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Expansionisme du makhzen/Crise Espagne-Maroc (3-XI-2007)   Lista de mensajes  
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*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm



S O M M A I R E

1. EXPANSIONISME DU MAKHZEN/CRISE ESPAGNE-MAROC

1.1. PRESSE MAKHZENIENNE
- LE MATIN (3-XI-2007): La boîte de Pandore
- MAP/LE MATIN (3-XI-2007): La visite du Roi d'Espagne à Ceuta et
Melilla "spoliées" n'influera en rien sur les revendications du Maroc
(Fassi Fihri)
- MAP/LE MATIN (3-XI-2007): El Himma souligne le caractère
inopportun de la visite projetée du Roi d'Espagne
- MAP/LE MATIN (3-XI-2007): Les parlementaires dénoncent la visite
que le Roi Juan Carlos envisage d'effectuer dans les "présides
occupés"
- TEL QUEL (No. 296): Ceuta et Melilla. Rabat irrité

1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
- LE JOUR D'ALGÉRIE (3-XI-2007): Avant la visite de Juan Carlos à
Ceuta et Melilla. Le Maroc rappelle son ambassadeur à Madrid
- LE JEUNE INDÉPENDANT (3-XI-2007): Une première depuis 1975: Juan
Carlos à Ceuta et Melilla
- EL WATAN (3-XI-2007): Enclaves de Ceuta et Melilla. La tension
monte à nouveau entre le Maroc et l'Espagne
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (3-XI-2007): Le Roi Juan Carlos débarque à
Ceuta et Melilla Une protestation marocaine molle et de pure forme
- LA TRIBUNE (3-XI-2007): Première visite officielle du roi
d'Espagne à Ceuta et Melilla. Un voyage mal vu par Rabat


1.3. AGENCES DE PRESSE
- EURONEWS (2-XI-2007): La visite de Juan Carlos à Ceuta et Melilla
ravive les tensions entre le Maroc et l'Espagne
- REUTERS (2-XI-2007): Le Maroc rappelle son ambassadeur en Espagne

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/ EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1.1. PRESSE MAKHZENIENNE
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=aroc&id=77520

Editorial
La boîte de Pandore

Publié le : 02.11.2007 | 19h52


Le Maroc déplore la 'regrettable' décision de Sa Majesté le Roi
d'Espagne, Juan Carlos, de se rendre avec son épouse dans les deux
villes 'occupées' Ceuta et Melilla. Il le déplore profondément et le
fait savoir. Aussi, sur 'hautes' instructions royales, a-t-il été
décidé hier le rappel en consultation de M. Omar Azziman, ambassadeur
de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Espagne.

Le communiqué, en provenance du ministère des Affaires étrangères et
de la Coopération, précise que le rappel du représentant du Maroc à
Madrid sera pour une «période indéterminée». On peut s'interroger sur
la gravité d'une telle décision, mais l'on reste convaincu, en
revanche, qu'elle devrait être replacée, jaugée et jugée à l'aune de
ce qui s'apparente à l'incompréhensible, voire l'inadmissible
décision de S.M. Juan Carlos de se rendre, la veille de la
célébration du XXIIème anniversaire de la Marche Verte, dans deux
villes 'marocaines' 'occupées' par l'Espagne.

Aussitôt rendue publique la décision du Souverain espagnol, et comme
l'on pouvait s'y attendre, de vives protestations ont été exprimées
par le gouvernement, les partis politiques, les associations et le
peuple marocain.

Le Premier ministre, relayé également par d'autres hauts responsables
ont exprimé leur « totale réprobation » de cette initiative dans ses
deux dimensions graves: le déplacement même dans deux villes soumises
depuis des siècles à un contentieux, le choix ensuite de la date pour
l'effectuer qui semble ajouter volontairement à une désinvolture
affichée à l'égard du Maroc.

Enfin, et ce n'est pas le moindre paramètre pour raviver ce qui
s'apparente aujourd'hui à une crise larvée entre nos deux pays, la
procédure pour annoncer un voyage dont on se doutait qu'il n'allait
pas nous réjouir, mais plutôt nous prendre de court à un moment où le
Prince héritier Felipe de Bourbon et son épouse achevaient de nous
convaincre de la profondeur de notre amitié.

Le style, ici, a manqué d'esthétique et la gestuelle de bon sens.
L'Espagne, et nous assimilons par ce terme l'Etat, le gouvernement et
l'institution monarchique qui dans cette affaire incarnent ensemble
la nation ibérique, se prévaut de son droit sur les enclaves de Ceuta
et Melilla.

Elle argue même de l'argument que ces deux villes étant espagnoles,
l'affaire qui soulève les protestations du monde a un caractère
strictement intérieur. Le Roi d'Espagne, nous dit-t-on, se rend dans
deux villes d'Espagne. Mieux ou pire: le Maroc n'a aucun droit de
s'ingérer dans les affaires de souveraineté espagnole.

Argument 'spécieux' qui, d'une part fait preuve de discourtoisie et
qui est d'autre part totalement faux. Le contentieux maroco-espagnol,
vieux comme le monde et qui remonte à la nuit des temps, a
suffisamment pesé sur une relation bilatérale pour que les uns et les
autres, Marocains et Espagnols, n'y fussent pas sensibles et portés à
la sauvegarder au nom du bon voisinage et d'une coopération
privilégiée.

Le rappel de l'ambassadeur du Maroc à Madrid, sur hautes instructions
royales est, à vrai dire, l'ultime étape d'un processus marqué par
les protestations officielles et populaires du Maroc sans lendemain
et sans écho en Espagne. Le Souverain espagnol a fait fi des
sensibilités marocaines, et non content de maintenir sa décision
envers et contre tout, il n'a apporté aucune réponse aux
interrogations qui, ici et là, se multiplient et s'aggravent.

A coup sûr, le pouvoir royal espagnol vient d'ouvrir la fameuse boîte
de Pandore, sans se soucier apparemment des conséquences que sa
décision comporterait à terme sur le processus de revendication des
enclaves marocaines, sur la nature des relations bilatérales et le
projet ambitieux de voisinage exceptionnel. L'histoire et la
géographie entre nos deux pays sont incontournables, d'autant plus
pesantes sur notre destin commun que seule la cohabitation constitue
notre fil conducteur.

En 1989, dix ans avant son accession au Trône, Sa Majesté le Roi
Mohammed VI, alors Prince Héritier s'était rendu en visite en Espagne
et y a prononcé une allocution dont on ne pouvait que mesurer la
profondeur et la vision prospective. Il rappelait que son auguste
père, feu S.M. Hassan II et le Roi Carlos avaient décidé de mettre
sur pied une « Cellule de réflexion » maroco-espagnole pour débattre
du contentieux global entre les deux pays.

Il proposait le règlement de ce contentieux dans un esprit moderne,
franc et dynamique, capable d'ouvrir à nos deux peuples des
perspectives de développement partagé avec des projets communs
porteurs.

Depuis, le discours royal n'a pas changé et le Souverain s'en est
tenu à ce postulat que les deux pays, condamnés par l'histoire et la
géographie, en dépit du contentieux sur les deux villes 'occupées',
gagneraient à mettre en œuvre un partenariat d'avenir, sans complexe
et sans tabou.

Il semble en effet que la couronne espagnole n'ait pas tenu compte de
cette disposition généreuse du Maroc et de son Roi, qu'elle ait
choisi de mettre un trait sur ce qui nous rapproche pour privilégier,
à tort ou à raison, ce qui nous sépare et qui s'apparente à une «
provocation graduée » sur fond d'une politique erronée, propre à
réjouir nos adversaires et à chagriner nos amis.

L'Espagne a violemment protesté en août 2004, il y a juste trois ans,
lorsque la Grande-Bretagne a organisé à Gibraltar le 300e
anniversaire de la commémoration de sa présence sur un rocher de 6 km…
L'Espagne revendique depuis trois siècles ce qu'elle appelle « une
occupation coloniale » d'un autre âge.

Elle ne cesse de revendiquer sa restitution. On comprend qu'une telle
occupation et que sa commémoration constituent aux yeux de Madrid, la
plus grande provocation.

Pourtant, on eût aimé que l'Espagne comprenne inversement que notre
pays et notre peuple ne puissent admettre que le Roi d'Espagne et son
épouse, apparemment avec l'aval du gouvernement de M. Zapatero, se
rendent en visite officielle la veille et le jour même de
l'anniversaire de la Marche Verte qui fut le prologue d'un long
contentieux avec l'Espagne…


| LE MATIN

------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/la_visite_du_roi_d_e/view
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=15644

La visite du Roi d'Espagne à Ceuta et Melilla "spoliées" n'influera
en rien sur les revendications du Maroc (Fassi Fihri)


Rabat, 03/11/07 - Le ministre des Affaires étrangères et de la
coopération, M. Taieb Fassi Fihri a souligné que la visite projetée,
au début de semaine prochaine, du Roi Juan Carlos d'Espagne dans les
villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et Melilla "n'influera en
rien sur les revendications du Maroc sur ces deux <présides
occupées>".

"Cette visite, que certains milieux politiques et médiatiques
espagnols essaient d'exploiter à des fins sensationnalistes que nul
n'ignore, n'influera en rien sur les revendications du Maroc sur ces
deux villes, quelles que soient les conditions et les tentatives
unilatérales d'occulter des vérités géographiques et historiques
légitimes", a dit le ministre, qui s'exprimait vendredi soir devant
la Commission des Affaires étrangères, de la défense nationale et des
affaires islamiques à la Chambre des représentants.

Cette visite est "totalement inadmissible" et "inopportune à tous les
points de vue", a dit M. Fassi Fihri, ajoutant qu'elle constitue une
provocation à l'adresse de l'ensemble du peuple marocain et s'inscrit
en faux par rapport au Traité d'amitié, de coopération et de bon
voisinage signé par les deux pays en 1991.

Lors de cette réunion, à laquelle ont notamment pris part Mme Latifa
Akherbach et M. Ahmed Lakhrif, secrétaires d'Etat auprès du ministre
des Affaires étrangères et de la coopération, M. Fassi Fihri a relevé
que la persistance de la problématique des deux
villes 'spoliées', "séquelles du passé colonial", constitue un "cas
aberrant et inacceptable".

Il a rappelé, à ce propos, que le Maroc a toujours veillé à traiter
ce différend par voies pacifiques sur la base du dialogue et de
l'entente en tenant compte du droit de souveraineté du Maroc et des
intérêts communs avec l'Espagne, dans le cadre de la coopération et
du bon voisinage.

Le Royaume du Maroc, a dit M. Fassi Fihri, a fait part, chaque fois
que c'est nécessaire, de ses réserves dans les différents forums
internationaux et dans tous les traités et conventions conclus avec
l'Union Européenne et ce, depuis l'adhésion de l'Espagne à cet
ensemble en 1986.

Le ministre a noté, d'autre part, que la visite du Roi d'Espagne à
Sebta et Mellilia est la première du genre depuis son accession au
trône et l'établissement de la démocratie en 1975, rappelant que
suite à l'annonce officielle de cette visite regrettable, SM le Roi
Mohammed VI a donné Ses 'Très Hautes' Instructions pour le rappel en
consultation de l'ambassadeur de Sa Majesté à Madrid pour une période
indéterminée.

En dépit de l'amélioration qui a caractérisé les relations
bilatérales ces dernières années, le Maroc, a-t-il poursuivi, n'a eu
de cesse d'insister auprès de la partie espagnole sur ses
revendications 'légitimes', l'objectif étant de mettre fin à ce
problème sur la base d'une vision ouverte sur l'avenir.

Une telle vision, a précisé le ministre, devrait être tournée vers
l'édification de relations saines et stratégiques de voisinage, dont
les retombées positives ne se limiteraient pas uniquement aux deux
pays, mais iraient bien au delà, afin de relever les défis du
développement dans le cadre de l'entente commune au sein de l'espace
méditerranéen.

Le gouvernement du Maroc, a-t-il rappelé, avait exprimé la même
position lors de la visite qu'avait effectuée, début 2006, dans les
deux villes spoliées, le chef du gouvernement espagnol, en faisant
part de son regret et de son refus de cette initiative qu'il avait
qualifiée de "d'inopportune" et "sans aucun effet sur la nature du
problème".

Il a également rappelé à ce sujet le rejet et la nette réprobation du
gouvernement de SM le Roi de cette visite, quels qu'en soient les
motivations et les objectifs, appelant la partie espagnole à
s'inscrire dans le recherche d'une solution créative à ce problème.


Dernière modification 03/11/2007 10:32

------------------>
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=15642

El Himma souligne le caractère inopportun de la visite projetée du
Roi d'Espagne

Publié le : 03.11.2007 | 09h11


Le Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense
nationale et des Affaires islamiques à la Chambre des représentants,
Fouad Ali El Himma a souligné, vendredi, le caractère "inopportun" de
la visite que S.M. le Roi Juan Carlos I d'Espagne projette
d'effectuer à Ceuta et Melilla.

Le timing de cette visite est "inopportun" et "inacceptable ni par le
gouvernement, qui a exprimé très clairement sa position à l'issue du
Conseil de gouvernement, ni par les élus du peuple, ni par les
différentes composantes de la société marocaine", a ajouté M. El
Himma, dans une déclaration en marge d'une réunion de la Commission
des Affaires étrangères, de la Défense nationale et des Affaires
islamiques, diffusée par la première chaine nationale Al Aoula dans
son journal du soir.

M. El Himma a, d'autre part, souligné que les représentants des
différents groupes parlementaires "n'ont pas été surpris" par le
timing de cette visite, ni par celui choisi par le juge espagnol
Baltazar Garzon pour annoncer des poursuites contre des personnalités
marocaines et encore moins par les mesures dont ont fait l'objet les
Marocains résidant dans la banlieue de Madrid, qui s'inscrivent dans
la perspective des élections en Espagne.

Les représentants des différents groupes parlementaires ont dénoncé
et condamné avec force ces pratiques sans rapport avec le traité
d'amitié et de partenariat entre les deux pays, a-t-il dit.

Ils ont également considéré que le Maroc ne méritait pas un tel
comportement en retour des efforts qu'il déploie en toute
responsabilité, notamment en matière de lutte contre le terrorisme,
le trafic de drogue et la migration clandestine, autant de questions
essentielles non seulement pour l'Espagne mais également pour
l'ensemble de l'Europe, a ajouté M. El Himma.

Au cours de la réunion de la Commission des Affaires étrangères, de
la défense nationale et des affaires islamiques, le ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération, Taieb Fassi Fihri, a fait
un exposé détaillé sur les points évoqués précédemment, a indiqué M.
El Himma.


| MAP

--------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/des_parlementaires_d/view
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=15646

Les parlementaires dénoncent la visite que le Roi Juan Carlos
envisage d'effectuer dans les "présides occupés"


Rabat, 03/11/07 - Plusieurs députés ont dénoncé, vendredi soir, avec
force la visite que le Roi Juan Carlos I projette d'effectuer dans
les deux villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et Melilla au début
de la semaine prochaine, soulignant la nécessité de prendre une
position ferme à ce propos.

Dans des interventions lors d'une réunion de la commission des
affaires étrangères, la défense national et les affaires islamiques
de la Chambre des représentants, en présence du ministre des Affaires
étrangères et de la coopération, M. Taieb Fassi Fihri, les députés
ont souligné que ces deux villes sont 'parties intégrantes' du
territoire du Royaume du Maroc et que la question des 'provinces du
Sud' ne peut empêcher le Royaume de revendiquer la 'récupération' de
cette précieuse 'partie' de 'son' territoire national.

Cette réunion, qui s'est déroulée en présence des secrétaires d'Etat
auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mme
Latifa Akherbach et M. Ahmed Lakhrif, a été l'occasion pour les
députés de faire remarquer que la diplomatie, avec toutes ses
composantes, est appelée à réagir diligemment non seulement pour
exprimer le rejet de cette visite par le Royaume, mais également pour
examiner les initiatives de nature à contribuer à la solution de ce
problème.

La solution requise est celle qui s'inscrit dans le cadre du bon
voisinage et du maintien des relations bilatérales à leur niveau
privilégié, ont-il fait remarquer, précisant que cette visite
constitue une grave provocation et une atteinte aux sentiments du
peuple marocain. Les députés ont noté que le timing de la visite du
souverain espagnol ne peut être un acte innocent en ce sens qu'elle
coïncide avec les festivités marquant l'anniversaire de la Marche
Verte.

Saluant la sagesse de la décision royale de rappeler l'ambassadeur du
Maroc à Madrid en consultation pour une période indéterminée, les
députés ont recommandé, face à cette visite 'provocatrice', un
certain nombre de mesures, particulièrement la publication d'un
communiqué des deux chambres du parlement au ton catégorique,
l'intensification des contacts avec le parlement espagnol à ce sujet
et l'activation à la fois de la commission parlementaire d'amitié
Maroc-Espagne et de la Cellule de réflexion sur le statut des deux
villes 'spoliées'.


Au sujet de la décision du juge espagnol Baltazar Garzon d'ouvrir une
enquête concernant treize Marocains, sur ce qu'il a appelé des crimes
de génocide et de torture durant les années 1976-1987 dans
les 'provinces du Sud', les différents intervenants ont mis l'accent
sur la gravité d'une exploitation politique de la justice espagnole.

L'ouverture de procédures judiciaires pour violation des droits de
l'homme devrait se faire contre ce qui se passe dans les camps du
polisario à Tindouf, en Algérie, où sont pratiquées de cruelles
violations des droits humains au vu et au su de la communauté
internationale, rappellent-ils, qualifiant cette décision de
mascarade.
Les commanditaires de l'agitation provocatrice doivent se rendre à
l'évidence que la justice espagnole n'est pas la justice
internationale et n'a donc pas le droit de juger un autre Etat
souverain.

Pour ce qui est des agressions dont ont été victimes des
ressortissants marocains à Madrid le 18 octobre dernier, les députés
ont vigoureusement dénoncé ce comportement raciste qui ne peut seoir
à un Etat de l'envergure de l'Espagne.Ces agressions, en ce moment
précis, sont la conséquence des luttes qui, en Espagne, précédent les
échéances électorales, particulièrement entre deux courants au sein
du Parti Populaire.


Le timing des trois actes provocateurs, à savoir la visite du Roi
Juan Carlos à Ceuta et Melilla, la décision du juge Garzon d'ouvrir
une enquête contre des ressortissants marocains et les agressions
contre les Marocains à Madrid, n'est, en fait, qu'une réaction au
succès et à l'évolution positive que connaît l'initiative marocaine
pour une 'autonomie' de la région du Sahara sur la scène
internationale, soulignent les députés.


Dernière modification 03/11/2007 10:54

----------->
http://www.telquel-online.com/296/semaine_maroc_296.shtml

Ceuta et Melilla. Rabat irrité


Après l'annonce de la visite, lundi prochain, du roi Juan Carlos à
Sebta et Melilia - la première depuis son intronisation - la réaction
des autorités marocaines ne s'est pas faite attendre. "Le
gouvernement de Sa Majesté ne peut qu'exprimer son vif rejet et sa
nette réprobation de cette initiative regrettable, quels qu'en soient
les motivations et les objectifs", a déclaré le porte-parole du
gouvernement, Khalid Naciri, soulignant au passage que "la
coopération maroco-espagnole (…) que nous considérons comme un choix
stratégique, ne doit pas nous faire oublier qu'il existe encore entre
nous un différend essentiel concernant ces deux villes".

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/021107/une/Lejour.htm

Avant la visite de Juan Carlos à Ceuta et Melilla.
Le Maroc rappelle son ambassadeur à Madrid


«Le couple parfait», comme aimait le qualifier le Maroc Hebdo, aura-t-
il fini par se séparer? Le rappel, «pour consultation», hier, par
Mohamed VI, de l'ambassadeur du Maroc en Espagne pourrait constituer
un «acte de divorce», loin d'être à l'amiable, entre ces deux pays.
Plusieurs changements politiques favorisaient cette séparation.
L'annonce de la visite, prochaine du roi d'Espagne, Juan Carlos, à
Melilla et Ceuta, deux territoires gérés par ce royaume à l'intérieur
du Maroc, a semé la panique parmi les dirigeants monarchiques. Le
message pourrait être d'une signification d'importance politique non
négligeable envers les responsables marocains qui revendiquent
l'application du principe de décolonisation à ces deux territoires,
rejetant, d'autre part, l'application de ce même principe lorsqu'il
s'agit du Sahara Occidental. Une contradiction qui n'a pas forcé le
respect des dirigeants espagnols pour le pouvoir marocain même si «un
renforcement dans les relations bilatérales entre ces deux pays» est
annoncé, à coups de médiatisation, par la presse marocaine notamment.
Des annonces médiatiques qui pourraient constituer plutôt une
tentative marocaine de revendiquer l'appui espagnol face au désaveu,
de plus en plus large, de la politique marocaine sur la scène
internationale. Désaveu causé en particulier par la colonisation des
territoires sahraouis et le refus d'accorder à ce peuple le droit de
décider de son avenir. Ce que les dirigeants marocains sont loin
d'ignorer. Conséquence, ils restent affaiblis envers leurs homologues
espagnols, d'où, probablement, leur immobilisation quand des dizaines
de familles marocaines furent expulsées, il y a quelques jours, de
bidonvilles érigés à Madrid.

Ajouté à cette situation l'enquête engagée par les autorités
judiciaires espagnoles sur certains généraux marocains soupçonnés
d'avoir torturé des sahraouis. Une instruction confiée au célèbre
juge espagnol Baltasar Garzon. Cette enquête concerne des génocides
et tortures perpétrés entre 1976 et 1987 au Sahara occidental, à la
suite d'une requête formulée par des associations de défense des
droits de l'homme et de familles de victimes sahraouies.

Le procès dans l'affaire des attentats de Madrid n'est pas venu pour
améliorer la position des dirigeants marocains mis mal à l'aise,
encore une fois, si on se réfère aux commentaires faits par des
organes de presse du royaume chérifien. La chaîne de télévision
marocaine Médi1sat, très motivée lorsqu'il s'agit de donner des
informations sur la situation sécuritaire en Algérie, reprenant la
moindre information parue dans ce domaine dans la presse algérienne,
a évité de s'étaler sur les nationalités des auteurs présumés de ces
attentats qui ont ciblé la capitale espagnole. «La majorité des
accusés sont arabes», a lancé cette chaîne, évitant de dire que la
majorité de ces présumés auteurs sont marocains. Pourtant, quand il
s'agit de ressortissants algériens, cette chaîne de télévision
n'hésite pas à le dire, reprenant, quotidiennement, manipulant
l'information, n'omettant pas de reprendre des articles liés au
terrorisme, des scandales financiers, ou autres, en Algérie, et
s'interdisant de reprendre une information qui donne une bonne image
sur ce pays. Par contre, l'investissement du moindre dirham au Maroc
est médiatisé et la situation peu enviable des droits de l'homme et
de la situation socioéconomique dont souffre le peuple marocain est
superbement ignorée par cette chaîne de télévision.

Des médias marocains n'en sont pas à leurs premières gaffes puisque
le journal marocain Al Alam a déjà fait dans une sorte de chantage,
dans un de ses éditoriaux qui pourrait dire clairement son nom,
lorsque cette publication a appelé à accueillir sur le sol marocain
les séparatistes basques. Ce qui a failli provoquer un incident
diplomatique entre le Maroc et son deuxième fournisseur après la
France, l'Espagne en l'occurrence. Un autre journal marocain,
L'Evénement, a jeté de l'huile sur le feu en écrivant que «l'édito
d'Al Alam a ses raisons que la raison d'Etat espagnol devrait
comprendre». «Nous refusons la légitimation politique, l'assistance
financière, et plus encore un appui logistique à l'ETA, alors que
l'Espagne fait exactement l'inverse avec la bande à Mohamed Abdelaziz
(président de la République sahraouie), nos séparatistes terroristes
à nous»», est-il ecrit dans cet article qui s'oppose, ainsi, à
l'opinion internationale qui, elle, reconnaît le droit au peuple
sahraoui de décider de son autodétermination. Chantage et ingérence
dans les affaires internes d'un pays souverain, tels sont les délits
commis par ces journaux à l'égard d'un pays souverain, après les
crimes perpétrés par les forces marocaines contre des citoyens
sahraouis désarmés, emprisonnés et torturés. Ce qui s'ajoute au crime
de colonisation de ce peuple et de ses territoires par un Maroc qui
refuse de se plier aux résolutions de l'ONU dans ce cadre, et
d'écouter la voix de la raison.


Par M. Abi

-------------------->
http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=34380

Une première depuis 1975:
Juan Carlos à Ceuta et Melilla

par R. I.


La maison royale espagnole a confirmé hier la visite du roi Juan
Carlos lundi et mardi dans les enclaves espagnoles de Ceuta et
Melilla, au nord du Maroc, un voyage vivement contesté par Rabat, qui
revendique ces territoires. La visite «est confirmée», a indiqué un
porte-parole de la maison royale, ajoutant toutefois que le programme
de ce déplacement historique n'était pas encore disponible.

Il s'agit de la première visite officielle du monarque espagnol à
Ceuta et Melilla depuis son accession au trône en 1975. Le
gouvernement marocain avait manifesté avant-hier son «vif rejet et sa
nette réprobation» de cette visite effectuée dans «des villes
marocaines spoliées», exprimant l'espoir que le voyage annoncé par
les médias espagnols serait reporté.

Le Maroc a toujours considéré comme partie intégrante de son
territoire national Ceuta et Melilla, enclaves de la côte
méditerranéenne sur lesquelles l'Espagne exerce sa souveraineté
depuis le XVIe siècle. Le ministère espagnol des Affaires étrangères
avait déclaré avant-hier que la visite du roi dans les deux villes
était «institutionnelle» et s'intégrait dans un cadre de «politique
intérieure» espagnole.

«L'Espagne et le Maroc entretiennent d'excellentes relations, ils
n'ont pas de problèmes et coopèrent dans tous les domaines», avait
ajouté le ministère. L'ensemble des médias et des milieux politiques
espagnols approuvaient hier le voyage du roi, que Rabat a
qualifié «d'initiative regrettable».

Il s'agit d'une «visite pertinente», qui met fin à «32 ans
d'anomalie», écrit dans un éditorial le quotidien El Pais, ajoutant
que Madrid ne redoute pas une «crise diplomatique» avec le Maroc. Le
quotidien ABC approuve également cette visite et critique dans un
éditorial la «réaction démesurée de Rabat, affirmant qu'il
est «complètement faux» de parler de «villes marocaines spoliées».

Le gouvernement de la ville autonome de Melilla a
qualifié «d'ingérence» dans les affaires internes de l'Espagne la
réaction marocaine. «Melilla n'a jamais fait partie du royaume du
Maroc, un fait amplement démontré historiquement», selon un
communiqué de ce gouvernement.

--------------->
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=79664

Enclaves de Ceuta et Melilla
La tension monte à nouveau entre le Maroc et l'Espagne


Madrid a confirmé hier une visite du roi Juan Carlos dans les
enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc, provoquant
une crise avec Rabat, qui revendique ces territoires, et a rappelé
son ambassadeur.

Cette visite relance ainsi les controverses sur les différends
territoriaux entre les deux pays, marqués en 2002 par la crise qui
avait suivi « l'invasion » marocaine de l'îlot Perejil au large de
Ceuta. D'autant plus que les médias, partis politiques et opinions
publiques des deux pays ont des positions opposées très tranchées sur
Ceuta et Melilla. La maison royale a annoncé, selon l'AFP qui a
rapporté l'information, que ce voyage sans précédent débuterait lundi
à Ceuta et se poursuivrait mardi à Melilla. Il s'agit de la première
visite officielle du roi dans ces deux enclaves depuis son accession
au trône en 1975. Le gouvernement marocain a annoncé hier après-midi
le rappel pour « consultation et pour une durée indéterminée » de son
ambassadeur à Madrid, Omar Azziman, à la demande du roi Mohammed VI,
en raison de cette « regrettable visite » dans des villes «
occupées ». Rabat avait manifesté dès jeudi son « vif rejet et sa
nette réprobation » d'une visite effectuée, selon lui, dans « des
villes marocaines spoliées ». Le Maroc a toujours considéré comme
partie intégrante de son territoire national Ceuta et Melilla,
enclaves de la côte sud de la Méditerranée sur lesquelles l'Espagne
exerce sa souveraineté depuis le XVIe siècle. La vice-présidente du
gouvernement espagnol a rappelé hier les « extraordinaires et
excellentes relations » entre les deux pays « alliés et amis »,
s'efforçant de désamorcer une crise prévisible sur cette question
délicate.


R. N.

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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?
news=507711&archive_date=2007-11-03

Le Roi Juan Carlos débarque à Ceuta et Melilla Une protestation
marocaine molle et de pure forme

par M. Saâdoune


Le Roi d'Espagne se rend dans les enclaves de Ceuta et Melilla, le
gouvernement espagnol n'y voit qu'une « affaire intérieure ». Rabat
proteste mollement. Explications


Le Roi d'Espagne Juan Carlos se rendra lundi dans les enclaves de
Ceuta et Melilla au Maroc. Il s'agit de la première visite du Roi
d'Espagne depuis son accession au trône en 1975. La dernière visite
d'un Roi d'Espagne dans ces territoires marocains remonte à 1927. La
presse espagnole applaudit la « fin d'une anomalie » tandis que Rabat
a exprimé « son vif rejet et sa nette réprobation » de cette visite
royale aux « villes marocaines spoliées de Ceuta et Melilla » quels
qu'en soient les « motivations et les objectifs », selon la formule
du porte-parole du gouvernement marocain.

Le tout nouveau Premier ministre marocain, Abbas El-Fassi a également
fait part de son « étonnement », de son « profond regret » et de son
refus de cette visite qui est, selon lui, « de nature à influer sur
les relations privilégiées existant entre les deux pays amis ». Il «
espère qu'il y soit renoncé » indique un communiqué diffusé par
l'agence MAP. A l'évidence, ce voeu ne sera pas exaucé, la maison
royale espagnole a confirmé, hier, que le monarque espagnol sera
lundi et mardi dans les enclaves de Ceuta et Melilla. La veille, le
ministère espagnol des Affaires étrangères avait justifié la visite
du monarque espagnol en la qualifiant « d'institutionnelle » et en
affirmant qu'elle s'intégrait dans un cadre de « politique
intérieure». Le Maroc - dont les revendications sont soutenues dans
cette affaire par l'union africaine, l'organisation de la conférence
islamique et la ligue arabe qui ne reconnaissent pas la souveraineté
de l'Espagne sur ces enclaves - semble surtout élever une
protestation de «principe» sans conséquence réelle sur l'état des
relations bilatérales. A la fin du mois de janvier 2006, le Premier
ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero avait effectué une
visite similaire suscitant les mêmes réprobations marocaines.
L'opinion, journal de l'Istiqlal, parti du nouveau Premier ministre
marocain, avait dénoncé une visite de
Zapatero «regrettable», «arrogante» et «provocatrice et attentatoire
aux sentiments des Marocains». Libération, journal de l'USFP l'avait
qualifiée « d'inopportune » et qu'elle était de nature à jeter « un
coup de froid aux relations entre Rabat et Madrid ». Ce ne fut pas le
cas puisque les relations entre Madrid et Rabat n'ont jamais été
aussi bonnes en raison du revirement du gouvernement de Zapatero sur
la question du Sahara Occidental.


CEUTA ET MELILLA CONTRE LE SAHARA OCCIDENTAL ?

En réalité, Rabat a toujours géré ses exigences sur les enclaves -
dont la légitimité ne peut être contestée - en fonction de l'attitude
de l'Espagne sur le Sahara Occidental. Elle était très forte quand
l'Espagne, sous gouvernement de droite, était clairement pour
l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental, au point
d'amener aux incidents de l'île de Leila (persil). Elle est devenue
totalement inaudible depuis l'arrivée du gouvernement Zapatero et son
revirement sur le Sahara occidental.

Au plan du symbole néanmoins, la visite du Roi d'Espagne est plus
importante que celle d'un Premier ministre, elle est une sorte
d'affirmation du pouvoir espagnol sur les enclaves marocaines qui
transcende les clivages entre la gauche et la droite. Le Parti
Populaire d'opposition (PP, droite) le dit à sa façon en soulignant «
l'immense importance» de la visite du «chef de l'Etat» dans
ces «territoires espagnols». De ce point de vue, la réaction
marocaine paraît très mitigée voire de pure forme. Comme lors de la
visite de Zapatero, le gouvernement espagnol n'est guère inquiet des
effets de la « nette réprobation » du gouvernement marocain.

En rendant fortement ambiguë la position de Madrid sur le Sahara
Occidental et en saluant ouvertement le plan marocain d'autonomie, le
gouvernement de Zapatero considère qu'il a neutralisé les
revendications du Maroc. L'assurance de Madrid est telle que le
ministère espagnol des Affaires étrangères a indiqué que les
relations entre l'Espagne et le Maroc étaient «excellentes»
et «qu'ils n'ont pas de problèmes et coopèrent dans tous les
domaines». Le «règlement intelligent du différend» réclamé par Rabat
n'est pas à l'ordre du jour à Madrid. Le journal El Païs qui
considère que la visite du Roi d'Espagne n'est que la fin
d'une «anomalie chronologique» souligne que les relations entre le
Maroc et l'Espagne «n'ont jamais été aussi bonnes en 50 ans».

En clair, Rabat ne fera rien. De là à penser que Ceuta et Melilla ont
été abandonnées contre un changement de la position de Madrid sur le
dossier du Sahara Occidental, il n'y a qu'un pas...

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http://www.latribune-online.com/0311/m01.htm

Première visite officielle du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla.
Un voyage mal vu par Rabat

Samedi 3 Novembre 2007

Par Moumene Belghoul


La visite du roi d'Espagne, Juan Carlos, prévu pour lundi et mardi
prochains dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord
du Maroc, suscitent la réserve, voire la controverse, du côté de
Rabat. Le voyage est vivement contesté par le Maroc qui revendique
ces territoires depuis son indépendance en 1956, même de façon
timorée. Médias et officiels voient d'un mauvais œil ce déplacement
vers des territoires disputés, et que des organisations telles que
l'Union africaine, l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et
la Ligue arabe considèrent, du moins officieusement, comme marocains.
Le déplacement du monarque espagnol dans ces enclaves reste
éminemment historique. Depuis son accession au trône en 1975, c'est
la première visite officielle du genre de Juan Carlos. Du côté
marocain, c'est la grogne. Le gouvernement de Abbas El Fassi a
exprimé son «vif rejet et sa nette réprobation» de cette visite. Ce
voyage à Ceuta et Melilla que le gouvernement de Rabat considère
comme «villes marocaines spoliées» alimente la controverse, et les
médias marocains proches du palais expriment le souhait qu'il soit au
moins reporté. Ceuta et Melilla, enclaves de la côte méditerranéenne
sur lesquelles l'Espagne exerce une pleine souveraineté depuis le 16e
siècle, sont considérées par le Maroc comme partie intégrante de son
territoire. Madrid, sourd aux grognements de Rabat, considère que la
visite du roi Juan Carlos et de la reine Sofia dans les deux villes a
un caractère «institutionnel», et qu'elle relève de la «politique
intérieure» espagnole. Voulant néanmoins calmer les passions, le
ministère espagnol des Affaires étrangères a rappelé que «l'Espagne
et le Maroc ont d'excellentes relations, ils n'ont pas de problèmes
et coopèrent dans tous les domaines». En Espagne, c'est l'unanimité.
Les médias et les milieux politiques, hormis les nationalistes
catalans, approuvent le voyage du roi. Il s'agit d'une «visite
pertinente», qui met fin à «32 ans d'anomalie», écrit El Pais,
quotidien de centre gauche. Le quotidien ABC (centre droit, tendance
monarchiste) applaudit également l'initiative trouvant la réaction de
Rabat, «démesurée». Il est «complètement faux» de parler de «villes
marocaines spoliées», fait-il remarquer. Le gouvernement de la ville
autonome de Melilla a qualifié la réaction marocaine d'«ingérence»
dans les affaires internes de l'Espagne. Interrogé par la radio
espagnole hier, Juan José Imbroda, qui cumule les fonctions de maire
et de président de Melilla, voit dans la revendication marocaine
une «erreur persistante». «Melilla n'a jamais été une terre
marocaine. C'est historiquement prouvé», a-t-il appuyé. Du côté de
Rabat, on continue à qualifier la visite du roi d'«initiative
regrettable» réclamant un «règlement intelligent de ce différend
territorial qui prend en compte les intérêts légitimes des deux
pays».
La dernière visite d'un roi espagnol dans les deux enclaves remonte à
1927. A l'époque, c'était le grand-père de Juan Carlos, Alphonse
XIII, qui s'y était rendu.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. AGENCES DE PRESSE
http://fr.news.yahoo.com/euronews/20071102/twl-la-visite-de-juan-
carlos-ceuta-et-me-115566a_1.html

La visite de Juan Carlos à Ceuta et Melilla ravive les tensions entre
le Maroc et l'Espagne

Par EuroNews euronews - Vendredi 2 novembre, 19h45L'Espagne y exerce
sa souveraineté depuis le 16ème siècle. Souveraineté également
revendiquée par le Maroc.

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Cette visite sans précédent suscite une vive réprobation de la part
de Rabat qui a rappelé son ambassadeur à Madrid pour consultation.

Il s'agit de la première visite officielle du roi dans ces deux
enclaves depuis son accession au trône en 1975. Il s'y était rendu
comme prince héritier les 19 et 20 septembre 1970 pour présider le
50ème anniversaire de la légion.

Le porte-parole du gouvernement marocain a réaffirmé "son vif rejet
concernant cette visite royale dans deux villes marocaines spoliées"
selon Rabat.

La visite du premier ministre espagnol Zapatero avait également
provoqué la colère du Maroc en février 2006. Elle n'avait toutefois
pas empêcher un renforcement des liens entre les deux pays.

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http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071102/twl-maroc-espagne-presides-
bd5ae06_1.html

Le Maroc rappelle son ambassadeur en Espagne


Reuters - Vendredi 2 novembre, 18h14
RABAT/MADRID (Reuters) -

Le Maroc a rappelé en consultation son ambassadeur en poste à Madrid
pour protester contre le projet de visite du roi Juan Carlos et de la
reine Sofia dans les deux enclaves espagnoles de la côte
méditerranéenne revendiquées par Rabat.

La visite du couple royal à Ceuta et Mellila est prévue lundi et
mardi à la demande réitérée, souligne-t-on à Madrid, de la population
locale des "présides".

"A la suite de l'annonce faite en Espagne, il a été décidé, sur la
haute instruction de Sa Majesté le roi Mohamed VI (...), le rappel
pour consultation de M. Omar Azzima, ambassadeur de Sa Majesté en
Espagne, pour une durée indéterminée", a précisé l'agence officielle
Map.

Les visites de personnalités espagnoles de haut rang dans ces deux
enclaves sont rares. Celle, en 2006, du président du gouvernement
José Luis Rodriguez Zapatero, la première d'un chef du gouvernement
espagnol depuis 1981, avait déjà fortement irrité à Rabat.

Le Premier ministre marocain, Abbas el Fassi, a dit profondément
regretter ce projet, dont il dit avoir entendu pour la première fois
parler par la presse espagnole, selon Map.

"Le gouvernement (...) rappelle que ces deux villes sont partie
intégrante du territoire du royaume du Maroc et leur retour dans la
mère patrie découlera de négociations directes avec le voisin
espagnol", a-t-il dit, cité par l'agence.


INITIATIVE "REGRETTABLE"

El Fassi a été nommé à la tête du gouvernement après la victoire du
parti conservateur de l'Istiqlal (Indépendance) aux élections
législatives. Le parti a un programme nationaliste et défend
farouchement "l'intégrité territoriale" marocaine en l'étendant au
Sahara occidental et aux deux enclaves, baptisées "Sebta"
et "Mellilia" en arabe.

Le porte-parole du gouvernement marocain, Khalid Naciri, a déclaré à
la presse que Rabat ne pouvait que "rejeter fortement et désapprouver
totalement cette regrettable initiative, quelles qu'en soient la
motivation ou les intentions".

L'annonce de la visite a provoqué une certaine excitation à Ceuta et
Melilla où les routes devraient être bloquées, les magasins fermer et
les administrations n'ouvrir que deux heures par jour. Les écoles
devraient fermer pour permettre aux enfants de s'aligner au passage
du cortège royal.

Maria Teresa Fernandez de la Vega, vice-présidente du gouvernement
espagnol, a tenté de désamorcer la polémique en insistant sur la
qualité des relations "extraordinairement bonnes" entre l'Espagne et
le Maroc, "fondées sur une affection sincère et un respect mutuel".

Les liens entre les deux pays se sont, de fait, nettement améliorés
depuis l'incident de 2002 quand, sous le gouvernement de José Maria
Aznar, le Maroc avait envoyé une poignée de soldats sur l'îlot
disputé de Persil, et l'Espagne avait dépêché des forces spéciales
pour les en déloger.

L'Espagne s'est emparée de Melilla à la fin du XVe siècle et a
succédé au Portugal à Ceuta au XVIIe siècle.

De nombreux produits de contrebande pénètrent au Maroc par les deux
enclaves, fermées par de hautes barrières de fil barbelé pour
dissuader l'immigration clandestine.





Sáb, 3 de Nov, 2007 12:38 pm

ruizmi2004
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*****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005**** ...
ruizmi2004
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3 de Nov, 2007
12:38 pm
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