*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. LA CIA AU SECOURS D'UN MAKHZEN DÉSESPERÉ-PROGRAMME "TORTURES CONTRE SAHARA"
- LIBERTÉ: L’agence américaine publie un rapport pour aider le Maroc. Le
document de la CIA qui veut nuire à Alger
- NOTE EXPLICATIVE
2. AGENCES INTERNATIONALES DE PRESSE
- AP: L’avenir du Sahara occidental toujours en question
- APA: Vers une 3è phase des négociations entre le Maroc et le Front Polisario
- AP (12-VIII-2007): Le Maroc et le Front Polisario campent sur leur position
lors de discussions sur le Sahara occidental
3. PRESSE ALGÉRIENNE
- HORIZONS: Le Maroc joue et perd à New York
- L'EXPRESSION: Quand l’ONU se dérobe à ses responsabilités
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Enième tentative marocaine de diversion
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Négociations maroco-sahraouies. Le statu quo
- LA TRIBUNE: Après s’être entendus sur le principe d’un nouveau round de
négociations, Sahraouis et Marocains transcenderont-ils le statu quo actuel?
- EL MOUDJAHID: Fin du 2e round des négociations RASD-Maroc. Manhasset II, un
round “utile” malgré “l’intransigeance” du Maroc
- EL MOUDJAHID: L’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental
«Les parties reconnaissent que le statu quo actuel est inacceptable.»
- LA TRIBUNE: L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara
occidental l’a affirmé samedi dernier: «Le statu quo actuel est inacceptable»
- APS/EL MOUDJAHID: Ahmed Boukhari: les positions marocaines et sahraouies
restent "divergentes" et "très éloignées"
- EL MOUDJAHID: Ali Beiba, chef de la délégation sahraouie: «Le Polisario a
pleinement coopéré avec M. Peter Van Walsum pour créer un climat positif entre
les parties»
- L'EXPRESSION: MOHAMED BEISSAT, AMBASSADEUR DE LA RASD: «Le temps des sujets
est révolu...»
- LE JOUR D'ALGÉRIE: L’ambassadeur sahraoui revient sur les négociations de
Manhasset. Baissat souligne l’absencede volonté marocaine
- LE SOIR D'ALGÉRIE: MOHAMED YESLEM BAYSSAT, AMBASSADEUR DE LA RASD A ALGER: «Le
Maroc doit aller au bout des négociations»
- LA TRIBUNE: Mohamed Yeslem Baissat : «Il est prématuré de juger les
négociations»
- LIBERTÉ: L’ambassadeur Sahraoui l’a affirmé hier à Boumerdés
“Pour offrir la paix des braves, il faut reconnaître qu’on est colonisateur”
4. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS: Manhasset II : un round "utile" malgré "l'intransigeance" du Maroc
(Sahraouis)
- SPS: Les positions marocaines et sahraouies restent "divergentes" et "très
éloignées", selon Ahmed Boukhari
- SPS: "Il est prématuré de juger les négociations avec le Maroc'' (ambassadeur
sahraoui)
5. PRESSE MAROCAINE
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Entretien avec Fassi-Fihri: «Les autres parties
continuent de prôner un référentiel dépassé»
- MAP: Fassi Fihri : Les autres parties continuent de "prôner un référentiel
dépassé"
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Manhasset II installe "définitivement" l’Initiative de
l’<autonomie> comme l’<unique> référentiel de négociation sur l’affaire du
Sahara
- L'ÉCONOMISTE: Sahara: Un troisième round après les législatives. Manhasset II
n’a pas tenu ses promesses
- LIBÉRATION.MA: A la suite des pourparlers de Manhasset. Le Maroc donne son
accord pour un troisième round de négociations
- AL BAYANE: Manhasset II : La rupture n¹a pas eu lieu
- MAP: Maroc-Sahara : Les concertations sur la date et le lieu du 3è round
serviront à en déterminer l'ordre du jour (Benmoussa)
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Entretien avec Khalli Henna : «Le Maroc a démontré sa
bonne volonté»
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. LA CIA AU SECOURS D'UN MAKHZEN DÉSESPERÉ
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=81559
(Lundi 13 Août 2007)
L’agence américaine publie un rapport pour aider le Maroc
Le document de la CIA qui veut nuire à Alger
Par : Abdelkamel K.
Un document confidentiel déclassé de la Centrale intelligence agency (CIA)
dévoile une proposition datant de 1985, faite par l’Algérie au roi Hassan II,
pour aboutir à un compromis au sujet du Sahara occidental, en conformité avec
la légalité internationale.
La politique prônée par le Makhzen pour le Sahara occidental s’est toujours
caractérisée par une inconstance des positions dépassant tout entendement, à
commencer par le partage avec la Mauritanie du Sahara occidental au lendemain
du départ de l’ancienne puissance coloniale, en l’occurrence l’Espagne jusqu’au
très controversé plan d’autonomie qui ne tient compte d’aucune réalité
historique. En effet, ce ne sont pas les revirements qui ont fait défaut à
Rabat dans sa gestion du conflit sahraoui. Un document déclassifié de la CIA
révèle que le défunt souverain marocain, Hassan II, a refusé, il y a de cela
vingt-deux ans, une proposition de l’Algérie lui suggérant un compromis sur la
question du Sahara occidental, dans lequel il est question d’autonomie du
Sahara occidental, mais avec des conditions plus en conformité avec la légalité
internationale. Dans ce document dénommé “Compromise Proposal on Western
Sahara”, Alger proposait que “les Sahraouis contrôlent leurs affaires internes,
et que le roi Hassan II soit leur tuteur et leur représentant au sein des
instances internationales”. Le second paragraphe indique que “le Maroc a refusé
la proposition algérienne parce qu’elle attribuait aux Sahraouis l’essentiel des
prérogatives de souveraineté, notamment l’autonomie locale et la représentation
au sein des instances internationales”. Enfin, il fait état de “divergences
profondes entre l’Algérie et le Maroc sur la définition de la souveraineté
sahraouie”. Reprenant à son compte cette solution préconisant entre autre
l’autonomie, Mohammed VI en fait aujourd’hui son cheval de bataille en
l’imposant comme unique possibilité de sortie de crise.
Selon la revue américaine Sahel Intelligence, qui a divulgué le document secret
de la CIA, le plan d’autonomie présenté à l'ONU par le Maroc le 11 avril 2007
“est très semblable” à la proposition formulée par les autorités algériennes en
1985. Ce qui est loin d’être le cas d’autant qu’il est nécessaire de situer
l’événement dans son contexte de l’époque. Ceci d’une part. D’autre part, il y
a lieu de relever que depuis 22 ans, la situation a évolué surtout après le
cessez-le-feu de 1991 et la décision onusienne d’organiser un référendum
d’autodétermination au Sahara occidental.
En effet, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la période où Hassan II
avait reçu la proposition algérienne et maintenant, surtout que Rabat est allé
trop loin dans ses accusations contre l’Algérie dans le dossier du Sahara
occidental.
Par ailleurs, la divulgation de ce document par la CIA à ce moment bien précis
est loin d’être le fruit du hasard, mais donne l’impression bien au contraire
d’être une opération bien calculée dans le temps. Il ne fait aucun doute que la
démarche, reprise et appuyée par le magazine dirigé par Marion Zunfrey, qui
présente sa publication comme une revue stratégique d’analyses sur la zone du
Sahel regroupant dans son conseil rédactionnel d’anciens diplomates, militaires
et cadres d’ONG, s’inscrit dans la série de pressions du lobby juif américain,
dont les liens avec le Maroc n’ont jamais constitué un mystère pour personne.
Son timing bien agencé avec la campagne diplomatique du Maroc pour donner du
crédit au plan d’autonomie et surtout arracher de nouveaux soutiens sur la
scène internationale après le désaveu du conseil de sécurité de l’ONU. Ce
dernier, tout en prenant acte de la proposition marocaine, n’a cependant pas
foulé au pied la légalité internationale en gardant comme finalité de tout
règlement de ce conflit l’organisation d’un référendum au Sahara occidental.
Celui-ci doit aboutir à l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple
sahraoui lequel devra choisir s’il veut rester sous administration marocaine ou
s’il désire recouvrer sa liberté et son indépendance. Mais ce qui constitue pour
la communauté internationale un passage obligatoire quant à l’expression du
droit à l’autodétermination est redouté par Rabat.
En effet, le palais royal craint une volte-face des 350 000 colons marocains
envoyés par Hassan II dans le cadre de la “marche verte” en 1975. Ces derniers,
conscients qu’ils perdraient tous leurs privilèges, si jamais la marocanité du
Sahara occidental venait à se confirmer, ont actionné tous leurs relais aussi
bien au sein du Makhzen qu’à l’étranger afin de maintenir le statu quo actuel
et éviter tout risque. L’objectif est clair comme de l’eau de roche. Il vise à
faire pression sur Alger, afin d’impliquer dans un dossier qui relève du
dernier cas de décolonisation de l’ONU, dans une conjoncture, où le Maroc,
malgré le soutien de l’axe Washington-Paris-Madrid, n’arrive pas à convaincre
de la crédibilité de ses thèses.
Il faut relever que ce genre de procédés montre l’ampleur des enjeux de la
question du Sahara occidental au Maroc. Cette déclassification commandée du
document de la CIA, si l’on considère la dimension contextuelle comme un
élément important, montre elle aussi sans conteste cette véritable guerre de
l’information que mène le Maroc contre l’Algérie et qui n’est finalement qu’un
argumentaire de propagande agressive, certes, mais plutôt pauvre.
--------->
NOTE EXPLICATIVE
Voici l'enième preuve de l'accord sécret USA-Maroc "Tortures contre Sahara".
Le Maroc a torturé un important nombre de prisonniers de la CIA dans ses
prisions sécretes. En échange la CIA dévoile maintenant, un vieux document très
peu relevant pour favorir le Maroc en tentant d'affaiblir la confiance des
Sahraouis dans l'Algérie.
La proposition algérienne d'"autonomie" était connue:
- El Pais du 14.02.85 et Reuters du 22.02.85 ont fait état de la proposition
algérienne sur la base de rumeurs,
- mais El Moudjahid a démenti l'existence d'un projet algérien le 27.02.85
- D'autres journaux ont fait état de la proposition algérienne: Le Journal de
Genève du 2.3.85, El Pais et Le Figaro du 4.3.85, Le Monde du 5.3.85,
DPA du 11.3.85, Jeune Afrique du 13.03.85.
Le Front Polisario a confirmé l'existence du projet algérien (Libération,
20.04.85, Le Monde 21.04.85): déclarations de Bachir Mustafa Sayed
après la rencontre secrète de Lisbonne entre Sahraouis et Marocains le 27.01.85.
Le projet prévoyait une sorte de Commonwealth entre le Maroc et le SO beaucoup
plus loin que le projet marocain d'<autonomie>qui prevoit une 'autonomie'
purement nominale.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. AGENCES INTERNATIONALES DE PRESSE
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/afrique/20070813.OBS0314\
/lavenir_du_sahara_occidentaltoujours_en_question.html
http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?no_nouvelle=343950&no_categorie=
L’avenir du Sahara occidental toujours en question
(A.P. 13/08/2007)
Le Maroc et le groupe indépendantiste du Sahara occidental, le Front Polisario,
sont convenus samedi 11 août de poursuivre leurs négociations sur l'avenir de
la région occupée par Rabat, mais ont campé sur leurs positions respectives,
selon un diplomate.
Lors de ce deuxième tour de discussions samedi dans l'Etat de New York, les
Nations unies ont présenté deux propositions de "confiance" censées rapprocher
les deux parties, selon le représentant du Front auprès de l'ONU Ahmed
Boukhari, qui a affirmé qu'elles ont été rejetées par le Maroc.
Ces deux points portaient selon lui sur le déminage de la région et les droits
de l'Homme. "Nous regrettons que le Maroc ait rejeté des propositions (...)
visant à discuter des façons de créer le renforcement de la confiance", a
déclaré Ahmed Boukhari.
Pas d’avancée depuis 7 ans ?
La mission marocaine auprès de l'ONU n'a pas répondu dans l'immédiat aux
sollicitations de l'Associated Press sur ces deux propositions, mais lors d'une
conférence de presse samedi, le ministre de l'Intérieur Chakib Benmussa a
critiqué le Front Polisario pour avoir maintenu "la même position qu'avant".
Ahmed Boukhari a rajouté que les discussions à Manhasset, à environ 40
kilomètres à l'est de New York, se sont apparentées à une copie conforme de la
rencontre entre les deux parties en juin dernier, la première depuis sept ans.
Un référendum éxigé
A Alger, le représentant du Front et ambassadeur de la république
(autoproclamée) arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Yeslem Beissat, a
déclaré de son côté que son mouvement a rejeté à nouveau la "paix des braves"
proposée par le Maroc, qui consiste à accorder une autonomie au Sahara
Occidental sous souveraineté marocaine.
Le Front Polisario exige, pour mettre fin à ce conflit de 32 ans, que soit
organisé un référendum sur l'indépendance de la région, où les Sahraouis sont
désormais en infériorité numérique par rapport aux colons marocains.
"Le droit de retour à la guerre" pas exclu
Mohamed Yeslem Beissat a déclaré ne pas exclure "le droit de retour à la guerre"
au cas où les négociations, dont un prochain tour est selon lui prévu en
décembre dans une capitale européenne, échoueraient.
Le conflit entre le Maroc et le Polisario soutenu par l'Algérie remonte à 1975,
date à laquelle le Maroc a annexé les territoires du Sahara abandonnés par
l'Espagne, jusque-là puissance administrante. L'occupation marocaine avait
déclenché une guerre de 16 ans.
(AP)
--------->
http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=39245
Vers une 3è phase des négociations entre le Maroc et le Front Polisario
APA-Washington (Etats-Unis)
Une rencontre de deux jours, sous l’égide des Nations Unies, entre le Maroc et
le Front Polisario à Manhasset, environ 25 milles (une quarantaine de km) à
l’est de New York, a pris fin samedi par la promesse de tenir très
prochainement une troisième réunion.
Le ministre marocain de l’Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a conduit la
délégation de son pays aux négociations tandis que celle du Front Polisario
était menée par M. Mahfud Ali Veiba, un membre de la direction du mouvement.
A l’issue de la réunion, M. Ahmed Boukhari, le représentant du Polisario auprès
de l’ONU, a déclaré à la presse que le Maroc et le mouvement indépendantiste du
Front Polisario avaient convenu de la tenue d’autres négociations sur le sort du
Sahara occidental, comme suite des pourparlers entamés en juin.
Peter Van Walsum, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara
occidental conduisait les négociations auxquelles ont pris part outre les
représentants des deux partis, le Maroc et le Front Polisario, les pays voisins
: l’Algérie et la Mauritanie.
La mission de l’ONU pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été mise
en place depuis septembre 1991 pour surveiller le cessez-le-feu entre le Maroc
et le Front Polisario qui revendique le territoire.
M. Van Walsum a également précisé que le Maroc a rejeté les deux propositions de
renforcement du rôle de l’ONU destinées à mettre un terme au conflit vieux de 32
ans sur la région faiblement peuplée de l’Afrique du nord-ouest.
La première, a-t-il dit, consiste à extraire les mines enfouies au Sahara
occidental et la seconde porte sur les droits de l’homme.
Boukhari a ajouté qu’il était important de poursuivre les négociations,
encourageant toutes les parties à rester engagées.
Les deux camps s’aggrippent à leurs positions respectives et le Maroc continue à
proposer une autonomie limitée pour le Sahara occidental sous la souveraineté
marocaine alors que le Front Polisario exige toujours un référendum avec option
d’autonomie ou d’indépendance pour les populations Sahraouies qui vivent sur le
territoire.
Selon le rapport de l’ONU, les parties en négociation ont également reçu des
présentations sur le thème des ressources naturelles et de l’administration
locale de la région.
La date et le lieu de la troisième phase des négociations restent cependant à
choisir, a conclu le rapport.
NK/ad/dmz/od/APA
12-08-2007
--------->
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/afrique/20070812.FAP0375/l\
e_maroc_et_le_front_polisario_campent_sur_leur_positio.html
Le Maroc et le Front Polisario campent sur leur position lors de discussions sur
le Sahara occidental
AP | 12.08.2007 | 21:22
Le Maroc et le groupe indépendantiste du Sahara occidental, le Front Polisario,
sont convenus ce week-end de poursuivre leurs négociations sur l'avenir de la
région occupée par Rabat, mais ont campé sur leurs positions respectives, selon
un diplomate.
Lors de ce deuxième tour de discussions samedi dans l'Etat de New York, les
Nations unies ont présenté deux propositions de "confiance" censées rapprocher
les deux parties, selon le représentant du Front auprès de l'ONU Ahmed
Boukhari, qui a affirmé qu'elles ont été rejetées par le Maroc.
Ces deux points portaient selon lui sur le déminage de la région et les droits
de l'Homme. "Nous regrettons que le Maroc ait rejeté des propositions (...)
visant à discuter des façons de créer le renforcement de la confiance", a
déclaré M. Boukhari.
La mission marocaine auprès de l'ONU n'a pas répondu dans l'immédiat aux
sollicitations de l'Associated Press sur ces deux propositions, mais lors d'une
conférence de presse samedi, le ministre de l'Intérieur Chakib Benmussa a
critiqué le Front Polisario pour avoir maintenu "la même position qu'avant".
M. Boukhari a rajouté que les discussions à Manhasset, à environ 40 kilomètres à
l'est de New York, se sont apparentées à une copie conforme de la rencontre
entre les deux parties en juin dernier, la première depuis sept ans.
A Alger, le représentant du Front et ambassadeur de la république
(autoproclamée) arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Yeslem Beissat, a
déclaré de son côté que son mouvement a rejeté à nouveau la "paix des braves"
proposée par le Maroc, qui consiste à accorder une autonomie au Sahara
Occidental sous souveraineté marocaine.
Le Front Polisario exige, pour mettre fin à ce conflit de 32 ans, que soit
organisé un référendum sur l'indépendance de la région, où les Sahraouis sont
désormais en infériorité numérique par rapport aux colons marocains.
M. Beissat a déclaré ne pas exclure "le droit de retour à la guerre" au cas où
les négociations, dont un prochain tour est selon lui prévu en décembre dans
une capitale européenne, échoueraient.
Le conflit entre le Maroc et le Polisario soutenu par l'Algérie remonte à 1975,
data à laquelle le Maroc a annexé les territoires du Sahara abandonnés par
l'Espagne, jusque-là puissance administrante. L'occupation marocaine avait
déclenché une guerre de 16 ans.
AP
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.horizons-dz.com/rubriques/la24.htm#3
Le Maroc joue et perd à New York
lLe second round des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario,
sous l'égide des Nations unies à Manhasset, s’est terminé avec quelques petites
avancées. Lors de ce rendez-vous new-yorkais qui s’est tenu en présence
d'observateurs algériens et mauritaniens : les deux belligérants ont reconnu
que le «statu quo actuel est inacceptable». Ils ont convenu de se retrouver à
nouveau pour poursuivre, selon le médiateur de l’Onu, Peter van Walsun, «les
négociations en bonne intelligence». Probablement en Europe avant la fin 2007.
Comme lors du premier round des négociations en juin, - les premières depuis
sept ans -, le Maroc et le Polisario n’ont pas fait mystère du fossé qui sépare
leurs positions. Le premier maintient mordicus son projet de référendum pour ou
contre l’autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine. Le second
préconise une consultation des Sahraouis sur trois options : l’autonomie,
l'intégration au Maroc et l'indépendance pure et simple. Les analystes
n’excluent pas de voir un jour les Nations unies qui font des efforts pour
régler ce «conflit» changer d’attitude avec le Maroc s’il «continue à
s'enfermer dans sa position faite d'intransigeance et d'absence de marge de
manœuvre ». A l’issue de ces deux tours de négociations, le Polisario peut se
targuer de qualifier le second d’«utile». Il lui a permis de défendre sa
proposition pour régler le dernier et vieux conflit colonial de 32 ans en
Afrique et de couper l’herbe sous les pieds aux manœuvres du Palais royal.
Doucement mais sûrement, le Polisario referme le piège sur le Maroc. A
Manhasset, il a réussi à faire sortir l’occupant du «seul cadre de la
discussion des deux initiatives proposées en avril dernier par Ban Ki-moon. La
«gestion» des ressources naturelles, de l'administration locale, etc naguère du
domaine marocain, est désormais sur la table des experts onusiens.
D. B.
-------->
http://www.lexpressiondz.com/article/5/2007-08-13/45132.html
NÉGOCIATIONS MAROCO-SAHRAOUIES
Quand l’ONU se dérobe à ses responsabilités
13 Août 2007 - Page : 12
Certes, le dialogue en lui-même a été utile, mais l’ONU n’a pas joué son
véritable rôle.
L’ONU a du plomb dans l’aile. Cette organisation n’a pas joué son véritable rôle
dans les négociations qui ont réunie, les 10 et 11 août, à Manhassat (New York),
le Front Polisario et le royaume du Maroc. Pourtant, il est avant tout question,
pour les Nations unies, de faire appliquer les résolutions qu’elle vote et d’y
faire se conformer, tout bonnement, les belligérants. Entre autres celles qui
garantissent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Ce n’est point
une étrange alchimie. En un mot, l’ONU a été trop flexible avec la délégation
marocaine qui s’en tenait, tout au long des négociations, à un discours, qui
n’est autre chose qu’une fin de non-recevoir aux efforts de la communauté
internationales pour trouver une solution au contentieux sahraoui. Les
mandataires du royaume se sont agrippés, sans relâche, au projet dit «de large
autonomie pour le Sahara» qui ne rime aucunement avec la logique et la légalité
internationale.
Dans un communiqué final, sanctionnant les négociations de vendredi et samedi
derniers, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara
occidental, Peter Van Walsum, s’est contenté de dire qu’«un débat a eu lieu au
sujet de la mise en oeuvre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité». Une
chose est sûre, les négociations ont capoté, puisque, ayant été fermées et
marquées par l’intransigeance de la partie marocaine. Il est vrai qu’en deux
rounds les choses ne peuvent évoluer à pas de géant, mais l’ONU n’a été
jusqu’ici qu’une boîte d’enregistrement.
Le communiqué final de Peter Van Walsum n’est qu’un compte-rendu des faits. Mais
qui ne cite, ni dans ses lignes ni entre les lignes, l’intransigeance et
l’entêtement des délégués marocains.
«Des représentants du Maroc et du Front Polisario se sont réunis à Manhasset
(Etat de New York) au Greentree, les 10 et 11 août 2007, pour continuer leurs
négociations sous les auspices du secrétaire général et conformément à la
résolution 1754 du 30 avril 2007 du Conseil de sécurité. Des représentants des
pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie étaient également présents aux séances
d’ouverture et de clôture et ont été consultés séparément pendant les
pourparlers. Je suis heureux que nous ayons pu mener des négociations de fond
au cours desquelles les parties ont interagi l’une avec l’autre et ont exprimé
leurs vues», lit-on dans le communiqué de l’envoyé spécial de Ban Ki-moon pour
le Sahara occidental.
Si l’ONU continuera à chapeauter le même discours et, par ricochet, à fermer
l’oeil sur le «fanatisme» marocain, il y a lieu de redouter bel et bien une
négociation à la israélo-palestinienne. D’ailleurs, ni la date ni le lieu des
prochains conciliabules n’ont été fixés mais seulement espérés entre «octobre
et décembre» prochain. C’est dire l’expectative où se trouve l’ONU. Certes, le
dialogue, qui a le mérite d’exister, peut constituer, en lui-même, une avancée,
mais n’est-il pas temps de passer maintenant aux choses sérieuses et de passer
au concret? Rabat ne fait que réitérer son intransigeance quant à «l’autonomie
dans le cadre de la souveraineté marocaine», s’appropriant ainsi le Sahara
occidental, alors que la question fondamentale est, encore et toujours, de
savoir à qui appartient ce territoire, problème que seul un référendum loyal,
sincère et transparent, dans le cadre du droit international et des résolutions
pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU, peut résoudre. Mener les chevaux à
la cravache est du ressort exclusif des instances onusiennes, d’autant qu’il
s’agit du destin de tout un peuple.
Une chose est sûre, le destin des Sahraouis n’intéresse aucunement Rabat, sauf
le territoire.
Dans le même communiqué de Peter Van Walsum on peut lire aussi: «Sur mon
initiative, des experts des Nations unies ont présenté aux parties des exposés
sur des problématiques spécifiques comme les ressources naturelles et
l’administration locale. Des mesures de confiance ont également été proposées
pour discussion. Les parties reconnaissent que le statu-quo actuel est
inacceptable et elles se sont engagées à poursuivre ces négociations de bonne
foi. Elles sont convenues que le processus de négociation se poursuivra et que
des consultations appropriées seront conclues sur la date et le lieu du round à
venir.»
A l’issue des pourparlers, la délégation sahraouie reconnaît, dans un communiqué
rendu public samedi soir, «l’utilité du dialogue», mais n’a pas manqué de
relever «l’intransigeance du Maroc a vouloir imposer son plan d’autonomie». Le
chef de la délégation sahraouie, Mahfoud Ali Beiba, a fait remarquer que «la
délégation sahraouie a présenté, dans la perspective du recouvrement par l’Etat
sahraoui de sa pleine souveraineté sur son territoire, la perception et la
politique du Front Polisario pour ce qui concerne la gestion des ressources
naturelles du pays et de l’administration des collectivités locales». Le
troisième round des négociations est prévu avant la fin 2007. Le processus doit
évoluer, mais à la condition que le Maroc mette fin à ses manoeuvres dilatoires
et s’engage, de bonne foi, en vue de l’application effective de la résolution
1754 du Conseil de sécurité.
Ali TITOUCHE
-------->
http://www.lequotidien-oran.com/?news=504046&archive_date=2007-08-13
Enième tentative marocaine de diversion
par Kharroubi Habib
Le deuxième round des négociations directes entre Marocains et Sahraouis s'est
achevé samedi avec pour seule note d'optimisme que les deux parties se sont
engagées à poursuivre ultérieurement leur dialogue. L'ONU, dont l'intervention
est à l'origine de la reprise des négociations entre les deux camps, a même
fait savoir que le prochain rendez-vous maroco-sahraoui pourrait avoir lieu au
début du mois d'octobre ou au plus tard en décembre de l'année en cours.
Leur engagement à poursuivre le dialogue mis à part, les deux délégations sont
dans cette rencontre, tout comme dans la première, restées campées sur leurs
positions respectives, de sorte que l'envoyé personnel du secrétaire général de
l'ONU, Peter Van Walsum, présent à la réunion au titre de «facilitateur», n'a pu
faire mieux qu'entretenir «la bonne ambiance positive» des discussions. Certains
propos lors de cette rencontre, du chef de la délégation marocaine, Chakib
Benmoussa, ministre de l'Intérieur, risquent toutefois d'hypothéquer le nouveau
rendez-vous prévu entre les deux parties. Le représentant marocain n'a pas en
effet trouvé mieux à proposer à ses interlocuteurs sahraouis que «la paix des
braves» qui passe selon lui par l'acceptation du Front Polisario du «plan
d'autonomie» développé par Rabat.
Benmoussa a d'autant indisposé ses vis-à-vis qu'en plus de sa suggestion d'une
reddition pure et simple des nationalistes sahraouis, il a laissé sous-entendre
que leur intransigeance dans le rejet de toute autre solution qu'un référendum
d'autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental favorise les «menées du
terrorisme dans la région». L'amalgame distillé par Rabat entre la revendication
indépendantiste au centre du conflit sahraoui et la menace terroriste qui pèse
sur la région, est devenu le créneau de la propagande marocaine. Il n'y a que
le palais royal, son makhzen et leurs relais médiatiques à soutenir cette
aberration aveugle.
Le fait même que le Maroc négocie directement avec le Front Polisario, montre
que Rabat admet que cette formation indépendantiste a une légitimité à être
présente à la table de discussion. Ce que lui reconnaît par ailleurs la
majorité de la communauté internationale, y compris, au sein de celle-ci, les
alliés traditionnels et constants du royaume chérifien.
Les propos du chef de la délégation marocaine qui sont une reprise de ceux de
son souverain, exprimés lors de son discours à l'occasion de la fête du trône,
ne sont qu'une énième tentative de diversion à laquelle recourt Rabat. La
réalité est toutefois là, le Polisario est et restera l'unique et légitime
interlocuteur des autorités marocaines dans la recherche d'une solution au
conflit du Sahara Occidental. C'est avec lui seul que les Marocains doivent
négocier celle-ci qui ne passe certainement ni par sa «reddition pure et
simple», comme en rêvent éveillés les gouvernants marocains, ni par sa
«diabolisation» à travers laquelle ils voudraient obtenir sa disqualification.
------->
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=53771&idc=13&refresh=\
1++++++++++++++++++
Négociations maroco-sahraouies
Le statu quo
Les négociations entre le Front Polisario et le royaume chérifien sur la
question du Sahara occidental, ouvertes vendredi dernier , à Manhasset, ont été
closes, hier, sans trouver, toutefois, une résolution au conflit
maroco-sahraoui qui perdure depuis 32 ans. L’envoyé personnel du secrétaire
général de l’ONU, Peter Van Walsum, a expliqué, hier, dans un communiqué de
presse repris par l’APS, que les parties concernés par ce conflit
«reconnaissent que le statu quo actuel est inacceptable et elles se sont
engagées de bonne foi à reprendre les négociations».
La reprise des tractations est prévue, selon la même source, «probablement avant
la fin de l'année». D’ici cette date, le Conseil de sécurité aura eu largement
le temps d’étudier le rapport semestriel élaboré par le secrétaire général de
l’ONU et qui sera fin prêt en octobre. Il sera question d’un exposé détaillé
sur la situation au Sahara occidental et des résultats acquis lors desdites
négociation, tenues en deux jours (vendredi et samedi).
A l’issue de ces débats, Mahfoud Ali Beiba, président du Parlement sahraoui et
chef de la délégation du Front Polisario aux négociations, a indiqué que ces
rounds ont donné l'occasion au Front Polisario «de réitérer sa disponibilité à
dialoguer et présenter les grandes lignes et les avantages pour la région de sa
proposition en faveur d'une solution juste et définitive au conflit de
décolonisation du Sahara occidental». Et d’ajouter que «le Front Polisario a
pleinement coopéré avec l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations
unies pour créer un climat positif entre les parties».
Ces négociations interviennent, pour rappel, après celles menées les 18 et 19
juin dernier. C’est pour la première fois que les deux rivaux sont en contacts
directs sous l’égide des Nations unies. Bien que ces pourparlers tenus à huis
clos aient marqué une nouvelle phase dans la recherche d’un accord politique et
diplomatique à l’interminable problème du Sahara occidental, le Maroc semble
refuser toutes les solutions possibles en campant sur ses positions, à savoir
l’octroi aux Sahraouis l’autodétermination sous la souveraineté marocaine,
c’est-à-dire d’envergure locale, mais nullement sur le plan international. En
bref, Rabat a proposé un référendum sur l’autonomie qui donnera aux Sahraouis
«le contrôle de leurs affaires grâce à des institutions législatives,
exécutives et judiciaires», sous souveraineté marocaine. Alors, le Maroc
s’attendait-il à ce que les Sahraouis arrivent avec un drapeau blanc à la main,
prêts à sacrifier 32 ans de souffrance ?
Le Polisario, selon l’ambassadeur sahraoui à Alger, a rejeté la proposition de
Rabat et a réitéré «le droit de la population à son indépendance». Il y a lieu
de rappeler que le royaume n’a rien apporté de nouveau.
D’ailleurs, le roi Mohamed VI a déjà déclaré, en juin dernier, que «l’autonomie
sous la souveraineté du Maroc représente l’ultime solution pour régler ce
conflit artificiel». Et d’ajouter : «Le royaume s’engage à respecter tout
accord
politique mutuellement acceptable qui sera réalisé sur la base de cette
initiative avec toutes les parties réelles et effectives.»
De son côté, le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz a jugé cette position
«figée et intransigeante», en affirmant que le roi veut «s’arroger le droit de
fixer unilatéralement les règles du jeu en imposant le cadre et la finalité des
négociations, alors que l’ONU avait appelé à des négociations sans préalable».
De l’avis des observateurs de l’évolution du conflit en question, les Marocains
vont aux négociations pour faire échouer le projet sahraoui, en refusant toute
négociation sur les propositions faites par les Sahraouis eux mêmes.
La délégation sahraouie aux seconds pourparlers de Manhasset s’est appuyée sur
trois options, à savoir l’indépendance, l’autonomie ou l’intégration pour
débloquer la situation et mettre un terme au fait colonial que tente d'imposer
Rabat, selon un délégué sahraoui.
De son côté, l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Van Walsum, a soutenu que les
«négociations sont constructives et de bonne foi et respectent les dispositions
de la dernière résolution du Conseil de sécurité qui donne un crédit identique
aux propositions faites en avril dernier par les deux parties».
Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, que le secrétaire général de l’ONU a
reçu, le 10 avril dernier, le représentant du Front Polisario à New York, Ahmed
Boukhari. Ce dernier avait exposé la «proposition du Front Polisario pour une
solution politique mutuellement acceptable qui prévoit l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental». Cette proposition sahraouie proposait à
discussion à la partie marocaine, un certain nombre de thèmes et de questions
pouvant contribuer à une situation de paix.
Le 11 avril, la partie marocaine transmettait à Ban Ki-Moon une initiative
marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara
sous souveraineté marocaine, qu’a rejeté la partie sahraouie, la qualifiant de
proposition unilatérale visant à renforcer la dépendance du peuple sahraoui.
Cette initiative constitue, selon les Sahraouis, un préalable qui ne peut
servir de base pour un dialogue fructueux, ne laissant paraître aucun indice de
paix à l’horizon.
Ces textes ont fait l'objet d'une présentation-discussion lors des rencontres du
premier round et ont été approfondis à la rencontre du premier jour de la
reprise des négociations. En plus de la présentation de ces deux initiatives,
les deux parties ont exprimé des réserves. Les Onusiens, pour leur part,
tentent tant bien que mal de maintenir une bonne atmosphère de négociation,
notamment en abordant les questions épineuses comme celles relatives aux
réfugies, aux prisonniers, aux droits de l'Homme, à l'avenir politique et
économique des territoires du Sahara occidental. En conclusion, les positions
initiales du Maroc n’ont pas changé. Le Maroc est venu répéter sa «partition».
Dans ces conditions, les Marocains attendent-ils davantage de concessions de la
part des Sahraouis ? Ces derniers refusent toute solution qui ne respecte pas
leur souveraineté, à la fois en ce qui concerne la politique extérieure, celle
de l’économie nationale comme celle de la sécurité nationale. En bref, tout ce
que peut édicter un Etat dans le cadre d’une démocratie où le peuple est
souverain.
Dans de telles conditions, les négociations ne pouvaient aboutir qu’à un échec.
En attendant la reprise des pourparlers, le Maroc semble vouloir la reddition
pure et simple du peuple sahraoui. Alors que se passera-t-il si suite aux
dernières tentatives, le Maroc campe sur ses postions et l’échec sera
réellement consommé ? De l’avis des observateurs, les Sahraouis ne peuvent pas
rester les bras croisés en attendant que le royaume marocain change de
politique.
D’ailleurs, le roi Mohamed VI a déjà déclaré que «la reprise de la guerre est
une possibilité à ne pas écarter». Alors que décideront les Nations unies ?
Iront-elles jusqu’à voter une résolution pour employer la force ?
13-08-2007
S. Azzegag
-------->
http://www.latribune-online.com/1308/p0102.htm
Après s’être entendus sur le principe d’un nouveau round de négociations
Sahraouis et Marocains transcenderont-ils le statu quo actuel?
Lundi 13 Aout 2007
Par Mekioussa Chekir
Après deux jours de négociations, Sahraouis et Marocains se sont quittés,
samedi, à Manhasset (New York) en s’entendant sur le principe de poursuivre les
pourparlers entamés en juin dernier avant la fin de l’année en cours. Le
processus de paix au Sahara occidental est appelé ainsi à perdurer encore,
d’autant plus que, pour la seconde fois, les deux délégations se sont quittées
sur l’intransigeance de leurs positions respectives. Parce que rien, pour
l’heure, ne laisse présager un éventuel consensus entre celles-ci, il est même
à craindre que le prochain round des négociations n’aboutisse au même résultat
que les précédents : celui de maintenir en l’état le statu quo qui prévaut
depuis 1991, date du cessez-le-feu entre le Front Polisario et le Maroc. Pour
autant, chacune des parties tente d’éviter de parler d’échec des pourparlers de
Manhasset II, préférant retarder la résolution définitive du conflit en
l’absence du compromis. Le chef de la délégation sahraouie à ces négociations,
Mahfoud Ali Beiba, par ailleurs
président du Parlement sahraoui, a qualifié cette seconde rencontre de «round
utile».
Dans un communiqué rendu public samedi soir à l’issue des négociations et
répercuté par l’APS, il a indiqué que ce second rendez-vous «a donné l’occasion
au Front Polisario de réitérer sa disponibilité et présenter les grandes lignes
et les avantages pour la région de sa proposition en faveur d’une solution
juste et définitive du conflit de décolonisation du Sahara occidental». «La
délégation du Front Polisario a été animée du souci d’obtenir que le Maroc
mette un terme à ses pratiques répressives et à ses violations répétées des
droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental», a ajouté
le responsable sahraoui. «Dans la perspective du recouvrement par l’Etat
sahraoui de sa pleine souveraineté sur son territoire, la délégation sahraouie
a présenté la perception et la politique du Front Polisario pour ce qui
concerne la gestion des ressources naturelles du pays et de l’administration
des collectivités locales», a-t-il fait remarquer. Et d’émettre le souhait que
le prochain round des pourparlers «marquera une évolution qualitative du
processus dans son ensemble». Dans une conférence de presse organisée samedi
soir, Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur et chef de la délégation
marocaine, a exprimé, pour sa part, son «regret» du fait que l’autre partie n’a
pas «saisi l’occasion offerte par ce second round de négociations dans un esprit
de progrès dans la recherche d’une solution politique au conflit».
Qualifiant la position du Polisario de «rigide», le responsable marocain impute
à ce dernier la responsabilité de l’échec des dernières négociations en
l’accusant de «se cramponner à des plans et propositions qui se sont révélés
inapplicables», faisant allusion au référendum d’autodétermination. Rappelons
que le Polisario réclame l’organisation d’un référendum d’autodétermination,
sous l’égide de l’ONU, qui laisserait aux électeurs sahraouis le choix entre
trois options : le rattachement au Maroc, l’indépendance ou l’autonomie sous
souveraineté marocaine. Le Maroc, quant à lui, ne propose que la seule option
d’autonomie. D’où l’impossibilité jusque-là de trouver un terrain d’entente…
M. C.
---------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/08/12/0019773
Fin du 2e round des négociations RASD- Maroc
Manhasset II, un round “utile” malgré “l’intransigeance” du Maroc
Par: EL MOUDJAHID
Le: dimanche 12 août 2007
Le deuxième round des négociations entre le Front Polisario et le Maroc,
organisé les 10 et 11 août, à Manhasset, dans la proche banlieue de New York,
sous les auspices des Nations unies, est qualifié de "round utile" par la
délégation sahraouie qui relève toutefois qu’il était "tendu" du fait du
"manque de souplesse et de flexibilité" de la part des Marocains qui "restent
intransigeants à ne vouloir imposer que leur ligne politique".
Pour des observateurs à New York, si les Marocains "continuent à s’enfermer dans
une position faite d’intransigeance et d’absence de marge de manœuvre, sans
doute dictée par des échéances politiques internes, cette attitude freine même
les efforts des Nations unies dans la recherche de voies dans le processus de
négociations".
Les observateurs à New York font remarquer que ce "round utile" a fait avancer
le processus de négociations en mettant sur la table un certain nombre de
questions de confiance et en procédant à l’étude, par les experts onusiens, des
thèmes sur les questions des ressources naturelles et de l’administration
locale.
Le deuxième round des négociations, qui s’inscrit en droite ligne des premiers
pourparlers, les 18 et 19 juin dernier, a l’avantage d’identifier les parties
en conflit que sont le Front Polisario et le royaume du Maroc, de privilégier
le principe de négociations directes sous l’égide des Nations unies et
d’inscrire les négociations dans le cadre défini par l’Onu.
Ces négociations ont impliqué les seules délégations sahraouie et marocaine qui
ont travaillé vendredi et samedi en séances restreintes et à huis clos. Des
représentants de l’Algérie et de la Mauritanie, en leur qualité de pays voisins
et d’observateurs invités par l’Onu, étaient également présents aux séances
d’ouverture et de clôture et ont été consultés séparément pendant les
pourparlers sur des questions les intéressant. Si le premier round a été plus
une prise de contacts entre les deux délégations en conflit, la rencontre des
10 et 11 août marque le lancement du processus de négociations que d’aucuns
disent qu’il sera long et laborieux, même si les parties prenantes montrent une
disponibilité à poursuivre les pourparlers.
En attendant la reprise des négociations, probablement avant la fin de l’année,
le Conseil de sécurité sera destinataire avant la fin octobre du rapport
semestriel du secrétaire général sur la situation au Sahara occidental.
-------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/08/12/0057261
L’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental
«Les parties reconnaissent que le statu quo actuel est inacceptable.»
Par : EL MOUDJAHID
Le : dimanche 12 août 2007
Le second round des négociations entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc
a pris fin samedi dernier par l’engagement des deux parties en conflit à
poursuivre, dans un proche avenir, leurs pourparlers de paix. L’envoyé
personnel du secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental, Peter Van
Walsum, qui a dirigé ce second round en sa qualité de médiateur des Nations
unies, a publié un communiqué sanctionnant ces travaux. M. Walsum a fait part
de sa satisfaction du fait que «des négociations de fond» aient pu avoir lieu
et «aux cours desquelles les parties ont interagi l’une avec l’autre et ont
exprimé leurs vues».
Un débat a eu lieu au sujet de la mise en œuvre de la résolution 1754 du Conseil
de sécurité». Par ailleurs, poursuit le communiqué «des experts des Nations
unies ont présenté aux parties des exposés sur des problématiques spécifiques
comme les ressources naturelles et l’administration locale.
Des mesures de confiance ont également été proposées pour discussion». M. Walsun
affirme aussi que «les parties reconnaissent que le statu quo actuel est
inacceptable et elles se sont engagées à poursuivre ces négociations de bonne
foi. Elles sont convenues que le processus de négociation se poursuivra et que
des consultations appropriées seront conclues sur la date et le lieu du round à
venir».
--------->
http://www.latribune-online.com/1308/p02.htm
L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental l’a
affirmé samedi dernier:
«Le statu quo actuel est inacceptable»
Lundi 13 Aout 2007
Par Ghada Hamrouche
Le Maroc et le Front Polisario «ont reconnu que le statu quo actuel est
inacceptable et ils se sont engagés à poursuivre les négociations de bonne
foi».
C’est la conclusion du communiqué de Peter Van Walsum, envoyé spécial du
secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, à l’issue des
négociations tenues sous l’égide des Nations unies à Manhasset, près de New
York. Les deux parties doivent encore déterminer le lieu et la date du 3e round
des négociations, précise le communiqué.
Le second round des négociations entre le Front Polisario et le royaume du Maroc
a pris fin samedi soir par l’engagement des deux parties en conflit à
poursuivre, dans un proche avenir, leurs pourparlers de paix.
Un conseiller du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait annoncé plus tôt
samedi que les prochains pourparlers sur le Sahara disputé depuis 32 ans, se
dérouleraient «probablement en Europe» avant la fin 2007. Des sources proches
des négociateurs ont même laissé entendre qu’il s’agirait de la ville suisse
Genève.
L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental,
Peter Van Walsum, qui a dirigé ce second round en sa qualité de médiateur des
Nations unies a publié un communiqué sanctionnant ces travaux : «Des
représentants du Maroc et du Front Polisario se sont réunis à Manhasset près de
New York, les 10 et 11 août 2007, pour continuer leurs négociations sous les
auspices du secrétaire général et conformément à la résolution 1754 du 30 avril
2007 du Conseil de sécurité».
Le représentant du secrétaire général de l’ONU précisera que ces pourparlers se
sont déroulés en présence «des représentants des pays voisins, l’Algérie et la
Mauritanie, également présents aux séances d’ouverture et de clôture et ont été
consultés séparément pendant les pourparlers». Estimant que les négociateurs
sont allés au fond des problèmes, M. Van Walsum se dira «heureux que nous ayons
pu mener des négociations de fond aux cours desquelles les parties ont interagi
l’une avec l’autre et ont exprimé leurs vues.
Un débat a eu lieu au sujet de la mise en œuvre de la résolution 1754 du Conseil
de sécurité».
Il affirmera que «sur mon initiative, des experts des Nations unies ont présenté
aux parties des exposés sur des problématiques spécifiques comme les ressources
naturelles et l’administration locale. Des mesures de confiance ont également
été proposées pour discussion».
Ce qui l’amène à affirmer que les deux parties «ont reconnu que le statu quo
actuel est inacceptable et elles se sont engagées à poursuivre ces négociations
de bonne foi. Elles ont convenu que le processus de négociation se poursuivra et
que des consultations appropriées seront conclues sur la date et le lieu du
round à venir». Pour rappel, le Front Polisario réclame le droit du peuple
sahraoui au référendum d’autodétermination alors que Rabat se borne à
n’envisager comme seule solution qu’une autonomie sous souveraineté marocaine.
------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/08/12/0039912
http://www.aps.dz/fr/welcome.asp
Ahmed Boukhari
«Les positions marocaines et sahraouies restent divergentes et très éloignées»
Par : EL MOUDJAHID
Le : dimanche 12 août 2007
Le second round des négociations pour la recherche d’une solution au conflit du
Sahara occidental, a montré que les positions des parties marocaine et
sahraouie restent encore "divergentes" et "très éloignées", a déclaré à l’APS,
M. Ahmed Boukhari, membre de la délégation sahraouie aux négociations et
représentant du Front Polisario auprès des Nations unies.
"A l’issue de ce deuxième round l’on constate que les positions des deux parties
restent encore divergentes et très éloignées.
Les Marocains continuent à s’accrocher à la seule option d’autonomie, ce qui
constitue un préalable en nette contradiction avec les dispositions contenues
dans la résolution 1754 du Conseil de sécurité", a souligné M. Boukhari.
-------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/08/12/0102476
Ali Beiba, chef de la délégation sahraouie
«Le Polisario a pleinement coopéré avec M. Peter Van Walsum pour créer un climat
positif entre les parties»
Par : EL MOUDJAHID
Le : dimanche 12 août 2007
Le chef de la délégation sahraouie au second round des négociations sur la
question de l’autodétermination du Sahara occidental a qualifié de "round
utile" les pourparlers tenus les 10 et 11 août, à Manhasset. Dans une
déclaration remise à la presse, samedi dernier, à l’issue des négociations, M.
Mahfoud Ali Beiba a indiqué que ce second rendez-vous "a donné l’occasion au
Front Polisario de réitérer sa disponibilité et présenter les grandes lignes et
les avantages pour la région de sa proposition en faveur d’une solution juste et
définitive du conflit de décolonisation du Sahara occidental".
"Le Front Polisario a pleinement coopéré avec M. Peter Van Walsum, l’envoyé
personnel du secrétaire général des Nations unies, pour créer un climat positif
entre les parties", lit-on dans la déclaration.
"Dans la perspective du recouvrement par l’Etat sahraoui de sa pleine
souveraineté sur son territoire, la délégation sahraouie a présenté la
perception et la politique du Front Polisario en ce qui concerne la gestion des
ressources naturelles du pays et de l’administration des collectivités locales".
--------->
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-08-13/45141.html
MOHAMED BEISSAT, AMBASSADEUR DE LA RASD
«Le temps des sujets est révolu...»
13 Août 2007 - Page : 2
Manhassat II est un pas vers la reconnaissance de la résolution 1754.
Les résultats du second round de pourparlers maroco-sahraouis ont été qualifiés
d’un pas supplémentaire vers le respect de la résolution 1754 par la partie
marocains et ce, par M.Mohamed-Yeslem Beissat, ambassadeur de la République
sahraouie à Alger. Invité à l’université d’été de l’Unea, ce dernier a animé,
hier, une conférence sur le thème du Sahara occidental.
Cette deuxième étape dans le processus long et ardu des négociations a été
marquée d’une part par l’échange de points de vue entre les deux parties. De
l’autre part un rendez-vous pour le troisième round est fixé pour décembre
prochain, expliquera encore le conférencier. Sans toutefois parler d’impasse,
l’ambassadeur de la Rasd, souligna, d’emblée, que la délégation du Royaume
chérifien est entrée dans le jeu sans avoir, au préalable, les coudées
franches, mais son mandat plutôt délimité par les orientations et directives du
roi. Aussi, l’ambassadeur n’a eu de cesse de répéter que le seul cadre et texte
à l’origine des négociations menées sous l’égide de l’ONU, demeure la
résolution 1754, votée par le Conseil de sécurité le 30 avril dernier.
Dans ce contexte, un processus de dialogue direct est enclenché entre les deux
parties en conflit et sur la table des négociations, se trouvent les
propositions du Maroc et du Front Polisario, dont les rencontres des 10 et 11
août dernier, en ont été les deuxièmes phases, lesquelles ont été précédées les
18 et 19 juin par une réunion préliminaire.
La force du Polisario réside dans son homogénéité et sa cohérence avec la
légitimité internationale, avancera le conférencier, avant d’ajouter que,
désormais, le temps des sujets est révolu et place à l’ère de la démocratie où
seuls la citoyenneté et le principe de scrutin universel sont reconnus pour
dire que la solution juste, durable et acceptable mutuellement est celle qui
permettra aux Sahraouis d’exercer leur droit à l’autodétermination, à l’issue
des négociations directes sans conditions préalables. Sans quoi, le Front
Polisario se verra contraint de reprendre la lutte armée, option que jusqu’ici
le Front Polisario a tout fait pour ne pas la remettre d’actualité, dira, sans
ambages, l’orateur pour lequel l’offre de l’autonomie ne sera jamais
envisageable pour les Sahraouis qui restent attachés à l’unique texte de la
résolution 1754 et aux résolutions afférentes aux droits à l’autodétermination
des peuples colonisés. Le diplomate sahraoui n’a pas manqué de souligner qu’il
y a un grand décalage entre le discours marocain et la réalité du terrain, où
il est constaté l’absence totale des bonnes intentions de la part du Royaume.
Entre Manhassat I et II, en l’espace de deux mois, la répression a doublé, car
de 30 détenus politiques, on est passé à 67. Derrière chaque Sahraoui, ils ont
mis cinq agents des forces de répression et trois colons civils. Le territoire
sahraoui cadenassé est quasiment interdit à la presse internationale. Faits
auxquels s’ajoute, selon le diplomate, la ghettoïsation des villes sahraouies
au sein desquelles aucun droit fondamental n’est respecté. En conclusion,
l’orateur dira que le Maroc a refusé les propositions de construction de
confiance de l’ONU relatives au déminage, les disparus et la libération des
détenus politiques, et s’obstine à refuser aux Sahraouis le droit de choisir
leur option et leur devenir.
Mohamed BOUFATAH
-------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/130807/Rubriques/evenement.htm#5
L’ambassadeur sahraoui revient sur les négociations de Manhasset
Baissat souligne l’absencede volonté marocaine
«L’ONU doit faire pression sur le royaume chérifien pour que celui-ci coopère
avec l’Organisation des nations Unies et respecte la résolution 1754 du Conseil
de sécurité», a déclaré, hier, à Boumerdès Mohamed Yslem Baissat, l’ambassadeur
de la République arabe sahraouie démocratique en marge de la 19e université
d’été organisée par l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA).
Le marketing et les tractations du Maroc dans les pays du Golfe n’ont pas suffi
à convaincre les Nations unies et le Conseil de sécurité, déterminés à
solutionner le litige du Sahara occidental qui s’inscrit parmi le plus vieux du
continent africain. La paix des braves proposée par le roi Mohamed VI et le
ministre de l’Intérieur, qui, dans leur esprit avait pour but une large
autonomie, n’a pas pas convaincu le gouvernement sahraoui et le Polisario,
déterminés à aller jusqu’au bout de la résolution 1745 du 30 avril 2007,
principal pôle de négociations qui plaide en faveur de l’autodétermination,
seule solution au conflit du Sahara qui tarde à être résolu depuis 32 ans, a
indiqué le représentant du Polisario à Alger.
«Avant même l’entame du 2e round de Manhasset les 10 et 11 août derniers, les
geôles du royaume ont été bondées de prisonniers politiques sahraouis. De 37
au mois de juin dernier, leur chiffre a été revu à la hausse pour atteindre 67
prisonniers à la veille des négociations», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : «Le
citoyen sahraoui est le seul auquel il est interdit toutes les commodités
ayant trait au droit syndical, la liberté d’expression» et même a signalé
Mohamed Yslem Baissat, «au droit à l’établissement d’un passeport». Le peuple
sahraoui ne peut en aucun cas prétendre à une activité, «pour la simple raison
qu’un citoyen sahraoui résidant au pays, est suivi, pour ne pas dire espionné,
par 5 militaires de sa majesté et 3 policiers en civil» et de préciser : «La
stratégie marocaine est de détruire les Sahraouis, si effectivement le régime
chérifien ne reconnaît pas les Sahraouis, pourquoi s’installer autour d’une
table et négocier en proposant même une large autonomie sous l’autorité du
royaume ?»
A cet égard, Mohamed Baissat dira : «Nous restons fidèles à nos principes, ceux
de la lutte armée dans le cas où aucune solution pacifique n’est trouvée»,
a-t-il affirmé. L’ambassadeur sahraoui a rappelé les négociations
algéro-francaises, le projet de De Gaulle, le fameux plan de Constantine, qui
s’est terminée par cette déclaration : «Je vous ai compris !» puis les accords
d’Evian qui ont abouti à l’indépendance de l’Algérie. «Le Maroc est à cette
même étape», dira-t-il, et de rappeler aussi la lutte de Nelson Mandela menée
contre l’Apartheid en Afrique du Sud et parlera aussi de l’indépendance de
l’Indonésie. La résolution du conflit, selon le conférencier, ne peut se faire
qu’avec une solution juste et équitable. «La position acgtuelle de la France,
depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, semble être une position
beaucoup plus favorable au Front Polisario, à l’opposé de son prédécesseur,
Jacques Chirac», a-t-il souligné. Le peuple sahraoui reste toujours attaché a
ses principes. Cela étant, le conférencier affirmera que «s’il y a eu échec
lors de ce deuxième round des négociations, c’est contre la volonté des
Sahraouis». C’est pourquoi estime-t-il «le Maroc doit prendre ses
responsabilités.» Mais, rappellera-t-il, «le Maroc n’a à aucun moment
manifesté une volonté de négocier», avant d’indiquer qu’un 3e round de
négociations entre les deux parties aura lieu avant la fin de l’année.
Par A.Kichni
---------->
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/08/13/article.php?sid=57320&cid=26
MOHAMED YESLEM BAYSSAT, AMBASSADEUR DE LA RASD A ALGER
«Le Maroc doit aller au bout des négociations»
Intervenant lors d’une conférence à l’occasion de la 19e université d’été de
l’Union nationale des étudiants algériens (Unea) qui se tient à l’université
M’hamed- Bouguera de Boumerdès, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) en Algérie Mohamed Yeslem Bayssat, a émis le vœu de voir
«le Maroc aller jusqu’au bout du processus des négociations » dont le deuxième
round a eu lieu les 10 et 11 du mois courant à Manhasset aux Etats-Unis, lequel
processus a été engagé dans le cadre de la résolution 1754 du Conseil de
sécurité.
Pour le diplomate sahraoui «Manhasset II constitue une autre étape d’un
processus complexe, difficile et de longue haleine si toutefois le Maroc ne
décide pas de couper court aux négociations » comme cela a été le cas lors des
précédents pourparlers. «Nous saurons être patients et nous continuerons notre
combat pour permettre au peuple sahraoui de disposer de lui-même puisque c’est
la raison d’être du Front Polisario», précise le conférencier. Assurant que
«toutes les éventualités sont envisageables » pour permettre au peuple sahraoui
de recouvrer son indépendance, Mohamed Yeslem Bayssat a souligné que «les
négociations peuvent aboutir à une solution au problème sahraoui ». «Nous
devons donner le temps à la communauté internationale, et le fait que les deux
parties, le Front Polisario et le Maroc, s’assoient autour d’une table de
dialogue, c’en est un pas de plus», dira-t-il à ce sujet. La voix officielle de
la RASD en Algérie a relevé cependant «la poursuite de la répression qu’exercent
les autorités marocaines sur le peuple sahraoui» puisque, selon lui, «aux
premiers rounds des négociations, les 17 et 18 juin dernier, on comptait 37
détenus politiques contre 67 actuellement ». Cette volonté de priver les
Sahraouis de leurs droits les plus élémentaires se traduit également par
l’augmentation du nombre de Marocains vivant dans les territoires occupés du
Sahara occidental. «Ils sont en effet 8 Marocains dont 5 appartenant aux
différents corps de sécurité contre un Sahraoui», note Mohamed Yeslem Bayssat
qui regrette le fait que «les autorités marocaines interdisent l’accès aux
médias internationaux » à l’ex-colonie espagnole. Rejetant en bloc la
proposition marocaine qui consiste à donner le statut d’autonomie au Sahara
occidental, l’ambassadeur de la RASD à Alger soutient que «le Maroc doit
comprendre que le seul moyen pour résoudre le conflit (vieux de 32 ans ) est de
permettre à chaque sahraoui où qu’il se trouve de glisser un bulletin dans une
urne» par l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination. «C’est une
question de décolonisation et les négociations doivent permettre à terme au
peuple sahraoui de disposer de lui-même», poursuit-il. Interrogé sur la lecture
que fait le gouvernement sahraoui concernant le transfert du lieu des
négociations en Europe, Mohamed Yeslem Bayssat a estimé que «l’ONU est présente
partout dans le monde et que peu importe le lieu où les pourparlers se tiennent
tant qu’ils restent sous les auspices des Nations unies».
Lotfi Mérad
-------->
http://www.latribune-online.com/1308/p0102.htm
Mohamed Yeslem Baissat : «Il est prématuré de juger les négociations»
«Il est prématuré de porter un jugement sur les négociations en cours entre le
Maroc et le Polisario, car le processus n’est qu’à son début», a déclaré hier
l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie,
Mohamed Yeslem Baissat. Intervenant lors d’une conférence organisée à
l’occasion de l’université d’été de l’Union nationale des étudiants algériens
(UNEA), à l’université de Boumerdès, le diplomate sahraoui a qualifié ces
négociations d’un «nouveau pas franchi dans un parcours long et complexe mais
qui a permis d’instaurer un débat entre les deux parties».
Ce débat est susceptible, selon lui, de déboucher sur la satisfaction de la
revendication sahraouie d’autodétermination, sans exclure, pour autant, «le
droit du recours à la guerre» au cas où ces négociations déboucheraient sur une
impasse. Au sujet de la proposition de la «paix des braves», formulée lors des
négociations, par le souverain marocain, l’intervenant a exprimé le refus
catégorique de tous les Sahraouis d’une telle solution. Par la même occasion,
M. Baissat a, par ailleurs, relevé que le nombre de détenus politiques
sahraouis arrêtés par les autorités d’occupation marocaines est passé de 37 à
67 personnes entre les deux rounds de négociations.
-------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=81560
(Lundi 13 Août 2007)
L’ambassadeur Sahraoui l’a affirmé hier à Boumerdés
“Pour offrir la paix des braves, il faut reconnaître qu’on est colonisateur”
Par : Madjid T.
Le prochain round des négociations maroco-sahraouies aura lieu en décembre dans
un pays européen, a indiqué l’ambassadeur de la RASD en Algérie, M. Mohamed
Yeslem Beisset, hier à Boumerdès, devant des centaines d’étudiants de l’Unea en
regroupement à l’ex-Inil, dans le cadre de leur université d’été. M. Yeslem a
qualifié les négociations qui ont pris fin avant-hier à Manhasset, près de New
York, “d’un autre pas dans un processus qui sera long et difficile”, avant de
reconnaître que l’intransigeance marocaine constitue toujours un frein et un
obstacle majeurs pour l’application de la résolution 1754 et l’aboutissement
d’une solution juste et équitable. “Les États-Unis, la France et d’autres pays
doivent faire pression sur le Maroc pour qu’il respecte cette résolution et
éviter l’échec des négociations en cours”, a affirmé le diplomate sahraoui,
rappelant encore une fois que le processus sera difficile et compliqué car,
selon lui, le Maroc n’affiche pas une volonté sincère et réelle pour le
règlement du conflit, comme le montrent les mesures répressives enregistrées
ces derniers temps dans les territoires sahraouis. “Vous devez savoir qu’entre
les deux rounds de négociations qui ont eu lieu à Manhasset, le nombre de
détenus politiques sahraouis a augmenté de moitié puisqu’ils étaient une
trentaine pour passer à 67 aujourd’hui”, a martelé l’ambassadeur, précisant que
le Maroc offre une image et une politique différentes que celle qu’il offre à
Manhasset, non sans rappeler que le territoire de la RASD demeure le seul au
monde à être fermé aux journalistes et aux organisations internationales,
a-t-il précisé.
“Actuellement, il y a cinq policiers marocains pour un citoyen sahraoui, et si
l’on ajoute trois autres citoyens marocains qui travaillent pour les services,
on arrive à huit pour un, c’est cela la réalité dans les territoires occupés”,
a-t-il précisé ajoutant que “les négociations sont avant tout des pratiques
quotidiennes, et non pas un discours galvaudé à tout moment”, a-t-il ajouté.
L’ambassadeur sahraoui demeure toutefois optimiste même s’il reconnaît que la
délégation marocaine reste “cloîtrée et bâillonnée par le dernier discours du
roi, ce qui a rendu les négociations encore pus difficiles d’autant que les
Marocains veulent imposer leurs points de vue au lieu de négocier”.
M. Yeslem a encore une fois réaffirmé la position de son pays qui reste attaché
à l’autodétermination du peuple sahraoui. “Nous devons laisser le peuple
s’exprimer librement sur son avenir, c’est une philosophie et l’un des
fondements essentiels de l’existence même des instances internationales”, a
soutenu M. Yeslem, ajoutant qu’il doit exister des Sahraouis qui veulent être
réintégrés au Maroc comme il en existe d’autres qui opteront pour un autre
choix, et il faut respecter leur choix sans plus, a-t-il affirmé. “L’époque où
les citoyens sont considérés comme des sujets est révolue”, a indiqué
l’ambassadeur qui a précisé que “la proposition dite ‘la paix des braves’, une
expression à connotation colonialiste connue en Algérie, et que propose le
Maroc, se trouve dénuée tant que le Maroc ne reconnaît pas qu’il est lui-même
colonialiste”, a-t-il martelé.
Il a également affirmé que les changements intervenus en France sont quelque
chose de positif pour un règlement du conflit, tout en admettant que l’idée sur
le choix d’une ville européenne pour la poursuite des négociations n’a aucune
relation avec l’élection d’un autre président en France. À une question sur un
éventuel échec des pourparlers, l’ambassadeur a affirmé que tout échec sera
imputé au Maroc. “Le Maroc a saboté tous les plans proposés jusqu’ici par les
instances internationales comme il a avorté toutes les rencontres organisées
autour de cette question, et nous avons peur qu’il fasse la même chose pour la
1754”, a-t-il soutenu. Et d’ajouter que la RASD reste respectueuse de la
légalité internationale et fera tout pour le règlement du conflit dans le cadre
de cette résolution, mais elle n’écarte pas d’autres voies, y compris la lutte
armée, un droit reconnu pour faire respecter son droit et permettre au peuple
sahraoui de recouvrer son indépendance.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/08/sps-130807-3.html
Manhasset II : un round "utile" malgré "l'intransigeance" du Maroc (Sahraouis)
New York, 13/08/2007 (SPS) Le deuxième round des négociations entre le Front
Polisario et le Maroc, organisé les 10 et 11 août, à Manhasset, dans la proche
banlieue de New York, sous les auspices des Nations Unies, est qualifié de
"round utile" par la délégation sahraouie qui relève toutefois qu'il était
"tendu" du fait du "manque de souplesse et de flexibilité" de la part des
Marocains qui "restent intransigeants à ne vouloir imposer que leur ligne
politique".
Pour des observateurs à New York, si les Marocains "continuent à s'enfermer dans
une position faite d'intransigeance et d'absence de marge de manœuvre sans doute
dictée par des échéances politiques internes, cette attitude freine même les
efforts des Nations unies dans la recherche de voies dans le processus de
négociations".
Il reste néanmoins que, comme le constate le facilitateur onusien, M. Peter Van
Walsum, dans le communiqué publié à l'issue de la réunion, que les deux jours
de négociations "marquent une avancée" en sortant du seul cadre de la
discussion des deux initiatives proposées en avril dernier au secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-Moon.
"Je suis heureux que nous ayons pu mener des négociations de fond au cours
desquelles les parties ont interagi l'une avec l'autre et ont exprimé leurs
vues", a-t-il indiqué, soulignant qu'un débat a eu lieu sur la mise en oeuvre
de la résolution 1754 du Conseil de sécurité appelant à des négociations de
bonne foi et sans conditions préalables pour l'autodétermination du peuple du
Sahara Occidental.
Les mêmes observateurs à New York font remarquer que ce "round utile" a fait
avancer le processus de négociations en mettant sur la table un certain nombre
de questions de confiance et en procédant à l'étude, par les experts onusiens,
des thèmes sur les questions des ressources naturelles et de l'administration
locale.
"C'est là un fait positif et constructif que cette tentative d'engager des
négociations de substance sans être bloqué par l'une ou l'autre des positions
des parties en conflit", souligne un diplomate au fait du dossier, pour qui
"les problèmes sérieux sont mis sur la table des négociations" pour les aborder
aux prochains rounds.
Le deuxième round des négociations, qui s'inscrit en droite ligne des premiers
pourparlers, les 18 et 19 juin dernier, a l'avantage d'identifier les parties
en conflit, que sont le Front Polisario et le royaume du Maroc, de privilégier
le principe de négociations directes sous l'égide des Nations unies et
d'inscrire les négociations dans le cadre défini par l'ONU.
Les négociations de Manhasset II ont donc regroupé les délégués sahraouis et
marocains pour discuter de l'avenir du Sahara Occidental conformément à la
résolution 1754 du 30 avril adoptée par le Conseil de sécurité.
Elles consacrent le principe de consultations directes et assurent de la
poursuite du processus de recherche d'une solution politique mutuellement
acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
Ces négociations ont impliqué les seules délégations sahraouie et marocaine, qui
ont travaillé vendredi et samedi en séances restreintes et à huis clos.
Des représentants de l'Algérie et de la Mauritanie, en leur qualité de pays
voisins et d'observateurs invités par l'ONU étaient également présents aux
séances d'ouverture et de clôture et ont été consultés séparément pendant les
pourparlers sur des questions les intéressant.
Le communiqué de l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le
Sahara Occidental, publié à l'issue des travaux du second round mentionne que
"les parties reconnaissent que le statu-quo actuel est inacceptable et elles se
sont engagées à poursuivre ces négociations de bonne foi".
Si le premier round a été plus une prise de contacts entre les deux délégations
en conflit, la rencontre des 10 et 11 août marque le lancement du processus de
négociations que d'aucuns disent qu'il sera long et laborieux, même si les
parties prenantes montrent une disponibilité à poursuivre les pourparlers.
En attendant la reprise des négociations, probablement avant la fin de l'année,
le Conseil de sécurité sera destinataire avant la fin octobre du rapport
semestriel du secrétaire général sur la situation au Sahara Occidental dans
lequel seront évoqués les résultats obtenus dans la négociation
maroco-sahraouie.
A cette même date devra être reconduit pour dix autres mois le mandat de la
Minurso. (SPS)
020/090/700 131105 AOUT 07 SPS
--------->
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/08/sps-130807-2.html
Les positions marocaines et sahraouies restent "divergentes" et "très
éloignées", selon Ahmed Boukhari
New York, 13/08/2007 (SPS) Le second round des négociations pour la recherche
d'une solution au conflit du Sahara occidental, tenu les 10 et 11 août à
Manhasset, près de New York, a montré que les positions des parties marocaine
et sahraouie restent encore "divergentes" et "très éloignées", a déclaré à
l'APS, M. Ahmed Boukhari, membre de la délégation sahraouie aux négociations et
représentant du Front Polisario auprès des Nations unies.
"A l'issue de ce deuxième round l'on constate que les positions des deux parties
restent encore divergentes et très éloignées. Les Marocains continuent à
s'accrocher à la seule option d'autonomie, ce qui constitue un préalable en
nette contradiction avec les dispositions contenues dans la résolution 1754 du
Conseil de sécurité", a souligné M. Boukhari.
"La position sahraouie défend l'organisation d'un référendum d'autodétermination
qui prend en compte toutes les options, y compris l'indépendance, et donne au
peuple sahraoui la liberté de choisir son avenir", a-t-il encore rappelé.
"Nous rejetons la position intransigeante et unilatérale marocaine. Le Maroc dit
qu'il est prêt à accepter seulement la négociation autour de l'option autonomie.
Cela signifie pour les Sahraouis que le territoire est déjà marocain et nous
disons que le Maroc n'est pas la puissance souveraine pour avoir le droit
d'imposer son plan d'autonomie", a-t-il dit précisant que le Sahara Occidental
"n'est pas le rif ni une province du royaume comme Rabat ou Casablanca".
Le représentant sahraoui a tenu à rappeler que la proposition sahraouie "est
basée sur la flexibilité et le principe du respect du droit international qui
donne la possibilité d'organiser un référendum d'autodétermination et donner au
peuple sahraoui de choisir entre l'option que présente le Maroc et l'option de
l'indépendance".(SPS)
020/090/700 131030 AOUT 07 SPS
-------->
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/08/sps-130807.html
"Il est prématuré de juger les négociations avec le Maroc'' (ambassadeur
sahraoui)
Boumerdès, 13/08/2007 (SPS) L'ambassadeur de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) en Algérie, Mohamed Yeslem Beissat, a estimé dimanche à
Boumerdès qu’il est ''prématuré de porter un jugement sur les négociations en
cours entre le Maroc et le Polisario, car le processus n’est qu’à son début''.
S’exprimant lors d’une conférence organisée à l'occasion de la 19e édition de
l’université d’été de l'Union nationale des étudiants algériens (UNEA) à
l'université de Boumerdès, le diplomate sahraoui a qualifié ces négociations,
dont le second round s’est achevé samedi à Manhasset, près de New York, d’un
''nouveau pas franchi dans un parcours long et complexe'' mais qui a permis,
a-t-il ajouté, ''d’instaurer un débat entre les deux parties''.
Ce débat est susceptible, selon lui, de déboucher ''sur la satisfaction de la
revendication sahraouie d’autodétermination'', mais il n'a pas exclu,
cependant, ''le droit du recours à la guerre'' au cas où ces négociations
déboucheraient sur une impasse.
Il a indiqué que le troisième round de ces négociations aura lieu au mois
décembre prochain. Revenant sur ces négociations, M. Beissat rappellera que
celles-ci ont été convenues, pour leur déroulement, de concert entre la partie
sahraouie et le Maroc, sous les auspices de l’Organisation des Nations unies,
pour trouver une solution juste et définitive à ce conflit selon le principe de
l'autodétermination, par un référendum, du peuple sahraoui.
Le diplomate sahraoui a, par ailleurs, relevé que le nombre de détenus
politiques sahraouis arrêtés par les autorités d'occupation marocaines est
passé de 37 à 67 personnes entre les deux rounds de négociation.
Par ailleurs, il a tenu souligner que les Sahraouis rejettent la proposition de
la ''paix des braves'' formulée par le souverain marocain. (SPS)
020/090/700 131020 AOUT 07 SPS
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. PRESSE MAROCAINE
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details56264.html
«Les autres parties continuent de prôner un référentiel dépassé»
Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taieb Fassi
Fihri, estime que le Maroc a accompli son engagement en proposant une
plate-forme de négociation sérieuse et applicable.
- ALM: Qu’est-ce que le Maroc attend de ce deuxième round ?
- Taieb Fassi Fihri: Après un premier round où le Maroc a eu l’occasion de
rappeler un certain nombre de principes, mais aussi expliciter davantage
l’initiative d’<autonomie>, le 2ème round a été une occasion supplémentaire
pour approfondir davantage à la fois la proposition marocaine et aussi insister
sur le pourquoi de l’impasse, le pourquoi de l’échec des propositions
antérieures, le pourquoi de la nécessité qui est dorénavant très claire et qui
a été exprimée par le Conseil de sécurité à savoir responsabiliser les parties
concernées. Nous sommes dans un nouveau processus qui interpelle l’ensemble des
parties.
- ALM: Est-ce que toutes les parties ont aujourd’hui une égale conscience des
enjeux ?
- Taieb Fassi Fihri: Certainement pas puisque, malheureusement, les autres
parties continuent de prôner un référentiel dépassé à la fois par l’évolution
du monde, de la région mais aussi dépassé par les différentes propositions qui
ont montré leurs limites. De son côté, le Maroc a répondu à un appel de la
communauté internationale à savoir prendre une initiative et fournir des
efforts dans le cadre de la responsabilisation des parties. Il a ainsi accompli
son devoir à la faveur d’une consultation 'démocratique' 'large'. Et,
aujourd’hui, en répondant à cet appel, nous sentons que les efforts marocains
sont bien accueillis par la communauté internationale, par le Conseil de
sécurité et dorénavant la responsabilité incombe aux autres.
- ALM: Si nous sommes quittes avec la communauté internationale, qu’est-ce que
nous attendons de ces négociations ?
- Taieb Fassi Fihri: SM le Roi a clairement exprimé le cadre, les limites de ce
cadre, et la marge qui existe en termes de négociations à savoir l’<autonomie>
et rien d’autre que l’<autonomie>. Comme compromis définitif nous écartons
naturellement les autres options qui ont 'montré' leur 'inapplicabilité'.
Dorénavant, il faudra qu’il y ait, dans le cadre de la créativité et de la
prise en conscience des données intrinsèques à la région et à ce dossier, une
volonté de trouver une solution. Nous avons cette volonté dans le cadre de ce
compromis.
- ALM: Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui on a l’impression d’être plus à l’aise
dans ce dossier que par le passé ?
- Taieb Fassi Fihri: Je dirais et sans être sévère par rapport aux expériences
passées que chaque période a ses propres contraintes et ses propres tentatives.
La tentative initiale était d’organiser un référendum à options ouvertes,
extrêmes, basé sur l’identification. La combinaison d’associer des options
extrêmes à l’identification a démontré être impossible.
Jamais l’ONU n’a organisé un référendum à options extrêmes basé sur
l’identification. La nature sociologique des populations des 'provinces du
Sud', la dimension ségmentariste de la société au 'sud du Maroc' fait en sorte
que personne ne peut identifier un collège électoral pour dire quels sont ceux
qui seraient habilités à voter dans un référendum à options ouvertes. Face à ce
constat clairement établi, il était clair qu’il va falloir trouver une solution
à travers les négociations et donc à travers le consentement de toutes les
parties. Nous sommes prêts à trouver une solution avec un consentement de
l’ensemble des parties autour de l’initiative et ce sera le seul moyen de
résoudre ce conflit.
- ALM: On parlait de carence de démocratie à un moment donné par rapport à la
gestion de ce dossier. Est-ce que vous ne pensez pas que, aujourd’hui, cette
carence démocratique est ailleurs ? Comment peut-on négocier avec un mouvement
qui a des carences à ce niveau-là notamment en ce qui concerne sa
représentativité ?
- Taieb Fassi Fihri: La représentativité est un élément central et il est
incontestable que lorsqu’on cherche une solution à travers le consentement des
parties, il faut qu’elles soient représentatives. Nous discutons avec le
Polisario, nous discutions avec l’Algérie, forts du fait que nous sommes le
porte-parole d’une majorité de 'Sahraouis marocains', qui se sont exprimés sur
le sujet. Nous le faisions au niveau gouvernemental, mais nous le faisions
aussi à travers une représentation institutionnelle qui est le Corcas. C’est un
élément important que des originaires des 'provinces du Sud' participent à cette
délégation au même titre que les autres membres.
- ALM: On a l’impression qu’à Manhasset II, c’est la parité : 50% Sahraouis 50%
du Nord...
- Taieb Fassi Fihri: C’est d’abord une délégation complémentaire par le profil
et la responsabilité de chacun. Mais il est sûr que c’est la première fois – à
Manhasset I c’était déjà affirmé, aujourd’hui c’est davantage confirmé – que la
présence d’originaires du Sahara au sein de la délégation marocaine dans le
cadre de cette complémentarité démontre clairement que la solution passe par la
prise en considération des desiratas des populations concernées qui se sont
exprimées à travers le Corcas et qui sont là pour défendre leur vision et leur
projet.
- ALM: On peut imaginer que, demain, il pourrait y avoir des négociations entre
des Sahraouis unionistes et des Sahraouis 'séparatistes' et qu’on arrive à
avancer dans la discussion dans une logique d’<autonomie>.
- Taieb Fassi Fihri: On est dans une logique d’<autonomie> où il est important
de tenir compte des ambitions, des besoins exprimés par les populations
locales. Mais nous sommes aussi dans le cadre d’une 'autonomie' définitive dans
le cadre de la souveraineté, de l’initiative nationale et de l’<intégrité
territoriale> et, par conséquent, il est important de tenir compte d’inscrire
tout cela dans les 'fondamentaux' du Royaume et dans la politique tracée par SM
le Roi pour la bonne gouvernance locale.
Le 13-8-2007
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
----------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/m._fassi_fihri___les/view
Fassi Fihri : Les autres parties continuent de "prôner un référentiel dépassé"
Rabat, 13/08/07-Les autres parties aux négociations sur le Sahara continuent de
"prôner un référentiel dépassé", a affirmé M. Taieb Fassi Fihri, ministre
délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération.
Il s'agit d'un "référentiel dépassé à la fois par l'évolution du monde, de la
région mais aussi dépassé par les différentes propositions qui ont montré leurs
limites", a-t-il souligné dans un entretien publié lundi par le journal
"Aujourd'hui Le Maroc", au lendemain du deuxième round de ces négociations,
tenu les 10 et 11 août à Manhasset, banlieue new yorkaise, sous les auspices
des Nations Unies.
Pour ce qui est de la position du Maroc, a-t-il poursuivi, le Royaume "a répondu
à un appel de la communauté internationale, à savoir prendre une initiative et
fournir des efforts dans le cadre de la responsabilisation des parties".
"Le Maroc a ainsi accompli son devoir à la faveur d'une consultation
démocratique large. Et aujourd'hui en répondant à cet appel, nous sentons que
les efforts marocains sont bien accueillis par la communauté internationale, le
conseil de sécurité", a précisé le ministre, affirmant que "dorénavant, la
responsabilité incombe aux autres".
Il a rappelé que SM le Roi a défini le cadre de ces négociations qui ne doivent
porter que sur "l'autonomie et rien d'autre que l'autonomie".
C'est en se fondant sur le constat des précédentes initiatives que le Maroc a
jugé nécessaire de trouver une solution à travers les négociations, a-t-il dit,
assurant que "nous sommes prêts à trouver une solution avec un consentement de
l'ensemble des parties autour de l'initiative" marocaine.
Pour sa part, M. Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal
consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) et membre de la délégation
marocaine à ces négociations, s'est félicité du "succès" réalisé par le Maroc
au cours de ces pourparlers en négociant "avec bonne foi" et partant du fait
que "nous offrons quelque chose d'innovant", ce qui, a-t-il dit, "n'est pas
encore le cas du Polisario et de l'Algérie".
"Le Polisario doit comprendre que le compromis est une affaire de courage et
dans la vie, on n'obtient jamais la totalité de ce qu'on veut. Il faut donc
avoir le courage d'accepter une solution médiane certes mais très honorable", a
dit M. Khalihenna, déplorant que "le Polisario n'évolue pas ".
Il s'est en outre dit optimiste de voir l'Algérie "faire suffisamment de
pression sur le Polisario pour l'amener à signer ce compromis historique",
faisant remarquer que c'est la raison pour laquelle "les négociations doivent
continuer".
Dernière modification 13/08/2007 15:25
--------->
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details56263.html
Manhasset II installe "définitivement" l’Initiative de l’<autonomie> comme
l’<unique> référentiel de négociation sur l’affaire du Sahara
Le deuxième round de négociations organisé à Manhasset a installé
'définitivement' l’Initiative de l’<autonomie> comme l’<unique> référentiel de
pourparlers sur l’affaire du Sahara.
Si Manhasset I a été une rencontre presque protocolaire dédiée à la prise de
contact et à la définition du cadre général des négociations, Manhasset II est
incontestablement le vrai premier round des négociations entre le Maroc et le
Polisario. «Le fait que la tension soit montée d’un cran signifie que l’on a
vraiment commencé à entrer dans le vif du sujet. Contrairement à ce que l’on
pourrait pensait, c’est un bon signe», explique un observateur.
En effet, le climat était un peu tendu, cette fois-ci, à New York où les parties
concernées se sont réunies, les 10 et 11 août, sous les auspices de l’ONU pour
continuer les négociations entamées le 18 juin dernier.
Même endroit, mêmes procédures –puisque les règles du jeu sont définies par
l’ONU– et les mêmes participants à savoir le Maroc, le Polisario, l’Algérie,
les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Espagne, la Russie, l’Algérie
et la Mauritanie. Sauf un changement au niveau de la délégation marocaine
marquée par l’absence de Fouad Ali El Himma, qui vient de démissionner de son
poste de ministre délégué à l’Intérieur et de El Mostapha Sahel, ambassadeur du
Maroc à l’ONU. L’équipe marocaine se caractérise ainsi par une parité entre les
Marocains du Nord ceux des 'provinces du Sud'.
Mais, si du côté marocain, les règles et les principes généraux définis par le
Conseil de sécurité de l’ONU comme feuille de conduite des négociations, il
n’en sera pas de même pour le Polisario notamment en ce qui concerne les
déclarations à la presse jugées 'provocatrices' par la partie marocaine. En
plus, le Polisario a maintenu une position figée et ne démontrant aucune preuve
de bonne volonté.
Le ministre de l’Intérieur et chef de la délégation marocaine, Chakib Benmoussa,
ne manquera pas de le mentionner lors de la conférence de presse tenue à l’issue
du deuxième round.
«Après deux jours de négociations, le Royaume du Maroc ne peut qu'exprimer ses
regrets du fait que l'autre partie n'ait pas saisi l'opportunité offerte par ce
deuxième round pour réaliser des progrès dans le processus de recherche d'une
solution politique à ce conflit», a-t-il indiqué. Le chef de la délégation
marocaine a également révélé que «la position de l'autre partie est demeurée
figée et attachée à des plans et propositions dont l'inapplicabilité a été
démontrée, et que ses déclarations à la presse avant et au cours du deuxième
round ont été marquées par l'injure et la provocation, dans une violation
flagrante de ce qui avait été convenu avec l'envoyé personnel du secrétaire
général des Nations Unies». Toutefois, et malgré cette violation des règles du
jeu de la part de la partie polisarienne, le Maroc restera attaché au principe
du dialogue et à la bonne volonté dans la recherche d’un accord sur l’autonomie
comme solution définitive au conflit du Sahara.
Le ministre a ainsi réitéré l’engagement du Maroc à «coopérer avec bonne foi et
une volonté sincère avec la communauté internationale pour clore définitivement
ce dossier et épargner à la région du Maghreb arabe toutes les causes de la
tension et de la division». Le Royaume a annoncé par la même occasion sa
disposition à participer à un nouveau round de négociations dans un lieu et à
une date qui seront arrêtés, en concertation avec l'envoyé personnel du
secrétaire général des Nations Unies.
Il est désormais clair qu’il faudra beaucoup de temps pour affiner les termes
d’un accord entre les deux parties. Surtout, si l’on prend en considération le
fait que le Maroc n’a pas en face un intervenant autonome capable de prendre
une décision au moment voulu. Le Polisario ne peut prendre de décision sans en
référer à l’Algérie.
À Manhasset I, c’était déjà évident. À Manhasset II, c’était flagrant. Mais,
cette situation risque de retarder voire bloquer le processus de négociations.
Passer par Alger, à un moment où le pouvoir algérien se trouve dans une
situation presque de vacance du pouvoir avec la maladie du président
Bouteflika, ne permet pas d’avancer rapidement étant donné que la direction du
Polisario se trouve dans une situation où elle ne peut prendre de décision en
toute indépendance et, au même temps, ne peut pas se permettre de faire
patienter davantage la population de Tindouf qui s’intéresse beaucoup à la
proposition marocaine.
Cela était évident à Manhasset malgré les tentatives maladroites de Brahim
Ghali, membre de la délégation du Polisario, qui a essayé de cacher, à travers
des sorties médiatiques hasardeuses avant, durant et après les négociations,
cette volonté d’avancer sur la question de l’<autonomie> et de négocier sur le
fond de la proposition marocaine. L’envoyé personnel du secrétaire général de
l’ONU et chargé de la médiation dans ces négociations a révélé lors d’un point
de presse tenu samedi à l’issue du deuxième round, que les deux parties ont
parlé de problématiques spécifiques comme les ressources naturelles et
l'administration locale.
Or, parler de la gestion des ressources et de la bonne gouvernance locales
n’est-il pas le début de toute négociation sur un statut d’autonomie ? En tout
cas, les observateurs estiment que Manhasset II a installé les bases du
dialogue et qu’il faudra encore plusieurs rounds pour avancer sur la question.
En attendant le prochain rendez-vous, les observateurs demeurent optimistes
quant à une évolution positive du processus.
Chakib Benmoussa : «L'autonomie, une opportunité historique pour le règlement de
la question du Sahara»
Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé samedi que l'Initiative
marocaine d'autonomie offre «une opportunité historique » pour le règlement
définitif de la question du Sahara.
Dans une déclaration à la presse à Manhasset, banlieue de New York, à l'issue du
deuxième round de négociations sur le Sahara (10-11 août), M. Benmoussa a
souligné que cette initiative constitue «un grand pas en avant», rappelant
qu'elle a été qualifiée de sérieuse et positive par la communauté
internationale.
Il a, toutefois, regretté que les positions des autres parties n'aient pas
évolué d'un iota lors de ce round. «Nous demeurons néanmoins optimistes quant
au prochain round», a dit M. Benmoussa, soulignant que le chemin des
négociations «sera long». Les positions de l'autre partie renvoient aux anciens
plans considérés par la communauté internationale comme étant inapplicables, a
poursuivi le ministre, soulignant que l'initiative d'autonomie permet de
parvenir à des solutions qui servent les intérêts des habitants de la région et
garantissent la paix, la stabilité et l'intégration du Maghreb. Concernant le
prochain round des négociations, il a indiqué que des contacts seront entrepris
pour convenir du lieu et de la date de la prochaine rencontre.
Peter Van Walsum : «Les parties reconnaissent que le statu quo actuel est
inacceptable»
L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Peter Van
Walsum, a affirmé samedi que les parties ont reconnu que le statu quo actuel
est « inacceptable » et convenu d'un nouveau round de négociations sur la
question du Sahara. Dans un communiqué rendu public à l'issue du deuxième
round, tenu les 10 et 11 août à Manhasset, banlieue de New York, sous les
auspices des Nations Unies, M. Van Walsum a souligné que les parties se sont
engagées « à poursuivre ces négociations de bonne foi », précisant que «des
consultations appropriées seront conclues sur la date et le lieu du round à
venir». «Je suis heureux que nous ayons pu mener des négociations de fond au
cours desquelles les parties ont interagi l'une avec l'autre et ont exprimé
leurs vues», a-t-il dit, ajoutant qu'un débat a eu lieu au sujet de la mise en
oeuvre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité. Lors de ces négociations
et sur l'initiative de M. Van Walsum, des experts des Nations Unies ont
présenté aux parties des exposés sur des problématiques spécifiques comme les
ressources naturelles et l'administration locale, poursuit le communiqué,
relevant que des mesures de confiance ont également été proposées pour
discussion. Ce deuxième round s'est déroulé avec la participation des
représentants du Maroc et du polisario «pour continuer leurs négociations, sous
les auspices du secrétaire général de l'ONU et conformément à la résolution 1754
du 30 avril 2007 du Conseil de sécurité de l'ONU», ajoute le communiqué.
Le 13-8-2007
Par : Omar DAHBI
-------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=20589
Maroc-Polisario-Sahara
Manhasset II sans surprises
Prévisible. Le deuxième round des négociations entre le Maroc et le Polisario
menées sous l’égide des Nations unies à la banlieue new-yorkaise Manhasset
s’est achevé sans grande surprise. Les deux parties se sont séparées sans grand
progrès, sinon le fait de s’asseoir ensemble autour de la même table et de
surcroît dans un lieu choisi par les nations unies. La première réaction
marocaine est venue du ministre marocain de l’Intérieur qui a regretté le fait
que «le Polisario n’ait pas saisi cette opportunité». Seule lueur d’espoir, les
deux parties se sont mises d’accord pour reprendre ultérieurement les
négociations.
Même si les discussions se sont déroulées en l’absence de la presse, les
informations qui ont filtré faisaient état du refus catégorique des membres de
la délégation du Polisario de débattre du plan d’autonomie proposé par le Maroc
et qui a été pourtant qualifié de «crédible et sérieux» par les Nations unies.
Une contradiction incompréhensive, du fait que les séparatistes eux-mêmes
acceptent de poser la question de l’autonomie lors du référendum qu’ils
tiennent à proposer. Dès lors qu’une question est admise, les parties doivent
en débattre pour évaluer les issues possibles. Ainsi peut-on parler d’un vrai
dialogue, déclare l’un des accompagnateurs de la délégation marocaine. Pour
connaître les dessous de ce refus, il serait préférable de revenir à la presse
algérienne qui a recueilli seulement les propos intransigeants, alignés
directement sur la position algérienne : sans plan d’autonomie, ce conflit doit
encore durer, tout comme les groupes armés dans les banlieues des cités
algériennes !!! Allez savoir pourquoi.
Déjà avant l’entame de ce deuxième round, la presse algérienne a relayé les
propos du représentant sahraoui aux Etats-Unis, Mouloud Saïd et ceux de Brahim
Ghali, représentant du Polisario à Madrid. Pas l’ombre d’un mot du chef de la
délégation Mahfoud Ali Beiba, président du 'soi-disant' parlement du Front. Il
faut dire que la guerre des clans internes s’ajoute à la dissidence déclarée de
Polisario-Khat Achahid, en plus de l’opposition externe de la diaspora sahraouie
exprimée par la «plateforme paix pour le Sahara» dont les membres rejettent
toute représentativité du Polisario. «Nous lançons un appel à tous les
Sahraouis épris de paix (…) à dénoncer les dirigeants du Front Polisario qui
prétendent nous représenter, alors qu’ils n’ont jamais été élus
démocratiquement», indique un communiqué des animateurs de cette plateforme qui
regroupe des Sahraouis expatriés en Espagne, en France et dans d’autres pays
d’Europe.
nourizyad@...
Nouri Zyad
-------->
http://www.leconomiste.com/article.html?a=80318
Sahara: Un troisième round après les législatives
· Manhasset II n’a pas tenu ses promesses
Après deux jours de négociations, les délégations du Maroc et du Polisario ont
convenu de se retrouver pour un troisième round. Comme l’on s’y attendait donc,
les négociations entre les deux parties n’ont pas trop avancé. Même si des
membres de la délégation marocaine à ces négociations se sont déclarés
«optimistes et confiants dans le processus en cours», tout en «regrettant la
position figée de l’autre partie».
Lors des deux jours de pourparlers (10 et 11 août) à la résidence Greentree à
Manhasset, sous l’égide de l’ONU, les débats ont porté sur des points
fondamentaux qui s’inscrivent dans l’essence même de l’Initiative
d’<autonomie>, ont indiqué les membres de la délégation marocaine, lors d’une
conférence de presse tenue samedi soir à New York.
«Nous considérons que le premier round a été un round de contact, le deuxième
comme celui de l’échange sur les mécanismes de mise en œuvre de la résolution
1754 du Conseil de sécurité et sur les thématiques relatives à l’autonomie», a
souligné le ministre de l’Intérieur et chef de la délégation marocaine, Chakib
Benmoussa. Il a également indiqué que le Maroc avait donné son « accord de
principe pour prendre part à un troisième round de négociations». «La date et
le lieu de ce rendez-vous n’ont pas encore été arrêtés, le Royaume étant à la
veille d’échéances électorales qui doivent aboutir à la formation d’un nouveau
gouvernement», a affirmé Benmoussa. «Nous sommes confiants dans ce processus et
espérons que le prochain round permettra de faire évoluer la position du
Polisario, restée figée», a-t-il poursuivi.
Abondant dans le même sens, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la
Coopération, Taieb Fassi Fihri, a souligné que, dans sa dernière résolution, le
Conseil de sécurité a clairement indiqué que la responsabilité du règlement de
cette question incombe en premier lieu aux parties et aux pays voisins, alors
que le rôle des Nations unies se limite à faciliter les négociations.
L’initiative d’<autonomie> proposée par le Maroc a été favorablement accueillie
par la communauté internationale, laquelle a salué les efforts sérieux et
crédibles consentis par le Royaume, a-t-il ajouté.
Concernant le déroulement des négociations, Fassi Fihri a indiqué que
parallèlement aux débats de fond, des experts de l’Onu ont fait des exposés
concernant des questions essentielles se rapportant à l’autonomie dans le cadre
de l’intégrité territoriale, comme la gestion des ressources naturelles et la
gouvernance locale.
A cet effet, la délégation marocaine a rappelé les 'efforts' 'consentis', depuis
des années, par le Maroc dans ces domaines et les propositions contenues dans
son Initiative, a-t-il fait savoir. Il a, par ailleurs, indiqué que ce second
round a marqué une évolution positive par rapport à la première rencontre,
tenue les 18 et 19 juin dernier.
Voisinage
« L’Algérie et la Mauritanie peuvent contribuer à trouver une solution
définitive à ce problème » (du Sahara), a affirmé Chakib Benmoussa. «Nous
estimons que la présence des pays voisins aux pourparlers est importante.
L’Algérie est concernée par ce différend, car elle abrite sur son sol les camps
de Tindouf, et nous connaissons l’influence que ce pays exerce sur le
Polisario», a-t-il dit.
«La Mauritanie, pour sa part, compte un grand nombre de Sahraouis, ce qui
explique ses liens avec cette question», a encore dit le ministre. Il a
toutefois regretté que le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) n’ait pas pu
recenser les populations des camps qui vivent dans des conditions déplorables.
J.E. HERRADI
--------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21386
A la suite des pourparlers de Manhasset
Le Maroc donne son accord pour un troisième round de négociations
Le Maroc a donné son accord de principe pour prendre part à un troisième round
de négociations sur le Sahara, a déclaré Chakib Benmoussa lors d'une conférence
de presse à l'issue du deuxième round de pourparlers qui s’est déroulé les 10 et
11 août à la résidence Greentree Estate de Manhasset mise à la disposition de
l’ONU par une fondation qui en a la charge.
"Nous considérons que le premier round a été un round de contact, le deuxième
comme celui de l'échange sur les mécanismes de mise en oeuvre de la résolution
1754 du Conseil de sécurité et sur les thématiques relatives à l'autonomie", a
ajouté le ministre en précisant que la date et le lieu du prochain rendez-vous
n'ont pas encore été arrêtés vu que le Royaume est à la veille d'échéances
électorales qui doivent aboutir à la formation d'un nouveau gouvernement.
"Nous sommes confiants dans ce processus et espérons que le prochain round
permettra de faire évoluer la position du Polisario, restée figée", a-t-il
poursuivi en rappelant que l'Initiative marocaine d'autonomie "a ouvert des
perspectives prometteuses pour sortir de l'impasse actuelle et jeté les bases
d'une solution politique réaliste et applicable devant constituer une issue
juste à cette crise et aboutir à un règlement honorable pour tous".
Dans son intervention lors de l'ouverture du premier round des négociations, M.
Benmoussa avait qualifié cette initiative de "solution qui redonne espoir aux
peuples de notre région et qui permet de transcender l’héritage du passé qui
continue d’entraver le projet unitaire de l’Union du Maghreb Arabe" et "réitéré
l’engagement solennel de la Nation marocaine à œuvrer en faveur de la
proposition d’autonomie, toute l’autonomie et rien que l’autonomie".
Après avoir rappelé que la présence de la délégation marocaine à ces
négociations "est l’expression de la détermination du Maroc à assurer une mise
en œuvre pleine et entière de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui
constitue une rupture sans équivoque avec les plans et autres propositions
précédents", le ministre a rappelé que "l’alternative qui se pose aujourd’hui
n’est guère le choix entre l’option de l’indépendance et le statut d’autonomie,
mais bien entre le statut d’autonomie en tant que solution consensuelle et
définitive dans le cadre de la souveraineté nationale et de l’unité
territoriale du Royaume et la perpétuation indéfinie de l’impasse avec ce que
cela implique pour les populations du Maghreb.
Notant que "les propositions qui tendent à la division et à la désunion des
populations sur la base de choix radicaux, ne peuvent que générer davantage de
problèmes" et "ne pourraient constituer une solution acceptable qui garantisse
la paix et la stabilité dans la région", M. Benmoussa a mis en relief le fait
que notre pays "souhaite que les autres parties appréhendent la portée de cette
opportunité historique qui n’a d’autres buts que d’instaurer la paix, la
sécurité et la stabilité dans la région".
Ceci d’autant plus que son initiative d’autonomie est à la fois un "cadre de
réconciliation et un tremplin vers un avenir prometteur où il n’y aura ni
vainqueur ni vaincu", et "une plate-forme de débat, ouverte aux apports
enrichissants dans la limite des principes que le Maroc ne saurait renier ".
"A l’exception de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale du
Royaume, et des valeurs sacrées du pays", a-t-il précisé à ce propos, "tout est
négociable dès lors que le but est de trouver une solution politique
consensuelle, acceptable pour tous, qui fera sortir la région de la situation
de tension et d’immobilisme qu’elle vit, redonnera espoir et ouvrira les portes
de la coopération entre les peuples du grand Maghreb arabe".
Mohamed Sakhi avec MAP
--------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=65925&categorie=National
Manhasset II : La rupture n¹a pas eu lieu
(8/13/2007)
Le deuxième round des négociations de Manhasset a pris fin, comme prévu, samedi
soir, avec l¹engagement à tenir un troisième round, dont la date et le lieu
restent à préciser ultérieurement. On craignait une rupture des pourparlers de
la part du Polisario, qui a fait preuve de dérobade sur les questions de fond.
Le Maroc a «regretté» cette attitude «figée» et l¹ONU a fait preuve de
pédagogie, en faisant des exposés sur la gestion des ressources naturelles et
l¹administration locale, pour préparer une meilleure compréhension de la
résolution 1754.
Selon des observateurs présents à Manhasset, le climat des négociations a été
marqué, contrairement au premier round, par une tension prévisible chez les
négociateurs du Polisario.
C¹est ce qui amené l¹Envoyé personnel du Secrétaire général de l¹ONU à recadrer
les négociations, à la reprise des pourparlers entre les parties, vendredi.
«J¹espère que vous maintiendrez le même climat qui a régné pendant le premier
round», a dit le facilitateur de l¹ONU, M. Peter Van Walsum, à l¹adresse des
délégations du Maroc, du Polisario, de l¹Algérie et de la Mauritanie.
«Le climat n¹est pas tout», a toutefois dit M. Walsum, qui a souligné que le
Conseil de sécurité attend des parties des négociations «productives et de
bonne foi».
Cet appel n¹a pas suffi pour amener les 'séparatistes', qui font semblant
d¹ignorer l¹essence et le cadre de la dernière résolution onusienne, à de
meilleurs sentiments. Des propos 'provocateurs' ont fusé dans le but de
soulever l¹ire de la délégation marocaine.
Loin de l¹esprit de la résolution 1754
Pour détendre l¹atmosphère, des experts de l¹ONU ont fait quelques exposés sur
la gestion des ressources humaines et l¹administration locale, afin de donner à
réfléchir à la délégation du Polisario.
Cette dernière, tout en reconnaissant que le statu quo actuel est «inadmissible»
a cherché à noyer le poisson, avec son discours rédhibitoire et languissant,
fait de propos qui s¹inscrivent hors du sujet débattu.
C¹est ce qui a fait dire à la délégation marocaine sa déception de l¹attitude du
Polisario qui a raté, encore une fois «l¹opportunité» d¹«avancer vers une
solution politique du conflit du Sahara».
Elle estime que «la position de l¹autre partie est demeurée figée et attachée à
des plans et propositions dont l¹<inapplicabilité> a été <démontrée>, et que
ses déclarations à la presse avant et au cours du deuxième round ont été
marquées par l¹<injure> et la <provocation>, dans une <violation flagrante> de
ce qui avait été convenu avec l¹Envoyé personnel du Secrétaire général des
Nations Unies».
En dépit de cette position intransigeante, «le Maroc nourrit l¹espoir de voir
l¹Algérie et le polisario assimiler, avec le temps, la profondeur et les
dimensions de l¹Initiative marocaine et s¹inscrire dans des négociations
sérieuses et responsables», a ajouté le ministre de l¹Intérieur Chakib
Benmoussa.
Pour le chef de la délégation marocaine, le Maroc «consière que le premier round
a été un round de contact, le deuxième comme celui de l¹échange sur les
mécanismes de mise en oeuvre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité et
sur les thématiques relatives à l¹<autonomie>.»
Quant au président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
(CORCAS), Khalihenna Ould Errachid, il a estimé que «l¹autre partie n¹a pas
assimilé la lettre et l¹esprit de la résolution 1754 du Conseil de sécurité».
Il a appelé à une solution politique fondée sur l¹initiative marocaine.
Abondant dans le même sens, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la
Coopération, Taieb Fassi Fihri, a souligné que, dans sa dernière résolution, le
Conseil de sécurité a clairement indiqué que la responsabilité du règlement de
cette question incombe en premier lieu aux parties et aux pays voisins, alors
que le rôle des Nations unies se limite à faciliter les négociations.
M.A. avec agences
--------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/maroc-sahara___les_c/view
Maroc-Sahara : Les concertations sur la date et le lieu du 3è round serviront à
en déterminer l'ordre du jour (Benmoussa)
Rabat, 13/08/07 - Les concertations qui se feront pour déterminer la date et le
lieu du troisième round des négociations sur le Sahara serviront aussi à en
déterminer l'ordre du jour et ce pour en faire un round qui permettra de
réaliser de réels progrès sur le fond, a indiqué le ministre de l'Intérieur, M.
Chakib Benmoussa.
Dans un entretien publié lundi par "Le Matin du Sahara et du Maghreb", M.
Benmoussa a ajouté qu'"il est difficile de fixer un horizon à ces
négociations", car, a-t-il dit, "ce qui reste important c'est que nous
puissions progresser d'un round à l'autre et arriver à des résultats même
partiels mais qui aideront à aboutir à la solution finale dans le cadre des
fondamentaux et lignes rouges qui ont été définis de manière très claire par SM
le Roi Mohammed VI lors du discours du Trône".
Après avoir indiqué qu'il s'agit d'"un processus qui se construit par étape", le
ministre a estimé que "les positions de la communauté internationale et celle
que le Conseil de sécurité pourrait exprimer, lors de sa prochaine réunion
prévue en octobre, peuvent aider à la réussite de ce processus".
Tout en rappelant que la proposition marocaine "est un tout, un package" qui
"comporte un certain nombre de mesures particulières en termes de compétence et
d'institutions, mais en même temps elle définit les mécanismes pour
l'autodétermination", M. Benmoussa a ajouté que "cela ne peut être que dans le
cadre d'une solution mutuellement acceptable".
"Nous ne sommes pas dans le cadre de l'option préconisée par le polisario. Nous
connaissons également l'influence que l'Algérie peut avoir sur le polisario", a
indiqué le ministre, notant que ces négociations constituent "un levier pour
faciliter, appuyer et encourager".
Lors de ses différentes interventions durant les réunions à Manhasset 2, la
délégation marocaine a souligné "la contribution que l'Algérie pourrait
apporter à la résolution de ce conflit", a-t-il conclu.
Dans un autre entretien au quotidien "Assabah", M. Benmoussa a souligné que
"l'option marocaine visant à parvenir à un règlement durable et consensuel est
considérée comme la solution définitive de la question du Sahara" et formé le
voeu de voir les pays influents sur le plan international exercer une influence
sur le polisario en vue de parvenir à une solution politique négociée.
"L'influence certaine de ces pays réside dans le fait de ramener le polisario à
s'asseoir à la table des négociations", a-t-il dit, rappelant que l'initiative
marocaine "a créé une dynamique dans la recherche d'une solution à la question
du Sahara, quelle que soit la nature des positions des parties concernées par
le conflit, et partant a aidé à préparer un climat de confiance et de bonne foi
en vue d'entamer des négociations directes pour parer à l'immobilisme qui a
marqué la gestion de ce dossier.
Dans le même contexte, M. Benmoussa a, dans un entretien à "Al Ahdath Al
Maghribya", émis l'espoir qu'une avancée dans la recherche d'une solution à la
question du Sahara soit opérée après le deuxième round des négociations de
Manhasset, affirmant que les "positions de l'autre partie n'ont pas changé".
Il a en outre souhaité qu"'un progrès et un rapprochement des points de vue
soient enregistrés lors du troisième round".
La tenue du deuxième round de Manhasset a été "en elle-même positive, car la
porte du dialogue demeure ouverte", a-t-il dit, ajoutant que "les discussions
qui ont eu lieu lors de ce round aideront à réaliser davantage de rapprochement
des points de vue".
Dernière modification 13/08/2007 14:47
---------->
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details56265.html
Khalli Henna : «Le Maroc a démontré sa bonne volonté»
Khalli Henna Ould Errachid, président du Conseil royal consultatif pour les
affaires sahariennes (CORCAS) et membre de la délégation marocaine, estime que
l’autre partie a besoin de temps pour bien mûrir sa décision.
- ALM: Est-ce que Manhasset II pour vous est un échec absolu ou une perspective
qui continue à être ouverte pour les négociations ?
- Khalli Henna Ould Errachid: C’est une question difficile car, dans ce genre de
problèmes, l’évaluation est difficile à faire. On est dans des sables mouvants
et on peut évaluer une chose à un certain moment et, plus tard, elle pourrait
se déplacer ailleurs. Mais, il est certain que le fait de dialoguer sur le fond
du problème, même si on n’est pas d’accord, est une chose positive.
- ALM: Est-ce qu’on va commencer tout de suite à poser les jalons pour discuter
de l’<autonomie> ou on va rester encore dans des positions de principe comme on
a vu, aujourd’hui, avec les déclarations du Polisario ?
- Khalli Henna Ould Errachid: Disons que nous sommes en train de vivre une
expérience pour s’habituer. D’abord, c’est un langage qui n’est pas usuel,
auquel on n’était pas habitué. On était dans des formats différents et le fait
de parler est positif, même si on n’est pas d’accord, même si des fois c’est
trop opposé. Mais je pense que, petit à petit, on va s’habituer. On va entrer
dans la recherche de consensus si la bonne foi y est.
- ALM: Justement, est-ce que vous pensez que la bonne foi y est aujourd’hui?
- Khalli Henna Ould Errachid: Je dirais qu’on est en train de nous tester. Et le
Maroc est sorti avec succès de cet examen. Pourquoi? Tout simplement parce que
nous sommes réalistes. Nous offrons quelque chose d’<innovant> et nous avons la
volonté de résoudre ce problème. Ce qui n’est pas encore le cas du Polisario et
de l’Algérie. Ils testent encore notre volonté dans ce sens-là et je pense
qu’ils vont commencer à comprendre que nous sommes sérieux et que ce n’est pas
une manœuvre sans lendemain. Le problème du Sahara est un problème
essentiellement psychologique.
- ALM: Quand le Polisario commence à parler déjà de la gestion des ressources
du Sahara et de la gouvernance locale. Est-ce que vous ne pensez pas qu’il
discute déjà de l’<autonomie>?
- Khalli Henna Ould Errachid: On peut le comprendre comme ça. Oui, c’est déjà
une bonne chose. Comme je vous ai dit, qu’on discute sur le fond du sujet est
déjà une bonne chose. Mais on n’a pas uniquement parlé de cela, on a discuté
des questions fondamentales: l’application de la résolution 1754, les principes
des positions des uns et des autres… Sur ce plan-là, c’est positif. Maintenant,
il faut que toutes les parties se préparent à sortir de leurs « rêves » qui ne
peuvent pas être réalisés et à devenir plus réalistes. Je pense qu’on va
avancer dans ce sens.
Le Polisario doit comprendre que le compromis est une affaire de courage et que,
dans la vie, on n’obtient jamais la totalité de ce qu’on veut. Il faut donc
avoir le courage d’accepter une solution, médiane, certes, mais très honorable.
Dans ce round, on s’est parlé sincèrement, très clairement et on a touché des
choses qui étaient très difficiles à discuter par le passé…
- ALM: Par exemple ?
- Khalli Henna Ould Errachid: Tout, l’autodétermination, les échecs, les
malentendus du passé et les positions extrêmes des uns et des autres,
l’évolution de toutes les parties, les pas géants que le Maroc a fait pour
arriver à cette proposition et on a discuté du fait que le Polisario n’évolue
pas et ne comprend pas le sens de l’histoire…
- ALM: Est-ce que c’est le Polisario qui n’évolue pas ou est-ce que c’est le
pouvoir algérien qui a une attitude vis-à-vis de ce conflit qui n’évolue pas ?
- Khalli Henna Ould Errachid: Le Polisario n’évolue pas d’abord parce qu’il est
un mouvement politico-militaire et cette évolution est liée à la situation
interne du Polisario en tant que mouvement politico-militaire dogmatique et
cette évolution est liée et sa situation interne en tant que mouvement
politico-militaire.
Concernant, l’Algérie, il y a aussi un problème psychologique. Mais, je suis
optimiste de ce côté car les enjeux avec l’Algérie sont énormes avec le
Maghreb, les relations bilatérales, les relations entre les deux peuples. Il y
a donc toujours une lueur d’espoir que l’Algérie puisse faire suffisamment de
pression sur le Polisario pour l’amener à signer ce compromis historique. Pour
cela, évidemment, les négociations doivent continuer, et pour cela nous devons
mieux nous connaître, nous rapprocher davantage… Dans ce sens-là, ce round a
été positif, mais on a besoin, chacun de son côté, et surtout de l’autre côté,
de faire mûrir la décision importante et historique qu’il faut prendre.
- ALM: Est-ce que vous, en tant que président du Corcas, vous n’êtes pas un peu
chagriné de discuter avec des gens qui ne sont pas autonomes par rapport à leur
décision?
- Khalli Henna Ould Errachid: Je leur ai dit cela, c’était dans l’une de mes
interventions. Mais, le problème n’est pas là, on va apprendre à sortir petit à
petit de ces ghettos décisionnels s’il y a bien sûr la bonne foi. Donc, on ne
peut qu’être optimiste car c’est nécessaire. Et gardons l’espoir que le temps
finira par changer les gens. Je pense que l’Algérie et le Polisario sont
conscients qu’il faut faire quelque chose pour sortir de ce piège où la région
s’est mise. Je pense aussi qu’un jour, peut-être proche, on aura en face de
nous un partenaire capable de réagir positivement.
- ALM: La délégation marocaine est constituée de trois Sahraouis très actifs
alors que le Polisario refusait de parler avec des Sahraouis unionistes. Est-ce
que vous pensez que c’est un acquis de ces deux rounds ?
- Khalli Henna Ould Errachid: C’est ça la preuve fondamentale que le Maroc a
changé. Et ça c’est une bonne preuve de la bonne volonté du Maroc. Sur le plan
psychologique, c’est très important. Mais les choses sont tellement claires et
nettes et on ne peut pas nier que la 'majorité absolue' des Sahraouis ne sont
pas d’accord avec le Polisario.
- ALM: Comment voyez-vous ce mouvement dit «Khat Chahid» qui réclame plus de
démocratie et discute la représentativité de la délégation du Polisario à
Manhasset?
- Khalli Henna Ould Errachid: C’est une bonne évolution, si ça prend une ampleur
suffisante pour pousser le Polisario à faire une négociation sérieuse. Mais je
pense que la dynamique de la négociation elle-même, la 'force' de la
proposition marocaine, la profondeur du changement au Maroc, de son approche,
de sa manière de négocier et de sa manière d’exposer et d’affronter l’avenir
c’est ce qui a produit le changement.
- ALM: Comment on peut qualifier votre état d’esprit pour la suite du processus?
- Khalli Henna Ould Errachid: Moi, je suis un homme optimiste, je pense que pour
le problème du Sahara, la solution n’est pas impossible.
Le 13-8-2007
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
____________