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ONU-Assamblée Generale/Quatrième Commission (9/12-IX-2007)   Lista de mensajes  
Responder Mensaje #5608 de 6732 |
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. L'ALGÉRIE: OBSESSION DU MAKHZEN
- LIBERTÉ (11-X-2007): Réunion de la commission de décolonisation de l?ONU
Vifs échanges algéro-marocains sur le Sahara occidental
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (11-X-2007): Tricher sur le principe?
- SPS (11-X-2007): L?Algérie appelle le Conseil de Sécurité à rejeter
toute approche qui s?écarterait de la légalité internationale
- AUJOURD'HUI LE MAROC (10-X-2007): Le Maroc riposte fermement à
l?<hostilité> algérienne dans l?affaire du Sahara "marocain"
- MAP/L'OPINION (9/10-X-2007): Chabar dénonce l'<obstination> de
l'Algérie à "vouloir torpiller" toute perspective de règlement de la
question du Sahara
- LE MATIN (10-X-2007): Le Maroc "dénonce" la "provocation" de l'Algérie

2. CINISME DU MAKHZEN
- MAP/LE MATIN (9-X-2007): Le Maroc appelle la communauté
internationale à envoyer un "signal fort de soutien" aux négociations
sur le Sahara

3. SAHARA OCCIDENTAL-GROUPE DE RIO
- SPS (11-X-2007): Le Groupe de Rio réaffirme son soutien à
l?autodétermination du peuple sahraoui
- MAP (9-X-2007): Les négociations de Manhasset ouvrent des
"perspectives intéressantes" pour un règlement de la question du
Sahara(Groupe de Rio)

4. SAHARA OCCIDENTAL-FIDJI
- MAP/LE MATIN (9-X-2007): Sahara: Ferme soutien des Fidji aux efforts
de l'ONU pour une solution politique et mutuellement acceptable

5. SAHARA OCCIDENTAL-SÉNEGAL
- LIBÉRATION-MA (10-X-2007): Sahara: Dakar toujours fidèle à ses
positions de principe
- AL BAYANE (10-X-2007): Le Sénégal reaffiurme son soutien au Maroc

6. PETITIONNAIRES SOUTIENT LA LÉGALITÉ INTERNATIONALE
- SPS (12-X-2007): La répression marocaine au Sahara occidental
dénoncée à la 4è Commission de l'Onu
- SPS (10-X-2007): Plusieurs pétitionnaires appellent devant l?ONU à
la décolonisation du Sahara Occidental
- SPS (10-X-2007): La décolonisation du Sahara occidental focalise les
débats à la 4ème Commission de l'Onu

7. PETITIONNAIRES DU MAKHZEN-LOBBY INTERNATIONAL DU MAKHZEN
- L'ÉCONOMISTE (12-X-2007): Sahara, les témoignages des experts
(Bernabé López, Chauprade et Bartolozzi)
- L'OBSERVATEUR: Sahara, c'est aussi une question humaine (Bernabé
López, Tanya Warburg)
- MAP/AL BAYANE (12-X-2007): Les négociations en cours, "seul" moyen de
mettre fin aux «occasions manquées» (Bernabé López)
- MAP/LE MATIN (12-X-2007): "Autonomie" du Sahara. Le but de la
recherche d'une solution réaliste à une situation d'impasse (Fabián
Martín)
- MAP/LE MATIN (11-X-2007): Initiative d'<autonomie> au Sahara. Une
solution concrète à un problème complexe (Lord Francis Newall, Jane
Standing
- MAP (11-X-2007): Une "ONG" internationale "dénonce" l'attitude
"anachronique" et les "contradictions scandaleuses" du Polisario
(Tanya Warburg)
- MAP (11-X-2007): L'ONU appelée à soutenir la nouvelle dynamique
enclenchée par la proposition d'<autonomie> ("ONG" internationale)
(Anna Maria Cervone)


8. PETITIONNAIRES DU MAKHZEN-TRANSFUGES
- MAP (12-X-2007): L'<Association> des femmes sahraouies "dénonce" les
"manoeuvres algériennes" "hostiles" aux "droits légitimes" du Maroc
(Keltoum Khayati)
- MAP (12-X-2007): M. Bouh souligne l'<adhésion> des sahraouis au
projet d'<autonomie> dans le cadre de la "souveraineté" du Maroc
(Moustapha Bouh)
- MAP/LE MATIN (11-X-2007): Statut d'<autonomie> dans la région du Sahara
L'initiative est le cadre opportun pour régler le différend (Gajmoula
Ben Abbi)
- MAP/LE MATIN (11-X-2007): Initiative d'<autonomie> du Sahara. Une
réponse à l'appel du CS pour une solution politique à la question
(Khaddad El Moussaoui)
- MAP/LE MATIN (11-X-2007): La proposition marocaine une est une offre
"audacieuse" (Latifa Aït Baâlla)

9. CALOMNIES DES SBIRRES DU MAKHZEN
- MAP/AL BAYANE (11-X-2007): «Les micro-Etats satellisables font le jeu de
tous les internationalismes destructeurs» (Chauprade)
- AUJOURD'HUI LE MAROC (11-X-2007): La proposition d'<autonomie>, "un
pas important" accompli par le Maroc (Chauprade)

10. COMPTE RENDU PAR LA PRESSE ONUSIENNE
- ONU (10-X-2007): VIFS ÉCHANGES ENTRE SYMPATHISANTS DU FRONT
POLISARIO ET PARTISANS DU MAROC SUR LE SAHARA OCCIDENTAL DEVANT LA
QUATRIÈME COMMISSION
- ONU (9-X-2007): LA QUATRIÈME COMMISSION ENTEND DES PÉTITIONNAIRES
CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL ET GUAM
- ONU (8-X-2007): LE SAHARA OCCIDENTAL ET LES FALKLAND (MALVINAS) AU
CENTRE DU PREMIER DÉBAT DE LA COMMISSION CHARGÉE DE LA DÉCOLONISATION


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1. L'ALGÉRIE: OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=84303

(Jeudi 11 Octobre 2007)

Réunion de la commission de décolonisation de l?ONU
Vifs échanges algéro-marocains sur le Sahara occidental

Par : Abdelkamel K.


Tentant encore une fois de dénaturer le contenu de la résolution 1754,
appelant le Maroc et le Front Polisario à négocier, sans pour autant
privilégier la propositions d?une partie par rapport à l?autre, le
représentant de Rabat s?est heurté à l?opposition de son homologue
algérien, qui s?est chargé de lui rappeler la réalité du terrain.

Dans son intervention lors des travaux de la quatrième commission de
l?ONU, Mostafa Sahel, l?ambassadeur marocain a affirmé que l?examen
de la question du Sahara occidental intervenait, cette année, ?dans un
contexte différent, nouveau et prometteur?, faisant ainsi référence à
la résolution 1754 adoptée à l?unanimité le 30 avril 2007, et par
laquelle le Conseil de sécurité a instauré un nouveau processus
politique de négociations. Ajoutant que ?la question du Sahara ne
saurait se faire sans prendre en considération ce contexte nouveau?,
le représentant marocain a cherché à imposer à l?auditoire la
?proposition pour la négociation d?un statut d?autonomie pour la
région du Sahara?, qui constitue selon lui l?unique solution au
conflit. Il a insisté sur le fait que ?cette nouvelle dynamique recèle
un momentum qu?il faut mettre à profit, avec responsabilité, sérénité
et sérieux, pour aboutir à une solution politique mutuellement
acceptable pour ce problème régional qui n?a que trop duré?. Encore
une fois, il a réitéré que seule cette ?proposition serait soumise à
un référendum, conformément aux dispositions de la Charte des Nations
unies et au principe de l?autodétermination?. Réagissant à ces propos,
l?ambassadeur d?Algérie auprès de l?ONU, Youcef Yousfi, a renouvelé le
soutien de l?Algérie aux peuples encore ?sous domination coloniale?.
Il a plaidé en faveur de l?autodétermination du peuple du Sahara
occidental, en faisant référence à la résolution 1514. Le représentant
de l?Algérie a appelé à une solution juste, durable et équitable, et a
déclaré que le Plan de paix soumis par M. Baker, l?Envoyé spécial des
Nations unies au Sahara occidental, avait reçu tout le soutien de
l?Algérie. En ce qui concerne ces négociations, l?ambassadeur algérien
a indiqué que ?le Conseil de sécurité s?était inscrit dans le
processus de résolution de ce conflit en prenant note des propositions
des deux parties, faites lors de ces négociations. De plus, en
préconisant des négociations sans conditions préalables, le Conseil de
sécurité a refusé d?accorder des avantages indus à une des parties
alors qu?il s?agit d?un processus délicat qui n?en est qu?à ses
débuts?. Pour appuyer son argumentation, il a cité M. Bilt, ministre
des Affaires étrangères de la Suède, qui a déclaré : ?Le Maroc ne
bénéficiait d?aucune base juridique pour justifier sa présence sur le
territoire du Sahara occidental.? L?Algérie espère que le processus de
négociations aboutira à l?exercice du droit à l?autodétermination, a
déclaré M. Yousfi. Selon lui, dans ce cadre, la population du
territoire occupé doit bénéficier d?une protection internationale, et
ce devoir revient à l?OCHA. Il a également appelé à la fin du huis
clos instauré dans ces négociations sur le Sahara occidental afin de
permettre aux journalistes d?y pénétrer sans entraves. Par ailleurs,
et face au mécontentement affiché par son homologue marocain après les
expressions qu?il a utilisées pour qualifier la position de Rabat,
Youcef Yousfi a rétorqué que le peuple sahraoui avait été agressé par
le peuple marocain. ?Nous avons affaire à une occupation étrangère?,
a-t-il dit. Et ?si l?expression puissance occupante ne lui plaît pas,
alors il convient de parler de puissance coloniale?, a-t-il ajouté,
soulignant qu?une partie considérable de la population locale avait dû
fuir. Il s?agit d?un nouvel épisode de colonisation au Sahara
occidental, selon Yousfi, qui a précisé que la seule façon de
qualifier les propos du représentant du Maroc est de parler de
?discours lénifiant et de mauvaise foi?. ?Au moment même où le Maroc
parle de ne pas dénaturer la résolution 1754, il la viole et la
dénature. Quand le Maroc insiste pour que son document soit la base
des négociations, il pose une condition préalable?, a souligné
l?ambassadeur algérien. Le Maroc est un ?violeur en série des
résolutions du Conseil de sécurité?, a dit le représentant de
l?Algérie. Il a estimé que l?attitude du Polisario avait été
constructive alors que celle du Maroc avait été intransigeante et
fermée à toute ouverture. Quant à la situation des droits de l?homme
au Sahara occidental, il a reproché au Maroc de rejeter sur l?Algérie
la responsabilité des souffrances qu?il inflige lui-même aux
populations du Sahara. ?Le Maroc devra en répondre un jour?, a conclu
Youcef Yousfi.

-------------->
http://www.lequotidien-oran.com/?news=506620&archive_date=2007-10-11

Tricher sur le principe?

par M. Saâdoune


Les échanges ont été vifs lundi dernier au niveau de la quatrième
commission de l'ONU chargée des questions spéciales et de la
décolonisation.

Le représentant du Maroc reprochait à l'Algérie des « volontés
hégémoniques » ayant la « vie très dure », de ne pas « évoluer » et de
tout faire pour torpiller toute initiative sérieuse. Bref, de « tabler
sur le statu quo ». Le représentant algérien a vertement répliqué à un
« discours lénifiant et de mauvaise foi » et accusé le Maroc d'être un
« violeur en série des résolutions du Conseil de sécurité ». Rien de
nouveau en somme dans le dossier du Sahara Occidental.

Le Maroc tente d'imposer sa propre lecture de la résolution 1754 du
Conseil, celle qui consiste à mettre son plan d'<autonomie> comme seul
objet de la négociation entre lui et le Polisario. C'est une
«condition préalable» qui ne correspond pas à la résolution du Conseil
de sécurité et qui explique le scepticisme qui entoure les
négociations entre le Maroc et le Polisario. La résolution, il faut le
rappeler, notait que le Conseil de sécurité « n'imposerait pas une
solution à la question du Sahara Occidental mais qu'il tenait à aider
les parties à trouver une solution politique mutuellement acceptable
qui permettrait d'assurer l'autodétermination du peuple du Sahara
Occidental ».

Cette exigence de ne rien «imposer» aux parties avait été invoquée
par les alliés occidentaux du Maroc après l'adoption par le Conseil de
sécurité du plan Baker. C'était la seule issue pour lui sauver la
mise. Ces pays occidentaux, France, Etats-Unis et accessoirement
l'Espagne, feraient preuve aujourd'hui d'une franche mauvaise foi
s'ils essayaient «d'imposer» aux Sahraouis le plan marocain qui a
leur faveur. On ne résoudra en tout cas pas le problème en usant
d'expressions léonines destinées à sortir d'une lecture honnête et
conforme à l'histoire de la signification du principe de
l'autodétermination. Exclure la question de l'indépendance ne serait
plus une autodétermination mais un simulacre. C'est cela qui crée le
statu quo.

Le plan Baker, approuvé par le Polisario, accordait des garanties
solides au Maroc et élargissait le droit de participation au
référendum d'autodétermination aux Marocains qui ont intégré le
territoire sahraoui après 1975. La seule chose que James Baker n'avait
pu concéder, c'est le référendum d'autodétermination de la population
du territoire, le seul à pouvoir conférer une légitimité
internationale au statut du territoire. C'est qu'il était dans la
seule lecture possible de la notion d'autodétermination. Le Maroc l'a
refusé car il n'avait pas la certitude que même les «loyaux sujets»
marocains qui ont intégré le Sahara Occidental ne voteraient pas pour
l'indépendance.

C'est un dilemme insoluble que de vouloir « l'autodétermination »
(c'est ce que dit encore la résolution 1754) tout en évacuant
l'indépendance comme une des possibilités. Organiser un référendum sur
la base exclusive de l'autonomie n'est qu'un subterfuge. C'est
attendre du Polisario qu'il avalise une tricherie sur le principe,
qu'il renonce définitivement à l'indépendance. L'option semble
improbable, même si elle fait rêver les amis occidentaux du Maroc.

-------------->
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/10/sps-101007.html

L?Algérie appelle le Conseil de Sécurité à rejeter toute approche qui
s?écarterait de la légalité internationale


New York (nations unies), 10/10/2007 (SPS) L?Algérie a appelé la
communauté internationale et, singulièrement, le Conseil de Sécurité à
"assumer ses responsabilités à l?égard du peuple du Sahara Occidental
et à rejeter toute approche qui s?écarterait de la légalité
internationale et qui viserait à dénier au peuple sahraoui son droit
imprescriptible à l?autodétermination".
Intervenant devant la Commission des Questions Politiques Spéciales et
de la Décolonisation de l?ONU, l?Ambassadeur Représentant Permanent de
l?Algérie, auprès des Nations Unies, Youcef Yousfi, a réaffirmé "le
soutien indéfectible" à l?autodétermination du Sahara occidental,
"dernier territoire restant à décoloniser en Afrique".

Le diplomate algérien a mis en cause ce qu?il a appelé "la prétention
exorbitante" d?une des parties de prédéterminer à l?avance le résultat
du processus, estimant que le Maroc "n?avait aucune base juridique
pour sa revendication sur le Sahara Occidental".

A cet égard, il a cité M. Bilt, Ministre des affaires étrangères de la
Suède, qui a déclaré que le Maroc "ne bénéficiait d?aucune base
juridique pour justifier de sa présence sur le territoire du Sahara
Occidental".

M. Yousfi a appelé à une solution juste, durable et équitable du
conflit, et a déclaré que le Plan de paix soumis par M. Baker,
l?Envoyé spécial des Nations Unies au Sahara occidental, avait reçu
tout le soutien de l?Algérie.

Se référant à la Résolution 1754 et des négociations directes menées à
Manhasset, entre le Polisario et le Maroc, M. Yousfi a déclaré que le
Conseil de sécurité "s?était inscrit dans le processus de résolution
de ce conflit en prenant note des propositions des deux parties,
faites lors de ces négociations".

"De plus, a-t-il ajouté, en préconisant des négociations sans
conditions préalables, le Conseil de sécurité a refusé d?accorder des
avantages indus à une des parties alors qu?il s?agit d?un processus
délicat qui n?en est qu?à ses débuts".

Pour l?Algérie la population du territoire occupé doit bénéficier
d?une "protection internationale", et ce devoir revient à OCHA, selon
son Représentant permanent, qui a également appelé à la fin du "huis
clos instauré dans le Sahara Occidental afin de permettre aux
journalistes d?y pénétrer sans entraves".

Le règlement de la question du Sahara Occidental passe obligatoirement
par l?exercice du droit à l?autodétermination sans contraintes, a
estimé M. Yousfi, appelant la Commission à "agir à l?unisson" et à
soutenir les efforts de l?Envoyé du Secrétaire général pour trouver
une solution juste et durable en application de la Résolution 1754,
qui "garde toute sa pertinence et sa validité".

"Cette question est un test de crédibilité pour les Nations Unies", a
conclu M. Yousfi. (SPS)


010/090/667 101012 OCT 07 SPS

----------------->
http://www.aujourdhui.ma/nation-details57208.html

Le Maroc riposte fermement à l?<hostilité> algérienne dans l?affaire
du Sahara "marocain"


Réagissant à la sortie 'hostile' d'un diplomate algérien au sujet des
'provinces sahariennes', le Maroc a vigoureusement dénoncé, par la voix
de son ambassadeur permanent adjoint auprès de l'ONU, Hamid Chabar,
l'acharnement de l'Algérie à contrarier les chances de règlement de la
question du Sahara.


Une riposte claire et énergique a été apportée à la position 'hostile'
de l'Algérie par l'ambassadeur permanent adjoint du Maroc auprès de
l'ONU, Hamid Chabar, lors des travaux de la 4ème commission de
l'Assemblée générale de l'ONU, qui se déroulent à New York. Réagissant
à la déclaration d'un diplomate algérien, Youcef Yousfi pour ne pas le
nommer, le responsable marocain a vigoureusement dénoncé
«l'obstination de l'Algérie à vouloir torpiller toute perspective de
règlement de la question du Sahara». Le diplomate marocain a épinglé
la "générosité" dont fait preuve, depuis déjà trente ans, l'Algérie
quand il s'agit de contrarier le règlement de la question du Sahara,
mobilisant à cette fin tout son appareil diplomatique et de gros
moyens financiers. Or, au fil des manoeuvres, ce jeu auquel s'adonne
l'Algérie est devenu lassant», fait constater M. Chabar, «parce qu'il
table sur le statu quo et va à l'encontre de la volonté de la
communauté internationale». La récente sortie algérienne, une énième
récidive, intervient à peine un an après sa défaite au même siège de
l'ONU, quand l'Assemblée générales des Nations unies avait adressé un
message clair à Alger en rejetant un projet de résolution présenté par
cette dernière pour la simple raison qu'il consacrait l'impasse.
Intervenant pour sa part à l'ONU, Mostafa El Sahel, ambassadeur
représentant permanent du Maroc auprès de cette organisation, a appelé
les membres de l'assemblée générale à adopter une résolution qui soit
«en phase avec l'évolution récente du différend sur le Sahara»,
rappelant l'engagement du processus de négociations et la nécessité
d'y apporter un «soutien politique fort». M. El Sahel a par contre mis
en garde contre toute «tentative visant à dénaturer la résolution
1754», adoptée le 30 avril dernier, et par laquelle le Conseil de
sécurité a «installé un nouveau processus politique de négociation,
tranchant, ainsi, avec les initiatives précédentes et mettant fin, par
conséquent, à une impasse qui dure depuis 2003». Le diplomate marocain
a appelé à l'adoption d'une résolution qui «évite de compromettre la
dynamique actuelle ou d'altérer les termes de référence des
négociations en cours (...), qui évite de légitimer des prises de
position rigides, de consacrer un référentiel dépassé ou de recourir à
une simple juxtaposition, contre-productive, de propositions
antérieures, dont la caducité est clairement établie et qui renforce
la cohérence dans le traitement de la question par les différents
organes des Nations unies». M. Sahel, qui a rappelé l'échec des
solutions préconisées auparavant par l'ONU pour résoudre le conflit,
comme ce fut le cas du "Plan de règlement", en raison de son
inapplicabilité par les Nations unies elles-mêmes, a indiqué que le
Maroc a décidé de répondre favorablement aussi bien à l'appel du
Conseil de sécurité qu'aux attentes de la communauté internationale en
mettant sur pied un plan constructif et sérieux en mesure de sortir le
dossier de l'impasse dans laquelle il se trouve depuis 2003:
"l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie au
Sahara". Cette initiative a recueilli, faut-il le rappeler, une
adhésion massive et franche de la part de la communauté
internationale, notamment les pays membres permanents du Conseil de
sécurité. «Mon pays considère que nous nous trouvons à un tournant
important dans l'histoire du traitement de la question du Sahara par
les Nations unies. Ce tournant, prometteur et plein d'espoir, a été
installé grâce à l'Initiative responsable du Maroc, et ne saurait être
sacrifié sur l'autel d'une énième surenchère, de nature à retarder le
règlement de ce différend régional, et prolonger les souffrances des
populations des camps de Tindouf, qui en sont les 'victimes'», a prévenu
M. Sahel, qui était accompagné d'une forte délégation constituée
notamment de représentants du Conseil royal consultatif pour les
affaires sahariennes (CORCAS), dont Gajmoula Ben Abbi, Khaddad El
Moussaoui, vice-président du CORCAS, Keïtoum Khayati, présidente de
l'Association des femmes sahraouies, ainsi que de Mustapha Bouh
Barazani, ex-membre du bureau politique du Polisario.


Le 10-10-2007
Par : M?Hamed Hamrouch

---------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/m._chabar_denonce_l/view
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17026

Chabar dénonce l'<obstination> de l'Algérie à "vouloir torpiller" toute
perspective de règlement de la question du Sahara


New York (Nations Unies)- 09/10/07 - L'Ambassadeur représentant
permanent adjoint du Maroc auprès des Nations Unies, M. Hamid Chabar,
a dénoncé, lundi, l'obstination de l'Algérie à vouloir torpiller toute
perspective de règlement de la question du Sahara.

"Dans sa déclaration, l'Algérie a administré la preuve qu'elle n'a pas
voulu et qu'elle n'entend pas évoluer sur la question du Sahara", a
souligné M.Chabar devant la quatrième Commission de l'Assemblée
générale de l'ONU à la suite du discours du représentant algérien,
l'Ambassadeur Youcef Yousfi, qui venait de réaffirmer les positions
hostiles de son pays à l'égard de l'<intégrité territoriale> du Royaume.

Il a rappelé que "cela fait plus de trente ans que l'Algérie,
mobilisant son appareil diplomatique et ses moyens financiers,
s'emploie, avec acharnement, à contrarier et à torpiller toute
perspective sérieuse de règlement de la question du Sahara", relevant
que le jeu auquel s'adonne Alger est "devenu lassant, parce qu'il
table sur le statut quo, et va, à l'encontre de la volonté de la
Communauté internationale".

Pourtant, a-t-il poursuivi, l'année passée, l'Assemblée générale avait
adressé un message clair à l'Algérie en choisissant de s'abstenir
massivement, lors du vote, le 14 décembre dernier, de la résolution
présentée par ce pays, résolution qui consacrait l'impasse et
cherchait à vouloir maintenir, à tout prix, des propositions de
solution lesquelles furent source de statut quo, notamment le plan
Baker.

En s'abstenant massivement lors du vote de cette résolution, la même
Assemblée générale, a-t-il rappelé, avait en même temps fait confiance
au Maroc, en prenant 'au sérieux' son engagement solennel de soumettre
aux Nations Unies une proposition 'sérieuse' du règlement de la question
du Sahara.

M. Chabar, qui s'est dit à la fois conforté par les interventions de
la plupart des représentants des autres pays et attristé par celle du
représentant de l'Algérie, s'est, en outre, insurgé contre certaines
déclarations selon lesquelles Alger ne serait pas une partie concernée
par le conflit.

"L'Algérie, qui de surcroît, clame haut et fort qu'elle n'est pas une
partie concernée par le différend sur le Sahara, a-t-elle le droit de
continuer à mépriser la volonté de la majorité de la population du
Sahara 'marocain' qui n'a pas cessé de faire siennes les espérances de
réconciliation et la réunification des familles, longtemps séparées,
par un différend <artificiel>", s'est interrogé le diplomate, relevant
que c'est là "la teneur du message délivré par les Représentants
légitimes de cette majorité au cours des négociations tenues à
Manhasset en juin et août derniers".

A cet égard, il a rappelé que "la majorité se trouve bel et bien au
Sahara 'au Sud du Maroc' et non dans les camps de Tindouf en Algérie".

"Tindouf n'a jamais abrité qu'une minorité originaire du Sahara
auxquels l'Algérie refuse, par ailleurs, le droit d'être recensés par
les soins du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), conformément à son
mandat", a-t-il ajouté avant de souligner que le Polisario et encore
moins l'Algérie n'ont jamais été mandatés par la majorité des
sahraouis pour parler en son nom et à se substituer à sa volonté.

"Faut-il rappeler encore que, contrairement à ce que le Polisario
clame et tente de faire accréditer, il n'a 'jamais' été considéré comme
le seul représentant des populations sahraouies. Cette qualité ne lui
a jamais été reconnue par les Nations Unies", a poursuivi M. Chabar,
soulignant que "le rappel de ces vérités n'altère en rien la
disponibilité du Royaume à s'inscrire pleinement et de bonne foi dans
la dynamique actuelle qu'il a contribué à installer".

Usant d'un second droit de réponse après l'intervention, cette fois,
de l'ex-ambassadeur de l'Algérie auprès de l'ONU, Abdellah Baâli,
dépêché par son pays, comme toujours en pareils circonstances, pour
épauler ses protégés du Polisario, M. Chabar a tenu à relever
l'impertinence et l'inconsistance des propos tenus par ce dernier sur
un ton qui en dit long sur sa nervosité et son exaspération.

S'agissant de la question des droits de l'Homme, M. Chabar a ainsi
fait remarquer que "s'il y a une situation à dénoncer c'est bien celle
qui prévaut dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien où
dans des conditions déplorables les populations sont privées de toute
forme de liberté comme en attestent les multiples témoignages des
personnes qui fuient les camps et les rapports de nombreuses ONG et
d'Amnesty international".

Il a rappelé, par ailleurs, que des rapports d'organisations
humanitaires avaient dénoncé le 'détournement' de l'aide internationale
à destination des camps de Tindouf.

M. Chabar s'est, enfin, interrogé si l'Algérie qui compte plus de
50.000 disparus est bien placée pour parler du respect des droits de
l'Homme.

Quant aux allégations algériennes selon lesquelles le Maroc serait
"une puissance occupante", l'orateur a rappelé que l'accord de Madrid
signé entre le Maroc, l'Espagne et la Mauritanie en 1975, est
similaire à plusieurs égards à ceux conclus entre le Maroc et
l'Espagne au sujet de la rétrocession de Tarfaya et Sidi Ifni.

Il a également rappelé que "le règlement de la Haye et la quatrième
Convention de Genève de 1949, entendent par puissance occupante tout
Etat qui occupe partiellement ou totalement le territoire d'un autre
Etat", soulignant qu'" il n'y pas eu de guerre avec un autre Etat, le
polisario n'étant pas un Etat".

"Le Maroc n'a fait que 'recouvrer' son <intégrité territoriale>", a-t-il
ajouté, relevant que dans aucun paragraphe de l'avis consultatif de la
Cour Internationale de Justice, en date du 16 octobre 1975, le Royaume
n'est désigné comme étant "une puissance occupante".

Il a indiqué que l'ONU, qui a pris en charge le règlement du différend
n'a jamais qualifié de "puissance occupante" le Maroc dans les
rapports du Secrétaire général ou dans les résolutions du Conseil de
sécurité.

Lors de leurs interventions, au cours de cette première séance
consacrée par la quatrième Commission à la question du Sahara,
nombreux ont été les orateurs qui ont salué les pourparlers engagés
cet été à Manhasset près de New York, estimant qu'ils constituent une
voie en direction de la résolution définitive de la question du Sahara.


Dernière modification 09/10/2007 11:45

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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=76787

Le Maroc dénonce la "provocation" de l'Algérie

Publié le : 10.10.2007 | 14h22



Alger torpille toute perspective de règlement de la question du Sahara

Le ridicule ne tue point. Devant la quatrième Commission de
l'Assemblée générale de l'ONU, la prestation du diplomate en herbe
algérien, teintée d'une vision 'daltonienne', en est une parfaite
illustration. En effet, l'ambassadeur de l'Algérie aux Nations unies,
Youcef Yousfi, aurait dû revoir la copie de son texte devant faire
objet de discours avant d'en faire une quarantaine d'exemplaires.

C'est de la pure diplomatie à la Donald Duck, qui agrémente l'ambiance
régnant dans les coulisses des instances onusiennes.
On se demande quelle peut bien être la raison de cette intervention,
puisque cela ne concerne aucunement l'<intégrité territoriale>
algérienne, à moins que?. Dans les faits, la situation est cocasse:
défendre un mouvement de 'mercenaires', appelé communément le Polisario,
dans l'enceinte onusienne, un groupuscule qui n'y a d'ailleurs pas
droit de cité.

Comme celui qui l'avait précédemment nommé à ce poste new-yorkais, le
diplomate algérien ne connaît pas par coeur l'article 2 de la Charte
des Nations unies, qui stipule que "Nul Etat ni groupe d'Etats n'a le
droit de s'ingérer ou d'intervenir, directement, sous quelque forme
que ce soit ou pour quelque raison que ce soit dans les affaires
intérieures ou extérieures des autres Etats". La forme: c'est le
Polisario. Les raisons: des desseins hégémoniques.
En clair, l'Algérie est le principal interlocuteur pour le règlement
définitif du dossier du Sahara marocain.

Pourtant, Bouteflika, président algérien, par la voix de son
représentant à New York, n'a de cesse de répéter que l'Algérie n'est
pas partie prenante dans le dossier.
De qui se moque-t-on ?
Dans le théâtre d'ombres qu'est la politique algérienne, l'évolution
des rapports entre le pouvoir présidentiel et son rejeton polisarien
n'a pas besoin d'être regardée à la loupe.

Le jeu est clair.Peter Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire
général de l'ONU, n'a-t-il pas a bel et bien confirmé, il y a quelques
mois, au siège même des Nations unies, que l'Algérie "a un rôle
prééminent et dominant" dans la crise du Sahara 'marocain'?
Pour l'heure, il serait opportun pour certains rescapés de l'ère de
Boumediene de trouver la voie à même de les réconcilier avec la
population algérienne, au lieu de se frayer une voie devant masquer
leur incapacité de gérer leurs affaires internes, au risque de perdre
la voix, voire d'atteindre son extinction totale, car l'<ingérence> ne
peut que nuire à terme et aboutir à l'impasse.

Et c'est déjà l'impasse. Résultat désespérant pour cette diplomatie
que les contrats gaziers ne peuvent plus sauver. Le jeu ne risque plus
d'être biaisé par les hydrocarbures.
Ce vacillement touche au politique et à la façon dont il est pensé,
car il exprime un double niveau de crise.

Crise de bas en haut et de fond en comble, du national à
l'international.A tel point que le sommet ne parvient plus à se
constituer en fondement démocratique.

Dès lors, dans le dossier du Sahara 'marocain', il se cherche une voie
atlantique, surtout que le sujet est aujourd'hui décentré et ne
parvient plus à se repérer. L'opinion internationale en a saisi les
signaux, au point de craindre pour l'instabilité en matière
sécuritaire dans la région du Maghreb.
Aussi, le temps n'est plus à la contemplation, car en toile de fond,
se profile une situation qui prend les aspects d'un enfer humanitaire
avéré.

Ceux qui entravent l'établissement de la paix dans la région ou
oeuvrent à la déstabiliser font preuve d'une extrême lâcheté et d'une
'duplicité flagrante'. D'ailleurs, il n'est pas du tout étonnant que le
Polisario se targue d'être l'un des plus vieux mouvements de
'mercenaires' à se maintenir aussi longtemps. Quant au prix payé pour sa
longévité, celui-ci est connu.

En tout état de cause, l'heure n'est plus à la contemplation, car
secoué par les saillies de la vraie vie, le résident d'Al Mouradia
demeure toujours perdu dans ses mirages et ses illusions.



Intégrités territoriales

Autant la communauté internationale s'est montrée ouverte et
intéressée par la proposition marocaine, autant l'Algérie et certains
soutiens obscurs ont intérêt à assumer et à adhérer au projet du
Maroc, au nom de l'Histoire, de la vérité et de la paix. Il est clair
que l'initiative marocaine a mis l'Algérie (le Polisario n'en est
qu'une des ses 'marionnettes') dans une crise qui s'étend dans l'espace
diplomatique.

Sur le plan mondial, elle est perçue en tant que révolution et un pas
de géant dans la résolution définitive du dossier du Sahara, pour
lequel un rendez-vous a été pris avec l'Histoire : l'<autonomie> et rien
que le statut de l'<autonomie> dans cette 'région du sud' du Royaume du
Maroc.

Une autonomie synonyme de paix sous-régionale et de respect mutuel des
intégrités territoriales.



Latifa Cherkaoui | LE MATIN

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2. CINISME DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/le_maroc_appelle_la/view
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=14163
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=76747

Le Maroc appelle la communauté internationale à envoyer un "signal
fort de soutien" aux négociations sur le Sahara


New York (Nations Unies), 09/10/07- L'ambassadeur représentant
permanent du Maroc auprès de l'ONU, M. El Mostafa Sahel, a appelé,
lundi à New York, la communauté internationale à envoyer un "signal
politique fort de soutien" au processus de négociations en cours sur
le Sahara, en mettant à profit la dynamique enclenchée par
l'initiative marocaine d'<autonomie>.

"Le Royaume du Maroc fait appel aux Etats membres des Nations Unies
afin de lancer un signal politique fort de soutien aux négociations
pour les protéger et préserver leurs chances de réussite, en
inscrivant l'action de la quatrième Commission dans le sillage des
efforts entrepris, avec succès, par le Conseil de sécurité", a déclaré
M. Sahel devant cette commission de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le dossier du Sahara se trouve aujourd'hui, a-t-il ajouté, dans un
contexte "tout aussi nouveau que prometteur", dont les contours sont
tracés par la résolution 1754, adoptée à l'unanimité le 30 avril
dernier, et par laquelle le Conseil de sécurité a "installé un nouveau
processus politique de négociation, tranchant, ainsi, avec les
initiatives précédentes et mettant fin, par conséquent, à une impasse
qui dure depuis 2003".

A n'en pas douter, l'examen de la question du Sahara par la 4ème
Commission ne saurait se faire, cette année, sans prendre en
considération ce contexte nouveau, a insisté le diplomate.

"A ce stade, il est impératif que le processus engagé soit préservé,
maintenu et consolidé. Cela ne peut être obtenu que grâce à l'appui de
la Communauté internationale", a relevé M. Sahel.

Après avoir rappelé les signaux politiques forts émis par l'Assemblée
générale et le Conseil de sécurité l'an dernier, encourageant le
Royaume à finaliser et à présenter sa "Proposition pour la négociation
d'un statut d'<autonomie> pour la région du Sahara", il a indiqué que
cette initiative s'est révélée à la hauteur des attentes de la
communauté internationale, en créant une dynamique nouvelle.

Il a, à ce propos, de nouveau appelé la 4ème Commission à mettre à
profit cette dynamique "avec responsabilité, sérénité et sérieux, pour
aboutir à une solution politique et mutuellement acceptable à ce
différend régional, qui n'a que trop duré".

M. Sahel a, par ailleurs, rappelé la longue lutte du Maroc pour le
recouvrement de son intégrité territoriale, soulignant que ce
processus aurait été complètement achevé "si ce n'est des ingérences
extérieures, motivées par des ambitions hégémoniques, qui ont
hypothéqué la construction du Maghreb".

En dépit de cette longue quête, qui a privilégié l'outil de la
négociation avec les ex-puissances coloniales, le Royaume, a-t-il
indiqué, a sollicité la médiation de l'ONU et n'a cessé, depuis, de
faire montre de sa coopération avec celle-ci, pour aboutir à un
règlement définitif du différend sur le Sahara, que d'aucuns en
admettent aujourd'hui le caractère anachronique et artificiel.

M. Sahel, qui a rappelé l'échec des solutions préconisées auparavant
par l'ONU pour résoudre ce différend, soit parce qu'elles sont
inapplicables par les Nations Unies elles-mêmes, comme cela fut le cas
pour le Plan de règlement, soit n'ayant pas recueilli le consentement
des parties, condition sine qua non pour leur mise en oeuvre, a
indiqué que le Maroc a décidé, face à cette impasse, de répondre
favorablement aussi bien à l'appel du Conseil qu'aux attentes de la
Communauté internationale en soumettant sa Proposition pour la
négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara.

Cette proposition se veut, a-t-il rappelé, une solution de compromis,
innovante et responsable, au bénéfice de tous les habitants de la
région, relevant que les efforts qui ont présidé à son élaboration ont
été salués par le Conseil de sécurité comme étant "sérieux et
crédibles".

Cette attention particulière du Conseil de sécurité se trouve
consacrée dans la résolution 1754 qui appelle les parties à s'engager
de bonne foi dans des négociations, a-t-il dit, estimant que le
Conseil, en initiant un nouveau processus politique de règlement, a
"marqué une rupture avec les plans et propositions antérieures,
consacrant, ainsi, une dynamique nouvelle, porteuse de grands espoirs
pour les pays de la région".

Le Maroc se félicite également, a-t-il poursuivi, que le processus
appuyé par la résolution 1754, ait trouvé la voie de la mise en
oeuvre, à travers la tenue des rounds de négociation de juin et d'août
2007, sous les auspices du Secrétaire général des Nations Unies.

De même, a précisé le diplomate, le Maroc note avec satisfaction que
les négociations consécutives à la résolution 1754, ont réparé une
injustice qui a été faite à la majorité de la population du Sahara.
Celle-ci qui se voit, désormais, restituer le droit légitime de
participer, à travers ses représentants, à des négociations portant
sur le devenir de sa région.

Cette évolution, du reste majeure, procède, selon M. Sahel, d'un souci
de justice et d'équité, visant à consacrer une approche démocratique
salutaire, permettant d'associer l'ensemble des représentants de la
population du Sahara, au processus en cours.

Dans ce cadre, l'examen de la question du Sahara par la 4ème
Commission, devrait se faire, a souligné l'ambassadeur, dans un esprit
de "consensus et de responsabilité, et ne point céder à la polémique
stérile, à l'escalade et aux surenchères inutiles qui,
malheureusement, ne font qu'altérer l'objectivité du débat".

Il a ainsi mis l'accent sur la nécessité de tenir compte des derniers
développements intervenus, notamment au Conseil de sécurité, lesquels
devraient, a-t-il dit, tracer la voie pour un retour au consensus au
sein de cette Commission.

"Seule une résolution faisant siens les récents développements est de
nature à préserver la dynamique engagée et à encourager les parties à
poursuivre les négociations entamées, à la satisfaction de tous", a
insisté M.Sahel, mettant en garde que toute "tentative visant à
dénaturer la résolution 1754 recèlerait le risque de compromettre la
dynamique de négociation".

Ainsi, toute tentative de ressusciter les initiatives dépassées,
procéderait du même objectif et contrarieraient les efforts menées par
la Communauté internationale, pour trouver une solution à ce différend
qui n'a que trop duré, a-t-il affirmé.

"Mon pays considère que nous nous trouvons à un tournant important
dans l'histoire du traitement de la question du Sahara par les Nations
Unies. Ce tournant, prometteur et plein d'espoir, a été installé grâce
à l'initiative responsable du Maroc, et ne saurait être sacrifié sur
l'autel d'une énième surenchère, de nature à retarder le règlement de
ce différend régional, et prolonger les souffrances des populations
des camps de Tindouf, qui en sont les victimes", a prévenu le diplomate.

En s'engageant dans ce processus historique, de négociation, le Maroc
entend, a-t-il dit, à travers l'initiative qui a permis de mettre en
marche cette nouvelle dynamique, redonner espoir à ces populations, en
démontrant qu'une solution est possible, qu'elle existe, qu'elle est
audacieuse et équitable.

"Le Maghreb réconcilié, que nous appelons de nos voeux, est,
aujourd'hui, à la portée de nos mains", a-t-il noté, soulignant que le
Maroc espère trouver auprès des autres parties, la même volonté
politique d'avancer dans cette direction et de s'atteler à la
construction maghrébine, pour en faire un espace de démocratie et de
prospérité partagées.

Il a, d'autre part, appelé à l'adoption d'une résolution en phase avec
l'évolution récente du différend sur le Sahara, notamment au sein du
Conseil de sécurité, une résolution qui évite de compromettre la
dynamique actuelle ou d'altérer les termes de référence des
négociations en cours, qui soit conforme à la lettre et à l'esprit et
de la résolution 1754, qui évite de légitimer des prises de positions
rigides, de consacrer un référentiel dépassé ou de recourir à une
simple juxtaposition, contre-productive, de propositions antérieures,
dont la caducité est clairement établie et qui renforce la cohérence
dans le traitement de la question par les différents organes des
Nations Unies.

M. Sahel a enfin souligné la disposition du Maroc à oeuvrer pour
l'adoption d'un texte de consensus, en totale phase avec la résolution
1754 du Conseil de sécurité et en soutien à la dynamique de
négociations, enclenchée à Manhasset et devant se poursuivre dans les
mois à venir.

Une délégation marocaine participe aux débats de la Quatrième
Commission de l'Assemblée générale de l'ONU sur la question du Sahara.
Elle comprend, notamment, des représentants du Conseil Royal
Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), dont Mme Gajmoula
Ebbi, membre de la Chambre des représentants, M. Khaddad El Moussaoui,
vice-président du CORCAS, Mme Keitoum Khayati, présidente de
l'Association des femmes sahraouies, ainsi que de M. Mustapha Bouh
Barazani, ex-membre du bureau politique du polisario.


Dernière modification 09/10/2007 08:33

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Editorial
Sahara : un tournant à la 4e Commission ?

Publié le : 09.10.2007 | 14h08


La 4e Commission des Nations unies, dite de décolonisation, a ouvert
un débat lundi soir à New York sur les Falkland (Malvinas)
et le Sahara. Connue pour être une assemblée agitée depuis des
décennies, la quatrième Commission est soumise fréquemment aux
pressions et aux tractations de couloirs qui, en tout état de cause,
ne constituent pas la finalité souhaitée ni n'honorent ceux qui s'y
livrent.

On se rappelle que l'année dernière, sous la pression du gouvernement
algérien, de débats houleux, inspirés de la malveillance et de la
manipulation, ont marqué les travaux de cette commission s'en prenant
au Maroc sur le thème des droits de l'homme. Rien n'y a fait, d'une
part parce que la 4e Commission des Nations unies a simplement
vocation au débat et n'a aucune force exécutoire, quand bien même ses
travaux se solderaient par des votes et l'adoption de résolutions.

Et d'autre part, la réalité "réelle" est vite apparue au yeux de
l'opinion internationale sur les droits de l'homme au Maroc où, aussi
bien dans 'ses provinces sahariennes du Sud' que dans celles du Nord,
leur respect et leur protection ne connaissent aucune entrave. Il faut
se réjouir d'emblée qu'à la quatrième Commission des Nations unies,
ouverte lundi, la majorité des délégations ait "estimé que les
pourparlers entamés cet été à Manhasset constituaient une ouverture
très positive en direction de la résolution du problème". Ce n'est
pas un simple constat, mais un véritable tournant.

D'autant plus que, comme l'a souligné le représentant du Maroc à
l'ONU, la "proposition d'<autonomie substantielle> que le Maroc a
soumise constitue une solution de compromis innovante et responsable
"et qu'il a déploré la" surenchère qui a marqué la précédente
session". Aussi bien le projet d'<autonomie> au Sahara lui-même que le
soutien du Conseil de sécurité qui l'a suivi et, à titre personnel,
celui des grandes puissances comme les Etats-Unis ont considérablement
modifié la donne.

La majorité des représentants à la 4e Commission ont pris en compte
à l'évidence de cette évolution nouvelle, confortant la raison et le droit.

S'ils encouragent la solution de négociation sur la base d'un projet
d'autonomie novateur, s'ils se sont prononcés lundi dans le même sens,
ce n'est certainement pas pour écouter les balivernes du délégué
algérien et de ceux de ses obligés sur le "prétendu dernier territoire
restant à décoloniser en Afrique"?L'ONU change à l'évidence de langage
et ses Commissions suivent ce changement.

Seule l'Algérie, caparaçonnée d'un catéchisme des années soixante,
continue à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.


| LE MATIN

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3. SAHARA OCCIDENTAL-GROUPE DE RIO
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/10/sps-111007-2.html

Le Groupe de Rio réaffirme son soutien à l?autodétermination du peuple
sahraoui


New York (Nations unies), 11/10/2007 (SPS) Le Groupe de Rio a
réaffirmé, mardi devant la IV ème Commission de décolonisation de
l?ONU à New York, son soutien "au droit inaliénable du peuple sahraoui
à l?autodétermination", a déclaré le représentant de ce groupe
latino-américain, qui rassemble l?Argentine, Belize, Bolivie, Brésil,
Chili, Colombie, Costa Rica, Equateur, Salvador, Guatemala, Guyane,
Honduras, Mexique, Nicaragua, Paraguay, Pérou, Uruguay, Venezuela et
la République Dominicaine.
"Le Groupe (de Rio) tient à réaffirmer son espoir qu?avec le soutien
de l?ONU, le peuple sahraoui puisse finalement exercer son droit
inaliénable à l?autodétermination sur la base d?une solution durable,
juste et mutuellement acceptable par les parties au conflit", a
souligné l?orateur.

L?ensemble latino-américain, a en outre réaffirmé son engagement pour
"l?élimination du colonialisme dans toutes ses formes" et a réitéré
son appel à tous les états membres de l?ONU pour "continuer à apporter
leur concours à cet objectif". (SPS)


010/090/595 OCT 07 SPS

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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/les_negociations_de/view
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=76746

New York (Nations Unies), 09/10/07- Le groupe de Rio, comprenant une
vingtaine de pays d'Amérique Latine et des Caraïbes, a affirmé lundi
que les négociations de Manhasset sur la question du Sahara ouvrent
des "perspectives intéressantes" pour un règlement de ce conflit.

"Les récentes réunions de Manhasset, engagées conformément à la
résolution 1754, ouvrent des perspectives intéressantes", a déclaré
lundi le représentant de la République dominicaine à l'ONU, M. Juan
Martinez, au nom des pays membres du Groupe de Rio, dans une
intervention devant la quatrième Commission de l'Assemblée générale.

Il a déclaré que "la question du Sahara occidental devait trouver sa
solution dans le cadre des Nations Unies" et s'est félicité des
résultats des contacts de l'Envoyé spécial du Secrétaire général avec
les parties concernées par ce différend.

Le Groupe de Rio comprend les pays suivants : Argentine, Belize,
Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa-Rica, Equateur, Salvador,
Guatemala, Guyane, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay,
Pérou, Uruguay, Venezuela et République Dominicaine.


Dernière modification 09/10/2007 12:13

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3. SAHARA OCCIDENTAL-FIDJI
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/sahara__ferme_soutie/view
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=76746

Sahara: Ferme soutien des Fidji aux efforts de l'ONU pour une solution
politique et mutuellement acceptable



New York (Nations Unies) 09/10/07- Les Fidji ont exprimé lundi leur
soutien ferme aux efforts de l'ONU pour une solution politique et
mutuellement acceptable au différend sur le Sahara.

"Les Fidji soutiennent fermement les efforts du Secrétaire général et
de son Envoyé personnel pour parvenir à une solution politique
acceptable" au conflit du Sahara, a affirmé le chargé d'affaires de la
mission Fidjienne auprès de l'ONU, M. Mason F. Smith, devant la 4ème
Commission de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le diplomate fidjien a rappelé que l'impasse actuelle continue de
causer des souffrances et d'être une source potentielle d'instabilité
dans la région de même qu'elle constitue un obstacle au développement
du Maghreb.

"Les Fidji exhortent l'ONU et toutes les parties au conflit du Sahara
occidental à continuer à déployer tous les efforts et à coopérer
pleinement pour trouver une solution acceptable, juste, durable et
mutuellement acceptable à cette question", a-t-il indiqué.

La majorité des délégations qui ont pris la parole devant cette
Commission ont estimé que les pourparlers sur le Sahara, entamés cet
été à Manhasset, dans l'Etat de New York, constituaient une ouverture
très positive en direction de la résolution de différend.


Dernière modification 09/10/2007 12:07

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5. SAHARA OCCIDENTAL-SÉNEGAL
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=22605

Sahara: Dakar toujours fidèle à ses positions de principe


Aujourd?hui à New York, la quatrième commission de l?assemblée
générale tiendra sa troisième séance. La question du Sahara sera au
c?ur du débat.
La quatrième commission de l'Assemblée générale des Nations Unies a
été l?occasion lundi à New York pour le Sénégal de réitérer ses
positions de principe quant à la question du Sahara marocain. Le
soutien à la souveraineté du Maroc sur ses territoires du sud est sans
faille. Paul Badji, ambassadeur du Sénégal auprès des Nations Unies, a
d?ailleurs conforté la position de son pays par un rappel des
relations séculaires liant les deux pays.
L'initiative d'autonomie, présentée par le Maroc pour sortir de
l'impasse la question du Sahara, est "conforme à la légalité
internationale et au droit à l'autodétermination", avait souligné Paul
Badji. Il a également réaffirmé le soutien de son pays au respect de
l'intégrité territoriale et de la souveraineté du Maroc.
M. Badji a fait savoir que son pays est convaincu que seules des
négociations sincères et loyales peuvent conduire à un règlement juste
et durable de ce dossier qui a connu tant d'impasses successives. Et
c'est justement pour sortir de l'impasse que le Maroc a soumis au
Secrétaire général l'initiative marocaine pour la négociation d'un
statut d'autonomie de la région du Sahara.
Sur fond d?une connaissance subtile des tenants et aboutissants du
dossier du Sahara, Dakar a ainsi exhorté les parties concernées à
poursuivre, de bonne foi, les négociations en vue de trouver une voie
consensuelle, seule susceptible de favoriser la mise en oeuvre d'une
solution juste et durable. Et de souligner que son pays émet ?l?espoir
que les parties concernées sauront se prémunir de la volonté politique
de se hisser au diapason du triple défi de la paix, de la coopération
et du développement". Et en guise d?encouragement à un tel résultat,
l?ambassadeur du Sénégal a formé le voeu que le consensus prévale au
sein de cette commission sur la question du Sahara.
Par ailleurs, les différentes délégations présentes au sein de la
commission présidée par le représentant spécial du Soudan ont formé
l?espoir que les négociations entreprises à Manhasset aboutiront à une
solution acceptable par toutes les parties.
Pour sa part, Mohamed Sahel, représentant du Maroc auprès des Nations
Unies, a confirmé que le processus de négociations entamé aux
Etats-Unis était susceptible de sortir la question du Sahara de
l'impasse. La proposition du gouvernement du Maroc d'octroyer une
autonomie substantielle au territoire, dit-il, constitue une
proposition de compromis innovante et responsable.


Nouri Zyad

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http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67098

Le Sénégal reaffiurme son soutien au Maroc
(10/11/2007)


Le Sénégal a réaffirmé lundi que l¹initiative d¹autonomie, présentée
par le Maroc pour sortir de l¹impasse la question du Sahara, est
«conforme à la légalité internationale et au droit à
l¹autodétermination», réitérant son soutien au respect de l¹intégrité
territoriale et de la souveraineté du Royaume.

«Mon pays a la claire conscience que seules des négociations sincères
et loyales peuvent conduire à un règlement juste et durable de ce
dossier qui a connu tant « d¹impasses successives » et c¹est justement
pour sortir de l¹impasse que le Maroc a soumis au Secrétaire général
«l¹Initiative marocaine pour la négociation d¹un statut d¹autonomie de
la région du Sahara», a indiqué l¹ambassadeur du Sénégal auprès des
Nations Unies, M. Paul Badji, devant la quatrième Commission de
l¹Assemblée générale.
Le Sénégal réaffirme, à ce propos, sa position qui «consacre et
privilégie le respect de l¹intégrité territoriale et de la
souveraineté du Maroc sur le Sahara», a dit M. Badji, mettant en
exergue «les liens séculaires multiformes» unissant les deux pays.
Le diplomate, qui a affirmé «le soutien agissant» de son pays aux
efforts en cours sous les auspices de l¹ONU pour un règlement
politique juste et mutuellement acceptable à ce différend, a fait
remarquer que les pourparlers, tenus à New York en juin et août
derniers, ont «redonné un nouvel espoir» pour une issue positive à
cette question.
Il a exhorté les parties concernées à «poursuivre de bonne foi les
négociations en vue de trouver une voie consensuelle, seule
susceptible de favoriser la mise en £uvre d¹une solution juste et
durable».
Le Sénégal exprime «le souhait ardent que les parties concernées
sauront se prémunir de la volonté politique de se hisser au diapason
du triple défi de la paix, de la coopération et du développement»,
a-t-il poursuivi, formulant le v£u que le consensus prévale au sein de
cette Commission sur la question du Sahara.


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6. PETITIONNAIRES SOUTIENT LA LÉGALITÉ INTERNATIONALE
http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/10/sps-121007-2.html

La répression marocaine au Sahara occidental dénoncée à la 4è
Commission de l'Onu


New York (Nations unies), 12/10/2007 (SPS) Les "violations marocaines"
des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara
occidental ont été dénoncées par de nombreux intervenants à la
quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'Onu, chargée de la
décolonisation, qui poursuit jeudi ses travaux.


M. Jean-Paul Lecoq, représentant du Réseau mondial des maires pour la
paix, a déploré la "négation persistante" par le Maroc du droit du
peuple sahraoui à l?autodétermination et le "silence assourdissant et
complaisant" des grands médias internationaux.
Le Sahara occidental "n?a pas besoin de l?autonomie, mais de son
indépendance", a soutenu M. Lecoq, critiquant le Maroc "qui bafoue les
droits de la population (sahraouie) au nom de droits historiques
autoproclamés".
L?orateur s?est inquiété de la "répression exercée à l?encontre du
vaste mouvement populaire" né dans les territoires sahraouis occupés
en faveur de l'autodétermination, proposant d?interdire au Maroc
l?organisation de tout événement sportif international tant qu?un
accord n?aura pas été conclu.


La députée italienne Carmen Motta, qui représentait le Groupe italien
d?amitié avec le peuple sahraoui, a précisé de son coté que le
Parlement de son pays avait voté une motion cette année en faveur du
droit à l?autodétermination du peuple sahraoui.
Elle a déploré le "silence pesant sur les nombreuses atteintes aux
droits fondamentaux" de la population sahraouie, appelant de ses v?ux
une "intervention plus volontariste de l?Onu qui permettrait à la
population de réaliser qu?elle n?est pas abandonnée et oubliée du
reste du monde".


M. Alain Dauger, président d?une association française de solidarité
internationale, a déploré que les droits du peuple sahraoui "soient
bafoués et foulés au pied sans que la communauté internationale n?y
remédie".
"Les forces marocaines s?emploient par tous les moyens à étouffer
toute manifestation pacifique, et ce, à l?aide de traitements
inhumains et dégradants qui ont pris des proportions incroyables",
a-t-il dénoncé.


M. Norman Paech, député au Parlement allemand, a évoqué lui aussi les
violations des droits de l?homme commis par le Maroc dans les
territoires occupés du Sahara occidental.
Il a critiqué "les préalables mis par le Maroc concernant la mise en
?uvre concrète de l?autodétermination du Sahara occidental",
soulignant que "le droit des peuples à disposer d?eux-mêmes avait
valeur de norme impérative".


Mme Cinzia Terzi, du Mouvement italien solidaire avec le peuple
sahraoui, a fustigé, quant à elle, "l?attitude de certains pays
européens sur la question" du Sahara occidental, demandant à ce que
les Nations unies "assument leurs responsabilités pour trouver une
solution à ce conflit.


De son côté, Mme Jacinta de Roeck, présidente du groupe belge
interparlementaire pour la paix au Sahara occidental, a déploré que la
question sahraouie ne fasse pas l?objet d?une grande attention au sein
de la communauté internationale.
Elle a appelé le Maroc à respecter les droits de l?homme, la
démocratie et le droit international car, a-t-elle ajouté, Rabat "suit
la voie de l?oppression en violant le droit international impunément".

Mme Agaila Abba Hemeida, une Sahraouie vivant aux Etats-Unis, a mis en
cause une "occupation marocaine visant à éradiquer la culture
sahraouie".
Elle a rappelé que la population sahraouie, divisée en deux, attendait
toujours le référendum promis. "Lorsqu?on a parlé du référendum, il y
a de nombreuses années de cela, nous avons commencé à préparer nos
bagages pour rentrer au pays, mais cet espoir a été déçu", s'est-elle
indignée.


Pour sa part, Mme Begota Errazti, présidente du parti espagnol Eusko
Alkartasuna, a dénoncé l?"injustice faite au peuple sahraoui", lequel
"doit pouvoir exercer son droit à l?autodétermination en organisant un
référendum libre et indépendant, ce qui est tout le contraire des
propositions (d'autonomie) faites par le Maroc", a-t-elle relevé.


Mme Ana Maria Miranda, membre de la Commission émigration du bloc
nationaliste galicien, en Espagne, a rappelé quant à elle que la
question du Sahara occidental est une question juridique de
décolonisation, "ce qui rend la position du Maroc ambiguë, car il se
présente en victime alors qu?il est devenu bourreau". (SPS)


010/090/700 121644 OCT 07 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/10/sps-101007-4.html

Plusieurs pétitionnaires appellent devant l?ONU à la décolonisation du
Sahara Occidental


New York (Nations unies), 10/10/20027 (SPS) Plusieurs pétitionnaires
ont réclamé devant la Commission politique spéciale et Décolonisation
(IV ème commission) de l?ONU la décolonisation du Sahara Occidental
occupé militairement par le Maroc depuis 1975 et l?organisation, à cet
effet, d?un référendum d?autodétermination.


"La solidarité internationale continue à être nécessaire" avec le
combat des Sahraouis pour leur liberté, parce que le Gouvernement
marocain "à l?image d?Adolph Hitler, pour légitimer son occupation
militaire de l?Autriche et la Bohême", continue à insister sur le
caractère "affaire interne" du conflit qui doit être traitée sur la
base de "l?intégrité territoriale", s?est indigné le Président de la
Plate-forme civique "Andalousie pro référendum au Sahara Occidental",
Isidoro Moreno Navarro.
?La Communauté internationale doit exercer des pressions sur le Maroc
avec plus de vigueur pour qu?il mette fin à la répression contre le
peuple sahraoui dans les territoires illégalement occupés et pour
qu?il organise le référendum d?autodétermination réclamé dans
plusieurs résolutions du Conseil de sécurité", a ajouté M. Moreno
Navarro, qui est également membre du bureau de l?Association pro
Droits humains d?Andalousie.
Pour ce professeur d?anthropologie de l?Université de Séville,
"continuer à accepter la violation de la légalité internationale et
sacrifier les droits du peuple sahraoui au profit des intérêts de la
monarchie marocaine et des grandes puissances qui le soutiennent,
constitue, non seulement une énorme injustice, sinon qu?il aggrave
l?instabilité politique dans la zone et ouvrira le chemin vers le
radicalisme".


Mme Ana Miranda, responsable de la Commission Immigration du Bloc
Nationaliste Galicien (BNG), vice-présidente de l?Alliance Libre
Européenne (ALE), a souligné quant à elle sur la même tribune
onusienne, que la question du Sahara Occidental est "une question
juridique internationale de décolonisation" et "non une affaire
interne marocaine, qui a occupé illégalement, en 1975, un territoire
qui ne lui appartient pas".
"Ce territoire doit être rendu à son légitime propriétaire, le peuple
sahraoui, pour garantir la stabilité et la paix dans la région", a
soutenu Mme Ana Miranda, pour il est nécessaire de manière urgente
d?organiser un référendum d?autodétermination et d?indépendance, qui
mettre fin définitivement à décolonisation de l?ancienne colonie
espagnole, le Sahara Occidental", a-t-elle martelé.


Pour sa part, le Président de l?Association d?Amitié avec le peuple
sahraoui de Séville, Fernando Peraita Lechosa, a axé son intervention
devant la IV ème Commission sur "les violations de droits humains" au
Sahara Occidental par le Maroc et a appelé les Nations unies à
garantir le respect des libertés fondamentales dans ce territoire
occupé militairement par le Maroc.
Mme Lechosa veut démontrer, a-t-il dit, "la contradiction entre le
compromis marocain à travers des déclarations officielles de respect
des droits humains et de libertés des personnes et la violation, en
pratique, de ces droits dans différents endroits". Il s?est ainsi
lancé à démontrer, exemples à l?appui, "la responsabilité de l?Etat
marocain de ces violations au Sahara Occidental, au sud du Maroc et
dans les universités marocains".
Il a affirmé que la sécurité et l?intégrité physique des personnes
"continuent à être sérieusement violées à cause de l?excessif et
illégal usage de l?autorité, principalement la torture et autres types
de traitements sévèrement inhumains, comme conséquence de
l?intensification des manifestations pacifiques qui revendiquent
l?autodétermination du peuple sahraoui".
A cet égard, il a appelé le Haut commissariat des Nations pour les
droits humains à publier les conclusions de son rapport d?octobre 2006
et à mettre en pratique ses recommandations, ainsi que la levée de
l?état de siège militaire et médiatique imposé au Sahara Occidental et
la libre circulation des délégations étrangères.
Il a également revendiqué l?élargissement des compétences de la
Minurso pour inclure la protection des droits des citoyens sahraouis
au Sahara Occidental, faire la lumière sur le sort des disparus et
libérer les prisonniers politiques actuellement incarcérés dans
différentes prisons marocaines, permettre la mise en place
d?associations de droits humains, arrêter le pillage du sous-sol et la
fermeture de la "Carcel negra" (prison noire) d?El Aaiun. (SPS)


010/090/100 101544 OCT 07 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/10/sps-101007-6.html

La décolonisation du Sahara occidental focalise les débats à la 4ème
Commission de l'Onu


New York (Nations unies), 10/10/2007 (SPS) Le Sahara occidental a
constitué le principal sujet de débat à la quatrième Commission de
l'Assemblée générale de l'Onu, chargée de la décolonisation, la
majorité des intervenants exprimant leur soutien au droit des
Sahraouis à l'autodétermination.


"L?accès à la souveraineté est l?une des pierres angulaires de
l?action de l?Onu", a rappelé le président de la Commission,
Abdalmahmoud Abdalhalim Mohamad, du Soudan, à l'ouverture de ses
travaux, lundi.


Le rapporteur du Comité spécial sur l?application de la Déclaration
sur l?octroi de l?indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, M.
Bachar Jaafari (Syrie), a souhaité que les "efforts conjoints de tous
les Etats membres (de l'Onu), du système des Nations unies et des
habitants des territoires non autonomes mènent à des progrès
significatifs dans l?éradication totale du colonialisme".


Le représentant de l'Angola, M. Tete Antonio, a fait remarquer qu?"à
une époque où la consultation populaire faisait presque partie de nos
m?urs à tous, il est bien logique que le peuple du Sahara occidental
jouisse également de ce droit".
Il s?est réjoui de l?amorce de négociations directes entre les
parties, le Maroc et le Front Polisario, à Manhasset près de New York,
en août dernier,et les a encouragées à "négocier de bonne foi".
Le diplomate angolais s'est félicité en particulier du "rôle positif"
joué par les pays voisins, l?Algérie et la Mauritanie. M. Juan
Martinez, représentant la République dominicaine, a déclaré que la
question du Sahara occidental devait "trouver sa solution avec les
Nations unies", estimant que les dernières réunions de Manhasset
"ouvrent des perspectives intéressantes".


M. Valente Chissano, du Mozambique, a appelé à un règlement du conflit
grâce à une solution qui serait "juste et acceptable".
Il a déploré que les objectifs de la Déclaration sur l?octroi de
l?indépendance aux pays et peuples coloniaux "avaient maintenant plus
de 50 ans et que, malgré cela, ils ne sont toujours pas atteints".


Le représentant de la Chine, M. Liu Zhenmin, a de son côté rappelé que
deux millions de personnes vivaient encore dans 16 territoires
non-autonomes. "Il y a consensus parmi les Etats membres pour que l?on
parvienne à achever au plus tôt le processus de décolonisation", a dit
le représentant chinois. Il a rappelé que son pays avait "toujours
appuyé les populations de ces territoires dans leurs efforts pour
exercer leur droit à l?autodétermination.
La Chine, a-t-il ajouté, "a l?intention de continuer à ?uvrer au sein
de l?Onu et de sa 4ème Commission".


Le représentant de l'Iran, M. Hossein Maleki, a déclaré que la Charte
des Nations unies "consacrait le droit à l?autodétermination" et a
demandé à ce que la décolonisation soit donc considérée comme un
"objectif majeur pour l?Organisation".
Il a également plaidé en faveur de missions annuelles d'information
menée par les Nations unies dans les territoires non autonomes. M.
Mason F. Smith, des îles Fidji, a estimé que la décolonisation était
un "droit de l?homme fondamental".


"La taille du territoire, ou sa situation géographique, ne devrait pas
empêcher le droit inaliénable de son peuple à exercer son droit à
l?autodétermination, librement et sans ingérence", a-t-il dit. M.
Alfredo Lopes Cabral, de la Guinée-Bissau, a rappelé que l?"objectif
ultime (de l'Onu) était de donner la possibilité aux peuples (des
territoires non autonomes) de s?exprimer".


Après les interventions des représentants des pays membres de la 4ème
Commission, la parole a été donné à des "pétitionnaires" venus du
monde entier pour exprimer leur opinion sur le conflit du Sahara
occidental et les autres territoires non autonomes.


M. Willy Meyer Pleite, qui s?exprimait en tant que député européen et
au nom du Groupe d?amitié avec le Sahara occidental du Parlement
européen, a souligné que "le Maroc n?était pas puissance administrante
mais puissance occupante".
Il a affirmé que Rabat n?avait pas montré de "volonté réelle de
débloquer la situation", jugeant d'autre part que l?Espagne, en tant
qu?ancienne puissance administrante du Sahara occidental, "a une
responsabilité clef au sein de l?Union européenne".


Certains pétitionnaires ont reproché au gouvernement espagnol
d?"entériner la proposition marocaine consistant à refuser
l?indépendance au profit de l?autonomie".
Une intervenante a rappelé que la majorité du peuple sahraoui vivait
depuis 30 ans dans un des lieux les plus inhospitaliers du Sahara,
dans des camps de réfugiés.
Une représentante de l'ONG internationale Oxfam a reproché à la
communauté internationale de ne pas répondre à ses engagements et
d?avoir réduit l?assistance aux réfugiés sahraouis. (SPS)


010/90/700 101622 OCT 07 SPS

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7. PETITIONNAIRES DU LOBBY PRO-MAKHZEN-LOBBY INTERNATIONAL DU MAKHZEN
http://www.leconomiste.com/article.html?a=81420

Sahara, les témoignages des experts

La délégation marocaine à l?ONU sur la question du Sahara
(leconomiste.com) était accompagnée de trois experts européens,
spécialistes de l?histoire et de la sécurité de ce territoire: le Pr.
Bernabé Lopez Garcia, le Pr. Aymeric Chauprade (que les lecteurs de
L?Economiste connaissent pour ses chroniques de stratégie) et l?ancien
député européen, actuel président de la région Toscane en Italie,
Paolo Bartolozzi. Voici les extraits les plus significatifs de leurs
conférences respectives, données le 9 octobre dernier, devant la
commission ad hoc.


? Lopez Garcia: les occasions manquées

L?histoire du Sahara est l?histoire d?une accumulation d?occasions
manquées. Première occasion perdue: le gouvernement espagnol lors de
l?Indépendance du Maroc, ne répond pas au Département d?Etat américain
pour décoloniser tous les territoires que l?Espagne occupait dans le
Nord de l?Afrique (?) Pendant des années, la stratégie du régime
franquiste a consisté à éloigner le plus possible les Sahraouis du
contact avec le Maroc. On a travaillé avec les élites du Sahara pour
les éloigner de tout projet commun avec leurs voisins, voir même les
brouiller, en fomentant l?idée d?un territoire a part, à personnalité
propre, sans aucun lien avec leur entourage.
Occasion manquée, au début des années 70, avec un groupe de jeunes
Sahraouis venus de Rabat pour présenter ?leurs revendications et
souligner qu?ils veulent rester dans l?orbite marocaine pour peu qu?on
les aide à libérer leur pays du joug espagnol?. Ils furent arrêtés à
la frontière et créèrent peu après le Polisario. (?)


Maghreb des régions

Les tentatives de médiation du représentant du Secrétaire Général de
l?ONU, James Baker, ont aussi été des occasions perdues.
L?accord-cadre de 2001 fut refusé par le Polisario de peur de voir
l?exécutif autonomique provisoire sahraoui qui en découlerait, devenir
l?otage de la puissance administrative, le Maroc. Occasion perdue,
parce qu?en ?jouant cette partie, le Polisario pouvait faire un pas
décisif, non seulement vers la réconciliation de tous les Sahraouis,
mais aussi pour jeter les bases de la construction d?un Maghreb des
régions (?) Les conversations initiées à Manhasset peuvent montrer
qu?on peut venir à bout des occasions manquées, que c?est à travers la
négociation que l?on peut arriver à un consensus qui, certes, aura des
coûts de chaque côté, qui exigera un courage politique pour faire face
aux critiques depuis les arrière-gardes de chacun, mais qui pourra
conclure dans la retrouvaille, la paix et une vie en démocratie.
Les Marocains ne veulent pas céder dans leur souveraineté sur le
Sahara, convaincus de l?existence de liens étroits entre Sahraouis et
Marocains (?). Mais les Sahraouis exigent une reconnaissance que 30
années de séparation, d?exil et de souffrances n?ont pas été vaines
(?) L?autonomie négociée pourrait être une issue sans vainqueurs ni
vaincus (?).
Le projet que le Maroc a lancé en avril dernier, parle d?autonomie,
d?amnistie, de révision constitutionnelle, et même d?élection du
président d?une future autonomie sahraouie pour une assemblée
parlementaire élue, aux larges compétences, qui naturellement sont à
négocier, si toutefois c?est la voie que finalement suivent les deux
parties confrontées (?).
Le Polisario doit savoir, pour sa part, qu?une solution comme celle
que le Maroc propose, confirme que sa lutte a valu la peine. (?) Il
est vrai que l?autonomie n?a de sens que dans un système vraiment
démocratique et le Maroc, aujourd?hui, ne l?est pas encore pleinement.
Les élections du 7 septembre dernier ont montré que si l?Etat est
disposé à donner la voix au peuple, celui-ci montre encore des
réticences à jouer un jeu.



? Chauprade: Attention à «l?Etat Polisario»

Mes interventions des deux années précédentes avaient porté sur les
dernières recherches historiques prouvant la marocanité du Sahara
occidental. En inscrivant mes réflexions dans la longue durée de
l?Histoire, j?avais souligné combien l?affaire est restée prisonnière
d?un conflit fabriqué de toutes pièces par la Guerre froide.
La souveraineté du Maroc ne lui a, faut-il le rappeler, jamais été
contestée durant des siècles, sauf durant la parenthèse de la
colonisation espagnole bien sûr ; celui-ci a proposé, le 11 avril de
cette année 2007, de consolider la légitimité de sa souveraineté en
consultant la population de sa province.
Il ne faudrait pas se tromper sur le sens de cette proposition. Elle
n?est pas une idée trouvée à la hâte pour faire preuve de bonne
volonté ; elle est le résultat d?années d?efforts de développement de
son Sud, de la confiance qui y est maintenant établie, les progrès
réalisés ayant eu raison des fausses idées.
Rabat a décidé de donner aux Sahraouis, par voie référendaire, le
contrôle de leurs affaires, grâce à des institutions législatives,
exécutives et judiciaires. Ce n?est pas une concession au Polisario,
mais un progrès voulu pour les Sahraouis, pour leur permettre de
trouver le juste équilibre entre leur marocanité et leur
particularisme identitaire [?].
Nous sommes-nous bien demandés ce que serait un Etat Polisario? Eh
bien, il suffit d?imaginer les camps de Tindouf en plus grand, un
gigantesque Etat policier, contrôlé par une junte qui n?a jamais connu
le moindre début de démocratisation, qui n?a jamais cessé de se
régénérer par des purges violentes, et qui tient les populations,
depuis ses origines en pleine Guerre froide, sous un joug implacable,
et selon des mécanismes assimilables à de nombreuses sectes (la
négation de l?autonomie de la cellule familiale, par exemple). Le
projet du Polisario, c?est le pouvoir donné à une junte dictatoriale
et corrompue, vivant de tous les trafics sahariens possibles, pouvoir
de dominer en toute impunité sa population.


Dimension criminelle

Les séparatismes nomades, qu?ils soient ceux du Polisario, ou ceux des
Touaregs, menacent l?unité des Etats sédentaires. Il n?aura échappé à
personne que cette année, les vieux démons du séparatisme touareg ont
resurgi au Mali et au Niger. Je dis aux Etats de la frange saharienne:
réfléchissez bien aux conséquences si un petit Etat sahraoui venait à
surgir dans la région. Aujourd?hui, l?islamisme s?est niché dans le
Sahara; au travers de multiples mouvements qui se rattachent tous au
djihad international et partagent une haine commune contre tous les
gouvernements du Maghreb. Comment ces islamistes survivent-ils et
étendent-ils leur emprise? Grâce aux trafics en tous genre pratiqués
dans le Sahara; migration clandestine, armes, drogue, traite humaine,
essence, cigarettes? Qui contrôle depuis toujours ces trafics
sahariens? Le Polisario n?échappe pas à cette dimension criminelle, et
même à la contamination islamiste. Je ne développerai pas ce point
puisque je l?avais largement évoqué l?année dernière. Mais j?espère
simplement qu?un jour les Nations unies chercheront à percer la
véritable nature du Polisario. L?établissement de petits Etats
sahraouis et touaregs dans le Sahara signifierait un véritable
triomphe du crime organisé et, par voie de conséquence, de l?islamisme
radical [?].



? Bartolozzi: Souffrances et désordres

La primauté de l?initiative marocaine par rapport aux autres
propositions réside dans le fait que le Polisario est resté campé dans
ses positions des années 1970, alors que le Maroc a apporté du nouveau
en renonçant à l?intégration totale du Sahara à travers une autonomie
sous souveraineté marocaine et préservant l?intégrité territoriale du
Royaume [?] Il est à noter que l?envoyé personnel du secrétaire
général de l?ONU pour le Sahara, M. Peter Van Walsum a déclaré le 21
avril 2007 que: « l?autodétermination du Sahara ne doit pas conduire
nécessairement à l?indépendance? Il y a des instances où un peuple a
opté pour une forme différente et toutes les résolutions de
l?Assemblée générale prennent cette éventualité en considération».


Dommages collatéraux du conflit

Dans ce sens, la voie de la sagesse interpelle toutes les parties
impliquées et intéressées par le conflit du Sahara pour faire preuve
de sens de responsabilité et de clairvoyance. Cette voie passe
inévitablement par une solution médiane où tout le monde peut se
retrouver. La conjoncture actuelle se prête plus que jamais pour
concrétiser la volonté des peuples de la région à l?union, la
stabilité, la sécurité et le développement économique et social [?] Je
suis convaincu que les peuples de la région et particulièrement les
Sahraouis des camps de Tindouf sont optimistes quant à une issue
positive de ce processus de négociations et attendent une solution
pacifique, juste et définitive qui leur garantisse la dignité, le
respect et le retour à leur pays, le Maroc.
La recherche rapide et définitive d?une solution au conflit du Sahara
mérite une attention particulière, vu les dommages collatéraux qu?elle
engendre. Les Sahraouis des camps de Tindouf au Sud de l?Algérie
survivent dans des conditions inhumaines. Ils sont frustrés,
démoralisés par plus de 32 années d?attentisme et d?immobilisme et
sont susceptibles de verser dans n?importe quel réseau pour assouvir
leurs besoins et fuir le calvaire des camps.


Migrations clandestines

Cette réalité amère, qui constitue une menace pour la stabilité et la
sécurité de la région méditerranéenne, nous interpelle tous à lutter
contre ce phénomène transnational et à combattre les causes qui sont à
l?origine du terrorisme dans la zone subsaharienne. Les migrants
clandestins sont acheminés par des réseaux jusqu?aux frontières du
Maroc.
Ces réseaux trouvent dans le Sahara un refuge pour leur commerce
illicite d?humains. Tout le monde est au courant du drame des milliers
de candidats à l?émigration clandestine qui périssent quotidiennement
lors de la traversée de l?océan vers les îles Canaries ou vers la rive
nord de la méditerranée.
Pour mettre fin à cette situation, notre appel est adressé à la
communauté internationale pour inciter les parties à s?impliquer
davantage lors des prochains rounds des négociations pour une
application rapide de l?autonomie et pour délivrer les populations des
camps de Tindouf de cette situation pénible et pour permettre la
stabilité et le développement aux pays de la région.


Synthèse L?Economiste

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http://www.lobservateur.ma/detail_article.asp?ref=5350


Sahara, c'est aussi une question humaine


La situation au Sahara occidental, territoire que se disputent le
Maroc et le Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra
et du Rio de Oro (Front Polisario), a donné lieu à de vifs échanges
entre les partisans des deux parties, à l'occasion du débat sur la
question entamé le 10 octobre dans l'après-midi à la Commission des
questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième
Commission).

Certains « pétitionnaires » qui ont pris la parole lors de cette
séance ont exprimé leur soutien à une formule d'autonomie du
territoire au sein du Maroc, proposée par le Royaume chérifien. Cette
solution a été adoptée à une large majorité de Sahraouis à l'occasion
des élections qui se sont déroulées en septembre dernier au Maroc, a
noté le représentant du Conseil royal consultatif des affaires
sahariennes du Maroc.

D'autres intervenants, partisans des positions marocaines, ont
souligné le caractère «particulièrement généreux et consensuel » de
l'offre d'autonomie faite par le gouvernement de Rabat, dénonçant par
ailleurs les conditions de vie pénibles des réfugiés sahraouis dans
les camps de Tindouf, en Algérie, où ils seraient retenus contre leur
volonté.


Tanya Warburg

La présidente de l'Association Freedom For All, Tanya Warburg, a
dénoncé l'attitude anachronique et les contradictions scandaleuse du
polisario qui tire la sonnette d'alarme sur une imminente catastrophe
humanitaire dans les camps de Tindouf en continuant à organiser des
festivités et des man?uvres militaires.

"Comment le polisario peut-il tirer la sonnette d'alarme sur une
imminente catastrophe humanitaire dans les camps de Tindouf à cause
d'une prétendue rupture des stocks alimentaires et organiser, en même
temps, des festivités et des man?uvres militaires qui nécessitent un
énorme budget", s'est interrogée mercredi 10 octobre Tanya Wanburg
devant la quatrième Commission de l'ONU.

Elle a estimé que les droits fondamentaux des réfugiés étaient
totalement bafoués, réclamant une commission d'enquête internationale
au sujet de la situation prévalant dans les camps de Tindouf,
notamment au sujet des détournements de l'aide humanitaire.

"Personne ne peut ignorer l'existence de ce drame dont les principales
victimes sont des populations civiles démunies, contraintes de vivre
dans un espace fermé et quadrillé par la sécurité militaire
algérienne", a affirmé la représentante de l'Association Freedom For
All.

Dans les camps de Tindouf, "qui ne sont même pas soumis à la
législation du pays qui les héberge, l'Algérie, les gens sont traités
selon la tête du client, l'appartenance tribale et le degré de
connivence avec les cercles influents du polisario", a-t-elle déploré.

A cet égard, elle s'est demandée "comment la communauté internationale
peut permettre que des milliers de femmes, d'enfants, de vieillards et
de jeunes continuent à vivre sous des tentes dans le dénuement le plus
total au c?ur de l'une des régions les plus inhospitalières de notre
planète, et sous l'emprise d'un appareil militaire et sécuritaire
répressif ?".

L'intervenante a estimé qu'il est grand temps de mettre fin à ce drame
en encouragent une solution basée sur l'initiative d'autonomie,
"projet réaliste et sérieux préparé en concertation avec la majorité
écrasante des populations sahraouies" et saluée par la communauté
internationale.


Bernabé Lopez Garcia

Quant au professeur et chercheur espagnol, Bernabé Lopez Garcia, il a
estimé que le processus de négociations en cours sur la question du
Sahara peut marquer la fin des "occasions manquées" pour résoudre ce
différend vieux de plus de trois décennies.

"Les pourparlers initiés à Manhasset peuvent montrer qu'on peut venir
à bout des occasions manquées, étant donné que le consensus ne peut
être atteint qu'à travers des négociations", a-t-il indiqué dans une
intervention devant la quatrième Commission.

Après avoir rappelé l'échec des différentes initiatives précédentes,
Bernabé Lopez Garcia a souligné que le consensus souhaité nécessite du
courage politique de toutes les parties. "Le problème du Sahara est
complexe et sa solution ne peut se trouver dans un "oui" ou un "non"
exprimé lors d'une consultation", a-t-il fait remarquer.

Dans son intervention, l'académicien espagnol est revenu sur la genèse
de ce différend, rappelant que le gouvernement espagnol aurait dû
suivre les conseils du Département d'Etat américain appelant
l'Espagne, au lendemain de l'indépendance du Maroc, à rétrocéder au
Royaume tous les territoires qu'elle occupait dans le Nord de l'Afrique.

Pour conforter cette analyse, il a rappelé l'affirmation de
l'historien Ramon Salas LarrazáBal qui a écrit dans son livre : El
Protectorado de Espana en Marruecos (Protectorat espagnol au Maroc) :
"Nous nous sommes trompés, sans doute, en prétendant prolonger une
présence qui était déjà fâcheuse. Nous aurions du accepter la
suggestion d'Eisenhower de mai 1956 de remettre au Maroc toute notre
Afrique Occidentale".

Pendant des années, la stratégie du régime franquiste, a-t-il déploré,
a consisté à éloigner le plus possible le Sahara et les sahraouis du
contact naturel avec le Maroc, précisant qu'on a "travaillé avec les
élites du Sahara pour les éloigner de tout projet commun avec ses
voisins, voir même les brouiller, en fomentant l'idée d'un territoire
à part, ayant une personnalité propre, et sans aucun lien avec son
entourage".

------------>
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67126
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/sahara__les_negociat/view

Les négociations en cours, "seul" moyen de mettre fin aux «occasions
manquées» (10/12/2007)


Le professeur et chercheur espagnol, Bernabé Lopez Garcia, a estimé
que le processus de négociations en cours sur la question du Sahara
peut marquer la fin des «occasions manquées» pour résoudre ce
différend vieux de plus de trois décennies.
«Les pourparlers initiés à Manhasset peuvent montrer qu¹on peut venir
à bout des occasions manquées, étant donné que le consensus ne peut
être atteint qu¹à travers des négociations», a-t-il indiqué dans une
intervention devant la quatrième Commission de l¹ONU.
Après avoir rappelé l¹échec des différentes initiatives précédentes,
M.Bernabé Lopez Garcia a souligné que le consensus souhaité nécessite
du «courage politique» de toutes les parties.
«Le problème du Sahara est complexe et sa solution ne peut se trouver
dans un +oui+ ou un +non+ exprimé lors d¹une consultation», a-t-il
fait remarquer. Dans son intervention, l¹académicien espagnol est
revenu sur la genèse de ce différend, rappelant que le gouvernement
espagnol aurait dû suivre les conseils du Département d¹Etat américain
appelant l¹Espagne, au lendemain de l¹indépendance du Maroc, à
rétrocéder au Royaume tous les territoires qu¹elle occupait dans le
Nord de l¹Afrique.
Pour conforter cette analyse, il a rappelé l¹affirmation de
l¹historien Ramon Salas LarrazáBal qui a écrit dans son livre : El
Protectorado de Espana en Marruecos (Protectorat espagnol au Maroc) :
«Nous nous sommes trompés, sans doute, en prétendant prolonger une
présence qui était déjà fâcheuse. Nous aurions du accepter la
suggestion d¹Eisenhower de mai 1956 de remettre au Maroc toute notre
Afrique Occidentale».
Pendant des années, la stratégie du régime franquiste, a-t-il déploré,
a consisté à éloigner le plus possible le Sahara et les sahraouis du
contact naturel avec le Maroc, précisant qu¹on a «travaillé avec les
élites du Sahara pour les éloigner de tout projet commun avec ses
voisins, voir même les brouiller, en fomentant l¹idée d¹un territoire
à part, ayant une personnalité propre, et sans aucun lien avec son
entourage».

------------->
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=14343

"Autonomie" du Sahara
Le but de la recherche d'une solution réaliste à une situation d'impasse

Publié le : 12.10.2007 | 08h36


L'initiative marocaine d'autonomie a pour but la recherche d'une
solution politique réaliste à la situation d'impasse dans laquelle se
trouve le conflit du Sahara, a affirmé jeudi Fabian Martin Martin,
vice-président du gouvernement de Lanzarote et secrétaire général du
parti des indépendants de Lanzarote aux Iles Canaries.

M. Martin, qui s'exprimait devant la quatrième commission de
l'Assemblée générale, a rappelé que la proposition marocaine accorde
de larges compétences aux populations locales "aussi bien aux niveaux
politique, qu'administratif, économique et social", soulignant
l'engagement du Maroc à prendre toutes les mesures nécessaires pour sa
mise en ?uvre. Il a appelé, en ce sens, la communauté internationale à
s'impliquer davantage pour faire en sorte que la situation dramatique
qui prévaut dans les camps de Tindouf ne perdure pas.

A ce propos, il a relevé que la dynamique enclenchée ces derniers mois
constitue "une opportunité historique" pour le règlement du conflit du
Sahara.

"Cela ne dépend pas uniquement et exclusivement des parties
concernées, mais également de l'Organisation des Nations unies qui ne
devrait pas se contenter d'un simple rôle d'interlocuteur", a affirmé
M. Martin.

Les Nations unies, a-t-il estimé, "doivent jouer un rôle actif pour
empêcher la pérennité du conflit et permettre la réunification d'une
société divisée depuis plus de trente ans".


| MAP

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http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=76815

Initiative d'<autonomie> au Sahara
Une solution concrète à un problème complexe

Publié le : 11.10.2007 | 16h19


Une proposition 'démocratique' 'largement saluée et appuyée' par la
communauté internationale


Lord Francis Newall

Le président du Comité international pour les prisonniers de Tindouf
(CIPT), Lord Francis Newall, a affirmé que l'Initiative marocaine pour
la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara
constitue la voie idoine pour apporter une solution concrète à un
problème complexe.

"L'Initiative marocaine d'autonomie mérite d'être saluée car elle
garantit l'autodétermination des populations sahraouies dans le
respect des principes démocratiques, et leur assure la pleine gestion
de leurs affaires aux plans économique, administratif et social",
a-t-il indiqué mercredi devant la quatrième Commission de l'Assemblée
générale de l'ONU.

Le président du CIPT a ajouté que la proposition du Royaume est fondée
sur un concept internationalement reconnu appliqué par nombre de
démocraties occidentales."Nous sommes devant une proposition
démocratique qui a été largement saluée et appuyée par la communauté
internationale", a dit Lord Newall.

Après avoir rappelé l'échec et l'inapplicabilité des démarches
antérieures pour mettre fin à ce conflit, l'orateur a déploré le
recours du polisario et de l'Algérie "au chantage et à la défiance de
la communauté internationale au lieu de s'engager dans des
négociations directes et de faire des propositions concrètes".

Lord Nowell a, par ailleurs, rappelé que le Comité dont il assure la
présidence a été créé pour aider à libérer, des geôles algériens de
Tindouf, les Marocains détenus dans des conditions inhumaines, parfois
pendant plus 25 ans. Il a plaidé, au nom des familles des détenus
victimes de "la torture, la répression et la malnutrition et enterrés
dans le désert algérien" pour le rapatriement des restes de leurs
corps, tout en appelant les autorités algériennes à verser des
compensations aux familles de ceux qui ont péri ou souffert,
jusqu'après leur libération, de décennies de travaux forcés et
d'isolement.

"Ceux qui sont responsables des abus des droits de l'homme dans les
camps pendant des années continuent de jouir de l'impunité et les
autorités algériennes n'ont rien fait pour les déférer à la justice",
a regretté le président du CIPT.

L'Algérie, qui assume une large responsabilité dans la persistance de
ce conflit, est appelée, a-t-il conclu, à répondre favorablement aux
demandes des familles des victimes, et surtout à saisir l'opportunité
historique actuelle pour mettre un terme à des décennies de misère et
de souffrance des populations sahraouies.


Jane Standing

Les négociations sur le Sahara "n'auraient jamais pu avoir lieu sans
la proposition marocaine d'autonomie", a affirmé mercredi la
présidente de l'ONG Britannique "Family Protection", Jane Standing.
Mme Standing, qui s'exprimait devant la quatrième Commission de
l'Assemblée générale de l'ONU, a ajouté qu'il s'agit là d'un "tournant
décisif que la communauté internationale doit gérer avec beaucoup de
précaution et de sagesse".

Elle a également relevé que "cette initiative audacieuse, conforme aux
standards de l'autonomie adoptés dans les pays démocratiques, traduit
les efforts sincères du Maroc et sa ferme détermination à coopérer
avec la communauté internationale au sujet de ce dossier".

Cette proposition, a-t-elle poursuivi, "a le mérite de garantir à
l'ensemble des Sahraouis, de l'intérieur comme de l'extérieur, la
place qui leur échoit et d'assurer leur plein rôle dans les
différentes instances et institutions de la région, loin de toute
discrimination ou exclusion". Pour la présidente de "Family
Protection", l'Initiative marocaine d'autonomie "s'inscrit dans le
cadre de la légalité internationale", puisqu'elle prévoit
l'organisation d'une consultation populaire pour que "les populations
concernées puissent exprimer leur choix", conformément au "principe de
l'autodétermination".

Mme Standing a, d'autre part, fait remarquer que si le problème des
prisonniers de guerre "a été réglé, en partie, certaines questions
demeurent non résolues". Parmi ces questions non encore résolues, elle
a notamment cité celles des prisonniers, disparus ou assassinés dont
le sort reste inconnu et des dépouilles qui n'ont toujours pas été
rapatriées, soulignant à cet égard la pleine responsabilité du
gouvernement algérien.

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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/onu-sahara___une_ong/view

ONU-Sahara : Une ONG internationale dénonce l'attitude anachronique et
les contradictions scandaleuses du polisario


New York (Nations Unies), 11/10/07 - La présidente de l 'Association
"Freedom For All", Mme Tanya Warburg, a dénoncé l'attitude
anachronique et les contradictions scandaleuses du polisario qui tire
la sonnette d'alarme sur une imminente catastrophe humanitaire dans
les camps de Tindouf en continuant à organiser des festivités et des
manoeuvres militaires.

"Comment le polisario peut-il tirer la sonnette d'alarme sur une
imminente catastrophe humanitaire dans les camps de Tindouf à cause
d'une prétendue rupture des stocks alimentaires et organiser, en même
temps, des festivités et des manoeuvres militaires qui nécessitent un
énorme budget", s'est interrogée mercredi Mme Wanburg devant la
quatrième Commission de l'ONU.

Elle a estimé que les droits fondamentaux des réfugiés étaient
totalement bafoués, réclamant une commission d'enquête internationale
au sujet de la situation prévalant dans les camps de Tindouf,
notamment au sujet des détournements de l'aide humanitaire.

"Personne ne peut ignorer l'existence de ce drame dont les principales
victimes sont des populations civiles démunies, contraintes de vivre
dans un espace fermé et quadrillé par la sécurité militaire
algérienne", a affirmé la représentante de l'Association "Freedom For
All".

Dans les camps de Tindouf, "qui ne sont même pas soumis à la
législation du pays qui les héberge, l'Algérie, les gens sont traités
selon la tête du client, l'appartenance tribale et le degré de
connivence avec les cercles influents du polisario", a-t-elle déploré.

A cet égard, elle s'est demandée "comment la communauté internationale
peut permettre que des milliers de femmes, d'enfants, de vieillards et
de jeunes continuent à vivre sous des tentes dans le dénuement le plus
total au coeur de l'une des régions les plus inhospitalières de notre
planète, et sous l'emprise d'un appareil militaire et sécuritaire
répressif ?".

L'intervenante a estimé qu'il est grand temps de mettre fin à ce drame
en encouragent une solution basée sur l'initiative d'autonomie,
"projet réaliste et sérieux préparé en concertation avec la majorité
écrasante des populations sahraouies" et saluée par la communauté
internationale.


Dernière modification 11/10/2007 17:25

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http://www.map.ma/fr/sections/boite5/l_onu_appelee_a_sout/view

L'ONU appelée à soutenir la nouvelle dynamique enclenchée par la
proposition d'autonomie (ONG internationale)


New York (Nations Unies) 11/10/07- La Présidente de l'Internationale
des femmes de la démocratie chrétienne, Mme Anna Maria Cervone, a
exhorté les Nations Unies à soutenir la nouvelle dynamique que connaît
la question du Sahara, enclenchée grâce à l'initiative marocaine
d'autonomie.

Cette initiative présentée par le Maroc "a eu le mérite d'insuffler
une nouvelle dynamique pour sortir ce dossier de l'impasse" et le
processus de négociations, engagé grâce à cette proposition, "doit
être constamment soutenu par les Nations Unies pour aider les parties
concernées à trouver une solution politique mutuellement acceptable,
sans vainqueur, ni vaincu", a-t-elle déclaré mercredi devant la
quatrième Commission de l'Assemblée générale.

Mme Cervone a, en outre, exprimé son regret de voir l'Algérie
continuer à "utiliser la question du Sahara comme un outil de chantage
pour contrarier l'intégrité territoriale du Maroc". L'intervenante
s'est dite, par ailleurs, étonnée de "voir la question du Sahara
inscrite, encore, à l'ordre du jour" des débats de cette Commission,
estimant que toute l'attention devrait être concentrée plutôt sur le
calvaire subi par les populations civiles des camps de Tindouf.

"Rien ne saurait justifier le calvaire subi par des populations
civiles innocentes, quelle que soit la cause que l'on prétend
défendre", a-t-elle affirmé, tout en rappelant les soulèvements, à
plusieurs reprises, des populations séquestrées dans les camps de
Tindouf, "contre l'éternelle direction du polisario, contre la
précarité de leurs conditions de vie et le manque de perspectives".

La présidente de l'Internationale des femmes de la Démocratie
Chrétienne a ainsi mis en relief la réalité amère qui prévaut dans ces
camps situés sur le territoire algérien, qui sont devenus, selon elle,
"un vaste marché où prospèrent les trafics en tous genres".

Stigmatisant "l'attitude schizophrène" des dirigeants du polisario
dont le double discours ne peut induire en erreur l'opinion publique
internationale sur la nature réelle de ce mouvement séparatiste, Mme
Cervone a cité l'exemple de Baba Sayed, frère du fondateur du
mouvement séparatiste qui a "choisi de vivre en exil doré au Canada
pendant de longues années, au cours desquelles il n'a cessé de
dévoiler les magouilles et les basses manoeuvres" des dirigeants du
polisario qui utilisent la question du Sahara pour servir leurs
intérêts personnels.

Ce même Baba Sayed, a-t-elle fait remarquer, est revenu dernièrement,
comme par hasard, dans les camps de Tindouf pour se mettre au service
des mêmes dirigeants qu'il n'a cessé de vilipender, alors que rien n'a
changé dans leurs agissements.


Dernière modification 11/10/2007 10:38

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8. PETITIONNAIRES DU MAKHZEN-TRANSFUGES
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/l_association_des_fe/view

L'<Association> des femmes sahraouies "dénonce" les "manoeuvres
algériennes" "hostiles" aux "droits légitimes" du Maroc


New York (Nations Unies), 12/10/07- La présidente de l'Association des
femmes sahraouies, Mme Keltoum Khayati, a dénoncé, jeudi devant la
quatrième Commission de l'ONU, la persistance des manoeuvres
algériennes hostiles aux droits légitimes du Maroc.

"Depuis le recouvrement par le Royaume de sa souveraineté sur le
Sahara, l'Algérie n'a cessé de déployer tous les moyens pour envenimer
les relations bilatérales et contrarier le Maroc dans ses droits
légitimes", a déploré Mme Khayati, rappelant que c'est bien "l'Algérie
qui a créé le polisario et mis à sa disposition sa diplomatie ses
médias et des moyens faramineux pour tenter de faire reconnaître une
république chimérique, qui ne dispose d'aucun des éléments
constitutifs de l'Etat".

Dénonçant l'implication de l'Algérie dans ce conflit factice, Mme
Khayati, qui est également membre du Conseil Royal consultatif pour
les affaires sahariennes (CORCAS), a indiqué que "l'inscription de la
question du Sahara marocain dans le cadre de la commission de
décolonisation est l'oeuvre de certains pays animés par des
considérations géostratégiques et politiques".

En tant que femme qui a subi "souffrances et amertume" dans les camps
de Tindouf, sur le territoire algérien, l'intervenante a vivement
dénoncé "les atrocités commises par le polisario, particulièrement à
l'égard des mères et des enfants".

Révélant que "des milliers d'enfants ont été déportés pendant de
longues années sans le consentement de leurs parents", Mme Khayati a
déclaré que "la séparation des membres de la même famille est vécue
par les mères comme une mort lente et une trahison de la part des
dirigeants du polisario".

Elle a confié aux membres de la Commission avoir "fui, comme beaucoup
d'autres Sahraouis, les camps de Tindouf après avoir découvert la
dérive du polisario qui continue depuis plus d'un quart de siècle",
exprimant son engagement à défendre, "devant toutes les instances
internationales, les victimes contraintes à vivre le calvaire dans les
camps de Tindouf, en Algérie".

Evoquant enfin l'initiative marocaine d'autonomie, Mme Khayati a
souligné que les négociations directes engagées à Manhasset "sont le
fruit des efforts consentis par le Maroc pour trouver une issue
favorable à ce conflit".

"La communauté internationale devrait prendre en considération la
volonté de la majorité de la population du Sahara, qui espère mettre
fin à ce conflit dans le respect de la souveraineté et l'intégrité
territoriale du Royaume du Maroc, et de clore ce dossier dans le cadre
de la légalité internationale sur la base de la réalité et de la
légitimité historique".


Dernière modification 12/10/2007 14:34

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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/m._bouh_souligne_l_a/view

M. Bouh souligne l'<adhésion> des sahraouis au projet d'<autonomie>
dans le cadre de la "souveraineté" du Maroc


New York (Nations Unies) 12/10/07 - M. Mostafa Bouh Barazani, ancien
membre du bureau politique du polisario, a souligné, jeudi devant la
quatrième Commission de l'ONU, l'adhésion des sahraouis au projet
d'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc, appelant les
Nations Unies à soutenir cette démarche pour résoudre ce conflit.

"La communauté internationale doit prendre en considération l'adhésion
des sahraouis au projet d'autonomie dans le cadre de la souveraineté
du Maroc, qui a été confirmée par le taux de participation le plus
élevé au niveau national aux dernières élections législatives", a
indiqué M. Bouh.

Evoquant la question de l'autodétermination, M. Bouh Barazani a
dénoncé l'évocation, à tort, de ce principe par certains dans
l'affaire du Sahara, tout en rappelant la pertinence par contre de la
démarche de l'ONU de régir ce principe pour ne pas servir d'alibi pour
porter atteinte à l'intégrité et la souveraineté des Etats. "Si en
1960, et animés par un esprit de sagesse et de perspicacité et
désirant garantir aux pays encore colonisés de recouvrer leur
indépendance tout en préservant l'unité des peuples et l'intégrité
territoriale des Etats, vos pairs ont été généreux, et on ne peut plus
clairvoyants en adoptant la résolution 1514 ", a-t-il dit à l'adresse
des membres de la Commission, faisant remarquer qu' "en adoptant cette
résolution, ils ont fait preuve d'une grande lucidité, en traçant
ainsi les limites, somme toutes logiques, au principe de
l'autodétermination au cas où certains esprits malveillants se
mettraient à l'utiliser comme paravent pour la désintégration des pays
et le déchirement des peuples".

Sur la question du référendum, l'orateur a rappelé que la communauté
internationale l'a déclaré dépassé, car tout simplement inapplicable,
après avoir tenté durant plusieurs années, en vain, de définir le
corps électoral, prélude à toute consultation juste et impartiale.

Il a expliqué aux membres de la commission que le Maroc est engagé
résolument dans la voie démocratique seule garante d'une solution
définitive à travers une autonomie large des provinces sud du Royaume.

Abordant le volet humanitaire de la question du Sahara, Il a souligné
que les populations des camps de Tindouf continuent de subir les
violations des droits de l'homme et manquent de tout, alors que les
dirigeants (du polisario) livrent une bataille rangée à la veille du
congrès du mouvement".

La solution du problème du Sahara réside dans des négociations
sérieuses sur la base d'une solution logique et claire qui ne peut
être que dans le cadre d'une forme d'auto-gouvernance, dans le respect
de la souveraineté du Maroc", a plaidé M. Bouh.

Il a enfin prévenu que si la communauté internationale échoue dans ses
efforts actuels, un retour à la case départ n'est pas à exclure, mais
cette fois, a-t-il dit, "avec une région où les nouveaux paramètres
d'insécurité due à la contrebande, au terrorisme, à l'immigration
clandestine aggravent dangereusement l'instabilité dans le Maghreb et
l'ensemble de la rive Sud de la Méditerranée".


Dernière modification 12/10/2007 12:19

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http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=14341

Statut d'<autonomie> dans la région du Sahara
L'initiative est le cadre opportun pour régler le différend

Publié le : 12.10.2007 | 08h21


L'initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie dans la
région du Sahara constitue le cadre opportun pour régler
définitivement cette question, a affirmé Mme Gajmoula Ebbi, députée et
membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
(Corcas).


"Cette initiative, saluée par la communauté internationale et par le
Conseil de sécurité qui l'a qualifiée de sérieuse et crédible,
représente une plateforme solide pour des négociations visant à clore
ce dossier", a affirmé Mme Ebbi jeudi devant la quatrième Commission
de l'Onu.

Après avoir rappelé que le Corcas, composé de représentants des
populations sahraouies, a "fortement contribué, aux côtés des autres
forces politiques et de la société civile marocaine, à l'élaboration
du projet d'autonomie à travers une large concertation avec les
populations concernées", elle a précisé que cette initiative "prévoit
de larges prérogatives aux populations des provinces du Sud leur
permettant de gérer, elles-mêmes, leurs affaires locales dans le cadre
de la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du Royaume".

En sa qualité d'ex-membre du bureau politique du polisario et
ex-présidente de l'union des femmes sahraouies de ce mouvement, Mme
Ebbi a appelé à saisir l'opportunité qu'offre l'initiative d'autonomie
pour préserver la paix et la stabilité dans la région et épargner aux
populations sahraouies davantage de souffrances et de privations.

"Ce vieux conflit qui dure depuis plus de trente ans paralyse le
développement politique, économique et social de la région", a-t-elle
déploré, ajoutant que cette situation a des "conséquences néfastes sur
la population sahraouie dont des milliers de familles sont séparés
depuis des décennies".

Mme Ebbi a enfin rappelé "la volonté sans cesse exprimée par le Maroc
pour résoudre ce problème", insistant qu'il est temps pour que les
autres parties fassent preuve de sérieux et de la même bonne volonté
pour sortir de l'impasse et parvenir à une solution définitive.


| MAP

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http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=14342
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/l_initiative_d_auton2872/view

Initiative d'<autonomie> du Sahara
Une réponse à l'appel du CS pour une solution politique à la question

Publié le : 12.10.2007 | 08h29


L'initiative marocaine d'autonomie constitue une réponse à l'appel du
Conseil de sécurité pour une solution politique à la question du
Sahara, a souligné mercredi le vice-président du Conseil royal
consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), Khaddad El
Moussaoui.

Par cette proposition, "le Maroc a répondu à l'appel du Conseil de
sécurité de chercher une solution politique pour sortir le dossier du
Sahara de l'impasse", a affirmé M. El Moussaoui devant la quatrième
commission de l'Assemblée générale de l'Onu, rappelant les conditions
dans lesquelles le Royaume a acquis son indépendance et récupéré ses
territoires spoliés.

L'initiative "procède d'une approche novatrice fondée sur la
concertation politique démocratique", a-t-il a ajouté, rappelant les
efforts déployés par le Maroc dans le but de trouver une solution au
conflit, avant de dénoncer "la politique de l'Algérie qui consiste à
s'opposer, pour des raisons propres à la guerre froide, à l'intégrité
territoriale" du Royaume.

Cette initiative "entre dans le cadre de l'édification d'une société
démocratique et moderne, et d'un Etat de droit et des libertés,
susceptible d'assurer l'épanouissement socio-économique de la région",
en "garantissant aux populations locales de larges prérogatives pour
assurer la gestion de leurs affaires locales", a affirmé M. El
Moussaoui. Il a, en outre, expliqué que le Corcas a été créé pour
""émettre des avis sur les questions qui intéressent la région du
Sahara et proposer des mesures, des initiatives et des actions
permettant le retour et l'intégration des sahraouis séquestrés à
Tindouf, le renforcement de la solidarité nationale", ainsi que "la
préservation et la promotion du patrimoine culturel des sahraouis".

Le vice-président du Corcas a, par ailleurs, estimé qu'à travers leur
participation massive aux électives législatives du 7 septembre
dernier, "les sahraouis ont confirmé leur volonté d'adhérer pleinement
au processus démocratique de notre pays et lancé un message clair à la
communauté internationale quant à leur adoption de l'initiative de la
région du Sahara".

M. El Moussaoui a, enfin, souligné que "la persistance de ce conflit
ne peut qu'aggraver les souffrances des populations séquestrées dans
les camps de Tindouf, en Algérie, et générer des conséquences très
graves concernant notamment le trafic des armes et de la drogue, la
traite des êtres humains à travers des réseaux de l'immigration
clandestine, ainsi que la prolifération de la menace terroriste et le
risque de l'insécurité et de l'instabilité dans toute la région du
Maghreb".


| MAP

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http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=14278

La proposition marocaine une est une offre audacieuse

Publié le : 11.10.2007 | 08h27


La présidente de l'ONG "Action Internationale Femmes", Mme Latifa Aït
Baâlla, a qualifié, mercredi, d'"offre audacieuse" la proposition
marocaine d'accorder une large autonomie au Sahara.

"La proposition marocaine d'accorder une large autonomie au Sahara est
une offre audacieuse qui ne manquera pas de mettre chaque partie
devant ses responsabilités, car elle donne la possibilité d'un
dénouement heureux susceptible de sauver la face de tout un chacun",
a-t-elle affirmé devant la quatrième commission de l'Assemblée
générale de l'Onu.

Elle a également considéré que les négociations sur le Sahara,
entamées l'été dernier à Manhasset près de New York, constituent "une
opportunité historique pour mettre fin à une situation dramatique".

Mme Aït Baâlla a, d'autre part, dénoncé la situation humanitaire
tragique qui prévaut dans les camps de Tindouf, en plein c?ur du
territoire algérien, et dont les victimes "appartiennent à différentes
catégories, particulièrement les populations civiles, les minorités
ethniques noires, ainsi que les émigrants clandestins".

Relevant que le polisario "a donné la preuve de son incapacité à
régler la question du tribalisme, de l'esclavage et du racisme", elle
a rappelé l'affaire des deux journalistes australiens qui ont été
arrêtés, il y a 5 mois, dans les camps de Tindouf par la milice du
polisario qui leur reprochait de "s'intéresser au sort des membres
noirs de la population sahraouie et à la pratique de l'esclavagisme
par les dirigeants du polisario".

Par ailleurs, la présidente de l'ONG "Action Internationale Femmes" a
dénoncé "la schizophrénie des dirigeants du polisario qui n'hésitent
devant aucun subterfuge pour sauvegarder leurs intérêts mesquins aux
dépens des souffrances des populations civiles qui vivent un véritable
calvaire dans les camps de Tindouf".

Elle a cité, à ce propos, l'exemple du dénommé "Baba Sayed, qui
s'était volontairement exilé au Canada d'où il a mené des attaques
systématiques contre le caractère mafieux des dirigeants du polisario,
avant de regagner les camps de Tindouf pour se remettre au service des
mêmes dirigeants qu'il n'a cessé de vilipender, après avoir été
soudoyé par Mohamed Abdelaziz et sa clique".

Mme Aït Baâlla a, enfin, appelé la communauté internationale "à ne pas
se fier aux slogans brandis par le polisario et ses protecteurs
algériens, car derrière ces slogans, se cache une véritable tragédie".


| MAP

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9. CALOMNIES DES SBIRRES DU MAKHZEN
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67104
http://www.avmaroc.com/actualite/proposition-a103388.html

«Les micro-Etats satellisables font le jeu de tous les
internationalismes destructeurs»

(10/11/2007)


Le Pr. Aymeric Chauprade, <de la prestigieuse université française "La
Sorbonne">, a souligné, mardi à New York, que la proposition
d'<autonomie> pour la région du Sahara constitue "un pas important"
accompli par le Maroc.

"Il ne faudrait pas se tromper sur le sens de cette proposition" car
il ne s'agit pas "d'une idée trouvée à la hâte pour faire preuve de
bonne volonté ", a déclaré le Pr. Chauprade, qui intervenait devant la
quatrième commission de l'Assemblée générale de l'ONU.
Et de préciser que c'est "le résultat d'années d'<efforts> déployés
par le Royaume pour le développement de <ses provinces du Sud> et de
la <confiance> qui y est maintenant établie".
Il ne s'agit pas non plus "d'une concession" faite au Polisario,
"mouvement <qui ne saurait représenter les Sahraouis>, mais un
<progrès> <voulu pour les Sahraouis>, pour leur permettre de trouver
le <juste équilibre> entre <leur marocanité> et leur particularisme
identitaire", a ajouté ce spécialiste de la géostratégie, notant que
"cet aboutissement s'inscrit, d'ailleurs plus généralement, dans le
<vaste> processus de <modernisation démocratique> du Maroc qui touche
la <province sahraouie> comme <l'ensemble du pays>".
Le Pr. Chauprade a souligné que, d'un côté, il y a la proposition
marocaine qui offre "la possibilité de prendre son destin en main,
d'assumer son particularisme, dans le cadre d'un Etat au sein duquel
le 'droit' et la 'démocratie' se fortifient chaque fois un peu plus",
alors que dans l'autre camp, il y a "le pouvoir donné à une 'junte
dictatoriale et corrompue' (le Polisario), vivant de 'tous les trafics
sahariens possibles', de dominer 'en toute impunité' sa population".
Rappelant que "la démocratie consiste, plutôt, à demander aux gens qui
vivent dans votre pays, comment ils entendent y vivre" et 'non pas'
s'ils veulent s'en séparer, il a insisté qu'"il n'y a <pas d'Etat au
monde>, confronté à un <séparatisme>, qui ferait ainsi le jeu de
minorités actives".
Concernant l'évolution géopolitique de la région du Maghreb, le Pr.
Chauprade a attiré l'attention sur la menace que font peser "les
'séparatismes nomades', qu'ils soient <ceux du Polisario>, ou ceux des
Touaregs, sur l'unité des Etats sédentaires", rappelant que "cette
année, les vieux démons du séparatisme touareg ont resurgi au Mali et
au Niger".
Il a indiqué que "les islamistes, nichés dans le Sahara, survivent et
étendent leur emprise grâce aux 'trafics en tous genres' pratiqués
dans la région par des nomades", relevant que "le Polisario n'échappe
pas à cette dimension criminelle, et même à la contamination islamiste".
Après avoir souligné que "l'établissement de petits Etats sahraoui et
touaregs dans le Sahara signifierait un véritable <triomphe du crime
organisé> <et par voie de conséquence de l'islamisme radical>", il a
affirmé que, pour les Etats de la région, comme pour les Occidentaux,
"les conséquences seraient le renforcement de l'immigration
clandestine, de la criminalité organisée et du terrorisme, trois des
menaces considérées aujourd'hui comme les plus graves pour la
stabilité du monde".
Il a ainsi estimé qu'"à force de jouer avec le feu en encourageant la
formation de <micro-Etats satellisables>, nous faisons le jeu de tous
les internationalismes destructeurs, celui du crime, celui du
fanatisme religieux et celui de l'hyper capital sans patrie".
Le Pr. Chauprade a, enfin, expliqué que son "engagement constant pour
la consolidation de la 'souveraineté' marocaine s'inscrit fort
logiquement dans cette conviction générale que la 'paix' entre les
peuples passe par le respect des 'souverainetés', non par la
fabrication d'identités <factices>".

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http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

La proposition d'<autonomie>, "un pas important" accompli par le Maroc

Le Pr Aymeric Chauprade, <de la prestigieuse Université française La
Sorbonne>, a souligné, mardi à New York, que la proposition
d'<autonomie> pour la région du Sahara constitue "Un pas important"
accompli par le Maroc. «Il ne faudrait pas se tromper sur le sens de
cette proposition" car il ne s'agit pas "d'une idée trouvée à la hâte
pour faire preuve de bonne volonté», a déclaré le Pr Chauprade, qui
intervenait devant la quatrième commission de l'Assemblée générale de
l'ONU. Et de préciser que c'est "le résultat d'années d'<efforts>
déployés par le Royaume pour le <développement> de <ses provinces du
Sud> et de la <confiance> qui y est maintenant établie". Il ne s'agit
pas non plus «d'une concession" faite au polisario, "mouvement qui ne
saurait représenter les Sahraouis, mais un progrès voulu pour les
Sahraouis, pour leur permettre de trouver le juste équilibre entre
leur marocanité et leur particularisme identitaire», a ajouté ce
spécialiste de la géostratégie, notant que "cet aboutissement
s'inscrit, d'ailleurs plus généralement, dans le 'vaste' processus de
'modernisation démocratique' du Maroc qui touche la 'province
sahraouie' <comme l'ensemble du pays>".

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10. COMPTE RENDU PAR LA PRESSE ONUSIENNE
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/CPSD373.doc.htm

10/10/2007
Assemblée générale
CPSD/373

Département de l?information ? Service des informations et des
accréditations ? New York

Quatrième Commission

4e séance ? après-midi

VIFS ÉCHANGES ENTRE SYMPATHISANTS DU FRONT POLISARIO ET PARTISANS DU
MAROC SUR LE SAHARA OCCIDENTAL DEVANT LA QUATRIÈME COMMISSION



Le débat sur le Sahara occidental a été au centre des travaux de la
Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation
(Quatrième Commission) cet après-midi, les délégations entendant les
arguments des « pétitionnaires » dont certains ont exprimé leur
soutien à une formule d?autonomie du territoire au sein du Maroc
tandis que d?autres se déclaraient favorables aux points de vue du
Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de
Oro (Front POLISARIO), qui milite pour l?indépendance du Sahara
occidental. Au cours des échanges, la délégation de Cuba, estimant
son pays mis en cause par certains des intervenants, a réagi à trois
reprises.

Plusieurs pétitionnaires ont déploré le silence « assourdissant » des
médias et des politiques concernant la situation du Sahara occidental,
un territoire qui, pour eux, serait le dernier d?Afrique, à vivre sous
le joug colonial. On ne doit pas permettre que cette question soit
étouffée dans l?indifférence la plus totale, ont-ils souligné, en
dénonçant en particulier le « pillage économique que pratiquerait le
Maroc » au Sahara occidental.

M. Khaddad El Moussaoui, qui représentait le Conseil royal consultatif
des affaires sahariennes du Maroc, a estimé à l?inverse que les
élections qui ont eu lieu au mois de septembre dernier au Maroc
avaient confirmé l?adhésion des Sahraouis aux institutions du Royaume
du Maroc.

La Commission a ainsi entendu des exposés particulièrement contrastés,
une pétitionnaire italienne expliquant par exemple que les quelque 200
000 Sahraouis qui vivent en situation de réfugiés à Tindouf avaient
créé un Gouvernement et un véritable État en exil qu?elle a qualifié
d?« extraordinairement démocratique ». Mais il n?y a pas plus grave
exil que celui que l?on subit dans son propre pays, a pour sa part
souligné une élue autonomiste galicienne. Elle a estimé que la
position du Maroc est ambiguë, accusant ce pays de se poser en victime
sur la question du Sahara occidental alors qu?il y est en réalité
devenu un bourreau.

Les intervenants qui se sont posés en partisans de la position
marocaine ont par contre mis en avant le caractère « particulièrement
généreux et consensuel » de l?offre d?autonomie mise sur la table des
négociations par le Gouvernement du Maroc. Ils ont assimilé la
situation dans laquelle vit la population sahraouie dans les camps de
Tindouf en Algérie à celle d?un camp de prisonniers: les Sahraouis
réfugiés y seraient retenus malgré eux et seraient empêchés de rentrer
dans leurs foyers. Trois pétitionnaires orateurs ont d?autre part
déclaré que des enfants seraient séparés de force de leur famille,
certains d?entre eux étant envoyés à Cuba pour y aller étudier sans
possibilité de retour. La délégation cubaine a réagi à ces
allégations en faisant à chaque fois usage de son droit de réponse.
La représentante cubaine a souligné que des conditions
particulièrement généreuses étaient offertes par son pays aux
étudiants étrangers, et notamment à ceux en provenance des territoires
non autonomes. Nous n?acceptons pas que l?on vienne calomnier Cuba
devant cette Commission, a dit la représentante. Il y a actuellement
à Cuba plus de 500 étudiants sahraouis, a-t-elle souligné en indiquant
qu?aux côtés de 31 000 autres jeunes originaires du tiers monde, ceux
venant du Sahara occidental suivent gratuitement leurs études à Cuba.
D?autre part, a-t-elle ajouté, Cuba est riche en capacités humaines et
ne retient pas les jeunes étrangers après leur formation.

Le pétitionnaire belge et député européen Denis Ducarme, qui s?est
estimé offensé par la déclaration cubaine, a indiqué que les
informations dont il avait fait part concernant les étudiants
sahraouis étaient vraies. La délégation de Cuba a signalé que les
pétitionnaires n?avaient pas le droit de reprendre la parole après
s?être exprimés. Le Président de la Quatrième Commission,
Abdalmahmood Abdalhaleem Mohamad, a approuvé ce point de vue en
assurant qu?il veillerait à ce que cela ne se reproduise pas.

La prochaine réunion de la Quatrième Commission aura lieu demain,
jeudi 11 octobre, à 15 heures.


DEMANDES D?AUDITION CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL

Déclarations


M. JEAN-PAUL LECOQ, qui représentait le Réseau mondial des maires pour
la paix, a indiqué qu?il intervenait devant la Quatrième Commission
pour la troisième fois en 10 ans en faveur du Sahara occidental. Il
s?est félicité des pourparlers directs de cet été entre les deux
parties. Il a rappelé que plus de 70 résolutions avaient été votées
par l?ONU concernant ce territoire. Il a déploré la négation
persistante de son droit à l?autodétermination et « le silence
assourdissant (?), le silence complaisant » des médias. Selon
l?orateur, le Sahara occidental n?a pas besoin de l?autonomie, mais de
son indépendance. Il a critiqué le Maroc qui bafoue, selon lui, les
droits de la population au nom des droits historiques autoproclamés.
L?orateur s?est inquiété de la répression exercée à l?encontre du «
vaste mouvement populaire » né dans le territoire ces toutes dernières
années. M. Lecoq a proposé d?interdire au Maroc l?organisation de
tout événement sportif international tant qu?un accord n?aura pas été
conclu.

LORD NEWALL, Président du comité international pour les prisonniers de
Tindouf, a déclaré que son objectif était ici de dénoncer les
violations des droits de l?homme perpétrées par l?armée algérienne
dans les camps de Tindouf et contre sa propre population. «
L?initiative marocaine sur le statut du Sahara occidental est louable,
et elle peut apporter une solution concrète à un conflit complexe qui
dure depuis trois décennies », a souligné Lord Newall. Selon lui,
cette initiative est louable car elle prévoit un accord global qui
découle des négociations en cours pour, ensuite, le soumettre à un
référendum démocratique. Le rapport du Secrétaire général prévoyait
des négociations sans conditions préalables pour aboutir à une
solution durable et acceptable et, par conséquent, Lord Newall a
déclaré ne pas comprendre pourquoi le Front POLISARIO se focalisait
tant sur le référendum sur l?autodétermination. « Au lieu de
propositions positives, ils ont recours au chantage en organisant leur
deuxième congrès dans la zone tampon de l?ONU », a-t-il déclaré. Il a
appelé les autorités algériennes à dédommager les familles de ceux qui
avaient perdu leurs vies dans les prisons algériennes, et a dénoncé
l?impunité dont continuent de bénéficier les auteurs de violations des
droits de l?homme qui ont lieu dans les camps de réfugiés sans que les
autorités algériennes ne cherchent à les punir. « Ce que nous faisons
s?inscrit dans le cadre de l?ONU et du travail des ONG humanitaires »,
a conclu Lord Newall.

Mme CARMEN MOTTA, députée italienne, qui représentait le Groupe
italien pour l?amitié avec le peuple sahraoui, a précisé que le
Parlement italien avait voté une motion cette année en faveur du droit
à l?autodétermination du peuple sahraoui. Elle a déploré le fait
qu?une autorité autonome n?ait pu se mettre en place dans le
territoire et estimé que l?ONU avait un rôle clef à jouer à cet égard.
Elle a déploré le silence pesant sur les nombreuses atteintes aux
droits fondamentaux de la population. Elle a appelé de ses v?ux une
intervention plus volontariste de l?ONU qui permettrait à la
population de réaliser qu?elle n?est pas abandonnée et oubliée du
reste du monde.

M. ALAIN DAUGER, Président d?une association française de solidarité
internationale, a déclaré que la situation au Sahara occidental
constituait un défi pour l?ONU, car il s?agit d?un peuple dont les
droits sont bafoués et foulés au pied sans que la communauté
internationale n?y remédie. Le droit à l?autodétermination, qui est
gravé dans toutes les conventions internationales, lui a été retiré, a
dénoncé M. Dauger. Il a déclaré que, selon lui, aucune nation ne
reconnaissait aujourd?hui la légitimité du Maroc dans le territoire du
Sahara occidental. Les forces marocaines s?emploient par tous les
moyens à étouffer toute manifestation pacifique, et ce, à l?aide de
traitements inhumains et dégradants qui, selon lui, ont pris des
proportions incroyables. Il a dénoncé les pressions dont sont
également l?objet les journalistes. Il a rappelé que le droit à
l?autodétermination était un droit reconnu à l?unanimité par la
communauté internationale et que le peuple sahraoui avait suffisamment
fait preuve de patience et de pacifisme dans son combat. Il a donc
lancé un appel à la Commission afin qu?elle ne permette pas que cette
question perdure dans l?indifférence et pour que les populations
sahraouies soient protégées efficacement jusqu?à ce qu?une solution
juste et équitable soit trouvée à ce conflit. « Il faut faire
prévaloir les principes fondateurs de la Charte des Nations Unies », a
insisté M. Dauger.

M. NORMAN PAECH, député au Parlement allemand, a évoqué les divers
efforts déployés par l?ancien Secrétaire d?État américain James Baker
et souligné que ceux-ci avaient été réduits à néant à cause de
l?obstruction pratiquée par le Maroc. Après avoir refait l?historique
du territoire depuis son annexion par le Maroc, M. Paech a évoqué les
violations des droits de l?homme commis par le Maroc et rappelé les
provisions prévues par la résolution 1754 (2007). Il a critiqué les
préalables mis par le Maroc concernant la mise en ?uvre concrète de
l?autodétermination du Sahara occidental, et conclu en soulignant que
le droit des peuples à disposer d?eux-mêmes avait valeur de norme
impérative.

Mme CINZIA TERZI, du Mouvement italien solidaire avec le peuple
sahraoui du Sahara occidental, a déclaré que la Mission des Nations
Unies pour l?organisation d?un référendum au Sahara occidental
(MINURSO) avait peu fait pour pallier à la situation des droits de
l?homme au Sahara occidental car elle est sous la surveillance étroite
des Marocains. Elle a rappelé qu?Amnesty International avait accusé
la Mission de l?ONU d?être le témoin silencieux des violations des
droits de l?homme à l?encontre du peuple sahraoui. De plus, outre la
MINURSO, il n?y a jamais eu de présence internationale stable sur le
territoire, ce qui a contribué à la marginalisation du Sahara
occidental, a dénoncé Mme Terzi. La délégation du Haut Commissariat
aux droits de l?homme, qui s?est rendue en 2006 au Sahara occidental,
a rendu un rapport qui demande à la communauté internationale
d?appuyer les parties pour trouver une solution juste et acceptable
qui garantirait le droit à l?autodétermination au peuple sahraoui. «
Ce peuple n?a jamais eu recours aux actes de terrorisme », a-t-elle
rappelé. La communauté internationale a échoué pour ce qui est de
régler ce conflit, a déclaré Mme Terzi, avant de dénoncer l?attitude
de certains pays européens sur la question. Elle a demandé à ce que
les Nations Unies assument leurs responsabilités pour trouver une
solution à ce conflit, et qu?elles n?accordent pas un droit de
souveraineté au Maroc tant que le peuple sahraoui ne s?est pas exprimé
sur son avenir politique.

M. SYDNEY ASSOR, qui représentait le Surrey Three Faiths Forum, a
souligné que lorsque l?on parlait de Tindouf, les choses risquaient de
se transformer en mirage. Évoquant l?aide qui est, selon lui, si
généreusement fournie aux réfugiés via l?Algérie et « ses agents du
POLISARIO », il a estimé qu?elle devrait être correctement gérée par
un suivi sérieux. Trop de temps et trop de vies ont été perdus,
l?aide a été trop souvent détournée, a-t-il lancé. Le projet
d?autonomie soumis par le Maroc montre que ce pays a beaucoup investi
pour parvenir à une solution, selon l?orateur, et ce projet repose sur
la résolution 1754 (2007). Selon M. Assor, la direction du Front
POLISARIO est en proie aux dissensions et il ne faut pas que cette
situation ne retarde encore une issue.

Mme JACINTA DE ROECK, Présidente du groupe belge interparlementaire
pour la paix au Sahara occidental, a déclaré qu?« en ce qui concerne
la question du Sahara occidental, nos regards devaient se tourner vers
le futur et non vers le passé, sans quoi nous ne pourrions pas trouver
de solution à ce conflit ». Elle a déploré que la question du Sahara
occidental ne fasse pas l?objet d?une grande attention au sein de la
communauté internationale. Elle a appelé le Maroc à respecter les
droits de l?homme, la démocratie et le droit international car, selon
elle, ce pays suit la voie de l?oppression en violant le droit
international impunément. Elle a demandé à ce que soit accrue la
pression exercée sur le Maroc pour que ce pays assume enfin ses
responsabilités sur cette question. Selon elle, le temps des discours
sur cette question est passé, « il faut maintenant laisser ce peuple
retrouver son territoire ».

M. MARCO CARLONI, Vice-Président de la coordination nationale de Forza
Italia, a constaté que ce conflit continuait d?empoisonner les bonnes
relations au sein du Maghreb. Alors que le Front POLISARIO et
l?Algérie ont une position intransigeante, le Maroc a fait preuve
d?ouverture, selon lui. Les pourparlers de Manhasset aux États-Unis
sont un pas dans la bonne direction même si les positions demeurent
très tranchées, a-t-il noté. Une minorité de Sahraouis demeure
parquée dans les camps de Tindouf, a-t-il souligné, appelant l?Algérie
et le Front POLISARIO à faire preuve de souplesse. L?orateur s?est
dit convaincu que le projet d?autonomie proposé par le Maroc permettra
au Maghreb de retrouver la stabilité. Il a condamné les atteintes à
la liberté d?expression dans les camps de Tindouf. Il a en
particulier parlé de « déportations forcées vers Cuba », de tortures
et d?exécutions sommaires. Quant au détournement de l?aide, il
profite aux dirigeants du POLISARIO tandis que la population continue
de vivre dans des conditions extrêmement précaires. L?orateur a
estimé que les ONG devaient pouvoir accéder aux camps pour faire un
état des lieux, tout en permettant à la population désireuse de partir
et de revenir dans le territoire de le faire.

Mme LATIFA AIT-BAALA, qui s?est exprimée au nom d?Action
internationale femmes, a déclaré vouloir témoigner des conditions de
vie de certaines catégories de populations, dont celles présentes dans


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