*****PAGE SPÉCIALE DU CONGRÈS******
http://www.rasd-state.ws/12congreso.htm
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. CONGRÈS FRONT POLISARIO
1.1. PRESSE SAHRAOUIE
1.1.1. DÉCLARATIONS DU FRONT POLISARIO ET TRAVAUX
- SPS (17-XII-2007): Le Secrétaire général sortant du Polisario
invite à l'alternance à la tête du mouvement
- SPS (17-XII-2007): Poursuites en plénière des travaux du 12 ème
congrès du Front Polisario
- SPS (17-XII-2007): Poursuite à Tifariti du 12ème congrès du Front
Polisario au niveau des commissions
1.1.2. SOUTIENS INTERNATIONAUX
- SPS (17-XII-2007): Le parti socialiste sénégalais salue "la
sagesse" du Front Polisario
- SPS (17-XII-2007): Trois partis mauritaniens expriment leur soutien
à un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui
1.2. PRESSE MAROCAINE-FANTAISIES, CALOMNIES ET EXCUSES CINIQUES DU
MAKHZEN POUR ABANDONNER LA NÉGOTIATION AVEC LE FRONT POLISARIO
- L'OPINON (17-XII-2007): Des "membres du Polisario" annoncent leur
adhésion à l'option d'<autonomie> du Sahara: Des chioukh
sahraouis "dénoncent" le "monopole de décision" par les dirigeants du
Polisario
- AUJOURD'HUI LE MAROC (17-XII-2007): Des membres du Polisario
<s'insurgent contre Mohamed Abdelaziz> et appellent à un «retour dans
la "dignité"» garanti par le projet d'<autonomie>
- MAP (17-XII-2007): Polisario: "plusieurs tribus"
sahraouies "annoncent" leur "dissidence"
- LE MATIN (17-XII-2007): Le Polisario "fissuré" par
des "dissidents" "éduits" par le plan d'<autonomie> au Sahara
- LIBÉRATION-MA (17-XII-2007): Entretien avec Omar Ziwane sur le
Sahara "marocain" et le congrès du Polisario: "La légalité passe par
la concertation"
- MAP (17-XII-2007): Un envoyé de la chaîne Al Jazeera au Sahara
<menacé d'enlèvement> par le Polisario
- MAP (17-XII-2007): L'<Alliance> des Sahraouis en Europe qualifie
de "nouvelle mascarade" le "prétendu" congrès du Polisario à Tifariti
- AUJOURD'HUI LE MAROC (17-XII-2007): Cela fait 30 ans que
le "pouvoir algérien" veut faire de "Marocains" sahraouis "égarés" un
peuple
- MAP/LE MATIN (17-XII-2007): Un dirigeant du FPLP réaffirme le
soutien du Front à une solution pacifique de la question du Sahara
- AUJOURD'HUI LE MAROC (14-XII-2007): Mustapha Mansouri : «Le Maroc
doit rester serein»
1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
- LA TRIBUNE (17-XII-2007): Les armes, est-ce la solution?
- LA TRIBUNE (17-XII-2007): Les congressistes du Polisario mettent
Abdelaziz au pied du mur. Ce langage des armes que les Sahraouis
veulent absolument parler
- LE JEUNE INDÉPÈNDANT (17-XII-2007): Le ministre sahraoui de la
Défense, M. Mohamed Lamine Bouhali, au JI : Nous reprendrons les
armes en 2009 si les négociations n'apportent rien de concret
- LE SOIR D'ALGÉRIE (17-XII-2007): XIIe CONGRÈS DU FRONT POLISARIO.
Les délégués intransigeants
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (17-XII-2007): Sahara occidental Un congrès qui
embarrasse Rabat
- EL MOUDJAHID (17-XII-2007): Dernière réunion plénière avant
l'élection de la nouvelle direction
- EL MOUDJAHID (17-XII-2007): Le Polisario soupçonne le Maroc de
vouloir se dérober aux négociations de paix
1.5. AGENCES DE PRESSE
- AFP (17-XII-2007): Sahara occidental : le Polisario menace de
reprendre les armes en 2009
- REUTERS (17-XII-2007): Le Polisario redéfinit sa stratégie
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
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1. CONGRÈS FRONT POLISARIO
1.1.1. DÉCLARATIONS DU FRONT POLISARIO ET TRAVAUX
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=415
Le Secrétaire général sortant du Polisario invite à l'alternance à la
tête du mouvement
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 17/12/20027 (SPS) Le Secrétaire
général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a invité les
congressistes à voter une clause du règlement intérieur qui stipule
l'alternance à la direction de l'organisation et à augmenter le quota
de la femme dans cette même direction du Polisario, a indiqué M.
Mhamed Khadad dans une déclaration de presse.
Intervenant dans les débats de la commission du Statut et du
règlement intérieur du XIIème congrès, M. Abdelaziz a appelé à
donner "un seul mandat" au Secrétaire général du Polisario et à
ouvrir la direction de l'organisation pour les femmes qui doivent
avoir "un quota bien établi dans le règlement intérieur de
l'organisation", a indiqué M. Khadad, porte-parole du congrès.
"Cela ne signifie pas que je fuie mes responsabilités, car je reste
fidèle jusqu'au bout au serment du 20 mai 1973", jour de création du
Front populaire de libération de la Seguia el Hamra et Rio de Oro
(Polisario), a ajouté le président sahraoui, selon la même source.
Il a aussi souhaité une plus grande représentation des femmes au sein
des plus hautes instances dirigeantes du Polisario, avec un quota
bien établi dans le règlement intérieur de l'organisation.
Les propositions de M. Mohamed Abdelaziz, pour devenir effectives,
requièrent
l'amendement du règlement intérieur du Front Polisario, renouvelable
à chaque congrès.
Le secrétaire général du Front Polisario est élu par le congrès, qui
se réunit tous les trois ou quatre ans.
M. Mohamed Abdelaziz dirige le Front Polisario depuis 1976, après la
mort au combat du premier secrétaire général et fondateur du Front
Polisario, El Ouali Mustafa Sayed, rappelle-t-on. (SPS)
010/TFR/000 172138 DEC 07 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=403
Poursuites en plénière des travaux du 12 ème congrès du Front
Polisario
(Envoyé spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 17/12/2007 (SPS) Les travaux du 12è
congrès du Front Polisario à Tifariti, dans les territoires libérés
de la RASD, ont repris lundi en plénière, dernière étape avant le
début du vote pour le renouvellement de la direction du mouvement de
libération sahraoui.
"Les commissions ont terminé hier leurs travaux et ont préparé leurs
rapports qu'elles présenteront aujourd'hui en plénière, pour débat et
adoption", a déclaré M. Mhamed Khadad, porte-parole du congrès, dans
un point de presse.
"Le dépouillement des urnes débutera après les opérations de vote"
pour l'élection des nouveaux Secrétariat national et secrétaire
général du Front Polisario, a précisé M. Khadad.
Interrogé sur les documents qui seront adoptés par le congrès, le
porte-parole a indiqué qu'ils comporteront "principalement un appel à
la communauté internationale pour une solution urgente au conflit du
Sahara Occidental, qui soit en conformité avec les résolutions des
Nations unies".
Il a ajouté que le congrès devrait recommander également "le
repeuplement des territoires libérés du Sahara Occidental", à partir
des camps de réfugiés.
"Les débats étaient profonds et animés en commissions et le principal
sujet de discussion portait sur la stratégie idoine à adopter dans le
plan d'action final qui sera adopté par le congressistes", a ajouté
M. Khadad.
Le Secrétariat national est composé de 41 membres, dirigés par le
secrétaire général, actuellement M. Mohamed Abdelaziz.
Conformément à la Constitution de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD), le secrétaire général du Front Polisario une
fois élu par le congrès devient automatiquement président de la RASD,
conformément au Statut provisoire de la République.
Les travaux du 12è congrès du Front de libération de la Seguia el
Hamra et Rio de Oro (Polisario) ont débuté vendredi dans la localité
de Tifariti, située à quelque 370 kms à l'est d'El Aaiun, capitale
occupée du Sahara Occidental. (SPS)
020.TFR/700 171310 DEC 07 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=397
Poursuite à Tifariti du 12ème congrès du Front Polisario au niveau
des commissions
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 17/12/2007 (SPS) Les travaux du 12ème
congrès du Front Polisario au niveau de trois commissions (statuts,
et règlement intérieur ; programme d'action national et territoires
occupés, bilan et perspectives) sur lesquelles se sont répartis les
1.725 de ses assises qui se sont ouverts vendredi à Tifariti dans les
territoires sahraouis libérés.
Les travaux du congrès ont été ouverts vendredi à Tifariti dans les
territoires sahraouis libérés en présence de 250 invités venus de
tous les continents témoigner leur sympathie et leur soutien aux
Sahraouis et à leur droit légitimes à vivre libres et indépendants.
Le congrès dont les travaux qui doivent se terminer mardi aura à
adopter un programme d'action national pour une période de trois ans
séparant les congrès de l'organisation, élire un Secrétaire général
et un secrétariat national, la première instance politique qui
dirigera la nation entre deux congrès.
Les délégations étrangères présentes à l'ouverture des travaux de ces
assises ont adopté une déclaration commune dans laquelle elles
lancent un "appel pressant à l'Onu, pour faire aboutir le processus
de paix au Sahara Occidental".
La communauté internationale "doit se mobiliser pour amener le Maroc
à respecter les droits inaliénables du peuple sahraoui et à mettre un
terme à sa politique d'occupation illégale, de répression et
d'oppression, de bradage et de pillage au Sahara occidental occupé",
ajoute la déclaration. (SPS)
010/TFR/000 162214 DEC 07 SPS
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1.1.2. SOUTIENS INTERNATIONAUX
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=418
Le parti socialiste sénégalais salue "la sagesse" du Front Polisario
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 17/12/2007 (SPS) Le délégué du Parti
socialiste sénégalais (PSS), M. Jacques Bodan a salué "la sagesse et
la clairvoyance" du Front Polisario tout au long du conflit qui
l'oppose au Maroc, estimant que "la solution définitive de la
question du Sahara Occidental est très proche".
"Vous n'êtes pas seul dans votre lutte", a indiqué M. Boda, qui
assistait à l'ouverture des travaux du 12èmè congrès du Front
Polisario à Tifariti, réaffirmant que son parti "n'épargnera aucun
effort pour débattre de la question sahraouie dans tous les forums
internationaux".
Pour sa part, le chef de la délégation vénézuélienne, M. Emil Carl
Jésus a réitéré le soutien de son pays de la juste lutte du peuple
sahraoui, rappelant la résolution adoptée par le Venezuela dans ce
sens, a-t-il dit, ajoutant que "nous oeuvrons pour l'application de
cette r »solution".
Plusieurs chefs de délégations étrangères participants au 12ème
congrès du Front Polisario, ont également exprimé leur solidarité
avec le peuple sahraoui pour le recouvrement des droits légitimes à
l'autodétermination et à l'indépendance. (SPS)
020/TFR/TRD 171917 DEC 07 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=402
Trois partis mauritaniens expriment leur soutien à un référendum
d'autodétermination du peuple sahraoui
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (Territoires libérés), 16/12/2007 (SPS) Trois partis
politiques mauritaniens, coalition au pouvoir et opposition, ont
exprimé leur soutien à "un référendum d'autodétermination" du peuple
sahraoui, et ont appelé à la décolonisation du territoire sahraoui
conformément à la doctrine de l'ONU en la matière.
"Notre parti, et depuis sa constitution, a exprimé sa position sur la
question du Sahara Occidental au plus hauts niveaux", a souligné le
représentant du parti du Renouveau démocratique, Yahya Ould Baba,
devant les participants du XII ème congrès du Polisario, qui se tient
du 14 au 18 décembre à Tifariti, dans les territoires sahraouis
libérés.
"C'est un grand honneur et un plaisir immense pour mon Parti,
l'Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour Rénovation
(MJD/MR), présidé par Ibrahima Mokhtar SARR, d'assister à ce 12ème
Congrès pour vous affirmer notre amitié sincère, notre solidarité et
le soutien total de votre cause très juste", a affirmé pour sa part,
M. Ciré Kane, Secrétaire chargé de la Communication du parti.
Le parti de l'Union pour le changement en Mauritanie (Hatem), a
exprimé "son soutien pour la tenue d'un référendum libre devant
permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à
l'autodétermination, telle que garanti par le Droit et la légalité
internationale".
"Notre parti soutient les efforts de l'ONU appelant à la tenue d'un
référendum permettant au peuple sahraoui de choisir librement son
futur", a ajouté M. Mokhtar Bacar , membre de la direction du parti
Hatem.
La Mauritanie a été représentée au 12ème congrès du Polisario par une
importante délégation comprenant plus de sept formations politiques
mauritaniennes, majorité présidentielle et opposition confondus, qui
ont été unanimes à soutenir les combat libérateur du peuple sahraoui
et son droit légitime à vivre libre et indépendant. (SPS)
020/TFR/000 162035 DEC 07 SPS
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1.2. PRESSE MAROCAINE-FANTAISIES, CALOMNIES ET EXCUSES CINIQUES DU
MAKHZEN POUR ABANONNER LA NÉGOTIATION AVEC LE FRONT POLISARIO
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17656
Des "membres du Polisario" annoncent leur adhésion à l'option
d'<autonomie> du Sahara
Des chioukh sahraouis "dénoncent" le "monopole de décision" par les
dirigeants du Polisario
Un groupe de 'séparatistes', réunis en congrès à Gjijimat, dans la
région de Tifariti, au Sahara 'marocain', a annoncé samedi son
adhésion à la proposition marocaine pour la négociation d'un statut
d'<autonomie> dans la région du Sahara, "plus particulièrement
lorsque cette 'autonomie' 'garantit', de façon 'permanente,
imprescriptible et constitutionnelle', les droits politiques,
économiques, sociaux et culturels au sein du Royaume du Maroc".
Dans une "Déclaration de Gjijimat", diffusée par la chaîne de
télévision qatarie Aljazeera, les 'congressistes' soulignent leur
soutien à l'option d'<autonomie> pourvu qu'elle assure, "aux nôtres,
des conditions honorables de retour, dans le cadre de
la 'démocratie', de la 'liberté' et du 'respect' des droits de
l'homme et que ce soit l'occasion, pour eux, d'être indemnisés pour
les pertes matérielles et morales subies durant cette époque".
A l'issue du congrès, réuni sous le signe "l'<autonomie>, une
solution définitive pour la réalisation de la réconciliation et d'un
retour dans la dignité", les congressistes ont affirmé leur soutien
à "l'approche suivie par le Président du Conseil Royal Consultatif
pour les Affaires Sahariennes (Corcas) sous l'égide et l'orientation
<bénies> de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, <que Dieu le préserve>".
Les congressistes prennent en considération "les effets de ce conflit
sur les habitants, la société et la région toute entière et l'échec
de toutes les tentatives de règlement entreprises au sein des Nations
Unies ou dans d'autres cadres, ainsi que le temps qu'a pris ce
conflit <qui n'a que trop duré>".
La position des participants au congrès de Gjijimat est dictée par
les "conséquences négatives" de la durée de ce conflit aux plans
familial, social, économique et politique, en plus du fait que ce
conflit "demeure de nature politique" et que "sa solution ne peut
intervenir qu'à travers la négociation, la paix et la volonté des
habitants de retourner chez eux dans la dignité et la quiétude".
Cette position s'explique également par "la nécessité impérieuse de
mettre fin définitivement à ce conflit stérile et à ses conséquences
négatives", ainsi que par "l'absence de démocratie et de transparence
au sein de la direction actuelle du Front Polisario, l'absolutisme
que pratiquent de nombreux membres de cette direction qui confisquent
notre avenir, et l'absence, chez eux, de la volonté de s'ouvrir à la
paix et de s'engager dans des négociations positives pour mettre un
terme à ce conflit qui a frappé les nôtres, leur infligeant de graves
préjudices".
Les 'congressistes' ont souligné que cette position se justifie
également par "la volonté des nôtres de retourner chez eux dans les
plus brefs délais, d'abandonner à jamais les camps de Lahmada et de
vivre dans la 'dignité' et le 'confort' qu'offrent les moyens de la
vie moderne", ainsi que par "la profonde volonté des nôtres de mettre
un terme à la séparation de familles".
Elle est aussi dictée par le fait que "la réclamation de
l'<impossible> engendre, pour les nôtres, de <nombreux préjudices> à
court et long termes", ainsi que par "notre volonté de réconciliation
et de rassemblement de l'ensemble des Sahraouis sur leur terre et
dans leurs vraies villes".
La fronde des chioukh
Pour leur part, les chioukh de tribus sahraouies ont organisé
des 'manifestations' dans la 'zone tampon' de Tifariti
pour 'dénoncer' le 'soi-disant' congrès du Polisario, accusant sa
direction de pratiquer le "monopole de décision".
Dans une correspondance de la 'zone tampon', diffusée dans le cadre
de son bulletin des informations maghrébines, la chaîne satellitaire
qatarie Aljazeera a noté vendredi que ces chioukh ont tenu, à leur
manière, à 'faire entendre leur voix' et à 'dénoncer' l'exclusion de
l'autre que pratiquent les dirigeants du Front Polisario.
Au sein de ce prétendu front, "il y a absence de démocratie", ce qui
démontre qu'en 35 ans, il n'a fait que "prouver son incapacité de
régler la question du Sahara", a déclaré à Aljazeera un militant
tribal sahraoui, M. Hamed Ould Darouich.
Dans le même bulletin, l'envoyé spécial d'Aljazeera à Zouerat (nord
de la Mauritanie) a indiqué que les tribus qui ont organisé ces
manifestations de protestation "sont foncièrement opposées aux
dirigeants du Polisario et estiment que le mode de gestion de cette
question par ces derniers est malsain".
Ces chioukh ont organisé "ces 'manifestations' en concomitance avec
le congrès (du Polisario) pour exprimer, à leur façon, leur
mécontentement quant à la manière dont les dirigeants du front gèrent
ce dossier", a ajouté l'envoyé spécial de la chaîne, citant des
groupes influents au sein des tribus sahraouies.
Edité le: lundi 17 décembre 2007
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details58674.html
Des membres du Polisario <s'insurgent contre Mohamed Abdelaziz> et
appellent à un «retour dans la "dignité"» garanti par le projet
d'<autonomie>
Contestant le 12ème congrès du Polisario et plus particulièrement la
reconduction à sa tête de Mohamed Abdelaziz, un groupe
de 'séparatistes' réuni à Gjijimat, à Tifariti, a annoncé son
adhésion à l'offre d'<autonomie>.
Un groupe de 'séparatistes' a réussi à détourner l'attention
du 'simulacre' de congrès du Polisario, en organisant, samedi et sous
l'œil des caméras internationales, une contre- manifestation qui a
donné naissance à un 'événement historique' : la «Déclaration de
Gjijimat». Un 'véritable Manifeste' pour 'dénoncer' une 'supercherie'
sans enjeu aucun, sinon la reconduction du vieux nouveau Mohamed
Abdelaziz à la tête du Polisario. La Déclaration, - comme son titre
l'indique -, a vu le jour dans la région de Gjijimat, à Tifariti, et
ses initiateurs ne sont autres que des 'séparatistes' qui ont réuni,
samedi dernier, un rassemblement important pour dévoiler les enjeux
d'un faux congrès 'concocté par les renseignements militaires
algériens' pour être 'imposé' à la population 'séquestrée'. Coup de
théâtre, qui a visiblement échappé à la vigilance des services de
sécurité du Polisario et de l'Algérie, les signataires de
la «Déclaration de Gjijimat» ont 'annoncé ouvertement' leur adhésion
à l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut
d'<autonomie> au Sahara. Dans cette Déclaration, diffusée par la
télévision qatarie Aljazeera, et relayée par d'autres médias
internationaux, les congressistes ont déclaré leur soutien à l'offre
marocaine d'<autonomie> parce que cette initiative, ont-ils affirmé,
assure «aux nôtres, des conditions <honorables> de retour, dans le
cadre de la 'démocratie', de la 'liberté' et du 'respect 'des droits
de l'Homme». A l'issue de leur 'congrès', placé sous le
thème «L'<autonomie> une solution définitive pour la réalisation de
la réconciliation et d'un retour dans la 'dignité'», les signataires
ont également exprimé leur soutien à «l'approche suivie par le
président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
sous l'égide et l'orientation bénies de Sa Majesté le Roi Mohammed
VI». 'Dénonçant' «l'absence de démocratie et de transparence au sein
de la direction actuelle du Front Polisario, l'absolutisme que
pratiquent de nombreux membres de cette direction qui confisquent
notre avenir, et l'absence, chez eux, de la volonté de s'ouvrir à la
paix et de s'engager dans des négociations positives pour mettre un
terme à ce conflit qui a frappé les nôtres, leur infligeant de graves
préjudices», les congressistes ont souligné que cette position se
justifie par «la volonté des nôtres de retourner chez eux dans les
plus brefs délais, d'abandonner à jamais les camps de Lahmada et de
vivre dans la 'dignité' et le 'confort' qu'offrent les moyens de la
vie moderne». Cette initiative, affirment toujours les congressistes,
est également motivée par le fait que «la réclamation de l'impossible
engendre, pour les nôtres, de nombreux préjudices à court et long
termes», ajoutant que leur démarche est dictée par «notre volonté de
réconciliation et de rassemblement de l'ensemble des Sahraouis sur
leur terre et dans leurs vraies villes».
Parallèlement à la tenue de ce 'contre-congrès', organisé à Tifariti,
simultanément avec celui de la direction du Polisario, de 'nombreuses
autres manifestations' se sont déroulées à la frontière entre la
Mauritanie et l'Algérie, pour 'dénoncer' la vieille nouvelle
direction du front, «qui a été désignée et non élue», a affirmé hier
à ALM une source sur place, précisant que «le tiers des congressistes
a été choisi parmi des militaires et le reste sont des Sahraouis
d'origine algérienne et mauritanienne».
S'agissant de <l'indéboulonnable> Mohamed Abdelaziz, il y a lieu de
souligner que sa «énième» reconduction a donné lieu à de vives
protestations à Tifariti. Des 'sources bien informées' ont déclaré à
ALM que le Polisario a procédé samedi dernier à 'plusieurs
arrestations' parmi les nombreux contestataires, utilisant de nouveau
la méthode forte pour mater des manifestants qui en ont visiblement
assez d'un statu quo qui, décidément, ne profite qu'à une poignée
de 'séparatistes' 'arrivistes' qui en ont fait un fonds de commerce,
au même titre que des responsables algériens pour justifier «les
budgets d'armement». «Maintenir Mohamed Abdelaziz à la tête du
Polisario, avec la bénédiction de l'Algérie, cela revient à
reconduire la politique du pire, aux dépens de la
population 'séquestrée'», a expliqué dans un entretien à ALM (voir
l'interview ci-dessous) le président de l'<Association> des <portés
disparus> au Polisario», Dahi Aguay, à l'origine de la plainte
déposée récemment auprès de la plus haute Cour espagnole (l'Audience
nationale) contre des responsables de l'Algérie et du Polisario.
Le 17-12-2007
Par : M'Hamed Hamrouch
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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/polisario___plusie/view
Polisario: "plusieurs tribus" sahraouies "annoncent" leur "dissidence"
Rabat, 17/12/07- 'Plusieurs tribus' sahraouies ont 'proclamé'
leur 'opposition' et 'se sont dits irrités' par la façon avec
laquelle la direction du Polisario gère la question du Sahara pour la
réalisation de leur revendication, annonçant ainsi leur 'dissidence'
vis à vis de ce mouvement, rapporte dimanche soir, dans son bulletin
d'information, la chaîne satellitaire "Al Hourra", captée à Rabat.
La chaîne a souligné que les leaders de 'ces tribus' ont 'dénoncé'
le 'despotisme' et la 'dictature' de la direction du Polisario,
ajoutant que des chioukh et des leaders de tribus sahraouies ont
affirmé leur rejet de la manière avec laquelle la direction du Front
gère le dossier du Sahara, et critiquent la 'corruption généralisée'
au sein du Polisario.
"Nous 'annonçons' notre 'dissidence' vis à vis de la direction du
Polisario", a affirmé Hamed Fadel de la tribu "Souaed", dans une
déclaration au correspondant de la chaîne "Al Hourra" à Tiris (nord
de la Mauritanie).
Dernière modification 17/12/2007 08:41
-------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=77417
Le Polisario "fissuré" par des "dissidents" "éduits" par le plan
d'<autonomie> au Sahara
Le Corcas réaffirme sa cohésion face aux pourparlers du 3e round de
Manhasset le 7 janvier
Publié le : 17.12.2007 | 18h16
L'actualité saharienne des dernières trente-six heures sur fond
du 'pseudo'-congrès du polisario a été dominée par deux événements
significatifs : la 'dissidence' proclamée d'un groupe du Polisario,
qui vient de tenir sa réunion dans le nord de la Mauritanie, ensuite
la proclamation officielle d'un autre groupe du même Polisario qui,
réuni dans la petite localité de Gjijimat, non loin de Tifariti, a
annoncé son soutien au projet d'<autonomie> du Maroc dans le Sahara.
Ce ne sont pas de simples fractions dissidentes, mais deux groupes
importants qui comptent au sein du Polisario. Ce ne sont pas non plus
des groupes, comme on eût pu l'imaginer facilement, qui vivent sur le
sol marocain et qui seraient de ce fait taxés de faire le jeu du
Maroc. Ce sont, en revanche, pour le premier comme pour le second,
deux groupes dissidents, résolus désormais à marquer leur différence
et à se définir comme tels.
Au moment où se tenait la mascarade du douzième congrès du Polisario
à Tifariti, les deux groupes dissidents avaient donc choisi
séparément de réunir leurs militants, tandis qu'à Smara se tenait une
importante réunion du Corcas (Conseil royal consultatif des affaires
sahariennes). Si aucun lien ne semble établi entre de telles
activités, si la dissidence au sein du camp des 'séparatistes' émerge
comme un trait saillant, il faut noter que les travaux du Corcas à
Smara surviennent à trois semaines du troisième round de Manhasset.
Et qu'à l'inverse de ce qui se passe dans l'autre camp, le Corcas
harmonise plutôt ses positions, conforte ses acquis diplomatiques et
se prépare avec sérénité aux pourparlers de New York. Autant
le 'simulacre' de Tifariti a constitué un « non événement », autant
les proclamations des groupes dissidents ont rompu la façade, brisé
la carapace d'unité irréductible que les propagandistes algériens et
leurs stipendiés s'efforcent de nous vendre depuis des années.
Autant enfin la réunion du Corcas affirme la cohésion marocaine
autour d'un projet que la communauté internationale attend de voir
mettre en œuvre, celui de l'<autonomie> que des membres significatifs
du Polisario n'hésitent pas aujourd'hui à reprendre à leur compte et
à défendre comme une solution raisonnable et constructive, la seule
qui reste plausible aux yeux de tous.
Les 'déclarations de Gjijimat' et du 'groupe dissident' réuni dans le
nord de la Mauritanie, préférant déserter les 'mascarades' de
Tifariti, marquent un 'tournant grave' au sein d'un mouvement qui ne
sait plus à quoi s'en tenir et que le gouvernement algérien porte à
bout de bras.
La contestation, sur fond d'une gravissime mise en cause due aux
plaintes déposées à Madrid pour sévices et génocide par le polisario
contre les 'séquestrés' de Tindouf, la rupture d'une ligne
idéologique, les scandales répétés de 'détournements' des aides des
Nations unies et d'autres ONG internationales, la césure
entre «réalistes» et «dogmatiques» du mouvement participent d'un
malaise approfondi du Polisario. Jamais l'expression de
désenchantement au sein du mouvement n'a autant pris de poids et de
valeur qu'en ce moment.
Que les chaînes de télévision – notamment «Al Jazeera» et autres
européennes-fassent état de cette crise , témoigne en effet du
tournant auquel le polisario est aujourd'hui confronté, du dilemme
cornélien qui lui est infligé : se résoudra-t-il à la réalité
internationale, celle du projet d'<autonomie> qui est le dernier acte
de l'affaire du Sahara et donc le sujet d'une unité dans la dignité
ou pliera-t-il de nouveau l'échine devant les sordides manigances des
militaires algériens qui tirent les ficelles dans un jeu suicidaire,
à la fois pour la région et pour le Polisario? C'est la question
centrale qui n'a pas fini de faire beaucoup d'encre et de désespérer
les peuples.
Par Hassan Alaoui | LE MATIN
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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21963
Entretien avec Omar Ziwane sur le Sahara "marocain" et le congrès du
Polisario: "La légalité passe par la concertation"
Omar Ziwane , ancien membre du conseil national du Polisario, était,
à ce titre commissaire politique de la huitième région militaire.
Il a 'rallié' la 'mère patrie' en 1995. Depuis lors, il vit à El
Aaiun où il avait été
'élu' membre du secrétariat régional de l'USFP.
Libé. : En votre qualité d'ancien commissaire politique connaissant
les structures du Polisario et la mentalité des Sahraouis qu'ils
soient dans les camps de Tindouf ou dans les 'provinces marocaines du
Sud', que peuvent-ils attendre, de ce congrès? Que va-t-il apporter
de nouveau?
Omar Ziwane : A mon avis, le 12ème congrès qui se déroule, à
Tifariti, n'apporte rien de nouveau. Car ce que cherche, actuellement
la direction du Polisario, c'est son renforcement, la consolidation
de son pouvoir et ce n'est pas nouveau.
Des rumeurs circulent, comme quoi le Polisario menace de reprendre
les armes.
C'est logique et politique que le Polisario menace de reprendre les
armes, dans l'état actuel des choses. Le contraire de sa part serait
illogique et apolitique. Ces rumeurs sont destinées à la consommation
interne des camps, mais une reprise des armes de la part du Polisario
serait un paradoxe. Car les dirigeants de ce mouvement cherchent à
obtenir la légalité internationale et, selon les conventions de
l'ONU, cette légalité doit s'acquérir à travers les négociations et
non à travers la lutte armée. Or, celui qui cherche la légalité, doit
la chercher légalement. Ceci étant, les dirigeants du Polisario sont
conscients qu'ils n'ont plus les moyens de faire la guerre.
Dix-sept-mille ressortissants sahraouis, issus des camps, donc
d'anciens combattants, sont disséminés à travers l'Europe, le
matériel militaire et les armements que le Polisario détient, même
s'il est important, n'a jamais été entretenu depuis le cessez-le-feu
de 1991 et des quantités de ce matériel ne peuvent plus être
utilisées par manque de pièces de rechange, vu l'usure de ce
matériel. Il faut aussi ajouter un problème fondamental, celui des
divisions et tiraillements qui dominent au sein de la direction du
Polisario.
Par conséquent les conditions de retour aux armes sont loin d'être
réunies.
Vous excluez toute éventualité de retour aux armes du fait du manque
de matériel de guerre. Supposez que l'Algérie dont les réserves en
devises dépassent les 50 milliards de dollars, décide d'armer le
Polisario. Pensez-vous que les Sahraouis préféreraient mourir dans
une guerre aux lendemains incertains plutôt que d'opter pour
l'<autonomie> proposée par le Maroc ?
Vous savez, les réfugiés ont fait, pour la plupart fortune, le
commerce est florissant dans les camps. Ce qui veut dire que, quoique
l'on dise des conditions de vie de ces réfugiés, on se rend compte
que beaucoup d'entre eux sont devenus des commerçants qu'on peut
difficilement convaincre de reprendre les armes et abandonner leur
commerce prospère. Pour ce qui est de l'<autonomie> proposée par le
Maroc, personne ne peut la choisir, pour la simple raison que
personne ne sait en quoi elle consiste. On nous a, certes parlé
d'une 'autonomie' qui respecte les spécificités sahraouies. Mais pour
en être convaincus, les Sahraouis de quel côté qu'ils soient, dans
les camps ou dans les 'provinces du Sud marocain', veulent
l'application de cette 'autonomie'.
Il y a un projet de résolution de ce problème de façon pacifique et
quelles que soient les intentions de guerre de l'Algérie par
Polisario interposé et sa volonté d'hégémonie sur la région, elle ne
peut pas se mettre la Communauté internationale sur le dos. Sachant
que le Conseil de sécurité et les grandes puissances ont trouvé que
la proposition marocaine est 'sérieuse' et constitue une bonne base
de négociations.
La guerre n'est plus possible tant au niveau de la sous-région que
sur le plan international. Le dialogue est, de nos jours le seul
moyen préféré par tout le monde pour résoudre les problèmes.
Les deux parties ont chacune déclaré avoir une position immuable,
l'<autonomie> sous souveraineté marocaine pour l'une et
l'autodétermination pour l'autre. Pensez-vous qu'il y ait une
possibilité de concession permettant un rapprochement ?
Les positions de l'une et l'autre des deux parties ne sont pas
contradictoires.
L'<autonomie> que propose le Maroc, telle que nous la percevons est
<une sorte d'autodétermination> qui permet aux habitants de
s'exprimer. Pour ce qui est des concessions, le Maroc en a
fait 'beaucoup' ; reste l'autre partie qui est restée figée sur une
position qui ne sert les intérêts ni des Sahraouis ni d'aucun
Maghrébin.
Par ailleurs, n'oubliez pas que le Polisario s'est approprié,
arbitrairement, un droit qui n'est pas le sien. Celui de parler au
nom de tous les Sahraouis. Qui lui a donné cette légitimité ? Vous
savez, comme moi que la majorité des Sahraouis se trouvent dans
les 'provinces Sud du Maroc' et non à Tindouf. Le Polisario peut-il
prouver que nous lui avons 'octroyé' le droit de nous représenter ou
négocier en notre nom ? Bien sûr que non. Nous vivons une ère de
démocratie où pour parler au nom de quelqu'un, il faut avoir été
mandaté par lui.
Le Maroc a fait des 'concessions' en accordant l'<autonomie> interne
qui reconnaît tous les droits aux Sahraouis. A l'autre partie d'en
faire autant.
Lla légalité se définit par le choix de la majorité des Sahraouis et
non par la voie des armes. Ce choix, tout le monde doit le respecter.
Propos recueillis par Ahmadou El-Katab
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/un_envoye_de_la_chai/view
Un envoyé de la chaîne Al Jazeera au Sahara <menacé d'enlèvement> par
le Polisario
Nouakchott, 17/12/07- L'envoyé de la chaîne satellitaire Al Jazeera
au Sahara, Mohamed Fadel Ould Ahmed Vall, a été <menacé d'enlèvement>
de la part de groupes relevant du Polisario, ce qui l'a obligé de se
retirer de la région sous protection spéciale, rapporte dimanche le
site web mauritanien "Sahara Media ".
Mohamed Vall a indiqué à "Sahara Media" qu'il a reçu des appels de la
part de groupes sahraouis, le <menaçant d'enlèvement> suite au
<rapport> qu'il a préparé pour le compte d'Al Jazeera sur des
<manifestations> organisées au nord de la Mauritanie par des tribus
sahraouies pour 'protester' contre la 'mauvaise' gestion de la
question du Sahara par la direction du Polisario.
Des tribus sahraouies ont 'manifesté' à Tiris, au nord de la
Mauritanie, pour 'dénoncer' la 'mauvaise' gestion du dossier du
Sahara par la direction du Polisario, a 'rapporté' vendredi la chaîne
de télévision satellitaire Al Jazeera, dans son journal de la mi-
journée.
L'envoyé de la chaîne dans la région de Tiris a précisé que les
notables de ces tribus 'se sont dits' 'irrités' par la façon avec
laquelle la direction des 'séparatistes' gère cette question,
indiquant que le Polisario n'a pas réalisé leurs revendications et
qu'il les a, au contraire, déçus.
Les manifestants 'ont scandé des slogans' demandant à la direction
des 'séparatistes' de la transparence et de la démocratie et réitéré
leur rejet des choix opérés par le Front.
Le journaliste a indiqué que les protestataires, 'encadrés par Khat
Achahid', ont tenu à exprimer leur 'déception' face à
cette 'mauvaise' gestion du dossier du Sahara par le Polisario,
réclamant la mise en place d'une nouvelle direction au sein du Front.
Ces 'manifestations' constituent-elles un début d'<effritement> du
Polisario?, s'est interrogé le journaliste.
Dernière modification 17/12/2007 10:21
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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/l_alliance_des_sahra/view
L'<Alliance> des Sahraouis en Europe qualifie de "nouvelle mascarade"
le "prétendu" congrès du Polisario à Tifariti
Paris, 17/12/07 - Le président de l'<Alliance> des Sahraouis en
Europe, M.Zini Drissi Moulay Mehdi, a qualifié lundi de "nouvelle
mascarade" le "prétendu" congrès du Polisario dans la "zone tampon"
de Tifariti, au Sahara "marocain".
"C'est une 'nouvelle provocation' de la direction du Polisario <et de
l'Algérie> qui 'refusent' que ce problème soit réglé car cela va à
l'encontre de leurs propres intérêts", s'est insurgé, dans une
déclaration à la MAP, le président de cette 'association', dont le
siège est à Paris.
"Nous 'dénonçons avec force' cette 'provocation' et demandons à nos
frères sur place, qui sont 'privés' de leurs droits à l'expression et
à la libre circulation, de faire entendre leurs voix malgré
les 'menaces', les 'exactions' et les 'brimades' 'les plus abjectes'
dont ils sont victimes au quotidien", a dit M.Zini Drissi Moulay
Mehdi.
"Ce 'prétendu' congrès piétine les règles les plus élémentaires de la
démocratie puisque la direction du Polisario et 'ses commanditaires
algériens' font taire ceux qui s'opposent et ne partagent pas leurs
desseins", a-t-il ajouté, affirmant que cette "<mascarade> est
destinée à <masquer leur déroute> au moment où le plan d'<autonomie>
proposé par le Maroc est <salué> par la communauté internationale
comme une initiative <courageuse, réaliste et juste>".
Pour le président de l'<Alliance> des Sahraouis en Europe, "la
direction du Polisario 'menace' de reprendre les armes pour mettre en
danger la stabilité et la paix dans le Maghreb". "Avec quel argent
achète-t-elle ces armes alors que nos familles meurent de faim sur le
territoire algérien", s'est-il interrogé.
"Si l'Algérie continue de prétendre qu'elle n'est pas partie prenante
dans ce dossier. 'Nous sommes prêts, nous', à 'déposer plainte'
contre Alger 'devant les Nations Unies' pour 'ingérence flagrante'
dans les affaires <maroco-marocaines>", a prévenu M. Zini Drissi
Moulay Mehdi.
Dernière modification 17/12/2007 11:30
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http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details58665.html
Cela fait 30 ans que le "pouvoir algérien" veut faire de "Marocains"
sahraouis "égarés" un peuple
La mise au point 'cinglante' de l'OLP au Polisario est 'sans
détour'. 'Aucun' responsable palestinien n'a pris la parole au nom de
l'OLP dans le congrès des 'séparatistes' à Tifariti pour la simple et
bonne raison qu'<aucun> représentant de l'Autorité palestinienne
n'était présent à ce congrès. Que des professionnels de la propagande
et leurs agences dédiées s'en trouvent obligés à raconter
des «bobards» de cette nature c'est que le désarroi doit avoir
atteint des sommets inédits. Cela fait 30 ans que le 'pouvoir
algérien' veut faire de 'Marocains' sahraouis 'égarés' un peuple,
qu'il entend donner à une 'bande mercenaire à sa solde' la qualité de
mouvement de libération, qu'il veut faire croire à la communauté
internationale que la 'fantomatique' RASD est un Etat jouissant de
tous les attributs. Au bout du parcours, il n'a convaincu personne.
Sans parler des Algériens - ils ont autres choses à faire - , les
Sahraouis eux-mêmes ne croient pas à cette 'chimère'. Ils négocient
individuellement, collectivement, d'une manière formelle ou
informelle. À Manhasset ou ailleurs. La 'crédibilité' internationale
du projet d'<autonomie> pousse aujourd'hui les Sahraouis,
effectivement, 'les plus crédibles' à aller de l'avant et à tourner
le dos à un 'maximalisme suicidaire' qui ne sert, in fine, que les
intérêts d'une fraction du pouvoir algérien et une minorité des
dirigeants du Polisario à sa botte.
Le 17-12-2007
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
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http://www.map.ma/fr/sections/boite5/palestine-sahara__un/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=77352
Un dirigeant du FPLP réaffirme le soutien du Front à une solution
pacifique de la question du Sahara
Amman, 16/12/07 - L'un des dirigeants du Front populaire pour la
libération de la Palestine (FPLP) et vice-président du Conseil
national palestinien, M. Tayseer Qubaa, a affirmé, dimanche à Amman,
l'appui de son organisation à la recherche d'une "solution pacifique
à la question du Sahara entre les frères algériens et marocains".
"Au sein du FPLP, nous nous tenons fermement du côté d'une solution
pacifique à la question du Sahara à travers le dialogue entre les
frères algériens et marocains", a-t-il dit dans une déclaration à la
MAP, soulignant que la nation arabe n'a pas intérêt à se morceler
davantage ou à "morceler ce qui l'est déjà".
M. Qubaa, qui occupe également le poste de vice-président du
Parlement arabe uni et de l'Union parlementaire méditerranéenne, a
ajouté qu'"il nous appartient de se concentrer sur les défis auxquels
la nation arabe fait face et laisser de côté les divergences créées
par le colonialisme".
Evoquant les allégations de l'agence de presse algérienne (APS) selon
laquelle le représentant du FPLP à Alger aurait affirmé le soutien de
son organisation à ce qu'elle a appelé la "lutte sahraouie", M. Qubaa
à précisé que Mohamed Salah, représentant du FPLP en Algérie, "ne
peut parler au nom de l'Organisation de libération de la Palestine,
ni dire les propos rapportés par l'APS, parce que nous avons un
ambassadeur résident en Algérie qui nous représente officiellement".
"En tant que responsable du FPLP, j'affirme notre attachement au
développement des relations fraternelles avec le Maroc", a-t-il
souligné, exprimant sa haute considération pour le Maroc et SM le Roi
Mohammed VI pour le soutien apporté à la cause palestinienne et pour
l'action déployée par le Souverain à la tête du Comité Al-Qods.
Dernière modification 17/12/2007 11:52
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http://www.aujourdhui.ma/nation-details58640.html
Mustapha Mansouri : «Le Maroc doit rester serein»
En position 'de force', le Royaume du Maroc doit rester 'serein' face
aux derniers agissements 'provocateurs' du Polisario dans la région
de Tifariti, a affirmé à ALM le président de la Chambre des
représentants, Mustapha Mansouri.
ALM : Quels résultats avez-vous tirés de la réunion, mercredi dernier
au Parlement, des députés et des conseillers, suite à la décision du
Polisario de tenir son congrès dans la zone de Tifariti?
Mustapha Mansouri : Je dois d'abord souligner que c'est la première
fois que les deux Chambres du Parlement se réunissent en une seule
séance publique pour 'dénoncer' la tenue du congrès du Polisario dans
la 'zone démilitarisée de Tifariti'. Généralement, les deux Chambres
ne se réunissaient que lors de l'ouverture de l'année législative par
SM le Roi, ou quand un Chef d'Etat intervient ou adresse un message à
la Nation à travers le Parlement. Cette première s'explique par la
nécessité de réagir aux derniers agissements du Polisario, plus
précisément sa dernière 'incursion' dans la 'zone démilitarisée de
Tifariti'.
Vous avez adressé une lettre au SG de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'issue
de la réunion de mercredi. Qu'attendez-vous concrètement des Nations
unies ?
Le message que nous voulions délivrer à travers la réunion des
députés et des conseillers à l'opinion publique internationale, c'est
de dire que le Polisario n'a pas le droit de tenir son congrès dans
une zone qui, en vertu des accords de cessez-le-feu de 1991, conclus
sous l'égide de l'ONU, doit être exempte de toute présence civile et
militaire. Les derniers agissements du Polisario sont 'illégaux'
et 'en contradiction' avec 'toutes' les résolutions du Conseil de
sécurité des Nations unies. Dans la lettre du Parlement aux Nations
unies, nous avons appelé son secrétaire général à prendre les mesures
nécessaires pour rétablir la légalité internationale.
Le Maroc a multiplié les appels à l'adresse de l'ONU pour mettre un
terme aux 'incursions' du Polisario à Tifariti, mais ils sont restés
sans réponse. Quelles seront les conséquences de ce silence sur le
dossier du Sahara?
Ce qui est important, ce n'est pas le congrès du Polisario en soi.
Tout le monde sait que ce 'soi-disant' congrès n'est
qu'une 'surenchère'. Ce qui est préoccupant, c'est que ce 'simulacre'
de congrès se tienne sur un territoire où il faut s'abstenir de toute
activité civile et militaire. N'empêche, le Maroc doit
rester 'serein', il est en position 'de force'. Les agitations du
Polisario dénotent son 'désarroi', devant les 'scissions' qui
commencent à s'entrevoir parmi ses rangs et le fait que la majorité
des pays appuient l'offre marocaine d'<autonomie>.
Je suis optimiste quant à l'issue du conflit. Je pense que la région
de l'Afrique du Nord doit se tourner contre le sous-développement et
non vers la guerre, dont elle peut bien se passer. Et puis, il y a
quand même une proposition du Maroc pour octroyer un statut
d'<autonomie> au Sahara, dans le cadre de la <souveraineté du
Royaume>. Il ne faut pas perdre de vue le troisième round de
négociations, prévu au début janvier.
Le 14-12-2007
Par : M'Hamed Hamrouch
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.latribune-online.com/1712/editorial.htm
Les armes, est-ce la solution?
Lundi 17 Décembre 2007
Par Abdelkrim Ghezali
Les Sahraouis sont las de subir une occupation qu'ils refusent et
semblent ne plus faire confiance en ce processus de négociations
engagé entre le Polisario et le royaume du Maroc. La trêve entre les
deux parties en conflit armé depuis 1975 a été conclue en 1991 lors
des accords d'Houston. Depuis 17 ans, les Sahraouis ne voient pas le
bout du tunnel et la fin de leurs souffrances. D'autant plus que la
partie marocaine exclut tout référendum d'autodétermination et crie à
qui veut l'entendre que seule l'option de l'autonomie est
envisageable. Le congrès du Polisario qui s'est tenu à Tifariti n'a
donc pas exclu le recours aux armes au cas où les tergiversations
marocaines et le laxisme de la communauté internationale persistent.
S'il est légitime pour tout peuple sous la botte coloniale de prendre
les armes pour se défendre et se libérer, il est tout aussi risqué
pour sa propre cause d'envisager cette perspective sans prendre en
compte les conséquences de cette option ultime. En fait, l'occupant,
quand il est au pied du mur quant à la légalité internationale, peut
être tenté de provoquer la violence afin d'en bénéficier
politiquement dans la mesure où le contexte mondial et régional n'est
pas en faveur de l'usage de la violence, si légitime soit-elle. Les
cas les plus édifiants à ce propos sont bien la Palestine et l'Irak
où la résistance est assimilée au terrorisme et où les armes se sont
retournées contre les frères. Le Maroc n'a-t-il pas tenté de faire
croire que les territoires contrôlés par le Polisario sont infestés
de terroristes et sont devenus le passage des harraga venant
d'Afrique subsaharienne. Comme l'Occident est braqué contre le
terrorisme et l'immigration clandestine, l'occasion de présenter le
Polisario comme une menace sur la sécurité régionale ne peut être
ratée par Rabat.
Reprendre demain les armes pour forcer le Maroc à reconnaître le
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination peut être en effet
envisagé, mais est-ce la solution nécessaire ? L'objectif stratégique
du Maroc consiste à gagner le maximum de temps dans l'espoir de
bénéficier de la seule possibilité qui lui reste, le pourrissement de
la situation à travers une guerre d'usure. Si les Sahraouis renouent
avec le langage des armes, ils offriraient sur un plateau d'argent au
Maroc ce qu'il attendait depuis longtemps.
Pourtant, la cause sahraouie est plus que jamais reconnue par de plus
en plus de pays comme une cause juste et que l'autodétermination en
est l'unique issue. Même les pays qui trouvent à l'option marocaine
des vertus admettent à demi-mot que l'autodétermination est
inévitable.
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http://www.latribune-online.com/1712/p04.htm
Les congressistes du Polisario mettent Abdelaziz au pied du mur. Ce
langage des armes que les Sahraouis veulent absolument parler
Lundi 17 Décembre 2007
De notre envoyé spécial à Tifariti (Sahara occidental)
Mohamed Khaled Drareni
La nuit a été longue à Tifariti, et le huis clos comme dans toutes
les manifestations politiques n'a pas grand intérêt quand les murs
ont des oreilles. Alors que le congrès du Polisario achevait vers
1h00 du matin sa première journée de débats à huis clos, les sources
bien informées du Front commençaient à distiller les informations
qu'il faut. Après avoir présenté le rapport moral et financier de son
mandat de secrétaire général, Mohamed Abdelaziz sera assailli de
questions et d'interpellations.
Entre reprise de la guerre et interruption des négociations, les
congressistes visiblement en colère n'ont pas caché leur déception
quant à un aboutissement diplomatique de la crise avec le Maroc.
Quatre points nodaux auraient été soumis par les participants à leur
direction politique sortante.
Le premier point concerne la décision de reprendre les armes et de
provoquer de facto la guerre dans la région. Si tel était le cas, le
cessez-le-feu signé en 1991 n'aurait plus aucune signification.
Le second point concernerait la libération de tous les prisonniers
marocains au Sahara occidental.
Un reproche fait personnellement à Mohamed Abdelaziz. Ce dernier
justifiera cela par un simple besoin humanitaire. En réalité, les
pressions internationales exercées étaient devenues si fortes, que le
gouvernement sahraoui décide enfin de relâcher les plus vieux
prisonniers de guerre au monde.
En troisième position des doléances des membres du Polisario, les
négociations qui sont menées depuis le 10 août dernier. Pour eux, si
rien ne justifie réellement la poursuite de ces pourparlers, mieux
vaudrait alors les suspendre. Une mise en garde faite, alors que le
troisième round doit débuter le 7 janvier prochain à Manhasset, dans
l'Etat du Maryland. Quant au dernier point cité, il concerne la
demande pressante de tenir l'armée régulièrement prête à toute
éventualité militaire.
Face à cette détermination venant de la base du parti, le secrétaire
général et néanmoins président de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) a pris le temps nécessaire pour leur répondre.
Nul ne sait encore si ses mises au point auront convaincu ses
camarades, mais une chose est sûre, il ne répondra pas à une drôle de
proposition. Selon des membres du Polisario présents dans une salle
des congrès hermétiquement fermée à la presse, il aurait été demandé
à Mohamed Abdelaziz de fixer une espèce d'ultimatum diplomatique aux
Marocains. En somme, attendre encore deux ans avant de réagir
militairement. Durant cette période, les deux parties doivent trouver
une solution à la guerre froide, sinon les Sahraouis reprendraient
les armes. Même si aucune confirmation, ni infirmation n'est venue
étayer cette version, il reste que cette proposition est plausible,
vu l'état de la population et l'impatience de sa classe dirigeante.
A l'issue de la deuxième journée du XIIe congrès du Polisario, les
délégations étrangères présentes ont tenu à parapher un document
commun.
Sans surprise, elles expriment leur soutien à la cause sahraouie,
même si les termes autodétermination et indépendance se télescopent
dans la déclaration finale.
Après avoir salué le sens de la responsabilité et la maturité des
congressistes, les délégations étrangères mettront le doigt sur le
sujet le plus sensible du moment, à savoir la reprise de la lutte
armée.
«Les participants ont pu être les témoins de la détermination du
Polisario qui continue à privilégier la voie pacifique pour parvenir
à une solution juste et définitive du conflit au Sahara occidental»,
peut-on lire dans la déclaration transmise samedi en fin de soirée
aux représentants de la presse à Tifariti.
Un clin d'œil loin d'être anodin, au moment où les Sahraouis
multiplient les appels à la reprise de la guerre.
Dans le même sillage, des mots très virulents seront utilisés contre
le Maroc. «La communauté internationale doit se mobiliser pour amener
le Maroc à respecter les droits inaliénables du peuple sahraoui, et à
mettre un terme à sa politique d'occupation illégale, de répression
et d'oppression, de bradage et de pillage au Sahara occidental
occupé», poursuit le communiqué.
Un signal, certes, fort adressé à Rabat et au monde, mais qui risque
de ne pas avoir l'impact estompé.
C'est samedi dernier que les délégations des pays étrangers ont
commencé à quitter Tifariti. Une fois parties, les congressistes
sahraouis pourront entrer dans le vif du sujet avec la hargne qu'on
leur connaît. Maintenant que les invités ne sont plus là, tout est
permis.
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http://www.presse-dz.com/fr/readart.php?id=5021
Le ministre sahraoui de la Défense, M. Mohamed Lamine Bouhali, au JI :
Nous reprendrons les armes en 2009 si...
Source : Le Jeune Indépendant
Dans cet entretien qu'a bien voulu accorder le ministre de la Défense
de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed
Lamine Bouhali, au Jeune Independant, l'objectif du Front Polisario
est clairement exprimé :
aller sans détour au recouvrement de l'indépendance par les armes si
jamais les négociations butent contre le refus marocain de se
soumettre à la légalité internationale.
Le Jeune Indépendant : Monsieur le ministre, pourrions-nous savoir si
ce 12e congrès du Front Polisario apportera des réponses aux attentes
du peuple sahraoui ?
L. Bouhali : Ce congrès est d'abord une halte pour savoir où nous en
sommes et quel bilan tirer depuis le dernier congrès de 2003.
Ensuite, il s'agit de porter un regard sur les questions organiques
du Front Polisario et dégager, enfin, des perspectives à même de
faire respecter le droit de notre peuple à l'autodétermination.
S'agit-il d'un congrès appuyant la voie pacifique en vigueur jusque-
là ou va-t-on lui préférer l'option militaire ?
Nous avons de tout temps privilégié la voie pacifique et nous sommes
toujours disposés à discuter s'il y a une volonté (marocaine, ndlr)
dans ce sens.
Nous sommes préparés aussi bien à la paix qu'à la guerre et nous
laissons les deux portes ouvertes. Nous avons respecté toutes les
résolutions émanant du Conseil de sécurité depuis le cessez-le-feu de
1991. Aujourd'hui, nous réflechissons à l'autre démarche après
l'épuisement de tous les recours possibles pour une résolution juste
du problème sahraoui.
Le troisième round des négociations directes entre le Front Polisario
et le Maroc auront lieu au début de l'année prochaine à Manhasset.
Vous attendez-vous à une évolution de la situation ?
Franchement, non ; Le Front Polisario a fait toutes les concessions
possibles pour parvenir à un règlement du conflit qui garantirait
l'autodétermination de notre peuple, mais le Maroc continue toujours
à ignorer ses obligations pourtant ratifiées.
Aujourd'hui, nous estimons qu'il n'y a plus de chance de voir le
dialogue aboutir étant donné que la partie marocaine persiste dans le
blocage de la situation.
A votre avis, pourquoi le Maroc s'est-il rétracté ?
De son vivant, le roi Hassan II était convaincu que la seule solution
possible était de laisser le peuple du Sahara occidental exercer son
droit à l'autodétermination après l'échec de la colonisation forcée.
Aujourd'hui, son fils, le roi Mohamed VI, a renié tous les
engagements ratifiés par son père et ne dispose désormais d'aucune
volonté à régler le conflit qui nous oppose.
Pourquoi, à votre avis, le roi du Maroc persiste-t-il dans cette
voie ?
Probablement parce qu'il est jeune et qu'il ignore la réalité du
terrain. Je pense qu'il méconnaît la situation qui prévaut
actuellement et qu'il se sent assez puissant pour imposer ses choix.
Cela dit, quand les rapports de destruction de ses avions, de chute
de ses positions militaires, de pertes d'hommes et de matériels
arriveront sur son bureau, il pensera alors à deux fois avant d'agir.
Des observateurs estiment que la menace du Front Polisario de
reprendre les armes n'est qu'une manœuvre destinée à influer sur le
prochain round de négociations avec le Maroc à Manhasset ?
Il ne s'agit nullement de manœuvre. Quand notre direction prend des
décisions, elles sont appelées à être appliquées. Nous n'avons pas
l'habitude de ne pas respecter nos engagements. Si le présent congrès
décide de reprendre la lutte armée, nous le ferons. Nous avons mené
une lutte armée contre le Maroc dix-huit ans durant, nous avons
soutenu les Nations unies dans leurs efforts pour un règlement de la
question et aujourd'hui nous pensons qu'après l'épuisement des
démarches visant à contraindre le Maroc à respecter la légalité
internationale, recourir à d'autres voies.
Allez-vous reprendre la lutte armée si jamais le prochain round des
négociations échoue ?
Je m'en tiens aux résolutions qui seront dégagées de ce congrès mais
il est tout à fait clair que le Front Polisario est prêt à reprendre
les armes au cas où les négociations n'apportent rien de concret.
Pourquoi le Polisario se montre-t-il disposé à reprendre la lutte
armée en ce moment précis et pas avant ?
Je vous ai dit que nous avons privilégié la voie du dialogue et avons
laissé le soin aux Nations unies pour régler le conflit. Aujourd'hui,
nous estimons qu'il est peu probable que le Maroc accepte de se
conformer à la légalité internationale. La demande de la reprise des
armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires. Les
Sahraouis, particulièrement ceux des territoires occupés, pensent que
seule la lutte armée pourra faire valoir leur droit à la dignité. Ils
réclament plus que jamais le recours aux armes.
Avez-vous envisagé le moment de rompre le cessez-le-feu ?
Nous sommes en train d'en discuter. Si le rendez-vous de Manhasset
achoppe, nous saisirons le Conseil de sécurité pour aviser l'opinion
internationale. La direction du Front Polisario se réunira, alors,
pour dégager une date. Nous allons prendre le temps pour nous
préparer à la lutte armée. Je pense que vers la fin de l'année 2008,
si jamais rien de concret ne vient réconforter notre décision, nous
passerons alors à l'action.
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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/12/17/article.php?
sid=62241&cid=2
XIIe CONGRÈS DU FRONT POLISARIO
Les délégués intransigeants
De notre envoyé spécial dans les territoires
sahraouis libérés, Tarek Hafid
Le débat général autour du rapport moral du secrétaire général du
Front Polisario a donné lieu à de vives interventions. Poursuite des
négociations, reprise de la lutte armée, pressions internationales…
Mohamed Abdelaziz a répondu durant une heure et demie aux
interpellations des délégués.
«Que les femmes rentrent toutes dans les camps et que les hommes
partent dès aujourd'hui au front. Qu'on en finisse, notre patience
n'a que trop duré». Cette sentence lâchée par un jeune militaire,
lors du débat général, démontre à elle seule la détermination des
Sahraouis à en finir avec la situation de ni-guerre ni-paix imposée
depuis plus de 16 années. La question de la reprise de la lutte armée
est revenue comme un leitmotiv dans les 92 interventions enregistrées
lors de ce débat. La recherche d'une «autre voie» fait consensus. «Si
les responsables politiques sont convaincus du fait qu'il n'y a
aucune volonté des Marocains à trouver une solution, il faudra alors
mettre un terme aux négociations. Pourquoi négocier si c'est pour
perdre du temps», a déclaré un autre congressiste.
Des délégués ont reproché à la direction sortante
certaines «concessions». A l'instar de la libération de la totalité
des détenus marocains, considérés, par ces congressistes, comme un
des principaux moyens de pression contre le gouvernement marocain.
Répondant à ses détracteurs, Mohamed Abdelaziz a expliqué que la
libérations des prisonniers militaires marocains est un acte
humanitaire. «Ils avaient vieilli, nous nous devions de les rendre à
leurs familles. Ils n'allaient quand même pas mourir chez nous. Je
considère que c'est un acte humanitaire », a-t-il indiqué dans son
intervention qui aura duré une heure et demie.
Quant à la question de l'arrêt des négociations et de la reprise de
la lutte armée, le secrétaire général du Front Polisario a insisté
sur la souveraineté du congrès en matière de prise de décision.
L'insinuation est claire : la prochaine direction respectera les
choix adoptés par le congrès de Tifariti. Quel que soit ce choix.
Toutefois, le président de la RASD a mis en garde l'assistance contre
toute décision précipitée.
S'appuyant sur des données géostratégiques actuelles, il a dit
s'attendre à des réactions négatives de la part de certains alliés du
Maroc en cas de reprise de la lutte armée. Mohamed Abdelaziz a cité
nommément la France et l'Espagne. Selon lui, ces deux pays pourraient
entreprendre des actions dans le but d'isoler la RASD et de porter
atteinte au peuple sahraoui. Le secrétaire général du Front Polisario
a longuement évoqué le soulèvement pacifique des populations
sahraouies des territoires occupés. L'intifadha, déclenchée durant le
mandat de la direction sortante, qu'il considère être «un des
principaux fronts de lutte du peuple sahraoui».
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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?
news=5095991&archive_date=2007-12-17
Sahara occidental
Un congrès qui embarrasse Rabat
par Daouadi Miloud
L'issue des travaux du 12ème congrès du Front Polisario, entamés
vendredi dernier à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés,
sera sans nul doute cruciale pour l'avenir de la question sahraouie.
Le secrétaire général du Front et président de la RASD, Mohamed
Abdelaziz, a présenté aux quelque 1.725 délégués son rapport sur les
derniers développements politiques et diplomatiques intervenus depuis
le dernier congrès de 2003. En fait, il doit présenter la situation
actuelle de manière claire et précise pour permettre aux délégués de
choisir entre la poursuite des négociations de Manhasset avec Rabat,
ou la reprise des armes. Le choix sera cornélien pour les Sahraouis
qui restent, cependant, farouchement favorables aux deux options,
autant celle militaire que «diplomatique» qui leur ouvrirait la voie
vers le processus référendaire que le Maroc, reconnu puissance
occupante par les instances internationales et particulièrement les
Nations unies, tente depuis le cessez-le-feu de 1991 de repousser par
tous les moyens. A Tifariti, à quelques jets de pierre du mur de
défense marocain construit pour couper le territoire sahraoui en
deux, les délégués du Polisario doivent se prononcer sur cette
question à un moment où la partie marocaine multiplie son offensive
diplomatique, à quelques semaines de la reprise des négociations de
Manhasset, pour faire passer son fameux projet d'autonomie au Sahara
occidental.
Cette campagne médiatico-diplomatique de Rabat intervient en fait, au
beau milieu du 12ème congrès du Polisario qui a, du reste,
passablement «fait grincer des dents» les officiels dans la capitale
marocaine. Tayeb Fassi Fihri, le tout nouveau ministre des Affaires
étrangères et l'un des dépositaires du dossier sahraoui avec certains
fidèles serviteurs du «Makhzen», a estimé que le Polisario, en tenant
son congrès, «tente de compromettre les négociations» de Manhasset.
Fassi Fihri, un des proches du monarque marocain, reste l'une des
pièces maîtresses de la stratégie marocaine pour le plan d'autonomie
au Sahara occidental. Autour de lui, il y a également le président du
parlement marocain, Mustapha Mansouri, chef de file, par ailleurs, de
l'une des plus importantes mouvances politiques du royaume, le
rassemblement national des indépendants (RNI) qui souligne dans un
entretien à un quotidien local que le 12ème congrès du
Polisario «n'est que de la surenchère, un simulacre». A Rabat, on
craint beaucoup plus les résultats de ce congrès qui devrait d'abord
entériner la poursuite des négociations de Manhasset, ensuite
reconduire l'actuel secrétaire général et renouveler la composante de
ses 41 membres, et enfin, préconiser le durcissement de la position
sahraouie face aux tergiversations du Maroc à accepter un véritable
référendum sur l'avenir du territoire, plutôt que ces «pseudo-
groupes» sahraouis qui se seraient désolidarisés de la direction
actuelle du Polisario. Le troisième round des négociations de
Manhasset, sous l'égide de l'ONU, a été fixé au 7 janvier prochain,
une échéance que les Sahraouis doivent, par ailleurs, préparer lors
de ce congrès et qui doit se terminer, très probablement mardi
prochain, par la reconduite de l'actuel secrétariat général du front
et de nouveaux objectifs, tant politiques que diplomatiques, et
probablement militaires si les délégués le décideront. C'est, en
fait, cette éventualité qui embarrasse le plus à Rabat qui ne
voudrait pas voir son fameux plan d'autonomie pour le Sahara
occidental, soutenu par la France et à demi-mot par
Washington, «tomber à l'eau».
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/17/5185890
12e Congrès du Polisario
Dernière réunion plénière avant l'élection de la nouvelle direction
Par : EL MOUDJAHID
Le : lundi 17 décembre 2007
Les travaux du 12e congrès du Front Polisario à Tifariti, dans les
territoires sahraouis libérés, ont repris hier en plénière, dernière
étape avant le début du vote pour le renouvellement de la direction
du mouvement de libération sahraoui. "Les commissions ont terminé
hier leurs travaux et ont préparé leurs rapports qu'elles
présenteront aujourd'hui en plénière, pour débat et adoption", a
déclaré M. Mhamed Kheddad, porte-parole du congrès, dans un point de
presse. "Débuteront après les opérations de vote" pour l'élection des
nouveaux Secrétariat national et secrétaire général du Front
Polisario, a précisé M. Kheddad. Interrogé sur les documents qui
seront adoptés par le congrès, le porte-parole a indiqué qu'ils
comporteront "principalement un appel à la communauté internationale
pour une solution urgente au conflit du Sahara occidental, qui soit
en conformité avec les résolutions des Nations unies". Il a ajouté
que le congrès devrait recommander également "le repeuplement des
territoires libérés du Sahara occidental", à partir des camps de
réfugiés. "Les débats étaient profonds et animés en commissions et le
principal sujet de discussion portait sur la stratégie à incorporer
dans le plan d'action final qui sera adopté par les congressistes", a
dit M. Kheddad. Le Secrétariat national du Polisario est composé de
41 membres, dirigés par le secrétaire général, actuellement M.
Mohamed Abdelaziz. Conformément à la Constitution de la République
arabe sahraouie démocratique (RASD), le secrétaire général du Front
Polisario, une fois élu par le congrès, devient automatiquement
président de la RASD.
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/17/5228255
Le Polisario soupçonne le Maroc de vouloir se dérober aux
négociations de paix
Par : EL MOUDJAHID
Le : lundi 17 décembre 2007
Les Sahraouis s'attendent à ce que le Maroc se dérobe au prochain
round des négociations de paix, prévu du 7 au 9 janvier à New York, a
déclaré dimanche dernier un porte-parole du Front Polisario, en
prévenant que Rabat "en portera la responsabilité" et que
la "patience du peuple sahraoui à des limites". "Je doute que le
Maroc aille au troisième round des négociations, car il ne veut pas
la paix et l'impasse dans laquelle il se trouve, fait qu'il
tergiverse", a dit, lors d'un point de presse, Mhamed Khaddad, porte-
parole du 12ème congrès du Front Polisario. "Le Maroc portera la
responsabilité de tout recul éventuel des efforts des Nations unies
pour la paix au Sahara occidental", a-t-il avertit. Le Front
Polisario et le Maroc ont tenu deux rounds de négociations sous
l'égide de l'Onu, en juin et août, à Manhasset, près de New York,
conformément à la résolution 1754 du Conseil de sécurité de l'Onu,
adoptée en avril dernier. L'objectif de ces négociations, selon les
termes de la résolution onusienne, est de parvenir à une "solution
politique au conflit du Sahara occidental, qui oppose le Maroc et le
Front Polisario, qui soit acceptable par les deux parties et respecte
le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui". Mais ces deux
sessions de pourparlers n'ont pas débouché sur des avancées réelles,
la délégation marocaine ne voulant parler que de son "plan
d'autonomie" pour le Sahara occidental, alors qu'aucun pays au monde
ne reconnaît la souveraineté marocaine sur ce territoire. Le Front
Polisario "sera au rendez-vous en janvier, mais la campagne
médiatique que mène le Maroc et ses lettres au secrétaire général de
l'Onu à propos de la tenue du congrès du Polisario, dans une soi-
disant +zone tampon+, laisse présager une absence du Maroc" à ces
négociations, a ajouté M. Khaddad. Le Maroc "avait refusé la
proposition faite par M. Peter Van Walsum (envoyé personnel pour le
Sahara occidental du secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-moon) de
tenir le 3e round des négociations la deuxième semaine de novembre en
Suisse", a-t-il rappelé. Rabat "nous a habitué à se soustraire de ses
engagements vis-à-vis de la communauté internationale, du plan de
paix de 1991, des accords de Houston de 1997 et du Plan Baker de
2003", a-t-il poursuivi. "Cela ne m'étonnerait pas que le Maroc
refasse la même chose et annonce qu'il ne viendra pas au prochain
round. Il en portera la pleine responsabilité et cela sera pris
pleinement en considération par le congrès du Polisario", a-t-il
averti. D'autre part, M. Khaddad a relevé que la présence à Tifariti
d'une base de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental (Minurso) "désavoue ce que prétend le
Maroc et qu'il s'agit d'une zone tampon". Tifariti "fait partie d'un
territoire libéré par le Polisario, sur lequel la RASD exerce sa
souveraineté et son plein droit d'y tenir des congrès et des
festivités", a-t-il encore dit. "La propagande marocaine à propos
d'une prétendue réunion de (cheikhs) de tribus sahraouies à Tifariti
qui seraient contre le congrès est un pur montage", a-t-il
souligné. "C'est l'expression de la nervosité dans laquelle se trouve
le Maroc suite à l'échec que représente pour lui la tenue de ce
congrès et la présence massive de délégations étrangères qui ont
apporté leur solidarité au peuple sahraoui pour son droit à
l'autodétermination", a estimé M. Khaddad. Le diplomate sahraoui a
affirmé que "les travaux du congrès se poursuivent normalement, en
commissions, après l'adoption, la veille, du rapport moral du
secrétaire général du Front Polisario" et président de la RASD, M.
Mohamed Abdelaziz. Les délégations étrangères ont adopté une
déclaration commune dans laquelle elles lancent un "appel pressant à
la communauté internationale, particulièrement l'Onu, pour faire
aboutir le processus de paix au Sahara occidental". La communauté
internationale "doit se mobiliser pour amener le Maroc à respecter
les droits inaliénables du peuple sahraoui et à mettre un terme à sa
politique d'occupation illégale, de répression et d'oppression, de
bradage et de pillage au Sahara occidental occupé", ajoute la
déclaration.
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1.5. AGENCES DE PRESSE
http://www.toutsurlalgerie.com/sahara-maroc-reprise-conflit-2124.html
Sahara occidental : le Polisario menace de reprendre les armes en 2009
Par AFP le 17/12/2007 à 14:22
Polisario pourrait reprendre les armes en 2009 contre le Maroc au
Sahara occidental si aucune solution diplomatique n'était trouvée au
contentieux l'opposant à Rabat concernant ce territoire, a déclaré
lundi le responsable de la défense du mouvement sahraoui.
"Je pense que vers la fin de l'année 2008, si jamais rien ne vient
conforter notre décision (de suivre le processus diplomatique), nous
passerons à l'action" armée, a déclaré Mohammed Lamine Bouhali dans
un entretien au quotidien Le Jeune Indépendant. Il a fait cette
déclaration en marge du XIIe congrès du Polisario, qui s'est ouvert
vendredi pour cinq jours à Tifariti (550 km au nord-est d'Al-Ayoun),
en présence de plus de 1.700 délégués et de 250 invités étrangers,
selon le Polisario. Le congrès doit se prononcer sur la poursuite de
la voie diplomatique ou la reprise de la lutte armée, selon son porte-
parole M'Hamed Kheddad.
"Nous avons toujours privilégié la voie pacifique et nous sommes
toujours disposés à discuter s'il y a une volonté marocaine dans ce
sens (...) Aujourd'hui nous estimons qu'il est peu probable que le
Maroc se conforme à la légalité internationale. La demande de reprise
des armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires"
du Polisario, a-t-il expliqué.
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http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/afrique/20071217-
polisario-sahara-occidental-maroc-redefinit-strategie-reprise-lutte-
armee.html
Le Polisario redéfinit sa stratégie
lundi 17 décembre 2007
Le Front Polisario va voter une éventuelle reprise de la lutte armée
contre le Maroc au Sahara occidental, alors que des Sahraouis pro-
marocains lui lancent un appel pressant à rallier l'autonomie.lundi
17 décembre 2007
Par Reuters
Le Sahara occidental, ancien territoire espagnol annexé en 1975 par
le Maroc, est revendiqué par le Polisario. Un cessez-le-feu,
supervisé par les casques bleus de la Minurso, prévaut depuis 1991
sur ces vastes étendues de sable riches en phosphates et,
potentiellement, en hydrocarbures et dont le littoral atlantique est
l'un des plus poissonneux au monde.
Le Polisario est réuni en congrès à Tifariti, un avant-poste qu'il
contrôle, pour, selon Mahmed Kahdad, choisir entre trois options :
relance de la lutte armée, poursuite des négociations ou mélange des
deux.
"Les pourparlers ont donné lieu hier à un vaste débat", a confié par
téléphone ce haut responsable du Polisario qui est aussi poorte-
parole du congrès de Tifariti, situé à 300 km à l'est de El Aaiun,
capitale du Sahara occidental.
"Les militaires affirment: 'On ne peut pas négocier indéfiniment. Il
faut réexaminer la situation (....) Nous devrions proposer de
reprendre les armes'.
"D'autres disent: 'Non, non, continuons à négocier parce qu'une
troisième session de pourparlers est prévue en janvier'".
Khadad a ajouté: "Nous voterons sur ce point le 18 décembre, à
l'issue du congrès".
"Et puis existe une troisième ligne, qui consiste à dire: 'on ne peut
pas négocier indéfiniment, peut-être devrions-nous réunir un nouveau
congrès pour faire le point et arrêter une décision dans six, 12 ou
18 mois'".
Des responsables sahraouis pensent que le secrétariat natiional du
Polisario recommandera une voie moyenne aux quelque 1.500
congressistes réunis à Tifariti: s'apprêter à reprendre la lutte
armée tout en poursuivant au même moment les négociations.
Referendum introuvable
Si cette approche était approuvée, ce serait la première fois depuis
1991 que la stratégie du Polisario comporterait des préparatifs de
guerre dans ce territoire de 260 000 habitants.
La guerre a éclaté dès le retrait, en 1975, de l'Espagne en pleine
agonie de Franco et selon une estimation publiée dans les années 1990
par l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm,
le conflit aurait fait de 10 000 à 13 000 morts.
La trêve des combats conclue en 1991 prévoyait un référendum
d'autodétermination organisé par les Nations unies et offrant le
choix entre l'intégration au Maroc ou l'indépendance pure et simple
qui n'a finalement jamais eu lieu.
Rabat, qui affirme haut et fort la "marocanité des provinces
sahariennes spoliées", exclut désormais semblable consultation et
bénéficie de l'appui de la France pour son propre plan accordant une
large autonomie aux Sahraouis mais dans le cadre de la souveraineté
marocaine.
Une troisième série de pourparlers de paix est prévue du 7 au 9
janvier sous l'égide de l'Onu. Les deux précédentes, organisées cette
année près de New York, n'ont pas permis de progresser en vue de
sortir de l'impasse.
Aucun pays ne reconnaît officiellement la souveraineté du Maroc sur
le Sahara occidental mais le Conseil de sécurité est divisé sur une
solution du conflit, Paris et Washington penchant en faveur de Rabat.
Le Polisario est généralement considéré comme militairement inférieur
au Sahara occidental où l'armée marocaine, forte de 100 000 hommes, a
édifié un mur de sable de 1 500 km de long face aux quelque 12 000
combattants des "khatibas" du Polisario.
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