*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. RASD-MAROC-APPEL SAHRAOUI À LA PAIX-LE MAKHZEN MÉNACE AVEC UNE
NOUVELLE INVASSION
- SPS (2-III-2008): Le président sahraoui dénonce la course à
l'armement du Maroc et sa politique d'expansionnisme
- LIBERTÉ (2-III-2008): Les menaces militaristes du Maroc
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (2-III-2008): Sahara Occidental: Le discours de
guerre de Rabat
- L'EXPRESSION (2-III-2008): POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT
SAHRAOUI: «Les Marocains veulent aller vers le pourrissement»
- EL WATAN (2-III-2008): Contrats militaires signés entre le Maroc et
les Etats-Unis. Mohamed Abdelaziz : « C'est une escalade qui entrave
les négociations »
- LE JOUR D'ALGÉRIE (1-III-2008): Le Polisario inquiet de la course
marocaine à l'armement
- LE JEUNE INDÉPENDANT (1-III-2008): Le président de la RASD a
déclaré sentir une provocation imminente du Makhzen contre les
territoires libérés du Sahara occidental
- AFP (1-III-2008): Sahara: le Maroc prêt à "défendre"
sa "sécurité" "par tous les moyens"
- AFP/LE MONDE (1-III-2008): Sahara: le chef du Polisario dénonce
le "surarmement" du Maroc
- TOUR SUR L'ALGÉRIE (1-III-2008): Sahara occidental: le Maroc menace
le Front Polisario
- ASM (2-III-2008): Appel au peuple marocain pour une participation
massive a la marche de "récupération" de Tifarity le 16 mars 2008
2. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DÉCOLONISATION
- SPS (1-III-2008): Le processus de décolonisation n'est pas encore
achevé (Ban Ki-moon)
- LE JEUNE INDÉPENDANT (1-III-2008): Ban Ki-moon confond le Maroc. Le
processus de décolonisation «n'est pas encore achevé»
- LA TRIBUNE (1-III-2008): Le président Mohamed Abdelaziz demande à
l'ONU de faire respecter la légalité internationale
3. KOSOVO V. SAHARA OCCIDENTAL & PALESTINE: DEUX POIDS, DEUX MESURES
- LA TRIBUNE (2-III-2008): En dénonçant la politique du deux poids,
deux mesures. e président sahraoui demande aux pays qui ont reconnu
l'indépendance du Kosovo de reconnaître la RASD
4. RASD-PARLEMENT-32 ANNIVERSAIRE DE LA RASD
- AFP (1-III-2008): Les Sahraouis élisent un nouveau Conseil national
- LA TRIBUNE (1-III-2008): Mahfoud Ali Beyba élu président du
Parlement
- EL WATAN (1-III-2008): 32e anniversaire de la proclamation de la
RASD. L'option de la reprise des armes se renforce
- L'EXPRESSION (1-III-2008): 32E ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DE
LA RASD. La balle est dans le camp des jeunes
5. RASD-AMERIQUE HISPANIQUE-VENEZUELA
- SPS (1-III-2008): Le ministre délégué chargé de l'Amérique latine
reçu au Parlement du Venezuela
6. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
- SPS (2-III-2008): Appel à la décolonisation au Sahara Occidental et
en Palestine à la conférence printanière du parti Travailliste
- SPS (1-III-2008): La participation du Front Polisario à la session
de printemps du Parti travailliste réaffirme le soutien de la GB aux
Sahraouis
- APS/EL MOUDJAHID (2-III-2008): Appel à la décolonisation au Sahara
Occidental et en Palestine à la conférence printanière du parti
Travailliste
7. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
- SPS (1-III-2008): Un parti basque réaffirme ''avec force'' le droit
à l'autodétermination du peuple sahraoui
8. RASD-MAROC-GUINÉE BISSAU
- MAP/LE MATIN (1-III-2008): "Autonomie" au Sahara. La Guinée Bissau
apporte son appui à l'initiative marocaine
- MAP/LE MATIN (29-II-2008): Commission mixte maroco-
bissauguinéenne. Ouverture à Rabat des travaux de la 2e session
9. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-L'ALGÉRIE, OBSESSION DU MAKHZEN
- LE MATIN (2-III-2008): Le Maroc déterminé à faire respecter
ses "droits" sur "son" territoire. "Alger" et "ses marionnettes"
persistent dans leur "aveuglement"
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
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1. RASD-MAROC-APPEL SAHRAOUI À LA PAIX-LE MAKHZEN MÉNACE AVEC UNE
NOUVELLE INVASSION
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=961
Le président sahraoui dénonce la course à l'armement du Maroc et sa
politique d'expansionnisme
Chahid El Hafed, (camps de réfugiés), 02/03/2008 (SPS) Le président
sahraouie, M. Mohamed Abdelaziz, a dénoncé samedi la politique
marocaine de surarmement et le redéploiement de ses troupes
militaires dans les territoires sahraouis occupés ainsi que
ses "menées expansionnistes".
"La politique actuelle du Maroc de se doter en armement de tout genre
(aviation, blindés, missiles divers) et de redéployer des troupes
militaires dans les territoires sahraouis occupés cachent une volonté
de nuire, qui rappelle ses visées expansionnistes, au détriment de
ses voisins, depuis les années 1960", a affirmé M. Abdelaziz dans une
conférence presse animée au siège de la présidence sahraouie.
"Cette course à l'armement est une préoccupation profonde pour le
peuple sahraoui, au moment où le conflit maroco-sahraoui est entre
les mains des Nations unies et où le Maroc fait face à une situation
sociale et économique difficile", a dit le président sahraoui.
Dans ce sens, il a ajouté que l'on assiste à "un revirement de la
politique du Maroc vis-à-vis du conflit sahraoui et à son option pour
l'escalade, qui signifie une volonté d'agression contre la RASD, les
Nations unies, la légalité internationale et surtout la stabilité de
la région".
Le président sahraoui a souligné que "cette velléité agressive
marocaine" précède la reprise des négociations directes en leur 4ème
round, prévues le 16 mars prochain à Manhasset, près de New York, et
dont le report de cinq jours reste "incompréhensible" pour la partie
sahraouie.
A ce sujet, M. Abdelaziz a affirmé que la partie sahraouie "ignore"
les motivations ayant conduit à ce report des négociations
initialement fixées pour le 11 mars, ajoutant que la partie
marocaine "nous a toujours surpris par des sorties de ce genre qui
cache des motivations suspectes".
A propos des négociations, il a précisé que la délégation sahraouie
ira à Manhasset en respectant la lettre et l'esprit des résolutions
1754 et 1783 dans l'espoir de voir aboutir un règlement du conflit à
travers un référendum d'autodétermination libre du peuple sahraoui,
émettant l'espoir que la délégation marocaine "se débarrasse de sa
position consacrant le fait accompli au Sahara occidental et y
viendra sans conditions préalables".
Le président de la RASD a lancé un appel au Maroc afin qu'il
mette "fin à son agression contre un pays voisin, représentée par la
RASD, et à faire la paix avec le peuple sahraoui qui est déterminé à
poursuivre sa lutte pour faire valoir ses droits et ce quel qu'en
soit le prix à payer", a-t-il fait savoir.
Dans ce cadre, M. Abdelaziz a déploré que "les Etats influents aient
reconnu l'indépendance du Kosovo et ne le font pas pour la RASD, même
si le problème du Sahara occidental est reconnu comme étant un
problème décolonisation par la communauté internationale à travers de
nombreuses résolutions qui remontent aux années 1960".
"Il faut que les pays influents qui n'ont pas reconnu la RASD se
plient à la légalité internationale", a-t-il dit rappelant que la
République sahraouie est reconnue par 82 pays à travers le monde.
Interrogé sur la possibilité de la reprise de la guerre en cas
d'échec des négociations, M. Abdelaziz a rappelé que "la guerre avait
déjà été imposée au peuple sahraoui en 1975 et avant, lors de la
présence espagnole au Sahara occidental", précisant que les
Sahraouis "ne souhaitent pas la reprise des armes".
"Nous espérons que les négociations entre les deux parties
aboutissent à une solution heureuse qui évite la reprise de la
guerre", a-t-il dit, ajoutant que le peuple sahraoui "tend la main au
Maroc à travers les propositions adressées aux Nations unies et à ce
pays, pour bâtir la paix et des relations d'amitié au service des
peuples des deux pays et aussi de la région, à travers l'édification
maghrébine que seul le Maroc empêche par sa politique
expansionniste".
Le chef de l'Etat sahraoui, qui répondait à une question sur la
situation des droits de l'homme dans les territoires occupés, a
souligné que depuis l'annexion du Sahara occidental, le régime
marocain "n'a cessé de pratiquer sa politique répressive contre les
Sahraouis".
Dans ce cadre, il rappelé les quelque 500 Sahraouis portés disparus
et les 150 prisonniers politiques, dont personne ne connaît, jusqu'à
l'heure actuelle, leur sort, appelant à cet égard les Nations unies
et les organisations internationales à "intervenir pour protéger les
populations sahraouies soumises à une répression sauvage qui se
pratique à huis clos".
Pour étayer ses dires au sujet des violations, il a cité les
différents rapports des organisations internationales de défense des
droits de l'homme qui font état de violations de ces droits, ainsi
que le dernier rapport de la commission onusienne sur la situation
dans les territoires occupés qui "n'a pas été rendu public
inexplicablement jusqu'à l'heure", a-t-il déploré.
Pour le chef de l'Etat sahraoui, "la seule solution, à même de mettre
fin à cet état de fait, reste la levée", par le régime de Rabat,
du "blocus médiatique sur la réalité qui prévaut dans les territoires
occupés et aussi leur libre accès aux organisations internationales
indépendantes".
(SPS)
010/090/700 021017 mars 08 SPS
--------------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=91180&titre=Les%20menaces%
20militaristes%20du%20Maroc
(Dimanche 02 Mars 2008)
Sécurité au Maghreb
Les menaces militaristes du Maroc
Par :Abdelkamel K.
À deux semaines du quatrième round de négociations de Manhasset entre
le Maroc et les Sahraouis, Rabat fait monter la tension d'un cran
dans la région à travers un communiqué de son ministère des Affaires
étrangères menaçant directement le Front Polisario, et de manière à
peine voilée l'Algérie.
Dans un communiqué rendu public hier Rabat prévient, dans une menace
à peine voilée en direction d'Alger, le Front Polisario de "sa nette
détermination à préserver, par tous les moyens, son intégrité
territoriale sur l'ensemble de son Sahara et à sauvegarder, de
manière légitime, sa sécurité nationale". En effet, sans citer Alger
nommément, le Makhzen "interpelle l'ensemble des parties qui
procèdent, accompagnent ou encouragent les actes gravissimes ainsi
annoncés". "Ces parties, ajoute le communiqué, doivent, toutes,
assumer, seules, les conséquences multiples d'une telle inacceptable
évolution sur la sécurité régionale." C'est une nouvelle tentative
d'impliquer l'Algérie dans ce conflit de décolonisation, qui
intervient deux jours après les déclarations du Premier ministre
marocain, qui avait appelé jeudi l'Algérie et le Polisario à
être "positifs" lors de la quatrième série de négociations sur le
sort du Sahara occidental à Manhasset près de New York sous l'égide
de l'ONU, prévue du 16 au 18 mars. "Le gouvernement appelle les
autres parties, particulièrement l'Algérie sœur, à s'inscrire
positivement dans les négociations sur le fond du projet
d'autonomie", avait-il notamment affirmé à la presse. Cette fois-ci,
se basant sur les écrits de "certains organes de presse, qui ont
rapporté que le Polisario a confirmé son intention de procéder au
peuplement et à la construction d'infrastructures dans la zone du
Sahara marocain à l'est du dispositif de défense, précisément à
Tifariti, où de soi-disant cérémonies de pose de premières pierres
aurait été organisées", le Maroc pousse à l'escalade en se déclarant
prêt à toutes les éventualités. Pour rappel, déclarée "démilitarisée"
par l'ONU, la zone de Tifariti se trouve dans une "zone tampon" du
Sahara occidental, selon Rabat, et dans une "zone libérée" selon le
Front Polisario. Sur un ton provocateur, Rabat avertit qu'il "ne
saurait en aucune manière tolérer toute rupture du statu quo ou fait
accompli dans cette zone qui a été depuis la proclamation du cessez-
le-feu en 1991 exempte de présence ou d'infrastructures". En fait
cette réaction marocaine n'est qu'une réponse à la menace du Front
Polisario, lors de son récent congrès en décembre dernier dans cette
même ville de Tifariti, de reprendre les armes pour obtenir son droit
à l'autodétermination.
Il y a lieu de lier cette réaction à la déclaration du secrétaire
général de l'ONU jeudi sur les cas de décolonisation, devant le
comité spécial chargé d'étudier la situation de l'application de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples
coloniaux, en estimant que "le chapitre de la décolonisation n'est
pas encore achevé".
À l'ouverture des travaux de la session 2008 du comité spécial chargé
d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples
coloniaux, le secrétaire général de l'ONU, a insisté sur le fait que
seize territoires non autonomes, dont le Sahara occidental,
demeuraient inscrits à l'ordre du jour des Nations unies. "Jusqu'à ce
que leur statut soit réglé de manière satisfaisante, les idéaux de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance n'auront pas été
réalisés", a plaidé Ban Ki-moon. Se sentant dos au mur, le royaume
marocain tente une fois de plus de brouiller les cartes, toujours
dans l'espoir de gagner du temps.
------------->
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?
news=5099957&archive_date=2008-03-02
Sahara Occidental:
Le discours de guerre de Rabat
par M. Saâdoune
Le Maroc veut-il «réchauffer» le conflit avec les Sahraouis en
prenant prétexte de l'installation à Tifariti d'un nouveau Conseil
national sahraoui, d'un projet de construction d'un complexe sportif
financé par l'Afrique du Sud et d'un barrage pour l'alimentation en
eau potable financé par la mairie de Séville? Le ministère marocain
des Affaires étrangères a publié, hier, un communiqué au ton très
martial affirmant qu'il ne saurait tolérer la construction
d'infrastructures dans ce qu'il appelle la « zone tampon » de
Tifariti.
Ce raidissement guerrier paraît surtout lié au fait que les
Sahraouis, après trois rounds de « négociations » à New York et à
l'approche du 4ème round, n'entendent pas transiger sur la question
du droit à l'autodétermination.
Alger, en dépit des pressions occidentales en faveur du plan
d'autonomie marocain, n'a pas changé également de position.
Récemment, l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies
pour le Sahara Occidental, Peter Van Walsum, constatait que les
positions étaient «encore très éloignées» et qu'il ne disposait pas
de solution alternative pour sortir de l'impasse. Les discussions de
New York, voulues par certains pays occidentaux comme un moyen de
faire passer le plan marocain, n'ont pas atteint ce but. Le
Polisario, qui a le droit pour lui, n'a pas cédé à la pression.
C'est dans ce contexte qu'il faut lire ce communiqué guerrier où le
gouvernement marocain annonce qu'il ne « saurait en aucune manière
tolérer toute rupture du statu quo ou fait accompli dans cette zone
qui a été depuis la proclamation du cessez-le-feu en 1991 exempte de
présence ou d'infrastructures». Cette affirmation est assortie d'une
menace d'agir par «tous les moyens» pour préserver ce qu'il appelle
son « intégrité territoriale» et sa «sécurité nationale».
Le Maroc est-il sur le sentier de la guerre? Il est en tout cas dans
un discours de la guerre à usage diplomatique. Les infrastructures à
construire à Tifariti, qui n'ont rien de militaire, il faut le
préciser, servent en effet de prétexte pour essayer de relancer une
bataille diplomatique à l'issue incertaine en dépit du soutien des
Américains et des Français. Le message que le Maroc ne cesse de
marteler - «l'autonomie, rien que l'autonomie» -, est en train de
muer vers «l'autonomie ou la guerre».
Un choix risqué
Ce message ne s'adresse pas au Polisario qui est prêt à relever le
défi et qui a déjà fait valoir que le retour à la lutte armée reste
une de ses options si les efforts destinés à mettre en application
les résolutions de l'ONU sur l'autodétermination n'étaient pas
couronnés de succès. Ce discours guerrier est plutôt dirigé vers
l'ONU qui, de facto, a transformé la Minurso en instrument de
préservation du cessez-le-feu. Le but étant de créer une situation
dramatique pour donner des arguments aux puissances occidentales afin
de redoubler les pressions au sein du Conseil de sécurité et de faire
avaliser le plan d'autonomie. Les amis occidentaux du Maroc, ceux-là
même qui viennent de créer le précédent du Kosovo, n'ont aucun
argument à opposer aux Sahraouis et aux Etats qui défendent
l'autodétermination. Et apparemment, le Maroc cherche à leur en
fournir un, celui d'une reprise du conflit... à un niveau large
puisqu'il met en cause les parties «qui procèdent, accompagnent ou
encouragent les actes gravissimes ainsi annoncés». Le Maroc va-t-il
se contenter de cette manoeuvre diplomatique et médiatique pour
essayer de forcer le chemin à son plan d'autonomie ?
Les chances de succès de la manoeuvre étant quasiment nulles, serait-
il enclin à aller au-delà de la gesticulation diplomatique? C'est un
choix risqué. Le cessez-le-feu en vigueur a surtout servi à ligoter
le Polisario et il a profité au Maroc qui, avec l'appui de certaines
puissances occidentales, a évité l'application des résolutions de
l'ONU sur l'autodétermination. S'il prend l'initiative de rompre le
cessez-le-feu, l'ONU sera mis hors du coup après avoir gelé le
conflit à son profit depuis le début des années 90. Tout dépend en
réalité de la nature des «conseils» de ses amis occidentaux. Ils ne
sont pas toujours de bons conseils.
---------------->
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-03-02/50405.html
POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT SAHRAOUI:
«Les Marocains veulent aller vers le pourrissement»
02 Mars 2008 - Page : 4
Si l'option de la guerre sera imposée aux Sahraouis, ces derniers ne
lésineront sur aucun moyen pour défendre leur territoire et faire
valoir leurs droits.
Le président de la République sahraouie (Rasd) a dénoncé, hier, lors
d'une conférence de presse, la montée de l'esprit belliqueux chez les
Marocains. Ces derniers s'adonnaient, depuis quelque temps, à un
véritable jeu de haute voltige avec les marchands d'armes, en
l'occurrence la France et les USA.
«Nous exprimons nos vives préoccupations quant aux recours répétitifs
du Maroc à l'armement, au moment où la voie de la paix est
recommandée par les Nations unies», laissa entendre Mohamed
Abdelaziz, hier, clôturant une semaine de festivités consacrée au 32e
anniversaire de la proclamation de la Rasd.
Mais Mohamed Abdelaziz, sur un ton ferme, n'a pas hésité à répondre
du tac au tac pour dire que «si l'option de la guerre sera imposée
aux Sahraouis, ces derniers ne lésineront sur aucun moyen pour
défendre leur territoire et faire valoir leurs droits».
Mohamed Abdelaziz a fait remarquer que depuis l'arrivée du roi
Mohammed VI, le Maroc n'a cessé de privilégier la voie militaire,
tournant carrément le dos à la légalité internationale et les
résolutions des Nations unies sur le Sahara occidental.
«Il y a bel et bien une réelle volonté d'aller, de nouveau, vers une
nouvelle escalade contre le peuple sahraoui.»
Le président sahraoui, sans détours ni faux-fuyants, s'est dit
convaincu que toutes les actions d'armement et de réarmement
entreprises par le Royaume chérifien tendent à être utilisées contre
le peuple sahraoui. Depuis les contrats des F-16 conclus avec les
USA, le Maroc ne s'est pas arrêté à ce stade.
Des sources militaires du Royaume chérifien ont révélé, récemment
l'intention du Maroc d'acquérir un matériel de surveillance
infrarouge hautement sophistiqué, acheté auprès d'une société
américaine spécialisée dans l'équipement militaire. Ce genre
d'équipements est utilisé surtout dans les opérations d'espionnage.
Les mêmes sources ont fait savoir que le Maroc a également signé
d'autres contrats militaires avec les partenaires américains, dont le
montant s'élèverait à quelque 250 millions de dollars.Il s'agit
surtout de l'achat des avions de guerre de type F-1 et F-5, dotés de
matériel de surveillance infrarouge.
Interrogé précisément sur cette montée de l'esprit belliqueux chez
les Marocains, le président sahraoui a expliqué que le Maroc a choisi
de s'enliser encore dans sa politique expansionniste au Sahara
occidental pour imposer le fait accompli par la guerre.
Nous apprenons également que le Royaume chérifien a signé d'autres
convention militaires avec la France pour l'achat des missiles de
type Mirage. Un deuxième contrat avec la société française Sagem tend
à équiper l'armée royale avec d'autres appareils de guerre.
Face à cette frénésie d'armement chez les Marocains, le président
sahraoui a conclu que la responsabilité d'un éventuel dérapage
incombera au Maroc et à ses parrains traditionnels ainsi qu'à l'ONU
qui, pourtant, est sur les lieux pour veiller au maintien de la paix.
Le marché d'armement conclu avec les Américains est évalué à 2,4
milliards de dollars et les 24 avions de combat qui seront livrés au
Maroc devront placer le pays de Sa Majesté à la 25e place des Etats
possesseurs des F-16. Il y a bel et bien, bruit de bottes et le
spectre de la guerre risque de prendre corps.
Mohamed Abdelaziz, lors d'une conférence de presse tenue à Rabouni,
le Quartier général du Front Polisario, a interpellé l'ONU pour
assumer ses pleines responsabilités dans le dossier sahraoui et faire
respecter les résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara
occidental.
Sur sa lancée, le président sahraoui a appelé les Marocains à réviser
leurs positions aux fins de surmonter l'impasse dans laquelle se sont
embourbées les négociations de Manhasset. Mohamed Abdelaziz a réitéré
la position inchangeable de son pays, à savoir l'urgence d'organiser
un référendum d'autodétermination dans lequel le peuple sahraoui
devra choisir sa destinée.
«Le choix et le dernier mot reviennent au peuple sahraoui. Ce dernier
aura, le jour du référendum, toutes les solutions possibles, mais son
choix devra être respecté en fin de compte», a expliqué encore le
secrétaire général du Front Polisario.
82 pays reconnaissent actuellement la République sahraouie, selon
Mohamed Abdelaziz, qui a appelé les pays ayant reconnu le Kosovo à
faire de même pour la République sahraouie.
De notre envoyé spécial Ali TITOUCHE
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http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=88559
Contrats militaires signés entre le Maroc et les Etats-Unis
Mohamed Abdelaziz : « C'est une escalade qui entrave les
négociations »
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD),
Mohamed Abdelaziz, a qualifié hier d'« escalade » les contrats
d'achat d'armes signés entre le Maroc et les Etats-Unis.
Rabouni. De notre envoyé spécial
Interrogé hier sur les nouveaux marchés d'armement destinés à équiper
l'armée royale, le président sahraoui a exprimé de vives inquiétudes
quant à la montée de l'esprit militaire chez les Marocains. « Nous ne
souhaitons pas que l'option de guerre soit imposée de nouveau aux
Sahraouis et nous souhaitons que le feuilleton de Manhasset se
termine avec un happy end. Mais si cette option de guerre devient
inévitable, c'est aux Sahraouis de défendre par tous les moyens leur
territoire », a-t-il lancé.
Pour rappel, le Maroc s'est engagé dans une piste carrément militaire
qui, d'après Mohamed Abdelaziz, ne fait que démontrer une fois de
plus la politique expansionniste du Maroc. Le royaume chérifien avait
signé, rappelons-le, des contrats militaires avec les Etats-Unis
d'Amérique pour l'achat de 24 avions de guerre de type F16, équipés
de matériel de surveillance infrarouge utilisé souvent dans les
opérations d'espionnage. « Nous exprimons nos vives inquiétudes quant
à cette escalade au moment où la voie de la paix est recommandée par
les Nations unies qui sont présentes d'ailleurs au Sahara occidental
pour veiller à l'application des accords de paix », s'est-il
inquiété. Mohamed Abdelaziz a fait remarquer que l'esprit de guerre a
repris du poil de la bête, notamment après l'arrivée de Mohammed VI
qui n'avait pas hésité à signer d'autres contrats similaires avec la
France et l'Espagne.
Le président de la RASD a estimé par ailleurs que le report du
quatrième round des négociations « est un obstacle et une perte de
volonté » pour avancer dans le processus de décolonisation du Sahara
occidental. « Je ne détiens pas d'informations précises relatives à
ce sujet, mais le Front Polisario s'interroge », dit-il, considérant
que « cela constitue une entrave au processus de négociations ».
Il reste que pour Mohamed Abdelaziz, « la partie sahraouie est
optimiste et animée d'une volonté réelle à ce que ces négociations
aboutissent à un accord sur la base de la résolution 1754 ». Une
résolution qui, rappelle-t-il, appelle à des négociations directes
devant aboutir à une solution mutuellement acceptable qui garantit le
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. A ce propos, Mohamed
Abdelaziz n'a pas omis d'inviter une nouvelle fois le gouvernement
marocain à cesser d'imposer le fait accompli colonial et d'imposer
des conditions aux Nations unies selon lesquelles, a-t-il dit, « on
avance seulement s'il y a une souveraineté sur le Sahara
occidental ». Ce qui, pour lui, « est inacceptable ». Le SG du Front
Polisario a tenu à rappeler que « le Sahara occidental est une
question de décolonisation et que c'est dans ce cadre seulement que
la solution doit être trouvée et que c'est dans ce cadre que nous
allons à Manhasset ». M. Abdelaziz a lancé un appel « fort et
urgent » au Maroc « pour mettre la main dans la main pour construire
la paix entre les deux peuples et ensemble avec les autres pays du
Maghreb pour construire un avenir dans le respect des échanges, la
paix et l'attachement à la légalité internationale ». Il a également
invité le Maroc à mettre fin aux agressions contre le peuple sahraoui
dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Le président de la RASD dit, en outre, constater « la politique de
deux poids, deux mesures dans le règlement du conflit du Sahara
occidental ». Pourtant, selon lui, « la question sahraouie est
claire ». C'est ainsi qu'il appelle les pays ayant reconnu
l'indépendance du Kosovo de le faire pour la RASD.
Rabah Beldjenna
--------------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/020308/Rubriques/evenement.htm#
3
Le Polisario inquiet de la course marocaine à l'armement
Le président sahraoui Mohamed Abdelaziz a appelé le Maroc, lors d'une
rencontre avec la presse algérienne, à «mettre fin à son agression
contre le peuple sahraoui et à la violation de la légalité
internationale, notamment les résolutions des Nations unies».
De notre envoyé spécial
Boudjemaâ Medjkoun
«Je lance un appel urgent au royaume marocain pour cesser sa
politique répressive dans les territoires occupés et à prendre la
main tendue par le Polisario pour la construction d'un avenir de paix
et de respect mutuels entre les deux peuples marocain et sahraoui».
le prochain round des négociations de Manhasset peut être; selon le
président sahraoui; une occasion pour «construire cette paix dans la
région». Une paix qui contribuera «à mettre les bases d'un avenir
commun entre les peuples de la région». à propos de ces négociation.
M. Abdelaziz a indiqué que le Polisario s'en tiendra à la résolution
17-54 des nations unies qui stipule que les négociations doivent
aboutir «à une solution politique» et a espéré «trouver la même
volonté chez la partie marocaine». Réitérant la disponibilité du
Polisario à étudier l'ensemble des questions, il indiqua; toutefois;
que la décision finale reviendra au peuple sahraoui et «personne ni
aucune force ne pourra se mettre au-dessus de cette décision».
Qualifiant le report des négociations d'«injustifié», il dénonça
l'attitude marocaine et son entêtement à apporter des amendements et
des changements à toutes les propositions émises par l'envoyé
personnel du secrétaire général de l'ONU. Une attitude qui
doit «cacher des objectifs inavoués tendant à bloquer le processus de
négociations et, partant; tout le processus de décolonisation du
Sahara» a-t-il estimé. La course à l'armement engagée par le
Maroc «inquiète» le front Polisario qui y voit «une volonté délibérée
de remise en cause du processus de paix, au moment où la région a
besoin de stabilité et de paix ; le Maroc est plus que jamais
menaçant par son attitude de surenchère militaire» a affirmé le
président sahraoui. Dans le même ordre d'idées; il a espéré que le
choix de la reprise de la lutte armée ne soit pas une nouvelle
fois «imposé» au front Polisario et que le processus de négociation
saboutira à «un règlement politique de la question». Par ailleurs; et
à une question sur la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par
certaines puissances mondiales; le président Abdelaziz a estimé que
ces pays adoptent «une politique de deux poids, deux mesures». Ce qui
est une chose «regrettable», a-t-il souligné, en appelant ces pays;
notamment la France, «à revoir sa politique de soutien au Maroc qui
n'a aucun fondement logique et à reconnaître la république sahraouie
afin d'être cohérents et conséquents avec eux-mêmes et avec la
légalité internationale». Et à ce titre; il a salué la reconnaissance
de la RASD par l'Afrique du sud et son engagement à contribuer à sa
reconstruction; qu'il qualifia «de position courageuse qui encourage
la paix». une reconnaissance qui porte; par ailleurs; à 82 le nombre
de pays ayant officiellement reconnu la république sahraouie.
L'Espagne aussi «a une responsabilité dans ce qui se passe dans la
région et doit assumer ses responsabilités et contribuer à la
liquidation du colonialisme qu'elle a laissé» a-t-il ajouté. Sur un
autre plan; le président sahraoui a estimé que «la construction du
grand Maghreb nécessite l'établissement en premier lieu d'un climat
de confiance». Un facteur inexistant dans la région du fait de «la
politique expansionniste du Maroc depuis les années 60». Ce dernier;
avant de s'en prendre au Sahara occidental, a déja voulu par le
passé «annexer une partie du territoire algérien et n'a reconnu la
Mauritanie qu'en 1968» a-t-il rappelé.
B. M.
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http://www.jeune-independant.net/pages/Actualite2.htm
Le président de la RASD a déclaré sentir une provocation imminente du
Makhzen contre les territoires libérés du Sahara occidental
Par notre envoyé spécial au Sahara occidental Yassine Mohellebi
Le président de la République arabe sahraouie démocratique, M.
Mohamed Abdelaziz, a déclaré, en réponse à une question sur
l'armement du Maroc, sentir une provocation imminente du Makhzen
contre les territoires libérés du Sahara occidental.
«Nous exprimons nos profondes inquiétudes par rapport à ce sujet
(armement, ndlr). Car, au moment où nous adoptons la voie de la paix
par l'intermédiaire de l'ONU qui mène des négociations en vue de
parvenir à l'autodétermination du peuple sahraoui et au moment où le
peuple marocain aspire au développement socioéconomique de son pays
malmené par l'endettement dû aux dépenses militaires dans son
opération de colonisation, nous remarquons que le régime marocain
consent des efforts anormaux dans l'acquisition d'armes de guerre de
différents types livrées par nombre de pays, à l'image de l'Espagne
et de la France», a indiqué en substance M. Abdelaziz.
L'imminence d'une provocation militaire marocaine est expliquée par
l'orateur, qui animait une conférence de presse au siège de la
présidence sahraoui, par «l'orientation» prise par ce pays concernant
le dossier sahraoui «à travers le reniement de tous ses engagements
et le langage provocateur et incendiaire de ses dirigeants, en sus
des manœuvres militaires et la concentration de ses troupes dans
différentes régions». C'est dans cette optique que le président
sahraoui et secrétaire général du Front Polisario a interprété ces
mouvements comme «une attaque contre la légalité internationale et
des résolutions onusiennes».
Toutefois, M. Abdelaziz dit souhaiter une solution politique au
confit.
«Nous ne sommes pas des amateurs de guerre malgré qu'elle nous ait
été imposée par le Maroc et malgré la légitimité de notre combat en
se référant aux résolutions de l'ONU sur notre droit à
l'autodétermination», dit-il. Il a appelé dans ce contexte les
dirigeants marocains à la retenue et à saisir l'opportunité des
négociations engagées sous l'égide de l'ONU pour le règlement
pacifique du conflit qui passe par l'autodétermination du peuple
sahraoui : «Nous lançons un appel solennel au gouvernement marocain
afin qu'il mette fin à son agression contre son voisin sahraoui,
arrête ses violations des droits humains dans les territoires occupés
et de la légalité internationale et œuvre à la paix et à la
prospérité des deux peuples et ceux du Maghreb, pour un avenir
meilleur en saisissant notamment l'opportunité des présentes
négociations.»
Le président sahraoui a rappelé que les négociateurs du Front
Polisario iront au
4e round prévu les 17 et 18 mars prochain, à Manhasset, pour
appliquer la résolution 1754 «dans son esprit et dans sa lettre»,
réaffirmant que ni le Front Polisario ni le Maroc ne peuvent exercer
leur tutelle sur le peuple sahraoui qui doit s'exprimer librement sur
son sort. «Nous sommes attachés plus que jamais à ce que le dernier
mot revienne au peuple sahraoui», a-t-il insisté.
Il a regretté le fait que des puissances adoptent la politique
du «deux poids, deux mesures» en s'attribuant le droit de reconnaître
l'indépendance du Kosovo et en hésitant de le faire pour le Sahara
occidental, pourtant reconnu par 82 Etats et membre permanent de
l'Union africaine (UA). Il a appelé tous les pays qui ont reconnu le
Kosovo à reconnaître la République sahraouie.
A la question du JI concernant les raisons du ralliement de la France
sur la position marocaine, M. Abdelaziz tout en reconnaissant la
complexité du problème s'est montré étonné par ce soutien contraire à
la légalité internationale. «La France soutient la politique
expansionniste marocaine. Pis, elle soutient la politique
d'extermination du peuple sahraoui. Le plus regrettable, c'est
qu'elle demeure sur la même ligne de conduite en empêchant les
efforts de l'ONU de se concrétiser», note-t-il. Il a appelé au
passage le France de Sarkozy à «réviser cette politique en
contribuant au sein des Nations unies au règlement du problème et à
encourager le rapprochement au lieu de l'affrontement entre des pays
maghrébins».
Il a souhaité aussi que le prochain gouvernement espagnol sera au
diapason de la légalité internationale «conformément aux aspirations
de son peuple». Par ailleurs, le président de la RASD s'est félicité
de l'impact médiatique et de l'écho qu'ont eus les festivités du 32e
anniversaire de la proclamation de la République sahraouie et a rendu
un vibrant hommage «au nom du peuple sahraoui à son voisin et frère
algérien pour ses positions fidèles et constantes sur la question
sahraouie».
Y. M.
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http://afp.google.com/article/ALeqM5hm9sg1Fuo5qVyxBi_EaPf43E9SlQ
Sahara: le Maroc prêt à "défendre" sa "sécurité" "par tous les moyens"
RABAT (AFP) — Le Maroc a prévenu le Front Polisario contre la
construction d'infrastructures dans la zone démilitarisée de Tifariti
au Sahara occidental, se déclarant prêt à défendre sa sécurité
nationale "par tous les moyens", dans un communiqué du ministère des
Affaires étrangères publié samedi.
Déclarée "démilitarisée" par l'ONU, la zone de Tifariti se trouve
dans une "zone tampon" du Sahara occidental selon Rabat, et dans
une "zone libérée" selon le Front Polisario, mouvement de lutte pour
l'indépendance du Sahara occidental.
"Le Maroc ne saurait en aucune manière tolérer toute rupture du statu
quo ou fait accompli dans cette zone qui a été depuis la proclamation
du cessez-le-feu en 1991 exempte de présence ou d'infrastructures", a
indiqué le ministère marocain.
Rabat "réaffirme sa nette détermination à préserver, par tous les
moyens, son intégrité territoriale sur l'ensemble de son Sahara et à
sauvegarder, de manière légitime, sa sécurité nationale".
Les indépendantistes sahraouis ont élu le 27 février un nouveau
Conseil national sahraoui (CNS, Parlement) qui doit être installé
officiellement à Tifariti, ont rapporté samedi des journaux
algériens. Ce Conseil relève de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD, autoproclamée en 1976).
Selon ces journaux, Mohamed Abdelaziz, chef du Front Polisario, a
posé le même jour à Tifariti la première pierre d'un complexe
sportif, qui doit être financé par l'Afrique du sud, comprenant un
stade de football et des aires de jeux, et lancé la construction du
siège de la mairie.
Rabat a "interpellé l'ensemble des parties qui procèdent,
accompagnent ou encouragent les actes gravissimes ainsi annoncés",
souligne le ministère marocain dans une allusion à l'Algérie, qui
soutient le Front Polisario.
Le Maroc relève que ces "actions projetées" sont accompagnées de
menaces de reprise des hostilités, dans le contexte des négociations
entre le royaume et le Polisario sur le sort du Sahara occidental à
l'ONU. La quatrième série de négociations est prévue du 16 au 18 mars
à Manhasset, près de New York.
La zone de Tifariti se situe entre le mur de défense érigé par le
Maroc dans les années 1980 pour repousser les attaques armées du
Polisario et la frontière du territoire avec l'Algérie.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole a été annexé en 1975
par Rabat qui propose une large autonomie du Territoire sous sa
souveraineté. Le Front Polisario rejette l'offre marocaine et réclame
l'indépendance du territoire via un référendum d'autodétermination.
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http://www.romandie.com/ats/news/080301194817.dpyszgxy.asp
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34529204@7-60,0.html
Sahara: le chef du Polisario dénonce le "surarmement" du Maroc
ALGER - Le chef du mouvement indépendantiste sahraoui du Polisario
Mohamed Abdelaziz a dénoncé la politique marocaine de surarmement et
dénoncé une "escalade" militaire de la part de Rabat, samedi lors
d'une conférence presse rapportée par l'agence algérienne APS.
M. Abdelaziz, qui s'exprimait à l'occasion de la célébration du 32e
anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD,
autoproclamée en 1976), a toutefois souligné que les Sahraouis "ne
souhaitent pas reprendre les armes" contre le Maroc.
Le Maroc et Polisario sont liés depuis 1991 par un accord de cessez-
le-feu.
Un quatrième round de négociations est prévue le 16 mars à Manhasset,
aux Etats-Unis, entre le Polisario et le Maroc, sous l'égide des
Nations Unies, pour tenter de trouver une solution politique au
conflit du Sahara Occidental, vieux de 32 ans.
"Nous espérons que les négociations entre les deux parties aboutiront
à une solution heureuse qui évite la reprise de la guerre", a-t-il
dit, ajoutant que les Sahraouis "tendent la main au Maroc pour bâtir
la paix et des relations d'amitié au service des peuples des deux
pays et de la région".
"La politique actuelle du Maroc d'armement en tout genre (aviation,
blindés, missiles) et de redéploiement des troupes dans les
territoires sahraouis occupés cache une volonté de nuire de la part
du Maroc", a-t-il déclaré.
"Cette course aux armements est une préoccupation profonde pour le
peuple sahraoui, au moment où le conflit maroco-sahraoui est entre
les mains des Nations Unies", a dit encore M. Abdelaziz en qualifiant
cette politique de "revirement du Maroc".
Il a souligné que Rabat "a opté pour l'escalade, manifestant une
volonté d'agression contre la RASD, les Nations unies, la légalité
internationale et la stabilité de la région".
Le Polisario avait dénoncé il y a un an la vente par l'Espagne au
Maroc de quelque 1.200 véhicules blindés de "haute mobilité
tactique", type VAMTAC, ainsi que de 800 camions militaires. Il a
dénoncé également le récent achat par Rabat de F-16 américains.
M. Abdelaziz a appelé le Maroc à "mettre fin à son agression et à
faire la paix avec le peuple sahraoui qui est déterminé à poursuivre
sa lutte pour faire valoir ses droits et quel qu'en soit le prix à
payer".
Il a par ailleurs dénoncé la "politique répressive du Maroc contre
les Sahraouis", affirmant qu'elle est à l'origine de la "disparition"
de quelque 500 Sahraouis alors que "personne ne connaît à l'heure
actuelle le sort réservé (par Rabat) à 150 prisonniers politiques".
Il a demandé aux Nations Unies d'"intervenir pour protéger les
populations sahraouies soumises à une répression sauvage à huis clos"
dans les territoires sous contrôle marocain au Sahara Occidental.
(AFP / 01 mars 2008 20h48)
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http://www.toutsurlalgerie.com/maroc-sahara-occidental-menace-de-
represailles-2811.html
Sahara occidental : le Maroc menace le Front Polisario
Par rafik tayeb le 01/03/2008 à 14:24
A quinze jours de la reprise sur l'avenir du Sahara occidental, le
ton monte entre le Maroc et le Front Polisario. L'annonce de
l'élection par les Sahraouis de leur nouveau Parlement qui doit être
installé officiellement dans la ville libérée de Tifariti au Sahara
Occidental, et d'un projet d'un petit barrage destiné à
l'alimentation en eau potable des populations locales financé par la
mairie de Séville (Espagne), a fait réagir vivement Rabat. Samedi,
dans un communiqué, le ministère marocain des affaires étrangères a
mis en garde contre la construction de « d'infrastructures dans la
zone démilitarisée de Tifariti» au Sahara occidental. Le Maroc s'est
déclaré prêt à défendre sa sécurité par «tous les moyens».
Comprendre : les Marocains seraient prêts à des représailles
militaires contre les Sahraouis.
«Le Maroc ne saurait en aucune manière tolérer toute rupture du statu-
quo ou fait accompli dans cette zone qui a été depuis la proclamation
du cessez-le-feu en 1991 exempte de présence ou d'infrastructures", a
indiqué le ministère marocain. Rabat "réaffirme sa nette
détermination à préserver, par tous les moyens, son intégrité
territoriale sur l'ensemble de son Sahara et à sauvegarder, de
manière légitime, sa sécurité nationale».
Cette réaction marocaine semble en réalité liée à l'annonce de
l'élection, le 27 février, du nouveau Parlement, appelé Conseil
national sahraoui (CNS). Les élections sahraouies se sont tenues à
l'occasion du 32e anniversaire de la République arabe sahraoui
démocratique (RASD). Les cérémonies marquant cet anniversaire se sont
déroulées dans la région de Tindouf. L'ambassadeur d'Afrique du sud
auprès de la RASD, Maketuka Mzuvukile, a présenté, à cette occasion,
ses lettres de créance au chef du Polisario Mohamed Abdelaziz.
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ASM
(2-III-2008)
Appel au peuple marocain pour une participation massive a la marche
de "récupération" de Tifarity le 16 mars 2008
Dans le cadre des préparatifs de la marche 'populaire et pacifique'
qui aura lieu le 16 mars courant vers la commune rurale Tifarity (au-
delà du mur de sécurité), l'Association le Sahara 'Marocain' demande
à toutes les composantes de la société civile marocaine
(associations, partis politiques, syndicats…) de participer en force
à cette marche qui marquera l'histoire de notre pays et de
son 'intégrité territoriale'.
Le rassemblement populaire sera à Smara le 14 et 15 mars dans le
campement qui sera monté par l'ASM pour la circonstance.
(…)
Les inscrits jusqu'à aujourd'hui dépassent les 9,000 personnes,
relevons ce défi et libérons de manière 'pacifique et
populaire' 'nos' terres 'spoliées' <par l'Algérie> à travers
les 'séparatistes' 'dudit' Polisario.
Tous ensemble, nous peuple marocain, allons relever ce défi qui
marquera l'histoire de notre pays et complétera la récupération
de 'notre' sahara.
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2. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-DÉCOLONISATION
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=941
Le processus de décolonisation n'est pas encore achevé (Ban Ki-moon)
Washington 01/03/2008 (SPS) le Secrétaire général des Nations Unies,
M. Ban Ki-moon, a estimé jeudi à New York, devant le Comite spécial
chargé d'étudier la situation de l'application de la Déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, que "le
chapitre de la décolonisation n'est pas encore achevé".
A l'ouverture des travaux de la session 2008 du Comite spécial chargé
d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples
coloniaux, le Secrétaire général de l'ONU, a insisté sur le fait que
seize territoires non autonomes, dont le Sahara Occidental,
demeuraient inscrits à l'ordre du jour des Nations Unies.
"Jusqu'à ce que leur statut soit réglé de manière satisfaisante, les
idéaux de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance n'auront pas
été réalisés", a plaidé Ban Ki-moon, faisant remarquer que si le rôle
de facilitateur de l'ONU dans le processus de décolonisation était un
des moments de grande fierté de l'histoire de l'Organisation, "ce
chapitre n'est pas encore achevé".
Il est à rappeler que le Front Polisario et le Royaume du Maroc
mènent depuis juin dernier des négociations directes pour une
solution politique juste et mutuellement acceptable au conflit du
Sahara Occidental.
Ces négociations se tiennent sous les auspices des Nations Unies. La
quatrième série de ces discussions est prévue du 16 au 18 mars
prochain à Manhasset, près de New York, sous la médiation de Peter
Van Walsum, le Représentant personnel du Secrétaire général pour le
Sahara occidental qui vient de boucler une tournée de visites et de
consultations dans la région (6 au 14 février).
Ban Ki-moon a par ailleurs demandé au Comité spécial, connu aussi
sous le nom du "Comité des Vingt-quatre", créé en 1961 par
l'Assemblée générale, de poursuivre ses efforts pour faire progresser
le processus de décolonisation, en gardant à l'esprit les intérêts
des territoires non autonomes.
Pour sa part, M. Marty Natalegawa, président du Comité spécial des
Vingt-quatre, a estimé que la décolonisation demeurait une tâche
inachevée des Nations Unies, tâche à laquelle il revient
d'accorder "une haute priorité, particulièrement à la lumière des
progrès limités effectués ces dernières années".
"A trois ans de la fin de la Deuxième Décennie pour l'éradication du
colonialisme, il était essentiel que le Comité spécial s'acquitte de
ses responsabilités envers les territoires encore non autonomes", a-t-
il affirmé, alors que de nombreux intervenants à la séance ont appelé
à la nécessité d'accélérer les processus d'indépendance de ces
territoires. (SPS)
010/090/700 010923 FEV 08 SPS
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http://www.jeune-independant.net/pages/Actualite3.htm
Ban Ki-moon confond le Maroc
Le processus de décolonisation «n'est pas encore achevé»
Par Kamel Aït Bessaï
Le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, a estimé
jeudi dernier à New York, devant le Comite spécial chargé d'étudier
la situation de l'application de la déclaration sur l'octroi de
l'indépendance aux pays et peuples colonisés, que «le chapitre de la
décolonisation n'est pas encore achevé».
Intervenant à l'ouverture des travaux de la session 2008 du Comité
spécial chargé de l'application de la déclaration sur l'octroi de
l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés, le secrétaire
général de l'ONU a insisté sur le fait que seize territoires non
autonomes, dont le Sahara occidental, demeurent inscrits à l'ordre du
jour des Nations unies.
«Jusqu'à ce que leur statut soit réglé de manière satisfaisante, les
idéaux de la déclaration sur l'octroi de l'indépendance n'auront pas
été réalisés», a plaidé Ban Ki-moon, faisant remarquer que si le rôle
de facilitateur de l'ONU dans le processus de décolonisation était un
des moments de grande fierté de l'histoire de l'organisation, «ce
chapitre n'est pas encore achevé».
Est-ce à dire que le secrétaire général de l'ONU n'est pas resté
insensible aux nombreux appels émanant des différents instances
sahraouies réclamant un rôle plus soutenu de l'instance onusienne à
l'égard de ce qui est communément appelé le dernier territoire dont
le processus de décolonisation reste inachevé en Afrique ?
Cette déclaration, assimilée à un aveu, intervient alors que le Front
Polisario et le Maroc mènent, depuis juin dernier, des négociations
directes pour une solution politique juste et mutuellement acceptable
au conflit du Sahara occidental.
Ces négociations se tiennent sous les auspices des Nations unies.
La quatrième série de ces discussions est prévue d'ailleurs du 16 au
18 mars prochain à Manhasset, près de New York. Le médiateur, Peter
Van Walsum, représentant personnel du secrétaire général pour le
Sahara occidental, vient d'achever une serie de visites et de
consultations dans la région (6 au 14 février).
Après avoir établi ce constat, Ban Ki-moon a appelé le Comité
spécial, connu aussi sous le nom du «Comité des vingt-quatre», créé
en 1961 par l'Assemblée générale, à poursuivre ses efforts pour faire
progresser le processus de décolonisation, en gardant à l'esprit les
intérêts des territoires non autonomes.
M. Marty Natalegawa, président du Comité spécial des vingt-quatre, a
estimé, pour sa part, que la décolonisation demeurait une tâche
inachevée des Nations unies.
Cette tâche requiert «une haute priorité, particulièrement à la
lumière des progrès limités effectués ces dernières années».
Une manière comme une autre de reconnaître que le dossier sahraoui a
souffert de blocages émanant de la puissance coloniale, le Maroc en
l'occurrence.
A la lumière de ces derniers développements, il serait possible de
voir les Nations unies peser de tout leur poids dans le prochain
round de négociations directes entre le Front Polisario et le royaume
du Maroc.
Ceci est d'autant plus vraisemblable que la crédibilité de
l'organisation onusienne a été sérieusement entamée sur cette
question.
K. A. B.
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http://www.latribune-online.com/0103/p03.htm
À l'occasion de la célébration du 32ème anniversaire de la
proclamation de la RASD
Le président Mohamed Abdelaziz demande à l'ONU de faire respecter la
légalité internationale
Samedi 1er Mars 2008
De notre envoyé spécial à Tifariti
Chafaa Bouaïche
Le Parlement de la RASD a tenu dans la soirée de mercredi dernier à
Tifariti sa première session en présence du président Mohamed
Abdelaziz, venu célébrer le 32ème anniversaire de la proclamation de
la RASD. Après avoir reçu le nouvel ambassadeur d'Afrique du Sud qui
a remis sa lettre d'accréditation du président M'beki,le président
sahraoui a présidé l'ouverture de la session du Parlement.
Dans son discours d'ouverture, M. Abdelaziz a mis l'accent sur le
4ème round de négociations entre le Front Polisario et le royaume
marocain qui se tiendra le 16 mars prochain à Manhasset, aux Etats-
Unis. A cet effet, l'orateur a rappelé que les négociations ne sont
pas une fin en soi, mais un moyen permettant au peuple sahraoui
d'exercer son droit à l'autodétermination et à son indépendance par
l'organisation d'un référendum libre, juste et transparent. «Tout
cela en application de la légalité internationale qui réaffirme ce
droit», a souligné M. Abdelaziz. «Nous réitérons l'attachement du
peuple sahraoui à son indépendance et nous exprimons notre
disposition à défendre corps et âme ce droit», a déclaré l'orateur.
Concernant, la situation des Sahraouis dans les territoires occupés,
le président sahraoui a dénoncé avec véhémence les violations des
droits de l'Homme par le régime marocain. «Nous exprimons notre
préoccupation au sujet des conditions de vie de notre peuple dans les
territoires occupés. Notre pays a été transformé en une grande prison
par le régime colonial marocain», a déclaré M. Abdelaziz.
L'orateur a qualifié les territoires occupés de prison où s'exercent
toutes les formes de violation des droits humains : assassinats,
répression, enlèvements, emprisonnement et destruction de maisons.
Pour mettre fin à cette situation chaotique et aux violations des
droits de la personne humaine, le président sahraoui a lancé un appel
urgent aux Nations unies afin qu'elles interviennent de toute urgence
pour briser l'embargo imposé au peuple sahraoui dans les villes
occupées. «Il faut ouvrir le champ aux observateurs internationaux et
aux médias», a clamé M. Abdelaziz.
De son côté, le Premier ministre sahraoui Abdelkader Taleb Omar, a
déclaré en marge des travaux du Parlement que, lors du prochain round
de négociations, l'ONU devra consentir plus d'efforts, jouer son rôle
d'arbitre et être du côté de la légalité. «Si l'ONU joue son rôle, je
pense que nous pourrons être optimistes quant à l'issue des
négociations», a souligné le Premier ministre sahraoui. Concernant le
choix de Tifariti pour l'organisation des festivités commémoratives
de l'anniversaire de la proclamation de la RASD, M. Taleb Omar a
souligné que c'est une manière de démontrer au monde que Tifariti est
une zone libérée, contrairement à ce qu'affirme la propagande
marocaine. A la question de la possibilité du retour du Front
Polisario à la lutte armée, le Premier ministre a précisé qu'à la
suite de l'évaluation des résultats des négociations, la RASD prendra
les mesures qui s'imposeront.
En outre, les dirigeants sahraouis ont décidé de mettre en
application l'une des recommandations du 12ème congrès du Front
Polisario, tenu en décembre 2007, qui consiste en la reconstruction
des territoires libérés. «Nous allons redonner la vie aux territoires
libérés», a déclaré M. Abdelaziz.
A cet effet, le président a inauguré plusieurs projets, mercredi et
jeudi. Il a posé la première pierre du projet de construction d'un
complexe sportif en présence de l'ambassadeur d'Afrique du Sud au
Sahara occidental, Maqetuka Mzuvukile, dont le pays a financé le
projet, la construction de logements et d'un barrage. D'une capacité
de 3 000 m3, ce barrage est financé à hauteur de 50 000 euros par une
fondation espagnole.
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3. KOSOVO V. SAHARA OCCIDENTAL & PALESTINE: DEUX POIDS, DEUX MESURES
http://www.latribune-online.com/0203/p03.htm
En dénonçant la politique du deux poids, deux mesures
Le président sahraoui demande aux pays qui ont reconnu l'indépendance
du Kosovo de reconnaître la RASD
Dimanche 2 Mars 2008
De notre envoyé spécial au Sahara occidental
Chafa Bouaiche
Le président de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD)
a organisé, hier, une rencontre avec les journalistes au siège du
secrétariat général de la Présidence. M. Mohamed Abdelaziz s'est
montré très attaché à l'option pacifique dans le règlement de la
question du Sahara occidental. A cet effet, il a lancé plusieurs
appels au gouvernement marocain afin de trouver une solution
politique au conflit qui dure depuis 33 ans. «Nous lançons un appel
au Maroc pour mettre fin à l'agression contre le peuple sahraoui.
Nous devons mettre la main dans la main pour la construction de la
paix entre nos deux peuples», a déclaré M. Abdelaziz. Le Maroc et les
autres pays du Maghreb, a souligné l'orateur, doivent œuvrer à la
construction d'un avenir commun dans le respect, la paix et
l'attachement à la légalité internationale.
Par ailleurs, il a appelé le Maroc à mettre fin à ses campagnes de
répression dans les territoires occupés.
Concernant la reconnaissance par les pays puissants de l'indépendance
du Kosovo, M. Abdelaziz a indiqué qu'il a constaté la politique du
deux poids, deux mesures dans le règlement des questions
internationales. «Notre question est très claire : nous demandons
l'autodétermination de notre peuple. Des pays influents ont reconnu
très vite l'indépendance du Kosovo, mais ne reconnaissent pas la
RASD !» a regretté l'orateur qui a lancé un appel à tous les pays qui
ont reconnu le Kosovo de reconnaître également la RASD. «C'est la
seule façon pour ces pays de se mettre du côté de la légalité
internationale», a souligné M. Abdelaziz.
Au sujet du 4ème round des négociations qui se tiendra au cours de la
deuxième quinzaine de mars à Manhasset, le président sahraoui a
déclaré que la délégation de son pays saisira cette occasion pour
donner à ces négociations un sens et un contenu en précisant que son
pays va emprunter le chemin de la paix. Par ailleurs, le conférencier
a rappelé que la résolution 1754 de l'ONU stipule que les
négociations aboutiront à une solution politique de la question
sahraouie. «Nous respectons ce texte et nous irons à l'application de
la résolution de l'ONU, avec l'espoir que le gouvernement marocain
viendra avec la même volonté», a affirmé M. Abdelaziz. En outre,
l'orateur a rappelé qu'en avril 2007, son pays avait proposé une
solution au secrétaire général de l'ONU, au Maroc et à la communauté
internationale qui consiste à faire la lumière sur les relations
futures entre le Sahara occidental et le Maroc une fois
l'indépendance recouvrée. Sur ce point, M. Abdelaziz a déclaré que
son pays est très ouvert. A la question sur le référendum
d'autodétermination, M. Abdelaziz a indiqué que le dernier mot
revient au peuple et que personne n'a le droit de remettre en cause
son choix. «Nous allons présenter toutes les options au peuple
sahraoui, et c'est à lui de choisir entre l'indépendance et la large
autonomie proposée par le Maroc», a souligné l'orateur.
M. Abdelaziz a évoqué les entraves qui entourent les négociations et
les conditions préalables qu'impose à chaque fois le Maroc. «Nous
espérons que le Maroc viendra aux négociations sans conditions
préalables, car ce pays s'attache à la condition de la reconnaissance
de sa souveraineté sur le Sahara occidental et impose ainsi le fait
accompli qui est en contradiction totale avec la politique de l'ONU»,
a souligné M. Abdelaziz qui a invité le gouvernement marocain à se
débarrasser de son fanatisme.
Par ailleurs, l'option de la guerre est écartée par le président
sahraoui qui espère que le retour à la guerre "ne sera pas imposé" et
que les négociations aboutiront à une solution politique. L'orateur a
déclaré que l'achat des armes par le Maroc le préoccupe, car, a-t-il
déclaré, au moment où son pays privilégie le chemin de la paix, le
Maroc achète des armes de guerre des pays comme les Etats-Unis et
l'Espagne. «Le royaume est très endetté. Au lieu de réserver l'argent
à l'achat d'armes, le gouvernement marocain devrait plutôt œuvrer au
développement du pays. Depuis la mort de Hassan II, le Maroc a
consenti d'énormes efforts dans l'achat d'armes», a regretté M.
Abdelaziz.
Malgré le recul enregistré dans sa position politique, a ajouté le
conférencier, le Maroc ne cesse de développer une haine à l'égard du
peuple sahraoui, de l'ONU et de la légalité internationale.
Dans un autre registre, le président sahraoui a dénoncé le soutien de
la France au Maroc sur la question sahraouie. «Nous ne pouvons pas
expliquer la position de la France qui ne cesse d'apporter son
soutien et d'encourager le Maroc dans sa politique coloniale», a
déclaré l'orateur qui a rappelé que, dans les années 70, la France
avait soutenu l'invasion des territoires sahraouis pas la
Mauritanie. «Le Maroc trouve le soutien de la France au niveau du
Conseil de sécurité de l'ONU», a indiqué le président sahraoui qui a
lancé un appel au président Nicolas Sarkozy afin de réviser sa
politique et de soutenir la légalité internationale.
Enfin, M. Abdelaziz a exprimé son étonnement quant au report de la
date du 4ème round des négociations. «A chaque fois qu'il y a une
initiative pour le règlement du problème sahraoui, le Maroc ne ménage
aucun effort pour la saper», a conclu M. Abdelaziz.
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4. RASD-PARLEMENT-32 ANNIVERSAIRE DE LA RASD
http://www.romandie.com/infos/news2/080301124240.3bk92yqd.asp
Les Sahraouis élisent un nouveau Conseil national
ALGER - Les Sahraouis ont élu un nouveau Conseil National Sahraoui
(CNS, Parlement) qui doit être installé officiellement à Tifariti,
une localité du Sahara Occidental annexé par le Maroc, ont annoncé
des journaux algériens samedi.
Ces élections se sont tenues le 27 février à l'occasion du 32e
anniversaire de la République arabe sahraoui démocratique (RASD),
autoproclamé en 1976 par le mouvement indépendantiste du Polisario.
Le CNS compte 53 membres, dont 34% de femmes, selon la presse.
Les cérémonies marquant cet anniversaire se sont déroulées dans la
région de Tindouf, où se touvent plusieurs camps de réfugiés
sahraouis et à Tifariti, à la frontière entre le Maroc, l'Algérie et
la Mauritanie.
L'ambassadeur d'Afrique du sud auprès de la RASD, Maketuka Mzuvukile,
a présenté, à cette occasion, ses lettres de créance au chef du
Polisario Mohamed Abdelaziz.
M. Abdelaziz a par ailleurs posé à Tifariti la première pierre d'un
complexe sportif, qui doit être financé par l'Afrique du sud,
comprenant un stade de football et des aires de jeux, et lancé la
construction du siège de la mairie.
Il a aussi posé la première pierre d'un petit barrage destiné à
l'alimentation en eau potable des populations locales.
Cette retenue d'eau financé par la mairie de Séville (Espagne) aura
une capacité de quelque 3.000 M3 d'eau.
Les autorités sahraouies prévoient par ailleurs l'attribution aux
populations locales de lots de terrains à bâtir, en vue de regrouper
les nomades sahraouis de la région, ainsi que les réfugiés sahraouis
des camps de Tindouf, en territoire algérien.
"La politique de repeuplement de Tifariti et le lancement de projets
sociaux se veut la consécration de la souveraineté saharouie sur les
territoire libérés", a déclaré M. Abdelaziz.
De durs combats ont opposé l'armée marocaine aux troupes du Polisario
en 1978 à Tifariti. Les Sahraouis, qui s'étaient installés en 1976 à
Tifariti, affirment que ce village a été "bombardé au napalm et rasé
par l'aviation marocaine" en 1978. Un cessez-le-feu est observé par
les deux parties depuis 1991.
Les deux derniers congrès du Polisario se sont déroulés en 2003 et
2007 à Tifariti en présence de journalistes et de nombreuses
délégations étrangères.
Rabat avait protesté contre la tenue de ces deux congrès dans une
zone qu'il considère depuis la trêve comme une "zone tampon", qui
doit être exempte de la présence des belligérants et
d'infrastructures de quelque nature que ce soit.
Un quatrième round de négociations entre le Maroc et le Polisario
doit s'ouvrir le 16 mars à Manhasset dans la banlieue de New-York,
sous l'égide de l'ONU, en vue de trouver une solution politique à ce
conflit vieux de 32 ans.
M. Abdelaziz a déclaré jeudi à Tifariti, que le Polisario se
présentera "au prochain round des négociations avec une volonté
sincère de paix sur la base de la légalité internationale et défendra
jusqu'au bout le droit du peuple sahraoui à l'indépendance".
Il a souligné que ces négociations étaient "un moyen permettant au
peuple sahraoui d'exercer son droit légitime à l'autodétermination et
à l'indépendance à travers un référendum libre et honnête".
Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole annexée par
le Maroc en 1975.
Le Polisario réclame l'organisation d'un référendun
d'autodétermination accordant aux Sahraouis le choix entre trois
options: le rattachement du territoire au Maroc, l'autonomie ou
l'indépendance.
Rabat s'en tient à une seule option: l'autonomie sous souveraineté
marocaine, que le Polisario a rejetée à plusieurs reprises.
(AFP / 01 mars 2008 13h42)
-------------------->
http://www.latribune-online.com/0103/p05.htm
Mahfoud Ali Beyba élu président du Parlement
Samedi 1er Mars 2008
De notre envoyé spécial à Tifariti
Chafaa Bouaïche
Après son installation officielle par le président Mohamed Abdelaziz,
le Parlement sahraoui a procédé à l'élection de son président. Le
président Abdelaziz a présenté aux 52 membres de l'Assemblée
nationale, quatre membres du secrétariat national du Front Polisario
pour choisir parmi eux un président. En effet, le même jour de
l'élection du président (le 27 février), M. Abdelaziz a promulgué un
décret lui donnant le pouvoir de proposer des candidats à la
présidence du Parlement. Ainsi, les membres de l'Assemblée (49
présents) ont élu à bulletins secrets M. Mahfoud Ali Beyba avec 27
voix, suivi du deuxième avec 17 voix…
Pour rappel, les membres de l'Assemblée ont été élus suite au vote
des populations sahraouies organisé le 17 février dernier, avec un
taux de participation de 45,83%. Le Parlement a été renouvelé à 61,
53 % et rajeuni à 57,67%. Les femmes sont présentes en force : 34, 61
%. Le Parlement en est à son 7ème mandat. Lors de sa prise de parole,
le nouveau président du Parlement et chef de la délégation sahraouie
aux négociations a lancé un appel aux parlementaires marocains, en
leur qualité de représentants du peuple, afin qu'ils transmettent un
message aux gouvernants que le peuple voisin ne doit pas être
agressé. «Le peuple sahraoui n'est pas l'ennemi du peuple marocain»,
a tenu à préciser M. Beyba.
------------------->
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=88381
Edition du 1er mars 2008 > Internationale
32e anniversaire de la proclamation de la RASD
L'option de la reprise des armes se renforce
L'impasse dans laquelle se sont embourbées les négociations pour une
solution politique au conflit du Sahara occidental, menées sous les
auspices des Nations unies à Manhasset (New York), n'a guère ébranlé
la détermination du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte.
Tifariti. De notre envoyé spécial
Si, pour le moment, le Front Polisario préfère favoriser l'option de
la démocratie et de la diplomatie, l'idée de la reprise des armes ne
fait que se développer pour continuer son combat. C'est en tout cas
la tendance qui se dessine dans la nouvelle ossature du Conseil
national (Parlement) sahraoui. Le Parlement sahraoui a reconduit
mercredi dernier à Tifariti (territoire libéré du Sahara occidental)
Mahfoud Ali Beïba à la tête de l'institution législative sahraouie.
Ali Beïba a été réélu à bulletins secrets, obtenant 27 voix contre 17
pour Khatri Adouh et Hamma Salama qui a obtenu 4 voix. Le Conseil
national sahraoui est composé de 52 membres, dont 57,67% de jeunes,
élus à la base et qui représente les quatre wilayas (El Ayoun, Smara,
Aousserd et Dakhla) ainsi que les régions militaires, les
organisations de masse et la société civile. Or, la jeunesse
sahraouie, nous dit-on, ne jure que par la reprise des activités
armées pour arracher sa liberté. Cette option risque de conforter la
revendication des militaires sahraouis qui a toujours existé, mais
étouffée par les politiques du Front Polisario. Les autorités
sahraouies croient encore, malgré l'impasse dans laquelle s'est
enlisé le processus de paix, à l'option des négociations initiées par
l'ONU.
Le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, ne jure
d'ailleurs que par le rôle que doit jouer le Conseil de sécurité pour
l'application de ses résolutions qui doivent consacrer le droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination. « On demande à l'ONU de jouer
son rôle d'arbitre et être aux côtés de la légitimité », indiquera
Abdelkader Taleb Omar, en marge de l'élection du président du
Parlement. Ce dernier, interrogé sur le 4e round des négociations
prévu pour le 16 mars prochain à New York, est plutôt indifférent. «
On ne peut pas dire si nous sommes optimistes ou pessimistes, les
résultats des négociations dépendent des efforts des Nations unies
qui doivent jouer un rôle plus actif et œuvrer pour l'applications
des résolutions 1754 et 1783 », lancera-t-il. Tout en confirmant la
détermination du peuple sahraoui à poursuivre sa lutte, Abdelkader
Taleb Omar avertira toutefois que le peuple sahraoui ne comptera pas
éternellement sur l'ONU pour recouvrer sa liberté. « Le Front
Polisario fera un bilan après ce round et décidera des mesures qui
s'imposent », soulignera ce haut responsable sahraoui.
Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, qui s'exprimait durant
l'investiture du nouveau Parlement sahraoui dans cette localité
libérée en 1979 par les forces armées sahraouies, a rappelé pour sa
part que les négociations « ne sont pas une fin en soi, mais un moyen
qui doit permettre à notre peuple de jouir de son droit légitime à
l'autodétermination et à l'indépendance. » M. Abdelaziz a en outre
lancé un appel à la communauté internationale pour presser le
gouvernement marocain à mettre un terme aux « pratiques répressives »
contre les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara-
occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines et à
ouvrir le territoire sahraoui aux observateurs et médias étrangers.
Le SG du Front Polisario accuse cette fois le Maroc de vouloir
transformer les territoires occupés du Sahara occidental en « une
immense prison où s'exercent la répression et la torture. »
Rabah Beldjenna
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http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-03-01/50373.html
32E ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DE LA RASD
La balle est dans le camp des jeunes
01 Mars 2008 - Page : 9
Le Parlement, au lendemain d'un renouvellement qui a vu la jeunesse
se tailler la part du lion, risque d'inverser la tendance au profit
de la lutte armée.
Favorables à la reprise des armes au sein de l'institution militaire,
ils occupent désormais 57,67% des sièges du Parlement.
Le Parlement sahraoui, qui vient d'être renouvelé la semaine
dernière, risque bel et bien de conforter l'institution militaire
dans sa position relative à la reprise des armes. 57,67% des nouveaux
représentants du peuple sont des jeunes, favorables à l'option
militaire pour faire valoir le droit du peuple sahraoui à
l'indépendance. Auparavant, c'étaient les jeunes militaires sahraouis
qui se déclaraient partisans du premier carré de la lutte armée. Le
Parlement, au lendemain d'un renouvellement qui a vu la jeunesse se
tailler la part du lion, risque d'inverser la tendance au profit de
la lutte armée. D'autant que cette option ne cessait d'être
actualisée par les responsables du Front Polisario, seul représentant
légitime du peuple sahraoui. Tout dépendra de la suite à donner au
processus des négociations entamé sous l'égide des Nations unies
depuis le mois de juin de l'année écoulée. Les trois précédents
rounds, qui ont eu lieu en juin, août et janvier derniers, n'ont pas
permis une avancée réelle dans la résolution de ce conflit, vieux de
33 ans.
Le 4e round des négociations entre les deux parties au conflit, en
l'occurrence le Front Polisario et le Maroc, a été initialement prévu
pour le 11 mars prochain à Manhasset, près de New York, mais repoussé
au 16 du même mois, d'après des sources sahraouies. Ces mêmes sources
croient savoir seulement que ce brusque ajournement est dû à
des «impératifs liés à la préparation de ce 4e round». En tout cas,
la reprise de la lutte armée n'a pas été écartée si le processus des
conciliabules ne serait, en fin de compte, pas la solution miracle
qui permettrait au peuple sahraoui de recouvrer son droit à
l'autodétermination. Depuis Tifariti, un territoire libéré du Sahara
occidental, où a été fêté, jeudi dernier, le 32e anniversaire de la
proclamation de la Rasd, le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a
fait comprendre que les négociations «ne sont pas une fin en soi,
mais un moyen qui doit permettre à notre peuple de jouir de son droit
légitime à l'autodétermination et à l'indépendance». Mais, au bout du
compte, c'est le bruit des armes qui risque de l'emporter, face à la
position figée des Marocains et à l'impasse insurmontable dans
laquelle s'est embourbée l'option des négociations, recommandée par
le Conseil de sécurité de l'ONU, dans sa résolution 1754 du 30 avril
2007. Les militaires sahraouis, postés sur l'ensemble des régions
libérées, sont aux aguets et gardent encore leurs armes en
mains. «Les Sahraouis gardent toujours leurs armes pour ne pas dire
qu'ils ont le doigt sur la gâchette», avait déclaré récemment à
Alger, Mohamed Sidati, représentant du Polisario auprès de l'Union
européenne. Quelques jours plus tard, c'est le coordinateur sahraoui
avec la Minurso et membre de la délégation en négociation avec le
Maroc, M'hamed Kheddad, qui viendra conforter Mohamed Sidati dans son
affirmation, depuis les camps des réfugiés: «S'il y a lieu,
aujourd'hui de reprendre les armes, nous le ferons dans un cadre
légal qui relève d'une légitime défense et d'un mouvement de
libération.» Il faut reconnaître que la possibilité de recourir, à
nouveau, aux armes existe bel et bien chez les jeunes Sahraouis, mais
étouffée quelque peu par les responsables du Polisario, lesquels
préfèrent attendre la suite à donner au processus de négociations
enclenché sous l'arbitrage de l'ONU. Le Premier ministre sahraoui,
Abdelkader Taleb Omar, approché à Tifariti par les journalistes, a
déclaré qu'un bilan des pourparlers se fera après le 4e round et que
le Front Polisario sera appelé à prendre les mesures nécessaires qui
s'imposent. Décidément, la période actuelle s'annonce décisive pour
le peuple sahraoui. Le choix de la guerre, revendiqué par les
militaires sahraouis, risque d'être officiellement soutenu par
l'institution législative sahraouie conduite, de nouveau, par Mahfoud
Ali Beïba.
De notre envoyé spécial à Tifariti Ali TITOUCHE
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5. RASD-AMERIQUE HISPANIQUE-VENEZUELA
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=943
Le ministre délégué chargé de l'Amérique latine reçu au Parlement du
Venezuela
Caracas, 01/03/2008 (SPS) Le ministre délégué auprès du MAE de la
République arabe sahraouie démocratique (RASD), chargé de l'Amérique
latine, Elhaj Ahmed a été reçu vendredi au siège du Parlement de la
République bolivarienne de Venezuela par la présidente l'Assemblée
nationale, Cilia Flores, a indiqué une source de l'ambassade
sahraouie à Caracas.
L'entretien entre les deux parties a porté sur les relations
bilatérales qui existent entre les deux pays frères, ainsi que leurs
pouvoirs législatifs, a ajouté la même source.
La conversation a eu lieu en présence des députés, Calixto Ortega,
également président du groupe parlementaire vénézuélien d'amitié avec
le peuple sahraoui et Desiré Santos, en plus du diplomate sahraoui,
qui salué la position de principe de la République bolivarienne de
Venezuela soutenant la lutte du peuple sahraoui pour son
autodétermination.
M. Elhaj a enfin informé ses interlocuteurs de l'accréditation dans
les prochains jours de son remplaçant, Emborik Omar, en tant
qu'ambassadeur de la RASD auprès du Venezuela, a-t-on précisé de même
source. (SPS)
020/090/000 011205 MAR 08 SPS
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6. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=962
Appel à la décolonisation au Sahara Occidental et en Palestine à la
conférence printanière du parti Travailliste
Londres, 02/03/2008 (SPS) Le représentant du Botswana a appelé, au
nom des partis invités à la conférence du printemps du parti
Travailliste britannique, à la nécessité de parachever le processus
de décolonisation en Afrique et à permettre l'autodétermination du
peuple sahraoui conformément aux résolutions de la légalité
internationale.
Lors d'un déjeuner de travail organisé samedi, le député du parti du
Congrès botswanais s'est adressé aux membres travaillistes au
parlement européen en estimant que "le Royaume-Uni doit peser de tout
son poids au sein de l'Union européenne en vue d'aider au
développement du continent africain ainsi qu'au parachèvement du
processus de décolonisation au moment où le Sahara Occidental demeure
la dernière colonie africaine".
La question du Sahara occidental, rappelle-t-on, est assimilée par
les Nations Unies à un problème de décolonisation et la charte
constitutive de l'Organisation de l'unité africaine (actuellement
l'Union africaine) dispose que les frontières internationales
africaines sont celles héritées de la colonisation.
Le représentant botswanais a, en outre, appelé la Grande-Bretagne à
oeuvrer, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, dans le
sens d'une solution juste et globale du conflit palestino-israélien
qui garantisse aux Palestiniens le droit au retour et à
l'instauration d'un Etat palestinien indépendant sur leur territoire
nationale.
Lors de cette rencontre qui a réuni les représentants des partis
d'Afrique, des Caraïbes et du monde arabe avec les députés
travaillistes du parlement européen, le représentant botswanais a, au
nom des invités, a appelé le Labour Party et le Royaume-Uni a
soutenir les efforts de développement en Afrique et à aider ce
continent à faire face aux retombées négatives des changements
climatiques qui constituent un des axes majeures de la politique
extérieure britannique.
Présidée par le député Robert Evans, la rencontre s'est déroulée en
présence du chef du groupe travailliste au parlement européen, des
représentants des partis invités à prendre part à la conférence
printanière du parti Travailliste dont une délégation du Front
Polisario qui a pris l'habitude de prendre part aux conférences et
congrès du parti britannique, ce qui constitue, aux yeux des
Sahraouis, un engagement à appuyer le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination. (SPS)
010/090/700 021031 mars 08 SPS
---------------------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=942
La participation du Front Polisario à la session de printemps du
Parti travailliste réaffirme le soutien de la GB aux Sahraouis
Londres, 01/03/2008 (SPS) L'invitation adressée par le Parti
travailliste britannique (au pouvoir) au Front Polisario pour prendre
part à sa session de printemps réaffirme la position constante de la
Grande Bretagne en faveur du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination conformément aux décisions de la légalité
internationale, ont indiqué des sources sahraouies.
La participation de la représentation du Front Polisario à Londres à
la session de printemps du Parti travailliste intervient à
l'invitation de la direction de ce parti qui a en a fait une
tradition à l'occasion de tous ses rassemblements, notamment ses
congrès annuels.
Les mêmes sources se sont félicitées de la position britannique
exprimée à maintes occasions au niveau officiel, par la chambre des
Communes, les organisations civiles, telles l'Union syndicale des
travailleurs et les ONG activant en Grande Bretagne qui jouent un
rôle central dans les campagnes de solidarité avec le peuple
sahraoui, notamment les campagnes dénonçant l'exploitation des
richesses du Sahara Occidental par le Maroc.
Le ministre d'Etat britannique chargé du Proche Orient, de l'Afrique
du Nord et de la sécurité internationale, M. Kim Howells avait
exprimé à maintes reprises le soutien britannique aux efforts de
l'ONU visant à trouver une solution acceptable pour les deux parties
garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Il a appelé, dernièrement, à approfondir le débat sur la question du
Sahara occidental à l'ONU, ce qui a été interprété par des médias
marocains par un appel à "approfondir le débat autour de la
proposition marocaine d'autonomie" rejetée par les Sahraouis qu'ils
considèrent comme une tentative marocaine d'imposer le fait accompli,
appelant, plutôt, à trouver un règlement par voie de négociation,
sous l'égide de l'ONU et conformément au droit international et au
droit inaliénable du peuple sahraoui.
Par ailleurs, le ministère britannique des Affaires étrangères avait
précisé expressément dans le rapport international sur les droits de
l'homme dans le monde que la poursuite des violations des droits de
l'homme au Sahara occidental s'explique par la privation du peuple
sahraoui de son droit à l'autodétermination.
De son coté, la chambre des Communes avait exprimé, à plusieurs
occasions, son soutien au droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination.
De nombreux députés appartenant à différents partis ont également
joué un rôle important dans la campagne internationale contre la
signature de l'accord de pêche avec l'UE qui englobe les eaux
territoriales sahraouies et dans la vulgarisation de la lutte du
peuple sahraoui à travers l'organisation d'un débat et de conférences
au siège de la chambre des Communes ou en exigeant du Gouvernement
d'agir en faisant pression sur le Maroc afin de l'amener à respecter
les droits de l'homme au Sahara occidental et mettre un terme aux
répressions systématiques dans les territoires sahraouis occupés.(SPS)
010/090/700 0956 FEV 08 SPS
--------------------->
http://www.aps.dz/fr/page3.asp?Direction=Next
http://www.elmoudjahid.com/em/monde/1570.html
Appel à la décolonisation au Sahara Occidental et en Palestine à la
conférence printanière du parti Travailliste
LONDRES - Le représentant du Botswana a appelé, au nom des partis
invités à la conférence du printemps du parti Travailliste
britannique, à la nécessité de parachever le processus de
décolonisation en Afrique et à permettre l'autodétermination du
peuple sahraoui conformément aux résolutions de la légalité
internationale.
Lors d'un déjeuner de travail organisé samedi, le député du parti du
Congrès botswanais s'est adressé aux membres travaillistes au
parlement européen en estimant que "le Royaume-Uni doit peser de tout
son poids au sein de l'Union européenne en vue d'aider au
développement du continent africain ainsi qu'au parachèvement du
processus de décolonisation au moment où le Sahara Occidental demeure
la dernière colonie africaine".
La question du Sahara occidental, rappelle-t-on, est assimilée par
les Nations Unies à un problème de décolonisation et la charte
constitutive de l'Organisation de l'unité africaine (actuellement
l'Union africaine) dispose que les frontières internationales
africaines sont celles héritées de la colonisation.
Le représentant botswanais a, en outre, appelé la Grande-Bretagne à
oeuvrer, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, dans le
sens d'une solution juste et globale du conflit palestino-israélien
qui garantisse aux Palestiniens le droit au retour et à
l'instauration d'un Etat palestinien indépendant sur leur territoire
nationale.
Lors de cette rencontre qui a réuni les représentants des partis
d'Afrique, des Caraïbes et du monde arabe avec les députés
travaillistes du parlement européen, le représentant botswanais a,
au nom des invités, appelé le Labour Party et le Royaume-Uni a
soutenir les efforts de développement en Afrique et à aider ce
continent à faire face aux retombées négatives des changements
climatiques qui constituent un des axes majeures de la politique
extérieure britannique.
Présidée par le député Robert Evans, la rencontre s'est déroulée en
présence du chef du groupe travailliste au parlement européen, des
représentants des partis invités à prendre part à la conférence
printanière du parti Travailliste dont une délégation du Front
Polisario qui a pris l'habitude de prendre part aux conférences et
congrès du parti britannique, ce qui constitue, aux yeux des
Sahraouis, un engagement à appuyer le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination.
Les représentants des partis invités ont également rencontré hier
après midi, le ministre britannique des Affaires étrangères, M. David
Miliband qui leur a exposé les orientations majeures de la politique
étrangère britannique adoptée par le parti au pouvoir à travers le
Foreign Office ou, dans un cadre informel, au sein de la fondation
du Westminster pour la Démocratie présidée par Miliband qui n'a pas
manqué l'occasion pour appeler les convives du Labour à s'inspirer
du modèle démocratique britannique.
M. Miliband avait appelé, il y a quelques jours, à revoir la
politique étrangère de la Grande-Bretagne et à dresser parmi ses
priorités la défense et la diffusion de la Démocratie dans le monde.
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7. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=948
Un parti basque réaffirme ''avec force'' le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui
Madrid, 01/03/2008 (SPS) Le parti Ezker Batua (EB), la branche basque
d'Izquierda Unida (IU, gauche unie, 3e force politique en Espagne) a
réaffirmé à Vitoria (Nord) le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et dénoncé la "passivité et la complicité" du
Gouvernement espagnol devant la "situation critique" dans laquelle se
trouve ce peuple.
"Nous revendiquons avec force le droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui, car il s'agit d'un droit fondamental pour lui
permettre de décider librement de son destin, une juste revendication
qui ne peut lui être niée qu'à partir de positions intransigeantes et
intolérantes", a affirmé le coordinateur général de EB, Javier
Madrazo, lors d'une rencontre de solidarité avec le peuple sahraoui à
l'occasion de la célébration du 32 ème anniversaire de la
proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Le coordinateur de EB qui a réaffirmé, à cette occasion, le soutien
de son parti au peuple sahraoui, "occupé militairement, colonisé et
victime de l'intransigeance du Maroc", a défendu le droit du peuple
sahraoui à l'organisation d'un référendum d'autodétermination
pour "mettre fin à ce conflit et à l'exil forcé de milliers d'hommes
et de femmes vivant dans de dures conditions", a-t-il dit.
Dans ce contexte, il a dénoncé la "passivité, voire la complicité du
Gouvernement espagnol, devant la situation critique que vit le peuple
sahraoui", l'appelant à "jouer un rôle de premier plan auprès du
Maroc, de l'UE et des Nations unies pour contribuer à la recherche
d'une solution juste et définitive à même de répondre à la volonté du
peuple du Sahara occidental".
Tout en rappelant la "responsabilité politique et morale" de
l'Espagne dans le "processus de décolonisation" du Sahara occidental,
M. Madrazo a dénoncé également le Maroc pour sa "violation
systématique des droits de l'homme de la population sahraouie",
précisant que "chaque jour qui passe, la répression et les
persécutions augmentent dans les territoires sahraouis occupés".
M. Madrazo s'est félicité enfin de la "solidarité positive" des
institutions basques et de l'ensemble de la société civile à l'égard
du peuple sahraoui qui revendique, a-t-il souligné, son "droit
légitime à vivre en liberté par le seul recours aux voies politiques,
la parole et la raison, face à l'autoritarisme et la belligérance du
gouvernement marocain". (SPS)
010/090/700 011815 FEV 08 SPS
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8. RASD-MAROC-GUINÉE BISSAU
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=86626
"Autonomie" au Sahara
La Guinée Bissau apporte son appui à l'initiative marocaine
Publié le : 01.03.2008 | 07h46
La Guinée Bissau apporte son appui à l'initiative marocaine
d'<autonomie> dans les 'provinces du Sud' en vue d'un règlement
définitif de la question du Sahara et se félicite des négociations en
cours sous les auspices des Nations unies.
"La Guinée Bissau tout en soutenant l'<intégrité territoriale> du
Maroc apporte son appui à l'initiative marocaine visant à 'octroyer'
une 'large autonomie' aux 'provinces sahariennes' pour un règlement
définitif et se félicite, à cet égard, des négociations en cours sous
les auspices des Nations unies", indique un communiqué conjoint rendu
public, vendredi soir, à l'issue des travaux de la 2-ème session de
la commission mixte de coopération Maroc-Guinée Bissau, tenue à Rabat
les 28 et 29 février.
Dans une déclaration à la presse à la suite de la signature du procès
verbal de la 2e session de la commission mixte Maroco-Bissauguinéenne
le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taieb Fassi
Fihri, a indiqué que la Guinée Bissau a réaffirmé son "appui total" à
l'<intégrité territoriale> du Maroc et à l'initiative marocaine
d'<autonomie> dans le cadre de la 'souveraineté' du Royaume et de son
unité nationale.
La cérémonie de clôture de la 2e session de la commission mixte
Maroco-Bissauguinéenne a été coprésidée par le ministre des Affaires
étrangères et de la Coopération et son homologue Bissauguinéenne, Mme
Maria Da Conceiçao Nobre Cabral.
La République de la Guinée Bissau, rappelle-t-on, avait gelé sa
reconnaissance à la 'prétendue' RASD le 2 avril 1997.
Par MAP
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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=86566
Commission mixte maroco-bissauguinéenne
Ouverture à Rabat des travaux de la 2e session
Publié le : 29.02.2008 | 12h32
Les travaux de la deuxième session de la commission mixte de
coopération Maroc-Guinée Bissau se sont ouverts, jeudi après-midi à
Rabat, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération, Taieb Fassi Fihri, et de son homologue
Bissauguinéenne, Mme Maria Da Conceiçao Nobre Cabral.
Cette rencontre constitue une occasion propice pour évaluer le chemin
parcouru depuis la tenue, en mai 1996, de la première session de la
commission mixte, a indiqué M. Fassi Fihri à l'ouverture des travaux
de la commission mixte de coopération Maroco-Bissauguinéenne.
Elle offre également l'opportunité "en vue d'unifier nos efforts,
nous projeter dans l'avenir immédiat par rapport aux défis actuels et
futures auxquels nos deux pays sont confrontés" et pour mieux
exploiter le potentiel de la coopération bilatérale, a-t-il ajouté.
M. Fihri a aussi exprimé ses remerciements et son appréciation "pour
le soutien constant de la Guinée Bissau à la 'justesse' de la 'cause
nationale' du Maroc et pour son appui renouvelé à l'initiative Royale
de doter les 'provinces sahariennes' d'une 'autonomie' dans le cadre
de la 'souveraineté du Royaume', de son unité nationale et de son
<intégrité territoriale>".
"Les liens d'amitié et de coopération liant nos deux pays ainsi que
la volonté politique exprimée par S. M. le Roi Mohammed VI et SE le
président Jeoa Bernardo Viera, représentent un gage solide pour le
partenariat fécond que nous souhaitons édifier ensemble au bénéfice
de nos deux peuples et dans l'intérêt de la paix dans nos régions
respectives", a-t-il poursuivi.
Il a indiqué qu'outre les nécessaires "nouveaux instruments
juridiques dont on aura besoin"", la perspective de l'amélioration
de "nos échanges serait encouragée par la conclusion d'un accord
entre le Maroc et l'Union économique et monétaire ouest-africaine
(Uemoa) à laquelle appartient la Guinée Bissau".
Le Maroc a engagé des négociations aujourd'hui bien avancées avec
l'Uemoa en vue d'un accord commercial et d'investissement et "nous
apprécierons à sa juste valeur tout soutien que la Guinée Bissau
apporterait à l'aboutissement de cette démarche du Maroc", a dit M.
Fihri.
Il a également relevé que l'intérêt que porte le Maroc à la
problématique du développement de l'Afrique a conduit le Royaume à
s'investir pour faire inscrire les questions africaines au coeur de
l'agenda Onusien.
Sur proposition marocaine, l'Assemblée générale de l'Onu a décidé de
tenir lors de la session de 2008 une conférence de haut niveau pour
le développement de l'Afrique, a-t-il dit, précisant que l'objectif
de cette importante rencontre consistera à examiner les besoins de
développement de l'Afrique et les défis à relever dans le cadre d'une
approche holistique, intégrée et globale et ce, en vue d'optimiser
les diverses initiatives en faveur de l'Afrique.
M. Fihri a en outre souligné que le Maroc et la Guinée Bissau
prônent "les valeurs du dialogue et de la concertation dans le
règlement des crises, des conflits et des drames humanitaires qui
entravent les efforts de développement de notre Continent".
Pour sa part, la ministre Bissauguinéenne a indiqué que conformément
aux Hautes directives de S.M. le Roi Mohammed VI et de SE le
Président de la république du Guinée Bissau, cette deuxième session
de la commission mixte "nous permettra de raffermir nos liens
historiques d'amitiés, de solidarité et d'approfondir notre
coopération bilatérale", notamment dans les domaines de la pêche, de
l'agriculture, du tourisme, de l'éducation et de la santé.
"Le Maroc occupe une place de choix dans l'esprit et le cœur" du
peuple de la Guinnée-Bissau, "ceux notamment qui ont participé à la
lutte de libération nationale et qui lui demeurent très
reconnaissants", a-t-elle dit.
Mme Da Conceiçao a, également, mis l'accent sur le rôle important que
joue le Maroc sur la scène internationale, relevant que l'expérience
du Royaume en matière de développement est très utile pour le
développement de son pays.
Concernant l'affaire du Sahara, Mme Da Conceiçao a déclaré à la
presse, à l'issue de la séance d'ouverture, que son pays espère que
le règlement de cette question "sera en faveur de notre pays ami, le
Maroc".
Les travaux de la commission mixte de coopération Maroco-
Bissauguinéenne seront clôturés vendredi.
Par MAP
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9. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-L'ALGÉRIE, OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=86683
Le Maroc déterminé à faire respecter ses "droits" sur "son" territoire
"Alger" et "ses marionnettes" persistent dans leur "aveuglement"
Publié le : 02.03.2008 | 13h49
A l'ère de la démocratisation, du respect des droits de l'homme, des
regroupements régionaux et de la mondialisation qui suppose
l'ouverture chez tous les peuples pour vivre en paix et coopérer pour
un meilleur développement de l'humanité, y a-t-il encore quelque
place à des idées 'attardées' et 'obscurantistes' d'<hégémonisme>?
Difficile pour le 'pouvoir' algérien de donner réponse à cette
question alors que l'idée de la grande Algérie est à raser de tous
les crânes pendants.
Dès lors, on est en droit de se demander ce que le régime des
Hauteurs d'Alger cherche réellement en ce moment même où la
Communauté internationale semble prendre sérieusement les affaires en
main pour régler le contentieux du Sahara 'marocain'.
Face à cette 'réalité implacable', le pensionnaire d'Al Mouradia est
désemparé. C'est pourquoi il s'évertue maintenant dans des ambiguïtés
surprenantes. Preuve en est le message récemment adressé au leader
polisarien par Bouteflika, président, qui confirme une fois de plus
la pensée hégémonique.
Celle-ci n'a, d'ailleurs, d'égale que le poisson qui se détache de
l'hameçon. Une réalité que la communauté internationale ne doit pas
pourchasser, car le pouvoir algérien continue à se nourrir dans les
profondeurs pour revenir ensuite plus lourd et ce, sans tenir compte
de la présence du serpent des mers.
Ceci dit, en déclarant qu'une solution doit être trouvée le mois
prochain, il s'enlise dans les sables mouvants. Rien de plus naturel
à cela, car un observateur pertinent dira qu'une partie du «génie» du
régime algérien venait de son incapacité à comprendre l'évident: le
Royaume du Maroc est bel et bien déterminé à faire respecter
ses 'droits' sur 'son' territoire.
Que ce soit assimilé une fois pour toute et par tous. Aussi, en
dictant à Abdelaziz 'Marrakchi' la marche à suivre, Bouteflika
empiète encore et toujours sur la souveraineté d'un autre Etat. Pour
l'heure, il ne s'agit pas de savoir si l'arbre poussera dans le sens
où la tige a été courbée qui prête à discussion. La controverse ne
survient que lorsqu'on s'efforce de décider exactement comment faire
pencher la tige de façon à obtenir l'arbre que l'on veut ou à
indiquer quelle devrait être sa forme; ou bien, en poussant encore un
peu plus loin.
Néanmoins, il est décourageant de constater que le 'pouvoir' algérien
commet l'erreur fort répandue de supposer que la façon dont il voit
le monde est la seule possible. Dans le cas d'espèce, le candidat
dirigeant au troisième mandat devrait être absolument conscient de ce
travers.
Ce qui interpelle plus d'une conscience, sachant que moralement et
même esthétiquement, il est atroce de laisser des gens subir le
calvaire des prisons à ciel ouvert de Tindouf alors que l'on peut les
sauver. La plupart des pays civilisés ne peuvent tolérer l'idée de
cette tragédie, même communiquée sous une forme abstraite et
statistique et ne peuvent percevoir la vraie identité des victimes.
C'est pour cela qu'ils tentent soit de repousser hors de leur
conscience la pensée que d'autres hommes souffrent, soit de
rationaliser un état de choses atroce en s'efforçant de croire en
règle générale que les gens ont le sort qu'ils méritent, quoique
déplorable.
Il est cependant difficile, voire souvent impossible de se mettre la
tête dans le sable.
Politiquement parlant, il est évident que cette situation profite à
beaucoup et elle a pour objectif l'exploitation pure et simple
d'hommes et de femmes, tous âges confondus. En tout état de cause,
pour rester bref et général, Peter Van Walsum, représentant personnel
du secrétaire général des Nations unies, après avoir recueilli les
faits, y compris les attitudes émotionnelles des deux camps lors de
sa récente visite dans la région, va proposer des idées qui
pourraient être acceptables par tous et partant, faire parvenir le
message aux responsables politiques.
En effet, l'émissaire onusien est en mesure de faciliter la
compréhension mutuelle ou d'amener un accord par l'emploi de méthodes
bien déterminées. L'essentiel est que l'intervention des Nations
unies puisse empêcher que la situation ne dégénère pas en conflit
armé, sachant qu'à la veille du troisième round de Manhasset, les
Polisariens avaient déterré la hache de guerre.
Le fait accompli
Le 'groupuscule' polisarien semble vouloir procéder au peuplement et
à la construction d'infrastructures à Tifariti.
Les fondations étant fragiles, 'tout sera démoli'.
Dans les faits, une nouvelle stratégie n'étonne point. Elle est
risquée mais souvent utilisée par ceux qui perdent pied.
Celle-ci nécessite de parvenir à un objectif puis d'attendre les
réactions de la partie adverse.
Laquelle surprendra plus d'un par sa réactivité. D'ailleurs, ceux qui
emploient cette stratégie «du fait accompli» doivent connaître à
l'avance les conséquences : l'échec. Ce changement d'attitude exprime
également que les 'Algéropolisariens' sont 'aux abois'. C'est un
signe de tension.
Plus grave, il peut être le signe qu'une impasse vient d'être
atteinte. En attendant, outre la 'bonne foi' et la 'bonne volonté',
le Royaume du Maroc s'arme de 'patience'. Celle-ci évite le conflit
direct et aboutit éventuellement à un règlement.
Par Latifa Cherkaoui | LE MATIN
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