****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. MAROC-PARADIS DU TRAFFIC D'ETRE HUMAINS ET TOURISME SEXUEL
- LE REPORTER (16-VI-2008): Traite des personnes: Les Américains
épinglent le Maroc
- EL MOUDJAHID (7-VI-2008): Traite des êtres humains: Le Maroc classé
2e dans le monde
2. "DEMOCRATIE A LA MAROCAINE"
2.1. LES LOISIRS DU TYRAN
- LE SOIR (27-VI-2008): Le roi est de retour au Maroc
- HOGGAR INFOS (26-VI-2008): Maroc: Nouvelle disparition de l'<Emir
des croyants> Marocains
- LIBERTE (25-VI-2008): Il se trouverait en Asie depuis le 20 mai
dernier. Où est passé Mohammed VI?
- TEL QUEL (No. 329): Mohammed VI. Spring break
- BAKCHICH.INFO (5-VI-2008): De Johnny au jet-ski, les loisirs de
Mohammed VI
2.2. FARCE ELECTORALE
- TEL QUEL (No. 325): Elections. Le rapport qui dit (presque) tout
3. MAROC-DROIS HUMAINS ET LIBERTE D'EXPRESSION-RÉPRESSION DEGUISSEE
- LE SOIR (30-VI-2008): Torture
- EL WATAN (28-VI-2008): Un comité contre la torture au Maroc
- TEL QUEL (No. 330): Le gouvernement n'engage des enquêtes sur les
allégations de pratiques de la torture
- LIBÉRATION-MA (27-VI-2008): Un comité national contre la torture
est né: Des gardes à vue soumises à la surveillance des caméras
- MAP/LE MATIN (25-VI-2008): Le ministère de la communication
intervient chaque fois que les "intérêts vitaux" du Royaume sont mis
en cause (ministre)
- LIBERTE (25-VI-2008): Droits de l'Homme au Maroc. Acquis "fragiles"
et reculs "graves", estime l'AMDH
- RSF (17-VI-2008): Que reste-t-il de la liberté de la presse dans le
royaume ?
- AUJOURD'HUI LE MAROC (2-VI-2008): Le Journal porte plainte contre
El Himma
- LIBERATION-MA (2-VI-2008): La justice pour déterminer les
responsabilités. Le Journal, Ramid et Ali Al Himma
-TEL QUEL (No. 326): Justice. Ali contre Fouad
4. MAROC-CORRUPTION
- MAROC HEBDO (No. 792): •Entretien avec Azeddine Akesbi Membre du
bureau exécutif de Transparency Maroc: "La corruption n'épargne aucun
secteur au Maroc"
5. "DEMOCRATIE A LA MAROCAINE"-PERSECUTION DES MINORITES
INTERDITS DE PARTICIPER
- LE REPORTER (2-VI-2008): Ahmed Dgharni drague les Espagnols
6. LE "PARADIS" MAROCAIN
- LE JOURNAL (21-VI-2008): Le Matin fusille le PNUD
- LE MATIN (17-VI-2008): Axé essentiellement sur l'enseignement et
l'alphabétisation. Le rapport du PNUD sur le développement humain au
Maroc pèche par la "mauvaise foi"
- LE MATIN (22-VI-2008): Le Représentant du PNUD Réagit à un Article
du «Matin». Toute critique du rapport sur l'IDH nécessite au
préalable une lecture approfondie
- LE MATIN (22-VI-2008): Développement humain: «Critiquez le PNUD
mais lisez le rapport, tout le rapport sur le développement humain !»
7. SARCASME ET COMPLICITÉS CRIMINELLES
- AUJOURD'HUI LE MAROC (23-VI-2008): Rachida Dati: «'SM' le Roi
a 'solidement ancré' le Maroc dans la "démocratie"»
- MAP/LE MATIN (28-VI-2008): L'expérience de l'IER est "très
importante" aux niveaux régional et international (présidente de la
FIDH)
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. MAROC-PARADIS DU TRAFFIC D'ETRE HUMAINS ET TOURISME SEXUEL
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=6596
Traite des personnes:
Les Américains épinglent le Maroc
Dans son dernier rapport sur la traite des personnes dans le monde,
le département d'Etat américain parle du Maroc comme étant un havre
de paix pour les trafiquants des êtres humains et des touristes
sexuels. Détails.
L'esclavage des temps modernes existerait au Maroc et l'industrie du
sexe ferait florès dans le pays qui en serait même exportateur. C'est
l'une des conclusions qu'on peut tirer du dernier rapport annuel sur
la traite des personnes publié récemment par le département d'État
américain. Document à travers lequel le Royaume est décrit comme
étant « source, pays de transit et pays de destination pour les
femmes et les hommes victimes de la traite pour exploitation sexuelle
à des fins commerciales et de servitude involontaire ».
« Les jeunes filles marocaines en provenance des zones rurales sont
recrutées pour travailler comme domestiques dans les villes, mais
sont souvent confrontées à des conditions de servitude involontaire,
y compris les restrictions à la liberté de mouvement, le non-paiement
des salaires, des menaces et de sévices physiques ou sexuels. Les
garçons marocains aussi supportent la servitude involontaire comme
apprentis dans l'artisanat, la construction et les industries
mécaniques. Garçons et filles sont également exploités par la
prostitution à l'intérieur du pays et de plus en plus sont victimes
du tourisme sexuel. Les filles marocaines et les femmes sont
également victimes de la traite à l'intérieur de l'Arabie saoudite,
au Qatar, en Syrie, aux Emirats arabes unis, à Chypre, et dans les
pays européens pour l'exploitation sexuelle à des fins
commerciales », peut-on lire dans le rapport qui est le septième du
genre.
Le Maroc est également épinglé pour le traitement réservé aux
migrants clandestins : « une fois au Maroc, certaines femmes sont
contraintes à l'exploitation sexuelle à des fins commerciales pour
rembourser les dettes aux passeurs, tandis que les hommes sont forcés
à la servitude ».
En 2007, note le rapport, le Maroc a enregistré 150 cas de poursuites
pour incitation de mineurs à la prostitution et 129 personnes ont été
condamnées dans ce cadre. Le gouvernement a également signalé la
condamnation de 170 employeurs de main-d'œuvre enfantine et le
démantèlement de 260 « réseaux de traite de personnes ». Ce qui
n'empêche pas les auteurs du document de classer le Maroc dans la
deuxième catégorie.
C'est à dire dans la case des pays dont le gouvernement ne satisfait
pas pleinement aux normes minimales de la loi américaine dite (TVPA)
qui a été votée en 2000 sur la protection des victimes de la traite,
même s'il est reconnu comme ayant fait des efforts importants pour se
mettre en conformité avec ces normes. A noter que tout pays qui ne
prend pas de mesures énergiques pour respecter les normes minimales
d'élimination de la traite des personnes, telles que définies par la
TVPA, se voit classé dans la « troisième catégorie ». Ce qui peut
amener notamment à la suspension de l'aide non humanitaire et non
liée au commerce extérieur que lui fournissent les Etats-Unis, dixit
le rapport.
Selon une étude parrainée par le gouvernement américain et terminée
en 2006, quelque 800.000 personnes font l'objet d'un trafic
transfrontalier chaque année, ce chiffre n'incluant pas celles qui
font l'objet de la traite dans leur propre pays. Environ 80% des
victimes transnationales sont des femmes et des filles, jusqu'à 50%
sont des mineur(e)s, et la majorité est vendue pour une exploitation
sexuelle commerciale. Et encore, ces chiffres n'incluent pas les
millions de femmes et d'hommes qui sont victimes de la traite à
l'intérieur de leur propre pays - dont la majorité pour un travail
forcé ou servile.
Mohamed Zainabi
Mis en ligne le 16 juin 2008
------------------>
http://www.elmoudjahid.com/em/monde/8602.html
Traite des êtres humains:
Le Maroc classé 2e dans le monde
06-06-2008 à 22:38
EL MOUDJAHID
Le Maroc a été classé 2ème sur 170 pays dans le monde, en matière de
traite des êtres humains, dans un rapport consacré à cette question,
et présenté mercredi, au Congrès, par le département d'Etat
américain, a rapporté hier, la presse marocaine. Les données du
rapport relevées par plusieurs quotidiens, soulignent en particulier,
que "le Maroc compte parmi les pays dépourvus d'une protection légale
suffisante contre l'exploitation domestique et sexuelle des enfants".
Le 8ème rapport annuel du département d'Etat sur la traite des êtres
humains révèle en outre, que "le Maroc exporte et accueille des
femmes et des hommes exposés continuellement à l'exploitation
sexuelle, à des fins matérielles.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. "DEMOCRATIE A LA MAROCAINE"
2.1. LES LOISIRS DU TYRAN
LE SOIR
(27-VI-2008)
Le roi est de retour au Maroc
Jeudi, en début d'après-midi, il a été aperçu à Casablanca au niveau
du Technopark à bord d'une voiture. Il revient au Maroc après un
séjour privé commencé en Chine et achevé en France.
-------------------->
http://hoggarinfos.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/06/26/
nouvelle-disparition-de-l-emir-des-croyants-marocains.html
Maroc: Nouvelle disparition de l'<Emir des croyants> Marocains
jeudi, juin 26, 2008
Mohammed VI a encore pris les chemins de l'escampette. Le Roi du
Maroc, parti le 20 mai dernier en Chine et au Vietnam pour un séjour
privé, ne serait pas encore rentré. Aux dernières nouvelles, il se
reposerait en France, probablement auprès de sa maman.
La presse Marocaine indépendante s'inquiète . Le journal Al-Ayyam et
les hebdomadaires Nichane et Le Journal évoquent "l'absence remarquée
du roi" et les répercussions sur la gestion du royaume .
En effet , beaucoup d'observateurs s'étaient interrogés sur le long
silence du chef du Makhzen lors des dramatiques évènements de Sidi
Ifni, alors que des témoignages dans des vidéos, diffusés dans
youtube et Dailymotion, avaient clairement montrés les dérapages
barbares des forces de sécurité .
Ce n'est pas la première fois que M6 disparaisse de façon étrange, en
janvier et en février dernier, Mohammed VI s'était déjà absenté
pendant quarante-cinq jours. Il aurait séjourné en France et au
Brésil.
Pour l'analyste marocain Abdelatif Hasni El-Maghribi, cela "pose un
grand problème parce que la majeure partie des prérogatives sont
concentrées entre les mains du souverain (…). Chaque absence est
synonyme de ralentissement de l'activité constitutionnelle et
gouvernementale."
Remarque il n'a pas tort M6 , il n'a aucune pression internationale .
Pour L'UPM, il ne s'est pas cassé la tête, il a dis oui de suite, et
laissant donc à son frère Bouteflika la valse des ministres
Français . Et puis s'il est en France, il vaudrait mieux qu'il reste
jusqu'au 13 Juillet !!!
Le peuple Marocain pourrait-il connaître sa prochaine escapade ?
Je lui conseillerai Les pays scandinaves, personnellement j'ai
adoré !!! sinon pour mieux se cacher il y'a l'Australie, il suffit de
rentrer dans une poche de Kangourou, et pouf personne ne pourrait le
voir !
Patience les Amis Marocains, il reviendra un jour c'est certain, il
aura encore besoin du peuple Marocain pour faire payer ses
factures . Quant aux 4 milliards de dollars…. Chutt !!!
--------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=96103&titre=O%C3%B9%20est%
20pass%C3%A9%20Mohammed%20VI%20
(Mercredi 25 Juin 2008)
Il se trouverait en Asie depuis le 20 mai dernier
Où est passé Mohammed VI ?
Par :Abdelkamel K.
L'opinion publique et la presse indépendante marocaines s'interrogent
sur cette nouvelle absence prolongée du monarque et ses éventuelles
répercussions sur la gestion des affaires du royaume, en raison de la
centralisation entre ses mains de tous les pouvoirs.
Encore une fois, la présence du souverain alaouite hors du pays pour
une longue durée suscite l'interrogation des Marocains, notamment les
journaux indépendants. Le silence radio du palais royal à ce sujet
alimente davantage les commentaires.
Les journaux Nichane, Al Ayyam et le Journal évoquent dans leurs
dernières éditions "l'absence remarquée" du roi, parti pour un séjour
privé en Chine et au Viêt-nam le 20 mai dernier. Mohammed VI n'est
toujours pas rentré au Maroc et se trouverait aux dernières nouvelles
en France. Selon le quotidien arabophone Al Ayyam, le roi "est parti
en tournée non officielle en compagnie de nombre de ses serviteurs et
assistants, à bord de deux avions gros porteurs".
Cette longue absence, la deuxième du genre après celle de 45 jours en
janvier et février derniers durant laquelle il avait séjourné en
France et au Brésil, laisse les Marocains perplexes. La rumeur avait
circulé à l'époque sur une opération chirurgicale qu'aurait subi le
monarque, vite démentie par le palais royal. Cette situation a amené
l'analyste marocain, Dr Abdelatif Hasni El Maghribi, à dire que cela
pose "un grand problème parce que la majeure partie des prérogatives
sont concentrées entre les mains du souverain, conformément à la
Constitution", ce qui veut dire que "chaque absence est synonyme de
ralentissement de l'activité constitutionnelle et gouvernementale".
La même source considère que le gouvernement est totalement dépourvu
de prérogatives, l'absence du roi a pour effet de créer une véritable
vacance de pouvoir, alors que la menace sécuritaire plane sur le
pays, et la gestion des récents évènements de Sidi-Ifni en est la
parfaite illustration. Il est expliqué que l'opinion publique
marocaine focalise sur ce sujet pour deux raisons.
La première est la situation de crise prévalant dans le pays, se
traduisant par une contestation populaire, qui a conduit à des
émeutes à Sidi-Ifni réprimées par la force des services de sécurité
avec les dépassements que cela avait engendrés. Secundo, ce long
séjour à l'étranger de Mohammed VI a pour conséquences de retarder la
visite que devait effectuer au Maroc le chef du gouvernement
espagnol, Jose Luis Rodrigues Zapatero, ainsi que le report des
visites du souverain chérifien en Mauritanie et en Égypte. Outre
cela, d'autres dossiers, notamment celui du Sahara occidental, dans
lesquels seul le monarque peut trancher, demeurent en stand-by.
Dans un article sur cette absence, intitulé "Le roi hors champ", le
journal électronique l'Express a abouti à la conclusion que, "soit le
souverain a confiance dans le faible gouvernement de Abbas al-Fassi,
et certain qu'il peut résoudre tous les problèmes du pays, quelle que
soit leur gravité sans recourir à lui, soit il se désintéresse de ce
qui se passe dans son royaume du bonheur".
L'article indique également que "si on veut être logiques, on doit
s'interroger sur la part de responsabilité du roi dans tous les
évènements que vit le pays, du moment qu'il est un gouvernant réel en
possession de prérogatives dépassant mille fois celle du Premier
ministre". Se référant à l'adage européen "le roi règne, mais ne
gouverne pas", l'auteur de l'article conclut : "Chez nous, il n'y a
pas de problèmes, qu'il vienne et qu'il gouverne."
K. ABDELKAMEL
---------------->
http://www.telquel-online.com/329/semaine_maroc_329.shtml
Mohammed VI. Spring break
Accompagné du prince Moulay Rachid, le roi a reçu mercredi un invité
de marque dans sa résidence parisienne : le président Nicolas
Sarkozy, accompagné de son épouse, Carla Bruni. "Une visite d'amitié
et de courtoisie", titrait fièrement l'agence de presse marocaine
(MAP). Pour rappel, Mohammed VI est arrivé en France en compagnie
d'un groupe d'amis, dans la deuxième semaine de juin, après une
visite privée de près de deux semaines en Asie. Quant à la date de
retour du monarque au Maroc, elle demeure inconnue. "Son avion est
prêt depuis quelques jours, sur le tarmac de l'aéroport Mohammed V.
On attend les instructions", nous apprend une source bien informée.
-------------->
http://www.bakchich.info/breve695.html
De Johnny au jet-ski, les loisirs de Mohammed VI
lundi 5 mai
Dans son édition du 26 avril au 2 mai, l'hebdomadaire francophone Tel
Quel consacre un dossier hilarant et bien documenté sur les loisirs
du roi du Maroc, Mohammed VI. On y apprend pêle-mêle qu'en plus du
jet-ski, Sa Majesté pratique à outrance le bodybuilding, le basket,
le cinéma, l'achat d'œuvres d'art et de voitures de luxe. A ce sujet,
ces deux anecdotes rapportées par nos confrères valent leur pesant
d'or. Dans les années 80, lorsqu'il était prince héritier, la police
traficotait les feux pour qu'ils restent au vert pendant que le futur
monarque traversait Rabat avec des pointes à 200 kilomètre/heure. Ou
encore celle-ci, toute récente : voulant acquérir un modèle Mercedes
pas encore commercialisé, Mohammed VI aurait découvert que le premier
exemplaire réservé au Maroc l'avait été par un jeune trentenaire
vivant à Casablanca. Ce que le roi « aurait très moyennement
apprécié » précise Tel Quel.
Mais il y a un hobby de Mohammed VI qui ne figure pas dans la liste
de l'hebdomadaire : écouter Johnny Hallyday. A ce sujet, alors qu'il
était déjà roi (M6 est monté sur le trône en 1999, à la mort de son
père, Hassan II), Mohammed VI a été invité chez Johnny, en région
parisienne. Face à cet illustre convive, notre star nationale n'a pu
s'empêcher de glisser qu'il avait vraiment un problème avec les
marques de déférence et ne pourrait pas donner du « Sa Majesté » et
vouvoyer le roi. Ce à quoi ce dernier lui a répondu : « tu peux
m'appeler Majesté et me tutoyer » ! Certains convives présents en
rigolent encore.
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2.2. FARCE ELECTORALE
http://www.telquel-online.com/325/maroc4_325.shtml
Elections. Le rapport qui dit (presque) tout
Par Souleïman Bencheikh
Le Collectif associatif pour l'observation des élections (CAOE) a
rendu public son travail d'évaluation des dernières législatives.
TelQuel le décortique pour vous…
Regroupant pas moins de 1000 associations, fort du soutien de l'Union
Européenne et revendiquant plus de 3000 observateurs indépendants
lors du scrutin de septembre 2007, le Collectif associatif pour
l'observation des élections (CAOE) est un organisme crédible, a
priori peu coupable de complaisance, tant envers les partis
politiques qu'à l'égard des autorités administratives. Ce collectif,
emmené par Kamal Lahbib, président du Forum social – Alternatives, et
réunissant entre autres grandes associations l'AMDH et l'OMDH, a
fourni son rapport tant attendu sur les dernières élections
législatives.
Aux urnes citoyens !
Du bilan électoral, on a surtout retenu que seulement 37% des
Marocains se sont déplacés aux urnes le 7 septembre dernier. Mais le
rapport du Collectif se veut plus précis, et un tantinet plus
alarmiste. "19% de bulletins nuls et environ 2 millions de non-
inscrits ramènent le taux de participation à un maximum de 20%", peut-
on y lire. Et d'énumérer les raisons de la désertion des bureaux de
vote : "Les dysfonctionnements au niveau de la gouvernance, la
corruption endémique, la situation socio-économique critique du pays
et la perte de confiance des citoyens dans les partis politiques".
Autant de facteurs qui auraient poussé les Marocains, plus que de
coutume, à bouder les urnes. On l'aura compris, le rapport du CAOE
n'entend pas faire dans la dentelle. Un travail, chiffres à l'appui,
qui est une véritable radioscopie du dernier rendez-vous électoral.
Unique réserve sur la pertinence des résultats : seulement 9% des
bureaux de vote ont pu être couverts par des observateurs
indépendants.
À cela plusieurs raisons, notamment les difficultés d'observation
rencontrées par le Collectif. Ses rapports avec le CCDH (qui était en
charge de la procédure d'accréditation des observateurs) ont été
émaillés d'incidents qui ont compliqué le travail sur le terrain. Le
Collectif note ainsi qu'il a finalement "pu recevoir 2825 badges
d'accréditation du CCDH, mais seulement la veille du scrutin, ce qui
n'a pas permis d'acheminer les badges à travers l'ensemble du
territoire, et a empêché plus d'un tiers des observateurs d'accéder
aux bureaux de vote". Par ailleurs, même si, pour la première fois,
des observateurs indépendants ont pu assister au dépouillement,
certains membres du Collectif n'ont pu faire correctement leur
travail, étant parfois victimes d'agressions verbales ou physiques.
Quant aux irrégularités constatées, elles auront été nombreuses. 1054
observateurs du CAOE ont notamment pointé 448 cas de corruption et,
globalement, "l'honnêteté des élections a été compromise par les
pressions exercées sur de larges secteurs de l'électorat, notamment
par l'usage illicite de l'argent et l'exploitation des mosquées lors
de la campagne et le jour du scrutin", ajoute le rapport.
Parti cherche candidat riche
Le paysage politique marocain est également passé sous la loupe du
CAOE, qui pointe la responsabilité des partis dans le très faible
taux de participation enregistré. Les auteurs du rapport notent ainsi
que "la difficulté croissante pour les partis à répondre à leurs
fonctions essentielles contribue à la rupture du pacte social entre
les citoyens et leurs élites politiques et à l'aggravation de la
méfiance et du désarroi des citoyens face à autant de partis (26 en
2002, 36 en 2007)". Malgré la laborieuse mise à niveau des partis
engagée lors de la dernière législature, le chantier reste entier,
notamment en ce qui concerne le financement de la campagne électorale
par les candidats. Le rapport explique ainsi que "si la loi plafonne
le financement d'une campagne électorale à 250 000 DH et prévoit des
mesures pour assurer l'égalité entre candidats, ce contrôle ne semble
pas effectif, ni même dissuasif". Et d'ajouter : "C'est là une des
raisons qui ont poussé une grande partie des partis politiques à se
disputer les candidats riches. Cet état de fait pousse beaucoup de
militants à penser que les élections sont surtout l'affaire des
riches".
Qu'en est-il alors du rôle de l'Etat ? Depuis 2002, un fait semblait
acquis : l'administration est neutre et ne cherche plus à favoriser
tel ou tel candidat. Ce que confirme le rapport du Collectif, tout en
dénonçant l'absence de véritables sanctions (hormis quelques
mutations) à l'encontre des fonctionnaires convaincus de
corruption : "L'Etat a adopté en général une neutralité négative. Il
en résulte une défaillance au niveau de l'application de la règle de
droit et par conséquent l'impunité de la majorité des auteurs des
délits électoraux". Le Collectif salue toutefois la transparence qui
a été de mise en septembre dernier. Les observateurs rappellent ainsi
que, contrairement à 2002, le ministère de l'Intérieur a publié les
chiffres détaillés de la consultation électorale et que les résultats
partiels ont été annoncés au fur et à mesure de leur réception. Il
reste que le système électoral semble bien verrouillé en amont, grâce
à un découpage électoral qui favorise l'émiettement des partis.
Un rendez-vous manqué ?
Le rapport du Collectif associatif ne se contente pas de pointer du
doigt une administration qui a toujours bon dos. Il va parfois (un
peu) plus loin, notamment lorsqu'il aborde l'intrusion de Fouad Ali
El Himma dans le champ électoral. "L'annonce de la démission de Fouad
Ali El Himma, ministre délégué à l'Intérieur, pour briguer un siège
lors des législatives 2007, a ébranlé les milieux politiques. (…) La
sortie choc d'El Himma a relancé le rôle des SAP (sans appartenance
politique)". En filigrane, les auteurs du rapport se penchent sur le
rapport conflictuel d'un Makhzen fan de technocratie, avec des partis
politiques en voie de déliquescence. Car en fin de compte, "la
population est consciente que la marge d'action du Parlement et du
gouvernement reste très limitée. Les vraies décisions en termes
d'orientations politiques sont prises par le roi, auquel la
Constitution marocaine confère de vastes prérogatives". D'où la
proposition (qui sonne maintenant comme une rengaine) d'une mise à
niveau constitutionnelle.
L'objectif premier du Collectif restait d'évaluer la crédibilité du
dernier rendez-vous électoral. De nombreux écueils ont été mis en
exergue et, au final, le diagnostic du Collectif présidé par Kamal
Lahbib est plutôt mitigé : "Il ne s'agit nullement de dire que les
consultations législatives marocaines pouvaient modifier le système
et le pouvoir politique, qui restent le monopole de la monarchie,
mais elles auraient pu permettre au moins de sortir de l'apathie par
le renouvellement partiel de la classe politique et contribuer de la
sorte à dynamiser le processus politique, tout en donnant une image
un tant soit peu fidèle de la carte politique".
Zoom. Des chiffres et des votes
Les chiffres produits par le Collectif associatif pour l'observation
des élections reposent sur des questionnaires distribués aux
électeurs ainsi que sur les conclusions des observateurs déployés sur
le terrain. Certes, avec seulement 9% des bureaux de vote couverts
par les observateurs, la portée de ces chiffres est à relativiser.
Toujours est-il qu'ils révèlent quelques tendances qui en disent long
sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections du
7 septembre 2007.
• 4,2% des bureaux de vote étaient dépourvus… d'urnes.
• 5,4% des bureaux de vote ne disposaient même pas de listes
d'électeurs.
• 9,6% des bureaux de vote n'affichaient pas la liste des candidats.
• 1,5% des électeurs ont voté sans avoir à justifier de leur identité.
• Dans 5,2% des cas, le vote s'est fait sans carte d'électeur.
• Dans 13% des cas, les observateurs ont noté une négligence dans le
contrôle d'identité.
• Dans 5% des cas, le vote ne s'est pas fait dans l'isoloir.
• Les observateurs ont dénombré 3% de cas d'usurpation d'identité.
• Près de 4% des électeurs ont quitté les bureaux de vote sans voter
à cause de l'attente.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. MAROC-DROITS HUMAINS ET LIBERTE D'EXPRESSION-RÉPRESSION DEGUISSEE
LE SOIR
(30-VI-2008)
Torture.
La violence policière fait un retour pour le moins inquiétant dans
nos vies. Serions-nous revenus en arrière ? Aurions-nous été à ce
point peu vigilants pour permettre une régression aussi dangereuse ?
La question mérite d'être posée et c'est ce que font les dix
associations de défense des droits humains qui ont créé récemment un
comité national contre la torture. Plus besoin d'être un activiste
politique pour risquer d'être violenté, humilié ou torturé. Le
Marocain, qui croyait être débarrasé à jamais de cette peur de
l'agent d'autorité, désillusionne. La sonnette d'alarme que torent
nos dix associations est, de ce point de vue, salutaire.
----------------->
http://www.elwatan.com/Un-comite-contre-la-torture-au
Un comité contre la torture au Maroc
Un « comité national contre la torture au Maroc » sera créé
prochainement, ont annoncé jeudi dernier, au cours d'une conférence
de presse tenue à Rabat, les représentants de dix organisations de
défense des droits de l'homme.
Selon les représentants de ces ONG, « la création de cette
institution a été envisagée depuis longue date, elle sera annoncée
officiellement dès que les dernières retouches au projet de statuts,
actuellement à l'étude, seront terminées ». Les mêmes militants,
représentant notamment l'Association marocaine des droits de l'homme
(AMDH), l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH), le
Forum pour la dignité des droits humains (FDDH), le Centre marocain
des droits de l'homme (CMDH), Amnesty International Maroc et le Forum
marocain pour la vérité et la justice (FMVJ), ont précisé qu'« il n'y
a pas de lien entre la tenue de cette conférence de presse et
l'actualité, notamment liée aux événements graves survenus à Sidi
Ifni, le 7 juin passé ou la situation actuelle de 18 étudiants en
grève de la faim à la prison de Marrakech ».
Selon ce projet, « les allégations de pratique de torture se répètent
régulièrement dans plusieurs régions du Maroc sans que le
gouvernement engage des enquêtes et traduise en justice les
responsables lorsque ces pratiques sont établies ». Les 10 ONG ont
notamment demandé à l'Etat « d'éloigner (de toute responsabilité
publique) les personnes impliquées dans des crimes de torture, de
cesser de les protéger et de se montrer ferme vis-à-vis de
l'impunité ». « La convention de l'ONU contre la torture, signée par
le Maroc, impose à l'Etat d'ouvrir une enquête chaque fois qu'il y a
une allégation », a expliqué Abderrahim Jamaï, avocat et président de
l'OMP. Selon ses initiateurs, le comité national contre la torture au
Maroc militera par divers moyens pour que cesse cette pratique en
usage dans les commissariats et pour le respect des conventions
internationales interdisant la torture, ratifiées par l'Etat
marocain. Des parents de victimes de torture dans les prisons et les
commissariats marocains ont assisté à cette conférence de presse...
Par Agences
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http://www.telquel-online.com/330/semaine_maroc_330.shtml
Le gouvernement n'engage des enquêtes sur les allégations de
pratiques de la torture
Dix ONG ont créé, jeudi dernier, un comité national contre la torture
pour demander des comptes à l'Etat sur "les allégations de pratiques
de la torture qui se répètent (…) sans que le gouvernement n'engage
des enquêtes", a précisé le comité où l'on retrouve Amnesty
international Maroc, l'AMDH et l'Observatoire marocain des prisons.
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http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?
no_nouvelle=410373&no_categorie=
http://reflexionsetautresidees.blogs.courrierinternational.com/archive
/2008/06/27/maroc-des-ong-creent-un-comite-contre-la-torture.html
Un comité national contre la torture est né: Des gardes à vue
soumises à la surveillance des caméras
(Liberation (Ma) 27/06/2008)
Pour briser le silence face aux crimes de tortures, 10 ONG ont
annoncé à Rabat, ce jeudi 26 juin, journée mondiale de soutien aux
victimes de la torture, la création d'un Comité national contre la
torture. Une charte et un plan d'action sont en cours d'élaboration
et les associations qui viennent de franchir ce nouveau cap dans la
défense de la dignité humaine –OMDH, AMDH, OMP, FVJ, section
marocaine d'Amnesty International, CMDH, LMDH…- ont choisi de dédier
ce nouvel instrument à la lutte contre la torture et à l'action sur
le terrain. Les 10 associations formant le Comité national de lutte
contre la torture ont d'ailleurs décidé de la constitution d'une
commission d'enquête pour faire toute la lumière sur les violences et
tortures commises lors des événements de Sidi Ifini. Et en juillet
prochain, un procès symbolique de la torture sera organisé à Rabat,
une occasion d'interpeller les uns et les autres sur ces crimes
imprescriptibles.
Les actes de violences et de tortures se multiplient et l'actualité
égrène, jour après jour, plaies, ecchymoses et bleus sur le corps.
Les associations de défense des droits humains tiennent, elles, le
registre des coups de gourdins, de pieds et autres violences commises
aussi bien sur la voie publique que dans le secret des commissariats.
Sidi Ifni et ses manifestants, Marrakech et ses étudiants, Rabat et
ses diplômés chômeurs, la gestion sécuritaire des expressions de
revendications sociales donne libre cours à toutes les formes de
dérapages. « Cela ne date pas d'aujourd'hui. Depuis 2003, les actes
de tortures se multiplient. Cela se passe dans les commissariats.
Toutes sortes de méthodes sont employées pour arracher les aveux.
Nous assistons à des détentions arbitraires et des gardes à vue
illégales. La torture est une pratique courante au cours des enquêtes
préliminaires. Et comme pour d'autres crimes, le viol par exemple,
elle a cours loin des témoins et à l'abri des regards », explique le
bâtonnier A. Jamaï, président de l'Observatoire marocain des prisons,
une ONG qui n'a de cesse de dénoncer la torture et les mauvais
traitements perpétrés à l'intérieur des établissements pénitentiaires.
Et dans le cadre de la protection de prévenus, le Comité national
contre la torture dont les bans de naissance viennent tout juste
d'être annoncés réclame, entre autres mesures, un contrôle
électronique et l'enregistrement audiovisuel de la garde à vue. « De
la même manière, nous demandons que tout gardé à vue dans les locaux
de la police ait droit de faire appel à un médecin et un avocat de
son choix. Nous continuons de réclamer l'inscription sur la
constitution de la criminalisation de la torture », soutient
l'activiste de l'Association marocaine des droits humains, Abdelilah
Benabdesslam.
« Que la justice assume ses responsabilités ! »
Le Comité national contre la torture est ouvert à toutes associations
qui auront en partage les valeurs de la charte en préparation. Des
comités de soutien sont appelés à voir le jour dès lors que des
affaires de tortures contre des enfants ou des femmes éclateront. Ces
ONG qui se battent contre la torture sous toutes ses formes –un crime
contre l'humanité imprescriptible- ont-ils le pouvoir de rendre
effective l'adhésion du Maroc à la convention des Nations Unies
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants ? Ils sont prompts à reconnaître un pouvoir éthique et
moral. Un pouvoir de dénonciation et de mobilisation aussi. « La
justice doit assumer ses responsabilités, en particulier le parquet
général et les juges d'instruction. C'est à eux d'ouvrir des enquêtes
dès qu'il y a suspicion de torture ou de mauvais traitement. Un
procureur n'a pas à attendre dans son bureau qu'un citoyen vienne
déposer plainte. C'est la justice qui est censée protéger la société,
et, surtout, faire respecter la loi. Si l'appareil judiciaire
assumait ses responsabilités et remplissait son rôle, peut-être qu'il
n'y aurait pas eu besoin de commissions d'enquêtes à Sidi Ifni »,
assure l'homme à la robe noire, A. Jamaï.
Des actes de violences sur la voie publique, dans les centres de
sécurité mais aussi dans les prisons. Le Comité national contre la
torture a d'ailleurs demandé une rencontre avec le tout nouveau
délégué général aux prisons, Hafid Benhachem. Une demande qui a
essuyé un refus de l'ancien patron de la police qui estime ne pas
être dans son rôle en rencontrant les ONG. Le combat ne fait que
commencer et il s'annonce bien difficile…
Narjis Rerhaye
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http://www.map.ma/fr/sections/boite_annonce/le_ministere_de_la_c/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=93813
Le ministère de la communication intervient chaque fois que
les "intérêts vitaux" du Royaume sont mis en cause (ministre)
Rabat, 25/06/08- Le ministre de la communication, porte-parole du
Gouvernement, M. Khalid Naciri a affirmé que son département suit la
production des médias étrangers sur le Maroc et intervient pour
réclamer un droit de réponse, chaque fois que les intérêts vitaux du
Royaume sont mis en cause.
En réponse, mercredi, à une question orale à la Chambre des
représentants sur "les médias qui portent atteinte aux valeurs
sacrées et à l'intégrité territoriale du Royaume", M. Naciri a
indiqué que l'activité des opérateurs privés, qui émettent leurs
programmes à partir du territoire national, est régie par la
législation marocaine, soulignant en revanche qu'il n'existe aucun
recours juridique ou possibilité technique d'action concernant les
programmes diffusés à partir de l'étranger, comme c'est le cas pour
la chaîne Al Jazeera.
A ce propos, le ministre a rappelé "l'attitude ferme adoptée, dans le
cadre de la loi, à l'égard de cette chaîne, après avoir constaté ces
derniers temps une série de dépassements, aux plans juridique et
professionnel".
L'ouverture sans précédent qu'a connue le paysage audiovisuel
national consacre le principe de la liberté de communication
audiovisuelle, "à condition qu'elle soit pratiquée dans le respect de
règles et d'engagements, auxquels ont souscrit les opérateurs,
notamment ceux de ne pas 'porter atteinte' aux 'constantes' du
Royaume du Maroc: La religion musulmane, l'<intégrité territoriale>
et la Monarchie", a-t-il dit.
L'ouverture et la liberté sont des choix
stratégiques 'irréversibles', a-t-il assuré, avant de conclure: "Si
nous 'respectons' le droit à la diversité et au pluralisme, nous
n'accepterons pas pour autant que ces principes soient exploités
comme 'prétexte' pour 'porter atteinte' aux 'fondements' de notre
identité, de nos institutions et de notre <intégrité territoriale>".
Dernière modification 25/06/2008 18:54
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=96104&titre=Acquis%20%E2%
80%9Cfragiles%E2%80%9D%20et%20reculs%20%E2%80%9Cgraves%E2%80%9D,%
20estime%20l%E2%80%99AMDH
(Mercredi 25 Juin 2008)
Droits de l'Homme au Maroc
Acquis "fragiles" et reculs "graves", estime l'AMDH
Par : R. I./Agences
L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a affirmé hier que
les acquis en matière de droits de l'Homme au Maroc
étaient "fragiles" et fait état de "grave" reculs. "La tendance
générale montre la fragilité des acquis réalisés et la gravité des
reculs qui les affectent", a déclaré Khadija Riadi, présidente de
l'AMDH lors d'une conférence de presse à Rabat où elle présentait un
rapport couvrant 2007 et une partie de 2008. Mme Riadi a évoqué la
dispersion violente d'une manifestation de chômeurs à Sidi Ifni (Sud)
le 7 juin 2008, comme l'un des "exemples les plus flagrants" des
atteintes aux droits de l'Homme. Une commission parlementaire s'est
récemment constituée pour faire la lumière sur les affrontements de
Sidi Ifni qui avaient fait officiellement 44 blessés. Pour 2007,
l'AMDH a affirmé que les élections législatives ont été organisées
dans le cadre d'une "Constitution non démocratique".
Elle a assuré avoir relevé en 2007 sept cas d'enlèvements de
citoyens, et dénoncé des poursuites judiciaires engagées contre des
militants de l'AMDH "pour atteinte aux valeurs sacrées", c'est-à-dire
à la monarchie, à l'islam ou à la position officielle sur le conflit
du Sahara occidental. L'AMDH a également dénoncé l'emprisonnement du
journaliste Mustapha Hormatallah condamné en 2007 à sept mois de
prison ferme "pour diffusion de documents confidentiels" sur la lutte
antiterroriste, et le retrait récent de l'accréditation au directeur
de la chaîne Al Jazira à Rabat, Hassan Rachidi. Sa chaîne ayant
annoncé que l'intervention des forces de l'ordre à Sidi Ifni avait
fait des morts, ce que nient les autorités. M. Rachidi est également
poursuivi en justice pour avoir "diffusé de fausses informations" sur
ces affrontements. "L'année 2007 a connu au Maroc des reculs
concernant à la fois les droits civiques et politiques, et les droits
économiques, sociaux et culturels", résument les rédacteurs du
rapport de l'AMDH. "C'est la même tendance qui a été observée pendant
les premiers mois de 2008", a ajouté Mme Riadi.
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http://www.yabiladi.com/article-politique-1446.html
Droits de l'Homme. L'AMDH hausse le ton
Publié le 25.06.2008 | 12h06
La présentation de son rapport 2007 sur les droits de l'homme a été
l'occasion pour l'association d'insister sur l'existence de cas de
viols à Sidi Ifni.
Droits de lRien ne va plus sur le registre des droits de l'homme.
C'est ce dont d'aucuns seraient convaincus à la lecture du rapport
2007 de l'AMDH sur la situation des droits de l'homme au Maroc. Un
rapport devenu une tradition sur laquelle l'association a veillé
depuis 1995 et une situation pour le moins alarmante, au vu des
violations citées. Déjà effrayantes, celles-ci ne seraient qu'une
partie de toutes les irrégularités enregistrées tout au long de la
période objet du rapport, à savoir l'année2007, mais aussi le premier
semestre de 2008. Présidente de l'AMDH, Khadija Ryadi a d'ailleurs
commencé son discours parles événements de Sidi Ifni. «Ceux-ci
montrent, si besoin est, à quel point les acquis réalisés ces
dernières années sont précaires et comment le retour en arrière peut
s'opérer, du jour au lendemain, avec l'impunité dont bénéficient les
auteurs de pareils crimes pour fil conducteur», a d'emblée affirmé la
présidente. Pour l'AMDH, il ne fait aucun doute, malgré les discours
rassurants, que des abus sexuels ont été commis par les forces de
l'ordre. «Nous n'avons pas encore fini les décryptages des
témoignages que notre section à Tiznit à recueillis dès le lendemain
des événements du 7 juin, mais nombre de ces témoignages affirment
que des abus physiques, sexuels et psychologiques ont bel et bien été
commis», persiste Khadija Ryadi, devant un parterre constitué de
journalistes de tous bords, de la SNRT à Al-Jazeera, en passant par
les médias espagnols et les supports écrits nationaux.
Sur le registre des droits politiques et civils, l'association n'a
pas manqué de revenir sur les élections de 2007 : persistance de
l'utilisation de l'argent, faible participation, manque de légitimité
du Parlement. .. «Le tout dans le cadre de lois et de règlements, la
Constitution en premier lieu, ne permettant nullement le plein
exercice d'une démocratie digne de ce nom», lit-on dans le
rapport. «Le plus inquiétant sur ce même volet politique reste à nos
yeux le maintien de la politique d'enlèvements et de détentions
arbitraires», dit Ryadi, citant pas moins de 7 cas en 2007 et 8
autres, juste au cours des premiers mois de 2008. Tout aussi
dangereux, les arrestations, jugements et emprisonnements au nom de
l'atteinte aux sacralités. Aux 17 membres de l'AMDH qui en ont fait
les frais (entre 1 et 4 années de prison), s'ajoutent 6 habitants de
Youssoufia, dont Ahmed Nasser, décédé dans la prison de Settat et
désormais hissé au rang de martyr des conditions désastreuses de
détention dans les prisons marocaines. L'AMDH met en valeur, sur ce
volet, les «nombreux» cas de suicide dans ces centres (l'Observatoire
des prisons parle de 13 suicides en l'espace de 4 mois en 2007). La
cause en est la surpopulation, les abus de pouvoir en tout genre et
la torture, ainsi que la prolifération de la drogue et de la
corruption dans le milieu carcéral. L'association cite à ce titre pas
moins de 15 groupes et individus ayant été mis en prison pour des
raisons politiques, de l'ingénieur Fouad Mourtada à Rouqia Abouali,
en passant par les détenus de la Salafia et les prisonniers
sahraouis. Sans oublier les six dirigeants politiques arrêtés lors du
démantèlement du réseau Belliraj.
S'agissant des libertés, le rapport relève le recul enregistré en
citant le maintien en détention du journaliste Mustapha Hormatallah
et les amendes «faramineuses» auxquelles nombre de supports sont
condamnés, groupes Al-Massae et TelQuel en premier. Ceci, «en plus de
la veille imposée à certains titres avant parution, les menaces
proférées contre les imprimeurs et les harcèlements dont les
journalistes en couverture des sit-in et autres manifestations
sociales font l'objet», résume le rapport. Egalement passées en
revue, les interdictions de se constituer en association auxquelles
des groupes comme Al Adl Wal Ihssane ont droit, ainsi que les
campagnes menées contre les homosexuels (cas de Ksar El Kébir) et
leur condamnation à la prison, «sachant que l'identité sexuelle fait
partie intégrante de la liberté individuelle et que, de ce fait, elle
ne prête à aucune poursuite», précise Ryadi. Pour elle, la justice
n'est qu'un instrument, la Constitution ne garantissant pas son
indépendance.
Droits économiques et sociaux : tout reste à faire
«Si certains acquis, bien que précaires, ont pu être atteints quant
aux droits politiques, tout reste à faire sur les plans économique,
social et culturel», a résumé Abdelilah Benabdesslam, vice-président
de l'association, parlant de ces composantes essentielles des droits
de l'homme. Il en veut pour preuve la position qu'occupe le Maroc
dans le classement mondial du développement humain (126 en 2007
contre 123 en 2006). Egalement cité, le drame de l'usine de
Rosamor, «qui en dit long sur la situation de précarité absolue dans
laquelle se trouvent les travailleurs et le non-respect du droit de
travail, aussi défaillant soit-il. Résultats : des morts par dizaines
et ce n'est que la partie visible de l'iceberg».
Même volet, autre secteur, celui de la santé. «Les programmes fusent,
mais le droit à la santé semble être le parent pauvre de leurs
objectifs. Sinon, comment peut-on permettre que des citoyens puissent
mourir devant les hôpitaux parce qu'ils n'ont pas de quoi payer la
visite ? Comment, et alors que la couverture médicale est loin d'être
généralisée, peut-on faire payer des Marocains sans ressources ?»,
s'interroge Benabdesslam. Le même constat d'incohérence est relevé au
niveau du logement, dont les projets manquent de vision d'ensemble et
de mise en relation avec les revenus des citoyens et de
l'enseignement, dont l'échec quantitatif et qualitatif n'est plus à
démontrer.
Tarik Qattab
Source: Le Soir Echos
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http://www.rsf.org/article.php3?id_article=27514
Que reste-t-il de la liberté de la presse dans le royaume ?
17.06.2008
Que reste-t-il de la liberté de la presse au Maroc ? Les six premiers
mois de l'année 2008 ont été marqués par une avalanche de procès et
par des décisions judiciaires et administratives liberticides. Dans
le même temps, les promesses du gouvernement du Premier ministre
Abbas El Fassi, qui s'était engagé à réformer le code de la presse,
n'ont toujours pas été concrétisées. A ce jour, aucun projet n'a été
présenté à la Chambre des députés.
Reporters sans frontières s'inquiète de la détérioration de la
situation de la liberté de la presse au Maroc. "Le sentiment de
méfiance des journalistes vis-à-vis du pouvoir est renforcée par la
multiplication des poursuites judiciaires engagées à leur encontre et
les nombreux obstacles auxquels ils doivent faire face", a déclaré
l'organisation.
Le retour du journaliste Mostapha Hurmatallah (logo) derrière les
barreaux d'Okacha (Casablanca), le 19 février 2008, pour terminer la
peine de sept mois de prison à laquelle il avait été condamné en
2007, après avoir reproduit une note interne des services de
sécurité, a stupéfié ses confrères qui ont pris conscience du danger.
La question sécuritaire a toujours posé problème aux journalistes
marocains. Ils savent désormais qu'ils encourent la prison si leur
traitement de l'information conteste la version officielle. Aux côtés
de Mostapha Hurmatallah, et de son directeur de publication
Abderrahim Ariri qui a écopé d'une peine avec sursis, huit officiers
de l'armée - les sources supposées des deux journalistes - ont été
condamnés à de lourdes peines de prison. Cette sentence a également
été perçue comme un message d'avertissement envers tous ceux qui
coopèrent avec les médias.
Lors de sa libération conditionnelle, Mostapha Hurmatallah avait
confié à Reporters sans frontières que son emprisonnement lui avait
laissé un "goût amer" malgré des conditions de détention relativement
correctes. "Lorsque j'ai entrepris de devenir journaliste, je n'ai
jamais imaginé que je pouvais me retrouver en prison à cause de mes
écrits. Cette expérience a été brutale. J'ai certes été touché par la
formidable mobilisation en ma faveur au Maroc et à l'étranger, mais
la prison, c'est la prison", avait-il déclaré au terme de 56 jours de
détention. Un mois avant sa libération définitive, prévue en juillet
2008, la demande de grâce déposée par sa famille auprès du cabinet du
roi Mohammed VI est restée lettre morte. Le chef de l'Etat a pourtant
gracié, le 18 mars 2008, le blogueur marocain Fouad Mourtada,
condamné à trois ans de prison pour avoir créé un faux profil sur le
réseau social Facebook au nom du frère du monarque. Une affaire qui
a, malgré la mesure de grâce, lourdement marqué la blogosphère
marocaine.
La justice a rarement penché du côté des journalistes qui doutent, de
plus en plus, de son indépendance. En mars 2008, le directeur de
publication du quotidien arabophone Al-Massae, Rachid Nini, a été
condamné à verser six millions de dirhams (550 000 euros) de dommages
et intérêts et 120 000 dhs (11 000 euros) d'amende suite à une
plainte en "diffamation et injures publiques" émanant de quatre
juges. Aucun prétoire n'avait jamais prononcé une amende aussi
exorbitante. L'affaire devrait être prochainement entendue devant la
cour d'appel.
Par ailleurs, un photographe du quotidien Al-Massae, Karim Selmaoui,
a été entendu, le 16 juin 2008, pendant plus de deux heures par des
enquêteurs de la brigade nationale de la police judiciaire à
Casablanca. La publication, le 28 mai dernier, de la photo d'une
femme victime de brutalités policières lors d'une manifestation,
serait à l'origine de cette convocation. Le commissaire de police
apparaissant sur le cliché aurait reçu des menaces suite à sa
publication. Le journaliste a été interrogé sur les circonstances
dans lesquelles il avait pris cette photo. Les enquêteurs auraient
également voulu savoir s'il était à l'origine de sa publication dans
la presse étrangère. Karim Selmaoui a affirmé à Reporters sans
frontières avoir également été longuement interrogé sur son ancienne
collaboration avec Le Journal, un hebdomadaire francophone, notamment
concernant des photos qui avaient servi à illustrer des reportages
sur le pouvoir. "On peut vivre sans presse, mais on ne peut pas vivre
sans sécurité", aurait déclaré l'un des enquêteurs au collaborateur
d'Al-Massae.
Comme ce fut le cas en 2007 pour les journalistes de l'hebdomadaire
Al Watan Al An, l'été 2008 marquera le début du procès très en vue de
Hassan Rachidi, directeur du bureau de la télévision qatarie Al-
Jazira. Poursuivi pour "publication de fausses nouvelles", les
autorités ont décidé, le 13 juin 2008, de lui retirer son
accréditation sans attendre les délibérations de la cour. La
culpabilité du journaliste, accusé d'avoir intentionnellement omis
d'évoquer à l'antenne le démenti officiel concernant le bilan
d'affrontements à Sidi Ifni (Sud), ne semble faire aucun doute pour
le pouvoir. En mai 2008, les autorités avaient déjà décidé de retirer
à la chaîne sa licence pour les retransmissions satellitaires,
privant les employés du bureau de Rabat de la réalisation d'un
bulletin quotidien d'informations sur les pays du Maghreb, diffusé en
direct. Hassan Rachidi, qui risque jusqu'à un an de prison, devrait
comparaître devant la justice à partir du 1er juillet 2008.
Dans une autre affaire, le président du Conseil consultatif des
droits de l'homme (CCDH), Ahmed Herzenni, a entamé une action en
référé contre le quotidien arabophone Al Jarida Al Oula qui publie
depuis le 9 juin 2008 des extraits d'une série d'entretiens inédits
de hauts responsables marocains devant l'Instance Equité et
Réconciliation (IER, dissoute en 2007 pour être remplacée par le
CCDH). Ahmed Herzenni voudrait faire interrompre la publication de
ces entretiens qu'il considère comme des documents confidentiels de
l'administration. Une audience est prévue le 18 juin 2008.
Enfin, le procès d'Ahmed Reda Benchemsi, directeur de publication des
hebdomadaires Tel Quel et Nichane, devrait reprendre le 3 septembre
2008 devant le tribunal de première instance de Casablanca. Poursuivi
pour "manquement au respect dû à la personne du roi", le journaliste
risque jusqu'à cinq ans de prison en vertu de l'article 41 du code de
la presse.
Une délégation de Reporters sans frontières a été reçue le 30 avril
2008 à Rabat par Khalid Naciri, ministre de la Communication. Durant
cet entretien, le porte-parole du gouvernement a affiché sa volonté
de mettre en place un nouveau code de la presse "consensuel et
avancé". Selon lui, le projet serait en cours de discussion.
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http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html
Le Journal porte plainte contre El Himma
Le Journal a annoncé, dans un communiqué rendu public le 30 mai, sa
décision de porter plainte contre l'ancien ministre délégué à
l'Intérieur et député des Rhamna, Fouad Ali El Himma, suite aux
déclarations de Mustapha Ramid concernant les dessous d'un sit-in
organisé il y a près de deux ans devant le siège de l'hebdomadaire
casablancais. Rappelons que le chef du groupe parlementaire du PJD au
Parlement avait indiqué dans une déclaration à la presse que l'ancien
délégué aurait appelé deux membres du secrétariat général de son
parti pour leur demander d'appeler à l'organisation d'une
manifestation de protestation contre le Journal suite à la
publication par ce dernier d'un dossier sur la diffusion par des
journaux scandinaves de caricatures du prophète. «Cette décision (…)
a pour objectif de définir publiquement les responsabilités dans
cette affaire et d'obtenir, en route, équité et transparence,
réparation du grave préjudice subi par notre publication», indique le
communiqué de l'hebdomadaire.
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http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=27826
La justice pour déterminer les responsabilités
Le Journal, Ramid et Ali Al Himma
Le Journal Hebdomadaire a décidé de faire appel à la justice après
les déclarations de Mustapha Ramid, député du PJD, selon lesquelles
Fouad Ali Al Himma, à l'époque ministre délégué à l'Intérieur,
avait «incité personnellement le PJD à manifester contre Le Journal
Hebdomadaire» en 2006. C'est un communiqué du directeur du «Journal
Hebdomadaire», Ali Amar, rendu public hier vendredi qui nous
l'apprend.
Les faits remontent à février 2006. La polémique fait rage dans le
monde musulman au lendemain de la publication des caricatures du
prophète par un journal danois. Le Journal Hebdomadaire décide de
publier un dossier consacré à l'ébullition d'un monde musulman qui
s'estime insulté au plus profond de lui-même pour tenter d'analyser
ces passions nées de caricatures. Les caricatures coupables sont
publiées.
Elles ont la taille d'un timbre-poste et sont de surcroît oblitérées
à l'encre noire. En réaction, une manifestation est organisée devant
les locaux de la publication casablancaise. Des banderoles où l'on
pouvait lire « Guerre sainte contre les journalistes mécréants» sont
brandies. Des journaux de la place mettront en lumière, preuves à
l'appui, l'implication de l'Etat dans cette campagne de
désinformation. «Les révélations de Ramid confirment aujourd'hui les
soupçons portés contre FA Al Himma, ministre délégué à l'Intérieur à
l'époque des faits», indique le communiqué signé du directeur de
l'hebdomadaire.
Par ce recours devant la justice, Le Journal Hebdomadaire
entend «définir publiquement les responsabilités dans cette affaire»
et «obtenir en toute équité et transparence, réparation du préjudice
grave subi» par la publication.
N.R
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http://www.telquel-online.com/326/semaine_maroc_326.shtml
Justice. Ali contre Fouad
Le directeur du Journal hebdomadaire Ali Amar a l'intention de porter
plainte contre Fouad Ali El Himma, si l'on en croit un communiqué de
la publication rendu public le 30 mai. La décision de Amar intervient
après les récentes déclarations du député Mustapha Ramid, faites au
magazine, selon lesquelles El Himma aurait incité deux membres du
secrétariat général du PJD à manifester devant Le Journal
hebdomadaire, en pleine crise des caricatures danoises. En février
2006, des manifestants avaient organisé un sit-in devant les locaux
du Journal pour protester, prétendument, contre la publication d'une
caricature assimilant le prophète à un terroriste.
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4. MAROC-CORRUPTION
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/archives_792/html_792/corrupt.html
Entretien avec Azeddine Akesbi Membre du bureau exécutif de
Transparency Maroc:
"La corruption n'épargne aucun secteur au Maroc"
D'après une enquête internationale, le Maroc s'enfonce davantage dans
la corruption. Azeddine Akesbi, membre du bureau de Transparency
Maroc, explique pourquoi.
Propos recueillis par Mouna Izddine
Maroc Hebdo International : Comment se classe le Maroc en matière de
corruption?
Azeddine Akesbi : Le Maroc est mal classé et sa position se détériore
d'une année à l'autre. En 1999, l'indice de perception de la
corruption (IPC) était de 4,2 sur une échelle de 10. En 2006, cette
note est passée à 3,2.
A titre de comparaison, les IPC du Danemark et de la Finlande
tournent autour de 9/10, soit quasiment le plus haut niveau de
transparence. Il faut savoir qu'au Maroc comme ailleurs, toutes ces
enquêtes relatives à l'IPC sont réalisées par des agences
internationales indépendantes qui travaillent elles-mêmes étroitement
avec des panels d'experts (universitaires, investisseurs, ONG, etc)
connaissant parfaitement la situation du pays.
Tout aussi inquiétant, d'après la dernière enquête sur le baromètre
mondial de la corruption (BMC) à laquelle Transparency Maroc a été
associée, 60% des ménages marocains affirment avoir été amenés à
recourir à la corruption au cours de l'année de l'enquête. Et, sur
les treize secteurs auxquels lesdits ménages devaient attribuer une
note de 0 à 5 pour mesurer leur niveau d'atteinte par ce phénomène,
certains ont récolté un 4/5, comme la Justice, la Santé, la Police
(agents de la circulation) ou encore les services de délivrance des
autorisations diverses.
Qu'en est-il de notre position par rapport aux autres pays arabes ?
Azeddine Akesbi : Si l'on se tient à la dernière enquête précitée sur
l'IPC et qui a concerné en tout 16 pays arabes, le Maroc se situe
pour ainsi dire au milieu, en avance par rapport à l'Algérie, à
l'Irak et au Liban, mais derrière le Koweït et le Qatar ou encore la
Tunisie. Ceci dit, concernant ce dernier pays, on n'y a pas encore
réalisé de BMC pour savoir ce qu'il en est au niveau de la perception
des ménages comme cela a été fait au Maroc.
De plus, dans notre pays, la corruption est généralisée, elle
n'épargne aucun secteur et atteint toutes les sphères du pouvoir. Car
ce n'est pas seulement une question de bas revenu, même des hauts
fonctionnaires et des personnes largement rémunérées perçoivent des
dessous de table.
Est-ce à dire qu'au Maroc, il y a le bakchich comme le gras pot-de-
vin, la petite comme la grande corruption?
Azeddine Akesbi : Dans le langage usuel, on parle de petite
corruption en référence aux petites sommes d'argent (20, 50 ou 200
dirhams) que l'on distribue ici et là pour soudoyer quelqu'un.
Mais, à nos yeux, il n'existe pas de petite corruption, dans le sens
où ces montants "dérisoires" peuvent entraîner des conséquences très
graves, voire fatales, car ils permettent tout simplement d'échapper
à la loi. C'est ce qu'on a vu avec l'effondrement de l'immeuble à
Kénitra, l'incendie de Lissassfa, les accidents de la route
meurtriers que vit chaque jour le Maroc ou encore les affaires de
détournements de deniers publics dont la presse se fait régulièrement
l'écho.
Comment expliquez-vous l'ampleur de la corruption au Maroc ? Est-ce
lié à un facteur culturel ?
Azeddine Akesbi : Absolument pas. Pourquoi les Marocains seraient-ils
plus enclins à soudoyer? Nous sommes une société comme une autre.
Si la corruption gangrène autant notre pays, c'est simplement lié à
l'absence d'instances de contrôle, de sanctions fermes et à la non-
application de la loi. C'est, en somme, un problème de gouvernance.
Plusieurs cas de pots-de-vin avérés, révélés par la presse ces
derniers mois, sont restés sans suite.
Si la justice était indépendante, elle mènerait ses investigations
jusqu'au bout et en informerait l'opinion publique pour montrer qu'il
n'y a pas d'impunité, pour les corrompus comme pour les corrupteurs.
Malheureusement, nombre de rapports restent dans les tiroirs.
En près de douze ans d'existence, où en est concrètement Transparency
Maroc dans sa lutte contre la corruption ?
Azeddine Akesbi : Transparency Maroc fait partie de la société
civile. Et, à ce titre, notre rôle est avant tout de sensibiliser et
d'alerter l'opinion publique. C'est ce que nous faisons constamment
avec la réalisation d'études sur la question et la publication de
leurs résultats. Mais tous nos efforts demeurent insuffisants tant
que le gouvernement ne nous donne pas les moyens d'agir. Transparency
Maroc existe en effet depuis 1996. Il a fallu 8 ans pour que notre
existence soit officiellement reconnue et cela fait deux ans que nous
avons requis l'Utilité publique, sans que les autorités concernées ne
daignent nous répondre. Peut-être que la volonté politique est
insuffisante.
Que voulez-vous dire par là ?
Azeddine Akesbi : On sent certes une ouverture au niveau du discours,
mais pas encore d'engagement clair et déterminé de la part des
pouvoirs publics à lutter contre ce fléau. Il est en effet pour le
moins étonnant que l'Instance centrale de Prévention de la
Corruption, adoptée par le gouvernement en avril 2007 conformément à
la ratification par le Maroc de la convention de l'ONU sur la
question, n'ait toujours pas été installée ni reçue officiellement.
Qu'attend-on ?
Le plus grave, c'est que la corruption se banalise d'une année à
l'autre aux yeux de l'opinion publique marocaine. Le jour où les
pouvoirs publics s'attèleront véritablement à la tâche, il leur
faudra un travail monumental pour renverser cette tendance.
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5. "DEMOCRATIE A LA MAROCAINE"-PERSECUTION DES MINORITES
INTERDITS DE PARTICIPER
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=6521
Ahmed Dgharni drague les Espagnols
A l'initiative de députés basques, une rencontre a eu lieu, la
semaine dernière, au sein du congrès espagnol entre des représentants
de certains partis politiques et Ahmed Adghirni. Ce dernier milite
toujours pour la création de son parti amazighe (PDAM-parti
démocratique amazigh marocain). Il s'agit de son deuxième voyage, en
peu de temps, en Espagne.
Le Reporter - Rédaction
Mis en ligne le 2 juin 2008
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6. LE "PARADIS" MAROCAIN
LE JOURNAL
(21-VI-2008)
Le Matin fusille le PNUD
Il ne fait pas bon douter de l'efficacité des efforts de
développement du Maroc. Le récent rapport du PNUD (Programme des
Nations unies Pour le développement) en a fait l'expérience. Ce
rapport s'est attiré les foudres de la presse officielle, Le Matin en
tète, pour avoir classé notre pays au 126e rang mondial. Soit après
la Namibie, le Kenya ou l'Ouganda, déplore le quotidien. Celui-ci
fait du rapport - de l'agence onusienne Une «perfidie» -
des «détracteurs du Maroc» qui contredit les avancées du Maroc
reconnues par «tous les observateurs impartiaux». Le PNUD calcule
l'indicateur de développement humain (IDH) à partir de la croissance
économique mais aussi de l'accès à l'eau, de la santé Publique, et du
niveau général d'instruction. En clair, hi perte de trois places au
classement mondial de l'IDH. Pour le Maroc fait figure de désaveu
pour la politique de l'INDH. D'ailleurs, le quotidien ne manque pas
d'opposer au rapport du PNUD celui du Haut-commissariat au Plan
CHCP), plus conciliant: «Quoi qu'il il soit, il convient de saluer le
recul de la pauvreté au Maroc pendant ces dernières années. Il faut y
voir le résultat principalement de la "révolution Sociale" initiée
par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis son accession au Trône et
qui a été couronnée par le lancement de l'INDH. Douter du
développement du Maroc, bientôt crime de lèse-majesté.'
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=93231
Axé essentiellement sur l'enseignement et l'alphabétisation
Le rapport du PNUD sur le développement humain au Maroc pèche par
la "mauvaise foi"
Modes de calculs faux, occultation délibérée des avancées et de la
dynamique de la croissance des NTIC, des IDE et des autres secteurs
performants
Publié le : 17.06.2008 | 18h37
Un rapport du PNUD (Programme des Na-tions unies pour le
développement), publié récemment, a placé le Maroc au 126ème rang,
bien après certains pays africains pour leurs efforts en matière de
développement humain.
On ne sait s'il faut en rire ou se lamenter, car notre pays vient
après la Namibie et, de ce fait, selon le même document prétendument
rigoureux - scientifique diront les adeptes fétiches - il perd trois
places et se trouve parmi les Etats «à faible développement humain» !
Dérision, provocation, méconnaissance ahurissante des avancées que le
Maroc réalise depuis quelques années et que tous les observateurs
impartiaux reconnaissent ?
Les détracteurs du Maroc s'en donnent à cœur joie à cette perfide
classification qui, non seulement pèche par une partialité criarde,
mais puise dans l'erreur ses arguments et ses démonstrations. Ils
estiment, jubilatoires mais peu enclins à procéder à une analyse
pertinente qui tienne compte de critères sérieux, que notre pays
soit «classé derrière l'Ouganda, le Kenya et Madagascar…». D'ores et
déjà, il nous faut replacer les choses dans leur cadre réel : le mode
de calcul de l'IDH, l'indice du développement humain, est totalement
faux et aberrant, et ce n'est pas se justifier que d'annoncer que
certains experts du PNUD eux-mêmes s'en trouvent choqués et le
contestent.
Ce mode de calcul fait l'impasse totale sur les avancées
significatives de notre pays, en matière d'accès à l'eau, à
l'électricité, à la promotion des ressources humaines, au
développement d'une politique d'accès aux Activités génératrices de
revenus (AGR), aux nouvelles technologies, à l'habitat, etc. Le PNUD
a décidé de baser son étude sur une enquête publiée en 2005, elle-
même résultat d'une enquête plus ou moins partielle menée deux années
auparavant. Qu'elle soit rendue publique seulement en 2007-2008, est
une chose.
Elle peut s'expliquer par des retards bureaucratiques, comme il en
arrive souvent. Mais, en revanche, elle ne peut traduire la réalité
d'aujourd'hui, marquée par un dynamisme que tout le monde reconnaît
et, notamment, servir de blanc-seing à une méthodologie pour le moins
spécieuse et dénaturée de l'effort consenti par le Maroc dans son
plan de développement global, humain s'entend. Le développement
humain, c'est fort justement le critère sur lequel on apprécie le
recul de la pauvreté. Or, celle-ci a enregistré un recul significatif
entre 1994 et 2004 justement de 14 à 15% selon le Haut Commissariat
au Plan (HCP).
L'organisme en question a mené une enquête concrète sur le terrain
qui a la particularité d'être empirique, directe et prolongée sur le
moyen et long terme.
Cette étude, intitulée « Pauvreté, développement humain et
développement social au Maroc », opère sur la base d'enquête
rigoureuse, au niveau des villes mais aussi des campagnes sur une
période de dix ans. Il en ressort un recul progressif de la pauvreté,
caractéristique à plus forte raison entre 2001 et 2004, période au
cours de laquelle la pauvreté a été combattue efficacement, avec des
résultats plus qu'encourageants.
« 5O% de la baisse enregistrée durant la période intercensitaire
s'est opérée durant les trois dernières années », avait conclu le
rapport du HCP qui souligne, entre autres impératifs et constats, «
la nécessité de mettre en place un plan pour sortit le monde rural de
l'enclavement où il se trouve, voire l'isolement dont il continue de
souffrir ». Et le document d'ajouter : « Quoi qu'il en soit, il
convient de saluer le recul de la pauvreté au Maroc pendant ces
dernières années. Il faut y voir le résultat principalement de la "
révolution sociale " initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis
son accession au Trône et qui a été couronnée par le lancement de
l'INDH ».
Le mode de calcul douteux du PNUD se drape des apparences de
l'objectivité, mais il ne fait aucun doute qu'il est faux,
tendancieux et peu rigoureux, parce qu'on ne juge globalement jamais
un pays sur deux ou trois secteurs, fussent-ils déficitaires comme
l'enseignement ou l'alphabétisation. Les experts du PNUD, les pseudo-
« développementistes » sacrifiant encore à la « langue de bois »,
ceux qui les relayent dans le même sillage, se « fourrent le doigt
dans l'œil », car la méthodologie comme aussi les paramètres du
développement ont bel et bien changé.
On ne peut faire de manière aussi cavalière l'impasse du « boom » qui
caractérise l'économie marocaine dont le taux de croissance- pour
être modeste de 3 à 6%-fait pâmer d'envie bien des pays cités en
exemple par le PNUD et qui ne réalisent même pas le quart des
performances de l'économie de notre pays. Les nouvelles technologies,
les investissements, le tourisme, l'agriculture, le bâtiment,
l'immobilier, les infrastructures, le commerce sont-ils à ce point
déficitaires et inexistants pour que le PNUD les occultent
arbitrairement ?
L'idéologisme onusien a ses limites, bien sûr. Et les « experts » du
PNUD, plutôt que de se pencher sur les avancées globales qui sont des
indices significatifs et probants du développement, préfèrent
recourir à la lorgnette, à l'argument spécieux. Ce sont 16% de
recrutements dans le domaine des Technologies de l'information et de
la communication (TIC) qui s'opèrent en moyenne. Comme le précise un
expert qui préfère garder l'anonymat « comment comparer des réalités
aussi différentes que celle du Maroc et de l'île de Saint-Kitts-et-
Nevis ? Près de 60 places les séparent dans le classement du PNUD.
Or, les deux pays ont la même espérance de vie, soit 71 ans ?
Pourtant, à l'échelle du Maroc, le minuscule Saint-Kitts-et-Nevis
serait une petite ville de 40.000 habitants ». Et d'interroger,
ahuri : Classer les pays de cette manière, sans prendre en compte les
nouveaux critères liés à la mondialisation, dans laquelle le Maroc
reste tout de même et à son niveau performant – par le biais des
accords de libre-échange, d'association et autres échanges – revient
à « handicaper les pays qui ont fait le pari de la modernité ». C'est
dire que les modes de comparaison du PNUD restent, jusqu'à preuve du
contraire, non seulement partiaux mais sectaires, redoutablement
empreints d'idéologie, de dogmatisme et de misérabilisme. Sauf à
verser dans cette eau trouble, on ne peut, on ne doit pas cautionner…
L'économie marocaine, et les témoignages sont nombreux pour
l'attester – notamment l'avant-dernier numéro de la revue française «
Challenge » - est performante. Elle ne le cède en rien à celles des
pays démocratiques qui ont inscrit sur leur fronton cette devise
sacrée de « développement partagé et de démocratie ». Elle affiche
bon an mal an une croissance régulière de l'ordre de 5% en moyenne.
Soit, assure-t-on, et ce n'est pas un paradoxe, deux points en plus
que la moyenne européenne et même plus par rapport à certains Etats
nouveaux de l'Union européenne. Bien entendu, le regard sourcilleux
des stratèges du PNUD n'est pas allé voir de ce côté-là ! L'inflation
semble maîtrisée et maintenu au niveau de 2 à 3%, là aussi quelque 2
points par rapport à la moyenne européenne.
Le Maroc reste le premier pays qui accueille le plus grand volume des
Investissements directs étrangers (IDE). Il est le premier cluster en
termes de nouvelles technologies et nanotechnologies en Afrique.
Autrement dit, à l'horizon 2012, il se positionnera parmi les pays
développés par rapport aux Objectifs du millénaire du développement
(OMD).
On nous objectera que des secteurs restent entièrement dépourvus, que
le développement est inégalitaire, que la pauvreté reste le point
noir en certains endroits. Oui et oui, mais l'Etat n'est pas pour
autant immobile, la politique de solidarité, l'Initiative pour le
développement humain mise en œuvre depuis mai 2005, la mise en place
d'une politique sociale, la réforme de l'enseignement et de la
scolarité, la formation, la mise à niveau sociale de manière
générale, ont fait reculer et « cahin caha » combattent les
dysfonctionnements.
Alors que le pays, à l'instar des autres, mais mieux que ceux qui en
sont dotés, fait face au surenchérissement du prix du baril et de
l'énergie en général, la croissance est maintenue, les équilibres
macroéconomiques soutenus et les fruits de la croissance de plus en
plus partagés. Le nier, c'est sacrifier à l'idéologisme qui est à la
raison ce que la perfidie est à l'objectivité. Nous ne pouvons
accepter que le PNUD, dont on n'a jamais mis en doute la crédibilité
proverbiale, eût pu à ce point – sauf incompétence - verser dans la
mauvaise foi et l'aveuglement.
Par Hassan Alaoui | LE MATIN
-------------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?
origine=jrn&idr=110&id=93551
Le Représentant du PNUD Réagit à un Article du «Matin»
Toute critique du rapport sur l'IDH nécessite au préalable une
lecture approfondie
Sur le développement humain, le mode composite, les avancées et les
performances de l'économie nationale
Publié le : 22.06.2008 | 15h50
Dans nos éditions du mercredi 18 juin dernier, nous avions publié un
article consacré au rapport du PNUD sur le développement humain au
Maroc. Il n'a pas trouvé grâce aux yeux du représentant de
l'organisation des Nations unies à Rabat, qui conteste à la fois le
ton et la mise en cause des chiffres contenus dans le rapport.
M. Mourad Wahba, représentant résident du PNUD au Maroc, a tenu à
apporter lui-même la réponse à notre article, qu'il juge impérative.
Il nous a accordé un entretien qui est aussi son «droit de réponse»
strict. Il ouvre ainsi un débat. D'abord pour rejeter l'analyse que
nous avions développée, ensuite pour mieux expliciter la méthodologie
usitée au niveau des modes de calcul de l'Indice de Développement
Humain (IDH) retenu depuis des années par le PNUD.
Il explique le choix de l'indice composite, inventé par un économiste
pakistanais, Mahmoud Al-Haq, qui conjugue le PIB par tête de pipe,
l'espérance de vie et l'alphabétisation et, de ce fait, fonde la
théorie officielle du programme de soutien des Nations unies. Au
reproche formulé que cet indice composite met l'accent sur trois
critères seulement, au risque de faire l'impasse sur d'autres aspects
de développement, le représentant résident du PNUD estime que «ceux-
ci ont été raffinés et figurent dans d'autres tableaux de l'IDH pour
peu qu'on fasse l'effort de les lire». Les tableaux sont au nombre de
35, dispatchés et isolés thématiquement, ils traduisent des
évolutions - ou des régressions - difficiles à saisir d'un seul
tenant.
D'où la complexité à embrasser la totalité d'une image parabolique.
Pourtant, le représentant du PNUD estime que l'indice composite, tout
en n'étant pas exhaustif, demeure opérationnel et l'article
du «Matin» qui a mis en cause ce même IDH semble à ses yeux « nier le
développement du pays». Il convient lui-même, d'autre part, que le
rapport publié en octobre dernier, sur la base d'une enquête menée en
2004-2005, néglige des pans entiers des réalisations que l'économie
marocaine enregistre. Dans le même souci d'objectivité, quand bien
même reproche nous serait encore fait d'une mauvaise lecture du
rapport du PNUD, un constat s'impose : les pays à fort potentiel
énergétique - pétrole, gaz et autres richesses - semblent avoir gagné
des «places» dans le classement du PNUD, parce que leur PIB s'est
subitement et miraculeusement accru de 2 ou 3 points ou même plus du
fait de la hausse des prix spectaculaires du prix du baril depuis
quatre ans.
Beaucoup d'entre eux, sinon la quasi-totalité n'ont réalisé pourtant
aucun effort en matière de politique sociale, économique,
infrastructurelle et moins encore humaine ! Alors la question demeure
de savoir s'il ne faut pas changer la nature du calcul et de l'indice
pour que celui-ci intègre de nouveaux paramètres, une sorte
de «mudança» brésilienne. On citera en l'occurrence des secteurs
significatifs comme l'économie du savoir, les hautes technologies,
l'aéronautique, le marché boursier et les infrastructures, le marché
de l'automobile qui explose, etc. Le représentant résident du PNUD
garde à l'esprit de telles exigences, il recadre pour nous la lecture
du rapport et ouvre un débat à nos lecteurs.
Lire l'entretien réalisé par farida moha
Par LE MATIN
-------------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?
origine=jrn&idr=110&id=93542
Développement humain
«Critiquez le PNUD mais lisez le rapport, tout le rapport sur le
développement humain !»
Interview • Mourad Wahba, représentant résident du PNUD au Maroc
Publié le : 22.06.2008 | 15h10
L'IDH est un "stock et un instantané'' de 2005 et effectivement il
n'a pas tenu compte de la période 2005-2007.
Pourquoi ? Parce que pour la plupart des pays, il faut deux ans pour
donner des statistiques.
Le Matin : Le rapport du PUND 2007-2008 pour le développement humain
place le Maroc à la 126e place, ce qui n'a pas manqué d'étonner et
parfois de «désespérer» ceux qui mettent en avant la dynamique
progressive du pays avec notamment le lancement des grands chantiers ?
Mourad Wahba : Le classement n'indique pas une échelle de valeur, il
indique des déficits dans des secteurs qui doivent faire l'objet
d'attention du gouvernement. Il faut faire l'effort de lire le
rapport dans sa globalité et ne pas se contenter d'une lecture
partielle et donc partiale du rapport. Qu'en est-il réellement? L'IDH
classe 70 pays qui sont parmi les pays avancés en développement
humain, il y a 85 pays parmi ceux intermédiaires et une vingtaine
d'autres parmi les moins avancés. Le Maroc occupe le 126e rang et se
trouve parmi les pays intermédiaires qui vont de l'île de Dominique
qui occupe la 71e place à la Gambie qui occupe la 155e place. Il se
trouve donc parmi les pays intermédiaires bien avant l'Inde qui est,
vous êtes d'accord avec moi, une puissance émergente. Le papier paru
dans vos éditions sous le titre «Le rapport du PNUD sur le
développement du Maroc pèche par la mauvaise foi» nie la réalité du
développement du pays.
Le PNUD utilise de nouveaux instruments d'évaluation : l'approche
droits humains, l'approche genre et d'autres approches encore. Qu'est-
ce que donc l'Indice de développement humain (l'IDH) ?
L'IDH, je voudrais le préciser, ne mesure pas le niveau de
développement d'un pays. L'IDH a été développé en 1990 par un
économiste de développement pakistanais, Mahmoud El Haq, que j'ai
bien connu. Cet indice mesure la capacité de l'être humain à élargir
ses possibilités dans la vie. Pour ce faire, il a pris trois
critères, entre autres, l'espérance de vie et la capacité de
participer à la vie active dans une société. En 1990, quand le
premier rapport a été publié, cette capacité était liée à
l'éducation. Un membre de la société c'est quelqu'un qui a la
possibilité d'écrire, de signer un contrat, de lire sa fiche d'état
civil… Au XXIe siècle, les critères changent et ceux qui ne peuvent
pas travailler avec un ordinateur sont analphabètes. Le troisième
critère est relatif aux services auxquels toute personne a droit. En
1990, il faut le rappeler, nous n'avions pas de "mesures d'accès à
l'eau et à l'électricité'' qui ne sont apparues qu'en an 2000 avec
les Objectifs du millénaire.
Ces critères se sont-ils adaptés à ces évolutions pour donner une
image plus juste de l'IDH?
Ces critères ont été raffinés et figurent dans les tableaux de l'lDH
pour peu que l'on fasse l'effort de les lire et qui montrent le taux
de participation de la femme, notamment le nombre des femmes au
Parlement, l'accès à l'électricité, à l'eau potable, la mortalité
maternelle, la santé de l'enfant, les droits humains…
Si l'on prend en compte tous ces critères qui ne sont pas tous
positifs, que donne l'image du Maroc ?
Nous avons une image plus nuancée mais il faut lire les 35 tableaux
pour que l'image soit plus précise. C'est comme pour la parabole de
l'éléphant et des aveugles. L'un d'entre eux va décrire les oreilles,
l'autre la trompe, l'autre la queue. Ne prendre que le premier
tableau pour tirer les conclusions ne permet pas de disposer de toute
l'image.
L'une des critiques que l'on oppose à l'IDH qui a classé le Maroc a
la 126e place, c'est qu'il n'a pas tenu compte de celle que certains
appellent la «dynamique progressive» et de certains chantiers comme
l'INDH lancée en mai 2005 ?
L'IDH est un "stock et un instantané'' de 2005 et effectivement il
n'a pas tenu compte de la période 2005-2007.
Pourquoi? Parce que pour la plupart des pays, il faut deux ans pour
donner des statistiques. Ce n'est pas le cas du Maroc qui a des
statistiques fiables et qui peut calculer son IDH jusqu'à l'année
2007.
Mais nous devons avoir une base qui est la même pour tous et qui est
l'année 2005. Cet indice n'a donc pas mesuré la progression des flux,
ce qu'était le Maroc en 1990 et ce qu'il est aujourd'hui et le taux
de progression qui permet d'évaluer l'amélioration ou le recul.
D'autre part, le Maroc a fait des efforts importants qui montrent la
part grandissante du budget réservé au secteur social, mais ceci
n'est pas mesuré dans l'IDH mais dans d'autres tableaux.
L'IDH du dernier rapport ne répond pas à cette question de
progressivité...
Il ne répond pas à cette question mais d'autres indices permettent de
le faire comme le "tableau 2''. En 1975 par exemple, l'indice du
Maroc est de 0,435. En 2005, il est de 0,646. L'amélioration est donc
de plus de 40% et tient compte de l'amélioration des performances de
chacun des indices qui composent l'IDH. D'autres pays n'ont pas eu
cette progression et l'année 2007 a été intéressante pour le Maroc si
l'on tient compte de l'évolution du PIB par tête et en statistiques
concernant l'éducation et je ne parle pas de l'alphabétisme. L'un des
reproches que l'on peut faire à l'indice est qu'il mesure
l'instantané et les résultats mais pas le progrès qui permet
d'atteindre ces derniers qui est présent dans les autres tableaux.
L'IDH mesure "l'in put'' mais pas "l'out put''.
Quelle lecture peut-on faire précisément de l'IDH au Maroc ?
L'indice montre que si le Maroc fait des progrès en espérance de vie,
en matière de PIB par tête, il y a eu moins de progrès par rapport à
la réduction de l'analphabétisme et à la scolarisation et ce sont les
statistiques officielles du gouvernement marocain qui le soulignent.
Le rapport du PNUD, il ne faut pas l'oublier, c'est aussi le rapport
du Maroc qui envoie ses statistiques à l'UNESCO, à la Banque mondiale
et aux Nations unies. Ce que nous avons dit dans le rapport et ce
dont il faudrait tenir compte, c'est que le gouvernement doit faire
plus d'efforts en matière d'éducation et d'alphabétisation qui
constituent un véritable gap. Le PNUD demande au Maroc d'avoir son
propre rapport de développement, de ne pas se baser sur cette mesure
qui est universelle et qui, parce qu'elle s'applique à tout le moNde,
par définition, masque les spécificités nationales. Il est important
que le Maroc lui-même mesure son propre développement et que les
Marocains disent comment ils évaluent eux-mêmes leur approche du
développement humain. Il faut qu'il y ait un effort national de
réflexion dans le même sens que celui réalisé par le rapport du
Cinquantenaire qui était réaliste et parfois même dur et qui a mis en
exergue les cinq nœuds qui bloquent le développement et la société
marocaine. Dernier point : l'indice est corrélé avec les indicateurs
économiques : si le PIB augmente, il y a des chances que l'éducation
s'améliore et que donc la productivité augmente. Il y a donc des
corrélations entre les différentes composantes.
Le Maroc selon vous doit produire son propre rapport de
développement. Quelle est la fiabilité de celui-ci au niveau
international ou même au niveau de l'opinion nationale ?
Le Maroc dispose de statisticiens compétents et parfois excellents et
le rôle du PUND est de l'accompagner dans la préparation de son
rapport national en développant les méthodologies pour garantir les
résultats et l'aider à s'auto-évaluer. Cela permettra à la société de
réfléchir sur elle-même, d'identifier ses déficits et donc d'aller de
l'avant. Le PNUD, dont les équipes sont très compétentes
contrairement à ce qui a été dit dans l'article précité, aimerait
accompagner le Maroc dans ces efforts.
Entre 2005 et 2007, période non intégrée dans le calcul de l'lDH,
comment appréciez-vous l'évolution du développement humain ?
Le Maroc avance dans les trois niveaux de l'IDH. Tout d'abord, au
niveau de l'espérance de vie. Les statistiques se fondent sur un
petit échantillon fait en 2003-2004. Avec le développement et la
modernisation de l'état civil, un chantier que nous accompagnons, il
y aura une amélioration de l'état de santé des populations et une
espérance de vie plus longue même si celle-ci, qui est de 71 ans, est
déjà longue par rapport à d'autres espérances de vie de l'Afrique ou
de l'Amérique latine. Il est plus facile d'autre part de réaliser des
progrès quand on est à 45 ou 50 ans que lorsque l'on est déjà à 71ans.
Qu'en est-il du talon d'Achille du Maroc, à savoir l'éducation ?
Nous avons les chiffres du ministère qui montrent que nous avons une
amélioration de la scolarisation: 93% des enfants du primaire sont
scolarisés. Nous avons encore un déficit en matière de collèges, de
lycées et d'universités, mais il y aura, je l'espère, une
amélioration dans ce sens. En 2006, il y a eu une bonne récolte et
nous avons été à 8% de croissance; en 2007, il n'y a eu que 2,4%, ce
qui fait une moyenne de 5%. Il y aura une amélioration dans chacun
des trois indices, faible en espérance de vie, légèrement amélioré en
éducation et en PIB.
Est-ce que cela aura une incidence sur le 126e rang ?
Cela dépend des performances des autres pays.
Et concernant la lutte contre la pauvreté et l'exclusion ?
On prévoit une baisse de la pauvreté.
Cela nous amène à l'INDH. Etes-vous en mesure de procéder à une
première évaluation deux ans après son lancement ?
Nous travaillons avec l'Observatoire national du développement humain
pour l'évaluation de l'INDH et avec la cellule INDH. Il y a des
avancées certainement mais est-ce qu'elles sont à la mesure de ce que
les Marocains attendaient? Sont-elles suffisantes ? Le sont-elles
dans toutes les régions? Autre question à poser: n'espérait-on pas
trop de l'INDH ?
On pourrait aussi se demandait si les méthodologies utilisées étaient
optimales, s'ils n'y avait pas d'autres voies et moyens, par exemple
dans une démarche plus participative avec les citoyens, pour
optimiser les investissements consentis et répondre à des attentes
précises…
On ne peut pas le savoir, ce que l'on sait, c'est qu'il y a eu un
effort énorme consenti par le Maroc pour la réduction de la pauvreté
selon l'INDH et d'autres politiques nationales. Les statistiques vont
le montrer mais il faut donner le temps au temps car deux années ne
sont pas suffisantes pour mesurer les efforts. Pour l'INDH, il faut
une évaluation nationale comme pour le développement humain. Il faut
une réflexion nationale sur comment évaluer son propre développement
et personnellement, je pousse le Maroc à continuer le travail du
rapport du Cinquantenaire qui est un exemple du genre.
A quoi sert le rapport du PNUD ?
Sur une base et sur des critères universels, le rapport du PNUD sert
à montrer les progrès et les lacunes dans le développement humain.
Nous avons dans le rapport 2007-2008 tout un débat sur le changement
climatique qui va "peser les prochaines années'' sur le Maroc et
qu'il faudrait lire et relire. Avec la sécheresse de l'année
dernière, le taux de croissance a chuté et les effets sont immédiats
sur le développement humain. Le Maroc doit investir dans
l'amélioration de la productivité d'un secteur vital, celui de
l'agriculture et en même temps s'adapter aux changements climatiques,
ce qui nécessite des efforts collectifs et importants. Le rapport
sert à une analyse mais, je le répète, ne sert pas à émettre des
jugements de valeur. Nous ne sommes pas des juges, nous aidons les
pays à se positionner par rapport aux autres pays du monde en mettant
le doigt sur les déficits, l'éducation, la santé et en montrant
également les points forts comme l'évolution de la femme, l'accès à
l'eau et à l'électricité, au logement, aux télécommunications comme
c'est le cas du Maroc. Chaque pays peut s'analyser en fonction de ces
critères et le rapport peut servir à stimuler des débats.
Un mot sur le dernier rapport du PNUD concernant les changements
climatiques…
Le titre de ce rapport est en lui-même significatif : «La lutte
contre le changement climatique: un impératif de solidarité humaine
dans un monde divisé».
Ce document appelle les décideurs à agir vite pour limiter le
réchauffement planétaire qui menace de ruiner toute politique de
développement et de peser encore plus lourd sur les plus pauvres qui
en sont les plus exposés.
On connaît les effets d'une augmentation de 2 degrés de la
température avec son lot de recrudescence de maladies de
catastrophes, d'inondations, d'effondrement des systèmes agricoles
dans les zones semi-arides… L'Afrique, elle seule, pourrait avoir
quelque 600 millions de personnes supplémentaires mal-nourries !
En Afrique du Nord, la question nodale est celle de l'eau !
Il faut en prendre rapidement conscience car c'est une question
vitale pour les pays concernés.
Le Général De Gaulle parlait des Nations unies comme du «grand
machin», sans faire cette comparaison, j'ai envie de vous demander à
quoi sert le PNUD ?
Le PNUD n'est pas un bailleur de fonds. C'est une agence des Nations
unies qui aide 166 pays à avoir accès aux meilleures expériences qui
ont lieu dans le monde pour mieux avancer, tirer profit du succès ou
des échecs de leurs expériences. Le PNUD aide chacun de ces pays dans
ses propres politiques de développement à réaliser des projets qui
permettent d'aller en avant et de résoudre certains nœuds. On part de
la base du pays et on aide à faire ce que ce pays veut faire par la
technologie, par le renforcement des capacités nationales et par une
mobilisation des ressources. Parce que nous sommes une organisation
internationale, nous savons et nous connaissons tous les projets qui
ont lieu dans le monde, nous pouvons vous dire tel projet a eu lieu
en Turquie ou en Malaisie et nous pouvons vous aider à en tirer les
conclusions. Nous vous dirons : voyez ce qui a été fait au Chili qui
correspond peut-être mieux à vos objectifs et à vos attentes. Nous
aidons tout le monde à être en relation. Dans l'exemple de la Caisse
de compensation sur laquelle le gouvernement travaille, nous avons
l'exemple du Chili, de l'lndonesie, du Brésil, du Mexique qui ont
tous travaillé sur ce sujet. Nous n'avons pas à ''inventer à chaque
fois la roue'', il faut s'inspirer de ces exemples et les adapter au
pays. Dans le domaine du développement de proximité de l'INDH, le
Maroc peut faire profiter d'autres pays. Il y a des pays qui ont
demandé au Maroc et au PNUD de les aider à transférer cette
expérience. Il a aussi la généralisation de l'accès à l'eau potable,
l'ONEP a une expérience très importante qui est déjà utilisée dans
d'autres pays !
Et c'est à cela entre autres que le PNUD sert… Je voudrais en
conclusion dire un mot : critiquez autant que vous voulez le PNUD,
mais lisez tout le rapport et nuancer vos critiques sur le pays,
lequel pays a beaucoup d'aspects positifs !
Par Farida Moha | LE MATIN
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7. SARCASME ET COMPLICITÉS CRIMINELLES
http://www.aujourdhui.ma/nation-details62475.html
Rachida Dati: «'SM' le Roi a 'solidement ancré' le Maroc dans
la "démocratie"»
Lors d'une conférence-débat à Casablanca, Rachida Dati, ministre
française de la Justice, a annoncé que SM le Roi Mohammed VI
a 'solidement ancré' le Maroc dans la 'démocratie'.
À Casablanca, Rachida Dati a mis en avant la 'dynamique' et
l'<ouverture> que connaît le Maroc 'nouveau', défenseur de
la 'tolérance' et de la 'liberté'. Animant une conférence-débat sur
le thème «Accès au droit et citoyenneté», samedi 21 juin, la ministre
française de la Justice a indiqué que la justice marocaine
s'est 'profondément modernisée' pour relever les défis démocratiques,
économiques et démographiques du Royaume, faisant part du soutien de
la France au Maroc en la matière.
«'SM' le Roi Mohammed VI a 'solidement ancré' le Maroc dans
la 'démocratie', en 'prolongeant' la démarche entamée par son père,
feu SM Hassan II», a-t-elle ajouté devant un parterre d'étudiants à
la Faculté de médecine. Mme Dati a noté que les excellents résultats
enregistrés par le Maroc en matière de croissance économique sont le
fruit de la politique déterminée en matière de réformes entreprises
par le gouvernement, notamment dans les secteurs du tourisme, de
l'industrie et de l'artisanat.
À cette occasion, elle a rappelé que les investissements français au
Maroc ont atteint 350 millions d'euros en 2007, soulignant que les
liens privilégiés entre la France et le Maroc «doivent servir
d'exemple à un partenariat régional plus vaste». Lors de cette
conférence-débat, la Garde des Sceaux a abordé l'Union pour la
Méditerranée (UPM). «Avec ce grand projet, il ne s'agit pas de
réaliser l'intégration politique de la Méditerranée, mais d'organiser
une coopération la plus étroite possible entre nos pays. C'est une
approche nouvelle des relations Nord-Sud, pleine d'audace et de
courage», a affirmé Mme Dati. Pour elle, l'UPM, qui doit être un
espace de droit, de liberté, de justice et de sécurité, permettra de
répondre à «des préoccupations claires, exprimées par nos
concitoyens: la garantie de l'accès à l'eau, la lutte contre les
catastrophes naturelles, l'aide à l'emploi des jeunes». En effet, le
dialogue entre l'Europe et les pays de la Méditerranée sera l'une des
priorités de la présidence française de l'Union européenne à partir
du 1er juillet. Par ailleurs, la ministre française a souligné que
l'éducation et la formation sont les voies qui mènent à la culture,
au savoir et à la citoyenneté : «on devient libre et citoyen par
l'éducation et la formation». «L'accès au droit, avec l'accès aux
études, constitue l'autre pilier fondamental de l'accès à la
citoyenneté. Le droit est la pierre angulaire d'une démocratie en ce
sens qu'il assure l'équilibre entre les autorités publiques et les
citoyens», note-t-elle.
(...)
Le 23-6-2008
Par : Atika Haimoud
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http://www.map.ma/fr/sections/boite1/droitshomme___l_expe/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=93950
L'expérience de l'IER est "très importante" aux niveaux régional et
international (présidente de la FIDH)
Rabat, 28/06/08 - La présidente de la Fédération internationale des
Ligues des droits de l'Homme (FIDH), Mme Souhayr Belhassan, a affirmé
vendredi à Rabat que l'expérience de l'Instance Equité et
Réconciliation est "très importante" aux niveaux régional et
international.
Plusieurs pays arabes et africains s'intéressent à l'expérience de
l'Instance équité et réconciliation (IER) et souhaitent en être
informés, a indiqué Mme Belhassan qui s'exprimait lors d'une
conférence de presse consacrée à la présentation des résultats de sa
visite au Maroc et du rapport 2007 de la FIDH sur l'état des
défenseurs des droits de l'homme dans le monde.
Mme Belhassan a rappelé, à cette occasion, les rencontres qu'elle
avait eues avec plusieurs responsables marocains ainsi qu'avec les
représentants d'organisations de la société civile, indiquant que ces
entretiens lui ont offert l'opportunité d'évoquer plusieurs questions
intéressant notamment la situation des droits de l'homme au Maroc et
la justice.
Concernant les réformes engagées par le Royaume, la présidente de la
FIDH a indiqué avoir fait part aux responsables marocains du point de
vue de l'organisation à ce sujet, estimant qu'il est nécessaire
d'accélérer le rythme de ces réformes.
Elle a, par ailleurs, indiqué au sujet de l'adhésion du Maroc au
Tribunal international de justice (TPI) et de l'abolition de la peine
de mort, que le débat autour de ces questions est dans "un processus
de maturation".
Dans son rapport pour l'année 2007, la FIDH souligne que le
changement profond que connaît le Maroc depuis quelques années a
également été marqué par l'adoption de réformes législatives et la
mise en place de l'IER en 2004, ajoutant que cette instance avait
pour objectif le règlement global de la question des violations
passées des droits de l'Homme.
Le rapport relève également que l'indemnisation et la prise en charge
médicale de près de 10.000 victimes reconnues comme telles par l'IER
ont été assurées, ainsi qu'un programme de réparation communautaire
en direction des régions et des communautés collectivement touchées
par ces violations.
Le document traite également de la situation des droits de l'Homme en
Afrique, en Asie, aux Amériques et en Europe.
Dernière modification 28/06/2008 09:38
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