*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉSISTANCE
- TEL QUEL (No. 297): Sahara. Des indépendantistes si discrets
2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉPRESSION
- ASVDH (19-XI-2007): Arrestation et jugement à El-Ayoune
3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-FARCE JUDICIAIRE
- SPS (20-XI-2007): Report du procès de trois prisonniers politiques
sahraouis à El Aaiun occupée
- ASVDH (20-XI-2007): Jugement des détenus politiques sahraouis à El-
Ayoune
- ASVDH (15-XI-2007): Report de deux procès des détenus politiques
sahraouis au 27 novembre
4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-HOMMAGE AUX HÉROS
- SPS (15-XI-2007): Arrivée de l'activiste sahraoui des droits
humains, Hmad Hamad à Las Palmas
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1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉSISTANCE
http://www.telquel-online.com/297/maroc2_297.shtml
Sahara. Des indépendantistes si discrets
Par Driss Bennani
Après une longue éclipse, les icônes de "l'indépendantisme de
l'intérieur" préparent leur retour sur le devant de la scène. En
face, l'Etat peaufine également sa stratégie.
L'Etat a-t-il finalement gagné sa bataille contre
les "indépendantistes de l'intérieur" ? Depuis les événements de mai
2005, les militants sahraouis se font plus discrets et leurs sorties
médiatiques, hier fréquentes, se raréfient. Sur le terrain, les
figures emblématiques du mouvement sahraoui poursuivent (sans faire
de bruit) leurs tournées à l'international, tandis que les bases "se
tiennent à carreau". "Ils savent qu'il n'y a plus de tolérance de la
part des autorités locales, qu'ils ne bénéficient désormais d'aucune
immunité. Tout dérapage ou trouble de l'ordre public est sanctionné
par des amendes ou des peines d'emprisonnement", résume un acteur
associatif à El Aaiun.
Dans sa livraison du 3 novembre, le quotidien algérien El Watan
publiait une interview d'Aminatou Haïdar, activiste sahraouie
récemment condamnée à sept mois de prison pour "incitation à la
violence". Elle y revient sur "la situation catastrophique des droits
de l'homme au Sahara occidental", appelle à l'élargissement des
attributions de la Minurso pour que la mission onusienne
puisse "intervenir pour la protection des sahraouis" et ne cache pas
son pessimisme quant à l'issue des négociations entre le Maroc et le
Polisario. Aminatou Haïdar clôt d'ailleurs l'entretien sur cette
phrase : "À quoi sert maintenant le troisième round (de négociations)
si un membre du Conseil de sécurité, qui est la France, déclare
publiquement qu'il est pour l'autonomie ? C'est une atteinte grave au
droit international".
Sans surprises, cette énième sortie de la pasionaria sahraouie n'a
pas fait de vagues. "Depuis bientôt deux ans, les indépendantistes
sahraouis rabâchent le même discours, sans qu'ils n'aient de
prolongements sur le terrain. Ils n'intéressent plus grand monde. Par
peur ou par désenchantement, les jeunes habitants de El Aaiun ou de
Smara ne les suivent plus. Le fait est là : les leaders
indépendantistes sont presque totalement coupés de la population",
résume un lobbyiste sahraoui. En réalité, ils ne se sont pas encore
remis d'un <choc> nommé "Projet marocain d'<autonomie> pour le
Sahara".
Au début fut l'<autonomie>…
À en croire plusieurs observateurs, la présentation du projet par
Mohammed VI à El Aaiun a pris de court les principales figures
indépendantistes. "À ce moment, ils ont tenté de se rapprocher des
centres officieux de prise de décision pour s'informer, jauger la
crédibilité de l'offre marocaine et, pour certains, espérer jouer un
rôle dans ce qui se tramait sous les tentes du Sahara ou dans les
salons de la capitale", confie un membre influent du Corcas. Sur le
plan international, l'offensive diplomatique menée par les émissaires
du monarque a valu au Maroc le soutien, à peine voilé, de puissances
internationales comme les Etats-Unis, l'Espagne ou la France. "Cela a
mis le Polisario dans une situation délicate. Le Front était
visiblement en perte de vitesse et cela se ressentait dans quelques
communiqués maladroits ou des déclarations agressives de certains de
ses dirigeants", rappelle un politologue casablancais.
Parallèlement, une nouvelle politique sécuritaire a été installée au
Sahara. Selon ce cadre à la wilaya de El Aaiun, elle tient en deux
mots: Tolérance zéro. "Pendant de longues années, les figures
indépendantistes locales se croyaient intouchables. Forts d'une
certaine immunité, ils encadraient les manifestations dans la région.
Depuis quelques mois, plus personne n'échappe à la loi. Les
responsables de délits sont présentés au tribunal et jugés selon les
textes en vigueur", explique notre responsable sécuritaire.
Résultat : plus d'une dizaine d'indépendantistes notoires se sont
retrouvés en prison après les émeutes de mai 2005. À leur sortie, et
malgré l'intervention d'un puissant conseiller à l'ambassade
américaine à Rabat, le ministère de l'Intérieur leur refuse toujours
la constitution de deux associations ouvertement indépendantistes.
Cette logique de fermeté a donné (provisoirement) ses fruits, mais
tiendra-t-elle encore longtemps ?
Pourtant, ils reviennent!
"Le mouvement indépendantiste au Sahara s'active en fonction de
l'agenda de la direction du Polisario. Ils ont deux rendez-vous
importants avant la fin de l'année: les négociations avec le Maroc et
le congrès du Front, annoncé pour le 14 décembre, détaille un ex-
dirigeant du Front, aujourd'hui installé en Espagne. Du coup, la
direction du Front tentera de mobiliser ce qu'ils appellent le front
intérieur pour redonner du souffle à la machine indépendantiste". Ce
front intérieur a même déjà commencé ses tours de chauffe. "Il y a eu
deux occasions ratées. D'abord celle de la commémoration de la mort
de Hamdi Lambarki, manifestant sahraoui tué par des éléments des GUS
en octobre 2005. La seconde est la tentative de créer,
officiellement, des associations indépendantistes menées par des noms
comme Ali Salem Tamek", explique un observateur sur place.
L'offensive internationale a également repris de plus belle. À
Londres, Rome ou Madrid, les cercles de soutien au peuple sahraoui
sont réactivés et quelques communiqués sont publiés ici et là.
Mais le dernier coup d'éclat reste la procédure judiciaire instruite
par le juge espagnol Balthazar Garzon concernant "un génocide commis
par l'Etat marocain au Sahara". La liste des accusés, rendue publique
par la justice espagnole, cite nommément plus d'une trentaine de
responsables marocains, dont les généraux Benslimane, Kadiri et
Laânigri, et des civils comme Driss Basri et Yassine Mansouri.
Immédiatement après la diffusion de cette liste, le Polisario a
publié un communiqué où il exprimait "sa satisfaction". Après une
longue disette, le Front marquait un point, très précieux à la veille
de l'ouverture du troisième round de négociations et au lendemain du
discours pro-marocain de Nicolas Sarkozy. "Ce sont les services
secrets du Polisario et de l'Algérie qui ont, en grande partie, monté
ce dossier", croit savoir un lobbyiste bien introduit auprès des
services d'espionnage marocains, qui ajoute : "C'est notamment
l'Algérie qui a insisté pour citer le nom de Yassine Mansouri, qui
n'était pourtant que stagiaire à l'époque. L'efficacité et la
discrétion du patron de la DGED les énervent et ils espéraient le
déstabiliser avant la rencontre de Genève". Raté : des sources
judiciaires confient que le juge Garzon ne retiendra finalement pas
le nom de Mansouri. Reste le prochain congrès du Polisario, prévu
pour le 14 décembre à Tifariti. Le Front devra y élire sa nouvelle
direction et définir les priorités du moment. "En l'absence d'une
véritable opposition, l'actuelle direction sera reconduite sans
problèmes", affirme un membre de Khat Achahid, le mouvement sahraoui
aujourd'hui très affaibli, qui poursuit : "Pour mobiliser les foules,
le Polisario n'a qu'un moyen : embraser le Sahara et provoquer une
nouvelle Intifada". Pourtant, ce scénario semble aujourd'hui très peu
probable.
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2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉPRESSION
http://asvdh.net/?p=329
Arrestation et jugement à El-Ayoune
El-Ayoune – Sahara Occidental
Lundi 19 novembre 2007
Le juge d'instruction auprès de la cour de deuxième degré à El-Ayoune
a décidé, samedi 17 novembre 2007, d'incarcérer le jeune sahraoui,
Mr. Bachir Elaabed Elmohdar KHADDA, à la prison noire. Mr. KHADDA,
connu pour sa participation aux manifestations et âgé de 21 ans,
avait été arrêté mercredi 14 novembre 2007 et gardé en garde à vue,
au commissariat de police, jusqu'au 17 novembre. La famille de ce
détenu politique déclare que leur fils avait été soumis à la torture
et au mauvais traitement lors de la garde à vue.
En outre, les détenus politiques sahraouis, Mr. Abdessalam LOUMADI,
Mr. Mohamed BACHIRI et Mr. Hassan DAH, ont comparu, aujourd'hui,
lundi 19 novembre 2007, devant le juge d'instruction près la cour de
deuxième degré d'El-Ayoune. Ces derniers ont refusé de répondre aux
questions du juge sans présence de leur défense ce qui a obligé le
juge de les faire retourner à la prison.
Nous rappelons aussi que le président de la section de l'asvdh à
Boujdour, Mr. Mohamed TAHLIL, comparaîtra demain mardi 20 novembre
devant la cour d'appel, alors que le détenu politique sahraoui, Mr.
Mohamed BOUTABAA, comparaîtra aussi devant la cour de premier degré
après demain, mercredi 21 novembre 2007. Nous rappelons que Mr.
TAHLIL avait été condamné par la cour de premier degré à trois ans de
prison ferme le mercredi 19 septembre 2007.
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3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-FARCE JUDICIAIRE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=189
Report du procès de trois prisonniers politiques sahraouis à El Aaiun
occupée
El Aaiun (territoires occupés), 20/11/2007 (SPS) La cour coloniale
d'appel d'El Aaiun a décidé lundi de reporter le procès des
prisonniers politiques sahraouis, Abdessalam Loumadi, Mohamed Bachiri
et Hassan Dah, à une date ultérieure, a rapporté l'Association
sahraouie des victimes des violations graves des droits humains
commises par l'Etat marocain (ASVDH).
Les trois prisonniers politiques sahraouis avaient comparu lundi
devant le juge d'instruction auprès la cour de deuxième degré d'El
Aaiun qui a décidé d'ajourner leur procès à une date ultérieure, "en
raison de leur refus de répondre aux questions du juge sans la
présence de leur défense", a précisé la même source.
D'autre part le juge d'instruction auprès de la même cour d'El Aaiun
avait décidé, samedi d'incarcérer le jeune sahraoui, Bachir Elaabed
Elmohdar Khadda, à la carcel negra après avoir passé trois jour en
garde à vue au commissariat de police de la ville d'El Aaiun occupée,
a-t-on ajouté.
M. Khadda, âgé de 21 ans est connu pour sa participation aux
manifestations pacifiques réclamant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, avait été arrêté mercredi dernier et soumis à la
torture et au mauvais traitement lors de sa garde à vue, selon sa
famille citée par la même source.
Par ailleurs, le président de la section de l'ASVDH à Boujdour,
Mohamed Tahlil, comparaîtra ce mardi devant la cour d'appel, alors
que le détenu politique sahraoui, Mohamed Boutabaa, comparaîtra aussi
devant la cour de premier degré demain mercredi, rappelle-ton.
M. Tahlil avait été condamné par la cour de premier degré à trois ans
de prison ferme en septembre dernier, rappelle-t-on encore. (SPS)
020/090/110 201145 NOV 07 SPS
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http://asvdh.net/?p=330
Jugement des détenus politiques sahraouis à El-Ayoune
El-Ayoune – Sahara Occidental
Mardi 20 novembre 2007
L'activiste des droits humains et président de la section de l'asvdh
à Boujdour, Mr. Mohamed TAHLIL, a comparu aujourd'hui mardi 20
novembre devant la cour d'appel. Cette dernière a décidé de reporter
le procès au 04 décembre 2007. Nous rappelons que Mr. TAHLIL avait
été condamné par la cour de premier degré à trois ans de prison ferme
le mercredi 19 septembre 2007.
De même, les trois détenus politiques sahraouis, Mr. Mohamed
BOUTABAA, Mr. Nafai SAH et Mr. Mohamed EBOUSSATI, comparaîtrons
demains, mercredi 21 novembre 2007 devant la cour de premier degré.
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http://asvdh.net/?p=328
Report de deux procès des détenus politiques sahraouis au 27 novembre
El-Ayoune – Sahara Occidental
Mercredi 15 novembre 2007
La cour de deuxième degré, à El-Ayoune, a décidé, hier mardi 14
novembre 2007, de reporter le procès des détenus politiques
sahraouis, Mr. Mouloud BARKOUH, Mr. Ahmed BARKOUH et Mr. Khellihenna
DLEIMI, au 27 novembre. Nous rappelons que ces trois détenus
politiques sahraouis avaient été arrêtés à Smara juin dernier et
incarcérés à la prison noire d'El-Ayoune. En outre, quatre
observateurs espagnols ont assisté à ce procès.
De même, le procès du président de la section de l'asvdh, à Boujdour,
Mr. Mohamed TAHLIL, a été également reporté au 27 novembre prochain
par la cour d'appel d'El-Ayoune, suite à la demande de la défense.
Nous rappelons que la cour d'appel avait désigné le 20 novembre comme
date du procès.
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3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-HOMMAGE AUX HÉROS
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=153
Arrivée de l'activiste sahraoui des droits humains, Hmad Hamad à Las
Palmas
Las Palmas (Espagne), 15/11/2007 (SPS) L'activiste sahraoui des
droits humains, Hmad Hamad, est arrivé mercredi à Las Palmas dans le
cadre de sa visite de sensibilisation en Espagne, afin d'attirer
l'attention de la population espagnole sur les violations
systématiques des droits humains au Sahara Occidental par le
Gouvernement marocain, qu'il occupe militairement le territoire
depuis 1975.
Dans cette optique, M. Hamad a tenu une conférence de presse où il a
expliqué aux médias la tragédie du peuple sahraoui sous l'occupation
marocaine qui dure depuis plus de trente deux ans.
Cette conférence de presse a été assistée par le président de la
fédération des institutions solidaires avec le peuple sahraoui,
Carmelo Ramirez et l'avocate espagnole, Ignes Miranda, ainsi qu'une
importante représentation du mouvement de solidarité avec le peuple
sahraoui en Espagne et MM. Louchaa Mohamed Lamine et Oumar Boulsan,
respectivement : représentant du Front Polisario aux Iles canaries et
responsable du bureau des territoires occupés et de la communauté
sahraouie à l'étranger.
Aux différents médias locaux audio visuels et écrits, l'activiste
sahraoui des territoires occupés, ancien prisonnier politique, a
accordé plusieurs interview mettant en exergue la terreur, les
liquidation physiques, la torture, les déportations et autres
intimidations et procès iniques contre la population sahraouie dans
les territoires occupés et au sud du Maroc.
M. Hmad Hammad a également lancé un appel aux médias pour se
mobiliser afin de libérer tous les prisonniers politiques sahraouis
dans les prisons marocaines, attirant leur attention qu'une large
campagne se déclenchera le mois prochain, a-t-il précisé.
Auparavant, M. Hmad avait été le lauréat du "Jose Antonio Gonzalez
Caraballo" pour la solidarité, qui lui a été remis le 30 septembre
dernier à Séville en reconnaissance à la lutte pacifique menée par
les citoyens sahraouis à travers l'Intifada de l'indépendance dans
les territoires occupés du Sahara Occidental.
Il a également visité les régions de Galicia, Madrid, Aragon,
Navarra, l'Andalousie et le Basque, rappelle-t-on.
Agé de 47 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait été arrêté en 1997
et soumis à toute sorte de tortures physique et morale et à plusieurs
reprises dans les locaux de la police coloniale marocaine à El Aaiun,
il sera par la suite licencié et ses biens confisqués en 2002 comme
mesures de dissuasion pour ses activités de défenseurs des droits
humains, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 151113 NOV 07 SPS