*****PAGE SPÉCIALE DU CONGRÈS******
http://www.rasd-state.ws/12congreso.htm
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. CONGRÈS FRONT POLISARIO
1.1. PRESSE SAHRAOUIE-DÉCLARATIONS ET TRAVAUX
- SPS (21-XII-2007): Les hostilités risquent de ''reprendre'' en cas
d'échec des négociations, averti le Polisario
- SPS (21-XII-2007): Clôture vendredi du 12è congrès du Front
Polisario à Tifariti
- SPS (21-XII-2007): Le congrès élit les 25 membres du Secrétariat
national
1.2. PRESSE MAROCAINE-FANTAISIES DU MAKHZEN-NOUVELLE MÉNACE
D'INVASSION
- LE JOURNAL HEBDO: Entretien avec Khadija Mohsen-Finan, chercheur
a' l'IFRI et enseignant a Sciences-Po a' Paris: la menace de
Abdelaziz révèle la rhétorique et le conflit du Sahara occidental est
dans une situation de 'ni vainqueur ni vaincu
- ASM (21-XII-2007): Lettre de félicitation à Mohamed Abdelaziz
- TEL QUEL (No. 303): Réda Taoujni. Tifariti, bis repetita
- MAROC HEBDO (No. 772 ): Bons baisers de Tifariti
- LA VIE ÉCONOMIQUE (21-XII-2007): Petites victoires, grands espoirs
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 555): 12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO : Le
chant du cygne
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 555): 12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO : Un
congrès sous haute tension
1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
- HORIZONS (22-XII-2007): A quoi joue le Maroc? Le Maroc qui ne sait
plus camoufler les camouflets qu'il subit au Sahara Occidental,
risque d'ensabler tout le Grand Maghreb
- EL WATAN (22-XII-2007): Lutter pour exister
- LE SOIR D'ALGÉRIE (22-XII-2007): LA REPRISE DE LA LUTTE ARMÉE SERA
TRANCHÉE DANS SIX MOIS. Le Front Polisario donne une nouvelle chance
à une solution négociée
- EL WATAN (22-XII-2007): À l'issue de son 12e congrès tenu en
territoires libres. Le Polisario menace de reprendre la guerre
- EL MOUDJAHID (22-XII-2007): Clôture, hier, des travaux du 12e
congrès du Front Polisario
Le Polisario décide la "reprise des hostilités militaires" en cas
d'échec des négociations
- LE JOUR D'ALGÉRIE (22-XII-2007): Reprise des actions armées en cas
d'échec des négociations
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (22-XII-2007): En cas d'échec des négociations
Les Sahraouis prêts à la guerre
- LIBERTÉ (22-XII-2007): Le Front Polisario décide à la fin de son
douzième congrès. "Reprise de la lutte armée en cas d'échec des
négociations"
- LE JEUNE INDÉPENDANT (22-XII-2007): Le XIIe congrès reconduit
Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario: La balle renvoyée dans le
camp marocain
- LE JOUR D'ALGÉRIE (22-XII-2007): Mohamed Abdelaziz reconduit
- LA TRIBUNE (22-XII-2007): Le Polisario reconduit Abdelaziz et
envisage l'option militaire
- EL MOUDJAHID (22-XII-2007): Mohamed Abdelaziz réélu SG du Front
Polisario
1.4. PRESSE FRANCO-ARABE DU LOBBY PRO MAROCAIN
- MAP (22-XII-2007): Les "voix" élevées au "Congrès" de Gjijimat sont
celles qui "souffrent le plus" dans les camps de Tindouf (Al Hayat)
- JEUNE AFRIQUE (9-XII-2007): Le Maroc lance sa « paix des braves »
1.5. AGENCES ET PRESSE INTERNATIONALES
- AFP (21-XII-2007): Sahara occidental: le Front Polisario menace de
reprendre la guerre contre le Maroc
- AFP (21-XII-2007): Sahara occidental : les Sahraouis prêts à une
guerre de longue durée, selon leur président
- MAP (22-XII-2007): Les "menaces" du Polisario: une éventualité
suicidaire qui ne peut être prise qu'à Alger (presse espagnole)
1.6. DÉSINFORMATION DU MAKHZEN
- SPS (20-XII-2007): Le XIIème congrès reconduit M. Mohamed Abdelaziz
au poste de Secrétaire général du Polisario
- MAROC HEBDO (No. 769): Ali Beïba pourrait prendre la tête du
Polisario
- AUJOURD'HUI LE MAROC (27-XI-2007): Mahfoud Ali Beiba donné favori
pour succéder à Mohamed Abdelaziz
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. CONGRÈS FRONT POLISARIO
1.1. PRESSE SAHRAOUIE-DÉCLARATIONS ET TRAVAUX
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=477
Les hostilités risquent de ''reprendre'' en cas d'échec des
négociations, averti le Polisario
Tifariti (territoires libérés), 20/12/2007 (SPS) Le Polisario annonce
qu'il prendra part au troisième round des négociations directes qui
auront lieu du 07 au 09 janvier prochain à Manhasset, mais avertit
qu'en cas d'échec de ces pourparlers "les hostilités risquent de
reprendre", formulant le souhait que le Maroc "ne laissera pas passer
cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive".
Les négociations "ne peuvent s'éterniser et constituer une fin en soi
au service de desseins coloniaux que les sahraouis ne sauraient
accepter", selon la déclaration finale du XII ème congrès du
Polisario, clôturé vendredi à Tifariti.
A cet égard, le congrès appelé la nouvelle direction à procéder à
une "évaluation exhaustive" de ces négociations, d'en tirer les
conclusions qui s'imposent et de prendre "les mesures et décisions
appropriées en défense des droits légitimes de notre peuple à
l'indépendance".
Les 1750 congressistes réunis depuis jeudi dernier dans cette
localité libérée en mars 1979 par les forces armées sahraouies,
l'existence d'un Etat sahraoui "contribuera à l'avènement de la paix
et ne manquera pas de consolider un dialogue équilibré et une
coopération solidaire entre les deux peuples frères, sahraoui et
marocain".
Les Nations Unies et le Conseil de sécurité ont été interpellé par
les Sahraouis pour jouer pleinement leur rôle et d'assumer leur
responsabilité en exerçant les "pressions" et en appliquant "les
sanctions" qui s'imposent sur le Maroc pour "mettre fin à son
intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines
tentatives, visant à imposer des pseudo solution en totale
contradiction avec le droit international".
Considérant que le Maroc "continue à réprimer et à s'acharner contre
les populations civiles dans les territoires occupés et au sud du
Maroc" et y imposer "un siège permanent et un blocus militaire et
médiatique", la déclaration a appelé à l'arrêt de ces violations
systématiques des droits humains" (…) "du pillage et bradage des
ressources naturelles sahraouies, la libération de tous les
prisonniers politiques sahraouis, et de faire toute la lumière sur le
sort de plus de 500 civils disparus et 151 prisonniers de guerre
sahraouis aux mains du Maroc".
Il en outre condamné "l'inertie" de la MINURSO "face aux violations
systématiques des droits humains par le Maroc dans les territoires
sahraouis occupés".
Le Congrès a rappelé à l'Espagne "ses responsabilités" historique,
morale et juridique vis à vis de la décolonisation du Sahara
Occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et
lui lance un appel pour "les assumer pleinement".
Pour sa part, le France est appelée à jouer un "rôle plus
constructif "à même de contribuer à une solution juste et définitive
du Sahara Occidental, "plutôt que d'encourager le Maroc dans sa
politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit
international",
Le XIIème Congrès du Front Polisario lance un appel à tous les
sahraouis pour consolider l'unité nationale, amplifier la lutte pour
déjouer tous les complots, faire preuve de responsabilité et se tenir
fin prêts, aujourd'hui plus que par le passé, à affronter les défis
et dangers, tout en étant prêt à toutes les éventualités.
Les travaux du Congrès ont été sanctionnés par l'adoption d'un
règlement intérieur du Front POLISARIO, d'un programme d'action
national qui définit la stratégie et les axes du travail à accomplir
dans le futur, notamment dans les domaines militaire, politique et
autres, en accordant la priorité à l'armée de libération populaire
sahraouie, au renforcement des structures politiques, au soutien de
l'Intifada de l'indépendance, et la reconstruction des territoires
sahraouis libérés, la solution des déficiences et insuffisances en
plus de la consolidation du travail diplomatique, de l'information et
la consolidation des institutions de l'Etat sahraoui.
Outre l'adoption de plusieurs recommandations, le Congrès a adressé
plusieurs lettres à des chefs d'Etat et de Gouvernement, à des forces
politiques et des organisations internationales à travers le monde.
(SPS)
010/TFR/000 211103 DEC 07 SPS
------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=481
Clôture vendredi du 12è congrès du Front Polisario à Tifariti
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires sahraouis libérés), 21/12/2007 (SPS) Le 12è
congrès du Front Polisario à Tifariti, dans les territoires sahraouis
libérés, apris fin vendredi, après huit jours de travaux, par
l'adoption d'une déclaration finale et l'installation d'une nouvelle
direction du mouvement de libération sahraoui.
Un plan d'action national et une série de résolutions ont été
également entérinés par les 1.725 congressistes, réunis depuis le 14
décembre.
Jeudi soir, M. Mohamed Abdelaziz a été réélu, à une large majorité,
secrétaire général du Front Polisario, obtenant 85% des 1.403
bulletins de vote validés, d'après les résultats annoncés en
plénière.
Les congressistes ont également élu 25 des 41 membres du Secrétariat
national, en deux tours. L'opération de vote et le dépouillement des
bulletins ont duré jusqu'à tard dans la nuit de jeudi à vendredi.
Les seize membres du Secrétariat national à compléter compte douze
représentants des territoires occupés, les dirigeants des trois
organisations de masse sahraouies (jeunesse, femmes et travailleurs)
et le secrétaire général du Front.
Le 12è congrès du Front populaire de libération de la Seguia el Hamra
et Rio de Oro (Polisario) à Tifariti (370 km à l'est d'El-Aaiun,
capitale occupée du Sahara occidental) a vu la participation de plus
de 250 invités étrangers des quatre coins du monde, qui ont réitéré
leur soutien ferme à la lutte du peuple sahraoui pour sa liberté.
(SPS)
010/TFR/000 211306 DEC 07 SPS
------------>
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=479
Le congrès élit les 25 membres du Secrétariat national
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 21/12/2007 (SPS) Le XIIème congrès du
Polisario a élu jeudi, tard dans la soirée, les 25 membres du
Secrétariat national, la plus haute instance politique dirigeante
entre deux congrès.
Cinq nouveaux membres ont été élus au cours de ce scrutin de deux
tours, entamé mercredi soir simultanément avec le poste de Secrétaire
général de l'organisation.
Voici à présent la liste de membres de ce nouveau Secrétariat
national :
-Hama Salama
-Mhamed Khadad
-Mahfoud Ali Beiba
-Brahim Ghali
-Bechir Moustafa Sayed
-Abdelkader Taleb Oumar
-Brahim Ahmed Mahmoud
-Boukhari Ahmed
-Abdallahi Lehbib
-Khatri Addouh
-Mohamed Lamine Bouhali
-Hamdi Begay
-Mohamed Salem Ould Salek
-Salem Lebsir
-Mansour Oumar
-Mohamed Lamine Ahmed
-Bouchraya beyoun
-Mohamed Sidati
-Khadija Hamdi (nouveau)
-Taleb Ami Deh (nouveau)
-Khalil Sid Mhamed (nouveau)
-Moustapha Mohamed Ali Bechir (nouveau)
-Aliyen Kentaoui
-Mohamed Lamine Dedi (nouveau)
-Hamma Malou (nouveau)
(SPS)
010/TFR/000 211155 DEC 07 SPS
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1.2. PRESSE MAROCAINE-FANTAISIES DU MAKHZEN-NOUVELLE MÉNACE
D'INVASSION
LE JOURNAL HEBDO
22-XII-2007
Entretien avec Khadija Mohsen-Finan, chercheur a' l'IFRI et
enseignant a Sciences-Po a' Paris: la menace de Abdelaziz révèle la
rhétorique et le conflit du Sahara occidental est dans une situation
de 'ni vainqueur ni vaincu
Q - Pourquoi le POLISARIO tient il médiatiser la tenue de son congres
a' Tifariti?
R - Pour le Front POLISARIO la tenue de son congre annuel est
traditionnelle. Elle lui permet de montrer a' la communauté'
internationale que ce mouvement reste un acteur des relations
internationales qui n'a pas capitula' et qui n'est pas disparu de la
scène internationale. Cela est d'autant plus nécessaire aujourd'hui
que tous les discours tenus sur ce conflit portent sur l'<autonomie>
du Sahara comme si le Maroc était le vainqueur de cette guerre et
qu'il avait réussi a' éliminer son adversaire le Front POLISARIO, ce
qui est inexact.
Q – Pourquoi a' Tifariti?
R – Tifariti est un lieu tout a' fait symbolique car le Front
POLISARIO considère qu'il a libéré ce territoire, tout comme Bir
Lahlou, deux point d'eau qu'il contrôle et qui constituaient le début
de la libération de l'ensemble du territoire. Le mouvement s'inscrit
ici, a' son tour, dans une logique de victoire, tout comme le Maroc
lorsqu'il parle de la mise en place de l'<autonomie> comme si cela
était un fait acquis. La difficulté a' mettre un terme a ce conflit
a' mettre un terme a' ce conflit réside bien dans le fait qu'au terme
de plus de trois décennies, il n'y a ni vainqueur ni vaincu. La visée
finale de la guerre comme dit Clausewitz n'est pas de détruire
physiquement un adversaire mais briser sa volonté politique. Dans le
cas du Sahara les deux volontés antagonistes sont bien présentes,
d'où la surenchère de chacun de acteurs a' faire croire qu'il est
dans un début de victoire.
Q - Pourquoi le Marocains contestent-il la tenue par le POLISARIO de
son congres a' Tifariti?
R - Pour le Marocains, la mise en avant de Tifariti n'a pas le même
sens. Depuis quelques années, alors que Washington considère la bande
Sahelienne qui va de l'Atlantique jusqu'au Tchad constitue une bande
arrière pour des éléments d'Al Qaeda, Rabat abonde dans ce sens en
mettant en avant les connexions entre trafiquant, jihadistes et
Saharouis du Front POLISARIO dans un espace qui n'est pas contrôle
par les Etats de la région et qui peut inclure les points d'eau de
Tifariti et Bir Lahlou.
Q- Ces connexions sont-elles fondées?
R- En réalité, si les connexions ne sont pas a' exclure, le caractère
politique qu'on leur prête n'est pas toujours vérifié. Ces derniers
mois, enquête et démantèlement de réseaux ont pu mettre a' jour des
liens pouvant exister entre ces group et notamment l'implication de
Saharaouis dans le contrebande de tabacs, en revanche, les liens
entre Saharouis et Jihadistes ne sont pas avérés. Au surplus, en se
référent a' Tifariti, le Front POLISARIO montre qu'il y un autre
Sahara que celui contrôle par le Maroc et qui pourrait constituer une
autonomie sous souveraineté marocaine. Un Sahara ou' il se déploie a'
sa guise, comme durant les cinq premières années du conflit (1975-
1980) ou' malgré la disproportion des forces militaires, la Front
POLISARIO a tout de même inflige des revers important a' la
Mauritanie, alors impliquée dans le conflit et aux FAR. Il tirait
alors sa supériorité de sa maitrise du terrain.
Q- Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui?
R- Aujourd'hui il n'est pas tout dans le même posture. Il a un
problème de territorialité, n'a pas de projet politique a' offrir en
dehors de l'autodétermination et n'a plus le monopole de la
représentativité de Saharaouis. Ce qui brulent les drapeaux marocains
à El Aaiun et qui revendiquent l'autodétermination ne vont pas
grossir ses rangs. Par ailleurs, la menace de Mohammed Abdelaziz de
reprendre les armes révèle a' mon sens de la rhétorique, car il n'a
aucunement le moyen de conduire une guerre. D' une part, il lui faut
l'aval d'Alger qui n'est probablement dispose a' engager une
guerre 'a son voisin et d'autre part on peut se demander sur quel
territoire pourrait être conduite cette guerre. Depuis la
construction des 6 murs de défense par le Maroc dans le années 1980,
la guérilla chère au Front POLISARIO n'est plus possible. Il peut
ouvrir des brèches mais cela n'est pas très médiatique. L'option
militaire n'est donc plus possible, le conflit qui perdure depuis
plus de trente ans ne peut que se dérouler sur le terrain
politique.
Q - Et sur le plan politique, quels sont les atouts dont dispose
aujourd'hui le POLISARIO?
R- Sur ce terrain, le Front POLISARIO a pue de ressources a' offrir
pour séduire ses sympathisants et la communauté internationale. Sans
compter que ces dix dernières années, les Marocains ont fait un
travail de lobbying considérable aux Etats-Unis. Pour autant, il n'a
pas disparu en tant que acteur de ce conflit, malgré la disproportion
des forces et continue de bénéficier de l'appui d'Alger. Il bénéficie
aussi d'une large sympathie de l'opinion publique espagnole. On voit
donc que s'il continue d'exister, il a perdu une grande partie de son
influence et ne constitue pas une force de proposition quant a' une
sortie de la crise.
Q- Le CORCAS est plus que jamais inutile, A quoi cela est-il du?
R- Le CORCAS avait pour objet de montrer que les Saharauis, tous les
Saharaouis étaient impliques dans une recherche de sortie du conflit
dans la réflexion sur le type d'<autonomie>à proposer aux Nations
Unies. Toutefois, il ne prenait en compte l'identité politique des
Sarahouis. Il se referait plutôt au Sahara comme espace géographique.
En outre, il faisait coexister des éléments de l'ancienne élite dans
la quelle les jeunes ne se reconnaissent plus. Ce mélange des genres
dans la définition du Saharaoui, entre anciennes élites et jeunes
ayant foi dans la mise en place de cette autonomie, n'a visiblement
pas fonctionné. Dans le cas de la mise en place d'une autonomie, les
élites qui auront a' négocier le pouvoir local avec Rabat restent a'
définir. Leur rôle est naturellement fondamental car c'est avec eux
que la monarchie va redéfinir le pacte national, en prenant en compte
des identités plurielles.
----------------->
ASM
(21-XII-2007)
Lettre de félicitation à Mohamed Abdelaziz
El Aaiun 21 décembre 2007
A l'aimable attention de notre frère et compatriote
Mohamed Abdelaziz
Secrétaire Général dudit "Front Polisario"
Objet : "Félicitation"
Cher compatriote,
Suite à votre réélection 'sans surprise' au poste de Secrétaire
Général dudit mouvement 'séparatiste' Front Polisario, un 'prétendu'
poste que vous occupez depuis 1976 'grâce au régime militaire
algérien', vos frères de l'Association le Sahara 'Marocain' vous
présentent quand même leurs félicitations 'les plus sincères' et
prient Dieu le tout puissant qu'il vous ramène à la raison vous et
vos amis de la direction de ce mouvement.
L'Association le Sahara Marocain vous souhaite ainsi qu'à votre
mouvement l'échec politique sur tout les plans et prie une autre fois
Dieu le tout puissant qu'il aide les sahraouis 'marocains', sahraouis
algériens, sahraouis mauritaniens et sahraouis maliens à se 'libérer'
de la 'séquestration' dont ils sont victimes dans les camps de
Tindouf en Algérie afin qu'ils puissent 'regagner' leurs pays et
vivre paisiblement au sein des leurs.
L'ASM et avec elle surement tout le peuple marocain vous sont
reconnaissants pour la mosquée que vous souhaitez bâtir au
sahara 'marocain' à Tifarity et pour laquelle vous avez 'soi-disant'
posé la première pierre aujourd'hui. Nous saisissons cette occasion
pour vous informer que l'ASM a décidé de prendre en charge la
construction et l'aménagement de cette mosquée qu'elle nommera
aussitôt finie et après autorisation du souverain du Maroc, Mosquée
Mohammed VI.
Nous vous informons que l'ASM organisera une 'marche populaire' vers
Tifarity à partir du 27 janvier prochain et dans l'espoir de pouvoir
vous y inviter un jour faire la prière du vendredi à la Mosquée
Mohamed VI aussitôt que nous ayant fini sa construction, veuillez
agréer, Cher compatriote et Secrétaire Général dudit Front Polisario,
l'expression de nos respects les plus modestes.
Signé : Les membres de l'ASM
--------------->
http://www.telquel-online.com/303/semaine_maroc_303.shtml
Réda Taoujni. Tifariti, bis repetita
Le président de l'Association le Sahara 'marocain' (ASM) prévoit à
nouveau de marcher sur Tifariti, le 27 janvier prochain. Réda Taoujni
n'en est jamais qu'à sa troisième tentative, après deux marches
reportées "à la demande de l'ambassade des Etats-Unis à Rabat", selon
lui. "Cette fois-ci rien ne nous fera changer d'avis. D'ailleurs, les
autorités marocaines se disent même prêtes à nous faciliter la
tâche", nous a expliqué Réda Taoujni. Une fois sur place, ce sera
camping pour tout le monde : "Nous allons installer des campements
permanents pour les populations locales et tous les 'Marocains' qui
souhaiteront s'y rendre".
---------------------->
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_771/html_771/edito.html
Bons baisers de Tifariti
L'ÉDITORIAL de Mohamed Selhami
En fait, chacun sait que le va-t-en guerre du Polisario est un bluff
diplomatique. C'est en somme la marionnette-Polisario actionnée par
Alger qui veut se faire épouvantail.
'Alger' nous nargue, encore une fois. Ses gouvernants 'organisent' le
Congrès du Polisario, du 14 au 18 décembre 2007, sur 'notre'
territoire, à Tifariti, au pied du mur de 'sécurisation' du
Sahara 'marocain'. Cette manœuvre 'algérienne' est doublement
dangereuse aussi bien dans son essence que dans son timing. Les deux
facteurs se rejoignent, d'ailleurs, dans la distorsion du temps d'un
conflit prémédité qui perdure. Le calendrier d'abord. Ce congrès
arrive à quelques semaines du troisième round de négociations entre
le Maroc et le Polisario, fixé au 7, 8 et 9 janvier 2008, toujours à
Manhasset, aux États Unis, en présence d'une 'tutelle algérienne'
beaucoup trop intéressée. Cette proximité de date ne peut pas
échapper aux moins regardants des observateurs. Il s'agit bel et bien
d'un travail de forcing pour peser sur le dialogue en cours sous
l'égide de l'ONU.
Le Polisario, <sous l'impulsion de l'Algérie>, entend donner une
consistance à son absence d'existence. Une manière de dire à Monsieur
Ban Ki-moon, "nous voilà tels que nous sommes en congrès,
gesticulants, vociférants et même menaçants". Le Polisario, via
Alger, compte bien que le message de Tifariti parviendra à New York.
La poste restante algérienne au siège de l'ONU transmettra. Les
diplomates étrangers associés aux négociations de Manhasset
apprécieront, en leur âme et conscience… et leur sens diplomatique de
discernement.
À Tifariti, le Polisario algérien veut être plus convaincant pour
paraître plus existant. Il brandit, une fois de plus, le retour à la
lutte armée. Dieu soit loué; nous voilà sous l'emprise d'une
déclaration de guerre dans 'nos provinces du Sud' et peut-être même
sur l'ensemble de 'notre' territoire national.
C'est à croire que le Maroc tremble sur ses pieds séculaires de
Tanger à La Güera. On ne serait pas loin, suite à cette annonce
belliqueuse, d'un état d'exception; d'un état de siège et de
mobilisation générale. S'il en était ainsi, les chancelleries qui ont
pignon sur rue et sur toutes les informations en auront passé un mot
à leurs hiérarchies et à leurs touristes.
En fait, chacun sait que le va-t-en guerre du Polisario est un bluff
diplomatique.
C'est en somme la 'marionnette-Polisario' actionnée par Alger qui
veut se faire épouvantail; à l'image de la grenouille veut se faire
se fait plus grosse que le bœuf, comme dans la fable de Jean de la
Fontaine. Le mardi 11 décembre 2007, Alger-la-blanche était maculée
de sang de victimes innocentes, suite à des attentats terroristes. La
nation algérienne est en deuil. "Le monde civilisé", sans frontières
et sans connotation rétrospectivement péjorative, a manifesté sa
condamnation de cet acte 'odieux'. Le Maroc n'a pas manqué à l'appel
de cet élan de solidarité humain, d'abord, politique, ensuite.
Le Maroc n'a pas pour autant compris la 'fixation' d'Alger 'à son
égard', au point de vouloir <l'amputer> du tiers de <son> territoire.
Telle une réponse du berger à la bergère, les deux chambres du
Parlement marocain, réunis en congrès, le mercredi 12 décembre 2007,
n'ont pas fait qu'un effet de manche diplomatique. Elles ont
explicitement qualifié de 'sabotage' <programmé par l'Algérie> des
prochaines négociations de Manhasset.
En substance, et pour tout dire, le Maroc en appelle à ce que le
baril de pétrole à 100 dollars profite, d'abord, au peuple algérien;
et, pourquoi pas, à une intégration économique maghrébine, aux
intérêts mutuels bien compris. C'est uniquement dans cet espace
régional que la fausse affaire du Sahara sera soluble.
----------------->
http://www.lavieeco.com/Edito/petites-victoires-grands-espoirs
Petites victoires, grands espoirs
Plutôt qu'un signe de force, il faut voir dans les 'provocations'
et 'gesticulations' du Polisario un 'désarroi manifeste'. Il est en
train de perdre du terrain et ne sait pas comment renverser la vapeur.
Après avoir tenu un Congrès à Tifariti, en plein
territoire 'marocain', sous le regard plutôt passif de l'Onu, voilà
que le Polisario se met en tête de déplacer ses camps de Tindouf vers
cette région. Voilà encore le Polisario qui 'menace' de prendre à
nouveau les armes en 2009. Voilà encore le Polisario qui s'agite et
crie fort. Dans l'esprit du citoyen marocain lambda, les questions
fusent. Que fait le Maroc ? Pourquoi cette inertie ?
Pour bien comprendre cette attitude, il faut lire
les 'gesticulations' du mouvement 'séparatiste' autrement. Si le
Polisario se démène autant, c'est qu'il est en train de 'perdre du
terrain'. La fougue de ses «cavaliers» s'est émoussée, la belle unité
de ses dirigeants 'se fissure' et les malheureux
citoyens «polisariens» de Tindouf, qui vivent dans une 'misère sans
nom', sont fatigués d'entendre les mêmes promesses, les mêmes
litanies à propos d'un Etat 'virtuel', 'artificiellement' soutenu,
qui n'a ni raison d'être ni avenir, et dont le passé relève plus
d'un 'accident' de l'histoire que de l'histoire 'elle-même'. Il est
navrant de constater que ce mouvement, qui ne rate pas une occasion
de crier au manque de démocratie au Maroc, a 'tenté' de s'en prendre
à un 'journaliste' de la chaîne Al Jazeera - pourtant peu tendre avec
le Maroc - parce qu'il avait osé parler de la probabilité
d'un «effritement du Polisario». Ça ne vole pas très haut tout ça, ce
sont des méthodes de 'voyous'.
Les explications à cette 'fébrilité' et à ces 'gestes de provocation'
sont à chercher dans trois causes.
L'une conjoncturelle, liée à l'approche des négociations avec le
Maroc, qui se tiendront début janvier: des tentatives de
déstabilisation morale qui ne trompent plus personne.
Les deux autres sont structurelles et très importantes. La première
est celle de la 'défection' d'un 'nombre important' de militants qui
tournent le dos à la 'chimère' saharienne, et l'une des craintes du
Polisario est que ce mouvement ne fasse boule-de-neige. La seconde
est que, depuis quelques mois, le Maroc a abandonné sa passivité. Il
rend coup pour coup, accusations contre accusations, procès contre
procès, intox contre intox. Il use des mêmes armes et réussit mieux
que son adversaire. Le Polisario était habitué à occuper largement le
terrain de la diplomatie. Il se retrouve aujourd'hui malmené en
interne et décrédibilisé en externe. Pour le Maroc, cela ne fait pas
forcément gagner une guerre sur le court terme, mais plusieurs
petites batailles arrachées sont un gage de succès sur le long terme
Fadel agoumi
Publié le : 21/12/2007
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1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#1
A quoi joue le Maroc?
Le Maroc qui ne sait plus camoufler les camouflets qu'il subit au
Sahara Occidental, risque d'ensabler tout le Grand Maghreb
Fort de la complicité «calculée» de certaines puissances membres du
Conseil de sécurité, guidées par leurs marchands d'armes, le Royaume
affiche clairement à l'approche du 7 janvier, date du début du
troisième round des négociations à Manhasset, près de New York,
conformément à la résolution 1754 du Conseil de sécurité de l'Onu,
adoptée en avril dernier, avec le Front Polisario, ses intentions.
Aidé par un apport financier saoudien, il continue à se surarmer.
Dans un rapport soumis mardi dernier au Congrès, le Pentagone fait
part de la volonté du Palais royal d'acquérir 24 avions de chasse de
type F-16, des équipements et des services associés pour une valeur
totale de 2,4 milliards de dollars. Comme pour ne pas irriter les
autres capitales de la région, l'Agence américaine de coopération en
matière de défense et de sécurité (Defence Security Cooperation
Agency, DSCA), habille cette transaction du sceau de la lutte contre
… le terrorisme et du besoin du Maroc en matière d'auto-défense !
Rabat, qui a habitué depuis 1975 les Marocains et maghrébins dans ses
fuites en avant et autres volte-face, ne semble pas prendre au
sérieux la menace du Polisario de reprendre les armes dès l'été
prochain si les négociations échouent.
Khalid Naciri, le ministre de la Communication, qualifie même cette
éventualité d'«irresponsable». «Cette menace irresponsable ne
changera rien au cours des choses car la communauté internationale a
déjà pris position en faveur du projet marocain d'une large autonomie
dans les provinces du sud du royaume», dit-il sans préciser
l'identité de cette communauté internationale.
«La menace de guerre est une déclaration démagogique», croit savoir
Khelli Henna Ould Errachid, le président du Conseil royal consultatif
des affaires sahariennes (Corcas), une instance regroupant des
notables sahraouis pro-marocains. Autant de propos qui sonnent comme
une fin de non recevoir à la détermination des Sahraouis exprimée par
le premier d'entre eux, M. Mohamed Abdelaziz, à l'issue du 12e
congrès qui s'est tenu à Tifariti, en Territoire libéré. «Le
Polisario est prêt à une guerre de longue durée», prévient-il.
L'Organisation des Nations unies, notamment le Conseil de sécurité
qui a produit une myriade de résolutions, rappelant toutes le fait
colonial et le droit des Sahraouis à l'exercice de leur droit à
l'autodétermination, auront-elles le bon réflexe pour désamorcer à
temps une reprise des combats entre les deux belligérants, après 16
ans de cessez-le-feu et obliger Rabat à accepter un référendum?
Tout prête à croire que non. Les «15» ont même jugé la semaine
passée «inopportun» le rajout d'un paragraphe dans la résolution 1754
de l'Onu sur la «protection et la défense des droits de l'homme» dans
les territoires sahraouis occupés, proposé par l'Espagne. Deux pays
au moins portent en partie la responsabilité de cette «poudrière»
selon les Sahraouis, l'Espagne et la France.
Madrid, ancienne puissance coloniale au Sahara Occidental, a «une
responsabilité historique, morale et juridique vis-à-vis de la
décolonisation du Sahara Occidental et du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination».
Paris fait fi de la légalité internationale. En fournissant un
soutien inconditionnel à l'aventure coloniale marocaine au Sahara
Occidental, elle encourage Rabat dans sa politique de fuite en avant
et de rébellion contre le droit international.
Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH),
Mme Louise Arbour, qui a pensé dépêcher une mission d'enquête au
Sahara Occidental, dans les prochains jours, estime dans son dernier
rapport que l'autodétermination est un "droit fondamental" du peuple
sahraoui et que "toutes les violations des droits humains du peuple
du Sahara Occidental (...) découlent de la non-application de ce
droit humain fondamental".
Djamel B.
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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83122
Lutter pour exister
Le 12e congrès du Front Polisario a pris fin avec la réaffirmation
d'une ligne de conduite qui justifie sa propre existence. Ni plus ni
moins. Bien entendu, son parcours plaide pour lui. Il témoigne de sa
constance, de ses sacrifices, de la lutte armée et aussi des moyens
qu'il envisage pour faire aboutir le combat de tout un peuple. Comme
le fait de souscrire à un plan de paix de l'ONU et que l'occupant
marocain applique à sa convenance depuis son entrée en vigueur en
1991. Et encore faut-il le rappeler, seul le cessez-le-feu est
appliqué. Cette étape, ne cesse-t-on de rappeler, n'est pas une fin
en soi, et elle n'est pas non plus immuable. Autrement dit, rien
n'est acquis et le Front Polisario doit maintenant faire face à cette
population née dans la guerre, et qui ne connaît d'autre vie que
celle des camps de réfugiés, avec ce que cela implique comme
privations et autres formes de dépendance. Il en est ainsi dans ce
monde qui déclare combattre l'injustice, mais qui, en fin de compte,
ne fait que l'entretenir. Comme celle qui est faite au peuple
sahraoui. Ce congrès s'achève alors que l'ONU fidèle à sa doctrine
continue à traiter le conflit sahraoui sous l'angle de la
décolonisation. On sait ce que cela implique en termes de droits,
comme celui de recourir à tous les moyens – y compris donc la lutte
armée – pour y mettre un terme. C'est justement cette perspective que
l'ONU appréhende, cherchant à tout prix à l'éviter. C'est là
d'ailleurs où intervient l'appel de son secrétaire général pour des
négociations directes entre les deux parties, avec cette précision
qu'il s'agit d'œuvrer à une solution en vue de l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental. Le Maroc, comme toujours, n'a pris que
ce qui l'intéresse, c'est-à-dire la solution politique, avec cette
précision toute marocaine que cela doit se faire dans le cadre de
sa 'souveraineté', ou encore de son 'intégrité territoriale'. Encore
qu'il faille dire laquelle, puisqu'aucun pays, jusque parmi ses plus
proches alliés, n'a reconnu le fait accompli colonial. Un débat que
le Maroc se garde d'engager. Un débat perdu d'avance, puisqu'il lui
sera répondu que ses frontières internationalement reconnues ne sont
en aucun cas menacées. L'Amérique, à titre d'exemple, a refusé
l'intégration des territoires sahraouis dans le traité de libre-
échange conclu avec le Maroc. Un camouflet. L'ONU, quant à elle, a
refusé de reconnaître au Maroc le statut de puissance administrante.
Un échec. Dans ce cas-là, la voie de la paix est toute tracée. Pour
ceux qui veulent l'emprunter.
T. Hocine
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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/12/22/article.php?
sid=62336&cid=2
LA REPRISE DE LA LUTTE ARMÉE SERA TRANCHÉE DANS SIX MOIS
Le Front Polisario donne une nouvelle chance à une solution négociée
Le 12e Congrès du Front Polisario s'est achevé hier à Tifariti,
localité des territoires sahraouis libérés. Dans une déclaration
adoptée au terme de ce congrès, les 1750 délégués ont décidé de
donner la priorité à une solution négociée. Un ultimatum de six mois
a été accordé au Maroc avant la reprise des armes.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) -
Les six prochains mois seront décisifs, autant pour le gouvernement
sahraoui que pour le Maroc. Le 12e Congrès du Front Polisario, qui a
pris fin hier à Tifariti, a renouvelé son attachement à une solution
négociée devant permettre l'organisation d'un référendum
d'autodétermination au Sahara occidental. Il a également confirmé la
participation de la délégation sahraouie au troisième round de
négociations qui aura lieu du 7 au 9 janvier prochain à Manhasset,
aux Etats-Unis. Mais les 1750 congressistes ont décidé d'imposer une
condition : la lutte armée reprendra si les pourparlers échouent. «Le
gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui
découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la
reprise des hostilités militaires», a averti le Front Polisario. Un
congrès extraordinaire devrait se tenir au mois de juin 2008 pour
trancher cette question. «La reprise ou non de la lutte armée
dépendra de la volonté du Maroc à mener à terme le processus de
négociations.
Si ce processus échoue, la reprise des armes sera définitivement
tranchée lors d'un congrès extraordinaire qui se tiendra dans six
mois», a souligné, hier, Mohamed Yeslem Baïssat, ambassadeur de la
RASD à Alger. La nouvelle direction du Front Polisario — conduite par
Mohamed Abdelaziz, réélu lors du 12e Congrès — aura fort à faire
d'ici là. En plus de mener les négociations, les membres du
secrétariat national auront à renforcer les capacités des forces
armées sahraouies. Dans une résolution adoptée par le congrès, le
Front Polisario recommande de «mettre en priorité des priorités de
l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui
fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et
d'augmenter ses capacités combatives». Un programme de recrutement
devrait être lancé dans les prochaines semaines. Le Congrès du Front
Polisario a également mis les Nations Unies et le Conseil de sécurité
face à leurs responsabilités. «Le congrès demande aux Nations Unies
et au Conseil de sécurité de jouer pleinement leur rôle et d'assumer
leurs responsabilités en exerçant les pressions et en appliquant les
sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin à son
intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines
tentatives, visant à imposer des pseudo-solutions (plan d'autonomie)
en totale contradiction avec le droit international», précise la
déclaration finale du 12e Congrès.
T. H.
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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83106
À l'issue de son 12e congrès tenu en territoires libres
Le Polisario menace de reprendre la guerre
C'était prévisible, le peuple sahraoui, las d'attendre, veut
reprendre les armes pour arracher son indépendance. S'il est vrai que
le Front Polisario privilégie encore l'option diplomatique, il n'en
demeure pas moins que la reprise de la guerre n'est pas à écarter si
les futures négociations viennent à échouer.
Telle est la décision qui a été prise hier par le Front Polisario à
la clôture de son 12e congrès qui s'est tenu depuis le 14 décembre à
Tifariti (territoire libéré du Sahara occidental), en menaçant de
reprendre « les hostilités militaires » contre le Maroc en cas
d'échec des négociations en cours sous l'égide de l'ONU. La priorité
est à la solution pacifique et aux négociations, mais celles-ci
doivent être limitées dans le temps », a déclaré M. Abdelaziz dans un
entretien à l'APS, désormais SG pour un 9e mandat du Front Polisario.
Cette option (la reprise de la lutte armée) devrait être prise par le
Front Polisario lors d'un congrès extraordinaire prévu dans six mois,
selon une source sahraouie. Le président sahraoui a relevé pour sa
part que « de nombreux délégués au congrès ont affirmé qu'attendre
plus d'une année encore sans avancée réelle dans les négociations
serait inacceptable ». « Nous reprendrons la lutte armée une fois que
nous aurons la conviction que les choses n'avanceront pas, que le
Maroc ne veut pas d'une solution pacifique et que l'Onu aura échoué à
faire aboutir le processus de décolonisation du Sahara occidental »,
a-t-il précisé. C'est dire que le prochain round des négociations à
Manhasset, près de New York, prévues du 7 au 9 janvier 2008,
s'annonce décisif quant au processus de paix au Sahara occidental.
Deux rounds de négociations se sont déjà déroulés dans la même ville
new-yorkaise sans qu'aucune avancée papable ait été enregistrée. Le
Maroc fait capoter à chaque fois ces négociations en mettant en avant
sa proposition d'autonomie pour le Sahara occidental sous la
souveraineté marocaine. Cela étant, cette fuite en avant marocaine
n'est pas pour faire fléchir le Front Polisario qui a décidé de
prendre part à ce troisième round des négociations directes à
Manhasset en émettant le « vœu sincère que le Maroc ne laissera pas
passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive »,
indique la déclaration finale du congrès de Tifariti. Dans ce cadre,
le Front Polisario n'omet pas d'avertir que « dans le cas contraire,
le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui
découleraient de l'échec du processus de négociations, notamment la
reprise des hostilités militaires ». Un consensus est semble-t-il
dégagé entre les 1725 congressistes ayant pris part au 12e congrès
quant à l'option de la reprise de la guerre dans le cas où le Maroc
camperait encore sur son intransigeance et son refus d'organiser un
référendum d'autodétermination. En ce sens, ce n'est pas par hasard
que dans la résolution adoptée par le congrès, le Front Polisario a
recommandé à toutes ses parties prenantes de « mettre en priorité des
priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon
à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et
matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives ». Le congrès
a aussi instruit « la nouvelle direction » du Polisario à « procéder
à une évaluation exhaustive des négociations en cours, en tirer les
conclusions qui s'imposent et prendre les mesures et décisions
appropriées en défense des droits légitimes du peuple (sahraoui) à
l'indépendance ». Le Front Polisario dénonce « l'attitude de
l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de
présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses
obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un
référendum d'autodétermination au Sahara occidental ». Le référendum
était prévu dans le plan de règlement de l'ONU, accepté par le Front
Polisario et le Maroc en 1991. En abordant, à travers l'examen et
l'analyse, la mise en application du plan de règlement, le congrès a
souligné qu'« en dépit de la coopération dont a fait montre le
Polisario et des concessions majeures, le Maroc a poursuivi sa
politique d'intransigeance, de tergiversation et de fuite en avant,
aidé en cela par des forces étrangères », est-il souligné dans la
déclaration finale. Le Maroc « a renié et rejeté les accords qu'il
avait acceptés et signés avec la partie sahraouie sous l'égide des
Nations unies, refusant par la même occasion la tenue du référendum
d'autodétermination », a dénoncé le Polisario. Le congrès a demandé
aux Nations unies et au Conseil de sécurité de « jouer pleinement
leur rôle et d'assumer leurs responsabilités en exerçant les
pressions et en appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc
pour mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et
à ses vaines tentatives visant à imposer des pseudo solutions
(d'autonomie) en totale contradiction avec le droit international ».
En attendant, le Maroc continue à réprimer et à s'acharner contre les
populations civiles dans les territoires occupés du Sahara
occidental.
Rabah Beldjenna
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http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/21/7776589
Clôture, hier, des travaux du 12e congrès du Front Polisario
Le Polisario décide la "reprise des hostilités militaires" en cas
d'échec des négociations
Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 21 décembre 2007
Le Front Polisario a décidé hier au terme de son 12e congrès à
Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, de reprendre
les "hostilités militaires" contre le Maroc en cas d'échec des
négociations en cours sous l'égide de l'Onu.
Ces négociations, dont deux rounds se sont tenus en juin puis août à
Manhasset, près de New York, doivent reprendre le 7 janvier, pour un
troisième round de trois jours. Le Front Polisario "prendra part au
troisième round des négociations directes à Manhasset" en émettant
le "vœu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse
occasion pour une paix juste et définitive", indique la déclaration
finale du congrès de Tifariti.
"Dans le cas contraire, le gouvernement marocain assumera pleinement
les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de
négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a
averti le Polisario.
Dans une résolution adoptée par le congrès, le Front Polisario a
recommandé à toutes ses parties prenantes de "mettre en priorité des
priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon
à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et
matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives". Le congrès
a aussi instruit, dans sa déclaration finale, "la nouvelle direction"
élue du Polisario de "procéder à une évaluation exhaustive des
négociations en cours, en tirer les conclusions qui s'imposent et
prendre les mesures et décisions appropriées en défense des droits
légitimes du peuple (sahraoui) à l'indépendance". Le contexte
actuel "est marqué par les préoccupations profondes du peuple
sahraoui vis-à-vis de l'attitude de l'Organisation des Nations unies
qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas
parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses
responsabilités dans l'organisation d'un référendum
d'autodétermination au Sahara occidental", a relevé le texte. Le
référendum était prévu dans le Plan de règlement de l'Onu, accepté
par le Front Polisario et le Maroc en 1991.
En abordant, à travers l'examen et l'analyse, la mise en application
du Plan de règlement, le congrès a souligné qu'"en dépit de la
coopération dont a fait montre le Polisario et des concessions
majeures, le Maroc a poursuivi sa politique d'intransigeance, de
tergiversation et de fuite en avant, aidé en cela par des forces
étrangères", a souligné la déclaration finale.
Le Maroc "a renié et rejeté les accords qu'il avait acceptés et
signés avec la partie sahraouie sous l'égide des Nations unies,
refusant par la même occasion la tenue du référendum
d'autodétermination", a dénoncé le Polisario. Le congrès a demandé
aux Nations unies et au Conseil de sécurité de "jouer pleinement leur
rôle et d'assumer leur responsabilité en exerçant les pressions et en
appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin
à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines
tentatives visant à imposer des pseudo- solutions (d'autonomie) en
totale contradiction avec le droit international". "Parallèlement au
blocage des différents plans de paix, le Maroc continue à réprimer et
à s'acharner, avec une rare violence, contre les populations civiles
dans les territoires occupés (à) tout en maintenant le territoire
sahraoui sous un siège permanent et un blocus militaire et
médiatique", a ajouté la même source. Le peuple sahraoui est "déçu
par l'inertie dont fait preuve" la Mission des Nations unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) "face
aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les
territoires sahraouis occupés", a ajouté la déclaration finale.
Le congrès a lancé un "appel pour l'arrêt des violations
systématiques des droits humains dans les territoires sous occupation
marocaine et du pillage et bradage des ressources naturelles"
sahraouies. Il a appelle également à la "libération de tous les
prisonniers politiques sahraouis, et pour que la lumière soit faite
sur le sort de plus de 500 civils disparus et 151 prisonniers de
guerre sahraouis aux mains du Maroc".
Le Front Polisario a, d'autre part, rappelé à l'Espagne "ses
responsabilités historique, morale et juridique vis à vis de la
décolonisation du Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination" et lui a lancé un appel pour "les assumer
pleinement". Il a aussi exhorté la France à "jouer un rôle plus
constructif à même de contribuer à une solution juste et définitive
au Sahara occidental, plutôt que d'encourager le Maroc dans sa
politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit
international". Il a insisté sur le fait que "l'existence d'un Etat
sahraoui sur une base démocratique en stricte conformité avec le
droit international, contribuera à l'avènement de la paix et ne
manquera pas de permettre des relations de coopération et de
coexistence entre les deux peuples frères, sahraoui et marocain, et
partant ouvrira la voie devant l'édification d'un Maghreb arabe
démocratique et prospère".
---------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/221207/Rubriques/evenement.htm#
9
Reprise des actions armées en cas d'échec des négociations
Le ton est déjà hostile à l'approche du 3e round des négociations
entre le Maroc et le Front Polisario, prévu du 7 au 9 janvier
prochain à New york. En effet, dans une déclaration faite vendredi à
l'issue de la clôture de son 12e congrès, le front Polisario a
déclaré être prêt à «reprendre les hostilités militaires» contre le
Maroc en cas d'échec des négociations en cours sous l'égide de
l'Onu. La partie sahraouie, comme le cite l'APS, se dit toutefois
prête «à participer au troisième round des négociations directes à
Manhasset, avec le voeu sincère que le Maroc ne laissera pas passer
cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive». Cela
en avertissant ouvertement à travers la déclaration finale du
congrès de Tifariti que dans le cas contraire «le gouvernement
marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de
l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des
hostilités militaires».
Le Front Polisario a par ailleurs, et toujours à travers sa
résolution finale, recommandé à toutes les parties prenantes
de «mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération
sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin,
moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités
combatives». La déclaration finale porte aussi l'instruction à «la
nouvelle direction élue du Polisario de procéder à une évaluation
exhaustive des négociations en cours, en tirer les conclusions qui
s'imposent et prendre les mesures et décisions appropriées en défense
des droits légitimes du peuple (sahraoui) à l'indépendance». Tout en
dénonçant les manœuvres marocaines pour faire échouer tout
processus de paix et de résolution du conflit, le Congrès a appelé
les Nations unies et le Conseil de sécurité à «jouer pleinement leur
rôle et assumer leur responsabilité en exerçant les pressions et en
appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin
à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines
tentatives visant à imposer des pseudo solutions (d'autonomie) en
totale contradiction avec le droit international». L'Onu est
sollicitée une fois encore à «s'acquitter de ses obligations et à
assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum
d'autodétermination au Sahara occidental». La résolution finale a
aussi trait aux violations des droits de l'homme qu'exerce
quotidiennement le Maroc «contre les populations civiles dans les
territoires occupés tout en maintenant ces derniers sous un siège
permanent et un blocus militaire et médiatique». Cela en notant par
la même occasion la déception du peuple sahraoui de «l'inertie dont
fait preuve la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental (Minurso)». Un appel a été lancé
pour mettre fin «aux violations systématiques des droits humains par
le Maroc dans les territoires sahraouis occupés», ainsi que la
libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, afin que la
lumière soit faite sur le sort de plus de 500 civils disparus et 151
prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc.
Par Habiba Ghrib
---------------->
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?
news=5096144&archive_date=2007-12-22
En cas d'échec des négociations
Les Sahraouis prêts à la guerre
par Salah C.
Le 12ème congrès du Polisario a pris fin hier à Tifariti, une ville
située en territoires sahraouis libérés. Durant huit jours et en
présence de pas moins de 250 invités, les 1.725 congressistes ont
passé en revue plusieurs questions relatives à la situation des
populations sahraouies dans les territoires sous occupation marocaine
et des perspectives de solution du conflit qui les oppose au royaume
chérifien depuis 1975. Au plan organique, il est à relever que
Mohamed Abdelaziz a été reconduit en tant que secrétaire général du
Front Polisario tout en assumant la présidence de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD). M. Abdelaziz, qui a obtenu 85% des
1.403 bulletins de vote validés, sera à la tête du secrétariat
national, dont 21 membres des 41 qui le composent ont été élus en
deux tours.
Dans la déclaration finale qui a sanctionné les travaux de ce 12ème
congrès du Polisario, l'accent a été notamment mis sur les
perspectives de décolonisation des territoires encore sous
l'occupation marocaine. Sur ce plan, les congressistes ont annoncé
que si le 3ème round des négociations directes entre le Polisario et
le Maroc, prévu durant trois jours et ce à partir du 7 janvier
prochain à Manhasset, dans la banlieue de New York, n'aboutissaient
pas à des prémisses de solution pacifique, la reprise des hostilités
contre l'armée marocaine reste la seule voie pour les combattants
sahraouis pour le recouvrement de l'indépendance de leur pays.
Cependant, les congressistes ont émis le « voeu sincère que le Maroc
ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste
et définitive ». En cas d'échec de cette 3ème partie des contacts
directs entre les deux parties du conflit, les congressistes
rappellent que c'est « au gouvernement marocain d'assumer pleinement
les conséquences qui en découleraient et de la reprise des hostilités
militaires ». Sur ce registre, le Front Polisario a recommandé de «
mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération
sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin,
moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités
combatives ».
Abordant la situation dans les territoires occupés, les congressistes
ont relevé que « parallèlement au blocage des différents plans de
paix, le Maroc continue à réprimer et à s'acharner, avec une rare
violence, contre les populations civiles dans les territoires occupés
tout en maintenant le territoire sahraoui sous un siège permanent et
un blocus militaire et médiatique ». Dans ce contexte, le congrès a
lancé un « appel pour l'arrêt des violations systématiques des droits
humains dans les territoires sous occupation marocaine et du pillage
et bradage des ressources naturelles sahraouies », comme il a exigé
la « libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, et pour
que la lumière soit faite sur le sort de plus de 500 civils disparus
et 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc ».
Le document consacre également de larges passages à la responsabilité
de la communauté internationale, représentée par l'Organisation des
Nations unies et le Conseil de sécurité, dans l'oeuvre de
décolonisation du Sahara Occidental. Ainsi, les congressistes du
Polisario mettent en exergue « les préoccupations profondes du peuple
sahraoui vis-à-vis de l'attitude de l'Organisation des Nations unies
qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas
parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses
responsabilités dans l'organisation d'un référendum
d'autodétermination au Sahara Occidental, pourtant prévu dans le Plan
de règlement de l'Onu, accepté par le Front Polisario et le Maroc en
1991 ».
Sur les facteurs de blocage de ce plan, le congrès a souligné « qu'en
dépit de la coopération dont a fait montre le Polisario et des
concessions majeures, le Maroc a poursuivi sa politique
d'intransigeance, de tergiversation et de fuite en avant, aidé en
cela par des forces étrangères. Le royaume marocain est allé même
jusqu'à renier et rejeter les accords qu'il avait acceptés et signés
avec la partie sahraouie sous l'égide des Nations unies, refusant par
la même occasion la tenue du référendum d'autodétermination ».
Par ailleurs, l'Espagne a été une nouvelle fois interpellée en tant
qu'ancienne puissance coloniale pour qu'elle « assume pleinement ses
responsabilités historique, morale et juridique vis-à-vis de la
décolonisation du Sahara Occidental et du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination ». Enfin et à l'adresse de Paris, le Front
Polisario a aussi exhorté le gouvernement français à « jouer un rôle
plus constructif à même de contribuer à une solution juste et
définitive au Sahara Occidental, plutôt que d'encourager le Maroc
dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit
international ».
---------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=87705&titre="Reprise%20de%
20la%20lutte%20armée%20en%20cas%20d'échec%20des%20négociations"
Le Front Polisario décide à la fin de son douzième congrès
"Reprise de la lutte armée en cas d'échec des négociations"
Par : R. I./Agences
Le Front Polisario a décidé, hier au terme de son 12e congrès à
Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, de reprendre
les "hostilités militaires" contre le Maroc en cas d'échec des
négociations en cours sous l'égide de l'Onu. Ces négociations, dont
deux rounds se sont tenus en juin puis août à Manhasset, près de New
York, doivent reprendre le 7 janvier 2008, pour un troisième round de
trois jours. Le Front Polisario "prendra part au troisième round des
négociations directes à Manhasset" en émettant le "vœu sincère que le
Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix
juste et définitive", indique la déclaration finale du congrès de
Tifariti. "Dans le cas contraire, le gouvernement marocain assumera
pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus
de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a
averti le Polisario. Dans une résolution adoptée par le congrès, le
Front Polisario a recommandé à toutes ses parties prenantes
de "mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération
sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin,
moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités
combatives". Le congrès a aussi instruit, dans sa déclaration
finale, "la nouvelle direction" élue du Polisario de "procéder à une
évaluation exhaustive des négociations en cours, en tirer les
conclusions qui s'imposent et prendre les mesures et décisions
appropriées en défense des droits légitimes du peuple (sahraoui) à
l'indépendance". Le contexte actuel "est marqué par les
préoccupations profondes du peuple sahraoui vis-à-vis de l'attitude
de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de
présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses
obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un
référendum d'autodétermination au Sahara occidental", a relevé le
texte. En abordant, à travers l'examen et l'analyse, la mise en
application du Plan de règlement, le congrès a souligné qu'"en dépit
de la coopération dont a fait montre le Polisario et des concessions
majeures, le Maroc a poursuivi sa politique d'intransigeance, de
tergiversation et de fuite en avant, aidé en cela par des forces
étrangères", a souligné la déclaration finale. Le Maroc "a renié et
rejeté les accords qu'il avait acceptés et signés avec la partie
sahraouie sous l'égide des Nations unies, refusant par la même
occasion la tenue du référendum d'autodétermination", a dénoncé le
Polisario. Par ailleurs, le 12e congrès du Front Polisario a élu une
nouvelle direction avec à sa tête M. Mohamed Abdelaziz, largement
réélu jeudi secrétaire général du Front, obtenant 85% des 1 403
bulletins de vote validés. Les congressistes ont également élu 25 des
41 membres du secrétariat national, en deux tours. L'opération de
vote et le dépouillement des bulletins ont duré jusqu'à tard dans la
nuit de jeudi à vendredi. Les seize membres du secrétariat national à
compléter comptent douze représentants des territoires occupés, les
dirigeants des trois organisations de masse sahraouies, jeunesse,
femmes et travailleurs, et le secrétaire général du Front. Le 12e
congrès du Front populaire de libération de la Seguia El Hamra et Rio
de Oro (Polisario) à Tifariti a vu la participation de plus de 250
invités étrangers des quatre coins du monde, qui ont réitéré leur
soutien ferme à la lutte du peuple sahraoui pour sa liberté.
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http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=35526
Le XIIe congrès reconduit Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario:
La balle renvoyée dans le camp marocain
par M. Z.
Le XIIe congrès du Front Polisario a averti hier qu'il ne pouvait
patienter indéfiniment et qu'une reprise des armes n'était pas à
écarter en cas d'échec des pourparlers maroco-sahraouis dont la 3e
série est prévue du 7 au 9 janvier prochain à Manhasset, dans la
banlieue new-yorkais.
A l'issue de ses assises de huit jours, à Tifarity, localité du
Sahara occidental sous son contrôle, le Polisario a souhaité que le
Maroc «ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix
juste et définitive», mais avertit qu'en cas d'échec «les hostilités
risquent de reprendre».
Les négociations «ne peuvent s'éterniser et constituer une fin en soi
au service de desseins coloniaux que les Sahraouis ne sauraient
accepter», affirme la déclaration finale du XIIe congrès. A cet
égard, le congrès a invité la nouvelle direction à procéder à
une «évaluation exhaustive» de ces négociations, d'en tirer les
conclusions qui s'imposent et de prendre «les mesures et décisions
appropriées pour la défense des droits légitimes de notre peuple à
l'indépendance».
Les congressistes avaient reconduit dans la nuit de jeudi à vendredi
M. Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario par 85 % des voix sur les
1 403 validées. Ils ont procédé à l'élection des 25 membres du
secrétariat national, la plus haute instance politique du mouvement
entre deux congrès.
La déclaration finale estime par ailleurs que l'existence d'un Etat
sahraoui «contribuera à l'avènement de la paix et ne manquera pas de
consolider un dialogue équilibré et une coopération solidaire entre
les deux peuples frères, sahraoui et marocain».
Les congressistes ont lancé un appel aux Nations unies et au Conseil
de sécurité, les exhortant à jouer pleinement leur rôle et à assumer
leurs responsabilités en exerçant les «pressions» et «les sanctions»
qui s'imposent contre le Maroc afin de «mettre fin à son
intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines
tentatives, visant à imposer des pseudo-solutions en totale
contradiction avec le droit international».
Car le Maroc «continue à réprimer et à s'acharner contre les
populations civiles dans les territoires occupés et au sud du Maroc»
où il impose «un siège permanent et un blocus militaire et
médiatique». Aussi, la déclaration appelle-t-elle à «l'arrêt de ces
violations systématiques des droits humains» Le texte demande aussi
la fin du «pillage et du bradage des ressources naturelles
sahraouies, la libération de tous les prisonniers politiques
sahraouis, et de faire toute la lumière sur le sort de plus de 500
civils disparus et de 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains
du Maroc».
Le congrès a dit son désaccord sur «l'inertie» de la MINURSO «face
aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les
territoires sahraouis occupés». A l'Espagne, il a rappelé «sa
responsabilité» historique, morale et juridique vis-à-vis de la
décolonisation au Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et l'appelle à «l'assumer pleinement».
De son côté, la France a été engagée à jouer un «rôle plus
constructif» à même de contribuer à une solution juste et définitive
au Sahara occidental, «plutôt que d'encourager le Maroc dans sa
politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit
international».
Enfin, le XIIe congrès du Front Polisario lance un appel à l'ensemble
des Sahraouis pour consolider l'unité nationale, amplifier la lutte
pour déjouer tous les complots et faire preuve de responsabilité. Les
Sahraouis se doivent de se tenir prêts, aujourd'hui plus que par le
passé, à affronter les défis et dangers, et à toutes les
éventualités.
Au cours de son congrès, le Polisario a adopté un règlement intérieur
et s'est doté d'un programme d'action national définissant la
stratégie et les axes de l'œuvre à accomplir dans le futur, notamment
dans les domaines militaire et politique, en accordant la priorité à
l'Armée de libération populaire sahraouie, au renforcement des
structures politiques, au soutien de l'Intifada de l'indépendance, et
à la reconstruction des territoires sahraouis libérés.
Il faudra aussi solutionner les déficiences et les insuffisances en
œuvrant à la consolidation du travail diplomatique, de l'information
et à celle des institutions de l'Etat sahraoui. Plusieurs
recommandations ont été adoptées par le congrès qui a adressé
plusieurs lettres à des chefs d'Etat et de gouvernement, à des forces
politiques et autres organisations internationales.
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http://www.lejourdalgerie.com/Editions/221207/Rubriques/evenement.htm#
10
Mohamed Abdelaziz reconduit
Comme attendu, Mohamed Abdelaziz, président de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire Général du Front
Polisario a été réélu pour la 9e fois à son poste à la tête du parti.
La réélection de Mohamed Abdelaziz a eu lieu dans la soirée de jeudi
avec une large majorité de votants, soit 85% des 1 403 bulletins de
vote validés. Signalons par ailleurs que le 12e Congrès du Front
Polisario à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, s'est
clôturé après huit jours de travaux par l'adoption d'une déclaration
finale et par l'installation d'une nouvelle direction du mouvement de
libération sahraoui. Un plan d'action national et une série de
résolutions doivent également être entérinés par les 1 725
congressistes réunis depuis le 14 décembre. Comme cité par l'APS, les
congressistes ont également élu 25 des 41 membres du Secrétariat
national, en deux tours. Les seize membres du Secrétariat national à
compléter sont de douze représentants des territoires occupés, les
dirigeants des trois organisations de masse sahraouies (jeunesse,
femmes et travailleurs) et le secrétaire général du Front. Rappelons
que le 12e congrès du Front populaire de libération de la Seguia el
Hamra et Rio de Oro (Polisario) à Tifariti (370 km à l'est d'el-
Ayoun, capitale occupée du Sahara occidental) a vu la participation
de plus de 250 invités étrangers des quatre coins du monde, qui ont
réitéré leur soutien ferme à la lutte du peuple sahraoui pour sa
liberté, à travers une résolution commune.
H.G.
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http://www.latribune-online.com/2212/monde.htm
Le Polisario reconduit Abdelaziz et envisage l'option militaire
Samedi 22 Décembre 2007
Par Mohamed Khaled Drareni
Les tergiversations, sous-entendus et autres spéculations n'ont
finalement pas eu une grande place au congrès du Polisario.
Après huit jours de débats houleux, les membres du Front populaire de
libération de la Saguia El Hamra et du Rio de Oro ont accepté par une
écrasante majorité de reconduire Mohamed Abdelaziz au poste de
secrétaire général.
Une décision qui peut être qualifiée de tout sauf de surprenante.
Nul ne pensait à Tifariti que le numéro 1 du Polisario pouvait perdre
sa place ou permettre l'alternance que beaucoup souhaitaient parmi
les militants de base du front.
Avec près de 85% des suffrages exprimés, Mohamed Abdelaziz, également
président de la République arabe sahraouie démocratique, a donc
remporté la confiance de ses camarades, mais pour combien de temps ?
Une tentative de démocratisation a même été proposée un moment par le
vainqueur, avant qu'elle soit subitement freinée par les
congressistes.
Le secrétaire général du Polisario avait soumis à la base un
amendement du texte régissant la fonction et le mandat du chef du
parti.
Un mandat unique et non renouvelable, mais les 1 725 vis-à-vis de
Mohamed Abdelaziz n'ont pas jugé utile d'adopter cette suggestion.
Ils ont par contre élu laborieusement les 25 nouveaux membres du
secrétariat national du Polisario. Mais c'est incontestablement le
volet militaire qui a prévalu sur cette grand-messe sahraouie. Tous
les indicateurs montraient que l'option de la reprise des armes
devenait de plus en plus plausible. Tenus à huis clos, les travaux du
congrès ont à cet effet vu un affrontement politique très vif entre
les partisans de la négociation et ceux de la guerre.
Après une semaine de discussions acharnées, on semble être parvenu à
une sorte de deal interne.
Selon la déclaration de Tifariti, les Sahraouis prendront part au
prochain round de pourparlers qui auront lieu le 7 janvier 2008 dans
l'Etat du Maryland aux Etats-Unis, mais avec la ferme intention de ne
pas céder à leurs exigences. «Le Front Polisario prendra part au
troisième round des négociations directes à Manhasset en émettant le
vœu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse
occasion pour une paix juste et définitive», rapportait hier Algérie
presse service dont le reporter est encore présent à Tifariti. Avant
de poursuivre : «Dans le cas contraire, le gouvernement marocain
assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du
processus de négociations et notamment la reprise des hostilités
militaires.» Le message est on ne peut plus clair. Peut-être n'a-t-il
jamais été aussi clair que maintenant.
Les connaisseurs de la scène politique sahraouie seront même
légèrement surpris par la fermeté des résolutions de ce congrès. A la
limite du bellicisme, la déclaration finale appelle l'Armée populaire
de libération sahraouie à se préparer à toute éventualité en cas
d'échec des négociations avec le Maroc.
A la mémoire flanchant par moments, l'Espagne aussi sera interpellée
à Tifariti. Le Polisario évoquera «ses responsabilités historique,
morale et juridique vis-à-vis de la décolonisation du Sahara
occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, et
lui a lancé un appel pour les assumer pleinement».
Dans ce capharnaüm pluraliste qu'a été le douzième congrès du
Polisario, une brouille maroco-sénégalaise a éclaté sans crier gare.
Présent à Tifariti comme 250 autres invités étrangers, l'ancien
ministre sénégalais des Affaires étrangères a déclenché une véritable
tempête au Maroc. Alors que son pays est considéré comme un soutien
indéfectible à Rabat dans la crise au Sahara occidental, Jacques
Baudin a réaffirmé le droit des Sahraouis à arracher leur liberté.
Le concerné ne s'est pas rétracté, et les relations entre le Sénégal
et le Maroc risquent d'en prendre un sérieux coup.
Le roi Mohammed VI a déjà rappelé son ambassadeur à Dakar, en
regrettant la prise de position jugée «franchement inamicale et
incompréhensible du Parti socialiste». Une bisbille diplomatique sans
grande conséquence. Abdoulaye Wade ne peut se permettre de se fâcher
avec un allié aussi puissant que le Maroc.
M. K. D.
---------------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/21/7794947
Mohamed Abdelaziz réélu SG du Front Polisario
Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 21 décembre 2007
M. Mohamed Abdelaziz : "tous les Sahraouis veulent reprendre la lutte
armée"
M. Mohamed Abdelaziz a été largement réélu jeudi secrétaire général
du Front Polisario par le congrès de ce mouvement de libération
sahraoui à Tifariti, dans les territoires libérés du Sahara
occidental. Le secrétaire général sortant a obtenu 85% des 1.403
bulletins de vote validés, selon les résultats annoncés en plénière,
sous les applaudissements des congressistes.
M. Abdelaziz était seul candidat à ce poste, aucun des plus de 1.700
congressistes ne s'étant présenté contre lui, alors qu'ils en avaient
tous le droit. Lundi, il avait appelé à consacrer le principe de
l'alternance, en adoptant un amendement du règlement intérieur du
Polisario, de façon à ce que le premier responsable du mouvement ne
puisse accomplir qu'un seul mandat, non renouvelable.
Cette proposition a été rejetée par les congressistes qui ont
souligné que le Front Polisario était avant tout un mouvement de
libération nationale, dont la priorité était l'application du
référendum d'autodétermination au Sahara occidental. M. Abdelaziz
dirige le Front Polisario depuis 1976, après la mort au combat du
premier secrétaire général et fondateur du Front Polisario, El-Ouali
Mustapha Sayed.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.4. PRESSE FRANCO-ARABE DU LOBBY PRO MAROCAIN
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/sahara-medias___les/view
Les "voix" élevées au "Congrès" de Gjijimat sont celles
qui "souffrent le plus" dans les camps de Tindouf (Al Hayat)
Le Caire, 21/12/07- Les 'voix' élevées au 'Congrès' de
Gjijimat, 'tenu' en parallèle avec le Congrès du Polisario 'par des
Chioukhs et chefs de tribus sahraouis', sont celles de ceux
qui "souffrent le plus dans les camps de Tindouf", écrit le
journal "Al Hayat".
Dans son édition de vendredi, le journal estime que "le Polisario a
besoin non pas de brandir la menace de guerre qu'il n'a jamais gagnée
mais de faire plutôt une autocritique après trois décennies
d'obstacles qui ont entravé la réalisation des aspirations
maghrébines à la paix, à la stabilité et à l'intégration".
"Il n'est pas nécessaire pour le (Polisario) de se réfugier dans <ce
qu'il considère> comme la défense du principe d'autodétermination ou
d'autres engagements mais le plus important pour lui est d'adopter la
meilleure approche qui permettra à la région de réaliser ses
objectifs de détente, de>", ajoute "Al Hayat".
Le Polisario n'est plus aujourd'hui comme il l'était lors du
déclenchement du conflit 'dans un contexte de guerre froide'
caractérisé par "la domination idéologique et l'emploi des
contradictions des régimes de la région", a rappelé le journal,
indiquant que la responsabilité de la poursuite du conflit n'incombe
pas au Polisario tout seul, parce qu'en fait 'il "fait partie d'un
système englobant les relations régionales, les influences
historiques et idéologiques et les domaines de compétitions et de
conflits".
En présentant une initiative visant à 'octroyer' une 'autonomie
élargie' aux 'provinces du sud', le Maroc a adopté "une formule
de 'compromis' 'plus compréhensible' pour la communauté
internationale" qui garantit aux populations concernées une
gestion 'démocratique' de leurs affaires locales, partant de sa
conviction que le rétablissement de la sécurité et de la stabilité
n'a pas de prix, a affirmé "Al Hayat".
Pour le journal, le 'Congrès' de Gjijimat a été 'tenu' par
les 'chioukhs et chefs des tribus sahraouies', qui ont appelé la
direction du Polisario à accepter la proposition d'<octroyer>
une 'autonomie élargie' au Sahara, à adopter une solution politique
et à consacrer la démocratie interne.
Dernière modification 22/12/2007 10:03
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http://www.jeuneafrique.com/pays/maroc/article_jeune_afrique.asp?
art_cle=LIN09127lemarsevarb0
Le Maroc lance sa « paix des braves »
MAROC - 9 décembre 2007 -
C'est à Tifariti, localité 'fantôme' au cœur du <no man's land> qui
s'étend entre le mur de défense marocain et la frontière algérienne,
que le Front Polisario tiendra, du 14 au 16 décembre, son prochain
congrès. À moins d'un mois de la reprise, le 7 janvier à Manhasset,
aux États-Unis, de leurs négociations avec le Maroc, sous l'égide de
l'ONU, les dirigeants indépendantistes comptent à cette occasion
réitérer leur refus du plan d'<autonomie> interne proposé par
Mohammed VI et considéré comme une hypothèse de travail 'sérieuse'
par le Conseil de sécurité.
Un choix symbolique
Le choix même de Tifariti, à portée de jumelles des lignes de l'armée
marocaine, est symbolique de cette position dure à laquelle Rabat a
choisi de répondre par la voix d'un ancien ministre des Affaires
étrangères de la République arabe sahraoui démocratique (RASD) rallié
au royaume il y a quinze ans: Brahim Hakim. Ambassadeur itinérant
directement rattaché au Palais, Hakim, qui était de passage à Jeune
Afrique le 6 décembre, estime que « le seul sujet qui vaille d'être
traité à ce congrès est justement le Plan d'<autonomie> marocain. La
direction du Front doit savoir qu'elle aura un rôle central, et même
fondamental, à jouer, en tant que telle, dans toutes les institutions
de l'<autonomie>, pour peu qu'elle l'accepte », poursuit-il, avant de
reprendre à son compte une proposition déjà formulée officieusement
il y a un an par le patron du Corcas, le Parlement transitoire
sahraoui, Khalihenna Ould Errachid : « Mohamed Abdelaziz lui-même
pourrait, c'est envisageable, en être le président. L'appel que je
leur lance est donc clair : ne laissez pas passer cette chance unique
de sortir de l'impasse. »
Opération séduction donc, mais qui, si l'on en croit Hakim,
correspondrait à l'état d'esprit des populations des camps. « Le
téléphone cellulaire a changé beaucoup de choses : désormais, on est
parfaitement informé de ce qui se passe dans la hamada de Tindouf.
Les gens jugent la situation intenable. »
Seule l'Afrique du Sud...
Reste que l'on voit très mal le secrétaire général du Polisario et
président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, au pouvoir depuis plus de
trente ans, consentir in extremis à mettre à l'ordre du jour du
prochain congrès un plan marocain jugé inacceptable par l'Algérie. En
dehors de cette dernière, la RASD, jadis reconnue par plus de
soixante-dix États contre une trentaine aujourd'hui, n'est plus
soutenue en effet que par un seul pays dont la voix compte vraiment :
l'Afrique du Sud. La marge de manœuvre de ses dirigeants est donc des
plus réduites.
« Si l'Union africaine procédait aujourd'hui à un nouveau vote, la
RASD n'y serait pas admise et le Maroc réintégrerait ipso facto
toutes les instances panafricaines », assure Brahim Hakim, en
expert : ne fut-il pas, en 1982, l'un des principaux artisans de
l'admission de l'entité sahraouie au sein de l'Organisation de
l'unité africaine (OUA) ? Même si la Charte de l'Union africaine (UA)
ne prévoit pas de « dé-reconnaissance », l'émissaire du roi reste
persuadé que « l'UA ne pourra pas éternellement conserver en son sein
un État fiction ».
En attendant, c'est bien à Tifariti, « territoire libéré » selon les
indépendantistes, « territoire marocain, donc choix provocateur
envers nous et geste de défi à l'égard du Conseil de sécurité de
l'ONU », selon Brahim Hakim, que le Front Polisario compte tenir ses
assises le week-end prochain. Il ne faut pas être grand marabout pour
prévoir qu'il y sera beaucoup question de référendum
d'autodétermination. Et que la proposition marocaine d'<autonomie> y
prendra, dans les discours officiels, les allures maléfiques des
sirènes de l'Odyssée. Le lieu, il est vrai, ne prête guère au
compromis.
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http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=852&n=555&id_artl=15528
12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO:
Le chant du cygne
Jamal Berraoui
15 Décembre 2007
Abdelaziz et ses 'patrons' 'tentent de torpiller' les efforts de
paix. La nouvelle situation internationale ne le permet point.
Les gens du Polisario ressortent la 'provocation' du Tifariti.
Surtout, 'ils' veulent vider les pourparlers en cours Manhasset de
toute substance. Les grandes puissances, les Etats-Unis en tête, ont
poussé aux pourparlers sur la paix, autour de la proposition
d'<autonomie> Marocaine, qu'elles qualifient de «crédible», de guerre
lasse. Tous les diplomates occidentaux, ceux qui comptent dans la
région sont reconnaissants au Maroc d'offrir une porte de sortie
honorable… à l'Algérie. Ils savent pertinemment que le conflit est
Maroco-<Algérien>. À Alger, les mêmes 'atavismes' continuent de
jouer. L'équipe Bouteflika refuse d'ouvrir les frontières parce
que «cela profite au Maroc», et c'est dit officiellement. Elle
démontre chaque jour qu'elle refuse tout règlement à l'affaire du
Sahara parce qu'il enterrerait sa volonté d'hégémonie dans la région.
Voilà un mouvement dit de libération nationale qui a signé un cessez
le feu depuis 20 ans... Et il bloque toute issue politique.
Alors le Polisario 'gesticule' !
Le cessez-le-feu a été signé après la défaite militaire du Polisario
et la réussite de la politique des Murs. Les dirigeants du Polisario
reconnaissent tous «qu'il n'y a pas d'issue militaire». Sur le
terrain des négociations de paix, le Polisario, soutenu par
l'Algérie, se comporte en vainqueur aux revendications maximalistes.
Le hasard de l'histoire a voulu que les dernières 'gesticulations' du
Polisario coïncident avec les nouveaux attentats qui ont frappé Alger
la blanche et ses civils. Car le terrorisme a joué un rôle essentiel
dans le désir des grandes puissances d'arriver à une solution à court
terme: c'est que l'instabilité au Sud du Sahara inquiète et tous les
sécuritaires s'accordent pour voir dans cette région le 'nouveau
sanctuaire' du 'terrorisme' 'international'. Dès lors, personne ne
veut plus laisser pourrir la situation. Même si pour des calculs
stratégiques, aucune puissance ne veut s'aliéner ni le Maroc, ni
l'Algérie. D'où le <génie> de l'offre d'<autonomie> sous
<souveraineté Marocaine>. Le Polisario ne prend pas en considération
ce nouveau contexte international. Et malgré les réserves en dollars
Algériennes, il finira par exaspérer. Mais surtout le Polisario
est 'suicidaire' parce qu'il <ne prend pas> en considération les
populations qu'ils croient représenter. Dans les camps de Tindouf,
les 'révoltes itératives', 'sauvagement réprimées' 'prouvent' le vrai
ras-le-bol. Les conditions de vie y sont 'atroces', la
liberté 'inexistante' et les perspectives 'bouchées'. Les Sahraouis
vivant au Sahara sont 'totalement intégrés' à la nation. Même
les 'quelques dizaines' de 'séparatistes' y vivent dans
la 'quiétude', donnent des interviews et …. refusent de joindre
Tindouf. Au lieu d'un idéal, le 'séparatisme' n'est plus, pour ses
tenants, qu'un moyen de 'chantage' social. Nous sommes face à un
véritable effet de ciseaux. Dans les camps, il n'y a 'plus' ni
cohésion, ni confiance, ni espoir, seule la survie compte dans un
système 'totalitaire'. De l'autre côté, l'intégration 'avance', la
mise à niveau est 'déjà réalisée'. L'urbanisation est une réalité
incontournable avec tous ses effets. Seules quelques ONG accordent
encore quelques intérêts aux 'gesticulations' du Polisario. Tout en
pointant du doigt la gestion de l'aide internationale et la violence
dans les camps. L' Algérie de son côté ne peut lutter efficacement
contre le terrorisme et maintenir un foyer à l'intérieur de ses
frontières. Le peuple algérien finira par réclamer la fin de cet
anachronisme. Alors faut-il craindre Abdelaziz et 'ses maîtres' ?
Sûrement pas, cette enième offensive n'est qu'un chant du cygne, leur
cause est sans issue, et chaque jour qui passe conforte le Maroc dans
ses terres.
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http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=984&n=555&id_artl=15529
12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO:
Un congrès sous haute tension
Mohamed El Hamraoui
15 Décembre 2007
Encore une fois, le Polisario fait de Tifariti une plateforme
privilégiée pour distiller sa 'propagande', en y organisant son 12ème
congrès. Le timing choisi pour ce rendez-vous douteux n'est pas
fortuit, puisqu'il intervient à quelques jours du troisième round des
négociations de Manhasset entre les deux parties. Mais le fait
nouveau de ce congrès, est la 'contestation grandissante' au sein
même du Polisario. 'Plusieurs' courants 'dissidents' devraient
annoncer lors du congrès, une 'rupture totale' avec la ligne du
Polisario ou tout au moins l'opposition à l'intérieur des camps.
C'est un congrès sous haute tension qui devrait s'ouvrir du 14 au 18
décembre. Pour son 12ème congrès, le Polisario a tenu à faire sa
grand messe à Tifariti. Cette commune qui se trouve dans la 'zone
tampon' entre la frontière algérienne et le mur de 'défense' marocain
a été pourtant déclarée zone 'démilitarisée' par l'ONU depuis 1991.
C'est dire que les 'séparatistes' ne ratent aucune occasion pour
ajouter de l'huile sur le feu. En effet, cette action constitue
une 'violation' des «mesures de confiances» comme on les qualifie
dans le jargon onusien, issues des accords entre le Polisario et le
Maroc signés en 2002 et réactivés au cours des dernières négociations
de Manhasset, conformément aux accords d'Houston. Selon Reda
Benkhaldoun, membre de la Commission des affaires étrangères à la
Première Chambre et chef de la Commission des relations extérieures
au PJD (Parti de la Justice et du Développement) «le silence du
gouvernement sur la tenue du Polisario de son congrès à Tifariti nous
pousse à nous poser la question, pourquoi ce silence du
gouvernement ?». Selon la même source, la question a été soulevée au
sein du groupe parlementaire du PJD et sera sûrement posée au
Parlement. Selon un responsable du ministère des affaires étrangères
et de la coopération «depuis deux mois, le Maroc fait un énorme
travail à l'étranger et depuis deux semaines, on suit de très près le
dossier et des actions ont été entreprises, mais l'annonce n'a pas
encore été faite». Plus de 2.000 congressistes vont participer au
12ème congrès du Polisario, entre autres des sahraouis de
l'intérieur. Parmi les invités d'honneur, on cite, Annahj
Addimocrati, en la personne de Abdallah Harrif.
Pour rappel, le 12ème congrès qui devait normalement se tenir, il y a
une année, a été maintes fois reporté pour des divergences internes
au sein de la direction du Polisario.
Sous le thème «Combat généralisé pour imposer la souveraineté et
l'indépendance totale», ce congrès va essayer de tirer profit de ses
décisions pour influer sur le troisième round des négociations de
Manhasset qui auront lieu le 7 janvier prochain. D'après des sources
proches du Polisario, le Secrétariat national des 'séparatistes' «a
décidé de renouveler l'engagement du Polisario à coopérer avec l'ONU
pour mettre en œuvre la résolution 1754 du Conseil de sécurité, à
travers des négociations directes avec le Maroc».
Le congrès de la rupture
Cette rencontre se tient dans une conjoncture marquée par les
querelles internes auxquelles viennent se greffer des rivalités
tribales. Selon un dissident Sahraoui du courant de Khat Achahid, qui
a travaillé sur la plateforme du 12ème congrès : «Si notre situation
s'est dégradée, elle n'est que le reflet de la difficulté,
l'insuffisance et l'incapacité de la part du comité national à
proposer un choix de société clair et qui tienne compte de toutes les
sensibilités… Ces représentants sont incapables de résoudre les
problèmes des sahraouis, comme elle ne fait que renforcer la montée
de l'égoïsme généralisé. On se retrouve alors dans la situation
d'immobilisme qui a caractérisé le Polisario depuis 1988».
Malgré cela, Mohamed Abdelaziz raconte à qui veut bien l'entendre,
que la direction du Polisario veut faire du douzième congrès, une
étape pour renouveler le Comité national. La direction veut adresser
un message aux jeunes Sahraouis qui ont déserté les campements en les
incitant à s'engager massivement sous les drapeaux de la RASD. Selon
un ex- commandant de bataillon qui a rejoint le Maroc en 2006, «La
majorité des jeunes générations n'a plus la volonté pour supporter
l'endurance et les entraînements trop durs au Sahara, ils sont
nombreux à déserter pour fuir carrément le service militaire».
L'actuelle direction veut renverser le point de vue de ces jeunes qui
considèrent que le pouvoir est confisqué par un comité national sans
visage, une sorte d'oligarchie politico-militaire qui <s'enrichit> de
jour en jour sur le dos des souffrances de la population des camps.
Un fond de commerce qui rapporte gros, si l'on s'en tient aux
derniers 'scandales' des aides humanitaires 'détournées' 'par Mohamed
Abdelaziz et la nomenklatura' qui tient le pouvoir à Tindouf.
Mohamed Abdelaziz risque-t-il de perdre sa place à la tête du
Polisario? Rien n'est moins sûr. Selon de nombreux observateurs, ce
12ème congrès permettra à Mohamed Abdelaziz de se maintenir au
pouvoir, malgré les critiques formulées à son encontre. Selon des
sources locales, Mohamed Abdelaziz a bien préparé son plan. Il va
déclarer lors de cette rencontre, qu'il ne va pas se représenter pour
le poste de Secrétaire général du Polisario, profitant de la lutte
intestine entre différents clans, ses partisans vont l'acclamer pour
être l'homme du rassemblement.
Un autre scénario plébiscite l'actuel chef de la délégation du
Polisario aux négociations sur le Sahara, Mahfoud Ali Beiba, qui fait
office de président du Parlement sahraoui, pour succéder à Mohamed
Abdelaziz. Selon Mohamed Talib, spécialiste du Sahara et membre du
Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), le
changement attendu à la tête du Polisario n'aura sûrement pas lieu.
La RASD reste un mouvement créé et soutenu par l'Algérie. Mohamed
Abdelaziz table sur le maintien du statu-quo à un moment où la
majorité de la population des camps en a assez d'attendre
indéfiniment. «Tant que l'Algérie aura besoin de Mohamed Abdelaziz,
ce dernier est sûr d'être maintenu à la tête du Polisario envers et
contre tous. Abdelaziz représente l'allégeance totale à l'Algérie»,
estime un fin connaisseur du dossier. Pour ceux qui ne le savent pas,
le chef des séparatistes avait fait son service militaire à l'APA
(armée populaire algérienne) et sa femme, Khadija Bent Hamdi n'est
tout autre que la fille du président du Parlement algérien.
Coup dur
Pourtant, il faut reconnaître que l'Initiative d'<autonomie> au
Sahara présenteé par le Maroc a créé une 'brèche' dans les thèses du
Polisario. Les instances onusiennes et des puissances internationales
se sont rendu compte que la proposition marocaine représente une
solution 'réaliste' à un conflit qui dure depuis plus de 30 ans.
Selon une 'source' sahraouie, quatre tendances vont se livrer une
bataille rangée pour avoir une place de choix dans les instances
dirigeantes lors du congrès.
Il y a d'abord les ténors, comme Mahfoud Ali Beïba, président du
Parlement. Il représente les tribus Takna, il est soutenu par le
pouvoir Algérien et il représente une alternative à la domination des
Rguibats représenteé par le 'clan' de Mohamed Abdelaziz. Selon
une 'source bien informée', au cas où Mahfoud Ali Beïba serait
propulsé secrétaire général du Front, Mohamed Abdelaziz hériterait du
poste de ministre de la défense.
Les Rguibats dont est issu Mohamed Abdelaziz, ont toujours été aux
commandes du Polisario, au détriment d'autres tribus comme les Takna,
dont est originaire Mahfoud Ali Beïba.
Selon Mohamed Talib : «La population des camps de Tindouf, souffre
depuis des années de l'attente interminable, Mohamed Abdelaziz,
incarne l'immobilisme et le statu-quo, alors que la proposition du
Maroc d'instaurer un pouvoir autonome au Sahara représente une
solution 'réaliste' au conflit».
L'élite sahraouie avait émis des doutes sur les résultats du 12ème
congrès. Parmi les 2.000 congressistes, 40 % sont des 'miliciens'
armés du Polisario, le front a été fondé depuis sa naissance sur le
modèle d'un parti unique paramilitaire calqué sur le modèle latino
américain. Les combattants ont toujours eu leurs mots à dire.
On remarque aussi la représentativité quasi nulle des sahraouis de
l'intérieur, seulement 28 congressistes parmi les 2.000. Selon
Mohamed Talib, le Polisario ne fait aucune confiance aux Sahraouis de
l'intérieur. Des figures comme Mohamed Moutawakil, Ali Salem Tamek ne
feront pas le déplacement. Seule Aminatou Haidar qui se trouve
actuellement à l'étranger pourrait assister au congrès, et ce, à
titre personnel.
Opposants
Même si Abdelaziz a bien goupillé son retour en force, il aura à
découdre avec une opposition de plus en plus féroce. Certains
opposants au Polisario étaient depuis des années à l'étranger, comme
El Khadir Ould Essalek Ould Ayade le frère de Mahjoub Salek El Jafaf,
du courant Khat Achahid. El Khadir faisait partie des sahraouis qui
étaient détenus au Maroc à Kelaât Megouna. Relâché, il a rejoint
Lahmada où il a été détenu par le Polisario pour ses idées en
désaccord avec la ligne politique de Mohamed Abdelaziz. Parmi les
revenants aussi on retrouve, Ahmed Ould Mustapha Essayed, le frère de
Bachir Mustapha Essayed qui était en exil au Canada.
L'opposition Sahraoui du Polisario se compose en fait de diverses
tendances. Elle comprend le groupe «Al Moustakbale Asahraoui»
(l'avenir Sahraoui), le courant «Khat Achahid» (La voie du martyr),
les intellectuels comme le poète Abdallah Ould Zoubair et quelques
radicaux comme l'ex-militaire Fedili Ould Baba.
Le courant Khat Achahid est le principal mouvement d'opposition, il
va lancer après le 12ème congrès un site Internet pour communiquer
ses positions officielles. Actuellement, le site qui porte le nom de
Khat Achahid est 'piraté par le Polisario'. À quelques jours du 12ème
congrès, celui-ci a annoncé que «les premières décisions de la
commission préparatoire ne sont qu'une édition de plus des méthodes
préparatoires des précédents congrès, qui consistent à décréter
l'état d'alerte et des lois martiales pendant la période préparatoire
de chaque congrès. Méthodes dont les premiers signaux ont été la
décision d'arrêt de la délivrance et la rénovation des passeports,
ainsi que le gel des demandes de visas, ce qui a provoqué des
conséquences néfastes, et des dommages considérables au sein des
réfugiés et de la diaspora sahraouie». Sur la base de ce qui précède,
Khat Achahid décide, d'accorder un délai au Front Polisario qui prend
fin à la clôture du congrès, et si les résultats de ce dernier n'ont
pas pris en considération ses revendications détaillées dans son
programme politique, Khat Achahid devrait annoncer sa rupture
politique définitive avec le Front Polisario, et n'arrêtera pas ses
efforts pour la recherche d'une solution juste au conflit du Sahara.
Quant à Al Moustakbale Assahraoui, ce mouvement est né au départ à
partir de l'expérience d'un journal édité par des jeunes activistes
Sahraouis. Après la sortie de six numéros, le journal a été interdit.
Il tirait à plus de 5.000 exemplaires. La majorité des journalistes
qui travaillaient au Ministère de l'information utilisaient les
moyens du ministère. Ils ont tous été limogés.
L'épouse de Mohamed Abdelaziz, Khadija Bent Hamdi, avait essayé de
les recruter en leur proposant de travailler pour le journal qu'elle
dirige, «Al Amal». Ils avaient refusé l'offre en bloc. Le groupe de
journalistes d' «Al Moustakbale Assahraoui» a commencé alors à
préparer un projet d'organe de presse indépendant avant de proposer à
une ONG espagnole de subventionner le projet, (ils avaient eu
l'accord pour le financement, mais la direction du Polisario était
intervenue auprès des espagnols pour annuler le financement). Parmi
les voix de l'opposition qui commencent à prendre forme dans les
camps et qui appellent à la révolution interne, un ex-militaire,
Fedili Ould Baba Oud Jouli de la tribu Rguibat Essawaed. Il appelle
ouvertement à prendre les armes contre le 'clan' de Mohamed
Abdelaziz. À l'origine de son mécontentement, une affaire personnelle
avec un membre du secrétariat national. La femme de Fedili avait été
violée par un membre du Secrétariat général et aucune sanction n'a
été prise à son encontre.
Dans cette configuration, les Algériens tentent de verrouiller le
congrès tout en essayant de rallier les refuzniks en faisant miroiter
de juteux contrats de contrebande de marchandises en tout genre. En
effet, depuis quelques mois, les services algériens s'activent dans
le nord de la Mauritanie, dans le no man's land et sur les routes qui
relient Zouirate à Lahmada. Selon une 'source bien informée', les
agents des services algériens opèrent sous la couverture de
commerçants ou de trafiquants de cigarettes et de carburant. Ils
circulent à bord de véhicules 4x4 de tout genre. Selon la même
source, une intense activité de la gendarmerie algérienne est
signalée aussi dans cette région. D'autant plus que l'armée
mauritanienne ne contrôle pas grand-chose dans une grande partie de
ce territoire. Les militaires algériens s'activent à contrôler tous
les mouvements en direction des camps de Lahmada en prévision de la
tenue du 12ème congrès du Polisario. Les services algériens veulent
intercepter toutes les tentatives externes de soutien aux opposants
de l'actuelle direction du Polisario. Ils sont chargés entre autres
de collecter des informations sur les déplacements des membres de
l'opposition qui se regroupent en Mauritanie depuis quelques semaines.
Selon un congressiste joint par téléphone, la direction du Polisario
a essayé d'intégrer au congrès tous les radicaux, afin de sortir avec
des amendements encore plus durs envers le Maroc. Par cette attitude,
le Polisario veut attirer plus de sympathisants et barrer la route à
toute initiative marocaine d'ouvrir un dialogue avec les opposants du
Polisario. Plusieurs mécontents ont été carrément achetés par
l'octroi de bons de produits alimentaires et de bons de carburants. À
l'ordre du jour des congressistes, figure essentiellement la question
de la capacité de combat des troupes. Cette question sera parmi les
points sensibles qui seront débattus. Le degré de préparation des
troupes au combat et l'impact du cessez-le-feu sur le moral des
troupes. Le document de l'évaluation de l'armée soumis au congrès
fait un bilan exhaustif des lacunes de «l'armée du Polisario» et
propose des solutions pour l'amélioration des capacités de combat.
Retour aux armes
Le congrès traitera de deux options: le cheminement vers la poursuite
des négociations qui ont débuté à Manhasset dans un climat de
dialogue serein ou le retour aux armes. Selon une source sahraouie,
il est fort probable que le congrès donne sa bénédiction aux faucons
du Polisario qui appellent à l'arrêt du processus de négociations et
l'exclusion des sahraouis qui appellent à une solution négociée avec
le Maroc. Cette attitude a été constatée à la veille du premier round
des négociations de Manhasset.
Bachir Mustapha Essayed, réputé faire partie du camp des modérés, a
été écarté de la délégation des négociations, son nom n'avait apparu
sur la liste des partants pour Manhasset qu'à la veille des
négociations. De l'aveu même d'un congressiste, avant même la clôture
du congrès, le contenu du communiqué final est déjà connu. Il tourne
autour de l'appel au retour aux armes et militent pour l'arrêt des
négociations. Le communiqué laissera le pouvoir de décision entre les
mains du Secrétariat général qui sera élu pour évaluer s'il y a
réellement des avancées lors des négociations de janvier à Manhasset
pour poursuivre le dialogue avec le Maroc. Sinon le choix du retour
aux armes s'imposera.
À chacun son Tifariti
Tifariti, est une commune rurale située à 50 Km de Smara et 90 Km de
Tindouf. Pendant le conflit armé, elle a été vidée de ses habitants
qui se trouvent en majorité à Smara. Depuis 1991 date du cessez-le-
feu après l'adoption du plan de règlement par les Nations Unies et
selon les arrangements techniques établis par la MINURSO, Tifariti a
été déclarée officiellement zone 'démilitarisée' et sans installation
civile.
Le Polisario a décidé d'y tenir le 12éme congrès, pour faire croire
qu'il s'agit d'un territoire libéré, le 11éme congrès ayant également
été tenu dans cette ville. La réaction du secrétaire général de l'ONU
était claire: Les manifestations organisées par le
Polisario : «constituent une 'violation' de l'accord militaire N°1»
et «contribuent à une exacerbation des tensions sur le terrain et
peuvent provoquer une détérioration de la situation le long du mur de
défense».
Le mois de juillet dernier le ministère de l'intérieur avait affecté
un caïd et une unité de Makhzen mobile dans une commune baptisée
Tifariti qui n'a rien à voir avec la 'vraie' Tifariti qui se trouve à
l'extérieur du mur de défense.
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1.5. AGENCES DE PRESSE INTERNATIONALES
http://fr.news.yahoo.com/afp/20071221/twl-algerie-sahara-maroc-france-
espagne-4bdc673_1.html
http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?art_cle=41344
http://afp.google.com/article/ALeqM5g6mrE4L-U_xDzkD8IqRCdxEDniSA
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?
art_cle=AFP03457saharcorame0
Sahara occidental: le Front Polisario menace de reprendre la guerre
contre le Maroc
ALGER (AFP) - Le Polisario a brandi vendredi la menace d'une reprise
de la guerre contre le Maroc, auquel il dispute depuis 1975 le Sahara
occidental, tout en appelant l'ONU, Madrid et Paris à obliger Rabat
d'accepter un référendum.
"Le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui
découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la
reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario, à l'issue
de son 12e congrès, à Tifariti, "en territoire libéré", que Rabat
considère comme une "zone tampon" après le cessez-le-feu en vigueur
depuis 1991.
Dans le but de la préparer à la guerre, le congrès a recommandé de
donner "la priorité à l'Armée populaire de libération sahraouie
(ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement
et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives".
Des négociations directes sous l'égide de l'ONU, dont deux rounds se
sont tenues en juin et août à Manhasset près de New York, doivent
reprendre du 7 au 9 janvier au même endroit.
Si le Polisario a affirmé dans la déclaration finale du congrès qu'il
prendra part à la troisième session des négociations directes à
Manhasset, il a émis "le voeu sincère que le Maroc ne laissera pas
passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive".
Le congrès a aussi souligné la "préoccupation" des Sahraouis
devant "l'attitude de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit
de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à
s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans
l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara
occidental".
"Le peuple sahraoui est déçu par l'inertie dont fait preuve la
Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au
Sahara occidental (Minurso) face aux violations systématiques des
droits humains par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés",
selon la déclaration finale du congrès qui a reconduit Mohamed
Abdelaziz à la tête du Polisario.
L'ONU peine, depuis 1992, à organiser un référendum
d'autodétermination dans cette ancienne colonie espagnole, un
territoire quasi désertique que se disputent depuis 1975 le Maroc et
le mouvement indépendantiste du Polisario, soutenu par l'Algérie.
Rabat préconise une large autonomie, sous souveraineté marocaine, du
Sahara occidental, tandis que le Polisario exige un référendum
d'autodétermination laissant aux Sahraouis le choix entre
l'indépendance, l'autonomie ou le rattachement au Maroc.
Estimant que l'Espagne, ancienne puissance coloniale au Sahara
occidental, avait "une responsabilité" dans ce conflit, le Polisario
lui "a rappelé ses responsabilités historique, morale et juridique
vis-à-vis de la décolonisation du Sahara occidental et du droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination".
Il a également "exhorté la France à jouer un rôle plus constructif à
même de contribuer à une solution juste et définitive au Sahara
occidental, plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de
fuite en avant et de rébellion contre le droit international".
Le Polisario a, maintes fois, critiqué l'attitude de la France et de
l'Espagne du gouvernement socialiste de José Luiz Rodriguez Zapatero,
jugée favorable aux thèses du Maroc.
La France "fait fi de la légalité internationale et fournit un
soutien inconditionnel à l'aventure coloniale marocaine au Sahara
occidental", tandis que l'Espagne affiche une position "de plus en
plus hostile aux droits légitimes du peuple sahraoui", avait affirmé
M. Abdelaziz, lors d'un discours devant les militants de son
mouvement, début avril.
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http://www.toutsurlalgerie.com/sahara-occidental-maroc-polisario-
guerre-2149.html
Sahara occidental : les Sahraouis prêts à une guerre de longue durée,
selon leur président
Par AFP le 21/12/2007 à 18:24
Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, a affirmé
vendredi le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, à l'issue du 12e
congrès de son mouvement qui a préconisé la reprise de la guerre en
cas d'échec des négociations avec le Maroc.
"Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, sans limites
dans le temps ou dans le nombre des batailles", a affirmé dans un
entretien à l'agence APS, M. Abdelaziz qui a été reconduit à la tête
du Polisario par le congrès.
Evoquant la prochaine session des négociations, du 7 au 9 janvier à
Manhasset près de New York, M. Abdelaziz a déclaré qu'il n'était "pas
très optimiste concernant un changement de la position du
Maroc". "Nous demandons donc à l'Onu d'exercer des pressions sur le
Maroc pour l'amener à se conformer à ses propres résolutions", a-t-il
ajouté.
Les deux premières sessions de ces négociations directes se sont
tenues en juin et août à Manhasset. "Les Sahraouis veulent tous
reprendre la lutte armée mais le Polisario continue de privilégier,
pour le moment, l'option diplomatique", a souligné M. Abdelaziz,
expliquant que "la priorité est à la solution pacifique et aux
négociations, mais celles-ci doivent être limitées dans le temps".
"Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons la
conviction que les choses n'avanceront pas, que le Maroc ne veut pas
d'une solution pacifique et que l'ONU aura échoué à faire aboutir le
processus de décolonisation du Sahara occidental", a-t-il précisé. Il
a ajouté qu'"après le prochain round des négociations à Manhasset,
nous ferons une évaluation du processus de paix et prendrons alors
les décisions qui s'imposent".
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http://www.map.ma/fr/sections/boite5/les_menaces_du_polis/view
Les "menaces" du Polisario: une éventualité suicidaire qui ne peut
être prise qu'à Alger (presse espagnole)
Madrid, 22/12/07-La presse espagnole minimise samedi les 'menaces' du
Polisario de reprendre les hostilités, qualifiant de suicidaire une
telle décision qui ne peut être prise, selon elle, qu'à Alger.
Une décision d'une telle ampleur se prend à Alger et non dans les
camps de Tindouf, estime le quotidien "El Pais".
Le journal "ABC" estime, pour sa part, qu'une telle éventualité
est "peu probable" et qu'elle est suicidaire.
De son côté, le journal "El Periodico" de Catalogne note que les
séparatistes ont à nouveau brandi ces menaces, après trois jours
de "confusion" autour de leur congrès.
Dernière modification 22/12/2007 16:04
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1.6. DÉSINFORMATION DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=474
Le XIIème congrès reconduit M. Mohamed Abdelaziz au poste de
Secrétaire général du Polisario
(Envoyés spéciaux)
Tifariti (territoires libérés), 20/12/2007 (SPS) M. Mohamed Abdelaziz
a été largement réélu jeudi avec 85% des 1.403 bulletins de vote
validés, selon les résultats annoncés en plénière, sous les
applaudissements des congressistes Secrétaire général du Front
Polisario.
Le secrétaire général sortant était seul candidat à ce poste, aucun
des plus de 1.700
congressistes ne s'étant présenté contre lui, alors qu'ils en avaient
tous le droit.
M. Abdelaziz avait appelé, dans une intervention, lundi devant les
congressistes à consacrer le principe de l'alternance, en adoptant un
amendement du règlement intérieur du Polisario, de façon à ce que le
premier responsable du mouvement ne puisse accomplir qu'un seul
mandat, non renouvelable.
Une proposition qui a été rejetée par les congressistes qui ont
souligné que le Front Polisario était avant tout un mouvement de
libération national, dont la priorité était la libération du
territoire nationale des mains de colonisateurs marocains.
Le congrès doit élire dans la soirée les 25 membres du Secrétariat
national, qui dirigera l'organisation entre deux congrès.
M. Abdelaziz dirige le Front Polisario depuis 1976, après la mort au
combat du premier secrétaire général et fondateur du Front Polisario,
El-Ouali Mustapha Sayed.
Le 12è congrès du Front populaire de libération de la Seguia el Hamra
et Rio de Oro (Polisario) a ouvert ses travaux vendredi dernier à
Tifariti (370 km à l'est d'El Aaiun, capitale occupée du Sahara
Occidental) et doit prendre fin jeudi soir par l'adoption d'une
déclaration finale et l'installation de la nouvelle direction du
Front. (SPS)
010/TFR/000 212000 DEC 07 SPS
------------->
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_769/PDF/Page06-
08.pdf
Ali Beïba pourrait prendre la tête du Polisario
Le Polisario tient son douzième Congrès du 14 au 18 décembre 2007 sur
la 'zone tampon' de Tifarity. La bonne nouvelle! Mohamed Abdelaziz
risque d'être évincé. Non pour cause de vieillesse, mais plus pour
les <accusations d'enrichissement personnel>, qui se font <de plus en
plus insistantes>. Les cadres et les jeunes du Polisario jugent que
le conflit mené
durant 30 ans par le "Leader" au nom du peuple sahraoui comme étant
un conflit 'fictif' entretenu <pour le compte de l'Algérie> et ne
servant <en rien> les intérêts des
Sahraouis. Les problèmes internes dans les camps de Tindouf ne sont
pas les seuls responsables de sa probable éviction, il y a aussi la
pression internationale.
Les Etats-Unis et plusieurs pays européens désirent voir un
renouvellement de la direction du Polisario pour donner un souffle
nouveau aux pourparlers entamés en juin 2007 entre le Maroc et
les 'séparatistes' sous l'égide de l'ONU autour de la question du
Sahara. Mahfoud Ali Beïba, chef de la délégation du Polisario aux
négociations de Manhasset est déjà donné comme favori pour la
succession à Mohamed Abdelaziz. Mahfoud Ali Beïba incarne, en effet,
l'espoir de voir le dossier évoluer vers un règlement tant attendu
par la population 'séquestrée' des camps de Tindouf.
Comme à chaque Congrès du Polisario, l'armée marocaine redéploie ses
forces sur les frontières pour parer à toute éventualité. Ce qui
explique le mouvement militaire inhabituel dans les 'régions du sud'.
----------------------->
http://www.aujourdhui.ma/nation-details58264.html
Mahfoud Ali Beiba donné favori pour succéder à Mohamed Abdelaziz
Mahfoud Ali Beiba donné favori pour succéder à Mohamed
AbdelazizMahfoud Ali Beiba, chef de la délégation du Polisario aux
négociations sur le Sahara, est donné largement favori pour occuper
le poste de secrétaire général du Polisario, en remplacement de
Mohamed Abdelaziz.
Le 12ème congrès du Polisario, prévu du 14 au 18 décembre prochain à
Tifariti, signera la fin politique de Mohamed Abdelaziz, indiquent
des spécialistes des affaires polisariennes. Les pronostics qui
courent dans les camps de Tindouf donnent l'actuel chef de la
délégation du Polisario aux négociations sur le Sahara, Mahfoud Ali
Beiba, largement favori pour occuper le poste de secrétaire général
du Polisario.
Le changement attendu à la tête du mouvement 'séparatiste' créé et
soutenu par l'Algérie intervient alors que Mohamed Abdelaziz est
vivement critiqué pour l'obstination de son 'clan' à maintenir le
statu quo de l'affaire au moment où la majorité de la population de
Tindouf est pour une solution qui lui permettrait de 'regagner la
mère patrie' et pouvoir y vivre 'paisiblement'. Le SG sortant a
d'ailleurs prêté le flanc à une véritable volée de bois vert en
raison de son inaction sur un dossier qui a pourtant connu une
évolution notoire, notamment après la présentation par le Royaume de
l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'<autonomie>
au Sahara. En lieu et place de la politique du statu quo voulue par
Mohamed Abdelaziz, Mahfoud Ali Beïba incarne une alternative et une
promesse de voir le dossier évoluer vers un règlement tant attendu
par la population 'séquestrée' dans les camps de Tindouf. «Il est
fort attendu que la bataille rangée que se livrent le camp de Beïba
et celui de Mohamed Abdelaziz soit tranchée en faveur du premier»,
atteste Mohamed Talib, membre du Conseil royal consultatif pour les
affaires sahariennes (Corcas). «La population dans les camps de
Tindouf en a assez de l'immobilisme incarné par Mohamed Abdelaziz»,
certifie-t-il, en rappelant que le SG sortant «n'a pas su accompagner
l'évolution qu'a connue le dossier du Sahara», dans une référence à
l'offre d'autonomie, qui a été plébiscitée par l'ensemble de la
communauté internationale en raison de son
caractère «raisonnable», «sérieux» et «crédible». L'émergence de
Mahfoud Ali Beïba, en tant que nouveau leader du Polisario,
intervient dans un contexte où de plus en plus de voix s'élèvent pour
revendiquer la règlement du conflit.
L'Algérie, qui s'est jusqu'ici cramponnée à sa position 'hostile' à
la 'souveraineté territoriale' du Royaume, a donné pour sa part le
ton de ce changement. Le ministre algérien des Affaires étrangères,
Mourad Medelci, a déclaré, au terme d'un entretien avec son homologue
français, Bernard Kouchner, vendredi dernier à Paris, que «les points
de vue de la France et de l'Algérie (sur la question du Sahara) ne
sont pas aussi divergents qu'ils ne paraissent».
Le chef de la diplomatie algérienne a également exhorté les parties
en conflit à «poursuivre», voire «intensifier», les échanges en
perspective de la sortie de crise. Selon des observateurs, l'Algérie
serait, par ailleurs, pour beaucoup dans la montée de Mahfoud Ali
Beïba sur le devant de la scène politique du Polisario.
La préférence pour Ali Beiba paraît d'autant plus vraisemblable que
le pouvoir algérien veut installer un équilibre de leadership entre
les tribus en place. Les Rguibat, dont est issu Mohamed Abdelaziz,
ont toujours été aux commandes du Polisario, au détriment d'autres
tribus comme «Tekna», dont est originaire Mahfoud Ali Beïba. Ce
dernier, qui préside le 'soi-disant' Parlement du Polisario, a de
fortes chances de sortir vainqueur de l'échéance du 14 décembre, à
l'opposé d'un Mohamed Abdelaziz resté chevillé à une
logique «belliqueuse» qui n'intéresse plus personne.
Le 27-11-2007
Par : M'Hamed Hamrouch
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