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Congres Front Polisario/Le Makhzen cherche à se débarraser des né   Lista de mensajes  
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*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. CONGRÈS FRONT POLISARIO

1.1. AGENCES DE PRESSE
- REUTERS (12-XII-2007): Rabat en appelle à l'Onu pour empêcher un
congrès du Polisario

1.2. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (13-XII-2007): Tifariti s'apprête à abriter vendredi le XIIème
congrès du Front Polisario

1.3. PRESSE MAROCAINE-EXCUSES CINIQUES DU MAKHZEN POUR ABANONNER LA
NÉGOTIATION AVEC LE FRONT POLISARIO
- AL BAYANE (13-XII-2007): "Riposte" contre les "manoeuvres" visant
l¹échec de Manhasset III
- MAP (13-XII-2007): Taieb Fassi Fihri demande à M. Ban Ki-Moon de
mettre un terme à la "violation caractérisée" du cessez-le-feu dans
la "zone tampon" de Tifariti
- MAP (13-XII-2007): Le Maroc appelle les institutions européennes à
dénoncer les agissements "irresponsables et provocateurs" du Polisario
- LIBÉRATION (13-XII-2007): Tifarity "la marocaine"
- LIBÉRATION (13-XII-2007): Le secrétaire général de l'ONU met en
garde le Polisario
- LIBÉRATION (13-XII-2007): Déclaration du Bureau politique. L'USFP
condamne les visées "séparatistes"
- LE MATIN (13-XII-2007): Le syndrome de Tifariti
- L'ÉCONOMISTE (13-XII-2007): Sahara: Le Parlement saisit Ban Ki-moon
- AUJOURD'HUI LE MAROC (13-XII-2007): Le Maroc saisit le Conseil de
sécurité contre la tenue du congrès des "séparatistes" à Tifariti
- AUJOURD'HUI LE MAROC (13-XII-2007): Sahara: Les "élus" de la Nation
s'élèvent contre <l'imposture> du Polisario

1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (13-XII-2007): Le Front Polisario tiendra
vendredi son 12e congrès pour «généraliser la lutte»
- LE JOUR D'ALGÉRIE (13-XII-2007): Un congrès pour généraliser la
lutte
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (13-XII-2007): Congrès du Polisario «La lutte
généralisée pour imposer la souveraineté»
- LE JOUR D'ALGÉRIE (13-XII-2007): Front Polisario: Un mouvement de
libération nationale
- EL MOUDJAHID (13-XII-2007): Le Front Polisario tient demain son 12e
congrès pour "généraliser la lutte"
- LIBERTÉ (13-XII-2007): Douzième congrès du Polisario à Tifariti


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================

1. CONGRÈS FRONT POLISARIO

1.1. AGENCES DE PRESSE
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071212/twl-maroc-polisario-
bd5ae06_1.html

Rabat en appelle à l'Onu pour empêcher un congrès du Polisario

Reuters - Mercredi 12 décembre, 19h01RABAT (Reuters) -

Les autorités marocaines ont exhorté mercredi les Nations unies à
s'opposer à la tenue d'un congrès du Front Polisario prévu cette
semaine, au cours duquel sera débattue une motion prônant la mise en
oeuvre de préparatifs militaires.

L'initiative du mouvement indépendantiste sahraoui menace la
stabilité du Maghreb et les discussions prévues le mois prochain
entre les deux parties, souligne Rabat dans une lettre adressée à Ban
Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, reprise par la presse
officielle marocaine.

Dans un entretien accordé lundi à Reuters, Mohamed Beissat a déclaré
au nom du mouvement que la motion proposée par le secrétariat
national du Front Polisario serait mise au voix lors du congrès qui
doit s'ouvrir vendredi pour trois jours à Tifariti. Son adoption
marquerait une rupture avec la stratégie en vigueur depuis 16 ans.

"Le Maroc invite le secrétaire général à prendre les mesures
nécessaires pour faire face à ces manoeuvres dangereuses et
provocantes qui menacent la paix et la stabilité de la région.

"Ces machinations (...) sont contraires au climat de confiance et de
sérénité qui doit prévaloir à ce moment crucial du processus de
recherche d'une solution politique négociée à cette crise régionale",
peut-on lire dans la lettre de Rabat.

Les autorités marocaines jugent en outre que la tenue du congrès
violerait l'accord de cessez-le-feu conclu sous les auspices de
l'Onu, dans la mesure où Tifariti se trouve dans la zone tampon qui
sépare les membres du Front de l'armée marocaine.


Lamine Ghanmi,
version française Jean-Philippe Lefief

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=337

Tifariti s'apprête à abriter vendredi le XIIème congrès du Front
Polisario

(Envoyés spéciaux)


Tifariti (territoires libérés), 13/12/2007 (SPS) Le Front Polisario
s'apprête à tenir, vendredi à Tifariti, son XIIème congrès, le
deuxième de son genre dans cette même localité libérée depuis belle
lurette par l'armée de libération sahraouie, en présence de 1600
délégués, de dizaines d'invités et de journalistes étrangers.

Sous le thème "combat généralisé pour imposer la souveraineté et
l'indépendance", les assises du Polisario qui se poursuivront
jusqu'au 18 décembre prochain, auront à statuer sur "une nouvelle
stratégie à même de sortir de l'impasse actuelle dans le processus de
décolonisation du pays créée par l'intransigeance du Maroc et son
refus d'organiser le référendum d'autodétermination du peuple
sahraoui", on indiqué les organisateurs.

Un programme d'action nationale pour les trois prochaines années et
une nouvelle direction politique sont également au menu du congrès du
Martyr Massoud Mbarek Ahmed Lahsan.

Crée le 10 mai 1973, le Front Polisario a lutté par tout d'abord par
les armes contre le colonialisme espagnol, qui sera supplanté, le 31
octobre 1975, par une invasion militaire et une occupation coloniale
marocaine, qui persiste de nos jours, malgré la présence de l'ONU sur
le terrain, censé organiser un référendum d'autodétermination du
peuple sahraoui.

Le Front POLISARIO avait indiqué dans un communiqué que la République
Sahraouie (RASD) "exerce sa souveraineté sur toute parcelle libérée
de son pays légalement et le peuple sahraoui est chez lui à
Tifariti", en réponse à une campagne "menée tambour battant par
l'envahisseur marocain" contre la tenue du 12ème congrès du Polisario
à Tifariti

Si le premier congrès s'est distingué par la naissance du Front
Polisario et le déclenchement de la lutte armée de libération
nationale, les autres assises qui succéderont à intervalles de trois
à quatre ans vont marquer des jalons importants dans la lutte du
peuple et le défi de l'indépendance, rappelle-t-on. (SPS)


010/TFR/000 122340 DEC 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PRESSE MAROCAINE-EXCUSES CINIQUES DU MAKHZEN POUR ABANONNER LA
NÉGOTIATION AVEC LE FRONT POLISARIO
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=68435

"Riposte" contre les "manoeuvres" visant l¹échec de Manhasset III

(12/13/2007)


Le Parlement marocain a appelé les Nations unies à intervenir
<d¹urgence> et prendre toutes les dispositions nécessaires afin
<d¹interdire> le Front Polisario de tenir son congrès à
Tifarity, 'zone tampon' du Sahara et l¹empêcher de créer «une
situation 'dangereuse' qui pourrait ouvrir la porte à de graves
conséquences».

Dans un communiqué adopté au terme d¹une séance plénière conjointe
entre les deux chambres, le parlement considère que la décision du
représente «une annulation et entrave aux efforts déployés par l¹ONU
soutenues par les grandes puissances dans le but d¹ouvrir des
négociations véritables devant amener à une solution politique juste
et définitive» au conflit du Sahara, comme elle représente
une «tentative d¹avortement» du processus de négociations entre les
deux parties dont le troisième round est prévu en janvier prochain.
Cette décision constitue «non seulement un 'défi' et 'violation
flagrante' du droit international, mais aussi une atteinte à l¹image
et à la crédibilité de l¹ONU elle même», précise le communiqué.
«Ces actes 'inadmissibles' illustrent, non seulement, <l¹échec
écrasant> subi par le Front Polisario dans la gestion de la phase
actuelle marquée par le 'soutien grandissant' à l¹initiative
d¹<autonomie> proposée par notre pays comme solution à ce
conflit 'artificiel', mais présente une 'preuve supplémentaire' de
ses manoeuvres contre la sécurité et stabilité de la région
maghrébine transformée partiellement en un bastion d¹activités
<terroriste>», ajoute le communiqué final.

Appelant les parlements du monde à suivre avec intérêt la situation
des 'Marocains' 'séquestrés' à Tindouf dont les droits politiques,
économiques et sociaux «subissent une violation permanente», le
Parlement a décidé la constitution d¹une commission mixte chargée du
suivi de la question du Sahara, notamment l¹«aggravation» de la
situation politique et des droits de l¹homme dans les camps de
Tindouf.

Lors de cette séance plénière qui a réunit pour la première fois les
membres des deux chambres pour débattre d¹un sujet d¹actualité, seize
représentants de partis politiques et de centrales syndicales ont
pris la parole durant près de plus de trois heures pour réagir par
contre la décision du Polisario de tenir son 12e congrès à Tifarity.
Outre le fait de considérer que ce développement représente
une 'violation' du droit international et une 'tentative de mettre en
échec' le troisième round des négociations de Manhasset engagées sous
les auspices onusiennes, les intervenants ont réaffirmé
la 'mobilisation' du peuple marocain pour défendre l¹intégrité
territoriale et son attachement à la proposition pour l¹<autonomie>
des 'provinces'. Ils ont aussi montré du doigt <la responsabilité de
l¹Algérie> dans la persistance du conflit et son opposition aux
droits «historiques et légitimes» du Maroc sur 'ses' territoires.

Mustapha Znaidi


Dynamisation de l¹appareil diplomatique et médiatique

Lors de la plénière du Parlement, plusieurs propositions ont été
formulées par les 16 intervenants, représentants des partis
politiques et des centrales syndicales. Parmi ces propositions, l¹on
peut citer : le renforcement du front intérieur, la dynamisation de
l¹appareil diplomatique et médiatique, la poursuite de
la 'mobilisation nationale' autour de la question, le renforcement
des capacités de défense, une meilleure implication des partis
politiques, syndicats et société civile, une approche globale de
développement du territoire.

De même, il a été réclamé de procéder <d¹urgence> à dépourvoir
Tifarity de son statut de 'zone tampon' et la mettre sous
souveraineté administrative en la liant à l¹une des 'provinces
sahariennes', afin de mettre fin à tout dépassement en matière des
droits de l¹homme et de se préparer à toutes les éventualités <dont
le droit de poursuite>.

------------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/m.taieb_fassi_fihri/view

Taieb Fassi Fihri demande à M. Ban Ki-Moon de mettre un terme à
la "violation caractérisée" du cessez-le-feu dans la "zone tampon" de
Tifariti


Rabat 13/12/07 -. Le ministre des affaires étrangères et de la
coopération, M.Taieb Fassi Fihri a invité mercredi le secrétaire
général de l'ONU à "engager la MINURSO dans un effort de redressement
de la situation", face " à la violation caractérisée du cessez-le-
feu " dans la zone tampon de Tifariti, au Sahara marocain.

Dans une lettre au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, dont
la MAP a eu copie jeudi, le ministre fait état de la passivité de la
MINURSO, face à la multiplication des incursions militaires des
autres parties dans cette zone, "à partir du territoire algérien,
sans aucune réaction de la MINURSO, pourtant chargée de veiller au
respect du cessez-le-feu ".

"De plus, ces mouvements, organisés par des éléments armés, sont
accompagnés de déclarations publiques qui, outre leur caractère
belliqueux, évoquent de graves allégations, telles que +territoires
libérés+ ou encore +zone sous souveraineté+, souligne le ministre,
rappelant que la zone tampon a été volontairement aménagée
pour "éviter un nouvel accrochage, notamment avec l'armée algérienne
et contribuer à la consolidation du cessez-le-feu ", proclamé en 1991.

Le ministre souligne également "la forte émotion et la grande
préoccupation" suscitées parmi le peuple marocain par "les
agissements dangereux des autres parties", qui assument pleinement la
responsabilité de cette escalade et de ses conséquences
préjudiciables sur les efforts menés par les Nations unies pour le
règlement de cette question.

"Ce récent développement altère gravement le climat de sérénité
indispensable à la poursuite du processus de négociations et
compromet, ainsi, sérieusement les chances de réussite du 3ème round
auquel vous avez invité officiellement, la semaine dernière, les
parties ", souligne le ministre qui précise que " le Royaume du Maroc
se réserve le droit de prendre toutes les actions nécessaires en vue
de réagir à cette évolution regrettable que le Peuple marocain dans
son ensemble rejette et dénonce ".

Voici le texte intégral de cette lettre :

"Monsieur le Secrétaire Général, Le Royaume du Maroc n'a pas cessé,
ces dernières années, d'alerter l'Organisation des Nations Unies sur
les agissements dangereux du polisario, soutenu par l'Algérie, dans
la zone établie à l'est du dispositif de défense.

Par sa lettre du 6 décembre dernier, le Représentant Permanent du
Royaume du Maroc auprès de l'ONU avait déjà attiré votre attention
sur la gravité de la violation du cessez-le-feu que ces parties s'
apprêtaient à perpétrer dans cette zone, à l'occasion de la tenue, du
14 au 18 décembre, d'un +congrès+, précisément à Tifariti.

Le Royaume vous a demandé, alors, de bien vouloir prendre les mesures
nécessaires, en vue de faire face à ces actions, à la fois
dangereuses et provocatrices, qui menacent la paix et la stabilité
dans la région. De tels agissements sont, au demeurant, contraires au
climat de confiance et de sérénité qui doit prévaloir à ce moment
crucial du processus de recherche d'une solution politique, négociée
à ce différend régional.

Aujourd'hui, je me vois contraint de vous écrire, au moment où les
autres parties multiplient les incursions militaires dans cette zone,
à partir du territoire algérien, sans aucune réaction de la part de
la MINURSO pourtant chargée de veiller au respect du cessez-le-feu,
proclamé le 6 septembre 1991.

De plus, ces mouvements, organisés par des éléments armés, sont
accompagnés de déclarations publiques qui, outre leur caractère
belliqueux, évoquent de graves allégations, telles que +territoires
libérés+ ou encore "+zone sous souveraineté+. Or, et comme vous le
savez, la zone à l'est du dispositif de défense, qui fait partie
intégrante du territoire du Sahara marocain, avait, alors, été
volontairement aménagée pour prévenir tout nouvel accrochage,
notamment avec l'armée algérienne et contribuer à la consolidation du
cessez-le-feu.

Cette nouvelle violation caractérisée du cessez-le-feu, l'attitude
passive de la MINURSO à son égard, ainsi que les propos négatifs et
agressifs qui l'accompagnent provoquent une forte émotion et une
grande préoccupation de l'ensemble des composantes du peuple
marocain. Aujourd'hui même, le Parlement marocain a tenu, en session
plénière conjointe de ses deux chambres, une réunion urgente et
extraordinaire dédiée exclusivement à ce regrettable développement.
Ladite réunion a été sanctionnée par un communiqué portant rejet
unanime et condamnation ferme de cette nouvelle manoeuvre des autres
parties.

Monsieur le Secrétaire Général, La MINURSO ne peut se confiner dans
une attitude passive à l'égard d'un tel comportement. Le polisario et
l'Algérie interprètent ce manque de réaction comme une incitation et
un encouragement à leurs actes. Les autres parties assument
pleinement la responsabilité de cette escalade et de ses conséquences
préjudiciables sur les efforts, menés sous vos auspices, par votre
Envoyé Personnel et visant à parvenir à une solution politique
définitive à ce différend.

Je voudrais vous rappeler, à ce sujet, les termes de la résolution
1783 adoptée en octobre dernier, par le Conseil de Sécurité, appelant
les parties à +créer une atmosphère propice au dialogue (à) et au
succès des négociations+.

Or, ce récent développement altère gravement le climat de sérénité
indispensable à la poursuite du processus de négociations et
compromet, ainsi, sérieusement les chances de réussite du 3eme round
auquel vous avez invité officiellement, la semaine dernière, les
parties.

Le Gouvernement du Royaume du Maroc souhaite pouvoir compter sur
votre autorité pour engager la MINURSO dans un effort de redressement
de cette situation.

Le Royaume du Maroc se réserve le droit de prendre toutes les actions
nécessaires en vue de réagir à cette évolution regrettable que le
Peuple marocain dans son ensemble rejette et dénonce.

Je vous prie de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires
pour assurer la distribution de cette lettre aux membres du Conseil
de Sécurité et sa publication en tant que document du Conseil.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l'expression de sa
parfaite considération et de mes respectueuses salutations ".


Dernière modification 13/12/2007 17:00

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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/le_maroc_appelle_les/view

Le Maroc appelle les institutions européennes à dénoncer les
agissements "irresponsables et provocateurs" du Polisario



Bruxelles, 13/12/07- Le Maroc a appelé les institutions de l'Union
Européenne (UE) à dénoncer les agissements irresponsables et
provocateurs du "polisario" et les actes d'obstruction à une solution
définitive à la question du Sahara menés par les séparatistes qui
s'apprêtent à organiser leur "congrès" dans la zone tampon de
Tifariti.

Dans une lettre adressée à la présidence de l'Union européenne, au
Conseil de l'UE, à la Commission et au Parlement européens, le Maroc
souligne qu'il s'agit là d'une nouvelle violation des accords du
cessez-le-feu proclamé en 1991.

Il s'agit également, ajoute la lettre adressée aux institutions
européennes par l'ambassadeur du Maroc auprès des communautés
européennes, M. Menouar Alem, de nouvelles manœuvres du "polisario"
visant manifestement à torpiller la dynamique positive engendrée par
l'Initiative Marocaine d'Autonomie confortée par les dernières
résolutions du Conseil de Sécurité (1754 et 1783) et de l'Assemblée
Générale et saluée par l'ensemble de la Communauté Internationale.

Ces agissements, souligne la lettre adressée également aux hauts
fonctionnaires de l'UE et à plusieurs députés européens, mettent en
danger le climat de sérénité qui doit prévaloir à cette étape
cruciale du processus de négociation entre les parties.
La lettre rappelle que depuis la proclamation du cessez-le-feu,
le "polisario" s'est rendu responsable de plusieurs violations,
précisant que les rapports du Secrétaire Général des Nations Unies en
sont la meilleure preuve et qu'aucun document de l'ONU ne reconnaît
une quelconque division du territoire, ou une prétendue souveraineté
du "polisario" sur la zone à l'est du dispositif de défense.

Le Maroc, poursuit la lettre, regrette que le "polisario" utilise
encore une fois et au mépris du droit humanitaire, la population
civile dans le cadre d'une opération propagandiste dans une zone à
haut risque, dans l'espoir de se donner un semblant de légitimité et
de représentativité de la population du Sahara, dont il ne représente
qu'une minorité, laquelle de surcroît retenue dans les camps de
Tindouf ne peux s'exprimer librement.

De ce fait, ajoute la lettre, le déplacement de centaines de
personnes et leur encadrement par des éléments militaires, habillés
en civil pour la circonstance, constituent, comme l'a souligné le
Secrétaire Général de l'ONU, "une violation de l'accord militaire
no.1" (cf. aux rapports S/2005/254 du 19 avril 2005 et S/2007/207 du
30 avril 2007) et "contribuent à une exacerbation des tensions sur le
terrain et peuvent provoquer une détérioration de la situation le
long du mur de la défense". (cf. rapport S/2005/648 du 13 octobre
2005).

L'ambassadeur a rappelé que dans les provinces du Sud, la population
participe activement aussi bien au niveau local et régional que
national dans la vie politique, économique, sociale et culturelle du
Maroc, comme cela a été démontré d'une manière remarquable lors des
dernières élections législatives en septembre dernier où le taux de
participation dans cette région a été le plus élevé par rapport aux
autres régions du Maroc et se situait entre 52 pc et 64 pc.

L'ambassadeur a aussi mis en exergue le rôle du Conseil Royal
Consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS), instance
représentative des différentes catégories de la population de la
région, dans l'élaboration de l'Initiative Marocaine d'Autonomie pour
la Négociation d'un Statut de la Région du Sahara et sa participation
de manière active au processus de négociation en cours.


Dernière modification 13/12/2007 14:28

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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23948

Editorial
Tifarity "la marocaine"


Les séparatistes sont au pied du mur. On ne le répétera jamais assez.
Outre l'impasse politique devant laquelle ils se trouvent, ils sont
confrontés à une hémorragie interne qui s'aggrave de jour en jour.
Pour contourner cette situation, les séparatistes du «Polisario»,
soutenus par le pouvoir algérien, ont décidé la tenue de leur 12ème
congrès à Tifarity, dans la zone tampon, mettant ainsi le Maroc et la
Communauté internationale devant le fait accompli ; sachant qu'il
s'agit d'un no man's land, établi par le Maroc après la construction
du mur de sécurité, qui ne devait connaître aucune activité militaire
ni changement de statut juridique en tant que territoire marocain
relevant de la souveraineté nationale et, sur le plan administratif,
de la province de Smara.
Mais, dans le but intentionnel évident de provoquer le Maroc et l'ONU
et prétendant que cette localité fait partie des « territoires
libérés» et en y tenant leur congrès, les séparatistes violent, au vu
et au su de la Communauté internationale, les dispositions du cessez-
le-feu établi sous les auspices des Nations unies dans le cadre du
plan de règlement du conflit du Sahara.
De tels agissements suscitent indignation et condamnation de
l'ensemble du peuple marocain attaché à son intégrité territoriale et
décidé à défendre la marocanité de son Sahara et interpellent la
Communauté internationale.
Les Nations unies, qui déploient des efforts pour parvenir à une
solution politique du dossier du Sahara, ne doivent pas accepter le
fait accompli et la violation de la légalité internationale.
L'ONU et le Conseil de sécurité doivent assumer leurs responsabilités
pour assurer la paix et la sécurité dans la région, faire respecter
le cessez-le-feu et les engagements pris par les deux parties, et
condamner les agissements des séparatistes.


Liberation

-------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21963

Le secrétaire général de l'ONU met en garde le Polisario


Le Secrétaire général des Nations unies a fait comprendre aux
séparatistes du Polisario que le fait de tenir un congrès et de
déplacer des centaines d'habitants constitue une violation du rapport
militaire No 1.
La tenue du 12e congrès du mouvement séparatiste Polisario, prévu du
14 au 18 décembre à Tifarity, suscite de nouveau des questions autour
du rôle de la Minurso dans la région saharienne. Considérée par les
Nations unies comme une zone à restriction limitée, la région de
Tifarity devrait rester sans mouvement d'envergure militaire ou
civile de la part des deux parties en conflit. Vouloir y organiser un
congrès risque d'affecter les mesures de confiance.
Après l'avoir évacué, suite aux arrangements établis le 6 septembre
1991 sous les auspices des Nations unies, la Minurso devrait veiller
ainsi à ce que la zone « au sud et à l'Est du mur », notamment du
côté de Tifarity et Mhairiz ou encore Bir Lahlou, localités
marocaines, ne connaissent pas d'activités militaires ou civiles.
Mais le Polisario était toujours pour une politique belliqueuse. Il
ne ratait aucune occasion pour signifier à tous ceux qui veulent
l'écouter que ces localités sont des « territoires libérés ». Que
fait-on d'habitude dans ce genre de circonstance (congrès) ? Des
militaires habillés en civil obligent des populations sahraouies à se
déplacer de leurs camps, notamment de Bir Lahlou pour tenter de
persuader les « observateurs » et certains journalistes espagnols
ramenés à l'occasion de l'adhésion populaire. Une infraction qui ne
passe pas inaperçue aux yeux des membres de la Minurso chargés de
contrôler la localité de Tifarity. Ce sont encore des militaires qui
surveillent de manière stricte les voies en provenance du Sud,
notamment du côté de Zouirat et Bir Mogrein, villes mauritaniennes,
de peur que des Sahraouis mécontents de la situation dans les camps
et qui s'opposent à la politique de la direction actuelle du
mouvement séparatiste ne s'infiltrent à Tifarity. Les services
algériens sont intransigeants à ce sujet. Ils ne veulent pas montrer
au monde une réalité patente : le Polisario n'est pas ce représentant
unique des Sahraouis.
L'Algérie qui essuie des échecs, continue d'attiser la tension. Si à
Lisbonne, les auditeurs n'ont pas prêté attention à une thèse, on ne
peut plus, obsolète, il n'en reste pas moins que des Etats pour des
intérêts économiques communs, poursuivent leur soutien à une question
dont ils ne connaissent ni tenants ni aboutissants. Il suffit de
constater les mesures de sécurité imposées aux populations des camps
de Tindouf et aux autres localités, notamment celles d'interdire de
quitter le territoire sans l'autorisation d'Alger, et ce même de
quelques dirigeants, l'on se rendra compte que les choses n'ont pas
l'air d'aller comme l'entendent les décideurs algériens. Lesquels
devraient plutôt se pencher sur les besoins du peuple algérien.


Nouri Zyad

-------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23974

Déclaration du Bureau politique
L'USFP condamne les visées "séparatistes"


Mohamed Guessous a présidé mardi 11 décembre 2007 la réunion
hebdomadaire du Bureau politique de l'USFP.
Parmi les questions qui ont suscité plus d'intérêt figure celle de
l'intégrité territoriale, et notamment la position hostile du
Polisario déclarée dernièrement contre le Maroc. Une position qui
traduit la faillite idéologique de sa direction et sa fuite en avant,
en lançant la menace de reprendre les armes et de déclencher les
hostilités quelques jours seulement de la tenue du 3ème round des
négociations. L'objectif étant de provoquer la communauté
internationale, en particulier les Nations unies qui appellent au
maintien de la paix dans la région à travers des négociations basées
sur l'initiative marocaine d'autonomie sous la souveraineté marocaine.
En condamnant les visées des séparatistes de tenir de leur soi-
disant « congrès » entre les 14 et 18 décembre à Tifarity, une
décision jugée provocatrice, le Bureau politique confirme la
marocanité de la zone conformément au plan de règlement précédent qui
comporte cinq recommandations de base notifiées auprès des Nations
unies et approuvées par les parties prenantes. Le terrorisme a
constitué également un point nodal dans les discussions du Bureau
politique suite aux attentats terroristes perpétrés mardi dans la
capitale algérienne. Tout en témoignant sa solidarité avec le peuple
algérien il exprime sa compassion aux familles des victimes et des
blessés, et stigmatise le terrorisme aveugle qui vise des citoyens
innocents.
Concernant les questions organisationnelles, le Bureau politique a
pris un ensemble de mesures relatives aux préparatifs pour la tenue
dimanche prochain de la réunion des secrétaires régionaux. Au cours
de la même journée, le BP tiendra deux réunions avec le secrétariat
de la Jeunesse Ittihadia et le secrétariat national des femmes. Il a
également constitué une commission relative à la presse du parti.
A l'approche de la célébration de l'anniversaire du martyr Omar
Benjelloun, le Bureau politique appelle toutes les sections
régionales du parti à adhérer aux préparatifs de cet évènement.

-------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=77045

Editorial
Le syndrome de Tifariti

Publié le : 12.12.2007 | 18h50


Au mépris des engagements et en violation des accords de cessez-le-
feu, le polisario a décidé d'organiser du 14 au 18 décembre une
mascarade de congrès à Tifariti, localité marocaine située dans une
zone tampon que les stipendiés d'Alger occupent impunément. Ce
prétendu congrès, prévu à quelques semaines du troisième round des
discussions de Manhasset, n'a d'autre objectif que de saboter les
efforts des Nations unies pour mettre en œuvre un règlement au
conflit du Sahara.

Car, tout concourt à accréditer avec insistance l'idée que l'Algérie,
qui est derrière cette tartufferie, n'en démord pas d'entraver le
processus de règlement en cours. Sinon, comment expliquer que le
polisario, engagé en principe dans les porparles, peut-il monter une
telle provocation, au risque de mettre en cause les résolutions
pertinentes de l'ONU et les recommandations qui en découlent ?
Le Parlement marocain, à travers ses deux Chambres, réuni en séance
plénière mercredi, a vigoureusement dénoncé la tenue demain du
congrès du polisario dans la zone tampon de Tifariti. A l'unanimité,
il a adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Ban
Ki-moon, l'invitant à intervenir d'urgence pour empêcher qu'un tel
congrès se tienne à Tifariti, localité du Sahara marocain. De son
côté, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc aux Nations
unies, El Mostafa Sahel, a estimé qu'il s'agit-là " d'une violation
grave et caractérisée des accords de cessez-le-feu conclus en 1991 ".

Pour mieux articuler sa condamnation, il rappelle dans une lettre
adressée à Ban Ki-moon les propos de celui-ci soulignant que " le
déplacement de centaines de personnes vivant sur le territoire
algérien et leur encadrement par des éléments militaires, habillés en
civil pour la circonstance, constituent une violation de l'accord
militaire n°1 (rapport S/2005/254 du 19 avril 2005) et contribuent à
l'exacerbation des tensions sur le terrain et peuvent provoquer une
détérioration de la situation "(rapport S/2005/648 du 13 octobre
2005). On ne conçoit pas qu'un mouvement ou à plus forte raison un
pays comme l'Algérie, engagé officiellement dans le processus de
règlement de l'ONU, se renie à ce point et piétine les accords avec
désinvolture à quelques semaines des pourparlers de Manhasset.

On ne comprend pas non plus pourquoi le Maroc, si prévenant, a-t-il
donné son accord à la reprise du troisième round, avant de s'assurer
que nos adversaires, habitués aux manœuvres dilatoires, n'allaient
pas encore porter la dague dans le dos de l'ONU et de la communauté
mondiale ! A moins qu'il ne constitue une mascarade pour regagner la
confiance des troupes désenchantées, ou au mieux une autre fuite en
avant, le congrès du polisario est aujourd'hui un mauvais signal pour
les nouveaux contacts de Manhasset.


Par LE MATIN

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http://www.leconomiste.com/article.html?r=4

Sahara: Le Parlement saisit Ban Ki-moon

· Appel urgent pour empêcher le Polisario de tenir son congrès à
Tifariti

· Manœuvres algériennes à la veille du 3e round des négociations de
Manhasset


UNE première dans les annales du Parlement. La Chambre des
représentants et celle des Conseillers ont tenu une séance plénière
commune hier consacrée à la question du Sahara marocain. Objectif :
lancer un appel urgent au secrétaire général de l'ONU pour empêcher
la tenue du congrès du Polisario dans la région de Tifariti. Cette
réunion, qualifiée d'historique, a permis à tous les partis
politiques et organisations syndicales de condamner la décision du
Polisario d'exploiter cette zone tampon. Pour tous les intervenants,
les séparatistes sont en train de commettre un acte en violation avec
la légalité internationale. Ban Ki-moon doit d'urgence intervenir
pour arrêter cette mascarade, estiment-ils.
Avant de donner la parole aux présidents des groupes parlementaires,
Mustapha Mansouri a précisé que cette initiative consacrait une
nouvelle ère de coordination entre les deux Chambres du Parlement.
Les intervenants ont été unanimes pour rappeler que «cette pièce de
théâtre a été mise en scène et produite par l'Algérie» qui voit d'un
mauvais œil le succès international de l'initiative marocaine pour
l'autonomie du Sahara. Alger a pris conscience des risques que cette
autonomie pourrait causer sur la situation politique intérieure. Des
régions entières chez nos voisins de l'Est peuvent prendre comme
exemple le modèle marocain. Alger ne veut pas de cela. En tout cas,
les leaders politiques ont compris que, par cette initiative, le
Polisario cherche à provoquer Rabat à la veille du lancement des
négociations de Manhasset début janvier prochain. Pour Najib
Ouazzani, chef de groupe parlementaire de Authenticité et modernité,
ce congrès n'est pas démocratique puisqu'il ne représente pas la
majorité des sahraouis ni toutes les sensibilités du Polisario.
Ainsi, l'ONU est interpellée pour contraindre le Polisario à observer
le respect des accords du cessez-le-feu de 1991, particulièrement
pour Tifariti. Elle devra également assurer les conditions du succès
des prochaines négociations entre le Polisario et le Maroc. Quant à
Saâd Eddine Othmani, chef de file du PJD, il a condamné cette
violation de la souveraineté. Pour lui, il faut que Tifariti
redevienne sous souveraineté administrative marocaine de toute
urgence.Il est à rappeler que Tifariti est une zone tampon entre le
mur de sécurité et la frontière algérienne, conformément aux accords
de cessez-le-feu de 1991. A l'époque, le Maroc avait décidé
volontairement de quitter cette partie de son territoire pour qu'il
devienne un no man's land.


M. C.

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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details58609.html

Le Maroc saisit le Conseil de sécurité contre la tenue du congrès
des "séparatistes" à Tifariti


Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,
Rabat a mis en garde contre les conséquences de la tenue du simulacre
de congrès du Polisario vendredi prochain dans la zone démilitarisée
de Tifariti.


Rabat vient de saisir l'ONU sur la décision controversée du Polisario
de tenir son simulacre de congrès dans la région démilitarisée de
Tifariti. Dans une lettre à Ban Ki-moon, adressée par le représentant
permanent du Maroc auprès des Nations Unies, El Mostafa Sahel, le
Royaume a dénoncé vigoureusement la tenue, vendredi prochain, dans la
zone tampon de Tifariti, du soi-disant 12ème congrès du Polisario,
mettant en garde contre les graves conséquences de cette décision. Ce
nouvel épisode, un de plus dans le long feuilleton des provocations,
constitue une «violation des accords de cessez-le-feu» conclus en
1991, a précisé M. Sahel, qui a réitéré la détermination du Royaume
à «préserver ses droits sur l'ensemble du territoire et son rejet de
toute tentative visant à introduire une modification de fait dans le
statut de Tifariti». Il s'agit d'une violation grave et caractérisée
du cessez-le-feu proclamé le 6 septembre 1991, puisque la Minurso est
censée veiller à ce que la partie du territoire, située à l'est du
dispositif de défense – de laquelle les Forces armées royales se
sont, volontairement, retirées pour consolider le cessez-le-feu et
prévenir tout nouvel accrochage, y compris avec l'armée algérienne -,
soit exempte de toute présence militaire ou installations civiles.
Or, l'accord, conclu sous les auspices des Nations Unies, n'a pas été
respecté par la partie adverse. Pire encore, cette partie s'est
livrée à une rhétorique irresponsable. Dans une récente sortie, le
Polisario a déclaré «ne faire qu'exercer sa souveraineté à Tifariti»,
qu'il a présenté comme «un territoire libéré», entre autres termes
puisés dans le lexique de la provocation. Sa surenchère ne s'est pas
arrêtée à ce niveau de la gesticulation verbale, puisque le Polisario
a procédé au déplacement de centaines de Sahraouis, d'origine
notamment mauritanienne et algérienne, vers la région de Tifariti,
mobilisant des éléments militaires, déguisés en civils, pour encadrer
les soi-disant Sahraouis de Tindouf, dans une tentative de tromper la
vigilance des éléments de la Minurso. Un véritable exode trié sur le
volet est organisé vers Tifariti, sous la surveillance des services
de sécurité algériens qui ont installé des postes de contrôle sur
l'axe de Tindouf -Tifariti, prenant des mesures draconiennes pour
empêcher les séquestrés de s'échapper des camps à destination de la
mère-patrie, le Maroc. Les parties qui organisent, ou appuient ce
simulacre de congrès, dans une zone dangereuse, mettent en péril la
vie des civils déplacés, a averti le Royaume, qui a appelé l'ONU à
intervenir, de manière énergique, pour empêcher la mascarade de
Tifariti. Récapitulons : Violation grave des accords de cessez-le-feu
de 1991, déplacement massif et dangereux des civils vers la zone
démilitarisée de Tifariti, présence des éléments militaires du
Polisario déguisés en civils … Ce sont là autant de défis à la
légalité internationale, à quoi vient s'ajouter un élément qui ne
saurait passer inaperçu. Par sa décision, le Polisario, soutenu par
son tuteur algérien, veut sans doute torpiller le procès de
négociations, dont la troisième manche est prévue du 7 au 9 janvier
prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise.
Le Polisario a intérêt à maintenir le statu quo sur la question du
Sahara, parce que c'est ce conflit créé de toutes pièces qui lui a
permis d'avoir le pouvoir et de s'enrichir sur «le dos» de la
population séquestrée en continuant de quémander l'aide
internationale.


Le 13-12-2007
Par : M'Hamed Hamrouch

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http://www.aujourdhui.ma/nation-details58613.html

Sahara: Les "élus" de la Nation s'élèvent contre <l'imposture> du
Polisario


Les deux chambres du Parlement ont condamné énergiquement la décision
du Polisario de tenir son soi-disant congrès dans la zone tampon de
Tifariti, lors d'une séance plénière consacrée aux derniers
développements de la question du Sahara.

Les représentants de la nation ont procédé, hier mercredi 12
décembre, à l'examen des derniers développements de la question de
l'intégrité territoriale. Les membres des deux chambres du Parlement,
députés et conseillers compris, ont tenu une séance plénière
consacrée à la question. À l'ordre du jour de cette séance
extraordinaire, qui a été coprésidée par Mustapha Mansouri, président
de la Chambre des représentants, et Mohamed Fadili, premier vice-
président de la Chambre des conseillers, deux points essentiels. Il
s'agit en premier lieu du congrès que le Polisario entend organiser
vendredi 14 décembre dans la zone démilitarisée de Tifariti au Sahara
marocain, ajouter à cela les développements que connaît, ces derniers
jours, le processus des négociations engagées entre les deux parties
sous l'égide des Nations unies. Evoquant le simulacre de congrès
prévu à Tifariti, le Parlement a dénoncé une dangereuse provocation,
précisant que cette décision est une grave violation de la légalité
internationale et de l'accord de cessez-le-feu, proclamé en 1991,
sous les auspices des Nations Unies.
Outre les députés et conseillers, plusieurs membres du gouvernement
ont également pris part à cette séance.
Selon le président de la Chambre des représentants, cette
séance «traduit également la coordination et la coopération
auxquelles aspirent les deux chambres du Parlement». Et ce,
conformément aux Hautes orientations royales contenues dans son
discours d'ouverture de la huitième et actuelle législation.
La tenue d'une séance conjointe pour débattre des questions cruciales
comme celle du Sahara, la première cause nationale, «réaffirme aussi
l'unanimité nationale autour des grands dossiers qui intéressent le
peuple marocain notamment», a souligné M. Mansouri.
Cette séance a été marquée, notamment, par les interventions des
présidents des différents groupes parlementaires.
Les Chambres des représentants et des conseillers ont dénoncé cette
nouvelle tentative du Polisario, qui intervient à la veille du 3ème
round des négociations de Manhasset, compromettant les efforts
déployés par la communauté internationale pour trouver un règlement
définitif à ce conflit factice. La convocation de ce congrès à
Tifariti, ont estimé plusieurs députés, «n'est autre qu'une nouvelle
manoeuvre de la direction du Polisario, qui s'est éternisée à la tête
de ce mouvement, pour perpétuer son diktat et préserver ses
privilèges». Et ce, à travers les détournements avérés de l'aide
humanitaire internationale. Dans le contexte actuel des négociations
engagées sous l'égide des Nations Unies, une telle initiative ne peut
être interprétée que comme «une nouvelle tentative de saper les
efforts de la communauté internationale en faveur du règlement
définitif de ce dossier, qui a connu une dynamique nouvelle depuis
quelques mois, grâce à la proposition marocaine d'octroyer un statut
d'autonomie aux provinces du Sud», ont précisé à l'envi les députés
et les conseillers.
Les différents groupes parlementaires ont, de même, appelé la
communauté internationale, plus particulièrement les Nations Unies,
à «agir pour stopper la tenue sur un territoire marocain de la
mascarade nommée congrès et empêcher le Polisario de récidiver, afin
de créer un climat favorable et propice aux futures négociations de
Manhasset et amener les séparatistes et les autorités algériennes,
qui contrôlent le Polisario, à se conformer à l'accord de cessez-le-
feu».
Par ailleurs, les deux chambres du Parlement, qui ont souligné le
rôle et la responsabilité de l'Algérie dans la persistance de ce
conflit, vieux de plus de trois décennies, ont réaffirmé l'unanimité
des Marocains autour de la question de l'intégrité territoriale du
Royaume.


Le 13-12-2007
Par : Tahar Abou El Farah

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1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?
ida=58308&idc=13

Sahara-Occidental
Le Front Polisario tiendra vendredi son 12e congrès pour «généraliser
la lutte»


Le Front Polisario tiendra à partir de vendredi son 12e congrès, à
Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, avec pour
thème «lutte généralisée pour imposer la souveraineté et
l'indépendance totale du Sahara occidental». Ce dernier est colonisé
par le Maroc depuis 1975.
Le contexte de la tenue du congrès est marqué par les négociations en
cours entre le Front Polisario et le Maroc, sous les auspices des
Nations unies. le but est de parvenir à une solution politique du
conflit qui ne sera que par le respecte de droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui. Les deux parties ont tenu
deux rounds de pourparlers, à Manhasset, près de New York, en juin et
en août, sans parvenir à une avancée notable. Un troisième round doit
avoir lieu dans la même localité en janvier prochain.

«C'est un congrès ordinaire qui se tient dans des circonstances
extraordinaires», résume Mohamed Yesslem Beïssat, l'ambassadeur
sahraoui à Alger, dans une déclaration. C'est le premier congrès que
tient le Polisario depuis le début des négociations (de Manhasset) et
le premier également depuis le déclenchement de l'intifadha pacifique
pour l'indépendance, dans les territoires occupés du Sahara
occidental, en mai 2005, explique-t-il. Ce sont-là deux évènements
majeurs qui se sont produits pendant la période qui a suivi la tenue
du onzième congrès, en octobre 2003, à Tifariti justement, sur la
terre que les Sahraouis ont libéré par les armes, relève M. Beïssat.
Mais négocier (avec le Maroc) n'est pas un but en soi. «Le Front
Polisario peut continuer à négocier et en même temps engager d'autres
moyens dont il dispose pour arracher ses droits légitimes, comme la
lutte armée, l'initifadha ou la désobéissance civile», affirme-t-il.
Les Sahraouis, après avoir fait la guerre au Maroc dix-huit ans
durant, se sont engagés avec lui dans un processus de paix en 1991,
sous l'égide de l'Onu. Ce congrès est pour nous une étape nécessaire
pour revoir ce qui a été fait durant toute cette période», ajoute-t-
il.

Les domaines de la lutte légitime des Sahraouis pour leur
autodétermination sont politique, diplomatique, militaire et
médiatique, et ces différents aspects seront examinés lors du
congrès, indique de son côté, le ministre de la diaspora sahraouie,
Khalil Sidi Mhamed. Tous les efforts des Sahraouis, que ce soit dans
les territoires occupés, les camps de réfugiés ou parmi la diaspora,
tendent vers cet objectif de l'autodétermination, souligne-t-il. Le
deuxième point à l'ordre du jour du congrès, auquel participeront
environ 1 800 délégués élus par la base lors des rassemblements
populaires, est l'évaluation du bilan de la direction du Front
Polisario, a-t-il indiqué.
Les délégués viendront des cinq camps de réfugiés sahraouis près de
Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, de l'importante diaspora
sahraouie en Espagne et dans le reste de l'Europe et également — en
clandestinité des territoires occupés par le Maroc, a dit M. Sidi
Mhamed. M. Beïssat tient à rappeler, pour sa part, que le Front
Polisario est le moule dans laquelle s'est fondu le mouvement
nationaliste sahraoui, dont les origines remontent aux années 1950,
alors que le Sahara occidental était occupé par l'Espagne.

Le Front Polisario est le seul représentant légitime du peuple
sahraoui, ce qui est d'ailleurs reconnu de facto par le Maroc, à
travers les négociations de Manhasset, fait-il remarquer.

Plus de 250 invités étrangers, d'une trentaine de pays des cinq
continents, sont attendus à Tifariti, souligne le diplomate
sahraoui. Le congrès est la plus haute instance décisionnelle du
Front Polisario. Il se tient tous les trois ou quatre ans et élit
notamment son secrétaire général, qui devient en même temps président
de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée le
27 février 1976.
Le Front Polisario a eu deux secrétaires généraux depuis sa création,
le 10 mai 1973 : El-Ouali Mustapha Sayed, héros national sahraoui
mort au combat en juin 1976, auquel a succédé
M. Mohamed Abdelaziz, réélu, depuis, huit fois à ce poste. D'une
superficie identique à celle de la Grande-Bretagne, le Sahara
occidental est riche en ressources naturelles, notamment le
phosphate, et ses côtes sont parmi les plus poissonneuses du monde.


13-12-2007
R. I.

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http://www.lejourdalgerie.com/Editions/131207/une/Lejour.htm#4

Sahara Occidental
Un congrès pour généraliser la lutte


Le Front Polisario tient à partir de demain son douzième congrès à
Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, avec pour
thème «Lutte généralisée pour imposer la souveraineté et
l'indépendance totale» du Sahara occidental, colonisé par le Maroc
depuis 1975.

Le contexte de la tenue du congrès est marqué par les négociations en
cours entre le Front Polisario et le Maroc, sous les auspices des
Nations unies, dont le but est de parvenir à une solution politique
du conflit du Sahara occidental qui respecte le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui. Les deux parties ont tenu
deux rounds de pourparlers, à Manhasset, près de New York, en juin et
en août, sans parvenir à une avancée notable. Un troisième round doit
avoir lieu dans la même localité en janvier prochain. «C'est un
congrès ordinaire qui se tient dans des circonstances
extraordinaires», résume l'ambassadeur sahraoui à Alger, Mohamed
Yesslem Beïssat, dans une déclaration à l'APS. «C'est le premier
congrès que tient le Polisario depuis le début des négociations (de
Manhasset) et le premier également depuis le déclenchement de
l'intifa-dha pacifique pour l'indépendance, dans les territoires
occupés du Sahara occidental, en mai 2005», explique-t-il. Ce sont-
là «deux évènements majeurs qui se sont produits pendant la période
qui a suivi la tenue du onzième congrès, en octobre 2003, à Tifariti
justement, sur la terre que les Sahraouis ont libérée par les armes»,
relève M. Beïssat. Mais «négocier (avec le Maroc) n'est pas un but en
soi. Le Front Polisario peut continuer à négocier et en même temps
engager d'autres moyens dont il dispose pour arracher ses droits
légitimes, comme la lutte armée, l'intifadha ou la désobéissance
civile», affirme-t-il. Les Sahraouis, «après avoir fait la guerre au
Maroc dix-huit ans durant, se sont engagés avec lui dans un processus
de paix en 1991, sous l'égide de l'Onu. Ce congrès est pour nous une
étape nécessaire pour revoir ce qui a été fait durant toute cette
période», ajoute-t-il. «Les domaines de la lutte légitime des
Sahraouis pour leur autodétermination sont politique, diplomatique,
militaire et médiatique, et ces différents aspects seront examinés
lors du congrès», indique de son côté, le ministre de la Diaspora
sahraouie, Khalil Sidi M'hamed, dans un entretien avec l'APS. «Tous
les efforts des Sahraouis, que ce soit dans les territoires occupés,
les camps de réfugiés ou parmi la diaspora, tendent vers cet objectif
de l'autodétermination», souligne-t-il. Le deuxième point à l'ordre
du jour du congrès, auquel participeront environ 1 800 délégués élus
par la «base» lors de rassemblements populaires, est l'«évaluation du
bilan de la direction du Front Polisario», a-t-il indiqué. Les
délégués viendront des cinq camps de réfugiés sahraouis près de
Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, de l'importante diaspora
sahraouie en Espagne et dans le reste de l'Europe et également – en
clandestinité – des territoires occupés par le Maroc, a dit M. Sidi
M'hamed. M. Beïssat tient à rappeler, pour sa part, que le Front
Polisario est le «moule dans lequel s'est fondu le mouvement
nationaliste sahraoui, dont les origines remontent aux années 1950»,
alors que le Sahara occidental était occupé par l'Espagne. Le Front
Polisario «est le seul représentant légitime du peuple sahraoui, ce
qui est d'ailleurs reconnu de facto par le Maroc, à travers les
négociations de Manhasset», fait-il remarquer. «Plus de 250 invités
étrangers, d'une trentaine de pays des cinq continents, sont attendus
à Tifariti», souligne le diplomate sahraoui. Le congrès est la plus
haute instance décisionnelle du Front Polisario. Il se tient tous les
trois ou quatre ans et élit notamment son secrétaire général, qui
devient en même temps président de la République arabe sahraouie
démocratique (Rasd), proclamée le 27 février 1976. Le Front Polisario
a eu deux secrétaires généraux depuis sa création, le 10 mai 1973 :
El Ouali Mustapha Sayed, héros national sahraoui mort au combat en
juin 1976, auquel a succédé Mohamed Abdelaziz, réélu, depuis, huit
fois à ce poste. D'une superficie identique à celle de la Grande-
Bretagne, le Sahara occidental est riche en ressources naturelles,
notamment le phosphate, et ses côtes sont parmi les plus
poissonneuses du monde.


Par Amine B.

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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?
news=5095778&archive_date=2007-12-13

Congrès du Polisario «La lutte généralisée pour imposer la
souveraineté»

par H. Barti


« Lutte généralisée pour imposer la souveraineté et l'indépendance
totale» du Sahara occidental, colonisé par le Maroc depuis 1975. Tel
est le thème du douzième congrès du Front Polisario qui se tiendra à
partir de demain, à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés,
avec la participation d'environ 1.800 délégués élus par la «base» et
plus de 250 invités étrangers, d'une trentaine de pays des cinq
continents.

Le ton est on ne peut plus clair pour ce 12ème congrès qui intervient
dans un contexte marqué par la reprise dès la première semaine de
janvier des négociations entre le Front Polisario et le Maroc, sous
les auspices des Nations unies, avec pour but de parvenir à une
solution politique du conflit du Sahara occidental qui respecte le
droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

«Négocier (avec le Maroc) n'est pas un but en soi. Le Front Polisario
peut continuer à négocier et en même temps engager d'autres moyens
dont il dispose pour arracher ses droits légitimes, comme la lutte
armée, l'intifadha ou la désobéissance civile», affirme l'ambassadeur
sahraoui à Alger, M. Mohamed Yesslem Beïssat, dans une déclaration
rapporté hier par l'APS. Les Sahraouis, «après avoir fait la guerre
au Maroc dix-huit ans durant, se sont engagés avec lui dans un
processus de paix en 1991, sous l'égide de l'Onu. Ce congrès est pour
nous une étape nécessaire pour revoir ce qui a été fait durant toute
cette période», ajoute-t-il.

«Les domaines de la lutte légitime des Sahraouis pour leur
autodétermination sont politique, diplomatique, militaire et
médiatique, et ces différents aspects seront examinés lors du
congrès», indique de son côté, le ministre de la diaspora sahraouie,
M. Khalil Sidi Mhamed, cité par l'APS. «Tous les efforts des
Sahraouis, que ce soit dans les territoires occupés, les camps de
réfugiés ou parmi la diaspora, tendent vers cet objectif de
l'autodétermination», souligne-t-il.

Le deuxième point à l'ordre du jour du congrès, auquel participeront
environ 1.800 délégués élus par la «base» lors de rassemblements
populaires, est l'Ȏvaluation du bilan de la direction du Front
Polisario», a-t-il indiqué. Les délégués viendront des cinq camps de
réfugiés sahraouis près de Tindouf, de l'importante diaspora
sahraouie en Espagne et dans le reste de l'Europe et également - en
clandestinité - des territoires occupés par le Maroc, a dit M. Sidi
Mhamed. Plus de 250 invités étrangers, d'une trentaine de pays des
cinq continents, sont également attendus à Tifariti.

Pour M. Beïssat, «c'est un congrès ordinaire qui se tient dans des
circonstances extraordinaires». «C'est le premier congrès que tient
le Polisario depuis le début des négociations (de Manhasset) et le
premier également depuis le déclenchement de l'intifadha pacifique
pour l'indépendance, dans les territoires occupés du Sahara
occidental, en mai 2005", explique-t-il. Ce sont là «deux événements
majeurs qui se sont produits pendant la période qui a suivi la tenue
du onzième congrès, en octobre 2003, à Tifariti justement, sur la
terre que les Sahraouis ont libérée par les armes», relève M.
Beïssat.

Le congrès est la plus haute instance décisionnelle du Front
Polisario. Il se tient tous les trois ou quatre ans et élit notamment
son secrétaire général, qui devient en même temps président de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée le 27
février 1976. Le Front Polisario a eu deux secrétaires généraux
depuis sa création, le 10 mai 1973 : El Ouali Mustapha Sayed, héros
national sahraoui mort au combat en juin 1976, auquel a succédé M.
Mohamed Abdelaziz, réélu, depuis, huit fois à ce poste. D'une
superficie identique à celle de la Grande-Bretagne, le Sahara
occidental est riche en ressources naturelles, notamment le
phosphate, et ses côtes sont parmi les plus poissonneuses du monde.

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http://www.lejourdalgerie.com/Editions/131207/une/Lejour.htm#1

Front Polisario: Un mouvement de libération nationale


Le Front Polisario, qui tient son douzième congrès du 14 au 18
décembre à Tifariti, dans les territoires libérés du Sahara
occidental, est le mouvement de Libération nationale des Sahraouis,
en lutte depuis trente-quatre ans pour la délivrance de la dernière
colonie en Afrique. Le Front populaire de libération de la Seguia el
Hamra et Rio de Oro (Polisario, d'après les noms des deux régions du
Sahara occidental) a été créé le 10 mai 1973, alors que le Sahara
occidental était sous domination espagnole, par un groupe d'étudiants
et de militants de la cause nationale sahraouie, avec à leur tête El
Ouali Mustapha Sayed. Après le départ hâté et anarchique des troupes
espagnoles, fin 1975, le Maroc et la Mauritanie envahissent de
concert le Sahara occidental, l'un par le Nord, l'autre par le Sud,
et se partagent ce territoire, conformément à un accord trilatéral
Madrid-Rabat-Nouakchott. Mais la Mauritanie finit par conclure un
traité de paix avec les Sahraouis, en 1979, et se retire des
territoires sahraouis qu'elle occupait. Durant les années 1980, les
militaires sahraouis mènent une guérilla harassante contre les
troupes marocaines, auxquelles elles infligent de sérieux dégâts, les
obligeant à se cantonner derrière de gigantesques murs fortifiés,
abrités par des champs de mines sur plus de 2 000 km. Mais Rabat
n'arrive pas à contenir les assauts des soldats sahraouis, forts de
leur connaissance inégalée du désert, et des premiers contacts
informels ont lieu entre les deux belligérants. L'année 1989
constitue un tournant, le roi du Maroc Hassan II rencontre à
Marrakech de hauts responsables du Polisario et les deux parties
conviennent de la tenue d'un référendum d'autodétermination au Sahara
occidental pour permettre au peuple sahraoui de décider de l'avenir
de ce territoire : soit une annexion au Maroc ou l'indépendance.
Moins de deux ans plus tard, l'Onu déploie ses Casques bleus au
Sahara occidental, pour superviser le cessez-le-feu conclu en
septembre 1991 entre le Maroc et le Front Polisario. La Mission de
l'Onu pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental
(Minurso) échoue cependant dans la tâche, à cause des tergiversations
marocaines à propos du corps électoral devant prendre part au
référendum d'autodétermination, qui devait se tenir en 1992. Depuis,
le statu quo de «ni guerre ni paix» perdure, en dépit des promesses
de l'Onu et des dizaines de résolutions de son Conseil de sécurité
appelant à la tenue du référendum. Après son élection comme
secrétaire général des Nations unies, fin 2006, Ban Ki-Moon appelle à
de nouvelles négociations directes entre le Maroc et le Front
Polisario, qui tiennent deux rounds de négociations en juin et en
août 2007, sous l'égide de l'Onu, pour tenter de trouver une solution
politique au conflit du Sahara occidental qui garantisse le droit
d'autodétermination du peuple sahraoui. Un troisième round doit avoir
lieu en janvier prochain.


A. B.

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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/12/1495217

Le Front Polisario tient demain son 12e congrès pour "généraliser la
lutte"

Par : EL MOUDJAHID
Le : mercredi 12 décembre 2007


Le Front Polisario tient à partir de demain son 12e congrès, à
Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, avec pour
thème "lutte généralisée pour imposer la souveraineté et
l'indépendance totale" du Sahara occidental, colonisé par le Maroc
depuis 1975.
Le contexte de la tenue du congrès est marqué par les négociations en
cours entre le Front Polisario et le Maroc, sous les auspices des
Nations unies, dont le but est de parvenir à une solution politique
du conflit du Sahara occidental qui respecte le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui.
Les deux parties ont tenu deux rounds de pourparlers, à Manhasset,
près de New York, en juin et en août, sans parvenir à une avancée
notable. Un troisième round doit avoir lieu dans la même localité en
janvier prochain. "C'est un congrès ordinaire qui se tient dans des
circonstances extraordinaires", résume l'ambassadeur sahraoui à
Alger, M. Mohamed Yesslem Beïssat, dans une déclaration à
l'APS. "C'est le premier congrès que tient le Polisario depuis le
début des négociations (de Manhasset) et le premier également depuis
le déclenchement de l'intifadha pacifique pour l'indépendance, dans
les territoires occupés du Sahara occidental, en mai 2005", explique-
t-il.
Ce sont-là "deux évènements majeurs qui se sont produits pendant la
période qui a suivi la tenue du onzième congrès, en octobre 2003, à
Tifariti justement, sur la terre que les Sahraouis ont libéré par les
armes", relève M. Beïssat. Mais "négocier (avec le Maroc) n'est pas
un but en soi.
Le Front Polisario peut continuer à négocier et en même temps engager
d'autres moyens dont il dispose pour arracher ses droits légitimes,
comme la lutte armée, l'Initifadha ou la désobéissance civile",
affirme-t-il.
Les Sahraouis, "après avoir fait la guerre au Maroc dix-huit ans
durant, se sont engagés avec lui dans un processus de paix en 1991,
sous l'égide de l'Onu. Ce congrès est pour nous une étape nécessaire
pour revoir ce qui a été fait durant toute cette période", ajoute-t-
il.
"Les domaines de la lutte légitime des Sahraouis pour leur
autodétermination sont politique, diplomatique, militaire et
médiatique, et ces différents aspects seront examinés lors du
congrès", indique de son côté, le ministre de la diaspora sahraouie,
M. Khalil Sidi M'hamed, dans un entretien avec l'APS. "Tous les
efforts des Sahraouis, que ce soit dans les territoires occupés, les
camps de réfugiés ou parmi la diaspora, tendent vers cet objectif de
l'autodétermination", souligne-t-il.
Le deuxième point à l'ordre du jour du congrès, auquel participeront
environ 1.800 délégués élus par la "base" lors de rassemblements
populaires, est l'"évaluation du bilan de la direction du Front
Polisario", a-t-il indiqué.
Les délégués viendront des cinq camps de réfugiés sahraouis près de
Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, de l'importante diaspora
sahraouie en Espagne et dans le reste de l'Europe et également -- en
clandestinité -- des territoires occupés par le Maroc, a dit M. Sidi
M'hamed. M. Beïssat tient à rappeler, pour sa part, que le Front
Polisario est le "moule dans laquelle s'est fondu le mouvement
nationaliste sahraoui, dont les origines remontent aux années 1950",
alors que le Sahara occidental était occupé par l'Espagne.
Le Front Polisario "est le seul représentant légitime du peuple
sahraoui, ce qui est d'ailleurs reconnu de facto par le Maroc, à
travers les négociations de Manhasset", fait-il remarquer. "Plus de
250 invités étrangers, d'une trentaine de pays des cinq continents,
sont attendus à Tifariti", souligne le diplomate sahraoui.
Le congrès est la plus haute instance décisionnelle du Front
Polisario. Il se tient tous les trois ou quatre ans et élit notamment
son secrétaire général, qui devient en même temps président de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée le 27
février 1976.

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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=87495

(Jeudi 13 Décembre 2007)

Sahara occidental
Douzième congrès du Polisario à Tifariti

Par : R. I./Agences


Le Front Polisario tient, à partir de demain, son douzième congrès, à
Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, avec pour
thème "Lutte généralisée pour imposer la souveraineté et
l'indépendance totale" du Sahara occidental, colonisé par le Maroc
depuis 1975.
Le contexte de la tenue du congrès est marqué par les négociations en
cours entre le Front Polisario et le Maroc, sous les auspices des
Nations unies, dont le but est de parvenir à une solution politique
du conflit du Sahara occidental qui respecte le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui. "C'est un congrès ordinaire
qui se tient dans des circonstances extraordinaires", résume
l'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Mohamed Yesslem Beïssat, dans une
déclaration à l'APS. "C'est le premier congrès que tient le Polisario
depuis le début des négociations de Manhasset et le premier également
depuis le déclenchement de l'intifadha pacifique pour l'indépendance,
dans les territoires occupés du Sahara occidental, en mai 2005",
explique-t-il.
Ce sont-là "deux évènements majeurs qui se sont produits pendant la
période qui a suivi la tenue du onzième congrès, en octobre 2003, à
Tifariti justement, sur la terre que les Sahraouis ont libérée par
les armes", relève M. Beïssat. Mais "négocier n'est pas un but en
soi. Le Front Polisario peut continuer à négocier et en même temps
engager d'autres moyens dont il dispose pour arracher ses droits
légitimes, comme la lutte armée, l'intifadha ou la désobéissance
civile", affirme-t-il. Les Sahraouis, "après avoir fait la guerre au
Maroc dix-huit ans durant, se sont engagés avec lui dans un processus
de paix en 1991, sous l'égide de l'Onu. Ce congrès est pour nous une
étape nécessaire pour revoir ce qui a été fait durant toute cette
période", ajoute-t-il. "Les domaines de la lutte légitime des
Sahraouis pour leur autodétermination sont politique, diplomatique,
militaire et médiatique, et ces différents aspects seront examinés
lors du congrès", indique de son côté le ministre de la Diaspora
sahraouie, M. Khalil Sidi Mhamed, dans un entretien accordé à
l'APS. "Tous les efforts des Sahraouis, que ce soit dans les
territoires occupés, les camps de réfugiés ou parmi la diaspora,
tendent vers cet objectif de l'autodétermination", souligne-t-il. Le
deuxième point à l'ordre du jour du congrès, auquel participeront
environ 1 800 délégués élus par la "base" lors de rassemblements
populaires, est l'"évaluation du bilan de la direction du Front
Polisario", a-t-il indiqué. Les délégués viendront des cinq camps de
réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie,
de l'importante diaspora sahraouie en Espagne et dans le reste de
l'Europe et également — en clandestinité —- des territoires occupés
par le Maroc, a dit M. Sidi Mhamed.
M. Beïssat tient à rappeler, pour sa part, que le Front Polisario est
le "moule dans laquelle s'est fondu le mouvement nationaliste
sahraoui, dont les origines remontent aux années 1950", alors que le
Sahara occidental était occupé par l'Espagne. Le Front Polisario "est
le seul représentant légitime du peuple sahraoui, ce qui est
d'ailleurs reconnu de facto par le Maroc, à travers les négociations
de Manhasset", fait-il remarquer. "Plus de 250 invités étrangers,
d'une trentaine de pays des cinq continents, sont attendus à
Tifariti", souligne le diplomate sahraoui.

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Vie, 14 de Dic, 2007 7:38 pm

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