*****NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations070108.htm
****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC
1.1. PRESSE ONUSIENNE-UNE RESOLUTION CONTRADICTOIRE
- CONSEIL DE SECURITE (30-IV-2008): LE CONSEIL PROROGE JUSQU'AU 30
AVRIL 2009 LE MANDAT DE LA MISSION AU SAHARA OCCIDENTAL ET APPELLE LES
PARTIES AU RÉALISME POUR MAINTENIR L'ÉLAN DES NÉGOCIATIONS. Les
États-Unis et la France qualifient de « crédible » la proposition
d'autonomie présentée par le Maroc
[Texte de la RESOLUTION S/2008/1813:
1.2. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS/APS (1-V-2008): Le Front Polisario exhorte le Maroc à faire
preuve de "réalisme" et de "sens du compromis"
- SPS/APS (1-V-2008): Le Conseil de sécurité appelle le Maroc et le
Front Polisario à des "négociations de fond"
- SPS (30-IV-2008): L'envoyé spécial du président de la République
reçu par le président mauritanien
- SPS/EL MOUDJAHID (28-IV-2008): Sahara occidental : la négociation
sous l'égide de l'ONU reste la clé d'une solution politique (Beïba)
1.3. PRESSE MAROCAINE-MENSONGES DU MAKHZEN-ECHEC WALSUM/MAKHZENIEN
- MAP/LE MATIN/L'OPINION (1-V-2008): Le Conseil de sécurité endosse
l'appel au réalisme et au compromis lancé par le SG et son Envoyé
personnel. Le Maroc arrache de "nouveaux acquis" [AVEC NOTES]
[FAUX: LE CONSEIL DE SECURITE N'A PAS ENDOSSE LES PROPOS DE L'ENVOYE
PERSONNEL MAIS SEULEMENT CEUX DU SG]
- LIBERATION-MA (2-V-2008): Une résolution sur le Sahara appuie la
proposition marocaine. Le Conseil de sécurité "ne lâche pas" Van
Walsum [NOTE: MAIS OUI, L'APPROCHE DE WALSUM EST TOTALEMENT DESAVOUE]
- MAP/LE MATIN (1-V-2008): La nouvelle résolution, une étape
importante dans le tournant déjà opéré dans le traitement de la
question du Sahara (ministre AE)
- MAP/LE MATIN (1-V-2008): Le Maroc se félicite de l'adoption par le
Conseil de sécurité de la nouvelle résolution sur le Sahara
- MAP/LE MATIN/L'OPINION//AUJOURD'HUI LE MAROC (1-V-2008):
L'<autonomie> sous "souveraineté" marocaine, seule solution possible
au différend sur le Sahara, selon les Etats-Unis
- MAP/L'OPINION (1-V-2008): Par sa nouvelle résolution, le Conseil de
sécurité appelle au réalisme et à l'esprit de compromis (ambassadeur
de France)
- MAP (1-V-2008): Londres n'a pas l'intention de tenir des discussions
avec le Polisario (ministre britannique)
- MAP/LE MATIN (1-V-2008): L'initiative du Maroc offre la "seule"
alternative à la dure réalité
- L'OPINION (2-V-2008): Le triomphe de la raison
- AUJOURD'HUI LE MAROC (2-V-2008): L'ONU "rejette définitivement"
l'option de l'indépendance au Sahara [AVEC NOTES]
- AUJOURD'HUI LE MAROC (2-V-2008): Le Conseil "rejette" l'option de
l'indépendance
- LE MATIN (1-V-2008): Victoire de la paix au Maghreb
- LIBERATION-MA (2-V-2008): Tournant décisif au Sahara
- APA (1-V-2008): Rabat salue la nouvelle résolution de l'ONU sur le
Sahara
1.4. PRESSE ALGERIENNE
- APS (1-V-2008): Onu-Ambassadeur d'Afrique du sud: "Personne ne peut
dénier le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui"
- APS/SPS (1-V-2008): Sahara occidental: l'Algérie se félicite de la
"constance" du Conseil de sécurité
1.5. PRESSE MAURITANIENNE
- AMI (29-IV-2008): Le président de la République reçoit un envoyé
spécial du président sahraoui
- NOUAKCHOTT INFO (30-IV-2008): Arrivée d'un envoyé spécial du
Président Sahraoui
1.6. PRESSE INTERNATIONALE
- AFP/LE MONDE (1-V-2008): Sahara: le Conseil de sécurité demande la
poursuite des négociations
- AFP/LE FIGARO (1-V-2008): Sahara : l'ONU pour l'<autonomie>
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC
1.1. PRESSE ONUSIENNE
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2008/CS9319.doc.htm
30/04/08
Conseil de sécurité
CS/9319
Département de l'information • Service des informations et des
accréditations • New York
Conseil de sécurité
5884eséance – soir
LE CONSEIL PROROGE JUSQU'AU 30 AVRIL 2009 LE MANDAT DE LA MISSION AU
SAHARA OCCIDENTAL ET APPELLE LES PARTIES AU RÉALISME POUR MAINTENIR
L'ÉLAN DES NÉGOCIATIONS
Les États-Unis et la France qualifient de « crédible » la proposition
d'autonomie présentée par le Maroc
Le Conseil de sécurité a prorogé ce soir le mandat de la Mission des
Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental
(MINURSO) jusqu'au 30 avril 2009. Aux termes de la résolution 1813
(2008), adoptée à l'unanimité, le Conseil fait sienne la
recommandation formulée dans le rapport du Secrétaire général* selon
laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de
réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir l'élan imprimé
au processus de négociation.
Le Conseil demande aux parties de poursuivre ces négociations sous
les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de
bonne foi, en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des
faits nouveaux survenus depuis. Le but étant, stipule le Conseil, de
parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental dans le contexte d'arrangements conformes avec les buts et
principes de la Charte des Nations Unies. Prenant note du rôle et des
responsabilités des parties à cet égard, le Conseil invite, par
ailleurs, les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations.
Dans leurs déclarations, les représentants des États-Unis et de la
France ont insisté sur la nécessité pour les parties de faire preuve
de réalisme en qualifiant de « crédible » la proposition d'autonomie
présenté par le Maroc. Cette position a été rejetée par le
représentant de l'Afrique du Sud alors que son homologue du Costa
Rica a regretté que les amendements présentés par sa délégation sur
les droits de l'homme et le respect du cadre international n'aient pas
été acceptés. Les représentants du Burkina Faso et de la Fédération
de Russie ont également fait des déclarations.
LA SITUATION CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL
Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le
Sahara occidental (S/2008/251*)
Texte du projet de résolution S/2008/284
Le Conseil de sécurité,
Rappelant ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts faits par le Secrétaire
général et son Envoyé personnel en vue de l'application des
résolutions 1754 (2007) et 1783 (2007),
Réaffirmant sa volonté d'aider les parties à parvenir à une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui
permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le
cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la
Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des
parties à cet égard,
Demandant à nouveau aux parties et aux États de la région de
continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations Unies
et les uns avec les autres pour mettre fin à l'impasse actuelle et
aller de l'avant vers une solution politique,
Prenant note de la proposition marocaine présentée le 11 avril
2007 au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et se
félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour
aller de l'avant vers un règlement; prenant note également de la
proposition du Front POLISARIO présentée au Secrétaire général le 10
avril 2007,
Prenant note également des quatre séries de négociations tenues
sous les auspices du Secrétaire général et se félicitant des progrès
réalisés par les parties sur la voie de négociations directes,
Se félicitant de ce que les parties soient convenues, ainsi qu'il
ressort du communiqué de l'Envoyé personnel du Secrétaire général pour
le Sahara occidental en date du 18 mars 2008, d'explorer la
possibilité de l'organisation par voie terrestre de visites familiales
qui viendraient compléter l'actuel programme de transport par voie
aérienne, et invitant les parties à œuvrer dans ce sens en coopération
avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés,
Accueillant avec satisfaction l'engagement pris par les parties de
poursuivre le processus de négociation dans le cadre de pourparlers
tenus sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies,
Notant que, de l'avis du Secrétaire général, la consolidation du
statu quo n'est pas une issue acceptable pour le processus de
négociations en cours et notant en outre que tout progrès dans ces
négociations aura un effet positif sur tous les aspects de la qualité
de vie du peuple du Sahara occidental,
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 14 avril
2008 (S/2008/251),
1. Réaffirme que les accords militaires de cessez-le-feu
conclus avec la MINURSO doivent être pleinement respectés;
2. Fait sienne la recommandation formulée dans le rapport selon
laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de
réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir l'élan imprimé
au processus de négociation;
3. Demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté
politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue
afin d'engager plus résolument des négociations de fond et de garantir
ainsi l'application de ses résolutions 1754 (2007) et 1783 (2007)
ainsi que le succès des négociations; et affirme son soutien sans
réserve à l'engagement pris par le Secrétaire général et son Envoyé
personnel d'œuvrer en vue d'une solution à la question du Sahara
occidental dans ce contexte;
4. Demande également aux parties de poursuivre les négociations
sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et
de bonne foi, en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des
faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte
d'arrangements conformes avec les buts et principes énoncés dans la
Charte des Nations Unies et prend note du rôle et des responsabilités
des parties à cet égard;
5. Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces
négociations;
6. Prie le Secrétaire général de le tenir régulièrement informé
de l'état des négociations tenues sous ses auspices et des progrès
réalisés, et entend se réunir pour recevoir et examiner le rapport que
celui-ci aura établi;
7. Prie également le Secrétaire général de lui rendre compte de
la situation au Sahara occidental bien avant la fin du mandat de la
Mission;
8. Engage les États Membres à verser des contributions
volontaires pour financer les mesures de confiance qui permettent de
multiplier les contacts entre membres séparés d'une même famille, en
particulier les visites familiales, ainsi que les autres mesures de
confiance dont les parties conviendraient;
9. Décide de proroger jusqu'au 30 avril 2009 le mandat de la
Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au
Sahara occidental;
10. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les
mesures voulues pour faire pleinement respecter par la Mission la
politique de tolérance zéro instituée par l'Organisation des Nations
Unies concernant l'exploitation et les violences sexuelles et de le
tenir informé et demande instamment aux pays qui fournissent des
contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment en
menant avant le déploiement des actions de sensibilisation à ces
questions, et d'autres mesures pour faire en sorte que leurs
personnels mis en cause dans de tels actes soient amenés à en répondre
pleinement;
11. Décide de rester saisi de la question.
Déclarations
M. JORGE URBINA (Costa Rica) a déclaré que c'est une première qui
a eu lieu en salle de consultations du Conseil de sécurité. Lorsque
le Costa Rica a présenté sa candidature pour le Conseil de sécurité,
il s'est présenté comme un pays intéressé sans restrictions par le
droit international, a-t-il tenu à rappeler. Nous défendons les
droits de l'homme sans distinction et sans que cette cause ne soit
politisée, a-t-il affirmé. Le Costa Rica ne comprend pas que certains
éléments en vue d'être inclus dans le projet de résolution à l'examen
aient été refusés, en l'occurrence une référence à la composante des
droits de l'homme. Aujourd'hui, le représentant de la Fédération de
Russie a menacé de mettre son veto technique à la moindre mention aux
droits de l'homme dans le projet de résolution, a-t-il regretté. Le
Costa Rica ne comprend pas non plus que le Groupe des Amis puisse se
substituer aux membres du Conseil dans ses négociations. Le Conseil
doit contribuer à trouver des solutions et non pas faire partie du
problème. Nous sommes ici pour trouver des solutions justes et
durables et il faut faire preuve d'unité pour une solution au Sahara
occidental, a-t-il insisté, ajoutant que des négociations entre les
parties étaient nécessaires sur la base du processus de décolonisation
qui a été suivi par les Nations Unies. Le Costa Rica a fait preuve de
souplesse et de créativité, a poursuivi le représentant, estimant que
les consultations d'aujourd'hui ne reflétaient pas la transparence du
Conseil de sécurité. Le Costa Rica a retiré ses deux amendements sur
les droits de l'homme et le cadre international pour prouver son
attachement au consensus, a-t-il conclu.
M. VLADIMIR K. SAFRONKOV (Fédération de Russie) s'est déclaré
surpris que le représentant du Costa Rica ait levé une partie du voile
sur les consultations qui ont eu lieu avant la séance. Les
amendements présentés par la délégation du Costa Rica ont été refusés
car notre délégation n'aurait pas eu le temps d'en informer notre
capitale, a-t-il fait remarquer.
M. DUMISANI S. KUMALO (Afrique du Sud) a estimé que le Groupe des
Amis avait fait preuve une fois de plus qu'il ne souhaitait pas
négocier avec le Conseil de sécurité. Il n'y a eu aucune volonté
réelle d'arriver à un consensus, a-t-il insisté, estimant qu'aucun
État ne pouvait nier le droit à l'autodétermination du Sahara
occidental. Appeler au « réalisme » pourrait créer un précédent pour
la Palestine et pour la Serbie, donnant l'impression que c'est la loi
du plus fort qui l'emporterait, a-t-il fait observer. L'Afrique du
Sud rappelle que toute tentative de pousser une solution plutôt qu'une
autre n'est pas acceptable. Le Conseil ne doit pas préjuger de
l'issue des négociations, a-t-il dit, regrettant par ailleurs que les
auteurs du projet de résolution aient une fois de plus refusé toute
mention des droits de l'homme. Il est très étrange que certains
membres du Conseil insistent pour inscrire à l'ordre du jour des pays
qui n'y figurent pas, comme le Myanmar et le Zimbabwe, mais refusent
en revanche pour d'autres d'évoquer la question. L'Afrique du Sud
votera néanmoins pour ce projet de résolution, dans un esprit de
compromis.
M. ALEJANDRO WOLFF (États-Unis) a souligné que le conflit au
Sahara occidental n'avait que trop durer. Je suis convaincu que
chacun d'entre nous attend que l'on trouve une solution politique à
cette question. En l'absence d'un règlement politique, la MINURSO est
absolument nécessaire, a-t-il rappelé. Nous espérons que la
résolution encouragera les parties à trouver une solution. Un État
sahraoui indépendant n'étant pas une solution réaliste pour ce
conflit, les prochains cycles de négociation devraient se concentrer
sur un projet d'autonomie. Le Maroc a présenté un plan et si le Front
POLISARIO n'est pas d'accord, il est invité également à en présenter un.
M. JEAN-MAURICE RIPERT (France) a estimé que la persistance d'un
statu quo au Sahara occidental était une menace pour le Maghreb. Le
plan d'autonomie présenté par le Maroc est une base sérieuse et
crédible, a-t-il dit, ajoutant qu'appeler les parties au réalisme
équivaut à rester mobilisé.
M. MICHEL KAFANDO (Burkina Faso) a affirmé que la position de son
pays a toujours été d'encourager les parties à continuer sur la voie
de la négociation. C'est parce que cette résolution encourage la
poursuite des négociations que le Burkina Faso y apporte son soutien.
Ce qui compte avant toute chose, c'est le signal d'encouragement qui
est donné aux parties, a-t-il déclaré, remerciant les délégations qui
ont soulevé certaines questions de s'être finalement jointes au
consensus en votant en faveur de cette résolution.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=1520
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=194089
Le Front Polisario exhorte le Maroc à faire preuve de "réalisme" et de
"sens du compromis"
New York (Nations unies), 01/05/2008 (SPS) Le Front Polisario a
exhorté mercredi le Maroc à faire preuve de "réalisme" et de "sens du
compromis", du fait de la "réalité nationale incontournable" au Sahara
occidental "portée par un peuple sûr de son bon droit" à
l'autodétermination.
Dans un communiqué en réaction à l'adoption mercredi par le Conseil de
sécurité de la résolution 1813, demandant aux deux parties au conflit
d'"engager plus résolument des négociations de fond", le Front
Polisario s'est félicité que le Conseil ait "conforté la justesse de
la cause sahraouie".
Le Front Polisario "se félicite que dans la résolution qu'il vient
d'adopter, le Conseil de sécurité ait décidé, une fois de plus, de
conforter et consacrer la légalité internationale concernant la
question du Sahara occidental et, par delà, la rectitude et la
justesse de la cause sahraouie", indique le communiqué.
Il a relevé que le Conseil de sécurité a réaffirmé la "pertinence des
résolutions 1754 et 1783 qui ont défini le cadre et la finalité des
négociations directes en cours entre le Front Polisario et le royaume
du Maroc".
Le Conseil a ainsi "catégoriquement rejeté les velléités et manœuvres
visant à dévoyer le processus de négociation et à dénaturer le
caractère de décolonisation du conflit maroco-sahraoui, en même temps
qu'il a publiquement désavoué leur auteur", a souligné le Front
Polisario. Il fait allusion à M. Peter Van Walsum, envoyé personnel du
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a récemment déclaré au
Conseil de sécurité que l'option de l'indépendance du Sahara
occidental était "irréaliste".
Le Front Polisario s'est réjouit également que "le Conseil de sécurité
ait réaffirmé avec solennité qu'il n'y a pas de solution politique à
ce conflit en dehors de l'exercice par le peuple du Sahara occidental
de son droit à inaliénable à l'autodétermination".
Il a salué "la volonté du Conseil de sécurité de suivre avec vigilance
le processus de négociations en cours et son engagement en faveur d'un
règlement juste et durable, en pleine conformité avec la légalité
internationale".
Il a voulu à cette occasion "exhorter le royaume du Maroc à faire
montre de réalisme et de sens du compromis, comme le demande le
Conseil de sécurité, partant du fait qu'au Sahara occidental il existe
d'abord une réalité nationale incontournable portée par un peuple sûr
de son bon droit".
"Aucun pays au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur quelque
pouce du territoire sahraoui que ce soit" et "la proposition sahraouie
pour le règlement du conflit, articulée autour du droit à
l'autodétermination, allie générosité, réalisme, respect des droits de
l'homme et fidélité à la légalité internationale", a-t-il affirmé.
Dans le même temps, le Front Polisario a dit "regretter que le Conseil
de sécurité n'ait pas explicitement appelé au respect des droits
humains au Sahara occidental, en raison de l'intransigeance de la
France, pays qui se prétend être le berceau des droits de l'homme".
Il a rappelé que l"'immense majorité des pays membres du Conseil,
ainsi que le secrétaire général (de l'Onu) et des ONG internationales
spécialisées ont fait état de violations massives de ces droits et
autres actes de répression par les forces d'occupation marocaines dans
les territoires occupés".
Le Front Polisario a lancé un "appel pressant et solennel à la
communauté internationale pour qu'elle s'acquitte de la responsabilité
de protéger qui lui incombe à l'endroit du peuple sahraoui sous
occupation et pour que soient mises en oeuvre les recommandations en
la matière du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de
l'homme".
Réitérant sa "disponibilité à poursuivre et intensifier les
négociations en cours avec le royaume du Maroc pour la mise en oeuvre
des résolutions du Conseil de sécurité", le Front Polisario a
réaffirmé "avec force et détermination sa conviction que la seule voie
à même de conduire à un règlement juste et définitif du conflit et
ouvrir des perspectives de coopération et de progrès pour tous les
peuples de la région demeure celle des urnes".
Ceci signifie "l'exercice libre et démocratique par le peuple sahraoui
de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance à
travers un référendum régulier et respectueux de la doctrine et de la
pratique des Nations unies en matière de décolonisation", a-t-il
expliqué.
"C'est cela la voie réaliste. Toute autre voie serait un véritable
déni de justice qui rétribuerait l'agresseur et perpétuerait le
conflit avec toutes les conséquences néfastes qu'une telle situation
implique", a-t-il conclu. (SPS)
020/090/700 010955 MAI 08 SPS
---------------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=1521
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=194088
Le Conseil de sécurité appelle le Maroc et le Front Polisario à des
"négociations de fond"
New York (Nations unies), 01/05/2008 (SPS) Le Conseil de sécurité des
Nations unies a réaffirmé mercredi le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et appelé le Maroc et le Front Polisario à
"engager plus résolument des négociations de fond".
Réuni pour examiner le rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban
Ki-Moon, sur le Sahara Occidental, présenté à la mi-avril, le Conseil
de sécurité a appelé, dans une nouvelle résolution, les deux parties
au conflit à poursuivre les négociations débutées en juin dernier
"sans conditions préalables et de bonne foi".
Le Maroc et le Front Polisario ont déjà eu quatre rounds de
pourparlers directes, à Manhasset près de New York, sous l'égide des
Nations unies, mais sans enregistrer d'avancée réelle. Le Conseil de
sécurité a pris note du rapport du secrétaire général (de l'ONU), pour
qui "la consolidation du statu quo n'est pas une issue acceptable pour
le processus de négociation en cours".
L'objectif des négociations est de "parvenir à une solution politique,
juste, durable et mutuellement acceptable, qui pourvoie à
l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte
d'arrangements conformes avec les buts et principes énoncés dans la
Charte des Nations unies", indique le texte de la résolution.
Le Conseil de sécurité a réitéré sa "volonté d'aider les parties" au
conflit pour atteindre cet objectif, leur demandant de "continuer à
montrer une volonté politique et de travailler dans une atmosphère
propice au dialogue".
Il a adopté la recommandation contenue dans le rapport de M. Ban
Ki-moon selon laquelle "il est indispensable que les parties fassent
preuve de réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir
l'élan imprimé au processus de négociation".
Il a, en outre, salué le fait que le Maroc et le Front Polisario aient
accepté, lors du dernier round de négociation en mars, d'"envisager
l'organisation par voie terrestre de visites familiales" entre
Sahraouis des territoires occupés et des camps de réfugiés, "qui
viendrait compléter l'actuel programme de transport par voie aérienne".
Le Conseil a également rappelé ses précédentes résolutions sur le
Sahara occidental, notamment la 1754 et 1783, adoptées en 2007, qui
ont défini le cadre et le but des négociations de Manhasset.
Le mandat de la Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum
au Sahara occidental, qui expirait mercredi, a d'autre part été
prorogé jusqu'au 30 avril 2009 par le Conseil de sécurité, qui avait
jusque-là l'habitude de le prolonger à chaque fois de six mois.(SPS)
020/090/700 010930 MAI 08 SPS
---------------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=1506
L'envoyé spécial du président de la République reçu par le président
mauritanien
Nouakchott, 30/04/2008 (SPS) L'envoyé spécial du président sahraoui,
Mohamed Abdel Aziz, El khalil Sidi Mohamed, ministre sahraoui chargé
des territoires occupés et des communautés sahraouies à l'étranger, a
été a reçu en audience, mardi, au palais présidentiel à Nouakchott,
par le président de la République islamique de Mauritanie (RIM), Sidi
Mohamed ould Cheikh Abdallahi.
A sa sortie d'audience, l'envoyé spécial sahraoui a déclaré à l'Agence
mauritanienne d'information (AMI) qu'il est venu en Mauritanie porteur
d'un message du président de la RASD, Mohamed Abdel Aziz à son frère
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, président de la République
Islamique de Mauritanie.
Ce message, a-t-il précisé, a trait aux relations fraternelles
existant entre les deux présidents, les deux Etats et les deux peuples
sahraoui et mauritanien ainsi qu'aux derniers développements de la
question sahraouie et particulièrement aux débats qui ont lieu
actuellement au Conseil de sécurité.
L'audience s'est déroulée en présence de MM. Sidi Mohamed Ould Amajar,
directeur de cabinet du président de la République et Abdoulaye
Mamadou Bâ, conseiller, porte parole de la présidence de la République
islamique de Mauritanie. (SPS)
020/090/100 300930 AVRIL 08 SPS
--------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=1487
Sahara occidental : la négociation sous l'égide de l'ONU reste la clé
d'une solution politique (Beïba)
Alger, 28/04/2008 (SPS) La négociation dans le cadre de l'Onu "reste
la clé d'une solution politique" au conflit au Sahara occidental, "en
dépit des circonstances", a affirmé dimanche à Alger le négociateur en
chef du Front Polisario et président du Parlement sahraoui, Mahfoudh
Ali Beïba.
"La voie reste la négociation dans le cadre de l'Onu, sur la base de
ses résolutions avec pour objectif l'autodétermination", a déclaré M.
Beïba à la presse, en marge d'un colloque parlementaire international
sur l'"autodétermination des peuples, vecteur de paix et de
développement".
"Nous attendons la prochaine résolution du Conseil de sécurité (sur le
Sahara occidental), le 29 avril, pour voir l'horizon" des
négociations, entamées en juin dernier avec le Maroc sous l'égide de
l'ONU, qui demeurent dans une impasse. M. Beïba, qui dirige la
délégation du Front Polisario à ces négociations, dont quatre rounds
ont déjà eu lieu à Manhasset, près de New York, a souligné que "toute
solution doit être basée sur la légalité internationale, de façon à
préserver l'harmonie et l'entente dans la région".
Mais "si le processus politique s'arrête, alors la voie sera ouverte à
d'autres alternatives, y compris la lutte armée", a-t-il averti. Le
président du Parlement sahraoui a dénoncé le "parti pris" de (M.
Peter) Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU,.
Ban-Ki-Moon, au Sahara occidental, qui a récemment déclaré au Conseil
de sécurité que l'option de l'indépendance de ce territoire non
autonome était "irréaliste".
Le réalisme "est de voir les choses comme elles sont, non comme on
voudrait qu'elles soient", a-t-il rétorqué, estimant que "cette
personne (Van Walsum) s'est mise hors jeu par ses déclarations". "La
question principale est de savoir si le médiateur de l'ONU veut
démissionner en faisant de telles déclarations ou s'il fait le jeu
d'une puissance étrangère qui oeuvre" dans l'ombre, a-t-il dit.
Un médiateur "est supposé rapprocher les vues des deux parties et non
pas adopter le point vue d'une des deux, en exprimant un avis
personnel. C'est contre l'éthique", a-t-il déploré.
Le Maroc et le Front Polisario ont entamé en juin dernier des
négociations directes, sous l'égide des Nations unies, conformément à
deux résolutions (1754 et 1783) du Conseil de sécurité, dans le but de
parvenir à une "solution politique qui respecte le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui".
Quatre rounds de négociations ont déjà eu lieu à Manhasset sans
avancée réelle, le Maroc refusant de parler d'autre chose que son plan
d'"autonomie" pour le Sahara occidental, que le Front Polisario
considère "nul et non avenu". Un cinquième round est prévu à une date
non encore déterminée.
Le Front Polisario a combattu jusqu'à 1990 les forces armées du Maroc,
qui a envahi en 1975 le Sahara occidental. Un cessez-le-feu est en
vigueur entre les deux parties, sous la supervision des casques bleus
de l'ONU depuis septembre 1991, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/700 281020 AVRIL 08 SPS
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1.3. PRESSE MAROCAINE-MENSONGES DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/onu-sahara___le_cons/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=90283
http://www.lopinion.ma/spip.php?article18508
Le Conseil de sécurité endosse l'appel au réalisme et au compromis
lancé par le SG et son Envoyé personnel
[FAUX: LE CONSEIL DE SECURITE N'A PAS ENDOSSE LES PROPOS DE L'ENVOYE
PERSONNEL MAIS SEULEMENT CEUX DU SG]
New York (Nations Unies)- 01/05/08 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a
adopté à l'unanimité, mercredi tard dans la nuit, une résolution sur
le Sahara endossant l'appel au réalisme et à l'esprit de compromis
lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, <et
son Envoyé personnel, M. Peter Van Walsum>, et prorogeant, cette fois,
d'un an le mandat de la MINURSO.
Le Conseil "fait sienne la recommandation formulée dans le rapport
[NOTE: DU SG, NON DE WALSUM] selon laquelle il est indispensable que
les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis
pour maintenir l'élan imprimé au processus de négociations", souligne
le texte de la nouvelle résolution.
Les quinze membres du Conseil réaffirment, en outre, leur "soutien
sans réserve à l'engagement pris par le Secrétaire général et son
Envoyé personnel d'oeuvrer en vue d'une solution à la question du
Sahara occidental", réitérant ainsi leur confiance entière en M.
Walsum. [NOTE: LA RESOLUTION DIT QUE LE CONSEIL SOUTIENT LES EFFORTS
DU SG ET WALSUM... MAIS DANS LE CONTEXTE DES RESOLUTIONS 1754 ET 1783,
ET NON HORS CE CONTEXTE:
"garantir ainsi l'application de ses résolutions 1754 (2007) et 1783
(2007) ainsi que le succès des négociations; et affirme son soutien
sans réserve à l'engagement pris par le Secrétaire général et son
Envoyé personnel d'œuvrer en vue d'une solution à la question du
Sahara occidental dans ce contexte"]
Ils accueillent, par ailleurs, "avec satisfaction" l'engagement des
parties de poursuivre les pourparlers et leur demandent de "continuer
de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une
atmosphère propice au dialogue afin d'engager plus résolument des
négociations de fond".
M. Ban Ki-moon a estimé, rappelle-t-on, dans son dernier rapport au
Conseil, que l'élan donné au processus de négociations ne pourra être
maintenu que si les parties font preuve de réalisme et d'un esprit de
compromis.
Allant dans le même sens, M. Walsum a insisté sur "la nécessité du
respect de la réalité politique parallèlement au respect de la
légalité internationale", affirmant, devant le Conseil, que
l'indépendance du Sahara est un objectif à la fois "irréaliste" et
"irréalisable".
"J'ai senti le besoin de réitérer cette conclusion que l'indépendance
du Sahara occidental n'est pas un objectif réalisable" car, il semble,
a-t-il dit, que cette conclusion aurait été éclipsée durant les
pourparlers sur le Sahara alors même que ce constat, "aujourd'hui
encore pertinent, se trouve à l'origine du processus de négociations
en cours".
En ce sens, le Conseil, dans sa nouvelle résolution, réitère ainsi son
appel aux parties de "poursuivre les négociations sous les auspices du
Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en
tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des faits nouveaux
survenus depuis", en référence, encore une fois, à l'initiative
marocaine d'autonomie, à l'origine même du processus des pourparlers
en cours.
"Prenant note de la proposition marocaine, présentée le 11 avril 2007
au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, et se
félicitant des efforts 'sérieux et crédibles' faits par le Maroc pour
aller de l'avant vers un règlement", le Conseil rejoint, en vertu de
cette résolution, le point de vue du Secrétaire général, selon lequel
"la consolidation du statu quo n'est pas une issue acceptable pour le
processus de négociations en cours", et prend note également que toute
avancée dans les négociations aura un effet positif sur tous les
aspects de la qualité de la vie des populations du Sahara.
Force est de rappeler à cet égard que M. Walsum impute la persistance
de l'impasse au fait que de nombreux pays trouvent confortable le
statu quo du moment qu'il leur "épargne l'obligation de faire des
choix pénibles, comme prendre parti pour l'Algérie ou pour le Maroc",
en allusion à l'implication directe d'Alger dans ce différend régional.
Depuis juin 2007, des délégations du Maroc, du Polisario, de l'Algérie
et de la Mauritanie ont pris part, à Manhasset, près de New York, à
quatre rounds de négociations sous l'égide des Nations Unies,
conformément aux résolutions 1754 du 30 avril et 1783 du 31 octobre
2007 du Conseil de Sécurité. A l'issue du 4ème round, les parties se
sont engagées à poursuivre les négociations à une date à déterminer
d'un commun accord.
Dernière modification 01/05/2008 14:40
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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=26941
Une résolution sur le Sahara appuie la proposition marocaine. Le
Conseil de sécurité "ne lâche pas" Van Walsum
[NOTE: MAIS OUI, L'APPROCHE DE WALSUM EST TOTALEMENT DESAVOUE]
Ce 30 avril, c'est une longue soirée qui commence pour les diplomates
marocains. A New York, c'est le début de l'après-midi et le Conseil de
sécurité poursuit sa réunion commencée dans la matinée. Plusieurs
points sont à l'ordre du jour dont la résolution sur le Sahara et la
prorogation du mandat de la MINURSO, expirant dans cette même nuit.
Dans les coulisses de la diplomatie du Royaume, la résolution 1813,
tombée tard dans la nuit de mercredi à jeudi, est attendue sur des
charbons ardents. Toute la soirée, les téléphones ont sonné. Entre
Rabat et New York, c'est toute l'affaire du Sahara et ses évolutions
depuis la proposition marocaine présentée en avril 2007, qui est
suspendue …aux sans fils crépitant toute la nuit.
Depuis quelques semaines, l'actualité est foisonnante et jamais le
dossier du Sahara n'a fait autant parler de lui. D'abord le rapport du
secrétaire général de l'ONU fait en avril devant le Conseil de
sécurité au lendemain du 4ème round Manhasset. On s'en souvient, Ban
Ki-Moon y avait appelé à la tenue de négociations profondes et
sérieuses entre les parties.
Il avait surtout invité les uns et les autres à tenir des négociations
avec réalisme et esprit de compromis. Entre-temps, son envoyé
personnel, Peter Van Walsum, entamait une tournée dans la région,
histoire de sonder les volontés à résoudre un conflit qui perdure
depuis trois décennies. Le voyage de ce diplomate est sanctionné par
un exposé fait devant les membres du Conseil de sécurité. Les
conclusions de Van Walsum font grand bruit et, surtout, provoquent la
colère des officiels algériens et sud-africains. Après la tenue de 4
rounds de négociations entre le Maroc, le polisario et les pays
voisins, l'écoute attentive des échanges entre les délégations qui
font le voyage à Manhasset et une tournée sur le terrain, l'envoyé
personnel de Ban Ki-Moon a fini par dire haut et fort ce que bon
nombre de diplomates chevronnés pensent tout bas. «Van Walsum dit en
gros que le choix de l'indépendance du Sahara n'est pas un objectif
réalisable et que les négociations sur ce dossier doivent se
poursuivre sans cette option. Le facilitateur onusien sera accusé de
tous les maux.
Il sera traîné dans la boue par la presse algérienne. Certains iront
jusqu'à demander qu'il soit écarté du dossier. En fait, Van Walsum a
le mérite d'avoir cerné une réalité géostratégique. Il a eu
l'honnêteté de la livrer au Conseil de sécurité», rappelle un
diplomate marocain, fin connaisseur des arcanes sahariennes.
C'est donc dans ce contexte que le Conseil de sécurité -présidé par
une Afrique du Sud totalement hostile à la proposition marocaine
d'<autonomie élargie> au Sahara- tient donc réunion ce mercredi 30
avril. A Rabat, les acquis sont passés en revue, en attendant la
résolution onusienne. Les 'efforts' marocains sont depuis plusieurs
mois qualifiés de 'crédibles et sérieux'. Les derniers rapports de
celui qui préside aux destinées de la grosse machine onusienne en
témoignent. Mieux encore, la proposition marocaine est considérée
comme la 'seule' réaliste et réalisable, pour reprendre le langage
diplomatique.
« Bref, pour ceux de l'ONU, il est temps que les négociations entrent
dans le fond et la substance, c'est-à-dire entamer le vif du sujet et
discuter de l'initiative marocaine, seule issue possible pour que
cesse le calvaire des populations 'séquestrées' dans les camps de
Tindouf», explique un connaisseur du dossier du Sahara. Les agitations
d'une Algérie battant campagne à l'international pour « casser » la
solution politique élaborée et défendue par Rabat.
Pas de triomphalisme dans les rangs de la diplomatie marocaine
Tard dans la nuit, la très attendue résolution 1813 tombe. Les 15
membres du Conseil de sécurité prennent à leur compte les
recommandations émises par Ban Ki-Moon et appellent au réalisme et
esprit de compromis « pour maintenir l'élan imprimé au processus de
négociations ». En appelant à la poursuite des négociations en prenant
en compte « les efforts réalisés depuis 2006 et les faits nouveaux
survenus depuis », le Conseil de sécurité va encore plus loin et
appuie clairement l'initiative marocaine <et les conclusions faites
par un Van Walsum écartant l'option indépendantiste comme option>
[NOTE: FAUX. LE CONSEIL N'A PAS APPUYE LES POSITIONS DE WALSUM].
Et pour la première fois dans l'histoire de l'ONU, allusion est
clairement faite aux conditions de vie des populations 'séquestrées'
dans les camps de Tindouf lorsque le Conseil de sécurité « prend note
que toute avancée dans les négociations aura un effet positif sur tous
les aspects de la qualité de la vie des populations du Sahara ».
Les 15 renouvelleront leur total soutien au SG de l'ONU et son envoyé
personnel, celui-là même dont la « tête » était réclamée par
Sud-africains et Algériens unis, pour la 'mauvaise cause'. Dans la
foulée, le mandat de la MINUSRO est prorogé d'une année au lieu de six
mois.
Face à la presse, le Représentant du Maroc devant les Nations Unies,
El Mostafa Sahel, le dira sans ambages : cette nouvelle résolution
constitue un tournant important « dans le traitement des Nations Unies
de la question du Sahara ». « Le Conseil de sécurité endosse les
recommandations du secrétaire général, lesquelles convergent
pleinement avec les conclusions pertinentes présentées le 21 avril par
l'envoyé personnel devant le Conseil », a déclaré celui qui a été
ministre de l'Intérieur avant d'être diplomate.
C'est <sur la base de la conclusion du facilitateur, Peter Van
Walsum>, explique M. Sahel, que « le Conseil de sécurité appelle
aujourd'hui les parties à faire preuve de réalisme et d'esprit de
compromis et à s'engager dans une phase de négociations plus intense
et portant davantage sur l'examen des questions de fond ». [NOTE:
FAUX. C'EST SUR LA BASE DES CONCLUSIONS DE KI-MOON, NON CEUX DE WALSUM].
A Rabat, ce jeudi 1er mai, on se garde bien de faire montre du moindre
triomphalisme. Mais la diplomatie marocaine vient de remporter une
rude bataille dans une guerre où l'Algérie s'est invitée. « L'affaire
n'est pas finie.
Il faut immuniser cette victoire. Ces acquis doivent être préservés.
Il ne faut pas perdre de vue que nous allons être attaqués.
Aujourd'hui plus que jamais, il faut transformer l'essai », conclut
notre diplomate d'interlocuteur. Il y a quelques heures à peine, les
Etats-Unis et la France venaient d'appuyer dans des déclarations
fortes et sans ambiguïté, la résolution 1813 sur le Sahara.
Narjis Rerhaye
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La nouvelle résolution, une étape importante dans le tournant déjà
opéré dans le traitement de la question du Sahara (ministre AE)
Rabat, 01/05/08 - La résolution du Conseil de sécurité, adoptée
mercredi à l'unanimité, constitue une étape nouvelle et importante qui
'consacre' le tournant déjà opéré depuis l'année dernière dans
l'évolution des négociations autour de la 'marocanité' du Sahara, a
souligné jeudi le ministre des Affaires étrangères et de la
coopération, M. Taib Fassi Fihri.
Ainsi, a dit M. Fassi Fihri dans une déclaration à la presse, après
quatre rounds de négociations, la visite du Représentant personnel du
Secrétaire général de l'ONU, M. Peter Van Walsum dans la région, le
dernier rapport du Secrétaire général et enfin l'exposé oral important
de M. Van Walsum devant le conseil de sécurité, l'instance onusienne
"a décidé de 'consolider' les 'acquis' marocains et de les renforcer".
Le ministre a précisé que "le Conseil a, une fois de plus et avec
force, consacré la 'preeminance' de la proposition marocaine
d'<autonomie> dans le cadre du 'respect' de la 'souveraineté'
territoriale et de l'unité nationale du Royaume, dont les 'efforts'
qui ont présidé à son élaboration ont, une nouvelle fois, été
qualifiés par le Conseil de sécurité de sérieux et crédibles ». De
même qu'il a appelé à ce que les négociations "tiennent compte des
efforts déployés par le Maroc depuis 2006 et donc de l'Initiative
marocaine", a-t-il ajouté.
Le Conseil ne s'est pas limité à cela puisqu'il a introduit et
'renforcé' l'approche préconisée 'par le Royaume du Maroc', et c'est
ainsi qu'il appelle à une intensification des négociations pour entrer
dans les détails, dans la substance et dans le fond, a expliqué le
ministre.
Le Conseil a également appelé les parties à s'engager dans ces
négociations de fond sur la base du réalisme et de l'esprit du
compromis, ces deux vertus <qui ont guidé l'élaboration de la
proposition marocaine>, a rappelé le ministre, soulignant que le
Conseil a également soutenu le Secrétaire général et son Envoyé
personnel, l'ambassadeur Van Walsum.
Sur la base de ces considérations, le conseil a fait le lien entre
l'importance d'un développement significatif des négociations et les
conditions de vie des Marocains retenus sur le territoire algérien,
appelant à ce que ces négociations se développent et s'approfondissent
vite afin d'alléger les souffrances des familles séparées et des
personnes sur un territoire étranger au leur.
Autre acquis supplémentaire, a-t-il ajouté, le Conseil de sécurité a
décidé de proroger le mandat de la MINURSO pour une période d'une
année, ce qui constitue un changement par rapport aux mandats
antérieurs qui étaient de 6 mois.
"Toutes les chances sont offertes et tous les signaux sont ainsi
adressés pour que l'on puisse rapidement entrer dans la négociation
substantielle autour, fondamentalement, de la proposition marocaine",
a-t-il dit, estimant qu'il s'agit là d'une "dynamique nouvelle et
d'une consécration de la démarche marocaine ".
Il est heureux de relever que plusieurs pays influents qui
'connaissent parfaitement' les tenants et les aboutissants de ce
dossier ont tenu à s'exprimer à la faveur de cette résolution adoptée
à l'unanimité, a ajouté M. Fassi Fihri, qui a salué, au nom du
gouvernement de SM le Roi, "la déclaration des Etats Unis, sans
nuances, objective et forte", qui écarte de manière appropriée
l'option irréaliste de l'indépendance.
Le ministre a également salué "la contribution et la mise au point
exprimées par la France qui a tenu à relever avec intérêt l'exposé de
M. Van Walsum devant le Conseil de sécurité", se félicitant,
également, de la prise de conscience et de l'appui de l'ensemble des
membres du Conseil de sécurité à cette démarche.
Le Royaume du Maroc, a-t-il dit, est disposé à entamer un 5è round de
négociations sur cette base confortée, claire, et sur la base d'un
besoin exprimé par le Conseil de sécurité sur la nécessité de mettre
fin à ce différend régional <qui n'a que trop duré>.
"Il tend la main aux autres parties pour que l'on puisse trouver une
solution définitive à ce différend régional afin que nous puissions,
avec les quatre autres pays de l'UMA, réaliser ce projet important
d'intégration maghrébine, qui est aujourd'hui demandé avec force par
l'ensemble des cinq peuples de la région, mais également par les
multiples et différents partenaires du Maghreb ", a souligné M. Fassi
Fihri.
Il est temps, a-t-il dit, que " nous puissions, à la faveur d'une
intégration maghrébine, exploiter nos complémentarités, coordonner nos
actions, non seulement en termes de menaces et de risques, mais aussi
en termes d'exploitation de l'ensemble des potentialités maghrébines".
Dernière modification 01/05/2008 17:35
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Le Maroc se félicite de l'adoption par le Conseil de sécurité de la
nouvelle résolution sur le Sahara
New York (Nations Unies)- 01/05/08 - Le Maroc s'est félicité de
l'adoption à l'unanimité, mercredi, par le Conseil de sécurité d'une
résolution sur le Sahara qui endosse l'appel au réalisme et à l'esprit
de compromis lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban
Ki-moon, et son Envoyé personnel, M. Peter Van Walsum, et proroge d'un
an le mandat de la MINURSO.
"Par cette résolution (1813) qui constitue un tournant important dans
le traitement, par les Nations Unies, de la question du Sahara, le
Conseil de sécurité réitère son appui ferme aux efforts du Secrétaire
général et de son Envoyé personnel, tout en insufflant une nouvelle
dynamique, susceptible de faire progresser le processus actuel de
négociations vers une solution politique négociée, à même de mettre
fin à ce différend régional, <qui n'a que trop duré>", a déclaré à la
presse, à New York, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc
auprès des Nations Unies, M. El Mostafa Sahel.
Ce faisant, a-t-il poursuivi, "le Conseil de sécurité endosse les
recommandations du Secrétaire général, lesquelles convergent,
pleinement, avec les conclusions pertinentes, présentées, le 21 avril
courant, par l'Envoyé personnel, devant le Conseil".
De même, a précisé le diplomate, que la référence dans le texte de la
résolution "aux faits nouveaux survenus depuis" n'est pas fortuite et
renvoie à l'évaluation de M. Peter Van Walsum. M. Sahel a ainsi
rappelé que ce dernier, "en sa qualité de facilitateur dans ce
processus, est parvenu, après quatre rounds de négociations, à la
conclusion, selon laquelle une entité indépendante au Sahara <n'est
pas et ne peut être> un objectif <réaliste>".
"C'est sur la base de cette conclusion, qui ne souffre d'aucune
confusion, que le Conseil de sécurité appelle, aujourd'hui, les
parties à faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis et à
s'engager dans une phase de négociations plus intense et portant
davantage sur l'examen des questions de fond", a relevé le diplomate
marocain. Et de souligner qu'une "telle évolution conforte l'attitude
de réalisme et d'esprit de compromis que le Royaume du Maroc a
toujours fait valoir, et ce depuis le début du processus de
négociations, entamé en juin 2007, processus rendu possible, grâce à
la proposition marocaine d'<autonomie>".
Après avoir rappelé que le Conseil de sécurité a salué les efforts
'sérieux et crédibles' qui ont abouti à l'élaboration de la
proposition marocaine, l'ambassadeur a réaffirmé que cette initiative
"permettra aux populations du Sahara de gérer, à travers des organes
'démocratiquement élus', leurs propres affaires dans le cadre de la
'souveraineté' du Maroc et du 'respect' de son <intégrité territoriale>".
Il a, en outre, indiqué que le Maroc "se félicite, également, du
constat du Conseil de sécurité, par lequel ce dernier considère que
l'amélioration des conditions de vie des populations, 'retenues' dans
les camps de Tindouf, demeure tributaire des progrès devant être
réalisés dans le processus actuel des négociations et formule, par
conséquent, le souhait que les autres parties s'engagent de bonne foi
dans ce processus, donnant, ainsi, un signal d'espoir aux populations
de ces camps, dans l'attente de leur <retour à la mère patrie>".
"Le Royaume du Maroc saisit l'occasion de l'adoption de cette nouvelle
et importante résolution pour renouveler son engagement 'constant et
sincère' à poursuivre, de 'bonne foi', et de manière résolue, le
processus de négociation engagé, et 'tend, de nouveau la main', aux
autres parties pour mettre à profit cette nouvelle opportunité aux
fins de hâter le règlement de ce différend régional, qui continue de
constituer le 'principal obstacle' à l'avènement d'un Maghreb uni,
démocratique, prospère et stable", a conclu M. Sahel.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, mercredi, une
résolution sur le Sahara endossant l'appel au réalisme et à l'esprit
de compromis lancé par le Secrétaire général des Nations Unies et son
Envoyé personnel.
Le Conseil a ainsi "fait sienne la recommandation formulée dans le
rapport selon laquelle il est indispensable que les parties fassent
preuve de réalisme et d'un esprit de compromis pour maintenir l'élan
imprimé au processus de négociations".
Dernière modification 01/05/2008 14:43
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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=90313
http://www.lopinion.ma/spip.php?article18509
http://www.aujourdhui.ma/nation-details61481.html
L'<autonomie> sous "souveraineté" marocaine, "seule" solution possible
au différend sur le Sahara, selon les Etats-Unis
New York (Nations Unies), 01/05/08 - Les Etats-Unis ont souligné,
mercredi, devant le Conseil de sécurité qu'un Etat indépendant au
Sahara n'est pas une option réaliste, affirmant qu'une véritable
autonomie sous 'souveraineté' marocaine est "la 'seule' solution
possible" pour régler ce différend et que Washington va renforcer son
engagement pour la recherche d'une solution à ce conflit.
"Nous partageons l'évaluation de M. Van Walsum selon laquelle un Etat
indépendant au Sahara n'est pas une option 'réaliste' pour résoudre le
conflit et qu'une 'véritable' autonomie sous 'souveraineté' marocaine
est la 'seule' solution possible", a déclaré l'ambassadeur des
Etats-Unis à l'ONU, M. Alessandro Wolf, à l'issue du vote, mercredi,
par le Conseil de sécurité d'une nouvelle résolution sur ce dossier.
Il a ajouté, devant la presse cette fois, que "la 'meilleure' façon,
et la plus 'réaliste', pour aller de l'avant est d'oeuvrer pour une
solution négociée conduisant à une 'véritable' autonomie dans le cadre
de la 'souveraineté' marocaine".
"C'est notre position nationale et nous l'avons clairement exposée
devant le Conseil", a-t-il insisté. L'ambassadeur américain a,
d'autre part, déploré, dans son exposé au Conseil, que "le conflit du
Sahara occidental <n'a que trop duré>, provoquant tensions et
souffrances humaines et entravant toute avancée vers l'intégration
régionale en Afrique du Nord". "Je suis sûr que chacun de nous autour
de cette table désire ardemment une solution politique mutuellement
acceptable à ce conflit ", a-t-il affirmé, faisant, toutefois,
remarquer que les quatre rounds de négociations ont "confirmé la
difficulté de parvenir à une telle solution en dépit du 'sérieux', du
'dévouement' et de la 'sincérité' de l'Envoyé personnel du Secrétaire
général, Peter van Walsum".
Après avoir salué la prorogation pour un an du mandat de la MINURSO,
dont la mission est "vitale", M. Wolf a émis l'espoir que cette
décision "permettra aux parties de s'engager dans la recherche d'une
solution de manière soutenue, intense et créative". Et d'ajouter :
"nous avons l'intention de renforcer notre propre engagement dans les
semaines et les mois à venir" pour encourager les parties à aller de
l'avant.
"A notre avis, les futurs rounds de négociations devraient donc portés
sur la définition d'un régime d'autonomie mutuellement acceptable qui
répond aux aspirations du peuple du Sahara occidental". "A cet égard,
le Maroc a déjà présenté <une proposition qualifiée de 'sérieuse' et
de 'crédible'> par ce même Conseil, et nous exhortons le Polisario à
entrer dans des négociations avec le Maroc sur ses détails ou de
présenter sa propre proposition exhaustive d'autonomie".
Par ailleurs, et dans une déclaration à la presse, l'ambassadeur
américain s'est félicité de l'adoption par consensus de la nouvelle
résolution au terme "de longues négociations et discussions". "Nous
avons eu affaire à une résolution assez difficile à négocier et nous
sommes satisfaits qu'elle ait été adoptée à l'unanimité", a-t-il
poursuivi, précisant que l'objectif principal du Conseil consiste à
"revigorer les négociations". Interrogé au sujet de l'action que son
pays compte entreprendre à cet égard, il a indiqué que Washington
"envisage sérieusement de tendre la main aux parties et renforcer
notre propre engagement".
S'agissant des allégations colportées, encore une fois, par
l'ambassadeur sud-africain qui a dénigré l'appel au réalisme et au
compromis, le diplomate américain a dit "déplorer ces propos",
relevant que l'absence d'une approche 'réaliste' est à l'origine de la
persistance de nombre de crises à travers le monde
aujourd'hui."Personne ne doit avoir d'objections quant à l'idée de
traiter de manière 'réaliste' les problèmes", a-t-il martelé.
Quant à la 'prétendue' exclusion des membres non permanents du Conseil
du processus d'élaboration de la résolution, accusation avancée par
les représentants du Costa Rica et de l'Afrique du sud, l'ambassadeur
des Etats-Unis a assuré que 'tous' les membres du Conseil ont été
impliqués dans les négociations et que des amendements ont été pris en
considération et que d'autres ne l'ont pas été mais que "la grande
partie des questions soulevées ont été incluses dans le texte de la
résolution".
Dernière modification 01/05/2008 14:40
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http://www.lopinion.ma/spip.php?article18509
Par sa nouvelle résolution, le Conseil de sécurité appelle au réalisme
et à l'esprit de compromis (ambassadeur de France)
New York (Nations Unies), 01/05/08 - L'ambassadeur représentant
permanent de la France auprès de l'ONU, M. Jean-Maurice Ripert, a
souligné que par sa nouvelle résolution, adoptée mercredi, "le Conseil
de sécurité appelle au 'réalisme' et à l'esprit de compromis pour
permettre aux négociations d'entrer dans une phase plus intensive et
substantielle".
Dans une intervention devant le Conseil après l'adoption de la
résolution (1813), M. Ripert a relevé que "le plan d'<autonomie>
présenté par le Maroc est une base de négociation 'sérieuse et
constructive' pour aboutir à une solution négociée entre les parties,
dans le 'respect' du principe d'autodétermination".
"Le Conseil de Sécurité, dans ses résolutions 1754 et 1783, a
unanimement salué les 'efforts' 'sérieux et crédibles' faits par le
Maroc pour produire un plan d'<autonomie> pour le Sahara occidental",
a rappelé le diplomate soulignant qu'en adoptant ces deux résolutions,
"la Communauté internationale avait unanimement salué la fin de
l'impasse dans le dossier du Sahara occidental avec l'ouverture de
négociations de bonne foi et sans conditions préalables".
Revenant sur l'évaluation de l'Envoyé personnel du Secrétaire général,
M. Ripert a indiqué avoir pris note avec intérêt de cette évaluation
qui "vient compléter le rapport du Secrétaire général".
Il a, par ailleurs, mis en garde contre la persistance de l'impasse,
assurant que "l'absence de progrès dans les négociations de Manhasset
fragilise la recherche d'une solution politique juste, durable et
mutuellement acceptable, négociée sous l'égide des Nations Unies, qui
permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". Le
diplomate a également relevé que la persistance du statu quo
"constitue un obstacle à la construction d'un Maghreb intégré et
prospère et menace la stabilité de l'ensemble de la région".
L'ambassadeur de France a formé le voeu que "le Conseil de Sécurité et
l'ensemble des Etats membres, en particulier les Etats voisins de la
région, restent mobilisés pour soutenir les négociations en cours,
comme les y invitent les résolutions 1754 et 1783, ainsi que la
présente résolution (1813)", saluant à nouveau les efforts déployés
par le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour résoudre la
question du Sahara.
Dernière modification 01/05/2008 11:15
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Londres n'a pas l'intention de tenir des discussions avec le Polisario
(ministre britannique)
Londres, 01/05/08 - M. Kim Howells, ministre au Foreign Office
britannique chargé de l'Afrique du nord et du Moyen-Orient, a souligné
que le Royaume-Uni n'a pas l'intention de tenir des discussions avec
le Polisario, soulignant que son pays appelle au réalisme et à
l'esprit de compromis pour dépasser l'impasse actuelle dans le conflit
du Sahara.
M. Howells, qui répondait mardi au parlement à une question du député
Hancock du Parti Libéral Démocrate (opposition) qui lui demandait s'il
allait tenir des discussions avec le Polisario, a déclaré que "le
Secrétaire au Foreign Office (NDLR M. David Miliband) et moi-même
n'avons pas l'intention de tenir des discussions avec les
représentants du Polisario".
Il a ajouté que le gouvernement de son pays prend régulièrement note
des positions des parties au conflit ainsi que celles du Secrétaire
général de l'Onu, de son représentant personnel pour le Sahara
Occidental et de la communauté internationale.
Le Royaume-Uni partage l'avis du Secrétaire général de l'Onu que les
deux parties au conflit doivent essayer de parvenir à un moyen de
surmonter l'impasse politique actuelle en faisant montre de réalisme
et d'un esprit de compromis, a-t-il conclu.
Dernière modification 01/05/2008 16:05
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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=90312
L'initiative du Maroc offre la "seule" alternative à la "dure réalité"
Publié le : 01.05.2008 | 14h32
La résolution sur le Sahara 'marocain', adoptée par le Conseil de
sécurité appelle plusieurs remarques, mais surtout une constatation
fondamentale, à savoir que c'est la première fois que l'Organisation
des Nations unies s'exprime à ce niveau, en des termes résonnants et
raisonnables, sur la qualité de vie des populations, liant son
amélioration à toute avancée dans le processus de négociations en cours.
Par cette résolution, débattue et votée à la lumière du rapport du
secrétaire général et de l'audition de son envoyé personnel, qui a
évoqué expressément la vie dans les camps, en parlant des
inconditionnels du Polisario, le Conseil de sécurité a soulevé le
couvercle sur les affres de la vie dans ces camps, les désignant du
doigt sans avoir à chercher ses mots.
C'est donc la communauté internationale tout entière qui s'offusque
aujourd'hui des conditions 'catastrophiques' de vie dans les camps de
Tindouf, faisant écho aux appels qui grondent un peu partout dans le
monde depuis fort longtemps, dénonçant ces camps où fleurissent côte à
côte et de manière concomitante, <misère noire, famine, maladie,
analphabétisme, répression, omerta>, autant d'ingrédients de la
négation même de la nature humaine.
De fait, pour les responsables du Polisario, la question du Sahara n'a
jamais été qu'un 'fonds de commerce', un flux de devises et de
marchandises, fruit de l'aide internationale quémandée à tour de bras
au nom d'une population qui n'a qu'un seul souhait : 'fuir' cet
'enfer' de Tindouf, une 'prison' pour les uns, un 'mouroir' pour les
autres.
Faut-il rappeler que la quasi-totalité de ces responsables ont fait
'fortune' dans des conditions de rapidité dignes des Jeux olympiques.
Quand on sait qu'ils l'ont fait sur un territoire désertique,
totalement inhospitalier, rebelle à toute ébauche d'activité
économique, on mesure l'ampleur de l'<escroquerie> et la profondeur de
la culture du 'gain rapide', de l'enrichissement sans causes, de
'détournements' en tout genre, des dessous de table et de la
surfacturation.
L'odeur de l'<appât du gain rode> dans les camps de Tindouf, un vrai
foutoir qui symbolise le sens profond de cette célèbre maxime : "quand
la morale fout le camps, le fric cavale derrière", de quoi sabrer le
moral même des inconditionnels.
La 'dure réalité' des camps est laissée aux populations 'séquestrées'
qui regardent passer les plats. Elles seules, vivent les affres de
l'<otage affamé>, continuellement encerclé, en permanence épié avec
comme seul décor des sentinelles doigt sur la gâchette et des miradors
tous projecteur activés.
La proposition marocaine de statut d'<autonomie>, saluée 'partout'
dans le monde, offre l'unique alternative à la vie dans les camps, où
tout est soumis à la logique infernale du business. Elle constitue la
seule possibilité pour ces populations de se soustraire au joug de
leurs geôliers, qui ont une calculatrice à la place du coeur et un
portefeuille à la place du cerveau.
L'initiative marocaine tend entre autres, à redonner une perspective à
cette population des camps de Tindouf, aux espoirs à chaque fois
poignardés par ceux qui lui imposent une gouvernance boutiquière, ceux
qui mettent le profit personnel en avant plutôt que l'éthique, ceux
dont les intérêts marchands font office de convictions.
C'est ce qui explique le nombre sans cesse croissant des transfuges
qui fuient le mouroir de Tindouf, pour regagner par vagues entières le
Maroc, avec femmes et enfants, comme quoi, comme on dit : "l'oiseau ne
chante mieux que sur son arbre généalogique".
Par Abdelkrim El-Mouss | MAP
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http://www.lopinion.ma/spip.php?article18510
Le triomphe de la raison
La Résolution 1813 sur le Sahara, adoptée avant-hier par le Conseil de
Sécurité de l'ONU, constitue un tournant décisif dans le traitement
par l'instance onusienne de la question du Sahara et apporte dans son
sillage une 'précieuse victoire' pour notre 'cause nationale'.
Les ingrédients de la victoire résident dans l'endossement par le
Conseil de Sécurité de l'appel au REALISME et au COMPROMIS lancé par
le Secrétaire Général, M. Ban Kimoon, dan son dernier rapport, et par
son envoyé spécial, M. Peter Van Walsum, dans ses conclusions
pertinentes du 21 avril dernier.
« Réalisme » donc et « compromis ». Deux petits mots qui portent en
eux de profondes significations et se veulent déterminants pour la
suite du processus de négociations.
Le terme « réalisme » renvoie sans équivoque à la position exprimée le
21 avril par M. Peter Van Walsum qui avait estimé que l'option de
l'indépendance du territoire n'était pas un objectif 'réaliste', était
'irréalisable' et que le Polisario devait y renoncer.
Ceci au moment où l'Algérie et les séparatistes, épaulés pour
l'Afrique du Sud, ont remué ciel et terre contre l'envoyé personnel de
M. Ban Kimoon et revendiqué sa démission. En appelant au sens du
'réalisme', le Conseil de Sécurité confirme ainsi M. Peter Van Valsum
dans sa mission, réitère son entière confiance en sa personne et fait
siennes ses conclusions pertinentes .
Sans aller jusqu'à parler d'un 'échec cuisant' de l'Algérie et de ses
protégés sur ce point, nous préférons évoquer la victoire de la raison.
Le terme « compromis », pour sa part, ne signifie rien d'autre qu'un
appel à un engagement résolu dans les négociations de fond sous les
auspices du S.G, de bonne foi et sans conditions préalables. Au regard
du contenu de la Résolution qui appelle à tenir compte « des efforts
réalisés depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis », la
notion de négociations désigne directement la proposition d'autonomie
présentée par le Maroc le 11 avril 2007.
Comme quoi, Polisario et Algérie sont appelés à faire preuve de
sagesse et à mettre fin à leurs 'tergiversations' pour passer aux
choses 'sérieuses et concrètes', tout en se conformant au sens du
'réalisme' et du compromis, celui-là même prôné par le Maroc durant
les différentes étapes franchies jusqu'ici.
Le Conseil de Sécurité, qui semble déterminé à faire aboutir le
dossier, se donne et donne aux parties les moyens pour y parvenir.
Les négociations de fond, étant ce qu'elles vont devoir être avec
leurs détails techniques et leurs discussions ardues, le mandat de la
MINURSO a été, pour la première fois de l'Histoire, prorogé de 12 mois
et non de six mois, comme cela était devenu habituel depuis que l'ONU
avait été saisie du dossier.
La 'victoire' d'étape réalisée par le Maroc et qui n'est que
l'aboutissement des efforts engagés par notre pays, Roi, diplomatie,
partis politiques, société civile, presse nationale et engagement
patriotique de l'ensemble des composantes de la société, réconforte la
'cause nationale marocaine' dans ses acquis antérieurs et les renforce
donc par de nouveaux acquis.
Elle apporte dans la foulée un fait nouveau puisque la Résolution
prend note que toute avancée dans les négociations « aura un effet
positif sur tous les aspects de la qualité de vie des populations du
Sahara ».
Par cette phrase, il est fait directement référence aux populations
'séquestrées' à Tindouf qui souffrent le martyr à cause de leur
maintien 'contre leur gré' dans les conditions que l'on connaît et
dont la situation commence clairement à irriter la communauté
internationale.
La Résolution 1813 constitue ainsi une 'évolution remarquable' à même
de débloquer la situation et de faire aboutir les efforts visant à
mettre fin à un différend qui s'est donné le luxe de s'étaler dans le
temps.
Les positions officielles exprimées par Washington et Paris devant le
Conseil de Sécurité et soutenant dans la clarté la plus totale la
proposition marocaine d'autonomie, constituent un indicateur de taille
sur le degré de 'sérieux et de crédibilité' dont bénéficie
l'initiative marocaine à l'échelon international, en général, et dans
la sphère des grandes puissances, en particulier.
Nos voisins algériens, dont on connaît l'appréciation des choses à
leur juste valeur, sauront saisir cette opportunité qui mène droit
vers une solution de ni vainqueur ni vaincu.
La main du Maroc 'continuera' en tout cas à être 'tendue' à ses
voisins de l'Est pour dissoudre les différends en suspens et s'engager
ensemble dans la voie de la coopération, de la compréhension, de la
fraternité et du bon voisinage au service des intérêts nationaux
propres et des intérêts communs régionaux avec en tête celui de
l'édification d'un Maghreb arabe de justice, de droit, de
développement et de prospérité, loin des animosités des époques
révolues, des égoïsmes et des petits calculs dont les conséquences ne
font que tirer notre région vers le bas et la servir en proie facile
aux extrémismes de toutes sortes, à l'instabilité et à l'insécurité.
L'espoir est en tout cas de mise.
((Jamal HAJJAM))
Edité le: jeudi 1er mai 2008
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details61478.html
L'ONU "rejette définitivement" l'option de l'indépendance au Sahara
La résolution 1813 adoptée, mercredi, par le Conseil de sécurité fait
de l'<autonomie> l'<unique> solution <réaliste> à l'affaire du Sahara.
Le Conseil de sécurité de l'ONU vient d'<enterrer> l'option de
l'indépendance du Sahara. Dans une résolution, longuement discutée et
difficilement négociée, mais qui a été adoptée à l'unanimité,
l'instance onusienne a <décrété> l'<irréalisme> et l'<irréalisabilité>
de 'toute' solution 'autre' que l'<autonomie>. Une 'première'. Jamais,
auparavant, une résolution n'a été aussi claire et précise quant à
l'avenir de la question du Sahara.
Le Conseil «fait sienne la recommandation formulée dans le rapport
(NDLR, rapport de Ban Ki-moon) selon laquelle il est indispensable que
les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis
pour maintenir l'élan imprimé au processus de négociations», indique
la résolution 1813. Un texte qui montre que les messages du secrétaire
général de l'ONU <et son envoyé personnel pour l'affaire du Sahara,
Peter van Walsum> a été bien reçu [NOTE: FAUX. LE MESSAGE DE WALSUM NE
FUT ACCEPTE]. Les membres du Conseil ont ainsi réitéré leur «soutien
sans réserve à l'engagement pris par le Secrétaire général et son
envoyé personnel d'œuvrer en vue d'une solution à la question du
Sahara occidental». Une sorte de réhabilitation claire et ferme de
l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU [NOTE: NON, PARCE
QUE SE SOUTIEN EST POUR AGIR DANS LE CADRE DES RESOLUTIONS 1754 E 1783
ET NON DANS LES PROPOSITIONS DE WALSUM]. Le rapport de ce dernier
devant le Conseil de sécurité, il y a deux semaines avait été
sévèrement critiqué par l'Algérie et le Polisario. Ces derniers sont
allés jusqu'à exiger sa démission l'accusant d'avoir perdu sa
neutralité en « adhérant à la thèse marocaine ». Le diplomate
hollandais n'ayant fait qu'exposer devant les quinze membres du
Conseil les conclusions de ses trois années de médiation dans le
conflit, a vu ses conclusions devenir la base d'une résolution qui
fera date dans les annales de l'ONU.
«J'ai 'senti' le 'besoin' de réitérer cette conclusion que
l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif
'réalisable'», car il semble, avait-t-il dit, que «cette conclusion
aurait été éclipsée durant les pourparlers sur le Sahara alors même
que ce constat, «aujourd'hui encore pertinent, se trouve à l'origine
du processus de négociations en cours».
Une recommandation qui est prise en considération par le Conseil de
sécurité [NON, LE CONSEIL DE SECURITE NE FAIT SIENNE CETTE
CONSIDERATION] qui appelle à la poursuite «des négociations sous les
auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne
foi, en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006».
Aller aux négociations de Manhasset avec la volonté ferme et sincère
de parvenir à une solution juste et durable à ce conflit <qui n'a que
trop duré> est la seule manière d'avancer dans les négociations. Tel
est le message adressé par l'ONU au Polisario <et à l'Algérie>. Quant
au Maroc, la politique de «la main tendue» qu'il a adoptée depuis le
début des négociations de Manhasset a permis à la communauté
internationale de repérer l'origine réelle du blocage. D'où le constat
fait <par Ban Ki-moon> et son envoyé personnel ainsi que l'ensemble
des membres du Conseil de sécurité qui, aujourd'hui, appellent à
l'abandon de toutes les options 'impossibles à réaliser' et dont
l'unique objectif est de maintenir le statu quo.
Le Maroc se félicite de l'adoption de la résolution 1813
Le Maroc s'est félicité de l'adoption à l'unanimité, mercredi, par le
Conseil de sécurité d'une résolution sur le Sahara qui endosse l'appel
au 'réalisme' et à l'esprit de compromis lancé par le Secrétaire
général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et son envoyé personnel, Peter
van Walsum, et proroge d'un an le mandat de la MINURSO.
«Par cette résolution (1813) qui constitue un tournant important dans
le traitement, par les Nations Unies, de la question du Sahara, le
Conseil de sécurité réitère son appui ferme aux efforts du Secrétaire
général et de son envoyé personnel, tout en insufflant une nouvelle
dynamique, susceptible de faire progresser le processus actuel de
négociations vers une solution politique négociée, à même de mettre
fin à ce différend régional, qui n'a que trop duré», a déclaré à la
presse, à New York, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc
auprès des Nations Unies, El Mostafa Sahel.
Le 2-5-2008
Par : Omar DAHBI
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http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details61476.html
Le Conseil "rejette" l'option de l'indépendance
La position du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'affaire du
Sahara 'marocain' est un vrai tournant historique. Le Conseil
'rejette' l'option de l'indépendance au motif qu'elle est
'irréaliste'. Il invite les parties à discuter, à négocier et à mettre
en œuvre l'offre d'<autonomie> sur la base du projet marocain. La
situation est, désormais, claire. Cependant, elle a des conséquences
tranchantes, ou siccatives, sur les parties qu'il faut souligner.
D'abord pour ce qui concerne le Maroc. L'offre d'<autonomie> n'est
'plus' une déclaration d'intention. Un exercice intellectuel ou une
manœuvre politique d'un Etat qui voit sa 'territorialité' contestée
par des 'séparatistes'. Elle devient un choix stratégique qui engage
l'avenir de la 'démocratie', de la régionalisation et de la
'modennite' dans notre pays. La réforme et la mise à niveau de nos
institutions viendront, donc, du Sud. Une rénovation de la monarchie
marocaine telle qu'elle est portée par le projet de SM Mohammed VI. Un
'défi de règne', comme il est dit. Notre 'vieil' Etat makhzénien,
centralisé est amené, partout, à lâcher du lest et à se penser d'une
manière plus «fédérale» que jacobine — ce qui est, pour les historiens
sérieux, dans sa vraie nature.
Le rêve de Mustapha El Ouali, le fondateur romantique du Polisario,
mort prématurément, de changer le Maroc, et de faire en sorte que les
Sahraouis soient considérés 'dans leur propre pays — le Maroc —' se
réalisera au final, mais pas dans la version 'séparatiste' que le
'pouvoir' algérien a voulu imposer.
D'un autre côté, la décision du Conseil de sécurité impose au
Polisario, aujourd'hui, de négocier vite et bien sans trainer. Plus
ils tarderont à accepter cette nouvelle réalité, plus ils perdront la
main face aux Sahraouis 'unionistes', 'majoritaires', qui n'ont pas
l'intention de se laisser faire. Les 'unionistes' refuseront — et ils
ont des arguments solides pour cela — de voir leur 'loyauté' amoindrir
leur poids dans les institutions de la future 'autonomie'. Le
Polisario verra, assez rapidement, qu'il lui sera moins dur de
négocier avec l'Etat marocain des modalités de l'<autonomie> qu'avec
ses frères sahraouis 'unionistes' légitimement exigeants.
Enfin, pour ce qui est de l'Algérie, la résolution du Conseil de
sécurité est une occasion unique et historique pour tourner toutes les
pages douloureuses du passé. 1 - Normaliser ses relations avec un
voisin «incontournable» en optant pour une solution — ni vainqueur ni
vaincu — dans un conflit factice de 35 ans. 2 - Pousser à une vraie
unité régionale au Maghreb dont l'absence devient un handicap
collectif et une impotence rédhibitoire pour tous. 3 - Encourager un
modèle démocratique qui demain pourra être utile pour déverrouiller le
pays et pour installer la paix sociale et politique notamment en Kabylie.
Le 2-5-2008
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=90323
Victoire de la paix au Maghreb
Publié le : 01.05.2008 | 20h41
La nouvelle résolution 1813 sur le Sahara, adoptée mercredi 30 avril à
l'unanimité par le Conseil de sécurité, constitue une victoire de la
raison et de la paix au Maghreb.
Elle sanctionne un laborieux débat de plusieurs jours, entamé le 23
avril mais marqué par la volonté des membres du Conseil de faire
bouger les lignes. Comme nous l'indiquent des sources proches du
dossier, elle survient aussi sur la base d'une donnée, 'inédite' et
'majeure' qui porte à conséquence: le rapport soumis par M. Peter van
Walsum, envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU au Sahara,
dans lequel il souligne que «l'indépendance du Sahara n'était pas une
option 'réaliste'». Le rapport de M. Walsum est 'conforté', par
ailleurs, 'par M. Ban Ki-moon lui-même'. Le hasard du calendrier a
voulu que la résolution 1813 vienne conforter un an après, jour pour
jour, l'autre résolution 1754, votée le 30 avril 2007 et qui avait
ouvert la perspective d'un règlement politique, lancé le processus de
Manhasset et, surtout, qui s'était appuyée fondamentalement sur le
plan d'autonomie du Maroc.
Il faut souligner d'emblée que la résolution 1813, adoptée mercredi
soir, a reçu le précieux soutien des Etats-Unis, de la France, de la
Grande- Bretagne, de l'Espagne, du Burkina Faso et de plusieurs autres
pays. Le représentant des Etats-Unis au Conseil de sécurité,
Alessandro Wolf, a affirmé qu'un «Etat indépendant au Sahara n'est pas
une option 'réaliste' et qu'une <autonomie> sous 'souveraineté'
marocaine est la 'seule' solution possible».
Et d'ajouter dans la foulée devant la presse internationale que « le
Maroc a déjà présenté 'une proposition qualifiée' de 'sérieuse et
crédible' par le Conseil de sécurité, et nous exhortons le Polisario à
entrer dans des négociations avec le Maroc sur ses détails ou de
proposer sa propre proposition exhaustive d'autonomie». Jean-Maurice
Ripert, représentant permanent de la France aux Nations unies, après
avoir rappelé que le Conseil de sécurité, dans ses résolutions 1754 et
1783, a unanimement salué les 'efforts' 'sérieux et crédibles' du
Maroc pour produire un plan d'<autonomie> au Sahara», rappelle que
celui-ci « est une base de négociation 'sérieuse et constructive' pour
aboutir à une solution négociée entre les parties, dans le respect du
principe d'autodétermination». Ce ne sont pas là de simples
déclarations de principe ou des propos de circonstances. Lâchées du
haut de la tribune du Conseil de sécurité, elles constituent des
paroles dont la solennité est à elle seule une profession de foi.
Depuis 2006, voire même 2004, on assiste à un enchaînement heureux des
étapes de construction du processus de règlement que le Maroc a
souhaité et encouragé. Le rappeler c'est restituer la dimension qui
lui revient, c'est aussi mettre en exergue la vision prospective dans
ce dossier de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, initiateur de
l'Initiative d'<autonomie> au Sahara et donc enclencheur pour ainsi
dire du processus actuel. Constatant non sans affliction
l'immobilisme, voire la dérive de l'affaire du Sahara, les Nations
unies avaient demandé aux parties de déployer un effort dans le sens
d'une solution politique consensuelle.
Ce à quoi le Maroc s'est naturellement conformé en promouvant
l'<autonomie> dont il a soumis le projet en avril 2007 au Conseil de
sécurité. Ce dernier n'a pas manqué d'en prendre acte, louant en effet
l'initiative, mesurant également à quel point notre pays restait
attaché à un règlement définitif et juste. L'initiative d'autonomie,
comme on le sait , a emporté l'adhésion des membres du Conseil de
sécurité ainsi que celle de la communauté internationale, parce
qu'elle se caractérise par le 'sérieux', la 'crédibilité', la 'bonne
foi' et la 'sincérité', tous critères soulignés par la suite un peu
partout 'en hommage au Maroc'.
Document 'cohérent' et 'inspiré' du 'réalisme', le projet
d'<autonomie> est devenu aussi une base 'incontournable' pour un
dialogue et des négociations. Du 18 juin 2007 au 18 mars 2008, quatre
rounds successifs ont été organisés à Manhasset sous l'égide de M.
Peter van Walsum, envoyé personnel de M. Ban Ki-moon au Sahara et
facilitateur entre les parties. Entre-temps, en octobre 2007, la
résolution 1783 en l'occurrence, a été adoptée par le Conseil de
sécurité, confortant celle du 30 avril 2007, prenant également en
compte les avancées du processus de négociations et incitant par
ailleurs les parties à engager des « négociations substantielles »
pour parvenir à un accord acceptable, consensuel et définitif.
De bout en bout du processus, malgré les 'faux' procès en sorcellerie
fomentés par une presse algérienne 'hargneuse et ignorante' du
dossier, responsables de l'ONU, dirigeants des pays amis ou
personnalités 'neutres' se sont relayés et ne se sont pas fait faute
de souligner la 'crédibilité' du projet marocain et, notamment,
l'<irrésistible> détermination du Maroc à s'inscrire 'dans la légalité'.
On relève avec intérêt le changement de ton, l'évolution du langage
onusien lui-même qui, avec pertinence, rappelle au Polisario « qu'il
ne saurait prétendre incarner et représenter le peuple sahraoui »,
alors que 'la très grande majorité' des populations vivent 'au Maroc'
et sont en droit de s'exprimer. M. Peter van Walsum a mis en exergue
cette évidence, suivi par le Conseil de sécurité qui en a appelé au
«'réalisme' et au sens du compromis», confortant notre pays dans une
posture qui ne s'est jamais écartée de ces principes.
Sur la même lancée, et c'est encore un autre 'acquis' qui conforte
notre position, le Conseil de sécurité réitère son soutien au
Secrétaire général des Nations unies et aussi de son envoyé personnel
au Sahara pour leurs efforts déployés dans cette affaire, introduisant
un lien pertinent avec la mise en œuvre d'une solution politique et
l'amélioration des conditions de nos frères séquestrés à Tindouf et
dans les camps de Lahmada. Notre pays, et le ministre des Affaires
étrangères n'a pas manqué de le souligner, s'en félicite et s'inscrit
d'emblée dans cette dynamique.
La résolution 1813 du Conseil de sécurité opère, à coup sûr, un
tournant significatif dans la mise en œuvre laborieuse d'un règlement
de l'affaire du Sahara. Autant elle met un terme aux
'tergiversations', autant elle clarifie une fois pour toutes les
termes d'un processus conforté sur le plan international par une
résolution pertinente qui ne souffre aucune ambiguïté. C'est la
victoire de la raison, c'est aussi la victoire du droit, de la
légalité et des peuples du Maghreb dont l'idéal, au-delà des
gouvernements, des Etats et des personnes, est de réaliser leur unité
et leur cohésion fraternelle.
Par LE MATIN
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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=26927
Tournant décisif au Sahara
On imagine la grosse colère algérienne. On n'a pas de mal non plus à
deviner l'immense déception d'une Afrique du Sud en présidente du
Conseil de sécurité. Dans la nuit de ce mercredi 30, les 15 membres du
Conseil de sécurité, justement, ont adopté une résolution qui de
l'avis des spécialistes du « Machin » pour reprendre l'expression
toute gaulienne, 'fera date'. L'affaire concerne, bien entendu, le
Sahara et la résolution 1813 -puisque c'est d'elle dont il s'agit-
vient donner raison aux recommandations du Secrétaire général de l'ONU
<et aux conclusions de son envoyé personnel> [NOTE: FAUX. CES
CONCLUSIONS NE SONT ACCEPTES PAR LE CONSEIL]. Le Conseil appelle à des
négociations de fond entre les parties et les exhorte à faire preuve
de 'réalisme' et esprit de compromis. L'option indépendantiste est
'franchement écartée'. Ce faisant, les 15 du Conseil de sécurité
'donnent raison' au facilitateur Van Waslum qui a subi les foudres
d'une presse algérienne « aux ordres mon Général ! ».
Si la machine onusienne marque ici un tournant décisif dans le
traitement du dossier du Sahara -pour la première fois de l'histoire
de l'ONU, l'<enfer> des 'séquestrés' de Tindouf est relevé dans une
résolution- tous les regards sont braqués sur l'avenir proche. A la
fin du dernier round, les parties se sont engagées à se retrouver une
cinquième fois à Manhasset. Aucune date n'a été fixée. Toute la
question est aujourd'hui de savoir si l'ordre du jour de la rencontre
- si jamais elle a lieu- répondra à l'appel du Conseil de sécurité en
abordant dans le fond et le détail la proposition marocaine
d'<autonomie élargie> au Sahara. Quant à la réaction de l'Algérie,
après l'adoption de la résolution 1813, seuls les astres peuvent
encore la prévoir..
Narjis Rerhaye
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http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=62399
Rabat salue la nouvelle résolution de l'ONU sur le Sahara
APA- Rabat (Maroc) Le gouvernement marocain a salué jeudi la
résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara , adoptée la
veille, la qualifiant d' « étape importante » dans le processus de
négociations en cours.
La résolution 1813 de l'instance onusienne, appelant les différentes
parties au « réalisme et au compromis » est « un tournant » qui «
consolide les acquis marocains », a affirmé le chef de la diplomatie
chérifienne, Taib Fassi Fehri, dans une déclaration à la presse.
Le ministre a estimé que le Conseil de sécurité a « consacré la
prééminence » de la proposition marocaine d'autonomie au Sahara ,
présentée en avril 2007 pour trouver une issue à ce conflit , vieux de
33 ans.
L'instance onusienne a également décider, pour la première fois, de
proroger le mandat du contingent de l'ONU au Sahara ( MINURSO) pour
une période d'une année, contre 6 mois auparavant depuis la conclusion
de l'accord du cessez le feu entre le Maroc et le front Polisario en 1991.
Cette décision représente, selon le chef de la diplomatie marocaine,
une « dynamique nouvelle et une consécration de la démarche marocaine ».
Le Conseil de sécurité avait fait sienne, mercredi, la recommandation
du facilitateur onusien au Sahara, Van Walsun, le 21 avril dernier,
qui avait appelé les différentes parties à faire preuve de « réalisme
et d'un esprit de compromis pour maintenir l'élan imprimé au processus
de négociations », en cours à Manhasset, à la banlieue new-yorkaise
depuis juin 2007.
Le Conseil a réaffirmé, son « soutien sans réserve à l'engagement pris
par le Secrétaire général et son Envoyé personnel d'oeuvrer en vue
d'une solution à la question du Sahara occidental ».
Ils avaient appelé les différentes parties à « continuer de faire
preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère
propice au dialogue afin d'engager plus résolument des négociations de
fond ».
M.Walsun avait estimé devant le Conseil de sécurité que «
l'indépendance du Sahara occidental n'est pas une option réaliste »
appelant le Conseil à recommander la poursuite des négociations en «
tenant compte de la réalité politique et de la légalité internationale ».
Les déclarations du médiateur onusien, la première du genre depuis la
proposition de Rabat en avril 2007 de doter le Sahara (quelque 250.000
km2) d'une large autonomie, ont été accueillies avec «grande
satisfaction » à Rabat.
Arrivées à leur quatrième round, en mars dernier, les négociations du
Sahara, tenues sous l'égide de l'ONU, achoppent sur les positions «
diamétralement opposées » des protagonistes.
Le Polisario, largement soutenu par l'Algérie, réclame un référendum
d'autodétermination, jugé « inapplicable » par les autorités
marocaines qui sont confortées dans leur proposition d'autonomie après
le rapport du facilitateur onusien et la résolution du Conseil de
sécurité, fait-on valoir à Rabat.
YB/mn/APA
01-05-2008
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1.4. PRESSE ALGERIENNE
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=194180
Onu-Ambassadeur d'Afrique du sud: "Personne ne peut dénier le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui"
[Aps 1/5/08] NEW YORK (Etats-Unis)- L'ambassadeur d'Afrique du Sud
aux Nations unies, Dumisani Kumalo a affirmé, mercredi soir à New
York, que "personne ne peut dénier le droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui".
L'ambassadeur Sud africain qui expliquait l'attitude de son pays
durant le vote par le Conseil de sécurité de l'ONU a précisé que des
interprétations abusives de la résolution pourraient créer "des
précédents utilisables dans plusieurs autres cas, comme celui de la
Palestine".
Dumisani Kumalo a également appelé "le Conseil et l'envoyé personnel
du Secrétaire Général de l'ONU à rester objectifs et à ne pas
anticiper sur l'issue des négociations".
Il regrettera par ailleurs le fait que des co-sponsors aient encore
une fois refusé d'inclure dans cette résolution "toute mention sur les
droits de l'homme (au Sahara occidental) en dépit du fait que ceux-ci
étaient mentionnés dans le rapport du Secrétaire Général de l'ONU".
Commentant ce refus, l'ambassadeur sud-africain a exprimé sa
préoccupation de voir le Conseil de sécurité pratiquer la politique du
"deux poids deux mesures", lui habituellement très intéressé par les
questions de droits de l'Homme dans des pays comme la Birmanie ou le
Zimbabwe.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a, rappelle-t-on, réaffirmé
dans sa résolution 1813 le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et appelé le Maroc et le Front Polisario à
"engager plus résolument des négociations de fond".
[Aps 1/5/08]
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http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=194090
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=1525
Sahara occidental : l'Algérie se félicite de la "constance" du Conseil
de sécurité
[Aps 1/5/08] ALGER- L'Algérie s'est félicitée de la "constance de la
position du Conseil de sécurité" de l'ONU sur la nature du conflit du
Sahara occidental et les conditions de son règlement, après l'adoption
mercredi de la résolution 1813 réaffirmant le droit du peuple sahraoui
à l'autodétermination.
"Le Conseil de sécurité vient d'adopter une nouvelle résolution sur le
Sahara occidental par laquelle il a solennellement réaffirmé son ferme
attachement à la légalité internationale concernant cette question de
décolonisation", a indiqué, dans une déclaration, le porte-parole du
ministère algérien des Affaires étrangères (MAE).
Le Conseil a également réaffirmé "son engagement à continuer de
soutenir le processus de négociations directes lancé voici un an entre
le royaume du Maroc et le Front Polisario", a ajouté le MAE.
L'Algérie "se félicite de la constance de la position du Conseil de
sécurité sur la nature du conflit du Sahara occidental et les
conditions de son règlement et de sa volonté d'aider les deux parties
à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable, fondée sur le libre exercice par le peuple du Sahara
occidental de son droit inaliénable à l'autodétermination", a-t-il
souligné.
Elle fait sien "l'appel du Conseil de sécurité aux parties à s'engager
dans des négociations plus intenses et plus substantielles, en vue de
mettre en oeuvre les résolutions 1754 et 1783 et d'assurer le succès
des négociations".
"En sa qualité de pays voisin soucieux de voir ce conflit fratricide
résolu, au plus tôt, l'Algérie tient enfin à réitérer son plein appui
au processus de négociations directes engagé entre le royaume du Maroc
et le Front Polisario sous l'égide des Nations unies et à apporter
toute contribution utile à son succès", a assuré le MAE.
L'Algérie "tient, dans le même temps, à souligner qu'il n'y a de
solution juste et définitive à ce conflit que celle-là qui respecte la
volonté souveraine du peuple du Sahara occidental librement exprimée à
travers un référendum d'autodétermination respectueux de la doctrine
et la pratique des Nations unies en matière de décolonisation", a-t-il
conclu.
[Aps 1/5/08]
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1.5. PRESSE MAURITANIENNE
http://www.ami.mr/fr/articles/2008/avril/29/03.html
Le président de la République reçoit un envoyé spécial du président
sahraoui
Nouakchott, 29 Avr (AMI)- Le président de la République, Monsieur Sidi
Mohamed ould Cheikh Abdallahi a reçu en audience, mardi au palais
présidentiel à Nouakchott, M. El khalil Sidi Mohamed, ministre
sahraoui chargé des communautés sahraouies, envoyé spécial de M.
Mohamed Abdel Aziz, président de la République Arabe Sahraouie
Démocratique (RASD).
A sa sortie d'audience, l'envoyé spécial sahraouie a déclaré à l'AMI
qu'il est venu en Mauritanie porteur d'un message du président de la
RASD, M. Mohamed Abdel Aziz à son frère Monsieur Sidi Mohamed Ould
Cheikh Abdallahi, président de la République Islamique de Mauritanie.
Ce message, a-t-il précisé, a trait aux relations fraternelles
existant entre les deux présidents, les deux Etats et les deux peuples
sahraoui et mauritanien ainsi qu'aux derniers développements de la
question sahraouie et particulièrement aux débats qui ont lieu
actuellement au conseil de sécurité.
L'audience s'est déroulée en présence de MM. Sidi Mohamed Ould Amajar,
directeur de cabinet du président de la République et Abdoulaye
Mamadou Bâ, conseiller, porte parole de la présidence de la République.
AMI
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NOUAKCHOTT INFO
(30-IV-2008)
Arrivée d'un envoyé spécial du Président Sahraoui
Le président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh
Abdallahi a reçu en audience, mardi au palais présidentiel à
Nouakchott, M. El Khalil Sidi Mohamed, ministre sahraoui chargé des
communautés sahraouies, envoyé spécial de M. Mohamed Abdel Aziz,
président de la RASD. A sa sortie d'audience, l'envoyé spécial
sahraouie a déclaré à l'AMI qu'il est venu en Mauritanie porteur d'un
message du président de la RASD, M. Mohamed Abdel Aziz à son frère
Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, président de la
République Islamique de Mauritanie. Ce message, a-t-il précisé, a
trait aux relations fraternelles existant entre les deux présidents,
les deux Etats et les deux peuples sahraoui et mauritanien ainsi
qu'aux derniers développements de la question sahraouie et
particulièrement aux débats qui ont lieu actuellement au conseil de
sécurité.
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1.6. PRESSE INTERNATIONALE
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35281294@7-60,0.html
Sahara: le Conseil de sécurité demande la poursuite des négociations
AFP
01.05.08 | 05h57
Le Conseil de sécurité a demandé mercredi au Maroc et au Front
Polisario de poursuivre sans conditions préalables leurs négociations
sur l'avenir du Sahara occidental.
Le Conseil a fait cette demande dans une résolution, numérotée 1813,
adoptée à l'unanimité de ses quinze membres mais qui a donné lieu à
d'âpres discussions lors d'une séance marathon, mettant en relief un
désaccord profond sur la question du Sahara occidental.
La résolution demande aux parties de "poursuivre les négociations sous
les auspices du secrétaire général (Ban Ki-moon), sans conditions
préalables et de bonne foi."
Elle souligne que ces pourparlers doivent viser à "parvenir à une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui
pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
Elle approuve la recommandation, faite par M. Ban dans son dernier
rapport, "que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de
compromis afin de maintenir l'élan imprimé au processus de négociation".
Cette mention de "réalisme" a été très controversée car elle rappelle
la position exprimée le 21 avril par l'émissaire de l'ONU pour le
Sahara occidental, Peter van Walsum, lequel avait estimé que
l'indépendance du territoire n'était pas un objectif "réaliste".
Il avait affirmé que l'actuel processus de négociations directes entre
les deux parties, relancé depuis un an à Manhasset, près de New York,
ne menait "nulle part".
Le Maroc et le Polisario ont conclu le 18 mars à Manhasset un
quatrième cycle de ces pourparlers sur l'avenir du territoire sans
progrès notables, acceptant seulement de se revoir à une date restant
à fixer.
L'opinion exprimée par M. van Walsum avait irrité le Polisario et son
alliée l'Algérie, qui accusent désormais l'émissaire de l'ONU de parti
pris pour le plan marocain de large autonomie du Sahara occidental
sous souveraineté marocaine.
Alors que Rabat ne veut négocier que sur la base de son plan
d'autonomie, le Polisario réclame l'organisation par l'ONU d'un
référendum proposant trois options: rattachement au Maroc, autonomie
ou indépendance.
En revanche, la position de M. van Walsum avait été bien accueillie
par les Etats-Unis et la France, qui soutiennent Rabat.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé par le
Maroc en 1975. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, a combattu
pour l'indépendance du territoire jusqu'à la conclusion d'un
cessez-le-feu en 1991.
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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/01/01011-20080501FILWWW00152-sahara-l-\
onu-pour-l-autonomie.php
Sahara : l'ONU pour l'<autonomie>
Le Maroc s'est félicité aujourd'hui de la résolution du Conseil de
sécurité de l'ONU sur le Sahara occidental estimant qu'elle accorde la
"prééminence de la proposition marocaine d'autonomie" pour régler le
conflit entre le royaume et le front Polisario.
"Le Conseil de sécurité de l'ONU a consacré une fois de plus et avec
force la prééminence de la proposition marocaine d'autonomie dans le
cadre du respect de la souveraineté territoriale et de l'unité
nationale du royaume", a déclaré aujourd'hui à la presse à Rabat le
ministre marocain des Affaires étrangères, Taeib Fassi Fihri.
"Cette résolution -1813 adoptée hier soir à l'unanimité par le Conseil
de sécurité- constitue une étape nouvelle et importante qui consacre
le tournant déjà opéré depuis l'année dernière dans l'évolution des
négociations autour de la marocanité du Sahara", a-t-il ajouté.
Source: AFP
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