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ONU/Negotiations F.POLISARIO-Maroc (7/8-I-2008)   Lista de mensajes  
Responder | Reenviar Mensaje #5743 de 6680 |
*****NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations070108.htm

****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC

1.1. PRESSE ONUSIENNE
- CENTRE DE NOUVELLES ONU (7-I-2008): Sahara occidental : l'ONU
exhorte les parties à des discussions 'substantielles'
- CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL, M. BAN KI-MOON, AU
SIÈGE DES NATIONS UNIES, LE 7 JANVIER 2008

1.2. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (8-I-2008): Sahara Occidental : l'ONU exhorte les parties à des
discussions 'substantielles'
- SPS (8-I-2008): Les Sahraouis veulent aller de l'avant à Manhasset
III, affirme Boukhari Ahmed
- SPS (7-I-2008): Négociations Maroc-Polisario : début lundi d'un
troisième round décisif
- SPS (7-I-2008): Le Conseil de sécurité doit exiger du Maroc de se
soumettre à la légalité internationale (MAE sahraoui)

1.3. PRESSE MAROCAINE-CINISME ET FANTAISIES DU MAKHZEN-OBSESSION
MAKHZENIENNE AVEC L'ALGÉRIE
- MAP/LE MATIN (7-I-2008): Ban ki-moon appelle à des discussions plus
intensives et substantielles lors du 3-ème round de négociations sur
le Sahara
- MAP (8-I-2008): M. Walsum réitère l'appel de l'ONU à faire preuve
de volonté politique et à négocier de bonne
- MAP/LE MATIN (8-I-2008): Benmoussa: Le Maroc refuse
catégoriquement "toute tentative visant à imposer la politique du
fait accompli" (allocution prononcée au nom de la délégation
marocaine, à l'ouverture du 3è round des négociations)
- LE MATIN (7-I-2008): Les Nations-unies appellent à la discussion
directe de thématiques "liées à l'<autonomie>". La délégation
marocaine ne s'attend pas à un changement dans les positions du
Polisario
- MAP (8-I-2008): Sahara-Négociations-3ème round: reprise des travaux
après une pause déjeuner
- MAP/LE MATIN (8-I-2008): Les membres de la délégation marocaine
s'expriment...
- MAP (8-I-2008): Levée de la première séance du 3-ème round des
négociations sur le Sahara
- MAP (8-I-2008): Début à Manhasset du 3è round des négociations sur
le Sahara
- L'OBSERVATEUR (8-I-2008): Manhasset III
- LE MATIN (8-I-2008): Tournant de Manhasset et machiavélisme algérien
- L'OBSERVATEUR (8-I-2008): Rigidités algériennes
- MAP (8-I-2008): Le Maroc <et l'Algérie> ont la possibilité de
trouver ensemble une solution au problème du Sahara (Fassi Fihri)
- LE MATIN (8-I-2008): Logomachies algériennes
- MAP (7-I-2008): Les négociateurs du Polisario agissent <suivant un
mandat précis de l'Algérie> (diplomate marocain)
- MAP (8-I-2008): L'Algérie "doit" participer aux négociations comme
une "partie prenante" au conflit du Sahara ("ONG")
- MAP (7-I-2008): Le Maroc <réitère> sa volonté <d'aller de l'avant>
dans l'application des résolutions onusiennes
- MAP (7-I-2008): La délégation marocaine est animée de la volonté de
dépasser tous les obstacles et d'ouvrir de nouvelles perspectives
- L'OPINION (7-I-2008): La proposition d'<autonomie>, une
base "crédible" pour le règlement définitif d'un conflit "préfabriqué"
- L'OPINION (7-I-2008): La "bonne foi" du Maroc
- L'ÉCONOMISTE (7-I-2008): Manhasset III: Un face-à-face à très gros
enjeux
- LE MATIN (7-I-2008): Ouverture, aujourd'hui, d'un nouveau round de
négociations
Le Maroc réitère, à Manhasset, son engagement en faveur d'une
solution politique définitive
- AUJOURD'HUI LE MAROC (7-I-2008): Reprise aujourd'hui des
pourparlers sur l'affaire du Sahara: Les "divergences au sein du
Polisario" pèsent sur les négociations de Manhasset
- IPS (7-I-2008): Le Sahara occidental vers une équation inter-
sahraouie?
- MAP (7-I-2008): Le projet d'<autonomie> marocain a créé une
nouvelle dynamique pour trouver une solution à la question du Sahara
(ex-dirigeant du Polisario)

1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
- LIBERTÉ (7-I-2008): Les négociations Maroc-Front Polisario
reprennent aujourd'hui à Manhasset. Plaidoyer politique contre
dimension "sécurocrate"
- L'EXPRESSION (8-I-2008): NÉGOCIATIONS POLISARIO-MAROC. Un conclave
sur une poudrière
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (8-I-2008): Sahara Occidental: à New York rien
de nouveau
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (7-I-2008): Pas de fumée blanche à Manhasset
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (7-I-2008): Sahara Occidental. Un troisième
round sans trop d'optimisme
- LE JEUNE INDÉPENDANT (8-I-2008): Ouverture hier du 3e round des
négociations entre le Polisario et le Maroc: Y aura-t-il un quatrième
round ?
- HORIZONS (8-I-2008): Manhasset entre paix et guerre
- HORIZONS (7-I-2008): MANHASSET ACTE III. L'heure de vérité
- EL MOUDJAHID (7-I-2008): Un troisième round décisif
- LE JOUR D'ALGÉRIE (8-I-2008): Sahara occidental. Maroc et Polisario
de nouveau à la table des négociations
- LA TRIBUNE (7-I-2008): Le Front Polisario et le Maroc entament
aujourd'hui le troisième round des négociations. Quelles chances pour
la voie diplomatique ?


1.5. AGENCES ET PRESSE INTERNATIONALES
- AFP (7-I-2008): Sahara occidental : Ban Ki-moon appelle à des
négociations "substantielles"
- AFRIK (7-I-2008): Sahara Occidental : le Maroc et le Front
Polisario reprennent les négociations
- AFP (7-I-2008): Pourparlers Maroc-Polisario sur fond de menace d'un
recours aux armes


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

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http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC

1.1. PRESSE ONUSIENNE
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?
NewsID=15539&Cr=Sahara&Cr1=Secrétaire

Sahara occidental: l'ONU exhorte les parties à des
discussions 'substantielles'


7 janvier 2008 – A la veille d'un nouveau cycle de négociations sur
le Sahara occidental sous les auspices des Nations Unies, le
Secrétaire général a appelé les parties à « faire plein usage de
cette semaine de pourparlers pour commencer à s'orienter vers une
phase de discussions plus intensive et substantielle ».

« Le Secrétaire général souhaite exprimer sa reconnaissance aux
parties et aux États voisins pour avoir accepté son invitation aux
pourparlers qui sont prévus de commencer demain à Manhasset sous la
médiation de l'Envoyé personnel du Secrétaire général, M. Peter van
Walsum, et selon les termes des résolutions 1754 (2007) et 1783
(2007) », indique un message transmis aujourd'hui pas sa porte-
parole.

« Le Secrétaire général reconnaît que cela prendra à la fois du temps
et de la patience de négocier une solution mutuellement acceptable
pour cette dispute qui perdure », affirme le message.

Des discussions ont déjà eu lieu entre le Maroc et le Front POLISARIO
en juin et août 2007.

Le 31 octobre dernier, le Conseil de sécurité avait demandé aux
parties de « poursuivre les négociations sous les auspices du
Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi »
(dépêche du 31.10.2007).

La Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au
Sahara occidental (MINURSO) rappelle que la situation dans la région
a fait l'objet de nombreux débats et a conduit à l'adoption de plus
de 70 résolutions aux Nations Unies.

Le Sahara occidental est un territoire de la côte Nord-Ouest de
l'Afrique, limitrophe du Maroc, de la Mauritanie et de l´Algérie. Il
était sous administration espagnole jusqu´en 1976.

Le Maroc et la Mauritanie l'ont tous deux revendiqué, revendication à
laquelle s´oppose le Front populaire pour la libération de la Saguía-
el-Hamra et du Río de Oro, dit Front POLISARIO.

Les Nations Unies ont cherché un règlement de la question du Sahara
occidental depuis que l´Espagne s´est retirée du territoire en 1976
et que, suite à cela, des combats ont éclaté entre le Maroc - qui a
décidé de "réintégrer" le Sahara occidental à son territoire - et le
Front POLISARIO, soutenu par l'Algérie. La Mauritanie a quant à elle
renoncé à toute prétention sur le Sahara occidental en 1979.

A la suite d'un accord entre le gouvernement du Maroc et le Front
POLISARIO, la MINURSO a été déployée en septembre 1991 afin de
surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui
permettrait aux habitants du Sahara occidental habilités à voter de
décider du statut futur du territoire.

-------------------->
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2008/SGSM11360.doc.htm

CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL, M. BAN KI-MOON, AU SIÈGE
DES NATIONS UNIES, LE 7 JANVIER 2008

(Transcription adaptée de l'anglais)


- Question (interprétation de l'anglais): Plusieurs menaces de
conflit pèsent depuis quelque temps sur l'Afrique. Le POLISARIO dit
que c'est la dernière chance qu'il donnera aux Marocains au Sahara
occidental; sinon, il se mettra sur le pied de guerre. (...) Quel
est votre point de vue sur ces questions?

- Le Secrétaire général (interprétation de l'anglais): Concernant le
Sahara occidental, comme vous le savez peut-être, je vais publier ce
matin une déclaration à ce sujet. Il va y avoir de nouvelles
consultations à Manhasset entre les parties concernées. J'apprécie
le fait qu'elles aient accepté mon invitation. M. [Peter] van Walsum
servira de médiateur.
C'est une question extrêmement complexe et difficile à régler et
j'espère que des pourparlers permettront d'avancer.

(...)
- Question (interprétation de l'anglais): Le Front POLISARIO a
clairement indiqué qu'il s'agissait de la dernière chance qu'il
accordait aux Marocains. Êtes-vous en contact avec le Front
POLISARIO? Vous espérez qu'ils pourront parvenir à un accord, mais
il semblerait que les enjeux soient trop importants.

- Le Secrétaire général (interprétation de l'anglais): Je ne souhaite
pas faire de commentaire sur cette question. L'une des parties a
fait une déclaration très définitive, mais cette question a de
nombreux tenants et aboutissants et la bonne volonté des parties est
indispensable. Elles doivent se montrer constantes, patientes et
persévérantes et elles doivent vouloir régler cette question par le
dialogue.


(...)
- Question: (interprétation de l'anglais): À propos du Sahara
occidental, ne pensez-vous pas que ce problème contribue également à
ce problème? Pensez-vous qu'il y aura des progrès aujourd'hui en ce
qui concerne le Sahara occidental?

- Le Secrétaire général: (interprétation de l'anglais): Bien sûr, il
y a toutes sortes de griefs exprimés en raison de ce conflit, mis à
part l'élément du terrorisme, mais c'est pour cette raison que nous
devons résoudre tous les problèmes, toutes les questions par des
moyens pacifiques et par le biais du dialogue, mais de façon générale.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=562

Sahara Occidental : l'ONU exhorte les parties à des
discussions 'substantielles'


New York (Nations Unies), 08/01/2008 (SPS) Le Secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-Moon a appelé les parties à "faire plein usage de cette
semaine de pourparlers pour commencer à s'orienter vers une phase de
discussions plus intensive et substantielle", à la veille d'un
nouveau cycle de négociations sur le Sahara occidental sous les
auspices des Nations Unies.

"Le Secrétaire général souhaite exprimer sa reconnaissance aux
parties et aux États voisins pour avoir accepté son invitation aux
pourparlers qui sont prévus de commencer ce mardi à Manhasset sous la
médiation de l'Envoyé personnel du Secrétaire général, M. Peter van
Walsum, et selon les termes des résolutions 1754 (2007) et 1783
(2007)", a indiqué un message transmis lundi pas sa porte-parole.

"Le Secrétaire général reconnaît que cela prendra à la fois du temps
et de la patience de négocier une solution mutuellement acceptable
pour cette dispute qui perdure", a affirmé le message.

Des discussions ont déjà eu lieu entre le Maroc et le Front Polisario
en juin et août 2007.

Le 31 octobre dernier, le Conseil de sécurité avait demandé aux
parties de "poursuivre les négociations sous les auspices du
Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi",
rappelle-t-on. (SP)


020/090/000 081445 JAN 08 SPS

------------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=555

Les Sahraouis veulent aller de l'avant à Manhasset III, affirme
Boukhari Ahmed


New York (ONU), 08/01/2008 (SPS) Les Sahraouis veulent aller de
l'avant à Manhasset ou sera relancé, lundi, le 3ème cycle de
négociations entre le Front Polisario et le Maroc, a affirmé Boukhari
Ahmed, représentant du Front Polisario à l'ONU et membre de la
délégation sahraouie aux négociations.

"Nous attendons de ce troisième round de négociations qu'il soit
différent des précédents et qu'il s'inscrive en droite ligne de la
demande du Secrétaire général de l'ONU, appuyée par le Conseil de
Sécurité, appelant les deux parties à engager des "négociations
substantielles" a déclaré lundi à l'APS, Boukhari Ahmed.

Pour le diplomate sahraoui, il y a trois éléments fondamentaux, à
savoir la négociation comme instrument privilégié de la recherche
d'une solution politique au conflit, l'objectif du processus restant
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental et l'existence de
deux propositions de paix, l'une sahraouie et l'autre marocaine,
actuellement sur la table des Nations Unies pour être prises comme
base des discussions.

Ces éléments, dit-il, plaident en faveur de la recherche d'une
solution au conflit du Sahara Occidental, qui doit passer
inévitablement par l'organisation d'un référendum d'autodétermination
du peuple sahraoui qui intègre les options d'indépendance, autonomie
ou intégration, référendum qui sera organisé sous les auspices de la
Communauté internationale.

"Pour nous sahraouis nous continuons à dire que la proposition
marocaine de plan d'autonomie est une proposition unilatérale qui
cherche à tromper la communauté internationale en tentant de
consacrer le fait colonial au Sahara Occidental. Mais elle peut être
un élément dans un package dans lequel le peuple sahraoui, lors d'un
référendum d'autodétermination, aura la possibilité de choisir entre
l'indépendance ou l'autonomie. C'est la seule vision, objective,
flexible et réaliste qui peut nous sortir de l'impasse dans laquelle
nous nous trouvons du fait de la politique de blocage pratiquée
depuis plus de dix ans par le Maroc", explique-t-il.

Si le membre de la délégation sahraouie espère qu'à Manhasset III, le
Maroc va faire preuve de plus de "souplesse et de "clairvoyance", il
regrette néanmoins, analysant les dernières déclarations faites par
la délégation de Rabat, "la position figée" du Maroc, qui, dit-
il "bloque depuis 1991 le référendum d'autodétermination, les
différents accords de paix dont ceux de Houston, le plan de
règlement, le plan Baker et les différentes résolutions de la
communauté
internationale, sans aucune justification".

"Le Maroc continue à adopter une politique de fuite en avant faite
d'intransigeance et de tergiversation. Il est malheureusement soutenu
par certaines puissances membre du Consel de Sécurité", note-t-il,
citant Paris et Washington.

Interrogé sur le climat dans lequel se déroule ce troisième round,
l'ambassadeur sahraoui à l'ONU a tenu à rappeler que le peuple
sahraoui qui lutte pour son droit à l'autodétermination depuis plus
de "trois décennies", est un peuple épris de paix", "un peuple qui a
conscience des graves conséquences d'un pourrissement du conflit pour
les deux peuples mais aussi pour la région".

"Si le Maroc continue sa politique de blocage, cette fois-ci les
risques sont grand. Nous ne voudrions pas que le Maroc pousse le
peuple sahraoui dans des situations extrêmes. Mais nous disons que si
les portes de la paix sont fermées par le Maroc et que la Communauté
internationale continue à rester dans l'expectative et ne réagit pas,
alors nous allons retourner à la case départ, à la situation d'il y a
seize ans, avec toutes les conséquences que cela suppose", plaide-t-
il.

Ahmed Boukhari, soutenant que le Front Polisario est venu à Manhasset
III avec la ferme volonté d'aller de l'avant, de suivre et de faire
appliquer les résolutions du Conseil de Sécurité, il dira que sa
délégation attend du Maroc qu'il coopère à la pleine mise en œuvre
des recommandations onusiennes pour l'organisation d'un référendum
d'autodétermination en mesure de donner le libre choix au peuple du
Sahara Occidental de décider de son avenir, à commencer rapidement
par l'application de mesures de confiance et l'entrée dans de
discussions substantielles au lieu de se confiner a son seul plan
d'autonomie.

"Il faut que le Maroc change sa position et que la Communauté
internationale se décide à jouer un rôle actif dans les négociations
pour donner des chances réelles au processus de paix d'aboutir. Il
nous faut éviter un pourrissement de la situation et un embrasement
dans la région", affirme-t-il.

"Nous demandons aujourd'hui au Maroc de saisir cette occasion
historique, de ne pas perdre l'opportunité de construire la paix dans
notre région. Nous considérons que la région du Maghreb a besoin de
paix, de stabilité, de sécurité et de progrès. On ne peut pas
construire le grand Maghreb sur la base de la modification par la
force des frontières ni le deni des droits des peuples", a-t-il fait
remarquer en conclusion. (SPS)


020/090/700 081030 JAN 08 SPS

-------------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=543

Négociations Maroc-Polisario: début lundi d'un troisième round
décisif


New York, 06/01/2008 (SPS) Les négociations directes sur le Sahara
occidental entre les délégués du Front Polisario et du Maroc
reprennent lundi à Manhasset, près de New York, pour un troisième
round de trois jours qui s'annonce décisif.

La porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Michèle Montas, a
confirmé jeudi la tenue de ce troisième round, auquel le Maroc et le
Front Polisario ont d'ailleurs annoncé tous deux leurs
participations.

"Comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes, et en raison du
caractère délicat des discussions en cours, les pourparlers seront
encore une fois privés", a ajouté la porte-parole, précisant qu'à ce
titre seuls les membres des délégations et les responsables de l'Onu
pourront pénétrer dans la propriété de Greentree Estate, où se
dérouleront les rencontres.

Il est à rappeler que les deux parties en conflit depuis 1975, que
sont le Front Polisario et le royaume du Maroc, ont déjà tenu, sous
les auspices des Nations unies, dans le même lieu à Manhasset, les
premier et deuxième rounds de négociations, respectivement les 18 et
19 juin et les 10 et 11 août 2007, sans avancées notables.

Ce blocage, sinon cette impasse, des discussions est du, expliquent
les observateurs politiques auprès de l'organisation internationale,
au fait de la seule intransigeance de Rabat à ne prendre en compte
que la seule option de l'autonomie du Sahara occidental sous
souveraineté marocaine, rejetant ainsi l'option de l'indépendance
soutenue par la partie sahraouie.

Ces négociations se tiennent conformément aux recommandations du
Conseil de sécurité, qui a adopté à cet effet deux nouvelles
résolutions, la 1754 du 30 avril 2007 et la 1783 du 31 octobre 2007,
demandant aux parties de "poursuivre des négociations sous les
auspices du secrétaire général, sans conditions préalables et de
bonne foi" dans l'objectif de parvenir à une "solution politique
juste, durable et mutuellement acceptable"
permettant "l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans
le contexte des arrangements compatibles avec les buts et principes
énoncés dans la Charte des Nations unies".

Dans sa dernière résolution (1783), prorogeant par ailleurs le mandat
de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum
au Sahara Occidental (Minurso) jusqu'au 30 avril 2008, le Conseil de
sécurité a, une nouvelle fois, demandé aux parties de continuer
à "faire preuve de volonté politique et de travailler dans une
atmosphère propice au dialogue afin d'engager des négociations de
fond".

Dans son dernier rapport présenté fin octobre au Conseil de sécurité,
le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a demandé, pour sa part,
au Front Polisario et au Maroc, "d'engager de réelles négociations",
tout en se disant préoccupé par la poursuite de la part de la force
occupante des violations des droits de l'homme au Sahara Occidental.

Il est à noter que le Front Polisario a décidé, lors de son dernier
congrès, tenu du 14 au 21 décembre dernier à Tifariti, dans les
territoires sahraouis libérés, de demander à l'Onu de fixer à ces
négociations une limite dans le temps.

Le Front Polisario, qui considère le statu quo de "ni guerre ni paix"
des seize dernières années comme ayant atteint ses limites, n'a pas
exclu la reprise de la lutte armée en cas d'échec des négociations.

Pour les dirigeants sahraouis, l'année 2008, "sera celle de la paix,
de la liberté et de l'indépendance, ou bien celle de la reprise de la
lutte armée".

La situation au Sahara occidental a fait l'objet de nombreux débats
et a conduit à l'adoption de plus de 70 résolutions du Conseil de
sécurité de l'ONU, ainsi qu'à l'établissement de la Minurso chargée
de l'organisation d'un référendum d'autodétermination, qui est
toujours déployée dans le territoire, rappelle-t-on.(SPS)


020/090/700 061800 JAN 08 SPS

------------------>
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=542
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=08/01/06/9829879

Le Conseil de sécurité doit exiger du Maroc de se soumettre à la
légalité internationale (MAE sahraoui)


Bir Lehlu (Territoires libérés), 06/01/2008 (SPS) Le Conseil de
sécurité des Nations unies doit exiger du Maroc de se soumettre à la
légalité internationale en permettant au peuple sahraoui de
s'exprimer sur son destin, a affirmé dimanche à Bir Lehlu le ministre
sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.

"Le Front Polisario considère qu'il revient aux membres du Conseil de
sécurité d'exiger du Maroc de se soumettre, enfin, à la légalité
internationale en permettant au peuple sahraoui de s'exprimer sur son
destin à travers l'incontournable exercice du droit inaliénable à
l'autodétermination conformément aux centaines de résolutions de
l'ONU, des autres instances internationales et à l'avis de la Cour
internationale de justice", a indiqué M. Ould Salek dans une
déclaration rendue publique à la veille du troisième round des
négociations directes entre
le Front Polisario et le Maroc qui se tiendra à compter de lundi à
Manhasset, près de New York.

"Le peuple sahraoui, à l'instar de tous les peuples de la planète, a
le droit de disposer de lui-même de manière démocratique régulière et
transparente. Le chemin de la paix passe obligatoirement par cette
voie", a-t-il ajouté dans sa déclaration.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie sahraouie a réitéré, au nom du
Front Polisario, "l'entière et totale disponibilité" de la partie
sahraouie à "collaborer avec le secrétaire général de l'ONU et son
Envoyé personnel, M. Van Walsun, pour l'application intégrale des
résolutions 1754 et 1783 du Conseil de sécurité sur le Sahara
Occidental".

Dans ces deux résolutions, explique M. Ould Salek, "le Conseil
appelle les deux parties au conflit à négocier pour trouver une
solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui
garantisse l'autodétermination du peuple sahraoui. En même temps, le
Conseil a demandé que ces négociations doivent se dérouler de bonne
foi et sans conditions préalables".

"Le monde entier est témoin, et particulièrement les membres du
Conseil de sécurité et l'Envoyé personnel du secrétaire général, que
dès le début du premier round le Maroc a posé un préalable
inacceptable et irrecevable qui n'est autre que l'exigence de lui
reconnaître à l'avance la souveraineté sur le Sahara Occidental", a-t-
il rappelé.

Dans ce contexte, M. Ould Salek a estimé que "cette attitude
irresponsable et intransigeante est contraire à l'esprit et à la
lettre des résolutions du Conseil de sécurité, soulignant qu'elle a
mis les négociations de Manhasset "devant une impasse absolue". (SPS)


020/090/100 06100 JAN 08 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PRESSE MAROCAINE-CINISME ET FANTAISIES DU MAKHZEN-OBSESSION
MAKHZENIENNE AVEC L'ALGÉRIE
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/ban_ki-moon_appelle/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=78718

Ban ki-moon appelle à des discussions plus intensives et
substantielles lors du 3-ème round de négociations sur le Sahara


New York (Nations Unies), 07/01/08- Le Secrétaire général de l'ONU,
M. Ban ki-moon, a appelé, lundi, à mettre à profit le troisième round
de négociations sur le Sahara pour "s'orienter vers une phase de
discussions plus intensive et substantielle".

M. Ban ki-moon appelle les parties "à faire plein usage des
pourparlers de cette semaine pour commencer à s'orienter vers une
phase de discussions plus intensive et substantielle", souligne un
communiqué de sa porte-parole à New York, à la veille de ce nouveau
round de négociations qui débute ce mardi à Manhasset.

"Le Secrétaire général reconnaît que cela prendra à la fois du temps
et de la patience de négocier une solution mutuellement acceptable
pour ce conflit", ajoute la même source.

Il a, en outre, tenu à exprimer "sa reconnaissance aux parties et aux
Etats voisins pour avoir accepté son invitation aux pourparlers" qui
se tiennent en application des résolutions 1754 et 1783 du Conseil de
sécurité, et sous les auspices de son Envoyé personnel, M. Peter van
Walsum.

Le Maroc a présenté, en avril dernier, à l'ONU une initiative pour la
négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara,
initiative qui a engendré la dynamique des négociations en cours.

La démarche marocaine a été qualifiée de sérieuse et crédible par le
Conseil de sécurité dans ses deux dernières résolutions et saluée par
la communauté internationale comme étant de nature à favoriser un
règlement définitif de ce différend régional.


Dernière modification 07/01/2008 17:41

--------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/onu-maroc-sahara-neg/view

M. Walsum réitère l'appel de l'ONU à faire preuve de volonté
politique et à négocier de bonne foi


Manhasset (New York), 08/01/08- L'Envoyé personnel du Secrétaire
général de l'ONU, M. Peter Van Walsum, a réitéré, mardi à l'ouverture
du 3ème round de négociations sur le Sahara, l'appel de l'ONU
à "faire preuve de volonté politique et à négocier de bonne foi".

"Dans son allocution d'ouverture, M. Van Walsum a rappelé aux parties
l'appel lancé par le Conseil de sécurité dans sa Résolution 1783 de
faire preuve de volonté politique pour assurer le succès des
négociations, de négocier de bonne foi et de travailler dans une
atmosphère propice au dialogue", a indiqué la porte-parole du
Secrétaire général, Mme Michèle Montas, lors d'un point de presse au
siège des Nations Unies.

Il a également souligné que "bien que l'ONU soit là pour faciliter de
toutes les manières possibles les discussions, il est de la
responsabilité des parties de parvenir à une solution", a ajouté la
porte-parole.

Le 3ème round des négociations sur le Sahara a débuté mardi en fin de
matinée à Manhasset, dans la banlieue de New York, sous l'égide des
Nations Unies.

Des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la
Mauritanie prennent part à ces négociations qui se déroulent en
présence du facilitateur de l'ONU, M. Peter Van Walsum.

L'ordre du jour de cette première journée de négociations "comprend
des discussions en plénière sur l'application des résolutions
pertinentes du Conseil", a précisé Mme Montas qui a indiqué que
l'Envoyé personnel a également mené des discussions bilatérales avec
les participants.

Avant la fin des présents pourparlers, ce mercredi, les discussions
devraient également se focaliser sur la définition de la voie à
suivre dans le processus de négociation, a-t-elle, enfin, fait savoir.

Dans une déclaration, publiée lundi, le Secrétaire général a appelé
les parties à commencer à s'orienter vers une phase de
discussions "plus intensive et substantielle", tout en reconnaissant
que "cela prendra à la fois du temps et demandera de la patience pour
négocier une solution mutuellement acceptable pour ce différend de
longue date".


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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/m._benmoussa__le_mar/view
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Benmoussa: Le Maroc refuse catégoriquement "toute tentative visant à
imposer la politique du fait accompli"
(allocution prononcée au nom de la délégation marocaine, à
l'ouverture du 3è round des négociations)


Manhasset, (New York) 08/01/08-Le ministre de l'Intérieur, M. Chakib
Benmoussa a affirmé, mardi à Manhasset (New York) que le Maroc refuse
catégoriquement "toute tentative visant à imposer la politique du
fait accompli, ou à porter atteinte à l'<intégrité territoriale> du
Royaume, ou à sa <souveraineté> qui ne sauraient souffrir d'aucun
marchandage ou concession".

"Le Maroc a déjà fait face, à travers son histoire, à toutes les
tentatives visant à porter atteinte à son 'intégrité territoriale' et
n'acceptera -ni aujourd'hui, ni demain- un quelconque fait accompli
concernant cette question", a souligné M. Benmoussa, dans une
allocution prononcée au nom de la délégation marocaine, à l'ouverture
du 3è round des négociations sur le Sahara, qui se tiennent sous
l'égide des Nations Unies.

Le Royaume, a-t-il insisté, "demeure mobilisé pour préserver sa
souveraineté et son <unité nationale>, et prémunir l'ensemble de la
région des risques de <balkanisation>".


Voici le texte intégral de cette allocution :.

"Louange à Dieu, Prière et Salut sur le Prophète, Sa famille et Ses
compagnons.

Son Excellence, Monsieur l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général des
Nations Unies.

Mesdames, Messieurs.

Le Royaume du Maroc participe à ce troisième round, animé de
confiance, d'espoir, de 'bonne foi' et de ferme volonté de s'engager
dans des négociations 'sérieuses', à l'instar des deux précédents
rounds tenus à Manhasset. Aussi, le Maroc réaffirme son engagement de
principe et sa disposition sincère et constructive à l'égard des
résolutions du Conseil de sécurité. C'est dans cet esprit que le
Maroc répond à l'aimable invitation du Secrétaire Général des Nations
Unies, Son Excellence Monsieur Ban Ki Moon, et aux bons offices
entrepris par Son Envoyé Personnel, Monsieur Peter Van Walsum.

'Soucieux' de répondre à la nouvelle approche préconisée par l'ONU,
le Maroc a engagé, avec 'sagesse et courage', une
initiative 'fondamentale', 'audacieuse' et 'décisive' qui consiste à
mettre au point une proposition 'innovante', 'créative' et 'riche de
promesses', en vue d'engager des négociations au sujet de l'autonomie
dans la région du Sahara 'marocain', dans le 'respect' de
la 'souveraineté' du Royaume, de son unité nationale et de
son 'intégrité territoriale inaliénable'.

Après avoir lancé cette initiative d'<autonomie>, le Royaume du Maroc
attend de nos frères ici présents, ainsi que des pays voisins
réellement concernés et interpellés par le Conseil de sécurité, leur
coopération et leur contribution à la création des conditions
propices au succès des négociations.

Le Maroc -voire la communauté internationale- espère que les autres
parties réagissent, à leur tour, en s'impliquant dans le renforcement
de la dynamique agissante enclenchée par le Royaume. Elles sont donc
interpellées pour jouer le rôle de force de
proposition 'constructive', sur la voie d'une négociation 'sérieuse'
visant à trouver, pour la question du Sahara, une solution
politique, 'réaliste', 'définitive' et 'acceptable'.

La voie à emprunter collectivement à cette fin, est celle de
l'<autonomie>, qui représente la formule 'idoine' 'la plus
efficiente' pour que toutes les tribus et les habitants du Sahara, où
qu'ils se trouvent, puissent, de nouveau, exercer leur
autodétermination. Le Conseil de sécurité et la communauté
internationale ont, en effet, écarté les solutions 'abstraites et
inapplicables' proposées antérieurement, qui 'occultaient' les
spécificités de la région et ignoraient la nature du différend.

C'est à juste titre que le Conseil de sécurité, dans ses diverses
composantes, avait salué, dans sa résolution 1754, les développements
survenus pour la mise en oeuvre d'une solution politique juste et
durable, tout en qualifiant exclusivement les 'efforts' déployés par
le Maroc de 'sérieux et crédibles'. Nous sommes donc appelés, au
cours de nos négociations, quelle qu'en soit l'issue, d'oeuvrer,
chacun de son côté -et pas seulement le Maroc- pour faire de cette
initiative le point de départ et l'aboutissement de ce processus de
négociations, initié par la communauté internationale et mené sous
ses auspices.

Aussi, si le processus de négociations a été enclenché, et si nous
sommes réunis aujourd'hui dans ce troisième round, le mérite en
revient au Royaume du Maroc.

Le Conseil de sécurité a conforté, dans sa résolution 1783, cette
orientation en appelant les parties à tenir compte, dans leurs
négociations, des efforts déployés depuis 2006, dans une référence
claire aux différentes étapes d'élaboration et de présentation de
l'initiative marocaine.

De même, l'Assemblée Générale des Nations Unies a entrepris une
importante évolution en clarifiant son référentiel quant au principe
de l'autodétermination dans ce différend, et ce, en s'alignant sur la
nouvelle approche adoptée par le Conseil de Sécurité.

Par ailleurs, le Maroc a poursuivi sa marche 'démocratique' et
de 'développement', comme en témoignent les 'réalisations accomplies'
par le Royaume dans le domaine du renforcement du
processus 'démocratique', avec l'organisation des
élections 'législatives', dont <l'ensemble> des observateurs
internationaux ont 'unanimement' souligné la 'crédibilité' et
la 'régularité'. De même, des mécanismes pour 'garantir' le respect
des droits de l'Homme et élargir l'exercice des libertés, dans le
cadre de la 'primauté de la loi', ont été mis en place aux niveaux
local et régional.

Parallèlement, le Maroc a redoublé d'effort pour le développement
de 'ses provinces' de Saguiat El Hamra et de Rio de Oro, transformant
ainsi tout son Sahara en un 'vaste chantier' de 'construction' et
de 'développement' tous azimuts, dans une démarche 'rigoureuse et
intégrée', visant à garantir une vie digne à tous les habitants du
Sahara.

Le Maroc ne se laissera pas tromper par les 'mystifications',
les 'provocations' et les 'intrigues' qui sont contraires aux
impératifs d'une ambiance propice aux négociations. Bien au
contraire, il multipliera les efforts de solidarité nationale, qu'il
a entamés il y a un tiers de siècle, pour assurer le meilleur
développement au profit des provinces sahariennes.


Monsieur le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies.

Messieurs.

Le Maroc participe à ce round des négociations animé de 'bonne foi'.
Il tend toujours la main et proclame sa volonté de faire prévaloir la
logique du dialogue et de l'entente, pour réaliser la réconciliation
entre frères et pour mettre un terme aux souffrances qu'endurent nos
familles dans les camps de Tindouf, au Sud de l'Algérie. Il compte y
parvenir par un dialogue sérieux et un esprit constructif.

Face à cette disposition, il note, à son grand regret, que l'autre
partie continue de camper sur sa position 'radicale et figée', et se
cramponne à des thèses aussi 'inopérantes' que 'stériles'. Quoique la
communauté internationale en ait 'déjà reconnu' l'<inapplicabilité>,
l'autre partie s'entête 'vainement' à les ressusciter, à la seule fin
d'<entraver> la recherche d'un règlement politique 'réaliste'. Pire
encore, elle continue à brandir l'option de la guerre, et à agiter la
menace inacceptable du recours à la confrontation armée.

En tout état de cause, le Maroc qui se trouve dans 'son' territoire,
et qui est 'sûr' de son 'bon droit', 'respectueux' de la légalité
internationale et attaché à un règlement politique sur la base de
l'<autonomie>, refuse ces positions 'figées' et ces 'provocations',
et les considère comme une sorte de fuite en avant.

A cette occasion, nous réitérons notre appel à la communauté
internationale, pour mettre un terme à cette attitude qui est en
contradiction avec le principe même de la négociation, et va à
l'encontre de la volonté onusienne de créer les conditions propices à
toute négociation sérieuse.

Il nous appartient - comme il incombe, du reste, à la communauté
Internationale - de nous interroger sur l'existence d'une volonté
réelle de négociation, chez des parties qui 'menacent' de reprendre
les armes. Ce genre d'agissements constitue, au demeurant, un
encouragement aux projets subversifs qui visent à faire de notre
région, une base de terrorisme et d'émigration illégale, de trafic
des êtres humains et des armes.

De tels risques auraient des conséquences redoutables et
n'épargneraient aucun de nos cinq pays maghrébins, qui ont, pourtant,
le plus grand besoin de se consacrer à leur développement, de
coordonner leurs efforts pour garantir leur sécurité et leur
stabilité, et bâtir la démocratie. C'est dans ce cadre que nous
pourrons prémunir <contre le terrorisme>, non seulement nos peuples,
mais également la région du Sahel et du Sahara, ainsi que le Nord de
l'Afrique et le flanc occidental de l'Europe.

A ceux qui contrôlent de fait la destinée de nos frères dans les
camps de Tindouf depuis des décennies, nous lançons un appel pour
qu'ils fassent prévaloir la raison et qu'ils s'attachent à ne pas
manquer ce rendez-vous avec l'Histoire. Leur souhait initial de
contribuer à la libre gestion de leurs affaires, dans le cadre
d'une 'démocratie élargie', est amplement pris en charge par le
projet d'<autonomie>, au sein d'un
Maroc 'nouveau', 'démocratique', 'uni', 'fort' et 'prospère'.

Nous les appelons également à tirer les enseignements qui s'imposent
au regard de l'accueil positif que réservent de plus en plus nos
frères marocains sahraouis expatriés, où qu'ils se trouvent, à
l'initiative d'<autonomie> qui leur assure toutes les conditions
d'une 'citoyenneté pleine et entière', et leur permet de vivre dans
la dignité et de réunir de nouveau leurs familles.

Nous saisissons cette occasion pour nous réjouir de cette réaction
positive et volontaire qui consolide l'unanimité nationale, et
conforte le large appui international dont bénéficie l'initiative
marocaine. Dans le même esprit, et avec la même sincérité, nous nous
adressons à <l'Algérie soeur>, <qui est au coeur de ce conflit, de sa
genèse et de ses soubassements>, pour lui demander de s'impliquer
positivement dans ce processus de négociations politiques. Le
contexte historique actuel nous impose de nous hisser au niveau des
aspirations de nos peuples frères pour l'édification d'une Union
maghrébine porteuse de progrès et de prospérité. Nous avons également
le devoir d'être à la hauteur des attentes de la communauté
internationale qui souhaite que l'on aboutisse rapidement à une
solution consensuelle et démocratique.

Nous tenons aussi à exprimer, avec toute la franchise fraternelle,
notre 'refus' catégorique de toute tentative visant à imposer la
politique du 'fait accompli', ou à 'porter atteinte' à l'<intégrité
territoriale> du Royaume, ou à sa 'souveraineté' qui ne sauraient
souffrir d'aucun marchandage ou concession. Le Maroc a déjà fait
face, à travers son histoire, à toutes les tentatives visant
à 'porter atteinte' à son 'intégrité territoriale' et n'acceptera -ni
aujourd'hui, ni demain- un quelconque 'fait accompli' concernant
cette question. Aussi, il demeure mobilisé pour préserver sa
souveraineté et son unité nationale, et prémunir l'ensemble de la
région des risques de 'balkanisation'.

Ces dangers, en définitive, n'épargneraient personne et
affecteraient, en premier lieu, ceux-là mêmes qui les auront
suscités.Nous nous adressons également à la <Mauritanie soeur>, pour
lui rendre hommage pour sa présence à ces rounds de négociations et
pour le rôle qu'elle joue afin de parvenir à une solution politique
consensuelle, garantissant la paix et la sécurité dans la région, et
permettant à son leadership de consacrer les énergies de son peuple
frère à la création d'un climat propice au développement durable. La
Mauritanie est porteuse d'une sagesse qui confère à sa présence ici
une valeur ajoutée.

Elle conforte l'esprit de solidarité et de fraternité maghrébine et
contribue à gagner le pari qu'offre cette opportunité historique.


Monsieur l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies.

Messieurs.

La région et la communauté internationale suivent avec intérêt ce
troisième round et espèrent qu'il constituera, par la grâce de Dieu
et notre volonté commune, un tournant permettant de s'engager dans
des négociations approfondies portant sur les différents aspects de
la solution politique consensuelle et définitive, selon un calendrier
précis et un horizon clair. Le Maroc est disposé à exposer son
initiative, et à en discuter les volets thématiques, pour démontrer
que l'<autonomie>, fondée sur des organes 'représentatifs'
et 'démocratiques', dans le cadre de la 'souveraineté du Royaume' et
de son 'intégrité territoriale', constitue la voie 'idoine' pour
parvenir au règlement souhaité.

De même, le Maroc est d'avis que le succès des négociations sur la
base de l'initiative pour l'<autonomie>, constitue une victoire pour
l'ensemble des peuples maghrébins frères qui aspirent ardemment à
l'unité, la complémentarité et l'intégration. En fait, nous voulons
que ce soit une victoire pour les valeurs humaines et les idéaux de
paix, de sécurité, de stabilité, de démocratie, de dignité, des
droits de l'Homme, de développement, de progrès et de prospérité,
ainsi que du règlement pacifique des conflits.

Prise dans ce sens, cette victoire sera celle des valeurs
universelles de l'ONU, sous l'égide de laquelle nous nous réunissons
aujourd'hui. C'est enfin, une victoire qui va dans le sens de
l'Histoire et de notre destin commun.

Le Maroc entend continuer sur la voie qu'il a choisie , celle de la
paix, de l'unité et du développement. Il ira ainsi de l'avant grâce à
la mobilisation de son peuple et de toutes ses forces vives, dans
l'intérêt bien compris des tribus et des habitants de 'notre' Sahara,
et au bénéfice de notre peuple et de tous les peuples frères et amis.

Je voudrais, pour conclure, exprimer les remerciements du Royaume du
Maroc au Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon, au
Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, M. Lynn
Pascoe et l'Envoyé Personnel au Sahara, M. Peter Van Walsum, ainsi
qu'à leurs proches collaborateurs, et aux organes relevant des
Nations Unies et pour tous les pays frères et amis, qui n'ont cessé
d'apporter leur soutien au processus de négociation et de
réconciliation visant à faire sortir la question du Sahara de son
impasse.

L'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'<autonomie>
de la région du Sahara est une solution réaliste et équitable qui
répond aux aspirations de nos générations présentes et futures. Son
objectif est de servir de catalyseur pour fédérer les énergies aux
niveaux national, régional et international, en faveur de
l'édification de la 'démocratie', la consolidation des droits de
l'Homme, la réalisation du développement et de l'intégration et le
renforcement de la sécurité et de la stabilité.

Cette solution définitive constitue un gage de paix et de coexistence
entre les peuples de la région unis par des liens fraternels,
conformément à notre passé commun. L'histoire n'oublie pas et ne
pardonne pas.

Telle est l'orientation que poursuit résolument le Royaume du Maroc.
Nous appelons nos frères à se joindre à nous pour lui donner corps et
consistance, en faisant prévaloir le droit, en s'armant de patience
et de courage et en oeuvrant pour le triomphe de la fraternité et de
la sérénité. Nous les exhortons à écarter tout ce qui est de nature à
semer la discorde et la haine, à attiser les tensions et les
inimitiés. Nos frères sont parfaitement capables d'être dans de
bonnes dispositions, dés lors qu'ils sont animés de bonnes intentions
et de volonté sincère.

Wassalamou alaykoum wa rahmatoulah wa barakatouhou".


Dernière modification 08/01/2008 16:55

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Les Nations-unies appellent à la discussion directe de
thématiques "liées à l'<autonomie>"
La délégation marocaine ne s'attend pas à un changement dans les
positions du Polisario

Publié le : 07.01.2008 | 16h27


C'est hier que le troisième round des pourparlers entre le Maroc et
le Polisario devait commencer. En début d'après-midi, la délégation
marocaine s'est rendue au domaine de Greentree, sis à Manhasset dans
la banlieue newyorkaise, pour trois jours de discussions.

Cette fois-ci, les évolutions récentes du dossier sont pratiquement à
l'unique avantage du Royaume. Le 'fiasco' du dernier congrès de
Tifariti, qui a montré l'<émiettement> des rangs polisariens,
leur 'menace' de guerre qui trahit en fait un sentiment
de 'faiblesse', le 'congrès' de Gjijimat qui a 'révélé' une autre
opinion de plus en plus forte en faveur de la proposition
d'<autonomie>, sont autant d'arguments à faire valoir.

Les négociateurs marocains* en sont, certes, conscients, mais ne
doutent pas moins de la non disposition de l'autre partie à aller de
l'avant sur le chemin d'une solution politique d'un différend qui
dure depuis plus d'une trentaine d'années. C'est un sentiment partagé
par les membres de la délégation marocaine, qui se sont retrouvés
dimanche soir à la résidence de l'ambassadeur permanent du Maroc aux
Nations Unies, Mustapha Sahel.

Pessimiste ou optimiste quant au déroulement et à l'issue de ce
round, Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, ne s'attend pas à
une claire avancée. Il reste, toutefois, confiant dans la démarche de
la partie marocaine, qui a fait le choix de s'engager dans des
négociations directes. «Nous sommes sereins et respectons l'esprit
des pourparlers en conformité avec les résolutions du Conseil de
sécurité», souligne-t-il.

La même opinion est exprimée par Khalihenna Ould Errachid, président
du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), qui
ne s'attend guère à un adoucissement de la position rigide du
Polisario.

Pour sa part, Taib Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et
de la coopération, estime que les récents développements du dossier
ont gratifié le Maroc d'un large soutien international, alors que son
vis-à-vis reste bloqué par des considérations devenues caduques.


Fait toutefois marquant de ce troisième round : les Nations Unies ont
inscrit à l'agenda des négociations, la discussion directe entre le
Maroc et le polisario de deux thèmes liés à la proposition
d'<autonomie>. Il s'agit, selon une source proche du dossier, de
l'administration locale et des ressources naturelles dans
les 'provinces du sud'.

Contrairement au deuxième round de août dernier, ces deux thématiques
ne seront pas présentées par des experts onusiens.
D'aucuns expliquent ce changement par la volonté des Nations Unies
d'encourager, de manière diplomatique, la prise en compte sérieuse de
l'option d'<autonomie> comme base incontournable des pourparlers.

L'autre élément à l'ordre du jour, en faveur de la position
marocaine, est l'application des deux dernières résolutions du
Conseil de sécurité à savoir la 1754 et la 1783, qui 'reconnaissent'
le caractère 'sérieux et consistant' du projet d'<autonomie>. A la
lumière de ces deux changements dans l'approche onusienne du
différend, les négociateurs marocains auront toute latitude de
présenter officiellement les dispositions de la proposition.

Plus explicitement, le polisario est tenu de les prendre en
considération et d'en discuter. Ce qui représente, en somme, une
avancée majeure pour la partie marocaine.

Quant à l'Algérie qui assiste aux pourparlers 'en tant que partie
prenante' au différend, elle brille par l'absence de toute visibilité
dans ses choix. Veut-elle la normalisation des relations avec le
Maroc, l'ouverture des frontières, privilégierait-elle la
construction d'un rêve qui se nomme l'UMA ou rêverait-elle à
combattre le terrorisme dans ses territoires? En tout cas, tout le
monde s'accorde à dire que la position d'Alger ne se clarifiera pas
pour autant durant ce troisième round.

A rappeler que la délégation marocaine est composée de Chakib
Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération, Khalihenna Ould Errachid,
président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
(Corcas), Mohamed Yassine Mansouri, directeur général des études et
de la documentation (DGED). La délégation est accompagnée des
conseillers MM. Mohamed Saleh Tamek, wali de la Région de Rio de Oro-
la Güera et Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna, secrétaire
général du CORCAS.


Immobilisme

La 'méfiance' est désormais de mise entre l'Algérie et le polisario.
D'un côté, ce dernier ne peut plus compter sur une quelconque
homogénéité parmi ses rangs, ce qui n'est pas sans déranger Alger,
qui doit recadrer sa relation avec les 'séparatistes'. De l'autre,
Alger se sent de plus en plus enlisée dans un processus qu'elle sait
favorable au Maroc.

S'inscrire sérieusement dans l'esprit des pourparlers est, en effet,
une arme redoutable contre le nihilisme de l'autre. Les Sahraouis à
travers <leur voix d'expression qu'est le Corcas> 'approuvent' la
solution proposée par le Royaume. Elle 'garantit' l'<essor> d'une
région <qui n'a que trop souffert> du blocage <imposé par l'Algérie
et le polisario>. Toutefois, après deux rounds de pourparlers, leurs
positions n'ont pas bougé d'un iota, alors que le Maroc marque à
chaque fois une avancée, propose et se met à l'écoute des Nations
Unies.


Par De notre envoyé spécial à New York - Mostafa Bentak | LE MATIN

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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/sahara-negociations-/view

Sahara-Négociations-3ème round: reprise des travaux après une pause
déjeuner


Manhasset (New York),08/01/08- Les négociations sur le Sahara, au
titre du 3è round, qui avaient débuté mardi à Manhasset, dans la
banlieue new-yorkaise, ont repris dans l'après-midi, à l'issue d'une
pause déjeuner.

Les discussions portent sur l'application des résolutions du Conseil
de sécurité et l'examen des questions en rapport notamment avec
l'administration et la gestion des ressources, a-t-on appris auprès
d'un membre d'une des délégations participant aux négociations.

La séance du matin, rappelle-t-on, a été marquée par une intervention
du facilitateur de l'ONU, M. Peter Van Walsum, ainsi que par un
discours prononcé par le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Des Délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la
Mauritanie participent à ces pourparlers qui se poursuivent jusqu'à
mercredi, sous l'égide de l'ONU.


Dernière modification 08/01/2008 20:44

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=78791

Les membres de la délégation marocaine s'expriment...

Le Maroc déterminé à préserver l<'intégrité> de l'ensemble du
territoire du Sahara <marocain>
Publié le : 08.01.2008 | 20h10


Taïeb Fassi Fihri

Le Royaume du Maroc demeure extrêmement vigilant pour sauvegarder ses
intérêts supérieurs et déterminé à prévenir toute tentative
de 'violation' du cessez-le-feu ou tentation de 'porter atteinte' à
l'<intégrité> de l'ensemble du territoire du Sahara 'marocain', plus
précisément à l'Est du 'dispositif de défense', a déclaré lundi à
l'agence MAP le ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, Taieb Fassi Fihri.

"A quelques heures du 3e round de négociations, le Royaume du Maroc
ne peut qu'exprimer son 'étonnement' et sa 'vive réaction' quant à ce
qui a été publiquement annoncé ou relayé par les autres parties", a
dit M. Fassi Fihri.
"En effet, a-t-il poursuivi, celles-ci ne peuvent prétendre adhérer
de bonne foi à un processus de négociation, et paradoxalement le
combattre de l'extérieur et l'entourer de 'menaces' réitérées de
reprise des armes, d'encouragements directs à la violence ou encore
d'intentions de changer la donne sur le terrain, en violation de
l'esprit et de la lettre des accords et arrangements conclus,
notamment pour la cessation des hostilités. Ceci tout en demeurant
rigides, totalement fermées et attachées à des plans antérieurs
inapplicables et dépassés".

Le ministre a ajouté que "le Maroc relève donc, avec regret, une
nette divergence, d'une part, entre la dynamique qu'il a suscitée,
tournée vers l'avenir dans le sens de l'apaisement régional et de
l'intégration maghrébine et d'autre part, le statu quo <prôné par
l'Algérie et le Polisario>, synonyme de régression dans une zone
sahélo-saharienne exposée à des menaces diverses et <réelles>". Il a
souligné que "l'Algérie, après avoir prétendu, pendant de longues
années, que la question du Sahara n'avait rien à voir avec ses
relations bilatérales avec le Maroc ou la construction maghrébine,
déclare aujourd'hui l'inverse, en conditionnant fortement l'ouverture
des frontières et la normalisation avec le Royaume du préalable d'un
règlement, au niveau international, du différend régional sur le
Sahara <marocain>".

"Autant le Maroc, qui grâce à ses 'efforts' reconnus 'sérieux et
crédibles', a pu créer un nouveau processus de négociations et entend
le protéger en vue de parvenir à la solution politique attendue par
la communauté internationale, autant, et comme par le passé, il
demeure extrêmement vigilant pour sauvegarder ses intérêts supérieurs
et déterminé à prévenir toute tentative de 'violation' du cessez-le-
feu ou tentation de 'porter atteinte' à l'<intégrité> de l'ensemble
du territoire du Sahara 'marocain', plus précisément à l'Est du
<dispositif de défense>", a conclu Taieb Fassi Fihri.


Khalihenna Ould Errachid

L'Algérie et le Polisario sont appelés à faire preuve de la bonne foi
et du sérieux requis pour la réussite du troisième round des
négociations sur le Sahara, a indiqué lundi le président du Conseil
royal consultatif pour les Affaires sahariennes (Corcas), Khalihenna
Ould Errachid.
"La délégation marocaine participe à ce troisième round de
négociations animée du même enthousiasme, 'bonne foi' et 'sérieux'
que lors des deux précédentes rencontres", a-t-il déclaré à la presse
à l'entrée de la résidence "Greentree" à Manhasset où se déroule ce
nouveau cycle de pourparlers. Le Maroc, a-t-il ajouté, attend "des
autres parties, l'Algérie et le Polisario, d'aborder ces négociations
dans un esprit similaire".

M. Khalihenna a fait remarquer que l'Algérie ne s'est pas investie
pour la réussite de ces négociations en vue d'un règlement de ce
différend, relevant que de son côté le Polisario, à travers des
positions sans cesse contradictoires, poursuit ses 'provocations'. Et
de conclure: "l'Algérie doit coopérer en vue de garantir le succès de
ces négociations en exerçant des pressions sur le Polisario pour
qu'il renonce à réclamer des solutions impossibles".


Mohamed Mael-Ainin

"Si aujourd'hui <ceux qu'on appelle ici> les négociateurs du
Polisario déclarent adhérer à la proposition marocaine
(d'<autonomie>) et que l'Algérie s'y oppose, ils ne seront plus
considérés comme des représentants du Polisario et seront remplacés
par d'autres, et si ces négociateurs expriment leur opposition à la
proposition marocaine et que l'Algérie lui réserve un accueil
favorable, ils seront désapprouvés", a affirmé Mohamed Mael-Ainin,
ambassadeur du Maroc en Jordanie. Dans un entretien accordé, lundi
soir, à la MAP, en marge de la tenue du 3e round des négociations sur
le Sahara à Manhasset, banlieue de New York, sous l'égide des Nations
unies, ce natif du Sahara a souligné que le conflit du Sahara avait
d'abord opposé le Maroc et l'Espagne, avant de devenir un problème
maroco-algérien.

Selon lui, ce conflit ne date pas de la création du polisario en 1973
car, juridiquement, lorsqu'on se réfère à la Cour internationale de
justice, le litige à propos de ce territoire était posé entre le
Maroc et l'Espagne. A l'époque, a-t-il relevé, il n'y avait aucun
mouvement qui revendiquait ce territoire et ce n'est qu'au début des
années 70 que l'Espagne a commencé à promouvoir la thèse
du 'séparatisme', sachant que le Royaume était visé par tous les
courants de gauche, en cette ère de guerre froide. Ajouter à cela le
conflit territorial qui opposait le Maroc à l'Algérie.

Au cours de cet entretien, M. Mael-Ainin, qui s'est livré à
une 'analyse' exhaustive du conflit, a insisté sur le fait que le
Polisario n'a jamais été un mouvement de libération à l'instar de
ceux qui existaient en Afrique. "C'est un mouvement séparatiste qui a
vu le jour à la suite de la pression exercée à l'époque par le Maroc
sur l'Espagne pour la 'rétrocession' du territoire", a-t-il souligné,
rappelant que depuis la chute du mur de Berlin et de l'empire
soviétique, plus de 35 pays ont retiré leur reconnaissance à la soi-
disant "rasd".
Tout en rappelant les liens d'allégeance entre les Rois du Maroc et
les habitants du Sahara, M. Mael-Ainin a indiqué que durant l'époque
coloniale espagnole au Sahara, il y avait un représentant du
Souverain dans la région.


Khalil Dkhil

Khalil Dkhil, membre accompagnant la délégation marocaine prenant
part au troisième round de négociations sur le Sahara marocain, a
souligné que la délégation marocaine aborde ces négociations avec
sérénité, car elle est armée de l'<unanimité> nationale autour du
projet d'<autonomie> dans la région du Sahara.
M. Dkhil a affirmé, dans une déclaration à la première chaîne de
télévision nationale diffusée lundi lors de son journal du soir, que
cette 'unanimité' a été exprimée par l'ensemble des Marocains, qui
sont mobilisés derrière S.M. le Roi Mohammed VI pour défendre leurs
droits et résoudre le problème d'une manière qui puisse satisfaire
l'opinion publique internationale et préserver les 'droits' du
Royaume.

Et d'ajouter que le Maroc est prêt à défendre son projet afin de
parvenir à une solution pacifique dans la région, notant que la
proposition marocaine "garantit l'unité territoriale du Royaume
et 'assure' aux habitants de la région du Sahara une 'autonomie' dans
le cadre de la 'souveraineté' du Maroc".
Il a relevé qu'au moment où le Royaume avance des suggestions
constructives et importantes, qui ont été 'favorablement accueillies'
par les pays membres du Conseil de sécurité, le Polisario menace de
reprendre les hostilités.
Le "polisario", a poursuivi M. Dkhil, fait face récemment à
de 'grandes dissensions' dans ses rangs, relevant qu'"au lieu de
chercher une solution dans le cadre de l'important projet marocain,
la direction du Polisario a brandi la menace de reprendre les armes".


Ghailani Dlimi

Ghailani Dlimi, ambassadeur du Maroc en Bulgarie, a appelé la
communauté internationale à exercer des pressions <sur l'Algérie>
afin de s'inscrire dans la 'dynamique de paix', initiée par le Maroc,
en estimant que la situation d'impasse entretenue par ce pays et le
Polisario ne milite pas en faveur de la stabilité de la région ni de
celle dans le monde.

Dans une déclaration à la MAP, Ghailani Dlimi, qui évoque les récents
attentats terroristes en Algérie et en Mauritanie, qui constituent
les ingrédients d'un plan de déstabilisation du Maghreb et du Grand
Sahel, accuse l'Algérie d'être à l'origine du blocage actuel, en
considérant que l'Algérie et ses protégés campent toujours dans la
logique de la Guerre froide.L'ambassadeur du Maroc en Bulgarie
affirme que le Maroc fait preuve de bonne volonté, en proposant,
encore une fois, une nouvelle démarche pour débloquer la situation,
manifestant ainsi une grande disposition à coopérer avec l'ONU pour
la recherche d'une solution à ce problème 'artificiel', 'créé de
toutes pièces'.

La démarche marocaine, a-t-il ajouté, s'inscrit également dans son
souci de construire le Maghreb et de garantir sa stabilité, mettant
l'accent sur les 'liens historiques' entre les populations du Sahara
et le Trône marocain et le combat de ces dernières pour la libération.
Il attribue les blocages actuels du processus de négociations à
l'Algérie et au polisario qui, selon lui, continuent de camper sur
leurs positions figées, ne dénotant aucune évolution, dans un monde
qui a complètement changé, et de raisonner en termes de Guerre froide.


Vigilance

Les récentes attaques terroristes dans la région mettent en évidence
la nécessité pour la communauté internationale de condamner les
déclarations violentes et provocatrices du Polisario qui a menacé
d'une reprise des armes, a souligné dans un communiqué le Centre
maroco-américain pour la politique.

Réagissant à une déclaration faite à Reuters par un responsable du
Polisario affirmant que le mouvement séparatiste était disposé
à "poursuivre les négociations de paix ou à reprendre le conflit
armé'', le centre, dirigé par l'ancien ambassadeur US au Maroc,
Edouard Gabriel, a souligné qu'un "compromis politique pacifique est
la seule solution" à la question du Sahara.
''Ce n'est pas la première fois que le Front du Polisario, avec le
soutien de l'Algérie, fait preuve d'une préférence pour les menaces
de guerre au compromis politique raisonnable'', a déclaré Robert
Holley, 'expert' de la région et directeur exécutif du centre.

Cependant, a-t-il ajouté, en raison des inquiétudes croissantes aux
Etats-Unis et en Europe concernant la menace d'Al-Qaïda au Maghreb,
la communauté internationale doit prendre au sérieux les menaces du
Polisario et revoir les mesures qui doivent être prises au Nations
unies pour persuader le Polisario <et l'Algérie> que seul le
compromis pacifique peut résoudre cette question.
Le communiqué rappelle en outre que le Maroc a soumis en avril 2007
une proposition d'<autonomie> et que Washington a encouragé les
parties à négocier une solution politique de compromis sur la base de
cette proposition.


Par MAP

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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/levee_de_la_premiere/view

Levée de la première séance du 3-ème round des négociations sur le
Sahara


Manhasset (New York), 08/01/08 - La première séance du troisième
round des négociations sur la question du Sahara, qui a débuté mardi
matin à Manhasset, a été levée pour une pause déjeuner.

Cette séance a été marquée par une intervention du facilitateur de
l'ONU, M. Peter Van Walsum, ainsi que par un discours prononcé par le
ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa.

Les discussions vont reprendre en début d'après-midi et doivent
s'achever mercredi.

Des Délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la
Mauritanie participent à ces négociations qui se déroulent sous
l'égide de l'ONU.


Dernière modification 08/01/2008 18:40

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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/debut_a_manhasset_du/view

Début à Manhasset du 3è round des négociations sur le Sahara


Manhasset (New York), 08/01/08- Le 3è round des négociations sur la
question du Sahara a débuté, mardi en fin de matinée à Manhasset,
dans la banlieue de New York, sous l'égide des Nations Unies.

Des Délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la
Mauritanie prennent part à ces négociations qui se déroulent en
présence du facilitateur de l'ONU, M. Peter Van Walsum.

Cette nouvelle série de pourparlers, qui se poursuivra jusqu'à
mercredi, a été marquée, lundi soir, par des consultations
préliminaires.

Les premier et deuxième rounds des négociations sur le Sahara se sont
tenus respectivement en juin et août derniers à Manhasset.


Dernière modification 08/01/2008 16:26

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http://www.lobservateur.ma/detail_article.asp?ref=5584

Manhasset III


Le Maroc se rend à Manhasset pour un troisième round des négociations
sur la question du Sahara, avec la conviction que sa proposition
d'autonomie constitue une base 'réaliste' et 'novatrice' pour des
discussions 'sérieuses' en vue d'un règlement définitif de la
question du Sahara.

Il y va également, animé comme il l'était lors des deux rencontres
antérieures, de la bonne foi, de la sérénité et de la ferme volonté
de clore le dossier de ce conflit artificiel, 'vestige de la guerre
froide', <qui n'a que trop duré>.

Ayant recueilli l'adhésion de la communauté internationale et
de 'certaines franges dissidentes' au sein même du Polisario, cette
proposition, fondée sur une approche 'démocratique' et 'moderne' de
règlement de ce problème, constitue un tournant dans le traitement de
ce dossier, et donc une chance historique pour enterrer à jamais ce
vieux problème.

La démarche marocaine, 'qui a été qualifiée' de 'sérieuse'
et 'crédible' par le Conseil de sécurité, dans deux résolutions
successives, est de nature à favoriser un règlement, qui tient compte
des aspirations des populations de la région à se prendre en charge
par elles-mêmes, sous la 'souveraineté marocaine'.

Elle devrait également permettre de débloquer immédiatement ce
dossier, vieux de trois décennies, enclencher le processus de 'retour
à la mère-patrie' des populations des camps de Tindouf et mettre un
terme à leurs souffrances, des populations livrées à elles-mêmes et
dépendantes de l'aide internationale pour leur subsistance.

Elle 'rompt' avec toutes les démarches préconisées jusqu'ici, parce
que 'inapplicables' sur le terrain, pour le règlement de ce dossier
ainsi qu'avec les recettes 'figées et éculées' auxquelles continuent
de se référer certains dirigeants du Polisario et qui ne fournissent
aucune alternative ou perspective aux populations séquestrées dans
les camps, sur le territoire algérien.

Sur ce chapitre, l'Algérie assume une lourde responsabilité, au
regard de ce drame, qu'elle continue d'entretenir sur son territoire,
en refusant jusqu'au recensement de ces populations, maintes fois
réclamé par les institutions internationales spécialisées de l'ONU.

Pour toutes ces raisons, le Maroc considère que les nouvelles
négociations, qui vont reprendre à Manhasset, devraient avoir pour
ordre du jour la discussion de la proposition marocaine.

Il met donc sur la table cette proposition, sachant que son
initiative constitue, aujourd'hui, et après plus de trois décennies,
l'unique alternative à toutes les démarches qui avaient été
entreprises, sans résultats, à ce jour.

Dans tous les cas, le Maroc, tout en réaffirmant sa bonne foi et sa
volonté sincère de s'engager dans ces négociations, souligne que sa
disposition à négocier, ne peut avoir pour objet que sa proposition
d'<autonomie>, qui a recueilli le soutien de la communauté
internationale et qui fait l'unanimité au niveau intérieur.

A cet égard, le CORCAS, qui participe aux négociations de Manhasset,
s'est 'imposé au niveau international' comme 'interlocuteur
représentatif' des populations sahraouies, face à un
Polisario, 'miné' par un mouvement 'notoire' de 'dissidence et de
contestation internes', qui se sont 'révélés au grand jour', lors de
son 'prétendu' congrès de Tifariti, au Sahara 'marocain'.

le roi Mohammed VI avait souligné que le Maroc, aussi "longues et
laborieuses que puissent être les négociations, garde sa main tendue
en direction de toutes les vraies parties concernées par le règlement
politique de ce différend artificiel, dans l'espoir de les convaincre
de l'opportunité historique qu'offrent ces négociations".

Fort de cette proposition, dont plusieurs modèles sont en application
en Europe notamment, le Maroc se réjouit d'être l'initiateur d'une
nouvelle réflexion et d'une nouvelle approche, dans les annales
diplomatiques, pour le règlement du dossier saharien.

L'élan international, suscité autour de cette proposition, constitue
une reconnaissance des efforts marocains, pour tourner cette
regrettable page de l'histoire maghrébine, dont les responsabilités
sont connues de tous.

Le Maroc, en espérant que les autres parties s'engagent dans ce
processus, dans une optique d'avenir, entreprend d'ores et déjà, les
préparatifs pour accueillir les familles marocaines séquestrées dans
les camps de Tindouf. Il s'attelle à mettre au point le dispositif de
gestion du retour collectif de ces familles.

Plusieurs indices laissent entrevoir une telle perspective, notamment
le mouvement de dissidence au sein du polisario, qui s'est amplifiée
ces dernières semaines, et la contestation, qui gagne les camps de
Tindouf, en plus du désespoir qui s'est emparé des populations,
livrées à elles-mêmes depuis plus de trois décennies.

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=78794

Editorial
Tournant de Manhasset et machiavélisme algérien

Publié le : 08.01.2008 | 20h24


Alors que les négociations directes sous l'égide des Nations unies
reprenaient avec un jour de retard à Manhasset, mardi 8 janvier, une
seule question, lancinante et récurrente même, demeurait constamment
posée: à quel jeu donc et pour quel objectif ne cesse de se livrer le
gouvernement algérien? Or, la question n'est pas seulement vieille,
aussi vieille que l'est le conflit du Sahara, elle interpelle
vivement l'ensemble de la communauté mondiale, en particulier les
membres du Conseil de sécurité qui, par la voie des résolutions
pertinentes 1754 et 1783 adoptées, à l'unanimité, ont recommandé des
négociations directes et se sont félicités du «sérieux» et de
la «crédibilité» du projet d'<autonomie> mis en oeuvre par le Maroc.

Les uns et les autres, par souci de vérité, devraient cependant
exiger davantage de cohérence du gouvernement algérien qui
affectionne l'exercice du machiavélisme, bafoue les principes de
droit et de justice, souffle le chaud et le froid sur un processus de
règlement fragilisé, instrumentalise le Polisario à des fins de
confusion et de tromperie, bref, affirme aujourd'hui une chose et
demain son contraire !

C'est peu dire que l'art du cynisme est érigé à ses crêtes
saturniennes. Pendant de longues années, le gouvernement algérien -
dont la plupart de ceux qui ont en charge l'affaire du Sahara sont
issus de l'école dogmatique du FLN - a cultivé l'ambivalence de
langage : «Nous ne sommes pas concernés, disaient-ils, par l'affaire
du Sahara», mais «simplement intéressés» par son dénouement et les
perspectives qui en résulteraient. Au sommet arabe de Rabat de 1974,
l'ancien président Houari Boumedienne avait proclamé – comme les
cassettes vidéo en témoignent – que «le Sahara était marocain et que
tous les Etats arabes devaient soutenir les efforts du Maroc face à
l'Espagne pour récupérer son territoire».

Cette profession de foi, si louable, pouvait-elle être à ce point si
cynique aussi? Lancée du haut d'une tribune officielle, en présence
de quelque vingt-et-un chefs d'Etat et de gouvernement, y compris
Yasser Arafat, n'était-elle pas destinée à fourvoyer les uns et les
autres à un moment où, de l'autre côté, dans l'opacité et l'obscurité
des officines spéciales et des services, la même Algérie socialiste
créait avec les soudards franquistes le Front du Polisario,
l'affublant d'un titre scandaleux de « mouvement de libération » !
L'Algérie n'était donc pas «concernée» mais simplement «intéressée» !
Pendant trois décennies, elle tiendra le même discours, mâtiné
d'amphigouri. Elle a érigé un cheval de bataille, l'agitant comme une
sorte d'épouvantail : le référendum.

A ses yeux, il était incontournable, imparable. Disons une option.
Quand feu S.M. Hassan II, sous les encouragements amicaux de
plusieurs pays africains et européens, accéda à cette requête au
Sommet de l'OUA tenu à Naïrobi en 1982, et que les Nations unies
reprirent le dossier sous leur égide les années suivantes, la voilà,
cette Algérie, qui enfourcha de nouveau le cheval du dénigrement et
du torpillage. Elle s'opposa au référendum tant que celui-ci ne lui
assurait pas le succès de sa thèse, à savoir inclure coûte que coûte
au sein du Polisario tout ce qui existe comme populations, sauf les
authentiques Sahraouis dont la très grande majorité prouvée, réside
au Maroc. Le plan de règlement des Nations unies de 1989, suivi d'un
cessez-le-feu en 1991, montrait la disposition du Maroc à coopérer
avec l'organisation mondiale, alors que l'Algérie –
seulement «intéressée» – s'était mise à le combattre avec
acharnement.

Cependant, lorsque James Baker II entreprit de jouer les «missi
dominici» entre les trois parties, Maroc, Polisario et Algérie, c'est
cette dernière qui se faisait fort toujours de présenter les lignes à
suivre, qui apportait les ajustements, imposait les termes. Tant et
si bien que, d'une pression à une mauvaise manoeuvre, elle finira par
dévoiler le vrai visage de «pays concerné» et, ce faisant, exercera
la pression sur l'ancien représentant du secrétaire général de l'ONU
pour qu'il publiât une mouture de règlement appelée «Plan Baker II».
Celle-ci est, ni plus ni moins, qu'un retour en arrière, une
régression dans le processus engagé, bref, le résultat du cynisme
algérien habituel.

C'est parce que toutes les autres options se sont soldées par un
échec, fruit des manoeuvres dilatoires algériennes, c'est aussi parce
qu'il est inspiré par une volonté rédhibitoire d'en finir une fois
pour toutes avec le lancinant et factice conflit du Sahara que Sa
Majesté le Roi Mohammed VI a lancé dès 2005 le projet d'<autonomie>.
La communauté internationale en a mesuré d'autant plus la portée, la
dimension <stratégique et humaine>, la volonté d'en découdre qui
l'anime, l'<audace> politique et le <génie> qui l'inspirent, qu'elle
n'a pas hésité à la soutenir officiellement.

Or, à la 'bonne volonté' du Maroc, s'est tout de suite opposée
une 'farouche hostilité' algérienne, une 'irréductible' et 'cuistre'
culture de 'destruction'.
Le Maroc s'est inscrit depuis toujours dans le cadre légal que les
Nations unies ont tracé et mis en place pour un règlement définitif.
Depuis les débuts jusqu'à aujourd'hui, il s'en tient à ce principe.
Les archives des Nations unies, depuis les années cinquante, en
témoignent alors qu'il n'existait ni Polisario, ni mouvement de
libération.

Alors aussi et, surtout, l'histoire nous impose ce retour de mémoire,
que l'Algérie actuelle n'existait pas encore comme Etat et qu'avant
sa naissance en juillet 1962, ses dirigeants futurs ignoraient
jusqu'au nom des tribus sahraouies et celui des villes de El Aaiun,
de Smara ou mieux encore de …Tifariti ! La Cour internationale de
justice (CIJ) avait en son temps tranché sur la 'pérennité' des liens
entre le Maroc et 'ses provinces'. L'accord de décolonisation avec la
puissance administrante, avait été signé le 14 novembre
1975, 'entériné' qui plus est un mois plus tard <par le Conseil de
sécurité> et l'Assemblée générale des Nations unies. En 'tous'
points, notre pays s'est 'conformé' à la Charte de l'organisation
mondiale.

Sur tous ces points, en revanche, l'Algérie a joué au boutefeu ! Sauf
à croire que le problème lui échappe totalement- ce qui est quelque
peu le cas-, le président Bouteflika, présent souvent au Maroc dans
les années soixante, possède la clé du problème. En son for
intérieur, il ne peut ignorer que le problème du Sahara sur lequel
s'échine depuis des lustres la communauté internationale, qui coûte
en argent et en initiatives, se trouve entre ses mains.

Le problème du Sahara n'est pas un problème de légitimité, car
la 'seule légitimité' relève 'du Maroc'. Il n'est pas non plus celui
d'un peuple, car le 'seul' peuple sahraoui est 'celui qui réside au
Maroc' dont la mémoire – marquée par des épopées comme celles de
Maaïlainine à Smara au siècle dernier, des Aït Baâmrane contre
l'opération Ecouvillon en 1958 – témoignent d'une réalité historique
qui ne souffre aucune perversion. Tout dossier juridique et politique
s'articule sur une mémoire et une histoire. La révolution algérienne
en appelle au devoir de mémoire pour exiger la repentance française.

De la même manière en effet, la révolution marocaine pour le Sahara
s'appuie sur la mémoire et l'histoire. Nous savons, et avec nous
beaucoup d'autres, que l'affaire du Sahara n'oppose pas le Maroc au
Polisario – créature montée en 1974 – mais notre pays à l'Algérie.
Nous sommes aussi persuadés que l'affaire du Sahara constitue l'une
des plus grandes mystifications, le paravent par lequel le
gouvernement algérien mène une politique d'expansionnisme et, au-
delà, à terme, nourrit le terreau <de la déstabilisation et du
terrorisme>. Nous savons surtout que notre pays et notre peuple
n'accepteront jamais de voir s'ériger sur le flanc sud-atlantique une
principauté algérienne appelée RASD.


Par LE MATIN

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http://www.lobservateur.ma/detail_article.asp?ref=5583

Rigidités algériennes


L'avenir du Sahara occidental devait faire l'objet, du 7 au 9 janvier
à Manhasset près de New York, d'une troisième rencontre – les
précédentes ont eu lieu en juin et en août- entre le Maroc et le
Front polisario. Les uns et les autres s'y sont rendus sans
illusions : le Polisario avait, quelques jours plus tôt menacé de
reprendre la guerre. Les Marocains ont le sentiment d'avoir fait
bouger les lignes en proposant il y a quelques mois une très large
autonomie du territoire sans que l'autre camp ait, de son coté,
évolué. « Ils continuent à tenir le langage des années 1970 »
regrette le ministre marocain des affaires étrangères, Taieb Fassi
Fihri qui déplore également la « rigidité » de l'Algérie, principal
soutien des indépendantistes sahraouis. « La menace terroriste,
ajoute-t-il, pèse sur nous tous. Nous avons tout intérêt à accélérer
la résolution du problème pour ensuite travailler ensemble à la
sécurité de la région ».


Dominique Lagarde

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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/le_maroc_et_l_algeri/view

Le Maroc et l'Algérie ont la possibilité de trouver ensemble une
solution au problème du Sahara (Fassi Fihri)


Paris, 08/01/08 - Le ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, M. Taieb Fassi Fihri a souligné, mardi, que le Maroc et
l'Algérie ont non seulement la possibilité de trouver ensemble une
solution au problème du Sahara, <qui n'a que trop duré>, mais de
construire la région sahélo-saharienne, exposée à 'toutes les
menaces' et à 'tous les trafics'.

Interrogé en duplex, depuis New York, par la chaîne française
d'information en continu LCI, M. Fassi Fihri a fait état des
changements intervenus dans le monde et dans cette région, soulignant
que par rapport à ces évolutions, dont les unes sont potentiellement
positives et les autres extrêmement graves, "personne ne peut gagner
seul dans la région et c'est ensemble que nous pouvons et devons
travailler et, pour ce faire, trouver une solution à un problème qui
a été hérité de l'époque de la guerre froide".

"Arrêtons de rester dans des idées 'figées' sur la base d'une
appréciation géostratégique où personne ne peut gagner seul. Les
Marocains et les Algériens doivent travailler ensemble pour
satisfaire les besoins des populations", a- t-il dit.

Il a indiqué en outre que le choix tel qu'il se présente aujourd'hui
aux négociations de Manhasset, est soit le statu quo, synonyme
de "régression et de pourrissement" dans une zone sahélo saharienne
déjà exposée 'au terrorisme', à 'toutes les menaces' et à 'tous les
trafics', soit la proposition marocaine d'<autonomie> qui s'inscrit
dans une dynamique ouverte sur l'avenir et une solution politique
dite de troisième voie, sortie par le haut.

Cette option, a expliqué le ministre, offre une "perspective
d'intégration maghrébine pour combattre ensemble le 'terrorisme' et
exploiter nos complémentarités".

A la question de savoir si le Polisario pourrait mettre à exécution
ses menaces de reprendre les armes, M. Fassi Fihri a indiqué que "sur
le principe, on ne peut pas prétendre adhérer à une négociation que
le Conseil de sécurité des Nations unies appelle de tous ses voeux
sur la base de la bonne foi, et parallèlement la combattre de
l'extérieur et la tenir sous la menace de reprise des hostilités",
soulignant qu'il y a là une espèce de schizophrénie difficile à
comprendre.

"Mais au delà des mots et des menaces, ce qui nous importe, c'est que
le Maroc a créé une dynamique. C'est grâce au Maroc qu'il y a une
négociation, c'est grâce au Maroc que nous sommes sortis de l'impasse
et que nous sommes à Manhasset pour la troisième fois", a fait
remarquer le ministre, ajoutant qu'en face, l'Algérie et le Polisario
continuent à s'accrocher à des plans totalement dépassés et
inapplicables.


Dernière modification 08/01/2008 11:56

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=78721

Editorial
Logomachies algériennes

Publié le : 07.01.2008 | 19h38


Comme à chaque fois que le cours des contacts entre le Maroc et le
Polisario reprend pour un règlement de l'affaire du Sahara, la presse
algérienne renoue avec son sport préféré : la surenchère ! Le "modus
operandi" est le même, intarissable, invariable et nourri d'aspérités.

Et le 3ème round de Manhasset nous en gratifie à tours de bras. Quand
ce n'est pas "la mauvaise volonté du Maroc", ou "le Maroc acculé",
chanté en chœur par une presse à la botte du pouvoir, c'est "la
découverte d'une fosse commune à Smara qui fait peur au Maroc"…Passe
encore l'assertion médiocre de "Smara occupée", nous atteignons ici
au comble du ridicule et de la mauvaise foi.

C'est oublier manifestement, mais c'est un autre volet attristant,
les charniers innombrables et dissimulés, les disparitions, les
enlèvements, les assassinats enfin de milliers de citoyens depuis le
déclenchement des violences en 1994 et qui – on le sait grâce à des
témoignages de journalistes occidentaux indépendants – ne peuvent
être totalement imputés aux seuls islamistes…
Comme quoi le ridicule ne tue pas ! La presse à la botte des services
algériens est mal venue pour nous administrer des leçons de morale.

Et la population de Smara 'vaque tranquillement' à ses occupations
pour ne pas être sous le choc de ragots, colportés par les mêmes
irréductibles manipulateurs. L'on se fait cependant une raison de
cette propension à la désinformation, elle survient toujours à des
moments où le dossier du Sahara fait l'objet de discussions ou de
prise de décisions. Aussi bien à la 'prétendue' 4ème Commission des
Nations unies sur la décolonisation, qu'à celui des négociations de
Manhasset.

Il y a un peu plus d'un an, le gouvernement algérien – puisque c'est
de lui qu'il s'agit – n'avait cessé d'ergoter sur de 'prétendues'
violations des droits de l'Homme dans les 'provinces sahariennes du
Maroc'. Il avait simplement feint d'oublier l'adage bien de chez nous
que " le chameau ne voit pas sa propre bosse, mais préfère maudire
celle de ses voisins " !

Quand bien même rien ne filtrerait des réunions du 3ème round,
la 'réalité' précise est incontestablement celle de la 'bonne foi' du
Maroc. Le Polisario, qui met une veilleuse aux sirènes agitées
jusqu'ici de reprise des armes, tient paradoxalement un discours de
surenchère qui ne saurait continuer à masquer l'embarras de ses
dirigeants, divisés, déchirés, écartelés même, et placés sous la
férule compacte du pouvoir algérien et de ses services.

On se hasarde à percevoir de temps en temps d'infimes clés de lecture
derrière cet embarras et le harcèlement dont ils font l'objet. La
surenchère des cadres du Polisario, c'est à coup sûr la "voix de son
maître" ! Il faudra se poser la question de savoir jusqu'à quel
point, elle dissimule les effets d'une pression et d'un conflit
latent ? L'opinion mondiale réalise de plus en plus qu'à la bonne foi
du Maroc s'opposent les logomachies algériennes, le cynisme du
gouvernement algérien opposé à toute solution et une volonté
quasiment affichée de saboter et de torpiller tous les efforts
déployés par les Nations unies.


Par LE MATIN

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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/les_negociateurs_du/view

Les négociateurs du Polisario agissent suivant un mandat précis de
l'Algérie (diplomate marocain)


New York, 08/01/08 - "Si aujourd'hui ceux qu'on appelle ici les
négociateurs du Polisario déclarent adhérer à la proposition
marocaine (d'<autonomie>) et que l'Algérie s'y oppose, ils ne seront
plus considérés comme des représentants du Polisario et seront
remplacés par d'autres, et si ces négociateurs expriment leur
opposition à la proposition marocaine et que l'Algérie lui réserve un
accueil favorable, ils seront désapprouvés", a affirmé M. Mohamed
Mael-Ainin, ambassadeur du Maroc en Jordanie.

Dans un entretien accordé, lundi soir à la MAP, en marge de la tenue
du 3-ème round des négociations sur le Sahara à Manhasset, banlieue
de New York, sous l'égide des Nations Unies, ce natif du Sahara a
souligné que le conflit du Sahara avait d'abord opposé le Maroc et
l'Espagne, avant de devenir un problème maroco-algérien.

Selon lui, ce conflit ne date pas de la création du Polisario en 1973
car, juridiquement, lorsqu'on se réfère à la Cour internationale de
justice, le litige à propos de ce territoire était posé entre le
Maroc et l'Espagne. A l'époque, a-t-il relevé, il n'y avait aucun
mouvement qui revendiquait ce territoire, et ce n'est qu'au début des
années 70 que l'Espagne a commencé à promouvoir la thèse du
séparatisme, sachant que le Royaume était visé par tous les courants
de gauche en cette ère de guerre froide. Ajouter à cela le conflit
territorial qui opposait le Maroc à l'Algérie.

Au cours de cet entretien, M. Mael-Ainin, qui s'est livré à
une 'analyse' exhaustive du conflit, a insisté sur le fait que le
Polisario n'a 'jamais' été un mouvement de libération à l'instar de
ceux qui existaient en Afrique. "C'est un mouvement séparatiste qui a
vu le jour, à la suite de la pression exercée à l'époque par le Maroc
sur l'Espagne pour la 'rétrocession' du territoire", a-t-il souligné,
rappelant que depuis la chute du mur de Berlin et de l'empire
soviétique, plus de 35 pays ont retiré leur reconnaissance de la 'soi-
disant' RASD.

Tout en rappelant les liens d'allégeance entre les Rois du Maroc et
les habitants du Sahara, M. Mael-Ainin a indiqué que durant l'époque
coloniale espagnole au Sahara, il y avait un représentant du
Souverain dans la région.


Dernière modification 08/01/2008 14:07

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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/l_algerie_doit_parti/view

L'Algérie "doit" participer aux négociations comme une "partie
prenante" au conflit du Sahara ("ONG")


Washington, 08/01/08- Une 'ONG' 'américaine' a estimé que l'Algérie
devrait être invitée aux négociations de Manhasset sur le Sahara en
tant que 'partie prenante' au conflit du Sahara et non comme un
simple "observateur", exprimant son appréhension de voir le 3ème
round de ces négociations échouer en raison de <l'intransigeance> et
des <menaces de violence et de terrorisme> du Polisario et de
>l'ingérence et obstruction> de l'Algérie.

"L'Algérie devrait être invitée à la table des négociations comme
une 'partie prenante' au conflit et non comme un simple +observateur+
car elle a entrepris un effort 'sérieux, délibéré et soutenu'
pour 'entretenir et perpétuer' ce conflit depuis qu'il a éclaté il y
a plus de 30 ans, utilisant tous les moyens d'Etat dont elle
dispose'', a souligné "The American Council for Moroccan POWs", dans
une lettre, adressée lundi au Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon.

L'Algérie a joué un rôle actif dans le conflit, en envoyant ses
forces armées prendre part directement aux hostilités armées, a
souligné le 'Conseil' Américain pour les prisonniers de guerre
marocains (ACMP), ajoutant que l'Algérie continue de garder 'contre
leur gré' des milliers de personnes dans des camps gérés par le
Polisario.

"Le Polisario ayant commis des 'crimes de guerre', des <crimes contre
l'humanité> et <tant d'autres crimes et violations> comme la torture,
l'esclavage et le détournement de l'aide humanitaire, 'devrait être
exclu' des négociations et 'poursuivi' par un tribunal criminel
international'', a en outre affirmé le Conseil, qui a aussi appelé à
placer les camps de Tindouf sous surveillance internationale et à
rapatrier tous les habitants de ces camps dans leurs pays d'origine.

Le 'Conseil', qui a dit craindre "sérieusement" un éventuel échec du
3ème round des négociations de Manhasset, a averti que
<l'intransigeance et les menaces de violence et de terrorisme> du
Polisario et <l'ingérence et l'obstruction> continues de l'Algérie
risquent de porter un coup fatal à la meilleure opportunité de
résoudre cette question, offerte par le projet d'autonomie proposé
par le Maroc, et au grand espoir que ce projet a suscité à travers le
monde.

Le 'Conseil' Américain pour les prisonniers de guerre marocains a
exhorté le secrétariat général de l'ONU et le Conseil de Sécurité à
signifier clairement à l'Algérie et au Polisario que le conflit du
Sahara doit être résolu pacifiquement et que les 'menaces' et les
actes de violence et de terrorisme contre le Maroc et d'autres pays
de la région, ainsi que les violations du cessez-le-feu sont
inacceptables et contraires à la volonté et au voeu de la communauté
internationale comme exprimés dans de nombreuses résolutions des
Nations Unies.


Dernière modification 08/01/2008 19:08

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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/onu-sahara___le_maro/view

Le Maroc <réitère> sa volonté <d'aller de l'avant> dans l'application
des résolutions onusiennes


New York, 07/01/08- La délégation marocaine devant participer au
troisième round du processus de négociations relatif au différend
régional sur le Sahara 'marocain', a tenu une réunion de travail,
dimanche soir à New York, avec les autres membres accompagnant la
délégation, au cours de laquelle elle a réaffirmé la volonté du Maroc
d'aller de l'avant dans l'application des résolutions onusiennes en
vue de parvenir à une solution politique et définitive à ce différend.

La délégation, composée de MM. Chakib Benmoussa, ministre de
l'Intérieur, Taieb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et
de la coopération, Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil
Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), et Mohamed
Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et de la Documentation
(DGED), a également insisté sur l'importance de l'Initiative
marocaine d'<autonomie>.

La délégation, qui comprend également les conseillers MM. Mohamed
Saleh Tamek, Wali de la région de Rio de Oro-La Güera et Maouelainin
Maouelainin Ben Khalihenna, secrétaire général du CORCAS, a en outre
affirmé qu'à l'instar des deux précédentes rencontres tenues en juin
et août derniers, le Maroc abordera le 3-ème round (7-9 janvier) ,
avec la même détermination à s'engager de bonne foi dans des
négociations substantielles et sérieuses, en vue d'une mise en oeuvre
effective des résolutions du Conseil de sécurité, soulignant
que 'seule' une 'autonomie', sous 'souveraineté Marocaine', permettra
de parvenir à une solution définitive à ce problème et partant,
garantir la stabilité dans la région.

A l'issue de cette réunion de travail, les autres membres
accompagnant la délégation, ont, dans des déclarations à la presse
nationale, rappelé les efforts que ne cesse de déployer le Maroc pour
mettre fin à ce conflit, efforts qui, selon M. Brahim Hakim, ancien
dirigeant des 'séparatistes', sont illustrés par l'Initiative
marocaine d'<autonomie> qui 'vise à réaliser' les aspirations des
populations du Sahara.

Il a souligné que les dirigeants des 'séparatistes' seraient
responsables de tout éventuel échec des négociations, mettant en
cause leur sincérité à réellement vouloir négocier comme en témoigne
leur menace de reprendre les armes à quelques jours du 3-ème
round. "Comment peut-on affirmer devant le monde entier qu'on cherche
la paix tout en exprimant des propos de va-t-en guerre ?", s'est-il
interrogé.


Abondant dans le même sens, M. Dlimi Ghilani, ambassadeur du Maroc en
Bulgarie, a souligné que le Maroc, Roi, gouvernement et peuple, a
choisi la voie de la négociation pour sortir de la situation
d'impasse <qui n'a que trop duré> et qui "pourrait, malheureusement
nous mener à une situation très dangereuse, à savoir le terrorisme
qui menace notre région tout entière".


Pour sa part, M. Saleh Tamek, a indiqué que le Maroc aborde ce 3-ème
round de négociations fort de son optimisme, de sa conviction et de
son projet qui constitue le meilleur moyen de résoudre les problèmes
que connaît la région.

Et M. Tamek de noter que les développements survenus au cours des
derniers mois ont confirmé à nouveau la justesse de la position
marocaine, citant, à cet égard, les résolutions adoptées au niveau du
Conseil de Sécurité, de la Quatrième Commission et de l'Assemblée
Générale.

Le Maroc, a-t-il poursuivi, "reste serein, confiant, optimiste et
responsable, et nous estimons que les perdants sont ceux qui sont en
face de nous à savoir l'Algérie et ses protégés, car le Royaume n'a
rien à cacher, et c'est bel et bien notre initiative qui a été <à
l'origine> du déclenchement de toute cette <dynamique> que nous
vivons et que vit la région".


Pour sa part, M. Mohamed Maalainine, ambassadeur du Maroc en Jordanie
a insisté sur les liens d'<allégeance> qui ont <toujours> existé
entre <les populations du Sahara> et les souverains marocains.

Après avoir rappelé que le Maroc est un pays indépendant et souverain
depuis plusieurs siècles et que l'<allégeance> a <de tout temps> lié
les populations aux différents Souverains du Maroc, il a souligné que
c'est à travers ce lien que s'exprimait l'unité territoriale du Maroc.

Quant à la 'menace' du Polisario de reprendre les armes, M.
Maalainine a indiqué que ce n'est pas la première fois que ce
mouvement "apparaît comme une organisation terroriste".


M. Brahim Houssein Moussa, ambassadeur du Maroc au Venezuela, a
souligné, quant à lui, que le Maroc a toujours agi de 'bonne
foi'. "Le Sahara est 'marocain' <depuis la nuit des temps>", a-t-il
insisté, dénonçant la 'mauvaise foi' du Polisario qui refuse toujours
le recensement des populations 'séquestrées' à Tindouf, et condamnant
les violations des droits de l'homme dans ces camps.

Ces populations, a-t-il déploré, ne peuvent ni s'exprimer, ni se
déplacer librement, ni rendre visite à leurs familles, dénonçant les
détournements des aides humanitaires destinées à ces populations.

"Le Maroc est 'de bonne foi' et l'initiative d'<autonomie> constitue
une occasion historique que les 'séparatistes' se doivent de saisir
et moi personnellement, en tant que sahraoui 'marocain', j'exhorte
les dirigeants du Polisario à permettre le 'retour' à la 'mère
patrie' des populations dans la dignité", a-t-il conclu.


Dernière modification 07/01/2008 15:11

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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/m.naciri__la_delegat/view

La délégation marocaine est animée de la volonté de dépasser tous les
obstacles et d'ouvrir de nouvelles perspectives


Rabat, 07/01/08-Le ministre de la communication, porte-parole du
gouvernement, Khalid Naciri a affirmé que "la délégation marocaine
participant au troisième round des négociations à Manhasset est
animée de la volonté de dépasser les obstacles et d'ouvrir de
nouvelles perspectives pour parvenir à un accord et conférer une
signification sérieuse à ces négociations qu'elle ne considère pas
comme une fin en soi".

Dans une déclaration à la chaîne satellitaire Al Jazeera, M. Naciri a
déploré que l'autre partie "ne fait pas montre de la même
détermination, preuve en est que sa venue à Manhasset est précédée
par des menaces de retour aux armes".

Il a estimé, à cet égard, que ces actes "ne peuvent être qualifiés
que d'irresponsables et en contradiction avec les orientations des
Nations unies qui appellent les parties aux négociations à faire
preuve de bonne foi".

Le Polisario n'a pas changé de discours depuis 30 ans puisqu'il
continue de faire la propagande de la thèse 'séparatiste' en se
servant du principe d'autodétermination à laquelle il confère une
signification autre que celle des Nations Unies, a-t-il dit.

Le Maroc a apporté des propositions nouvelles, ouvertes et visant à
épargner à la région davantage de tension, a ajouté M. Naciri,
soulignant que la proposition marocaine fondée sur l'<autonomie> dans
le cadre de la 'Souveraineté' du Royaume "est très développée", alors
que la position de l'autre partie est demeurée "rigide et figée".


Dernière modification 07/01/2008 15:31

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http://www.lopinion.ma/spip.php?article17827

La proposition d'<autonomie>, une base "crédible" pour le règlement
définitif d'un conflit "préfabriqué"


A l'invitation du Secrétaire général de l'ONU, le Royaume du Maroc
prend part, du 7 au 9 janvier à Manhasset, au troisième round du
processus de négociation relatif au différend régional sur le
Sahara 'marocain', conformément aux résolutions 1754 et 1783 du
Conseil de sécurité, indique un communiqué du ministère des affaires
étrangères et de la coopération.
Ces deux résolutions ont consacré la voie désormais privilégiée par
la communauté internationale pour parvenir à une solution politique
et définitive à ce différend.

Elles ont également confirmé la prééminence de l'Initiative marocaine
d'<autonomie>, en qualifiant de "sérieux et crédibles" les efforts
qui l'ont sous-tendue et en appelant à ce que les négociations
prennent "compte des efforts réalisés depuis 2006", ce qui renvoie
exclusivement aux actions menées par le Royaume pour l'élaboration,
la promotion et la soumission de son Initiative. A l'instar des deux
autres rencontres, la délégation marocaine exprime sa détermination à
s'engager de bonne foi dans des négociations substantielles et
sérieuses, en vue d'une mise en oeuvre effective des résolutions du
Conseil, souligne le communiqué.

Elle poursuivra à cette occasion son exposé des différents aspects de
l'Initiative marocaine d'autonomie, seule à même de permettre une
solution définitive à ce problème et de garantir la stabilité dans la
région. La délégation marocaine est composée de MM. Chakib Benmoussa,
ministre de l'intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre des affaires
étrangères et de la coopération, Khalihenna Ould Errachid, président
du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS),
Mohamed Yassine Mansouri, Directeur général des Etudes et de la
Documentation (DGED).

La délégation est accompagnée des conseillers MM. Mohamed Saleh
Tamek, Wali de la Région de Rio de Oro-La Güera et Maouelainin
Maouelainin Ben Khalihenna, secrétaire général du CORCAS.

Le Maroc se rend ainsi à Manhasset avec la conviction que sa
proposition d'<autonomie> constitue une base 'réaliste'
et 'novatrice' pour des discussions 'sérieuses' en vue d'un règlement
définitif de la question du Sahara.

Il y va également, animé comme il l'était lors des deux rencontres
antérieures, de la 'bonne foi', de la 'sérénité' et de la ferme
volonté de clore le dossier de ce conflit 'artificiel', 'vestige' de
la 'guerre froide', <qui n'a que trop duré>.

Ayant recueilli l'adhésion de la communauté internationale 'et de
certaines franges dissidentes' au sein même du Polisario, cette
proposition, fondée sur une approche 'démocratique' et 'moderne' de
règlement de ce problème, constitue un 'tournant' dans le traitement
de ce dossier, et donc une chance historique pour enterrer à jamais
ce vieux problème.

La démarche marocaine, qui a été qualifiée de 'sérieuse'
et 'crédible' par le Conseil de sécurité, dans deux résolutions
successives, est de nature à 'favoriser' un règlement, qui tient
compte des aspirations des populations de la région à se prendre en
charge par elles-mêmes, sous la 'souveraineté marocaine'.

Elle devrait également permettre de débloquer immédiatement ce
dossier, vieux de trois décennies, enclencher le processus de 'retour
à la mère-patrie' des populations des camps de Tindouf et mettre un
terme à leurs souffrances, des populations livrées à elles-mêmes et
dépendantes de l'aide internationale pour leur subsistance.

Elle 'rompt' avec toutes les démarches préconisées jusqu'ici, parce
que 'inapplicables' sur le terrain, pour le règlement de ce dossier
ainsi qu'avec les recettes 'figées et éculées' auxquelles continuent
de se référer certains dirigeants du Polisario et qui ne
fournissent 'aucune alternative ou perspective' aux
populations 'séquestrées' dans les camps, sur le territoire algérien.

Sur ce chapitre, l'Algérie assume une lourde responsabilité, au
regard de ce drame, qu'elle continue d'entretenir sur son territoire,
en refusant jusqu'au recensement de ces populations, maintes fois
réclamé par les institutions internationales spécialisées de l'ONU.

Pour toutes ces raisons, le Maroc considère que les nouvelles
négociations, qui vont reprendre à Manhasset, devraient avoir pour
ordre du jour la discussion de la proposition marocaine.

Il met donc sur la table cette proposition, sachant que son
initiative constitue, aujourd'hui, et après plus de trois décennies,
l'<unique> alternative à toutes les démarches qui avaient été
entreprises, sans résultats, à ce jour.

Dans tous les cas, le Maroc, tout en réaffirmant sa 'bonne foi' et sa
volonté sincère de s'engager dans ces négociations, souligne que sa
disposition à négocier, ne peut avoir pour objet que sa proposition
d'<autonomie>, qui a recueilli le 'soutien' de la communauté
internationale et qui fait l'<unanimité> au niveau intérieur.

A cet égard, le CORCAS, qui participe aux négociations de Manhasset,
s'est imposé au niveau international comme
interlocuteur 'représentatif' des populations sahraouies, face à un
Polisario, 'miné' par un mouvement 'notoire' de 'dissidence et de
contestation internes', qui se sont 'révélés au grand jour', lors de
son 'prétendu' congrès de Tifariti, au Sahara 'marocain'. "Nous
souhaitons réaffirmer, en ton nom, cher peuple, la volonté sincère du
Royaume de s'engager dans des négociations responsables, en partant
de deux prémisses de base: de prime abord, le Maroc a participé de
bonne foi au premier round des négociations et demeure constamment
disposer à négocier, mais uniquement à propos de l'<autonomie>, toute
l'<autonomie>, et rien que l'<autonomie>", avait affirmé SM le Roi
Mohammed VI, dans un discours à la nation, à l'occasion de la fête du
trône, en juillet dernier.

Le souverain avait également souligné que le Maroc, aussi "longues et
laborieuses que puissent être les négociations, garde sa main tendue
en direction de toutes les vraies parties concernées par le règlement
politique de ce différend 'artificiel', dans l'espoir de les
convaincre de l'opportunité historique qu'offrent ces négociations".

Fort de cette proposition, dont plusieurs modèles sont en application
en Europe notamment, le Maroc ne peut que se réjouir d'avoir été
l'initiateur d'une nouvelle réflexion et d'une 'nouvelle' approche,
dans les annales diplomatiques, pour le règlement de ce dossier,
alors que ses adversaires continuent de s'inscrire, à la veille des
négociations, dans une logique 'belliciste' <d'antan>, en porte-à-
faux avec le contexte actuel.

L'<élan> international, suscité autour de cette proposition,
constitue une 'reconnaissance' aux 'efforts' du Maroc, pour tourner
cette regrettable page de l'histoire maghrébine, dont les
responsabilités sont connues de tous.

Le Maroc, en espérant que les autres parties s'engagent dans ce
processus, dans une optique d'avenir, entreprend d'ores et déjà, les
préparatifs pour accueillir les familles 'marocaines' 'séquestrées'
dans les camps de Tindouf. Il s'attelle à mettre au point le
dispositif de gestion du retour collectif de ces familles.

Plusieurs indices laissent entrevoir une telle perspective, notamment
le mouvement de dissidence au sein du Polisario, qui s'est amplifiée
ces dernières semaines, et la contestation, qui gagne les camps de
Tindouf, en plus du désespoir qui s'est emparé des populations,
livrées à elles-mêmes depuis plus de trois décennies.


Edité le: lundi 7 janvier 2008

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http://www.lopinion.ma/spip.php?article17828

La "bonne foi" du Maroc


Le Maroc, répondant à l'invitation du Secrétaire Général des Nations
Unies, participe aujourd'hui au troisième round des négociations de
Manhasset avec le « Polisario » sur le dossier du Sahara.
Les observateurs ne s'attendent pas à ce que ce troisième round
aboutisse à des résultats concrets et enregistre des avancées
substantielles pour parvenir à une solution négociée et définitive
d'un conflit régional artificiel et qui n'a que trop duré.

En effet, et à la lumière des résultats des deux premières rencontres
de Manhasset, l'attitude négative observée par le « Polisario » ne
permet pas de réaliser l'objectif escompté.

Si le Maroc fait à chaque fois preuve de bonne foi, de sincérité et
d'une réelle volonté politique de régler ce différend, du côté du «
Polisario » et de ceux qui le soutiennent, on cherche des faux-
fuyants et on opte pour le blocage en soutenant des options
considérées par la communauté internationale comme étant
définitivement enterrées.

Le Maroc a fourni des efforts louables que le Conseil de Sécurité a
estimés sérieux et loyaux pour sortir de l'impasse. La proposition
marocaine de doter les provinces du Sud d'un statut d'autonomie, dans
le cadre de la souveraineté nationale du Maroc et du respect de son
intégrité territoriale, a recueilli l'appui des Nations Unies qui
l'ont considérée comme crédible et sérieuse et qu'elle est de nature
à garantir la paix et la sécurité dans cette région névralgique du
Nord de l'Afrique exploitée par des mouvements extrémistes pour mener
des actions terroristes au Maghreb et déstabiliser ses pays.

Le Maroc fait preuve aujourd'hui, en se rendant à Manhasset, de la
même volonté sincère et réelle de parvenir à une solution pour mettre
fin à un conflit qui n'a aucune raison d'être.

Il appartient donc au « Polisario » de prouver sa bonne foi et de
contribuer de façon effective au règlement de ce dossier. D'ailleurs,
plusieurs voix se sont élevées au sein même du « Polisario » pour
manifester leur soutien à la proposition marocaine et exprimer leur
volonté de regagner la Mètre-Patrie et de participer à l'effort de
construction et de développement que connaît le Sahara marocain dans
tous les secteurs.

La communauté internationale sera encore une fois en mesure de juger,
à l'occasion de ce troisième round, de la sincérité du Maroc et de la
volonté obstinée du « Polisario » d'entraver toute solution pacifique
et durable.

Le Maroc prouvera encore une fois sa bonne volonté, sachant
pertinemment qu'il défend une cause sacrée et légitime et qu'il se
conforme à la légalité internationale.


Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI

Edité le: lundi 7 janvier 2008

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=83202

Manhasset III: Un face-à-face à très gros enjeux

· Les pourparlers commencent dès aujourd'hui

· Les parties adoptent des positions éloignées

· Forte adhésion de la communauté internationale à la proposition
marocaine


Dès aujourd'hui et jusqu'au 9 janvier, le Maroc participe au
troisième round des négociations avec les représentants du front
Polisario.
A l'instar des deux précédents rounds, les négociations se déroulent
à huis clos à Manhasset, dans la banlieue new-yorkaise. Peter Van
Walsum, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le
Sahara, jouera encore une fois le rôle de médiateur durant les
pourparlers.
A priori, et à la veille du face-à-face, les deux parties semblent,
encore une fois, adopter des positions très éloignées. Le Maroc
considère que «les nouvelles négociations devraient avoir pour ordre
du jour la discussion de la proposition marocaine». Une «alternative
unique qui repose sur le principe d'une autonomie élargie». La
délégation marocaine poursuivra donc ses exposés à Manhasset en
développant un argumentaire sur le bien-fondé et les différents
aspects liés à l'initiative d'autonomie tout en restant disposée à
négocier mais uniquement à propos de «l'autonomie, toute l'autonomie
et rien que l'autonomie», reprenant la formulation du Souverain lors
du dernier discours du Trône.
A l'opposé, les séparatistes sont au pied du mur. Minés par un
mouvement de dissidences et de contestations internes, ils campent
sur leur position et prônent «l'indépendance». Les dirigeants du
Polisario menacent de prendre les armes en cas d'échec des
négociations. D'ailleurs, Mohamed Abdelaziz l'avait annoncé
clairement: «Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons
la conviction que les choses n'avanceront pas». Les séparatistes
seront ainsi les seuls à afficher des intentions belliqueuses en
avançant la possibilité du recours aux armes. D'ailleurs, les Nations
Unies font tout pour empêcher un conflit armé dans la région. Toute
tentative, de la part du Polisario, de saboter les négociations
serait considérée comme une déclaration de guerre.
Quant aux Algériens, ils refusent d'assister aux négociations et se
contenteront d'être présents à l'ouverture et à la clôture des
pourparlers. Mais en fait, dans les coulisses, ils pèsent de tout
leur poids sur la position séparatiste.
Une position aux antipodes du contexte mondial marqué par une forte
adhésion de la communauté internationale à la proposition marocaine
qualifiée de «sérieuse et crédible» par le Conseil de Sécurité et des
superpuissances telles que la France, les Etats-Unis…
Plusieurs autres pays ont considéré que l'initiative marocaine
pourrait servir de base aux négociations dont le cycle a été
enclenché par la résolution 1754.
Le président français Nicolas Sarkozy avait déclaré ouvertement: «Le
plan d'autonomie marocain existe, il est sur la table et il constitue
un élément nouveau de proposition, après des années d'impasse. Je
forme le souhait qu'il puisse servir de base de négociation pour la
recherche d'un règlement raisonnable» à la question du Sahara, avait
affirmé Sarkozy devant les membres des deux Chambres du Parlement
lors de sa dernière visite à Rabat. Il a rappelé à Alger que la
position de la France sur cette question «n'a pas changé».
Fort de ce soutien international, le Maroc a de sérieux atouts.
D'autant plus que le Royaume entreprend d'ores et déjà les
préparatifs pour accueillir les familles marocaines séquestrées à
Tindouf. Un important dispositif de rapatriement collectif des
familles est en cours de préparation.
Par ailleurs, depuis quelques mois, certaines franges dissidentes du
Polisario adhèrent à l'élan international suscité autour de la
proposition marocaine.
De l'avis de plusieurs observateurs, les deux parties sont appelées à
trouver un terrain d'entente durant ce 3e round, car l'échec du
processus des négociations pourrait avoir des conséquences négatives
sur l'ensemble de la région avec la reprise des hostilités dans une
zone géopolitique à gros enjeux.
L'annulation du Paris-Dakar renseigne amplement sur les risques
terroristes qui menacent la région du Sahel, les frontières entre le
Mali, l'Algérie ou encore la Mauritanie.
C'est la raison pour laquelle, le Conseil de Sécurité avait appelé
récemment les deux parties à reprendre les négociations «sans
conditions». Il avait adopté à l'unanimité une résolution demandant
aux parties «d'engager des négociations substantielles sans
conditions et de bonne foi… dans le but de trouver une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable».


Délégations

Une délégation marocaine sans changement conduira les négociations.
Ce sont les ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères,
Chakib Benmoussa et Taïeb Fassi Fihri, le président du Corcas, Khelli
Henna Ould Rachid et Yassine Mansouri, patron de la DGED. Ils seront
appuyés par des conseillers techniques.
Quant à la délégation du Polisario, elle sera dirigée par Mahfoud Ali
Beiba, membre du Secrétariat national et comptera également Brahim
Ghali, Mhamed Khadad, Boukhari Ahmed, également membres du
Secrétariat national, ainsi que Bechir Sghair et Mohamed Oumar,
conseillers techniques.


R. H. A. & A. R.

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=78622

Ouverture, aujourd'hui, d'un nouveau round de négociations
Le Maroc réitère, à Manhasset, son engagement en faveur d'une
solution politique définitive

Publié le : 06.01.2008 | 13h23


C'est aujourd'hui que s'ouvre à Manhasset, dans l'île de Long Island
aux Etats-Unis, un troisième round de discussions sur le
Sahara. «Comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes, et en
raison du caractère délicat des discussions en cours, les pourparlers
seront encore une fois privés», a expliqué Michèle Montas, porte-
parole du Secrétaire général de l'ONU.

A ce titre, aucun accès pour les médias ne sera prévu sur le site, et
seuls les parties et responsables de l'ONU pourront pénétrer dans la
propriété de Greentree Estate, a-t-elle prévenu.

La délégation marocaine est composée de Chakib Benmoussa, ministre de
l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération, Khalihenna Ould Errachid, président du Conseil royal
consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), Mohamed Yassine
Mansouri, directeur général des études et de la documentation (DGED).
La délégation est accompagnée des conseillers Mohamed Saleh Tamek,
wali de la région de Rio de Oro-La Güera et Maouelainin Maouelainin
Ben Khalihenna, secrétaire général du Corcas.

Durant deux jours, les négociateurs marocains et ceux de l'autre
partie devront, par voie de négociations, parvenir à une solution
politique définitive à la question du Sahara marocain. C'est en tout
cas le souhait de l'Assemblée générale de l'ONU qui avait auparavant
voté une résolution encourageant les parties à «créer un climat
propice au dialogue et au succès» des pourparlers.

En apportant son soutien au processus de négociations en cours,
auquel a appelé le Conseil de sécurité dans ses résolutions 1754 et
1783, l'Assemblée générale consacre ainsi la volonté de la communauté
internationale d'insuffler une dynamique nouvelle, résolument
orientée vers l'avenir. Car, elle écarte toutes les propositions
antérieures dont le caractère caduc est définitivement établi.

Face à l'impasse dans laquelle se trouve le dossier et devant
l'immobilisme et la rigidité de la position algérienne, le Royaume a
présenté, en avril 2007, un projet d'autonomie qui permette aux
habitants du Sahara de gérer leurs affaires dans le cadre de son
intégrité territoriale. Ce projet de décentralisation constitue une
avancée démocratique dans la perspective d'une gestion par les
citoyens de leurs affaires locales, provinciales et régionales. Il
revêt une portée historique dans la mesure où il intervient dans un
cadre de réconciliation et vise non seulement à trouver une solution
politique mais aussi à associer les parties concernées au plus haut
niveau à la formulation et à la mise en œuvre de cette solution,
conformément aux Hautes orientations de S.M. le Roi Mohammed VI.

Le projet s'inspire de la nécessité de parvenir à un compromis
politique en déléguant de larges compétences à la population
concernée dans le respect des prérogatives de la souveraineté du
Maroc. Par cette initiative, le Royaume garantit à tous les
Sahraouis, à l'extérieur comme à l'intérieur, toute leur place et
tout leur rôle, sans discrimination ni exclusive, dans les instances
et institutions de la région.

Ainsi, les populations du Sahara géreront elles-mêmes et
démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif,
exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives. Elles
disposeront des ressources financières nécessaires au développement
de la région dans tous les domaines et participeront, de manière
active, à la vie économique, sociale et culturelle du Maroc. L'Etat
conservera ses compétences dans les domaines régaliens, en
particulier la défense, les relations extérieures et les attributions
constitutionnelles et religieuses de S.M. le Roi.

L'approche marocaine, jugée très positive par plusieurs capitales
visitées par les différentes missions dépêchées par le soouverain
auprès des pays membres permanents et non permanents du Conseil de
Sécurité, continue de recevoir un soutien international, dont celui
de l'Union européenne. Cette proposition, qui a même recueilli
l'adhésion de certaines franges dissidentes au sein même du
polisario, a suscité un grand intérêt au sein de l'Assemblée générale
de l'ONU où nombre de pays ont déclaré qu'à leurs yeux le projet
marocain constitue une alternative réaliste pour un règlement
politique définitif et un espoir pour la paix dans la région.


Fait nouveau

Le troisième round de Manhasset se tient au moment où le polisario
est profondément divisé, incapable de se mettre d'accord sur une
position novatrice commune. Il se trouve, de plus, en proie à la
méfiance d'Alger qui voit ces discussions d'un mauvais œil. Plus
grave encore pour les séparatistes: plusieurs Etats qui avaient
reconnu la «rasd» ont dû geler leur reconnaissance. Dès lors, une
tendance plus réaliste commence à réfléchir à une sortie de crise
honorable qui leur permettrait de jouer un rôle politique dans le
Sahara marocain.

Le mouvement réformiste au sein du polisario, dénommé polisario-Khat
Chahid, a affirmé que l'actuelle direction du mouvement séparatiste
sera considérée «illégitime» et qu'elle ne peut négocier avec le
Maroc au nom des Sahraouis des camps de Tindouf, en Algérie. Le
coordinateur du comité exécutif de ce mouvement et l'un des membres
fondateurs du polisario, Mahjoub Salek, a même exprimé son soutien à
l'initiative marocaine qui constitue, selon lui, la meilleure
garantie et la meilleure forme de réconciliation qui puisse être
présentée aux populations de la région.


Par El Mahjoub Rouane | LE MATIN

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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details59045.html

Reprise aujourd'hui des pourparlers sur l'affaire du Sahara : Les
divergences au sein du Polisario pèsent sur les négociations de
Manhasset


En panne de légitimité, après l'hémorragie des dissidences survenues
ces derniers jours, la direction du Polisario part affaiblie au
troisième round de négociations qui s'ouvre aujourd'hui à Manhasset.


Jamais la position du Polisario n'aura été aussi faible qu'elle ne
l'est aujourd'hui. Décidément, cette entité n'a encore et toujours
rien à mettre sur la table de négociations, ce qui la met en
contradiction avec l'esprit et la lettre de la résolution 1783. C'est
ce qui a amené plusieurs observateurs à ne pas entrevoir de «
changement » notable lors de cette troisième manche de négociations,
que la dernière résolution du Conseil de sécurité a
voulu «substantielles». À part les termes du défunt «Plan Baker», que
l'ONU elle-même a jugé «inapplicable», le Polisario n'a pratiquement
rien à proposer. Pas plus d'ailleurs que son mentor algérien, à
l'origine de la récente escalade qu'il a dirigée à partir de la zone
démilitarisée de Tifariti. Le simulacre de congrès du Polisario,
annoncé en grande pompe, n'a finalement donné lieu à aucun
changement, ni à la tête de cette entité, ni dans ses structures, et
encore moins dans son discours. Cette situation a aggravé le malaise
de la population sahraouie séquestrée, dont une partie non
négligeable a déclaré sa dissidence vis-à-vis de Mohamed Abdelaziz
qui a été reconduit pour la « énième fois » à la tête du Polisario.
Mieux encore, les dissidents, rassemblés fin décembre à Tifariti, ont
clairement manifesté leur adhésion et leur soutien à la proposition
d'autonomie qualifiée de « réaliste » et de « réalisable » pour
négocier une solution politique juste et définitive au conflit créé
autour des provinces du Sud. L'historique congrès de Gjijimat,
organisé par un groupe d'opposants à Mohamed Abdelaziz, parallèlement
au 12ème soi-disant congrès, a révélé l'état de déconfiture avancé du
front. Le recours à la phraséologie guerrière, lors de ce
rassemblement, n'a fait que décrédibiliser davantage ce front aux
yeux de la communauté internationale, puisqu'il s'inscrit en porte-à-
faux avec l'appel du Conseil de sécurité à engager des négociations
sur la base du «sérieux» et de «la bonne foi». Le Maroc, qui a rejeté
vigoureusement ces menaces, se trouve quant à lui en position de
force. Fort non seulement de la légitimité de sa position mais aussi
de sa proposition d'autonomie, saluée comme étant «crédible»
et «sérieuse», le Royaume trouve en face de lui une partie adverse
disloquée.
Outre son déchirement interne, qui met entre parenthèses
sa «représentativité» prétendue des Sahraouis, le Polisario a
également, et sérieusement, desservi sa «cause» illusoire à
l'échelle internationale. La tenue de son « congrès » dans la zone
tampon de Tifariti a constitué une grave violation de l'accord de
cessez-le-feu conclu le 6 septembre 1991, sous l'égide des Nations
unies. Au même titre que sa vieille nouvelle menace de «retour aux
armes», proférée par Mohamed Abdelaziz au lendemain du «congrès». En
optant pour cette tonalité va-t-en-guerre, ce dernier aura déjà
démontré son intention de ne pas donner sa chance au processus de
Manhasset.


Le Royaume représenté par une importante délégation

Le Royaume du Maroc prend part, du 7 au 9 janvier à Manhasset, au
troisième round du processus de négociations relatif au différend
régional sur le Sahara marocain, avec une importante délégation,
indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération. La délégation marocaine est composée de Chakib
Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Taib Fassi Fihri, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération, Khalli Henna Ould Errachid,
président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes
(Corcas), Mohamed Yassine Mansouri, directeur général des Etudes et
de la Documentation (DGED). La délégation est accompagnée des
conseillers Mohamed Saleh Tamek, wali de la Région de Oued Eddahab-
Lagouira et Maouelainin Maouelainin Ben Khalihenna, secrétaire
général du Corcas.


Le 7-1-2008
Par : M'Hamed Hamrouch

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http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3926

Le Sahara occidental vers une équation inter-sahraouie?

Nouri Zyad


RABAT , 7 jan (IPS) - Les deux principales parties belligérantes dans
le conflit du Sahara occidental -- le Maroc et le Front Polisario --
reprennent leurs négociations directes sous l'égide des Nations Unies
entre le 7 et le 9 janvier 2008 à Manhasset, dans la banlieue de New
York, selon le calendrier prévu après les premières rencontres.

Les deux parties étaient entrées depuis l'année dernière dans des
négociations directes supervisées par l'ONU, dont deux premiers
rounds s'étaient tenus en juin et août 2007 au même endroit, sans
grand résultat tangible, selon des analystes.

Mais, de nouveaux acteurs sahraouis veulent faire entendre leurs voix
dans le processus de règlement de ce conflit vieux de 32 ans dans
cette ancienne colonie espagnole d'Afrique du nord.

Le mouvement indépendantiste "Jat Achahid" -- né d'une 'scission' au
sein du Front Polisario au Sahara occidental -- appelle les Nations
Unies à traiter avec lui "en tant que représentant d'une partie de
l'opinion publique sahraouie à l'intérieur et à l'extérieur,
notamment pour ce qui est des négociations avec le royaume du Maroc".

Ce mouvement sahraoui "Jat Achahid" (ligne du martyr, en arabe) --
fondateur du Front Polisario -- qui est actif dans les camps de
réfugiés de Tindouf (sud-est de l'Algérie), a fustigé, par ailleurs,
le dernier congrès (en décembre) du Polisario en raison de
son "illégitimité", dit-il dans un communiqué publié le 24 décembre,
dont IPS a reçu copie.

"Jat Achahid" a encore appelé à boycotter "cette direction
corrompue", faisant allusion au Polisario qui lutte pour
l'indépendance du Sahara occidental, un territoire annexé et sous
administration marocaine depuis le départ du colonisateur espagnol en
1975.

Le mouvement, qui s'interroge au passage sur le sort des recettes et
subventions financières que reçoit la direction du Polisario de
l'étranger, a dénoncé le critère d'appartenance tribale comme une
raison d'accès de beaucoup de membres du front à la direction
politique, comme Khadija Hamdi, ministre de la Culture et épouse du
chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz qui est également président de
la République arabe sahraouie démocratique autoproclamée.

De son côté, le Front Polisario menaçait de recourir aux armes lors
de son 12è congrès, le 18 décembre dernier à Tifarity (Sahara
occidental). Tifarity est considéré comme un territoire libéré pour
les partisans du Polisario, alors que pour le Maroc, c'est une "zone
tampon" après le cessez-le-feu des Nations Unies en vigueur depuis
1991.

Le Polisario a appelé l'ONU, Madrid et Paris à exercer des pressions
sur le Maroc afin de "l'obliger à accepter l'organisation d'un
référendum" pour décider du sort du Sahara occidental.

Dans une déclaration finale rendue publique après son congrès, le
Front Polisario estime que "le gouvernement marocain assumera
pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus
de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires".

Le congrès du Polisario a également recommandé de donner "la priorité
à l'Armée populaire de libération sahraouie, de façon à lui fournir
tout ce dont elle a besoin, moralement et matériellement, et
d'augmenter ses capacités combatives".

Mais, "Jat Achahid", qui revendique le retour aux principes
originaires de la constitution du Polisario, estime que "ce
congrès 'manque' de légitimité et de démocratie, et la direction
actuelle n'a nullement le droit de négocier au nom du peuple sahraoui
avec le royaume marocain".


Fadli Ould Baba Ould Jouly, le 'coordinateur' du <Front
Polisario> "Jat Achahid" dans les campements, se demande sur quel
bases juridiques se fonde le chef actuel du Polisario
pour "monopoliser la décision dans toutes les affaires, à commencer
par les postes de commandement, jusqu'aux quotas de subventions
reçues par les organismes internationaux".


Mohamed Moutawakil, un activiste sahraoui favorable au droit des
Sahraouis à l'autodétermination, estime, dans un entretien
téléphonique avec IPS depuis Casablanca, que les autres groupes, qui
agissent sur la question du Sahara, à l'extérieur du Polisario, ne
jouissent pas d'une importante représentativité ni d'une crédibilité
politique. "Outre leur isolement des masses sahraouies, ils
n'agissent que sur la demande de l'administration centrale marocaine
qui met à leur disposition des budgets colossaux".

Interrogé sur le soutien algérien au Polisario sur les plans
financier et logistique, Moutawakil a déclaré : "L'on ne peut dans
l'état actuel faire une séparation entre l'Algérie et le Polisario
étant donné que le premier a offert la sécurité au peuple sahraoui,
assuré le soutien matériel et permanent, et soutenu diplomatiquement
la cause sahraouie". Ce qui contredit, toutefois, les déclarations
d'Alger relatives à sa neutralité sur la question.


Pour sa part, le Conseil royal consultatif des affaires sahariennes
(CORCAS) -- une institution constituée uniquement de Sahraouis
favorables à une union au sein du Maroc -- déclarait, le même jour à
Smara (Sahara occidental), que le plan d'autonomie proposé par Rabat -
- dans cette union dans le royaume chérifien -- donnait aux Sahraouis
la possibilité de gérer eux-mêmes leurs affaires.

Le CORCAS a appelé la direction du Polisario ''à 'retourner à la mère
patrie' et à adopter l'initiative d'autonomie et faire ainsi
prévaloir la logique de la raison et de l'histoire''.

"Nous vous exhortons, individus et groupes, à répondre favorablement
à cet appel... Ne laissez pas passer cette opportunité historique,
car l'<autonomie> constitue la solution définitive pour réaliser la
réconciliation et le retour dans la dignité", souligne la déclaration
du CORCAS dénommée "l'Appel de Smara".

Réunis en session ordinaire, les 150 membres du CORCAS, tous
d'origine sahraouie, affirment, dans cet appel, que "Cette initiative
historique et audacieuse est le moyen idéal de résoudre ce conflit
<qui n'a que trop duré>, et est l'<unique> option applicable dans le
cadre de la légalité internationale".

Evoquant le discours d'autodétermination, Abdelamajid Belghzal,
Membre du CORCAS et 'défenseur' sahraoui des droits de l'Homme,
déclare à IPS que le Polisario, qui adopte ce langage, devrait avant
tout dissoudre les institutions qu'il a mises en place dans les
camps, car parler, selon lui, d'un Etat sahraoui serait un saut au
travers de l'autodétermination des Sahraouis.


Parallèlement aux déclarations de ces trois différents groupes
politiques sahraouis, trois chaînes de télévision satellitaire
arabes 'Al Jazeera', 'Al Arabia' et 'Al Hourra' ont diffusé, toujours
en décembre, les informations <d'un autre congrès> tenu par près d'un
millier d'autres Sahraouis dans la localité de Gjijimat, dans le nord
de la Mauritanie, frontalière avec le Sahara occidental.

Longtemps restée en faveur de l'indépendance du Sahara
occidental, 'la tribu sahraouie' peuplant la zone de Gjijimat, s'est
prononcée cette fois-ci en faveur de la solution politique proposée --
le plan d'<autonomie> -- par le Maroc.

Ces derniers développements, liés aux déclarations des quatre
différents groupes politiques sahraouis, font apparaître, au devant
de la scène, une nouvelle donne dans le conflit du Sahara occidental,
notamment sa transformation en une belligérance entre Sahraouis.

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Mar, 8 de Ene, 2008 10:54 pm

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*****NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC*** http://www.arso.org/UNnegociations070108.htm ****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm ...
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8 de Ene, 2008
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