne semble pas prêt à en faire.

En attendant Manhasset II, Rabat, qui reste figée sur ses positions, se doit
dès à présent d'admettre que l'autodétermination appartient au peuple sahraoui.
Et c'est uniquement lui qui peut en décider.

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http://www.lequotidien-oran.com/?news=501948

Sahara Occidental: les portes de la négociation toujours ouvertes

par Kharroubi Habib


Si le territoire sahraoui est marocain, comme le soutiennent les autorités de
Rabat et leurs propagandistes, pourquoi, dans ces conditions, la monarchie
avait-elle accepté de le partager, en 1975, avec la Mauritanie et surtout
pourquoi alors ne fait-elle pas confiance à ces «Marocains du sud» en leur
accordant l'occasion d'exprimer leur «marocanité» et leur attachement au
Royaume à travers un référendum d'autodétermination?

En refusant cette voie, le Maroc prouve, on ne peut plus clairement, qu'il ne
se fait aucune illusion sur la réponse que feraient ses «fidèles citoyens
sahraouis». Toutes les fuites en avant dans lesquelles les autorités
chérifiennes se sont engagées depuis 1978, ont échoué face à cette réalité qui
est qu'il leur est impossible de démontrer l'appartenance du territoire
sahraoui au Royaume, autrement que par son occupation et la répression de ses
populations. Mais cette politique du fait accompli et de la force, désavouée et
condamnée par la communauté internationale, ne peut se prolonger sans mettre en
péril la stabilité du Royaume chérifien et par entraînement, celle de toute la
région du Maghreb.

Ce que le Conseil de sécurité a voulu prévenir en invitant le Maroc et le Front
Polisario à «des négociations directes et sans conditions préalables en vue de
parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple sahraoui».

Les deux parties ont répondu positivement à l'invite du Conseil de sécurité et
leurs négociateurs se sont rencontrés, lundi et mardi, à Manhasset (Etat de New
York) pour un premier contact. Un premier round qui a permis de constater que le
Maroc s'en tient à une solution qui exclut l'expression de la volonté du peuple
sahraoui par le recours au référendum d'autodétermination tel que revendiqué
par le Front Polisario et soutenu par la communauté internationale.

Bien que cette première rencontre ait confirmé leur divergence de point de vue,
les deux parties ont, tout de même, convenu de reprendre leurs négociations au
cours de la deuxième semaine d'août 2007. Disposition que les observateurs qui
ont suivi la rencontre qualifient de «fait positif notable» car un indicatif de
la volonté des deux parties à ne pas rechercher la rupture et signe qu'elles
sont pour persévérer dans un véritable processus de négociations.

En s'asseyant à la même table avec le Front Polisario et quels que soient les
calculs qui les ont poussées à accepter, les autorités marocaines ont
définitivement discrédité les arguments dont leur propagande a usé et abusé
pour présenter ce parti comme un «ramassis» de mercenaires à la solde de
l'Algérie voisine et ce pays comme étant l'obstacle à la normalisation de la
situation au Sahara Occidental et à l'extinction du conflit dont il est la
cause.

C'est avec le Polisario, et lui seul, que le Royaume marocain doit trouver une
solution. Lequel Polisario affirme et confirme qu'il acceptera tout résultat
d'un référendum d'autodétermination pourvu qu'il se tienne dans les conditions
indiquées par l'ONU et sous son contrôle.

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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=501968

Le Maroc et le Polisario se donnent rendez-vous en août

par Djamel B.


Le Maroc et le Front Polisario ont conclu mardi, près de New York, leurs
premières négociations directes sur l'avenir du Sahara Occidental et annoncé
qu'ils se rencontreront de nouveau, en août. «Les parties sont tombées d'accord
sur le fait que le processus de négociations doit se poursuivre à Manhasset au
cours de la deuxième semaine d'août 2007», a indiqué, mardi soir, un communiqué
signé par Peter Van Walsum, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour
le Sahara Occidental. Les négociations des deux jours, lundi et mardi, avaient
réuni les délégations des deux parties en conflit, comme stipulé dans la
résolution 1.754 du 30 avril dernier, du Conseil de sécurité sur le Sahara
Occidental, invitées à engager «des négociations sans conditions préalables, de
bonne foi, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois, en
vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui
permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental».

Les négociations directes qui ont impliqué les seules délégations marocaine et
sahraouie, qui ont travaillé en séances restreintes et à huis clos, ont vu la
présence des délégations algérienne et mauritanienne, en leur qualité de pays
voisins et d'observateurs, comme retenu dans les accords signés en 1997 et 2003
sous la férule de l'ancien secrétaire d'Etat américain et précédent envoyé
personnel du secrétaire général, James Baker.

Les représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, avaient assisté
aux seules séances d'ouverture et ont été consultés séparément sur des questions
les concernant.

Au deuxième jour des négociations, (NDLR: mardi), le porte-parole du secrétaire
général des Nations unies, Michèle Montas, a indiqué que les négociations
maroco-sahraouies «sont à leur tout début» et semblent être «un processus qui
va être certainement long et difficile».


Dans une déclaration en marge du point de presse quotidien, Mme Michèle Montas
a souligné que «ce processus vient à peine de commencer, et il est donc très
tôt pour tirer des conclusions quelconques». Le porte-parole du secrétaire
général de l'ONU, a tenu, par ailleurs, à préciser qu'il s'agit d'un processus
qui est placé sous les auspices de l'ONU qui, cependant, ne contrôle pas le
déroulement des discussions. «La décision appartient aux deux délégations en
conflit», fait remarquer Michèle Montas.

«Nous avons les bons offices de l'envoyé personnel du secrétaire général pour
le Sahara Occidental. Nous sommes au second jour de la reprise des
négociations. Ce que nous pouvons dire, à ce stade, c'est que les négociations
se poursuivent et ont respecté le timing fixé et nous espérons que les deux
parties continueront à se consulter et négocier, bien que nous ne nous
attendons pas, dans l'immédiat, à une décision ou à une conclusion»,
souligne-t-elle.


Les journées de lundi et mardi ont été mises à profit par les délégations
marocaine et sahraouie pour présenter et approfondir leurs propositions pour
une solution au conflit. Tandis que la partie sahraouie fait valoir le droit à
l'autodétermination respectueuse de la légalité internationale et les
recommandations et propositions de la communauté internationale, le Maroc
semble camper sur son intransigeante position de l'autonomie sous souveraineté
marocaine.

A l'issue de ce premier round des négociations, le président du parlement
sahraoui, M. Mahfoud Ali Beiba, a affirmé que le Front Polisario «ne ménagera
aucun effort pour répondre à l'attente de la communauté internationale et fera
en sorte que ce processus de négociations aboutisse à faire prévaloir la
justice et la légalité internationale au Sahara Occidental ainsi que la
fraternité, l'harmonie et le bon voisinage entre les peuples sahraoui et
marocain et tous les peuples du Maghreb...»

Le Front, a-t-il dit, formule l'espoir que «nos frères marocains feront
l'histoire avec nous en saisissant cette précieuse occasion qui nous est
offerte».

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http://www.latribune-online.com/2106/p02.htm

Les observateurs parlent d’un «succès relatif»
Le Front Polisario et le Maroc reprendront les négociations en août prochain

Jeudi 21 juin 2007

Par Mekioussa Chekir


Le Front Polisario et le Maroc se réuniront, à nouveau, vers la deuxième semaine
du mois d’août à Manhasset (New York), pour poursuivre les négociations entamées
les 18 et 19 juin, au même lieu, sur l’avenir du Sahara occidental et ce, sous
les auspices de l’ONU. C’est ce à quoi sont parvenues les deux parties à
l’issue de ce premier round des négociations, reprises, faut-il le rappeler,
après une interruption d’une dizaine d’années.
Le communiqué sanctionnant ces négociations, repris par l’APS, rappelle que
celles-ci se sont tenues selon le format Baker, c’est-à-dire des négociations
«directes» entre les deux parties en conflit, alors que les représentants des
pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, avaient assisté aux seules séances
d’ouverture (lundi en fin de matinée et mardi soir) et «ont été consultées
séparément» sur des questions les concernant.
Pour avoir repris langue et relancé ainsi le processus de négociations, les deux
parties en conflit sont «tout de même parvenues à un succès relatif», a relevé
la même source, citant des observateurs qui se sont référés au contenu dudit
communiqué.
Le succès réside, selon ces derniers, dans le fait qu’il n’y ait pas eu
d’interruption de ces contacts, même si les deux parties en conflit se sont
attelées à défendre leurs positions respectives. «Ce succès relatif, ne
signifiant pas une grande victoire ou une impasse, montre qu’un processus de
négociations est bel et bien lancé avec, notamment, la fixation d’un prochain
rendez-vous et la réaffirmation de la recherche d’une solution politique juste,
durable et mutuellement acceptable qui prenne en compte le droit du peuple du
Sahara occidental à décider de son devenir», estime-t-on. L’autre «fait positif
notable», ont noté les mêmes observateurs, est que les négociations se sont
déroulées conformément à la résolution 1754. «En reprenant pour l’essentiel les
dispositions de l’article 2 de la résolution 1754, le communiqué consacre,
appuie et respecte l’égalité de traitement des propositions et initiatives
soumises en avril dernier au secrétaire général de l’ONU», a-t-il été relevé.
Le Front Polisario et le Maroc, est-il aussi indiqué sans plus de précisions,
sont même parvenus à des décisions «agréées» par l’un et l’autre. En tout état
de cause, la partie sahraouie s’est, de nouveau, engagée à «ne ménager aucun
effort pour répondre à l’attente de la communauté internationale», fera savoir
le président du Parlement sahraoui, Mahfoud Ali Beiba, dans une déclaration
rendue publique à New York mardi soir et reprise par l’APS. Parmi les premières
réactions internationales ayant suivi cette rencontre historique, la France a
relevé, hier, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères,
Jean-Baptiste Mattéi, «la nouvelle dynamique» qui s’est enclenchée après
l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 1754
qui appelle à ces négociations. «La France espère que le processus qui vient de
s’ouvrir pourra déboucher sur une solution politique agréée par l’ensemble des
parties dans le cadre des Nations unies», est-il ajouté.

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http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#2

Le Polisario et le Maroc se donnent rendez-vous en août


Le second round des négociations directes entre le Front Polisario et le Royaume
du Maroc, aura lieu à Manhassat, près de New York, «pendant la deuxième semaine
d’août 2007».

«Les parties (le Front Polisario et le Royaume du Maroc) sont convenues que le
processus de négociations se poursuivra » affirme un communiqué diffusé par
Peter Van Walsum, l'envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara
occidental.
Le premier, celui qui les a réunis à huis clos et sous la pression des Nations
unies, les 18 et 19 juin, s’est terminé avec une avancée majeure. Hormis celle
de se revoir après dix ans, oser un défi, le premier sous le règne de Mohammed
VI : s’asseoir à la même table pour des négociations directes, il y’ a
assurément au moins deux avancées: celle de la retenue de la date et du lieu
des prochaines discussions et l’inscription de ces dernières dans la lettre et
l’esprit de la résolution 1754 adoptée à l’unanimité par le Conseil de
sécurité, le 30 avril 2007 et du plan de paix de James Baker, l'ancien
secrétaire d'Etat américain et précédent envoyé personnel du secrétaire
général.
Conformément aux accords signés en 1997 et 2003 sous la férule de James Baker,
l’Algérie et la Mauritanie ont participé aux deux séances d’ouverture de
premier round en qualité de pays voisins et d'observateurs et «ont été
consultés séparément» sur des questions les concernant.
Le Maroc, comme à l’accoutumée, a affiché dès l’ouvertures des travaux la
couleur : imposer au mouvement sahraoui son fameux projet d’autonomie au…
mépris de la 1754 Celle-ci somme les deux parties d’engager «des négociations
sans conditions préalables, de bonne foi, en vue de parvenir à une solution
juste, durable et mutuellement acceptable qui permettra l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental». Dans son déni de réalité, il s’attribue même
cette reprise de dialogue. «C'est exactement ce que souhaite le Maroc, qui a
toujours été pour le dialogue en vue d'arriver à une solution politique et
définitive à la question du Sahara» déclare. Khelihenna Ould Errachid, le
président du Conseil royal Consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS)
et membre de la délégation du Royaume chérifien. «C'est grâce à la dynamique
enclenchée par le Maroc à travers son initiative d'octroyer une large autonomie
à la région du Sahara que les négociations de Manhass et ont pu avoir lieu»
renchérit Taieb Fassi Fihri, le ministre marocain délégué aux affaires
étrangères et à la coopération. Autrement dit, l'initiative marocaine qui
prévoit de donner aux Sahraouis «le contrôle sur leurs affaires grâce à des
institutions législatives, exécutives et judiciaires», tout en conservant la
souveraineté marocaine sur ce qu’il considère comme sa «province du sud» est à
prendre ou à laisser. Le Palais royal ose même affirmer que le droit à
l’organisation du référendum revendiqué par le Polisario pour choisir entre
l'autonomie et l'indépendance, est «impossible à mettre en œuvre de l'avis même
des Nations unies ». Dire que la résolution d’avril le stipule noir sur blanc !
Pas plus que lundi, à l'ouverture des discussions, Lynn Pascoe, le secrétaire
général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, a souhaité « un accord mutuel
qui apportera l'autodétermination au peuple du Sahara occidental ». Comme tout
colonialiste, il tente par le biais du président du CORCAS de faire un
distinguo entre les Sahraouis. «Il ne s'agit pas d'un conflit entre le Maroc et
les Sahraouis, mais entre le Maroc et le Front Polisario» dit il.
Ces «monstruosités» ont permis à Brahim Ghali, membre de la délégation sahraouie
aux pourparlers, de dire que le Maroc à fait preuve d’une «absence de volonté
politique de bonne volonté et de sérieux pour aller à des négociations réelles
pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne en
compte le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination».

Taïeb Fassi Fihri était hier l’hôte de l'Elysée. Il était porteur d'un message
écrit du roi Mohammed VI au chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy.
Naturellement, les deux responsables ont tiré leur premier bilan des
négociations de New York. Naturellement, le successeur de Jacques Chirac n’a
pas rappelé à son interlocuteur certaines vérités.
Telle l’annexion de force du Sahara occidental en 1975, le rejet par Rabat
d’application des accords signés en 1997 pour la tenue d’un référendum
d’autodétermination et… la revendication depuis par le Polisario de son
l'indépendance de l’ancienne colonie espagnole.
Normal. Paris appuie Rabat. «Nos amis marocains savent qu'ils peuvent compter
sur nous» a réitéré mardi Bernard Kouchner dans une déclaration à la chaîne de
télévision «2M», (lire l’entretien). Maintenant que les lampions sur ce premier
round tant attendu se sont éteints, tous les regards sont braqués sur le rapport
que présentera Ban Ki-moon au Conseil de sécurité d'ici au 30 juin et la seconde
semaine d’août. Si certains analystes estiment que ces négociations sont à leur
début et s’annoncent «longues et difficiles» dixit Michèle Montas, porte-parole
du secrétaire général des Nations unies, d’autres s’attendent à une implication
plus prononcée du Groupe des amis du Sahara occidental (France,
Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Russie) car ces derniers semblent avoir
«saisi» que «le problème du Sahara occidental représente un facteur de blocage
du processus de l’édification du Maghreb».


Djamel Boukrine

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http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#3

Le Polisario ne ménagera aucun effort


Le président du Parlement sahraoui, M. Mahfoud Ali Beiba, a affirmé que le Front
Polisario "ne ménagera aucun effort pour répondre à l'attente de la communauté
internationale et fera en sorte que ce processus de négociations aboutisse à
faire prévaloir la justice et la légalité internationale au Sahara occidental
ainsi que la fraternité, l'harmonie et le bon voisinage entre les peuples
sahraoui et marocain et tous les peuples du Maghreb", a souligné M. Ali Beiba,
dans une déclaration rendu publique à New York mardi soir. Le Front Polisario a
participé de "bonne foi" et avec un "sens élevé de responsabilité envers le
peuple sahraoui et tous les peuples de la région en vue de contribuer au succès
de ce premier round de négociations qui se sont déroulées sous les auspices de
l'Onu", a ajouté le chef de la délégation sahraouie au premier round des
négociations, tenu les 18 et 19 juin, avec une délégation du royaume du Maroc à
Manhasset, près de New York.
Le Front, a-t-il dit, formule l'espoir que "nos frères Marocains feront
l'histoire avec nous en saisissant cette précieuse occasion qui nous est
offerte", exprimant également le vœu de voir la communauté internationale et
les Nations unies "continuer à assumer pleinement leurs responsabilité dans le
parachèvement de la décolonisation du Sahara Occidental" .
Pour le responsable sahraoui, c'est pour "transcender les affres de 32 années de
conflit" que le Front Polisario a rejoint la table des négociations, affirmant
la participation de celui-ci à la poursuite des négociations tel que convenu
entre les deux parties durant la deuxième semaine d'août prochain à Manhasset.

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http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=31723

Négociations maroco-sahraouies :
Deuxième round fixé à août prochain

par M.Z


Sahraouis et Marocains ont décidé de se donner rendez-vous pour la deuxième
semaine d’août prochain, à l’issue de leur premier round de négociations les 18
et 19 juin à Manhasset, près de New York, sous les auspices des Nations unies.

Aucune avancée n’a été enregistrée, mais il n’y a pas eu rupture. La décision de
poursuivre les négociations s’avère être le seul point positif à cette
rencontre. Un résultat plutôt maigre. Le Maroc s’était cloisonné dans son plan
d’autonomie, alors que le Polisario s’en tenait au principe qui a présidé à sa
naissance en 1973 : permettre au peuple sahraoui de définir souverainement son
destin.

Le Polisario avait même dénoncé la mauvaise volonté qu’il disait constater chez
la délégation marocaine aux négociations. Cependant, le Front Polisario «ne
ménagera aucun effort pour répondre à l’attente de la communauté internationale
et fera en sorte que ce processus de négociations aboutisse à faire prévaloir la
justice et la légalité internationale au Sahara occidental ainsi que la
fraternité, l’harmonie et le bon voisinage entre les peuples sahraoui et
marocain et tous les peuples du Maghreb», selon une déclaration du président du
Parlement sahraoui, M. Mahfoudh Ali Beiba, à l’issue du premier round des
négociations.

M. Beiba, qui a dirigé la délégation sahraouie à Manhasset, admettait que, pour
parvenir à «une solution politique, juste et mutuellement acceptable qui assure
l’autodetermiantion du peuple du Sahara occidental (…), il convient de s’armer
de persévérance, de patience et de créativité».

Donc «nous participerons aux négociations futures prévues pour la deuxième
semaine d’août 2007 à Manhasset», a-t-il affirmé. Le Front Polisario «formule
l’espoir que nos frères marocains feront l’histoire avec nous», comme il
formule également le vœu que la communauté internationale et les Nations unies
continueront d’assumer pleinement leurs responsabilités dans le parachèvement
de la décolonisation du Sahara occidental», ajoutait-il.

S’inspirant de pharaon qui disait «je ne vous montre que ce que je vois», la
délégation marocaine ne veut que le modèle d’un référendum d’autodétermination
comme elle le voit. «La proposition marocaine prévoit également que le statut
d’autonomie de la région sera l’objet de négociations et sera soumis aux
populations concernées dans le cadre d’une consultation référendaire libre.

Ce référendum constitue, au regard de la légalité internationale, de la Charte
des Nations unies, des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de
sécurité, un exercice libre par ces populations de leur droit à
l’autodétermination».

A-t-on rencontré un référendum d’autodétermination plus pharaonique ? Bref, le
secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki moon, doit pour sa part rendre
compte des résultats de ces premières négociations dans un rapport à présenter
au Conseil de sécurité d’ici à la fin de juin.

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http://www.lexpressiondz.com/T20070621/ZA4-3.htm

NÉGOCIATIONS MAROC-POLISARIO
Le statu quo domine les débats

21 juin 2007 - Page : 4

Rendez-vous est pris pour le début du mois d’août pour continuer les
négociations à Manhasset.


Les négociations entre Sahraouis et Marocains, tenues les 18 et 19 juin 2007 à
Manhasset (USA) sous les auspices du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon,
sont le premier round d’une série de rencontres qui s’annoncent rudes.
Les deux parties en conflit se sont donné rendez-vous pour la seconde semaine du
mois d’août prochain au même lieu après un premier contact mi-figue, mi-raisin.
Ce round des discussions est inscrit dans le sillage de la résolution 1754 du 30
avril dernier du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental qui appelait les
deux belligérants à engager «des négociations sans conditions préalables, de
bonne foi, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois».
Ce premier contact a permis de planter le décor pour le lancement du processus
du règlement tant attendu du vieux conflit qui dure depuis 32 ans. Même si la
partie marocaine est restée campée sur ses positions initialement affichées, à
savoir, limiter les négociations à la question de «l’autonomie» du territoire
du Sahara occidental dans le cadre de la souveraineté marocaine. Alors que la
résolution onusienne stipule clairement qu’il s’agit de trouver «une solution
juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du
peuple du Sahara occidental.» Ceci étant, il ne fallait pas s’attendre à des
résultats immédiats. Le Maroc a été contraint de traiter directement avec le
Polisario, les deux parties au conflit ayant été, de longue date, identifiées
par l’ONU.
Notons, toutefois, que l’Algérie et la Mauritanie étaient présentes à Manhasset
avec le statut d’observateurs du processus de règlement du contentieux
sahraoui. Les deux pays voisins avaient assisté aux seules séances d’ouverture
(lundi en fin de matinée) et de clôture (mardi soir).
La stratégie marocaine d’impliquer la partie algérienne dans le conflit, qui
date depuis 1975, a été vaine. Les délégations marocaine et sahraouie ont tenu
des séances restreintes et à huis clos sous la conduite du modérateur Peter Van
Walsum, représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et
la participation de son représentant spécial pour le Sahara occidental et
coordinateur de la Minurso, Julian Harston.
M.Van Walsum devra rendre compte des résultats de cette consultation à Ban
Ki-moon, qui à son tour, fera un rapport au Conseil de sécurité, d’ici à la fin
de juin. Fait marquant de ce premier contact: aucune des deux parties n’a semblé
faire de concession sur le fond du conflit. Le Sahara occidental, colonie
espagnole, a été annexé par Rabat en 1975.

La Cour internationale de justice (CIJ) qui a donné un avis en 1975, à la
demande du Conseil de sécurité, avait réitéré qu’il n’y avait aucun lien de
souveraineté entre le Maroc et le Sahara occidental. Notons qu’un
cessez-le-feu, négocié sous les auspices de l’ONU, est observé entre le Maroc
et le Polisario depuis 1991 dans la perspective de trouver une solution juste
et équitable à un dossier programmé par les Nations unies comme celui de l’un
des derniers territoires à décoloniser en Afrique.
Le Maroc, faut-il le rappeler, est soutenu par des pays puissants et amis à
l’instar de la France, l’Espagne et les Etats-Unis qui l’approvisionnent en
armes et lui assurent une précieuse couverture diplomatique. Le représentant du
Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari dénonce l’attitude marocaine qui s’accroche à
sa position intransigeante sur l’autonomie. Les Marocains, explique-t-il, s’en
tiennent à leur projet «d’autonomie» préjugeant ainsi de la «marocanité» des
territoires sahraouis. Or, ces négociations et le référendum
d’autodétermination prévu par l’ONU doivent justement permettre aux Sahraouis
de déterminer leur devenir.
De son côté, Ibrahim Ghali, membre de la délégation sahraouie, a estimé que le
territoire du Sahara occidental «n’a jamais été marocain, n’est pas marocain et
ne le sera jamais» avant d’ajouter que «le droit à l’autodétermination est
l’unique voie pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental». Pour
sa part, le ministre marocain de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, qui dirige la
délégation marocaine attend un fléchissement de la position de la partie
adverse en déclarant avoir bon espoir «qu’à travers les discussions, début
août, ils (les Sahraouis) puissent mesurer l’opportunité historique de mettre
fin à la souffrance de toute une partie de la population sahraouie qui se
retrouve aujourd’hui dans des camps».
Il semble que la pression de la communauté internationale exercée sur le Maroc a
donné ses premiers fruits, ne serait-ce que par le fait que le Maroc ait été
contraint de s’asseoir à la même table des négociations que le Polisario. Il
sera sûrement très difficile au Royaume chérifien de lâcher prise facilement et
se déjuger auprès de ses sujets après plus de trois décennies d’un discours
radical et intransigeant sur la «marocanité» du Sahara occidental, mais la
marche de l’histoire ne peut être entravée.
Le dernier îlot qui résiste au processus de décolonisation est assiégé par le
droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Il reste au Maroc de se retirer
avec les honneurs en remettant le sort de ce peuple au suffrage universel pour
le bien et la stabilité de toute la région du Maghreb qui ne peut plus se
complaire, encore longtemps, dans une situation de statu quo.


Kamel BENMESBAH

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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/06/20/5387883

Négociations directes Polisario - Maroc à Manhasset (USA)
Sahraouis et Marocains se donnent rendez-vous en août

Par : EL MOUDJAHID
Le : mercredi 20 juin 2007


Les négociateurs du Front Polisario et du royaume du Maroc, réunis à Manhasset
pour la recherche d’une solution politique du conflit du Sahara occidental, se
sont donné rendez-vous pour la deuxième semaine d’août prochain, au même lieu,
pour poursuivre leurs travaux, a annoncé mardi soir M. Peter van Walsum.
Les négociations, des deux jours (lundi et mardi), avaient réuni les délégations
des deux parties en conflit, comme stipulé dans la résolution 1754 du 30 avril
dernier du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, invitées à engager
"des négociations sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte
des développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une
solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental". Le premier round
des négociations, tenu sous l’égide des Nations unies, était placé sous la
conduite du modérateur M. Peter Van Walsum, désigné par le secrétaire général
Ban Ki-moon, et la participation de son représentant spécial pour le Sahara
occidental et coordinateur de la MINURSO, Julian Harston.
Les négociations directes qui ont impliqué les seules délégations marocaine et
sahraouie, qui ont travaillé en séances restreintes et à huis clos, ont vu la
présence des délégations algérienne et mauritanienne, en leur qualité de pays
voisins et d’observateurs, comme retenu dans les accords signés (en 1997 et
2003) sous la férule de l’ancien secrétaire d’Etat américain et précédent
envoyé personnel du secrétaire général, James Baker.
Le communiqué sanctionnant les négociations des 18 et 19 juin rappelle
d’ailleurs ce que l’on appelle des négociations selon le format Baker,
c’est-à-dire des négociations entre les deux parties en conflit, le Maroc et le
Front Polisario, sous les auspices du secrétaire général de l’ONU, alors que les
représentants des pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, avaient assisté aux
seules séances d’ouverture (lundi en fin de matinée) et mardi soir et "ont été
consultés séparément" sur des questions les concernant.
Selon des observateurs à Manhasset, il apparaît à travers le communiqué
sanctionnant le premier round des négociations, que les deux parties en conflit
sont tout de même parvenues à "un succès relatif" signifiant à la fois, un
véritable lancement du processus de négociations, puisque les négociateurs se
sont mis d’accord pour poursuivre les discussions et ont retenu une date et un
lieu.
L’autre "fait positif notable", selon les mêmes observateurs, est que les
négociations se sont déroulées conformément à la résolution 1754 et ont
respecté le format Baker.
"Avec un prochain round fixé à la deuxième semaine d’août, c’est-à-dire dans
près de deux mois, cela signifie que le processus de négociation à bel et bien
démarré entre deux parties en conflit clairement identifiées et que le format
Baker a été respecté puisque les deux pays voisins ont été informés du
déroulement des discussions et consultés chaque fois que nécessaire", a fait
remarquer à l’APS un diplomate proche des négociations.
De l’avis de nombreux analystes à New York, les termes du communiqué diffusé à
l’issue des négociations marquent bien "un succès relatif" de ce premier round
avec la volonté partagée de poursuivre les négociations, de prendre rendez-vous
pour le prochain round et surtout de donner un cadrage au processus en cours
qui inscrit son action dans la dernière résolution du Conseil de sécurité. En
reprenant pour l’essentiel les dispositions de l’article 2 de la résolution
1754, le communiqué consacre, appuie et respecte l’égalité de traitement des
propositions et initiatives soumises en avril dernier au secrétaire général de
l’ONU, fait-on remarquer.
"Même si l’on peut raisonnablement penser que le Front Polisario et le Maroc se
sont strictement attachés à la défense de leurs positions respectives qui ont
été au cœur des discussions de lundi et mardi, il n’en demeure pas moins qu’un
succès relatif a été engrangé puisqu’il y a poursuite des négociations et pas
de rupture", expliquent les mêmes analystes.
"Ce succès relatif, ne signifiant pas une grande victoire ou une impasse, montre
qu’un processus de négociations est bel et bien lancé avec notamment la fixation
d’un prochain rendez-vous et la réaffirmation de la recherche d’une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable qui prenne en compte le
droit du peuple du Sahara occidental à décider de son devenir", estime-t-on.
L’autre fait marquant à retenir, alors que les plus pessimistes s’attendaient et
parlaient d’une rupture du processus dès le premier jour des discussions, est
que les deux jours pleins assignés aux retrouvailles entre Marocains et
Sahraouis ont été bien consommés et sanctionnés par des décisions agréées par
les deux parties en conflit.
Après le lancement des négociations, l’envoyé personnel du secrétaire général
pour le Sahara occidental, M. van Walsum, devra rendre compte des résultats de
cette consultations à Ban Ki-moon à qui le Conseil de sécurité, dans sa
dernière réunion sur le Sahara occidental, en avril dernier, a demandé de lui
faire rapport avant la fin juin.
Il est donc attendu que le communiqué constituera l’essentiel de la substance
de ce rapport d’étape que Ban Ki-moon aura à présenter comme le stipule la
résolution 1754.

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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=aroc&id=73724

Editorial
Sauver la paix

Publié le : 20.06.2007 | 19h26


Les discussions engagées dans le cadre d'un premier round tant attendu sur le
règlement de la question du Sahara se sont achevées sur une note mi-figue,
mi-raisin. C'est, comme on l'a écrit sur ces mêmes colonnes, le moins que l'on
puisse en attendre.

Jamais négociation aussi ardue et complexe n'a abouti en vingt-quatre heures.
Jamais de surcroît celle qui devait réunir Marocains, Algériens, Polisario et
indirectement Mauritaniens sur un problème aussi majeur que celui-ci, ne
pouvait déboucher – sauf miracle, peu plausible en politique – sur une solution
immédiate et satisfaisante pour toutes les parties.

Un premier résultat, comme ne manqueront pas de le souligner les observateurs, a
été obtenu : la rencontre en elle-même, sous l'égide des Nations unies, des
délégués des trois ou quatre parties. Ces délégués avaient, on s'en doute, à
briser méfiance et à surmonter une série d'obstacles psychologiques et – pour
le Polisario et les Algériens – à transcender le carcan idéologique.

Qu'ils se familiarisent progressivement, étape après étape dans un laps de temps
aussi court que celui de deux journées dans un cadre qui se prête à une sérénité
nécessaire, c'est même là le principe d'une négociation officielle qui ne fait
que commencer après trente deux ans d'hostilité.

C'est un premier résultat que celui de cette rencontre, rendue possible par les
Nations unies, et par la précieuse proposition que le Maroc a faite d'une
autonomie régionale, placée ensuite sous l'égide d'un facilitateur, Peter van
Walsum qui a à cœur de faire avancer le processus de règlement. Le deuxième
point dont il convient de prendre acte avec non pas un optimisme béat mais un
réalisme fondé sur l'espoir, c'est la perspective d'une deuxième rencontre
entre les parties fixée à la deuxième semaine du mois d'août.

Elle est au processus laborieux qui vient de commencer à Manhasset ce que
l'étape est au marathon, une deuxième en l'occurrence dont on ne saurait – sauf
là aussi miracle – préjuger du résultat. Force nous est de souligner que la
communauté internationale qui a tant souhaité qu'un compromis politique négocié
sorte des discussions de Manhasset, ne manquera pas d'être quelque peu
stupéfaite. Elle accordera probablement un délai de grâce supplémentaire aux
négociateurs, fondera de nouveaux espoirs sur l'étape – deuxième round ( ?) –
du mois d'août, sachant qu'on n'obtient pas à l'arraché un accord d'une aussi
laborieuse négociation, mais qu'on le peaufine, qu'on le finalise.

Or, le Maroc vient d'offrir un cadre 'idéal', une chance 'inédite' et absolue à
la construction de la paix. Nous comprendrions en effet que le Polisario et,
surtout l'Algérie, aient besoin de davantage de temps pour apprécier à leur
juste dimension les 'efforts considérables' – d'autres diraient les
'concessions' – que notre pays a faits pour sauver la paix .


| LE MATIN

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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=73711

Question du Sahara
Le Maroc veut aller de l'avant

Publié le : 20.06.2007 | 14h35


Le 1er round des négociations a permis l'ouverture du dialogue

La délégation marocaine aux négociations sur la question du Sahara a donné,
mardi au siège de la mission permanente du Maroc auprès de l'ONU à New York,
une conférence de presse à l'issue du premier round, tenu les 18 et 19 juin à
Manhasset en banlieue new-yorkaise.

Lors de cette conférence, tenue en présence des représentants de plusieurs
médias internationaux, le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a fait une
déclaration préliminaire dont voici le texte :

"Le premier round des négociations qui ont eu lieu conformément à la résolution
du Conseil de sécurité N° 1754 et sur la base de l'opportunité qu'offre
l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région
du Sahara, a pris fin.

Cette résolution a constitué une 'rupture' avec le passé et
a enclenché un nouveau processus en harmonie avec la volonté de la communauté
internationale dans le but de parvenir à une solution politique définitive
négociée.

Ces négociations auxquelles a appelé le Conseil de sécurité sont le résultat des
efforts entrepris par le Royaume du Maroc afin de parvenir à une solution
politique devant mettre fin au conflit, en présentant une initiative élaborée
avec la participation de l'ensemble des composantes politiques du Royaume et du
Conseil royal consultatif pour les Affaires sahariennes, qui représente la
majorité des fils du Sahara.

Cette initiative a recueilli un large soutien international comme contribution à
la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région, de nature à
réunifier tous les Sahraouis et à mettre fin aux souffrances humaines endurées
par nos frères à Tindouf.

Ces négociations, auxquelles ont assisté nos frères mauritaniens et algériens,
ont été une occasion au cours de laquelle nous avons rencontré une partie de
nos frères sahraouis, pour travailler ensemble à trouver une solution politique
médiane, consensuelle et définitive à ce conflit qui perdure depuis des
décennies dans la région.

Le Maroc a annoncé, depuis l'adoption de la résolution onusienne, qu'il se
rendra aux négociations avec bonne foi et avec la main tendue, après avoir pris
l'initiative de proposer une solution réaliste, sérieuse et responsable dont
l'esprit procède de la légalité internationale et des modèles d'autonomie en
vigueur dans les pays démocratiques, espérant que cette solution soit un moyen
pour la réalisation des aspirations des peuples de la région maghrébine à vivre
dans la paix et la sécurité.

La proposition marocaine prévoit également que le statut d'<autonomie> de la
région sera l'objet de négociations et sera soumis aux populations concernées
dans le cadre d'une consultation référendaire libre.

Ce référendum constitue, au regard de la légalité internationale, de la Charte
des Nations unies, des résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de
sécurité, un exercice libre par ces populations de leur droit à
l'autodétermination. Le Maroc a une ferme volonté et détermination d'œuvrer en
vue d'assurer le succès de ce processus et de parvenir à un règlement qui
transcende l'impasse et les séquelles du passé et réponde aux appels des
Nations unies et de la communauté internationale.

L'objectif du Maroc est également de sortir la région de l'impasse, de la
prémunir contre les dangers du terrorisme, du crime organisé et de bâtir
l'avenir du Maghreb arabe sur de nouvelles bases de réconciliation et de
coopération.

Au cours de ce round de négociations, qui s'est déroulé deux jours durant, le
Maroc a présenté sa proposition portant sur l'octroi d'une large autonomie à la
région du Sahara. Ce round a été une occasion historique qui a permis
l'ouverture d'un dialogue entre l'ensemble des Sahraouis, avec la participation
agissante du Conseil royal consultatif pour les Affaires sahariennes, en la
personne de son président.

Dans ce cadre, la délégation marocaine a affirmé que cette initiative a été
accueillie positivement par la communauté internationale et le Conseil de
sécurité à travers la résolution 1754 qui la considère comme sérieuse et
crédible et offrant un élément nouveau de la négociation. Elle est l'unique
solution réaliste et indivisible pour le règlement de ce conflit, à même de
permettre les retrouvailles de tous les fils du Sahara, de préserver leur
dignité et de leur garantir une vie décente.

Le Maroc a également affirmé que l'initiative qu'il a présentée et en dépit de
sa complémentarité et de son homogénéité reste ouverte à l'enrichissement, dans
le cadre de la négociation consensuelle et le respect du principe de l'intégrité
territoriale du Royaume du Maroc.
En dépit de la bonne foi affichée par le Maroc lors de ces négociations, l'autre
partie a campé sur ses positions antérieures et n'a formulé aucune proposition
constructive devant permettre de sortir de l'impasse.

Pis encore, elle est restée attachée à des plans antérieurs que le Conseil de
sécurité et la communauté internationale ont attesté de leur inapplicabilité,
au même titre qu'elle s'est retranchée derrière des interprétations étriquées
et des lectures sélectives du principe de l'autodétermination. Nous regrettons
en outre que les déclarations de l'autre partie restent négatives et ne
répondant pas à la volonté de la communauté internationale d'entamer des
négociations constructives et empreintes de bonne foi et de responsabilité.

Ces positions confirment que le Front Polisario et ceux qui le soutiennent n'ont
pas encore saisi l'importance de cette opportunité historique et la chance
qu'elle offre pour réaliser la paix et la réconciliation, sceller les
retrouvailles et mettre un terme au drame humanitaire que vivent nos frères
dans les camps de Tindouf depuis des décennies.

Le Maroc réaffirme sa volonté sincère et sa ferme détermination à aller de
l'avant dans ce processus et à poursuivre un dialogue constructif sur la base
de la dynamique enclenchée par la proposition marocaine, sous l'égide des
Nations unies, mû en cela par le grand espoir de clore ce conflit, pour le bien
de l'ensemble des parties".

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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=73723

Mise en œuvre de l'<autonomie> au Sahara
Maroc et Polisario reprendront le dialogue en août prochain

Publié le : 20.06.2007 | 19h24


Les 'séparatistes' exhortés à mesurer l'opportunité historique
Le processus de négociations sur le Sahara se poursuivra à Manhasset au cours de
la deuxième semaine d'août prochain, souligne mardi un communiqué de l'Onu à
l'issue de pourparlers de deux jours tenus les 18 et 19 juin, en application de
la résolution 1754 du Conseil de sécurité qui a appelé à des négociations sur la
base des derniers développements.

«La réunion a été tenue sous les auspices du secrétaire général à Manhasset,
Etat de New York, au Greentree Estate, avec la participation des parties, le
Maroc et le Front Polisario. Des représentants des pays voisins, l'Algérie et
la Mauritanie, étaient également présents aux séances d'ouverture et de clôture
et ont été consultés séparément», précise le communiqué.


Au terme de ce premier round, la délégation marocaine a réitéré l'importance
pour l'autre partie de mesurer «l'opportunité historique actuelle» en vue de
résoudre définitivement la question du Sahara, rappelant que l'Initiative
marocaine «constitue la meilleure garantie et la meilleure forme de
réconciliation qui puissent être présentées aux populations de la région».

«Nous avons bon espoir qu'à travers les discussions qui ont déjà eu lieu que
cela fasse réfléchir et qu'à travers celles qui vont avoir lieu début août,
l'autre partie puisse mesurer tout l'effort qui est fait et saisir cette
opportunité historique pour mettre fin aux souffrances d'une partie de la
population sahraouie», a souligné le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa
lors d'une conférence de presse à laquelle ont également pris part Taieb Fassi
Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali
El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, Khalihenna Ould Errachid, président
du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), Mohamed
Yassine Mansouri, directeur général des études et de la documentation et El
Mostafa Sahel, représentant permanent du Maroc à l'Onu, accompagnés des
conseillers techniques, Maouelainin Maouelainin Ben Khelihenna, secrétaire
général du Corcas et Mohamed Saleh Tamek, wali de la région de Rio de Oro-La
Güera.

Abondant dans le même sens, M. Fassi Fihri a affirmé que c'est grâce à la
dynamique enclenchée par le Maroc à travers son initiative d'<octroyer> une
'large autonomie' à la région du Sahara que les négociations de Manhasset ont
pu avoir lieu.

«Le Royaume a œuvré inlassablement en associant l'ensemble des partis politiques
et la majorité des Sahraouis, qui vit au sud du Maroc, à concevoir une solution
gagnant-gagnant pour créer cette nouvelle dynamique», a dit le ministre délégué
aux Affaires étrangères et à la Coopération.

Et d'indiquer que le Conseil de sécurité a dit clairement que les 'efforts'
fournis par le Maroc sont 'sérieux' et 'crédibles' et que les négociations
doivent prendre en compte les derniers développements survenus pendant les
derniers mois, <à savoir> l'Initiative du Royaume. Par contre, a-t-il dit, le
polisario a décidé à la toute dernière minute de soumettre dans la
précipitation une soi-disant nouvelle proposition qui n'est pas du tout
nouvelle, puisqu'elle reprend tout simplement ses positions déjà connues et
impossibles à mettre en œuvre de l'avis même des Nations unies.

De son côté, le président du Corcas, Khalihenna Ould Errachid, est revenu en
premier sur les raisons de l'échec de tous les processus antérieurs engagés par
l'Onu pour régler le différend sur le Sahara, dont le plan Baker II, à cause de
leur inapplicabilité tant pour des raisons techniques que politiques.

Et de souligner que pour arriver à une solution de ce dossier, les parties
doivent parvenir à un compromis. «Qui dit compromis, dit renonciation aux
demandes maximales», a-t-il noté, indiquant que le polisario devrait renoncer
au 'séparatisme'.
Le président du Corcas a affirmé à cet égard que «le polisario n'est pas un
mouvement indépendantiste. C'est un mouvement 'séparatiste' car il n'est pas le
représentant de la totalité de la population sahraouie».

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http://www.aujourdhui.ma/nation-details55312.html

Sahara : Le Corcas a imposé sa "pleine légitimité" au Polisario à New York

L’implication très forte du Corcas durant les débats fait dire à son président
que, dans ce dossier, nous sommes à un tournant dont les plaques de
signalisation ne sont pas encore posées.


Il est 'incontestable' que le Corcas est le 'gagnant' du premier round des
négociations entre le Polisario et le Maroc sur le projet d’<autonomie> sous
<souveraineté marocaine> au Sahara. Khelli Henna Ould Errachid, lors de la
conférence de presse tenue, au soir du mardi 19 juin 2007, au siège de la
mission marocaine des Nations Unies à New York, était à la fois heureux et fier
d’avoir porté — avec son secrétaire général, Maouelainin Maouelainin Ben
Khalihenna —, la voix, légitimiste et unioniste, du Conseil des Sahraouis
contre les 'séparatistes' du Polisario. Le moment était grave. Les propos lourds
de sens. Mais, personne n’était là pour donner à ce compte-rendu officiel un
sens dénué de crédibilité. C’est vrai que les négociations étaient difficiles.
C’est vrai qu’une crise de 32 ans ne peut être dénouée en 48 heures. Il est
vrai aussi que l’ombre de l’Algérie, l’interlocuteur réel, mais caché, de ces
négociations planait sur les échanges au point que le circuit sinueux de la
validation des propos pouvait prendre parfois pour certains négociateurs
séparatistes captifs des chemins assez originaux, voire biscornus.
Ce premier round était-il une réussite ou un échec ? «Cela dépend des objectifs
assignés au départ», répond le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa. «Le
contact est pris, on continuera les discussions au mois d’août. Sous cet angle
le processus est lancé, et il continue.» Quatre parties se sont réunies, sous
l’égide des Nations Unies; le Maroc et le Polisario d’un côté, la Mauritanie et
l’Algérie de l’autre — et elles ont décidé de se revoir. Il n’y a là rien de
négatif, selon la délégation marocaine, sachant que ce n’est pas la
revendication traditionnelle, et à présent décalée, du Polisario — à savoir une
autodétermination qui conduit automatiquement à une indépendance —, qui est en
débat, mais bel et bien l’offre marocaine d’<autonomie>. Sur la base de la
position classique des séparatistes, il n’y aurait pas eu la résolution 1754
des Nations Unies, ni d’ailleurs les discussions de Manhasset. Les choses sont,
désormais, claires pour tout le monde.
L’implication très forte du Corcas durant les débats fait dire au président de
cette instance 'représentative', qui connaît son monde, — et c’est peut-être le
fait qui a le plus déstabilisé les séparatistes — que dans ce dossier, nous
sommes à un tournant dont les plaques de signalisation ne sont pas encore
posées. L’image est peut-être facile, mais elle indique certainement à
l’adresse des parrains du processus que pour parler une langue commune, celle
de la paix, il faut nécessairement partager la même grammaire. La culture du
consensus et de la solution pacifique des conflits ne s’accommodant guère des
pétitions de principe d’autant plus éculés que contreproductifs. Ceci étant,
personne ne peut, encore, mettre sous le boisseau la population séquestrée à
Tindouf. La lumière de la paix brille aussi pour elle et il n’est plus possible
de continuer à la réduire au silence. Le message qu’elle a reçu de New York est
très fort et il implique de nouvelles responsabilités pour ceux qui veulent
contre le bon sens la représenter abusivement d’une manière exclusive. Une
'réalité' nouvelle est née. Les deux jours de négociations et d’échange,
directement entre des Sahraouis, sans exclusive, produiront à l’évidence des
effets et généreront des demandes, également, nouvelles dans les camps. «Le
Maroc est une nation forte dont les positions au sujet de son 'intégrité
territoriale' sont opposables à tous. Le Corcas est dans le jeu du fait de la
'légitimité supérieure' qui le fonde. Le Polisario a participé en tant que
Polisario. Pas plus. Il est réduit désormais à son histoire propre, à ses
alliances et à sa simple expression.», martèle Khelli Henna Ould Errachid dans
la lancée de deux jours de discussions entre frères — comme il le répète à
chaque fois.


• DNES à New York
Khalil Hachimi Idrissi


Le 21-6-2007

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http://www.aujourdhui.ma/nation-details55312.html

Opportunité


La délégation marocaine aux négociations de Manhasset a réitéré, mardi soir,
l'importance pour l'autre partie de mesurer «l'opportunité historique actuelle»
en vue de résoudre définitivement la question du Sahara, rappelant que
l'Initiative marocaine exposée lors de ce premier round «constitue la meilleure
garantie et la meilleure forme de réconciliation qui puisse être présentée aux
populations de la région». «Nous avons bon espoir qu'à travers les discussions
qui ont déjà eu lieu que cela fasse réfléchir et qu'à travers celles qui vont
avoir lieu début août, l'autre partie puisse mesurer tout l'effort qui est fait
et saisir cette opportunité historique pour mettre fin aux souffrances d'une
partie de la population sahraouie», a souligné le ministre de l'Intérieur,
Chakib Benmoussa lors d'une conférence de presse à laquelle ont également pris
part MM. Fassi Fihri, El Himma, Ould Errachid, Mansouri et Sahel.


Le 21-6-2007

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http://www.leconomiste.com/article.html?r=4

Sahara: Maroc et Polisario se retrouveront en août

· Un premier round mi-figue mi-raisin

· Proposition de dernière minute du Polisario


Le premier round des négociations entre le Maroc et le Polisario s’est achevé
mardi dernier à Manhasset dans la banlieue de New York. Et comme annoncé dans
notre édition d’hier, rendez-vous a été pris pour des retrouvailles entre les
deux parties à Manhasset au cours de la deuxième semaine du mois d’août
prochain. Les observateurs n’attendaient d’ailleurs pas plus de cette
rencontre, la première après dix ans, entre le Maroc et le Polisario.
Certes, les deux parties ont campé sur leurs positions, mais la rencontre des 18
et 19 juin a le mérite de les avoir fait asseoir autour de la même table. Comme
dira le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, et président de la
délégation marocaine, ce round a été une occasion historique qui a permis
l’ouverture d’un dialogue entre l’ensemble des Sahraouis, avec la participation
agissante du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes. La
délégation marocaine a, d’ailleurs, affirmé dans une conférence de presse
donnée mardi à New York, que l’initiative de Rabat a été accueillie
positivement par la communauté internationale et le Conseil de sécurité qui la
considèrent comme sérieuse et crédible et offrant un élément nouveau de la
négociation. Mais, face à cette volonté manifeste du Maroc, la position du
Polisario n’a pas évolué. Ses représentants aux négociations s’en sont tenus à
leur revendication première : l’indépendance pure et simple du Sahara.


L’Economiste a également appris que le Polisario a décidé à la toute dernière
minute de soumettre dans la précipitation une soi-disant nouvelle proposition.
Qui n’est, d’ailleurs, pas du tout nouvelle, indique une source proche de la
délégation marocaine, puisqu’elle reprend tout simplement ses positions déjà
connues et impossibles à mettre en oeuvre, de l’avis même des Nations unies.



· Positions connues

C’est donc à l’autre partie de mesurer l’importance de cette opportunité
historique actuelle en vue de résoudre définitivement la question du Sahara.
L’Initiative marocaine exposée lors de ce premier round, dira un observateur,
constitue la meilleure garantie et la meilleure forme de réconciliation qui
puissent être présentées aux populations de la région.
Les discussions des 18 et 19 juin doivent a priori donner matière à réflexion
sur les moyens de capitaliser autour de la chance offerte aux différentes
parties pour mettre fin définitivement à un conflit devenu «insupportable» non
seulement pour la région, mais aussi pour la communauté internationale. Elles
peuvent aussi introduire à celles qui vont avoir lieu en août, notamment en
faisant prendre conscience à l’autre partie, que cette opportunité risque de ne
plus se présenter. L’Initiative marocaine n’offre-t-elle pas à la population qui
se trouve aujourd’hui dans des camps, la possibilité de retourner dans son pays,
d’oeuvrer pour le développement de sa région et de jouir de ses droits
politiques, économiques et sociaux? Une initiative qui se fonde donc «sur une
approche de compromis qui garantit l’autodétermination et garantit également la
gestion locale aux plans politique et socioéconomique».


Jamal Eddine HERRADI

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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=64779&categorie=National

Partie remise à août prochain
(6/21/2007)


Les négociations de Manhasset sur la question du Sahara ont pris fin, mardi soir
dans la banlieue new-yorkaise, avec la publication d'un communiqué de l'ONU
annonçant simplement la reprise des pourparlers en août prochain. Les
observateurs estiment que ce nouveau rendez-vous entre les parties concernées
par le conflit artificiel permettra au Club des amis du Sahara de poursuivre
les contacts, surtout avec Alger, afin de débloquer progressivement l'impasse.

Le communiqué officiel onusien, qui a sanctionné ces discussions, réaffirme le
cadre général des négociations. «Conformément à la résolution 1754 du 30 avril
2007 du Conseil de Sécurité sur le Sahara occidental, le Secrétaire général a
pris des dispositions pour que le Maroc et le Front Polisario engagent des
négociations sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte des
développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution
juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental».
La réunion a été tenue sous les auspices du Secrétaire général à Manhasset,
(Etat de New York), au Greentree Estate, les 18 et 19 juin 2007, avec la
participation des parties, le Maroc et le Front Polisario. Des représentants
des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie, étaient également présents aux
séances d'ouverture et de clôture et ont été consultés séparément, précise le
communiqué qui ajoute que «les parties sont convenues que le processus de
négociations se poursuivra à Manhasset pendant la deuxième semaine d'août
2007».
Eu égard à la complexité du dossier et aux positions tranchées à Alger, les
observateurs ne s'attendaient pas au miracle. Il va falloir organiser d'autres
rounds pour voir ébaucher une solution politique acceptable.


«Grande avancée» et «bon espoir»

Pour Chakib Benmoussa, président de la délégation marocaine, il y a «bon espoir
qu'à travers les discussions qui ont déjà eu lieu que cela fasse réfléchir et
qu'à travers celles qui vont avoir lieu début août, l'autre partie puisse
mesurer tout l'effort qui est fait et saisir cette opportunité historique pour
mettre fin aux souffrances d'une partie de la population sahraouie».
En réponse aux questions des représentants de la presse accrédités auprès de
l'ONU à New York, Benmoussa a ajouté que l'initiative marocaine, saluée par la
communauté internationale, offre à la population «qui se trouve aujourd'hui
dans des camps, la possibilité de retourner dans son pays, œuvrer pour le
développement de sa région et jouir de ses droits politiques, économiques et
sociaux».
Revenant sur les deux journées de négociations, le responsable marocain a relevé
que le Maroc a présenté à Manhasset le contenu de son initiative, laquelle «se
fonde sur une approche de compromis qui garantit l'autodétermination mais aussi
la gestion locale aux plans politique, économique et sociale par la population
de la région», déplorant que la position du Polisario «n'ait pas évolué».
«Nous considérons ces négociations comme historiques. A travers le dialogue et
la négociation, nous espérons que nos frères à Tindouf comprennent toute la
signification de cette initiative marocaine audacieuse», a-t-il affirmé.
De son côté, Khelihenna Ould Errachid a estimé que «le premier round des
négociations sur la question du Sahara a été un succès» dans la mesure où «on
est arrivé à une situation où le dialogue a été établi. C'est exactement ce que
souhaite le Maroc, qui a toujours été pour le dialogue en vue d'arriver à une
solution politique et définitive à la question du Sahara», a-t-il souligné dans
une déclaration à la presse mardi à l'issue de ce premier round.
Le Maroc «souhaite que ce dialogue puisse, dans le cadre d'une culture de
transparence, aboutir finalement à un compromis honorable», a-t-il dit
le Président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS)
a poursuivi : «Nous sommes optimistes et nous formons le vœu que la bonne foi et
la bonne volonté de toutes les parties, le Maroc, le polisario, ainsi que les
pays voisins, puissent permettre d'aboutir à une solution qui mette fin à la
situation d'impasse.»
Ce premier round, qui s'est déroulé dans «une bonne ambiance» a été marqué

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Jue, 21 de Jun, 2007 5:06 pm

ruizmi2004
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*****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005**** ...
Carlos Ruiz Miguel
ruizmi2004
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21 de Jun, 2007
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