*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. "DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
- LE MONDE (16-X-2007): Un gouvernement marocain à l'ombre du Palais royal
- LE MONDE (16-X-2007): Les "hommes du roi" supplantent les partis
- LIBERTÉ (16-X-2007): Mohammed VI vu par son cousin Moulay Hicham. Il
a critiqué la gestion du royaume chérifien
- TEL QUEL (No. 293): Moulay Hicham. Le prince en remet une couche
- AUJOURD'HUI LE MAROC (16-X-2007): Les membres du gouvernement
2. CRISE DU MAKHZEN
- LE MATIN (10-X-2007): Le Maroc pris en otage!
3. CORRUPTION DU MAKHZEN
- TEL QUEL (No. 293): La révolution de Targuist
4. UN SAHRAOUI COMPLICE DU MAKHZEN DANS LE GOUVERNEMENT
- MAP (16-X-2007): Ahmed Lakhrif nommé Secretaire d'Etat aupres du
ministre des Affaires etrangeres et de la cooperation
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1. "DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-967452@51-967559,0.html
Un gouvernement marocain à l'ombre du Palais royal
LE MONDE | 16.10.07 | 15h17 ? Mis à jour le 16.10.07 | 15h17
Un mois après la désignation au poste de premier ministre d'Abbas
El-Fassi, 66 ans, le Palais royal a publié, lundi 15 octobre, la liste
du gouvernement que conduira le dirigeant de l'Istiqlal, le parti
nationaliste arrivé en tête aux élections législatives du 7 septembre,
marquées par un taux d'abstention record (63 %).
Si le délai pour constituer l'équipe gouvernementale est conforme aux
habitudes, en revanche, la pléthore de portefeuilles - 34 au total -
constitue une première surprise. "Cela dépasse en nombre ce que
j'avais souhaité, mais ce gouvernement reste ramassé par rapport aux
précédents", a fait valoir M. Fassi, qui a fait de l'emploi et du
développement économique la priorité de son gouvernement.
La nouvelle équipe est marquée par une présence accrue de femmes (7
sont ministres ou secrétaires d'Etat), et un renouvellement des hommes
(17 personnes n'appartenaient pas au gouvernement précédent).
La constitution du gouvernement n'a pas été chose facile. M. Fassi
devait satisfaire les appétits de cinq partis appelés à former la
majorité, et composer avec le Palais royal, qui choisit les titulaires
des ministères dits "de souveraineté", jugés stratégiques. Le
ministère de l'intérieur en fait partie, qui d'ailleurs ne change pas
de titulaire, tandis qu'à la tête du portefeuille des affaires
étrangères une fiction disparaît avec le remplacement de Mohammed
Benaïssa par l'homme qui dirigeait de fait la diplomatie du royaume,
même s'il n'était que secrétaire d'Etat, Taïeb Fassi-Fihri.
Le Palais royal a également eu son mot à dire sur les autres
nominations au gouvernement. On devine la marque des conseillers du
roi Mohammed VI dans l'arrivée ou la promotion de technocrates, sous
différentes étiquettes, aux ministères de l'énergie, de l'agriculture,
du tourisme...
La nécessité de satisfaire des intérêts contradictoires débouche sur
quelques surprises. S'estimant mal traité dans la distribution des
portefeuilles, le Mouvement populaire, une formation berbériste ancrée
dans l'histoire du royaume, a ainsi décidé de rejoindre l'opposition,
ce qui n'a pas empêché certains de ses responsables d'entrer au
gouvernement, mais sous une autre étiquette.
Grands perdants des législatives et un temps tentés par une cure
d'opposition, les sociaux-démocrates de l'Union socialiste des forces
populaires (USFP) ont aussi donné du fil à retordre au premier
ministre, qui a dû leur faire une place plus importante que celle
découlant de la seule arithmétique électorale. Seul ministre d'Etat,
le patron de l'USFP, Mohammed El-Yazghi, est ainsi le numéro deux du
gouvernement, mais sans portefeuille. En revanche, avec le départ de
Fathallah Oualalou, les socialistes abandonnent le portefeuille des
finances qu'ils contrôlaient depuis une décennie.
Coalition gouvernementale
Majorité. Après la défection surprise du Mouvement populaire (MP), la
coalition gouvernementale repose sur l'alliance de quatre partis :
l'Istiqlal, du premier ministre Abbas El-Fassi, arrivé en tête aux
élections législatives (en nombre d'élus) ; le Rassemblement national
des indépendants (RNI, de centre droit) ; l'Union socialiste des
forces populaires (USFP) ; et d'anciens communistes ralliés de longue
date à la monarchie, le Parti du progrès et du socialisme (PPS).
Opposition. Arrivé en tête des élections en nombre de voix, mais
victime du découpage électoral et du mode de scrutin, le Parti de la
justice et du développement (islamo-conservateur, PJD) est resté dans
l'opposition.
Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 17.10.07
------------->
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-967453@51-967559,0.html
Les "hommes du roi" supplantent les partis
LE MONDE | 16.10.07 | 15h17 ? Mis à jour le 16.10.07 | 15h17
Du début des années 1990, lorsque le roi Hassan II, soucieux de
consolider le trône alaouite, avait pressé les socialistes d'entrer au
gouvernement, il leur avait mis un marché en main. En gage de bonne
volonté, le Palais abandonnait aux partis politiques tous les
portefeuilles ministériels à l'exception d'un seul, celui de
l'intérieur.
La composition du gouvernement d'Abbas El-Fassi, rendue publique lundi
15 octobre, témoigne que ce partage est est révolu.
Le Palais royal a repris les choses en main réduisant les partis de la
coalition gouvernementale à la portion congrue. La monarchie est bien
plus présente dans la nouvelle équipe que n'importe laquelle des
quatre formations politiques qui composent la nouvelle majorité issue
des élections législatives du 7 septembre.
Pour prendre la mesure de l'emprise accrue du Palais royal, il faut
décrypter la liste du gouvernement. Les "hommes du roi" y figurent à
des titres divers.
Il s'agit d'abord des ministres dits "de souveraineté", désignés
directement par le Palais royal. Le chef du gouvernement n'a pas son
mot à dire dans le choix des titulaires de ces portefeuilles, jugés
stratégiques. Le ministre de l'intérieur, celui des affaires
étrangères, le ministre de la justice et celui des affaires islamiques
font partie des ministères "de souveraineté".
D'autres ministres, ceux dit "sans appartenance politique", sont
également des proches du Palais royal. S'ils n'ont pas d'étiquette
précise, ils ne cachent pas leur fidélité. La ministre de la culture,
Mme Jouriya Jabrane, par exemple, a fait campagne, lors des
législatives, pour un proche du roi. Elle n'est pas la seule.
Dernier cercle enfin, celui des ministres "transhumants". Plutôt que
de se morfondre dans l'opposition, ils ont préféré, poussés par le
Palais royal, changer d'étiquette politique au cours des derniers
jours pour entrer au gouvernement. Ils appartenaient au Mouvement
populaire (MP), une formation berbériste, les voici dorénavant réunis
sous la bannière du Rassemblement national des indépendants (RNI), un
parti créé de toutes pièces par Hassan II.
Cette cuisine gouvernementale a été mijotée par les conseillers du roi
Mohammed VI et par Fouhad Ali El-Himma. On disait ce dernier, fidèle
entre les fidèles du roi, tombé en disgrâce depuis son départ du
gouvernement au début de l'été. C'était une erreur. Trop de proches de
l'ancien "vizir" du roi se retrouvent dans le gouvernement d'Abbas
El-Fassi pour que cela soit l'effet du hasard.
Elu député, Fouhad Ali El-Himma a annoncé son intention de constituer
un groupe parlementaire. Son appui sera indispensable au gouvernement
après la défection du Mouvement populaire. C'est dire que M. El-Himma
occupe une position clé.
Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 17.10.07.
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=84446
(Mardi 16 Octobre 2007)
Il a critiqué la gestion du royaume chérifien
Mohammed VI vu par son cousin Moulay Hicham
Par : Abdelkamel K.
La monarchie alaouite est passée ces dernières années d?une dictature
basée sur la répression sous Hassan II à une dictature
institutionnelle à visage plus humain, s?appuyant sur les partis
politiques depuis l?accession de Mohammed VI au trône sans que cela
améliore la situation du peuple marocain.
Dans trois sorties médiatiques différentes, celui que les Marocains
surnomment le ?prince rouge? a mis à nu les carences du royaume en
décortiquant son fonctionnement depuis l?ère Hassan II à celle de
Mohammed VI. Réputé pour sa critique virulente, le prince Hicham
affirmera dans une contribution au quotidien madrilène El-Païs, sous
le titre ?Élections marocaines : le début de l?explication?, que le
très bas taux de participation aux dernières élections législatives
marocaines constitue un message pour une nécessaire démocratisation du
pays. Il ajoutera que que ce scrutin ?constitue un tournant et met les
fondements d?un débat pour un indispensable consensus autour
d?objectifs et règles de jeux impliquant toutes les parties, afin de
déclencher une discussion au sujet de la démocratie superficielle
actuelle avec ses perspectives limitées pour la continuité et la
possibilité de pouvoir convaincre. Et pour des raisons liées à
l?histoire et à la culture des Marocains, et au grand bonheur du
Maroc, le débat se déroule dans de bonnes conditions?. Il ne manquera
pas d?émettre le souhait que la situation évolue vers ?une démocratie
réelle?. Revenant sur l?important taux d?abstention, il dira que ceux
qui n?ont pas voté ne sont pas nécessairement des ?opposants à la
royauté?, mais ?les abstentions et les bulletins nuls constituent un
message à un régime étalant quelques signes de démocratie, alors que
sa gestion du pouvoir demeure dictatoriale?. Le cousin du monarque
Mohammed VI estimera que les élections du 7 septembre dernier ?ont
baissé le rideau sur une période d?essais et ont rendu un verdict
définitif à ce sujet?. En dépit de cela, il reconnaîtra néanmoins que
le scrutin ?s?est déroulé dans la transparence, bien qu?il y ait eu
dénonciation de cas de corruption et d?achat de voix, et a abouti à
une carte politique ne cadrant pas d?une manière ou d?une autre avec
la réalité du pays?. Par ailleurs, Moulay Hicham Ben Abdallah
reviendra sur les derniers développements vécus par le Maroc depuis la
disparition du roi Hassan II.
À ce sujet, il indiquera que ?le Maroc est passé d?une dictature basée
sur la répression à une dictature institutionnelle, à laquelle les
partis politiques, anciens et nouveaux, ont donné une image de justice
et de développement légaux?. Toutefois, le prince précisera que cette
?nouvelle forme ne pourra pas répondre aux attentes d?une
démocratisation véritable, ni à celle d?une intégration des courants
islamistes?. Dans ce cadre, il rappellera que ?sous Hassan II, le
régime s?appuyait sur le dialogue avec la classe politique, tout en
accordant une grande importance au contact avec l?élite, alors que
Mohammed VI a concentré le pouvoir de décision au sein de la classe
des technocrates et des oligarchies, ignorant la classe politique?.
Moulay Hicham est d?abord intervenu sur la chaîne Al Jazeera en
anglais, avant de faire une conférence à l?université américaine de
Stanford, où il donne des cours, pour ensuite clore par un article
dans le quotidien espagnol El-Païs.
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http://www.telquel-online.com/293/semaine_maroc_293.shtml
Moulay Hicham. Le prince en remet une couche
Moins de 15 jours après l?interview accordée à Al Jazeera
International, Moulay Hicham réitère ses analyses critiques sur les
dernières élections dans le quotidien espagnol El Pais. Dans une
tribune libre publiée cette semaine, le prince souligne (à nouveau)
que ?les abstentions et le vote nul constituent un message adressé à
un système qui met en avant des signes de démocratisation, alors que
son fonctionnement reste autoritaire?. Après ce croche-patte téléphoné
à son cousin Mohammed VI, Moulay Hicham boxe l?USFP dont l?échec aux
élections est dû, selon lui, à ?l?abandon de ses positions historiques
et sa gestion inefficace des affaires.?
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details57309.html
Les membres du gouvernement
- M. Abbas El Fassi : Premier ministre.
- M. Mohamed El Yazghi : Ministre d'Etat.
- M. Abdelwahed Radi : Ministre de la Justice.
- M. Chakib Benmoussa : Ministre de l'Intérieur.
- M. Taieb Fassi Fihri : Ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération.
- M. Ahmed Toufiq : Ministre des Habous et des Affaires islamiques.
- M. Abdessadek Rabiî : Secrétaire général du gouvernement.
- M. Mohamed Saâd Alami : Ministre chargé des Relations avec le Parlement.
- M. Salaheddine Mezouar : Ministre de l'Economie et des Finances.
- M. Karim Ghellab : Ministre de l'Equipement et du Transport.
- M. Ahmed Taoufiq Hejira : Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et
de l'Aménagement de l'espace.
- M. Mohamed Boussaid : Ministre du Tourisme et de l'Artisanat.
- Mme Amina Benkhadra : Ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et
de l?Environnement.
- Mme Yasmina Baddou : Ministre de la Santé.
- Mme Nawal El Moutawakil : Ministre de la Jeunesse et des Sports.
- M. Aziz Akhenouch : Ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime.
- M. Ahmed Akhchichine : Ministre de l'Education nationale, de
l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la
Recherche scientifique.
- M. Khalid Naciri : Ministre de la Communication, porte-parole du
gouvernement.
- M. Jamal Aghmani : Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
- M. Ahmed Chami : Ministre de l'Industrie, du Commerce et des
Nouvelles technologies.
- M. Abdellatif Maâzouz : Ministre du Commerce extérieur.
- Mme Nouzha Skalli : Ministre du Développement social, de la Famille
et de la Solidarité.
- Mme Touriya Jabrane : Ministre de la Culture.
- M. Abderrahmane Sbaï : Ministre délégué auprès du Premier ministre,
chargé de l'Administration
de la Défense nationale.
- M. Nizar Baraka : Ministre délégué auprès du Premier ministre,
chargé des Affaires économiques et générales.
- M. Mohamed Abbou : Ministre délégué auprès du Premier ministre,
chargé de la Modernisation des secteurs publics.
- M. Mohammed Ameur : Ministre délégué auprès du Premier ministre,
chargé de la Communauté Marocaine résidant à l'étranger.
- M. Abdelkébir Zahoud : Secrétaire d'Etat auprès du ministre de
l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, chargé de l'Eau
et de l'Environnement.
- M. Anis Birou : Secrétaire d'Etat auprès du ministre du Tourisme et
de l'Artisanat, chargé de l'Artisanat.
- M. Saad Hassar : Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur.
- Mme. Latifa Labida : Secrétaire d'Etat auprès du ministre de
l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation
des cadres et de la Recherche scientifique, chargé de l'enseignement
scolaire.
- M. Ahmed Lakhrif : Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires
étrangères et de la Coopération.
- Mme Latifa Akherbach : Secrétaire d'Etat auprès du ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération.
- M. Abdeslam Al Mesbahi : Secrétaire d'Etat auprès du ministre de
l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, chargé du
Développement territorial.
Le 16-10-2007
Par : M?Hamed Hamrouch
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2. CRISE DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=aroc&id=76789
Le Maroc pris en otage !
Publié le : 10.10.2007 | 15h01
Entre le 19 septembre, date à laquelle Sa Majesté le Roi a reçu Abbas
El Fassi qu'il a désigné Premier ministre et aujourd'hui, il s'est
passé quelque vingt-deux jours. Entre la proclamation des résultats du
scrutin du 7 septembre dans lequel le Parti de l'Istiqlal est sorti
vainqueur et aujourd'hui, il s'est passé trente et un jours. Voilà
donc un mois que le Maroc est entré dans une autre étape de son
histoire, qu'il a changé de majorité dans les urnes et que le monde
entier a le regard rivé sur le changement qui a été opéré, sur la «
rupture » - disons changement ? survenue.
Mais voilà aussi un mois que rien ne semble réellement changer,
puisque aussi bien l'ancien gouvernement censé expédier les affaires
courantes que le virtuel, formé sans être formé, sont tous deux figés,
prisonniers d'eux-mêmes. Non qu'il faille en vouloir à qui que ce
soit, et certainement pas au Premier ministre désigné. A situation
objective, hommes de circonstances. Nous sommes encore en dessous du
seuil de la crise institutionnelle propre à une Belgique en proie à de
graves dissidences en tous ordres. Mais nous sommes dans un malaise
qui suscite autant d'interrogations que d'amertume.
La situation objective, elle, semble dépasser l'homme de circonstance
parce qu'elle est minée par le jeu politicien qui est l'ennemi de la
politique et parce que celle-ci risque d'être dévoyée. Il n'est pas
permis, il est inadmissible en fait que des formations ou des hommes
politiques ? quels que soient leur poids, leur rang ou leurs
prétentions ? puissent tenir le Maroc entier, son peuple et ses
institutions en otage avec une aussi gravissime irresponsabilité et un
onanisme intolérable.
C'est peu dire que le retard que nous vivons dans cette affaire ?
d'autres diront que ce n'en est pas un, car Driss Jettou lui-même
avait mis longtemps à former son gouvernement ? n'est pas seulement
incompréhensible mais constitue une source d'inquiétudes et, si
d'aventure il se prolongeait, risquerait de porter un coup fatal au
crédit politique des uns et des autres.
La question demeure de savoir si le Maroc, lancé dans une dynamique de
développement, tenu devant la communauté internationale à parachever
ses grands projets, mis surtout sur une orbite de rapidité peut se
permettre une « pause » aussi laxiste ? Nous voyons en effet qu'il y a
désormais deux Maroc.
Un Maroc marathonien qui travaille en maintenant le rythme, celui de
la croissance, de l'économie, des entreprises, celui des chantiers, du
social et des réformes dans les pas de Sa Majesté Mohammed VI. Un
autre Maroc, celui d'un gouvernement en épure figé, transformé en
petit Landerneau, tiraillé et quasi meurtri.
Comme si les formations politiques en crise ont différé le débat
interne, relevant normalement de leurs congrès nationaux, pour les
sortir seulement aujourd'hui, les exposer seulement aujourd'hui à la
face d'une opinion désarçonnée?
| LE MATIN
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3. CORRUPTION DU MAKHZEN
http://www.telquel-online.com/293/edito_293.shtml
La révolution de Targuist
Par Ahmed R. Benchemsi
Une bande de jeunes a mis sens dessus dessous une des plus puissantes
institutions du pays
A ceux qui ne l?auraient pas compris à la lecture de notre dernier
dossier de ?couv?, disons-le clairement : TelQuel soutient, et avec
force, le ?Sniper de Targuist?. ?Les? snipers, faudrait-il plutôt
dire, car on sait désormais qu?ils sont plusieurs. Armés de caméras
numériques, ils ont ?posté? depuis juillet dernier, sur le site de
partage youtube.com, quatre vidéos montrant des gendarmes en flagrant
délit de corruption, sur un barrage routier à l?entrée de cette petite
bourgade
rifaine de 12 000 habitants. Ce faisant, cette bande de jeunes a
réussi à mettre sens dessus dessous la très puissante Gendarmerie
royale, qui quadrille pour ainsi dire tout le territoire. Une légende
est née?
Qu?est-ce qui fait courir le commando de Targuist ? Ses membres
ont-ils des visées politiques ? Entendent-ils ainsi militer pour la
moralisation de la vie publique ? C?est ce qu?ils déclarent à TelQuel,
aujourd?hui que l?écho de leur action a largement dépassé les limites
de leur bourgade. Mais au départ, leur objectif était plus limité : il
s?agissait seulement de ?rendre leur dignité aux habitants de
Targuist? soumis au mépris, aux brimades, et aux mille et un abus des
autorités locales. Rien d?autre, en somme, que la ?hogra? ordinaire,
ce tribut que les humbles et les analphabètes paient encore, chaque
jour et partout au Maroc, aux agents d?autorité, toutes casquettes
confondues. ?Aujourd?hui, déclare un des snipers, les gendarmes ont
presque honte de se montrer dans la rue. Depuis que nous avons posté
la première vidéo, ils ont commencé à témoigner plus de respect aux
gens?. C?est donc d?autodéfense qu?il s?agissait. Une démarche
citoyenne, moderne, et qui s?est révélée magnifiquement efficace.
Depuis, médiatisation et engouement populaire aidant (surtout depuis
que neuf gendarmes de Targuist ont été mis à pied), la nature du
combat a changé. Il s?agit désormais d?une croisade assumée contre la
corruption. A Nador, et dans d?autres villes du royaume, de nouveaux
snipers sont passés à l?attaque, et Youtube ne cesse de s?enrichir de
nouvelles vidéos. Policiers, douaniers, agents des Forces auxiliaires?
plus personne n?est à l?abri des ?Robin des bois du Web?, comme les a
surnommés la presse internationale.
La réalité, bien sûr, est beaucoup plus complexe que ce que montrent
ces séquences vidéo. Un ?khattaf? (transporteur clandestin) de
Targuist a ainsi déclaré à nos envoyés spéciaux : ?Oui, nous
graissions la patte aux gendarmes, comme ça se fait ailleurs au Maroc.
Mais nous étions le seul moyen de transport pour les paysans de la
région. La vidéo nous a fait beaucoup de tort, parce que les gendarmes
nous empêchent désormais de travailler?. C?est évident : s?il y a
corrompus, c?est qu?il y a corrupteurs. Et s?il y a corrupteurs, c?est
qu?il y a flou, voire anarchie légale. Pourquoi n?y a-t-il pas de
transports interurbains licites, autour de Targuist ? Parce que les
agréments de transport restent, à aujourd?hui, des faveurs distribuées
en dehors de tout critère légal, sur des bases clientélistes et
parfois mafieuses. Et pourquoi ne légifère-t-on pas pour changer cette
situation (et bien d?autres, génératrices de corruption à grande
échelle) ? Parce que c?est contraire à la logique de notre système
politique, construit depuis un demi-siècle sur une extraordinaire
imbrication de rentes et d?intérêts.
La corruption, pas de doute, est un système. Filmer des gendarmes la
main dans le sac, c?est juste dévoiler la partie émergée de l?iceberg.
Et c?est en plus injuste, puisque les corrompus surpris en flagrant
délit ne sont, forcément, que des boucs émissaires. Mais alors que
faire ? Depuis le temps qu?il prétend faire ?la guerre? à la
corruption à coups de pubs gentiment moralisatrices, seuls les
imbéciles comptent encore sur l?Etat. Finalement, il ne reste plus
qu?à suivre l?exemple du Sniper de Targuist. Et tant pis pour les
dommages collatéraux : aucune guerre sérieuse n?en est exempte.
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4. UN SAHRAOUI COMPLICE DU MAKHZEN DANS LE GOUVERNEMENT
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/biographies_des_memb_1/downloadFile\
/attachedFile/Biographies_gouvernement.pdf?nocache=1192535305.78
Ahmed Lakhrif nommé Secretaire d'Etat aupres du ministre des Affaires
etrangeres et de la cooperation
Biographie de M. Ahmed Lakhrif
M. Ahmed Lakhrif, que SM Ie Roi Mohammed VI a nomme, lundi, Secretaire
d'Etat aupres du ministre des Affaires etrangeres et de la
cooperation, est ne en 1953 a Smara. M. Lakhrif, qui a fait ses etudes
primaires a Smara et secondaires a El Aaiun, est titulaire d'une
licence en philosophie a l'Universite Complutense de Madrid en 1976.
De 1976 a 1978, il a exerce en tant que professeur de langue espagnole
(deuxieme cycle) a l'ecole "La Paz" relevant de la mission culturelle
espagnole a El Aaiun. De 1978 a 1986, il a occupe Ie poste de
directeur d'un etablissement scolaire a El Aaiun avant d'etre nomme
Delegue regional du ministere du Tourisme dans la meme ville jusqu'en
1997.
M. Lakhrif a ete 'elu' en 1983 vice-president du conseil municipal de
El Aaiun, poste qu'il occupe jusqu'a maintenant.
Membre de la Chambre des Conseillers depuis 1997, M. Lakhrif est aussi
membre de la commission des relations exterieures et de la defense et
vice-president du groupe d'amitie maroco-espagnole au sein de la meme
chambre.
M. Lakhrif est egalement membre du Conseil Royal consultatif pour les
affaires sahariennes (CORCAS) et membre de la commission des relations
exterieures au sein dudit Conseil.
II a participe, au sein de plusieurs delegations nationales, a
plusieurs rencontres dans nombre de capitales mondiales pour defendre
l'<integrite territoriale> du Royaume.
M. Lakhrif, qui est egalement membre du Conseil national et du comite
central du Parti de l'Istiqlal, a occupe plusieurs postes au niveau
local, dont celui de president de l'association provinciale des £uvres
sociales, culturelles et sportives dans la 'province' de El Aaiun
depuis 1996 et president du conseil d'administration de Dar Al
Mouatine (Maison du citoyen) de El Aaiun. Lakhrif est marie et pere de
cinq enfants.
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