*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. PRESSE ALGÉRIENNE
- LIBERTÉ (23-VIII-2007): Quand Jean-Marie Le Pen titille Rabat
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (27-VIII-2007): Sahara Occidental « L'initiative marocaine
d'autonomie s'étiole »
- EL MOUDJAHID (27-VIII-2007): Le président Abdelaziz : «l’initiative marocaine
d’autonomie commence à s’étioler»
- LA TRIBUNE (27-VIII-2007): Le président sahraoui l’a affirmé, samedi, depuis
les territoires libérés. L’initiative marocaine d’autonomie «commence à
s’étioler»
- L'EXPRESSION (27-VIII-2007): Le Maroc joue ses dernières cartes?
- LIBERTÉ (27-VIII-2007): Après deux rounds de négociations. Les Sahraouis
estiment que l’initiative marocaine va fondre
2. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (30-VIII-2007): La partie sahraouie disposée à coopérer avec l’ONU pour
une solution "juste et définitive" au Sahara Occidental
3. PRESSE MAROCAINE
- LE MATIN (28-VIII-2007): "Fantasmes" de Mohamed Abdelaziz
- MAP (28-VIII-2007): La résolution de la question du Sahara parmi les priorités
de Ban Ki-moon
- MAP/LE MATIN (28-VIII-2007): Chakib Benmoussa reçoit le représentant spécial
du Secrétaire Général de l'ONU
- MAP (31-VIII-2007): La proposition marocaine d'<autonomie>, une initiative
<historique> offrant une solution <réaliste> (diplomate us)
- AUJOURD'HUI LE MAROC (24-VIII-2007): Rapport sur Manhasset II au Conseil de
gouvernement pour le Sahara
- LIBÉRATION.MA (23-VIII-2007): Après une mise en garde contre la corruption
électorale, Driss Jettou évoque la question du Sahara. Troisième round de
négociations après la formation d’un nouveau gouvernement
- MAP/LIBÉRATION.MA (22-VIII-2007): Le Président mauritanien appelle à une
"solution consensuelle" à la question du Sahara
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=82054
(Jeudi 23 Août 2007)
Il confirme le caractère colonial de la présence marocaine au Sahara Occidental
Quand Jean-Marie Le Pen titille Rabat
Par : Rubrique Radar
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire La Gazette du Maroc, le président du
Front national Jean-Marie Le Pen, qui passe ses vacances au royaume chérifien,
a eu cette déclaration qui n’est pas faite pour plaire aux Marocains. En effet
en réponse à une question sur les négociations avec le Polisario à New York, Le
Pen affirmera : “Il s’agit donc d’une autonomie. C’est une option soutenue par
la France et l’Espagne. Je comprends la position du Maroc car j’étais moi-même
pour une Algérie française.”
En fait, Jean-Marie Le Pen confirmera ce que Rabat a toujours réfuté, à savoir
l’inéluctabilité de l’indépendance du Sahara occidental dès lors qu’il
reconnaît le caractère colonial de la présence marocaine depuis 1975 au Sahara
occidental.
---------->
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=504615&archive_date=2007-08-27
Sahara Occidental « L'initiative marocaine d'autonomie s'étiole »
par Seddiki Assia
« L'initiative marocaine d'autonomie commence à s'étioler», a déclaré le
président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz,
hier lors d'une réunion entre responsables sahraouis. Le président a qualifié
«de victoire du peuple sahraoui» les deux tentatives de négociation avec le
Maroc des 18 et 19 juin et des 10 et 11 août à Manhasset, se félicitant de leur
impact médiatique positif sur l'opinion internationale et sur le fait que ces
rencontres ont défini clairement les deux parties en conflit, en l'occurrence
le Maroc et le Front Polisario, ce qui met «un terme définitif à la propagande
marocaine visant à impliquer d'autres parties au conflit», a précisé M.
Abdelaziz.
Il a ajouté que «le Maroc en dépit du soutien affiché par ses alliés à Paris,
Washington et Madrid n'a pas pu imposer son initiative d'autonomie comme unique
alternative pour le règlement du problème».
Le chef de la délégation sahraouie aux négociations de Manhasset, qui est aussi
le président du parlement, M. Mahfoud Ali Beiba, a regretté vivement que «la
délégation marocaine campe toujours sur sa position et ne fasse guère montre de
bonne foi». Le président s'est enfin félicité du rôle des Nations unies tout en
regrettant que les mesures d'ordre humanitaire proposées par l'envoyé personnel
du secrétaire général des Nations unies au Sahara Occidental, M. Peter Van
Walsum, qui prévoyaient notamment l'ouverture de passage terrestre pour
permettre aux familles séparées par le mur marocain de se rencontrer et la
collaboration pour des opérations de déminage, aient été refusées par le Maroc.
Le président sahraoui a conclu son allocution en réitérant sa volonté de
«poursuivre son action jusqu'à la réalisation de l'indépendance».
-------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/08/27/1758363
Le président Abdelaziz : «l’initiative marocaine d’autonomie commence à
s’étioler»
Par : EL MOUDJAHID
Le : lundi 27 août 2007
Le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, M. Mohamed
Abdelaziz, a souligné que l’initiative marocaine d’autonomie "commence à
s’étioler", a rapporté, samedi, l’agence de presse sahraouie (SPS). Dans une
allocution prononcée lors d’une réunion regroupant des responsables sahraouis,
le président Abdelaziz a indiqué que le Maroc, "en dépit du soutien affiché par
ses alliés à Paris, à Washington et à Madrid, n’a pas pu imposer son initiative
d’autonomie comme unique alternative pour le règlement du problème" relevant
que, désormais, le régime marocain "n’aura plus le soutien qu’il avait"
auparavant. Le président sahraoui a estimé que les deux rounds de négociations
avec le Maroc tenus les 18 et 19 juin, puis les 10 et 11 août, à Manhasset, ont
constitué "une victoire pour le peuple sahraoui", tant ils ont contribué à "la
médiatisation de la cause sahraouie, que l’opinion internationale considère,
désormais, comme une question de décolonisation". L’autre aspect positif des
deux rounds de négociations a été "la définition des parties au conflit, à
savoir le Maroc et le Front Polisario, de manière à barrer la route à la
propagande marocaine visant à impliquer d’autres parties dans le conflit". Le
secrétaire général du Front Polisario s’est félicité, d’autre part, "du
maintien du cadre, de la base et du modérateur de ces négociations, en
l’occurrence les Nations unies, et ce, conformément à sa Charte, nonobstant les
tentatives extérieures visant, depuis deux ans, à engager des négociations avec
le Maroc en attribuant le rôle de modérateur à une partie autre que les Nations
unies". Le président Abdelaziz a tenu à rendre hommage à la délégation et au
peuple sahraouis pour "les résultats positifs réalisés lors des deux précédents
rounds" avant de prévenir que le Maroc "jouera toutes ses cartes, tant sur le
plan psychologique que matériel, pour porter atteinte à la cohésion du peuple
sahraoui".
Pour sa part, le chef de la délégation sahraouie aux négociations de Manhasset
et président du Parlement sahraoui, M. Mahfoud Ali Beiba, a présenté un exposé
exhaustif sur le deuxième round des négociations. M. Mahfoud Ali Beiba a
regretté que la délégation Marocaine "campe toujours sur sa position et ne
fasse guère montre de bonne foi pour faire progresser les négociations, en
s’obstinant à poser des préalables et en s’accrochant à sa thèse d’autonomie,
ce qui est contraire à l’esprit et à l’énoncé de la résolution 1754 du Conseil
de sécurité qui a clairement défini le cadre de ces négociations qui devaient
se tenir sans condition aucune".
La délégation sahraouie, a-t-il ajouté, "a accueilli positivement les
propositions visant à instaurer la confiance, présentées par l’envoyé personnel
du secrétaire général des Nations unies" au Sahara occidental, M. Peter Van
Walsum. Les propositions en question ont trait "à des questions humanitaires,
notamment l’ouverture d’un passage terrestre permettant l’échange de visites
entre les familles sahraouies séparées par le mur marocain, l’envoi de
délégations communes aux Lieux saints de l’islam, la collaboration entre le
Maroc et le Front Polisario dans les opérations de déminage et la formation
d’une mission militaire mixte", a-t-il dit, déplorant cependant que "la partie
marocaine ait rejeté ces mesures". D’autre part, le président Abdelaziz a
affirmé que l’Intifada sahraouie, déclenchée en mai 2005 dans les territoires
occupés du Sahara Occidental, "a accéléré le processus de recherche d’un
règlement, a contraint le Maroc à négocier avec le Front Polisario et a
brouillé les cartes du régime marocain, mais elle aussi mis les Nations unies
dans l’embarras, dès lors qu’elle s’est imposée dans les rapports du secrétaire
général de l’Onu et des organisations internationales des droits de l’homme".
"L’Intifada sahraouie dans les territoires occupées du Sahara occidental se
poursuivra et développera de nouvelles méthodes pacifiques jusqu’à la
réalisation de l’indépendance", a asséné le président Abdelaziz.
--------->
http://www.latribune-online.com/2708/politique.htm
Le président sahraoui l’a affirmé, samedi, depuis les territoires libérés
L’initiative marocaine d’autonomie «commence à s’étioler»
Lundi 27 Aout 2007
Par Ghada Hamrouche
L’initiative marocaine d’autonomie «commence à s’étioler». C’est ce qu’a
affirmé, samedi, le président sahraoui et secrétaire général du Front
Polisario, Mohamed Abdelaziz, depuis les territoires sahraouis libérés.
Mohamed Abdelaziz estimera que les deux rounds de négociations avec le Maroc,
tenus les 18 et 19 juin dernier et les 10 et 11 août, à Manhasset, ont
constitué «une victoire pour le peuple sahraoui», tant ils ont contribué à «la
médiatisation de la cause sahraouie, que l’opinion internationale considère,
désormais, comme une question de décolonisation». Dans une allocution rapportée
par l’agence de presse sahraouie (SPS), prononcée à l’occasion d’un regroupement
des responsables sahraouis, le président Abdelaziz a indiqué que le Maroc, «en
dépit du soutien affiché par ses alliés à Paris, à Washington et à Madrid, n’a
pas pu imposer son initiative d’autonomie comme unique alternative pour le
règlement du problème». Il ne manquera pas d’affirmer que «désormais, le régime
marocain n’aura plus le soutien qu’il avait» auparavant.
L’autre aspect positif des deux rounds de négociations a été, selon le président
sahraoui, «la définition des parties au conflit, à savoir le Maroc et le Front
Polisario, de manière à barrer la route à la propagande marocaine visant à
impliquer d’autres parties dans le conflit». Le secrétaire général du Front
Polisario s’est félicité, d’autre part, «du maintien du cadre, de la base et du
modérateur de ces négociations, en l’occurrence les Nations unies, et ce,
conformément à sa Charte, nonobstant les tentatives extérieures visant, depuis
deux ans, à engager des négociations avec le Maroc en attribuant le rôle de
modérateur à une partie autre que les Nations unies». Le président Abdelaziz a
tenu à rendre hommage à la délégation et au peuple sahraouis pour «les
résultats positifs réalisés lors des deux précédents rounds». Il ne manquera
pas de prévenir contre toute manœuvre marocaine pour briser la cohésion du
peuple sahraoui. Il préviendra les responsables du Polisario, dans ce sillage,
que le Maroc «jouera toutes ses cartes, tant sur le plan psychologique que
matériel, pour porter atteinte à la cohésion du peuple sahraoui». Pour sa part,
M. Mahfoud Ali Beiba, chef de la délégation sahraouie aux négociations de
Manhasset et président du Parlement sahraoui, a présenté un exposé exhaustif
sur le deuxième round des négociations. M. Mahfoud Ali Beiba a regretté que la
délégation marocaine «campe toujours sur sa position et ne fasse guère montre
de bonne foi pour faire progresser les négociations, en s’obstinant à poser des
préalables et en s’accrochant à sa thèse d’autonomie, ce qui est contraire à
l’esprit et à l’énoncé de la résolution 1754 du Conseil de sécurité qui a
clairement défini le cadre de ces négociations qui devaient se tenir sans
condition aucune».
La délégation sahraouie, a-t-il ajouté, «a accueilli positivement les
propositions visant à instaurer la confiance, présentées par l’envoyé personnel
du secrétaire général des Nations unies» au Sahara occidental, M. Peter Van
Walsum.
Les propositions en question ont trait «à des questions humanitaires, notamment
l’ouverture d’un passage terrestre permettant l’échange de visites entre les
familles sahraouies séparées par le mur marocain, l’envoi de délégations
communes aux Lieux saints de l’islam, la collaboration entre le Maroc et le
Front Polisario dans les opérations de déminage et la formation d’une mission
militaire mixte», a-t-il dit, déplorant cependant que «la partie marocaine ait
rejeté ces mesures».
D’autre part, le président Abdelaziz a affirmé que l’Intifadha sahraouie,
déclenchée en mai 2005 dans les territoires occupés du Sahara occidental, «a
accéléré le processus de recherche d’un règlement, a contraint le Maroc à
négocier avec le Front Polisario et a brouillé les cartes du régime marocain,
mais elle a aussi mis les Nations unies dans l’embarras, dès lors qu’elle s’est
imposée dans les rapports du secrétaire général de l’ONU et des organisations
internationales des droits de l’Homme». «L’Intifadha sahraouie dans les
territoires occupés du Sahara occidental se poursuivra et développera de
nouvelles méthodes pacifiques jusqu’à la réalisation de l’indépendance», a
asséné le président Abdelaziz.
Pour rappel, le Sahara occidental est inscrit depuis 1965 sur la liste des
territoires non autonomes du comité de décolonisation des Nations unies. Le 16
octobre 1975, dans un avis juridique, la Cour internationale de justice (CIJ)
avait statué que «les éléments et renseignements portés à sa connaissance
n’établissent aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du
Sahara occidental, d’une part, le royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien,
d’autre part», précisant : «La Cour n’a donc pas constaté l’existence de liens
juridiques de nature à modifier l’application de la résolution 1514 de
l’Assemblée générale des Nations unies quant à la décolonisation du Sahara
occidental et, en particulier, l’application du principe d’autodétermination
grâce à l’expression libre et authentique des populations du territoire».
Suite aux résolutions 658 de 1990 et 690 de 1991 du Conseil de sécurité, les
Nations unies avaient adopté un plan de règlement, préconisant l’instauration
d’un cessez-le-feu, prélude à la tenue en janvier 1992 d’un référendum libre,
régulier et sans contraintes administratives ou militaires, au profit des
Sahraouis identifiés par le recensement espagnol de 1974. C’est un plan qui
avait reçu l’approbation du Maroc et du Front Polisario (Front populaire pour
la libération de Saguia El Hamra et de Rio de l’Oro). Mais en raison des
blocages, il restera sans effet. Idem pour les accords de Houston signés en
septembre 1997 par les deux parties, sous l’égide de James Baker, envoyé
personnel du secrétaire général de l’ONU, et fixant la tenue d’un référendum
sur l’autodétermination au 8 décembre 1998.
A la demande du Conseil de sécurité, James Baker, ancien secrétaire d’Etat
américain, concevra par la suite un nouveau schéma de sortie de crise, intitulé
Plan de paix pour l´autodétermination du peuple du Sahara occidental. Qualifié
de «solution politique optimale» par la résolution 1495 de 2003 du Conseil de
sécurité, ce plan prévoyait une transition de cinq ans, un référendum ouvert
aux Sahraouis mais aussi aux Marocains établis au Sahara occidental depuis 1975
et le choix entre trois options : l’intégration, l’indépendance ou l’autonomie
dans le cadre de la souveraineté marocaine. Nouvel échec dans l’application.
Très explicitement, la nouvelle résolution, 1754, du Conseil de sécurité du 30
avril 2007, a demandé au Maroc et au Front Polisario d’entamer des négociations
directes, sous l’égide des Nations unies, pour dégager une solution politique
qui permette d’assurer l’autodétermination du Sahara occidental. En tant que
pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie ont été autorisées à y prendre part,
notamment par rapport aux questions les concernant, dans la perspective d’un
éventuel règlement, notamment le rapatriement des réfugiés sahraouis sur le
territoire de ces deux pays.
---------->
http://lexpressiondz.com/article/5/2007-08-27/45386.html
SAHARA OCCIDENTAL
Le Maroc joue ses dernières cartes?
27 Août 2007 - Page : 24
Les deux rounds de négociations qui ont eu lieu à Manhasset, dans la banlieue de
New York aux Etats-Unis, entre Sahraouis et Marocains n’ont pas permis une
avancée du dossier.
C’est à partir des territoires libérés (Chahid El-Hafed) que le président
sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, M.Mohamed Abdelaziz a
déclaré que l’initiative marocaine du projet d’autonomie du Sahara occidental
tend à «s’étioler». C’est lors d’une réunion qui a rassemblé des responsables
sahraouis que le président de la Rasd a tenu à le souligner. Le Royaume
chérifien «en dépit du soutien affiché par ses alliés à Paris, à Washington et
à Madrid n’a pu imposer son initiative d’autonomie comme unique alternative
pour le règlement du problème», a relevé le responsable sahraoui. M.Mohamed
Abdelaziz a tenu à faire remarquer que le Royaume du Maroc ne bénéficierait
plus du soutien dont il avait les faveurs auparavant.
L’internationalisation de la question sahraouie commence effectivement à
produire les effets escomptés. Les responsables sahraouis n’ont jamais caché
leur admiration pour la révolution algérienne. et ils comptent mener leur pays
à l’indépendance en prenant en exemple l’expérience qui a mené l’Algérie à
recouvrer sa souveraineté.
La question du Sahara occidental a été et reste, relève-t-on dans les milieux
proches du dossier, un problème de décolonisation. La problématique sahraouie
entre en droite ligne de ce fait dans la résolution 14-15 laquelle édicte
purement et simplement les droits des peuples colonisés à l’autodétermination.
Elle a été votée en 1960 par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Contre toute logique, le Royaume du Maroc fait des pieds et des mains pour que
les territoires annexés en 1975 après le départ des Espagnols restent dans son
giron. Tout le monde garde en mémoire la fameuse «marche verte» où le défunt
souverain marocain Hassan II, avait lancé ses troupes à l’assaut du Sahara
occidental. Une armée de civils en haillons sous l’oeil des caméras des
télévisions de toute la planète. Le président de la République sahraouie,
M.Mohamed Abdelaziz se veut, non seulement préventif, mais terriblement méfiant
à l’égard de la puissance colonisatrice marocaine. «Le Maroc jouera toutes ses
cartes tant sur le plan psychologique que matériel, pour porter atteinte à la
cohésion du peuple sahraoui», a-t-il déclaré. Le palais chérifien pris par un
vent de révolte et de contestation provoqué par les récentes atteintes aux
libertés d’expression mais aussi du malaise au sein des Forces armées royales,
directement éclaboussées par des affaires de corruption et de drogue, a fort à
faire pour maintenir son image de marque. Ces événements ont été fortement
médiatisés à un niveau international. Tout cela combiné à une grogne sociale
sournoise, peut conduire, un palais marocain aux abois à une opération
d’envergure du genre de celle de 1975. Le Sahara occidental peut en constituer
une belle aubaine. Mais la marche de l’histoire paraît irréversible. Le
président de la Rasd voit en l’Intifadha déclenchée en mai 2005 dans les
territoires occupés, un processus qui «a accéléré la recherche d’un règlement».
Il a contraint le Maroc à négocier avec le Front Polisario et à brouiller les
cartes du régime marocain, mais elle a aussi mis les Nations unies dans
l’embarras, dès lors qu’elle s’est imposée dans les rapports du secrétaire
général de l’ONU et des organisations internationales des droits de l’homme. La
réalisation de l’indépendance sera sans doute longue mais le chemin semble tout
tracé.
Mohamed TOUATI
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=82199
(Lundi 27 Août 2007)
Après deux rounds de négociations
Les Sahraouis estiment que l’initiative marocaine va fondre
Par : Djamel Bouatta
Malgré le soutien affiché de Paris, Washington et Madrid, Rabat court à l’échec.
C’est le pronostic de Mohamed Abdelaziz, le président sahraoui, après deux
rounds de négociations avec les Marocains.
Pour le président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Mohamed
Abdelaziz, le plan d’autonomie marocain commence à fondre. Dans une allocution
prononcée lors d’une réunion regroupant les responsables sahraouis, Abdelaziz a
indiqué que Rabat, en dépit du soutien affiché par ses alliés à Paris, à
Washington et à Madrid, n’a pas pu imposer son plan d’autonomie pour le
règlement du problème sahraoui. Il s’est dit convaincu que le Maroc n’aura plus
le soutien qu’il avait auparavant. Le président sahraoui a estimé que les deux
rounds de négociations avec le Maroc, tenus les 18 et 19 juin, puis les 10 et
11 août, à Manhasset, aux États-Unis, ont constitué “une victoire pour le
peuple sahraoui”, en médiatisant sa cause, appréhendée aujourd’hui par
l’opinion internationale comme une question de décolonisation. L’autre aspect
positif des négociations de Manhasset a été de barrer la route à la propagande
marocaine visant à impliquer l’Algérie et la Mauritanie dans le conflit du
Sahara occidental, dès lors que les deux rounds ont défini les parties au
conflit, à savoir le Maroc et le Front Polisario. Abdelaziz n’a d’ailleurs pas
manqué de se féliciter du maintien du cadre, de la base et du modérateur de ces
négociations bipartites, en l’occurrence les Nations unies. Sur ce plan, l’ONU
aura rectifié le tir en revenant à sa Charte, nonobstant les multiples
pressions et tentatives visant (qui avaient visé), ces deux dernières années, à
mettre en marge la responsabilité et le rôle des Nations unies. Pour sa part, le
chef de la délégation sahraouie aux négociations de Manhasset et président du
Parlement sahraoui, Mahfoud Ali Beiba, a présenté un exposé exhaustif sur la
deuxième rencontre avec les Marocains. Regrettant que la délégation de Mohammed
VI campe toujours sur ses positions et ne fasse guère montre de bonne foi pour
faire progresser les négociations, en s’accrochant à sa thèse d’autonomie, Ali
Beida s’est réjoui de la proposition visant à instaurer la confiance dans les
négociations maroco-sahraouies présentée par l’envoyé personnel du secrétaire
général de l’ONU au Sahara occidental, Peter Van Walsum.
La proposition en question a trait à des dispositions humanitaires entre les
deux protagonistes, notamment l’ouverture d’un passage terrestre permettant
l’échange de visites entre les familles sahraouies séparées par le mur
marocain, l’envoi de délégations communes aux Lieux Saints de l’islam, la
collaboration entre le Maroc et le Front Polisario dans les opérations de
déminage et la formation d’une mission militaire mixte. Le Maroc les a rejetés
mais elles restent significatives quand au rejet de la thèse marocaine.
Enfin, les Sahraouis se gardent la possibilité de relancer la guerre en cas
d’obstination marocaine. Pour Abdelaziz, l’“intifada” sahraouie, déclenchée en
mai 2005 dans les territoires occupés du Sahara occidental, qui a contraint le
Maroc à négocier, va accélérer le processus de recherche d’un règlement juste,
elle se poursuivra en développant de nouvelles méthodes pacifiques jusqu’à la
réalisation de l’indépendance, a-t-il assuré.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/08/sps-300807.html
La partie sahraouie disposée à coopérer avec l’ONU pour une solution "juste et
définitive" au Sahara Occidental
Bir Lehlu (territoires libérés), 30/08/2007 (SPS) Le Conseil des ministres de la
RASD a exprimé mercredi, la disposition de la partie sahraouie à coopérer avec
l’ONU pour aboutir à une solution "juste et définitive", qui garantit le droit
du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’indépendance, estimant que les
négociations de Manhasset II entre le Maroc et le Front Polisario ont été "un
évènement positif", a indiqué un communiqué parvenu à SPS.
Réunit mercredi en session ordinaire sous la présidence du Chef de l’Etat
sahraoui, Mohamed Abdelaziz, le Conseil des ministres a dénoncé la position du
Gouvernement marocain durant le deuxième round des négociations, visant "à
imposer le fait accompli colonial marocain aux Sahraouis et les priver de leur
droit légitime à choisir leur futur en toute liberté, démocratie et
transparence, tel que garantit et énoncé par les résolutions et la Charte de
l’ONU".
"Cette position d’intransigeance du Gouvernement marocain n’exprime aucunement
la bonne volonté pour aboutir à une paix juste et ne concourt pas à avancer le
processus de négociation entre les deux partie", a averti le texte.
Il a également relevé que cette position reflète la volonté marocaine à bloquer
les efforts de la communauté internationale, comme a été le cas avec le Plan de
règlement (ONU- OUA) signé entre le Maroc et le Front Polisario sous les
auspices de l’ONU, les accords de Houston et le Plan de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental (Plan Baker) qui a été
rejeté par le Maroc.
A cet égard, le Conseil des ministres a exhorté le SG de l’ONU à intervenir
auprès du Gouvernement marocain pour mettre fin aux violations du Droit et de
la légalité internationaux et empêcher le Maroc d’organiser ses élections
prévues le 7 septembre prochain dans les territoires sahraouis, ainsi que
l’implication des citoyens autochtones du Sahara Occidental dans ces élections.
"Le Maroc ne possède aucune souveraineté sur le Sahara Occidental, auquel l’ONU
doit définir son statut en parachevant sa décolonisation et en permettant au
peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à
l’indépendance", a-t-on ajouté.
Le Conseil des ministres de la RASD a rendu un hommage aux héros de l’Intifada
de l’indépendance, qui mènent la résistance pacifique à El Aaiun, Smara,
Dakhla, Boujdour (Sahara Occidental), Assa, Tantan, Zak, Asrir, Tighmirt,
Mhamid El Ghezlan (sud du Maroc) et dans les universités marocaines.
Dans ce contexte, le Conseil des ministres a condamné la persistance des
autorités coloniales marocaines dans leur politique de répression sauvage et
aveugle contre les manifestant pacifiques sahraouis, notamment les défenseurs
des droits humains, les enfants, les femmes sans distinction, qui sont soumis
aux différentes formes de tortures, d’enlèvements et aux procès iniques.
"La communauté internationale doit assumer sa pleine responsabilité dans la
protection des Sahraouis et l’arrêt des violations graves des droits humains
commises par l’Etat marocain au Sahara Occidental, territoire non autonome qui
se trouve encore sous la responsabilité de l’ONU en attente d’un référendum
d’autodétermination".
Le Conseil des ministres a réitéré son appel en direction de l’ONU pour la
publication officielle du rapport de la mission du Haut commissariat des droits
de l’Homme de l’ONU, qui a visité le Sahara Occidental en mai et juin 2006,
ainsi que la mise en œuvre des recommandations contenues dans ce rapport et
l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits
humains au Sahara Occidental.
Il a enfin appelé à l’ouverture du territoire devant les observateurs étrangers
et les médias, ainsi que la libération immédiate et inconditionnelle de tous
les prisonniers politiques sahraouis, à faire la lumière sur le sort de 151
prisonniers de guerre sahraouis et plus de 500 civils disparus depuis le 31
octobre 1975, date de l’occupation illégale marocaine du Sahara Occidental.
(SPS)
020/090/100 301100 AOUT 07 SPS
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. PRESSE MAROCAINE
http://www.lematin.ma/Journal/ArticlePrint.asp?an=&idr=natio&id=75582
Editorial
"Fantasmes" de Mohamed Abdelaziz
Publié le : 28.08.2007 | 16h04
«L'initiative marocaine d'autonomie commence à s'étioler » ! Voilà une des
phrases que le sieur Mohamed Abdelaziz, inspiré probablement, vient de sortir
de son chapeau. Un fantasme plus qu'une réalité tangible. Une volonté de saper
le cours des choses, cette irascible culture de sabotage à laquelle participe –
on n'en est jamais ébaudi – la presse aux ordres du gouvernement algérien. C'est
davantage un cri de désespoir, un aveu d'échec que le stipendié d'Alger ne veut
le dire.
Pourtant, à son corps défendant, il s'emploie à critiquer le « soutien affiché
des alliés du Maroc, Paris, Washington et Madrid » à l'initiative d'autonomie.
Or, et ici l'implicite est d'autant plus révélateur qu'il s'agit de trois pays
importants dont deux sont membres du Conseil de sécurité et qui ont voté la
résolution 1754 et n'ont cesse d'apporter leur soutien officiel à un règlement
politique.Mohamed Abdelaziz a beau affirmer que les « parties concernées » dans
le conflit ne sont que l'Algérie et le polisario.
Erreur monumentale, volonté continue de tromper l'opinion mondiale,
mystification des tenants et aboutissants d'un conflit créé de toutes pièces
par le gouvernement algérien, mettant sur le devant de la scène – comme
l'époque s'y prêtait allégrement – un pseudo-mouvement de libération, les
séparatistes qui servent de paravent à sa politique hégémonique dans la région.
Cette réalité aussi limpide que l'eau de roche, le sieur Mohamed Abdelaziz la
connaît bien. Qu'il feigne l'ignorer n'abuse que ceux qui croient à ses
palinodies. Le gouvernement algérien est impliqué et concerné dans le conflit
du Sahara que la clé pour le résoudre se trouve entre ses mains. L'Histoire ne
se départira pas de son jugement, à savoir qu'il s'agit d'un conflit pour
entraver l'évolution et le développement du Maroc – qui se fera de toutes
manières quel qu'en soit le prix – et porter préjudice à la construction du
Maghreb.
L'affaire du Sahara, et c'est encore la deuxième mystification, n'a jamais été,
n'est pas une affaire de décolonisation comme ne cesse de le ressasser la
propagande algérienne. Parce qu'il n'a jamais existé de peuple colonisé par le
Maroc et celui-ci n'a jamais eu vocation de colonisateur. Cependant, l'affaire
du Sahara, qui relève des Nations unies depuis cinquante ans maintenant – comme
en témoigne la première résolution de l'ONU suite à la revendication marocaine
déposée dans les années soixante –, concernait essentiellement le Maroc et
l'Espagne, celle-ci en était la vraie puissance occupante et donc coloniale.
En signant avec elle, le 14 novembre 1975 à Madrid, un accord de décolonisation,
notre pays a récupéré ses territoires spoliés. Et Mohamed Abdelaziz, créature
des services algériens, peut soliloquer à n'en plus finir. La vérité est déjà
inscrite dans le mouvement de l'histoire.
| LE MATIN
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/la_resolution_de_la/view
La résolution de la question du Sahara parmi les priorités de Ban Ki-moon
New York (Nations Unies) 28/08/07- Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban
Ki-moon a affirmé, mardi, que la résolution de la question du Sahara figure
parmi les priorités de son mandat.
Dans un discours à l'ouverture d'un débat du Conseil de sécurité sur la
prévention des conflits en Afrique, M. Ban Ki-moon a indiqué que le règlement
des conflits les plus difficiles en Afrique arrive en tête de ses priorités,
soulignant qu'un plus grand investissement en termes de prévention "pourrait
nous épargner des souffrances et des ressources considérables au Darfour, en
Somalie, en République démocratique du Congo, au Nord de l'Ouganda, au Sahara
occidental et ailleurs".
Il a annoncé, à ce propos, qu'il ferait des propositions en vue de renforcer les
capacités des Nations Unies dans les domaines de la médiation, ajoutant qu'il
soumettrait à la 62-ème session de l'Assemblée générale son rapport sur les
causes des conflits et la promotion de la paix et du développement durables en
Afrique.
"Je recommanderai un réexamen global des recommandations (présentées par Kofi
Annan) en 1998, qui couvrira les engagements pris, les actions entreprises, les
progrès réalisés et les enseignements tirés", a dit M. Ban Ki-moon.
Et d'ajouter qu'il allait faire également des propositions pour un renforcement
des capacités du Département des affaires politiques de l'ONU avec pour
objectif de "tirer un meilleur parti" de ses "bons offices".
Dernière modification 28/08/2007 22:34
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/m._chakib_benmoussa/view
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=n&id=75676
Chakib Benmoussa reçoit le représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU
pour le Sahara
Rabat, 30/08/07 - Le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a reçu, jeudi
à Rabat, M. Julian Harston, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU
pour le Sahara.
Au cours de cette entrevue, M. Harston a informé le ministre de l'Intérieur des
changements de responsables opérés récemment au sein de la Minurso, indique un
communiqué du ministère.
Tout en exprimant sa satisfaction quant à la nomination du nouveau commandant de
la composante militaire de la Minurso, le général Zhao Jingmin (Chine), M.
Benmoussa a réitéré la pleine disposition des autorités marocaines à appuyer la
mission onusienne dans l'accomplissement de ses fonctions et à la soutenir dans
l'exercice de son mandat, précise le communiqué.
Le ministre de l'Intérieur a, par ailleurs, fait part au responsable onusien des
préoccupations du Maroc au sujet des activités menées par le polisario à l'Est
de la ligne de défense, en violation des accords conclus, invitant la Minurso à
refléter fidèlement dans ses rapports la situation prévalant sur le terrain,
ajoute la même source.
Dernière modification 30/08/2007 18:58
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/la_proposition_maroc/view
La proposition marocaine d'<autonomie>, une initiative <historique> offrant une
solution <réaliste> (diplomate us)
Washington, 31/08/07- L'initiative marocaine d'<autonomie> au Sahara ''est une
solution 'réaliste' et 'prometteuse' pour l'avenir de la population Sahraouie,
du peuple marocain et du Maghreb lui-même'', a souligné l'ancien ambassadeur
des
Etats-Unis au Maroc, M. Edward Gabriel, qualifiant cette initiative
d'"historique".
''Le premier pas sur le chemin de la résolution du conflit du Sahara occidental
réside dans l'adhésion aux opportunités d'<autonomie> offertes aux Sahraouis et
à tous les Marocains'', a assuré le diplomate américain dans une tribune
publiée
par l'édition électronique du magazine ''The National Interest'', édité par le
Centre Nixon.
Soulignant que la proposition d'<autonomie> a été élaborée après de larges
consultations avec toutes les composantes de la société marocaine pour parvenir
à ''un règlement politique, négocié et mutuellement acceptable'', le diplomate
américain a fait remarquer que ''l'<autonomie> comme +libre association+ avec le
Maroc est en conformité avec la <démocratisation croissante> du pays''.
Il a noté qu'une <autonomie> au sein du Maroc suppose une décentralisation à
travers des processus 'démocratiques' renforcés aux niveaux local, provincial et
national.
Le diplomate, qui a servi au Royaume de 1997 à 2001, a souligné que le <peupl>
marocain a salué la proposition d'<autonomie> comme initiative susceptible de
consolider sa 'participation' dans le processus politique.
''Le Maroc s'est 'irréversiblement' engagé sur la voie de la 'décentralisation'
des responsabilités du gouvernement, l'<autonomie> du Sahara Occidental étant
au
premier plan de ce processus'', a affirmé M. Gabriel qui s'est dit convaincu de
la détermination du gouvernement marocain dans son engagement pour cette
initiative en tant que partie intégrale de sa stratégie nationale.
En outre, le Maroc est conscient que seule l'intégration régionale à travers la
reconstruction et la consolidation de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) peut aider
à réaliser le développement économique nécessaire permettant à l'ensemble de la
population marocaine, particulièrement sahraouie, de bénéficier du progrès et
de la prospérité d'un Etat marocain moderne, a encore souligné le diplomate,
estimant qu'il est dans l'intérêt du Maroc de promouvoir un Maghreb
économiquement viable, libre des entraves de ce conflit.
Après avoir rappelé la genèse du conflit, le diplomate a expliqué que
l'occupation coloniale de la région par l'Espagne et les frontières imposées
dans la région n'ont pas pris en compte l'identité culturelle, politique et
économique particulière de la population sahraouie qui a toujours eu des liens
avec le Maroc.
Le diplomate américain a relevé que la communauté internationale a fini par
réaliser que 'seul' un compromis peut mener à une solution 'réaliste' et
acceptable par toutes les parties, rappelant que par ''une initiative
'historique' et 'sans précédent', le Maroc a proposé une solution politique,
négociée et mutuellement acceptable, basée sur l'<octroi> d'une <large
autonomie> à la population du Sahara Occidental sous la <souveraineté> du
Royaume du Maroc''.
A ce propos, il a rappelé que lors du deuxième round des négociations sur le
Sahara, tenu à Manhasset les 11 et 12 août, M. Chakib Benmoussa, ministre de
l'Intérieur, a souligné que la proposition marocaine est ''marquée du sceau de
la <clarté>, de la <transparence>, de l'<audace> et du <réalisme>'' et qu'elle
est en outre ''ouverte et souple dans sa conception comme dans sa formulation
et reste de par ces caractéristiques, objet d'échanges''.
La proposition marocaine, est ''un réceptacle à tous les enrichissements,
assurant aux populations sahraouies, le plein exercice de leurs droits
constitutionnels et politiques, la sauvegarde de leurs spécificités
culturelles, de leur mode de vie et de leurs traditions, dans un cadre qui leur
garantisse la place qui leur échoit'', a poursuivi le diplomate toujours en
citant M. Benmoussa qui a aussi fait observer, que cette initiative ''ouvre
grande la porte des retrouvailles, du regroupement et de la communion des
familles sahraouies et met la région à l'abri des bouleversements et des défis
qui la guettent''.
M. Gabriel a affirmé que le Maroc est avant tout soucieux de résoudre la crise
humanitaire engendrée par ce conflit, soulignant que le Royaume est aussi
engagé à préserver la stabilité régionale en Afrique du Nord, qui est menacée
par la persistance d'un statu quo vieux de plusieurs décennies.
Il a exprimé l'espoir de voir le processus de négociations permettre en
définitive à toutes les parties de mettre fin à ce conflit qui n'a que trop
duré.
Dernière modification 31/08/2007 22:47
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http://www.aujourdhui.ma/aufildesjours-details56442.html
Rapport sur Manhasset II au Conseil de gouvernement
Le rapport portant sur les résultats du 2ème round des négociations sur le
Sahara tenu, les 10 et 11 août, à Manhasset, a été présenté lors du dernier
Conseil de gouvernement.
Le dernier Conseil de gouvernement, du mercredi 22 août, a consacré sa plus
grande partie à un rapport sur la cause nationale. Sous la présidence du
Premier ministre Driss Jettou, les membres du gouvernement ont suivi ce rapport
portant sur les résultats du 2ème round des négociations sur le Sahara qui s'est
tenu, les 10 et 11 août à Manhasset dans la banlieue new-yorkaise. La délégation
marocaine a été présidée par Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur.
Manhasset II a été marqué par la présence de Peter Van Walsum, l’envoyé
personnel du secrétaire général des Nations unies, ainsi que la participation
lors des séances d'ouverture et de clôture, de délégations d'Algérie et de
Mauritanie.
«Selon le rapport, parallèlement aux discussions entre les parties concernées
portant sur le fond de la question, les experts des Nations Unies ont présenté
des exposés sur des questions fondamentales relatives à l'autonomie dans le
cadre de l'unité territoriale telles la gestion des ressources naturelles et la
gouvernance locale», a indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du
gouvernement, Nabil Benabdellah lors d'un point de presse tenu à l'issue de la
réunion du Conseil.
«La délégation marocaine a rappelé les efforts consentis par le Maroc des années
durant dans ces domaines et les propositions contenues dans l'initiative
présentée par le Royaume, souhaitant voir évoluer la position du Polisario qui
est restée figée, et les pays voisins, en l'occurrence l'Algérie et la
Mauritanie, contribuer à trouver une solution définitive à ce problème», selon
ce rapport.
Dans ce point de presse, le porte-parole du gouvernement a mis l’accent sur la
présence des délégations d'Algérie et de Mauritanie lors de Manhasset II. «La
présence des deux pays voisins à ces pourparlers est importante. Le rapport
précise que l'Algérie est concernée par ce différend, car elle abrite sur son
sol les camps de Tindouf dont le Haut Commissariat aux Réfugiés n'a pu recenser
les populations, lesquelles, malheureusement, vivent dans des conditions
déplorables. La Mauritanie, poursuit le rapport, compte un grand nombre de
Sahraouis. Cela explique les liens de ces deux pays avec la question du
Sahara», a-t-il souligné. Par ailleurs, ce rapport sur la cause nationale «fait
part de l'optimisme et de la confiance du Maroc dans le processus de
négociations en cours, et qui a été rendu possible grâce à l'importante
initiative marocaine». Mais aussi «de ses regrets quant à la position figée de
l'autre partie, souhaitant qu'elle réponde favorablement à l'instar du Maroc, à
l'appel de la communauté internationale en vue d'engager de véritables
négociations et parvenir à un consensus basé sur l'autonomie.
En fait, l’autonomie représente le cadre idoine pour régler ce conflit et
répondre aux attentes de la région du Maghreb au niveau de la paix, de la
stabilité et de l'intégration économique, selon la même source.
Et enfin, le rapport réitère la disposition du Maroc à poursuivre les
négociations de bonne foi et sans conditions préalables sous l'égide des
Nations Unies. « «Dans ce contexte, le Royaume a donné son accord de principe
en vue de participer à un troisième round sans que la date ni le lieu n'aient
été précisés, étant donné que le Maroc est à la veille d'échéances électorales
qui déboucheront sur la constitution d'un nouveau gouvernement », a noté M.
Benabdellah.
Le 24-8-2007
Par : Atika Haimoud avec MAP
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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21585
23-VIII-2007
Après une mise en garde contre la corruption électorale, Driss Jettou évoque la
question du Sahara
Troisième round de négociations après la formation d’un nouveau gouvernement
Dernier conseil de gouvernement avant l’ouverture de la campagne électorale, ce
mercredi 22 août. A ses ministres, Driss Jettou le répétera à nouveau : pas de
quartier pour ceux qui tenteront de dépraver le processus électoral.
La Justice jouera son rôle, les citoyens doivent faire preuve de responsabilité
et les autorités observeront une neutralité engagée. Dans ce sens, le Premier
ministre se référera longuement au discours Royal prononcé par le Souverain le
20 août, à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.
A cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif, les membres du gouvernement ont eu
droit à un compte-rendu sur le deuxième round de négociations entre le Maroc et
le Polisario qui a lieu les 10 et 11 août à Manhasset, dans la banlieue
new-yorkaise. Un round auquel ont également assisté, aux séances d’ouverture et
de clôture, l’Algérie et la Mauritanie.
«L’Algérie est concernée par ce problème en raison du fait que les camps de
Tindouf se trouvent en territoire algérien alors que la Mauritanie accueille de
nombreux Sahraouis.
Le Maroc est optimiste et confiant en ce processus engagé, et ce malgré
l’immobilisme de l’autre partie.
Nous comptons sur la participation de l’Algérie et de la Mauritanie pour que
solution soit trouvée, sachant que l’autonomie proposée par le Maroc est le
seul cadre possible pour le règlement de ce conflit», a déclaré mercredi le
porte-parole du gouvernement lors de son traditionnel et hebdomadaire point de
presse. En attendant, Rabat a donné son accord de principe pour la tenue d’un
troisième round de négociations. La date n’en a pas été fixée en raison de
l’agenda électoral du Maroc. La prochaine rencontre des parties aura
probablement lieu au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement.
D’un dossier à l’autre. L’exposé du ministre en charge des Affaires générales
sera entièrement consacré à l’approvisionnement du marché et aux prix de
produits de consommation qui n’ont pas ou peu connu de hausse malgré un marché
mondial à la hausse. Le gouvernement est résolument rassurant : il n’y aura pas
de pénurie au mois de Ramadan et tous les produits consommés habituellement en
ce mois de jeûne seront largement disponibles.
La liberté de presse s’est invitée au point de presse de Nabil Benabdallah pour
cause d’une actualité médiatico-judiciaire chargée. Après la condamnation de
ceux d’Al Watan Al An et à la veille du verdict de Mustapha Alaoui et du procès
du directeur de Nichane et TelQuel, il fait un sale temps pour la presse. Le
ministre de la Communication balaie ces inquiétudes d’un revers de la main. «Il
n’y aura pas de recul en matière de liberté de presse. Il n’y a pas de lignes
rouges, tous les sujets sont traités. Le Maroc a choisi la démocratie et rien
ne le détournera de ce cap. Le temps est peut-être venu aujourd’hui d’adopter
une loi qui réglemente l’accès à l’information».
Narjis Rerhaye
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/le_president_maurita/view
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21634
Le Président mauritanien appelle à une "solution consensuelle" à la question du
Sahara
Nouakchott, 22/08/07 - Le Président mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh
Abdellahi, a appelé à une "solution consensuelle" au conflit du Sahara,
soulignant l'intérêt avec lequel son pays suit les développements de cette
question.
La question du Sahara "nous intéresse au plus haut point et nous en suivons tous
les développements", a indiqué le président mauritanien, dans un entretien à la
chaîne de télévision allemande "Deutsche Welle", dont des extraits ont été
repris par les médias mauritaniens.
La position de la Mauritanie consiste "à veiller à entretenir de bonnes
relations avec nos voisins du Nord, le Maroc et l'Algérie", ajoutant que
partant de ce principe, son pays "a constamment soutenu les solutions
consensuelles".
"C'est cette position que la délégation mauritanienne était chargée de défendre"
aux négociations sur le Sahara, qui se sont déroulées à Manhasset (New York),
sous l'égide des Nations Unies, a-t-il ajouté.
Dernière modification 22/08/2007 13:15
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