*****PAGE SPÉCIALE DU CONGRÈS****** http://www.rasd-state.ws/12congreso.htm *****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005**** http://www.arso.org/intifadalistpris.htm S O M M A I R E 1. CONGRÈS FRONT POLISARIO 1.1. PRESSE SAHRAOUIE-DÉCLARATIONS ET TRAVAUX - SPS (21-XII-2007): Les hostilités risquent de ''reprendre'' en cas d'échec des négociations, averti le Polisario - SPS (21-XII-2007): Clôture vendredi du 12è congrès du Front Polisario à Tifariti - SPS (21-XII-2007): Le congrès élit les 25 membres du Secrétariat national 1.2. PRESSE MAROCAINE-FANTAISIES DU MAKHZEN-NOUVELLE MÉNACE D'INVASSION - LE JOURNAL HEBDO: Entretien avec Khadija Mohsen-Finan, chercheur a' l'IFRI et enseignant a Sciences-Po a' Paris: la menace de Abdelaziz révèle la rhétorique et le conflit du Sahara occidental est dans une situation de 'ni vainqueur ni vaincu - ASM (21-XII-2007): Lettre de félicitation à Mohamed Abdelaziz - TEL QUEL (No. 303): Réda Taoujni. Tifariti, bis repetita - MAROC HEBDO (No. 772 ): Bons baisers de Tifariti - LA VIE ÉCONOMIQUE (21-XII-2007): Petites victoires, grands espoirs - LA GAZETTE DU MAROC (No. 555): 12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO : Le chant du cygne - LA GAZETTE DU MAROC (No. 555): 12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO : Un congrès sous haute tension 1.3. PRESSE ALGÉRIENNE - HORIZONS (22-XII-2007): A quoi joue le Maroc? Le Maroc qui ne sait plus camoufler les camouflets qu'il subit au Sahara Occidental, risque d'ensabler tout le Grand Maghreb - EL WATAN (22-XII-2007): Lutter pour exister - LE SOIR D'ALGÉRIE (22-XII-2007): LA REPRISE DE LA LUTTE ARMÉE SERA TRANCHÉE DANS SIX MOIS. Le Front Polisario donne une nouvelle chance à une solution négociée - EL WATAN (22-XII-2007): À l'issue de son 12e congrès tenu en territoires libres. Le Polisario menace de reprendre la guerre - EL MOUDJAHID (22-XII-2007): Clôture, hier, des travaux du 12e congrès du Front Polisario Le Polisario décide la "reprise des hostilités militaires" en cas d'échec des négociations - LE JOUR D'ALGÉRIE (22-XII-2007): Reprise des actions armées en cas d'échec des négociations - LE QUOTIDIEN D'ORAN (22-XII-2007): En cas d'échec des négociations Les Sahraouis prêts à la guerre - LIBERTÉ (22-XII-2007): Le Front Polisario décide à la fin de son douzième congrès. "Reprise de la lutte armée en cas d'échec des négociations" - LE JEUNE INDÉPENDANT (22-XII-2007): Le XIIe congrès reconduit Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario: La balle renvoyée dans le camp marocain - LE JOUR D'ALGÉRIE (22-XII-2007): Mohamed Abdelaziz reconduit - LA TRIBUNE (22-XII-2007): Le Polisario reconduit Abdelaziz et envisage l'option militaire - EL MOUDJAHID (22-XII-2007): Mohamed Abdelaziz réélu SG du Front Polisario 1.4. PRESSE FRANCO-ARABE DU LOBBY PRO MAROCAIN - MAP (22-XII-2007): Les "voix" élevées au "Congrès" de Gjijimat sont celles qui "souffrent le plus" dans les camps de Tindouf (Al Hayat) - JEUNE AFRIQUE (9-XII-2007): Le Maroc lance sa « paix des braves » 1.5. AGENCES ET PRESSE INTERNATIONALES - AFP (21-XII-2007): Sahara occidental: le Front Polisario menace de reprendre la guerre contre le Maroc - AFP (21-XII-2007): Sahara occidental : les Sahraouis prêts à une guerre de longue durée, selon leur président - MAP (22-XII-2007): Les "menaces" du Polisario: une éventualité suicidaire qui ne peut être prise qu'à Alger (presse espagnole) 1.6. DÉSINFORMATION DU MAKHZEN - SPS (20-XII-2007): Le XIIème congrès reconduit M. Mohamed Abdelaziz au poste de Secrétaire général du Polisario - MAROC HEBDO (No. 769): Ali Beïba pourrait prendre la tête du Polisario - AUJOURD'HUI LE MAROC (27-XI-2007): Mahfoud Ali Beiba donné favori pour succéder à Mohamed Abdelaziz =========================================================== SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/ SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS: http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/ SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL: http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/ NEW!!! SAHARA-INFO ARABE http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi =========================================================== 1. CONGRÈS FRONT POLISARIO 1.1. PRESSE SAHRAOUIE-DÉCLARATIONS ET TRAVAUX http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=477 Les hostilités risquent de ''reprendre'' en cas d'échec des négociations, averti le Polisario Tifariti (territoires libérés), 20/12/2007 (SPS) Le Polisario annonce qu'il prendra part au troisième round des négociations directes qui auront lieu du 07 au 09 janvier prochain à Manhasset, mais avertit qu'en cas d'échec de ces pourparlers "les hostilités risquent de reprendre", formulant le souhait que le Maroc "ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive". Les négociations "ne peuvent s'éterniser et constituer une fin en soi au service de desseins coloniaux que les sahraouis ne sauraient accepter", selon la déclaration finale du XII ème congrès du Polisario, clôturé vendredi à Tifariti. A cet égard, le congrès appelé la nouvelle direction à procéder à une "évaluation exhaustive" de ces négociations, d'en tirer les conclusions qui s'imposent et de prendre "les mesures et décisions appropriées en défense des droits légitimes de notre peuple à l'indépendance". Les 1750 congressistes réunis depuis jeudi dernier dans cette localité libérée en mars 1979 par les forces armées sahraouies, l'existence d'un Etat sahraoui "contribuera à l'avènement de la paix et ne manquera pas de consolider un dialogue équilibré et une coopération solidaire entre les deux peuples frères, sahraoui et marocain". Les Nations Unies et le Conseil de sécurité ont été interpellé par les Sahraouis pour jouer pleinement leur rôle et d'assumer leur responsabilité en exerçant les "pressions" et en appliquant "les sanctions" qui s'imposent sur le Maroc pour "mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines tentatives, visant à imposer des pseudo solution en totale contradiction avec le droit international". Considérant que le Maroc "continue à réprimer et à s'acharner contre les populations civiles dans les territoires occupés et au sud du Maroc" et y imposer "un siège permanent et un blocus militaire et médiatique", la déclaration a appelé à l'arrêt de ces violations systématiques des droits humains" (…) "du pillage et bradage des ressources naturelles sahraouies, la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, et de faire toute la lumière sur le sort de plus de 500 civils disparus et 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc". Il en outre condamné "l'inertie" de la MINURSO "face aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés". Le Congrès a rappelé à l'Espagne "ses responsabilités" historique, morale et juridique vis à vis de la décolonisation du Sahara Occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et lui lance un appel pour "les assumer pleinement". Pour sa part, le France est appelée à jouer un "rôle plus constructif "à même de contribuer à une solution juste et définitive du Sahara Occidental, "plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international", Le XIIème Congrès du Front Polisario lance un appel à tous les sahraouis pour consolider l'unité nationale, amplifier la lutte pour déjouer tous les complots, faire preuve de responsabilité et se tenir fin prêts, aujourd'hui plus que par le passé, à affronter les défis et dangers, tout en étant prêt à toutes les éventualités. Les travaux du Congrès ont été sanctionnés par l'adoption d'un règlement intérieur du Front POLISARIO, d'un programme d'action national qui définit la stratégie et les axes du travail à accomplir dans le futur, notamment dans les domaines militaire, politique et autres, en accordant la priorité à l'armée de libération populaire sahraouie, au renforcement des structures politiques, au soutien de l'Intifada de l'indépendance, et la reconstruction des territoires sahraouis libérés, la solution des déficiences et insuffisances en plus de la consolidation du travail diplomatique, de l'information et la consolidation des institutions de l'Etat sahraoui. Outre l'adoption de plusieurs recommandations, le Congrès a adressé plusieurs lettres à des chefs d'Etat et de Gouvernement, à des forces politiques et des organisations internationales à travers le monde. (SPS) 010/TFR/000 211103 DEC 07 SPS -------------> http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=481 Clôture vendredi du 12è congrès du Front Polisario à Tifariti (Envoyés spéciaux) Tifariti (territoires sahraouis libérés), 21/12/2007 (SPS) Le 12è congrès du Front Polisario à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, apris fin vendredi, après huit jours de travaux, par l'adoption d'une déclaration finale et l'installation d'une nouvelle direction du mouvement de libération sahraoui. Un plan d'action national et une série de résolutions ont été également entérinés par les 1.725 congressistes, réunis depuis le 14 décembre. Jeudi soir, M. Mohamed Abdelaziz a été réélu, à une large majorité, secrétaire général du Front Polisario, obtenant 85% des 1.403 bulletins de vote validés, d'après les résultats annoncés en plénière. Les congressistes ont également élu 25 des 41 membres du Secrétariat national, en deux tours. L'opération de vote et le dépouillement des bulletins ont duré jusqu'à tard dans la nuit de jeudi à vendredi. Les seize membres du Secrétariat national à compléter compte douze représentants des territoires occupés, les dirigeants des trois organisations de masse sahraouies (jeunesse, femmes et travailleurs) et le secrétaire général du Front. Le 12è congrès du Front populaire de libération de la Seguia el Hamra et Rio de Oro (Polisario) à Tifariti (370 km à l'est d'El-Aaiun, capitale occupée du Sahara occidental) a vu la participation de plus de 250 invités étrangers des quatre coins du monde, qui ont réitéré leur soutien ferme à la lutte du peuple sahraoui pour sa liberté. (SPS) 010/TFR/000 211306 DEC 07 SPS ------------> http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=479 Le congrès élit les 25 membres du Secrétariat national (Envoyés spéciaux) Tifariti (territoires libérés), 21/12/2007 (SPS) Le XIIème congrès du Polisario a élu jeudi, tard dans la soirée, les 25 membres du Secrétariat national, la plus haute instance politique dirigeante entre deux congrès. Cinq nouveaux membres ont été élus au cours de ce scrutin de deux tours, entamé mercredi soir simultanément avec le poste de Secrétaire général de l'organisation. Voici à présent la liste de membres de ce nouveau Secrétariat national : -Hama Salama -Mhamed Khadad -Mahfoud Ali Beiba -Brahim Ghali -Bechir Moustafa Sayed -Abdelkader Taleb Oumar -Brahim Ahmed Mahmoud -Boukhari Ahmed -Abdallahi Lehbib -Khatri Addouh -Mohamed Lamine Bouhali -Hamdi Begay -Mohamed Salem Ould Salek -Salem Lebsir -Mansour Oumar -Mohamed Lamine Ahmed -Bouchraya beyoun -Mohamed Sidati -Khadija Hamdi (nouveau) -Taleb Ami Deh (nouveau) -Khalil Sid Mhamed (nouveau) -Moustapha Mohamed Ali Bechir (nouveau) -Aliyen Kentaoui -Mohamed Lamine Dedi (nouveau) -Hamma Malou (nouveau) (SPS) 010/TFR/000 211155 DEC 07 SPS >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 1.2. PRESSE MAROCAINE-FANTAISIES DU MAKHZEN-NOUVELLE MÉNACE D'INVASSION LE JOURNAL HEBDO 22-XII-2007 Entretien avec Khadija Mohsen-Finan, chercheur a' l'IFRI et enseignant a Sciences-Po a' Paris: la menace de Abdelaziz révèle la rhétorique et le conflit du Sahara occidental est dans une situation de 'ni vainqueur ni vaincu Q - Pourquoi le POLISARIO tient il médiatiser la tenue de son congres a' Tifariti? R - Pour le Front POLISARIO la tenue de son congre annuel est traditionnelle. Elle lui permet de montrer a' la communauté' internationale que ce mouvement reste un acteur des relations internationales qui n'a pas capitula' et qui n'est pas disparu de la scène internationale. Cela est d'autant plus nécessaire aujourd'hui que tous les discours tenus sur ce conflit portent sur l'<autonomie> du Sahara comme si le Maroc était le vainqueur de cette guerre et qu'il avait réussi a' éliminer son adversaire le Front POLISARIO, ce qui est inexact. Q – Pourquoi a' Tifariti? R – Tifariti est un lieu tout a' fait symbolique car le Front POLISARIO considère qu'il a libéré ce territoire, tout comme Bir Lahlou, deux point d'eau qu'il contrôle et qui constituaient le début de la libération de l'ensemble du territoire. Le mouvement s'inscrit ici, a' son tour, dans une logique de victoire, tout comme le Maroc lorsqu'il parle de la mise en place de l'<autonomie> comme si cela était un fait acquis. La difficulté a' mettre un terme a ce conflit a' mettre un terme a' ce conflit réside bien dans le fait qu'au terme de plus de trois décennies, il n'y a ni vainqueur ni vaincu. La visée finale de la guerre comme dit Clausewitz n'est pas de détruire physiquement un adversaire mais briser sa volonté politique. Dans le cas du Sahara les deux volontés antagonistes sont bien présentes, d'où la surenchère de chacun de acteurs a' faire croire qu'il est dans un début de victoire. Q - Pourquoi le Marocains contestent-il la tenue par le POLISARIO de son congres a' Tifariti? R - Pour le Marocains, la mise en avant de Tifariti n'a pas le même sens. Depuis quelques années, alors que Washington considère la bande Sahelienne qui va de l'Atlantique jusqu'au Tchad constitue une bande arrière pour des éléments d'Al Qaeda, Rabat abonde dans ce sens en mettant en avant les connexions entre trafiquant, jihadistes et Saharouis du Front POLISARIO dans un espace qui n'est pas contrôle par les Etats de la région et qui peut inclure les points d'eau de Tifariti et Bir Lahlou. Q- Ces connexions sont-elles fondées? R- En réalité, si les connexions ne sont pas a' exclure, le caractère politique qu'on leur prête n'est pas toujours vérifié. Ces derniers mois, enquête et démantèlement de réseaux ont pu mettre a' jour des liens pouvant exister entre ces group et notamment l'implication de Saharaouis dans le contrebande de tabacs, en revanche, les liens entre Saharouis et Jihadistes ne sont pas avérés. Au surplus, en se référent a' Tifariti, le Front POLISARIO montre qu'il y un autre Sahara que celui contrôle par le Maroc et qui pourrait constituer une autonomie sous souveraineté marocaine. Un Sahara ou' il se déploie a' sa guise, comme durant les cinq premières années du conflit (1975- 1980) ou' malgré la disproportion des forces militaires, la Front POLISARIO a tout de même inflige des revers important a' la Mauritanie, alors impliquée dans le conflit et aux FAR. Il tirait alors sa supériorité de sa maitrise du terrain. Q- Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui? R- Aujourd'hui il n'est pas tout dans le même posture. Il a un problème de territorialité, n'a pas de projet politique a' offrir en dehors de l'autodétermination et n'a plus le monopole de la représentativité de Saharaouis. Ce qui brulent les drapeaux marocains à El Aaiun et qui revendiquent l'autodétermination ne vont pas grossir ses rangs. Par ailleurs, la menace de Mohammed Abdelaziz de reprendre les armes révèle a' mon sens de la rhétorique, car il n'a aucunement le moyen de conduire une guerre. D' une part, il lui faut l'aval d'Alger qui n'est probablement dispose a' engager une guerre 'a son voisin et d'autre part on peut se demander sur quel territoire pourrait être conduite cette guerre. Depuis la construction des 6 murs de défense par le Maroc dans le années 1980, la guérilla chère au Front POLISARIO n'est plus possible. Il peut ouvrir des brèches mais cela n'est pas très médiatique. L'option militaire n'est donc plus possible, le conflit qui perdure depuis plus de trente ans ne peut que se dérouler sur le terrain politique. Q - Et sur le plan politique, quels sont les atouts dont dispose aujourd'hui le POLISARIO? R- Sur ce terrain, le Front POLISARIO a pue de ressources a' offrir pour séduire ses sympathisants et la communauté internationale. Sans compter que ces dix dernières années, les Marocains ont fait un travail de lobbying considérable aux Etats-Unis. Pour autant, il n'a pas disparu en tant que acteur de ce conflit, malgré la disproportion des forces et continue de bénéficier de l'appui d'Alger. Il bénéficie aussi d'une large sympathie de l'opinion publique espagnole. On voit donc que s'il continue d'exister, il a perdu une grande partie de son influence et ne constitue pas une force de proposition quant a' une sortie de la crise. Q- Le CORCAS est plus que jamais inutile, A quoi cela est-il du? R- Le CORCAS avait pour objet de montrer que les Saharauis, tous les Saharaouis étaient impliques dans une recherche de sortie du conflit dans la réflexion sur le type d'<autonomie>à proposer aux Nations Unies. Toutefois, il ne prenait en compte l'identité politique des Sarahouis. Il se referait plutôt au Sahara comme espace géographique. En outre, il faisait coexister des éléments de l'ancienne élite dans la quelle les jeunes ne se reconnaissent plus. Ce mélange des genres dans la définition du Saharaoui, entre anciennes élites et jeunes ayant foi dans la mise en place de cette autonomie, n'a visiblement pas fonctionné. Dans le cas de la mise en place d'une autonomie, les élites qui auront a' négocier le pouvoir local avec Rabat restent a' définir. Leur rôle est naturellement fondamental car c'est avec eux que la monarchie va redéfinir le pacte national, en prenant en compte des identités plurielles. -----------------> ASM (21-XII-2007) Lettre de félicitation à Mohamed Abdelaziz El Aaiun 21 décembre 2007 A l'aimable attention de notre frère et compatriote Mohamed Abdelaziz Secrétaire Général dudit "Front Polisario" Objet : "Félicitation" Cher compatriote, Suite à votre réélection 'sans surprise' au poste de Secrétaire Général dudit mouvement 'séparatiste' Front Polisario, un 'prétendu' poste que vous occupez depuis 1976 'grâce au régime militaire algérien', vos frères de l'Association le Sahara 'Marocain' vous présentent quand même leurs félicitations 'les plus sincères' et prient Dieu le tout puissant qu'il vous ramène à la raison vous et vos amis de la direction de ce mouvement. L'Association le Sahara Marocain vous souhaite ainsi qu'à votre mouvement l'échec politique sur tout les plans et prie une autre fois Dieu le tout puissant qu'il aide les sahraouis 'marocains', sahraouis algériens, sahraouis mauritaniens et sahraouis maliens à se 'libérer' de la 'séquestration' dont ils sont victimes dans les camps de Tindouf en Algérie afin qu'ils puissent 'regagner' leurs pays et vivre paisiblement au sein des leurs. L'ASM et avec elle surement tout le peuple marocain vous sont reconnaissants pour la mosquée que vous souhaitez bâtir au sahara 'marocain' à Tifarity et pour laquelle vous avez 'soi-disant' posé la première pierre aujourd'hui. Nous saisissons cette occasion pour vous informer que l'ASM a décidé de prendre en charge la construction et l'aménagement de cette mosquée qu'elle nommera aussitôt finie et après autorisation du souverain du Maroc, Mosquée Mohammed VI. Nous vous informons que l'ASM organisera une 'marche populaire' vers Tifarity à partir du 27 janvier prochain et dans l'espoir de pouvoir vous y inviter un jour faire la prière du vendredi à la Mosquée Mohamed VI aussitôt que nous ayant fini sa construction, veuillez agréer, Cher compatriote et Secrétaire Général dudit Front Polisario, l'expression de nos respects les plus modestes. Signé : Les membres de l'ASM ---------------> http://www.telquel-online.com/303/semaine_maroc_303.shtml Réda Taoujni. Tifariti, bis repetita Le président de l'Association le Sahara 'marocain' (ASM) prévoit à nouveau de marcher sur Tifariti, le 27 janvier prochain. Réda Taoujni n'en est jamais qu'à sa troisième tentative, après deux marches reportées "à la demande de l'ambassade des Etats-Unis à Rabat", selon lui. "Cette fois-ci rien ne nous fera changer d'avis. D'ailleurs, les autorités marocaines se disent même prêtes à nous faciliter la tâche", nous a expliqué Réda Taoujni. Une fois sur place, ce sera camping pour tout le monde : "Nous allons installer des campements permanents pour les populations locales et tous les 'Marocains' qui souhaiteront s'y rendre". ----------------------> http://www.maroc- hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_771/html_771/edito.html Bons baisers de Tifariti L'ÉDITORIAL de Mohamed Selhami En fait, chacun sait que le va-t-en guerre du Polisario est un bluff diplomatique. C'est en somme la marionnette-Polisario actionnée par Alger qui veut se faire épouvantail. 'Alger' nous nargue, encore une fois. Ses gouvernants 'organisent' le Congrès du Polisario, du 14 au 18 décembre 2007, sur 'notre' territoire, à Tifariti, au pied du mur de 'sécurisation' du Sahara 'marocain'. Cette manœuvre 'algérienne' est doublement dangereuse aussi bien dans son essence que dans son timing. Les deux facteurs se rejoignent, d'ailleurs, dans la distorsion du temps d'un conflit prémédité qui perdure. Le calendrier d'abord. Ce congrès arrive à quelques semaines du troisième round de négociations entre le Maroc et le Polisario, fixé au 7, 8 et 9 janvier 2008, toujours à Manhasset, aux États Unis, en présence d'une 'tutelle algérienne' beaucoup trop intéressée. Cette proximité de date ne peut pas échapper aux moins regardants des observateurs. Il s'agit bel et bien d'un travail de forcing pour peser sur le dialogue en cours sous l'égide de l'ONU. Le Polisario, <sous l'impulsion de l'Algérie>, entend donner une consistance à son absence d'existence. Une manière de dire à Monsieur Ban Ki-moon, "nous voilà tels que nous sommes en congrès, gesticulants, vociférants et même menaçants". Le Polisario, via Alger, compte bien que le message de Tifariti parviendra à New York. La poste restante algérienne au siège de l'ONU transmettra. Les diplomates étrangers associés aux négociations de Manhasset apprécieront, en leur âme et conscience… et leur sens diplomatique de discernement. À Tifariti, le Polisario algérien veut être plus convaincant pour paraître plus existant. Il brandit, une fois de plus, le retour à la lutte armée. Dieu soit loué; nous voilà sous l'emprise d'une déclaration de guerre dans 'nos provinces du Sud' et peut-être même sur l'ensemble de 'notre' territoire national. C'est à croire que le Maroc tremble sur ses pieds séculaires de Tanger à La Güera. On ne serait pas loin, suite à cette annonce belliqueuse, d'un état d'exception; d'un état de siège et de mobilisation générale. S'il en était ainsi, les chancelleries qui ont pignon sur rue et sur toutes les informations en auront passé un mot à leurs hiérarchies et à leurs touristes. En fait, chacun sait que le va-t-en guerre du Polisario est un bluff diplomatique. C'est en somme la 'marionnette-Polisario' actionnée par Alger qui veut se faire épouvantail; à l'image de la grenouille veut se faire se fait plus grosse que le bœuf, comme dans la fable de Jean de la Fontaine. Le mardi 11 décembre 2007, Alger-la-blanche était maculée de sang de victimes innocentes, suite à des attentats terroristes. La nation algérienne est en deuil. "Le monde civilisé", sans frontières et sans connotation rétrospectivement péjorative, a manifesté sa condamnation de cet acte 'odieux'. Le Maroc n'a pas manqué à l'appel de cet élan de solidarité humain, d'abord, politique, ensuite. Le Maroc n'a pas pour autant compris la 'fixation' d'Alger 'à son égard', au point de vouloir <l'amputer> du tiers de <son> territoire. Telle une réponse du berger à la bergère, les deux chambres du Parlement marocain, réunis en congrès, le mercredi 12 décembre 2007, n'ont pas fait qu'un effet de manche diplomatique. Elles ont explicitement qualifié de 'sabotage' <programmé par l'Algérie> des prochaines négociations de Manhasset. En substance, et pour tout dire, le Maroc en appelle à ce que le baril de pétrole à 100 dollars profite, d'abord, au peuple algérien; et, pourquoi pas, à une intégration économique maghrébine, aux intérêts mutuels bien compris. C'est uniquement dans cet espace régional que la fausse affaire du Sahara sera soluble. -----------------> http://www.lavieeco.com/Edito/petites-victoires-grands-espoirs Petites victoires, grands espoirs Plutôt qu'un signe de force, il faut voir dans les 'provocations' et 'gesticulations' du Polisario un 'désarroi manifeste'. Il est en train de perdre du terrain et ne sait pas comment renverser la vapeur. Après avoir tenu un Congrès à Tifariti, en plein territoire 'marocain', sous le regard plutôt passif de l'Onu, voilà que le Polisario se met en tête de déplacer ses camps de Tindouf vers cette région. Voilà encore le Polisario qui 'menace' de prendre à nouveau les armes en 2009. Voilà encore le Polisario qui s'agite et crie fort. Dans l'esprit du citoyen marocain lambda, les questions fusent. Que fait le Maroc ? Pourquoi cette inertie ? Pour bien comprendre cette attitude, il faut lire les 'gesticulations' du mouvement 'séparatiste' autrement. Si le Polisario se démène autant, c'est qu'il est en train de 'perdre du terrain'. La fougue de ses «cavaliers» s'est émoussée, la belle unité de ses dirigeants 'se fissure' et les malheureux citoyens «polisariens» de Tindouf, qui vivent dans une 'misère sans nom', sont fatigués d'entendre les mêmes promesses, les mêmes litanies à propos d'un Etat 'virtuel', 'artificiellement' soutenu, qui n'a ni raison d'être ni avenir, et dont le passé relève plus d'un 'accident' de l'histoire que de l'histoire 'elle-même'. Il est navrant de constater que ce mouvement, qui ne rate pas une occasion de crier au manque de démocratie au Maroc, a 'tenté' de s'en prendre à un 'journaliste' de la chaîne Al Jazeera - pourtant peu tendre avec le Maroc - parce qu'il avait osé parler de la probabilité d'un «effritement du Polisario». Ça ne vole pas très haut tout ça, ce sont des méthodes de 'voyous'. Les explications à cette 'fébrilité' et à ces 'gestes de provocation' sont à chercher dans trois causes. L'une conjoncturelle, liée à l'approche des négociations avec le Maroc, qui se tiendront début janvier: des tentatives de déstabilisation morale qui ne trompent plus personne. Les deux autres sont structurelles et très importantes. La première est celle de la 'défection' d'un 'nombre important' de militants qui tournent le dos à la 'chimère' saharienne, et l'une des craintes du Polisario est que ce mouvement ne fasse boule-de-neige. La seconde est que, depuis quelques mois, le Maroc a abandonné sa passivité. Il rend coup pour coup, accusations contre accusations, procès contre procès, intox contre intox. Il use des mêmes armes et réussit mieux que son adversaire. Le Polisario était habitué à occuper largement le terrain de la diplomatie. Il se retrouve aujourd'hui malmené en interne et décrédibilisé en externe. Pour le Maroc, cela ne fait pas forcément gagner une guerre sur le court terme, mais plusieurs petites batailles arrachées sont un gage de succès sur le long terme Fadel agoumi Publié le : 21/12/2007 >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 1.3. PRESSE ALGÉRIENNE http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#1 A quoi joue le Maroc? Le Maroc qui ne sait plus camoufler les camouflets qu'il subit au Sahara Occidental, risque d'ensabler tout le Grand Maghreb Fort de la complicité «calculée» de certaines puissances membres du Conseil de sécurité, guidées par leurs marchands d'armes, le Royaume affiche clairement à l'approche du 7 janvier, date du début du troisième round des négociations à Manhasset, près de New York, conformément à la résolution 1754 du Conseil de sécurité de l'Onu, adoptée en avril dernier, avec le Front Polisario, ses intentions. Aidé par un apport financier saoudien, il continue à se surarmer. Dans un rapport soumis mardi dernier au Congrès, le Pentagone fait part de la volonté du Palais royal d'acquérir 24 avions de chasse de type F-16, des équipements et des services associés pour une valeur totale de 2,4 milliards de dollars. Comme pour ne pas irriter les autres capitales de la région, l'Agence américaine de coopération en matière de défense et de sécurité (Defence Security Cooperation Agency, DSCA), habille cette transaction du sceau de la lutte contre … le terrorisme et du besoin du Maroc en matière d'auto-défense ! Rabat, qui a habitué depuis 1975 les Marocains et maghrébins dans ses fuites en avant et autres volte-face, ne semble pas prendre au sérieux la menace du Polisario de reprendre les armes dès l'été prochain si les négociations échouent. Khalid Naciri, le ministre de la Communication, qualifie même cette éventualité d'«irresponsable». «Cette menace irresponsable ne changera rien au cours des choses car la communauté internationale a déjà pris position en faveur du projet marocain d'une large autonomie dans les provinces du sud du royaume», dit-il sans préciser l'identité de cette communauté internationale. «La menace de guerre est une déclaration démagogique», croit savoir Khelli Henna Ould Errachid, le président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), une instance regroupant des notables sahraouis pro-marocains. Autant de propos qui sonnent comme une fin de non recevoir à la détermination des Sahraouis exprimée par le premier d'entre eux, M. Mohamed Abdelaziz, à l'issue du 12e congrès qui s'est tenu à Tifariti, en Territoire libéré. «Le Polisario est prêt à une guerre de longue durée», prévient-il. L'Organisation des Nations unies, notamment le Conseil de sécurité qui a produit une myriade de résolutions, rappelant toutes le fait colonial et le droit des Sahraouis à l'exercice de leur droit à l'autodétermination, auront-elles le bon réflexe pour désamorcer à temps une reprise des combats entre les deux belligérants, après 16 ans de cessez-le-feu et obliger Rabat à accepter un référendum? Tout prête à croire que non. Les «15» ont même jugé la semaine passée «inopportun» le rajout d'un paragraphe dans la résolution 1754 de l'Onu sur la «protection et la défense des droits de l'homme» dans les territoires sahraouis occupés, proposé par l'Espagne. Deux pays au moins portent en partie la responsabilité de cette «poudrière» selon les Sahraouis, l'Espagne et la France. Madrid, ancienne puissance coloniale au Sahara Occidental, a «une responsabilité historique, morale et juridique vis-à-vis de la décolonisation du Sahara Occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Paris fait fi de la légalité internationale. En fournissant un soutien inconditionnel à l'aventure coloniale marocaine au Sahara Occidental, elle encourage Rabat dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international. Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH), Mme Louise Arbour, qui a pensé dépêcher une mission d'enquête au Sahara Occidental, dans les prochains jours, estime dans son dernier rapport que l'autodétermination est un "droit fondamental" du peuple sahraoui et que "toutes les violations des droits humains du peuple du Sahara Occidental (...) découlent de la non-application de ce droit humain fondamental". Djamel B. ----------------> http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83122 Lutter pour exister Le 12e congrès du Front Polisario a pris fin avec la réaffirmation d'une ligne de conduite qui justifie sa propre existence. Ni plus ni moins. Bien entendu, son parcours plaide pour lui. Il témoigne de sa constance, de ses sacrifices, de la lutte armée et aussi des moyens qu'il envisage pour faire aboutir le combat de tout un peuple. Comme le fait de souscrire à un plan de paix de l'ONU et que l'occupant marocain applique à sa convenance depuis son entrée en vigueur en 1991. Et encore faut-il le rappeler, seul le cessez-le-feu est appliqué. Cette étape, ne cesse-t-on de rappeler, n'est pas une fin en soi, et elle n'est pas non plus immuable. Autrement dit, rien n'est acquis et le Front Polisario doit maintenant faire face à cette population née dans la guerre, et qui ne connaît d'autre vie que celle des camps de réfugiés, avec ce que cela implique comme privations et autres formes de dépendance. Il en est ainsi dans ce monde qui déclare combattre l'injustice, mais qui, en fin de compte, ne fait que l'entretenir. Comme celle qui est faite au peuple sahraoui. Ce congrès s'achève alors que l'ONU fidèle à sa doctrine continue à traiter le conflit sahraoui sous l'angle de la décolonisation. On sait ce que cela implique en termes de droits, comme celui de recourir à tous les moyens – y compris donc la lutte armée – pour y mettre un terme. C'est justement cette perspective que l'ONU appréhende, cherchant à tout prix à l'éviter. C'est là d'ailleurs où intervient l'appel de son secrétaire général pour des négociations directes entre les deux parties, avec cette précision qu'il s'agit d'œuvrer à une solution en vue de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le Maroc, comme toujours, n'a pris que ce qui l'intéresse, c'est-à-dire la solution politique, avec cette précision toute marocaine que cela doit se faire dans le cadre de sa 'souveraineté', ou encore de son 'intégrité territoriale'. Encore qu'il faille dire laquelle, puisqu'aucun pays, jusque parmi ses plus proches alliés, n'a reconnu le fait accompli colonial. Un débat que le Maroc se garde d'engager. Un débat perdu d'avance, puisqu'il lui sera répondu que ses frontières internationalement reconnues ne sont en aucun cas menacées. L'Amérique, à titre d'exemple, a refusé l'intégration des territoires sahraouis dans le traité de libre- échange conclu avec le Maroc. Un camouflet. L'ONU, quant à elle, a refusé de reconnaître au Maroc le statut de puissance administrante. Un échec. Dans ce cas-là, la voie de la paix est toute tracée. Pour ceux qui veulent l'emprunter. T. Hocine -------------------> http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/12/22/article.php? sid=62336&cid=2 LA REPRISE DE LA LUTTE ARMÉE SERA TRANCHÉE DANS SIX MOIS Le Front Polisario donne une nouvelle chance à une solution négociée Le 12e Congrès du Front Polisario s'est achevé hier à Tifariti, localité des territoires sahraouis libérés. Dans une déclaration adoptée au terme de ce congrès, les 1750 délégués ont décidé de donner la priorité à une solution négociée. Un ultimatum de six mois a été accordé au Maroc avant la reprise des armes. Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Les six prochains mois seront décisifs, autant pour le gouvernement sahraoui que pour le Maroc. Le 12e Congrès du Front Polisario, qui a pris fin hier à Tifariti, a renouvelé son attachement à une solution négociée devant permettre l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental. Il a également confirmé la participation de la délégation sahraouie au troisième round de négociations qui aura lieu du 7 au 9 janvier prochain à Manhasset, aux Etats-Unis. Mais les 1750 congressistes ont décidé d'imposer une condition : la lutte armée reprendra si les pourparlers échouent. «Le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires», a averti le Front Polisario. Un congrès extraordinaire devrait se tenir au mois de juin 2008 pour trancher cette question. «La reprise ou non de la lutte armée dépendra de la volonté du Maroc à mener à terme le processus de négociations. Si ce processus échoue, la reprise des armes sera définitivement tranchée lors d'un congrès extraordinaire qui se tiendra dans six mois», a souligné, hier, Mohamed Yeslem Baïssat, ambassadeur de la RASD à Alger. La nouvelle direction du Front Polisario — conduite par Mohamed Abdelaziz, réélu lors du 12e Congrès — aura fort à faire d'ici là. En plus de mener les négociations, les membres du secrétariat national auront à renforcer les capacités des forces armées sahraouies. Dans une résolution adoptée par le congrès, le Front Polisario recommande de «mettre en priorité des priorités de l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives». Un programme de recrutement devrait être lancé dans les prochaines semaines. Le Congrès du Front Polisario a également mis les Nations Unies et le Conseil de sécurité face à leurs responsabilités. «Le congrès demande aux Nations Unies et au Conseil de sécurité de jouer pleinement leur rôle et d'assumer leurs responsabilités en exerçant les pressions et en appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines tentatives, visant à imposer des pseudo-solutions (plan d'autonomie) en totale contradiction avec le droit international», précise la déclaration finale du 12e Congrès. T. H. ----------------> http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83106 À l'issue de son 12e congrès tenu en territoires libres Le Polisario menace de reprendre la guerre C'était prévisible, le peuple sahraoui, las d'attendre, veut reprendre les armes pour arracher son indépendance. S'il est vrai que le Front Polisario privilégie encore l'option diplomatique, il n'en demeure pas moins que la reprise de la guerre n'est pas à écarter si les futures négociations viennent à échouer. Telle est la décision qui a été prise hier par le Front Polisario à la clôture de son 12e congrès qui s'est tenu depuis le 14 décembre à Tifariti (territoire libéré du Sahara occidental), en menaçant de reprendre « les hostilités militaires » contre le Maroc en cas d'échec des négociations en cours sous l'égide de l'ONU. La priorité est à la solution pacifique et aux négociations, mais celles-ci doivent être limitées dans le temps », a déclaré M. Abdelaziz dans un entretien à l'APS, désormais SG pour un 9e mandat du Front Polisario. Cette option (la reprise de la lutte armée) devrait être prise par le Front Polisario lors d'un congrès extraordinaire prévu dans six mois, selon une source sahraouie. Le président sahraoui a relevé pour sa part que « de nombreux délégués au congrès ont affirmé qu'attendre plus d'une année encore sans avancée réelle dans les négociations serait inacceptable ». « Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons la conviction que les choses n'avanceront pas, que le Maroc ne veut pas d'une solution pacifique et que l'Onu aura échoué à faire aboutir le processus de décolonisation du Sahara occidental », a-t-il précisé. C'est dire que le prochain round des négociations à Manhasset, près de New York, prévues du 7 au 9 janvier 2008, s'annonce décisif quant au processus de paix au Sahara occidental. Deux rounds de négociations se sont déjà déroulés dans la même ville new-yorkaise sans qu'aucune avancée papable ait été enregistrée. Le Maroc fait capoter à chaque fois ces négociations en mettant en avant sa proposition d'autonomie pour le Sahara occidental sous la souveraineté marocaine. Cela étant, cette fuite en avant marocaine n'est pas pour faire fléchir le Front Polisario qui a décidé de prendre part à ce troisième round des négociations directes à Manhasset en émettant le « vœu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive », indique la déclaration finale du congrès de Tifariti. Dans ce cadre, le Front Polisario n'omet pas d'avertir que « dans le cas contraire, le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations, notamment la reprise des hostilités militaires ». Un consensus est semble-t-il dégagé entre les 1725 congressistes ayant pris part au 12e congrès quant à l'option de la reprise de la guerre dans le cas où le Maroc camperait encore sur son intransigeance et son refus d'organiser un référendum d'autodétermination. En ce sens, ce n'est pas par hasard que dans la résolution adoptée par le congrès, le Front Polisario a recommandé à toutes ses parties prenantes de « mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives ». Le congrès a aussi instruit « la nouvelle direction » du Polisario à « procéder à une évaluation exhaustive des négociations en cours, en tirer les conclusions qui s'imposent et prendre les mesures et décisions appropriées en défense des droits légitimes du peuple (sahraoui) à l'indépendance ». Le Front Polisario dénonce « l'attitude de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental ». Le référendum était prévu dans le plan de règlement de l'ONU, accepté par le Front Polisario et le Maroc en 1991. En abordant, à travers l'examen et l'analyse, la mise en application du plan de règlement, le congrès a souligné qu'« en dépit de la coopération dont a fait montre le Polisario et des concessions majeures, le Maroc a poursuivi sa politique d'intransigeance, de tergiversation et de fuite en avant, aidé en cela par des forces étrangères », est-il souligné dans la déclaration finale. Le Maroc « a renié et rejeté les accords qu'il avait acceptés et signés avec la partie sahraouie sous l'égide des Nations unies, refusant par la même occasion la tenue du référendum d'autodétermination », a dénoncé le Polisario. Le congrès a demandé aux Nations unies et au Conseil de sécurité de « jouer pleinement leur rôle et d'assumer leurs responsabilités en exerçant les pressions et en appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines tentatives visant à imposer des pseudo solutions (d'autonomie) en totale contradiction avec le droit international ». En attendant, le Maroc continue à réprimer et à s'acharner contre les populations civiles dans les territoires occupés du Sahara occidental. Rabah Beldjenna -------------------> http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/21/7776589 Clôture, hier, des travaux du 12e congrès du Front Polisario Le Polisario décide la "reprise des hostilités militaires" en cas d'échec des négociations Par : EL MOUDJAHID Le : vendredi 21 décembre 2007 Le Front Polisario a décidé hier au terme de son 12e congrès à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, de reprendre les "hostilités militaires" contre le Maroc en cas d'échec des négociations en cours sous l'égide de l'Onu. Ces négociations, dont deux rounds se sont tenus en juin puis août à Manhasset, près de New York, doivent reprendre le 7 janvier, pour un troisième round de trois jours. Le Front Polisario "prendra part au troisième round des négociations directes à Manhasset" en émettant le "vœu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive", indique la déclaration finale du congrès de Tifariti. "Dans le cas contraire, le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario. Dans une résolution adoptée par le congrès, le Front Polisario a recommandé à toutes ses parties prenantes de "mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives". Le congrès a aussi instruit, dans sa déclaration finale, "la nouvelle direction" élue du Polisario de "procéder à une évaluation exhaustive des négociations en cours, en tirer les conclusions qui s'imposent et prendre les mesures et décisions appropriées en défense des droits légitimes du peuple (sahraoui) à l'indépendance". Le contexte actuel "est marqué par les préoccupations profondes du peuple sahraoui vis-à-vis de l'attitude de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental", a relevé le texte. Le référendum était prévu dans le Plan de règlement de l'Onu, accepté par le Front Polisario et le Maroc en 1991. En abordant, à travers l'examen et l'analyse, la mise en application du Plan de règlement, le congrès a souligné qu'"en dépit de la coopération dont a fait montre le Polisario et des concessions majeures, le Maroc a poursuivi sa politique d'intransigeance, de tergiversation et de fuite en avant, aidé en cela par des forces étrangères", a souligné la déclaration finale. Le Maroc "a renié et rejeté les accords qu'il avait acceptés et signés avec la partie sahraouie sous l'égide des Nations unies, refusant par la même occasion la tenue du référendum d'autodétermination", a dénoncé le Polisario. Le congrès a demandé aux Nations unies et au Conseil de sécurité de "jouer pleinement leur rôle et d'assumer leur responsabilité en exerçant les pressions et en appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines tentatives visant à imposer des pseudo- solutions (d'autonomie) en totale contradiction avec le droit international". "Parallèlement au blocage des différents plans de paix, le Maroc continue à réprimer et à s'acharner, avec une rare violence, contre les populations civiles dans les territoires occupés (à) tout en maintenant le territoire sahraoui sous un siège permanent et un blocus militaire et médiatique", a ajouté la même source. Le peuple sahraoui est "déçu par l'inertie dont fait preuve" la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) "face aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés", a ajouté la déclaration finale. Le congrès a lancé un "appel pour l'arrêt des violations systématiques des droits humains dans les territoires sous occupation marocaine et du pillage et bradage des ressources naturelles" sahraouies. Il a appelle également à la "libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, et pour que la lumière soit faite sur le sort de plus de 500 civils disparus et 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc". Le Front Polisario a, d'autre part, rappelé à l'Espagne "ses responsabilités historique, morale et juridique vis à vis de la décolonisation du Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination" et lui a lancé un appel pour "les assumer pleinement". Il a aussi exhorté la France à "jouer un rôle plus constructif à même de contribuer à une solution juste et définitive au Sahara occidental, plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international". Il a insisté sur le fait que "l'existence d'un Etat sahraoui sur une base démocratique en stricte conformité avec le droit international, contribuera à l'avènement de la paix et ne manquera pas de permettre des relations de coopération et de coexistence entre les deux peuples frères, sahraoui et marocain, et partant ouvrira la voie devant l'édification d'un Maghreb arabe démocratique et prospère". ----------------> http://www.lejourdalgerie.com/Editions/221207/Rubriques/evenement.htm# 9 Reprise des actions armées en cas d'échec des négociations Le ton est déjà hostile à l'approche du 3e round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, prévu du 7 au 9 janvier prochain à New york. En effet, dans une déclaration faite vendredi à l'issue de la clôture de son 12e congrès, le front Polisario a déclaré être prêt à «reprendre les hostilités militaires» contre le Maroc en cas d'échec des négociations en cours sous l'égide de l'Onu. La partie sahraouie, comme le cite l'APS, se dit toutefois prête «à participer au troisième round des négociations directes à Manhasset, avec le voeu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive». Cela en avertissant ouvertement à travers la déclaration finale du congrès de Tifariti que dans le cas contraire «le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires». Le Front Polisario a par ailleurs, et toujours à travers sa résolution finale, recommandé à toutes les parties prenantes de «mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives». La déclaration finale porte aussi l'instruction à «la nouvelle direction élue du Polisario de procéder à une évaluation exhaustive des négociations en cours, en tirer les conclusions qui s'imposent et prendre les mesures et décisions appropriées en défense des droits légitimes du peuple (sahraoui) à l'indépendance». Tout en dénonçant les manœuvres marocaines pour faire échouer tout processus de paix et de résolution du conflit, le Congrès a appelé les Nations unies et le Conseil de sécurité à «jouer pleinement leur rôle et assumer leur responsabilité en exerçant les pressions et en appliquant les sanctions qui s'imposent sur le Maroc pour mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines tentatives visant à imposer des pseudo solutions (d'autonomie) en totale contradiction avec le droit international». L'Onu est sollicitée une fois encore à «s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental». La résolution finale a aussi trait aux violations des droits de l'homme qu'exerce quotidiennement le Maroc «contre les populations civiles dans les territoires occupés tout en maintenant ces derniers sous un siège permanent et un blocus militaire et médiatique». Cela en notant par la même occasion la déception du peuple sahraoui de «l'inertie dont fait preuve la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso)». Un appel a été lancé pour mettre fin «aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés», ainsi que la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, afin que la lumière soit faite sur le sort de plus de 500 civils disparus et 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc. Par Habiba Ghrib ----------------> http://www.lequotidien-oran.com/index.php? news=5096144&archive_date=2007-12-22 En cas d'échec des négociations Les Sahraouis prêts à la guerre par Salah C. Le 12ème congrès du Polisario a pris fin hier à Tifariti, une ville située en territoires sahraouis libérés. Durant huit jours et en présence de pas moins de 250 invités, les 1.725 congressistes ont passé en revue plusieurs questions relatives à la situation des populations sahraouies dans les territoires sous occupation marocaine et des perspectives de solution du conflit qui les oppose au royaume chérifien depuis 1975. Au plan organique, il est à relever que Mohamed Abdelaziz a été reconduit en tant que secrétaire général du Front Polisario tout en assumant la présidence de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). M. Abdelaziz, qui a obtenu 85% des 1.403 bulletins de vote validés, sera à la tête du secrétariat national, dont 21 membres des 41 qui le composent ont été élus en deux tours. Dans la déclaration finale qui a sanctionné les travaux de ce 12ème congrès du Polisario, l'accent a été notamment mis sur les perspectives de décolonisation des territoires encore sous l'occupation marocaine. Sur ce plan, les congressistes ont annoncé que si le 3ème round des négociations directes entre le Polisario et le Maroc, prévu durant trois jours et ce à partir du 7 janvier prochain à Manhasset, dans la banlieue de New York, n'aboutissaient pas à des prémisses de solution pacifique, la reprise des hostilités contre l'armée marocaine reste la seule voie pour les combattants sahraouis pour le recouvrement de l'indépendance de leur pays. Cependant, les congressistes ont émis le « voeu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive ». En cas d'échec de cette 3ème partie des contacts directs entre les deux parties du conflit, les congressistes rappellent que c'est « au gouvernement marocain d'assumer pleinement les conséquences qui en découleraient et de la reprise des hostilités militaires ». Sur ce registre, le Front Polisario a recommandé de « mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives ». Abordant la situation dans les territoires occupés, les congressistes ont relevé que « parallèlement au blocage des différents plans de paix, le Maroc continue à réprimer et à s'acharner, avec une rare violence, contre les populations civiles dans les territoires occupés tout en maintenant le territoire sahraoui sous un siège permanent et un blocus militaire et médiatique ». Dans ce contexte, le congrès a lancé un « appel pour l'arrêt des violations systématiques des droits humains dans les territoires sous occupation marocaine et du pillage et bradage des ressources naturelles sahraouies », comme il a exigé la « libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, et pour que la lumière soit faite sur le sort de plus de 500 civils disparus et 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc ». Le document consacre également de larges passages à la responsabilité de la communauté internationale, représentée par l'Organisation des Nations unies et le Conseil de sécurité, dans l'oeuvre de décolonisation du Sahara Occidental. Ainsi, les congressistes du Polisario mettent en exergue « les préoccupations profondes du peuple sahraoui vis-à-vis de l'attitude de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental, pourtant prévu dans le Plan de règlement de l'Onu, accepté par le Front Polisario et le Maroc en 1991 ». Sur les facteurs de blocage de ce plan, le congrès a souligné « qu'en dépit de la coopération dont a fait montre le Polisario et des concessions majeures, le Maroc a poursuivi sa politique d'intransigeance, de tergiversation et de fuite en avant, aidé en cela par des forces étrangères. Le royaume marocain est allé même jusqu'à renier et rejeter les accords qu'il avait acceptés et signés avec la partie sahraouie sous l'égide des Nations unies, refusant par la même occasion la tenue du référendum d'autodétermination ». Par ailleurs, l'Espagne a été une nouvelle fois interpellée en tant qu'ancienne puissance coloniale pour qu'elle « assume pleinement ses responsabilités historique, morale et juridique vis-à-vis de la décolonisation du Sahara Occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination ». Enfin et à l'adresse de Paris, le Front Polisario a aussi exhorté le gouvernement français à « jouer un rôle plus constructif à même de contribuer à une solution juste et définitive au Sahara Occidental, plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international ». ----------------> http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=87705&titre="Reprise%20de% 20la%20lutte%20armée%20en%20cas%20d'échec%20des%20négociations" Le Front Polisario décide à la fin de son douzième congrès "Reprise de la lutte armée en cas d'échec des négociations" Par : R. I./Agences Le Front Polisario a décidé, hier au terme de son 12e congrès à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, de reprendre les "hostilités militaires" contre le Maroc en cas d'échec des négociations en cours sous l'égide de l'Onu. Ces négociations, dont deux rounds se sont tenus en juin puis août à Manhasset, près de New York, doivent reprendre le 7 janvier 2008, pour un troisième round de trois jours. Le Front Polisario "prendra part au troisième round des négociations directes à Manhasset" en émettant le "vœu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive", indique la déclaration finale du congrès de Tifariti. "Dans le cas contraire, le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario. Dans une résolution adoptée par le congrès, le Front Polisario a recommandé à toutes ses parties prenantes de "mettre en priorité des priorités l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives". Le congrès a aussi instruit, dans sa déclaration finale, "la nouvelle direction" élue du Polisario de "procéder à une évaluation exhaustive des négociations en cours, en tirer les conclusions qui s'imposent et prendre les mesures et décisions appropriées en défense des droits légitimes du peuple (sahraoui) à l'indépendance". Le contexte actuel "est marqué par les préoccupations profondes du peuple sahraoui vis-à-vis de l'attitude de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental", a relevé le texte. En abordant, à travers l'examen et l'analyse, la mise en application du Plan de règlement, le congrès a souligné qu'"en dépit de la coopération dont a fait montre le Polisario et des concessions majeures, le Maroc a poursuivi sa politique d'intransigeance, de tergiversation et de fuite en avant, aidé en cela par des forces étrangères", a souligné la déclaration finale. Le Maroc "a renié et rejeté les accords qu'il avait acceptés et signés avec la partie sahraouie sous l'égide des Nations unies, refusant par la même occasion la tenue du référendum d'autodétermination", a dénoncé le Polisario. Par ailleurs, le 12e congrès du Front Polisario a élu une nouvelle direction avec à sa tête M. Mohamed Abdelaziz, largement réélu jeudi secrétaire général du Front, obtenant 85% des 1 403 bulletins de vote validés. Les congressistes ont également élu 25 des 41 membres du secrétariat national, en deux tours. L'opération de vote et le dépouillement des bulletins ont duré jusqu'à tard dans la nuit de jeudi à vendredi. Les seize membres du secrétariat national à compléter comptent douze représentants des territoires occupés, les dirigeants des trois organisations de masse sahraouies, jeunesse, femmes et travailleurs, et le secrétaire général du Front. Le 12e congrès du Front populaire de libération de la Seguia El Hamra et Rio de Oro (Polisario) à Tifariti a vu la participation de plus de 250 invités étrangers des quatre coins du monde, qui ont réitéré leur soutien ferme à la lutte du peuple sahraoui pour sa liberté. ----------------> http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=35526 Le XIIe congrès reconduit Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario: La balle renvoyée dans le camp marocain par M. Z. Le XIIe congrès du Front Polisario a averti hier qu'il ne pouvait patienter indéfiniment et qu'une reprise des armes n'était pas à écarter en cas d'échec des pourparlers maroco-sahraouis dont la 3e série est prévue du 7 au 9 janvier prochain à Manhasset, dans la banlieue new-yorkais. A l'issue de ses assises de huit jours, à Tifarity, localité du Sahara occidental sous son contrôle, le Polisario a souhaité que le Maroc «ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive», mais avertit qu'en cas d'échec «les hostilités risquent de reprendre». Les négociations «ne peuvent s'éterniser et constituer une fin en soi au service de desseins coloniaux que les Sahraouis ne sauraient accepter», affirme la déclaration finale du XIIe congrès. A cet égard, le congrès a invité la nouvelle direction à procéder à une «évaluation exhaustive» de ces négociations, d'en tirer les conclusions qui s'imposent et de prendre «les mesures et décisions appropriées pour la défense des droits légitimes de notre peuple à l'indépendance». Les congressistes avaient reconduit dans la nuit de jeudi à vendredi M. Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario par 85 % des voix sur les 1 403 validées. Ils ont procédé à l'élection des 25 membres du secrétariat national, la plus haute instance politique du mouvement entre deux congrès. La déclaration finale estime par ailleurs que l'existence d'un Etat sahraoui «contribuera à l'avènement de la paix et ne manquera pas de consolider un dialogue équilibré et une coopération solidaire entre les deux peuples frères, sahraoui et marocain». Les congressistes ont lancé un appel aux Nations unies et au Conseil de sécurité, les exhortant à jouer pleinement leur rôle et à assumer leurs responsabilités en exerçant les «pressions» et «les sanctions» qui s'imposent contre le Maroc afin de «mettre fin à son intransigeance, à ses multiples provocations et à ses vaines tentatives, visant à imposer des pseudo-solutions en totale contradiction avec le droit international». Car le Maroc «continue à réprimer et à s'acharner contre les populations civiles dans les territoires occupés et au sud du Maroc» où il impose «un siège permanent et un blocus militaire et médiatique». Aussi, la déclaration appelle-t-elle à «l'arrêt de ces violations systématiques des droits humains» Le texte demande aussi la fin du «pillage et du bradage des ressources naturelles sahraouies, la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, et de faire toute la lumière sur le sort de plus de 500 civils disparus et de 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc». Le congrès a dit son désaccord sur «l'inertie» de la MINURSO «face aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés». A l'Espagne, il a rappelé «sa responsabilité» historique, morale et juridique vis-à-vis de la décolonisation au Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et l'appelle à «l'assumer pleinement». De son côté, la France a été engagée à jouer un «rôle plus constructif» à même de contribuer à une solution juste et définitive au Sahara occidental, «plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international». Enfin, le XIIe congrès du Front Polisario lance un appel à l'ensemble des Sahraouis pour consolider l'unité nationale, amplifier la lutte pour déjouer tous les complots et faire preuve de responsabilité. Les Sahraouis se doivent de se tenir prêts, aujourd'hui plus que par le passé, à affronter les défis et dangers, et à toutes les éventualités. Au cours de son congrès, le Polisario a adopté un règlement intérieur et s'est doté d'un programme d'action national définissant la stratégie et les axes de l'œuvre à accomplir dans le futur, notamment dans les domaines militaire et politique, en accordant la priorité à l'Armée de libération populaire sahraouie, au renforcement des structures politiques, au soutien de l'Intifada de l'indépendance, et à la reconstruction des territoires sahraouis libérés. Il faudra aussi solutionner les déficiences et les insuffisances en œuvrant à la consolidation du travail diplomatique, de l'information et à celle des institutions de l'Etat sahraoui. Plusieurs recommandations ont été adoptées par le congrès qui a adressé plusieurs lettres à des chefs d'Etat et de gouvernement, à des forces politiques et autres organisations internationales. ----------------> http://www.lejourdalgerie.com/Editions/221207/Rubriques/evenement.htm# 10 Mohamed Abdelaziz reconduit Comme attendu, Mohamed Abdelaziz, président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire Général du Front Polisario a été réélu pour la 9e fois à son poste à la tête du parti. La réélection de Mohamed Abdelaziz a eu lieu dans la soirée de jeudi avec une large majorité de votants, soit 85% des 1 403 bulletins de vote validés. Signalons par ailleurs que le 12e Congrès du Front Polisario à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, s'est clôturé après huit jours de travaux par l'adoption d'une déclaration finale et par l'installation d'une nouvelle direction du mouvement de libération sahraoui. Un plan d'action national et une série de résolutions doivent également être entérinés par les 1 725 congressistes réunis depuis le 14 décembre. Comme cité par l'APS, les congressistes ont également élu 25 des 41 membres du Secrétariat national, en deux tours. Les seize membres du Secrétariat national à compléter sont de douze représentants des territoires occupés, les dirigeants des trois organisations de masse sahraouies (jeunesse, femmes et travailleurs) et le secrétaire général du Front. Rappelons que le 12e congrès du Front populaire de libération de la Seguia el Hamra et Rio de Oro (Polisario) à Tifariti (370 km à l'est d'el- Ayoun, capitale occupée du Sahara occidental) a vu la participation de plus de 250 invités étrangers des quatre coins du monde, qui ont réitéré leur soutien ferme à la lutte du peuple sahraoui pour sa liberté, à travers une résolution commune. H.G. ----------------> http://www.latribune-online.com/2212/monde.htm Le Polisario reconduit Abdelaziz et envisage l'option militaire Samedi 22 Décembre 2007 Par Mohamed Khaled Drareni Les tergiversations, sous-entendus et autres spéculations n'ont finalement pas eu une grande place au congrès du Polisario. Après huit jours de débats houleux, les membres du Front populaire de libération de la Saguia El Hamra et du Rio de Oro ont accepté par une écrasante majorité de reconduire Mohamed Abdelaziz au poste de secrétaire général. Une décision qui peut être qualifiée de tout sauf de surprenante. Nul ne pensait à Tifariti que le numéro 1 du Polisario pouvait perdre sa place ou permettre l'alternance que beaucoup souhaitaient parmi les militants de base du front. Avec près de 85% des suffrages exprimés, Mohamed Abdelaziz, également président de la République arabe sahraouie démocratique, a donc remporté la confiance de ses camarades, mais pour combien de temps ? Une tentative de démocratisation a même été proposée un moment par le vainqueur, avant qu'elle soit subitement freinée par les congressistes. Le secrétaire général du Polisario avait soumis à la base un amendement du texte régissant la fonction et le mandat du chef du parti. Un mandat unique et non renouvelable, mais les 1 725 vis-à-vis de Mohamed Abdelaziz n'ont pas jugé utile d'adopter cette suggestion. Ils ont par contre élu laborieusement les 25 nouveaux membres du secrétariat national du Polisario. Mais c'est incontestablement le volet militaire qui a prévalu sur cette grand-messe sahraouie. Tous les indicateurs montraient que l'option de la reprise des armes devenait de plus en plus plausible. Tenus à huis clos, les travaux du congrès ont à cet effet vu un affrontement politique très vif entre les partisans de la négociation et ceux de la guerre. Après une semaine de discussions acharnées, on semble être parvenu à une sorte de deal interne. Selon la déclaration de Tifariti, les Sahraouis prendront part au prochain round de pourparlers qui auront lieu le 7 janvier 2008 dans l'Etat du Maryland aux Etats-Unis, mais avec la ferme intention de ne pas céder à leurs exigences. «Le Front Polisario prendra part au troisième round des négociations directes à Manhasset en émettant le vœu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive», rapportait hier Algérie presse service dont le reporter est encore présent à Tifariti. Avant de poursuivre : «Dans le cas contraire, le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires.» Le message est on ne peut plus clair. Peut-être n'a-t-il jamais été aussi clair que maintenant. Les connaisseurs de la scène politique sahraouie seront même légèrement surpris par la fermeté des résolutions de ce congrès. A la limite du bellicisme, la déclaration finale appelle l'Armée populaire de libération sahraouie à se préparer à toute éventualité en cas d'échec des négociations avec le Maroc. A la mémoire flanchant par moments, l'Espagne aussi sera interpellée à Tifariti. Le Polisario évoquera «ses responsabilités historique, morale et juridique vis-à-vis de la décolonisation du Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, et lui a lancé un appel pour les assumer pleinement». Dans ce capharnaüm pluraliste qu'a été le douzième congrès du Polisario, une brouille maroco-sénégalaise a éclaté sans crier gare. Présent à Tifariti comme 250 autres invités étrangers, l'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères a déclenché une véritable tempête au Maroc. Alors que son pays est considéré comme un soutien indéfectible à Rabat dans la crise au Sahara occidental, Jacques Baudin a réaffirmé le droit des Sahraouis à arracher leur liberté. Le concerné ne s'est pas rétracté, et les relations entre le Sénégal et le Maroc risquent d'en prendre un sérieux coup. Le roi Mohammed VI a déjà rappelé son ambassadeur à Dakar, en regrettant la prise de position jugée «franchement inamicale et incompréhensible du Parti socialiste». Une bisbille diplomatique sans grande conséquence. Abdoulaye Wade ne peut se permettre de se fâcher avec un allié aussi puissant que le Maroc. M. K. D. ----------------> http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/12/21/7794947 Mohamed Abdelaziz réélu SG du Front Polisario Par : EL MOUDJAHID Le : vendredi 21 décembre 2007 M. Mohamed Abdelaziz : "tous les Sahraouis veulent reprendre la lutte armée" M. Mohamed Abdelaziz a été largement réélu jeudi secrétaire général du Front Polisario par le congrès de ce mouvement de libération sahraoui à Tifariti, dans les territoires libérés du Sahara occidental. Le secrétaire général sortant a obtenu 85% des 1.403 bulletins de vote validés, selon les résultats annoncés en plénière, sous les applaudissements des congressistes. M. Abdelaziz était seul candidat à ce poste, aucun des plus de 1.700 congressistes ne s'étant présenté contre lui, alors qu'ils en avaient tous le droit. Lundi, il avait appelé à consacrer le principe de l'alternance, en adoptant un amendement du règlement intérieur du Polisario, de façon à ce que le premier responsable du mouvement ne puisse accomplir qu'un seul mandat, non renouvelable. Cette proposition a été rejetée par les congressistes qui ont souligné que le Front Polisario était avant tout un mouvement de libération nationale, dont la priorité était l'application du référendum d'autodétermination au Sahara occidental. M. Abdelaziz dirige le Front Polisario depuis 1976, après la mort au combat du premier secrétaire général et fondateur du Front Polisario, El-Ouali Mustapha Sayed. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 1.4. PRESSE FRANCO-ARABE DU LOBBY PRO MAROCAIN http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/sahara-medias___les/view Les "voix" élevées au "Congrès" de Gjijimat sont celles qui "souffrent le plus" dans les camps de Tindouf (Al Hayat) Le Caire, 21/12/07- Les 'voix' élevées au 'Congrès' de Gjijimat, 'tenu' en parallèle avec le Congrès du Polisario 'par des Chioukhs et chefs de tribus sahraouis', sont celles de ceux qui "souffrent le plus dans les camps de Tindouf", écrit le journal "Al Hayat". Dans son édition de vendredi, le journal estime que "le Polisario a besoin non pas de brandir la menace de guerre qu'il n'a jamais gagnée mais de faire plutôt une autocritique après trois décennies d'obstacles qui ont entravé la réalisation des aspirations maghrébines à la paix, à la stabilité et à l'intégration". "Il n'est pas nécessaire pour le (Polisario) de se réfugier dans <ce qu'il considère> comme la défense du principe d'autodétermination ou d'autres engagements mais le plus important pour lui est d'adopter la meilleure approche qui permettra à la région de réaliser ses objectifs de détente, de>", ajoute "Al Hayat". Le Polisario n'est plus aujourd'hui comme il l'était lors du déclenchement du conflit 'dans un contexte de guerre froide' caractérisé par "la domination idéologique et l'emploi des contradictions des régimes de la région", a rappelé le journal, indiquant que la responsabilité de la poursuite du conflit n'incombe pas au Polisario tout seul, parce qu'en fait 'il "fait partie d'un système englobant les relations régionales, les influences historiques et idéologiques et les domaines de compétitions et de conflits". En présentant une initiative visant à 'octroyer' une 'autonomie élargie' aux 'provinces du sud', le Maroc a adopté "une formule de 'compromis' 'plus compréhensible' pour la communauté internationale" qui garantit aux populations concernées une gestion 'démocratique' de leurs affaires locales, partant de sa conviction que le rétablissement de la sécurité et de la stabilité n'a pas de prix, a affirmé "Al Hayat". Pour le journal, le 'Congrès' de Gjijimat a été 'tenu' par les 'chioukhs et chefs des tribus sahraouies', qui ont appelé la direction du Polisario à accepter la proposition d'<octroyer> une 'autonomie élargie' au Sahara, à adopter une solution politique et à consacrer la démocratie interne. Dernière modification 22/12/2007 10:03 -------------------> http://www.jeuneafrique.com/pays/maroc/article_jeune_afrique.asp? art_cle=LIN09127lemarsevarb0 Le Maroc lance sa « paix des braves » MAROC - 9 décembre 2007 - C'est à Tifariti, localité 'fantôme' au cœur du <no man's land> qui s'étend entre le mur de défense marocain et la frontière algérienne, que le Front Polisario tiendra, du 14 au 16 décembre, son prochain congrès. À moins d'un mois de la reprise, le 7 janvier à Manhasset, aux États-Unis, de leurs négociations avec le Maroc, sous l'égide de l'ONU, les dirigeants indépendantistes comptent à cette occasion réitérer leur refus du plan d'<autonomie> interne proposé par Mohammed VI et considéré comme une hypothèse de travail 'sérieuse' par le Conseil de sécurité. Un choix symbolique Le choix même de Tifariti, à portée de jumelles des lignes de l'armée marocaine, est symbolique de cette position dure à laquelle Rabat a choisi de répondre par la voix d'un ancien ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraoui démocratique (RASD) rallié au royaume il y a quinze ans: Brahim Hakim. Ambassadeur itinérant directement rattaché au Palais, Hakim, qui était de passage à Jeune Afrique le 6 décembre, estime que « le seul sujet qui vaille d'être traité à ce congrès est justement le Plan d'<autonomie> marocain. La direction du Front doit savoir qu'elle aura un rôle central, et même fondamental, à jouer, en tant que telle, dans toutes les institutions de l'<autonomie>, pour peu qu'elle l'accepte », poursuit-il, avant de reprendre à son compte une proposition déjà formulée officieusement il y a un an par le patron du Corcas, le Parlement transitoire sahraoui, Khalihenna Ould Errachid : « Mohamed Abdelaziz lui-même pourrait, c'est envisageable, en être le président. L'appel que je leur lance est donc clair : ne laissez pas passer cette chance unique de sortir de l'impasse. » Opération séduction donc, mais qui, si l'on en croit Hakim, correspondrait à l'état d'esprit des populations des camps. « Le téléphone cellulaire a changé beaucoup de choses : désormais, on est parfaitement informé de ce qui se passe dans la hamada de Tindouf. Les gens jugent la situation intenable. » Seule l'Afrique du Sud... Reste que l'on voit très mal le secrétaire général du Polisario et président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, au pouvoir depuis plus de trente ans, consentir in extremis à mettre à l'ordre du jour du prochain congrès un plan marocain jugé inacceptable par l'Algérie. En dehors de cette dernière, la RASD, jadis reconnue par plus de soixante-dix États contre une trentaine aujourd'hui, n'est plus soutenue en effet que par un seul pays dont la voix compte vraiment : l'Afrique du Sud. La marge de manœuvre de ses dirigeants est donc des plus réduites. « Si l'Union africaine procédait aujourd'hui à un nouveau vote, la RASD n'y serait pas admise et le Maroc réintégrerait ipso facto toutes les instances panafricaines », assure Brahim Hakim, en expert : ne fut-il pas, en 1982, l'un des principaux artisans de l'admission de l'entité sahraouie au sein de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) ? Même si la Charte de l'Union africaine (UA) ne prévoit pas de « dé-reconnaissance », l'émissaire du roi reste persuadé que « l'UA ne pourra pas éternellement conserver en son sein un État fiction ». En attendant, c'est bien à Tifariti, « territoire libéré » selon les indépendantistes, « territoire marocain, donc choix provocateur envers nous et geste de défi à l'égard du Conseil de sécurité de l'ONU », selon Brahim Hakim, que le Front Polisario compte tenir ses assises le week-end prochain. Il ne faut pas être grand marabout pour prévoir qu'il y sera beaucoup question de référendum d'autodétermination. Et que la proposition marocaine d'<autonomie> y prendra, dans les discours officiels, les allures maléfiques des sirènes de l'Odyssée. Le lieu, il est vrai, ne prête guère au compromis. -----------------> http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php? r=2&sr=852&n=555&id_artl=15528 12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO: Le chant du cygne Jamal Berraoui 15 Décembre 2007 Abdelaziz et ses 'patrons' 'tentent de torpiller' les efforts de paix. La nouvelle situation internationale ne le permet point. Les gens du Polisario ressortent la 'provocation' du Tifariti. Surtout, 'ils' veulent vider les pourparlers en cours Manhasset de toute substance. Les grandes puissances, les Etats-Unis en tête, ont poussé aux pourparlers sur la paix, autour de la proposition d'<autonomie> Marocaine, qu'elles qualifient de «crédible», de guerre lasse. Tous les diplomates occidentaux, ceux qui comptent dans la région sont reconnaissants au Maroc d'offrir une porte de sortie honorable… à l'Algérie. Ils savent pertinemment que le conflit est Maroco-<Algérien>. À Alger, les mêmes 'atavismes' continuent de jouer. L'équipe Bouteflika refuse d'ouvrir les frontières parce que «cela profite au Maroc», et c'est dit officiellement. Elle démontre chaque jour qu'elle refuse tout règlement à l'affaire du Sahara parce qu'il enterrerait sa volonté d'hégémonie dans la région. Voilà un mouvement dit de libération nationale qui a signé un cessez le feu depuis 20 ans... Et il bloque toute issue politique. Alors le Polisario 'gesticule' ! Le cessez-le-feu a été signé après la défaite militaire du Polisario et la réussite de la politique des Murs. Les dirigeants du Polisario reconnaissent tous «qu'il n'y a pas d'issue militaire». Sur le terrain des négociations de paix, le Polisario, soutenu par l'Algérie, se comporte en vainqueur aux revendications maximalistes. Le hasard de l'histoire a voulu que les dernières 'gesticulations' du Polisario coïncident avec les nouveaux attentats qui ont frappé Alger la blanche et ses civils. Car le terrorisme a joué un rôle essentiel dans le désir des grandes puissances d'arriver à une solution à court terme: c'est que l'instabilité au Sud du Sahara inquiète et tous les sécuritaires s'accordent pour voir dans cette région le 'nouveau sanctuaire' du 'terrorisme' 'international'. Dès lors, personne ne veut plus laisser pourrir la situation. Même si pour des calculs stratégiques, aucune puissance ne veut s'aliéner ni le Maroc, ni l'Algérie. D'où le <génie> de l'offre d'<autonomie> sous <souveraineté Marocaine>. Le Polisario ne prend pas en considération ce nouveau contexte international. Et malgré les réserves en dollars Algériennes, il finira par exaspérer. Mais surtout le Polisario est 'suicidaire' parce qu'il <ne prend pas> en considération les populations qu'ils croient représenter. Dans les camps de Tindouf, les 'révoltes itératives', 'sauvagement réprimées' 'prouvent' le vrai ras-le-bol. Les conditions de vie y sont 'atroces', la liberté 'inexistante' et les perspectives 'bouchées'. Les Sahraouis vivant au Sahara sont 'totalement intégrés' à la nation. Même les 'quelques dizaines' de 'séparatistes' y vivent dans la 'quiétude', donnent des interviews et …. refusent de joindre Tindouf. Au lieu d'un idéal, le 'séparatisme' n'est plus, pour ses tenants, qu'un moyen de 'chantage' social. Nous sommes face à un véritable effet de ciseaux. Dans les camps, il n'y a 'plus' ni cohésion, ni confiance, ni espoir, seule la survie compte dans un système 'totalitaire'. De l'autre côté, l'intégration 'avance', la mise à niveau est 'déjà réalisée'. L'urbanisation est une réalité incontournable avec tous ses effets. Seules quelques ONG accordent encore quelques intérêts aux 'gesticulations' du Polisario. Tout en pointant du doigt la gestion de l'aide internationale et la violence dans les camps. L' Algérie de son côté ne peut lutter efficacement contre le terrorisme et maintenir un foyer à l'intérieur de ses frontières. Le peuple algérien finira par réclamer la fin de cet anachronisme. Alors faut-il craindre Abdelaziz et 'ses maîtres' ? Sûrement pas, cette enième offensive n'est qu'un chant du cygne, leur cause est sans issue, et chaque jour qui passe conforte le Maroc dans ses terres. -----------------> http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php? r=2&sr=984&n=555&id_artl=15529 12ÉME CONGRÈS DU POLISARIO: Un congrès sous haute tension Mohamed El Hamraoui 15 Décembre 2007 Encore une fois, le Polisario fait de Tifariti une plateforme privilégiée pour distiller sa 'propagande', en y organisant son 12ème congrès. Le timing choisi pour ce rendez-vous douteux n'est pas fortuit, puisqu'il intervient à quelques jours du troisième round des négociations de Manhasset entre les deux parties. Mais le fait nouveau de ce congrès, est la 'contestation grandissante' au sein même du Polisario. 'Plusieurs' courants 'dissidents' devraient annoncer lors du congrès, une 'rupture totale' avec la ligne du Polisario ou tout au moins l'opposition à l'intérieur des camps. C'est un congrès sous haute tension qui devrait s'ouvrir du 14 au 18 décembre. Pour son 12ème congrès, le Polisario a tenu à faire sa grand messe à Tifariti. Cette commune qui se trouve dans la 'zone tampon' entre la frontière algérienne et le mur de 'défense' marocain a été pourtant déclarée zone 'démilitarisée' par l'ONU depuis 1991. C'est dire que les 'séparatistes' ne ratent aucune occasion pour ajouter de l'huile sur le feu. En effet, cette action constitue une 'violation' des «mesures de confiances» comme on les qualifie dans le jargon onusien, issues des accords entre le Polisario et le Maroc signés en 2002 et réactivés au cours des dernières négociations de Manhasset, conformément aux accords d'Houston. Selon Reda Benkhaldoun, membre de la Commission des affaires étrangères à la Première Chambre et chef de la Commission des relations extérieures au PJD (Parti de la Justice et du Développement) «le silence du gouvernement sur la tenue du Polisario de son congrès à Tifariti nous pousse à nous poser la question, pourquoi ce silence du gouvernement ?». Selon la même source, la question a été soulevée au sein du groupe parlementaire du PJD et sera sûrement posée au Parlement. Selon un responsable du ministère des affaires étrangères et de la coopération «depuis deux mois, le Maroc fait un énorme travail à l'étranger et depuis deux semaines, on suit de très près le dossier et des actions ont été entreprises, mais l'annonce n'a pas encore été faite». Plus de 2.000 congressistes vont participer au 12ème congrès du Polisario, entre autres des sahraouis de l'intérieur. Parmi les invités d'honneur, on cite, Annahj Addimocrati, en la personne de Abdallah Harrif. Pour rappel, le 12ème congrès qui devait normalement se tenir, il y a une année, a été maintes fois reporté pour des divergences internes au sein de la direction du Polisario. Sous le thème «Combat généralisé pour imposer la souveraineté et l'indépendance totale», ce congrès va essayer de tirer profit de ses décisions pour influer sur le troisième round des négociations de Manhasset qui auront lieu le 7 janvier prochain. D'après des sources proches du Polisario, le Secrétariat national des 'séparatistes' «a décidé de renouveler l'engagement du Polisario à coopérer avec l'ONU pour mettre en œuvre la résolution 1754 du Conseil de sécurité, à travers des négociations directes avec le Maroc». Le congrès de la rupture Cette rencontre se tient dans une conjoncture marquée par les querelles internes auxquelles viennent se greffer des rivalités tribales. Selon un dissident Sahraoui du courant de Khat Achahid, qui a travaillé sur la plateforme du 12ème congrès : «Si notre situation s'est dégradée, elle n'est que le reflet de la difficulté, l'insuffisance et l'incapacité de la part du comité national à proposer un choix de société clair et qui tienne compte de toutes les sensibilités… Ces représentants sont incapables de résoudre les problèmes des sahraouis, comme elle ne fait que renforcer la montée de l'égoïsme généralisé. On se retrouve alors dans la situation d'immobilisme qui a caractérisé le Polisario depuis 1988». Malgré cela, Mohamed Abdelaziz raconte à qui veut bien l'entendre, que la direction du Polisario veut faire du douzième congrès, une étape pour renouveler le Comité national. La direction veut adresser un message aux jeunes Sahraouis qui ont déserté les campements en les incitant à s'engager massivement sous les drapeaux de la RASD. Selon un ex- commandant de bataillon qui a rejoint le Maroc en 2006, «La majorité des jeunes générations n'a plus la volonté pour supporter l'endurance et les entraînements trop durs au Sahara, ils sont nombreux à déserter pour fuir carrément le service militaire». L'actuelle direction veut renverser le point de vue de ces jeunes qui considèrent que le pouvoir est confisqué par un comité national sans visage, une sorte d'oligarchie politico-militaire qui <s'enrichit> de jour en jour sur le dos des souffrances de la population des camps. Un fond de commerce qui rapporte gros, si l'on s'en tient aux derniers 'scandales' des aides humanitaires 'détournées' 'par Mohamed Abdelaziz et la nomenklatura' qui tient le pouvoir à Tindouf. Mohamed Abdelaziz risque-t-il de perdre sa place à la tête du Polisario? Rien n'est moins sûr. Selon de nombreux observateurs, ce 12ème congrès permettra à Mohamed Abdelaziz de se maintenir au pouvoir, malgré les critiques formulées à son encontre. Selon des sources locales, Mohamed Abdelaziz a bien préparé son plan. Il va déclarer lors de cette rencontre, qu'il ne va pas se représenter pour le poste de Secrétaire général du Polisario, profitant de la lutte intestine entre différents clans, ses partisans vont l'acclamer pour être l'homme du rassemblement. Un autre scénario plébiscite l'actuel chef de la délégation du Polisario aux négociations sur le Sahara, Mahfoud Ali Beiba, qui fait office de président du Parlement sahraoui, pour succéder à Mohamed Abdelaziz. Selon Mohamed Talib, spécialiste du Sahara et membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), le changement attendu à la tête du Polisario n'aura sûrement pas lieu. La RASD reste un mouvement créé et soutenu par l'Algérie. Mohamed Abdelaziz table sur le maintien du statu-quo à un moment où la majorité de la population des camps en a assez d'attendre indéfiniment. «Tant que l'Algérie aura besoin de Mohamed Abdelaziz, ce dernier est sûr d'être maintenu à la tête du Polisario envers et contre tous. Abdelaziz représente l'allégeance totale à l'Algérie», estime un fin connaisseur du dossier. Pour ceux qui ne le savent pas, le chef des séparatistes avait fait son service militaire à l'APA (armée populaire algérienne) et sa femme, Khadija Bent Hamdi n'est tout autre que la fille du président du Parlement algérien. Coup dur Pourtant, il faut reconnaître que l'Initiative d'<autonomie> au Sahara présenteé par le Maroc a créé une 'brèche' dans les thèses du Polisario. Les instances onusiennes et des puissances internationales se sont rendu compte que la proposition marocaine représente une solution 'réaliste' à un conflit qui dure depuis plus de 30 ans. Selon une 'source' sahraouie, quatre tendances vont se livrer une bataille rangée pour avoir une place de choix dans les instances dirigeantes lors du congrès. Il y a d'abord les ténors, comme Mahfoud Ali Beïba, président du Parlement. Il représente les tribus Takna, il est soutenu par le pouvoir Algérien et il représente une alternative à la domination des Rguibats représenteé par le 'clan' de Mohamed Abdelaziz. Selon une 'source bien informée', au cas où Mahfoud Ali Beïba serait propulsé secrétaire général du Front, Mohamed Abdelaziz hériterait du poste de ministre de la défense. Les Rguibats dont est issu Mohamed Abdelaziz, ont toujours été aux commandes du Polisario, au détriment d'autres tribus comme les Takna, dont est originaire Mahfoud Ali Beïba. Selon Mohamed Talib : «La population des camps de Tindouf, souffre depuis des années de l'attente interminable, Mohamed Abdelaziz, incarne l'immobilisme et le statu-quo, alors que la proposition du Maroc d'instaurer un pouvoir autonome au Sahara représente une solution 'réaliste' au conflit». L'élite sahraouie avait émis des doutes sur les résultats du 12ème congrès. Parmi les 2.000 congressistes, 40 % sont des 'miliciens' armés du Polisario, le front a été fondé depuis sa naissance sur le modèle d'un parti unique paramilitaire calqué sur le modèle latino américain. Les combattants ont toujours eu leurs mots à dire. On remarque aussi la représentativité quasi nulle des sahraouis de l'intérieur, seulement 28 congressistes parmi les 2.000. Selon Mohamed Talib, le Polisario ne fait aucune confiance aux Sahraouis de l'intérieur. Des figures comme Mohamed Moutawakil, Ali Salem Tamek ne feront pas le déplacement. Seule Aminatou Haidar qui se trouve actuellement à l'étranger pourrait assister au congrès, et ce, à titre personnel. Opposants Même si Abdelaziz a bien goupillé son retour en force, il aura à découdre avec une opposition de plus en plus féroce. Certains opposants au Polisario étaient depuis des années à l'étranger, comme El Khadir Ould Essalek Ould Ayade le frère de Mahjoub Salek El Jafaf, du courant Khat Achahid. El Khadir faisait partie des sahraouis qui étaient détenus au Maroc à Kelaât Megouna. Relâché, il a rejoint Lahmada où il a été détenu par le Polisario pour ses idées en désaccord avec la ligne politique de Mohamed Abdelaziz. Parmi les revenants aussi on retrouve, Ahmed Ould Mustapha Essayed, le frère de Bachir Mustapha Essayed qui était en exil au Canada. L'opposition Sahraoui du Polisario se compose en fait de diverses tendances. Elle comprend le groupe «Al Moustakbale Asahraoui» (l'avenir Sahraoui), le courant «Khat Achahid» (La voie du martyr), les intellectuels comme le poète Abdallah Ould Zoubair et quelques radicaux comme l'ex-militaire Fedili Ould Baba. Le courant Khat Achahid est le principal mouvement d'opposition, il va lancer après le 12ème congrès un site Internet pour communiquer ses positions officielles. Actuellement, le site qui porte le nom de Khat Achahid est 'piraté par le Polisario'. À quelques jours du 12ème congrès, celui-ci a annoncé que «les premières décisions de la commission préparatoire ne sont qu'une édition de plus des méthodes préparatoires des précédents congrès, qui consistent à décréter l'état d'alerte et des lois martiales pendant la période préparatoire de chaque congrès. Méthodes dont les premiers signaux ont été la décision d'arrêt de la délivrance et la rénovation des passeports, ainsi que le gel des demandes de visas, ce qui a provoqué des conséquences néfastes, et des dommages considérables au sein des réfugiés et de la diaspora sahraouie». Sur la base de ce qui précède, Khat Achahid décide, d'accorder un délai au Front Polisario qui prend fin à la clôture du congrès, et si les résultats de ce dernier n'ont pas pris en considération ses revendications détaillées dans son programme politique, Khat Achahid devrait annoncer sa rupture politique définitive avec le Front Polisario, et n'arrêtera pas ses efforts pour la recherche d'une solution juste au conflit du Sahara. Quant à Al Moustakbale Assahraoui, ce mouvement est né au départ à partir de l'expérience d'un journal édité par des jeunes activistes Sahraouis. Après la sortie de six numéros, le journal a été interdit. Il tirait à plus de 5.000 exemplaires. La majorité des journalistes qui travaillaient au Ministère de l'information utilisaient les moyens du ministère. Ils ont tous été limogés. L'épouse de Mohamed Abdelaziz, Khadija Bent Hamdi, avait essayé de les recruter en leur proposant de travailler pour le journal qu'elle dirige, «Al Amal». Ils avaient refusé l'offre en bloc. Le groupe de journalistes d' «Al Moustakbale Assahraoui» a commencé alors à préparer un projet d'organe de presse indépendant avant de proposer à une ONG espagnole de subventionner le projet, (ils avaient eu l'accord pour le financement, mais la direction du Polisario était intervenue auprès des espagnols pour annuler le financement). Parmi les voix de l'opposition qui commencent à prendre forme dans les camps et qui appellent à la révolution interne, un ex-militaire, Fedili Ould Baba Oud Jouli de la tribu Rguibat Essawaed. Il appelle ouvertement à prendre les armes contre le 'clan' de Mohamed Abdelaziz. À l'origine de son mécontentement, une affaire personnelle avec un membre du secrétariat national. La femme de Fedili avait été violée par un membre du Secrétariat général et aucune sanction n'a été prise à son encontre. Dans cette configuration, les Algériens tentent de verrouiller le congrès tout en essayant de rallier les refuzniks en faisant miroiter de juteux contrats de contrebande de marchandises en tout genre. En effet, depuis quelques mois, les services algériens s'activent dans le nord de la Mauritanie, dans le no man's land et sur les routes qui relient Zouirate à Lahmada. Selon une 'source bien informée', les agents des services algériens opèrent sous la couverture de commerçants ou de trafiquants de cigarettes et de carburant. Ils circulent à bord de véhicules 4x4 de tout genre. Selon la même source, une intense activité de la gendarmerie algérienne est signalée aussi dans cette région. D'autant plus que l'armée mauritanienne ne contrôle pas grand-chose dans une grande partie de ce territoire. Les militaires algériens s'activent à contrôler tous les mouvements en direction des camps de Lahmada en prévision de la tenue du 12ème congrès du Polisario. Les services algériens veulent intercepter toutes les tentatives externes de soutien aux opposants de l'actuelle direction du Polisario. Ils sont chargés entre autres de collecter des informations sur les déplacements des membres de l'opposition qui se regroupent en Mauritanie depuis quelques semaines. Selon un congressiste joint par téléphone, la direction du Polisario a essayé d'intégrer au congrès tous les radicaux, afin de sortir avec des amendements encore plus durs envers le Maroc. Par cette attitude, le Polisario veut attirer plus de sympathisants et barrer la route à toute initiative marocaine d'ouvrir un dialogue avec les opposants du Polisario. Plusieurs mécontents ont été carrément achetés par l'octroi de bons de produits alimentaires et de bons de carburants. À l'ordre du jour des congressistes, figure essentiellement la question de la capacité de combat des troupes. Cette question sera parmi les points sensibles qui seront débattus. Le degré de préparation des troupes au combat et l'impact du cessez-le-feu sur le moral des troupes. Le document de l'évaluation de l'armée soumis au congrès fait un bilan exhaustif des lacunes de «l'armée du Polisario» et propose des solutions pour l'amélioration des capacités de combat. Retour aux armes Le congrès traitera de deux options: le cheminement vers la poursuite des négociations qui ont débuté à Manhasset dans un climat de dialogue serein ou le retour aux armes. Selon une source sahraouie, il est fort probable que le congrès donne sa bénédiction aux faucons du Polisario qui appellent à l'arrêt du processus de négociations et l'exclusion des sahraouis qui appellent à une solution négociée avec le Maroc. Cette attitude a été constatée à la veille du premier round des négociations de Manhasset. Bachir Mustapha Essayed, réputé faire partie du camp des modérés, a été écarté de la délégation des négociations, son nom n'avait apparu sur la liste des partants pour Manhasset qu'à la veille des négociations. De l'aveu même d'un congressiste, avant même la clôture du congrès, le contenu du communiqué final est déjà connu. Il tourne autour de l'appel au retour aux armes et militent pour l'arrêt des négociations. Le communiqué laissera le pouvoir de décision entre les mains du Secrétariat général qui sera élu pour évaluer s'il y a réellement des avancées lors des négociations de janvier à Manhasset pour poursuivre le dialogue avec le Maroc. Sinon le choix du retour aux armes s'imposera. À chacun son Tifariti Tifariti, est une commune rurale située à 50 Km de Smara et 90 Km de Tindouf. Pendant le conflit armé, elle a été vidée de ses habitants qui se trouvent en majorité à Smara. Depuis 1991 date du cessez-le- feu après l'adoption du plan de règlement par les Nations Unies et selon les arrangements techniques établis par la MINURSO, Tifariti a été déclarée officiellement zone 'démilitarisée' et sans installation civile. Le Polisario a décidé d'y tenir le 12éme congrès, pour faire croire qu'il s'agit d'un territoire libéré, le 11éme congrès ayant également été tenu dans cette ville. La réaction du secrétaire général de l'ONU était claire: Les manifestations organisées par le Polisario : «constituent une 'violation' de l'accord militaire N°1» et «contribuent à une exacerbation des tensions sur le terrain et peuvent provoquer une détérioration de la situation le long du mur de défense». Le mois de juillet dernier le ministère de l'intérieur avait affecté un caïd et une unité de Makhzen mobile dans une commune baptisée Tifariti qui n'a rien à voir avec la 'vraie' Tifariti qui se trouve à l'extérieur du mur de défense. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 1.5. AGENCES DE PRESSE INTERNATIONALES http://fr.news.yahoo.com/afp/20071221/twl-algerie-sahara-maroc-france- espagne-4bdc673_1.html http://www.jeuneafrique.com/fluxafp/fil_info.asp?art_cle=41344 http://afp.google.com/article/ALeqM5g6mrE4L-U_xDzkD8IqRCdxEDniSA http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp? art_cle=AFP03457saharcorame0 Sahara occidental: le Front Polisario menace de reprendre la guerre contre le Maroc ALGER (AFP) - Le Polisario a brandi vendredi la menace d'une reprise de la guerre contre le Maroc, auquel il dispute depuis 1975 le Sahara occidental, tout en appelant l'ONU, Madrid et Paris à obliger Rabat d'accepter un référendum. "Le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario, à l'issue de son 12e congrès, à Tifariti, "en territoire libéré", que Rabat considère comme une "zone tampon" après le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991. Dans le but de la préparer à la guerre, le congrès a recommandé de donner "la priorité à l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS), de façon à lui fournir tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et d'augmenter ses capacités combatives". Des négociations directes sous l'égide de l'ONU, dont deux rounds se sont tenues en juin et août à Manhasset près de New York, doivent reprendre du 7 au 9 janvier au même endroit. Si le Polisario a affirmé dans la déclaration finale du congrès qu'il prendra part à la troisième session des négociations directes à Manhasset, il a émis "le voeu sincère que le Maroc ne laissera pas passer cette précieuse occasion pour une paix juste et définitive". Le congrès a aussi souligné la "préoccupation" des Sahraouis devant "l'attitude de l'Organisation des Nations unies qui, en dépit de seize ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations et à assumer ses responsabilités dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental". "Le peuple sahraoui est déçu par l'inertie dont fait preuve la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) face aux violations systématiques des droits humains par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés", selon la déclaration finale du congrès qui a reconduit Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario. L'ONU peine, depuis 1992, à organiser un référendum d'autodétermination dans cette ancienne colonie espagnole, un territoire quasi désertique que se disputent depuis 1975 le Maroc et le mouvement indépendantiste du Polisario, soutenu par l'Algérie. Rabat préconise une large autonomie, sous souveraineté marocaine, du Sahara occidental, tandis que le Polisario exige un référendum d'autodétermination laissant aux Sahraouis le choix entre l'indépendance, l'autonomie ou le rattachement au Maroc. Estimant que l'Espagne, ancienne puissance coloniale au Sahara occidental, avait "une responsabilité" dans ce conflit, le Polisario lui "a rappelé ses responsabilités historique, morale et juridique vis-à-vis de la décolonisation du Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination". Il a également "exhorté la France à jouer un rôle plus constructif à même de contribuer à une solution juste et définitive au Sahara occidental, plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international". Le Polisario a, maintes fois, critiqué l'attitude de la France et de l'Espagne du gouvernement socialiste de José Luiz Rodriguez Zapatero, jugée favorable aux thèses du Maroc. La France "fait fi de la légalité internationale et fournit un soutien inconditionnel à l'aventure coloniale marocaine au Sahara occidental", tandis que l'Espagne affiche une position "de plus en plus hostile aux droits légitimes du peuple sahraoui", avait affirmé M. Abdelaziz, lors d'un discours devant les militants de son mouvement, début avril. -----------------> http://www.toutsurlalgerie.com/sahara-occidental-maroc-polisario- guerre-2149.html Sahara occidental : les Sahraouis prêts à une guerre de longue durée, selon leur président Par AFP le 21/12/2007 à 18:24 Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, a affirmé vendredi le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, à l'issue du 12e congrès de son mouvement qui a préconisé la reprise de la guerre en cas d'échec des négociations avec le Maroc. "Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, sans limites dans le temps ou dans le nombre des batailles", a affirmé dans un entretien à l'agence APS, M. Abdelaziz qui a été reconduit à la tête du Polisario par le congrès. Evoquant la prochaine session des négociations, du 7 au 9 janvier à Manhasset près de New York, M. Abdelaziz a déclaré qu'il n'était "pas très optimiste concernant un changement de la position du Maroc". "Nous demandons donc à l'Onu d'exercer des pressions sur le Maroc pour l'amener à se conformer à ses propres résolutions", a-t-il ajouté. Les deux premières sessions de ces négociations directes se sont tenues en juin et août à Manhasset. "Les Sahraouis veulent tous reprendre la lutte armée mais le Polisario continue de privilégier, pour le moment, l'option diplomatique", a souligné M. Abdelaziz, expliquant que "la priorité est à la solution pacifique et aux négociations, mais celles-ci doivent être limitées dans le temps". "Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons la conviction que les choses n'avanceront pas, que le Maroc ne veut pas d'une solution pacifique et que l'ONU aura échoué à faire aboutir le processus de décolonisation du Sahara occidental", a-t-il précisé. Il a ajouté qu'"après le prochain round des négociations à Manhasset, nous ferons une évaluation du processus de paix et prendrons alors les décisions qui s'imposent". -----------------> http://www.map.ma/fr/sections/boite5/les_menaces_du_polis/view Les "menaces" du Polisario: une éventualité suicidaire qui ne peut être prise qu'à Alger (presse espagnole) Madrid, 22/12/07-La presse espagnole minimise samedi les 'menaces' du Polisario de reprendre les hostilités, qualifiant de suicidaire une telle décision qui ne peut être prise, selon elle, qu'à Alger. Une décision d'une telle ampleur se prend à Alger et non dans les camps de Tindouf, estime le quotidien "El Pais". Le journal "ABC" estime, pour sa part, qu'une telle éventualité est "peu probable" et qu'elle est suicidaire. De son côté, le journal "El Periodico" de Catalogne note que les séparatistes ont à nouveau brandi ces menaces, après trois jours de "confusion" autour de leur congrès. Dernière modification 22/12/2007 16:04 >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 1.6. DÉSINFORMATION DU MAKHZEN http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=474 Le XIIème congrès reconduit M. Mohamed Abdelaziz au poste de Secrétaire général du Polisario (Envoyés spéciaux) Tifariti (territoires libérés), 20/12/2007 (SPS) M. Mohamed Abdelaziz a été largement réélu jeudi avec 85% des 1.403 bulletins de vote validés, selon les résultats annoncés en plénière, sous les applaudissements des congressistes Secrétaire général du Front Polisario. Le secrétaire général sortant était seul candidat à ce poste, aucun des plus de 1.700 congressistes ne s'étant présenté contre lui, alors qu'ils en avaient tous le droit. M. Abdelaziz avait appelé, dans une intervention, lundi devant les congressistes à consacrer le principe de l'alternance, en adoptant un amendement du règlement intérieur du Polisario, de façon à ce que le premier responsable du mouvement ne puisse accomplir qu'un seul mandat, non renouvelable. Une proposition qui a été rejetée par les congressistes qui ont souligné que le Front Polisario était avant tout un mouvement de libération national, dont la priorité était la libération du territoire nationale des mains de colonisateurs marocains. Le congrès doit élire dans la soirée les 25 membres du Secrétariat national, qui dirigera l'organisation entre deux congrès. M. Abdelaziz dirige le Front Polisario depuis 1976, après la mort au combat du premier secrétaire général et fondateur du Front Polisario, El-Ouali Mustapha Sayed. Le 12è congrès du Front populaire de libération de la Seguia el Hamra et Rio de Oro (Polisario) a ouvert ses travaux vendredi dernier à Tifariti (370 km à l'est d'El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental) et doit prendre fin jeudi soir par l'adoption d'une déclaration finale et l'installation de la nouvelle direction du Front. (SPS) 010/TFR/000 212000 DEC 07 SPS -------------> http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_769/PDF/Page06- 08.pdf Ali Beïba pourrait prendre la tête du Polisario Le Polisario tient son douzième Congrès du 14 au 18 décembre 2007 sur la 'zone tampon' de Tifarity. La bonne nouvelle! Mohamed Abdelaziz risque d'être évincé. Non pour cause de vieillesse, mais plus pour les <accusations d'enrichissement personnel>, qui se font <de plus en plus insistantes>. Les cadres et les jeunes du Polisario jugent que le conflit mené durant 30 ans par le "Leader" au nom du peuple sahraoui comme étant un conflit 'fictif' entretenu <pour le compte de l'Algérie> et ne servant <en rien> les intérêts des Sahraouis. Les problèmes internes dans les camps de Tindouf ne sont pas les seuls responsables de sa probable éviction, il y a aussi la pression internationale. Les Etats-Unis et plusieurs pays européens désirent voir un renouvellement de la direction du Polisario pour donner un souffle nouveau aux pourparlers entamés en juin 2007 entre le Maroc et les 'séparatistes' sous l'égide de l'ONU autour de la question du Sahara. Mahfoud Ali Beïba, chef de la délégation du Polisario aux négociations de Manhasset est déjà donné comme favori pour la succession à Mohamed Abdelaziz. Mahfoud Ali Beïba incarne, en effet, l'espoir de voir le dossier évoluer vers un règlement tant attendu par la population 'séquestrée' des camps de Tindouf. Comme à chaque Congrès du Polisario, l'armée marocaine redéploie ses forces sur les frontières pour parer à toute éventualité. Ce qui explique le mouvement militaire inhabituel dans les 'régions du sud'. -----------------------> http://www.aujourdhui.ma/nation-details58264.html Mahfoud Ali Beiba donné favori pour succéder à Mohamed Abdelaziz Mahfoud Ali Beiba donné favori pour succéder à Mohamed AbdelazizMahfoud Ali Beiba, chef de la délégation du Polisario aux négociations sur le Sahara, est donné largement favori pour occuper le poste de secrétaire général du Polisario, en remplacement de Mohamed Abdelaziz. Le 12ème congrès du Polisario, prévu du 14 au 18 décembre prochain à Tifariti, signera la fin politique de Mohamed Abdelaziz, indiquent des spécialistes des affaires polisariennes. Les pronostics qui courent dans les camps de Tindouf donnent l'actuel chef de la délégation du Polisario aux négociations sur le Sahara, Mahfoud Ali Beiba, largement favori pour occuper le poste de secrétaire général du Polisario. Le changement attendu à la tête du mouvement 'séparatiste' créé et soutenu par l'Algérie intervient alors que Mohamed Abdelaziz est vivement critiqué pour l'obstination de son 'clan' à maintenir le statu quo de l'affaire au moment où la majorité de la population de Tindouf est pour une solution qui lui permettrait de 'regagner la mère patrie' et pouvoir y vivre 'paisiblement'. Le SG sortant a d'ailleurs prêté le flanc à une véritable volée de bois vert en raison de son inaction sur un dossier qui a pourtant connu une évolution notoire, notamment après la présentation par le Royaume de l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'<autonomie> au Sahara. En lieu et place de la politique du statu quo voulue par Mohamed Abdelaziz, Mahfoud Ali Beïba incarne une alternative et une promesse de voir le dossier évoluer vers un règlement tant attendu par la population 'séquestrée' dans les camps de Tindouf. «Il est fort attendu que la bataille rangée que se livrent le camp de Beïba et celui de Mohamed Abdelaziz soit tranchée en faveur du premier», atteste Mohamed Talib, membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas). «La population dans les camps de Tindouf en a assez de l'immobilisme incarné par Mohamed Abdelaziz», certifie-t-il, en rappelant que le SG sortant «n'a pas su accompagner l'évolution qu'a connue le dossier du Sahara», dans une référence à l'offre d'autonomie, qui a été plébiscitée par l'ensemble de la communauté internationale en raison de son caractère «raisonnable», «sérieux» et «crédible». L'émergence de Mahfoud Ali Beïba, en tant que nouveau leader du Polisario, intervient dans un contexte où de plus en plus de voix s'élèvent pour revendiquer la règlement du conflit. L'Algérie, qui s'est jusqu'ici cramponnée à sa position 'hostile' à la 'souveraineté territoriale' du Royaume, a donné pour sa part le ton de ce changement. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a déclaré, au terme d'un entretien avec son homologue français, Bernard Kouchner, vendredi dernier à Paris, que «les points de vue de la France et de l'Algérie (sur la question du Sahara) ne sont pas aussi divergents qu'ils ne paraissent». Le chef de la diplomatie algérienne a également exhorté les parties en conflit à «poursuivre», voire «intensifier», les échanges en perspective de la sortie de crise. Selon des observateurs, l'Algérie serait, par ailleurs, pour beaucoup dans la montée de Mahfoud Ali Beïba sur le devant de la scène politique du Polisario. La préférence pour Ali Beiba paraît d'autant plus vraisemblable que le pouvoir algérien veut installer un équilibre de leadership entre les tribus en place. Les Rguibat, dont est issu Mohamed Abdelaziz, ont toujours été aux commandes du Polisario, au détriment d'autres tribus comme «Tekna», dont est originaire Mahfoud Ali Beïba. Ce dernier, qui préside le 'soi-disant' Parlement du Polisario, a de fortes chances de sortir vainqueur de l'échéance du 14 décembre, à l'opposé d'un Mohamed Abdelaziz resté chevillé à une logique «belliqueuse» qui n'intéresse plus personne. Le 27-11-2007 Par : M'Hamed Hamrouch ______________