*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. LA MACHINE À PROPAGANDE (MAP) DU MAKHZEN, INSTRUMENT AVÉRÉ DES
SERVICES SÉCRETS DU MAKHZEN
- LIBERTÉ (18-II-2008): La justice espagnole a rejeté les plaintes de
Rabat contre Ali Lmrabet. Les liens des médias avec les services
secrets au Maroc dévoilés
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (23-II-2008): Entretien Ali Lmrabet,
journaliste marocain a El Mundo: «La relation entre la MAP et la la
DGED
2. L'OTAN DÉMENT LES "INFORMATIONS" DE LA MAP ET <AUJOURD'HUI LE
MAROC>
- AUJOURD'HUI LE MAROC (22-II-2008): Précisions du porte-parole de
l'OTAN
- LIBERTÉ (24-II-2008): Responsabilité de l'Algérie dans le conflit
du Sahara Occidental. Le cinglant démenti de l'Otan au Maroc
- MAP (25-I-2008): L'OTAN: Le conflit du Sahara dernier "vestige de
la guerre froide" en Afrique du Nord
- AUJOURD'HUI LE MAROC (24-I-2008): Un document confidentiel de
l'OTAN "dévoile" la <responsabilité de l'Algérie> dans le conflit du
Sahara
3. HUGH ROBERTS (INTERNATIONAL CRISIS GROUP) DÉMENT
LES "INFORMATIONS" DE LA MAP
- LE JEUNE INDÉPENDANT/L'ÉCHO DU SAHARA OCCIDENTAL (22/23-II-2008):
Communiqué de Hugh Roberts démandant DROIT AU RÉPONSE à la MAP et au
JEUNE INDÉPENDANT. A propos de la «Maghreb Arabe Presse» et du Sahara
occidental
- MAP (12-II-2008): Le Polisario <doit> accepter <toute> proposition
sérieuse du Maroc pour le règlement de la question du Sahara (Expert-
Hugh Roberts)
- LE JEUNE INDÉPENDANT (14-II-2008): La souveraineté rétractable
(Hugh Roberts)
4. CALOMNIES ET MENSONGES DU MAKHZEN ET SES RELAIS CONTRE ALI LMRABET
- EMARRAKECH.INFO (14-II-2008): Ali Lmrabet: je n'ai pas été débouté
par le tribunal d'Alméria
- LE SOIR (14-II-2008): Lmrabet veut poursuivre les médias officiels
- EMARRAKECH.INFO (14-II-2008): DOCUMENT: Texte de la Sentence du
tribunal espagnol qui atteste que la MAP est une branche des services
sécrets marocains [lien]
- TEL QUEL (No. 311): Justice. Lmrabet-MAP: 1-0
5. CALOMNIES ET MENSONGES DU MAKHZEN ET SES RELAIS CONTRE LE FRONT
POLISARIO
5.1. ENFANTS SAHRAOUIS "DÉPORTÉS" À CUBA
- MAROC HEBDO (No. 777): Enfants sahraouis "déportés" à Cuba. Le
Polisario dénoncé en Europe
5.2. "SÉQUESTRÉS"
- MAP (26-II-2008): Des "ralliés" appellent à des pressions sur Alger
pour le rapatriement des 2séquestrés" de Tindouf
- MAP (26-II-2008): Sit-in à Rabat en "solidarité" avec les
Sahraouis "séquestrés" dans les camps de Tindouf
- ASM (26-II-2008): L'Association des prisonniers de guerre marocains
accuse directement la direction des FAR d'être derrière les malheurs
de ses prisonniers de guerre
- LE MATIN (14-II-2008): "Séquestrés" et non réfugiés à Tindouf
5.3. "VIOLATIONS" DES DROITS DE L'HOMME
- MAP (29-II-2008): Une "association" appelle AI à dénoncer la
présence de "tortionnaires" au sein de la délégation du Polisario aux
négociations de Manhasset sur le Sahara
- AUJOURD'HUI LE MAROC (26-II-2008): Les "victimes" du Polisario en
campagne à Washington
- MAP/LE MATIN (22-II-2008): La délégation des "victimes" du
Polisario reçue par un responsable de HRW
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 565): "Victimes" du Polisario: Soutien du
gouvernement américain
- MAP/LE MATIN (21-II-2008): La délégation des "victimes" du
Polisario poursuit ses contacts au département d'Etat américain
- MAP (20-II-2008): Une délégation de "victimes" du POLISARIO reçue
au département d'Etat américain
- AUJOURD'HUI LE MAROC (15-II-2008): Droits de l'Homme: Amnesty
International devra se prononcer sur les "disparus" de Tindouf
- MAP (13-II-2008): Les dossiers de quatre "portés disparus" dans les
camps du Polisario remis à Amnesty
- MAP (5-II-2008): Les questions des "violations" des droits humains
à Tindouf doivent être au centre de toute négociation
("ONG" "américaine")
5.4. LE "TERRORISME"
- L'EXPRESSION (27-II-2008): Le Maroc ne désarme toujours pas et
tente encore de «dénaturer» le combat légitime des Sahraouis,
les «assimilant à des terroristes».
- MAP/L'OBSERVATEUR (12-II-2008): Zone sahélo-saharienne: la
persistance du conflit du Sahara, un élément aggravant du <danger
terroriste> ("expert") [Charles Saint Prot]
5.5. "TRAFICS ILLÉGALES" ET <DÉTOURNEMENT> DE L'AIDE HUMANITAIRE
- MAP (13-II-2008): Quatre individus parmi les pensionnaires des
camps de Tindouf arrêtés en possession de devises étrangères à Tindouf
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. LA MACHINE À PROPAGANDE (MAP) DU MAKHZEN, INSTRUMENT AVÉRÉ DES
SERVICES SÉCRETS DU MAKHZEN
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=90550
(Lundi 18 Février 2008)
La justice espagnole a rejeté les plaintes de Rabat contre Ali Lmrabet
Les liens des médias avec les services secrets au Maroc dévoilés
Par :Abdelkamel K.
Pour la cour d'appel de Madrid, " la relation entre l'agence
d'information marocaine, MAP, et la direction générale d'études et de
documentation, DGED, est suffisamment prouvée sur la base des
reportages déjà publiés dans d'autres médias de communication de ce
pays (Maroc), et qui sont présents dans ces actes".
Contrairement à ce qui avait été annoncé le 1er février dernier par
l'agence officielle de presse marocaine, MAP, ainsi que les deux
chaînes de télévision officielles, la RTM et 2M, le journaliste
marocain, Ali Lmrabet, exilé en Espagne, n'a pas été débouté par la
justice espagnole. Toute la campagne médiatique menée par les médias
marocains contre cet opposant de manière mensongère et défiant toute
règle déontologique, n'était basée que sur du faux, affirme-t-il dans
un communiqué, qui retrace le cheminement de l'affaire au sein des
juridictions ibériques. Ainsi, Ali Lmrabet, écrit : "Je n'ai pas été
débouté par la chambre criminelle près le tribunal de première
instance d'Almeria au sujet de la plainte que j'ai interposée contre
le correspondant de la MAP à Madrid, M. Saïd Ida Hassan, qui m'avait
traité publiquement de "membre d'une secte d'extrême droite
espagnole" et avait assuré que j'avais écrit que "tous les Marocains
résidant en Espagne sont des terroristes"." Précisant au passage
qu'il n'avait "plus l'intention de laisser passer quoi que ce soit de
mensonger ou diffamatoire", il donne les détails de la procédure
devant le tribunal d'Almeria pour convoquer son vis-à-vis dans cette
affaire, M. Ida Hassan, lequel, espère-t-il "aura le courage d'aller
récupérer sa convocation judiciaire". Il démontre ainsi que
contrairement à ce qu'a écrit la MAP, le tribunal d'Almeria n'a
pas "encore statué sur une demande de l'avocat de Ida Hassan de
condamner Ali Lmrabet à payer les frais du procès, qui peuvent être
très élevés parce que calculés sur la base de la somme de 600 000
euros que Lmrabet réclamait comme dommages et intérêts". "Selon la
sentence qui est en ma possession, il n'est pas question, pour aucune
des deux parties, de payer les frais de procès", ajoute Ali Lmrabet.
Et en réponse à la longue dépêche de la MAP du 1er février dernier,
rappelant que le tribunal de première instance de Madrid l'avait
condamné, en février 2007, à payer la somme de 6 000 euros aux deux
correspondants de la MAP, Mansour Madani et Saïd Ida Hassan, pour un
article, "Une armée de mouchards", paru dans le journal espagnol El
Mundo en 2004, il signale que "la cour d'appel de Madrid a révoqué le
21 janvier dernier, c'est-à-dire dix jours avant la parution de la
dépêche de la MAP, la sentence de février 2007 et a condamné Mansour
Madani et Saïd Ida Hassan à payer les frais de justice du premier
procès".
Par ailleurs, la cour madrilène, composée de trois magistrats,
conclut qu'elle "n'apprécie aucune diffamation" dans mon article, que
ce dernier n'est ni "injurieux" ni "insultant", et que j'ai
parfaitement le droit "d'exprimer mon opinion sur un sujet qui est
sans aucun doute d'intérêt général", précise également Lmrabet. Il
estime : "Comme Rabat a voulu faire de ce procès une affaire d'État
en y mettant tous les moyens financiers, juridiques et médiatiques,
il est bon qu'elle reconnaisse, encore une fois, cette piteuse
défaite. Maintenant que la justice espagnole, qui est celle d'un État
de droit, m'a donné entièrement raison, j'appelle les autorités
marocaines à cesser, par petits soldats interposés, cette guérilla
contreproductive, et à lever immédiatement l'interdiction de dix ans
de l'exercice de la profession de journaliste qui pèse sur moi depuis
2005."
------------------->
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE
(23-II-2008)
Entretien Ali Lmrabet, journaliste marocain a El Mundo: «La relation
entre la MAP et la la DGED
Interdit d'exercer au Maroc pendant 10 ans, le journaliste Ali
Lmrabet s'explique sur le premier procès qu'il a pu gagner contre
l'Etat marocain. Il revient également sur les derniers
rebondissements dans l'affaire Hicham Bouchti.
Q- Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias
marocains, vous n'avez donc pas été débouté par le tribunal de
première instance d'Almeria dans votre procès contre le correspondant
de la MAP à Madrid?
R - Absolument pas. Le tribunal pénal d'Almeria a simplement estimé
qu'il y avait prescription en ce qui concerne le pénal. Pourquoi
prescription? Parce que nous avons dû chercher M, Said Ida Hassan,
1lecorrespondant de la MAP, pendant six mois. Il était introuvable
toutes les adresses que nous avions. Nous avons dû faire appel à la
police pour le convoquer au commissariat. Pour le reste, le juge a
estimé que toutes les preuves étaient recevables et nous a invités à
aller devant une juridiction civile. Ce que nous avons fait. J'espère
maintenant que M Ida Hassan, en digne petit télégraphiste de l'Etat
marocain, ne se dérobera plus. Assurer, comme il a fait, que je suis
membre d'une «secte d'extrême droite» el que j'aurais écrit que «tous
les Marocains résidants en Espagne sont des terroristes» est très
grave. Je l'invite à prouver ses dires au tribunal comme j'ai prouvé
les miens à Madrid.
Q - Justement, qu'en est-il du dernier jugement de la Cour d'appel de
Madrid dans l'affaire de l'article «Une armée de mouchards» que vous
avez publié dans El Mundo et qui vous a valu une plainte des deux
correspondants de la MAP, Mansouri Madani et Said Ida Hassan?
R - La Cour d'appel de Madrid m'a donné entièrement raison .. Dans
ses attendus, la Cour a non seulement estimé que l'information
publiée était «véridique», «d'intérêt général», et «n'avait rien
d'injurieux et d'insultant», mais elle a défendu mon droit à
m'exprimer librement en Espagne. Elle a condamné Mansour Madani et
Said Ida Hassan à payer les frais de justice du procès de première
instance qui peuvent s'élever à 100.000 DH. Avec les frais de leur
avocat. que la MAP a souvent présenté comme l'as des as du barreau de
Madrid, le Maroc va devoir débourser plusieurs centaines de milliers
de dirhams qui auraient pu être utilisés ailleurs.
Q - Est-ce que la Cour d'appel de Madrid s'est prononcée sur la
relation entre la MAP et la DGED?
R - Oui, et elle a estimé textuellement: «la relation entre l'agence
d'information marocaine MAP et la Direction l Générale d'Etudes et de
la Documentation suffisantment prouve'». Ce qui se passe de tout
commentaire.
Q - C'est la première fois que vous gagnez un procès contre l'Etat
marocain. Qu'est-ce que cela signifie pour vous?
R- Ce procès, qui s'est tenu dans un pays neutre, est historique
parce qu'il permet de faire la comparaison entre le système judicaire
marocain et son homologue espagnol. J'ai envoyé la sentence au
ministre de la Justice pour que ses juges puissent s'y instruire,
s'en inspirer et commencer à juger selon leur conscience les faits et
non selon les desiderata du pouvoir en place. Cette sentence est
importante parce que c'est une défaite nette et claire de l'Etat
marocain qui en avait fait une affaire d'Etat. Rappelez-vous
l'interview du directeur général de la MAP, Mohamed Khabbachi, à
Aujourd'hui le Maroc, une sortie médiatique sans précédent dans
laquelle il m'avait «taclé», avait-on-dit à l'époque, et surtout
l'intervention du secrétaire général du Syndicat national de la
presse marocaine, M. Younès Moujahid, qui généralement n'intervient
pas dans les procès entre journalistes, et qui était sorti de son
habituel mutisme pour m'insulter.
Q - Comment expliquez-vous les déclarations de Hicham Bouchti dans le
journal Al Michaâl?
R - La vérité finit toujours par remonter à la surface. Quand en
juillet 2006 Hicham Bouchti a été récupéré par la DGED en Espagne,
Fouad Ali El Himma a organisé, avec l'aide des publications Al Ahdath
Al Maghribia et Maroc Hebdo, une prétendue interview dans laquelle
Hicham Bouchti m'accusait de comploter contre Mohammed VI. Or, non
seulement, comme le reconnaîtra Bouchti depuis sa cellule d'une
prison marocaine (et non espagnole ou chinoise), il n'y a jamais eu
d'interview - les questions, réponses ayant été négociées
préalablement - mais l'affaire avait été montée de toutes pièces par
El Himma qui a réservé à cet effet toute une aile de l'hôtel Hilton
de Rabat. Souvenez-vous aussi de cette Une de Maroc Hebdo avec ma
photo et le titre «Haute Trahison», et l'article qui annonçait
que «la justice irait jusqu'au bout». Jusqu'au bout de sa connerie,
oui!
Q - Est-ce que vous avez l'intention de donner suite aux déclarations
de Bouchti?
R- C'est ci 'jà fuit, et je voudrais signaler que je ne sais toujours
pas où est passé le juge d'instruction Saïd El Khanoussi, ce
magistrat de Casablanca qui avait, zaâma, lancé une commission
rogatoire internationale contre moi pour élucider un «complot contre
Mohamed VI». Mon avocat a envoyé à ce Baltasar Garzon marocain, par
l'entremise d'une cour de justice espagnole, mon adresse au Maroc.
Or, il ne m'a jamais convoqué. Il attend surement qu'on le lui
ordonne d'en haut.
Q - Quelle image gardez vous du général Laânigri après votre dernière
rencontre fortuite?
R - Celle d'un homme fini qui a, apparemment, perdu toutes ses
griffes. Je ne lui en veux plus de m'avoir persécuté. Il le faisait
sur instruction de ses maîtres. En tout cas, de cette rencontre et de
ce qu'il m'a dit, je garde l'espoir qu'un jour, quand mon pays aura
des dirigeants qui gèrent avec la raison et non avec les sentiments,
il saura reconnaître toutes les injustices qu'il a commises à mon
égard.
Q - Quelles sont les véritables raisons du retour d'Omar Azziman à
son poste à Madrid?
R - La principale c'est que le Maroc ne voulait pas, à quelques
semaines des élections législatives, capitales pour ses amis
socialistes espagnols, que le Parti populaire profite de celte crise.
Pour le reste, c'est une calamiteuse défaite diplomatique pour le
Maroc.
Q - Est-ce que vous pensez que l'Espagne va finir par 'rétrocéder'
Ceuta et Melilla au Maroc?
R - Ecoutez, il faut cesser cette hypocrisie ambiante qui veut que
j'Etat cherche par tous les moyens, comme c'est son devoir
d'ailleurs, à 'récupérer' Ceuta et Melilla. Lors d'une rencontre avec
Mohammed VI, le 16 août 1999, l'ex Premier ministre espagnol José
Maria Aznar s'est entendu dire, alors que l'USFP, l'Istiqlal et le
PPS s'agitaient pour exiger le 'retour' de ces enclaves au Maroc,
que «les politiques peuvent dire cet qu'ils veulent mais Ceuta et
Melilla ne constituent pas un problème entre nous» Cette phrase a été
rapportée aux journalistes espagnols qui faisaient le pied de grue
devant le palais royal d Rabat par l'ex-ambassadeur d'Espagne, Jorge
Dezcallar, et publiée le lendemain dans la presse espagnole sans
qu'il y ail protestation ou rectification de l'Etat marocain. Te vois
bien que le patriotisme marocain ne sert que quand il faut casser Ali
Lmrabet.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. L'OTAN DÉMENT LES "INFORMATIONS" DE LA MAP ET <AUJOURD'HUI LE
MAROC>
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-details60002.html
Précisions du porte-parole de l'OTAN
Suite à la publication, en janvier dernier, d'un article intitulé «Un
document classifié de l'OTAN dévoile la responsabilité de l'Algérie
dans le conflit du Sahara», le porte-parole de l'OTAN, James
Appathurai, indique dans une lettre à ALM que le document cité dans
l'article ne fait partie «n'est ni un document classifié de l'OTAN ni
un document officiel de l'OTAN».
M. Appathurai a précisé que ledit document «a été téléchargé à partir
d'un document original de recherche académique effectué par un
professeur adjoint tunisien de l'Ecole de Guerre de Tunisie, publié
sur le site Internet du Collège de Défense de l'OTAN à Rome» avant
d'expliquer que le site Internet «Polisario Confidentiel», qui est à
l'origine de l'information, a procédé à une manipulation
par «consistant en l'ajout d'un logo de l'OTAN ainsi que d'une
classification confidentielle qui n'est pas une classification de
l'OTAN».
La même information a d'ailleurs été livrée par l'agence MAP dans une
dépêche du bureau de l'agence à Bruxelles (siège de l'OTAN) et datée
du 25 janvier dernier. «Le conflit du Sahara, qui «met au prises le
Maroc et l'Algérie» est «d'origine véritablement géopolitique» et
constitue «le dernier vestige de la guerre froide en Afrique du
Nord», relève l'OTAN dans un rapport confidentiel déclassifié
récemment, disait la dépêche MAP.
------------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=90839&titre=Le%20cinglant%
20d%C3%A9menti%20%20de%20l%E2%80%99Otan%20au%20Maroc
(Dimanche 24 Février 2008)
Responsabilité de l'Algérie dans le conflit du Sahara Occidental
Le cinglant démenti de l'Otan au Maroc
Par :Abdelkamel K.
Dans des précisions de son porte-parole, James Appathurai, l'Otan
dément catégoriquement avoir déclassifié un document confidentiel qui
dévoile la responsabilité de l'Algérie dans le conflit du Sahara
occidental, tel que affirmé par les médias marocains, notamment la
très officielle agence de presse MAP.
Recourant à la manipulation, les médias marocains tentent encore une
fois de faire endosser à l'Algérie la responsabilité du conflit
sahraoui. Ces manœuvres ont été dévoilées par l'Otan et un expert
britannique, qui démentent catégoriquement les assertions de la MAP
et d'autres publications marocaines.
Ainsi, suite à la publication, en janvier dernier, d'un article
intitulé "Un document classifié de l'Otan dévoile la responsabilité
de l'Algérie dans le conflit du Sahara", le porte-parole de l'Otan,
James Appathurai, indique dans une lettre que le document cité dans
l'article "n'est ni un document classifié de l'Otan ni un document
officiel de l'Otan". James Appathurai précise que ledit document "a
été téléchargé à partir d'un document original de recherche
académique effectué par un professeur adjoint tunisien de l'École de
guerre de Tunisie, publié sur le site Internet du Collège de défense
de l'Otan à Rome", avant d'expliquer que le site Internet "Polisario
Confidentiel", qui est à l'origine de l'information, a procédé à une
manipulation "consistant en l'ajout d'un logo de l'Otan ainsi que
d'une classification confidentielle qui n'est pas une classification
de l'Otan".
Le communiqué de l'Otan ajoute que la même information a d'ailleurs
été donnée par l'agence Maghreb Arabe Presse dans une dépêche du
bureau de l'agence à Bruxelles, siège de l'Otan, et datée du 25
janvier dernier. L'agence de presse officielle du Makhzen se référant
au faux rapport confidentiel qu'aurait déclassifié récemment l'Otan,
affirmait dans la même dépêche: "Le conflit du Sahara, qui "met au
prises le Maroc avec l'Algérie" est "d'origine véritablement
géopolitique" et constitue "le dernier vestige de la guerre froide en
Afrique du Nord".
Par ailleurs, l'expert britannique a tenu à démentir la déclaration,
qui lui a été attribuée par les médias marocains, et selon laquelle
il aurait déclaré que le Front Polisario devait accepté toute
proposition sérieuse du Maroc. Il s'agit là "d'une invention pure et
simple des médias marocains", affirme-t-il.
Dans un communiqué rendu public, il assure que les propos qu'il avait
tenus au cours d'une conférence donnée à Barcelone sur le
thème "Sahara occidental: les coûts du conflit pour le développement
du Maghreb" ont été "gravement déformés". Le Dr Hugh Roberts
rappelle: "J'ai dit très clairement, en réponse aux questions posées
par l'assistance, que le Maroc, ayant bloqué toute tentative de
règlement de cette question par un référendum d'autodétermination,
portait la plus grande responsabilité morale et politique d'ouvrir la
perspective d'une solution de compromis par des négociations directes
avec ses adversaires." Sur sa lancée, il indique que le
Maroc "endosse" la responsabilité du blocage de toute tentative de
règlement du conflit au Sahara occidental occupé.
Faisant référence à la thèse marocaine tendant à réduire le conflit
avec le Polisario pour le Sahara occidental en un conflit avec
l'Algérie. Le Dr Hugh Roberts souligne: "Le Maroc doit faire une
proposition sérieuse, qui devrait être acceptable par le Front
Polisario." Dans le même ordre d'idées, il précise que sa position
était en parfaite conformité avec l'analyse et les recommandations du
rapport de l'International Crisis Group intitulé "Sahara Occidental:
sortir de l'impasse".
Pour rappel, l'expert britannique avait présenté un exposé sur ce
rapport lors d'une conférence animée à l'Institut royal britannique
des relations internationales (Chatham House) en présence des
ambassadeurs et représentants du Polisario et du Maroc, en tant que
parties concernées par le conflit, et des ambassadeurs d'Algérie et
de Mauritanie, en qualité de pays voisins, ainsi que des diplomates
accrédités à Londres, des représentants du ministère britannique des
Affaires étrangères et des membres de centres de recherche et
organisations locales. Dans la synthèse du contenu des deux rapports
de cette ONG, le Dr Hugh Roberts a mis en exergue les coûts très
élevés aux plans matériel et humain induits par le conflit entre le
Sahara occidental et le Maroc durant les trente dernières années.
Selon lui, le Maroc poursuit les violations des droits fondamentaux,
comme l'attestent plusieurs rapports publiés par des organisations et
des institutions internationales des droits de l'homme. Quant au
Maroc, le coût induit par le conflit est très élevé sur le plan
matériel ainsi que sur le plan politique, le destin du régime
marocain étant désormais lié au règlement de la question sahraouie.
Pour ce qui est des causes ayant conduit à l'impasse, le chercheur a
indiqué que cela est dû au fait que l'ONU n'arrive pas à appliquer le
droit à l'autodétermination à travers l'organisation d'un référendum
au Sahara occidental. Cela s'explique, affirme-t-il, par l'incapacité
des Nations unies à répondre de manière vigoureuse au Maroc,
qui "s'évertue à dresser des obstacles entravant la mise en œuvre des
accords conclus, ce qui a conféré à la partie marocaine une sorte de
droit de veto lui permettant de ne pas honorer ses engagements".
Enfin, il estime : "Tout porte à croire que si un référendum libre et
équitable venait à être organisé sur la base de la résolution finale
élaborée en 2000 par la mission des Nations unies pour un référendum
au Sahara occidental (Minurso), le vote serait sans doute en faveur
de l'indépendance." Le Conseil de sécurité se trouve devant deux
options : soit s'armer de la volonté politique qui lui faisait jusque-
là défaut, pour organiser un référendum libre et équitable, soit
laisser les deux parties trouver une solution négociée, conclut le Dr
Hugh Roberts.
----------------->
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/5762
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/l_otan__le_conflit_d/view
L'OTAN: Le conflit du Sahara dernier "vestige de la guerre froide" en
Afrique du Nord
Bruxelles, 25/01/08- L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord
(OTAN) a indiqué que le conflit du Sahara, qui oppose le Maroc et
l'Algérie, constitue "le dernier 'vestige de la guerre froide' en
Afrique du Nord", soulignant "le soutien militaire et diplomatique"
qu'apporte Alger au Polisario.
Le conflit du Sahara, qui "met aux prises le Maroc et l'Algérie"
est "d'origine véritablement géopolitique" et constitue "le
dernier 'vestige de la guerre froide' en Afrique du Nord", relève
l'OTAN dans un rapport confidentiel déclassifié récemment.
L'Alliance Atlantique indique que le polisario "utilise des bases
arrières en Algérie", soulignant à ce propos le "soutien militaire,
mais aussi diplomatique" qu'apporte l'Algérie au Front Polisario.
Le document met en garde que ce conflit, qui oppose "les deux poids
lourds du Maghreb (le Maroc et l'Algérie), risque à tout moment de
déboucher sur un affrontement armé dont les conséquences seraient
néfastes pour la sécurité de la Méditerranée occidentale".
Retraçant l'historique de cette question, le rapport rappelle que le
Sahara était "placé sous le contrôle du Sultan du Maroc" avant de
devenir en 1884 une colonie espagnole, ajoutant qu'"au lendemain de
son accession à l'indépendance en 1956, le Maroc réaffirme ses
revendications sur cette région".
Le document rappelle également qu'en octobre 1975, la Cour
internationale de justice, saisie par l'Assemblée générale de l'ONU,
a rendu un avis consultatif dans lequel elle déclare que le
territoire du Sahara n'était pas un "res nullius" (territoire sans
maître).
Dernière modification 25/01/2008 18:44
--------------------->
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/5762
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details59424.html
Un document confidentiel de l'OTAN "dévoile" la <responsabilité de
l'Algérie> dans le conflit du Sahara
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) vient de
dévoiler un document secret établissant clairement l'implication de
l'Algérie dans le conflit autour du Sahara 'marocain'.
Une nouvelle 'preuve', 'une de plus', de la responsabilité 'établie'
<de l'Algérie> dans le conflit créé autour du Sahara 'marocain'. Sauf
que ce document porte, cette fois, la signature d'une institution
occidentale dont le rôle dans les équilibres géostratégiques est
autrement déterminant, soit l'Organisation du Traité de l'Atlantique
Nord (OTAN). L'Organisation, basée à Bruxelles, vient de 'démontrer',
dans un document confidentiel déclassifié, que l'Algérie est 'bel et
bien' 'partie prenante' au conflit autour des 'provinces sahariennes
du Royaume'. «Dernier 'vestige de la guerre froide' en Afrique du
Nord, ce conflit ensablé depuis vingt-ans, qui met aux prises le
Maroc et l'Algérie –les deux poids lourds du Maghreb- par Sahraouis
interposés, risque à tout moment de déboucher sur un affrontement
armé dont les conséquences seraient néfastes pour la sécurité de la
Méditerranée occidentale», 'révèle' le document.
Dans le même document, 'dévoilé' pas plus tard que mardi dernier,
l'OTAN épingle les «visées hégémoniques» des responsables algériens
qui <continuent d'entraver> toute possibilité de règlement de ce
conflit, au risque et péril de la stabilité dans la région.
Il faut constater que le Polisario n'est cité qu'en deuxième lieu
dans le document, qui souligne «l'interposition» du Polisario, qui,
comme l'a précisé un ancien document des renseignements espagnols,
n'est ni plus ni moins qu'une «créature de l'Algérie». Le Polisario a
été 'instrumentalisé' par l'Algérie dans le 'seul but' de
contrecarrer la montée en puissance du Royaume du Maroc, et assurer,
par conséquent, une 'éventuelle hégémonie' de l'Algérie sur la région
du Maghreb. «L'Etat algérien estime que, de la solution 'imposée' aux
Sahraouis, dépendra la prépondérance de l'Algérie ou du Maroc dans le
Maghreb», explique le document.
Evoquant l'aspect militaire de ce conflit, le même
document 'explique' que «le bras armé du Front Polisario, l'Armée de
libération du peuple sahraoui (APLS), utilise des bases en Algérie».
Au soutien militaire qu'apporte l'Algérie au Polisario, s'ajoute une
aide «diplomatique» incontestée fournie par l'Etat algérien, qui n'a
jamais lésiné sur les moyens pour servir ses propres intérêts dans la
région. Les allégations colportées par Alger pour justifier ce
soutien 'ne tiennent pas debout', d'autant moins que 'personne'
aujourd'hui ne croit au sacro-saint principe du «droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination ».
S'agissant des revendications du Royaume du Maroc sur le Sahara, le
document se réfère à l'avis consultatif rendu en octobre 1975 par la
Cour internationale de Justice, saisie par l'Assemblée générale de
l'ONU, «dans lequel elle déclare que le territoire du Sahara
occidental pourvu, avant la colonisation, d'une organisation
politique en tribus, ne constitue donc pas un territoire sans
maître», citant, à l'appui de cette vérité, «un lien juridique
d'allégeance» entre le Sultan et <les tribus sahraouies>. Précisant
que le conflit autour du Sahara «est d'origine véritablement
géopolitique», le document balaie d'un revers de main les 'faux
prétextes' dont se gargarisent, encore et toujours, les responsables
algériens quand ils évoquent le dossier, notamment ce fameux « droit
du peuple sahraoui à l'autodétermination».
Le 24-1-2008
Par : M'Hamed Hamrouch
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3. HUGH ROBERTS (INTERNATIONAL CRISIS GROUP) DÉMENT
LES "INFORMATIONS" DE LA MAP
http://www.jeune-independant.net/pages/derniere1.htm
http://sahara-panorama.blogspot.com/2008/02/press-release-from-dr-
hugh-roberts-to.html
Communiqué de Hugh Roberts démandant DROIT AU RÉPONSE à la MAP et au
JEUNE INDÉPENDANT
Par Hugh Roberts Le Caire, le 22 février 2008.
Suite aux informations erronées publiées dans vos colonnes, je vous
prie de bien vouloir respecter mon droit de réponse en publiant, dans
son intégralité, la mise au point qui suit:
A propos de la «Maghreb Arabe Presse» et du Sahara occidental
L'agence marocaine d'information Maghreb Arabe Presse (MAP) a publié
un article le 13 février dernier sur une conférence que j'ai donnée
la veille à l'Institut européen de la Méditerranée (IEMED) à
Barcelone sur le thème «Sahara occidental : les coûts du conflit pour
le développement du Maghreb». Cet article de la MAP, repris par
d'autres médias, a gravement déformé les propos que j'ai tenus à
cette occasion. En particulier, il m'a prêté la déclaration
suivante : «Le Polisario doit accepter toute proposition sérieuse du
Maroc». Ceci est non seulement une invention pure et simple de la
MAP, c'est presque le contraire de ce que j'ai soutenu. Il est
regrettable que la MAP n'a pas pris le soin élémentaire de me
contacter afin de vérifier en temps opportun les déclarations qu'il
s'apprêtait à m'attribuer. Car j'ai dit très clairement, en réponse
aux questions posées par l'assistance, que le Maroc, ayant bloqué
toute tentative de règlement de cette question par une référendum
d'autodétermination, portait la plus grande responsabilité morale et
politique d'ouvrir la perspective d'une solution de compromis par des
négociations directes avec ses adversaires historiques en faisant une
proposition sérieuse à l'Algérie et au Front Polisario (et non pas à
l'adresse de l'ONU etc.), et que cette proposition devait être
acceptable au Front Polisario si Rabat voulait qu'elle obtienne
l'accord de l'Algérie.
Ces éléments de mon discours - non seulement passés sous silence mais
carrément travestis par l'article de la MAP - ont été en parfaite
conformité avec l'analyse et les recommandations - y compris les
recommandations adressées au Front Polisario - du rapport de
l'International Crisis Group : «Sahara occidental : sortir de
l'impasse», publié le 11 juin 2007, dont je suis l'auteur et dont je
ne me suis départi à aucun moment. Tout lecteur désireux de connaître
mes recommandations au Front Polisario fera mieux de consulter le
rapport ICG, qu'on peut télécharger gratuitement du site ICG
(www.crisisgroup.org), plutôt que de se fier aux «informations» de la
MAP.
Hugh Roberts Le Caire, le 22 février 2008.
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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/le_polisario_doit_ac/view
Le Polisario <doit> accepter <toute> proposition sérieuse du Maroc
pour le règlement de la question du Sahara ("Expert"-Hugh Roberts)
Barcelone, 13/02/08- L'expert britannique Hugh Roberts a invité le
Polisario à accepter 'toute' proposition sérieuse du Maroc en vue du
règlement du conflit du Sahara, en soulignant que cette question
<n'est pas un problème de décolonisation>, mais plutôt de
souveraineté.
"Le Polisario 'doit' accepter 'toute' proposition sérieuse présentée
par le Maroc pour le règlement de ce conflit <qui n'a que trop duré>
et dont pâtissent les populations dans les camps de Tindouf", a
affirmé M. Hugh Roberts, lors d'une conférence, organisée mardi au
siège de l'Institut Européen de la Méditerranée (IEmed) à Barcelone,
sur la question du Sahara et ses implications pour le développement
du Maghreb.
"Il est <dans l'intérêt du Polisario> d'accepter une telle
proposition s'il veut sortir de ce piège", a souligné M. Roberts,
auteur de deux rapports de l'International Crisis Group (ICG) sur la
question du Sahara, rendus publics en juin dernier.
L'expert britannique a également appelé "le Polisario à prendre en
considération toute alternative possible et à examiner toute
proposition avant d'y opposer un refus systématique". Dans le cas
contraire, a-t-il mis en garde, le conflit persistera et les
populations des camps de Tindouf seront le principal perdant.
M. Roberts, Directeur du projet Afrique du Nord au sein de
l'International Crisis Group entre 2002 et 2007, a souligné que la
question du Sahara <n'est pas> "un problème de décolonisation, mais
plutôt de souveraineté", appelant "les parties concernées, à savoir
le Maroc, <l'Algérie> et le Polisario, à négocier directement une
solution qui prenne en compte leurs intérêts réciproques".
D'après lui, <la seule et unique> solution du conflit du
Sahara "réside dans la préservation des intérêts des Marocains, <des
Algériens> et des Sahraouis", mettant l'accent sur l'impératif de
parvenir à "une voie alternative", qui prévoit comme solution unique
un accord de compromis entre les <trois> parties concernées.
Il a également affirmé que la résolution de la question du Sahara
ouvrira la voie à "l'émancipation et au développement de la région du
Maghreb".
"L'intégration des pays de la région, principalement les deux grands
pays que sont le Maroc et l'Algérie, aura des répercussions
positives, favorisera un flux des investissements internationaux dans
la région et mettra un terme aux trafics d'êtres humains et de
drogue", a-t-il dit.
Spécialiste de l'Afrique du Nord et auteur de plusieurs ouvrages sur
les conflits et les mouvements politiques dans la région, le
conférencier a fait une présentation des deux rapports de l'ICG au
sujet de la question du Sahara en soulignant la <neutralité et
l'impartialité> qui ont présidé à l'élaboration de ces rapports.
L'International Crisis Group est une organisation non gouvernementale
internationale, à but non lucratif, dont la mission est de prévenir
et de résoudre les conflits meurtriers grâce à une analyse de la
situation sur le terrain et à l'élaboration de recommandations
indépendantes.
L'ICG travaille en collaboration avec les gouvernements et les ONG
afin d'attirer leur attention sur les conflits potentiels et
d'anticiper les crises. Ce groupement est financé par 21
gouvernements.
Le Directeur Général de l'IEmed, Senen Florensa, a abondé dans le
même sens de l'intervention de M. Hugh Roberts en affirmant que le
conflit du Sahara empêche une véritable intégration des pays du
Maghreb.
Il a, à ce propos, mis en exergue les énormes potentialités dont
disposent les pays du Maghreb à même de permettre à cette région de
devenir une véritable force économique, ajoutant que les pays des
deux rives de la Méditerranée ont beaucoup à gagner d'un Maghreb uni.
Le modérateur de la conférence, M. Antoni Segura, professeur
d'Histoire contemporaine et Directeur du centre des études
historiques internationales à l'Université de Barcelone, a qualifié
d'"extrêmement sensible" la question du Sahara "qui n'a que a trop
duré".
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'un cycle de conférences
sur "les conflits dans le monde arabe: conséquences économiques et
écologiques", qui s'est tenu les 22 et 31 janvier et qui se
poursuivra les 12 et 22 février courant au sein de l'IEmed.
Dernière modification 13/02/2008 14:11
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http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=36460
La souveraineté rétractable (Hugh Roberts)
par Mohamed Zaâf
MHugh Roberts, sujet britannique que la MAP a, dans l'un de ses élans
de générosité sélective, promu au titre ronflant d'expert, est d'avis
pour qu'au Sahara occidental intervienne une solution où l'on tienne
compte du droit de la force afin qu'on ne s'agrippe plus à la force
du droit et qu'on en finisse avec les formules «obsolètes», comme
disent les rois.
Sa logique, Hugh Roberts la résume ainsi : «Le Polisario doit
accepter toute proposition présentée par le Maroc pour le règlement
de ce conflit (maroco-sahraoui, NDLR) qui n'a que trop duré.» Dans un
monde où, désormais, rien n'échappe plus à la contrefaçon, Hugh
Roberts avance une expertise qui contredit celle que ressassait
l'Organisation de l'unité africaine depuis les années 1960 avant que
ne l'adopte son héritière, l'Unité africaine, dont la RASD est membre
fondateur.
Ainsi, Hugh Roberts dit que la question du Sahara occidental n'est
pas «un problème de décolonisation mais plutôt de souveraineté». Il
aurait très bien pu tenir ces mêmes propos dans les années 1950
concernant la question algérienne.
Les Ghrenassia et autres Lagaillarde auraient savouré comme il se
doit de tels propos. Les déclarations auraient figuré à la une du
journal le Bled. Mais, aujourd'hui, peut-on se dire impartial et
tenir le langage reproduit à la une de la MAP ? Car, aujourd'hui, le
problème du Sahara occidental continue à être traité au niveau de
l'UA et de l'ONU en tant que problème de décolonisation.
Aujourd'hui, près de quatre-vingts pays reconnaissent la RASD et pas
un seul ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur un territoire qui
est encore juridiquement sous la responsabilité de son ancien
occupant, l'Espagne, puissance qui a cédé territoire et peuple par
bail et pris ses jambes à son cou sans penser à décoloniser.
Un bail qui accordait moitié moitié le pays au Maroc et à la
Mauritanie. Une truanderie politique qui se traduisit par deux
souverainetés intruses et, donc, par le rejet et la résistance du
peuple sahraoui. Et si jamais l'expert anglais l'aurait oublié, il
pourra toujours poser la question aux Mauritaniens pour savoir qui
leur a dénié la souveraineté sur le Sahara ? Il saura alors qui des
Sahraouis ou des Marocains ont bouté les Mauritaniens hors du
territoire et cela lui évitera peut-être à l'avenir les fausses
expertises qui, fatalement, ne suggèrent que de fausses solutions.
Sinon, inviterait-on l'Algérie à négocier un compromis avec d'un côté
un peuple partagé entre l'exil forcé et le joug colonialiste et, de
l'autre, la puissance expansionniste qui le colonise à la mode
sioniste et le martyrise avec amour.
Et au vu des photos de Sahraouis aux yeux pochés prises à l'occasion
de l'Intifada, il devient clair que les Marocains partent du principe
qui veut que celui «qui aime bien châtie bien». L'Algérie peut-elle
convaincre les Sahraouis de se faire des sujets de Sa Majesté et
d'offrir au Maroc la souveraineté sur leur propre terre ? Un
territoire qui ne lui appartient pas et qu'elle ne revendique pas ?
Si nous avions été envahis par l'Algérie, nous nous y serions opposés
de la même façon que nous l'avions fait avec le Maroc, disait, il y a
quelques années, Mohamed Lamine, l'ancien Premier ministre sahraoui,
en réponse à une question de la chaîne satellitaire El-Jazeera.
La souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ? James Baker en
connaît un bout et M. Roberts ne perdrait rien à garder en mémoire
les prophéties de cet expert.
M. Z.
mohamed_zaaf@....
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3. CALOMNIES ET MENSONGES DU MAKHZEN ET SES RELAIS CONTRE ALI LMRABET
http://www.emarrakech.info/Ali-Lmrabet-je-n-ai-pas-ete-deboute-par-le-
tribunal-d-Almeria_a13809.html?
PHPSESSID=6ff178ad387de0b6a01665928d32406a
Ali Lmrabet : je n'ai pas été débouté par le tribunal d'Alméria
Contrairement au contenu de la dépêche diffusé par la Map le 1er
février 2008, sous le titre : Ali Lmrabet débouté par un tribunal
espagnol, Ali Lmrabet, s'explique différemment dans un communiqué
reçu par le portail eMarrakech.info. Les grandes lignes..
Ali Lmrabet "..
Je tiens par la présente à faire connaître à l'opinion publique
marocaine et internationale que.. :
je n'ai pas été débouté par la Chambre Criminelle près le tribunal de
première instance d'Alméria au sujet de la plainte que j'ai interposé
contre le correspondant de la MAP à Madrid, M. Saïd Ida Hassan, ..
.. Je précise les points suivants :
1 / Le tribunal d'Almeria a simplement estimé que le délai légal
était prescrit. Et pour cause. Il a été impossible pour mon avocat de
joindre M. Ida Hassan pour la raison suivante : il était injoignable
dans toutes ses adresses connues. Nous avons dû faire appel à la
police pour le convoquer au commissariat.
2 / Le tribunal a pris note que toutes les preuves que nous lui
avions soumises étaient RECEVABLES, nous signifiant par la même que
nous devions porter plainte devant une juridiction civile. Ce que
nous venons de faire. Nous espérons que cette fois-ci M. Ida Hassan
aura le courage d'aller récupérer sa convocation judiciaire.
3 / C'est faux comme l'a écrit la MAP que le tribunal d'Alméria n'a
pas « encore statué sur une demande de l'avocat de Ida Hassan de
condamner Ali Lmrabet à payer les frais du procès, qui peuvent être
très élevés parce que calculés sur la base de la somme de 600.000
euros que Lmrabet réclamait comme dommages et intérêts ». Selon la
sentence qui est en ma possession, il n'est pas question, pour aucune
des deux parties, de payer les frais de procès.
4 / Et enfin, en réponse à la longue dépêche de la MAP du 1er février
dernier, rappelant que le tribunal de première instance de Madrid
m'avait condamné, en février 2007, à payer la somme de 6.000 euros
aux deux correspondants de la MAP, Mansour Madani et Said Ida Hassan,
pour un article, « une armée de mouchards », paru dans le journal
espagnol El Mundo en 2004, je tiens à signaler QUE LA AUDIENCIA
PROVINCIAL DE MADRID (COUR D'APPEL) A RÉVOQUÉ LE 21 JANVIER DERNIER,
C'EST-À-DIRE DIX JOURS AVANT LA PARUTION DE LA DÊPECHE DE LA MAP, LA
SENTENCE DE FÉVRIER 2007 ET A CONDAMNÉ MANSOUR MADANI ET SAID IDA
HASSAN, A PAYER LES FRAIS DE JUSTICE DU PREMIER PROCÈS.
...
J'ai le droit de m'exprimer
La Cour, composée de trois magistrats, conclue qu'elle « n'apprécie
aucune diffamation » dans mon article, que ce dernier n'est ni «
injurieux » ni « insultant », et que j'ai parfaitement le droit «
d'exprimer mon opinion sur un sujet qui est sans aucun doute
d'intérêt général ».
...
Présenter des excuses
J'appelle le Syndicat National de la Presse Marocaine, et
particulièrement son secrétaire général, Younes Mjahed,
habituellement peu disert quand il s'agit de procès entre
journalistes mais qui dans cette histoire a donné de sa personne en
jouant le jeu de l'Etat marocain, à me présenter des excuses
publiques pour les termes injurieux qu'il a employé à mon égard pour
défendre ses amis de la MAP.
-------------------->
LE SOIR
(14-II-2008)
Lmrabet veut poursuivre les médias officiels
Après avoir été blanchi, lundi dernier, par la justice espagnole, le
journaliste Ali Lmrabet compte demander à la MAP et la RTM de
rectifier les informations rapportées par ces dernières concernant
l'issue d'une plainte pour diffamation contre Saïd Idda Hassan.
---------------------->
DOCUMENT
Texte de la Sentence du tribunal espagnol qui atteste que la MAP est
une branche des services sécrets marocains [lien]
http://www.emarrakech.info/index.php?preaction-joint&id_joint=55458
------------------>
http://www.telquel-online.com/311/semaine_maroc_311.shtml
Justice. Lmrabet-MAP: 1-0
Les tribulations judiciaires de l'ancien directeur de Demain se
suivent et ne se ressemblent pas. Le 21 janvier dernier, il a gagné
en appel le procès pour diffamation intenté par des journalistes de
la MAP. En 2004, Ali Lmrabet avait consacré un article intitulé "une
armée de mouchards" aux liens supposés entre l'agence de presse
officielle et la DGED. La Cour d'appel de Madrid a jugé que "la
relation (entre la MAP et la DGED) est suffisamment prouvée". Dans un
communiqué publié mercredi dernier, Lmrabet rappelle en outre que sa
plainte contre le correspondant de la MAP à Madrid n'a pas été
rejetée par le tribunal d'Almeria. Ceci, contrairement aux
affirmations d'une dépêche de… la MAP.
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5. CALOMNIES ET MENSONGES DU MAKHZEN ET SES RELAIS CONTRE LE FRONT
POLISARIO
5.1. ENFANTS SAHRAOUIS "DÉPORTÉS" À CUBA
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_777/html_777/polisario.html
Enfants sahraouis "déportés" à Cuba
Le Polisario dénoncé en Europe
Des 'rescapés' de l'<enfer> de l'île de la Jeunesse, à Cuba, sont en
tournée en Europe pour décrire le 'calvaire' et appeler au retour de
ceux qui y sont toujours 'détenus'.
Loubna Bernichi
Le 'scandale' des enfants des camps de Tindouf 'déportés' par le
Polisario à Cuba refait surface. Le 'Comité Spécial' Chargé du
Sahara 'Marocain' en Europe (CSCSME) s'active, ces dernières
semaines, pour faire prendre conscience à la communauté
internationale de ce drame humain. Fondé par 35 associations
représentant des tribus sahraouies 'marocaines' et présidé par Hassan
Benhamou, ce 'Comité' a saisi, le 21 janvier 2008 à Genève, les
responsables du Comité International de la Croix Rouge (CICR) pour
mettre fin à cette pratique 'infamante'. Deux jours auparavant, ils
ont rencontré des diplomates cubains à Paris dont le conseiller
politique de l'ambassade, Leydo Rodriguez Hernandez, pour 'dénoncer'
cette 'grave violation' des Droits de l'Homme dans les camps de
Tindouf.
Juan Pipas, auteur du livre El Magnifico, était l'un des premiers à
faire des révélations poignantes sur ces garçons et filles, arrachés
avant d'atteindre 10 ans pour rejoindre des camps d'entraînement à
Cuba où des officiers algériens et de 'mercenaires' du Polisario ont
perfectionné leurs techniques de l'interrogatoire et de la 'torture'.
Cet ex-agent des renseignements cubains rapporte que ces enfants sont
exploités dans des réseaux de 'prostitution' contrôlés par la police
cubaine. Ils ne jouissent d'aucune protection et ne disposent d'aucun
document leur permettant de se déplacer librement. Des 'rescapés' des
camps de Cuba, aujourd'hui installés au Maroc, ont témoigné, devant
des hommes politiques et des activistes sociaux dans le cadre d'une
tournée européenne entamée en décembre 2007 et qui se poursuit
jusqu'en mars 2008 pour exposer les affres auxquelles ils ont été
soumis.
'Sévices'
Saâdani Malainine, 31 ans, a été envoyé à Cuba à l'âge de 12 ans.
Elle y est resté dix-sept ans sans jamais avoir des nouvelles de sa
mère. Ballal Houari, 29 ans, raconte que dans les centres de
formation, situés à l'île de la Jeunesse au large de Cuba, le travail
dans les champs est forcé. Et, toute désobéissance est sanctionnée
de 'sévices' corporels: «Les coups pleuvaient de partout». Le
maniement des armes est l'une des principales disciplines
inculquées. «On apprenait à monter et à démonter un fusil, à lancer
une grenade, à creuser une tranchée... ».
Les témoignages de Sidati Malainine, 33 ans dont 15 ans à Cuba, ou de
Mohamed Ali El Youssfi, 31 ans dont 14 ans à Cuba, ou encore de
Lefkir Chagaf, 33 ans dont 13 ans à Cuba, se recoupent
pour 'dénoncer' les conditions 'inhumaines' et le climat
de 'répression' régnant dans les écoles cubaines. Tous s'accordent à
dire que leur souffrance était à la 'limite du supportable'.
Aujourd'hui encore, plus de 5.800 enfants 'déportés' par le Polisario
<et l'Algérie> vivent toujours à Cuba. Leur sort reste 'inconnu'. Le
monde ne dira pas qu'il ne savait pas.
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5.2. "SÉQUESTRÉS"
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/des_rallies_appellen/view
Des "ralliés" appellent à des pressions sur Alger pour le
rapatriement des "séquestrés" de Tindouf
Mhiriz (Aousserd), 28/02/08 - Plusieurs chioukhs, chefs de tribus
sahraouis et anciens cadres du Polisario, ayant 'regagné la Mère
Patrie' ces derniers jours, dans le cadre d'un retour collectif de
nombreuses familles, ont appelé la communauté internationale à
exercer des pressions sur l'Algérie pour obtenir le rapatriement des
populations 'séquestrées' dans les camps de Tindouf.
Lors d'une conférence de presse, tenue mercredi soir <à Mhiriz> (300
km au sud de Dakhla-Villa Cisneros), ils ont aussi demandé au peuple
algérien "de faire pression sur son gouvernement pour 'lever le
blocus' 'imposé' aux populations de Tindouf et mettre fin à ce drame
qui dure depuis plus de 30 ans".
Ces 'ralliés', pour la plupart des 'signataires' de la 'déclaration'
de Gjijimat en décembre dernier, ont dénoncé l'attitude d'Alger
qui "continue d'empêcher toute avancée vers un règlement définitif"
de la question du Sahara.
Le différend 'artificiel' sur le Sahara se dresse en principal
obstacle devant l'édification de l'Union du Maghreb Arabe à l'heure
où différentes régions du monde ne cessent de progresser sur la voie
du regroupement et de l'intégration pour mieux affronter les défis de
la mondialisation, ont-ils déploré dans une déclaration préliminaire.
La direction du polisario "n'a d'autre souci que de continuer à
exploiter la carte des souffrances" des populations de Tindouf pour
<s'enrichir> à travers le 'détournement systématique' des aides
humanitaires. "Nous avons une 'majorité' de citoyens qui veulent
rentrer chez eux. La seule solution pour le règlement du conflit
(ndlr, du Sahara) est l'autonomie. La refuser c'est perpétuer le
drame des séquestrés sous l'emprise du régime algérien", ont-ils fait
observer.
A cet égard, M. Nanah Mamai Bahia (tribu Oulad Dlim), ancien cadre
sécuritaire au polisario, a estimé que le plan d'<autonomie>
constitue "la solution <idoine> et <efficiente>" pour sortir de
l'impasse dans laquelle se trouve la question du Sahara.
"L'<autonomie> est la <seule> issue à même de préserver l'identité de
tous les Sahraouis dans le cadre de la 'souveraineté' du Royaume", a-
t-il déclaré à la MAP, rappelant que plus d'un millier de 'dissidents
du polisario', réunis en 'congrès' à Gjijimat en décembre dernier,
avaient annoncé leur adhésion à l'Initiative marocaine qui 'garantit
pleinement' les droits de tous les Sahraouis.
Pour sa part, Cheikh Ould Hadrami Ould Hmidouch (Rguibat Oulad
Moussa), un ancien responsable politique au polisario, a déploré les
conditions tragiques des 'séquestrés' et les 'supplices'
qu'ils 'endurent' sous l'emprise des polisariens, dont le désarroi va
crescendo au fil des dissensions dans leurs rangs.
"Une poignée des dirigeants du polisario n'hésite pas à 'détourner'
les aides humanitaires destinées à la population des camps et même
celles consacrées à ses milices", a-t-il regretté, affirmant qu'après
concertation et profonde réflexion, le groupe des ralliés dont il
fait partie s'est rendu à l'évidence et a apprécié à sa juste valeur
la pertinence de la proposition d'autonomie.
Un autre 'rallié', M. Mahjoub Ould Khabba, chef de tribu (Rguibat-
Souad), a indiqué que les 'séquestrés' dans les camps de Lahmada "ont
tant souffert de la marginalisation et de la maltraitance dans un
climat de peur et d'intimidation".
M. Mahjoub Ould Khabba, qui était l'un des chioukhs du Polisario
chargés de l'identification, a invité les Nations Unies à intervenir
pour que soit levé "le 'blocus imposé' à nos fils 'séquestrés' à
Tindouf" et à oeuvrer pour leur 'libération'.
Pour Hammadi Bellahi Fadel, ancien cadre militaire au Polisario, les
idées préconisées par les 'séparatistes' depuis plus de trois
décennies "ne mènent nulle part et ne sauraient aboutir à du
concret". Il a appelé les populations de Tindouf à 'regagner la Mère-
patrie' et adhérer à la proposition d'autonomie qui ouvre la voie à
un retour dans la dignité et la sécurité.
Une 'centaine' de Sahraouis ont regagné le Maroc au cours des
derniers jours, en trois groupes comprenant plusieurs personnes ayant
pris part au 'congrès' de Gjijimat, en décembre dernier dans la
région de Tifariti, au Sahara 'marocain'.
Ces 'ralliés' sont arrivés dans la localité frontalière d'El Karkrat
(380 km au sud de Dakhla-Villa Cisneros) en réponse à l'appel
royal "La Patrie est clémente et miséricordieuse".
Dernière modification 28/02/2008 13:42
--------------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/sit-in_a_rabat_en_so/view
Sit-in à Rabat en "solidarité" avec les Sahraouis "séquestrés" dans
les camps de Tindouf
Rabat, 26/02/08- L'Association marocaine des anciens prisonniers de
guerre de l'<intégrité territoriale> a organisé, mardi, devant le
siège de la représentation des Nations Unies (ONU) à Rabat, un sit-in
en 'solidarité' avec les citoyens 'marocains' sahraouis 'séquestrés'
dans les camps de Tindouf en territoire algérien.
Les participants à ce sit-in, plusieurs dizaines de personnes, ont
brandi des banderoles appelant l'Algérie et le Polisario à 'lever le
blocus' des 'marocains' 'séquestrés' dans les camps de Tindouf et
invitant les responsables algériens à faire la lumière sur la
situation des dizaines de prisonniers marocains disparus sur le
territoire algérien.
A cette occasion, une lettre adressée au secrétaire général des
Nations Unies, M. Ban Ki moon, a été remise par le président de
l'Association, M. Ali Najab, au Bureau du Coordinateur Résident des
Nations Unies au Maroc.
Dans cette lettre, l'association attire l'attention du secrétaire
général sur le "cas des personnes qui ont été emprisonnées ou
retenues contre leur gré ou des personnes qui ont péri en détention
dans les camps de Tindouf".
La lettre sollicite l'intervention du secrétaire général de l'ONU,
par les moyens qu'il juge utiles "en vue d'aider à la levée de
l'<état de siège> dont sont victimes les populations sahraouies dans
les camps de Tindouf et le transfert des restes des prisonniers
marocains décédés en détention dans les geôles du Polisario pour
qu'ils soient enterrés dans leur pays".
L'association appelle également l'ONU à exercer "des pressions sur
les autorités algériennes pour la remise des certificats de décès aux
familles des défunts" ainsi que "la communication de la liste
des 'disparus' qui ont été recensés par l'association France Liberté".
Ces revendications, conclut la lettre, "s'inscrivent parfaitement
dans le droit international humanitaire que les Nations Unies ne
cessent de défendre pour que triomphent les idéaux de justice,
d'équité et de paix".
La lettre précise que les actes perpétrés par le Polisario dans les
camps de Tindouf le sont "en 'violation' des Droits de l'homme les
plus élémentaires avec le recours systématique au
traitement 'inhumain' et 'dégradant' administré par le Polisario avec
la 'complicité', voire la 'participation active' des services de
sécurité militaire algériens".
Dernière modification 26/02/2008 13:44
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ASM
(26-II-2008)
L'Association des prisonniers de guerre marocains accuse directement
la direction des FAR d'être derrière les malheurs de ses prisonniers
de guerre
L'Association des prisonniers de guerre marocains présidée par l'ex-
pilote d'avion de chasse le Capitaine Ali Najab a adressé ces
derniers jours aux différentes formations politiques et
parlementaires une lettre très critique concernant la situation
sociale des ex-prisonniers de guerre dans les camps de Tindouf. Dans
la lettre, il accuse directement la direction des FAR d'être derrière
les malheurs de ses prisonniers de guerre….
Aujourd'hui, l'Association Nationale des Familles des 'martyrs et
disparus' du sahara 'marocain' a elle aussi réagit, en invitant ses
membres à organiser tout simplement une marche vers la Palais Royal.
D'après le communiqué, du moment que personne ne veut nous entendre,
nous irons voir le Roi et le lui expliquer!!! Que ça. Ca sent la
matraque dans l'air. Le communiqué n'indique pas de date concernant
la marche, ce qui laisse présumer une réaction à l'action menée par
l'association des prisonniers de guerre marocains. Concurrence au
lieu d'une coordination des efforts.
Pour les deux associations, c'est leur droit le plus absolu de
manifester par le moyen qu'ils jugent adéquat pour faire entendre
leur voix mais elles pouvaient attendre que le 27 février
(les 'séparatistes' organisent leur fête de la création de
la 'pseudo' RASD passe et toute l'année est là pour faire l'épine qui
bloque la gorge des responsables marocains.
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=85635
"Séquestrés" et non réfugiés à Tindouf
Publié le : 14.02.2008 | 16h01
Le quotidien français "Le Monde" s'est fendu dans ses éditions du
jeudi 14 février d'un article signé Florence Beaugé qui décrit la vie
dans les camps de Tindouf où "158 000 Sahraouis attendent depuis
trente ans un avenir qui ne vient pas"! Une première remarque
s'impose: le chiffre de 158 000 Sahraouis avancé dans l'article est-
il réel et définitif? Nullement, il est totalement faux et ne peut
être que faux.
Le recensement organisé par les Nations unies en 1974, alors que
l'Espagne de Franco occupait encore le territoire, avait enregistré
le chiffre officiel de 70 000 Sahraouis. La Marche Verte, lancée une
année plus tard par feu S.M. Hassan II, n'avait pas – contrairement à
ce qu'affirme l'envoyée spéciale du "Monde" - contraint les Sahraouis
à prendre la fuite vers l'Algérie. Le nombre de ceux qui étaient
partis <ne dépassait pas les 5 à 6 000 personnes> dont la majorité –
outre les 'groupuscules dirigeants' du Polisario – avait
été 'entraînée de force' dans les fourgons de la sécurité
militaire 'algérienne'.
A supposer que le taux de naissance soit le plus élevé, la loi
biologique ne peut accepter que la 'minorité' appelée peuple sahraoui
à Tindouf soit passée si vite à 158 000. La loi des générations
spontanées a ses propres limites. Ignore-t-on que la 'très grande
majorité' des Sahraouis recensés en 1974 sont demeurés au 'Maroc'…
Peut-on d'ailleurs, à l'heure des chaînes de radio et de télévision
internationales qui avaient couvert librement l'événement de la
Marche Verte, imaginer une seule seconde un long convoi d'hommes et
de femmes traverser des jours durant un territoire en conflit, sans
attirer l'attention des médias? Il y a quelques temps, la MINURSO a
livré le chiffre officiel de 25 à 30 000 Sahraouis 'séquestrés' – <et
non réfugiés> – dans les camps de Tindouf. Ce chiffre reste probable,
encore qu'il faille en décaler les nombreux retours qui ne cessent de
se suivre, provoquant une 'véritable hémorragie' au sein du Polisario.
Encore qu'il faille aussi souligner que les Sahraouis, qui quittent
Tindouf, 'défiant' à la fois les deux cordons sécuritaires du
Polisario et de la 'police militaire algérienne', ne sont pas
constitués seulement de cadres dirigeants, mais de petites gens, du
peuple profond qui exprime son choix et son 'irrésistible désir'
de 'regagner la mère patrie'. En définitive, le chiffre avancé par
l'envoyée spéciale du "Monde" est non seulement 'totalement faux',
mais il pèche par un manque de rigueur.
Elle évoque le Timor oriental et le Kosovo, mais ne peut ignorer à
quel point la déstabilisation est devenue le pain quotidien des
habitants de ces deux territoires. Le président José Ramos-Horta du
Timor vient d'échapper à un grave attentat et le Kosovo constitue une
poudrière dont on n'aura pas fini de mesurer la réelle menace.
Le gouvernement algérien et 'ses stipendiés' du Polisario sont
responsables des 'séquestrations' de citoyens sahraouis, ils ne
peuvent se déjuger devant la communauté internationale, alors que
celle-ci d'un bout à l'autre de la planète, soutient le plan
d'autonomie proposé par le Maroc. Notre pays ne saurait renoncer à
combattre l'injustice qui frappe nos concitoyens, quand bien même
ceux-ci ne représenteraient que deux ou trois familles, voire même
une ou deux personnes seulement.
Par LE MATIN
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5.3. "VIOLATIONS" DES DROITS DE L'HOMME
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/une_association_appe/view
Une "association" appelle AI à dénoncer la présence
de "tortionnaires" au sein de la délégation du Polisario aux
négociations de Manhasset sur le Sahara
Rabat, 29/02/08 - L'<Association> des <portés disparus> au Polisario
(APDP) a appelé Amnesty International (AI) à dénoncer la présence
de 'tortionnaires' et de deux membres des 'services de renseignements
algériens' parmi les membres de la délégation du Polisario aux
négociations sur le Sahara, qui se tiennent à Manhasset, sous l'égide
des Nations Unies.
"La délégation du front Polisario aux négociations de Manhasset (...)
est constituée essentiellement de trois 'tortionnaires', à savoir
Mahfoud Ali Beiba, Ibrahim Ghali et Mohamed Kheddad et de deux
membres de nationalité algérienne appartenant 'aux services de
renseignements algériens' et qui n'ont aucun lien avec le Sahara,
objet du conflit", a souligné l'APDP dans une lettre adressée à
Amnesty International et dont la MAP a reçu copie.
L'Association stigmatise le peu de cas dont font l'objet les rapports
d'Amnesty International de la part du Polisario et ses 'parrains
algériens', précisant que depuis 1999 cette organisation
internationale des droits de l'Homme a demandé, en vain, au Polisario
de démettre les 'tortionnaires' de leurs fonctions et de les
présenter à la justice. Amnesty International a également demandé à
l'Algérie, en tant que pays signataire de la Charte des droits de
l'Homme à Genève, de déférer ces tortionnaires devant les tribunaux
internationaux, ajoute la même source.
L'APDP déplore le fait que les autorités algériennes continuent
encore de délivrer des passeports diplomatiques à ces tortionnaires.
"Neuf années se sont écoulées depuis la publication de ces rapports
sans que leurs recommandations ne soient mises en oeuvre par le
Polisario, qui continue de les ignorer. Pis en encore, ce dernier a
conforté les tortionnaires dans leurs positions en leur confiant des
fonctions politiques", déplore l'APDP, ajoutant que le Front
Polisario continue de jeter dans ses 'geôles' tous ceux qui osent
s'inscrire en faux par rapport à ses idées politiques.
Le Polisario, poursuit la lettre, refuse aux associations qui lui
sont opposées de se constituer, notamment les associations des droits
de l'Homme qui appellent à ce que toute la lumière soit faite sur le
sort de centaines de personnes 'portées disparues' et dénoncent "les
enlèvements dont font l'objet nos proches au sein du Polisario".
L'APDP rappelle que près de 800 portés disparus parmi les fils du
Sahara croupissent, aujourd'hui, dans les 'gêoles' du Polisario aux
côtés de certains étrangers, qui ont subi le même sort, dont un
américain, un français, un portugais et deux espagnols.
Dernière modification 29/02/2008 13:59
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http://www.aujourdhui.ma/nation-details60054.html
Les "victimes" du Polisario en campagne à Washington
L'<Association> des <portés disparus> au Polisario vient de lancer,
pour la première fois, une vaste campagne 'explicative' à Washington,
suite au rapport partial livré en début janvier par Human Rights
Watch (HRW) sur les droits de l'Homme au Sahara.
Après avoir porté plainte auprès de la justice espagnole (fin
décembre, Madrid), saisi Amnesty International (mi-février, Londres),
l'<Association>des <portés disparus> au Polisario (APDP) vient de
porter son combat, pour la première fois, aux Etats-Unis. Le
président de l'APDP, Dahi Aguai, vient d'effectuer un voyage d'une
semaine à Washington, ponctué de plusieurs entretiens avec, tour à
tour, des responsables du département d'Etat, et d'ONG américaines,
notamment Human Rights Watch (HRW).
M. Aguai, qui s'est envolé pour Washington le 17 février, à la tête
d'une importante délégation constituée de victimes du Polisario,
n'avait pas caché, dans une déclaration à ALM, son «courroux» après
la publication par HRW, en début janvier, d'un rapport jugé «biaisé»
et «très partial» sur les droits de l'Homme au Sahara marocain.
Dans une interview accordée à ALM, le 10 janvier dernier, par Mohamed
Talib, ce membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires
sahariennes (CORCAS), avait réagi à ce rapport vigoureusement, en
indiquant que «le timing choisi par HRW pour publier ce rapport,
tombé au moment de la tenue du troisième round de négociations, les
7, 8 et 9 janvier, et l'appel de la même ONG pour exercer des
pressions sur le Maroc, étaient suffisants à démontrer la partialité
de HRW». «Human Rights Watch aurait mieux fait de s'intéresser à
l'esclavage prévalant à Tindouf», avait déclaré M. Talib, qui avait
été parmi les membres ayant accueilli la délégation de cette ONG, fin
2007 à El Aaiun.
C'est, justement, cette doléance, partagée par les habitants
des 'provinces sahariennes', que l'Association des portés disparus a
transmise aux responsables de l'ONG américaine, lors d'une vaste
campagne 'explicative' entamée le 18 février dans la capitale
fédérale des Etats-Unis. Lors de son voyage outre-Atlantique, la
délégation de l'APDP a été reçue par le directeur du Moyen-Orient-
Afrique du Nord à l'organisation Human Rights Watch, Eric Goldstein.
A ce sujet, la délégation de M. Aguai a remis au responsable
américain une lettre dénonçant «la partialité» de Human Rights
Watch «qui ne fait aucune allusion, dans ses rapports, à la tragédie
des 'victimes' des 'tortionnaires' des camps de
Tindouf», 'dévoilant', 'preuves' à l'appui, les abus de toutes sortes
et les 'violations flagrantes' commises par le Polisario à l'encontre
de personnes dont le seul « délit » est de proclamer, haut et fort,
leur attachement 'naturel' à 'leur patrie, le Maroc'.
Human Rights Watch a passé sous silence, dans son rapport de janvier,
les 'témoignages poignants' livrés par des victimes de l'<esclavage>,
pratiqué à Tindouf, dont celui de Soltana, 14 ans, et sa plainte,
relayée largement par les médias espagnols, devant un tribunal de
Murcia, déposée contre les 'tortionnaires' du Polisario, dont
l'ancien représentant de la 'chimérique' RASD à Madrid, Brahim Ghali.
HRW a gardé un silence, tout aussi insignifiant, sur les témoignages
livrés, depuis l'été 2007, et suite à un voyage dans les camps de
la 'honte', à Tindouf, par deux reporters australiens, en
l'occurrence Daniel Falshaw et Violeta Ayala.
Le même silence a été relevé au sujet du mépris pratiqué par le
Polisario envers les femmes 'séquestrées': mariage forcé des filles
mineures (13 ans), interdiction des moyens de contraception, et
motivations sonnantes et trébuchantes pour les femmes enceintes
perçues comme des machines à reproduction.
A ce 'vaste' tableau 'noir', il faut ajouter les 'séquelles'
psychologiques et physiques que continuent de vivre, dans leur chair,
les anciens détenus du Polisario. Les victimes du front, présents à
Washington, ont attiré l'attention des responsables de HRW sur le
fait que les pratiques de 'tortures', qu'ils ont subies dans les
geôles de Tindouf, se déroulaient sous le regard des dirigeants du
Polisario, dont certains figurent parmi la délégation du front aux
négociations sur le Sahara.
La délégation de l'APDP, qui comprend Rbiaa Zeuni, Mohamed Lkabch et
Echouiaar Mohamed Mouloud, avait également tenu des réunions avec des
responsables du département de Condoleezza Rice, dévoilant, en
présence des victimes, la situation critique des droits de l'Homme à
Tindouf et le vécu tragique des populations qui y vivent.
Le 26-2-2008
Par : M'Hamed Hamrouch
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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/la_delegation_des_vi4174/
view
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=86162
La délégation des "victimes" du Polisario reçue par un responsable de
HRW
Washington, 22/02/08 - La délégation des 'victimes' du Polisario, en
visite à Washington pour des entretiens avec des responsables
américains et des groupes de défense des droits humains, a été reçue
jeudi dans la capitale fédérale par Eric Goldstein, Directeur du
Moyen-Orient-Afrique du Nord à l'organisation Human Rights Watch
(HRW).
Les membres de la délégation, qui ont tous enduré les 'affres' de la
détention dans les 'geôles' du Polisario, ont fait des témoignages
poignants sur le calvaire qu'ils ont vécu, les formes de 'torture'
auxquelles ils étaient soumis, les 'humiliations et privations' que
leur 'infligeaient' les gardiens des 'geôles' de Tindouf sur le sol
algérien, insistant qu'il ne s'agit pas de cas isolés et que ce
supplice est le lot de plusieurs autres détenus, dont certains sont
portés disparus depuis des années.
M. Goldstein a saisi cette occasion pour soulever plusieurs questions
sur les témoignages des membres de la délégation et sur les 'dures
épreuves' qu'ils ont 'endurées' depuis leur arrestation par le
Polisario en 1975 jusqu'à leur évasion des camps de Tindouf (en 1990,
1992 et 1999).
Le responsable de l'organisation américaine a 'constaté'
les 'traces' 'encore visibles' sur les corps de certaines 'victimes'
de la 'torture' subie dans les camps de la 'honte'.
Durant la rencontre, les membres de la délégation, conduite par le
président de l'<Association> des <portés disparus> au Polisario
(APDP), Dahi Aguai, ont remis à leur interlocuteur une lettre
dénonçant la 'partialité' de Human Rights Watch qui ne fait aucune
allusion dans ses rapports à la 'tragédie' des 'victimes'
des 'tortionnaires' des camps de Tindouf.
Les 'abus de toutes sortes' et les 'violations flagrantes' commises
par le Polisario à l'encontre de personnes dont le seul crime est de
proclamer haut et fort leur attachement à 'leur patrie, le Maroc',
sont passés sous silence, déplore la lettre remise à M.Goldstein qui
a assuré, d'après les membres de la délégation, que le prochain
rapport de son organisation prendra en considération ces 'violations'.
Les membres de la délégation ont par ailleurs attiré l'attention du
responsable de HRW sur la présence de 'tortionnaires notoires' à la
délégation du Polisario aux négociations sur le Sahara qui se
tiennent sous l'égide de l'ONU.
Ils lui ont signalé que durant leur détention, ils étaient 'témoins'
de la présence de ces 'tortionnaires' qui venaient "assister'' en
personne aux séances de 'torture' auxquelles étaient soumis les
détenus.
La délégation, qui comprend également Mme Rbiaa Zeuni et MM. Mohamed
Lkabch et Echouiaar Mohamed Mouloud, avait tenu mardi et mercredi des
réunions avec des responsables du département d'Etat américain.
Durant ces rencontres, les premières du genre, puisque ce fut la
première fois que des 'victimes' du Polisario étaient reçues au
département d'Etat, les membres de la délégation ont informé les
responsables américains des 'tortures' physiques et morales et
des 'sévices' de toutes sortes qui leur ont été 'infligés' par leurs
geôliers. Ils leur ont également donné un aperçu sur la
situation 'déplorable' des droits de l'homme dans les camps de
Tindouf et sur le vécu dramatique des populations qui y vivent.
Dernière modification 22/02/2008 11:04
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http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=69&n=565&id_artl=16134
"Victimes" du Polisario: Soutien du gouvernement américain
Gazette du Maroc
22 Février 2008
Le département d'Etat des Etats-Unis d'Amérique est allé plus loin
dans ses engagements envers le Maroc, en recevant, cette semaine à
Washington, une délégation de 'victimes' des 'séparatistes' conduite
par le président de l'APPP ('Association' des 'portés disparus' du
Polisario), Dahi Aguaï. Les responsables américains, en charge des
droits de l'homme et de la démocratie au département piloté par la
secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Condolezza Rice, ont écouté
attentivement les récits et 'témoignages' sur les 'détentions
arbitraires', les 'tortures' physiques et les 'sévices' infligés par
les 'geôliers', en territoire algérien, aux nôtres au mépris des
règles humaines les plus élémentaires. Nos partenaires outre-
atlantique ont été surpris d'apprendre que figurent, en plus de la
liste des 'portés disparus' sahraouis 'marocains', également des
ressortissants américain, espagnol, français et portugais. Il va de
soi que les responsables du pays de l'oncle Sam ne resteront pas
indifférents face à ces crimes contre l'humanité et qu'un soutien de
Washington pour faire toute la lumière sur les quelque 800 'portés
disparus' des mains du Polisario.
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http://www.avmaroc.com/actualite/delegation-victimes-a121459.html
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=86109
La délégation des "victimes" du Polisario poursuit ses contacts au
département d'Etat américain
WASHINGTON (MAP) - La délégation des 'victimes' du Polisario, qui se
trouve en visite à Washington pour sensibiliser les responsables
américains et les groupes de défense des droits humains au sort des
centaines de personnes 'portées disparues' dans les prisons du
polisario à Tindouf, a poursuivi ses contacts mercredi au département
d'Etat en tenant une réunion avec les responsables du bureau des
affaires du Proche Orient et du Maghreb.
Durant cette réunion, les membres de la délégation, qui ont tous pâti
de 'détentions arbitraires' dans les 'geôles' du Polisario, ont
décrit le calvaire et les épreuves par lesquelles ils sont passés
quand ils étaient entre les mains de leurs 'bourreaux', ainsi que la
situation tragique des populations 'tenues en otage' dans les camps
de Tindouf sur le sol algérien et le désespoir des familles qui sont
sans nouvelles de leurs proches 'portés disparus'.
Les membres de la délégation, que dirige le président de
l'<Association> des <portés disparus> au Polisario (APDP), Dahi
Aguai, ont assuré à cet égard qu'il n'y a pas une seule tribu du
Sahara 'marocain' qui n'ait vu au moins un de ses fils 'enlevé,
emprisonné, torturé, ou déporté' par le Polisario, <en connivence
avec l'Algérie>, et qu'à ce jour, les populations 'séquestrées' à
Tindouf continuent de vivre dans des conditions déplorables où ne
sont respectées ni les lois internationales ni les conventions des
droits de l'Homme.
Les 'victimes' du Polisario qui ont indiqué à leurs interlocuteurs
américains que l'APDP détient des 'preuves irréfutables' de
ces 'agissements ignobles', ont affirmé que le Polisario est en fait
l'ennemi réel des populations sahraouies et qu'il ne peut absolument
pas prétendre ou se prévaloir de représenter une population dont il
est le 'bourreau' et le 'tortionnaire'.
La délégation, qui comprend en plus de M. Aguai, Mme Rbiaa Zeuni, et
M. Mohamed Lkabch et Echouiaar Mohamed Mouloud, avait tenu mardi une
réunion similaire avec les responsables du bureau de la démocratie,
des droits de l'Homme et du travail du département d'Etat durant
laquelle elle a appelé à ce que des pressions soient exercées sur le
Polisario pour qu'il cesse les 'graves violations' des droits de
l'Homme dont il est l'auteur.
Publié le: 21/02/2008 à 10:36:08 GMT
Source : MAP
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http://www.yawatani.com/Une-delegation-de-victimes-du-Polisario-recue-
au-departement-d-Etat-americain_a1210.html
MAP
(20-II-2008)
Une délégation de 'victimes' du POLISARIO reçue au département d'Etat
américain
Une délégation de 'victimes' du POLISARIO, dirigée par le président
de l'<Association> des <portés disparus> au POLISARIO (APDP), Dahi
Aguai, a été reçue mardi au département d'Etat par des responsables
du bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail.
Durant cette rencontre inédite, puisque c'est la première fois que
des victimes du POLISARIO sont reçues au département d'Etat, les
membres de la délégation, qui ont tous souffert de détentions
arbitraires dans les geôles du POLISARIO en territoire algérien, ont
tour à tour informé les responsables américains sur les 'tortures'
physiques et morales et les 'sévices' de toutes sortes qui leur ont
été infligés par leurs 'geôliers'. Ils leur ont également donné un
aperçu sur la situation 'déplorable' des droits de l'homme dans les
camps de Tindouf et sur le vécu dramatique des populations qui s'y
trouvent.
Les responsables américains ont suivi avec un 'grand intérêt' et
une 'vive émotion' l'exposé des 'victimes' du POLISARIO qui leur ont
décrit les conditions 'inhumaines' de leur détention et montré les
stigmates, toujours apparentes sur leurs corps, des 'tortures' qui
leur ont été infligées. Les membres de la délégation, qui ont soulevé
également avec les responsables US la question des personnes 'portées
disparues' dans les camps de Tindouf, ont assuré qu'un ressortissant
américain, deux Espagnols, un Français et un Portugais dont ils ont
fait connaissance dans les prisons de Tindouf, font également partie
des personnes 'portées disparues' aux mains du POLISARIO. Ils ont à
cet égard exhorté le département d'Etat à superviser des commissions
de recherche pour retrouver les disparus, dont le nombre se monte à
au moins 800, d'après l'ADPD, et à exercer des pressions pour que
cessent les 'graves violations' des droits de l'homme 'perpétrées'
par le POLISARIO avec la 'complicité avérée' de l'Algérie.
Les membres de la délégation ont par ailleurs informé leurs
interlocuteurs qu'ils ont déposé une plainte auprès de la Justice
espagnole contre les 'tortionnaires' du POLISARIO, qui se prévalent
de l'immunité contre les poursuites judiciaires en raison des
passeports diplomatiques que leur fournit l'Algérie, et que Amnesty
International a elle aussi demandé à ce que ces individus soient
traduits devant la justice. Ils ont à ce propos appelé les
responsables américains à interdire à ces 'bourreaux' l'entrée en
territoire américain.
La délégation des victimes du POLISARIO comprenait en plus de M.
Aguai, Mme Rbiaa Zeuini, qui est elle aussi membre de l'APDP, et MM.
Mohamed Lkbch et Echouiaar Mohamed Mouloud.
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details59864.html
Droits de l'Homme: Amnesty International devra se prononcer sur
les "disparus" de Tindouf
L'<Association> des <portés disparus> au Polisario vient de saisir
Amnesty International sur les cas de quatre Sahraouis 'portés
disparus' dans les camps de Tindouf.
Le dossier des sahraouis 'marocains' 'portés disparus' dans les camps
de Tindouf revient sur le devant de la scène. Mercredi dernier,
l'Association des portés disparus au Polisario (APDP) a remis à
Amnesty International, section Maroc, les dossiers de quatre
victimes, l'appelant à ouvrir une enquête pour déterminer les
circonstances de leur disparition. Il s'agit de Soulik Mohamed
(disparu en 1979), El Ghazi El Hou Addi (1976), Bouhya Mohamed Mbarek
(1977) et Ailloul Allal El Mouloud (1978). Contacté par ALM, le
président de l'APDP, Dahi Aguai, a fait état de 800 disparus
sahraouis dans les camps de Tindouf, ajoutant que l'interpellation
d'Amnesty International sur les dossiers des quatre victimes était
intervenue à la suite d'une plainte déposée récemment auprès de
son 'association' par leurs familles résidant dans les 'provinces du
Sud'. «Les familles des quatre disparus sont venues nous voir munies
des photos et de preuves tangibles sur la disparition des leurs,
revendiquant la restitution de leurs dépouilles, en cas de décès, ou
la vérité sur leur sort actuel, s'ils sont encore vivants». Interrogé
sur la suite à donner à cette plainte, le premier responsable de
l'APDP a affirmé avoir demandé à l'organisation basée à Londres
d'envoyer une commission d'enquête dans les provinces sahariennes en
vue de «s'assurer elle-même de la véracité des faits», en appelant
les responsables de l'ONG internationale à se rendre également dans
les camps de Tindouf pour élucider les circonstances dans lesquelles
auraient disparu les victimes. «L'enlèvement des quatre sahraouis est
intervenu avant même que le Royaume du Maroc ait 'recouvré'
sa 'souveraineté légitime' sur 'ses provinces saharienne's», a-t-il
précisé, affirmant que «les 'violations graves' des droits de l'Homme
par le Polisario datent de bien longtemps». Le dirigeant de l'APDP,
lui-même 'victime' d'une détention arbitraire dans les 'geôles' du
Polisario, a appelé les responsables d'Amnesty à «faire pression non
seulement sur le Polisario, mais aussi et surtout <sur l'Algérie> qui
est le premier responsable de ces violations», sachant bien que
les 'graves violations' des droits de l'Homme sont perpétrées (dans)
et avec la 'complicité avérée' de l'Algérie.
L'interpellation d'Amnesty International par l'APDP intervient au
lendemain de la plainte pour tortures sur des Sahraouis déposée fin
2007 par la même 'ONG' auprès de l'Audience nationale, la plus haute
Cour en Espagne, contre des dirigeants du Polisario, dont notamment
l'ex-représentant du Front à Madrid, Brahim Ghali, aujourd'hui 'en
fuite' en Algérie.
Le 15-2-2008
Par : M'Hamed Hamrouch
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http://www.map.ma/fr/sections/boite2/les_dossiers_de_quat/view
Les dossiers de quatre "portés disparus" dans les camps du Polisario
remis à Amnesty
Rabat, 13/02/08- L'<Association> des 'portés disparus' au Polisario
(APDP) a remis, mercredi, à Amnesty International - section Maroc les
dossiers de quatre 'portés disparus' dans les camps du Polisario,
l'appelant à exercer des pressions sur l'Algérie et le Polisario en
vue de faire la lumière sur leur sort.
L'association demande la restitution des dépouilles des disparus aux
familles, en cas de décès, indique un communiqué de l'APDP, dont
copie est parvenue à la MAP.
Il s'agit de Soulik Mohamed (disparu en 1979), El Ghazi El Hou Addi
(1976), Bouhya Mohmed Mbarek (1977) et Ailloul Allal El Mouloud
(1978).
Dernière modification 13/02/2008 14:38
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http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/les_questions_des_vi/view
Les questions des "violations" des droits humains à Tindouf doivent
être au centre de toute négociation ("ONG" "américaine")
Washington, 05/02/08 - Les questions des <violations> des droits
humains commises pendant plus de trente ans dans les camps de
Tindouf, en Algérie, doivent être au centre de toute négociation et
les responsabilités de ces abus doivent être clairement établies, a
souligné l'<Ong> "l'American Council for Moroccan POWs''.
"Afin de faire avancer les négociations (sur le Sahara) vers une
solution durable, toutes les questions des 'violations' des droits
humains commises à Tindouf, y compris les 'abus' 'perpétrés' contre
plus de deux mille prisonniers de guerre et contre les 'civils',
hommes, femmes et enfants, 'détenus contre leur gré' dans les camps
de Tindouf, doivent être au centre des négociations'', a souligné
l'<ONG> <américaine>, dans une lettre adressée à l'Envoyé personnel
du Secrétaire général de l'ONU, Peter van Walsum, lundi, à la veille
de la visite que ce dernier entreprend dans la région.
"La responsabilité pour ces 'violations' des droits de l'homme doit
être clairement et légalement établie et ceux qui en sont
responsables doivent être jugés par un tribunal réglementaire'', a
indiqué le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre
marocains, soulignant que la communauté internationale a l'obligation
de préserver et de défendre les droits des personnes 'retenues' à
Tindouf dans toute négociation et toute solution à la question du
Sahara 'marocain'.
L'<ONG> affirme en outre que <l'Algérie> est "une <partie prenante au
conflit'>' et doit être appelée "à assumer ses responsabilités
morales et juridiques pour les 'crimes de guerre' et
autres 'violations' des droits de l'homme 'perpétrés' sur son
territoire et sous son entière souveraineté''.
"L'Algérie a joué un rôle clef dans la création et la persistance du
conflit du Sahara et doit, par conséquent, être invitée à la table
des négociations en tant que 'partie prenante' à ce conflit et non
comme un observateur neutre'', a souligné l'American Council for
Moroccan POWs.
Insistant sur la nécessité pour l'Envoyé personnel du Secrétaire
général de l'ONU de signifier aux autorités algériennes qu'il
est "inacceptable et irresponsable de leur part d'abriter sur leur
territoire un groupe armé et de l'utiliser pour menacer la paix et la
stabilité de leur voisin, le Maroc'', le Conseil appelle la
communauté internationale à cesser de faire le jeu de l'Algérie quand
il s'agit de la question du Sahara et à exiger qu'Alger place les
camps de Tindouf 'sous contrôle international' jusqu'à ce que les
populations de ces camps soient autorisés à retourner dans leurs pays
d'origine dans la dignité.
Dernière modification 05/02/2008 18:10
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5.4. LE "TERRORISME"
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-02-27/50302.html
Le Maroc ne désarme toujours pas et tente encore de «dénaturer» le
combat légitime des Sahraouis, les «assimilant à des terroristes»
LES SAHRAOUIS SE REBIFFENT
«Nous reprendrons les armes en libérateurs»
27 Février 2008 - Page : 24
Le Maroc n'est pas à sa première tentative de dévier la cause
sahraouie de son cours légal. «Le Maroc avait déjà essayé d'assimiler
les Sahraouis à des communistes durant la guerre froide, mais aussi à
des islamistes durant la révolution islamique en Iran, et maintenant
à des terroristes. Ce n'est guère quelque chose de nouveau que vient
d'inventer le Maroc, et s'il y a lieu, aujourd'hui de reprendre les
armes, nous le ferons dans un cadre légal qui relève d'une légitime
défense et d'un mouvement de libération.»
C'est ainsi qu'a commenté M'Hamed Kheddad, coordinateur avec la
Minurso, les tentatives marocaines «d'assimiler les Sahraouis à des
terroristes». D'une pierre deux coups, M'hamed Kheddad a légitimé,
d'abord, l'option d'une lutte armée pour faire valoir le droit des
Sahraouis à l'autodétermination et, ensuite, répondre aux tentatives
marocaines de dévier le dossier sahraoui de sa vraie nature.
C'est Mohamed Yeslem Beissat, ex-ambassadeur de la République
sahraouie (Rasd) à Alger, désormais ministre chargé des Affaires
africaines, qui avait, au mois de janvier dernier, dénoncé les propos
propagandistes de certains responsables marocains qui tentaient
de «qaîdiser» le combat légitime du peuple sahraoui.
Mohamed Yeslem Beissat avait déclaré, lors d'une rencontre d'adieu
tenue à Alger, que «des parties marocaines et américaines cherchent
la moindre brèche pour associer la lutte du peuple sahraoui aux
derniers événements survenus en Mauritanie et dans la région du
Sahel».
Fragilisé par un manque flagrant d'arguments susceptibles de
légitimer sa présence au Sahara occidental, le Maroc semble même
ignorer que la question sahraouie est inscrite en tant qu'affaire de
décolonisation au niveau des instances onusiennes.
«Le combat du Front Polisario est reconnu en tant que Mouvement de
libération nationale et s'il va y avoir bruit d'armes cela se fera
dans un cadre légal qui ne souffre d'aucune ambiguïté», nous a fait
savoir, hier, M'hamed Kheddad, rencontré dans les camps des réfugiés
sahraouis.
Le Maroc n'est, en tout cas, pas à son premier dérapage. Le mois de
mars de l'année écoulée, l'ancien ministre marocain de la Justice,
Mohamed Bouzoubab, avait déjà indiqué qu'«il y a, maintenant,
coordination et coopération entre Al Qaîda, notamment le Gspc (Groupe
salafiste pour la prédication et le combat) algérien et la Salafia
Jihadia marocaine, qui engage une action commune avec le Front
Polisario».
La communauté internationale avait alors réagi sévèrement contre ce
gravissime dérapage d'un haut responsable du Makhzen.
Tous rodés aux sales besognes propagandistes, les Marocains ne
semblent pas près de rendre à César ce qui appartient à César.
Interrogé sur les négociations qui se tiennent, depuis le mois de
juin 2007, entre le Front Polisario et le Maroc, M'hamed Kheddad,
membre de la délégation des négociateurs sahraouis, estime qu'il «n'y
a aucun signal qui indique que le Maroc va se départir de sa position
figée. Le Maroc ne veut pas négocier, mais plutôt attendre la
reddition des Sahraouis. Il revient à l'ONU d'assumer ses
responsabilités sur cette question».
Le quatrième round des négociations, prévu le mois de mars prochain,
ne pourrait marquer, selon M'hamed Kheddad, une avancée si l'ONU
n'assume pas ses pleines responsabilités dans ce dossier, dont la
solution relève simplement d'une affaire de décolonisation.
Mais en toile de fond, d'après le représentant sahraoui à l'ONU, une
espèce d'«accord tacite» est établi «selon lequel la France
n'acceptera jamais que le Maroc soit amputé d'une partie d'un
territoire» qui, pourtant, ne lui appartient pas. Cela pour dire que
la France assure, pour des raisons économiques, un appui indéfectible
aux thèses marocaines.
«La France et le Maroc savent que s'il y a référendum libre, il y
aura inévitablement indépendance», affirme encore M'hamed Kheddad.
En un mot, la solution relève d'une application à la lettre des
résolutions onusiennes, chose que semble ignorer Peter Van Walsum,
l'envoyé personnel de Ban Ki-moon pour le Sahara occidental.
De notre envoyé spécial Ali TITOUCHE
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http://www.map.ma/fr/sections/boite3/zone_sahelo-saharien/view
http://www.lobservateur.ma/detail_article.asp?ref=5679
Zone sahélo-saharienne: la persistance du conflit du Sahara, un
élément aggravant du <danger terroriste> ("expert") [Charles Saint
Prot]
-(Propos recueillis par Hasna Daoudi)-. Paris, 12/02/08 -
La persistance de la crise autour de la question du Sahara,
entretenue par l'Algérie et le Polisario, constitue un "élément
aggravant du danger <terroriste>" dans la zone sahélo-saharienne, a
affirmé M.Charles Saint Prot, Directeur de l'Observatoire d'études
géopolitiques à Paris.
"Dans cette vaste zone mal contrôlée, qu'est l'espace sahélo-
saharien, on sait que prospèrent les trafiquants d'armes ou de
drogue. C'est un refuge pour les bandits <et les terroristes> et
c'est une 'véritable aubaine' pour les groupes extrémistes 'comme Al-
Qaïda' qui cherche un endroit pour s'organiser, 'un peu comme' les
zones tribales entre l'Afghanistan et le Pakistan", a souligné
M.Saint Prot dans un entretien accordé lundi à la MAP.
"Dès lors, la persistance de la crise autour de la question du
Sahara, <entretenue par l'Algérie et le Polisario>, peut constituer
un <élément aggravant> du <danger terroriste>", a-t-il dit.
Pour Charles Saint Prot, également Directeur de la revue "Etudes
géopolitiques", l'assassinat en Mauritanie de quatre Français, le 24
décembre 2007, par un groupe terroriste lié à la nébuleuse "al Qaïda
au Maghreb islamique", le meurtre de plusieurs militaires
mauritaniens et les menaces qui ont conduit à l'annulation du rallye
Dakar "viennent nous rappeler que l'espace sahélo-saharien est devenu
un refuge <pour les groupes terroristes liés à al Qaïda et au
terrorisme>".
"Le danger concerne tous les pays de la région aussi bien l'Algérie,
le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie que le Niger, le Mali ou le
Tchad. Il existe une sorte de +zone grise+ sur plusieurs milliers de
kilomètres entre le sud du Maghreb et l'Afrique subsaharienne", a-t-
il ajouté.
Selon le directeur de l'Observatoire des études stratégiques, "une
<éventuelle> alliance entre le Polisario, ou du moins une partie des
activistes du Polisario, et al Qaïda <ne peut donc pas être
écartée>". "Il est donc <grand temps> de mettre fin à la présence
d'<un groupement armé et incontrôlé comme le Polisario>, un mouvement
<séparatiste> encadré, nourri, subventionné, approvisionné en armes
et en munitions et guidé dans l'arène diplomatique par le <régime>
algérien".
"Le <meilleur> moyen d'assurer la stabilité dans la région est de
régler la question du Sahara sur les bases <réalistes< proposées par
le Maroc, lequel bénéficie d'un <puissant consensus> intérieur et
extérieur", a-t-il insisté.
Soulignant la nécessité de "se souvenir des origines <ultra-
marxistes> du Polisario et de ses actions <terroristes>, comme
l'attaque d'un bateau espagnol en 1985", M. Saint Prot a mis en garde
contre le risque de voir le Polisario revenir à "son ancienne
vocation terroriste".
"Or, a-t-il poursuivi, ce risque a trouvé un début de consistance
avec l'arrestation en janvier 2004 d'un certain Ould Mohammed Bakhili
et de plusieurs autres <agents du Polisario> qui avaient volé
d'énormes quantités d'explosifs et de matériel <susceptible de servir
à des attentats>", observant qu'"on peut <légitiment> s'interroger
sur les liens qui peuvent s'être tissés entre les activistes les plus
extrémistes du Polisario et les terroristes d'al Qaïda".
Se défendant d'émettre une "hypothèse farfelue", M. Saint Prot a
indiqué qu'"il faut bien comprendre qu'al Qaïda <n'a rien à voir avec
l'Islam>, ce n'est pas un mouvement musulman mais bien un groupe
révolutionnaire" et que "les groupes terroristes dit islamistes n'ont
fait que prendre la religion musulmane en otage mais que leur
idéologie est essentiellement 'révolutionnaire', parfois inspirée du
marxisme comme c'était le cas d'Ali Shariati, l'idéologue de la
révolution iranienne, ou de Sayyid Quotb qui a été le principal
maître à penser de gens comme Abdel Salam Faraj, Ayman al Zawahiri ou
Ben Laden".
L'<expert> a, par ailleurs, relevé que dans la question du Sahara, il
ne faut pas oublier l'Histoire et les conditions dans lesquelles ce
qui devait n'être qu'une formalité, le départ des occupants espagnols
et le <retour> du territoire au Maroc, a été compliqué à l'extrême
<par l'Espagne et l'Algérie> qui étaient d'accord pour <empêcher> le
Maroc de <parachever> son <intégrité territoriale> en essayant de
<créer de toutes pièces> un Etat saharien sous tutelle de Madrid et
d'Alger.
"Ce plan avait été mis au point lors d'un accord entre Lopez Bravo et
Abdelaziz Bouteflika en 1972. Il est <bien connu> que la <résistance>
contre l'occupation espagnole a été organisée par des mouvements
<comme le Morehob (fondé en 1969 par Edouard Moha R'guibi)> qui
s'inscrivait dans lignée du grand patriote <maroco-sahraoui> Mâ el
Ainin et voulait la <réunification> du territoire saharien avec le
Maroc", a-t-il rappelé.
Précisant que le "Polisario, créé en 1973, est vite passé du statut
d'un groupuscule révolutionnaire socialo-marxiste à celui d'un groupe
placé <sous le contrôle des services algériens> qui lui ont donné une
idéologie <séparatiste>", Charles Saint Prot a affirmé que "les
<véritables> pères fondateurs du Polisario, tel qu'il a évolué depuis
1974-75, ont pour nom Houari Boumediene, Kasdi Merbah,
Noureddine "Yazid" Zerhouni et Abdelaziz Bouteflika, avec le soutien
de l'ancienne Union soviétique".
Le projet de partition du Sahara <marocain> n'est pas seulement une
séquelle de la guerre froide "mais aussi l'héritage d'une certaine
vision <hégémonique> de l'ère de Boumediene qui rêvait d'une Algérie
jusqu'à la côte Atlantique et d'un Maroc réduit et affaibli", a-t-il
ajouté.
"De nos jours, cette vision est <anachronique>. Il serait temps de
procéder au nécessaire +aggiornamento+ pour évoluer positivement sur
cette question car l'Algérie d'aujourd'hui a mieux à faire que
concentrer son énergie sur la cause perdue d'un pays <imaginaire>", a
réaffirmé cet <expert>, notant qu'"à l'heure où tout le monde sait
qu'il faut construire de grands ensembles de coopération entre les
Etats, il serait <lamentable> de voir se multiplier de <micro-Etats
artificiels> qui renforceraient les facteurs de division